Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 21 janvier 1886, jeudi 21 janvier 1886
[" XXII Ste-Anne de la Pocatière, P.@.21 janvier 1886 \u201cNo.18 .GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON! PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du ler de chaque mols, ou commencer avec le ler numéro de Paunée.On ne s'abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, an Burean du soussigné, UN MOIS ævant l\u2019expiration de l\u2019année d\u2019abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payée; si non, l'abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gazette au Bureau de Poste.Toxt ce gui concerne la rédaction et l\u2019envoi de correspondances doit être adressé à FIRMIN H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.ABONNEMENT : } $1 PAR AN SOMMAIRE, Kevue de la Semaine: Quatrième convention annuelle des membres de ls Bociété d\u2019industrio Initière de la Province de Québec; discours d\u2019ouverturo par le président, Hon, \u201c M.Boucher de LaBruyère.\u2014Billets de bangnes contrefaits, actuellement en ciroulation, Cawseris Agricole: L'ensilage des fourragea verts (Suite) \u2014 Paille-fourrage.\u2014Paille de Llé-d'Indo.Sujets divers : Le bois de chauffage ; conservation de nos éra- litres et meilleur aménagement de nos forêts.\u2014La consommation des grains sur la ferme.\u2014Rendement de nos vaches laitières.\u2014 Grains de emence, pour essai.Choses et autres : Aimons l\u2019état du eultivatenr.~\u2014L'nsage du sel pour les animaux, Recetles : Vernis pour les harnais.\u2014Canservation des oignons en hiver, Feuilles de rôle d\u2019évaluation A VENDRE au Bureau de la Gazstie des Campagnes.Prix : 5 cts la feuille.PRIER À NOS ABONNÉS RETARDA- | TAIRES de payer au plus tôt ce qu\u2019ils nous doivent pour abonnement à la Gazette des Cammes.Nous avons besoin de ce qui nous est dû, commo ouvrier & besoin, chaque semaine, de son salaire.C\u2019est avec le prix des abonnements que nous avons à fairo face aux dépenses qu'entraîne la publication de notre journal : nous en priver, c\u2019est nous mettre dans une gêne considé- Fable, Pour chacun de nos abonnés l'envoi d\u2019une piastro ou plus qu'ils nous doivent, n\u2019ost rien, mais ces sommes réunies nous sont absolument indispensables, Nous avons été des mois pendant lesquels nous no recovions pas deux piastres par semaino, et la semaine dernière, dans une sculo journée nous recovions $18 pour abonnement à notre journal.Cez retards no peuvent être dûs qu'à l\u2019oublie, jamais nous ne voudrions croire qu'il y ait mauvaise volonté.Dans tous les cas, que chacun de nos abonnés se demande : AI-JE PAYE MON ABONNEMENT A LA \u201cGAZETTE DES CAMPAGNES ?\u201d et nous sommes bien convaineu que dans le oas contraire on s'ompressers de faire justice à notre juste demande au plus tôt.\u2014Nous attendons ! / Si la gnerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.Emparons-nous du 50), si nous voulons conserver notre nationalité.Gérant : Elector A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements a In Gazetle des Campagnes et les annonces à être ubliées dans ce journal, doit être adressé à Hector À.Proulx, Gérant, ANNONCES: Première insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, otc.3 centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions }ibé.f rales.Ceux qui désirent s'adresser tout particuhè- rement aux cultivateurs pour la vente de terres instruments d'agriculture, oto., eto., trouveront avantageux d\u2019annoncer dans ce journal.; ABONNEMENT : $1 PAR AN REVUE DE LA SEMAINE Quatrième convention annuelle des membres de la \u201c Société d'industrie laitière de la Province de Québec.\u2014 Les 14 et 15 janvier courant un grand nombre de cultivateurs, de spécialistes on industrio laitière et de nom- broux amis dévoués au succès de cetto industrie par excellenco, assistaient à la quatrième convention des membres de la \u201c Société d'industrie laitière de la Pro vince de Québec, \u201d qui à es place marquée au nombre de nos sociétés qui ont pour but de promoavoir le progrès agricole dans notre pays.Nous ne pouvons que féliciter les directeurs do cette association pour le auscès toujours de plus on plus marqué qu'ils ont remporté dane l'exécution de leur programme qui ne laisse rien à désirer pour rendre fructuouse l'industrie laitière dont ils sont les dignes promoteurs dans notre Province, Les romerciments eincères de la part des caltiva- teurs de notre l\u2019rovinoe sont acquis au Préaident de cette société, 1I'Hon.M Boucher de LaBruydre, pour le choix judicieux ot si instructif des sujets qui doivent êtro discutés À ces intéressantes réunions par des hommes profondément dévoués À la cause agricole et dont les connaissances pratiques et théoriques ont si hautement appréciées par ceux qui ont vive- mont à cœur