Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 24 décembre 1874, jeudi 24 décembre 1874
[" 13¢ année Ste.Anne de la Pocatière (P.Q.) 24 Décembre 1874 65 Numéro GAZETTE DES CA Journal du Cultivateur et du Colon, MPAGNES paraissant tous les Jeudis \u201c\u201cMégiteur-Propriétaire 2 4 Rédaction.MRMIN H.PROULX Se = Toutes lettres, correspons 0 = danoss, concernant la Ré * A qui toutes lettres concernent ration de la Gasetie ot les demandes à'abounement devront france.a mont ost de 81 Be as, gays le d\u2019avance ne s\u2019abonne ur moins d\u2019one année po L'avis de disountinvation doit être donné par écrit 4 oe flureau un mois d\u2019a- vence, Leu arrérages de- vrout avoir été payés, sans quoi l\u2019abonnement sera .daction, devront être di- Foctement adressées FIRMIN 14 PROULX, ANNONCES : D lère insertion, 10 ote, (a À ligne; 2me insertica, Ny sic.3 ote.par ligne, Pour les annonces à | oN terme, conditions ane === nie Se Quecenx qui désirent vs dresser aux cuitivatenss nsé continuer, malgré * > notre le refus de la Cavette s ess = - é Gaxelle agricole, Si in guerre est Ia dernière raison des peuples, l'agriculture doit en être la première.:° Emparons-nous du sol, sl nous voulons conserver notre nationalité.aid SOMMAIRE: Sur cs point, nous n'en tour ion ééltfrateurs, Ocussrie agricole : Séjour des famiers dans tes étables et Écu- rlea\u2014Les fumiers courls et les fumiers longs, Revue de la Semaine : La Franc-Maçonnerie poursult won epvre en Europe et en Amérique ; elle tit Garibaldi à Rome, pousse M.de Bismarck à la perséeution sanglante en Alle magne et ne cesse de mettre des entraves à In paix en France.Twit qui montre que les sociétés secrètes sont on Amérique ee qu'elles sont daus l\u2019ancien continent.\u2014Elles existent depuis longtemps en Canads \u2014Les catholiques de Manituba et du Nouveau-Brunewick sont aujourd\u2019hui les victitaes de leur haine fanatique.\u2014Lstire de Mgr.Sweeny, évèque de St.Jean du Nouveau- Brunswick.\u2014 comité des Tanneries tient mes sbances & Montréal.\u2014Ajournement des Chambres do Québec au 13 janvier.Correspondance : Vaches rucuses.Sujets dévere : Comment utiliser les chair d'animaux morts \u2014 laurriture de l'espôce bovine en hiver-\u2014De la profession du fermier.Petite chronique : Sans emploi à New-York \u2014La colonie de Piopolis.Recettes : Moyen pour-préserver de la roullle toute eupèce de métaux \u2014Engelures.CAUSERIE A GRICOLE SÉJOUR D£s FUMIERS DANS LES ÉTABLES ET ÉCURIES Le plos habile cultivateur, dit M.P Joigneaux, est celui qui sait preduire les plue grosses masses de bon engrais au plus bas prix possible.Les petits tas de fumier ne mènent À rien, les gros mèment à tout ; c'est dans les gros tas que sont oschés nos secrets, c'est là que sortent nos merveilles.Oe sont eux qui transforment les terres de mauvaise qualité en terres de premier ordre, qui font pousser deux épis là où il n\u2019en poussait qu\u2019un, ouire deux pains où l'on en oui- sait qu\u2019un, qui chassent les disettes et cu prévienuent le retour.C\u2019est à la fois le remède ei le préservatif, Le fumier, c'est le-wucods, c'est la vie des champe, l'explisation des réesltes, la providemee des fermes.On ne saurait Joao lui donner trop d'attention, et lea eneciguements doncés à ce pujet, ne sauraient être de trop.tous sana exception, sont de l'avis de M.Joigneaux ; et cependant, vous avons des localités où, dans la Hapart des ° fermes, les fatiers séjournent plus que de raison sous les ubimaux, dans les étables et les éonries.En procédant de la sorte, en renouvelant À peine la litière, il cet impossible de \u2018 fabriquer des quantités considérables d'engrais.On en cou- vient, mais on cous invite à remarquer que le fumier, ¢4.journant aussi daus los étables est à l'abri des eaux pla: viales, d'ane part, ae qui est un avantage incontestable ; que, d'autre part, il reçoit plus de déjeotions liquides que les fumiers enlevés des étables deux fois psr semaine ou tous les huit jours, Ou \u2018ajoute, en troisième lieu, que la litière est constamment foulée, oe qui l'empêche de moisié autrement dit de prendre le blanc, ' Xl n\u2019est pas absolument nécessaire de laisser le f, sous les bôtes, pour le soustraire aux lee eaux pluviales.On - | peut, comme nous l'avons dit, l'abriter au moyen d'un hag.gar ou de puillassons mobiles.Quant aux dé tions llqui qui passent pour envahir d'autant plas Jantes le famier qu'il ca à toutes choses.L'éponge ne prend pas l'eau indéfiniment, une fois bien gonflée ct bien pleine 6lle la refase.Or, il en est de même pour la litière ; quaud ello = pris tout oe qu\u2019elle peut prendre, elle laisse aller le reste; tantôt, les urines surabondantes s'en vont dans les ruisseaux ; tantôt, elles s\u2019iofitreat dune le sol, et c'est autant de perdu.Vous mettries tous les jours de fortes brassées de litière fraîche sur du fumiee - pourri, que vous n\u2019arrêteries pes au passage la meillearg partie des urines qui ruisselleraient parmi les brius de pelle ou du bruyères, et gagneraient les couches basses, puis le sol, Puisque la place est prise en dessous, que l'é - pleine, les déjeotions liquides ne sauraient plus #'Y logue, Nes passent et se perdent.: Aves des écuries ou des étables, parfaitement parées en ° reçuit davantage, nous ferons observer qu\u2019il y à des limites wopidwossy C1) tres rt 2gpst y @ GAZËÈTTE DES CAMPAGNES 2 _ .ponte Jos infiltrations dans la terre ne sont pas a les urines éurabondantes s'en