Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 30 juillet 1885, jeudi 30 juillet 1885
[" GAZETTE DES CAMP « XXII Ste-Anne de la Pocatitre, P, Q.30 juillet 1885 No.50 AGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN EH.PROULX.L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer avec le ler numéro de l\u2019année.On ne e'abonne pas moins que pour nn an.L'avis de discontinuation doit tre donné par écrit, au Bureau du soursigné, UN MOIS avant l\u2019expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés ; si non, l\u2019abonnoment sera censé continuer, mul- gré même le refus de In Gasette au Bureau de Poste.Toxt ce qui concerne la rédaction et Venvoi de correspondances doit être ndressé À FIRmiN H.ProuLx, Rédacteur-Propriétaire.Gérant : Hector A.Proulx.Tont ce qui concerne lcs abonnements à la Gazelle des Campagnes et les annonces à être ubliées dans ce journal, doit être adressé à ector A.Proulx, Gérant.ANNONCES: Première insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, etc.3 cantins par ligne Pour auponce à long terme, conditions Ibérales.4 Ceux qui désirent s'adresser tout particulià- rement aux enltivatenrs pour la vente de terres instruments d\u2019agrioniture, eto., etc, trouveront avantageux d'annoncer dans ce journal.ABONNIAENT : $1 PAR AN SOMMAIRE.Revue de la Semaine : Le retour de nos volontaires Canadiens français, dn Nord-Ouest ; paroles sympathiques de Sa Grandeur Mgr l\u2019Archevôque Taché, à leur adresse, loru de leur passage à St-Bonifuce.\u2014Guérison miraculense à Ste Anne do Beaupré.\u2014Colonisation au Lac Témiscumingue.Causerie Agricole : Assuinissement du sol ; travaux indispensables au ancoès de la oulture.Sujets divers : L'enseignement agricole et In routine.Utilité des faucheuses, inoissonnentes et râteaux à cheval\u2014Ls chaux en agriculture.\u2014Comment obtenir des végétaux de choix.\u2014Cominent monter an bon poulailler.\u2014Apiculture : Cultivez les abeilles ; combien il est facile do devetir un bon apiculteur, Choses et autres : Comment se procurer de nouveaux plauts de fraisiers.\u2014 Destruction des plantes nuisibles à In culture, Recettes : La vermine des valailles.\u2014Cire à greffer.4 nos abonnds.\u2014Suivant les ragles d\u2019abonnement 4 la Gasette des Campagnes vous ferons remarquer qu\u2019on ne peut en cesser l'abonnement sans avoir donné par éorit, UN MoI8 avant l\u2019expiration de l\u2019abonnement, de l'intention de le faire, ot pour cela il faut avoir préalablement payé les arrérages d'abonnement, s\u2019il y en &.On ne s\u2019abonue pas moins que pour un an à | P la Garette des Campagnes, Prime offerte à nos abonnés.\u2014Comme la nouvelle année de la Gazette des Campagnes (23e année) commencera au mois d\u2019août, pour la plupart de nos abonnés, ceux qui nous feront parvenir le prix d'abonnement jusqu\u2019au 1er août 1886, y compris les ur- Térages, recevront en prime le volume suivant qui peut être d'une grande utilité aux oultivateurs et & ceux qui gardent des chevaux : \u201c LE PARFAIT MARECHAL EXPERT MODERNE.Cette offre de prime ue vaudra que pour les mois de juillet et août, = = EF Le gérant de la Gasetie des Campagnes, Hector A.Proulx offre en vente des volumes de littérature très intéressante.Voir son annonce au No 41 de la Gassile des Campagnes, Si Ia guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.} ABONNEMENT $1 PAR AN = REVUE DE LA SEMAINE Le retour de nos volontaires Canadiens-français, du Nord Ouest.\u2014 En suluant le départ de nou volontaires Four lo Nord-Ouest, dans un numéro de ia Gazette des Campagnes du mois d'avril, et en applaudissant, comme il convonait de 'e faire, À lour vaillanco et à leur emprcssement de se rendre sur le théâtre de la rébellion, nous disions que nos jeunes compatriotes appelés sous les armes duns Cette circonstance, ne sauraient dégénéror do leurs sieux et qu'ils auraient raison do ceux qu'ils étaient appelés à combattre.Nous ne pouvions noue attendre à moins do ces va- leuroux soldats qui ont donné lo démenti à leurs dé- tructours, et qui ont si noblement fuit leur devoir dans cetto longuo et difficilo campagne dans les immenses prairies du Nord-Ouest.La çemaine dernière, ils nous arrivaient remplis de gaieté et portunt sur lours fronts brunis des marques de leur vaillance et de leur courage qui ne s\u2019ost pas démonti tout le temps de la campugne.On ourrait écrire mème un volume axsez considérable s\u2019il Fallait entreprendre de signuler les faits de leur campagne marqués du sccau de lu vuillance et de l'héroïsme.Lo général Middleton.commandant des troupes du Nord-Ouest fuit le plus magnifique éloge do pos vo'ontuires ot dit qu\u2019il était heureux d\u2019avoir été placé à lour téte, et que lo Cunudu ne pent que re féliciter d'avoir de tels fils.On ne saurait, dit-il, s\u2019i- mugiuet lo noblo empressement qu\u2019ils ont apporté à remplir les dovoirs qui leur avaient été assigrés duns la pénible campagno qu\u2019ils ont eu à soutenir.Ce qui fuit surtout leur élogo ct co ym les honore davaolage, ¢'est qu'avant tout ils se sout montrés rincèrement outholiques dans l'exécution de lours devoirs comma soldats; ils ont conservé intuct lo blason inacrit dans leurs cœurs comme sur leur drapeau : * Aimo Dieu, va ton chemin ! \u201d L'eet lo témoignuge que leur en donne le plus haut dignituire ecclésing.tique de ce pays lointain, Sa Grandeur Mgr l'Arche. 