Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 3 mars 1881, jeudi 3 mars 1881
[" ÆVIITe année GAZETTE DES CAMPAGNES Ste.Anne de la Pocatière, P.Q., $ mars 1881 No.38 \u2014 JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS : Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, où commencer avec le ler numéro de l\u2019année.On ne s\u2019abenns pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné por éerit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l\u2019expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors dovront avoir été payés ; si non, l'abonnement sers censé continuer, malgré même Je refus de la Gasette au Burean de Poste.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration de ce journal doit être adressé ANNONCES: Premidre insertion .10 ceutins par ligne Deuxidme insertion, oto.3 coutins par ligne Pour annonces a long tere, covditions Libérales.Cuux qui désirent e\u2019miresser tout particufla- rement aux cultivateurs pour la vente de te res instruments d'agriculture, eto., ete, trouveront avantageux d'a.noncer dans ce jourual, MM4J.B.Rolland & Fils, libraires 3 Montréal M.J.A.Langlais, libraire à St.Rooh de Québeo out bien voulu se charger de l'agence de la à Frrmin H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.* Gazette des Campagnes.: DO ABONNEMENT : Bi la gnerre eat la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première ; ABONNEMRN © $1 PAR AN Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.BL PAR AN > Sac SOMMAIRE Revue de la Semaine : Nécessité de s'initier à la sclence agricole.\u2014M.l\u2019abbé C.Tanguay doit publier sous peu les 2me et 8me volames de son \u201c Dictionnaire généalogique sor les fu- milles canadiennes, depuis la fondation de la colonie jus-ju*à nos jours, \u201d e\u2019il regoit encouragement qui lui est nécessaire, pour rencontrer les frais d'impression ; ceux qui n\u2019ont pas encore acheté le ler volume déja publié, pourront l\u2019ubtouir en s'adressant à M.Tanguay, en même temps qu\u2019ils Jui feront parvenir leur bulletin de souscription pour les deux autres volumes qui coipléteront cette importante publication.\u2014 Interdiction du commerce de lard américuiu sur les marchés français; cette interdiction anra sans doute pour effet de faire bausser le jrix du lard dans la Proviuce.te Québec; quels out les oauses de la trichine chez les porcs t\u2014Ouver- ture des cours à l'Ecole d'agriculture de Ste-Anue ; M.l'abbé L.-O, Tremblay à été vommié directeur de l'Ecoie d\u2019agriculture de Ste-Anne.\u2014 Nécrologie : Son Excollence Mgr Charies Félix Cazeau, Prélat domestique de 8a Éainteté et Vioairo- Général de l\u2019Archidiocèse de Québec, décédé à Québec, sa medi, 96 février.Causerie Agricole: Culture des prairies de la quatrième classe (prairies généralement uses, marais).\u2014Cultuie des prairies artificielles.Sujete divers : Le petieluts pour ls nourriture des poros.\u2014Les abours mnitipliés.Bibliographie : Le mois de mare.\u2014\u201c Mola pratique de St Joseph, ou pieux logs de ce glorieux atriarecbe à ses enfants, \u201d par le E P.Huguet.\u2014\u201c Mois de St Joseph, \u201d coutenant diverses ridres ot méditationa.\u2014\u201c Légendes de St Joseph, patron de fEglise universelle.\u201d\u2014#* La vie et les vertus de St Joseph, * d'après les livres saints, par le R.P, H.Sajutrain.\u2014Ces volumes sont en vente à la librairie de MM, J.-B.Rollaud & Fils, à Montréal.Choses et autres: Le sucre extrait du concombre.\u2014Emploi de l'huile de pétrole contre la gale des moutons et coutre les {nmectts qui dévorent les animaux et les végétaux; danger qu'ily a d\u2019en faire usage.Quelques 16:8elgnements sur ia plantation des arbres.\u2014Los foui les do eapiu données aux montons.~Cercles agrivolvs sous le patrouugs du clergé.Moyen pour donner au pain une euveur agréuble.\u2014 eu pour guérir le diatrhée du vopet jes Yanoë qui out cuntont de Vhaile de péiseles veaux \u2014Moyen pour nets | À REVUE DE LA SEMAINE Ni cessité de la lecture.\u2014 Dans un article que publiait récemment notre confrère du Courrier du Canada, eur la nécessité de la locture, voici lu conseil qu'il donne tout particulièrement uux oultivateurs : « Ainel l'agriculteur pratique doit suivre aur les journuux les décunvertes de la chimie agricole, lea essais cuûleux que d'enthousiastes agronomes tentent chaque jour, les procédés nouve:ux de culture, les instruments perfactionnés de travail qui reduisent le labour ou doublent les forces.I! ravonnaîtra alors quo la théorie est sun meilleur auxilisire, que la soience travaille pour lui loin des champs qu'il féconde, et pourtant duns von intérêt le plus rapproché.+ S'il fallait énumérer ce que la science a fait pour l'agriou ture, il nous faudrait reprendre un À un tous les progrès accomplie, car la 10utine n'invente rien et trop souvent elle rétrograde.Les prairies artitiele elles, les labouragos du soas-s0!, le drainage, les engrais minéraux, tunt de plantes nouvelles qui eur.chissent los champs et loa jardius, tant de oroisements de races, qui ont augmentd lcs rendoments soit en chair, soit en toisons, à qui sont-ils dus?A Is science théorique qui observe, analyse, compare, conclut et suguère.L'énorme etendue du terres misus en culture, les abontantes récoites qu'elles portent ne sont devenues possibles que par l'aido de la science.Sans les moi-sunneuses eù les butteuses méchaniyues, il fiudrait recourir sux faucilles et aux fleuux de nos pères et les bras des Bls déchubitués du travail ve fatiguersient vite d'un labeur qu'ils ne connaissent plus.\u201d Une œuvre nationate : \u2018* Dictionnaire gé des fumil es canadiennes, \u201d par M.l\u2019ubbé O.Tenguay.\u2014Lio Canadien anuonce duns les termes suivants, je publication du deuxième et du troisième vo umes qui devront compléter cette œuvre ém.nemment atile et vi u valu.à ven Bsteur de ai longues et ai labe- tiouses rechotehost 3, J » & SFL ng una O9pau Ve 250 GAZETTE DES CAMPAGNES # T1 y a déjà seizo ans.M.l'abbé Cyprien Tanguay commençait un travail immense Il n'etait donné pour tâche do faire un \u201c Dictionnaire généalogique des familles canadiennes.\u201d C'était une entreprise colos sale et éminemment patriotique.À lu pensée des lu- beurs qu\u2019une pareille œuvre exigerait, bien des per sonnes refurèrent de croire qu'il étuit possible do la mnener à bonne fin.Recoustituer dans des livres toute notre généulogie nationale sombluit imposible à Lien des gens.