vont dans une ri- et 4 là jusqu'au puisard, d\u2019où on les retire avec une og des aoaux pour arroser directement les récoltes on aof d'excellents composts.Ceux qui ne sont pas asses riches pour-faireles frais d'un puisard en pierre, peuvent fort bien se servir d'une tonne eerclée en fer que l\u2019on enfouit au fond de l'écurie ou de l'établa, et au-dessus de laquelle on place un couvercle.Bi nous condamnons le séjour Im famiers eous les bêtes dans les établos et dans les écuries, quand il s\u2019y prolonge des mois entiers, nous n'approuvons pas, oroyez-le bien, la méthode qui consiste à enlever ces fumiers tous les jours ou au plus tard tous les deux ou trois jours.Nous connaissons que si, par cette méthode, on gagne sur le volume, on perd sur la qualité: I! est clair que la litière expédiée ou renouvelée «i fréquemment, n\u2019a pas le temps de s'imprégner à point des déjeotions liquides.in ce qui concerne ls moisissure, le blanc comme l'on dit, il faut #6 reppeler qu\u2019il suffit, pour l'éviter de tasser les sograis avec soin, de'les piétiner vigoureusement au sortir de l'étable ou de l\u2019écurie.Les étables, où le famier séjourne nou sous les bôtes, mais derrière les bâtes, et où la litière est renouvelée souvent et abondamment, ont le mérite de donner ls quantité et Is qualité.Du moment où il nous serait démontré que l'hygiène n\u2019a pas à se plaindre de ce système, et du moment aussi © l'excèdant de purin serait reçu dans une citerne, nous n'hé- siterlons pas à le recommander de préférence à tout autre.« Il eat certain, écrit M.Fouquet, que la conservation des famiers dans les bâtiments présente de précieux avan- s.Non-eeulement, par ce moyen, on réalise sur les frais de main-d'œuvre une économie notable, non-reulement les famiere ainsi préparés jouissent de propriétés supérieures à oélleg des fumiers traités par les procédés généralement usi- pri mois on.obtient encore une quantité d'engrais plus élè- Sohwerts assure, de son côté, que quelles que soient les dispositions que l'on puisse prendre pour In préparation du famiet à ciel ouvert, les résultats ne sont et ne uvent ja- être d'une quantité égale à celle des famiers séjour- napt.à l'étable.Gardons-nous bien de confondre la méthode des oultivæ- teurs acriérés qui laissent leurs bêtes, chevaux et vaches sur an fumier boueux pendant trois, quatre mois et plus, et qui épargnent la litière de leur mieux, avec cette méthods qui ogapiste à retirer le fumier de dessous les bêtes très- sodvent pour le joter.eu arrière, méthode dans laquelle le ère uve n'ebt pas donnée avoc parcimonie.Daus les étèbles d'un cultivateur soigneux, Ia propreté règne, les plèdé sont à so ; cbes le cultivateur négligeant, les étables mslpropres, et l'on marche dans le purin et les bouses jujqu'à, la cheville, et ls quantité de l\u2019angrais ne s'y obtient \u2018on méme temps que la quantité.LES FUMIERS LONG& ET LES FUMIERS COURTS.Où appelle fumier.4 les litières que l'on sort des étebles na des écuries ic qu\u2019elles nient pa le temps do se décomposer et de former pâte avec les excréments.Dans les contrées où le litière consiste exclusivement en paille, on les nomme famier pailleux.\u201d On appoile fumiers courte, ceux qui ont éprouvé une fer- msnéation plus ou moiss soutenue et qui ee laissent couper plus ou moins faoïlement avec la bôche.Les uns et los autres ontdens mérite : Les fumiers longs conviennent aux sois arpilenx sur lesquels ile exercent une action mécaniq \u2018endaut qu\u2019ils, tiennent la couche arable soulevée, lez inflnenecs atrsoe riques «e produisent, la terre se ressaie, l'air et le soleil l\u2019améliorent.Les fumier longs, par cela même que leur décomposition est peu avancée, De produisent pas rapidement, leur effet se fait sentir asses longtemps et conviennent Sux plantes qui n\u2019ont rien à gagner à une croissance rapide.famiers longs conviennent pour les fumures en couvertes eur les terraina sces et légers qu'ils protégent contre l\u2019ardeur du soleil.II convieunent enfin aux jardiuiers.qui ont des couches à établir et qui ont besoin de leur fermentation pour développer un sertaiu degré de chaleur.Les fumiers longs, si précieux en couverture fur les terres légères et brûlantes, ne doivent pas y être enfouis, perce u'en les soulevant, elles favorisent trop l\u2019action desséchante e l'air.Quand il y a nécessité absolue de s\u2019en servir eg pé- reil cas, il faut rouler énergiquement le sol.Enfonis dans le sol au moment où ils sont retirés de dessous le bétail, les famiers longs ou famiers pailleaz se trouvent immédiatement dans des conditions trés-proprés à Ia conservation des éléments de fertilité.La couche de terre par laquelle ils sont recouverts remplit le même objet que celle dont nous avons conseillé l'usage dans la confection des tas de fumier, c'est-à-dire qu'elle absorbe les émanations gazeuses et joue par rapport à celles oi le rôlo de condensateur.Cependant, toutes les terres ne possèdent pas au même degré cette force absorbante, et, sous oe rapport, les sols forte et argileux tiennent le premier rang.Les famiers frais enfuis éprouvent ls fermentation qui doit les trane- former en aliments pour les récoltes, mais la décom: se peut se preduire aveo la même rapidité que dans les tas, car la matière est divisée en eouche de peu d'épaisseur, et Ia putréfaction se trouve encore ralentie par l\u2019interposition des substances terreuses.La transformation des parties constituantes des -famiers