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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 21 août 1879
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1879-08-21, Collections de BAnQ.

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[" .gl XVIIo année \u201d Ste.Anne de la Pocatiére, P.Q., 21 aout 1879 No.11 JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES { 4) Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX, L'abonnement peut dater «dn ler de chaque mois, ou commoncer avec le ler numéro de l'anuée.On ne s\u2019'aboline pas moins que pour un sn.L'avis de discontinuation duit être donné par écrit, au Burean du soumsigné, UN Mots avant l\u2019expiration de l\u2019année d'abonnement, ct les nrrérages alors dovront avoir 6t6 payés ; si non, l'abonnoment sera ceusé continner, malgré môme le refus do In Gazette au Bureau de Poste.Tout co qui concerne lu réduction et l'administration de ce journal doit 8tro mlressé a FiesuN IL Proulx, Réductenr-Propriétaire.ANNONCES :- Premidre insertion .210 cohtins Met Deuxidmo insertion, eto.4:3 cenfing par ! Pour annotices à long terme, couditionà ; rules.5 ! us Mbt ew \u201ca kN Coux qui désirent s\u2019adresser tout particuliè- roment aux culbivateurs pour Is veute le terres instruments d'agriculture, etc, ete, trouverout avantageux d'annoncer dans ce journal.MM J.B.Rollaud & Fils, libraires à Montréal M.J.A.Langlais, libraire A St.lool de Québeo ont bien voulu so charger de l'ageuce de la \u2018 Gazotto des Campagnes.* ps = ALONNEMENT : ; 81 rar AN roeeoTe-\u2014oox 8i la guorre est In dornière raison dos peuples, l\u2019agriculture doit on dtro la premiore Empnrons-nous du sv), si nous voulons conserver notre nationalité, } ABONNEMENT : SOMMAIRE Le Novae de Ta Semaine entludique, ha d'importation d'attmaux pro- seignentents concernant Pexpo- Je qui cura lien a Ollawa en seplenibre prose outigean à Bonetouehe, au Nouveau-Bruns- sC cours sont Técossaires maux habitants de cotto ont subi des pertes immonses, Causerie Ayricofe : Des asolements (Suite) : Socond pr \u2014Pour détriminer de retour périodique ptus on 1 3x sur de mê ne clap, le eultiva- quest des mênies vé «fur doit prendre en cousidéraCon Le nature plus on moins + HOME istlion cf sa que d\u2019après te moilo de enl- Lxeomples À l'appui de ce épuisante ls cleigne vi végétation particulières, ain ture auquel il peut être sommis, Gui price.\u2018ajets divere : Le (vavail à la ville età lu campagne ; colui de La compagne offre aux cultivalours de grands avantages, tandis qu\u2019à lu ville ils ne rencontrent que déceptions ot eus foncières chez le cultivateur.\u2014Arbros rév dos élèves au Couvont de Carletire.Puvroté \u2014Ava exposés aux vents \u2014 ton, comté de Bouavs Choses et attres : Exportation di bétailen ; imaux à Montré tree din vie cher dun \u20ac s débris des bâtiments na Aibliographde : + Wausawd Provincial \u201d publié par M, Alphonse na, lun des réducteur du Canadien, mvecttes : Dest ton «les limaces el dus colimaçons.\u2014Destrue- tion de la verwine des pontaillers Emploi des coquilles 1800.\u2014Dro ta de douanes retragehés quant anx ends, Lunonces : Soumissions demauadées pour contrat des mulles.\u2014 Rapertoire de l'organiste de J.DB, Lnhelle, chez be M.A.J.Boucher, à Montréal ; ouvrage Lrès-apprécié par les organistes, Arbres fruitiers cn vorto À fa popi- sprere de ML Auguste Dupuis, an Village des Aulnaics, ream REVUE DE LA SEMAINE :., oi ea.EX Le roi LéopoM II, prince catholigde, À Apposs ad \u2018 signature, lo ler juitlot, à la loi sur Fons de primaire en Belgique qui 8 616 ropoussée pag- a ques, le clergé ot l'immense majorité des sitjets de son royaume, ot par presque lu moitié do la représentation nationale, loi qui, sous prétoxn do neutraliser l'école, exclut la religion de l'instruction prinisire et couduit (lirectement à l'onseignemeont sans Dion, loi proposée ol soutonte par un ministre franc-maçon, par un mi- bistro de l\u2019instruction publique notoirement ennemi du catholicism».Rien de surprenant à l'égarJ de ce dernier, dont on cite los paroles suivantes qu'il.à prononcées à la Loge les amis du commerce d'Anvers le 3G novembre 1864: , « Durant tout lo cours de cos travaux, je songeais à des mots échappés à un grand poëte, dans un do ces jours de désespoir où l'oxil en avait fuit un illustre pamplilétairo, Il disait : \u2018 On à reprochs à la Revola- \u201ction de creusor un gouffre.Ce n'est pas vrai: Ia Ré- \u201c\u201c volution n\u2019a pas crousé do gouffre; olle a creusé uno * fosse, elle l\u2019a creuséo pour y descondre le caduvre du \u201c assé, le qui oat vrai do la Révolution, disait co ministre de l'instruction publique, ost vrai de la magonnorie dont la Révolution n\u2019a été que la forraulo roFane.Qui, un caduvro est sur lo mondo ; il barre la route du progrès; ce cadavre du passé, pour l'appeler par son nom carrément, sans périphrases, c'EsT Le CATHOLIOISME, \u201cOui, le catholicisme est un cadavre, non pas dans corlains précoptes d\u2019une moralo sublime dont, les ma- ximos uf sont commutos avec los autres sectes chré- Lionnos ot so confondont avec celles de la morale unie verselle, muis dans sos DOUMES OPPRENSKURN qui parse lysont partout lo libre examen et ue voulent pormettre au citoyen de penser que par J\u2019intormédiairé du PRÊTAE, il ost cadavre aussi dar rgulisation nse tuciousement combinée pur dos pontifus habiles pour un but de domination universelle.Si nous no l'hvons pag 19/1 dU08sY Jap any ag GAZETTE DES CAMPAGNES .jetée anjonrd\u2019hui dans In fosse, nous J'avons sou\u201d Tn Moins d8 manière à l'en rapprocher de quelques par: c'est un grand résultat.