«M.l'abbé Tunguuy avait foi dans son courage et dane sn persévérance.11 ke mit rérolument a l'onvrage.Pour véussir il lui fallait faire d'innombrables recherches, compnuiser des milliers et dos milliers d'archives.T1 n'hésita pas.Aprés plusiours années d'un travail patient, il publisit lo premier 7olume du * Dictionnaire généalogique.\u201d Depuis il s\u2019est con- sucré à l'œuvre de su vio,\u2014œuvre vraiment nationale \u2014avec une nouvelle ardeur, et il est maintenant prét à ordonner l'impression du second vo ume.Mais avant d'encourir de nouveaux frais, l'autour désire con- naîire quel nombre d'exomplaires il peut espérer vendre.L'édition du premier volume n\u2019est pas encore écoulée.Le produit des ventes ne s'élève pas assez pour couvrir les frais d\u2019imjre-sions.On comprend qu'il est impossible de publier le *econd volume avant d'avoir disposé du premier, clore qu'il importe beuucoup de faire au plus tôt, « L\u2019épiscopat do lu province ext tellement convain- ou de l'importance du \u201c* Diclionnuire généalogique \u201d qu'il en recommande fortement l'achat dans ane cir- euluire adressée au clorgé, «M.l\u2019abbé Tanguay a le croit de compter sur le patronage du gouvernement de la province de Qébee et de eclui du Canada, Son ouvrage ent d'une impor- tanco capitale.Les deux gnuvernemonts doivent donner À l'autour de ce grand et putriotiquo travail tout encouragement possible.« Lig \u2018* Dictionnaire Généalogique * spéciale qui mérite une attention particulière de la purt des gouvernants.«Nous n'avons pas besoin de faire de longs com mentaires sur lu grande utilité de l\u2019ouvrage de M, l'abbé Tanguay.Tout le monde suit l'apprécier, et \"les lettres de V'épircopat sont le témoignage le plus encourageant que l'auteur pouvait désirer.\u201c Toute la recette produite par lu vonte du premier volume a été appliquée au paiement des frais d\u2019im- pres-ion.M.l'atibé Tanguny n\u2019a pas touché un seul KOu En récomponre de roize longues années d'un travail opiniltre.Rien ne «auraït mieux prouver son désintéressement, et les sentimonts patriotiques qui ont soutenu son courage.« Nous espérons qu\u2019il recevra l'enconrsgemont qu'il mérite si bien et qu'il sollicite afin do pouvoir publier bientôt lo Jouxiôme ot le troisième volumos do son * Dictionnaire Genéalogique des familles cn- nadiennae * Nous ne saurions Lrop fortement recom munder À (ous coux qui s'intéressent au sucrès du , cette œuvre nationale, de se hâter de s'inscrire au nombre des abonnés, \"* Le lard trichinosé.\u2014 Nos lecteurs ont pu voir dans nos dépéches télegraphiques les nouvelles que lo laid américain éfait interdit sur los marchés français.La pai.on de colle inlordiclion est la maladie dont les + pores dus Etats-Unis sont attoints, les trichines (prononcez trikines), muludie qui se communique aux personnes et contre laquelle il \"7 a pas de remède connu, Il et bien vrai que par la cuisson tous les trichines disparaissent et qu'il n\u2019y a aucun danger à consommer aora le lurd atteint par les trichines, mais combien de personnes mangent le lard à l'état eru dans les ssuci-sons ou en jambons fumés.Le résultat de cette interdiction n été de causer une hausse dans les prix du lard dans notre province qni sera appelée à en fournir une plus grande quantité que par le passé.Les cuitivateurs doivent donc se préparer à suppléer à la demande et à engraisser lo p'us grand nombre de porcs possible ; mais ils devront se garder de tomber dans les fautes de nos voisins les américains, fautes qui ont été les onuses des trichines.Une grande propreté, l\u2019entretien de cos animaux préviendra toute maladie.Voici co que nous trouvons sur ce sujot dans la Ganette des Campagnes: « Les habitations des porca doivent être conatruites de manière qu'on puis-e les maintenir proprès.Les planchers en pontes offrent un grand avantage en permettant l'écoulement des urines.Les loges bien conditionnées, sont assez grandes pour que les animaux puissent circuler librement.Faération et l\u2019é.clairago sont encure indispensables.Une cour À l'abri des vents du nord et pourvu en été d'un bassin rempli d'eau permet sux pores de webattre 4 leur aise ot de xe rafraichir.Quand I'étroiture des lieux et le manque d'enu ne comportent pas la possibilité d'établir un buasin, on peut brosser et laver les porcs de temps à autre.« Jl est de romarque universelle que les soins de propreté constituent pour le porc un état do bien-être } est ane œuvre P (porchorfon (~oulx) l'humidi of I tel qu'il grandit et engraisse promptement dans les orcheries bien tenues.* Les mal.dios du pore sont pour l'immonse major:té des cas, occasionnées par le mauvais état des if et In malpropreté dans squelles on les confine.# Parmi les maladies qui doivent leur origine à la négligence de l\u2019homme, on cite principalement: le pietin (maludie du eabot), la goutte, la gale, la ladrerie, lo lumbago, le scorbut, l'angine (ma'adie de la gorge).la dyssonterie, le typhus charbonneux, la maladie vermineuxe (ou trichine), les scrofu'es et la richitime, maladio caractérisée par une altération profond du aystèno ossoux et par un affaiblissement général de constitutions, \u201c D'après cct exposé on voit quo presque toutes les affections do l'espèce porcine ont pour point de départ l'humidité et lu malproproté, et qu'il est facile de les prévenir, \u201d La question d'interdire le lurd américain a aussi êté di-cutée eu À wgletsrre : il est vrai que M.Gladstone a déciure qu\u2019il n\u2019y avait pas lieu de prononcer coito interdiction maintenant, mais le bruit qui se fuit autour de cctto question vi cmpêcher Qeancoup de commerçants d'acheter ce lard.La Russie, l'Italie, l'Autriche, l'Espagne, le Portugal et la Grèca' ont prononcé l'interdiction, À now cultivatears de por- titer du mu\u2018hour de nos vuisins.\u2014Courrier du Canada, GAZETTE DES CAMPAGNES Ouverture des cours à l'Ecole d'agriculture de Ste-! Anne.