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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 3 décembre 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1885-12-03, Collections de BAnQ.

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[" XXTII Ste-Anne de la Pocatière, P.@.3 décembre 1885 No.16 = GAZETTE DES CAMPAGNES r a \\ à + a ji; J JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULEX.L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer avec Je ler numéro de l\u2019année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour un an.Liavis de discontinuation doit être donné par écrit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l\u2019expiration de l\u2019année d\u2019abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés ; st non, l'abonnement sers censé continuer, malgré même le refus de lu Gazette au Bureau de Poste.Toxt ce gui concerne la rédaction et l'envoi de correspondances doit être adressé À FIRMIN H.PrOULX, Rédacteur-Propriétaire.JEUDIS Gérant : EXector A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à la Gasette des Campagnes et les annonces à être puuliéos dans ce journal, doit être adressé à lector À.Proulx, Gérant.ANNONCES: Première insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, eto\u2026.3 centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions libé- À rales.Ceux qui désirent s'adresser tout particulid- rement aux cultivateurs pour la vente de terres instruments d\u2019agriculture, etc, ete., trouveront avantageux d'annoncer dans ce journal.ABONNEMENT : } $1 PAR AN Bi la guerre est la dernière raison des peuples, l'agriculture doit on être la première.; ABONNEMENT : Emparons-nons du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.$1 PAR AN SOMMAIRE.Revue de la Semaine : Le Monastère de la Trappe, à Oka.\u2014 Conférence de Sa Grandeur Mgr Lafièche, sur l\u2019émigration et la colonisation.Causerie Agricole : L\u2019ensilage des fourrages verts (Suite), \u2014Ensi- lages hachés.\u2014Ensilages purs ou mélun és ; l\u2019ensilage et les rations alimentaires; l\u2019eau de végétation du blé-d'inde et les matières sèches absorbantes; mélanges des fourrages verte ; mélanges de tourteaux et de farineux ; mélanges des pulpes de betteraves ; salaison des conserves; du ernier mot sur les mélanges.\u2014Ensilages de plantes en fleurs et de plates presque mfires.~Périodes-végétatives de croissance et le décroissance de valeur alimentaire; opinion de la pra tique.Sujets divers : Avautages d\u2019une bonne alimentation chez les animaux \u2014Les plantations dans les poulaillers\u2014L'oie : mœurs, incubation, maladies, produits (Suite), \u2014 Iucubation ; maladies ; produits ; engraissement.Choses et autres: \u201c Le Monde illustré, \u2018 publié à Montréal.\u2014 B Comptabilits agricole \u2014 Maximestes: Excellent vinaigre contre les maladies contagleusce.\u2014Vinaigre camphré, , TERE A NOS ABONNES RETARDA- | TAIRES de payer au plus tôt ce qu'ils nous doivent pour abonnement à la Guzette des Campates Nous avons besoin de ce qui nous ost dû, comme ouvrier a besoin, chaque semaine, de son salaire.C'est avec le prix des abonnements que nous avons à faire face aux dépenses qu\u2019entraîne la publication de notre journal : mous en priver, c'est mous mettre dans une gêne considérable, Pour chacun de nos abonnés l'envoi d'une pisstre ou plus qu'ils nous doivent, n\u2019est rien, mais ces sommes réunies nous sont absolument indispensables, Nous avons été des mois pendant lesquels nous ne recevions pas deux piastres par semaine, ct la semaine dernière, dans une seule journée nous recovions $18 pour abonnement à notre journal.Ces retards ne peuvent être dûs qu'à l'oublie, jamais nous ne voudrions croire qu\u2019il y ait mauvaise volonté.Dans tous les cas, que chaoun de nos abonnés se demande : AI-JE PAYE MON ABONNEMENT A LA \u201cGAZETTE DES CAMPAGNES ?\" et nous sommes bien convaineu que dans le cas contraire on s'empressera de faire justice à notre justo demande au plus tôt.\u2014Nous attendons / ! REVUE DE LA SEMAINE Le Monastère de la Trappe, à Oka, à quelques lieues de Montréal\u2014Nos lecteurs liront sans doute avec in- térèi les ronseignemonts suivants sur les religieux de ls Trappe à Oku, dûs à la plumo do l'Hon.de La- Bruère, rédacteur du Courrier de St-Hyacinthe : Le monastère de la Trappe est situé à trois milles du village d'Oka, sur une colline d'où la vue s\u2019étend sur le lac et les bois des alentours.La maison qui est en bois possède deux étages, avec rez de chaussée on pierre, et mesure 150 pieds de long.Elle est aetuelle- meut habitée par 16 religieux dont 8 pères.La ferme a 1000 arpents en superficie et est un don du séminaire de St-Suipice de Montréal, à la communauté de la Trappe.Oc compte que 250 à 300 arpents de terre sont défrichés et le reste est en bois debout.Il y à un moulin à farino et un moulin à scie sur la rivière dite \u201c du moulin, \u201d et ce pouvoir d\u2019eau qui est magnifique est la propriété de la communauté.Les Trappistes se sont établis à Ok4 au printemps de 1882.La maison qu\u2019ils habitont sera plus tard convertie en hôtellerie, et le monastère sera construit près du moulin et des bâtiments de In ferme.Depuis trois ans, ces religieux ont fuit énormément de travail, car on suit que l'ordre de la Trappe est ec- sentiellemont monastico-agricole.Cependant il leur reste beaucoup À faire, puisque tout était A order.Ils possèdent 40 bètes à corncs ot 6 chevaux, La grange nouvellement construite mesure 150 pieds par 60, et offre toutes los commodités possiblea.La charpente est faite de telle manière que lo toit &© supporte par lui-même ; il n'y a pas co que nos oultivatours appellent de \u2018\u2018 batterivs \u201d et les voitures peuvent partout cireulor duns la grange.L'année prochaine on se propose d'avoir une beurrerie, avec tous les appareils perfectionnés du jour, Nous avons eu l'uvantage de pénétrer dans le oloitre.Quelle description pouvons-nous en donner?e 122 GAZETTE DES CAMPAGNES c\u2019est la demeure du pauvre dans toute l\u2019acception du mot, Aucuns moublos ; des sièges grossiers, encore tont ils rares ; aucune peinture ; des murs et des planchers nus; des cellules étroites, avec un lit en ois ; pour porte nux collules une lisière de Grosso toile ; au réfectoire, table rustique, ot sur lu table sans nappe le couvert de chaque