\u201d les de M.Varhrmbeek, ministre de l'ins- * publ te en Belgique, dévoilent bien le but rourauivi par la franc-maçonnerie ; elles n\u2019ont pas Iniré le 10i Léojold 11, elles n'ont pu lui demon- tree Qu'un roi constitotionnel, tout constitutionnel v'il est, a pourtunt le devoir de protéger la religion 3 Ja presqi.e unanimité de sen 8 jets, ot que, J uirque M nignatore est nécessaire pour lu sanction des lois il doit la rifuser à celles des \u2018ois qui lui paraissent injuvter.S'il se croit obligé à tout rigner, à quoi rertil: N'ert-ce pne lui même alors gui fait de la royauté un rounge absolument inutile, et qui, per le fait, re découronne et appelle la république.TI est bien à craindre que l'acte qu'il vient de cemmetire ne +0it un coup mortel donné À la roynnté Lelge.Les évêques belges ont déclaré hautement que le régime rcolaire établi par la loi du ler juillet et dangereux et nuimble de ea natuñe, qu\u2019il favorise la ro) agution de l'incrédulité et de l'indifférentiame; et qu'il ent tn attentat à Ia fois, à la piété et aux droits religieux du peuple belge; mais cette déclaration n'a pas écluiré le roi.: Fer catholiques belges, en présence de cette loi de malheur, fidèle» À ls voix de leurs évêques el sous leur impulsion, re sont aussitôt mis à l'œuvre pour fohder des écoles libres.Des comités ront constitués, des ggaiticuliers fondent À eux seuls de ces écoles, des Wuscriptions collectives trouvrent des fonds là où il» marquent; c\u2019est on immense mouvement de foi et de « harité qui re pronoi ce contre les entie; rives piaçonniquer, et qui donne l'assurance que lu Bel Kiyve rusiera catholique.\u2014 Quelques journeux : méricuins ont préterdn que Je Gouvernement de In Puirannce du Canada ne re- »ouvellers pré l'erdie proh bunt l'importation où l'entrée au Canada du be tuil verant des Etatr Unis, ay rès le 6 xeptembre prochain.Sur le rapport d'un jorannl de Montreal, d'sillewss tovjours ses bi n 1en- reigné, 10UR avons annur.cé le fait comme certain, quy ig © In chore noux parut étrange.pirce qu'en cer tuins er-droits dea Etats Unix il y a encore des cas de malades cortugieures chez lea bestiaux.Le Jourmil de Qu bic annonce qu'il parait erlain que le Gouvernepient du Canada attend, pour décider cetle quer tion, I 161-0018 du secretaire des colonits à In demande de Sir John Macdonald, maintenant À Londres, s'il per metirait l'importation du Eétail sméricain, \u2014 Nous empruntons à l'Evénement, en date du 14 acht, quelques renseignements sur l'exposition ngri cole de lu Province d'Ontario qui se tiendra à Ottawa le 22 septembre pour se terminer le ZT du mème noir, Les directeurs de cutie ex] on:tion ont ouvert ce cui, cours JOUE lous les produits des autres provinces de la Puisunce du Canada.II novs eemble que l'on a nitendu trop lorgtemps pour communiquer à la pre»sc de la)-rovineede Que bec les renseignements nécess-airos À cenx de nos cultivateurs qui auraient désiré concourir à cette exposition ; lex journaux d'agriculture purlout auraient dû étre en poss ssion de ces rennel- gremente sans être oblige de ler emj.rur ter aux jo r- jruux ] oftiques, Pas un mot dune le deraicr numéro du Journal d'agriculture officiel de In Province de Québec, concernant cette exposition.Voici les rense'gnements donnés par l'Evenement : \u201c I} y aura une exjosition agricole et industrielle cette année À Ollnwu, Elle s'ouvrira le 22 septembre por r finir le 27 du même mois.\u201c Len entrées doivent être faites d'ici à kamedi, le 22 août exclraivement, pour chevaux, bêtes-à-cornes, moutons, cochons, volailles, instruments aratoires ; d'ici à samedi, le 30 voût inclnsivement, pour los cé- réules, les légumes et autres produits de ferme, les machineries autres que les insiroments aratoires ; d'ici à samedi, le 6 septembre inclssivement, jour les produite horticoles, les ouvrages À l\u2019aiguil e, les ob- jet- d'art, ete.\u201c Lex per-onnes qui ont l\u2019intention d'exposer des effets, sont prides de remplir les blancs voulus et d'inclure duns l'envoi dos blancs, une piastre ($1) pour avoir doit au titre do membre.« On peut avoir toutes les informations nécessaires de M.Alfred Saint Laurent, a son bureau, No.45, rue St.Pierre, Basse Ville, Québec; on en lui écrivant, Bureau de Po-te, Buîte 845, à Québec.\u201d \u2014 L'année 1879 sera remarquable par les tempôtes qui ont sévi en Enrope et en Amérique, causant d\u2019immenses dormmngos à la navigat on, à la propriété et 1.ux moi-sons.fl ne se pas:e pas nne semnine sans que le télégraphe ne signale du ces fatals accidents en quelque part.Le 18 août, Bonctonche, situé dans le Nouveau- Brunswick, à pnbi les promptes dévastations d'un ter- vible our:gun quia ronver é l\u2019eglise, le couvent, le presbytere et quarante deux maisons, buiayant l'école normale dans la rivière, el détruisant une partie d\u2019an grand pont; qi atre peronne- ont élé tuves, et ce n'est que par miracle qu\u2019un grand nombre ant pu éch pper à la mort.C'élait nn désustre énorme, inoui, comme jamais it n'en était arrivé anr ces Côtes.Lex RR.MM, L.Jos.Ouellet, curé de Ste Marie de Bouetouchu, et Jox.F.X.Michnnd, curé de Boueton he, qui depuis plosienrs années se multiplinient en (fforta constants pour amener parmi los nendions de ces localités confiés à leurs généreux soins, le bien- être et la prospérité au point de vue ngricole, ont subi «ex pertes immenses el sont daus l'empossibilité de venir au secourn de paroissions qui leur étaient si doviles et qui viennent d'éprouver la porte de leurs maisons et de récoltes qui prometlaint d'étre abon- danltes, et qui est actuellement duns lo plus grand dé.nuem nt.Ce secours, ils l'alteudent de ¢ ux que ce ma,heur n'a pas atteint duns Jeur localité, et d\u2019etran- gevs qui nécessnirement ne re refuscront pas deo donner leur obole et de la faire purvenir, en «ffuts ou on argent, aux RR, MM.Oueliet et Michaud qui ls re- cevronl avec reconnaissance et la distribueront à une population si cruellement éprouvée et à l'égard de laquelle ils voulent tant de bien.D'après les caleulx qui ont été faits 'es dommages causés re montent ñ environ $75,000, Le nombre des bAtisses détruites est de 94, dont 42 maisons.Quant sux récoltes, On ne pourra guère en retirer g'elque chose, la rairon élunt trop Avancée pour vo livrer à une nouvelle culture, - GAZETTE DES CAMPAGNES il Grâco à la Divine Providence los secours ne se fo- ront pis sans doute atlendre Dsjà Son Exceliene lo Mur juis de Lorno ol Son Allesse Royale lt Princesse Louiso, ont souser't et envoyé $150 ; le liontenaunt Co rverneur du Nouvenu- Brunswick a souser t $100; 8a Grarilé st Mur Sweeney, évêque de ve liovèse à souserit $100, dé mime ue l\u2019evêque ansglican; le gouvernements du Nouvenrunswick $750 : faisant un total de $1200, 11 est a espérer que len contributions purticuliéres seront aboudante-.Lo Itvd.M.Jos.L.Ouellet, curé de Ste.Marie du 3 uctouchs, n été numiné trésorier du Comié ds -ecours, el c\u2019est À co inonsieur «to pourront être adressées les contribubions que les habitants de la province de Québec auront lu générosité de lui faire parvenir.CAUSERIE AGRICOLE DE3 ARBULEMENTS.Scvon 1 principe.