\u2014La rentrée des élèves qui suivent les cours à cette institution agricole a eu liou hier, M, l'abté L-O.Tremblay n été nommé directeur de l'Ecole d'agriculture de Ste-Anne, en remplacement de M.l'abbé Narcisse Proulx qui n été nppelé à la desserte de la j aroisse de Beauport\u2014\u2014\" MER CHARLES-FELIX CAZEAU, Nous avona la douleur d\u2019annoncer la mort de fon Excelkince Charles-Félix Cazeau, Prélat domestique de Sa Sainteté et Vicaire-Général de l\u2019Archidiocèse de Québec, arrivée samedi, le 26 février, À uno heure et dix minutes du matin.Dans le cours de la journée, les jouri.aux de Québec recevaient le communiqué suivant : Mgr Crzesu dont l\u2019état de santé, depuis quelque jours, inspirait de ri vives apprehensions vient d'etre \u2018enlevé à l'estime de ses amis, à l'uffection et à la reconnaissance de tous ceux A qui il à fait du bien.Cello nuit, à une heure et 10 minutes, entouré de toutes les consolations de Notre Sainte Mère l'Eglise, le digne Prélat s'est endormi du sommeil des justes au milieu da la famille religieuse dont il étuit le père vénéré.Les restes mortels du regretté défunt seront exposés dans la chapelle du Bou Pasteur où un service sera chanté lundi à 94heures 8.m.Le même jour, vers quatre boures et demi, translation À la Basilique où l'office des morts sern 1écité.Mardi, à 930 heures n.m , un service eo'ennol y sera chanté, après lequel les dépouilles mortolles »eront transféréos nu cimetière du.Bon Pusteur.\u2014 (Communiqué ) Son Excellence Monseigneur Charler-Félix Cuzcau, Prélat de la Maison de Sa Sainteté, Vicaire-Général de l\u2019Archidiocèse de Québec, décédé ce matin à l\u2019Asile «lu Bon Pasteur de cette villo, appartenait à la covié- té d'une messe (section provinciale), à la congrégation de Nicolet et à la Société ecclésinstique de St, Joseph.A.C.CuLLET, Ptre, Socrétaire.Archevêché de Québec, 26 février 1881.Monseigneur Charles Félix Cozeau était né à Qué bec, le 24 décembre 1807.À peine avait il deux ans qu\u2019il perdait son père, mais pour le consoler de ce malheur sa mère lui restait.Brle guids ses premiers pas dans lo sentier de ln vertu ct bientôt elle en faisait cet enfant dont l\u2019exqui-e politesse devait un jour tant charmer Mgr Plossie.Mgr Charles Félix Cazeau out pour un de ees premiers maîtres, \u2018e Frè&e Louis, dernier récollt de notre pays En 1819, il commengait sos études classiques nn Collège de St-Roch.Au nombre de we professeurs d'alors, se trouvait M.Baillargeon qui devint plus tard archevêque de Québve, En 1822, il alluit conti nuer ven études au C'ollègo de Nicolet, Il ee di c'duit en 1825, À embrasser l'état ecclésiu:- tique et il élait appelé auprès de Mgr Plessis on qua Jité de sous-secrétaire.Il ft on même temps ses études théo\u2018ogignes au Grand S:minaire du Québec.Le 3 junviér 1830, ii fut ordonné prétro pur Mgr Panot dont il devenn't Secretaire.Alors nommé Chapolain do la Congrégntion des hommes de Québoc, il en exerça les fonet ons jusqu\u2019en 1849 et fut remplacé par los RR.ll\u2019, Jésuites.Le 9 octobre de l'année suivante, Mgr Turgeon, devenu archevèque par la mort de Mgr Signsy, le constituait son Grand Vicaire.Mulggié acs occupations, dejà si multipliées, M.Ca zeau voulut bieu ne charger, lo 15 mai 1856, de la direction de l'nsito du Bon Pustour ; depuis colto époque il n'a ces d'on étro lo dévoué Chapeluin.M, Uuzeau à été sdministratour du diocèso on quatre d-fférentes ro-rises, d\u2019aburd en 1862, puis on 1869 70, 1810-71, 18727: En 1875, Su Sainteté Pio IX l\u2019élovait à lu dignité de Prélut Domest'qre de sn Maison\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 CAUSERIE AGRICOLE CULTURE DES PRAIRIES NATURELLES (Suite).Cu:turê des prairies de la quatrième classe (prairios généralement murécageuses, marais) \u2014Par le mot euiture, il faut entondre ici les travaux d'uméliorution dont ces prairies sont susceptibles; cur du moment qu\u2019elles seront uméliorees comme nous allons l\u2019indi- diquer, elles rentrent duns I: troisième classe de prairies, ot s\u2019udmini-trent alors de la mêmo manière.Les prairies muréeageuses ot les marais n\u2019out aucun beroin d'engrais ni d'humidité pour en retonir lu fertilité de lenr sol oo pour en augmenter les produits.Les terrains, dont le voisinage est si malsain pour l\u2019homme, et lo pilurage si nuisible à la constitution des bestinux qui n'unt pus d'autre nourriture, ons annuellement fertilinés par une grande quantité de plantes grasses quo les bostinux refusent do manger, et qui pourrirseut sur lo sol même: une humidité toujours surabondanto lavorise la végétation do cos plants, ot détruit le peu do bonnes herbes qui pourraient y croître.L'amélioration do ces prairies est donc spécialement att«chée à leur desséchement.Pour l'opéror , il fuut, comme dans lcs desséche- ments de lu plus grande étendue, remplir dex conditions essentielles et principales: la première est de contenir les eaux extérieures qui rendaient le terrain marécageux, à cause do leur stagnation sur su surface ; et ln seconde, de vider les enux stagnantes intérieures.Le choix des moyens qu'il faut employer pour y parvenir dans les grands desséchements, suivant les differentes circonsiances locales, exige des vonnais- sunces théoriques et pratiques qui ne peuvent être l'apanage que des hommes consommés dans cet art ; muis Autant Ces travaux demandent de précautions, présentent de difficultes et occasionnent de dépenses, autant ils deviennont faciles et peu dispondioux lorsque les marais ont peu d\u2019étendue, ou que leur dex- sechemuot est favorable à lu topographie des lieux.Si l'on n'a qu\u2019uno petite portion maréengeuso i demsécher dans une prairie, il n'est pas toujours né- cewsuire du contenir les eux oxtérieures qui y res- tuient en stagnation, et mouvent il suffit de procurer à ces enux interieures nn écoulement complet par un fossé de desséchement partant du fond de cuve de l& GAZETTE DES CAMPAGNES 1-ertie mrréergeuse, et allant aboutir, dune tne pente couvenal le, au ruirecar où à lu rivière qui l'avoisir ©.Si telle purtio Ju marais avaitune certuine étendue.il faudr:it sjouter un fossé jaîneipal de desséch-ment d\u2019abord de +argaves cn pattes d'oie À «A naîs-unce, et ensuite, el nit besoin, des fo rés secondaires, pour en routirer toutes les eaux surntondantes ot les réunir dns le fossé pr ncipalt, Enfin, ri lo marnis avait pour enue do es foi mu- tien les délordements périoliques d'un cours d'enu vosin, dont le lit fut nu dessus du miveau du marnis, +uns pouvoir les fai.6 ensuite ccouler que Jur des 1ru- viux extreord naires, alors reniom Lt on serait obl - gé do conten r pes onux extérierres, et do s hercher, pour le nivellement du terrain ensirontant, lee moy «ns de faire écouler les esux interioures de ce matais, et d'en asrécher toutes lus partie autant qu\u2019il rerait [ossible.Murs quels qu'uient été les roivs «t_ l'intelligence que l'on nura ap;ortes dune le desséchement d'une privrie mur.cageuse, toutes les parties ne se tronve- ront pont egalement urechres, et il y en aura tou- Ju r> qui re-tesnt plus bumaid « les unes que los tutres, Les portions les plu- saînes neront destinées + fuire des päturages, où ies bostiaux iront re nour- ir pendunt lété \u2018et les prairies les moin% sèches pourront puodure du fois abondamment pour l'hiver, On divisezu dinc tes prairies en pâturages dos diff reutes espèces, suivant 1h imid te naturelle plus où moirs grande de chuque portion; ou les -épnrera par dux fossé, ct des plastatioue anulog-es À la nature an vol; et après eu «vou exlirpe les jones par le moyen de l'eus: rive, Ki coli esl nécessuire, el en avoir retiré pendunt plusieurs nnm es consécutives d'ubou- dantes recol'es d'avoive, do chanvre, eto, on les so- mers en herbe, 1] faut ben se garder de | isser entrer les bestiaux duns ces nouvelles pra ries, parce qu\u2019ils arrscheraient ou enfoncersient les jeunes plants avec leurs pieds, eurtout duns les terrain- frais et mouvants, Les travaux de conservation des prairies deaséchées consistent dans l'entretien scrupuleux des fossés, rigoles et gangsues de destéchement ; et on les maintiendra dans la fertilité naturelle, oi, dans les travaux de desséchemont, l\u2019on s'est ménasé ls moyens de procurer à ces prairies des irrigutions par infiltration pendant l'été, DFS PRAIRIES ARTIFICIELLES.On a donné co nom à des prairies composées d\u2019une espèce de p ante, ob clablien pour quelques années reulement sur les terres arables, L'uptès cette définition, de la gruino de foin, c'est- à-diro de la graine do to tes los soiles do graminées et nuties plaulor qui croisent dans les prairies naturelles, temeo sur une terre qui un pré-gadzon.Des chumps duns lesquels 6.0 séme des graînes de! plantes du goût dos bestisux, poor faire paturer cos lées pat les habitants des campagnes.plantes une seule fois, ou tes couper pour les faire consommer 4 ln maison, s'uppeilent des prairies temporaires, deu prairies fourragères, des prairies momentanées, Parmi les plantes qui sont dans le cas d'itre em- pluy«es À ce dervior objet, il en ost deux (ie seiglo ot le bléd'Inde) qui méritent la préférence sous beaucoup de rapports, Lu blé-d'In to querantain, jouissant de ls propriété \u2018a ponsser cn (rochets, est préférable aux autres va- riêtés pour la formation des prairies tempor.ires.Les nuires plantes propres À entrer dans los priiries temporaires ponvent \u20181re rangées, à rai-on de leur bouté, dune l'ordre suivant: Orge, vesce, pois grin, gerau, fre de marnie, lentille, aporgalo, Une exploitation bien conduite ne po-t dispenser d'avoir des praires temporaires, indépendamment des pruirios artificielles, et parce qu'elles dounent vn pâturage ou nn fo .rrage d\u2019horbe fraîche a.x épo jues de l'année où on en manque ordinairement, et purco qu'elles do vent nécessairement entrer dans un a+ solement régulier, ne fut-ce quo pour varier los cul tures.Quoique certains auteurs appellont toutes ces sortes de cultore, des prairies artificielles, il ost bon, pour se conformer À l'usage généraloment admis, do ne pas appeler prairies a-fificieles celles qui sont formées uvee Une seule vxpècu do graminéo vivace, Les plantes aveo lesquelles on forme le plus communément ies prairies artificielles, &e réduisent au tréfis pour lex torrains sablonneux ou argileux; au suinfoin, pour les sols recs et eslcaires ; à lu lugerne, pour les terraing gras ot humides, C\u2019ert à O îvier de Serres qu\u2019on doit la création des priîrice nrtifi-ielles; du moins il leur u donné leur vom.N'efital quo ce soul mérite, lu reconnaissance publiquo lui est certainement acquise, car peu de découvertes ont plus influé eur lu prospérité de l'agri- cullure.En effet, outre que les prairies artifcielles fourbissent un fourrage plus abondant que les naturelles, sur lu méme étend e de terrain, clles en procurent duns des lieux où il n'en croît pas naturellement; ce qui fuvorive pur conséquent d'autant la multip ication des be:t:aux de toutes espèces ; ellos servent encore de plus a faciliter l'assolement des terres, c'est-à-dire à les cultiver de manière À leur fuire produire davan- tige en les épuisant moins Sans prairies artificielles on ne peut donc faire de la bonne agriculture, même dans les pays les plus abondants en prairies naturelles, Elles deviennent le fondement d'une fortune assurée pour tous les cultivateurs qui en établissent, lorsqu'ils savent en proportionner l'étendue à celle de leur exploitation.jà cles font la richesse do nombre de cultivateurs, orto oidinnirement ! du blé, ne formeruit jus Une prairio sruticielie lest! grâce nux em ouragements donnés À ce sujet par nos sociétés d'ugrienlturo.Comme il n'y a qu'uue fuible Partie de nos caltivateurs qui vont\u201d membres de Ces sociétés, en ignorent m\u2019mu lour existenco, il yena bearcoup qui ne ront pas à même d'apprécier les avantages de co genre de culture.Car, comma tot ie monde ls sait, les innovations les plus avanta- geuzes sont colles qui sont los plus lentes à être adup- Four co qui o-t do 'uménngement dea prairies arti- ficiclles, nous crayons utile de citer ici quelques extraits de l\u2019ouvruge publié par M Gilbert sur ce qui les concerne.faune + GASETTE DKS CAMPAGNES * S'il est tne question qu'il roit intéressant d'é- tlzirr, observe cet ngr\u2018en\u2018tenr, c'urt celle si souvent debattue, et encore si indécire sur la proportion dans laquel'e los prairies artificielles doivent entror dans une oxp'oilution: les uns, sans ceseo occujds des &rains qui servont à la nourrituro de l'homme, ont cru défendre los droits do In population en resserrant + les prairies artific'elles dans les bornes les plur étroites, et n'ont pos éorti quo les productions des terres t\u2019étaient pus en ruiron de leur etendue, muis de leur culture; d'autres, oubliant qu'il existait des hommes, ot que In véritable destina'ion des animaux «tail de cor courir à leur eubai-tance, oubliant encore qu'il ne ruffit pus que los animaux aient un sliment sbonduit, mais qu'il leur faut encore des litières pour te coucher et pour entretenir la fécondité des terres, bout pue craint de les employer presque toutes à lu cult-re des prairies urtificiollon, Quelquer- ns, plus +uges, ont tucb- de garder un juste milieu entre ces deux extrémes, et ont fixe los uns au quart, les autror su tiers, d\u2019autres à lu moitié de l\u2019exploitation, le tor- tn qu'ils doivent occtper ; il n\u2019ent pus bien difficile de retdre ruison des d fférences qui so trouvent duns vette fixation; ello csteu! ordonnée À des circonstunces quine permett nt pas qu\u2019elle soit générale; les ter- raius très riches.n'ayant pus besoin do la méme qi an tité d'ungruis que ceux qui sont pauvres, n'ont pas Le:o/n de lu mème quantité de besti«ux, et, par une suite nécos-aire, de pruiries naturelles où artificieHes.On peut donc établir, comme règle générale, que iu proportion doit toujours d'être en raison inverse du ln riches © du fond et des autres resources locales qui rervent À In subsistance des animaux, * Il servit cependant très-utile, à ce qu'il me semble, \"el je ne lo crois pas impossible, de déterminer précisément cette proportion dans un canton déterminé.