de s'instruire des choses de l'agriculturo Nos remerciments aussi à M.J, de L.Tuché, lo se- crétairc-trézorier do cetto Société, pour tout le trouble qu\u2019il so donno on remplissant à lu lettre lo progrumme tracé pour ces réunions, do mêmo que pour la b'en- veillante hospitulité qu\u2019il suit donner aux étrangers qui ce font un devoir d'y assister.Nous rogrettons umèrement de n'avoir pa noss rendre A won invitation, parce que depuis six semaines notro atelier typographique est presque désert, et qu\u2019il nous faut revenir à notre ancien travail, celui de la casse, à part la rédaction de notre journal, Outre lo magnifique discours prononcé par l\u2019Hon, M.Bouchor de LaBruère, que nous publions plus bas va 138 (GAZETTE DES CAMPAGNES M.J.C.Chapais a donné uno conférence ayant pour titre: * Co que doivent être les conventions do lu s0- ciété d\u2019industrio laitière.M.J.D.Schmouth, professeur de l\u2019école d'agrical ture de Sto-Auno do la Pocatière, à succédé à M.Chapaie, ot a traité lo sujet : ** Des améliorations culturales et animales en rapport avec la production lui- tièro.M.I.J.A.Marsan, professeur de l'école d'agricul- turo de l'Assomption à traité le sujet: \u2018 Les assolements ot les detuils de lu culture.\u201d M.À Caravant, député du comté do Bagot, ot M, Ed.A.Barnard directeur do l\u2019agriculture, donnèrent des détuils pratiques sur la confection et ln coneerva- tion des fumiers ou engrais liquides et solides, M.Chapnis donna lecture d\u2019une conférence sur l'ensilage, préparé par M, Norbert Bourque, de Sherbruoke, et qu'une circonstance inattenduo avait em- êché d'assister à la convention.L'Hon.M.Louis Beaubien donna uno intéressante conférence sur l'ensilage qu'il pratique avec avantage et Buccès sur ses formes.M.Lemire, membre du Conseil d'agriculture, traita cetto même question, mais À un autre point de vue.M.l\u2019abbé Montmiry, M.S.Lesago député ministre de l'agriculture, M.lo Dr Couture, MM, Côté, Pairchaud, etc, intéressèrent vivement l'assemblée en prenant part à la diecuesion sur des sujets de la plus hante importance en rapport avec l'industrie laitière.Nos lecteurs liront sana do ste avoc intérêt le discours d'ouverture suivant prononcé par l\u2019Hon, M.Boucher de LaBruère : Messieurs, Il y à quatre ans, À pou prês à pareille époque, avait lieu à St Hyacinthe, une réunion des fabricants de beurre et de fromage de In province de Québec, pour jeter les basos de l\u2019organisation actuello.Jo n\u2019ai pas besoin de récapituler ce qui a été accompli par notre société dopuis sa fondation en novembre 1882, ni de parler des houroux résultats des conférences fort instruntives qui ont été données dans nos réunions et des intéressantes discussions qui ont eu liu, Tous ceux qui ont pris part à nos assembléos savent combien elles ont influé sur le mouvemont de l\u2019induatrie laitière de cetto province, ot les rapporte que nous avons publiés forment dos recueils aussi ine- tructifs que nécessaires pour la classo de ceux qui se livrent aux travaux de la terre ou contribuent par leurs étuden et leurs patriotiques efforts à ls diffusion dos connaissances agricoles, Depuis notro dornière assembléo annuollo à St-H ya- einthe, nous avons réuni & Québec, durant la dernière sossion do la législature los membres do notre société, Nous ne pouvons quo nous féliciter d\u2019avoir mis en pratique la suggestion qui on avait été faite, Par los conférences qui ont été données, lo concours précieux des membres des deux chambres, ot In présence des ministres, notre société n'en a quo démontré davan- tago sa grande utilité.Avjourd\u2018hui nous voilà do nouvoau réunis à St Hyacinthe,\u2014 ot cette nombrouso nesemblée ost une preuve do l'intérêt croissant que l\u2019on porte aux travaux de notre association.Comme les autros années, le bureau .de dirootion a invité à prendre la parole, des hommes compétenta en science agricole.Plusieurs ont accepté l'invitution et vous aurez lo plaisir do les entendre.D'autres n\u2019ont pu malheureusement venir, cntre autres l\u2019Hon, M.Joly.Je suis heureux de vous annoncer qu\u2019un plus grand nombro do fabriques ont été inspectées l'été dernier que d'ordinaire, et il y a lien de croire quo ces vivites feront mieux comprondre À l'avenir l'importance de l'inspcetion, car le jour où les patrons de fromageries ee seront convaineu de es nécessité, un grand pas aura été fait vers la porfection dans la fubrication du beurie ct du fromage.L'expérience démontre que ce sont en général los fabricants les moins oxpérimentés qui so refusent À faire visiter Jour établissoment, et mnlboureugement ceux qui fournissent le leit n\u2019insistent pas assez sur Is visite de l'inspecteur, Lorsque les patrons engagent quelqu'un comme fabricant, ils dovraiont mottro au nombre des conditions d\u2019engagement celle de faire