moine, consistant en une cuillère on bois, un gobelct, ot une acrvistto do toile très commune.Voilà tont l'ameublement de l'intérieur, Qu'y mange-t-on?on n'y mange ni viande, ni œufs, ni poisson, ni pâtisserie; que des légumes et des fruits.Les moines se couchent à sept heures du soir et «6 lèvent à deux heures du matin.ls ne font Qu'un repas par jour, à 23 heures de l'après-midi, ex- vepté dans le carémo où lo repus ost fixé à 44 heures.Durant les grands travaux de l\u2019été, on sert uno collation additionnelle, Avec celn silence perpéluel.Toute communication est interdito entre les moines ; si vous prètez l'oreille, vous n\u2019entendez rien, I! y a quelque chose d'auguste et de solennel duns ce silence.Dans nos pénitenciers, on impose forcément ce ai lenco nux détonus pour empéchor les complots fur nestes ; dans le cloître, c\u2019est le mutisme volontaire; on s'y eoumet pour être plus parfait et se rapprocher de Dieu.In stlentio erit fortitudo, a dit Issie, Le religieux se sent fort, parcu que la colomnie et la médisance no pénètrent jumnis dans sa cellule; il so sent libre, parce que pour lui les converentions avec Dieu ont remplacé les conversations humaines, Cette vio de réclusion et de silence paraît étrange à l'homme du monde, tant elle est en dehors de l'idée quo l'on a des relations socin'es, Elle semble absurde À un grand nombre, hommes ont écrit et parlé contre Vexistence de ces communautés ot ont tenté même de flétrir Ia conduite du moine commo étant anti-socinie, Ils n\u2019en comprennent point la signification, Le premier besoin du cœur de l\u2019homme c\u2019est le bonheur.Il y en a qui le cherchent duns l'acquisition des riches-es ou dos honneurs, d'autres dans la satis- fuction des sens ot de ce que l'on appelle les plaisirs do la vie.Pourquoi blâmerions-nous ceux qui le cherchent on Dieu ?Ils usent d'une liborté que tout homme possède, et si ls grâce divine opère en eux de manière à les appeler à cette vie d'abnégation et de racrificer, on aurait tort de refuser au moine ce Qu'on n'ose refuser aux autres.Les libros-penseurs qui n\u2019ont point pour lea éclairer le flambeau de lu foi, jugent les religioux à truvors les ténèbres.Ils considèrent comme opposé à lu dignité de l'homme les vertus d'obéissance et de pauvreté.Pourtant obéir c'est régner.Lu désobéissunce est le crime du monde, et le Trappiste, aveo ea ceinture de cordo, ses sandales, sn Leto Tusée, son habit de laino, trouve dans la retraite une quiélule qu\u2019il aurait été libre do chercher à travers les agitutions de la vie, mais qu\u2019il n'a pus voulu et qu\u2019il n'aurait pu trouver.Toutes les issues du côté de la terre sont, il est Vrai, fermées pour lui; mais pour qu\u2019il puisse ros.pirer ot vivre, on lui à ouvert celles d ©st purtagée entre le travail et lu prière.Soldat de lu milice céleste, il obéit au commandement; ses sueurs fécondent le sol qu'il défriche et ses invocations à Dieu sanctifient le grain que sa main récolte, ll n\u2019a \u201c \u2014 rien À lui et ne désire rien avoir.La plus méritoire le ses pénitences c\u2019ost la pauvreté ; la bêche avec laquelle il remue le terre n'est point à loi, c\u2019est la propriété commune; il dit: notre bôche; le pain qu\u2019il mange il I'sppellera notre pain.Il n'y a qu'une chose qui lui appartienne et qui n'est la propriété de personne autre: co sont ses péchés.S'accusant devant Dieu, il dira: \u2018 ms faute.\u201d Voilà pourquoi le Trappiste meurt heureux et content, car, dès ici-bas il commence à chanter l'hymne de l'éternité, Conférence de Sa Grandeur Mgr Lafèche, sur l'émi gration et la colonisation.\u2014Nous empruntons an Journal des Trois-Rivières le résumé suivant d\u2019une conférence donnée par Mgr l\u2019évêque des Troie-Rivières, à l\u2019Hôtel-de-ville des Trois-Rivières, la semaine der- nièro : Four connaître l'avenir de son pays, a dit Sa Grandeür il faut étudier le passé.De même que l\u2019arpenteur qui tire une ligne & travers la forêt pose d\u2019abord quelques jslons sur lesquelles il se guide pour suivre la ligne droite et arriver 3 son but, ainsi en est-il de l\u2019étade de notre histoire.Pour connaître d'ane manière à peu près certaine l\u2019avenir de notre nation, jl faut d's.bord poser dos jalons historiques sur lesquelles nous pourrons nous guider, Pour prouver la vitalité de la race canadienne française, Mgr à posé trois jalons ; il a choisi trois époques de notre histoire 1763, 1831 ot 1881.A la première époque, c'est-à-dire au commencement de ls domination anglaise le peuple canadien ne comptait que 65,000 âmes ; en 1831, il en comptait 500,000 et en 1881, c'est-a-lire an dernier recensement, il en comptait 1,200,000.Ces chiffres parlent par eux-mêmes ; les conolusions et tellement absurde que des |bi s'en tirent facilement.Une nation qu à une telle vitalité est destinée A de grandes choses.Maia i 4 a une terrible plaie attachée au flanc do la nation et qui l\u2019affaiblit considérablement, et cette plaie c\u2019est l\u2019émigration.Avant de toucher cette question Mgr & prévenu ses auditeurs qw'il n'avait l\u2019intention de \u2018esser personne.Après nous uvoir raconté les malheurs de l\u2019exilé canadien ; après avoir donné les raisons qui déterminent la plupart des osnadiens à travers les lignes, il nous montra un groupe de ces malheureux compatriotes engagés duns la guerre de sécession au nombre 45,000, se battant pour une cause qui leur était tout à fait indifférente ; sur ce nombre 15,000 tombèrent sous les coups des ainéricains, Uo autre groupe bien plus nombreux s'est enfoui dans les fabriques où les jeunes gens et les jeunes filles vont perdre leur santé, leur avenir et souvent leur foi et leurs mœurs.Pendant que les Canadiens voyaient leurs frères les laisser pour aller donner aux Etats-Unis leurs sueurs et leur sang, dérobant à la Patrie un impôt qu\u2019elle seule 8 lo droit de prélever sur ses enfauts, un autre spectacle bien propre à les consoler se présentait à leure yeux.Les Cantons de VEst, les vallées d'Ottawa et du Lac St Jean se peuplaient de sonrageux n- niers qui la huche A la main, terrassnient les géants de la forêt, eonstruisaient des habitations, érigeaient des parciases, consa- eraient leur vie à l\u2019sgrandissement de leur pays.Ce sout de véritables héros ces Canadiens, les fondateurs de ces grands et beaux villages; la Patrie reconnaissante leur doit des