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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 26 novembre 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1885-11-26, Collections de BAnQ.

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[" ] j à » ; XXII Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.26 novembre 1885 No.15 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON\\ PARAISSANT TOUSLLES Rédacteur-Propriétaire : = PIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer aveo le ler numéro de l\u2019année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit dtre donné par éerit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l'expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés ; si non, l'abounement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gasetie au Bareau de Poste.Tozt ce qui concerne ls rédaction et Penvoi de correspondances doit être adressé à FIRMIN H.PnoULX, Rédacteur-Propriétaire.ABONNEMENT : $1 PAR AN SOMMAIRE.Revue de la Semaine : Louis Riel pendu le 16 novembre 1885, victime du fanatisme orangiste.Causerie Agricole : Liensilage des fourrages verte\u2014Les trois fermentations, \u2014Limites nécessnires a la fermentation alcoolique.\u2014Perte et gain de matidres nutritivee par Vensilage, \u2014Ensilages hachés et non hachés.Bujéta divers : Le \u201c fraisier des Alpes; \u201d au cnlture.\u2014Nourriture à donner aux jeunes animaux\u2014L/oie : meeure, incubation, maladies et produits.Choses el autres : Engraissement des porca\u2014Aphorismes du Père Michel.Recettes : Corps étrangers dans les yeux.\u2014Procédé pour enlever à ln vaisselle d'argent la couleur d\u2019un noir rougeâtre que lui font prendre les ots cuits.RIER A NOS ABONNES RETARDATAIRES de payer au plus tôt ce qu'ils nous doivent pour abonnement à la Gazette des Cam- .Nous avons besoin de ce qui nous est dû, comme ouvrier a besoin, chaque semaine, de son salaire, C'est aveo le prix des abonnements que nous avons à faire face aux dépenses qu\u2019entraîne la publication de notre journal : nous en priver, c'est nous mettre dans une gêne considérable.Pour chacun de nos abonnés l'envoi d'une piastre ou plus qu'ils nous doivent, n'est rien, mais ces sommos réunies nous sont absolument indispensables.Nous avons été des mois pendant lesquels nous ne recevions pas deux piastres par semaine, et la semaine dernière, daus une seule journée nous recevions $18 pour abonnement à notre journal.Ces retards ne peuvent être dds qu'à l\u2019oublie, jamais nous ne voudrions croire qu\u2019il y ait mauvaise volonté, Dans tous les cas, que chacun de nos abounés se demande : AIJE PAYE MON ABONNEMENT LA \u201cGAZETTE DES CAMPAGNES ?\u201d et nous sommes bien convainou que dans le cas contraire on s'empressera de faire justice à notre juste demande au plus tôt.\u2014 Nous attendons / | EF\" Le gérant de In Gasetle des Campagnes, Hector À.Proulx offre en vente des voiames de littérature très intéressante.Voir son annonce au No 41 de la Gasette des Campagnes.Bi la guerre est la dernière raieon des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.SEUD Gérant : EXector A.Proulx.Tont ce qui concerne les abonnements à la Gazette des Campagnes et les annonces à ôtre publiées dans o6 journal, doit être adressé à lector À.Proulx, Gérant.ANNONCES: Première insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, eto\u2026.3 centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions libérales.Ceux qui désirent s'adresser tout partioulid- rement aux cultivateurs pour la vents de terres inetraments d\u2019agriculture, eto., ete, trouveront avantageux d\u2019annoncer daus ce journal.ABONNEMENT : $l PAR AN ES REVUE DE LA SEMAINE Louis Riel, pendu le 16 novembre 1888, victime du fanatisme orangiste\u2014Le 16 novembre 1885 sera une date néfaste dans l\u2019histoire de la Confédération Canadienne, et pour les Canadiene-français, un bien triste souvenir, Nul doute que Louis Riel, chef de l'insurrection du Nord-Oucst est une victime qui a été vivement et nvec instance réolamée par la secte orangiste pour satisfaire leur haine contre le cathy liciame.Malgré ce qu\u2019on en dise, jamais nous ne oroi- rons qu'un seul Canadiens-français ait pu prendre part À ce meurtre politique qi a créé dans le pays la plus profonde excitation et le plus grand malaise, jusqu'à ce que ceux de nos compatriotes Canadiens-françaie qui ont en mains les destinées de notre pays se soient expliqué ou sient plaidé coupables.Ca meurtre politique est injustifiablo, et il provoque, avec raison, Jos protestations de toutes les populations, soit des villes, soit des campagnes de tout notro pays, Malheureusement, comme le font entrevoir los journaux de toutes nuances politiques, ce meurtre devient un héritage de haine pour une fraction considérable du peuple Canadien.** Qui, un héritage de haine | comme le dit La Verité.Muis que cette haine soit sainto, qu'elle soit sule- taire ponr nous.Que ve ne soit pus une haino stérile, ni une haine féconde en œuvres détestables.Que ce ne soit pau une huine que la religion réprouve, mais une haine bénie du Ciel, « Quo ce soit une haine des causes qui nous ont conduits à cette fatale journée du 16 novembre.Que co soit une haine des erreurs aociales qui, en nous divi.sunt, nous ont affaiblis et ort ruiné notre influence dans la Confedératior.Que ce soit une haine de l'esprit de parti qui à tout paralyré, tout atrophié en nous attachant aux hommes et non auz princi Que oe soit une haine des sociétés sccrètes gni's0 sont implantées dans notre joune pays pendant que nous 114 GAZETTE DES CAMPAGNES dormione dans uno fausse sécurité, dans une paix trompeuse, © Que cette haine no dégénère en une guerre do races, \u201c Sans doute, il faut punir les hommes qui nous ont infligé cotte honte; il faut surtout que lea traitres purmi nous reçoivent une leçon enlutaire, Mais que a lutto qui va s'engager soit une lutte de principes et non