804 GAZETTE DES CAMPAGNES vêque Taché, comme nous le verrons par le remar-! quablo éloge suivant, qu\u2019a bien voulu faire ce véné-|P% rable archevêque, À l'égard do nos volontaires Canadiens-français lors de leur passage à St-Boniface : Kuntes tbant et flebant, ve- nienles autem venient cum exul- tatione, A leur départ on versa des larmes abondantes, mais leur relour est le sujet d\u2019une grande allégresse, Messieurs, Il y a anjourd'bni quinze jours, dit Sa Grandeur, j'étais dans Ia noble cité de Champlain, duns ce vieux Québec que nous aimons tous tant.Tous ceux que je vis me parlèrent du 9ème Bataillon.On me décrivit l'émotion profonde et les Jarmes abondantes caupéea par eon départ, cepondant on semblait se consoler de ces déchirements Au cœur par la Jensée que cenx qui en étaient l'objet reviendraient prochainement répandre Vallégreese dans le sein de leurs familles, causer une joie d\u2019autant plus vive qne lenr absence avait été plus sensible.Nos Livres Saints ont des paroles pour toutes les circonstances, nuski en récitaut mes vôpres ce jour-là même, J'y trouvai le texte que je viens de citer et qui me semblait parfaite- mient approprié à votre situation, messieurs, Je ne vous dissi- molera pas qu\u2019en attendant les regrets exprimés sur votre déport, je môlui mes larmes à celles que je vis verser, comme je M'efforçai d\u2019uvgmenter la joie du retour en les assurant qu'il allait se fuire bioutdt, et à la suite d\u2019une campagne Lout à votre avantage.; Je comprends, ajouta Sa Grandeur, ce qui à été éprouvé à votre départ de Québec ; les vives appréhensions auxquelles étaient en proie tous ceux qui vons aiment.L'imagination goi- dée par un cœur affectueux est bien puissante à se créer des inquiétudes.On vous voyait, ce qui a eu lieu, exposés à toutes les fatigues de longues et pénibles marches, à toutes les privations d\u2019une pénible campagne dans un pays peu havité; ou vous voyait, ce qui n\u2019a pas eu lieu, exposés à la cruauté «le féroces Sauvages, on vous voyait, et tous ensemble nons bénissons Dieu de ce que Ja chose n'a pas en lieu, exposés à combattre des frères pour lesquels vous avez de vives sympathies.Toutes ces appréhensions sont maintenant dissipées et vous revenez d'une campagne qui certainement aura des charmes ponr vous le reste de votre vie.Ces mots Gleichen, Calg Ty, McLeod et Edmonton étaient pour vous des mots sans signification ; pour le reste de votre vie ils seront des noms pleins de charmes et d'agréables souvenirs, Laissez-moi vous le prouver par ane anecdote qui m'est toute personnelle.Je n'étais encore âgé quo de six ans lorsque mon aïoul fit sur mon esprit d\u2019enfant nve vive impression, en me disant qu\u2019il était devenu soldat pour la défense de notre pays pendant qu'il était encore élève au vénérable Séminaire de Québec ; et en me rappelant ce sonvenir de son adolescense scolaire ot mi- Jitaire, l\u2019œil du vieillard s'enflammait d\u2019une ardenr juvenile.Tl m'était facile do sentir son cœur battre plus vivement, et je compris dopuis que cette circonstance avait enrichi toute sen existence d\u2019un charme particulier.Vous vous êtes préparé quelque chose d\u2019analogue pour le reste de votre vie; la plupart d\u2019entre vous, vous êtes élèves de cette même institution vénérable qui s\u2019appelle le Séminaire de Québec; plusieurs, vous êtes encore actuellement des étudiante de l\u2019Univessité-Laval à lsquelle nous soulaitous taut de prospérité ot d\u2019avantages.Vous vous êtes soustraits à vos études pour répondre à l\u2019appel da devoir et mnrcher à la protection de notre pays.Au retour daus vos foyera duns quelques Jours, quelques-uns pourront dire à leurs enfants, tont.ce qu\u2019ils ont vu, tout ce qu'ils ont sonti pendant ce voyage ; puis la vie passe bi vito qu\u2019on peut diro que bientôt vous recirez à vos tits enfants les noms des places que vous avez parcourues, les souffrances que vous avez vuluréos, le bien auquel voue avez contribué, ot plus tard vos petits enfants parieront de votre prise d\u2019urmes, comme je viens de vous parler de celle opé- Tée pat mon aîeul il ÿ à bivntôt un siècle.En passant à travers | rovince de Manitoba, vous avez entrevu un point que nous désirous vous être cher, et que vous ne deviez peut-être pus visiter officiellement en ce corps.Cet endroit c'est Saiut-Boniface, Dieu à voulu que vous nous vis- pies, et pour ce il à envoyé une éprouve qui vous est sensible à tous ; il à retiré de vos range un de vos onmarades, le jeune Binis, dont la dépouille repose dans ce cimetière et pour le re- de l\u2019Âme duqnel nous venons tous de prier.Un écrivain célèbre a dit que l\u2019homme s\u2019attache à la vie par ses misères autant que par ses pros)érités.Vous vons êtes attachés au Nord-Ouest parce que vous y avez souffert.Calgary est devenu un centre d\u2019attraciion ponr vous parce que vos larmes ont coulé sur la tombe d\u2019un camarade aimé, Saint-Bo- niface réclame le même privilège ; en mélant nos regrets nous mélone nos sympathies et vous vous souviendrez de Ssint Boniface.Aillenre, il vous à fallu conquérir l\u2019estime, le respect et la confiance, et, cette conquête, votre bonne couduite vous l\u2019a asanTée Laissez-moi vons féliciter du succès que votre bataillon a Temmporté sous ce rapport.Nous vous avons suivi d\u2019an œil trop affectueux pour ne pus saisir le moindre détail de ce qui s\u2019est passé là-bas dans l\u2019extrème Ouest, Votre bonne condlance fait Qu\u2019en partant vous avez lniasé des regrets an milieu de ceux même qui font d'abord vous étaient les moins sympathiques.Ici, Messieurs, un sertiment tont ditféreut vous avait précédé : uous vous connsiseions avant de vous voir, nous vous al- mions avant de vous connaitre, et vous aviez droit de ne pas vous attendre à autre chose qu\u2019à l\u2019iutérêt affectueux que nous vous portons.Maintenant, vous devez partir.Retournez vers ceux qui vous aiment le plus sensiblement ici bas, reprendre les occupations auxquelles vous vous êtes arrachés au prix de tant d'in- couvéniente.Retournez, mais permettez-moi de vous le demander : ne nous oubliez pas.Vous avez vu notre paye vous avez compris que les Canadiens sont parfaitement à leur place ici, et puisque c\u2019est surtout Je vombre qui nous fait défaut, chacun de vous en revenant ou en envoyant quelqu'un aidera à combler Je déficit qui reud notre position plus faible qu\u2019elle De serait d\u2019ailleurs.Avant do partir, laissez-moi vous dire combien Je suis con- vninou que tous et chacun de vous, officiers et eoldats, tenez à maintenir l'honneur de votre bataillon sans tache, et combien vous êtes déterminés à ce quo les séductions d\u2019une ville en fête, ne viennent pas ternir l\u2019éclat que votre bonue conduite n fait jaillir eur le corps auquel vons appartenez.