Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 12 février 1885, jeudi 12 février 1885
[" XXII Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.12 février 1885 No.27 GAZETTE DES CA] [PAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS! Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.T\u2019abonnement peut dater du 1er de chaque Mois, ou commencer avec le ler numéro de l'année.On ne s'abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par éerit, au Bureau du soussigué, UN mols avant l'expiration de l'année d\u2019abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés ; si non, l\u2019abonnement sera censé continuer, mnl- gré même le refus de la Gasette an Bureau de Poste.Toit ce qui concerne la rédaction et lenvoi de correspondances doit être adressé à Firmin H.Prourx, Rédacteur-Propriétaire.Gérant : Hector A.Proulx.\" Tont ce qui concerne les abonnements à la Gazelle des Campagnes et les annonces à être ubliées dans ce journal, doit être sûrersé à lector A.Proulx, Gérant.ANNONCES: Première insertion.10 centius par ligne : Douxième insertion, to.3 centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions libérales.Ceux qui désirent a\u2019ndresser tont particulid- rement aux enltivateurs pour In vents de terres instrumenta d'agriculture, etc, etc, trouveront avantageux d'annoncer dans ce journal.ABONNEMENT : } $1 PAR AX Si la guerre eet la dernière raison des penples, l\u2019agricultare doit en être la première.Emparons-nous du sol, ei nous voulons conserver notre nationalité, } ABONNEMENT : $1 rar ax SOMMAIRE, Nos écoles d'agrioulture : Avant propos ;\u2014A l'honorable M.J.J.Ross, commissaire de l\u2019agriculture; Ste Aune et l\u2019Assomytion, de 1873 à 1884 ;\u2014Les élèves ; Richemond ; I faut maintenir nos écoles d\u2019agriculture ;\u2014Défaut à corriger ;\u2014Ecole d'iustruction initière indispensable ;\u2014Une école unique ; Oka, Wentworth, Sorel.Sujets divers : Société d\u2019apiculture de la Province de Québec.\u2014 Valeur alimentaire de l\u2019avoine.Choses et autres : Avantages que l\u2019on peut retirer de la culture des abeilles.\u2014Revenu qne procurent les abeilles, Recettes : Bleu de rose pour l'apprêt du linge \u2014Emplâtre pour la brûlare d\u2019ean.=> EF\" Nous attirons tout partioulièrement l'attention de nos Jectenra sur l'annonce concernant l'ouverture des cours à l\u2019école d'agriculture de Ste Anne, que nous aurions dû avoir pu- Dblié la semaine dernière.Abonnements payés pour la \u2018 Gasetle des Campagnes, \u201d du 5 au 12 février (25e liste), \u2014M.Cypriou Michaud, Ste Flavie de Rimouski ;\u2014M.Bruno Lapointe, St Jovite de Terrebonne = M, Gabriel Lemieux, St Agapit de Beaurivage ;\u2014M.Edouard Carrier, Inspecteur d'écoles, Notre-Dame de Lévis ;\u2014Bi.Louis Emond, St Paschal.\u2014Nos remurciements les plus sincères.£#\" Vonant d'être imprimé et en vente au Bureau de la Gasetts des Campagnes : LE PARFAIT MARÉCHAL EXPERT MODERNE, manuel complet, de l'amateur et du marchand de chevaux, de l'artiste vétérinaire et du maréchal forrant, ouvrage extrait des mellleurs autears uuciens et modernes; mis on ordre et conmplélé par M.Murcelicour, artiste vétérinaire.Prix : 35 ota.À nos lecteurs, À l'exclusion de notre Causerie agricole et do Ia Re vue de la Semvrine, nous avons cru nécessaire de publier aujourd\u2019hui le travail de M.Ed, A.Baroard, sur nos écoles d'agriculture, Cette question étant de première importance pour l'avenir Pros; ère de notre agriculture, mérite qu\u2019on s\u2019en occupe sérieusemont, Nul doute qu\u2019à la prochaino Session de l\u2019Assemblée Législative de Québec, cetle question de l'enseignement agricole sera soumise à l'attention du Gouvernement, afin d'en venir à une solution avantageuse.D'ici à ce temps là, les directeurs de nos sociétés d'a- griouiture et des cercles agricoles pourraient discuter les plans proposés pur M.Barnard et communiquor le résultat de leurs délibérations aux députés ruraux qui seront appelés À sanctionner les vies de nos gouvernants à ce sujet.Par ce moyen on arrivera À un résultut pratique et propre à donner satiefaction à tout le monde; oar, sachons-le, les caltivateurs ne doivent pas demeurer insouciants À l\u2019égard de cette question vitale pour notre agriculture, NOS ÉCOLES D'AGRICULTURE.AVANT PROPOS.Chargé, depuis 1869, de la direction de divers journaux d'agriculture, etc, l'auteur a eu, plus que tout autre pout-être en cette province, [n mission et l'occasion d'étudier los besoins los plus prossanta de notre agriculture.Déjà, à plusieurs roprises, il a déclaré que le plus urgent est un bon enseignement a, ricole, donné pour Ja jeunesse, dans des écoles d\u2019agricuiture bien dirigéos et, pour lu génération qui travaillo, dans lu fondation de cercles agricoles, souten-8 par le bon vouloir du clergé et inetruits par l\u2019observation, la lecture de bons journaux d\u2019agrioultare et les conférences agricoles données par des praticiens éclairés 210 GAZETTE DES CAMPAGNES L'auteur croit avoir démontré à l'évidence.dans le Journal d'agriculture illustré ot nilleurs : 1, Que nos torre« ne donnent plus que du quart au tiers de ce qu\u2019elles produisaient autrefois; 2.Que, cependant.l'épuirement du sol n\u2019est, encore gne superficiel ; 8.Qu'il ert comparativement fucile de ramener lu fertilité du sol à ea richesse primitive, tout en enrichissant le cultivateur ; 4.Que la production agricole annuelle dans notre province dépnere, sans aucun doute, l'énorme somme de roixante-dix millions de pisstres; 5.Qu'il est trds posible de doubler, tripler et même quadrapler cex revenus annuel, au grand rofit de nos cultivateurs, et du Canada font entier ; 6.Que lu colonieat'on dans notre province ne enurat être proxpère lant que nos coltivateura ruivront, comme c'est général avjourd hui.un -yetème complet d'épuisement et de ruine dans leurs cultes, En effet.il et impossible d\u2019être bon colon si l'on ne vait que ruiner la terre et, par conséquent, ruiner le putri- moine de ses erfants.Si ces avancés sont certains, comme l'anteur I'nf firme solennellement roOus su reapon-sbilité per-on- nelle, il est urgent, pour tous les hommes bien pensants dans celte province, d\u2019étudier rans plus de retard le grand problèm- nutionsl de l'amélioration de notre agriculture, et de l'enseignement agricole.A L'HONORABLE M.J.J.ROSS, COMMISSAIRE DE L'AGRICULTURE, ete, eto.Monsieur le premier minitre\u2014 J'ai visité, en juillet dernier, les écoles provinciales d'agriculture de Ssinte-Anne de la Pocatière, de L'Assomption et de Richmond.J'ai également visité les rtablissemente agricoles des RR.PP Trappistes, à Oks (Deux Montagnes).ot des RR.PP.Marianites.