éloges, car île sont ses plus grands bieufaiteurs.Après avoir fait la peinture du cultivateur canadien vivant heureux au milieu de sa famille et celle du malheureux exilé qui parcourt eu pleurant les pays étrangers, Sa Grandeur indigne le remède le plus efficace à apporter pour remédier à cet état de choses.Le grand remède, dit-il, contre l\u2019émi \u2018ation, cette plaie gal ronge notre besu payes c\u2019est la colonisation.II uous fait voir la fertilité de 1a Vallée du lao St-Jean, des Cantons de Est ot do Ja Vallée d'Ottawa, il nous moutre ces prêtres cour: craignent pas de mettre ln main à la coguée pour ai eux.qui ne er l\u2019homme l des champs à abattre les.forêts; ces hommes de Dien qui aident .Tde leurs conseils les u ciel.Sa vioiles charges de notaires, braves coluns, remplissent auprès d'eux avocats et juges.Monselguear lai- wême à rempli ces différeutss charges dans ses missions.Il re- commaude aux parents de so sunuiebtre eux-mêmes e$ de 04+ mettre leurs enfants à la loi du travail de leur Sapp or to , l'homme est condamné à féscer sé vida la nner de 11 fait aux mèces de da ption de ia Somme forte A a. GAZETTE DES CAMPAGNES 123 qui \u2018broie son lin, le flle et en fabrique des étoffes qui servent e vêtements à sa famille.Ti nous rappelle l'éloge du Révd Père Félix à l\u2019adresso de 1a race Cavadienne-frangaise; enfin pour résumer, il dit que le travail est un grand remède i apporter non seulement pour ci- oatriser la plaie de l\u2019émigration, mais aussi pour former les colons de l'avenir.Sa Grandeur appréciant les divers points du pays qui offrent des avantages aux colons, etc, déclare solennellenient que la valtée du St-Macrice n\u2019est pas propre a la colonisation c\u2019est A-dire à l\u2019établissement de paroisses.Monseigneur, su cours de &n conférence, à remarqué que Ja rotection est le système le plus propre an développement d\u2019un eune pays comme le nôtre; nous avons besoin de protéger notre industrie naissante, a-t-il dit, et les hommes politiques jui ont reconnu la necéssité de l\u2019établissement du tarif pro- Éetour ont sagement répondu à un besoin important.Monseignenr s\u2019est adressé à nous, en sa qualité de citoyen et comme tel, il nons a montré quil almait son pays, qu\u2019il voulait sa grandeur et sa prospérité matérielle en même temps que l\u2019affermissement de la loi de Dieu dans le cœur de ses conci- toyana.test content de voir l\u2019établissement du chemin de fer des Basses Laurentides, il dit que c\u2019est un excellent débouché qui nous livrera one vallée fertile assez grande pour contenir des centaines de paroisses, enfin une vallée propre à la colonisation.Il termine en exhortant ees concitoyens à encourager par leurs paroles et par leurs exemples la colonisation comme l\u2019unique remède pour guérir cette plaie de l'émigration et ne- croître notre importance politique on même temps que notre richesss nationale.* Emparons-nous du sol,\u201d il nous appartient tent entier, nos pères nous l\u2019ont légué.CAUSERIE AGRICOLE L'ENSILAGE DES FOURBAGES VERTS.(Suite).ÆEnsilages hachés.\u2014 Les ensilages hachés ont le pré- ojeyx avantage de rendre les rations alimentaires d\u2019autant plus homogènes qu\u2019une fermentation en commun les a complétement modifiées dans leurs propriétés physique et chimiques.Que les formentations soient moilleures dans les epsilages hachés menus que dans les ensilages non hachée, ceci doit résulter de la moins grande quantité d\u2019air contenu dans les premiers que dans les seconds, alors que ces ensilages consistent en gros et longs blé-d'inde.L'air, c'est le provocateur des excès de fermentation, c\u2019est l'agent actif des moisissures et de leurs champignons, c'est l'onnemi des ensilages.Dono, tout ce qui tend à l\u2019expulser, à l'empêcher d'entrer, c\u2019est la force devant l'ennemi.Les ensileurs ne sauraient trop le combattre par le tassement, par la compression, et ils doivent recounsitre qu\u2019à cet égard le.hachage du blé-d\u2019inde en petits morceaux djan pouce à on pouce et demi, est une pratique tendant à obtenir une masse ensilée plus serrée, plus pesante, plus homogène, et notons bien ceci, moins acocsaible, À l'air extérieur quand on le coupe en tranches verticales pour les besoins journaliers de la consommation pour le bétail.ENSILAGES PURS OU MÉLANGÉS.L'ensilage et les rations alimentaires.\u2014Le blé-d\u2019inde, prototype des plantes ensilées, n'est pas un fourrage complet, sa relation nutritive est : : 1 matière azotée : B'ou 9 matière non azotée, alors que le foin, four- rage-type par excellence, présente, pour les mêmes groupes de substances, le rapport : : 1 : 5, On e'est donc demandé e'il ne serait pas possible eù avautageux, par l'addition de matières arotées,.tourtennx, farinoux, balles de blé, de rapprocher la valeur alimentaire da blé-d'inde de celle du foin.Et mieux que cols, on s'est domandé s\u2019il n'y aurait pas intérêt à fairo des maïs ensilés plus riches qne le foin, ou bien encore, si les silos no devraiont pas être considérés comme des laboratoires où a\u2019élaboreraient, sous l'influence d\u2019une fermentation cn commun, des rations toutes faites, des rations complètos et spéciales pour les vaches laitières, les bœufs et chevaux do travail, pour les unimaux d\u2019engrais, L'eau de végétation du bléd'inde et les matières sèches absorbantes\u2014On à cru, dès les débuts de l\u2019ensilage, qu\u2019il serait profitable de tompérer la teneur humide du blé-d'inde en opposant à ses 85 p.100 d\u2019eau du végétation, une motière sècho, absorbante, azotée, comme la balle de blé, qui fuciliterait une meilleure fermentation et contribueruit à constituer un mélange de plus haute qualité, On voulait, par là, enrichir le blé-d'inde et se garantir contre ls surabondance de l'eau qui en abaisse le taux alimentaire.L'expérience ayant prouvé que l\u2019eau de végétation du blé-d\u2019inde n\u2019est pas à redouter dans une formenta- tion réglée par un fort tussemunt, on n préferé onsiler le blé d'inde sans mélange de natiéro sdcho, cotte matière augmentât-elle le contingent d'azote du silo.On continue, il est vrai, À apporter dans les silos des Lalles d'avoine ou de blé, et même de seigle ou de sarrasin, mais c'est A titre de chapeau, de couverture, surmontant la masse ensiléo, et, par conséquent, s\u2019irm- prégnant des émanutions qui s\u2019en dégagent.Ces couches de faible valeur remplissent lo rôle de couches sacrifiées; elles s\u2019altérent plus ou moins, elles servant d'agsises aux madriers, pierros, bourrées, pailles qui exercent, par leur poids, une pression automatique sur le silo, Quant aux pailles, et foina hachés qu\u2019on ajoute, parfois, aux silos de blé-d'inde, co n'est pas à l\u2019effat d'amélioror le blé-d\u2019inde lui-mêmo, c\u2019est plutôt à l\u2019effet de les amélioror par leur contact avec un matière végélale qui on active la formentation jusqu'au dégré nécessaire pour rendre leur lignoux, leur cellulose, leur moëlle plus slibiles.Mélanges des fourrages verts.