Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 13 décembre 1883, jeudi 13 décembre 1883
[" XXI année Ste-Anne de la Pocatière, P.Q., 13 décembre 1888 No.20 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU OULYIVATEUR ET BU COFU FARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédeonteur-Propriétaire : a i FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer aves le ler numéro de l\u2019année.On no s\u2019abonne pas moirs que pour un an.L'avis de discontinuation doit être «donné par éorit, au Bureau du soussigué, UN MOIS avant expiration de l\u2019année d'abonnement, et les srrérages alors dovront avotr été payés HC non, l\u2019abonnement sers censé coniinuer, malgré même le re/us de ln Gascit au Bureau de Poste.Tout os qui concerns lu rédaction et Vadministration de oe Journal doit tre ndrossé \u2018à Firmin H, PROULX, Rédâcteur-PropriStuiro.ANNONCES: Première insertion.\u2026.10 centins par ligne Douxièmo Insertion, etc\u2026 .3 entins par ligne Pour snnonces à long terme, conditions Libérales.Ceux qui désirent s'adresser tout particaliè- rement aux cultivateurs pour la vente de terres Lnstrumenta d'agriculture, etc., ete, trouveront avantageux d\u2019annoncer dans çe journal, | MM.J.B.Rolland & Fils, libraires à Montréal M.J.A.Langlais, libraire à St-Rooh de Québec ont bien voulu se charger de l'agence de la \u201c Gazette des Campagnes \u201d ABONNEMENT : $1 PAR AN Bi la guerre est In dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première, Emparons-nous du sol, si nous voulons consorver notre nationalité, ABONNEMENT $1 rar an SOMMAIRE, Revue de la Semaine : L'enseignemont sous la direction des Frères de in Doctrine Chrétienne et des Religienecs, on Ir- Innde\u2014Orphelinat agricole do Notre-Dame de Montfort, dans le canton de Wentworth ; ceux qui désirent coutribuer à cette bonne œnvre, pourront adresser leur contribution, eu argent ou en eflets, att Révd M, Roussclot, curé de St-Jacques, à Montréal \u2014Réponse de M.le curé Labelle a uno adresse ui lui fut préscutéo par p usienrs membres du clergé, lors & son cinquantième suniversaire de naissauce, Causeris Agricole: Coltute du lin (Suite), \u2014Préparation du soi pour la culture du lu\u2014Eunsomencement dell graiuo de Jiu.\u2014Réeolte du lin.Correspondances : Nécessité pour un cultivateur de se rendre compte de ses opérations agricoles.\u2014Protit provenant de six vaches, race canadienne.Sujets divers : Défoucer un terrain \u2014Les Lotteraves pour les animaux.Choses ct autres : Le pouvoir de l\u2019habitude chez le cultivateur.\u2014Ne cherchez pas avoir uno trop grande Gtondue de torre à caltiver, mais qne juste co que vous pourrez onltiver avec soin et progt-\u2014Les ouvriers sur uno ferme, Recettes ; Dégoût chez le oLeval.\u2014Blessures ces barres chez le cheval.ee Fo \u2014\u2014 \u2014 = EN VENTE AU BUREAU DE LA \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES \u201d \u201c L'élevage du cheval; \u201d des soins à Jut donner.\u2014Prix, 20 ots, \u201c Les veillées canadiennes, \u201d traité élémentaire d\u2019agrionltnre, approuvé pur la Société d'agriculture du Bas-Canada, par Fre ET Ossaye\u2014Prix'25 eta, \u201c Petit traité sur ia cultnre du tabac, \u201d par La N.Gauvreau, écr,, N.P,, niembro du Conseil d'agriculture de la province de Québec, % edition, \u2014 Prix, 10 cts.\u201c Le mouton, * traité pratique eur l\u2019élevage des montons en Canada, par Yugeno Casgrain, éer., arpenteur, membre du Conseil d'agriculture do la province de Québee.\u2014 Prix, 15 cts.* Le vétérinaire pratique \u201d traitaut des soins à donner aux chevanx, aux Ixeufs, aux moutous, aux cochons et à tous les auimaux de Losse-cour, par E.Hoequart.\u2014Prix 60 ots, * Instruction élémoutaire sur la conduite des arbres fruitiers, \u201d gretle, taille, restauration des arbres mai taillés ou épuisés per ln vicillesso; culture, récolte et conservation des froite, par A.DaBronit.\u2014Prix, 60 cts, \u201c Lettres suria vie rurale,\u201d par 3.Victor de Tracy.~Prix, BW ote.REVUE DE LA SENAINH L'enseignement sous la direction des Frères de la Doctrine Chrétienne et des Religieuses, en Irlande.\u2014 A plu- siours reprises nous avons fait connuitre les beaux résultats obtonus par les Frères des écoles chrétiennes, en Belgique et en France, pour répondre aux attaques dont île sont l\u2019objet de ls part des libéraux qui les appellent dédaigneusement les Frères ignorantins.Ces religieux, dévoués à l'éducation de la jeunesse par le devoir de leur vocation, qui oxplique leur succès, se distinguent de lu même manière dans tous les pays.Nous avons sous les yeux le Freeman Journal, de Dubliv, qui donne les résultats qu'ont obtenus les écoles congrégationistes, cette année, en Irlande, dans les concours instituée par le gouvernement, Nous lisons à ce sujet dans le compte rendu de ce concours, que los écoles dos Frères établies à Dublin, à Corek, à Belfast, à Limeriek, à Kilkennoy, à Carrick on-Suir et à Wozford, se sont couvertes de gloi par les bourses, les médailles, et autres récompenses qui leur ont été décernées.Bllo sont conquis, dans la lutte littérairo à laquello olle font pris part, avec les écoles protestantes, notablement plus favorisées, à raisons desriches fondations qu'elles possèdent, les distine- tions suivantes : 5 bourses de 25 livres sterl.chacune, soit d\u2019une valeur totale de 3,125 francs par année ot pour en jouir pondant deux ans ; donc an bout de deux ans, colu fers une somine de 6,250 france; 14 bourses de 15 livres, pour trois ans, valant 2,550 fr, par an; donc 6,650 fr.au bout de ce terme; 79 prix en livres d\u2019une valeur moyenne de 30 fr, chacun; done, 2,370 fr.En tout los Frères ont gagné cotto année, pour lours élèves, une somme de 16,270 fr.C'est à quoi Mgr de Hacrne n fuit allusion au banquet du cinquan- tcnaire du Collège.Quant aux filles placées sous la direction des Sœurs, quulifiéos, elles aussi, d'ignorantines, comme les Frères, elles ont obtenu un triomphe tout aussi éolatant, \\53 154 .ou _\u2014 uoique moins important quant à la valeur totale, eu oùt cru devoir limiter par des raisons de convenauce, vis-à-vis de certains parents, qui s'opposent à co que lenrs filles prennent part à des concours publics.La valeur des récompenses décernées cette unnée aux élèves des Sœurs, est de 7,250 francs.La somme totale revenant cette année aux élè des Frères et des Sœurs a dono êté de 19,520 france.Voilà comment un gouvernement protestant traite les élèves des congrégations religieuses.Comme c'est au concours que ces brillants résultats ont été obte- tenus, ils fournissent la preuve de la bonne instruction donnée par les religieux et les religieuses, auxquelles nous pouvons certainement comparer les nôtres, comme l'a très bien Mgr de Haerne, dans la solennité jubilaire précitée, à propos des collèges ir landais, auxquels s'applique le régime d\u2019encouragement scolaire dont nous venons de faire voir les résultats quant sux roligieux.