À ces conditions, vous rentrerez dans vos foyers emportant un souvenir agréable que rion de pévible n\u2019altôrera, et puir- quil vous faut nous séparer, permottez-moi de vous le répéter : partez, messieurs, mais qu\u2019au moins quelques-uns d\u2019entre vous reviennent et que la bénédiction du ciel soit sur vous tous.Au nom du Père, du Fils du Saiut Esprit.Aiuei goit-il.Guérison miraculeuse, \u2014 Au pè'erinage à Ste-Anno de Beuupré des gens de St Hyacinthe et des paroisses environnantes, plusieurs guérisons miraculeuses ont eu lieu, dit lo Courrier de St-Hyacinthe, Une des plus frappantes est celle-ci, cont nous tenons les détuils de la personne même qui en à été l'objet : Victorine Guertin, orpheline âgée d\u2019une quinzaine d'années, qui domeure à l'hôpilal de cette ville, souffrait, depuis doux uns, d'un mal au genou.Elle boi- tuit fort et même, en ces derniers mois, elle dut se servir d\u2019uno canne, Ces faits, l\u2019enfant les affirmo: les sœurs de l\u2019hôpital en témoignent et le médecin qui la soigoait ue- sure que lv mul, sans être incuruble, devait durer longtemps.Or, duns le eanctuaire de Stc-Anne, morcredi, aue- sitôt après avoir communié, la jeune file éprouva à son geno : mulado une sensution inuccoutumée et so sentit parfaitement guério.Ello laissa au balustre la canne dont ello Be servait ot marcha trés-bien, Nous l'avons vue hier, à l'hôpital.8: démarche est aussi fermo que possible ct elle no ressent aucune douleur.Lee yeux humidos des larmes de Ia recon- nuissunce, ollu nous à raconté su guérison.Nous laissons à penser si elle est houreuse et à foi en la pro- tectiou de Ste-Anne.Colonisation au Lac Témiscamingue.\u2014 Nous prenons les renseignements suivants de La Vallée d'Ottawa, GAZETTE DES CAMPAGNES 895 sur les progrès que fait la colonisation dans la fertile région du lac Témiscamingue : a Société de Colonisation du lac Témiscamingue a eu une assemblée généralo do ses membres, le 17 de juillet, au collége d'Ottawa.Le Rév.Père Gendraau ?fuit un rapport détaillé de son voyage au Ine Témiscamingue, et a parlé des octrois généreux accordés par le gouvernmont de Québec et par le gouvernement fédéral pour l'ouverture de chemins do communications avec le lac Témiscamingue.Il y à aujourd\u2019hui roixante-et-dix colons établis dans le canton Duhamel et onze cents acres de terres dé- -frichés.Il n'y en avait que 130 on 1883.Ce qui fait la valeur des terres du lac Témiscamingue c'est qu'il n'y a pas de roches, que lo torrain y eat uni et que la mise en cuiture peut s\u2019en faire pour 88 à $10 de l\u2019acre seulement, vu que tout le gros ois a été brûlé il a quelques années.M.Miron, qui est établi au lac depuis quelques années seulement, à vendu l'année dernière pour $1,500 de produits, &près avoir gardé tout co dont il avait besoin pour en famille et ses animaux.M.Zoël Dumais, qui avait défriché, le printemps dernier, uno centaine d\u2019acres, a vendu ce terrain, ce printemps, à M.George Dumais, pour ls somme de $1,800 ot en a fait défricher une autre grandeétendue, l'automne dernier, sur laquelle il a semé, ce printemps, 250 minots de grains.Le Rév.Père Gendreau rapporte aussi qu\u2019un pauvre colon du nom de Larouche, arrivé ce printemps au lac Témiscamingue avec sa fommo et huit enfants, s défriché, avec l\u2019aide do sa femme seulement, six acres de terres dans le cours du mois de juin, qu'il les a en- somencés, ot que Mme Larouche a déjà dans eon jardin des légumes qui ont une très belle apparence.Madame Larouche qui est une femme forte el coura- geure est la sœur du Rév.Père Paradis.La société va s'occuper immédiatement de faire construire sur les bords du Long Sault le chemin de fer pour lequel le gouvernement fédéral vient d'accorder $25,600, et aussi les chemins de colonisation dans le canton Dahamel.Il y aura beaucoup d'ouvrage, cet été, dans le district du lac Témiscamingue pour tous ceux qui voudront gagner do l\u2019argent.La société de colonisation de Témiscamingue va or- guniser une excursion su luc pour le mois de septembre prochain, pour ceux qui voudront aller choisir leurs lois eux-mêmes.\u2014 Le Monde, CAUSERIE AGRICOLE ASSAINISSEMENT DU BOL.Les arbres, les buissone, los friches, les pierres sont des difficultés contre lesquelles les culti7atours ont souvent à lutter quand ils pronnont possession d'une terre, et dont ils triomphent enns trop de frais, dans la plupart des ous, lorsque leurs opérations sont conduites avec habileté et prudence.Mais do tous les obstnoles qu'ils ont à roncontrer, le pins redoutable et le plus difficile à surmonter est sans contredit l'excès d'humidité du sol sur lequel ils ont à opérer.L'importance de l'assainissement du terrain que l'on désire cultiver est telle que tant que le sol n'a pns été asanini, toute tentative d'amélioration aboutit presque à une dépense stérile.Cette opération réolame donc toute l'attention du cultivateur, L'humidité permanente du sol, quelle qu\u2019en soit la cause, & pour conséquenco de noutraliser les bons ef- fots du chaulage et du marnage; elle paralyse l'action des engrais ; ello empêche les semences de lever, ou du moins nuit à leur germination et à leur développement.Dans un sol constamment humide, les récoltes eont d'autant plus compromises, que los saisons sont plus pluviouses; ln maturité souvent s'effectue mal et éprouve un retard considérable; les récoltes sont diminuées et leur qualité dépréciée.Lorsque le sol est dans un état constant d'humidité les labours se font mal et dans de mauvaises conditions; les travaux do la moisson s\u2019exécutent rarement à propos et dans do bonnes conditions; le sol en éprouve un dommage considérable; les mauvaises herbes y pullulent et ne peuvont être que diffoile- ment détruites : grains, racines, fourrages, produits de toute nature, sont gravement exposés dans une exploit ition dont les terres pêchent par une humidité surabondante.Il n\u2019est pire position pour le cultivateur ; il oxpose sa ennté, s\u2019y épuise en efforts stériles, et il finirait par se ruiner, e'il ne cherchait à s\u2019y soustraire le plus tôt possible.Quand on veut assainir un terrain, la première règle À observer ost de s'assurer de l\u2019origine de l'humidité.Celle-ci peut prévenir de doux causes principales : des esux sous-jacentes ou des eaux de la surface, Le mode d'assainissement varie suivant l'une ou l\u2019autre causo.Les eaux sous jscentes résultent