à Notre Dame de Montfort (Wentworth, Argenteui )- Enfin, à Sorel j'ai yo, avec un grand intérêt, les cultures attachées au Lincoln College et dirigées avec beaucoup de suc cès par le réducteur de notre journal d'agriculture angluis, M.À.R.Jenner Fust, SAINTE ANNE ET L'ASSOMPTION, DE 1873 À 1884.En 1813, j'avais fait un examen minutieux des écoles d'agriculture de Sainte Anne et de l'Assomption.J'ai trouvé cette année un progrds marq: é duns les cultures de l'Assomption, bien g\u2019ellen laissent en core à désirer.Lors de l'ouvert.re de cette école, les terres y «ttochées,\u2014comme la chose est malheureusement trop générale dana notre province.\u2014étaient convertes de mauvaises herbes et très appauvries.Aujourd'hui les cullures sont nettes ot assez satinfai- santes.Les troupeaux sont aussi benuconp meilleurs qu\u2019en 1878.En somme, je ne saurais Lrop louer les efforte peruévérants foite par M.Marsan, le professeur d'agriculture et dirocteur des truvaux, malgré les nombreuses difficultés qu'il a dû rencontrer, depuis In fondntion de cette ecole j squ'ici, En 1873, l'école de Suinte-Anne existait déjà depuis lusiours années et j'avais alors remarqué, duns les cultures de l'école, une améliorution nota le sur celles des environs.Le directeur actuel des travaux, M.Roy, est un raticien habile qui aime évidemment l'agriculture.attachée À l'école sur le meilleur pied possible, Les blex m'ont paru excellente, les légumes bien sévssis et d'une étendue considérable, vu les habitudes du pays; les pâturages étaient bons et les menus grains promettaient une bonno récolte.Le jardin eut très grand et riche, Les bestisux sont en bon état de pro- duotion.J'ai particulièrement remarqué les veaux, qui sont superbes, bien que nourris avec la plus stricte économie.En somme, ls pratique dans ces donx écoles ost en bonne voie.De fait, avec un peu plus d\u2019encoursge- ment, ces cultures pourraient devenir tout à fait modèles, ot les directeurs sctvels des travaux me pa- raiscont en mesure d\u2019atteindre ce but du moment qu'on leur en donnera les moyene, et quelques garanties pour l'avenir.LES ÉLÈVES.Malhevreusement.quant au nombre et au choix des élèves, je regrette de constater qne ces deux évoles n'ont guère progressé depuis onze ane.Encore avjourd'hui, conx qui fréquentent les écoles de l\u2019Assomption et de Sainte Anne sont tous nouri ie et instruits gratuitement par l'Etat.Ce sont presque des enfants, dont une purtio assez notable ne semble guère nppelée à l\u2019état agricoe.Ce fait est anormal et mérite toute votro attention.On ne saurait prétendre que notre po ulation ne vent pas du tout de l\u2019enseignement vgricole, puisque, l'an durnier, des centaines d'aspirants se preesaient pour obtenir leur entiée à l\u2019école-ferme industrielle de Rongemont.Il faut donc attribuer l'éloignement des elèves dans les écoles de Sainte Anne et de l'Assomption au peu d'encouragement publie donné aux élèves de lu purt des autorités en agriculture, ot au fait que l'existence de ces écoles 8 été menacée cons tumment depuis leur fonuation.On comprend que le public agricole ne eaurait avoir confiance dans des institutions qu'il est toujonrs question d'abolir pour les remplacer par d\u2019autres.RIOBMOND.J'ai visité l'école de Richmond pour la première fois l'hiver dernier ; j'y suis retourné récemment et j'ai vi-ité toutes les parties de cette exploitation : les vieilles terres, les terres neuves.les de richements et la forêt.Malgré toutes les difficultés par lesgnelles cette école est passée, c'est encore celle dont l'avenir me purait ie plus assuré, et la raieon en est que les cultivatenrs des environs en reconnaissent maintenant l'utilité, au point qu\u2019ils y envoient leurs jeunes gens en bon nombre.Non seulement toutes les bourses offertes par le gouvernement sont prises par des élèves competents, mais encore on y voit, pendant l'hiver, un bon nombre d\u2019é'èves temporsires, qui suivent nssidüment les cours d'agriculture, Et cependant la culture n'y est certainement pas plus avancée que dans nos deux autres écoles ct tout le système ruivi encore aujourd'hui est à l\u2019état do transition.Ce qui n'empêche pas que les cultivateurs des environs, que j'ai rencontrér en bon nombre lors de ls convention d'industrie Isitière tenue à Richmond l'hiver dernier, m'ont paru «nanimes à dire que Ye à stème suivi à l'école mérite l'approbation générale.fait, | parait avoir grandoment à cœur de mettre la ferpoo les progrès déjà réalisés sont frappants, et l'existence % GAZETTE DES CAMPAGNES 211 pr utile de cette école ne saurait faire de doute, du mo ment que les promoteurs scquerront la confiance que leur œuvre sera soutenue dans l'avenir.Lo directeur de l\u2019école m\u2019assure que les capitaux qu'il croit néces ssires aux améliorations foncières, pour en faire nn établissement de premier ordre ne feront pus défaut, à Richmond, du moment qu'il ne sers plus question d'abolir nos écoles actuelles pour les remplacer par d'autres, et qu'une gurantie À cet effet leur sera donnée par le gouvernement.M.Ewing sitend avec hite Cette garantie pour commencer des travaux impor tants.IL FAUT MAINTENIR NOS ECOLES.Pour ma part, tont en signalant des réformes im portantes à faire, je n'hésite pas À opiner en fuveur du maintien de nos trois écoles actelles d\u2019ugriculture, et je crois qu'ii est très urgent que le gouvernement donne au plus tot 1a garantie de leur maintion pour l'avenir, à des conditions acceptables de part et d'autre.Il faudrait, comparativement, peu de choses pour que la province retirât de ces institutions les meil- ours résultats, vit-éce, comme elles le sout toutes troie, aux centres des trois principaux distriots du pays, étant differentes par la nature du sol, par le elimat, par les marchés, et méme par les habitudes de la population.