\u2014 Pour déterminer le retour périodique pus moins fréquent des mêmes végét mx sur le m'me champ, le cultivateur doit prend e «n con idération lu nalure plus où mins épuisante de chaque végétal, «'après son organ-sution ct sa végétation particulières, ain si que d'uprès le mode de culture auquel il peut être soumis.- (Suite).Dans notre derni\u2019 re cau-crie nous avons développé le sevond principe d'ussolemunt, et aujoard\u2019Hai nous furans l'appl cation ds ce que nous avons dit de quel- quea-unes den plantes soumises À nos Cu't res ordi naires, en citant plusieurs exemples.Premier exemple.La plupart des plantes annuelles de la fumilio des graminées, et notamment le blé, le veiglo, l'orge et ravoine, sunt ordinaivement cultivés plus particulièrement pour leurs grains el pour leurs autres produits; cos grains firineux et qui conliennent beaucoup de carbone, I'un d 8 principaux éléments des végétaux, Ont un po ds supérieur à celui de toutes les autres parties constituantes du végétal ; le Linu des tiges et des fvaill«s rares et sèches de ces plantes est généralement serré, e: devient dur et pailleux à l'époque de leur flornison ; il s0 reserre el re des-èvhe ch+quo jour, de plus en plus jusqu\u2019à complé- mout de lu maturité, qui n\u2019a lien communement qu'un mois après au plus 168, Pendant cet intervalle, il est peu propre à puiser dany l\u2019atmo-phère ambiant les principes nutritif: qu peuvent s\u2019y Lrouver répandus ; la terre devient donc slors la principalo, sinon l'unique res-o:rce de la plante réduite à cet étut ; ses nombreuses ravines chevelues, traçantes et très- divisées, épuisent, par un très grand nombre de points de contact, la terre qu\u2019elles lient d\u2019ailleurs et res serrent considérablement, circonstance qui intercepte le concours bienfaisant des influences atmosphériques.: débris quo la culture ordinaire de ces graminées laisse sur le sol, sont bien peu abondants; leurs tiges et leurs fouilles, très-ndhérentes, dures et sèches, sont enlevées presqu'en totalité, et la,fuible quantité de * chaume, desséché et d\u2019une composition lente et diff- ciles d\u2019ailleurs, lorsqu'il se trouve abandonné à lui- même, et qu'on n\u2019abandonne même pas toujours à la terre,zest une faible restitution comparée à l'emprunt 83 ! conmidérabte qu'elles ii ont fait, Anssi ost # bien reconnn que cos plantes ao imises: A Is culture ordlugive, dpuisent et #0 1illent en o1treo von idérablement li torr, ot quo lear tré quant ru- tour lui devient to :jo-trs tras-prajudiciable, Second exem»le,\u2014Toutes los fois, au contraire.que ces plantas, uu lieu d\u2019èlre cultivées sp-cialem nt por leurs Remrencos, aont fruchées en vert, où consommées sur place avant l'époque de leur fluraison on à votte époque, ayant emisrenté très-peu de la torre jisqu'a- lra, et y Inissant des débris qui se convertissent promptement en Aumxs vu en terre végélale, et qui se trouvent encore malées aux déjections animales loraque | horbe à été consommée sur place, ellu deviennent, en cet état, p'us utiles qué muisibles à la terre, qu'elles purgent de plantes inntiles on affa- mantes, qui, ayant germé avec elles, se trouvent détruites nimultunement.Aussi tous les cultivateurs instruits et bons observateurs reconnaissent ils qu'après une récolte verte, de quelque nature qu\u2019ello soit, même de pluntes pate- relloment épuisautes, qu'on a arrétées au milieu de eur v gvtation, lorsqu'elles avaient bieu co «vert lg terre, celle ci reste dans un étal tiès-avantageux pour les récolies aubxéqueutes, et ces pluntes parsisent avoir exercé sur elle une action\u2019 chimig'e et mécanique fort utile.C'e-t encore par une conséquence néces-uire, dérivée du m me principe, que les graminées vivaces, qui font Es buse de lu plupart de nos pruiries naturelles, fertilisent la terre an tien do l\u2019épiiser, lorsqu'elles sout fauchées À temps, c'est-à-dire vertes et en fleurs, parce qu\u2019elles y lnissont toujours de nombreux et utiles débris; et ce résuitat avantageux u'obmerve bi.n mieux encore quand ley prod its ont 616 con- «ommés de bonne he-re sur le champ par de nom- broux troupesx.* Troisième exemple.\u2014L'inolement des plantes eubti- vées en grand, lu fréquent remuement de la terre ru- Jes de iets racines, et son amoncèlement auto ve de leurs tigox pendant leur plus forte vrgétalion ot jusqu'à l'époque de lour raison, contribuent sipgu- lièrement, d'après les faits qui se passent sous nos youx, à prévenir l'épuisement de In terru.Ce mode de culture, trop rurement suiviot restreint seulement à quelques plantes, produit l'heureux effet d'expo-er de toutes parts ce.les qui y sont senmises aux inauvaises influences de I'sir, de la chaleur et de l'eau, qui sont les quatre principaux agonts de la végétation.Il expose également la terre, en tout sens et # une grande profoudeur, aux mêmes infl ences, en lui faisant recevoir pendant qu\u2019elle est nvantageuse- ment pocupée à supporter d\u2019utiles productions, des opérations bienfuisantes, équivalentes à celles qu\u2019elle ne reçoit ordinairemont qu'après avoir été entièrement