enfouis à l\u2019état frais s\u2019effectue done avec lenteur, et c'est ce qui explique leur action plus longue et plus durable sur la végétation.Ce caractère nous indique déjà qu\u2019il est certaines circonstances cultursles où les engrais décomposées doivent avoir la préférence.Les fumiers longs sont surtout avantageux dans les sols forts et compactes qu\u2019ils réchauffent ot dont ils mcdifieat la tenacité par l\u2019interposition, entre leurs partioules, desma- tières pailleuses.La décomposition qui se prodait dans le fumier enfoui est accompagnée d'un dégagement de chaleur qui élève la température du sol, et, tout en concourant à l\u2019amoublissement de la couche arable, elle lui denne une grande richesse et une grande activité et provoque même la germination des graines de mauvaises herbes.Ce dernier effet n même servi aux adversaires des famiers longs: mais, lorsque l'engrais est employé an commencement de la rotation, appliqué à des plantes qui permettent les binages et les sarolages, le reproche perd sa valeur.Bi, d'ailleurs, l'intervalle qui sépare l\u2019applieation du famier de l'époque des semailles eet assez long pour permettre.aux- plantes adventives d\u2019apparaître, il n'y a aucun danger à re douter, car alors on pourra enfouir les mauvaisss herbes par un labour superficiel, ce qui sera loin de nuire à le récolte ui doit venir sur la famure.Un autre reproche élevé contre l'emploi des fumiers frais.re sat ce préjugé, que les déjections nouvelles nuisent à la végétation.La preuve du contraire, dit M.Baussingalt peut s'établir \u2018acilement : il suffit, en effet, de rappe- e r que dans le parcage des moutons, de bétail, lea exesé- mente somme los urines passent immédiatement aux ebaxape, GAZETTE aux péturages que parcourent les animaux, et qui élève la voix pour ve aiodre ?Sane doute les déjections fraîches, répandues en excès, peuvent nuire aux plantes, mais on peut en dire autant des engrais fermentés.Les sols tenaces retiennent avec force les principes ferti- lisaots qu'ils puisent dans l'atmosphère et dans les fumiers, et ils ne les oèdent que pou à peu aux récoltes; aurai est-il iubniment plus difficile d'épuiser une terre argileuse qu\u2019une terre sablooneuse.La fermentation que le fumier frais éproure dans les sols forts est favorable à la mine en activité des matières nutritives quo ces terrains ont absorbées, et per conséquent les engrais non décomposés peuvent ici pro- yoquer dea réactions qui n'auraient pas licu soue l'influence d'un fomier arrivé à un grand état de décomposition.Parcontre, dans un terrain arrivé à un épuisement complet, le fowier frais produirait des effets marqués.Non seulement les exigences du sol, mais encore celles des plantes doivent être consultées et noue diriger dans l'emploi de tel ou tel fumier.Les futpiers courts, divisés, désagrégée, ramollis, sont de Pp pourriture toute préperde, facile à dissoudre, n\u2019ayaot be- vin que d'un peu d\u2019eau pour se convertir en purin, sève, jui entre dans les plantes par les recines et fonotionne ins- tanément.Ils conviennent aux terres légères qu\u2019ils ne ulèvent par, aux végétaux qui gagnent à un développe- {pent rapide, comme, par exemple, aux plantes fourregères, aux plantes {ndustrielles et aux légumes de potager.Pour ou due Jes eaux pluviales ou les arrosages artificiels les se- lent, 0es fumiers font merveille; mais comme ils sgissent vite, Île s\u2019usent vite aussi ; c\u2019est pourquoi ils doivent être préférés pour les plantes dpnt la période végétative cet do dourte durée, sinon elles seront en souffrance.Les pommes de terre se troutent très-bien de l'emploi du fumier frais, mais il n\u2019en est pas de même de la betterave qui, sous I'influence de oe dernier, se bifurque, et acquiert moins de qualités, me om OS ee REVUE DE LA SEMAINE Un mal terrible dévore les sociétés du nouveau et de l'an- sien monde ; un mal qui entrave toutes les œuvres de prospérité et de salut ; un mal qui souffle partout le désordre st ne révolte que des rnines: c'est la Frans Magonuerie aves toutes les sociétés secrètes, de n'importe quel nom, qui s\u2019y rattachent.Elle veut détruire toute autorité divine et Namaine et toute notion de droit et de justice, ne gouverner Jos peuples qu\u2019au point de vuo des intérêts, ne se préocou- que des prérogatives de la force brutale.Son idéal, c'ent le régime des bôtes fauves du désert, régime que le Fils de Dieu a trouvé réalisé dans l'empire romain, lorsqu\u2019il s'insarna tout renouveler, non seulement l\u2019homme individuel, mais le corps sogial tout entier.Depuis longtemps déjà l'Eglise a frappé de res ana(hèmes cet horrible monstre ; plus d'une fois Pie IX lui à porté de rudes coups, eo signalant ses complots contre l'Eglise et la société ; peuples et rois ont affuoté de ne point comprendre, et le mal augmente d\u2019une fugna alarmante.Comme un cancer meurtrier, il s'enfonce au sein de tous les Empires et do tous les États, et ei Dieu n'avait fuit les rociétés guérissables en les faisant obrétienues, nous ne pourrions nous empêcher d\u2019avouer que nous sommes proches de la fin.