\u2014Tons, ou à peu près tous les oulti- vateurs de cette province sont directement intéressés au succès de ces institutions, et ile devraient pouvoir trouver, dans l\u2019une ou l'autre de ces éco es d'agrieul- ture, les enseignements qui peuvent convenir a leurs circonstances particulières.Dans ce but, le public lieu d'attendre de chacune d\u2019elles, 1, Que leur «ystème de culture eoit tout A-fuit modéle, c'est-d dire qu\u2019il donne, en urgent, des profits incontestables, tout en améliorant de plus en plus le sol, au lie: de 'dpuiver comme le font la plupart de nos cultivateur; 2.Qu'on y fusse graducilement, mais d'année en annee, ot ave suite, toutes les ameliorations foncières et autres que demubdent les circonstances, en vue toujours des meilleurs bénéfices nets à en obtenir, auxsi jen que des enseignements si précieux qui découleront de ces pratiques uméliorantes ; 3.Que l'enseignement donné aux élèves soit tout À fuit approprié Aux circonstances dans lesquelles se trouvent nos oultivateurs, et en rapport avec les moyens financiers dont ils disposent; 4 Que les moyens nécessaires soient pris pour faire connaître aux cultivateurs tout ce qui les intéresre dans ces écoles De leur côté, los écoles ont droit d'exiger, lo.Un secours pécuniaire en rapport avec les dépen-en qu'elles sont obligées de faire pour donner aux élèves ot aux coltivateurs du pays les enseignemonts qu'on en attend; 2o Une gurantie de stabilité dans les ve- trois nécessaires, afin do pouvoir retrouver, dans l\u2019ave- pir, le capital qu\u2019exigent les uméliorrtions foncières considérables qui sont indispensable(i un bon enseignement, même élémentaire, 80.Uno entente et un contrôle aussi constant et auasi direct que possible entre lo go«vernement qui subventionne ces écoles ot leurs directours.DÉFAUTS À CORRIGER.Pour tre juste, il faut ndmottre qu'aucune des conditions ci-haut désignées n'ont été exigées ni obtenues pleinement de part et d\u2019antre jusqu'à présent.Il ne faut donc pas être surpris ei nos écoles laissent encore beuucoup à désirer.I) faut surtout no pas oublier qu\u2019après avoir donné l'oxistence lég ile aux écoles, ceux qui ont été proposés À l\u2019oxécution de la loi de 1869 ont presque totalement négligé les moyens propres À en assurer le bon fonctionnement.En deux mots, la loi d'agrionlture qui régit ces écoles est restéo jusqu'ici lettre morte, où À peu près ! A mon avis, ce qui a beaucoup nui aux écoles de Sainte Anne et de l\u2019Assomption, c'est que les ecclési- antiques qui ont été les directeurs et les sous-directeurs de ces écoles n'ont jamais fait, au préalable, un cours théorique et pratique d agrunomic, mais que, au contraire, jusqu\u2019au jour de leurs nouvelles fonctions ila connaissaient généralement fort peu de chore en agriculture.Le supérieur du collège classique auquel l\u2019école d'agriculture est greffée est de droit le directeur de l'école.Je crois pouvoir dire, sans injustice, qu'il ne s'occupe guère d'agriculture.L'assistant directeur est un eculésiustique chargé, appsremment, de |s morale des élèves et s'ocenpant peu de l\u2019agrioal- ture proprement dite.Il suit de là que ces écoles n\u2019ont pus, à proprement parler, de chefs véritables, et qu'il existe peu ou point de cohésion entre les directeurs et sous directeurs de ces écoles et les professeurs d'agriculture, chefs de pratique, etc.Et pourtant, il est de tonte évidence ne, pour vainore les préjugés popu- Inires dans ce pays contre l'agronomie ou, si l'on pré- fare, I'ngricultore raironnée, il faut donner & nos école d'ugriculture des chefs très habiles et très ex- per mentés en agronomie, capables de démontrer, par les plus utiles et les plus profitables pratiques en agriculture, qu'un homme bien instruit duns tout ce qui regarde cet art, fuit besucoup mieux payer les terres sous son contrd'e que ne le font la masse des cultivateurs du pays.(1) Ma 8 que l'on me comprenne bien : loin d'objecter à ce que les prêtres dirigent ces écoles établies en faveur do la jeunesse catholique, je suis persuadé que les plus grands Gervices À rendre dans nos écoles françui-es d'agriculture peavent venir du dévouement entier d'ecclévisstig -es, Ou do religieux, qui feront pour l'agriculture ce que notre clergé a fait pour l\u2019enseignement clussique.Cependant, comme nal ne put enseigner utilement ce qu\u2019il n\u2019a pas appris à foud, il faudrait que nos directeurs d'écoles d'ugrioul- ture s'ocoupussent, pour ainsi dire, exclusivement (1) Le oréateur et le fondateur de nos écoles d\u2019agricaltare est le révérend messire F.Pilote, niembre du conseil d\u2019agrical- ture, curé de Saint Augustin (Portoeuf), et ancien enpérieur dn college Sainte-Anne.Ii eat de notre devoir de dire icl qu'on homme du dévonement et de l'énergie de M.Pilote, pouvait, dans des circonstances favorables, être supérieur d'un collège classique et faire fleurir en même temps une institution d'enseignement agricole créée par lui.Malheureusement, M.Pilote lui-môme ne put pas enffire au travail que lui imposait as double tâche, et après avoir latté bien dos années contre les embarras de tous genres qu'il avait a eurmonter il fut obligé de se retiser, Mais co que nous disons à In louange de M.Pilote, auquel notre province doit une dette de reconnaissance pour Ja créa tion d'une œuvre et utile, prouve notre thère, navoir : qu\u2019il est à peu près im ble d'être en même temps le directeur d\u2019ane école d'agriculture vraiment utlie et le aupérieur efficace d\u2019un collège classigne et d\u2019un grand séminaire. 