dépouillée de ses produite, et pendant qu\u2019elle est en jachère.ne Ces opérations l\u2019ameublissent et ln fertilisent tout à-la fois, en la purgeant de toutes les plantes nuisibles, dont la destruction contribue puissamment à alimenter les récoltes actuelles et futures, objet très-impor- tant, et, ce qui ne l\u2019est pas moins, en soutirant de l\u2019at- moe hére les principes alimentaires qui s\u2019y trouvent isséminés. B4 Quatriéme exomple\u2014Xies plantes les plus généralement cultivées en grand duns la nombreuse ot si utile famille dos légumineusos, ont toutos dus racines pi votantes qui, en s\u2019enfonçant dans In terre comme autant de coins, l\u2019ouvrent, l\u2019amoublixsent, facilitent, par un effet puroment mécaniquo, l'introduction des principaux agents de la végétation dans lo sol et y déterminent uno utile fermentation ; lours tigos dt lours fouilles multipliéos présentont une grande surfuco à l'atmosphère ; lour lisgu, toujours tendre ot flexible, est lâche et spongicux ; elles so consorvent longlomps dans l\u2019état herbacé ; longtoimps aussi après la florai son, elles gardent leur teinte vorto ; ollos no so dessèchent jumais tout à la fois ; ot l'on remarque trè- souvent sur là même tigo dos branches naissantos, des boutons et des flours plus ou moins avancés, qui profitent encore des influences bienfuisantes do I'nt- mosphère, ou dos finits parvonus A d.(léronts degrés do maturité ; on les fauche lrès-souvent vertes, et on les laisse rarement so dosséchor ontièremont avant de Te faire ; un grand nombre do leurs fouilles, qui eo détachent (rès-nirémont, ainsi qu\u2019uno portion assez considérable do leurs liges, restent ordinairement sur le rol lors du fanagoe, ct so trouvent promptemont converties on torre végétale.Aussi, quoiqu\u2019elles soutiront «lo In torre, commo toutes les pluntos, uno portion quolconquo co leur aliment, observe-t-on fréquemment qu\u2019ollos épuirent peu le sol, mêm » lorsqu'on los laisse parvonir à maturité, et qu'ellos l'amélioront ordinuiremont par lour culture, lorsqu'on les récolte à l'époque de lu floraison, soit par lours débris, soit par l\u2019action chimique qu\u2019une récolte touffuo et herbucée paraît exercer sur Ia terre, en I'ameublissant et cn y excitant une utile fermentation, soit par tout aulro moyen encore in- counu, Les fèves, munies de feuilles larges, trèx-porouses et horbacéos, ot do fortos racines pivolantes, pos-è- dont au plus haut dégré cotle fuculté améliorante, lorsqu\u2019ellos sont convonablemont cultivées sur les sols tonaccs, argileux ot humides, ct surtout lorsgn\u2019après avoir été houées cllos sont fauchées de bonno heure et non arrachées.Quolques exemples attostont que plusicurs récoltes consécutives de ces plantes ont augmenté chaque année en produit, ot qu\u2019elles ont amélioré considérablement lu torre pour lo blé qui lour & succédé, Los vosces d'automne ot du printomps, fauchées du bonno houre, après avoir complétement ombragé lu torre, l\u2019ameublisgont ct lu prépuront égalomout très- bion pour les récolto subséquontes ; et Fost généralement reconnu que les grains prospèrent immédinte- ment après cetto oxcellonte culturo intorcalaire.Lies gesses annuelles traitées de mômo, lu zresso chiche surtout, produisent lo mômo eflut, Les pois, n\u2019ombragosnt pas autant lu torre, ob lu nottoyant moins bien, y laissent d'uillours moins de débris, et étant encore cultivés en général pour leurs grains, ne sont pas aussi efficaces, sous ce rapport, que los vo-cos et los gesses.Lls épuisent cepondant beaucoup moins lu terre que les graminées annvelles, qui prospèrent souvent après leur culture, surtout après la variété connue sous le nom de puis gris, pois de moutons, ete.La vertu améliorante du lupin, vemé comme plante GAZETTE DES CAMPAGNES d'engrais, est bion roconnue dopuis longlemps, ainsi quo dos fôves ot dos vescos considérées sous vot inte- rossunt rapport.Enfin, lex différontes ospdron of variclés de trèil-, de sninfoin ot do luzorne possèdent eminemment lu propriété, lorsqu'elles sont fuueh#es en fours surtout, d'améliorer lo 5 sur lequel elles croissont, ot cola par les nombreux débris annuels de leurs fouilles ol de leurs tiges, comme nussi par ceux de leurs racines après leur destruction, Elles reudent ainsi bien plus à la terre qu'olles n\u2019en ont emprunté par leur végétation, d\u2019ailleurs très-vigoureuse, laquelle réunit le doublo avantage do détruire ellicacement un graml nombre de plante: nuisiblos aux révoltes céréales, ot de soutirer on mémo Lomps de l'atmosphère une grunde partie do leur propre substance, Tous los cullivatonrs qui ont introduit ces plantes précieuses dans lonts asnoloments, s'avcordont À pro elamor leur propriété atnélioranto pour les récoltes que l'on obtiont après elles.Cinquième cxemple\u2014 Parmi les plantes du Ta familia dos crucilères, collos qui sont le p'us ce mmanément cultivéos pour lours usages économiqnes, étant pour- vuos de fouilles Lrès-lurççes el suceulentes, comme los nombrounes ct si utiles esp\u201dces de variétés de choux, de navots, de moutarde, ete, éprisent aussi Lrès peu la terre lor-quo l\u2019on exige que te tribut de leurs feuilles ob do leurs racines, Mais si l'on vout obtenir teurs nombreuses scrmmenves h ileuses, la terre ne peut suf- firo à cotte production Lrés-epuisante et se maintenir encore en bon état pour los révoltes guivantos, qu'à l'uido d'une fécondité naturelle d'engrais abondants et d\u2019une culture trésvoi;gnée; coril est certain que toutes les plantes oléif res empruntent beaneonp de la terry A I'époque do Ja maturité de leurs graines; et si co fait avait besoin d'une nouvelle preuve, le faux sénové ou moulardo sauvage, qui couvre trop souvent les champs cultivés , en fournirait une bien propre à con vainere los inerédulos, H est pen «lo cullivateurs habitués À observor co qui re passe sous leurs yeux, qui n'aicnt eu occasion © remarquer quo lorsque cette (rès nuisible plante ou sou anulogues, lu roguette ct le rt, qui ne sont pus moins nuisiblos, infostent une récolto de plantos utiles et fournissent leurs bombreuses semences, lu terro s'en trouve considérablemont épuisée, et on Hifficilo à nettoyer pendant uno longue sério d\u2019unnées, toutes les graines liuileu-os possedamt la propriété do conserver très longtemps en torve leur faculté germinativo.Sixième exemple.