\u2014A l'époque od se ré- oolte le blé-d'inde, en septembre et octobre, il ya souvent des reguins très difficiles À faner en l\u2019absenco de soleil remplacé par des brouillards et des pluies.Ramasser ces fourrages aussitôt que coupés, o'est-i- dire à l\u2019état vert, tendre, très aqueux, les mélangor dans les silos à bié-d'inde, c'est composer une masse alimentaire très estimée du bétail.Ii ne faut pas wet frayer de In chaleur que ces reguins provoquent dans les tua de blé-d\u2019inde.L'essentiel, c'est de los stratifior par polites couches, ot jamuis de les abandonner on tas, pendant une nuit.On évite aussi de les placer au long des parois des silos en maçonnerie.Ils sont mieux placés à une distance de trois pieda du pourtour de lu masse générale.On les démèle À la fourche, pour les laisser À plat, et non en bouchons.Bret, on les traite comme les litières qu\u2019on apporte aur les tas de fumier bien conduite, On post dire que ces sortes de mélanges sont une très heureuse application de l\u2019ensilago à l'utilisation dos fourrages verts d'arrière-saison.Ils suppriment la fenaison à coup de main-d'œuvre ou de machiney 124 GAZETTE DES CAMPAGNES dans un moment où, trop fréquemment, il y a mieux à faire que de lutter contre lea mauvais temps.Mélanges de tourteaux et de farineux.\u2014Ils sont à recommander pour ôtre cffectués, non dans Jo silo, mais à la sortie du silo.Inutile de fairo des avances à long termo en introduisant, dans les onsilages, des matières coûteuses qui, d'ailleurs, courraiont le risque do s\u2019altérer par un insuccès de fermentation.Il est plus rationnel, à lu veille même d'une distribution au bétail, d'extraire lo blé-d'indo et do le mêler aveo les matières qui doivent l'enrichir.On forme alors un tas des matières extraites ot des matières amélivrantes, On le recouvre de puille qui prévient les excès d\u2019échauffement.La fermentation fuit son œuvre pendant la nuit, et le matin, apiès le tour du cadran, on donne le tout au bétail, Co qui vient d\u2019être dit sur les mélanges de foour- ragea concentrés de haut titrage, s'applique aussi aux hachés de pailles et de foins.Quand il n'y a pas de raisons mujeures de les incorporer dans les silos à blé-d'inde, il est toujours temps de les traiter comme on traite, dans'ce cas, les tourteaux, Mélanges des pulpes de betteraves.\u2014 Plusieurs calti vateurs des localités où l\u2019on oxtrait du sucre des betteraves, ont employé, avec succès, les pulpes mises en silos avec le bié-d\u2019inde-fourrage.Ils ont stratifié par couches alterratives toutes les matières do leur ensilage.Salaison des conserves,\u2014I| eat incontestable que les sels dénaturés ujoutés dans les ensilages de blé-d'inde sont des agents d'amélioration de ces ensilages, surtout qnand la qualité du blé-d'inde et des autres fourrages lnirso À désirer.Mais ce n\u2019est pas À dire quo le sel soit une nécessité des conserves onsilées.On peut s'en passer au point de vue de la fermentation.Un dernier mot sur les mélanges.\u2014 Nul doute que le b'é-d'inde, plante sucrée, ne soit un excellent agont de fermentation alcoolique, et que, par cette qualité, il Le puisse, très souvent, servir à l\u2019améliorstion de siliques de paille et foin hachés, balles de céréales, do- chets de batlages et de greniors, toutes matières dont les propriétés alibiles s\u2019augmentent par une bonne fermentation.Nul doute que ces matières coupées menucs ou mélangées duns Jour état naturel, ne se logont facilement dans les moindres cavités d'un tas de blé-d\u2019inde, et ne contribuent ainsi à la formation d'une masee où s'opèrent, entre les constituants, des mélanges très avantageux.Muie, sans perdre du vuc que ces effets pourront s'obtenir, avec moins de risques, par le mélange opéré douze à quinze beures avant la consommation du bétail, il ne faut pus, nor plus, oublier que pour les matières riches qui sont destinées à perfectionner et compléter lo blé-d\u2019inde, c'est encore par lo mélange, en dehors du silo, qu'on arrive au meilleur mode d\u2019utilisation.À vrai dire, il n\u2019y à à l\u2019abri de toute die- cussion que le mélange des fourrages verts d'arrière- ssieon, non susceptibles de conservation par des fa- nagee difficiles, qui puisse étro opéré dans le silo même.On peut aisément conserver les matières sèches, II faut absolument, quand on veut s'affranchir des com- lications et des dépenses du fanage, s0 servir des si- os de blé-d\u2019inde pour conserver et améliorer les ma- ENSILAGES DE PLANTES EN FLEURS ET DE PLANTES PRESQUE MURES.Périodes végétatives de croissance et de décroissance de valeur alimentaire.\u2014A quel instant de leur végétation convient il d'enciler los fourrages ?Sont-ils plus riches pendant ou aux approches de leur floraison ?Sont-ils plus riches aux approches et pendant leur grensison, leur fructifioation, leur quaasi-maturité ?Quand faut-il les récolter pour réaliser le maximum de richesse nutritive ?Quelles variétés sont les plus nutritives?Est ce le blé-d'inde géant qui nourrit le plus de bétail par arpent?Ne sont-ce pas plutôt les blé-d\u2019inde moyens qui mûrissent mieux, et quoique rendant moins de poids brut pur arpent, s0 distinguent, en dernier ree- sort, pr un rendement plus élevé de matières nutritives Toutes ces questions se tiennent.M.Ed.Lecouteux & cherché à les résoudre par voie d\u2019enquête dans lo Journal d'agriculture pratique placé sous sa direction, Opinion de la pratique.