212 GAZETTE DES CAMPAGNES d'agriculture, après avoir fait un apprentissage spé- ciul duns la pratique, aussi b'en que de profondes études do l'agriculture svientifique.Notons, on passant, que ju ne demande pas, pour aujourd'hui même, des diroctours nussi habiles en agriculture que nous aurons lo droit d'en demander uprè- quelques nnnées d'expérience.Mnis, ce sur quoi je me permets d'insister, c'est que nos écoles soient au plus tôt confiées aux ecclésiastiques los plus compétents possible, qui voudront bien accopter, pour leur vio entière #'il lo faut, la mission de fuiro réuesir nos écoles d'agriculture, Il va sans dire que cette mission, toute kpéciale, ne pourrait leur étro donnée qu'avec I'entiéro approba tion de leurs supéricurs ecclésinstiquer.Jo n\u2019hésite pas À dire que je vions d'indiquer le point le plus faible dans l'organisation de nos écoles de I'Assomption et de Sainte Anne, ruvoir : une direction cons.tanto ct énorgique donnée par des spécialistes dévonée, s\u2019occupant excinsivemont de leur école; tandia qu\u2019au contraire, ce qui me donne de l'espoir pour l'école de Richmond, c'est quo le directeur actuel du cetto ins titution est on mesure de tout diriger dans cet établissement : la culture ot l'enseignemont, aussi bien que l\u2019économie intorne et externe.Voilà, en un mot, le genre de direction que jo crois indisponsablo dans toutes nos écoles, Un autre défaut, assez grave À mon avie, à l\u2019Assomption et à Suinte-Anne c'est que les élèves ne pensionnent pas dans l\u2019établiasement, II leur faut aller an dehors pour leurs repus, co qui nécessite une perte do temps, des frais de toilette, des distractions dans leurs études, ete, Da plus, à mon avis, les élèves ne prennent pas une part assez notive ot assez marquée dans l'onsemblo des travaux de la culture.On objecte que ces élèves n'ont ps assez d'expérience ni d'intérêt, et quo leur travail ost, sinon nuisible, uu moins fort peu utile.Il mo semble que les élèves sou tenus par l'argent public dovraient être, à l\u2019école d'u- griculture, ce qu'est un fils intolligent, actif et dé- oué chez le cultivateur : l\u2019exécutour de tous les tra VAUX qui se présentont.Il faut une bonne direction, sans doute, Mais l'élève qui, sous une bonne direction, n'exécute pas, d\u2019une manière profitable, los travaux qui lui wont confiés, manque d'intelligence ou de bonne volonté.Dans les deux cas, il no mérite pas de rocevoir sa pension et son éducation gratuitement, aux dépens de l'Etat, Il me semble qu'on no devrait admettre, À titro de boursiers, dune nos écoles d'agri culture quo les élèves qui ont prutiqué bona fide l'agriculture pendant nu moins trois ans.Do semblubles élèves fornient mieux los travaux sur Ia terre de l\u2019é- sole, et ils seraient mieux préparés à l'étude des problèmes qui composent l\u2019agronomie.ÉCOLE D'INSTRUCTION LAITIERE, INDISPENSABLE.Un troisidmo défuut, main qui, pour celui là, so retrouve dans nos trois écoles, est dans lo fait qu'on ne s'applique pas suffisamment à pratiquer et À enseigner tout ce qui se rattache à l\u2019industrie Initière.Cette in dustrie est intimoment liée à J\u2019élovago des animaux, même de ceux de boucherie, puisque les meilleures laitières doivent finir pur là.Elle comprend presque toutes les branches d'agriculture, on vue de Iu production économique de la nourriture pour lo bétail, et do l'utilisation des bas produite.Il faut admettro aujourd'hui que c'est presque exclusivement par cette industrie que notre agriculture se regénère, L'élève de nos écoles d'agriculture devrait donc être mis en mesuro de devenir un bon fabricant de beurre et de fromage, en même temps qu\u2019il devrait apprendre comment produire et Punimal et le luit, dans Jes meilleures conditions économiques.Je enis certain que nos écoles n'auront plus aucune difficulté À recruter des élèves, et en grand nombre, du moment que cet art si profitable formera une partie essen- tiello de l\u2019enseignement, Il est nesez difficile, et peut-être impossible, d'attacher une bonue école d\u2019induatrie luitière À chacune de nos trois écoles d'agriculture.Ce serait tripler les dépenses ei s'oxposcr & manquer de professeurs compétents.Maie rien n\u2019empêcherait de fonder une excellente école provinciale de lniterie, avec ferme-modèle nn- nexé pour la production du lait, l'élevage des veaux, etc.À cetto école spéciale, les élèves des trois écoles d'agrieulturo pourraient venir compléter leur cours, en ce qui regarde cette industrie seulemens.Do même los fabricants de beurre et de fromage auraient ainsi l'occasion de se perfectionner et prendre des diplômes, surtout si cette école pratiquait le système ai profitable de lu fabrication du beurre et du fromage en hivor aussi bien qu\u2019en été.Ces quatre écoles bien dirigées, pourraient et devraient amener un changemont complet dans notre agriculture, par toute la province.et en peu d'années.Aveo quinge élèves par école,\u2014et rien ne devrait nous empéchor d'avoir trente élèves dans chacune de noë écoles d'agriculture, \u2014tout comté pourrait ainsi fairo instruire en agriculture un de ses meilleurs su.jete.Dans peu d'années, chacune des paroisses du pays pourrait posséder, au milieu d'elle, un coltiva- teur modèle fabricant de beurre et de fromage et gradué d'ane do nos écoles.