d\u2019invectives, de personnalités et de mesquines représailles, \u201c C'ect là le grand devoir qui s'impose en ce mo- Tment aux classes dirigeantes: empécher le mouvement national de s\u2019égurer, \u201d Si nous avons un devoir national à remplir, dans les circonstances difficiles où nous nous trouvons, TOUS AVONS aussi celui que commande la charité chrétienne: Pour Riel, uecordons-lui le secours de nos brièree, pour lo repos de son âme ; à l'égard de sa famille et des Métis qui ont eu à souffrir de l\u2019insurree- tion, souscrivons largemont en leur faisant parvenir les secours dont ils ont besoin en argent, cn le faisant parvenir à Mgr Grandin ou aux directeurs des journaux Cunadiens-frangais qui ont ouvert des listes do souscription.TESTAMENT DE LOUIS RIEL.Voici le texte du testament de Riel, confié au Rév, Père André : \u201c Prison de Régina, * Testament de Lonis-David Riel.\u201c Je fais mon testament, conformément au conseil qui m'a été donné par le R.P.Alexis André, mon charitable confosseur et très dévoué directeur de conscience.\u201c Au rom du Père, el du Fils et du Saint-Esprit, je déclure que ceci cst mon testament, que j'ai écrit librement duna lu pleine possession de mes facultés mentales.\u201c Les hommes ayant fixé le 10 novembre prochain comme lu date do ma mort et comme il est possible que Ia sentence soit exécutée, je déclaro d'avance que ma soumission aux ordres de la Providence est sincère, que ma volonté s\u2019est rangée avec une entière liberté d'action, soua l'influence de la grâce divine de Notre Seigneur Jésus-Christ, du côté de PEglise catholique, apostolique et romaine.C'est en elie que je suis né ct par ello aussi que j'ai été régénéré.\u201c J'ai rétracté ce que j'ai dit et professé de contraire & ws doctrine, et jo le rétracte encore.Je de- mundo pardon du scandale quo j'ai causé, Je ne veux pas qu'il y ait do différenco entre moi et les prôtres de Jésus-Christ, gros comme une tête d'épingle, Si je dois mourir lo 10 de ve mois, c\u2019est-à-diro dans Quatre jours, ju veux faire tout en mon pouvoir, avec le secours de mon divin Suuvour, pour mourir en harmonie parfaite avec mon Créateur, mon Redempteur ot mon Sanctificatour, en même temps qu'avec lu sninte Eglise cstholique.Si Diou veut bien m'accorder le bieufuit inestimable de Ia vie, je veux de mon côté monter sur l\u2019échafaud ot me résigner à lu volonté de la Providence en me tenant dégagé, oumme je le suis aujourd'hui, de toutes les choses terreatres ; car je comprends que le plus sûr moyen de bien faire est de mettre ses desseins en pratique d\u2019une manière tion, sous le regard do Dieu, en nimant son prochain, ses amis et ces ennemis comme soi-même, pour l'amour de Dieu, , \u201c Je remercie ma bonne et tendre mère pour m'avoir aimé d\u2019un amour si chrétien.Je lui demande pardon pour toutes les fautes dont je me suis rendu coupuble contre son amour, le respeet et l'obéjesance que je lui dois.Je lui demande aussi pardon pour leg \u2018autes que j'ai commises contre mes devoirs envers mon bien aimé et regretté père et envers sa mémoire vénérable, \u201c Je remercie mes frères ot eœurs pour le grand &mour et la grande bonté qu'ils ont eus pour moi.Je leur demande aussi pardon pour mes fautes de toutes sortes et pour toutes les erreurs dont j'ai pu me rendre coupable à leurs yeux, \u201c Je remercie mes parents ot ceux de ma femme pour l'affection ot la bienveillance qu'ils m'ont toujours montrées, en particulier mon affectionné et bien-aimé beau-père; ma belle-mère, mes beavx- frères et bellee-œurs.A eux aussi je demande pardon pour tout ce qui dans ma conduite n'a pas été bien où aurait été mal.\u2018\u2018 Je donne une franche et amicale poignée de main À mes amis de tout âge et de tout rang, de toute olasse et de toute condition.Je les remercie pour los #ervices qu'il m'ont rendus, Ma reconnaissance, je la témoigne particulièrement à ceux de mes amie, tant de ce côté-oi de la frontière que de l\u2019autre côté, qui ont daigné s'occuper de mes affaires on publio, aux Oblats de Msrie-Immaculée, 4 la société de Saint.Sulpice ot aux Seeurs Grises, pour tous les bienfaits que j'ai reçus d'eux depuis mon enfance.Je leur offre mes remerciements, \u2018* J'ai des bienfuiteurs de l'autre côté de la frontière, des amis dont la bonté pour moi a été au-delà de toute mesuro, Je leur demande d'accepter mes remerciements, d'excuser charitablemont mes défauts, Si ma conduite a pu eu quelque façon offonser quel- qu\u2019un, soit dans les grandes choses ou dans les petites, je leur demande de me pardonner on tenant compte des excuses qui peuvent être en ma faveur; et quant À ls somme de mes véritables fautos, ** mes culpabilités, \" j'espère qu'ils auront la bonté de me les pur- donner dovaut Dieu et devant les hommes.# Je pardonne de tout mou cour, de tout mon esprit, de toutes mes forces, et do toute mon âme, à ceux qui m'ont causé du chagrin, qui m'ont fait de la peine, qui m'ont causé du dommage, qui m\u2019ont persécuté, qui sans raison m'ont fait lu guerre pendant 15 ans, qui m'ont fuit un semblant de procès, qui m'ont condamné à mort, et s'ils désirent réellement mo vouer à ls mort, je leur pardonne entièrement comme je demande à Dien de me pardonner entièremont (toutes mes fautes au nom de Jésus-Christ, * Je remercie ma fomme pour es bonté et sa charité à mon égard, pour la part qu\u2019elle u prise si patiem- mentdans mes pénibles travaux ot mes difficiles entreprises.Je la prie de me pardonuer la pvine que je lui à causée volontairement ou involontairement Je lui recommande d'avoir soin de ses petits enfants, de les élever d'une manière chrétienne, avec une attention particulière pour tout ce qui a rapport aux bons dis.entièrement désintéressée, sans passion, eans excits- © GAZETTE DES CAMPAGNES 115 cours, aux bonnes actions et aux bonnes ocompa- nies.