¢ Voici comment il me paraît qu'on peut arriver © A cette fixation: + * Uno fois adm\u2019s gue c'est surtont Avr l'engrais des terres qu\u2019est fondée l'utilité des prairies art ficielles, il est néces-uire de connaître, \u201clo.Le nombre d'arpenta des terres labourablos de ce canton et les sortes de cultures qui y ont lieu; \u201c 20.La quantité do fumier néceseaire pour engraisser lca terres ; \u201c 30.Le nombre des animaux qui peut fournir ces engrais ; *\u2018 40.[a durée de l'engruis eur les terres ; * Bo.Le produit moyen de chagne arpent ; * Go.La consommation de chaque tôte de bétail ; \u201cTo.La quantité d'urpents de prairies naturelles et leur produit moyen ; * Bo.Enfin la différence qui se trouve entre le four.,r-ge des prairies artificielles sous le rapport de leure facultés ulimeutairos, « Il me paruii évident qu'au moyen de ces données, en comparant le nombre d\u2019arpents & famer avec In , Novriitare nécessaire aux animaux qu'il futdra pour fo vuir le famier, on aura pour résultat le nombre d'axpents à mettre en prabies artificiel'es, moins ceux gui runt employés déjà en prairies naturelles fourmseunt a lu nourriture d'e uninuvx.\u2014 (À suivre.) Les fumures.II ert excessivement important de tenir los terres dans un étut constant de fertilité.Lorsqu'un eol est épuiré par dos cultures Irop souvent répétées, sans engruis, it est long, difficile et très cobteux de le rame- ter à uno bonne rituation.I! ne suffit de jeter beaucoup de f.mier à la fuis dans un champ appauvri, pour que ce champ re;renne rapidement sa force végétative, il donce du conp des récoltos abondantes : il faut quo de fumier ait Je tem; 8 de se décomposer, qu'il soit par con-équent devenu us-imilable; il faut que l'humus le constitue ce qui n\u2019ost certes pas le travail d'un jour ; il funt enfin quo In terre soit largement pourvue de tous les vl-ments dont se nourrissent les plantes et que ces éléments rotent prota à passer pur les sugoirs de ces p-luntes ; toux los vrais cultivateurs ront sans au- eun doule convnineus de cutte vérité, et les fermiers eprouvent une grande satisfaction quand ils entrent dan< un tomuine dont les terrea sont en bon état et posrà lent envore nn rureroit de fours après que de belles récoltes ont été enlevéos.Il ne fuut done rien néghger roar uccroitre la fortilité du sol, de façon à les faire turiver progressivement au plue haut degré de production, À ce sujet, diver-es règlos doivent être observées avec 1e plus grand soin ; la fumure doit toujours être en rapport avec la nature du sol, Dans certaines terres, lu composition des engrais est très- lente ; duns d'autres, au contraire, cette décomposition u lieu assez rapidement.Les terruins enblonneux possèdent, À cause de leur porcsité, lu fuculté de décomposer bion vite les en.gruis; néceseuirement alors une partie des aliments de ln plante se volutili-e sans emploi et, par euite, une quantité de fumier donnée offre un produit utile moins élevé et donne en définitive une récolte moins abondante.Les terres fortes donnent un résultat opposé À celui qui vient d'être signalé, ls ténacité et In cohésion de ces terres mettent obstacle à l'action de l'air eur les substances nutritives qui se trouvent dans la couche arabe et qu'on veut leur incorporer par cuite, l\u2019assi- miiation de ces substances par les plantes est retar- déc et la partie des éléments nouver:ement dégagés se trouvent sous line forme non assimilable.De ces fuite, on peut conclure qu\u2019une fumure suffisante pour cer- laine sols donne nn résullat moins satisfuisant dans les terres fortes ; mais cet état de choses a son corree- tif, en co cons que, vi l\u2019effot de la fumure se fait attendre plus longtem)r, ces terres B\u2019effritent moins vite, parce qu'elles ne cèdent leurs éléments fertilisants À la prem'ère récolte qu'avec une sertaine retenue et, pur conséquent, los suivantos trouvent encore largement de y oi re nourrir.Les terrca argileuses forment la transition entre lou terres légères ct les terres fortes ; olles possèdent en général les bonnes qualités des deux, sans avoir leurs défauts extrèmes, Les nols de cette nature 1égularisent l'action de l\u2019atmosphère sur les engrais, de telle sorte quo les matières fertitisantes se présentent non-seule- ment daus un cspuco de temps régulier À la nourriture des pluntes, mas encore forment réserve pour les récoites futur.» De ce que nous vonons de dire, il résulte que les terres légères, meubles et sublonneuses demandent 254 GAZETTE DES CAMPAGNES] une fumure moins abondante, muis plus souvent re- nouvellée, tundis que les terres compactes fortes réclament de grosses fumures, mo'na répétées.En con réquence, colui qui veut entreprendre lu eulture de ces dernières doit uvoir un capital d'exploitation plus considérab'e.puisqu'il ert obligé, dès la première an née d'avancer une nsrez grosse Komme d'argent pour acheter de forter quantités d'eagrair; ces terres kont alors un magasin dana lequel lu plan e prer d chagne annéu les éléments nutritifs dont elle a besoin; voilà pourquoi les sols de ln Grande-Bretagne qui font = 8 jue tous de nature fortement argileux demandent eaucoup d'engrais, ce que les cultivateurs de ce pays ont le hon esprit de ne jamais leur refusor; aussi ces sols sont-ils toujours ma/ntonus dans un excellent état de fertilité.Dans les exploitations froides, duns les climats rudes, le col doit être fumé plus abondummont et plus rouvent que dane les régions tempérées, car les fumures nombreuses et copieuses échauffont lo col.Les règles ci dessus posées doivent être observées d'une fuçon absolue, euns cela, il est impossible que 1a terre produise tout ce qu\u2019elle pourrait produire.L.be VATGELAS.Le potit lait pour la nourriture des porcs.Lo pore est un animal précieux dune lu ferme, et il est d'autant plus précieux qu\u2019il s\u2019uasimile avec profit une foule de matières qu'il serait le