\u2014Ce serait le moyen lo plus court, le plus sûr et le plus économique d'arriver à ces fermos modèles duns chaque paroisse que tous les patriotes appellent de lours vœux, mais qui soront ir- réaiisables tant que nos écoles ne pourront pas nous former un bon nombre d'hommes compétents dans los branches essentielles de l'agriculture, La province donne chaque année trente cing mille inatras, au moins, à nos sociétés d'agriculture.Tout © mondo udmet qu\u2019une partie notable de cet argent est distribuée en pure perte.Une partie comparativement minimo de cot octroi, ajoutée à ce que nos écoles ont déjà, entretiendrait un ot deux élèves à nos écoles d'agriculture, pour chacun dos comtés de la province! Nous le demandons à tous: ne vaudrait il pas miouk changer lu destination du tiers des argonts payés aujourd'hui sux sociétés d'agriculture, et leur donner ainsi l'occusion d\u2019instruire un des leurs dans une de nos écoles d\u2019agrioulturo et d'industrie laitière ?Pour nous qui avons eu peut-être plus d'expérience on cotte mulière que tout autro, à cause de nos rapports fréquents uveo les sociétés d'agriculture, les corcles agricoles, oto, eto, la réponse est facile: l\u2019argent donné aux sociétés d'agriculture sujour.d'huï be saurait apporter au pays un centième des bénéfices quo vaudrait & la province Ia diffusion d'un bon cuseignement agricole! Et cet enseignoment »- | GAZETTE DES CAMPAGNES 213 » Agricole, pour être complet, doit comporter l\u2019encouragement À donner aux cercles agricoles on formant, dans nos écoles d'agriculture, d\u2019utiles conférences.Voilà, monsieur le ministre, ce sur quoi je me permets d\u2019insister le plus.Je connais votre désir de fuire prospérer l\u2019agriculture Eh bien, le progrès est la! Il représente plus de millions sonnants, accessibles môme à la génération actuelle, que vous et moi ne sauriona dire (1).Et ce progrès si désirable et si recherché peut être obtenu meme eens aucun nouveau sacrifice do la part du paye.À vous donc de doter notre province de ce qui méritera, À coup sûr, la re- Connaissance de la postérité.UNE ÉCOLE UNIQUE (7) Quelques personnes, bien intentionnées sans doute, ont, de temps À autre, conseillé fortement d'abolir nos écoles d'agriculture pour les remplacer par une école uniquo, fondée et dirigéo comme l'est le collège d'agriculture de Guelph, Ontario, ou comme celui de Laneing, Michigan.Après y avoir mûrement songé, après avoir visité soigneusement ces institutions et pris connaissance des cours qui y vont donnés, je ne crains pas de déclarer ce projet injuate et irréalisable.Injuste, parce que nos écoles actuelles ont des droits acquie et qu\u2019elles méritent d'être conservéos.Irréalisable 1.parce que uno seule école, quelque bonne qu'elle puisse être, ne aurait donner à notre population agricole tout entière, au point de vue si essentiel de la pratique, lcs enseignements que donneront nécessairement trois écoles distinctes, situées dans des circonstances tout à fait différentes.suivant des sys témes de culture basés sur les besoins de lenrs dis « tricte respectifs, et donnant par leurs cultures les enseignements ei précieux qu'offrent des fermes-modèles bien dirigées.Ce dercier point est d'autant moins à dédaigner que notre population agricole n\u2019s pas en les avantages qui découlent des exemples si communs À Ontario et aux Etats-Unie, do praticiens agricoles très avancés et venant d'Europe, dont les cultures, dans presque toutos les localités, dans ces donx pays, peuvent servir de modèles.C'est pour cotte raison qu\u2019Ontario surtout peut se contenter d'une soule institution, basée plutôt eur l'étude des sciences se rattachant à l'agriculture, ot des essais variés de cultures jusque là peu connues, gro sur la bonno pratique, telle que tous les oultivateurs sont censés la faire sur ~ 4 (1) Pour démontrer que nous n\u2019exagérons rien, nous citerons les progrès dus à l\u2019industrie laitière «lanu leux paroisses que + noua ponvons eignaler.À Baint-Jeau- Baptiste de Rouville, il existe six fromageries florissantes.Le revenu de ces six froma- Ceries dépasse, me dit-on, soixante mille piastres par année.Dans Saint-Justin, district des Trois-Rivières, il n\u2019existait qu'une petite fromagerie il y à trois ana, Cette année deux \u201c beucreries fromageries ont distribué $22,000 à leurs patrons.II ¥ à trois aus, la paroisse étuit réputée pauvre et les oultiva- teurs endettés.Aujourd\u2019hai, la paroisse est teliément prospère te la propriété foucière y a doublé de valeur dans trois ans, ette auguentation seule représente au-delà d\u2019uu million de tastres, et tout ce progrès est dû, uniquement, au succès ob- nu dans l'industrie laitière, & la suite des effoits de l'infatigable curé du lieu, le révéreud messire D.Gérin, avec l\u2019aide le ses intelligents paroissiens, Enfin, {l appert, par des documents officiels indiscatables à mon avis, que les produits annuels de l\u2019agriculture en cette province se chiffrent par au-delà de soiraute-dix millions de Piautres, et qu\u2019il eat très possible de doubler et de tripler ces sommes annuelles, par ane culture mieux raisonnée qui suivra, a nt, un enteiguemeut agricole pratique et complet.leura terres respeotives; 2.Irréalisable, encore plus, parce que les collèges d'agriculture de Lansing et de Guelph ont coûté un prix d'établissement qui nous parsîfrait fabuleux (environ $500,000 et $350,000 respectivement), ot cofitent encore chaque année, pour les frais d\u2019entreticn seuloment, au moins quatre fois plus que ne coûtent nos trois écolos réunies ; 3.Irréalisable, do plus, parce que notre population ne cont pas encore lo besoin, et par conséquent, ne voudrait pas d\u2019une éducation agricole plutôt scienti- figno que pratique, telle que celle donnée aux fila des cultivateurs anglais et écossais déjà habitués dès l\u2019enfance, pour un grand nombre du moins, aux meilleures pratiques de l'Europe; 4.Irréalisab:e enfin, à causé des deux peuples distincts dont se compose la population de cette province; différents par lu religion, le langage et les habitudes, ce qui rendrait icapossible où à peu près la direction utile à donner à un pareil établissement.OKA, WENTWORTH,\u2014BOREL.Jo no saurais terminer ce rapport sans exprimer le plaisir quo j'ai ressenti en visitant Oka, Wentworth et Sorel.Je puis affirmer sans crainte que notre province vient d'être enrichie de trois institutions où l'a- gricalture la plus avancée et la mieux payante, par conséquent, In plus modèle, est mise on pratique, au bénéfice des populutions environnantes et même de la province tout entière.Les RR.PP.Trappistes, d\u2019Oka, ne sont arrivés en cette province que depuis deux ans environ, et les RR.PP.Marianites, des orphelinats