\u2014Les Annales Catholiques.Orphelinats agricoles.\u2014 Au momout où il re dégage de la figure du curd Labelle comme tn rayonnement qui illumine l'œuvre de la colonisation, c'ost le tempe, eroyons-nous, de signaler À l'attention du publie l\u2019un des côtés les plus =ympatbiques de cette belle œ:vre.La tâche nous cost rendue facile, blication qui vient d'être faite d'un potit travail portant eur la question et dont l'auteur, anonyme, & bien voulu nous adresser une copie.au nombre des concurrentes, que les évêques du reste, par la pu- GAZETTE DES CAMPAGNES © \u2014 L'œuvre des orphelinats agricoles intéressera, nous l\u2019espérons, tout le monde, plus particulièrement les personnes de condition aisée.M.Rousselot, caré de Saint Jacques, M.l'abbé Giband, du Séminaire, À Montréal, et tous les organi- eatoura recevront avec reconnaissance les dons qui HE seront envoyés ou offerts, soit en argent, soit en vi effots (linge, hardes ou meubles), pour les onfants de l'orphelinat.\u2014 La Minerve.Cinguantième anniversaire de naissance du Révd M.À.Labelle, curé de St Jérôme et apôtre de la colonisation pour le diocèse de Montréal.\u2014 Voici |a réponse de M.le curé Labelle, à une adresse qui lui fut présentée ce jour là, par les membres du clorgé : Bien aimés et vénérés confrères, Jo no sais comment témoi er de ma gratitude à mes confrères dnns le sacerdoce qui ennent se réjouir avec moi, à l\u2019ec- casion da cinquantième anniversairo de mou pèlerin ade Is vie à l'éternité.Disons de suite qu\u2019à mes yenx, je sois icdigne.de tout 6loge, Vons frites allusion à l\u2019hospitalité que j'ai toujours offerte À tous mes confrères, En accueillant ces bons amis sous mon humble toit je n'ai fait qu'accomplir bien imparfaitement ce devoir de l\u2019hospitalité qne Suint-Pau] recommande comme une des qualités qui doit distinguer le ministre du Seigneur ot je me suis acquitté duno obligation qui n\u2019a jamais te un fardeau pour mon cœur, au contraire, je la considérais comuie une faveur dont on voulait m'honorer.J'ai déployé un certain zèle pour le succès de grandes eu- treprises, qui, aujourd'hni se sont réalisées ou qui se réaliseront dans Vavenir, Eo cela, jo n'ai consulté que mon amour pour la patrie et Ja gloire de Dien, mais je dois déclarer aussi La fondation d'orphelinats agricolos daris notre | que tous vous avez participé à ces grundes œuvres qui Lop 2 q q ays date, eu principe, finats ont pour objet d'arracher de pauvres orphelins à la misère et au vice et leur vie par lu culture de In torre \u2014Ls charité sccon dant le patriotisme, où plutôt se faisant patriotisme même en s\u2019exerçant ainsi au profit de lu patrie.Le seul orphelinat agricole qui existe aujourd'hui est celui de Notre Dame de Montfort, duns le canton de Wentworth, À quelques lieues en urrière de Suint Jérème.Sa fondation pratique dute de mai 1883; c'est le 22 de novembre, en effet que les missionnaires de la Compagnie de Mario en prirent charge.Ii se compose pour Jin, d'une chapelle eL d'une petite résidence pour les professeurs et leurs élèves; ces derviors sont au Hombre de six seulement, ** on attendant,\u201d comme dit Vopuscule que grands moyens promettent de bâtir un plus grund orphelinat où des centaines d'enfants pourront être admis.\u201d ** De plus grands moyens, \u201d c'est là le besoin qui se fait surtout sentir & Notre-Dame de Montfort.Los administrateurs de l'orphelinat, on hommes intrépides et généreux, l'ont pris tout entier à leur charge, à la condition d'un peu d\u2019aide et d'assistance pendant cing ou six une.Acclamer l'œuvre de la colonisation ne suffil pas; il faut l'aider, l'aider surtout sur les points où, par iquo, elle ve pratique ou mieux tout à la fois comme enreigne- comme churité à l'indigence, une espace de dédoublement ma tour à tour, ment à l'ignorance, gomme morsle au vice.de la fin de 1880.Ces orphe- do leur apprendre à giguer le moment de deux mille arpents de terre, dont trente à quarante de défrichée, d'un mou- nous anslysons, \u201cque de plus norent tue nation en ascondant de votre Influence, de vos lumières, de votre sympathie, tous cenx qui travaillaient à faire, avec ses embranclemente, ce Grand Tronc du Nord qui relie l'Atlantique au Pacifique et qui sera comme un pont interna- tionai entre l\u2019Europe et l\u2019Asie.Ent outre ce grav artère, en consolidant la Confédération, onvre nn champ immense À l'activité des haliltants de ce pays qui nn jour deviendra une nonvelle Russie d'Europe, Nous somes, enr ce continent, À créer une nouvelle pation qui cmnptors dans le monde par sa population, ses forces, sa ri- chasse, sa puissanca, et 1a vigueur de ses citoyens.Nous sommes - encore daus l'âge du l\u2019enfance et nous attirous déjà les regards dn mondo; qne sera-ce donc quaud vous serons arrivés à \u2019âge de la majorité f Vans avez parlé d'une question qui m'est chère par deseus tout: In colonisation.En effet, cette œnvre je Ja considère comme la plus importante ponr nous ot je la place même avant l'éducation s'il fai- lait sacritier une où l\u2019autre.Nous aurons toujours le tempe de fious iustrnive, mais nous ne l'aurons pas toujours ponr envahir le aol que nons ont légué nos ancêtres.D'ailleurs les deux peuvent marcher de front pour se fortifier, ee soutenir, wéclitirer.Aussi dos esprits éminents comme MM.Rameau, C.Jannet, nous répètont avec instance qne la colonisation cat notre force vt notre utilité dau le présent comme dans l'avenir, Il en est de même de Replns, ce célèbre géographe, qui suit l\u2019accroissement do la nation avec Ia sollicitude d\u2019une mère qui surveille \\a croissance de son enfunt.Serons-nous sourds à l\u2019appel de ces hommes anvanis dont les regards pénétrants lisent aveo tant de clarté les causes do la grandeur on de la décadance des nations Que faire dans un pays on près de 500,000 de ses enfants vivent aur la terre étrangère! Est-ce la rigueur du climat on l\u2019aridité du sol qui pousse ce flot dévastateur de la nation vers des plages iuonnnues ?Nallement, car quel plus bean pays gne