Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 10 août 1882, jeudi 10 août 1882
[" GAZETTE DES « CY QULTIVATEL TT DU CCLCH a) XXo année Ste.Anne de la lucatiére, P.Q., 10 aout 1882 No.2 SOURKAL Médaoteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULE.L'abonnement pout dater da ler de chaque mois, on commoncer avec le Ier numéro de l\u2019année.On ne s\u2019abonne pas moius que pour un an.L'avis de discontimuaHon doit être donné par dorit, au Unreau | REVUE DE LA SEMAINE liste des vénérau es serviteurs da Dieu France ct dont Iz cause do b'atitica- ent régulidrement intioduite en \u2014 Vuici la ! prartennnt à ftion ot gmonis | Cone de Rome : La vénérab'e sœur Thérèse Je Saint Augustin, dans tie monde Mudsme bosi-e, file de Louis XV, qui se jit Carmistite pour ob.cnir ls conversion to son pète et attirer In mirériee à divine vire la France; Le vén'enblo André Hubert Fuurnet, protre da dio earn de Poitiers, londuiour du lu congrégation des ; Filles de fa Croix; tie vénerable Claude de Le Colombière, de lu comp.ghie de Jésus, apotre de ia cotinn su Sacre-Cœur ; En v.vérabla Mud-leine-Siphie Barat, tndutrice de \u2018aa sociéte des Domes du Sacré Cœur; Le vénirahle Lous-Marce Grignon de Mustfort, fon- datear de Li Société de Mar 6 pour ls pretres missions unires of do in Congrégation des Filo- de lu Sage:so, # Saiot Laurentæur Sevre, dns le diocè-e de Luçon ; Le sé wills Jean Baptiste dde ta Salle, fondateur de PI atitut des Frères dos ecoles chrô-iennes; Le vénérab'e Lours-Murie Baudouin, foudateur du deux Congrégutions à Chavagnes, dans le diocèse du \u201c| Lngçon; Le vénérable Jean de Lestonac, fondalour des Files do Notr« Dume, à Bordosus : La venérable Marie Riviére, fondaitriro des Filles de la Présentation, au Bourg S int Andeoi, dan le dio.cè-o de Viviors; Lu vévécibie Jean Lu les, fomianteur de l\u2019in-titut re tains appelé des Bulste.et des Sœurs do Notrei ome de lu Chartte-iu- Refuge ; Lu vouérable François- Marie Liebermoms, Juif co.certs, Fondateur ce ln Co-gesgation hi Sant Lsprit et du Cæ r bovacu.de Musie ; Le vénérable Benigne Joly, chavoine ds Dijon et foudatour le ls Congregation des Sœ ne Hospitalières ; Le vénérable Jean Buptiste Viauney, curé d\u2019Ars; uerduossy,] op samnenly,p oj0og -0 14 ; GAZETTE DK8 OAMPAGNES Le vénéruble Honoré de Paris, valigieux capncin; ).e vénérable Julien Manier, de la société de Jésus; La vénérablo Marie Emilie de Fiodat, fonitutrice des Sœurs do Is Suinte Fumillo, À Villefranche, dans le diocèse de Rodez; La vénérauble Murguerite du Saint Sacrement, qui a été Carmélite à Beaune, dans le diocèse de D-jon ; 6 Le vénérable Benoit Rencurel, dans le diocére de ap.Voilà toute vne armée de patrons célvstos que les ennemis de l\u2019Eg'ise ne sounçonnont mème pus, mais sur lesquels In France catholique peut compter, 60 t qu'elle s'inapire des grandes œuvres qu'i s ont accom plios, roit qu'oile recoure à lour intercession pour vb tonir leur socours.Belles paroles.\u2014l.ors des débuts dans Ja chambre |< française sur le projet de loi dont l'une den clauses fuit disparaître les crucifix des cours de justico, Mgr Frappol, évèque d'Angers, et deputé do Brest, 4 prononcé les belles paroles suivantes : « Jo n'ai plus qu'un mot à dire r-lativement à l'em- blame religrenx qui a 616 maintenu jusqu'ici dans les salles d'audience des tribunaux et dans les salles d'instruction et d'enquête, et que l\u2019article 6 vous propose de faire disparaître, *\u201c Voici pourquoi oct emblème u été maistonu, Il y n eu dans l'histoire de l\u2019humanité un jugement, le plus célèbre de tous les jugements, qui a vté un grand exemple et une haute leçon.