plus souvent impossible d\u2019utilisor.Aussi y &-l-il des pores dans toutes les fermes ; malheureusement cependant dans toutes les fermes on no suit pus utiliser tout ce qui pourrait convenir à l'entretien des porcs, ou du moins on ne se donne pas ln peino de leur procurer les soins qui leur conviennent dès leur jeune Age; ce n'est qu'au moment où l\u2019on songe À les livrer à la boucherie qu\u2019ils reçoivent un peu plus d'uttention, alors l'engrais devient plus coûteux et plus difficile.Si l'on veut que l'élevage des porcs roit une source de revenus dans une ferme, il est important d'élever et d'engraiseer lo pore duns les meillem es conditions de bon marché et surtout do no rien laissor perdre du ce qui peut lui être utile.La petit-lnit donnod'excellents 1¢xultats, au double point de vuo de l'accroissement et de l'engraissement du pore.Plusieurs expériences ont ou lieu à ce sujet, et nous citerons entre uutres celles qui nous sont four nies par M.L, de Vaugelux, et que nous lisons dans lu Revue d'économie rurule, Voici ce que rapporte M.1, Vangelns : \u201c4 pores ont reçu pendant 12 jours, des rations d'orge, de seigle et d'avoine, nves do l'eau, à volonté, Aprés co temps, le poids do ces porcs n'augmentait plur; À la place de l\u2019eau, on distribun 6 pintes de pe tit-luit par jour et par tête ot l\u2019accroissement en poids ue produisit immédiatement.+ 4 autres pores ont reçu do l'orge et dn petit-lait et ils se sont trouvés dans d\u2019oxcellentes conditions jusqu'au 41e jour, époque à laquello ces animaux ne|* mangesient presgne plus, chaque jour lu consommation était moins forte, el par cons\u201cglent on ne constatait aucune augmentation de poids.* C\u2019est en cembinunt le lait avec l'avoine que les meiliours résultats ont été obtenus, Des porcs soumis | lieu «ur dus terrains destinés à ls À ce régime ont Inrgement gagné pendant 116 jours ; les balles olles mêmes dans lesquelles sont enfermés les gruivs d'avoine ont été presque complétement consommées ot digérée\u2019, ce qui n'avait pas lieu uveo l'eau, \u201c 4 pores ont été nour:is uvoc un mélange comporé de 3 parties d'orge, 2 par- tion d'avoine, 1 partie de son, 1 partie de pois ou de pommes de terre et de l'eau à discrétion ; ces porcs ont ensuite regu le mémo mélange, avec 4 pintes de potit-lait par jour et par tôte, ce qui a eu lieu pendant 88 jours.Les effets ont été très satisfaisants pendant lex 21 premiers jours; ils l'ont été moins ndant los 61 dornicrs jours, tost en restant copendant supérieurs A ceux obtenus avec do l\u2019eau.» [I est donc bien certain que le\u2019 petit-lait constitne un excellent aliment pour los porcs, et qu'il faut bien se garder de le perdro dans la ferme, comme le font quelques enltivateurs peu soucieux de leurs intérêts.L\u2019élevngo des pores et leur engraissement constituent une excellente et productive industrie pour les cultivateurs; mais là, comme ailleurs, il faut du ea voir faire, Il est d'abord indispensable de choisir La race de porcs qui croit le plus rapidement, s\u2019engraisso vite en déponsunt le moins, ct utilise le mioux la nour riture qu'on lui distribue; il faut ensuite chercher les aliments qui reviennent au chiffre le moins élevé et qui, par conséquont, fournissont la viande au plus bas prix.- Ces deux conditions sont bien rarement remplies dans nos campagnes.On prend généralement le premier pore venn, sans se préoccuper de la race À lu- quolle il appartient et de ça conformation ; aussi rencontre t on souvent duns la ferme des animaux détestables sous tous lus rapports, qui le plus souvent mangent beaucoup vans grand profit, ce qui est un inconvénient bien grave, puisque l\u2019on pourrait no-r- vir ot engraisser deux porcs de bonne race là où on on tient un seul de mauvaise race; c\u2019est là aujour- d'hui un fuit certain qu'il est impossib'e de révoquer en doute.pendant quelque temps Les labours multipliés.Est-il nécessuire eb avantageux de labourer plusieurs fo's toutos les terres, comme on le fait duns certaines localités, sans tenir compte de la nature du rol et des conditions climatériques ?ll'est difficile de répondre à ces questions d\u2019une façon absolue.L'homme intelligent doit bien com- preudre que les lubours réitérés rendent de grauds services là où lu besoin s\u2019en fait sentir, mais quo par tont aiilours s'ost de la pcine ot du travail perdus, et nous pouvons même ajouter que duns certains sols meubles naturellement, les nombreux labours sont plus nuisib'es qu'\u2019utiles.Il s'agit done tout simple ment d'agir avec lo\u2019 plus grund discernemont et de no pus suivre des traditions essentie lement routl- nières.À quels signes reconnaît-on qu'une terre a besoin d'etre | «bourée plusienrs fois ?C'est fort simple, et il suffit, pour ne pa.fuire fausso route, d'être un pes olwerva eur.Les lubours préparatoires, surtout quand ils ont jachère, ont pour GAZETTE DES OAMPAGNES 25% but l'ameublissement ou l'émiettemont de la terre, l'aération de cette terre et la destruction des mauvaises herbes.Donc, le nombre des labours doit être réglé par la ténacité du sol et pur ges tendances à produire une plus ou moins grande quantité de mau- vuiees herbes.# Le premier labour exerce souvont la plus grande inflaence sur l\u2019avenir de la récolte; il doit donc être pratiqué avec beaucoup de soin ; il e-t surtout imper- tant que Ja torre no soit pas trop humide, ou bien on s'expose à voir re former une croûte qui devient parfois très-dure, particulièrement dans les grosses terres, et qui s'expose à l'aération du sol et à l'action de- agents atmosphériques qui jouent un trèr-grand rôle dans la préparation des jachères et fertilisent si économiquement la terre.Dans ce cas.nn second labour devient absolument nécessaire et mêmo parfois un troisième.Il faut agir de la même façon, lorrque les herbes parasites abondent, où lorsque la terro devient dure, qu'elle se lève en miettes et se dessèche jusqu'au sous sol.Bo résumé, 1a terre doit toujours rester duns un état d'émiettement tel qu\u2019elle puisse s'uérer facilement et tenir la couche arable accessiblu à l'action des agents atmosphériques.Le sens pratique du cultivateur vaut donc bien mioux duns cutto circonstance que toutes les indications.Lorsque la terre n\u2019est ni humide, ni dure, ni rèche et que les mauvaises horbes font défaut, il est évidemment inutile do procéder à un second labour.t Si une terre a été fuméo convenablement nvee des engrais de ferme plus ou mois pailloux, il pourrait