« (Pest mon désir que mes enfants soient élevés avec grand soin en tout Ce qui touche à 'obéissance à l'Eglise, leurs maîtres et leurs supérieurs, Je leur recommande de montrer le plus grand respect, la plus grande soumission et la plus complète affection envers lour bonne tnère.\u201c Je ne lnisse à mes enfants ni or ni argent, mais je supplie Dieu, dans son infinie miséricorde, je supplie les entrailles de la miséricorde de Dieu de remplir mon esprit et mon cœur de la vraie bénédiction d\u2019un ère que je désire leur donner: Jean, mon fils, Angéique, ma fille, je vous bénis an nom du Père, et de Pils ot du Saint Esprit, pour que vous vous appliquiez à connaître la volonté de Dieu et soyez fidèles à l'accomplir en toute piété et sincérité: pour que vous pratiquiez la vertu fermement et simplement, sans arade ni ostentation, pour que vous fussiez le plus de jen possible sans manquer aux autres dane les limites d\u2019une juste obéissance au clergé constitué, prôtres et évêques, surtout à votre évêque et à votre confesseur.Je vous bénis pour que votre mort soit douce, édifiante, bonne et sainte aux yeux de I'Egliee et de Jé- sue-Christ Notre-Seignour.\u2014 Amen.« Je vous bénis, erfin, pour que vous cherchiez et trouviez le royaume de Dieu et pour que vous uis- siez de plus reposer en Jésus, Marie ot Joseph.riez ur moi.4% Je laisse mon testament au Rév.Père Alexis André, mon confesseur.Te prie mes amis de partout de tenir le nom du Père André côte à côte aveo le mien.Je l'aime, le Père André.Louis DaviD RiEL, fils de Louis Riel et de J ulie de la Gimodière.» pe CAUSEBRIE AGRICOLE L'ENSILAGE DES FOURRAGES VERTS.Les réserves dos fourrages destinés À ls consommation, plusieurs mois après la récolte ont donné lieu à deux principaux procédés de préparation, en vue d\u2019une bonne et économique conservation : 10.Le fanage qui fait perdre aux plantes vertes fauchables, les troie quarts de leur eau de végétation ar les réduire à l'état de fonrrages secs.2o.L'ensilage, qui se pratiqae depuis longtomps ur les récoltes racines et pour leurs pulpes, \u2014 mois ui appliqué aux fourrages verts, notamment au bié- d'inde, ne remonte pas au-delà de l'année 1861, car ce fut à cette époque que M.Reihlen, un grand agri- euiteur, fabricant de sucre des environs de Stuttgard, se trouvant surpris par les golées qui venaient de sévir eur ses champs de blé-d'inde, eut l\u2019idée de mettre ce blé-d\u2019inde gelé en silos orausés en terre, à la mu- uidre des silos à pulpes de betteraves.Commo tant d'autres découvertes, l'ensilage des fourrages verte est dono né presque tout entier du hasard aidé par un de ces hommes observateurs qui savent trausformer - les revers en succès Tausqu'en 1861, les ouvrages agricoles d'Olivier de Serres, d'Arthur Young, Sinclair, Thaër, Yvart, Mapas du tout l'ensilage des matières vertes conservées pour la nourriture du bétail on hiver.C'était, avant cette date, une opération inconnue par les agrioul- Leurs.En 1870, & la suite d\u2019une longue ot intense séche- rears, en France, on donna un grand ossort au procédé Reiblen, et plusieurs autres procédés d\u2019onsilnge des fourrages verts se munifestèrent par la voie des journaux d'agriculture.On parla beaucoup d'onsi- lage : Ce genre d\u2019opération se répandit dans tous les paye, notamment aux Etats-Unis où on le pratique généralement dans les grandes fermer.Un de nos abonnés, M.Norbert Bourque, de Sherbroode Est, vient d'en faire l'essai, et il à liou d'être fier de son succès, Voici ce qu\u2019il nous écrivait, À la date du 18 novembre courant : « Lors de votre visite chez moi, au commencement d\u2019ootobre, je vous ai promis de vous faire part du résultat que j'ai obtenu par l\u2019ensilage de fourrages verts, fait sur ma ferme et À pen do frais.«« J'ai ouvert mon silo lo 30 octobre, et depuis cette date, je soigne mes bêtes À l\u2019engrais avec le fourrago ue j'ai soumis à l'unsilage.Te n'ai qu'à mo féliciter du guccès obtenu.Mon bétail est ti as friand de cette nourriture, au point que tous les animaux lnissent leur ration de navets pour l\u2019ensilage, quand ces deux aliments leur sont offerts on même temps.« Ayant ôté invité 4 faire part de mon expérience de l'ensilage, à la rochaine réunion annuelle des membres do ls \u201c Société laitière de la Province de Québec, \u201d vous aurez alors occasion de publier dans la Gazette des Campagnes ce que j'en dirai, D'ici à ce temps là, l'expérience que j'en aurai fait comme nourriture à offrir au bétail, sera plus complet, et plus propre à intéresser les lecteurs de votre journal,\u201d Nous empruntons au \u201c Traité d'ensilage \u201d par M.Edouard Lecouteux, les données suivantes sur ln théorie de l\u2019ensilage : Les trois fermentations-\u2014On distingue trois ordres, trois degrés de fermentation : lo.la fermentation alcoolique qui résulte de la décomposition du sucre, en contact d'un ferment, et so manifeste chimiquement par un dégagoment d'alcool proportionnel à la quantité de sucre contenu dans les matières formentes- cibles; 20.la fermentation acétique qui est caractérisée par la production de l'acide acélique ou vinaigre ; 30.In fermentation putride qui donne lieu à la production de gaz fétides, d'acide sulfyirique, de sels & baso d'ammoniaque.Ainsi formonte le fumier dont los ré- vidue dorniers sont le terreau et los minéraux revenus A leur point de départ.C'est à la fermentation alcoolique que doit s'arrèter l\u2019ensilage des fourrages verts.Limites nécessaires à la fermentation alcoolique.