\u201c Le jour où co jugement a été rendn, une foule ameutée assaillit le yrctoire du jugo et lui disnit : \u201cSi ln ne condarnes pas cet Accusé, LU 1'es pas ami de César, Non es amicus Cesaris.« L'ème du juge tot ebianlée.Lu crainto de César étouff: on lui le sentiment de ln ju-tice et ii condamns comme coupuble celui qu\u2019il regordait, dans Te fond de sit ColstIente commu innucent.LI se contents do s\u2019en laver les muins.Or daus ce procès, de faux témoins avaient «fr mé ce g'ils n'avaient pus vu, « Voilà le grand drame judiciaire que le monde civilisé médite depuis dix huit siècles, et dont le rym bole n été muinteru pour rappeler sux juges loure droits ot leurs devoirs.#11 à sn vluce on faco de l'areusé, nu dessua de lu tôle «du j go, pour inspirer à l'un la révigualion, À l\u2019autre limpurtislité, car, dune le monde ontier, Ju croix du Christ est Vimmortl symbole du droit, do la justice, do la vérité, du dévonement, du xacrifico et de toles les grandes choses qui sont l'honneur et ia force de la civilisation, \u201d Cercle agricole de St Alexandre de Kamovruskt,\u2014-Je 24 juillet dernier, à l'occumron dun 2e anviverr aire de lu fondation do ce cercle, était une grande {els pour les cullivatours de cvlle puivoisse, Car ce jour-da où ÿ faisnit chanter vno grande mes-o solennelle sous lo patrons;re de St-Isidore qui devait clio snivi dan discours patiiotique ct do conterencos wur l'agricuituin, Les quelques détails qui nous ont été donnés sue ls programmo qui a été suivi, nons font regvetlor de n\u2019avoir pu nssivter À celle fete religierro et ngricole a a fois, Le Révd Père Fievé, Redempioriste, fit le sermon de circonrtanve, Aprés uvoir démontre que lu cause, : si noble de l\u2019agriculture étuit inséparable de l'esprit religionx qui doil tonir ane première place dans le cœnr du cultivntour, dans «à famille comme au milio « de tous kes travaux, il démontra que lo cultivateur était dans une condition À pouvoir savourer les jours de bonhenr domestique, tandis que l'indastriel tou vaillant Loujonrs cn dehors finiseait par se détacher inaon-iblement de son foyer et de tout ce qui constiluo jon affections do famille rans esque les il n\u2019y a pas de véritable bonhe: r pour les époux, ni de piété filiale.Que la religion nvaiît tonjoirre, duns tous lus temps, reapecté et honoré l'agriculture; qu'elle était heure:ise de v'axsocier à tons les «forts faite 0 r l'améliorer et rendre los peuples prospères ; que le cerclo agricole de S: Alexanitre ny=nt compris cotte soilicitado de l'i- sclise, s'était mix sous son égide.La voilie, M B.Lippons qui y le talent d'intéresser lex cultivateurs, ft deux contvienc-s.Dans l'après midi, il traita des 8oîns À donner aux animaux, pars ticulièremont d.s vaches laitières ; et le soir, il traita sur les moyens à proudre post li destruction des mau- vuines herven,\u2014de la cnltire du blé et de !a pommo de terra, ainsi que de l\u2019appliention de la chinx et du plâtre dans e but d'umélivrer le so\u2019.Lu lendemain, jour da Ze anniverssire du la foudation du cer \u2018le ngri- cole, M Lit q% 5e fit nno troisième conf:ronce, et il prit pour sujets: lies avsolemont=; nécussité d'udoptor un systèmo de votution en