\u2014 La culture du lin, du chanvre et «lu tubne sort ordinairemont avec succès de préparation à celle des graminées annuellos et à d'autros cultures avantageuses.Minis cet heuroux résultat doit être entièrement attribué à l'abondance des on- grais que ces plantos oxigont, indépondamment do la fortilit5 naturolle du sol auquel on les confio, et aux nombreux ot rigouroux surclages qu\u2019elles ruçoi- vent pondunt leur végétation ; car, ne lais-ant pros que aucun debris sur Ii terre, dont elles sont entièrement arrachées ; los doux premiors fournissunt de nombreuses graines très-luiteuses ; le tabuc étant succossivement dépouillé de ses fouilles, non soulo- mont elles préparoraient mal la torve pour de nou- voiles récoltes, suny le eocours si puissant d'ongrais 5 GAZETTE DES CAMPAGNES 88 riches ot abondants, de Iubours profonds et mullipliés, l jusqu'ici avaient vécu on frères se disputent aotuèlle- ment le droit d'obtenir de l\u2019ouvrage pour le déchar- ot do sarclagos rigouroux ; mais elles fourniraiont oHos-mêmes de bion faibles produits, comme il est fucilo de s\u2019on convaincre partout où olles sont soumises À une culluro pou roignée, Se ptième et dernier exemple.\u2014Il ont généralement ro- connu quo lo +arrasin, qui se cultive généralement le plus rouvont eur des terres peu fortiles, los épuise moins que les autres plantos qui lu suivent ou le précèdent dns les assolements, dans lesquols il est or- dinairemont admis, ou comme récolte préparatoire, ou comme récolte supp'émontaire, ou enfin comme récolte seconduire lu même année, ot quelquofuis aussi mais trop rarement, comme ongrais végetal.Le enrrasin, planto recommandable à tant de titres, est jiourvu do rameaux nombreux ot longtemps har.bacés, gurnis do fouilles tendres ob très-multipliéos qui ombragent complétement la terro et étouffont lu plupart des plantes nuisibles qui s\u2019y trouvent.Une rortion assez considérable do cos tiges et la presquo totalité des fouilles, après n'élro conservées longtemps vertes, rurtont sur lo sol et lui rondont unu forte partie de co qu\u2019elles lui avaiont emprunté, .Les plantes do rarrasin parcou: ont, d'ailleurs, ordi- vairement lo cerclo du leur végélalion en trois mois environ , et, toutos choses égnles, pus la végétation des plantes est courto ob nceéléréo, moing ellos épui- went ln terre, comme cols s'observe a Pégard du ble, de l'avoine «t do Vorge, dont Vor Ire do succession, lorrqu'il a lieu dans les unsolemonts anciors, o-L ordi- nuirement réglé sur la durée respective do lour végétation nutant que sur l'épuisomont relatif que ces céré- ules occasionnent, Ces divorses preuves confirmatives du principo que avonsélabli, ruffiront sans douto pour on bion démontrer toute l'importanco, et chaque cultivateur pourra au resto on fnire ui-émont l'application & sa pratique.Nous dirons, avant do terminer cotle causerie, quo quand même il serait vrai, comme quolques culliva- teurs lo pensent, quo les plantes fauchécs en vort ot toutes colles qui forment dos récoltes améliorantes, n'a- mélivrent réoliement lo sol qu'on le nottoyant, l\u2019ameublissant, et parco qu'olles reçoivent souvent aussi des engrais, leur culture soignéo n\u2019on sorait par moins précieuse sous plusiours rapports fort importants, ot il no serait pas moins utlo do los altornor avec los cultères les plus épuizantes uinsi quo lo font avec succès Lous los bons cultivatours, (.1 suirre.) \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 Lo travail a la ville et 4 1a campaguo.L'agglomération d'ouvriers dans los villes do- vient un sujet d\u2019inyuiétude trds grave ct qui amdne it des consequences torribles, principatoment dans la ville de Québec qui a été témoin depuis deux à trois ans do scones les plus violontes ot los plus désas- trouses, L'onvrage ne peut suffire À l\u2019immense population ouvrière qui s\u2019y trouve : do là l'obligation d\u2019un côté do réduire les saiuires, ot do l\u2019autre de n\u2019accorder de l'emploi qu'à un nombre trop restreint d'ouvriers ; de là encure lex pluintes ot los monuces qui se tra- duisont par des voies de fuit, malheureusement encore par le recours aux armes et effusion dv sang gement ot lo chargement de bâtiments qui sont aobu- elloment dans lo port de Québec.Jusqu'au printemps dernier l'accord était lellement parfait, que dans une môme société, cunadions-français ot irlandais, la distribution du travail so fuisnit 4 la satisfaction de tous les membres, Par malheur la division s'est faite par mi les membros do colto société.La minorité qui se compose d\u2019irlandais, tennit À un salaire trop élevé et plutôl propre à empêcher le chargoment des bâti- mon(s dans lo port do Québoc et diminuer les chances d'obtenir du travail; les canadiens français au contraire consentuiont à une réduction du tarif exhorbi- tant établi par la société.Dopuis quelques semaines, sans doute parce que le travail devenaitde plus en plus rare, lu minorité, c'est-à-dire In partie irlandaise, se disputrit lo droit d'obtenir tout l'ouvrage au détei- mont de ln partio canadionne française : de là ia dissolution do la société ot l\u2019organisation de deux sociétés do nationalité diffuronte.Malhoureusement los irlandais se sont obstinés dans lour oxigenco égoïste : celle de s'uccaparer le travail, à l'exclusion dos canadiens français; ils ont mème refuré à ces derniers le droit de s'organiser en société on los accuvillant les armes à ln main et jusqu\u2019à l'effusion du sang: scèno des plus épouvantables, et qui vendredi dernier a jeté la consternation et I'épouvante par toute lu ville de Québec, On reprocho, avec vérité suns doute, aux autorités municipales de Québec de n'avoir pas été arez vigi- lantos & essayer do prévenir cette offusion de sang, quand l\u2019on savait que dans un coin de la ville de Québec, l'on prémélit it un romblab'e attentat à la liberté dos gens.