\u2014Voici la réponse d'un praticien, M.L.Bonnet, telle que publiéo dans le Journal d'agriculture pratique : lo.Les mais du pays, jaune gros et blanc des Landes, sont plus nutritifs sous le même volume que les maïs géant et dent de cheval.Néan moins, ces der- piers donnent une somme plus grande d\u2019aliments digestibles à l'arpent, Il est d\u2019ailleurs facile d'augmenter leur teneur en azote par l'apport d\u2019une certaine dose de tourteaux ; le surplus d'éléments hydro-carbonés dans une récolte de dent de cheval fait plus que compenser l'achat de tourtoaux pour en élever Ja relation nutritive.our l\u2019ensilage, dans les bonnes terres, il est préférable, «elon moi, de semer du msïs géant.20.Une faute énorme serait de luisser mûrir le muïs, quand bien même ii augmonterait de valeur nutritive, car j'ui remarqué qu'aussitôt la fécondation achevéo, les feuilles qui cont dans le bas des tiges jaunissent ot sèchent très vite et que les tiges mêmes perdent une grande partie de leur eau.Cetto eau ost aussitôt remplacés par de l'air, c\u2019est- â-dire par l\u2019ennemi le plus grand de l'ensilago.Aussi, en récoltant du maïs demi-mâr, malgré un tassement très énergique, il resterait trop d'air dans la masse ensilée et À coup sûr la fermentation deviendrait acide.Cette acidité serait bien plus nuisible au bétail, que ne pourrait leur être profitable une tonour plus riche do ha matière.A propos de la qualité d\u2019un fourrage, j'ai toujours remarqué que pratiquement c'était autour de la floraison qu'il fallait couper une récolte.Pour l'eusilage, il faut, sous peine d'échec, ne pas rentror le maïs trop mûr: auesitôt qu'il se met on fleurs, il est temps de I'abattre, Pour le seigle, nous n'attendons méme pas qu'il soit en fleur; plus tard, la fermentation serait moins bonne.Je le répète, pour l'ensilage, plus les fourrages sont verts et gorgés d'humidité, mieux vaut la conserve, 80.Je crois qu\u2019il ne serait pas très facile d'obtenir doux récoltes de maïs de maturité différente et de les tières vertes les unes par les autres, bien mélanger dans le ailo, 1 ® A» GAZETTE DES CAMPAGNES 195 Dans lo cours de l'hiver nous n'avons donné à des bœufs d\u2019ergrais que du maïs additionné de tourtoanx de coton et de colza (le premier eat bien plus goûté par le bétail).Ils ont très bien profité et ont À peine touché au foin qu\u2019on leur donnsit après leur ration de maïs.Le boucher qui les a achetés m'a assaré que Je viande était aussi bonne que colle des bœuf: d'herbe.Somme toute, l'ensilage est une bonne chose, mais il le fant bien réussir ; pour cela, il est indispensable d\u2019ensiler le fourrage le plus vert, le plus tondre possible.Quoi qu'il en soit, c'est encore une question à élucider que celle de savoir si, dans aue méme ferme, il n\u2019y aurait pas intérêt à cultiver simultavément deux variétés de blé-d'inde, la variété géante gui donne le maximum de poids brut par arpent ; ot les variétés de taille moyenne qui, à poids égal, mais à moindre récolte brate par arpent, rondent plus de matière alimentaire, plus de protéine surtout.Il est probable ue le mélange des deux variétée, duns un même silo, donnerait un tout meilleur que les doux parties isolées et traitées À part.Sans doute, la somme d'azote n'augmenterait pass mais la meilleure réparuition de l'azote dans le mélange faciliterait une meilleuro composition des rations alimentaires.C'est À voir.\u2014(A suivre.) \u2014\u2014\u2014\u2014 Avantages d\u2019une bonne alimentation chez les animaux.Voici quelques sphorismes que M.Félix Valleroy, auteur d'un © Traité sur les bêtes À cornes,\u201d a repro- doits d\u2019après un écrivain allemand qui a parfaitement résumé les avantages d\u2019une bonne slimentation pour le bétail : La même quantité de fourrage, consommée par dix animaux bien nourris, produit plus de lait, de travail et de viande, que ai elle était consommée par vingt animaux mal nourris, Tie font plus de fumier ot de meilleur fumier.Ces dix animaux exigent moins de capital, par con- séguent leur compte & moins d'intérêts à servir.Avec moins de bêtes on à moins de risques.On a aussi moins de travail pour les soins à leur donner, par conséquent moivs de mains d'œuvre, Une bôte en bon état, qu\u2019en ost forcé de réformer, a bien une plug grande valeur qu'une bôte maigre.Si un acoident survient à une bê:e maigre, elle est presque entièrement perdue.S'il survient une disetto de fourrages, dos animaux en bon état supportent mieux les privations.Des bêtes bien nourries mangent régulièrement et ne sont pas exposées aux accidents qui arrivont si souvent à des bêtes affumées.\u2014 present Les plantations dans les poulaillers.Une des mesures d'hygiène les plus simplos, les plus utiles et les moins souvent employées pour l'ac- eninissement dos poulaillers, est la plantation d'arbres à l'intérieur des parquets.Les arbres attirent une uantité d'insectes dont les poules recueillent tou- ours quelques-uns.Ils absorbent les minsmes et l\u2019acide carbonique dégagé par les agglomérations d'animaux.enfin ils donnent de l'ombre et entretiennent sur le sol une fraîcheur relative, Si l'humidité est pernicieuse pour los volailles, l'excès do sécheresse eat loin d'être sain, ot des jeunes poulets attrapent aussi bien In goutte sur un sol brûlé par le soleil que dans an endroit humide.C'est pour ces raisons que l\u2019éle- vago au milieu des bois est toujours celui qui donne jes meillonrs résultats et coûto le moins de soins.Là, peu ou point de maladies contagienses, pas de coups de soleil toujours morte's au premier Age; une alimentation composée en partie d'insectes qui donne aux jeunce élèves la même vigueur qu'aux faisan- deauz nés en liberté.Comme tous les efforts de l'éleveur doivent tendre À so rapprocher do ln nature, dans la limite du possible, les plantations d'arbres et d\u2019arbustes dans les parquets s'imposent quand, à défaut de bois ou de prairies, les oisoaux doivent cons tamment rester enfermés.On hésite souvent dans le choix des essences qui doivent servir à ces plantations, Le meilleur arbre à notre avis est celui qui réunit À la fois uno végétation vigoureuse, de larges fouilles fournissant de l'ombre, et un fruit quelconque qui, s\u2019il n'est pas récolté, serve au moins de régal zux volailles, ret ree L'\u2019oie : mœurs, incubation, maladies, produits.(Suite.) Incubation.