ranport avec la nature et lu qualité dn sol, Tmmédintoment aj ré~ la messe, M.Thoma Chapais, avoert, fil on \u2018discours patriotique qui fut à plusieurs reprises vivement applandi, Les membres du rerele ont lion d'être fiors de leur fete, et nu! doits qu\u2019ils s'eniprosseront de suivre les bots conseils qui leur oùt été aunnée, do mênie qu'ils 86 fcront un devoir de mettre on pratique les moyens que leur u indiqués M, Lippons, pour retirer do leurs terres uo plus grand ron lem nt.Ln colonic de la -* Mingrve.\"\u2014 Nos locteurs ravent déji qu'uno rocivté de colonisation sous le nom de « Colonie de lu Minervo \u201d u été organisée dars les bureuux da la Minerve, journal politique publié à Montréal, Nous sommes henroux d'apprendre que les terres comprises dans coite colonie ont été arpentées et que le Gouvernement Provincial à affecté une ronane de $1,403 pour l'etallissement d\u2019une route qui devra rotier cetto colon e au chemin qui longe la Rre Rouge; colte somms doit être dépensee immé- dintement sons la conduits He M.l'ublié Labelle, En unnonrant ceite nunve! & à sos lecteurs, M, l\u2019é- ain du Canada fait les réflexions # vivantes : \u2018\u201c Disons en puseant que l'on no snurait déployer trop d'efforts jour hât r l'exécution de l'urpen age de nos férros, tn surtout où 6 courant co'nnisatour se porte avec le plus de force.Que l'on y rongo, de vustos dtendues do terres août nepentées, et divisées dina le Nord Oost nn pays ouvert d'hier à la colo- nisation\u2014trlis qu'a-e bonne puitie de la province wa encores teen quo la visite du co reur des bois, Il ne e'0git pus de stuvi0 lo mouvemont de in colonian- tion, sl faut te dev.ncer et | à imprimer une bonno direction, ** Le gouvernement focal, gui a déjà tant fait pour le devoiop;ement de lu culonisattou\u2014surt;ut on en- courayesnt la cons'ruction des cherains du fer qui c vu.« 1 » u SAZETTE DES CAMPAGNES 11 sont après tout le meilleur engin de progrès \u2014; le gouvernem nt qui a considérablement avgmonté los octrois pour l'agriculture et In colonisation ; le gou- vornement, disons nous, ne pourrait consueref 0 intelligence, son évergic el ro5 rc-xources À UNE ŒUVTO plus vitale et plus importante, Nous suvons que ri one vulonts re heurte souvent a In modicité de nos veseonrces, mui quelle ert lu voix qui où rait g'elover pour le blâmer de trop fuice pour lu colonisution ?$ Avgei, cet-ce nvec plaisir que nous apprenons que le gouvernement s'occupe nérimrnement de pci feotion- ner le eyxtème qui préside à l'exécution des arpen t-ges, der chemins ét ponts et À In répartition des octrois publies Q:'il y ait matière À réforme, c'et pe que hous udmottors franchement.Maintenant ri te gouverni nt et secondé psr l'initiative privéo aufunt qu'il n lien de S'y attendre, on pent compter qu\u2019on imprirera À la colonisation Un essor puisaunit, dos:t chacun se felicitera.\u201d Aménagement de nos forts \u2014 Nous empruntons à ?'Evénement, l'article suivant sous le titre * Convon tion forestière, \u201d que nos lecteurs livont rans doute ares intr, Li y ama dans quolgues jours & Montréal, une convention fort importante et fort intéressante, Pos hommes d'exj-érience durs l\u2019econoimie agricole s'oc cuperont do nor forête, de leur cons: rvation, ct de ln re;roduction de noe moi'leuts bo de commerce.On ro prévecapo beauconp depuis quelanes années de ln question forestière.Le mouvement est put ti du vontie américain 