le nôtre ?No sait-on par que la perte dan citoyen qui va vivre dans un autre pays que le sien, c'est une perte sèche d'au moins $1,000 ponr In nation dont l\u2019autre s'enrichit avec o:gneil ?Nous nots trouvons dono en présence d\u2019un terrible problème qu\u2019il ! faut résoudre à tout prix.Bil n\u2019est pas réeolu aujourd'hui, or GAZETTE DES CAMPAGNES J re rer rm pret nous sommes enr la voie de la solution, car uons avons nn le- Yier puissant pour vaincre les difficaltés plus fort que Vor et ] argent, c\u2019est l'esprit de foi qui anime notre population.C\u2019est set esprit qui & eauvé l'Europe des horreurs de l\u2019Isdamisme.C'\u2019eat ce même esprit qui a fondé le Unnada en dépit de la férocité des hordes barbares, et c\u2019est ce même esprit qui sauve- ™ zotre Jangue, nos Institutions ot nos lois si nous savons en profiter avec la porspicaci un Pierre l\u2019Ermite, d\u2019un Urbain, d'un Saint-Bernard.! ! Que faut-il dono faire pour roduire ces merveilles d\u2019un antre âge au milien de nous?D suffit de planter une simple oroix de bois où viendra aboutir un chemin de colonisation précédé des arpentages nécesnaires et de placer un puuvre prêtre nids de ce signe de salut.Devons-nous être surpris du prodige qn\u2018engendre cette croix Ÿ N\u2019ost-ce pus sur une croix de bois que lo moude à étésauvé! Je n'ai fait qu'appliquer le priveipe de vie qui avait enfanté den prodiges dans les sidcles précédouts, et le résultat a telle- nient dépassé noa erpérances que le gouveruement ne pou suivre l\u2019élan coloniszteur eb par ls confection de ses arpentages of par Pouverture dos chewins.En profitant de co sentiment religieux de la nation, Je n'ai fait que snivre l'exemple des évêques, des prôtres réculiors ot réguliers qui ont fault lenr marque dans l\u2019histoire du pays en favorisant In colonisation.Qu'il me roit permis derappeler ici les Bourget, les Tascherean, les Gingras, les Duhanue), les Fabre, les Hébert, les Brassard, les Marquis, les Coutu, les Jésuites et les Oblats, ete, ete, Je ne suis comme vous qu\u2019un zélatour de cette grande œuvre et si le succès à couronné tant soit pou nos efforts, cot ouvrage eat le vôtre comme le mien, cette gloire vous appartient comme à moi, et vous êtes trop bons de eignaler mes efforts en fait de colonisation qui n\u2019anraient eu auoun résultat marquant sans l\u2019appul du clergé et des catholiques infiocnts de cotte province, Merci pour vos bons souhuits.a \u2019 Puissé-je être digne, par mes qualités, mes vertus Ames obligations, mon hospitalité, des vœux que vous formez en ce 1n0- ment pour mon bouheur et pour les graudes eutreprises dont nous désirons tous ensemble le plelu sucods pour la gloire de Dieu et le bien do la patric.CAUSERIS AGRICOLE OULTURE DU LIN (Suite).Préparation du sol.\u2014En éludiant le mode de végé tation du lin, on voit que cette plante demande un sol ameubli à une grande profondeur et bion engrais sé, ce qui n'est pas toujours facile à obtenir.Les meilleures récoltes du lin sont données par fes sols labourés de dix à douze pouces de profondeur.Par conséquent, si l'on cultive du lin sur une vieille prairio le premier labour devra atteindre cette profondeur et les autres pourront être plus légers ; par co moyen Je gazon est placé au fond de la raie, à dix ou douze noes de ln surface, et là, en se décomposant, il accumule les principes au milieu desquels il ira végéter.Si l\u2019on avait affaire à un terrain en rotation irrégn lidre, qui n\u2019est ni en prairie ni en pâturage, la fertilisation du sol devra se faire au moyen d'engrais et alors, avant de faire des labours do dix A donze pouces, on devra étendre sur le sol ja fumure destinéo au lin, puis à chaque raje de charrue ramener dans le sillon tracé l\u2019engrais qui recouvre la raie suivante.Mais la terre vierge que l'on extrait ainei du fond est très pou fertile ot surtout manque d'aération.I! faudra donner À cette terre le temps de s'aérer, et pour cela les la bours profonds ne devaient être exécutés dans la plante qui précède immédiatement le fin, si celte lante ost une récolte sarelée : ce qui devrait toujours tre.Dans tous les cae, les labours qui ruccéderont à ce labour de défoncemeut devront être assez légers, | @ glo que 1a surface seule soit remude ot que la richesse 165 =r MR Te ey du fond ne soit pas ramenée à la partie supérioure du sol.Ensemencement de la graine de lin.\u2014 Nous avons déjà dit que lu graine de lin est sujette à de nombreuses falsifications qui portent préjudice aux intérôts de l\u2019agriculture.Chaque cultivateur doit travailler à les prévenir dans ls mesnre de ges foroes, et le meilleur moyen, comme à l'égard des céréales, doit être de produire soi-même les graines destinées à la semence.Comme nous l'avons dit aussi, les meilleures graines sont celles de Riga et de Livonie.Or dans notre mode ordinaire de culture, ces semences importées ne conservent lents qualités que pendant deux sine, Pour cello raison il faut peeourir tous les deux ans à l\u2019im- t{ portation, et c\u2019est alors que nous avons à compter avet los fraudes qui sont fréquentes.Pour reconnatire qu'une graine est bonne, on ex- amiue d\u2019adord la couleur et le volume de ces graines, puis leurs proprietés plus ou moins huilenses.La bonne graine de lin est posante, d\u2019un brun clair, Juisante cotime si elle était couverte d\u2019un vernis ; 8& forme se reconnaît À son apparence plus ou moins gonflée; la bonne graine n'est jamaie perfaitement ronde, mnis elle est formée de deux surfaces convexes très prononcées, et cette forme fait que lorsqu'on prond une poignée de graines et qu'on sert les doigts, la semence passe entre les doigts.Quant À la qualité huileuse des graines de lin, on le reconnaît en jetant quelques graines sur des charbons ardents, et si la proportion d'huile est trop forte on entend un pétille- mont très prononcé, très perceptible et très rapide.Lo plus sûr moyen d\u2019obtenir de bonne graine, c\u2019ost d\u2019en faire l'achat chez les marchands dont la réputation d'honnétoté est la mieux établie.Il ne faut pas marchander sur le prix et qu'aucune considération d'économie nous fasse adopter une graine de qualité in- févieure.Somons toujours des graines parfaitement nettes par le moyen de triages.On à remarqué qu\u2019à la deuxième année la graine do Riga importée produit une meilleure récolte qu'à la première année.Aussi doit-on, autant que possible, ne semor de graines importées la première année que ce qu\u2019il faut pour se