\u201c Le Franc Maçonnerie, lisons-nous daus le Monde, s'est dissimulée tour à tour, sous les noms de révolution, de réforme, de libéralisme, de socialisme; les Papes out été les DES CAMPAGNES seuls à reconnaître que sous oes noms divers se onchait je Franc-Magonnerie.Aujourd\u2019hui ses scorets sont devents publics, ses loges n'ont plus de mystères, elle marche au grand jour, comme assurée du triomphe, elle porte sur seb front le signe de la bâte de l'A pocalypse: C'est l\u2019armée de l'Antéchrist.Nous ne oraignous rien pour l'Eglise qui a pour elle les promesses éternelles ; mais neus trombloris pour a destinée des nations de l'Europe, et nous voudrions qu'ou furmAt une ligue forte, active, vigilante, pour engeger une lutte de tous les jours, de toutes les heures, contre les mi- Tiees de l'enfer, et, soutenue par de ferrentes prières, déjouer leurs sinistres projets.Que la presse chrétienne ré- pote chaque jour le De/enda Curthago, que tous les hommes de bonne volonté se mettent à l'œuvre: il n'y à pas eu moment à perdre ; le salut n\u2019est qu'à ce prix.\u201d Eo Italie, la Frano-Mogounerie a fait un nouveau pas.Aux élections qui viennent de s\u2019y terminer pour renouveler les chambres, le Grand Orient, l'ennemi du Papé, de I'Eglise et de Jésus-Christ, Garibaldi a été élu : triomphe hideux qui s'exéoute sous les yeux de la douce viotime, du vrai souverain captif au Vatioan.Îl vaut mieux peut être ne pas se désoler de cote vibtolé de la secte.Les derniers actes de sauvagerie ne t pas à s\u2019accomplir, et des excès mêmes auxquels elle sé portera jaillira le salut.En Allemagne, le sang des martyrs a commencé à eomfér.Bismarck, qui n'est que l'exéouteur des hautes œuvres due loges magonniques sl lemandes, voulant à tout prix que seb lois anti catholiques s\u2019exécutent, ne recule pas devent tes moyens extrêmes, et a donné ordre à ses gendarmes de frapper à grands coups de sabre.C'était le jour de ls Toussiat, dans l\u2019Æglise de St.Laurent do Trèves, en face des salute autels, que la politique impie du grand Prussien a regn lo baptême de sang.C'est aussi la Frane-Maçonnerie qui règne en Suisse dann In personne du citoyen Cortaret ; c'est elle qui déchire l'Espagne; qui empêche la France de recouvrer le repos en intriguant pour qu\u2019on ne permette pas à Heori V rétablir l\u2019ordre.fa Franc-Maçonnerie a profondément æiné le sol sar lequel l'Europe s'appuie, et la menace avjourd'hui de catastraphes épouvantables.Lo L'état de souffrance et les malheurs qui pèsent eur l'ancios - monde auraient dû nous engager, il semble, nous, babitants de l'Amérique, à ne point permettre aux causes qui ont produit ces effets funestes de pénétrer au milieu de nous; mais nous n\u2019avons pas eu oette prudence ni cette sagesse.Len sociétés secrètes fleurissent et se reloppent on Amérique aveo une rapidité désolante.Aux tata-Unis, les Francs Magons, les Odd.Fellows, les Tem, ogt des loges magnifiquee, et dans les processions ils étalent avec orgueil leurs insigaes symboliques.\u201c Aussi bien qu\u2019en Europe, contisue le correspendant du Monde, sux Etats-Unis, pour arriver aux charges et sex honneurs, il faut être affilié à quelqu'une de ces seotes- C'est en vain qu'on prétend ne voir dans 068 sociétés u\u2019un but de politique ou de bienfaisance.L'Eglise qui ne se aise pas surprendre, les a anathématisées.Les protestants se moquent des excommuniostions du Pape.Mais que dire de tant de catholiques, se déclarant fils soumis de l'Eglise, comme au Brésil, ot qui pourtant s\u2019enrôlent dans les loges ?Ce n\u2019est pas là une dus moindres difficultés des missionnaires, quand ile ont à admiuistrer les sacrements à ces pauvres égarés, qui ve veulent pas comprendre leurs torts.Mais les prescriptions de l'Eglise sont formelles, et le prêtre qui connait sos devoirs ne fléchira jamais où demandeea ri- f oT es GAZETTK DKB CAMPAGNNS grareusement la rétractation\u2019 des erreurs, le repeotir des nutes, avant d'admibietrer les seotaires, §{\u201c.A propos du but du sosret des francs-wagoon qu'il neus soit permis de citer un fait dont nous garantiesons l'authenticité.« Dans le mois d\u2019août 1815, nous fimes connaissance d\u2019un vénérable religieux do l'Ordre des Passioniates, à Ho boken, en face de New York.Dans uo entretion à propos franes-megons, voici le trait qu\u2019il nous raconta : \u201c J'ai été appelé, il y & peu de jours, pour administrer us mourant à Brockiyn.C'était un ullemand, que j'avais 8 cooasion de rensontrer plusieurs fois.Ba fille unique, ex- sellente catholique, me prévint que son père était franc ma- goa, et qu'il fallait exiger ea rétractation.Après avoir entende ss confession, je lui demandai s'il n'avait pas apparteou à quelque société secrète, == Qui, mon pdre, je suis franc-magnn ; mais, vous le saves, so Amérique, cola n'est pas mal, \u201c~~ Q'est une erreur, lui dis-je, la Franc- Magonuerie est ocondamade prrtout od elle existe; il vous faut donc rétrac- fer tout ce que vous avez pu promettre et me délivrer vos insignes.\u201c # Le malade fit bien quelques difficultés, mais il avait gardé Ia foi, et il sigos la rétraotatièn que je redigeai : puis il me fallut faire de nouvelles instances pour obtenir son écharpe, son équerre et aa truelle d'argent, son tablier de au et sou rituel, renfermés dans uno armoire près de son ke: Je dus lui expliquer la nécessité de se dépouiller de tous oes objets s\u2019il voulait faire prouve d'au repentir sin- odre.Jo sortais emportant les dépouilles opimes, et tout benreux d\u2019avoir arraché une âme au démon.La jeune fille m'\u2019attendait dans le vestibule.\u201c \u2014 Eh bien! dit-elle, mon père vous « tout remis, tout, n'est-ce pas?Il a fait la paix aveo Dieu ?