6ù lu rereté et Lu chorté des bois de de tontes sortes fait déplorer vivement l'imprévayance et l\u2019exiravaganee svez lekquol ce on à miniotre jailis le- torren forentièies, Len domnin 5 où eroissaient le pin altier, le chine majestm ux, l'aristocrutique noyer etaient tellemmnt vastes qu'on traits ces rexsources «omine autrefois, l'enfant prod gud, l'héritage jaternet, On erut le capital inépuisable, et on l\u2019exploits euns mesuro.C'est li un cos d'impréveyat.ce vraiment inexphi- quable, et qui pourfant so t prs:6 fu Vis CL AU HU des évoi omietes américains, (Cert un pou la fable do la powle rux œufs d'or.Et voiin pourquoi l'on travaille n rofuire are fortune i lestement acrifiée.Le mouvement parti compe LOUs venous do le dire des entres dépourvue, à es vi rayonnement consité rable, [1 n'est propage jusgu\u2019su Caneda, qui commence à s'émouvoir pour de bon au sujet de su meilloure source de revenu.Îl ne ve t pus He trouver dans Ja dé ploruble nécessité de reconstituer son domaine fores tier ; il enfoud le conserver, l'agrandir on l\u2019améliorer, rendre a ron e0l certaines esj-êces de bow, consulé- rabies autrefois, Licn rates aujourd'hui.(\"ent du mo na ve ge rignilie pour nes Ww oeonven- Lion forestiére quisiegers daus quel-jues jours n Mont réal, et qui, tous l'u-pérons, publiera un rapport de ses dél'bérations Un sgronome ( mincat, I'hon, M.Joly, s'ocenpe ne- tivement d'arboriculture depus pimsieurs années.II a Téautmé daus uve brochure les connvigsunces quis # nequises pur l'étude et la pratique.11 y u quo-ques mois, lu Nouvelle France publisit un écrit tds interes sant, très instructif sus l\u2019rrborieulture, sous In rigna- ture de l\u2019hon, H.Joly ; v'eeuit pout-élie uvoc quelques * données supplémentuirue, Une page do au brochure.i | Quoiqu'il on soit, le travail de M.Joly est tombé entre lex mains d\u2019arborioulteurs distingués en Europe etnux Etats Unie, ct tous ont décluré que c'est l\u2019un dea meklours ouvrages que l'on puisso liro sur le au- jot.Nous en sommes heureux au point de vue canadien, seulement nous regretlons do n'avoir jamais vu vn exemplaire de cet ouvrage.(Nous sommes dans le mi me cir).Pendant que nous y pommes, citons encore quelque che as crédit de in province de Québce, I n'y à pas louglemps, denx delégués étrangers arvivaient en Amérique pour y étudier les lois forestières du continent.Depuis leur retour en Europe.ces délégués ont publié nn rapport de leurs recherches et études, ot ont ro- connu quo la loi réglant l'admivistration dos furôls, nuxséo pair le gouversuiocnt Chapleau, est lu plus parfaite qui existe dans le monde entier, Nour citons le fait brut, de mémoire, mais nous puerrions porter i Ju connaissance de nos lecteurs toutes les pas tioulariléa qui s'y vattachent.Puisque nous avons des hommes oxpérimontés qui veulent bien mettre leur temps et leurs lumières au -ervice de J'urboriculture, puisque nous possédons une loi forostière nussi parfaite, il eat de notre devoir de favoriser dans toute lu mesure de nos forces l'appli- eution de lu loi et de venir en aide à coux qui se dévoueront aux intérâts de l'arborieniture an Canada.IL ost vraiment tomps pour nous de nous vecuper de question forest-ère 115 adanela plantation des arbres toute uno irduatrio à exploiter, von seulement 4 In campagne où il y 1 des terruins dont on pout sinst dleçuzder Ja valeur, mais aussi a tr ville où les plantations d'arbros sont