\u2014 L'ensilago des fourrages verte, ce n\u2019est pas tout à fait l'ensilage des racines w'on cherche à garantir, le mieux possible, contre 'échauffement, contre la fermentation en grandes masses.Oa ne peut conserver los fourrages verts qu'à 1a condition, sins qud nm, do les préserver du contsot de l'air, soit au moment de l'ensilage, soit pendant leur fermentation.Tels qu'ils sont ap) ortés au silo, ces fourrages contiennent, en onu de végétation, los trois quarts et mémo les thiou de Dombasle et de Gasparin, ne mentionnaient quatre cinquième do leur poids total au moment de 116 GAZETTE DRS OAMPAGNES la récolte.Ils s\u2019échauffent vite; mais s'ils sont bien tassés, bien foulée, bien pressés, bion chargés, la température ne s'élève pas au-dessus des nécessités de la Jermentation alcoolique, la seule désirablo en pareil cas, a scule qui soit caractérisée par un goût d'ulcool des plus faciles à reconnaître, Ainei, notons celte différence dans les deux genres d'eneilage: pour ln conservalion des racines, il faut éviter l\u2019échauffement avec la fermentation putride comme dernier terme ; pour la conservation des fourrages verts où l\u2019échauffement est inévitable, il faut savoir et pouvoir s'arrêter à la fermentation alcoolique, pas au-delà, Action physique de l'ensilage\u2014L'ensilago modifie les Propriétés physiques de lu matière végétale, en ce sens qu\u2019il l\u2019amotlit, l\u2019'imbibe de jus de fermentation Ja rend plus digestive, plus aesimilable, Incontestablement trois pieda cubes de matière ensiléo, réduits per la fermentation, pèse plus lourd que trois pieds cubes do matière lors do l\u2019arrivée au silo, par une ré duction de volume initial.La réduction de ce volume et l'accroissement de poids des ensilages ou conserves procèdent donc des mêmes causes, le tassement, la compression, la perte d'eau et de 842, la fermentation.Mais In qualité de la conserve végétale est améliorée, les fibres ligneuses se eont attendries.A-t-on gagné en azote et autres Matières nutritives ?PERTE ET GAIN DE MATIÈRES NUTRITIVES PAR L'ENSILAGE.Pertes de fanage\u2014 Malgré tous les soins apportés au fanage, il est impossible de ne pas laisser de graines, de fouilles, de débris, sur le sol où les fourrages sont secoués à coups de fourches, de rateaux ou de faneusca mécaniques.Tous ces débris de fanage représentent les parties les plus azotées, - les plus riches de la plante.I J a donc là une perte, et c\u2019est, par conséquent, une nécecsité, pour comparer ce que e fansge et l'ensilage apportent finulement dans la mangeoire du bétail, de remonter au point de départ des opérations ; en d\u2019autres termes do constater ce que sont devenus des mêmes poids de fourrages sou mis, les ons au fanago, les autres à l\u2019ensilage, Nous ne faisons pass intervenir les fourrages verts dans la comparaison, lorsque ces fourrages passent, sans décemparer, de la terre qui les a produits à la mangeoire où ils sont consommés.Nous devons limiter notre parallèle entro fourrages ayant pour des- e là : il y a perte pour le fanage.Pertes d'ensilage.\u2014Nous disons que, par l'ensilage, il y a moins do perte que par le fanage, puisque, pour ensiler les fourrages, il ne faut pas les secouer et lee faire sécher à l'air libro.On les ramasse aussitôt cou- 8, fussent-ils monillés par la pluie où Ia rosée, On es apporte au silo et alors une fermontation bien Bouvernée, bien contenue duna les limites do la fermentation alcoolique, suffit pour les amoner à bon oint d'utilisation.Dire que, dans les encoignures Soe silos et sur le dessus des masses ensilées, il n'y a Pas de moisissures qui sont des portes, ce serait exa- Gérer.Toute la quostion, c'est de savoir si les pertes | à sont moindres que dans le fanage.Et si les pertes sont moindres, il serait illogique de proclamer Ia déchéance du fanage.Une ferme & besoin de fourrages secs.Ellen.très ronvent, intérêt à profiter de l\u2019appoint que lui Apportont les fourrages ensilés, et, à ce point de vue, il n'est pus inutile de mettre en ligne de compte les facilités que procorent, notamment dans les années pluvienses, les fourrages emmagasinés dans les silos, presque sans pertes de fouilles, fleurs et graines, Quand Îl s'agit de Comparer fourrages secs à fourrages verts ensilés, on est autorisé à conclure que, pour les uns comme pour les autres, il est de toute équité de préleyer les échantillons &u moment de la récolte, afin de no pas négliger, dans l'indication des résultats d'analyse, la partie perdue par le fuit du fanage.Agir ainsi, ce sera placer la Comparaison sur son véritable torrai i ou altérées par l\u2019ensilage sont mises en regard dos pertos inévitables de fenaisons par les temps de plaie, et des pertes de foins gâtés en grange ou en meule, Il a été constaté par l'analyse chimique que les fourrages varient do composition dans leurs sommités où sont les fleurs et les graines, dana leur milieu en hauteur, dans leurs basses tiges près de terre.Le bétail n\u2019hésile pas, quand il a lo choix, à rebuter les basses tiges où abonde le ligneux sec et dur, II préfère de beaucoup les parties hautes de In pliante où abondent les éléments les plus nourrissants, Il est donc important de tenir compte à l'ensilage avec hachage très menu de aévantagouse répartition qu'il fuit entre toutes les parties plus où moins nutritives dea fourrages, 11 corr e, en cela, la nature qui a fait sa répartition en vue de l'utilisation au maximem de toutes les substances alimentaires.On a beaucoup dis- outé sur le blé-d'inde haché ou non haché.II cst certain que le bétail est plus complètement nourri par le premier que par le second, ENSILAGES HAOHÉS OU-NON HAOHÉS, Ensilage non hachés\u2014En 1870, quand débuta lo mouvement d'ensilage en France, ce fat le blé-d'inde non haché qui surtout, pour raison de simplicité et d'économie de fabrication, obtint la grande majorité des préférences.[I est vrai qu'il n\u2019y avait alors que le blé d'inde qui fût en scène.On recala tout d'abord devant le hachage Qui devait faciliter la désagrégation, l'amollissement, La bonne fermentation de cette plante quasi-lignense, L'ensilage se pratiqua donc surtout avec du blé-d'inde on branches, couché à toute sa longueur dans le silo, La petite culture adopta ce mode d'ensilage commo se prétant mieux à ses convenances, Partout où les silos À blé-d'inde non coupé furent fortement chargés par leur couverturo à l'instar des silos Reihlen, où le rovdtement en terre mesurait de vingt quatre à trente pouces de terre, la fermentation dos musses végétales s'accomplit en conditions d'ag.