agricoles de Notre.Dame-de-Montfort, à Wentworth, que depuis moins de temps encore.Copendant celui qui passe près de ces établissements constate à première vue que ces bons pères sont passés muîtres en agriculture et qu'ils ont cet urt en très haute estime.Aineï, les RR PP.eux-mèmes travaillent dans les champs une très grande partio de la journée, ot les bons frères y sont plus longtemps, on sus du temps consacré à leurs dovoirs roligieux, que nos cultivateurs les plus ambitieux.Co qu'ils ont déjà pu faire depuis leur arrivée au pays est tout À fuit étonnant et promet infiniment pour l'avenir, Je puis dire la même chose des cultures attachées au Lincoln college, à Sorel.M.Jenner Fust, notre très habile réducteur du journal anglais d'agriculture 4 pris possession, au printomps dernier seulement, de terres sublonneuses particulièrement sules et appauvries, ll les a déji transformées au point qu\u2019on y trouve une très grande variété de cultures surolées Lien réussies, des plantes dont la culturo est toute nouvelie au pays, toile que la navotte, pour la noueri- ture et l'engraissement du mouton, enûn plusieurs nouvelles variétés de céréules dont le succès montre combien notre rédactour connaît bien ce que demande lo climat et los circonstances de cotte province.Un grand nombre d'élèves suivaient déji, volontuirement, les cours si intéressants que M.Jenner Fust est on mesure do leur donner tous les joura, au collège même, Je reviendrai plus tard sur V'enseignoment que nous donnent ces trois institutions.En attendant, le pays tout entior peut se réjouir, 4 bon droit, de I'appoiat si précieux qui nous est arrivé, sans qu'il en ait 214 GAZETTE DES CAMPAGNES coûté jusqu'ici un seul sou au trésor publie, dans l\u2019on.seignement des meilleures prutiques agricoles.Ep.A.BARNARD.Depuis que co rapport est écrit, M.Jenner Fust m'informe que, lui aussi, est à perfectionner la race de notre excellente vache canadienne par une sélec tion suivie et par l'accouplement aveo le guernesey, ce qui assure des produits remarquables au point de vue de In production d'un lsit très riche en même temps qu'un type plus gros que le canadien et par conséquent, plus recherché des bouchers.Les sacrifices personnels que s'impose M.Jenner Fust méritent certainement plus qu\u2019une simple mention pae- sagère.E, A.B.Québec, 3 janvier 1885.et ere Société d\u2019apiculture de la Province de Québec.Il vient de se former, à Montréal, une société qui a pour but d'encourager l\u2019industrie des abeilles qui pent devenir une grande ressource pour la province.La première réunion a eu lieu, 4 Montréal, le 27 Le discours d'inauguration comme nous l'avons déjà dit, à été prononcé par M.Frs Benoit, Les officiers sont : Président.\u2014 M.Frs Benoit ; Vice président.\u2014 M.le Dr Geo.Leclerc ; Secrétaire.\u2014 M.J.B.Lamontagne ; Trésorier.\u2014 M.Fre Lavoie ; Directeurs.\u2014MM.\u2014 À.Choquette, A, O.Bigaofiette et B.Lemay.Cotte société est pour toute la province de Québec, et les messieurs suivants sont nommés présidents de leurs districts respectifs : L.Bonlanger, Lotbinière; B.Rérubé, Mégantic ; V.Marchand, Napierville; C.Galarneau, Québec; M.Dufaut, Richelieu ; E.Poulin, Rouville; J.Cusson, Shefford ; B.Lemay, Stanatead ; C.Peloquin, Saint Hyacinthe; À.F.Collette, Saint Léon; A.Boucher, Saint Maurice; D.Desroches.Témisconuta; In Queville, Wolfe ; G.Doslondes.Bagot; M.Pineau, Benuharnoie; C.Letourneux, Dorchester; M.Bellefleur, Laprairie; B.Rocher, I'Assomption ; M.Bigaouette, Laval; M.Paquette, Lévis\u2014_\u2014\u2014 Valeur alimentaire de l\u2019avoine.On sait qu'aucun autre grain ne remplace l\u2019avoine ur donner de la force et de l'énergie aux chevaux.Botte propriété spéciale est due aux principes toniques qui ontrent dans la composition de sa substance.Pour être de bonne qualité, l\u2019avoine doit être bien récolté, exempte de mauvais goût, de mauvaise odeur et de graines étrangères, de poussière, de terre ou de graviers ; son grain doit être sec, luisant, lourd à la main, gros ot arrondi.Voilà du moine, pour les éleveurs, les qualités que doit présenter la bonne avoine; mais en cels comme en benucoup d\u2019autres choses, le proverbe \u201c expérience passe science \u201d* eet en défaut.Le cultivateur cherche de préféronce l'a voine lourde; d'après les recherches de Mânts et Gi- | de rard, cetto pratique, qui a sa raison d'être dans cer tains oas, ne se justifie pas d'une manière générale.Ces habiles chimistes ont trouvé que des avoines très légères, que le praticien regarderait comme de, qualité trés inférieure donnent à l'analyse des quantités plus grandes de matières azotées et de graisses et qu\u2019elles sont supérieures aux avoines d'apparence plus avantageuse.Si on ne peut, par le poids, ee faire une idée À peu près exacte de ls valeur nutritive de l'avoine, il est facile, en examinant la glume ou balle qui envelop le grain de ce rendre compte de ss richesse, La glu a, par as composition qui se rapproche beaucoup de celle de ia paille, une valeur nutritive très faible; or, les avoines dans lesquelles le rapport de la balle au grain est-le moins élevé sont celles qui doivent être considérées comme les plus riches en matières alimentaires, Ce qui ressort d\u2019ailleurs des chiffres suivants : Grains Balles pour 100 pour 100 Avoine de Suèdo 68,6 314 de Russie 71,5 28,5 ¢ de Beauce 74,5 25,5 En outre, l'expérience a prouvé que le degré de di- geatibilit est en rapport avec la richesse en matière nutritive.et La proportion du grain à Is balle qui l\u2019entoure, est donc, d'après MM, Münts et Girard, un caractère pre tique plus sérieux pour spprécier la valeyr d'une avoine, c'est-A dire sa densité spparente, 4 laquelle les praticiens attachent actuellement une grande ims portance.Le grain d'avoine dépouillé de son enveloppe est aussi riche en matière azotée que le grain de blé; il a, en plus, une forte proportion de matière grasse qui pout s'élever à près de 11 pour cent.Malheureusement la règle générale posée par MM.Müntz et Girard souffre des exceptions ; il peut se faire qu\u2019une avoino dans laquelle le poids du grain, comparé à celui de la balle est très élevé, ne soit pas pour cela d'ane valeur nutritive plus grande, parce que la composition chimique du grain varie notablement et qu'il peut arriver que les avoines ayant un poids de grain plus élevé doivent surtout cette augmentation à une plus forte proportion d'amidon.pendant, en général, et surtout pour les produits d\u2019un même pays, on peut se faire une idée approximative de la valeur de l'avoine en pesant, d\u2019an côté, le grain proprement dit, et de l\u2019autre son enveloppe ; plus le poids de cette dernière est élevé, plus l'uvoine contiendra do principes peu utilisables l'organisme, \u2014 Le Journal des Campagnes, (France) Choses et autres.Avantages que l'on peut retirer de la oulture des abeilles.