« \u2014 Voyes plutôt, ma fille; et je lui montrai les objets j'avais à la main, \u201c Elle les prend l'uo après l'autre, et puis, d\u2019un air triste «lle die: - \u201c \u2014 Nov, fout n\u2019est pas là; ces insignes, mon pôre les portait daus sa Loge, et dans les grandes circoutances ; et il n'a pas eu de poine à vous les remettre ; il lui on à coûté davantage pour ce livre, qui est partisulier à son grade.Mais il y a encore entre chose.4 \u2014 Quoi dono ?* \u2014 Un éorit dont j'ignore le contenu ; mon père n'a recommandé de le porter tout cacheté, après 6s mort, au chef de na Loge.Ce doit être quelque scoret important.\u2018# \u2014 Je retourne près da malade, et je lui dis : \u201c Pourquoi me trompes vous ?Vous allez paraître devant le tribunal de Dieu ; croyes vous échapper à aa justice ?Vous aves encore quolque chose à me livrer.\u201c Le malade parut cousterne ; je remarqueai la pâleur do som visage et le trouble de ses yeux ; puis il dit avec un certain embarras : * \u2014 Mais vous aves tout emporté, je n'ai plus rien à vous livrer.: \u201c \u2014 Non, il y à un éorit, comme en ont tous les franos- wagons.« \u2014 O'est ane erreur, mon père, je n'ai plus rien.* Je redoublai d'instanos; tout était inutile, le dévion + LL .= vez-le maintenant.- * Le malade ne w\u2019attendait pas à cette secoue ; les om- brassements et les larmoe de en 6lle l\u2019émeuvent ; elle lui dit les paroles les plus tendres, lui parle du ciel qu'il perd, et le malade veut répondre : # \u2014 Tu sais que je n'ai rien caché.\u201c Sa fille prenant un tou inspiré : \u201c \u2014 Ne mentez pus, mon père; vous aves toujours été frane; que je ne rougisse pas de votre nom.Donnez au Père le papier que vous m'avez recommandé de porter au vénérable de la Loge, ; \u201c À ces paroles, fe malade pousse an ori, puis faisant un effort, il dit en soupirant : « \u2014 Nou, ma fille, ta ne rougiras pas de ton père.Tiens, prends oette olef à mon cou, ouvre le tiroir, et donne au Père le papier qu'il renferme.\u201c Puis il retombe affaissé.Sa fille, prompte comme l'é- olair, avait exéouté ses ordres et me remettsit an pli cachets, en disant : \u201c \u2014 Victoire, mon père est sauvé! Il a vomi le poison.\u201c Cette scène n\u2019avait profondément touché.Le cour de cette fille me rappolait une chrétienne des premiers sièoles.Le malade vecut encore quelques heures, et ses dernières paroles étaiont un note de contrition en même tempa que de foi et d'espérance.J'ouvris en présence de sa fille le plis on- sheté.C'était un serment signé avec da sang.J'avais en- teodw parler de ce genre d'éorits en usage chez les chefs de la Frano-Magonnerie ; mais quand je parcourus ce papier, je ne pouvais eroire mes yeux.C'était le serment d\u2019une guerre saus fio, sans merci, contre l'Eglise, la Papanté ot los rois, avec les plus exéorables malédiction s'il violait sa role.Ce papier, je l\u2019ai remis entre les mains de l'Archevêque afin qu\u2019il pût apprécier Russi bien que moi ls malice infernale de la Franc-Magonnerie.Eu Canada, la Frano-Magonnerie & aussi ses adeptes.Les Orangistes d'Ontario et de Québec out moutré depuis assez longtemps déjà leur animosité contre l'Eglise, les Catholiques et même contre les représentants de l'autorité civile.Leurs luttes contre Mgr.Charbonnel, prédécesseur de Mgr.Lyach, rur le siége épiscopal de Toronto, leurs in- trigaes lors de la visite du prince de Galles, lours efforts contre la loi des écoles séparées, pour ve point mentionner d'autres fuits, sont encore présents à tous les esprits, Aujourd'hui les affidés des sociétés seorètes fout 06 qu\u2019ils ont toujours fuit, ils conspirent.Sans respect pour l'honneur et la justice, ils poursuivent leur marche pour atteindre leur bat.Embarrasser, pour le moment, l\u2019Kglise ct ses mi- Distres, par le mensongo, l'astuce et la violence; perséouter len fidèles; abuser de la force pour violer tous les droits; voilà ce qu'ils font encore, (Vent oe qu'ils font au sujet de Riel, et des Métis ; de Lépine qu'ils tiennent dans ane prison ténébreure.C'est ce qu'ils font à propos des Catholiques du Nouveau-Brunswick dont ile mprisonnent les prêtres et dépouillent l\u2019évêque.C'est aussi ce qu'ils se réparent à faire bientôt dan la Nouvelle-Ecosse.9 P Et comment expliquer autrement, que par la haine fanatique sonfll fe par lez loges orangistes, los lenteurs qu'on apporte à Outaouais, à rendre justice au\u2019 prisonnier pive ?Oo no peut faire valoir aucun grief raisonnable et sérienx à l'appui de la sentenoo de mort que lo juge orangiste Wood allait triompher.J'employai tous les moyens que je croyais ; A prononcée contre lui, La discussion de toutes les questions efficaces en telle occasion.Alors, an fille ouvre la porte et se | de droit et de fait qui se rattachent à la oande du noble Jette à genoux aux pieds du lit: Métis ont parfaitement établi son innocence.lt eepsodant \u201c Ohl\u2018mon père, de gr£se, eauves votre âme, votre fille [il reste sous le verrou de aa prison.serait trop malboureuse, Vous dites que vous m\u2019aimcs, prou- | Au Nouveau-BrunsWick, une taxe injuste et saerilége GASNTTE DES CAMPAGNES = pèse sur les eatholiques, et c'est le gouvernement looal lai- même qui l'impose.Elle a pour objet de soutenir les écoles rotesténtes.Nos lecteurs savent les indignes traitements qu'on a fait subir aux RR.Michaud et Ouellet.Dernièretnent ¢'était le trds-vénérable Evêque de St.Jeun lui-même, Mgr.Sweeny, et les RR.Murray et Chapman qui étaient soumis aux violeuces officielles.On a saisi le caromse et divers autres objele appartenant à