de sources ou d\u2019infiltrations.On sait que les sources sont formées de l\u2019eau des pluies ou do la fonte des neiges.L'eau, traversant des couches poreuses, pénètre dans le sol et s'y onfonce jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par une couche imperméable, roche ou argile ; elle s'aceu- mole alors en plus ou moins grande quantité dans cette ospèce de réservoir naturel, et, pressée par Pépaisseur des couches supérieures du sol, elle s'échappe de son lit pour venir sourdre à la surface sous forme de sources plus ou moins considérables, Dans ce cas, il faat aller saisir les sources à lour point de départ en, pénétrant jasqu\u2019à ollos À l\u2019aide de fossés; une fois maître des sources, on les réunit dans une ou plusieurs tranchées, et on los écoule par un fossé de décharge.Les infiltrations peuvent avoir pour cause la ata.gnation de l'esu duns lee fossés qui entourent le champ ou lo voisinage d'un cours d'eau supérieur, Dans lo premier cas, il faut donver plus d'écoule- mont à l\u2019eau en augmentant la profondeur où la pente des fossés ; dans le second ons, il n\u2019y a d'autre parti à prendre que d\u2019endiguer ou d'exhausser le sol par des transports de terro.Les eaux de ia eurface qui apportent une hamidité surabondante dans le sol sont ocoasionnées le plus souvent par le débordement de ruisseaux ou de ri- vièros, où par les eaux de pluie abondantes tombant sur on sol très argileux et ne s'évaporant que lente.mont. 396 GAZETTE DES CAMPAGN.On débarrasse les terrains inondés en ouvrant une issue 4 l'eau au moyen do larges fonsés creusés dans lo sens do Ia pento du torrain : ces forsés doivent ree- ter constnmment ouverts si les débordemente sont fréquents.Les débordements, on se répandant dans les plaines, y forment parfois dos marais ou dos flaques d'eau plus ou moins considérables lorsqu'olles se rassemblent dans des bassins détorminés par les inégalités du terrain ot son imperméabilité.Cee cnveltes, isolées au mition des champs, sont souvont très difficiles & dessécher lorsque lo terrain présonto peu do pente.II faut sonder lo sol pour élu- dior Iu nature et lu profondeur do la concho imper- méuble qui retiont l\u2019ouu.Si elle avait peu d'épuisseur et si elle reposait sur un banc de sablo que l'eau n\u2019a pas atteint, il auffirait do percor, à l'aide d\u2019uno tarière, la couche imperméable qui retiont l\u2019eau ; collo ci irait biontôt so pordro dans la coucho sublonneuse, of le terrain so trouverait complétement aseaini, grâce à cos puisards artificiels, Mais il pout arriver que le soue-sol perméable 66 trouve à uno trop grande profondeur pour qu\u2019on y parvienno économiquement ; il faut alors se résigner à conserver des mares perdues dans los champs: on peut en tirer parti en s\u2019en servant comme de points de décharge où l'on fers aboutir les rigoles d'écoulement tirées À travera les pièces; on plante les bords de ces mares do penpliers, d'aulnes, de saules ou de tous autres arbres qui se plaisent au voisinage des esux ct contribuent à atténuer leurs mauvais effets ot À amener peu À peu leur absorption.Dans los terres de consistance moyenno, il est rare ue les eaux pluviales séjournent longtemps & In surface si le terrain n'est pus absolument plat; de timples rigoles d'écoulement tirées avec ls charruo ou le buttoir, dans le gens do la pento du terrain, sof- fisent ordinairement pour fairo écouler l'eau surabor- dante.L'établissement de rigoles, bon dans touto espèce do terrain sujet à l'humidité, devient une nécessité indispensable dana les sols argiloux Il faut les ouvrir aussitôt que la semaille est terminéo; il faut surtout avoir soin de les tenir constamment netles, ufin que l\u2019eau y circule librement ; lo cultivateur devra donc les visitor souvent, principulemont après lu fonte dos noîges ou après les grandes pluies, Des rigolea d'écoulement bion faites ot bien entre.tentes, peuvent suffire pour tenir le terrain bien égontié; olles rendent la culture du rol plus facile ot le travail so fait d'une manière plus économique ; olles pormettont d'employer moins de remenco, donnent plus d'énorgio aux engrais ot font quo les récoltes sont moins casuelles.Les torrains très argileux que des pluies continues ont rendu innbordables, peuvent être assniuis sons trop de difficultés lorsqu'i!s no recèlent pas de sources et qu'ils présontont une pente suffisante ; à cet,offot, on Jour applique avec avantage lo chaulage ot le brii- lis du terrain: opération qui consiste à diviser lu crofite du sol on cubes pour In soumottro à une combustion analogue à cello de l\u2019écobvage, c\u2019est-à-dire enlever la couche superficielle du terrain, la brûler ot répandre sur le sol lo produit de In combustion.Souvent il suffit de Inbours profonds, nidés de sal- gnées auporficielles, pour chasser camplètement l\u2019humidité eurabondanto, malhenreusement ces moyens puissants sont négligés par la plupart des eultiva- tours, Mais si l\u2019oxcès d'humidité a pour causo non-seule- ment la ténacité de l'argile, mais encoro la présence de sources on de filtrationa dans le sol, les moyens quo nous venona d'inliquer ne suffisent plus, il faut nécessairement leur substituer un moyen plus énergique: l'établissement des fossés, Souvent un champ n\u2019est sujet à l'humidité que parce qu\u2019il est dominé par d'autres fonda qui déversent sur lui leurs eaux; il faut alors Ventourer d'un fossé de\u2019 ceinture.Dans los grandes pluies, en effet, co champ fut-il d'ailleurs assaini intériearemont, n'aurait pas le temps d\u2019absorbor los eaux déversées pur les tor- rains dominants, il en serait submergé et ravine.Souvent encore une terre ost rendue humide par une source, un ruisseau ou torrent qui la traversent sur sur un niveau trop élevé, Ces oaux saturent constamment Je sol et mémo l'inondent dans les temps pluvieux.Il est rarement possible de les détourner, parce que la configuration du sol s\u2019y oppose, ou qu\u2019elles sont nécessaires à l\u2019irrigation des parties inférieures.Comme dans le cas précédent, on ne peut conjurer le mal qu\u2019en creusent un fossé, ou en donnant à celai dui existe la largeur, la profondeur et la pente suffisante.