\u2014 La oul- ture des abesiles devient de plus en plus d\u2019un iutérêt vraiment public, et présente des bénéfices tellement importants qu\u2019ile ne peuvent manquer d'en généraliser In pratique, Cetto branche de l\u2019économie rurale, qui n'exige que de trèe Diodiques avances, procnre à ceux qui ay livrent les jouissances los plus duuces, Pour celui qui voudrait cultiver les abellles, 11 n'a point de foi prairie à à acheter à grands fr: aflermer, pas de rie à conséraire, faste GAZETTE DES CAMPAGNES 218 soin que d\u2019un logement sain et propre, de quelques soins plus amussnts que pénibles : voilà tout ce qu\u2019exige cette exploita- tation ; les abeilles fout le reste.= Outre le plaisir qu\u2019il goûte au milieu de ses abeilles, le cultivateur y trouve un produit asanré et considérable.Enân, il suffit de lire attentivement l\u2019extrait du discours de M.Franfois, Benoît, que nous avons publié dans le dernier numéro de 8 Gasette des Campagnes, pour se convaincre de l\u2019impertance * Que nous devons attacher à la onltnre des abeilles, C'ent par erreur que nous avons attribué ce discours à M.P.B Benoit, dé- Ms | puté à la Chambre des Communes pour le comté de Chambly ; les journaux de Montréal ayant désigné M.Frs Bevoit avec le titre de membre du Parlement, et nous avons cru corriger roe erreur de nom en changeant celui de M.Fre Benoit par M.P, B, Benoit.D'ailleurs il était facile de commettre cette erreur, | quand nous esvions que M.P.B.Benoit, de loin comme de rèa, est essentiellement attaché à tout ce qui se rattache aux intérêts du cultivateur ; la coloniestion, comme l'agricalture toutes les industries propres à créer le bien-être parmi la agricole, trouvent en M.Benoit nn appui zélé et un nissant protecteur.Revenu que proourent-les aboilles.\u2014Parmi les moyens de se pro- corer de l\u2019aisance et même de la fortune, nous n\u2019en connaissons Boe de plus simple ni de plus facile gne l\u2019éduostiou des abeilles ; le toutes les branches de l\u2019économie rurale, c'est celle qui exige le moins de frais.Le premier objet sur lequel on peut compter dans les cir- consta\u2018sces ordinaires, c'est la multiplication des essaims qui doublent ou triplent tous les ave, en sorte que dès la première année, au lieu d\u2019une ruche on en possède deux ou trois.Le secoud objet, non moins intéressant, c\u2019est la récolte du miel et de la cire, laquelle auit la même progression que celle dea ruches, quelle que soit la valeur de ses produits ; elle est d'autant plus avantageuse, qu'elle n\u2019a coûté aucun frais, et qu\u2019elle ne dimioue point le prix du fond qui la fournit.Telles sont les considérations auxquelles les cultivatenrs doivent avoir égard.Nous désirons qu\u2019elles soient assez importantes pour les engager à se procurer des abeilles.Nous ne \u201cPouvona trop les y exhorter ; nous osons promettre à ceux qui -Tésident dans les chntons favorables à ces insectes au revenu eonsidérable, et pour les convainore nous citerous feu M.Thomas Valiquet, de St Hilaire de Rouville, qui dans une seule semaine, réalisnit jusqu\u2019à $40 par la vente du miel récolté sur sa *ferme, dans le voisinage de as maison.- Quant sux personnes qui habitent des contrées moins favo- Tisées aux abeilles, elles ne doivent pas moins chercher à s\u2019en procurers car, quelque modique que puisse être lenr rapport, L sera toujours utile.Et ne vaut-il pas mieux faire 30 à piastres de rente que rien, surtout quand oa peut l\u2019obtenir sans dépenses et sans autres soius que quelques attentions qui sont moins un travail qu\u2019un agréable délassement.\u2014\u2014 RECETTES ¥ \u20ac Pp > Bleu de rose ponr | l\u2019apprêt du linge.Ce bleu fait ressortir une biancheur éclatante ; il à la pro- de faire tomber le roux da vieux linge, eu loi donnant d'aspect d'une mousseline neuve; jl résiste parfaitement à Fair, et n\u2019a pas le grand défaut de se marbrer, comme il arrive «avec tous les bleus employés jusqu\u2019à ce jour.Voici la composition de ce blen : Pour une pinte d'eau, on rend un gros et demi de Lois de campêche eMilé, que l\u2019on fait uillir pendant are henre ; on ajoute ensuite deux onces d\u2019a- o lun purifié et une cuilière à thé d'indigo fin pulvérisé.On isse encore bonillir un peu et on filtre la liqueur, qui est .bonne alors à employer suivant l\u2019usage ordinaire, étendue d\u2019une suffisante quantité d\u2019eau.: Empldtre pour la brûlure d'eau Prenez un jaune d'œuf frais ; hnile d'olives; un pen de sel et de farine; buttes Je tout ensemble, faites ane eimplâtre que vous appliqueres sur is brûlure.OUVERTURE DES COURS a L'ECOLE D'AGRICULTURE DE STE ANNE.L'ouverture des cours de l'Ecole d\u2019agriculture de Ste Anne aura lieu mercredi, 18 février courant, Les jeunes gone qui désirect prendre part à ces cours devront faire leur application au plus tôt.L.O.TREMBLAY, Prxe, Directeur.Ste Anne de la Pocatièrs, ler février 1685.A VENDRE Une société d\u2019agrieultnre, où un particulier, qui voudraient acheter un magnifique étalon de sept ans, pourront s\u2019adresser au soussigné.Ce cheval mesure cinq pieds deux pouces; poil entièrement noir.Ce cheval fait un mille en trois minutes, Comme reproducteur, il a donné complète autisfaction, Le sonssigné a obtenu, pour ce cheval, plusieurs prix aux expositions agricoles des comtés de Kamourasks et de 1'Islet.S'adresser 4 FRANCOIS GENDRON, Ste Anne do la Pocatidre, P, Q.12 février 1885, Un fromager et deux apprentis fromagers demandés.M.François Gendron rant des fromageries de Bte Anne de la Pocatière et du VII age des Aulnaies, à besnin d\u2019un fromager ayant servi pendant noe année dans nne fromagerie ; de plus denx jeunes gens qui vondraient s'initier A la fabri ton du Toon, y trouversient de l\u2019emploi.a S'adresser à FRANÇOIS GENDRON, Bte Anne de ls Pocatière, P.Q.12 février 1885, Ecrémeuse de lait * Laval.