l'Evôque et quelques ar- cles précieux qu'on = enlevés dans les appartements des deux prêtres.Voici une lettre que Mgr.Sweeny a adressée le 7 du courant, à la presso, au sujet des saisics dont les catholiques de sa ville épiscopale sot viotimes depuis quelque temps : \u201c Ayant laissé ma propriété se vendre pour n'avoir pas payé les taxes d\u2019écoles, je vous prie de vouloir insérer quelques mots en explication des motifs qui m'ont poussé à permettre cette saisie.Jusqu'ici j'ai toujours payé exnotement les taxes dans toutes les parties de la Provinoe où j'ai de- menré, et j'ai À maintes reprises offert de payer, pendant des deux dervières années, toutes les taxes, excepts celles des écoles.; « Mais je te pouvais pas, en conscience, payer ia taxe d'école imposée par la nouvelle loi mise en force dans cette province, parce que je considère cette loi comme très injuste et très oppressive à l\u2019égard des catholiques du Nouveau- Brunswick, et dangereuse pour la foi et Jes u urs de leurs enfants.Cette loi force les catholiques à payer de lourdes taxes pour bâtir et supporter des écoles auxquelles ils ne peuvent, en consoienue, envoyer leurs enfants ; et en consé- ques v'ils sont fidèles à Dieu, À la conscience et à 0e qu'ils loivent à leurs enfants, ils sont obligée, de plus, à établir et soutenir des écoles de leurs propres ressources, comme ils l\u2019ont fait et le font encore, prouvant aivsi par de grands sa- erifio.s volontaires la sincérité de leurs convictions.\u201c Le Conseil qui_ordonue la levée de ln taxe des écoles pour la ville sait bien que les catholiques, quoiqu\u2019ils forment plus d'en tiers de la population, ne reçoivent pas de part ti de bénéfice des fortes sommes d'argent qu'on leur extorque, et cependant pas un membre du Conseil n\u2019a élevé la voix, pour obtenir justice à l'égard de ses conatituants oatkoliques.* Les catholiques supportent leurs propres écoles; pour- uoi dono sont-ils obligés à cette taxo odieuse qui ne leur donne rien en retour?Et ostte taxe même, pourquoi estelle imposée ?«* Les taxes prélevées sur Ia majorité devraient suffire à l'entretien de leurs écoles, Les catholiques du Nouveau- Brunswick sont aussi loyaux et fidèles que la population de toute autre partie de la Puissance.La Législature en Statuant sur l'éducation ne devrait-elle pas leur montrer autant de considération qu'en reçoivent la-minorité protestante dans lu province de Québeo et ls minorité catholique dans celle d'Ontario ?' \u201c À différentes reprises In population du Nouveau-Bruns- wiok a adressé à la Législature Provinciale des pétitions demandant pour elle cette mesure de justice, mais bien loin de repevoir la moindre considération, elle est jouruellement hu- rassée par les offiviers de In loi, dans toute la province.Les bions des catholiques sont snisin, et ces derniers même jetés en prison, au mépris du droit et de la conscience.Un jeune homme, n'ayant ni propriétés, ni revenus, et dont les purenta étaient pauvre, faisoit tous ses offorts pour s'y soustraire.Il n'y a que quelques jours, il fut jeté en prison en vertu de cette loi des écoles.\u2019 \u201c La constitution britannique garantit à tout sujet de Sa mr \u2014 Msjesté la liberté de conscience, mais le gouvernement local fait de oe proviso Une moquerie et une déception.\u2018 Les Catholiques n'essaient pas de porter atteinte aux droits de qui que ce soit.Ils ne revendiquent que l\u2019axercios de ce droit naturel que tout parent devrait avoir d\u2019iastruire et d'élever ses enfants dans les principes les plus sfirs pou pour en faire de bons chétiens et oonséquemment de citoyeus.Ils ne se contenteront jamais à moins.P arqueé cette sotte bostilité À l'égard des catholiques, à cause de leur religion ?\u201c Pour l'honneur et la réputation du Nouveau-Bruaswiek, vous devrions rougir du sentiment anti-catholique qui a semblé diriger la majorité durant la dernière éleotion locale.Pas loin de nous, à Montréal, il existe une société littéraire, dont les Constitutions sont impies, et qu\u2019on affiliée à la Fruno-Maçonnerie; c'est l\u2019Institut Canadien.Ses membres, autrefois catholiques, n'ont pas reoulé devant l'apoetacic lorsque leur évêque les a invités à so disporser et À ne plus avoir leurs réunions ordinaires, Ils ont aim 5 mieux subir les anathômes de l'Eglise que de rompre le lien qui les unit et renoncer au but qu'ils se t d'atielndre.Pas de troubles et de tracaseeries qu'ils n'aient eusoités à Mgr.Bourget, évêque de Montréal.Kt l\u2019on sait que l'affaire de Guibord est ur o de leurs injustices et de leurs à ~ Par ordre, de le Législature, le Comité chargé de l'en- juôte sur la tremsaction des Tanneries tient ses séanees à ontréal; et les membres de l'Assemblée se sont voté une petite vacanos qui ne se prolongera pas au-delà de 13 jam vier prochain.man \u2014\u2014\u2014 Vaches rueuses * Monsieur le Rédacteur, Dans le dernier numéro de votre intéressante Gas tte des Campagnes, que je lie avec intérêt, j'ai remarqué us antiale sur Ja manière de dompter les vaches rueuses.Veui.les me permettre de vous donner un moyen, il me semble, plus facile; oar la personne qui trait la vache suffit pour la mattri- ser.Il y à deux ans, j'avais eu une vache en bonne condition qui avait ce défaut là ; mais, en revanche, elle était boone.laitière.Après avoir essayé toutes sertes de moyees, il m'était venu à l'idée de lui pincer le uex, et cela l\u2019ocoupait tel- leweot qu'elle se laissait traire sans aucun mouYem \u2018ot de sa part; alors pour exempter cette operation qui demandait deux perronnes, je lui mis un anneau de broche dans \u2018a nez, après lequel fl y avait toujours une petite corde que je lui attuchais dans les cornes.Lorsque venait le temps de la traire, la fille détachait la petite corde et l'attachait à an endroit quelconque, pourva que ce fut au-dessus de li tête de la vache.La vache se sentant le nes ainsi tendu, restait tranquille.Aujourd'hui elle est parfaitement domptte, et n\u2019a plus besoin de sotte précaution.Vu ce défaut, je | avais acheté à prix réduit.C'est une de mes moilleures laitières.Je me suis permis de vous indiquer ce moyen, qui pourrait être pratiqué avec sucods.Lue Durum.Village des Aulnaies, 20 décembre 1874.