uno nécessitd hygiénigre, et ur moyen sie de faire hayusser à vaie-r dos propriétés partout où les plantations sont pors:bles.Nous reviendrons sur le sujet, sfiu de pénétrer le «or colui 1A méme publie du sou importance el de pour\u2019 ; qui lit ces quolgues lignes, de mottre à là bosogne.JE \u201cAUVSERIE AGRICOLE COMMENT UN PEUT AMÉLIORER NOS PRAIRIES.En parcourant, ces jours derniers, d'anciens journaux d'ugriculture, publié dans la Province de Québee.nous avons pu y live un article très intérossant, et qui pourrait etre d'uno grande utilité aux cultiva- tours en le publiant do nouveau.Los judicienses réflé- xions de l\u2019auteur de cot article ront encore upplionbles vn le situation dans Isquelle so trouve nctuellemons no re agriculture.Nous pourrions môme ajouter que \u201cos amoi.orations suggérées se font oncore plus Vive - ment sentir aujourd'hui qu'à cette époque reculéo où les terres n'avaient pas autant à souifrir de eur épui- sotuent.Nous en donnons ici les extraits qui nous paraissent altirer davantuge 'uttention de nos Jecleurs: On a déjà fuit par lu voie dos journaux, dopuis déjà plusieurs anuees, des obrervations our l\u2019élat du l\u2019ugri- cuiture dus Hotte pays; quelques-unes n\u2019ont pus éte sans frei 8.Nous avous etô nous-méme surpris de les voir bien acouciliies pre plusieurs ouitivateurs qui en ont profiié por améliorer lour culture, HOUR plus d'un rappurt daus des endroits fart éloigués des villes 12 GAZETTE DES UAMPAGNEE et dans lesquels on n'imagivait pas que l'on dut s'oc- euper beaucoup de ce que publiait les journaux, en co qui concerne l'agrioulture, Nous pouxons ajouter ne quelques cultivateurs ont vais en prat'quo les conseils que l\u2019auteur leur donnait d'employor lo plâtre ou ln chaux, comme moyun d'a moéliorer les terrains qu\u2019ils ensemencent, et de ferli i- ser leurs prairies, de s'attacher à la çul ure des plantes légumineuses pour leur propre nourriture et celle «le leurs gnimaux ; de donner plus d'aiter-tion nu voin des bestiuux, ut de cs tonir dans une grande proprete lorsan'il- sont en -tnbulution pendant les longs mois de l'hiver; de procurer surtout à leurs varhas une nouriîture plos abond:s.to et plus enino, afin d'en tirer une plus grunde nbondarc do ait ot par là même uno plow grande quuntité de bavrie ct de fromage, objet de lap us haute importunce eo fit d'économic rm rile, Cependant, le nombre dos cuitivateura qui s0 ront appliqués » Auivre ces conseils à été Irô-limilé, Sous cos rupports comme Sous piniiours autres d'une non ins grande importenee, il s'en faut buuuconp que Je progrès de li griculture ail répondu oux vœ:x de ceux qui ont À cœ ir le succès de celui des arts qui de vrait tenir le premier rang dune la société, puisque C'est par lui quo la société a ét- formée, et que c'est celui qui s-sure sa conservation, commo il ext lu seulo vérituble rou ce de sa prospérite, Co n'est qu'avec une extrème difficulté que les con naissances qui re rapportent à l'agriculture peuvent se répundro parmi nous: lu lontevrdc ses progrè- ost proportionnée aux difficultés que l'on Lionve\u201d à fuire parvenir aux cullivalo ra de ralutnives avis, as moyen de journaux où de livres traitunt d'agricelture, qu'\u2019ila he peuvent consulter, favio d'éducation, et dont le pius souvent ils ignorent l\u2019oxistence, ou qu'i's se refusent de recevoir sous lo prétexte qu'il leu fut payer une Viastre jar année pour recevoir un