(ant plus parfaites que ces masses avaient, en hautetr et en largeur, de plus Grandes dimensions.Moins bonne, sinon tout à fait mauvaiso, fut la fermentation des conserves dans les silos trop plats et insufflsam- mont chargés, tassés, foulds, os altérations, des pourritures s\u2019y déolarèrent et farent tinpbtées, non leur vraie cause, qui était le défaut de compression, GAZRTTS DES CAMPAGNES 117 mais, bien à tort, au blé-d'inde ensils sans hachage, Sloat À-dire dans en longueur naturelle, moins les raines, S'appuyant sur ce fait que trois pieds cubes de blé- d'inde ensilé, sans hachage, pèse 630 à 640 livres, tandis que le même cube de blé d'inde haché pèse 1400 livres, M.Gofart, d'après ron oxpérience, regarde le blé-d'inde non haché comme se livrant lui-même À son ennemi qu\u2019il introduit dans la place.Ce blé-d'inde 80 tasse mal, il rebondit, pour ainsi dire, rous les pieds qui tontent de le refouler ; il laisse, entre les grosses tigos, beaucoup de petites cavités dans lesquelles l'air s'acoumale.Bientôt, ces accumulations d\u2019air empri sonné dans une masse fermentescible dovionnent la cause d\u2019une fermentation qu'il est difficile, sinon im- Possible, d\u2019arrêter anx limites de la fermentation gl.coolique, L\u2019ensilage du blé-d'inde non haché doit avoir pour condition sine qud non, un tras fort chargement et beaucoup de soins pour l\u2019ontassage.Cependant, un jour arrive ou le blé-d'inde, plante Pouvant atteindre douze pieds et su-deld, suivant variétés, doit atre extrait du silo et porté à l\u2019étable.On te coupe alors, soit à la bâche, soit à la fourche.Mais s\u2019en tenir à ce premier déchiquetage, ce sorsit s\u2019ex oser à un très grund Raspillage, puisque d'habitude les animaux ne mangent que ies parties feuillues ot les sommités du fourrage ensilé.En ce ons, les pieds des tiges, très ligneux, passant À la litière, car l\u2019ins- tinet de l'animal suffit à lui apprendre que les matières les plus nutritives des pluntes, et surtout des plantes géantes, n'abondent pas dans les tiges.L'animal agit en conséquence.Et si, par un conpage au moment de la mise en consommation, on se décide à mélanger toutes les parties végétales, les hautes et les basses, les richos et les pauvres, il faut reconnaître ue mieux aurait valu, au point de vuo d\u2019une bonne fermentation.commencer par où l\u2019on se resout à finir.Il est vrai que le hachage, à la dernière heure, se fait jour par jour, petit à petit, tandis que le hachaga, au moment même de l'ensilage, compliquo beaucoup les opérations d'une époque très surchargée de travaux.S'agit-il de plantes à tiges relativement courtes et molles, comme les légumineuses et leu herbes de prés, on admet, en général, que le hachage n\u2019est pas aussi nécessaire, et que mieux vaut s\u2019en passer.Quant au seigle, au miilet, aux plantes d\u2019une certaine dureté, il y a tout avantage à les hacher.\u2014 (À suivre).Le fraisior des Alpes ou perpétuel ; sa culture.Nous n'entreprendrons pas de fuire ici l\u2019élogo du isier; il n\u2019est personne qui ne sache que ses fruits sont au nombre des plus sains et des plus exquis; ce sont aussi les plus précoces de tous, puisqu'ils arrivent à maturité à une époque où la plupart des autres sont À peine sortis de Pa hour, Si l'on ajoate à cvs avantages que la plante qui les donne est trés productive, qu'elle tient pou de place ot qu'elle est à la portée de tout le monde, on n\u2019a plus Îiou d\u2019être surpris do la Grande faveur qui s'attache à sa culture, II existe 2ojourd hul dans les jardins un très grand \u2018nombre d'espéces de varlétés de fraisiers, les unes indigènes, les autres exotiques, nous nous occuperons, tree on ce moment, que du frafsier des Alpes bu fralsier perpétuel, Il appartient à une espèce naturelle, dis Lincte de celle du fraisier des bois.C'est le plus pré cieux de tous les fraisiers, À cause de la singulière propriété qu\u2019il n de remonter et de produire perpé- Luellement depuis avril ou mai jusqu'aux gelées en pleine terre, et pendant tout l'hiver sous châsais ou on Forre chaude jusqu'au printemps, od on lo remet en pleine terro, Ou encore cultivé dans des caisses en bois ou des pots on terre, Ses fruits sont aussi bons ot fins que coux des fraisiers des bois et beaucoup plus gros, car les fruïta des fraisiers des bois cont sans contredit les meilleurs quand ils ont mûri au soleil.Cette espèce est aban- onuéo quoique ses fruits mûriseent dix à douze jours avant tous les autros, mais ne donnant qu\u2019une senle fois, Oo qui caractérise lo fraisier perpéiuel, c'est l\u2019absence complèto do coulants.Ii est rare que ce fraisier se planto autremont qu\u2019en bordure le long des allées, son fenillage très touffu, soutient les hampes chargées de fruits.TI doit être rerouvolé toua les deux ans, même au bont d\u2019une année, si les touffos sont trop @rosses, au moyen des éclats fournis par les souchés, Si l\u2019on attendait trop longtomps les touffes seraient devenues tellement serrées que les jets sortant du milieu seraient étouffés et périraient sans donner aucun produit.La distance à mettre entre les pieds est de douzo pouces, On peut également le planter en planches, Le terrain destiné à l\u2019établissement d'une baisière doit être réparé, au moine quinze jours à l'avance, par un bou abour et une famure atondante en fumier d\u2019écurie à demi consommé.On donne nux planches une lsrgeur do quatre pieds ot aux sentiers qui les séparent, an pied et demi.Une plus grando largeur pour les planches serait nuisible, en ce qu\u2019au momont de la cueillette, on ne pourrait pas en atteindre le milieu avec la main sans être obligé d\u2019y poser lo pied, ce qui exposerait À évraser le piaut et les fruits, Le terrain bien préparé et bien fumé, on procède à la mise an place, Le