\u2014_\u2014\u2014\u2014 Comment utiliser les chairs des animaux mor s Un len coupe en inorceanx qu'on enfoult en les scupoudra Wt ds chnox vive en poudre, où en les arrosant d\u2019aclde sulfurique Atenda dent.Au bout do cing & six mois len cadavres sont db sons et forment une masse terreuse, qui est nn engrais trés-riche en azote et en acide phoaphorique. 76 GAZETTE DES OAMPAGNES ET ace -Nourritare de l\u2019eapèce bovine en hiver .Dis que Is nourriture permanente à l'étable dovient une néces- ai, ajouter au foin, m on 18 veut, une certaine quantité de ra- cités.\u2014 Les raves des: + + :acommier le» premières, attendu Qu'ofise èe conservei:t 5 ic qne les betteraves; puis velle- èk, ia provision d-s raves est épuisée.\u2014Il convient d'em- r autant que posible le coupe-racines, pour réduire des mves ou betteraves eu tranches minces, qu\u2019on dépose ensuite dans lee caisses à fermentation, en ayunt soin de composer celles el par lite alternatifs de racines et de balles de bié.\u2014On fait bien Me les racines d'un pen de sel.pour tempérer leur sr et la balle de blé avec du lourtean pulvérisé, si on en pos.le.Le mélange -doît fermenter de 36 3 48 heures avant d'être ofiné xu bétail \u2014La nourriture d\u2019une vache moyenne au foin œul.poué varier de 24 À 80 livres par jour, si l\u2019on peut donner den racines, préparées cor:me il a été dit, matin et soir, par ion de 24 à 30 livres pur chaque reps, on y ajoutera seulement 8 À 8 livres de fuin par jour pour les deux repas.Si l'on n\u2019a dpe pou de racines, on peut en donner une seule ration à midi, 6rs diminuer proportlonsellement le foin du matin et du détr\u2014 Dans ln préparation qui vient d\u2019être indiquée pour l\u2019em- PH des rmcines, il est essentiel de ne faire entrer que des balles dæiblé non barbu.Si on livrait en effet au bétail des balles eon- tenant des barbes, Jours pignanis pourraient occasionner des maux de langue irèe-fâcheux.À y à de grandes exploitations où l\u2019on mélange le foin aux racines ©h place da balle, en le hachant au hache-paille ; d'autres, qt le foin, même donvé seul, est toujours séché.Il ext positif je les fourrages, même médiocres, ne mangent mieux quand \u2018apprét n eu lien, comme nuesi qu\u2019il no se perd en quelque soute pas de foin haché, et qu'il ne faut par conséquent beuncoup moine lorsqu'il est consommé dans cetle condition.La paille de blé fin mêlé au trèfle séché, la paille d\u2019avoire, man- seule, un pou de luzerne sèche de temps à autre muis pas les longtemps de suite pour ne pan trop échauffer le bétail, constituent aussi une excellente nourriture pour la vacherie.\u2014le rein, où foin de seconde coupe, doit être réservé de préférence r les jébres élèves \u2014Qnand les bestiaux devront travailler l'hiver par'des temps froids, il convient de ne jes sortir qu'avec des eo uresttres\u2014 Sud-Est re ne De la profession de fermier « Si je n\u2019étais pra Alexandre, je voudrais être Ephestion, \u201d dissit jadis un grand conquérant, pensant pent-être à faire com- \u2018 par là que des positions secondaires en apparence valent souvent Mieux que d'auvres jugées supérieures par les apprécis tours sn a * &i je n'étais pas propriétaire, disait le Marquis de Monteynard, je voudrais être fermier.Je pe suis pas fier d\u2019être ni priéteire ; wais satiafait, oui, p reo qe c\u2019est, je crois, une des uations les plus propres à excreer et à développer l'intelligence, À fournir des éléments de travail et d'occupation, et à offrir aussi rhîlle moyens de se rendre utile à sa familie particulière, ainsi qu\u2019à la grande famille qui est la société.™ Bh bien, ces avantages considérables et nombreux, dévolus au propriétaire, le fermier puut se les approprier tous, et, xinon dans une mosore égale, à un degré du moins très-suffisant pour se pa- you da pes pejucs.Tous les résultats du commerce élaut, en général, proportion- dés aux premières misee de fonds, il est évident que le fermier dont Yes moyens sont limités ne peut aspirer à des succès aussi importante que celui qui opère sur uno grande échelle, Ti est destiné riésamoias nil « compris sx situstion avec intelligence, qu'il l'ait gouvernée avec grdre vt qu'il aît tiré de nes Lrus comme de ceux de ses auxiliaires tout le parti possible, À recueillir de son travail den fruits axsez neneiblee pour améliorer son sort.C:m- bien y a-t-il d'exemples de vultivateurs finissant par acheter la terre dont ils n'étaient d'abord que locataires.Et où prennem-tls l\u2019argent qui doive le payer si ce n'est sur le bénéfice des récoltes qu'il leur a données Ÿ Combien d\u2019autres exemples de fermiers, prenant des fermes plus fortes que celles par lesquelles ila ont débuté, accroiseant