devenir dangereux et même nuisiblo de labourer plu rieurs fois cette torre, car en la retournant, le fumier viendrait dessus, sernit par conséquent exposé À lu chaleur, se dessécherait et perdruit ninsi une grande rtie de ses qualités fertilisantes.Il arrive parfois qu'a la suite d'une pluie, il se forme une croûte plus ou moins forte à lu surface du sol: vo n\u2019est pas un motif pour faire un labour, il suffit de donnor un vi- oureux coup de herse ou d\u2019extirputeur qui fucilite \u2019nération et détruit los mauvaîses herbca.Bien des cultivatenrs ne se rendent pas un compte exact des labours réitérés qu'ils pratiquent sur leurs terres ; ils suivent cn cela une vieille habitude, une vieille tradition et ils ne s'apercoivent pas que fort souvent ils perdont leur temps, par conséquent leur argent.Ces faits ne se produiraient jamais si I'enceignoment agricole était largement organisé dans loutes les communes rurales ; les enfants et les adultes suraient ainsi plus ou moins initiés aux éléments de la science agricole, on leur démontrerait, en autres choses, lu théorie si simple des labours, et ls conduite du lu ferme aurait sans aucun doute lien dans des conditions beaucoup plus sati-faisantes.Nous l'avons dee répété bien des fois: l'ignorance est la nére de lu routine : et nous savons tous ce que l'on perl faiie on #e maintenant dans l'ornière fatalo de la routine.On récolte peu, on dépense boauconp de temps et d\u2019argent; de cette façon il est difficile de w'enrichir ot même de se procurer un pou de bien être \u2014L.vE VavukLas, Bibliographie.LE MOIS DE MARS.Mois PRATIQUE DE 8T-JOxEPH, OÙ pieux legs de ce glorieux patriarche à ses enfants par le R.P.Huguet.Prix, 5 cents chaque ; 40 c.ls doz., 83 le cent.En vente à la librairie de J.-B.Roiland et File, Cet opruscule forme trente ct une méditations pour le mois de mars, Les personnes pieuscea trouveront beaucoup d\u2019intéiét a lire cet ouvrage fait pour ranimer les sentiments de dévotion à St-Juseph.C'eat dans lu vue de contribuer on quelques ehonex à la gloire de co grand aniut que l'auteur & publié ce petit mois de méditations ct son honneur.L'auteur de ce pioux opuacule dédie son modeste travail à St Josrph, et le prie d\u2019ailer semer ces pensées picuses daus les mure de la famille chrétienne.C'est bien 1a le but de ces quelques pnges ; elles v\u2019aspirent pas à faire Lennconp de bruit, vais implemeut À faire vu peu de bien.Mois DE ST JOSEPH, contenuul diverses pridres et méditations sur Bt-Joseph, qni forma un joh volume in-32 de 256 pages, rel.25 cts, Pexemplaire franco, la douzaine $2.50.Eu vente à .la librairie J.B.Roll: & Fils, Montréal.Les âmes pieunes, les familles chrétiennes et tes communautés religieuses seront heureusrs de trouver dans le Mois de St- Joseph un manuel complet de prières et de diverses pratiques de piété qui aideront à Faure comuaître «t à propager partout le enlte de St Joseph que Sa Sninteté Pie 1X a proclamé putrou de l\u2019Eg'ise univeracile.Le but de ce livre cst (\u2019exciter plus encore, s\u2019il est possible, la 1 iété des serviteurs de St-Juseph, ils y trouverout un aliment solide pour leur dévotion, ¢t uu grand nombre d'exemples propres à anguenter leur couflance envers ce suiut protecteur.LEGENDES DE.ST JusEPH, patron de l'Eglise nniverselle 1 vol.in 12 bro,, 30 centins franco par la poste, Montréal, J.B.RoL- LAND & FiLs, libraires éditeurs, 12 et 14 rue St Vincent.Ca volnme (tédié À tous les vrais serviteurs de St Joseph, se compose de trente-deux légendes, ot un appendice ant contiennent des traits inédits de lt puissance «4 de la Lonté de St eseph.Il ent d'nxage de termiver les exercises du mois de St Joseph en citant un exemple qui reveille l\u2019attention des fidèles, et rave dans leur cœur en caractères ineffaçables, une coufiauce nébranlable en leur saint protecteur.Ou jururra lire cet ouvrage dans les communautés religienses au refectoirs pendant lo repas durant le mois «de St Je 0; h, Les personusis pienes vivant en communauté où dans le monde trouverout dans ce volumie ane ressource précieuse pour pusser saintement le nisis de mars, pour honorer et imiter St Joseph pendant toute teur vis, LA VIE ET LES VERTUS DE 5 AINT JUSEPE d\u2019après les livres naints, par le Père H.Saintraîn, in-32 vel.44 cents.\u2014Liegs, H, Dessain, Editeur\u2014Montrén), JB.Rolland & Fils, Libraives-Dé- positaires, 12 et 14 St, Vincent.S'il est no clown propre à inapirer l\u2019amour à St Joseph ot exciter les fildles dans leur dévotion envers ce grand saint, cest bien l\u2019histoire do ss vie ot le récit des vertus qui l'ont remplie ; quoi de plus propre on eff t pour porter à l\u2019imitation de ce beau modèle, qua d\u2019offrit à ls rédoxion le tableau de !a Fie et des vertus de 8! Joseph, Mais écrire lu vie de saint Joseph n'est pas chuso aisée, car l'extrême brièveté «es tures sur cotte incomparable existence, ert cause que bien des chosen y sont incertaines ; toutefois, cette Fie de saint Joseph doit être vraie, sinon de cette ri- gourouse vérité historique, ati n'admet que des faits incontea- tables, at moins d'uue vérilé que Pon peut appeler idéale, puisque l'auteur n\u2019afoute rien au récit évangélique qui n\u2019en suit la emséquence logique, où qui ne soit foudé sur la raison on en- fier aur les inœuis et les nsages propres an peuple hébreux.A Ja fin de ehaque-chapitre, Ÿ y a uno prière.C'est le côté pratique de cet ouvrage.Cou prières, en forme d\u2019Entretiens avec St Joseph ont pour objot Ju vertu dout il est surtout question daus 1e chapitre.Aün de lour douner plus de valeur et d'onction elles sont toutes comp of fox écrits des paint Jet ouvrage est donc utile nous le tiiple rapport de l\u2019his- tuire, de l\u2019exeimpile qu'il uilre et des belles pride qu'il du de peusées tiréus dos livres sacrés GAZETYE DES CAMPAUNEN ferme : aussi serait-il À souhaiter que tous les vrais serviteurs de St Joseph l\u2019eussent en lour possession, car ils y trouveront tous les éléments propres à stimuler leur zèle et à los fuire progresser dans leur amour et leur dévotion envers ce grand protecteur de l\u2019Eglise universelle, \u2014\u2014 eee.Choses et autres.Le sucre du concombre\u2014Le Nouvelliste de Quebec informe qu'aux Etats-Unis, on vient de découvrir le moyen d'utiliser les concombres à 1a fabrication du sucre.Les semences de concombres préparées donnent un Jus sncré qu'on traite ersoîte par des moyens spéclanx Les résidus sont utilisés pour la nourriture des animaux, Cette opération ue doune que 7 pour 100 de aucre ; mais il revient à un prix moindre que cului des autres provenances, sou exiruction étant très-facile et peu coûteuse.