journul gui pourrait leor jrocurer l'avantage do yr«gnuer dix autres piastres par la leetnre d'an jo rnal d'agriculture qui leur est entièreme:t dévoué.On jeut même dire, à ce suja!, que l'amélioration \u201cui s\u2019est opéré dans notre culture, depuis quelques un.nées, a de quoi surprendre, si l\u2019on veut fuire attention À !a nature des obstacles dont nous venons de parler, et qui sorub'eruient, au premior coup d'œil, êve in vinciblos.Il faut qu\u2019il y ait, dans la wwsso des sulti vateurs du pays, un fond de sens et d'intelligeu le parti lo plus avantageux, l'est un point sur lequel nos cultivateurs sont encore généralement en%defaut : ce sont les pituragos, Cet objet est un des plus essentiels, et c'est nasuré- ment un des plus négligés parmi nous.Co fat un do ceux auxquels s'attache particulièrement l'écrivain qui met au jour les obrervutions dont nous avons d'abord parlé, sur l'état de l'agricuitaro dans notre pays.Nous no »# rappelons qu\u2019il écrivait à la suite d'une épizootis qui avait fait perir une quantité prodigieuse d'animaux «dans notro province, ut occusionné la ruine d\u2019une foule de familles duna les campugnes, Ceute ma ladio s\u2019est développée À la suite d'an eté extrémement sec el chaud, pendant lequel les chutaps avaient ét: extrèmement dénuée d'herbes.Ce fut ulors qu\u2019il ro- commands avec inglunce aux Gultivaleurs les précautions nécessaires pour re mettre en garde contre les dung«rs du retour d'une contagion occusionnée en grande partie pur la misère que los animaux avaient éprouvée, et qui avait beaucoup ajouté aux effots de l'inflrence de l'air, si elle n'avait pas été la première sauve de cctt: épidémie destructivo On pout remarquer avec l'écrivain en question quo le munquo d;: pâturages abondants e-t à peu près Ré néral ici.On en sent un pou moins les effets que dans d'autres pnys, loraque les années sont pluvieuses, à cause de lu forco de In végétulion particulière À notre pays.Muis du mome\"t où cett- cause naturelle de fé.«ondité, qui est independante dos travanx et des soins du cultivateur, vient à manquer, il se trouve puni de ra négligence, io son ive ric, ot il soft doa maux qu\u2019etle entraîns, dans le cours d\u2019un été, pour lui cnn.rer les plus grandes pertes, eb quelquefois pour le ré drive à le pauvreté, à l'indigence, Remarquons, en prs-ant, que l'imprévoyance no- compagne tonjour- lo défaut de lumières, de connais runces, (di 1e s'ocenpe guère que des maux présents, sans eviyer À leg prevenir en pronant les moyens d'en faire disparaitre lon cauze»; Une fois que ces maux sont passées on les onblic, ct l'on ne songe point à en prévenir le retour.D'uillours on lit peu, par ia meme raison, ct quand on le fuit, ler imprors ons que l'on reçoit sont bien tnoins profondes sur des hommes parmi lesquels l\u2019ins- traction ert pen commune, et dont l'esprit n\u2019est habituellement exerce quo sur les personnes qui sont généralement eclairées, ot ont par cela même l'habitude de lu refloxion.Pour revenir aux observations on question, el'es avaient pour principal but d'engager les cultivatours À suivro bn usugo déji presque univer-ollement reg, duns les puys où l'agrieulturo est dans un état de por fectionnement: ceini de gemer, Chaque unnée, des gruives de plantes fourragères, des graininées, avec les grains que l\u2019on cuitivo lo plas généralement ic \" C6 niayen,
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.