\u2014mmmmmenmnn\u201cmum- L'enseignement agricole et la routine, Au point de vue agricole, nous aurions grand besoin de nous instruire pour pouvoir adopter les amé- liorntions qui sont signaléos dans d'autres pays, méme moine riches que le notre.Ils sont nombreux, cependant, les cultivateurs qui s\u2019imuginent qu'il n\u2019y a rien 4 apprendre ot qu'il est impossible de mieux faire que ceux qui leur ont légué en hérilage los terres qu'ils possèdent, Mais en lisant, en voyant ce qui s\u2019accomplit ailleurs, nous pourrions voir combien nous sommes urridrés Celui qui ignore croit à son suvoir, c'est une loi presque générale; au contraire, l'homme instroit chorche davantage, il étudie, il voit son insuffieance, alors qu'il compara ce qu'il 8ait avec ce quo les antres savent et obtiennent : c\u2019est In loi générale pour toutes les scionces ; il sait que l'exemple est le meilleur des consoils, ot il sait aussi que Jeu conseils qui lui cont donnés par les journaux d'agriculture sont bons à éconter, Ceux qui croient assez on savoir en fait do pratique agricole, et qui ne lisent rien do ce qui se rattache à leur art, sont les premiers à dire que les journaux d'agriculture sont d\u2019aucuno utilité.Ile so croient au sommet de l'échelle on fait de connaissances do la pratique agricole, et ils prennent en pitié, si même Îla n'en ont pas un souverain dédain, l'homme qui ponso éclairor quelques points en agriculture, fa routine, cet amour-propre mal placé, est un puissant obstacle uu progrès agricole, ot rien n\u2019est plus vrai que cet adugo : \u201c La force d\u2019inertie st la plus grande des puissances ! \u201d En effet, elle paralyse les efforts, Etonnez-vous donc que les améliorations agricoles arrivont lentement, quand on fait f des conseils qui é GAZETTE DES CAMPAGNES 89?sont recherchés par ceux qui cultivent nvec le plus grand soin et qui croient n\u2019en jamais savoir assez soit dans la théorio comme dans fa pratiquo on agricul- ure, De grâce, ne soyons donc pas aussi indifférents, quand il s\u2019agit d'acquérir des conunissancea agricoles qui nous sont nécessaires, si nous voulons marcher eû- rement dans la voie du progrès agricole qui so poursuit dans les pays voisins, avco fi plus grande activité et sans relâche.Si nous voulions seulemont nous donner la peine d'étudier ce qui se passe dans les Etate-Unie, ob même dans nos provinces-sœura nous vorrions que non-seulement l'agriculture est prospère mais que les autres industries y sont prosgières, car l'agriculture qui est la promière de toutes les industries, alimente les astres.N'oublions pas que les pays où la culture ost la plus avancée, sont ausei coux où les industries de toutes sortes sont plus florissantes.Faucheuses, moissonneuses et râteaux à cheval, Rien ne rend si manifeste l'usage de ces instruments, que la rareté de la maîn-d'œavre, pour maintenir le travail agricolo au niveau dos bosoins actuels do la production agricole à bon murché ; partout on éprouve lo besoin d'ane transformation rous ce rap- ort; il n\u2019y a que l'insouciance et un faux caloul de & part de certains cultivateurs, qui puissent faire tolérer l'usage de la faux et du râteau primitif pour lu fenaison, comme, la faucille pour les travaux dos moissons.Ta pénurie des bras, comme nous le disions plus haut, la nécessité de mettre le plus tôt possible en sû- roté les récoltes parvenucs à leur point de maturité, ont provoqué l'invention des fauchouses, des râteaux à obeval et des moissonneuses, dans le but de simpli- fler le travail de lu faux, de la faucille et celui de lu main d'œuvre.A l'heure qu'il est ces instruments ont pour ainsi dire atteint toute la perfection dont ils sont suecep- tibles et rendent d'importants services sur les formes, La moissonneuse aurteut opère À la fois différents travaux qui autrefois commandaient le sorvico de nombre de bras.Quant à ces dorniers instruments, lour prix élové ne doit pas êlre un obstacle à leur acquisitior, surtout à l'égard des fermes d'une grunde étendue ; et pour ce qui concerne les formes ordinaires, plusieurs cultivateurs, en s'ussociant ensemble pour faire I'nc- « quisition d'un semblable instrument, pour pouvoir s'en servir A tour de rdle, y trouveraient leur avantage, pourvu que cette moisonnenso fut conduite par une personne bien entendue pour la faire fonctionner, Il faut surtout s'appliquer à acheter des instruments de meilleure qualité; et l\u2019on doit poser co principe qu\u2019en agriculture l'instrument le meilleur est celui qui répond mieux au but qu\u2019on se propose.Un prix même un peu élevé ne peut être un motif suffisant pour se priver de l'avantage inappréciable d'exécuter sea travaux de la manièro ls plas parfaite et la plus économique, Ii va suns diro que cette acquisition faite, le cal tivateur qui possède de semblables instruments, doit apporter le plus grand soin à leur conservation et à leur entretien.Malheureusement on péche grande- wont sous ce rapport, surtout quant leur exposi-' tion soit à la pluio, soit nu soleil.Dès qu\u2019on & cessé de les utiliser, il faut soignousement les abriter sous un hangar.De temps on temps on doit les passer on revuo pour s'assurer s'ils sont garnis do toutes lours pièces et ne pas attondre, pour faire cetto visite, que le temps de s\u2019en servir soit arrivé.Ces soins bion simples, et à la portée do tous les cultivateurs, cou- tribuont singulidroment à Is conservation do ces ine- truments do même qu'à l'économie du temps toujours si précieux lors des moissons.Il y n bien assez des pluies qui retardont parfois les travaux de ls moisson, sans quo nous ayons à nous ocoupor do faire réparer les instruments dout on aura A se servir dans un temps aussi précioux que celui des moissons.RE La chaux en agiculture.La chaux agit de plusieurs façons à l'égard du sol : lorsqu'on la jetto en assez grande quantité dans l'argile elle chango quelquos-unos de sos propriétés; au lieu de laisser l\u2019argilo compacte et imperméable, elle la rend légère, plus mouble, la charrue pénètre aussi plus facilemert dans lo sol et fait de meilleur travail ; co col doviont perménble, et, par suite, la couche de terre devient plus sensible à l'humidité do l\u2019air, et les grosses chaleurs