[I out été alors bien plus facile d'arrêter lo cours do cot atlontat qu\u2019il l\u2019est actuollemont d\u2019em- pêchor coux qui ont subi le fou de se venger de ls mort de lours frères.Les dornières nouvellos quo nous recevons de Québec informent que la tranquillité semble se rétablir.Lundi, 11 y avait & 1a Sulle Musicale de Québec une assomblée dus plus hautes notabilités de cette ville, afin d\u2019aviser av moyon de rétablir la paix.Sa Grandeur Mgr l\u2019archevôque de Québec, que l\u2019on avait invité à cetlo réunion, à fuit appel à la population de Québeu d'essayer par tous los moyons possibles à rétablir le règne de lu paix dans cotte ville autrefois si paisible.Nul doute, que parmi cos canadiens françair, àl s\u2019en trouve un grand nombre qui autrefois étaient des cultivateurs, ot qu'un faux caloul, une malheureuse imprévoyance leur ont fuit préférer le travail des villes à fu charrue.Que d'amères réflexions doivent so passer dans lour 8me quand ils se voient obligés de s6 «lisputer le pain nécessaire à l'entrotien de leur famille, au risque de leur vie; tandis que la terre qu\u2019ils avuient autrefois on partago ne demandait d\u2019autres soucis pour leur procurer ce même pain, qu\u2019un travail bien moins pénible que celui que l\u2019on endure à porter au bout du bras où à l'épaule de lourds madriers du matin au soir, et de se voir exposés le plus souvent # la contagion de gens désœuvrés qui exploitent leurs malheurs, pour les attirer dans des bagarres que les désœuvrés suscitent pour se livrer avec plus d'a au vol ot au pillage qu'ils ne pourraient autrement Parmi les ouvriers de Québec, deux nationalités qui [exécuter avec avantago. fb sé GAZETTE DES CAMPAGNES Malgré ce qui arrive duns les villes, malgré l'on- combrement d'ouvriers qui s'y (rouvent, il n'est pas facile d\u2019empêrhor los ouvriers de nos enmpagnes d'aller y chorcher do l'ouvrage et de @ osair davanlage le nombre de ceux qui sont suns (ruvai , car disent- ile, il nous est impossible de trouver de l\u2019emploi chez un cultivateur qui nous permets de rec-voir vn salaire suffisant à l'entretien de la famille.Cependant il ne leur vient panä l\u2019idée qu\u2019il sorait bien plus avantageux pour enx d\u2019aller s\u2019enfoncer duns lu forêt, et, par un travail opiniâtre dès lo commencement, de s'assuror pour eux et leur famille un moyen d'existence plum certain que celui que l'on obtient dans ics villes ; mais pour cela il faut l'amour du travail, une porrévérance constante, la sobriété ot aussi une grando économie : choses absolument essontiolles dans les différonts états que l'on est appolé À exurcor.Si d'avance on n\u2019ost pas décidé à les mottre on pratique, on y trouvera la misère et la pauvreté partout, aussi bien aur une terre qu\u2019à faire un travail mercenaire dans une ville quelconque.Ces mèmes réflexions, M.lo curé de Ste.Anne los faisait dimanche dornior à l'adresse de coux qui dans le village de Ste.Anno persi-taient à y demeurer, se contentant d'un modique salnive et à vitre au jour le jour, attendant lu première chance qui lour serait of ferte pour aller grossir dans los villes lo trop grard nombre d'ouvriers qui s\u2019y trouvent.À ceux là, M.le curé leur conseillait d'allor s'établir sur dos terres nouvelles, afin d'assurer un meilleur avenir À leurs enfants au lieu do les laisser croupir duns l'ignorance et l\u2019abandon.Triste à dire, au sortir de l'office divin, nous en avons vus quelques Uns m' rmurer contre ces conseils paternels.Rien cependant do surprenant de la part e gens qui aiment la vie facile, qui souvent comptent sur le travail mercentire d'une fommo pour l\u2019entretien de leur propre famille, pour nourrir lours propres enfants, ou qui, r\u2019ils gnygnont quelque choso s\u2019empressent de le dépenser en boisson, etc, kins songer i fuire cles économies afin do pouvoir être on état d'acquérir un morceau de terre, et de l'agrandir plus tard, aidés du travail de leurs enfants.A ces gon la, les conseils n'y font rion, f'ussentils donnés par lour curé qui ne leur veut que du bi+n.Los vouloir comme colons serait déprécior l\u2019état si honorable de caltiva- teur, ot dans los villes ils servent à grossir le nombre malheureusement trop grand de dérwuvrés.Cot lat de chose existe non seulement duns la parvisso de Ste, Anne, mais encore dans un trop grund nombre de nos ancionnes paroisses, Pauvre eol, ri négligé de ceux qui ne peuvent ap récier ses admirables ressources! il est pourtant la Le du bonheur complet, de la vraio furtune.Si la classe ouvrière avait conscience de sos véritables intérêts, elle transporterait aux champs son modeste avoir.Que trouve-t-on dans les villes ?La privation Très da luxe.À la campagne ?tout petit fécule prend See proportions inattendues : on était pauvre à la ville et l'on devient riche au village.Que de joies inconnues se révèlent tout À coup | ln possession, l'abondance ; le charme particulier qui s'attache à une exploitation rurale bien dirigée, bien entendue.A joutez à cela la santé de la famille, In paix du cœur, lu sécurité dans le présent et l\u2019avenir, et l'on pout affirmer qu'un nombre considérable de familles achète bien cher le droit ot le malhour de figurer parmi la population es Villosee eee.Avances foncières chez le cultivateur, Do tous los engrais, le plus puissant pour l\u2019agriculture, c\u2019est l'argent.Pour bien culliver, il faut des capitaux, des avances.Vous verrez toujours une belle culture ch z un cultivateur économe et Inborieux, qui à su fuire des épargnes pour lui permettre d'améliorer sn terre, et de faire l'achat d'instrumonts d'agriculture qui économisont la main d'œnvre.Dans une ferm» où le cultivateur