\u2014 On fait ange de l'Inile de pétrole contre la gule des mou- tous et contre les jusectes qui dévorent los divers animaux et détruisent les végétaux.Il ne faut employer cette sbstauce qu'avec Ia plus grande précaution ; en voici la preuve : Un cultivateur a fait frotter avec du pétrole des vaches couvertes da poux, ces jusectes ont été tués à la vérité, nuis dès Je soir, Jes vaches étaient toutes gouffées, cles avaient perdn Yappéiit et le lait; on ne les a sauvées que pur dus lavages au savon ot des cataplasmes émollients, ce qui n'a pas empêché au poil de tomber ; la convalescence & même (t6 trds-lo- gue Les mêmes faits se reproduisent pour les avb-istes que l\u2019on tue en même temps que Tos insectes nuisibles.Il ne suffit pas de mélanger l\u2019huile de pétrole avec de l\u2019eau, car l'eau ne dissont pr cette huile, et pas conséquent elle tombe presque pure sur les plantes arrusées.\u2014 On ne doit jainais lvisser douter l\u2019herbe au pied des jeunes arbres nouvellement plantés: l\u2019borbe prend l'humidité du nol et empêche l'air de pénétrer jusqu'aux racines, et tout le monde sait que l\u2019air est nécessaire au «léveloppement de ces racines.\u2014 De jeunes arbres plantés en sutomue puussent ou priu- temps et périssent quelquefois en été; en les examinant, on trouve l'écorce deaséchée et même brûlée par r.Ince.Cet inconvénient ne provirnt-il pas de ce que l\u2019arbre, ayant erû en pépinière, ombragé par ses voisins, a l'écorce tencire et déti- cate; plants sans abris, il reçoit facilement un conp do soleil.Il serait donc importaut d'entourer Ja tige pendaut les grandes chaleurs, d\u2019un pen de paille niise en long et pas trop épuiase, que l'on dimivue l\u2019année suivante afin d\u2019habituer petit à petit arbre au soleil.Il arrive aussi parfois que le soleil endurert tellement l\u2019écorce que l\u2019arbre ne peut plus grossir, il en est uelque sorte a rré comme dane un étau ; dans ce cas, il suffit de fendre l'écorce de haut en bus.Les feuilles de sapin donnéce aux moutons.\u2014Il n\u2019y à pas d\u2019in- couvénient, dit-on, à faire entrer les feuilles de sapin, pour nne certaine part, clans la nourriture des moutous, on les con- slddre comme un stimulant trds-sain, tide-hygiénique et uv excellent dépuratif.Cercles agricoles \u2014Nous lisens dans lo Journal d'agriculture : # Plusieurs cercles agricoles s'orgaubient, surtout dans le district de Québec.On vient d'eu établie un à Deschiaubault et un autre à Ste-Marie de la Beauce, tous Jes deux vous Ia prési.eence honoraire de M.le curé du lieu.Eapérous que ces deux exemples porteront des fruits multiples el que lue cercles rer- teront sous la haute direction du Clergé.C'est, À notre avis, la seule garantie de stabilité et d'utilité que l\u2019un poisse donner À ces organisations toutes de dévouement et de charité d'au côté, d'intérêts matériels très prononcés, de l'autre côté.RECETTES Moyen pour dunner au pain une saveur agréable.On fait bouillir je son ou la recoupe pendant un quart d'heure en sgitant continuellement avec un cuillère en bois, on flitre avec expression au moyen d\u2019une grosse toile et un se sert de 1s colature pour pétrir.Le son déposé duns lan, outre la farine qu\u2019il contient encore, possède uu piineipe sapide et aromatique qui communique au pain une réveur très agréable; l\u2019augmentaiion da poids est d'environ tu haitière.Ce procédé pagueate done tn Bae temps ie polds 98 1n quallsé 68 pales Moyen pour guérir la diarrhée ds veaux.Les veaux sout atteints de flux de ventre ou de diairhée Bevotant Pallaitement «t plus encore an moment du rovrage i le lait de la mère cst mauvais, ce qui est facile à distinguer par un examen attentif, il faut eo servir du lait d\u2019une autre vache el douner an veau une jufusion de thé dans laquelle on met tu jaune d'œnf et un pen de vin Llane, Silo flux du ventre résiste, on fait prendre au jeune animal, soir et matin, denx cuillérées de In préparation suivante: une once de rhubarbe en poudre qu'on laisse infuser pendant vingr-qnatre heures pre du ten dans ur peu plus de frois roquilles d\u2019eau-de-vie.Moy n pour netloyer les vases qui ont c ntenu du prtrole.On prépare un Jait de chaux léger avec lequel on lave le vase ol lupe qu'il «'ngit de nettoyer ou que en veut rendre & un anlre usage, Le Lit de chanx et le pétrole forment \u201cme émulsion, c\u2019vst-d-dire so combinent en nue sorte de savon.Si l'on vent obtenir uno plus grande netteté et enlever Juaqu\u2019à ln moinelre trace d\u2019o:leur, nn iave une seconde fois avec du lait de chaux duns lequel on à mélangé vne petite quantité de chlorure de chaux : le chanffage du luit de chaux rend l'opération plus raj:idde.Des bonteiiles ayaut contenu din pétiole ont pu, par ce uioyen, être remplies de vin et de bière et rester exemptes de toute espèco de goût particulier.CONTRATS DE LA MALLE.ES sonrnissions adressées an Muître Général des Postes ae- ront reçues à OTTAWA Jusqu'à midi, le 18 MARS pro- chuin, pour le transport des Malles de Sa Blnjeaté, sous les conditions d'un Contrat pour tin terme de quatre années daus chaque cas, à dater du 1er JUILLET prochain, savoir :\u2014 BERTHIER et la STATION DU CHEMIN DE FER, dovze fois par semaine, CHICOUTIMI ot TREMBLAY, six fois par semaine.ESCUMINAC ct FLEURANT, une fois par tematue.L\u2019ANSE AU FOIN et TREMBLAY, deux fois par semaine.LEVIS et la STATION DU CHEMIN DE FER, douze fois par semaine.MAPLE GROVE et SOMERSET, trois fois par semaine.MATANE et lo STATION DE S8T-OCTAVE, six fois par semaine, MURRAY BAY ct STE-AGNÈS, douzu fois par semaine.BT-ARSENE et VIGER, trois fois par semaine.ST-AUBERT et la STATION LU CHEMIN DE FER, six fois par semaine.STE-CLAIRE et ST-MALACHIE, six fois par semaine.« 8T-DENIS et la STATION DU CHEMIN DE FER, douse fule ° par semaine.BT-GERVAIS et la STATION DU CHEMIN DE FER, six fois par somaine.Des avis imprimés contenant ces ronseiguements plus détaillés au sujet des conditiona des Contrats projetés seront en vue aux Bureaux de Poste ci-haut mentionnés, aux bureaux intermédiaires et au bureau du svussigné, où l\u2019on pourra aussi ce procurer des formules de soumission.WILLIAM G.SHEPPARD, Inapoctour dce Postes.Bureau de l\u2019Inapecteur des Pustes, Québec, 4 février 1881.17 Savalas 1003 "]
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