\u2014L'oie donne beaucoup d\u2019œrfs et des œufs très-gros, mais moins délisats que ceux des poules.Elie demande à couver vers le mois d'avril, IL est bon de conduire À l'eau de bonne heure les oies femelles et jars quinze jours avant l\u2019époqne de la ponte.Le froid ne met ordinairement obstacle ni à la ponte, ni à l\u2019ineubation, ni à l\u2019éclosion des œufs.Quand les oies se disposent à pondre, souveut on en eët averti en les voyant rassembler den brins do paille pour se former un nid, et bocquetor le crépiseage des murs revêtus d'un enduit calcaire dont ellos détachent et mangent des morcesuux.C'est dans le local même où l'oie est habituée à passer la nuit et où ello viont pondre qu\u2019il est préférable de lui donner & couver.Lia durée do I'incubation est de trente jours environ.Pendant tout le temps de l\u2019incubation, le jara monte la garde auprès de sa fe- meile nuit et jour.L'oie n'ost pas comme la poule, elle connaît ses œsfs et ne couve pas volontiers des œufs d'oiseau étranger, Ii ne faut pas lui en donner, L'oie reste sur son nid plusioura jours avant d'être bion décidée à couver.L'abord elle y reste peu, on- suite plus longtemps.Il no faut lui donner les œufs quo quand elle à passé au nid des jours entiers, car si elle los Inissait seulement dix minutes refroidir ils avorteraient.Quand l'oio est bien arrêtée, elle couve aveo une grande persistance, elle ne quittera jamais aon nid si on à soin do mettre à sn portée une nourriture suffisante.Les œufs éclosent raroment tous on- semble, Il faut tirer les petits de dessous la mère, si on ne veut pas perdre la couvée.On les tient bien chaudement en attendunt les autres.Il n'est pas nécessaire de leur donner à manger ni le premier ni le second jour, À moina qu'il ne fasse un trds-beau temps, il faut garder la mère et ees petite enfermés pendant sept ou huit jours, On les nourrit avec une pâtée d'or, moulu, des herbes ou des légumes hachés menu et détrempés dans de l'eau ou mieux dans du lait.Voilà.à 128 GAZETTE DES CAMPAGNES eme quoi 8e réduisent les soins des premiers jours, après esquels on peut les abandonner à la direction de leur Mère et leur donner la même nourriture.Maladies \u2014 Les oies jouissent habituellement d\u2019une excellente santé.Deux maladies les nffectent cependant quelquefois.La première cst uno sorte de dys- senterio qu'on arrête en leur faisant avaler du vin chaud, dans lequel on a mis des glands à cuire; lu seconde est le fournis, déterminé par la présence d'in- seotes dans les oreilles et les nasenux.Cette maladie 4 des symptômes auxquels on ne peut se méprondre.Celles qui en sont attaquées marchent les ailes trai- nantes, allongent le cou, secouent la tête, refusent de manger et tournent sur elles-mêmes.Cotte muladie réclame de prompts remèdes.Il faut d'abord saigner l'animal malade en lui perçant avec une forte épingle Yne veine apparente, située sous la peau qui sépare les ongles.Après cette saignée, On nottoie les parties attaquées par les insectes, et on tient le cou plongé dans l'eau, A plusicurs reprises, jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient parfuitement nettoyées.Il ee peut que, dans l\u2019engraissement, l'oie ait des indigeations, il faut aussitôt loi administrer un pou de manne délayée dans do l\u2019eau chaude, et lui accorder deux ou trois jours de liberté.S'il y étouffement, il faut saigner, pour que Ia chair ne devienne pas noire.L'oie vit longtemps à l'état sauvage, on pense que son existence est de soixante-dix à quatre-vingts ans, ce qui n'est pas prouvé.À l'état domestique, elles vivent vingt à vingt.cing ans.Sion a une pièce d\u2019eau à la disposition des oies, elles ne s\u2019en trouveront que mieux, mais elles peuvent fort bien s\u2019en passer.L'essentisl est qu\u2019elles aient toujours un bassin, une petite mare pour ¥ pouvoir bar- tter, surtout l\u2019été, Produits\u2014On retire do l\u2019oie des produits divers.D'abord et avant tout, son foie précieux, quand on a pris les moyens nécessaires pour en avgmenter considérablement lo volume ; ensuite sa chair, qu'on mange fraiche et salée ; ensuite sn graisse, qui est très-abondante ét très-délicate ; enfin, es plume.Tant de duvet que de plumes, on peut obtenir de l'oie 8 à 10 onces.Pour que le duvet des oies mortes De perde pas es qualité, il faut avoir coin de l\u2019enlever aussitôt que la bite est tnée ; encore ce duvet ne vaudra-t-il jamais celui qu'on enlève aux oies vivantes, Le duvet se récolte sous le con, les ailes et le ventre.Les oies vigourouscs peuvent supporter cet enlèvement tous les deux mois, de murs en octobre, mais il vaut mieux de ne pas le fuire ri fréquemment.On donne aux oies nouvellement plumées un léger supplément de nourriture en avoine afin de bâter la formation de plumes nouvelles, 8i lv tempe est frais et pluvieux pendant les jours qui suivent l'opération, il faudra garder les oies sous le tôit et lour donner une bonne litière de paille fine.Il importe, pendant cos jours de crise, qu'elles ne voient pus maltraités.Plusieurs auteurs se sont élevés contre celte coutume d'arracher les plumes de l\u2019oie, Ils ont ou tort, car les plumes tomberaient d'elles-mêmes si on ne los arrachait pas, Quelquefois, au lieu de plumer Voie morte, on l\u2019écorche, pour fubriquer aveo sa peau emplumée des fourrures qui imitent celles du cygoe, Tout le monde sait que les plus grosses plames des ailes servont à écrire.Pour les destiner à cet uss; e, il faut ce qu\u2019on appelle les hallande*, c'est-à-dire los dépouiller de leur pellicule graisseuse.Pour atteindre ce résultat, on les plonge à plusieurs reprises dans de l'eau bouillante ou dans des cendres chaudes, puis on les nettoie avec une lame de couteau.Les plumes les moins belles peuvent servir à faire économiquement de petits balais, toujours très-utiles dans un ménage.Le jars, à moins qu\u2019il ne soit d\u2019une beauté extraordinaire, ne se conserve pas plus de trois ans; car, après ce temps, aa chair devient dure et coriace, Lies oies sont bonnes à la production pendant six où sept ans, et À cet âge elles prennent encore très-bien fa graisse, Engraissement.