du l'été, qui font beaucoup de mal, ont un offet moins désastroux.Ja terro désagrégée, permet à l\u2019eau qui so trouve dessous de remonter et donne l'humidité aux plantes.Le rôle chimique de la chaux consiste à fournir aux plantes la dose de chaux dont elles ont besoin, alors que cutte matière fuit défaut ; ce n\u2019est point là le principal rôle de la chaux, qui décompose et livre aux plantes los sliments d'une bonne végétation.La chaux exerce son nction sur les divorses combinaisons de l\u2019azote contoau dans le sol pour former de l\u2019ammoniaque ot de l'acide azotique; elle décompose l'argile et donno pout-être aussi aux plantes des sels potassiques.La chaux rend d'ailleurs solubles une foulo de matières organiques difficilement décompo- subles, ot, pur suite, transforme ces matières, inertes dans le sol, en produits fucilement assimilables, en excellents engrais.C'est là, sans contredit, le principal rôle de la chaux dans les terres ; et dans les composts où on la met, elle décompose les matières ani- mules, végétales, et les livre dans un état où les plantes les absorbont facilement.\u2014\u2014\u2014\u2014 a Comment obtenir des végétaux de choix.Pour la culture des plantes potagères et autres oul- tures, on doit viser À une grande augmentation de nourriture par un choix judicieux de Ju semence et en suivant pendant un temps le principe de l'accroig sement.Par exemplo, prenez un pois et semez-le dans une terre très riche ; pendant la première annéo, ne lui laissez porter qu'environ une domi-dousainede Cosses ; ôtez de chdeune tous les pois, & l'exception du plus gros.Semez ce dernier pois l\u2019année suivante, et ne retenez du produit quo trois cosses seulement : semez le plus gros l'année suivante, ot ne retenez qu'une cosse : choisissez encore le plus gros pois, et l'espèce de pois que vous aurez obtenue sera d'une grosseur ot d\u2019un poids triple.Employez toujours par la suite loa 398 GAZETTE DES CAMPAGNES plus grosses semences, ot par ce moyon Vous aurez des pois ou tous autres légumos d\u2019une grosseur étonnante et de bonne qualité.\u2014-m\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Comment monter un bon poulailler ?À cette question, voici ce que la pratique ot l\u2019ez- Ppérience ont appris à l'éleveur do poules: À ceux qui ne comptent pour rien In satisfaction de posséder de bellos voluilles, des espèces bien rares et bion pures, mais qui désirent eimplement le plus de produits avec Je moins de frais, cenz-là doivent procéder par le croisement ct arriver ainsi au inétissage.Ainsi il faut choisir un cog do grosse race, par exemple duns les cochinchinois, brahma-poutra.Mettre le coq avec nos poules ordinaires et bonnes pondeuses.Par ce croisement, l\u2019éleveur n\u2019aura pas besoin de plusieurs compartiments dans son poulailler ni dans sa basse- cour, eneuite il obtiendra, par le métissage, de plus beaux sujets pour lu table, ot pour los œufs une plus grande fécondité.\u2014m Apiculture.Cultivez les abeilles.\u2014L'abeille est co laborieux insecte généralement méconnu qui, même sans soins, apporte l'aissnce dans nos familles et dont la culture eut nous enrichir.Pour cola, il euffit de bion connaître l\u2019abeille, de l'aider rarement, mais À propos, de quelques petits soins et de lui donner une habitation convenable.C\u2019est là tout lo secret ; l\u2019abeille et la nature feront le reste.Muie, dira-t-on, il est difficile de devenir bon api- oulteur, ot puis le mélier est dangereux, car l'aboilie pique, Il est certainement plus difficile de bien cultiver son champ, de tracer uvoo la charrue un sillon bien droit, de bien couper une planche avec la scie et de la bien varloper ; de faire la varlope, la soie et la charrue; de tisser l'habit qui nous couvre ; do construire la maison qui nous porte et la maison qui nous abrite, Et cependant il faut des années, un travail assidu et fatiguant pour arriver à bien exercer ces différonts métiers, Tundis que pour devenir un bon apioulteur, on n\u2019a qu\u2019à observer ce qui se passe dans une ruche d\u2019u- beilles ; lire un bon livre d'apicuiture où un journal d'agriculture traitant d'apiculture, et de ne pas avoir peur des abeilles.Pourquoi l\u2019homme, un colosse auprès de l'abeille, ai petite ot si faible, unrait-il peur de son aiguillon ?pied du cheval, lex cornes du tœuf, la dent du chien, et la griffe du chat ne sont-ils pas plus dange- roux Ÿ Ces nnimaux sont pourtant sans cosse avec nous, au milieu de nous, et nous no songcons pas pour cela à les éloigner de nous ot à en avoir peur ?L'apieulteur, non plus, ne craint pus les piqiires des abeilles, et y devient presque insensible une fois inooulé.D\u2019uilleurs los abeilles, comme les autres animaux, s\u2019accontument aux personnes qui les soignent.Il y a vne quinzaine d'années, nous avons passé deux jours chez M.Thormus Valiquet, grand cultivateur d\u2019a- eilles à St Hilaire de Rouville.Il avait À opérer sur plus de cent ruches d\u2019abcilles, ot pondant les opérations il les prenait avec les maine, les déplagait par! poignées ; il n'était pas piqué et los aboilles ne s\u2019emportaient pas comme nous l'avons vu ailleurs où celui qui les soignait n\u2019était qu'À ses premiers essais dans la culturo des aboilles.Dans ce dernior cas, il est toujours prudont d'avoir recours aux gants, de so servir d\u2019un voilo et de Ja fumée, pour se garantir compléte- ment de la pigûre dos abeilles, C'est la maladresse qui, le plus souvent, irrite les abeilles : c'est |» manière de s'en servir qu\u2019il faut acquérir, voilà tout.L'état d'isoloment dans lequel se trouve l\u2019abeille entretient sa rauvagerie; mais il en est d\u2019elle comme de tous les animaux domestiques qui nous entourent et qui vivent À l\u2019état sauvage, lu contact de l'homme l\u2019apprivoise, En effet, l'abeille, dans les pays où elle est abritée sous le môme toit que son muître, est très douce, Il en est de même de celle que l\u2019on voit dans les jardins, ou qui figure au milieu de la foule dans les expositions, qui se laisse approcher et même visiter sans aucune précaution.Ce no sont donc pas les défauts apparents de I'abeille qui, après tout, ne pique que par esprit de conservation et pour défendre son bien, qui doivent en arrêter lu culture et la propagation.Dans leurs mouvements !es abeilles ont un but; ei vous voulez vous en convaincre, mettez du miel dans un vase, te- nez-le hardiment, et en silence, à la proximité d'un rucher, des milliers d\u2019abeilles accourront; leur but sera d'enlever le miel, ot pas une me piquera.Vous vous présenteriez lev mains et le visage couverts de miel, que ce serait la même chose.