vit au jour le jour, sans se soucier des besoins du londemein, vous y verrez l'agriculture faible, languissante, et l'aspect de la misère affliger la vue do l\u2019ubservateur : c'est ici une règle sans exception, Une ferme bien exploitée exige un grand nombre d'instruments araloires, des charreltes, des charrues, des Lestiaux de toute nature employés à l'exploitation, et qui n'offrent une spéculation utile qu'autant \u201cqu\u2019ils Font d\u2019une belle qualité.Calculez ce qu\u2019il a fallu d\u2019épargues, de capitaux, pour monter une telle ferme.Cependant le cultivateur qui, après ses pr.mi- ères avances, n'a point envore à sa disposition des eupitaux, court infailliblement à sa ruine; car il ne peut faire fuco aux difficultés que pourraient lui ame.her deux ou (rois années consécutives d'une mau- vaine récolte.En effet, éprouve-t-il plusieurs années de dieotle qu'il est réduit aux empruntx; se présente til une où deux annéos d'abondunce, i.faut qu'il vende sos produits à vil prix.Il ne peut spéculer sur ses propres denrées.Le moyen qu\u2019un cultivateur puisse nmeliorer sa culture?à peine peut-il subsister avec an famille et payer son exploitation.LI faut donc avoir recours aux epargnes pendant les années d'abondance pour ge former un capital disponible dans le cas d\u2019urgence, Un nombre borné d\u2019arpents de terre bien cultivés, c'est-à-dire où l'on n'a négligé aucun moyen d'en tirer tous les produits possibles, valent mieux qu\u2019une grande élondue de terre négligée et livrée A une culture routinière, c'ost-à dire fuite sans calcul comme suns discernement.Malheureusement nous voyons \u2018que trop souvent des cultivateurs possédant une Lrop grunde étendue de terre, qui n'ont pas les reins assez forts pour en tirer un bon parti.Nous ne craignons point de diro à-ces cultivateurs: Vendez une portion de votre trop grande propriété pour employer les capitaux sur cé quo vous conserverez, Mais ce n\u2019est pas tout que d'avoir des fonde ruraux, des capitaux disponibles, il faut avoir de intelligence, savoir son metier ; car 'agriculture en est un, et ce n\u2019est pas le plus facile, puisque vous avez à combattre tous les élements et, ce qui est pire encore, les intérêts opposés, soit par l\u2019exigence de l'industrie ou du commerve, ete, Arbres exposés aux vents.Un arbre trop batta par les vents rapporte rarement du fruit, soit parce que les fleura coulent au printemps par l'effet des froids apportés par ces vents, soit parce que les fruits déjà noués no peuvent reeter attachs aux branches, soit enfin parce que pendant l\u2019été, les GAZETTE DRS CAMPAGNES st fouilles ront froiasées, et ne peuvent remplir complé- tement leurs fonctions.On doit donc toujours abriter le plus possible les arbres À larges feuilles, et ceux aux productions desquels on attache de l\u2019importance.M.Auguste Dupuis, afin de mettre à l\u2019abri les mil- Hers d'arbres fruitier- qui se trouvent dans s9 pépinière exposés aux vents du fleuve, à adopté les penpliers argentés qui donnent à ses arbres un des meiileurs abris contre los vents.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 I \u2014\u2014eeee Couvent de Carleton, Baie des Chaleurs.L'entrée des élèves du Couveut de Carleton aura lieu le ler septembre.Cette maison mérite certaînement un grand encouragement de la part des Comtés de Gaspé et de Bonaventure, car Pinstruction que nos bonnes Sœurs de la Charité donnant aux jeunes filles qui leur sont conflé:s ne laisse rieu à désirer, La langue française et In langue anglaise y sont enseignées avec un égal succès, et les Demoiselles qui se livrent À l'étude de la Diusique fout Lonneur an talent musical de Dile.Virginie Pronix, qui mérite les plus grands éloges pour ls manière dont elle forme les éleves dans cet art si agréable.En terminant nous dirons, à 1a louange des Directrices de cet établissement, que les jenues filles form es & leur école se distingnent par une solide et véritable piété.UN AM1 DE L'EDUCATION.ee Choses et autres.Exportation du bétail en Angleterre \u2014L'exportation du bétail pour la Grauce Bretague continue sans arrêt.Le Courrier de Montréal anmouce que lu semaine dernière 625 Lœufs et 5,105 moutons ont été expédiés des marchés de Montréal.Lea prix de place sont suns variation, de 4} cts.AD cts.par livre sur pied pour len bœufs, et 46 à $5$ par mouton.Commerce d'animanr.\u2014Le professeur MeEuclhiren, inspecteur de bestiaûx au port de Montréal, rapporte que les cultivateurs canadiens ont perçu $945,464 pour leurs animaux exportés de- ais truis mois, et que les stenmers ont reçu $316,474 1 transporter.Ces chifires nous donnent une idée dle tatiee du \u20ac mmeres d\u2019avimanux qui se fait entre le C: l\u2018Angleterre et autres pays de l\u2019Europe\u2014 La Patrie, jonrnal publié à Montréal, rapporte «ue trois vaches apyartenaut à tu laitier, sur le chewiu Lachine, sont mories d'uve malacdi i y dune l\u2019espace de deux Joe.L'inapectenr aa 1 sur les lieux et touts les mesures out été prises pour empêcher que la waladie we propage.Débris de bâtiments naufragés cremple de fares.