procurer la quantité de semence nécessaire à la récolte de l\u2019année suivante.En agissant sinsi, ai la graine importée n'est pas de très bonne qualité, les pertes seront inoins lourles et l\u2019on sors toujours certain d'avoir pour la production de la filasse de bonne semence, Le produit général en graines, obtenu d'un lin clair et cultivé spécialement en vue de la production de la semence, est d\u2019environ douze minots par arpent.La quantité de semence à mettro par arpent, lorsqu'on veut produiro de la filasse, varie suivant la qualité de in filasee.Généralement, dans la filasse, on distingue trois qualités différentes : Ia filagse très fine obtenue des lins dits ramés, la filasse fine et la fllasse moyenne, Nous avons en outre une filasse groseière obtenue des lins cuitivés en vue de la production de la graine, Cotte filasse n'a pas de cours commercial ; ollo est employée pour la confection des grosses toiles Four les besoins ordinaires de In ferme.1! est imponsible d'obtenir à la fois de la filasse © de la graine de bonne qualité.Pour avoir de la boon raine, il faut semor ciair, tandis que Ia filssse de la plus bello qualité ne n'obtient que sur les lins semég 156 GAZETTE DES CAMPAGNES vo res drus.La graine n\u2019est bonne que lorsqu\u2019elle mürit rfaitement La filusre n'est fine et blanche que orsqu\u2019ello a été fabriquée sur des lins en flours.Suivant le but qu'on se propose dans la culture du lin, on répand, par arpent, de 130 à 220 livres de graines, soit un minot ot demi à trois minota.La première proportion donne des graines de bonne qualité; la deuxième proportion n\u2019est employée que dans la oulturo des lins très fins dit lins ramés.Entre ces deux chiffres oxtrômes on adopte une proportion quelconque, suivant que l'on veut avoir une filasse plus ou moins fine.Mais loraqu'on veut obtonir des graines de somonce de qualité supérieure, la proportion de 130 livres par arpent est oncore trop forte.Alors on doit cultiver à part une petite étendue de terrain dans laquelle on sème de quatre-vingt à cent livres par arpent.Ici, les plantes n'étant pas gênées dans leur développeraent, croissent on liberté, reçoivent de l'air ot do la chaleur en quantité suffisante et produisent une graine grosse, pleine, parfaitement constituée et douéo d'une grande force végétative.Au contraire, dans les somis drus les tiges sont serrées les unes contre les autres, elles restent fines et étiolées, et si ellos produisent une filasse d'une trés grande finesse, par contre leur graine est en petite quantité et très fine.Dans les lins dits ramés, l\u2019étiolement est tellement grand que les tiges ne peuvent se Bupporter seules.Pour les empêcher de se coucher et do pourrir eur le sol, on plante le long des planches, de trois pieda en trois pieds, des petites branches hautes de six pouces et dans l'angle de ces fourches d'une longueur équivalente à la largeur de la planche, les perches étant destinées à supporter un treillage qui soutient les tiges.La graine est généralement répandue à la volée eur le terrain préalablement hersé et ameubli superficiellement d\u2019une manière complète.Si Ia terre à conservé une certaine humidité et si la tompérature n\u2019est pas à la sécheresse, on pent Be contenter de passer un rouleau sur le torinin afin d'enterrer les graines.Celles ci seront alors eWfisamment couvertes pour pouvoir germer en quatre ou cinq jours, Mais si ces conditions ne sont pas remplies, on herse légéremont avec une herse on bois peu pesante, ou mioux encore avec une hcree de branchages.Après ce hersage, on doit passer le rouleau pour plomber le torrain et mettre les graines plus en contact avec le sol.Le lin doit être semé le plus tôt possible au printemps, sans copendant l'exposer aux fortes gelées tur- dives du printomps.Ces gelées no lo feraient que ra- remeont périr, mais elles returderaiont beaucoup sa vô- étation.jOn ème lorsque la température s\u2019est élevéo 50 dégrés Fahronheit : ce qui arrive d'ordinaire vors le 15 mai.On doit faire en sorte quo la semence soit tout en- torrée, mais très pou; car lorsqu'elle l'est de plus d'un demi pouce, elle ne lève pas.La graine do lin, seméo un peu avant la pluio ou sur une torro humide (ot on doit faire en sorte qu'elle le soit), ne tarde pas à lover.Pendent lo cours de ex végétation, le lin demande quelques soins d'entretion, consistant surtout en rar- clages, pour les lins ordinaires.Autant que possible, on doit choisir un terrain bien net pour cultiver lo in.Malgré coite précaution los mauvaises herbes, surtout daus les terrains riches, eroissent quelquefois avec une te.lo abondance que si on ne los faisait pas disparaître, elles diminueruient beaucoup le produit du lin, Afin de prévenir cette perte, on arrache les mauvaises herbes.Le premier sarclage doit être fait lorsque le p'ant a acquis trois à quatre pouces de hautour.Quelque temps après, environ quinze jours, on renouvelle le sarclage s'il y à besoin.Lorsque le plant a acquis six pouces do haut, on ne peut plus fuire vette opération sans incouvénient.Une sécheresse prolongée, peu après que le lin est lové, le fait souvent complètement périr ; d\u2019autres fois, ce n'est que par places: on appelle cot accident flambe dans quelques ondroits.En Balgique, le sarclago du lin se fait par les fommes qui passont dans le fin on se traînant sur les genoux, Ce procôJdé est moillour que si on foulait le lin aux pieds.Après le passago des sarcleuses, le lin est complètemont couché ; mais comme il est jeune, il n'est pas plié ot le lendemain il se roldve.Lorsque !a rotation que l\u2019on à adopté doit ramener une prairie après le lin, on sèmo les graines des plantes fourragères immédiatement avant lo premier sarclage et le passage des sarcleuses entorre les graines suifi- samment.Dès le premier temps do sa végétation, le lin est quelquefois infosté do ouscute, appelée dans le langage ordinaire teigne ou teignasse.Le seul remède pour détruire cotte plante parasite, c\u2019est d\u2019arracher tout le plant atiuqué, dès qu\u2019on peut lo distinguer ; car lorsqu\u2019on luisse cetto plante parasite s'étendre, elle est dana le cas de faire pordre la récolte d'an champ entier.Si on Inissait répandre les graines de In ouscute dans le champ de lin, il serait impossible, endaut une longue suite d\u2019annédes, de faire revenir e lin dans co même champ.& Récolte du _lin.