\u2014 Nombre de cultivateura ne se soucient pas beaucoup d\u2019engraisser la volaille: on 6 figure que la déponse faite pour produire l'engraiese- ment n'est pas compensée par l'augmentation de produits alimentaires, C'est une erreur grave qu\u2019il importe de dissiper, D'abord, on obtient .on nds par l'eugraissement une viande bien supérieure en qualité, au point de vue gastronomique ; mais ce n'est là que le moindre avantage de l'engraissement, car il a pour résultat d'augmenter considérablement le volume de chair en laiseant-le volume d'os de l\u2019animal presque le même.Quand on tue un poulet gras, par exemple, on a buit à neuf pour cent d'os, et quand on tue un poulet maigre, On en a dix-sept pour cent.Il eat donc bieh évident qu'il faut engraisser les volailles qu\u2019on destine à Ia table; mais, en cela comme en toute autre chose, il faut bien fuire ce qu\u2019on fait.Si on économise sur la nourriture, on n\u2019aura que des produite médiocres et coûteux; si on engraisse très- ien, au contraire, pour pou de dépense en plus, on aura des produits trés-supérieurs, L'oie peut être soumise à deux espèces d\u2019engraisse- mont: l\u2019engraissement complet, celui qui amène un dévelopement extraordinaire du foie, et l\u2019engraiese- ment ordinaire.Pour l'engraissement ordinaire, il suffit de renfermer l\u2019oie dans un endroit seo, peu éclairé, et lui donner À manger à satiété du blé-d\u2019inde, de l\u2019avoine, du blé, du son eau, on mieux encore, de lait.Au bout d'un mois d\u2019une captivité embellie par une nourriture très sbondante, vous aurez une oie très grasse, Si on veut faire à l'oie un énorme foie, il faut s\u2019y prendre d\u2019une autre manière.Voici Ia méthode suivie dans les environs de Strasbourg.A Strasbourg, avant lu guorre si désastreuse de 1870 l'engruissement de l\u2019oie constituait ane véritable et trèsimportante industrie, Cent cinquante mille oies étaient, dit-on, vendues chaque année, sur le marché de cette ville.Les paysans les y apportaient maigres, et les vendaient à des engraiseurs soixante à soixante et dix centine.Aussitôt que l'engraisseur re- veuait du marché avec ses oies, il les plagait dans un endroit sec et un peu obscur, et les nourrisssit d'abord uvec des faves.Aussitôt que la bête était remise de ses fatigues du voyage, qu\u2019elle était bien reponéo et bien portante, l\u2019engraissement commençait.La nourriture rh était régulièrement donnée et facilement ingur- | Bitée.+ fi .Of GAZETTE DES CAMPAGNES 127 On a parlé de divers procédés barbares mis en usage pour engraiseor les oies ot leur faire acquérir un foie très-voluminenx ; on parlé d\u2019yeux crevés, de pattes clouées sur une planche ou fixées sur une laque de fer rougie au fou.Rien de semblable n\u2019a iev.I\u2018oie, au contraire, est traitée avec toute sorte d'égarde; l'engraiseeur Y à tout intérêt, car +i on la brutalise, elle ne réussit pas.L'oio est donc libre de ses mouvements, parquée dans une écuris avec une quarantaine de compagnes, destinées comme elle à une broche très-prochaine, Ce n'est que dans les derniers jours de I'engraissement qu\u2019on renferme l'oie dans une cage ouverte par en haut.\u2014(4 suivre), \u2014_\u2014 Choses et autres, \u201c Le Monde illustré\".\u2014Le Monde illustré publiera, dans son numéro du 5 décembre, deux gravares d\u2019actualité, par des artistes distingués.La première sera : les Révds Pères André et MeWilliams, Riel et le bourreau sur l\u2019échafand ; la seconde donnera une vue de la grande assemblée de dimanche dernier, sur le Champ-de-Mars, a Montréal, où près de cinquante mille personnes y assistaient, Chaque copie du Monde illuetré peut gagner de un à cinquante piastres.BERTHIAUME & SABOURIXN, 30, rue Ste-Gabriel, Montréal, Comptabilité agricole \u2014Le cultivateur qui tient une comptabilité régulière touchant son exploitation agricole, profite des loisirs que lui donne le mois de décembre pour la mettre jour.Lors même qu'on aurait adopté une autre époque pour la dlôture des comptes, et quelque soit du reste le mode de comptabilité suivi, il est très utile de faire mmaintenant un inventaire.C'est un moyen sûr d\u2019empêcher le détournement ou la perte d'objets faisant partie du matériel agricole, de s'assurer de leur état et de pouvoir procéder, pendant l'hiver, aux réparations qui leur sont nécessaires avant le moment de les employer.Mazximes\u2014Trois besucoup et trois Peu perdent l\u2019homme : Beaucoup parler et peu savoir, Ty Beaucoup dépenser et peu avo Beaacoup présumer et peu valoir, \u2014 La preuve d\u2019une méchante cause est de proférer des in- Jures contre sa partie.\u2014 Faites des heureux, c\u2019est le moyen de l'être, RECETTES Excellent vinaigre contre les maladies contagieuses.Rue, sauge, menthe, lavande, petite absinthe, graine de genièvre, de chaonue une poignée ; mettez ces plantes dans un \u201cAgsilon de bon vinsigre ; faites infauer le tout pendant huit Jours enr les cendres chaudes, et môme au soleil on été ; ceulez le tout en exprimant le jus des herbes, ajoutez-y une once de cemphre fondu, et mettez le tout daus des bouteilles bien bou- En temps d\u2019épidémie, on s'en frotte les tempes, les narrines, on sen Thane n bouche tous les fours, on porte une petite éponge qui en est imbibée pour la flairer de temps à autre.Vinaigre camphré, Camphre en poudre, 18 graine; vinnigre fort, un tiers d'once ; faites dissoudre, employez comme whisky camphré ; très utile contre les contorsions, \u2014 EF Le gérant de la Gasette des Campagnes, Hector A.Proulx offre en vente des volumes de littérature très intéressante, Vour son annonce au No 41 de ln Gasetée des Campagnes.AVIS.Compagnie d'Assurance Mutuelle de Montmagny.La réunion annuelle des membres de la Compagnie d\u2019Assurance Mutuelle de Montmagny anra lien, dans la ville de Montmaguy, à son buren, MERCRDI, le 9 jour de DESCEMBRE prochain (1885), à TROIS heures de l'après-midi, pour procé- er à l\u2019élection de nouveaux Directeurs pour remplacer oenx qui se retirent, Les membres de In Compaguie sont priés d'y assister, Par ordre, JAMES OLIVA, Gérant et Secrétaire, Montmagny, 21 novembre I8B3, 3 décembre 1885.A VENDRE lo.Une terre de 6 nrpents sur 25 arpents située dans Is paroisse St-Arsène, comté de Témiscouats, avec un moulin à farine en pierre, un moulin à oarder, à teindre, etc, et deux granges.Ce moulin à été entièrement réparé à neuf il y a3on4ans, 8 quatre paires de monlanges, et c'est certainement un des établissomenta les mieux situés en bas de Québec.20.Une terre de 6 arpents sur 38 arpents de\u2019profondeur, ei- tuée au centre même de la ville de Fraserville, a la Rivière du Loup, avec une maison et autres bâtiases sus-éri, Cette propriété est anesi sans contredit des plus svantageu- sement située, et un des meilleurs établissements que peut désirer nu cultivateur.Conditions faciles.S'adresser à J.B.POULIOT, Notaire, Rivière du Loup (en bas).3 décembre 1885.A VENDRE BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue 8t Jacques, MONTREAL STATUE DE NOTRE-DAME DE PITIE A VENDRE Au Bureau de la * Gazette des Campagnes,\u201d Le soussigné offre en vente une magnifique statue de Notre- Dame de Pitié, en oarton-plerre, quatre pieds de hanteur et quatre pieds et demi de longuenr.Le coloris de cette statue a été fait aveo le plus grand soin par un habile statuaire de Montréul.S\u2019udresser à FIRMIN II.PROULX, À Ste-Anne de la Pocatière, VEAUX CANADIENS-JERSEYS, À VENDRE, Les mères de ces veaux Frogiennent d\u2019an anperbe taureau Jersey pur sang, frre de MARY ANN OF ST LAMBERTS, laquelle a prodité 867 LIVRES DE BEURRK DANS ONZE MOIS, Le père de ces venux est également nn Jersey pur de grand prix.