donc peu à peu le cercle de Junra npérations, of, par conséquent, aussi les chances et les proportions de leurs profite ! L'essentiel, pour tout individu se môlant de cultare, - at de faire d'ubord des calenls exacts sur ce qu\u2019il peut et ne peut pas, point de vue des bras, des capitaux, dés moyons de toute porte enfin dont il dispose.S'il prend plus de terres qu'il n\u2019en pent bien cultiver, toutes en eouffriront ; #'ll nen a pas assez, au contraire, pour utiliser ses ressources, il surcharge inutilement et à Jerse a moyenne de ses frais généraux qui, répartie enr quelques champs de plus, ne ferait peser sur chacun de ceux de l\u2019exploitation qu'un chiffre inférieur.Témoin, comme nous le sommes tous les jours, de la os tion progressive de ceux qui consentent à cultiver le terre d'autrui et persuadé que cette rareté crolasante des fermiers est wn malheur pour le pays, Î! nous a semblé utile : Premièrement, de ncus demander pourquoi les fermiers divpa- raissent ; .En second lieu, d'indiquer comment, selon nous, un plus grand nonibre d'habitants des campagnes auraient intérêt à exercer la profession de fermiers ; D'offrir, enfin, quelques conseils, mais eu nombre fort limité, à ceux qui nont restés Torta, où qui voudaaient le devenir, afin d'aider à leur réussite.Presqne toutes les locations de terre sont faites à prix d'argent, soit qu'il s'agisse d\u2019un morceau de terre avec ou sans bâti- mete.Il y a bien, assez souvent, quelques redevances en naters de stipulées, quelques travaux imposées aux fermiers par leurs baux, on bien des fournitures dans l\u2019intérôt Be l'exploitation ; mais l\u2019usuge de tout déduire en une somme annuelle & payer se générelise de plus en plus.Seulement comme l'accroîéæement du auméraire en a diminsé la valeur, et qu\u2019une même somme d'urgent est devevue peu À peu insuffisante pour fournir aux fruie'du méme train de vie, les propriétaires demandent pour ls plopart de l'augmentation.Tel est peut-être le premier motif pour lequel les premiers dis- paraineent.Ils vendent plus cher leurs produits, c'est possible; mais les frais de revient fort supérieurs maintiennent à peu le rapport ancien entre leurs recettes et leurs dépenses ;'et s\u2019il fout payer un fermage plus élevé, quand on a pris d\u2019aitlenre l'habitude de quelques jonissances dont on se parsait très-blen buire- fois, et dont aucune n'est offerte gratuitement par tes marchande, évidemment on n'arrive plas à joindre les deux bouts.Done i} est tout rimple que l'on préfère quitter la ferme, pour aller travailler daus les villes où dans lee chantiers.| On se persuade bien & tort aussi que le métier de fermier, cet un métier de servitude, et l'on se sent humitié de cette condition.On peut, enfin, sans creinte de se tromper, mettre la désertion des formes sur le compte des résultats de l'esprit de routine.Tout marche, tout progresse dans la société nouvelle, et le fermier qui continue à cultiver comme cultivait son arrière-grand-père, payant tout plus cher, et ne récollant plus, est évidemment en perte malgré la plus-value des denrées.S'il changeait ves moden de culture, s\u2019il abandonnait des récoltes non rémunératrices, o'il introduisalt des produits qui pafent largement l\u2019intérêt des déboursée, peut-être pourrait-il se tirer d'affaire ; mais si vous proposez quelques-unes de cen modifications à tenter, beaucoup vour répondent, comme argument sons réplique : Ce n'est pas la coutume.Et alors il faut euccomber sous le poids des impossibl- lités, On se retire de In ferme ; et en vérité l'on fait bien quand on ne veut pas prendre les moyens d'y rester avec profit.(A continuer.) + \u2014\u2014\u2014\u2014 - Petite Chronique Sans emploi.\u2014 Les journaux de New York publient ua état de Ia condition des affaires des manufactures et d\u2019induatries em- ployaut un graod nombre d'employés.Dans la construcrion des bâtiases, près de 7.000 hommes sont sans emploi ; 1,000 dans la cordonnerie; 6,060 de ceux qui travaillent le fer.Le commerce.des meubles a diminué de moitié; près de 2,500 moubliera sont sans ouvrage.Dans l'imprimerie on en compte 3,000; 3,400 de evux qui travsillent le fer.Ajoutez à cela maintenant le nombre de dix milles journaliers, et vous arriverez au chiffre de 80,000 homes sans emploi à New-York, sans compter 10,000 grevistes GAZETTE DES UAMPAGNES 7, La colonie de Piopolis, comté de Mi antic.\u2014Volei comment où apprêcle en France, cette nouvelle colonie, composée d'anciens zounvea pontificaux.Nous lisons dans le Petit Echo de Rome : \u201c }{ y a à pelne trois ans, quelques zouaves de Pie IX, réunis auteur de leur ancien aumônier de Montréal, désignaient un point inexploré sur Ia carte de leur pays, qui wuppellerait Piois Jeunes et inexpérimentés, mais alertes et pleine de courage, Îls avaient décidé de manier ls huche du défricheur avec le même entraib que, jeunes soldats, ile avaient manié la enrabine.Les fondateurs de grandes villes n'avaient certes pas plus de courage.d'énergie, de persévérauce, que ces douze zouaves.« C'était dans le printemps de 1871, l\u2019hiver canadien régnait en maître abrolu vor ces contrées que traversaient À peine quelques chasseurs ou quelques colons aventureux.Maintenant Ja eognée du bûcheron a fait de larges trouées daus la forêt, des chernins carrosésbles villonnent la contrée ; les rampes sont peut- être encore un peu rudes, mais à pied c\u2019est aupportable.3
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