\u2014Comme nous l'avons déjà dit, l\u2019époque de In récolte du lin cest déterminée suivant le but que l\u2019on ge propose quant à cette culture, Si la culture so fait au point de vus do la graine, on récolte loc-que la moitié de ses capsules commence à s'ouvrir ; mais sf on veut avoir de la fine filasse, on récolte dès la formation dos premières capsules.Ou perd ainsi un certain produit on graînes, mais la perto est lurge- ment compensée par la quantité de In fiiasse.La récolte du lin se fait par l'urrachago, excepté lorsqu'on a laissé mûrir In graine parfaitemont ; alors on peut couper le lin, car lu perte on filasso provonant de ln supprossion des racines est à peino appréciable , L'arrachage du lin ne doit se faire que par un temps sec.Lorsque le lin est couché, on doit devan- cor de grolques jours l'époque ordinuire de l\u2019arra- chago, afin d'empêcher lo produit de se détériorer, Au fur et A mesure do I'arrachage, les tiges sont éten - duos sur lo sol Avec un soin tout particulier, de manière que toutes les racincs soient sur une même ligne droite.Cette disposition facilite le travail des fleurs et donno en ovtro une plus belle apparence à la récolte.| Lorsqu'on suit la mêthode du ronissage à la rosée, Popéralion commence immédintement après l'arra- chuge du lin.Co mode convient tout au plus au lin cultivé uniquement pour Ja prodaction de la filasss et devrait être mis de côté duna tout sutre cas. * GAZETTE DES CAMPAGNES 157 pr > _ \u2014 La meilleure méthode consiste à peiguer le lin immédiatement après l'arrachage et sur le lieu même où le lin a été récolté.Le peigne est un appareil très simple qui consiste en plusieurs rangées de olous ou de dents de fer, plantés dans un bout de madrier que l\u2019on fixe sur un banc.Ces clous on dents de fer sont placés à un demi pouce à côté les una des autres.Les peigneurs se placent à cheval eur le banc et les poignées leur sont apportées au far et à mesure de l'arrachage.Ile passent les têtes du lin entre los dents de ce peigne et débarrassent les tiges de leurs cap sules.Celles-ci tombent enr un drap qu'on a dû étendro sous le banc et sont ensuite étendues au soleil pour qu\u2019elles puissent achever leur dessicoation.Les oignées sont généralement données par la droito et © peignour après son travail dépose la poignée à gauche, dans le même ordre qu\u2019il la reçoit, car il est important que la syméthie des tiges ne soit pas détruite.Si le temps est beau, le séchage des capsules peut se \u2018faire dans le champ; mais s\u2019il y à apparence de pluie, on peut étendre les capsules dans la grange, en y établissant un fort courant d\u2019air.De temps en temps on y remue le tout avec une pelle, Par ce der- pier procédé de séchage, la graine à le temps d\u2019attirer à elle tous les principes contenua dans les enveloppes et de mûrir parfaitement.On doit toujours se rder de fuire sécher le lin au moyen de in chaleur artificielle.Après le peignage, ei le lin doit être roui À l\u2019eau, il doit être lié en bottes à quel nes pouces plus haut que les racines, puise étendu dans une prairie, en ayant soin qu'il ne touche pas À la terre nue; on le retourne de temps à autre jusqu\u2019à ce que la tigo après avoir été froissée entre les mains indique que les fila- monts sont aur le point de se séparer de la substance molle.La durée de ce rouiesage a la rosée est très variable; il exige des temps homides et le soleil lui est tout-à-fait contraire.\u2014( À snivre ) Nécessité pour un cultivateur de se rendre compte de ses opérations, M.le Rédacteur, Je voyais dans la Gazette des Campagnes, il y a quelque temps, que vous faisiez un reproche Lrès mérité aux oultivateurs qui ne tenaient aucun compte do leurs opérations agricoles.Je vous engage fortement À revenir souvent eur ce sujet, car il y s peu de cultivateurs qui tiennent compte du coût et du rendement de leurs travaux, des pertos qu\u2019ils eu- bissent comme des profits qu\u2019ils réalisent de leurs récoltes, aussi bien qu\u2019à l'égard des animaux.Je vous envoie aujourd\u2019hui un compte-rendu du profit que j'ai obtenu par le lait de mes vaches, non pas parce que jo crois ce profit extraordinaire, mais pour démontrer à mes confrères oultivateurs qu'il y à toujours moyen de s'assurer si telle ou Lello exploitation agricole est payante.C'est toujours au moyen de comparaisons que l\u2019on peut s'assurer s\u2019il y à perte ou gaiu dans n'importe quelle industrie que l\u2019on désire exploiter sur une ferme.J'entends tous les jours des cultivateurs dire: # Garder des vaches no paio pas; porter le lait à la fromagerie ou à ls beurrerie ne pale pas non plus.\u201d \u2014 Je voudrais que vous flesiez comprendre aux cultivateurs, puisque des fromagories et des beurreries sont établies dans nombre de paroisses, qu\u2019il leur ost bien plus profitable d\u2019y porter leur lait que de fabriquer enx mêmes le beurre, même ceux qui font du ben beurre.Le défaut du cultivalour, comme vous l'avez dit vous-même dans In Gazette des Campagnes, c'est de ne pas calculer, et tous les jours ils nous en fournissent des exemples.On leur entend dire: \u201c Mon voisin à autant de vaches que moi, jo n'ai pas porté de lait à ls fromagerie et j'ai fait plus d'argent que lui avec mos vaches.\u201d Ce raisonnement est faux, parce que chez deux cultivateurs syant le même nombre de vaches, il peut y avoir uno grande différence dans leur rendement on lait.Pour pouvoir faire \u2018 une justo comparaison, il faudrait que cos cultivateurs pussent se rendre compte du nombre de livres de luit obtenu, et par là ils pourraient connaître celui qui a réalisé lo plus d\u2019argent par le produit de ses vaches.Je no prétends pas faire de reclame en faveur des bourreries ou des fromngeries, parce que je ne suis pés personnellement engagé dans ces industries.Mais étant cultivateur, je parle par mon expérience personnelle en me basant sur lo produit obtenu de mes vaches, et jo crois être à mêmo de démontrer, par le tableau que je vous envoie et que je vous prie de publier, qu'il est plus avantagoux de porter le lait à la fromagorie quo de se livrer à la fabrication du beurre sur notre propre ferme.Aveo le lait de mes six vaches, je n\u2019aurais fait que 673 livres de beurre, lequel vendu 20 ots m'aurait donné 8114 70, plus les frais de fabrication.Tandis que le lait que j'ai porté À Ia fromagerie m'a donné un revonu clair de $145.18: ce qui donne une différence de $30 48; À ce dernier montant il faut ajouter les frais de fabrication du beurre que j'aurais encourus: tinettes, sel, ouvrage, soit au moins $30, ce qui leisserait une différence d'au moins de $60 en faveur