\u2014Ii » coûté $500 A TROIS MOIS et il à importé par M.KOMES STEPHENS, DE ST LAMBERT, l\u2019éleveur de MAny ANN.Ce taureau est également magnifique On peut voir ces veaux, ainsi que leur père et mères, sur la ferme du soussigué à \u2018Trois-Rivières, eu s'adressant à M, Thomas Fortin, Chewin des Forges, Pour Lous autres détails, s'adresser à Ep.A, BARNARD), Directeur de l'agriculture, Québec, S'adresser à 128 GAZETTE DES VAMPAGNES \u201d Cb: de fonte d'urci + , Ch fo lo Ta Compagnie d'Assurance Mutuelle de | Sharman ds fone rele ote on verso Montmagny 11e ANNÉE D'EXISTENCE BUREAU PRINOIPAL A MONTMAGNY.Cette compagnie sssure coutre le feu toutes sortes de pro- pride, maieone, dépendunces des cultivateurs, ete, aux prix les plus modérés.JEAN BOUCHER, St Charles de Bellechasse, Président ; GEO.DEMERS, St Hepri de Lévir, JAMES OLIVA, Gérant Vice-Présiéent ; ran H, HEBERT, Ihepectenr } Montmagny.Agente généraux: H.HEBERT, Montmegny ; G.E.Mrcnaup, l\u2019Isletler octobre 1885.L A, LANGLAIS, \u201cice, mi les Cours de Rimoueki, de Kamournsks ct de Montmisgoy.I s'occupe de prête d\u2019argent hypothécaires et autres.Den terres situées an Lac Témiscouats et à St Honoré, devant être traversées par le chemin de fer de Woodstock, maintenant en voie de construction.A vendre ou à louer: un bel emplacement avec maison, étables et une boulangerie.Le tout dans des places coutrales de Fraserville.S'adresser à L.A.LANGLAIB, Avocat.A VENDRE Bétail Ayrehire : veaux mâles et génisses, pure race, avec pedigree ; Un juune taureau Ayrshire de deux aps, pure race, avec pedigree.Aussi : Moutons Cotswold, de choix.S\u2019adresser à J.B.BEAUDRY, Sr Marc, Comté Verchères, P.Q.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1885-Arrangement pour la saison d\u2019hiver-1886 Le et après londi, 10 novembre 1685, lea trains de ce chemin partiront de la Station de Ste Anne (ie dimanche excepté) comme suit : Pour Lévis.9,50 À.M.Pour Lévis.410P,M.Pour St Jenn et Halifax.10.38 À.M.Pour la Rivière-du-Loup.3-26 P.M.Pour Lévis.410P, M.Pour la Rivière-du-Loup.9.50 P.M.Tous les trains marchent sur l'heure du temps convention nel de l\u2019Est.D.POTTINGER, Surintendant en chef, Bureau du chemin de fer, Moncton, N.Bk,, 11 novembro 1885.AUX CULTIVATEURS ! Quai désirent se procurer les instruments les mieux adaptés pour la culture de ce district, ile trouveront les articles suivants : Arrache pierres et Bouches, Aiguiseur de Faulx, Arrache patates Len plus modernes, Arrosoirs ou distributours d\u2019en- ais liquide.Br uioverseurs adeux chevaux, Broueltes, Barattes de toutes graudeurs.mebile ponr côteaux, Chartues à double versoir pour binage, Charrues Bulky, Charrues à trois sillons, Cremoirs, Cribles ordinaires et Cribles séparatours, Coupe légumes, Cultivateurs assortis avec sarcleurs et ranchousseurs.Faucheneen pour un et deux chevaux pour étendre le foin.Fournenux agricoles de 30 à 75 gallons.Godendard et Machine à scier les bâches.Herses rotatoiree, Herses carrées pour un of deux chevaux, Herses améliorées à charnière, Hone et Cnitivateur à roues; Houe à la main, Hache-paille (assortis) e\u2019aiguisant lui-même.Leviers pour gruisser les roues de voitures, Laveuses mécaniques (assorties).ojatonneuses les plos améliorées, Machines à battre, système Gray, pour un ét deux chevaux, Machines pour semer les patates, couper les gervics, combinées, Manipulateur mécanique pour le beurre.Presse à foin.Rateaux à cheval améliorés, de champs pour un ou deux chevaux, mer la graine de mil.Brmoirs à graines de jardin, combinés pour grain et graine de à un pouvoir quelconque.Teneur de sac ponr empocher, Tombereaux écossaie, Tom- Lereaux pour étendre le fumier, ete, ete.AUSSI : pièces pour réparatious de toutes espèces d\u2019instruments agricoles.améliorées Faneuees, Rouleaux de jardins, Rouleaux avec appareil pour se- Semoirs Semoirs à la volée, adaptant mil, Scies rondes B CHEZ CHARLES T.COTE.Gérant de la Cie Manufacturière de Québec.MAGAsIN - - - 191, Rue ST PAUL.FABRIQUE : 4 et 6, Buz DES BAINS.} quissc.ECREMEUSE DE LAVAL! INSTRUMENTS de Paterson § Frire: Charrues d\u2019acier, Charrues à siége, Charrues à un cheval, Charrues à 2 et ad oreilles, Herses ct Cultivateurs à dents à ressort, Fancheuses à nn cheval et à 2 chevaux, Moissonueuses, Lieuses, Râteaux, Hache-paille, Moulins à mouture Raymond, etc.INSTRUMENTS de la Compagnie Manufacturière Massey : Faucheuses Toronto, Râteaux, etc.INSTRUMENTS PLANET, Jr.Semoirs à grainos de jardin, petits Cultivateurs à bras, Cultivateurs, Houes à cheval, etc.Les meilleurs instruments de co genre.PETITS SEMOIRS A GRAINES DE RANDOLPH, Fionetiounant à l'aide de la main, expédiés par la Poste pour Clarrues à double versoir avec arrache-patates.Charrues écossaises toute de fer, Charrues de Lamoureux, Charrnes tourue-oreille pour côtes, Herses carrées montant ea bois, Horses toutes de fer, Herues-grubblers de fer, Bouleversours A roues pour 2 chevaux, Cultivateurs, Sarcieurs et Renchansseure, Arrache-souches et pierres, Baratte & Malaxeur de Linch.Beaux à traire les vaches.Chargeurs de foin, Tumbereaux à éteure le famier, Machines à battre, Cribles vanneurs of séparateurs, Machines à moudre de Vessot.Ustensiles de bourrerie eb englus à vapeur, sur commande- etc.Assortiment de pièces de réparations pour instruments ci- dessus nommés, pour ceux de la maison Beuuchemiu & Fil, pour taucheusee, Buckey, etc Dents de Faucheuses.Tors ouges.Moulins à scie portatifs, Machine à battre à la vapeur.Matériel de fromagerie.A vendre chez LEFRANCOIS & THIBOUTOT.110, rue St Paul, Québec.28 mai 1885, : r a "]
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