\"-Pour beurreries, fromageries et laiteries de grandes exploitations.AVANTAGES.1 10.On peut séparer Is orème du lait immédiatement après le tra; e 20.D obtient 10 à 15 pour cent plus de beurre que par tout autre aystème.30.Le lait et ls crème peuvent être utilisés do 24 A236 heures Plus tôt que par tont autre méthode.do.L'appareil est facile à nettoyer et ne demande pas de fortes fondattons.50.Il exige moins d\u2019espace que tout autre machine dun méme genre, to.Constraction simple.\u2014Force motrice sonvenable : celle [d\u2019un cheval ordinaire où l\u2019équivalent.Capacité : 750 à 800 Tivres de lait à bheurs.+ mainte 653 de ces muchizen sont maintenant en nsage Europe Po Amérique.en Eu Pour plus amples informations, pour commandes, eto., adressez-vous à LEFRANCOIS & THIBOUTOT.110, rue 8t Paul, Québeo EF Les mêmes ont on assortiment éral de mach agricoles, à In disposition des eva Hache paitine Machines à battre.\u2014Cribles vanneurs et séparateurs\u2014Ba- rattes de Linch.\u2014Machines à moudre de Veesot, oto, 11 décembre 1884. 216 GAZETTE DES CAMPAGNES En vente au Bureau de la * Gazette des Campagnes.\u201d : LE TRESOR DES PAUVRES, svivi de plusieurs autres histoirea.\u2014 Prix, 40 cts.LES COMPAGNONS DE MINUIT.\u2014Prix, 30 cts, L'ŒIL DU DIABLE\u2014VENGEANCE D'UN JUIF, les deux brochés en un seul volume,\u2014 Prix du volume, 40 ots.CAPTIVE ET BOURREAU.\u2014LES EPREUVES D'UN ORPHELIN, par Chs A.Ganvreau, les deux brochés en un seul volume.\u2014Prix, 30 ots.LE DRAME DE MARCELY\u2014LA FAMILLE HEBERT, les deux brochés on un seul volume.\u2014 Prix, 25 cts.LA FILLE DU MARQUIS.\u2014Prix, 30 ots.LES VOLONTAIRES AMERICAINS-\u2014AMOUR ENTRE DEUX CERCUEILS.\u2014UN DRAME DANS LA GROTTE D\u2019AZUR, les trois brochés en un senl volume.\u2014Prix, 35 cts.LE SUPPLICIÉ VIVANT.\u2014Prix, 30 ote.LUCY DE POLEYMIEUX.\u2014Prix, 30 ots.Feuilleton contenant vingt-quatre histoires très intéressantes, 284 pages.\u2014Prix, 45 cts.LA CHARRUE ET LE COMPTOIR.\u2014Prix, 30 cta.Tous ces volumes, du format de la Gazette des Campagnes et brochés, seront expédiés par la poste aux prix indiqués, à tous ceux qui en feront la demande à HECTOR A.PROULX, Gérunt de la Gazette des Campagnes CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1884-Arrangement pour la saison d\u2019hiver-1885 Le et après lundi, ler décembre, les trains de ce chemin partiront de la Station de Ste Anne (le dimanche excepté) comme suit : Pour Lévis.Poor Lévis.Pour St Jean .Pour la Rivière-du-Lou Pour Lévis.- Pour la Rivid Tous les trains marchent sur l'heure du temps convention nel de l\u2019Est.D.POTTINGER, Burintoudant en chef.Bureau än chemin de fer, Moncton, N.Bk., 23 novembre 1884, FOURRURE ! FOURRURE! Le soussigné désire informer ses amis et 1e public en général wil entreprendra la CONFECTION ET REPARATION DE TOUTES ORTES DE PELLETERIES, et davs tous les nres, que l'on voudra Ini confer, Ayant une expérience de près de trente ans dans cette ligne, il pourra satisfaire qui que ce soit, Toutes.commandes exécutées et servirs rons le plus court délai.S'adresser personuelleiment à son atoli«r ou par letti eters.La A.PROULX, No 55, rue St-Olivier, Faubourg St-Jean, Québec.PIANOS HAZELTON De New-York Répondant aux goûts artistiques les plus recherchés Son délicieux\u2014 Touche parfaite \u2014Solidité à toule épreuve établie par un demi-siècle d'expérience.New-York 1853 : PREMIER PRIX & New-Jersey 1260 : = PREMIER PRIX = Philadelphie 1876 : @ Diplôme d'honneur et Médaille de Mérite.MONTRÉAL 1880 : DEUX DIPLOMES D'HONNEUR ET PREMIER PRIX EXTR au-dessus \u201cle tous les compétiteurs, sans exception, OFFICIEHI:; Exposition de la Puissance, Montréal 1880.Premier Prix Extra- Clarse X, Groupe I, Sec.extra.Grand piano carré a trois cordes.~ of HAZELTON FRÈRES, N.-Y.1880 Moctréal, Prorinte de Québec, 1880 Montréal, Provisce de Quélre, EXPOSITION DB LA PUISSANCE Le Comité Permavent de lP\u2019Exposition décerne ce DI- PLOME à MM.Huzelton Frères, N-Y., pour le meilleur piano carré à trois cordes, pour eupériorité du son, du mécanisme ct de la fabrica- EXPOSITION DE LA PUISSANCE.Le Comité Permanent de VExposition décerne ce DI.PLOME à MM, Hazelton Frères, N.Y., pour piano droit, pour richesse, pureté, qualité chantante, délicatesse et puissance de sou, avec tion au-dessus de tous les compétiteurs, L.H.Massuz, Président.GEORGES LECLLRE, 8.C.STEVENSON, 8.C.STEVENSON, Sec.conjoints.Sec.conjoiuts Ces récomperses out été décernées sur la recommandation unanime des cinq juges dans la classe X.Le piano Albert Weber, de New-York, était an nombre des compétiteurs du même*%.groupe et de la même section.Les pianos Hazelton n\u2019étaisnt pas aux Expositions de Montréal de 1851 et 1882.\u2018 À part les pianos carrés, je viens de recevoir un assortiment considérable de PIANOS DROITS qui ont éié examinés et admirés pat les sommités musicales, à Montréal.Les artistes et les acheteurs sout spécialement invités à ve- ir les examiner eux-mêmes.£3\" Toujours en magasio l\u2019assortiment le plus considérable de pianos ot d'Orgnes qu\u2019il y ait en Canada, L.E.N.PRATTE, IMPORTATEUR DE PIANOS, No0.1676 rue NOTRE-DAME {Près de l\u2019église Notre-Dame,) MONTRHAL.touche élastique et excel ence de construction, L.H.MAssuE, Président.GEORGES LECLERE, "]
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