du fromage.Je ve puis trop vous engager à prôner l'établissement des beurrexjes et des fromagories, car il se perd une somme d'argent considérable seulement en bas de Québec, par le mauvais beurre quon y fait.Appuyez fortement sur les bons soins à donner aux animaux.Ce n'est qu\u2019À force de répéter ces choses, et les ! répéter souvent, que l\u2019on obtiendra quelques améliorations au poiut de vuo de l'élevage des animaux et de la fabrication du bourre et du fromage.Un CULTIVATEUR, Oup &t Ignace, 10 novombro 1883, Profit provonant do six vaches, race canadienne.Nous nous faisons un plaisir do publier les détails suivants, bien propres à nous démontrer les avan- tuges que l'on peut retirer on fournissant lo lait aux fromageries.Nous savons qu'un grand nombre de cultivateurs sont opposés à l'établissement de fromageries, mème de Pourrarios.Ce n\u2019est que par des chiffres provenant de bonne source que nous réussirons à démontrer les avantages que l'on pout obtenir de l\u2019industrie laitiore au moyen d'associations, pour l\u2019exploitation du beurre et du fromage pouvant assurer : notre beurre une moilleu re qualité et nous livrer ' 188 GAZETTE DES CAMPAGNES ee À la fabrication du fromage pour en faire le commerce À l'étranger.Nous remercians notre abonné du Cup St Ignace, pour les renseignements suivants qu\u2019il à bien vonlu nous communiquer : M le Rédacteur, Je crois que los détails suivants seront de nature à confirmer ce quo je disais dans une autre correspondance que je vous ai commnniquée : Vendu trois veaux à 86.Beurre vondu jusqu'au 15 juin, ., Juin, vente do fromage \u2026\u2026.Juillet, vento do fromage.Août, vente de frumage\u2026 Septernbre, vente de fromago.Octobre, vente de fromage.Payé au fromagier, 20 par 100.145.68.25.00 10.00 Vendu en Novembre, beurro pour.Petit lait ostimé seulemont a .Trois veaux d\u2019élove estimé à $10, et que je ne donnerais pas pour $15.$250.18 Ce résultat de $259 18, donne un profit do 84136 par vacho.Mais ce montant devrait êtro mis à nu moins 847, car j'ai gardé à part cela une pinte de lait par jour, Ajoutons de plus que mes vaches donnent encore 60 livres de lait par jour ; qu'un do mes veaux d'élève à bu du luit chuud pendant doux mois; qu'il n\u2019a pas été tenu compte de plusieurs livres de bourre vendu dans le cours de l'été.Comme on le voit, l\u2019estimation de 847 pour chaque vache ost plutôt trop basse que co que j'ai réellement obtenu.J'ai porté à ls fromagerio 14,340 livres de lait qui m'ont rapporté 8145.68, Si j'avais gardé le lait pour faire du Prarre, on suppossnt que je n'eusss pris que 25 livres do lait pur livre do beurre (co qui est le chiffre le plua bus possible), j'aurais fait 573 livres de | beurre qui, vendu à 20 cts lu livre, m'aurait rapporté 8114.70.Sur ce montant il y aurgit ou À prendre les frais de fabricitivns, tinettes, sel, cle.Ainsi, suivant moi, il est plus profitable pour le cultivatour de porter lo lait à la fromagerie ou beurrerie, quo do faire du beurre chez soi, 30 00 UN CULTIVATEUR.Cap St Ignace, 10 novombro 1883, Défoncor un terrain.Défoncer un terrain c'est lui donnor un labour plus profond qu\u2019à l'ordinaire.On défonce à la charruo, à la bêche où à la piocho.Il eet malheureux pour l\u2019agriculture quo les dé penser de cette opération, lorsqu'elle est faite à la êche ou à la pioche, soient si considérablen, car ses avantages sont très grands, très prompis ot très durables.En effet, on rend la terre plus perméablo aux racines des plantes, aux principes de l'air, aux pluies et même à ln chaleur du soleil, c'est À-dire aux quatro conditions nécessaires de toute richo végétation.Il est avantageux de défoncer un sol composé uniquement de terre végétale, c'ost-à dire les sols les plus fertiles, parce qu\u2019on met à l'air des torres meubles et non épuisées, du terreau soluble ou plus disposé à être rendu soluble, soule partie propre À la nourriture des plantes.On doit quelquefois défoncer des terres argilouses pores où presque puros, parce qu\u2019an moins pendant \"Un an où deux ans elles seront plus perméables à l\u2019eau, à l'air ot aux racines, ; Très souvent il est bon de défoncer les sols qui renferment plusieurs natures do terr>8 disposées par couchos, surtout coux qui, après la terre végétale, présontent vue coucho d\u2019urgilo ou do tuf, c'ost-à-dire da pierre tendre, et enauite de marne.Ces sols sont fréquonta, et peuvent facilement par IA doubler de valeur après quolques unnées, c'est-à-dire lorsque la terre da fond s\u2019est imprégnée des principes de l'air, On voit des espè-es de marais qu\u2019un simple défon- cemeont dessèche auffisamment pour los rendre propres aux productions des torros sèches.En effot, si la couche d'argile n\u2019est qu'À six pouces de la surface, l\u2019eau pout fucilemont se montrer au jour, mais si on la creuse jusqu'à deux pieds et qu'on la mélange aves lu terre végétale qui In surmontait, l'eau ne peut plus atteindre les racines des céréales et anx petites plantes annuclles qu\u2019on sème sur cotte surfice.Un défoncement doit toujours précéder l'établissement d\u2019un jardin ou d'un verger.Muis quelle profondeur faudra-t-il donner aux dé- foncemonts?La nature du sol et les calculs des bénéfices qui doivent en résulter pouvent seuls décider cette question.Il ne fuut jamais, en agriculture, agir sans avoir acquis une connaissance approximative de l'utilité des résultats.La meilleure pratique, en fuit de cuiture, ne vaut rien si elle ne prooure une nugmen- tation de rovenu et le remboursement des avances de toute nature, nécessitées par la terre.Il n\u2019y a que des cultivateurs riches qui puissent agir ainsi.Il est souvent dangereux de planter dos arbres sur un défoncement nouveau, parce quo la terre trop mouble no retient pas l'eau et présente des interstices, de sorte que les racines s\u2019y dessèchent.Cette observation s'applique particulièrement aux torrains sablonneux ot crayoux.Une de ses conséquences, c'est qu\u2019on doit défoncer toujours wvant l'hiver, afin que les pluies de cette saison fassent tasser la terre, la plombent comme on lo dit quelguefois.Généraloment uno profondeur de deux pieds suffit dans lo plus grand nombre de cultures, même dans lu plantation d\u2019un verger que l\u2019on désire sgraudir ou d'une forét A laquelle ou voudrait donner une plus grande étendue.Dans une terre légèro, lo défoncement à la bêche romplit suffisamment son objet, parce qu'il suffit de jeter cette terro à quolgne distance, pour qu\u2019elle se divise et même s'émiette; mais dans un sol argileux, ou un sol où los pierres dominent, il faut le faire à la ioche.' P Les lubours À la bêche pouvont être plus ou moins parfaits solon la force de celui qui exécute ce travail.En principe général, plus on divise la terre et plus on remplit son objet.En conséquence, pour bion fairo, il fact prondre pou de terre À la fois et l'épur- piller on la retournant, et non, comme on le fuit que trop souvent, enlever une grosse motte et la placer bien doucement devant soi, de sorte qu\u2019elle est eee J GAZETTE DES CAMPAGNES 159 \u2014 ere re aussi entière, quoique retournée, qu\u2019ello l'était auparavant.Ce sont principalement les terrains argileux, surtout quand ils sont labourés après la pluio, qui se bachent ainsi lorsqu'on ne veille pas suns cesse sur les ouvriers.