\u2014J.Shebyn, écr., député de Québec à l\u2019Assemblée Législative et présid nt chu Bureau de Commerce, vieut d'annoncer aux membres de ce Bureau, qu\u2019à la aupggos de l\u2019Hon.M, P.Fortin, le Guuvernement Féléral à résolu «\u2019exempter de taxes los débri timents vuufragés.Ainsi, à l\u2019avenir, ceux gui font commerce d'acheter pour ts vendre les ferrsilles que l\u2019un retire de bâti- monts qui ont fait naufrage, d\u2019auront plus de droit à payer, Hansard Provincial, publié par M.Alphonse Degjordi Nous empruntons aux journaux de Québec len détailssuivants, sim cette importante et utile publicution : « M.Alphonse Desjardins, l'un des rédactenrs du Canadien, n eu l\u2019excetlente idée de publier dans un seuil et même volume tous les discours im- poriants prononcés par les membres de la députation provinciale pendant in sewsion qul doit se terwiner bientot, Le besoin d\u2019ub patell ouvinge ve faisait sentir depuis longtemps et l\u2019expéricuce nous à montré que le Hansard publié à Ottawa combien était précieux uu pareil volume, en temps d'élection et pour les besvina de chaque jour, Les hommes politiques, lew jourualistra, les bibliothèques publiques et privées, ne penveut lus se pamer de cut ouvrage, qui contient pour un ainsi dire lu vévitable histoire politique du pays.Le but que pe pro vee d'atteindre M, Desjardins est le même.1e livre a vous ville est purluit au puint de vue de l'oxuctitude : chaqne ilisconrs a été corrigé par la personne qui l\u2019avait prononcé, avant de l\u2019imprimer.Ce n\u2019est pas un ouvrage qui devra favoriser nn parti politique où l\u2019autre ; Ia purtie que nous avons vue est rédigée avec une grand partinlitd, spennible A tons ceux qui s'ocenpent active- politique locale.L'ouvrage aura an moios 250 & et il sara livré au public dans les jours qui sulvront la clouure de In Bon Fax de ronrcription : $2.50.La demande doi re faite à M.Alphonse Dasjardins, au Bi u Canadien, 3 Québee.! J » au Bureau du RECETTES Destruction des limaces et des co'imaçons, Voulez-vous un moyen certain de prendre les limacee et los colimagçons dans vot ardlin ?Lorsque vous ninugez du melon, preurz les tranches desservies de In (able, et placez-les daus les eudroits suspects.Sur le voir on de grand matin, faites une ronde et vous serez surpris «le Liu quantité de ces animaux que vous trouverez attachés anx tranches de melon, eb vous n\u2019aurez plus qu\u2019à en opérer lu destruction.- Destruction de la vermine des poulaillers, Len menagires nous sunrout gré de leur donner une excellente et bien simple recotte pour débarrnsser les poulaillers de Ia vermine, Voiei comment on opère : Lorsque les poules sont rotirées le woir, plac z une le d\u2019uulne daus le ailler.Le leu- ne, qui aime les parfums ; te, Brûlez ln branche, renonvolez plusieurs fois expérience, et vos poules seront délivrées de leurs désagréables parasites, Emploi \u2018de coquilles d'œufs.Il west que trop frégnent de voir, à In campagn - quille» d'œufs qui ont été jetées sur le tan de Fane, des ce le tie aux ordures.Cest an grand tort an point-de \"vue agricole, enr les qualités cu res de cas cemquilles leur donnent une grande ntilité dans l\u2019ulimentalion des poulets, des jouves parer on des veux, senloment pour le développement do lo-sature de ces animaux, tunis encore parce qu'elles favo- riment.Ia poute chez |-s poules et lu roixsance chez les pores et les ve Tl suit de les et «le les mêler »n Le cultivi ait donc pas laisser te ressource, trs au contraire rechercher les co- œufs qui se perdent dans les endroits où it t une grinde curnun CONTRAT DES MALLES.DES SOUMISSIONS udlressées an Maître Géné seront reçues à Obtawst, jeusequ\u2019i 1, vo énéral des Postes, Le 19 Septembre, pour le trausport des Malles de Bu Majesté, sur un contrat proposé pour quatre ans, dunn chaque ph pie les places ele sous mentiantiées, du ler JANVIER prochain, 1880, PONT DE BATISCAN et ST.NTANISLAS, six luis par se- » LAMPTON et VALLEFORT, trois (via par semaine ; MATANE et STE.ANNE DES MON'ES, t fois pat semaine ; ST.GERVAIS et ST, LAZARE, trois fois par semaine ; 8s GAZETTE PES CAMPAGNES STE.LUCE et STATION DU CHEMIN DE FER, douvze fois par semaine, Des avis imprimés contenant de plus amples inforn.ations sur les conditions du contrat proposé peuvent être vis, ot des blance de Sonmissions obtenns aux Bureaux de l\u2019oste ci-des- au mentionnés et aux places interméiliaires, WILLIAM G.SUEPPARD, Inspecteur des Pontes, Bureau de l\u2019Inspecteur ces Postes, Québec, 31 juillet 1879.21 soit 1879, VIENT DE PARAITRE ET EN VENTE CHEZ UEDITEUR A.J.BOUCHER, 280, Rue Notre-Dame, MONTREAL La deuxième éditinn, augmentéo de 6 pages, nu REPERTOIRE DE L'ORGANISTE J.Bte.LABELLE.Prix du Répertoire, solidement relié en tuile, #00 ni, vomp- tent.Prix du Répertoire, port à lu cawpague compris, $6.16 net comptant.ARBRES FRUITIERS ET D'ORNEMEN POUR LE CANADA.On peut se procurer des arbres de choix chez AUCUSTE DUPUIS VILLAGE DES AULNAIES A St.Roch des Aulnaies COMTÉ DE L'ISLET.AUTOMNE & PRINTEMPS.PRIX DES PLANTS A LA Pépinière du Village des Aulnaies.POMMIERS.ière elasce, xtra 3 loz, ume ca dy; pe.86 doz, &10 Je 100 3m\u2018 \u201c AT #2 doz, 815 le 100 Les pommiers que j'utfre en voute résistont le mieux à notre climat et produisent des Iruits magnitiques.\u2014Assortiment de veriétés les plus populaires.Purmmiers nn an de greffe .$10 le Tu, 30 le 1000 Des greffes de Powmiers des variétés populaires, seront préparées en Avril et expédiées par ls malle (à mes frais) sur do maude.\u201420 greffes pour $1.POMMIERS NAINS, .Con petite arbres occupent guère plus d'espace que les guele- ulsent les plus grotses et les muilletres ponipes des it vosdige où tivisième #nnée.v POMMIERS NAINS, préts A rapporter, 75 ots, pièce.En plantant cos beaux potits arbres avec soîn, on vécolle des pommes la première année.Il est extraocdinatroment ugré- able d\u2019avoir quelques fruits de suite.TOIRIERS.Louise-Bonne «de Jersey, 1$ pièce.Un poirier «le eotte ospèce planté ict il y à 8 ang, à donné près de 300 paires magnifiques Cet arbre fort et vigoureux a été almiré par un grand nombre de visiteurs, entre autres l'Abbé Provancher, Révd, M, Martel, Bévd.M.Bégin, l'abbé R.Caagrain, Firmin Hi, Proulx, Ridactaie de la Gazelle des Campagues, te lrunicrs, Lor choix, 4 à 5 pieds hauteur, Belles variétés nssortios, .\u2026.75 cts, pièce, d'euniers, 2mo choix, 35 4 piods | Bellon variétés assorties.ors, 3 À 4 pieds srs, 5 À 7 pieds Groscillers À gros frai Gadelliors, vit ra bulles variétés.15 à 25 ete pièce.Framboisiors, denx * \u201c1h eta.pitee, $6 Je Toy Fraisier \u201c \u201c - RD cle la doz, Vignes, Concord, Martfort Prolific.SU ete, pi Vignes proluisant du qui mit ici en plein air, prix pour chaque plant qui porte des fruits actuellement,
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