plant est détaché de la souche par éclats avoc précaution après une bonne pluie ou un arrosage équivalent, et on lo replante immédiatement, avant que &es racines aient ou le temps do se flétrir au contact de l'air, On le débarrasse soigneuse- mont de toutes les feuilles jaunes ou jaunies, et on racoourcit le chevelu des racines d\u2019un domi pouce, Ce retranchement est nécessaire pour empêcher que les racines trop longues nesoiont rebrouasées à contre Fens, en mottant lu plante dans le trou qui doit la recevoir, accident qui n\u2019est pas rare et qui entraîne toujours la porte du plant.Les racines raccouroies aa point convenable ne tardent pas À produire un nouveau chevelu gui fixe solidement la plante.C'est au pri ntemps qu'il est plus frantagenx de planter le fraivior perpétuel.Sous le climat de Paris, le mois d\u2019avril peut être regardé comme le bon moment pour la plantation printannièro.Pour le Canada on pout considérer le mois do mai pour cela.Le fraisior aime beaucoup l\u2019eau, surtout celle des arrosages, car il est remarquable que l'eau de pluie, et surtout celle des pluies d'orage, lui est p judi- ciable; c'est co que fait dire aux jardiniers qu'il 118 GAZETTE DES CAMPAGNES: aîme mieux Veau du puits que l'eau du ciel.Cela est si] vent, on cherche à faire coïncider les naissances aveo vrai, que dans les annéos très pluvieuses les fraisiers l'époque où, dès leurs premières sorties de l'étable, les jaunissent et ne donnent quo des récoltes insigni-| jeunes animaux peuvent pâtorer des herbes qui ne fiontes, tant pour lu qualité que posr la quantité.|soient ni trop tendres, ni trop aqueuses, ni trop dores.Cola tient probablement à ce que l'eau de pluie, en êté, est toujours plus ou moins chargée d'électricité; aussi les jurdiniers ontendus ont-ilh soin, lorsqu'un orage menace, d\u2019arroser copicusement leurs fraisiers, our lon saturer d'avance et les rendre moins susceptibles d\u2019absorber eau de pluie.On imoginerait difficilement, si on ne l\u2019avait pas vu, la différence que présentent, au bout do quelques jours, deux planches le fraisiers dont l\u2019une était sdche et l\u2019autre mouillée au moment ol la pluie oct arrivée.La différence ne sera pas moins marquée pendant le reste do la saison, et la production en est nussi uffectée dans une proportion considérable.On voit done que le jardinior n'a pas seulement à arroser à l\u2019époque de la sécheresre ; par vn temps pluvieux, il doit forcer les arrosugos dans les intervailes que laissent les ondées, afin d\u2019en empêcher les effets pernicieux.La manière de cultiver les fraises influe beaucosp sur la durée et l'abondance dos récolter.Chaque hampe ; ; LO porte plus ou moins de fleurs auxquelles ruccèdont ont bois phy HAY pps insignifianto?Malgré sen Tee fruits dont la maturité n'arrive que successive r ninis, l\u2019oie est douée d'une bonne somme «tnt a ment.Si l\u2019on enlève le fruit sans couper son pédicule, gore lle or Sone, des preuves à l'état sauvage eommo le font beaucoup de personnes pour F'éviter| ne aire d one ique.irionales, dont il fait la peine d'épelucher les fraises avant do les servir, il).pi ire ge Brent septen on eg, M ila arrive que ce pédicule, en ee desséchant, entraine la|, richesso, ob on mire ° te mo de on av erte des fours et même desfruits portés par la même Loue Qui ne eon te vers ve © es mous ampe; la récolto totale de la fraiee peut en être di- dar ee ne fortes sa manière de voyager u minuée de moitié, © grandes ot ortes ailes, il s'élève trds-hant dane ; Les jardiniers de Paris le savent si bien, qu © jamais Los sa échie TO do recto Simeon on dbo ils ne permettent que des fraises soient cueillies dans) ligne d: voite, t tôt d 1 lignes fo leurs jardins autrement qu'avec leurs pédienles ; lours en ign iy tantôt eur deux longues ignes for- femmes ct leurs onfunts sont remarguables par leoy | MAN an BRET aigü, dont le sommet est occapé par dextérité et la promptitude aveo lug valle oles savent Lindivide foes robuste de a pes Quand ce chef : ; 3 .faire cette opération sans ébranler les plantes.fogio & Varriére garde, un autre pren d ss place.Le Paur DR LANOUE.plus grand ordre règne daus la colonie voyageuse.le 8e tient à une hauteur telle que le plomb ne pest Nourriture à donner aux jeunes animaux.l\u2019atteindre.S'arrêtent-elies dans une plaine où sur les \u2014 bords des eaux, les oies choisissont un endroit bien Bien nourrir dans le jeune Âge, c'est préparer l'a- découvert, et des sentinelles sont placées de manière venir des animaux, c'est les disposer à acquérir la|À éviter toute surprise.Réduite on captivité, l'oie se taille, la conformation, les aptitudes qui sont le bnt| montre douce et roconnaissante envers ceux qui la de ceux qui ee livrent à l'exploitation du bétail.nourrissent.Dovées d\u2019une ouie extrômement fine, Un animal qui n\u2019est pas suffi-amment nourri dans elles reconnaissent, à leurs pas, À leurs allures, tous l\u2019âge de croissance, Ce sera, fatulement, un animal | les gens de la maison.Elles les suivent comme ferait dont il ne sera guère permis d'attendre de profits.