- Il devient souvent difficile d\u2019obliger les ouvriers, surtout quand ils ne sont pas engagés à la journéo, à remplir toutes les conditions exigées pour un bon bé- chage, Il est toujours plus coûteux, mais toujours plus avantageux de les faire travailler à la journée, parce u'à la tâche ils so dépêchent trop et le travail se fait ans de mauvaises conditions.Il est regrettable que dans l'espoir d'économiser une petite augmentation de dépense, on te prive de lu certitude d\u2019un produit cent fois plus considérablo.Les défoocements à la charrue ne diffèrent des labours ordinaires qu\u2019en ce qu'ils sont plus prefonds.Nous avons traité de la question des lubours à Ja charrue il n'y a pas longtemps, et pour le présent nous ne croyons pas nécesssire d'y revenir, \u2014\u2014 Les betteraves pour les animaux, Nous voyons avec plaisir que la culture de la betterave devient de plus en plus générale et gue la crainte que l'on entrotenait sur la possibilité d'établir des mx- nufactures de betteraves d\u2019une manière pormanente, n'a plus sa raison d'être.Il est bien possible qu\u2019une ou denx manufuetures de betteraves de co gonre soient suffisuntes pour d'ici à plüsioors années dans notre Province, mais rien n'empêche quo d'ici 4 ce temps là nour cultivions la betterave comme nourriture pour les animaux, .None l'avons déjà dit, l'on ne peut re refuser à reconnaître que la betterave est du goût de tous lea bestiaux, et qu'elle les entretient en état de bonne santé et de graisse pendant l'hiver, époque où ils manquent généralement de nourriture fraîche, Les cultivateurs américains, qui ne négligent rien de co qui peut apporter du profit, cultivent beaucoup la betterave uniquement pour la nourriture des co- chong, auxquols ils donnent ler feuilles en automne et les racines en hiver, loraqu\u2019il convient de compléter leur engrais.Ils ont observé que lo lard des cochons ainsi engraissén est supérieur A celui des autres ; ce qui n'est pas difficile A croire, À raison de lu sur abondance de matières sucrées que contionnont ses ra cines.\"Tous les bectiaux nimont les betteraves, mais elles ne conviennent pas à tous.Les chevaux qui en sont nourris, par exemple, sont moins propres av travail us Ceux À qui donne du foin et de l\u2019avoine.Il en eat eu près do mémo des bœufs de labour ou do ebar- roi; mais coux à l'engrais s\u2019en trouvent extrème- ment bien.Quant aux vaches, c\u2019est leur aliment par excellence, attendu qu'ello leur donne plus de lait qu'aucun autre fourrage.Les racines de bettoraves doivent ôtro données avec modération aux moutons, parce que d'un côté elles les engraissent trop ; c\u2019est ce qui les dispose à Ja pourriture, et que de l'autre ils s'en dégottent fuoi- lement.Toutes les sortos de volailles, excepté les pigeons, se jettent avidement sur les betteraves, surtout lore- qu'elles sont cuites.On peut facilement les engraisser par leur moyon.Cependant les poules exclusivement nourries de betteraves pondent des œufs inférieurs en bonté À coux de cellos qui vivent de grains, 2222 ES Choses et autres.Le pontoir de l'habitude \u2014Le pouvoir de l'habitude a one force morale difficile à vaincre et qu\u2019il n\u2019est pas an pouvoir de l\u2019homme peu instruit d@vainoru.Ce ne sont pas les préceptes ni les exemples qui manquent anx cultivateurs pour opérer les changements profitables duns lenr manière do oultiver, c'est l\u2019envie d\u2018en profiter, c\u2019est l'éducation domestique et l\u2019exemple «ln toit paternel, qui s'oppose À vouloir se renseigner aur les choses de l'agriculture ou à suivre l\u2019exemple de cenx qui ne demandent qu\u2019à s'instraire sur les améliorations agricoles qui wopdreut autonr d'eux, En vain le cultivatour routinier a-t-il à côté de lui une meillaure charrue, un instrament aratoire qui abrège lo travail, des prairies artificielles, des animaux d\u2019une baute valenr comparativement aux siens: l\u2019exemple glisse, l\u2019habitudo reste, et, comuie saint Augustin, le caltiva- tour pourrait dire: * Je le vois bien, je l\u2019aime, je suis le mal walgré moi.\u201d Caltivatonrs, il n'est qu'un moyen de vainore cette résistance et de vous vaincre vous-mémes: Instruisez-vous, et ne dédaignez jias de suivre les bonnes pratiques agricoles de votre voisin quand vous avez la certitade qu\u2019en adoptant telle ou telle manière do onitiver son champ il obtlent d'excellents ré- snitute.Aesociez-vous aux cercles agricoles et par la disous- tion vons vous instruirez, et vous profiterez de l'expérience de vos voisina.Ne cherchez pas avoir une trop grande étendue de terres à oultiver, mais que juste ce que vous pourrez cultiver avec soin et profit:\u2014Un nombre borné d'arpents «le terres bien cultivées, c\u2019est-à-dire où Von n'a négligé aucun moyen d'en tirer tous les produits pos- aiblo valont mienx qu'une grande exploitation négligée et li- rréo À un cultivateur insouciant, et qui n\u2019a pas, comme l\u2019on dit, les reins assez forts pour eu tirer un bon parti.Nous ns crsignons pas dle dire à tn tel cultivateur: Vendez une partie de vos terres ponr employer le capital sur ce que vous conserverez.Mnis co n'est pas tout d\u2019uvoir des capitaux disponibles et viser à se mettre en frais d'améliorer une terre, de faire des expériences parfois coûteuses, il fant encore avoir de l'intelligence, savoir sou métier ; car l\u2019agriculture en est un, et ce n\u2019est pas le plus facile, puisque la cultivatenr » a combattre tous Jes éléments, et de plus il doit viser produire avec le moius de frais porsibls et dans les meilleures conditions quant à ls quantité et 1n qualité de ses produits.Les ouvriers sur tune ferme \u2014Taniôt on preud