À part l'attrait et le haut intérêt sciontifique qui passionnent l'amateur et le savant pour l'abeille, en ruche d'observation surtout, nous trouverons une source de richesse au développement et au perfectionnement de sn culture.M.Thomas Valiquet nous à souvent dit qu\u2019il réulirait en moyenne 840 par semaine, dans la saison d'été par la vente du miel de ses raches, à part les ruches qu\u2019il vendait $6 chaque à l'automne.M.Péloquin, apiculteur de St-Hyacinthe, faianit annoncer dans ?Union, journal publie dans cette ville, que malgré la saison défavorable du printemps dernier, il « vendu au-delà de 2,000 livres de miel le plus exquis, et qu'il compte réaliser 4,000 livres avec les 88 ruches qn\u2019il possède.On peut en tout temps vendre 20 cts la livre, le miel de meilleure qualité.M.Joseph Roy, directeur de la forme du Collège de Ste-Anne, et qui y cultive les abeilles ne vend pas le j, miel moins de 20 cts la livre, et il ne peut suffire aux demandos qui lui sont faites, quoiqu'il ait 36 ruches actuellement dans le jardin de la forme.Considéré sous un point de vue autre que la production du miel et de la cire, l\u2019abeillo nous rapporte peut-être autant sans que nous nous en doutions pour la plnpart, dans le rôle d'agent duns la fécondation des fleurs de nos arbree fruitiers et forestiers, des plantes do nos prairies, de nos champs et de nos jardine, en transportant le pollen fécondant d'une flour 4 une autre! Choses et autres.Comment se ror de nouveaux plants de fraisiers-\u2014Pour avoir des planta vigoureux et donnant de beaux produits, il faut planter à trois pieds de distance, deux rangées dans ane GAZETTE DES OAMPAGNES planche d\u2019an peu plus de trois pieds.Tous les pieds qui n\u2019ont Ie roduit de fleurs doivent 8tre arrachés; ils zont, non pas légénérés comme on le dit souvent, mais bien épuisés pour avoir donné trop de plants.Pour nccélérer le développement des racines, il faut entorrer les filets tous les cinq ou six jours et arroser souvent.Les jeunes planta de fraisiers doivent être repiqués au coir- mencement d'août à la distance de deux À quatre pouces, pour être mis en place au mois de septembre.On doit, autant que posible, éviter de mettre les fraisiers à la même place.Si l\u2019oc est forcé do le faire, il faut au moins défoncer le terrain.Les plantes nuisibles.\u2014On se donne beauconp de peine pour Jabourer, fumer, et on laisse derrière soi les mauvaises plantes profiter de toutes les améliorations, qui sont alors presque en pure perte.Il faut donc arracher ces mauvaixes herbes de ls mavière qu'on croira la plus convenable et la plus oxpéditive.Mais il faut faire ce travail avec soin.Si l\u2019on détruit les mauvaises herbes qu\u2019à moitié, elles auront bientôt reparn, et au bout de quelque temps tout lo travail sera perdu, Bi l\u2019on ne pent nettoyer complètement tous les champs d'une exploitation, il faut en nettoyer un ou deux chaque année, ou au moins une moindre étenduc, mais ne rien négliger pour que ce travail soit bien fait.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 RECETTES La vermine des volailles.Pour en prrger un poulailler, un procédé coneiste tout simplement à les frotter avec de la suie, et à saupoudrer avec cette matière corrosive les nids où les poules prndent où couvent leurs œufs.La vermine disparaît partout où pénètre Y'odeur de la suie.; AUTRE MOYEN :\u2014Les poules étaut rentrées, le soir, places dans le poulsiller nue branche d\u2019aulne.Le lendemain vous la trouverez couverte d'une inultitade de ces petits poux qui tourmentent vos poules.Brûlez la branche et recommencez aussi souvent qu'il sera nécessaire.Cires à greffer.Les cires à greffer sont des onguents dans lesquels il entre plus où moins de cire d\u2019abeilles et que l'on emploie non-seule- Meut pour le greffage, muis aussi pour recouvrir Jes pluies faites aux arbres.Voici une recette qui donne un bon résultat : On prend 1 ouce de cire jaune, 1# d\u2019once de poix résine, que l'on fait fondre ensemble à petit feu et que l\u2019on mélange le mieux possible.Quand les substances sont fondues et mélangées on verse dessus une demi-once de thétébenthine liquide par xetite quantité ; ou coutinue d'agiter, puis on laisse re- roidir.Lorsqu'on veut s\u2019en servir, on eu prend nn morceau que lou réchauffe avec le main et que l\u2019on pétrit entre les doigte jusqu\u2019à ce qu'elle soit suffisamment ramol fo: ' MAISON, TANNERIE ET GRANGE A VENDRE A STE-ANNE DE LA POCATIERE.Une maison, tannerie et grange sppartenant À Nezairo Chrétien, situées au ler rang de la paroisse de Stc-Auno de la Poeatière, seront vendaes mardi, le 4 août prochain, à l'enchère ublique, à lu porte de la dite maison, à uenf heures du main.Les oréanciers du dit Nazaire Chrétien sont priés de filer leurs récluiations entre les maina de P.Th.Dupont, écr., N.P., du Village des Auluales, le où svant le Jour «le ia veute.Village des Aulnaies, 24 juillet 1885.AUGUSTE DUPUIS, Procureur de Nazaire Chrétien.30 juillet 1886, 899 DES SOUMISSIONS ndressées au Maitre Général des Postes seront regnes à OTTAWA jusqu\u2019à MIDI le 14 AOUT PROCHAIN pour le transport des Malles de Sn Mnfesté, sous les conditions d\u2019un Contrat pour un terme de quatre années dans chaque ons aller et retonrner, entre les eudroita ci-dessous mentionnés à partir du 1er OCTOBRE PROCHAIN : ELGIN ROAD et Ja STATION DU CHEMIN DE FER trois fois par semaine ; ISLE AUX GRUES et MONTMAGNY, deux fois par ee- maine ; ISLE-VERTE ot N.-D, DE L'ISLE-VERTE, une fois par semaine ; STE-ANNE DE LA POCATIERE et la STATION DU CHEMIN DE FER, douze fois par semaine.Dea avis imprimés contenant des renseignements plos détaillés au sujet des conditions des Contrats projetés seront en, vue aux Bureaux de Poste ci-haut mentionnés, ou au Bureau Au soussigné, oh l'on pourra, aussi, se procurer des formules de soumission.WILLIAM G.SHEPPARD, Inspecteur des Postes.Burean de I'Iuspectenr des Postes, Québec, 11 Juillet 1885.