| un chien.Elles ont le soin le plus assidu de leurs pe- .Il y a donc pour le jeune bétail, uno alimentation | tits visona; elles obélesent docilemeut À la voix de epéciale : il y à donc des rations d'élevage calculées | leurs gardiens.' en vue de la formation et du développement osseux L'oie est devonue domestique depuis des temps im- et musculaire des animaux pour lesquels on recherche | mémorisux.Les Celtes, les Gaulois, les Francs, nos lus ou moins la précocité quand ils sont destinés au | pères, se livraient en grand à l'élève de l\u2019oie, et ils travail, à la production de certaines laines.Et comme | en envoyaient de grandes quantités en Italie.Pline In lactation est la première période de tout régime | dit qu\u2019il en venait à pied de nombreux troupeaux da alimentaire dos nouveaux-nés, il no faut pas séparer | pays des Morin (province septentrionale des Gaules).ici l'intérêt des mères-laitières qui, pour être bonnes Îl raconte le singulier etratagème qu\u2019employsient nourrices, ont à recovoir une nourriture favorisant à |lours conducteurs pour les faire marcher.Ile piagaient la fois quantité et qualité de lait.toujours na premier rang les plus fatiguées, de sorte On sait que, généraloment, le régime au vert pos-| que, In colonne les poussant en avant, elles étaient nède, À cot égard, uno incontentable supériorité sur le|bon gré mal gré obligées d'avancer.Chez les vieux régime au sec, et que, pour l\u2019estomac du jeune animal | Grecs et surtout chez les Lacédémoniens, Voie étuit en domi-sevrage et sevrige complet, il est rien de| regurdd comme une volaille trèe-distinguée et elle tel quo les jeunes herbes.C\u2019est pourquoi, le plus e0u- fuieait l'ornement des plus beaux festins.Rome répu- L'\u2019oie : mœurs, incubation, maladies, produits.L'oie est de tous les oiseaux de basse-cour celui dont l'éducation est la nos facile, la moins coûteuse et la plus productive.Nous nous étonnons toujours que ce bel oiseau ne soit pas plus répandu dans nos compugnes.Pourvu qu'on Ait des herbes À donner aux oies en grande qnantité, et elles ne sont pas difficiles sur leur qualité, on aura du profit à les dever, et au moins autant d'agrément qu'avec n'importe quel autre oiseau.On peut utiliser pour la nourriture de l'oie les herbes de rebut, en les accompsagnant de nourriture plus substantielie.L'oie est l\u2019innocente vietime d'un odieux proverbe.Depuis des eiècles on répète béte comme une oie, et cependant l'oie est loin d'être bôte, Nous avouons que 6a physionomie décèle peu d'intelligence, mais combien d'hommos supérieurs \u2014\u2014\u2014\u2014_ , a GAZETTE DES CAMPAGNES 119 blicaine vénéra l'oie, qui l'avait sauvéo, par res cris, do l'invarion des Gauloie.Ello les nonrrissait dune lo templo do Janus, mais ollo en faisuit peu d'usngo pour la table.Soumise nu joug des ompereurs, la vilie éternoile chercha tous les raffinements de la govrman- dire, et inventa les fameux toies d'oiezqui font nujour- d'hui la renommée de Strasbourg.Dans !a Franco moderne, l'oio cut longtemps les bonneurs des festins, mais elle pordit beaucoup de sa réputation et de sn vogue le jour où le dindon nous arriva du nouveau mondo.Nous poseédons plusiours variétés d\u2019oies, colles dites de Toulonse sont incontestablement les plus belles, les plus grosses.Ron n'est plus facile quo l\u2019éducation de l'aie, C\u2019est un oiseau qui mange à peu près do tout; il dévore vec uno égale voracité les horbes, les légumes, lo blé- d\u2019indo, I'avoine, l'orge, les criblures de toutos espèces do graines, Il aime particulièroment les su'ades, les feuiiles de choux, les vezces, lo trèfle.I! no faut les conduire dans les champs que lorsqu'ils sont dépouillés de leur récolte, ollos causent, par leur voracité, do grands dégâts duns les moissons.Il est aussi toujours dangeroux de les laisser orrer dans les jardins, olles mangeraient ot briseraient la plupart des plantes.Le mâle se nomme jars, la femello oio ot les petits oisone, Le jars peut servir sept à huit femelles, Il a le corpe grand, lo cou long, les ailes amples, la queue ronde, un anneau blanc près du croupion, le bec rouge ct pointu, le dos rond.\u2014 (À suivre.) Choses et autres.Engraissement des porcs\u2014Dans les petites comme dane les grandes fermes, et môme chez les moindres journaliers dans nos campagnes, on sc Lâte actuellement de terminer Pengraissement des porcs qui devront ôtre tués avant Noël, Cette fin d\u2019engraissement exige des soins et des précuutions plus grands ue n\u2019en demandent le «début et le milien «le l\u2019engraissement.us ce rapport, il en est «les porca comme des autres animaux.A mesure qu'ils engraiseent, Île deviennent plus difliciles pour la nourriture ; on est donc obligé d'accroître lu qualité des aliments, en augmentant lu proportion de ceux qui, tels que les grains, renferment, sous un petit volume, une grande faculté nutritive.On #'attache, en outre, à leur donnar, pendunt les quinze à vingt jours qui précèdent l'abattage, des substances qui agissent spécialement sur In qualité du lard; tels sont les remoulages de blé, les féveroles et surtout les pols, Ii cat bon aussi d'augmenter le ombre des repus, en diminuant, bien entendu, ls ration de chacun, et de varier ln nourriture à chaque repas, Queigue les porcs soient pou sensibles au froid, Pexpérience & cependant prouvé que, de même que les autres animaux, ils s'engraissent plus rapidement dans un lieu chaud que dans des 1 onvortes à tous les vente.Aussi, dans la petite culture, place-t-ou les loges en communication avec l\u2019étuble.Ajoutons sur dans tous les cus, nn Écoulement prompt des urines, vue litière abondante et souvent renouvelée eb Ja plus rande propreté dans les nuges sont indispensables au succès jo l\u2019engraissement comme ae l\u2019élève de ces animaux.Aphorismes du Père Michel.\u2014Si ln surveillance dans une forme n\u2019est pue facile, le service s\u2019en ressent.L\u2019œil du multre, courme l\u2019œæil de Dieu, doit être ouvert suns cess et voir tout, \u2014 C'est daus les circonstances difliciles que l\u2019homme intelligent et courngenx so révéle.Main 11 est toujours téméraire de s'engager sous nécomsité sur le terrain de ln lutte, \u2014 Avez-vous la liberté du choix ; Prenez le certain pour l\u2019incertnin- ; \u2014 Cuitivez quelques arpents de terre en bonne condition, vous vivrez daus l\u2019aisance.Affermez une iwmense étenduv de Bar ' torre sans aucun des moyens que le suceds réclame, et In ruine viendra frapper à votre porte, et le misdro s'installora chez vous.\u2014W RECETTES Corps étrangers dans les yeux.