les ouvriers à la journée, tantôt on les prend à la tâche; on fra pnie on en ar- gont ou en produits de la ferme, Les avantages et les inconvé- uients de ces deux modes dépendent des naages de Ia localité ou à la natnre du traveil qu\u2019on doit leur faire exécuter, Ainsi comme Jos ouvriers qu\u2019on prout à la tâche fout parfois plos mal, pour aller plus vite, que cenx qu'on proud Ala journée, travaillert le moins possible, soit pour s\u2019éviter de Ja fatigue, soit pour avoir plis longtemps de l'ouvrage, on doit donuer à ln tâche les travaux dont ln vérification peut être fuite facilement; los autres travanx, dont la benne qualité dépend de la volonté de l'ouvrier, duivent être faits à la journée et constamment surveillés, Ou prend, pour certains nnvrages qui ponvent être faite en tons temps, los onvriers à l'épogne de l\u2019anuée où il j & Je moins d'ouvrage, où ils eo contentent d'an moiadre gain.Prendre un grand nombre d\u2019ouvriers pour los principales récoltes, les fois ot les mvissons, ost prosque toujours avantageux, car où peut étre eûr de faire cos travaux à temps.Bien payer et exactement payer les onvriers, c'est les attacher À Jeur travail et par conséquent améliorer beaucoup sea résuitats.Attacliez-vous vos ouviiors par de bons procédés, par de petites douceurs, par des gratilientions lorsquo l'ouvrage est mionx fait et plus tôt fait, et vous trouverez en Oux toute la tonne volonté désirable.Le «ésir d'être assuré d'ouvrage pens dant torte une sunée les engagera A employer tous les moyen propres à vous satisfaire. 160 GAZETTE DES CAMPAGNES RECETTES Dégoût chez le cheval.Si un cheval est dégonté, on peut employer le moyen suivant pour lui ramener l\u2019appôétit : .Me dans deux verres de vinnigre sept on huit gousses d\u2019ail qde vous couperer, en tranches et que vous écraserez, deux onces do sel of une dewi-livre de m el, le tont doit être bien mêlé et remné.Avec cette décootion on frotte les gencives, les lèvres et Ja langue du cheval.T1 fout lui douner une nourriture plus délicate qu\u2019à l'ordinaire.Blessures des barres chez le cheval, Les barres ponvent être blessées par un mors on par gnelque autre accident.Prenez des figues sèches pilées, mêlez-les avec An miel et du sticre en pondre et étendez le tout sur un morceau de Ilugo dont vous entourez nn billot; mettez ce billot «lens la bouche du cheval, et arrêtez-le avez une corde pardessus lo tête.Vous I'dtorez su bout «de {rois quarts d'heure, vous le lui remettrez cinq où six fois par jonr, et à chaque fois vous le lui Inisserez pendant tiois quarts d\u2019henre.(Ce qu\u2019on appelle barres chez le cheval, sont les parties Jos plus hautes de ln gencive du cheval sur lesquelies il n'y a jamais de dents.) 1884-H.N.Y\u2026-1884 \u201cGRIP\u201d .1813\u2014ONZIEME ANNEE-1884 « Grir\u201d-Le journal comique du Canada publié par des Canadieus pour des Canadiens, et dévoué uniquement aux intérêts du peuplo en tant qu'ils se distinguout des intérôts des partis politiques, doit être DANS CHAQUE FAMILLE CANADIENNE Lxs BACHELIERS pourront animer leur vie isolés en parcourant le \u2018 Potit Farceur ¥ une fois par semaine.\u2014$2 00 seulement par année, LES JEUNES GENS y trouveront ane source périodique pour la conversation duns les pages ct les vignettes dn Grip, après que tous les autres sujets auront Gté 6puieés.\u2014Seulement $2.00 par année.LEs POLITIQUES de tous les partis qni jouissent d\u2019un tempérament gai et voulent se faire une position vraio apprécieront les oaritures du Grip.811 est dos politiques dignes de ce nom, qui ne sont pas abonnés, nous les informons que le Grip ne coûte que $2.00 par aunée.LES PARENTS dann toute la Puissance certifient que les visites du Grip, chaque serusine, d'uns leurs familles, sont accueillies avec joie par leurs enfants, pour qui les gravures sont une éducation unique.I! faut essayer nne souscription d\u2019une année eb constater l'exactitude do cutto assertion-82.00 par année payable d'avance.Vous avez souvent songé à recovoir le \u201c Grip \u201d Envoyez votre nom et #2 maintenant.PROGRAMME DU \u201c tiRIP \u201d Gaieté saus vulgarité; patriotisme sans partisannerie; la la vérité sans amertunie.1884 Une année pour §2 sculement\u20141834 B'adresser à 8.J.MOORE, Uérant, Toronto.13 décembre, 1343.-| MARS prochain, et DEUX MALLES laisscront Ia UATRE MALLES laisseront BERSIMIS dvrant hiver 1883-84 pour la POINTE AUX ESQUIMAUX, le 26 DE- CEMBRE courant, le 25 JANVIER, 25 FEVRIE less B AUX ESQUIMAUX pour BONNE ESPERANCE, le £6 JANVIER et le 25 MARS 1884, Les lettres et les journaux déposés ct reços an Bureau de Poste de Québec, JUSQU'AU 18 DÉCEMBRE COURANT, 17 JANVIER, 17 FEVRIER, et 17 MARS PROCHAINS, pour les endroits situés entre BERSIMIS et POINTE AUX ESQUIMAUX, seront expédiés par les courriers qui laisseront Bersiwis aux dates oi-haut mentionnées, Les lettres ei joua destinés aux endroits aitués entre BONNE ESPERANCE et la POINTE AUX ESQUIMAUX.déposés on reçns an Bureau de Poste de QUEBEC jusqu'au 18 DECEMBRE ct 17 FEVRIER prochain, seront expédiés à destination, WILLIAM G.SHEPPARD, Inspecteur desPostes, Bureau de PInapebteur des Postes, Québec, 3 déceembrs 1863.13 décembre 1883, PROVINCE DE QUEBEC, } COUR SUPERIEURE.District de Kamouraska, No.557.DAME LEONTINE DIONNE, épouse de Sieur Honoré Dionue, cultivateur, de la Paroisse de St Philippe de Néry, Domanderesse, re.Le dit HONORE DIONNE, Défendeur, Une action en séparation de biens a été instituée en cette cause.L.A.LANGLAIS, Procureur de la Demandorcsse Fraserville, le 28 Novembre 1883.6 décembre 1883.CANAUX DU SAINT LAURENT.AVIS AUX ENTREPRENEURS.I ADJUDICATION des travaux à l\u2019entrée supérieure du À canal Cornwall, et de ceux à l\u2019entrée supérieure du canal du Rapide Plat, qui devait avoir lieu le !3me jour de novembre prochain, est inévitablement remise aux dates ci-dessous : Les soumissions seront reçues jusqu\u2019à mardi, le quatrième jour de-décembre prochain.Les plans, devis, ete, pourront être examinés aux endroits déjà mentionnés dès eb après mardi le vingtième jour de Novembre.Pour les travaux à la tête du canal des Galops, les soumia- sions serout reçues jusqu'à mardi le dix-Luitième Jour de Décembre.Les plans et devis, etc., pourront être examinés aux endroits déjà mentionnés dès et après Mardi le quatrième jour do déceinbre.Par ordre, A.I, BRADLEY, Secrétaire, Département des Chemius de for et Canaux, Ottawa, 2U octobre 1688, 8 novembre 1883, "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.