} 23 juillet 1885.ECREMEUSE DE LAVAL! INSTRUMENTS do Paterson § Frère: Charrues d'acier, Charrnes i siége, Charrues & uu choval, Charrues 2 et as oreilles, Herses st Cultivateurs à dents à ressort, Fanchenses à un cheval et à 2 chevaux, Moissonneuses, Lieases, Riteaux, Hache-pnille, Moulins à mouture Raymond, ete.INSTRUMENTS de ls Compagnie Manu/acturière Massey : Fancheuses Toronto, Râteaux, etc.INSTRUMENTS PLANET, Jr.Semoirs à graines de jardin, petits Cuitivateurs à bras, Caltivateurs, Houes à choval, eto, Les meilleurs instruments de ce genre.PETITS SEMOIRS A GRAINES DE RANDOLPH, Fonotionnant à l\u2019aide de la main, expédiés par la Poste pour 75, Charrtes à doublo versoir avec arrache-patates.Charrues écossaises tonte de fer, Charrues de Lamoureux, Charrnes tourne-oreilte pour côtes, Herses carrées montant en bois, Herses toutes de for, Hermes-gralblers da fer, Bouleverseurs à roues pour 2 chevaux, Cuitivateurs, Soroleurs ot Renchaneseurs, Arrache-souches et pierres, Baratte & Malaxeur de Lirch.Beaux à traire les vaches.Chargeurs de foin, Tombereaux à étendre le fumier, Machines & buttre, Cribles van- peur et séparateurs, Machines à moudre do Vessot.Ustenalles cle beurrerie et engins & vapeur, sur commande, etu.Assortiment de plèces de réparations pour instruments ei- dessus nommés, pour ceux de la maison Benuchemin & Fils pour fauchouses, Buckey.etc.Dents de Faucheuses.Tordouses.Moulins à ecle portatifs, Machine à battre à la vapeur, Matériel do fromagerie.A vendre chez LEFRANCOIS & THIBOUTOT.110, rue 8t Paul, Québec.26 mai 1685, 400 GAZETTE DKN CAMPAGNES A VENDRE BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK S'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue St Jacques, MONTREAL AVOCAT, de Fra- L.A.LA NGLAIS, servil'e, P.Q., suit les Cours de Rimouski, de Kamonraska ct de Montmagny.Il 8\u2019occape de prêts d\u2019urgent hypothécaires et autres, À VENDRE Den terres situées an Lac Témisconatn et à St Honoré, devant être traversées par le chemin de fer de Woodstock, maiu- tenant en voie de coustruction.A vendre on à louer: un bel emplacement avec maison, étables et une boulangerie.Lo tout dans des places centrales de Fraserville.S'adresser à L, A.LANGLAIS, Avocat, A VENDRE À LA FERME-MODELE DU COLLEGE DE STE ANNE : 2 taureaux Ayrshire, avec pedigrees, de 5 ans, 1 taureau Ayrshire, avec pedigree, de 1 an.2 taureaux Ayrshire, avec pedigrees, de 1 mois.1 taureau Durham, sans pedigree, do 3 ana.Aussi : plusisurs taureaux et géuisses Ayrahire do 1 mois, sans pedigrees.S'adresser à JOSEPH ROY, Directeur de la ferme-modèle, Ste Aune de la Pocatière.A VENDRE Bétail Ayrahire : veaux mâles et génisses, pure race, avec pedigree ; un jeune taureau Ayrshire de doux ans, pure race, aveo ped Aussi : Moutons Cotawold, de choix.S\u2019adressor à J.B.BEAUDRY, ST Manc, Comté Verchères, P, Q.VEAUX CANADIENS-JERSEYS, À VENDRE, Lwes mères de ces veaux proviennent d'nn anporbo faureau Jersey pur sang, frère de MARY ANN OF ST LAMBERTS, laquelle a produit 867 LIVRES DE BEURRK DANS ONZE MOIS, Le père de ces veaux est également an Jersey pur de graud priz.\u2014Il à coûté $500 À TROIS MOIS ot il à été importé par M.ROMES STEPHENS, DE BT LAMBERT, l\u2019éleveur de Many ANN.Ce taureau est également magnifique | On peut voir cos veaux, ainsi que leur père et mères, enr la forme du soussigué à Trois-Rivières, eu s'adressaut a M, Tho.! mas Fortin, Chemin des Forges.Pour tous autres détails, s'adresser à Ep.A.BARNARD, Directeur de l'agriculture, Québec.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1885-Arrengement pour la saison d'été-1885 Le et après lundi, ler juin, les trains de ce chemin partiront de la Station de Ste Anne (le dimanche excepté) comme auit+ Pour Lévis.12.18 A.M.Pour 8t Jean 10.35 A.M.Pour Lévis.10.58 À.M.Pour la Rivi 4.27 P, M.Pour Lévis.5.08 P.M.Pour la Rivière-du- 9.40 P.M.Tous les trains marehent sur I'henre du temps convention - nel de l'Est.D.POTTINGER, Surintendant en chef.Bureau du chemin de fer, Moncton, N.Bk., 28 mai 1882 AUX CULTIVATEURS ! Que désirent se procurer les instruments les mieux adaptés pour la culture de ce district, ils trouveront les articles suivants : Arrache pierres et Souches, Aigniseur de Faulx, Arrache patates les plus modernes, Arrosvirs ou distributeurs d\u2018engrais liquide.Bouleverseurs à deux chevaux, Brouettes, Barattes de toutes grandeurs, Charrues de fonte durcie et trempée, Charrues d'acier meilleurs modèles, Charrue sous-s0!, Charrues tournautes en versoir mobile pour côteaux, Charrues à double versoir pour binage, Churrues Sully, Charrues A trois sillons, Cremoirs, Cribles ordinaires et Cribles séparateurs, Coupe légumes, Cuitivateurs assortis aveo sarcleurs et ranchausseurs.Faucheuses pour un et deux chevaux améliorées, Faneuses pour étendre le foin.Fourneaux agricoles de 30 à 75 gallons.Godendard et Machine à scier les bâches, Herses rotutoires, Hersea carrées pour un et deux chevaux, Herses améliorées à charnière, Houe et Cultivateur à roues ; Hone à la main, Hache-paille (assortis) s\u2019aignisaut lui-même, Leviers pour gruisser les roues de voitures, Laveuses mécaniques (assorties).Moissonnenses les plus améliorées, Machines à battre, tèmeGray, pour nu st deux chevaux, Machines pour semer les patates, conper les germes, combiuées, Manipulateur mécanique pour le beurre.rerse À foin.Rateaux à cheval améliorés, Rouleaux de jardins, Rouleaux de champs pour un ou deux chevaux, avec appareil pour semer la graine de mil.Semoirs à graines de jardin, Semoirs à la volée, Semoirs combinés pour grain et graine de mil, Scies rondes & \u2018adaptant à un pouvoir quelconque, Teneur de sac ponr empocher, Tombereaux écossais, Tombereaux pour étendre le fumier, eto, etc.AUSSI : pièces pour réparations de toutes espèces d\u2019instra- ; ments agricoles.cuæz CHARLES T, COTE, Gérant de la Cie Manufacturière de Québec.MAGasIN - - - 191, RUE ST PAUL.FABRIQUE : 4 et 6) Ruz DES BAINS.jautsec."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.