- La présence de ces corps étrangers occasionne de Ia doutenr plus ot moins vive, de la rougeur, des larmoiemonts, Lorsq ne sont pas arthérents, les larmes suffisent dans la plus grande partie «les cas piour les entraîner au dvhors on bien on injecte, avec une petite seringne, de l'eau fraîche ontre les paupières do maniare à bion nettoyer Pœil.On réussit aussi très-bieu en promenant eur cet organe Un piuceun doux que l\u2019on n trempé davs du miel, ou bien nn morceau de papier roulé, humecté nvec du sirop où tont simplement avec un peu de salive; le corps étranger s'altackis au pinceau où au papier et on l\u2019enlève alors avec une grande facilité, Si le corps étranger est nn fêtu de paillo on un petit éclat do for, on a proposé pour les attirer, de présenter, nuxai près que possible do l'œil, duns lo promier cas, nn baton de cire \"Espagne électrieé par le frottement; dans Jo second, nn morcean d\u2019aimant.Procédé pour enlever à la vaisselle d'argent la couleur d\u2019un noir rougedtre que lui font prendre les œufs cuits Il atrive ordinairement que les wufs cuits an bourre où à la graisse donnent aux couverts d'argent une teinte d'un noi FougeÂtre que l\u2019on a ensuite beaucoup «du peine à faire «liapa- ratlre; il ne s\u2019agit cependant que de frotter, en pareil cas, Pargenterie avec de la snie.A VENDRE BETAIL AYRSITIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTII ROCK M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue St Jucquos, MONTREAL STATUE DE NOTRE-DAME DE PITIÉ A VENDRE Au Bureau de la * Gazette des Campagnes.\u201d Le souskigné oflre en vento une magnifique status de Notre- Dame de Pitié, en eurtou-pierre, quatro pieds do linutour ot quatre pieds et «demi de longueur.Le col orig ile cetlo statue a été fait avec lo plus grand soin par un habile statuaire de Montréul.S\u2019adressor à B'adresser à FIRMIN H.PROULX, A Ste-Aune de In Pucatière, VEAUX CANADIENS-JERSEYS, À VENDRE.Leg mères de ces venux Jrovieunent dun auperbo tanrean Jersey pur say frère de MARY ANN OF ST LAMBERTS, laquelle « produit #67 L1 DS BEURKRE DANS ONZE MOIS, Lo pore de ces vonux est également un Jersey pur de grand prix.\u2014Il u coûté $500 À T'ROIS MOIS et ii a été importé par M.Romes s EN5, DE ST LAMBERT, l\u2019éloveur de MARY ANN.Co taureau vat également magnifiquo On pout voir ces venux, ainsi que leur père ob mères, sur la forme du souxsisgné à Trois-Rivières, en s'mlressant a M.Thous Fortin, Chemin des l'orges, Pour tous autres détuils, s'adresser à Ep.A.BARNARD, Directeur de l\u2019ugriculture, Québec 120 , \\ J C\u201darruea de fonte durcio et trempée, Charrues p,acier meil- La Compagnie à A SSETANC Mutuelle de {leurs modèles, Charrue FOUH-bO), Charrves tournantes on versoir Montmagny | 1lo ANNÉE D'EXISTENCE BUREAU PRINCIPAL A MONTMAGNY.Cette compagnie aranre contre le fen toutes eortes de propriétés, maisons, dépendunces des caltivateurs, ote, aux prix ke plus modérés.JEAN BOUCHER, St Charles de Bellechasse, Présilent ; GEO, DEMERS, St Henri de Lévir, va Vice-Président ; JAMES OL) Gérant .I, HEBERT, Inrpectenr } Montmagny.Agents généraux : 11.Ménent, Montagny : G.E, Me- CHAUD, Vsletler octobre 1885, T3 {} AVOCAT, de Frn- L.A \u2018 LA N GLA 1 y servile, P.Q, suit les Cours de Rimouski, de Kamonrakki ot de Montmagny.I s'occupe de prêts d\u2019urgent hypothécaires et autres, Des terres situées au Lac Témisconata et à St Honoré, devant être traversées par le chemin de fer de Woodstuck, maintenant en voie de construction.A voudre on à louer: un bel emplacement, avec maison, étables et tune Loulaugerie.Le tout dans des placcs centrales de Fraserville, S'adresser à L.A.LANGLAIS, Avocat.A VENDRE Bétail Ayrshire : venux mâles et génisses, pure raco, avec pedigree ; un jeune taureau Ayrehire de deux ans, pure race, avec pedigree, Aussi : Moutons Cotswold, de chuix.S\u2019adresser à J.B.BEAUDRY, ST Marc, Comté Verchères, P.Q.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1885-Arrangement pour la saison d\u2019hiver-1886 Le et après lundi, 10 novembre 1785, les trains de co chemin purtiront de lu Station de Ste Anue (le dimanche excepté) comue suit : ) Pour Lévis.- D5UA.M, Pour Lévis 4.10P, M, Pour St J 3AM, Pour In Riv 51, M.Potr Lévis.000000 000 - 4.10 P, M.Pour la Riv u-Loup.9.30 P.M.Tous Jes trains marchent sur I'beure dn temps convention nel de Est.et lal -du-Loup- D.POTTINGER, Surintendant en chef, Bureau lu chemin de for Moncton, N, 8k.,, 11 novombre 1885, AUX CULTIVATEURS! 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INSTRUMENTS do Paterson § Frère: Charrues d\u2019acier, Churrues à siége, Cliirrties à un cheval, Charrues 4 2 et a 3 orcilles, Tierses et Cuitivatenrs à dents à ressort, Fancheuses à un cheval et, à 2 chevaux, Moissonneuses, Lieases, Râteaux, Mache-puille, Moulins à mouture Jaymond, ete.INSTRUMENTS «de lu Compagnie Manufacturière Mussey : Faucheuses Toronto, Râteaux, eto, INSTRUMENTS PLANET, Jr.Bemoirs A graines de jardin, petits Cultivateurs à bras, Cultvateurs, Houes a cheval, ete.Les meilleurs instruments de ce genre, PETITS SEMOIRS A GRAINES DE RANDOLPH, Fonetionnant à l'aile de ln main, expédiés par la Poste pour 1.75 arrhes à double versoir avec arrache-patatos.uvrues écossnisus touto de fer, Charrues de Lamoureux, Charrues tourne-oreille pour côtes, THeorses carrées tuontant en bois, Morses toutes de fer, Herses-grubblers de fer, Bonleversears a roues pour 2 chevaux, Caltivateurs, Sarcleurs ot Renelurnesvurs, Arrache-souches et pierres, Baratte & Malazeur (lo Li.ch, Senux à traire les vaches, Chargeurs de foin, Tumbereaux à étendre le fumier, Machines à Lattre, Cribles van- neuls ct séparateurs, Machines à moudre de Vessot, Usteusiles de benrrerie 66 engins à vapeur, ur commande- ete.Assortiment de piècos de réparations pour instruments ci- dessus nommés, pour ceux de la maison Boruchemin & Fil, pour fuucheuses, Buckey.etc.Dente de Fatchenses.Tors deusee, Moulins à scie portatifs, tétiel de fromagerie, A vendre chez Mucline à battre à lu vapour.Ma- LEFRANCOIS & THIBOUTOT.2 mai 1685, 110, rue St Paul, Québec, GAZETTE DES CAMPAGN "]
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