inspecter la fabrique, car il est rare quo la visite de l\u2019inspecteur ne contribue pas à corriger quelques détui's dans la fabrication.Le nombro des fabriques inspoctées, cet été, a été de 120.Il mo fait plaisir de dire quo 52 personnes sont venues à St-Hyacinthe, durant la dernière saison, pour profiter des leçons gratuites données à la fabrique école de M, Archambault.Parmi ces porsonnes il y avait des fabricants de fromage de pl :sieurs années do pratique, ce qui leur fait honneur et démontre l'excellence des procédés do fubrication de M Archambault dont le zèle no ralentit pas, Il est À regretter qu\u2019un plus grand nombre de personnes no se soient pas prévalu du cours ouvert aux vaches canadiennes de pur sang.Les prix offerts étaient considérabler, et les cultivateurs avaient un grand intérêt à tonter l'expérience.Copendant il ya progrès dans le nombre des concurreuts sur le précé- dent concours, ct nous devons féliciter ces messieurs de l'exemple qu\u2019ils ont donné.Co sera un oncourage- ment pour la société d'industrio luitière qui, ayant à eœur l'œuvre qu\u2019elle & entreprise, continuera À marcher de l\u2019avant dans l'espérance qu\u2019avec lo temps olle réussira # créer uno vive émulation dans l'élovage des vaches canadiennes, La dornière saison n\u2019a pas été aussi rémonérative que d'habitude, et lo prix du fromage a été au-dessous de co qu'il était en 1884.La fubrication s\u2019en est res- sentio, et je no crois pas que les exportations de fro- mago en Angleterre aient été aussi conridérab'es que que précédemment Je no voudrais pas dire que cette bitisse dans le prix soit dûe à notre manière de fabriquer le fromago ; mais jo no puis copendant passer sous silence la remarque d'un importatour qui prétondait que ln fabrication do notre fromage, dana la majorité des fu- briques, laissait à désiror.Nous avons du reste pour corroborer cette opinion le rapport de M.Archambault qui constato quo sur 120 fabriques inspectées, il n'y en a quo 37 de première classe, c'ost-à-dire le tiers.C'est donc un motif pour nous de fairo tous los efforts possibles pour muintenir nolro réputation en Esiropo et ne louer los ecrvices que de fromagers con- naiseunt bien leur métier.Mesquiner quant an prix à donner à un bon fabricant pout être In cause d\u2019une grande perte d'argent eur la vento du fromage. GAZRITE DES CAMPAGNES 189 En 1884-85, il n été exporté do ln Puissance du Canada 69,755,423 1bs do fromage canadien, représentant une va'eur do $7,251,989, faisant une angments- tion de 63,927,641 lbs ou de $6,577,603 sur l'exportation de 1870 Si nous constatons un grand progrès dopuis quinze ans, dans la preduction du fromage, il n\u2019en est pas de même dans la fabrication du bourre.Notre exportation, de 12,269,681 Ibs qu'elle était cn 1870, ost tombée en 1985 à 8 015,537 Ibe.Cola est dû, mossieurs, à la manière défectueuse de fuir le beurre\u2014et au peu d'attention quo les cultivateurs y apportent.Un homme compétent, le professeur Arnold, des Etats- Unie, prétend que le Canada perd, chaque année, cinq millions de piastres par sa mauvuiso méthode de fu- brigner le bourre.\u2018utes les parties do la province de Québec, ne sont pes également aptos à Ia production du beurre; mais à où lo pâturege, l\u2019eau et la confignration du terrain le permettent, on dovra se demander si, aveo la dé- précialion dans les prix du fromage, il ne faudrait pas diriger ses efforts vers l'exportation du beurre.Je laisse aux hommes de l'art à discutor cette importante quostion.11 y a place, je crois, pour des beurreries, à condition \u2018toutefois que les produits coient de première qualité, car il ne faut pas oublier quo la concurrence ue nous font les Etats-Unis cet énorme, et pour en donner une idée, je vous dirai, d'après des statistiques que j'ai lieu Je croire correctes, que l\u2019an dernier ile été \u2018produit chez nos voisins pour $500,000,000 de lait, de beurre et de fromage.Durant l'année 1884, $700,000,000 ont été employées À l\u2019achat et l\u2019entretien des vaches laitières, ce qui donne une sommo de $41,774,701 de plus que le total du capital des bunques des Etats-Unis.Nous n'en sommes pas rendu là, messieurs, car notre pays ne possède point Is population do lu République américaine.Nous ne sommes quo lee avant- coureurs des millions d'habitants qui poupleront plus tard l'immense territoire du Canada ; nous ne faisons quo jeter les bases de notro prospérité future.Néanmoins notre responeabilité n\u2019en ost pas moins grande, car c\u2019ost à nous de tracer à notre industrio agricole une voie large et sûro.Du reste, nos progrès ne sont pas à dédaiguer, puisque la valeur des bâtiments de forme dopuis 1882 s'est accrue de 40 millions de piastres.Ces chiffres doivent oncouragor les amis do l'agriculture dans lo pays, à persévérer dans leurs efforts, et soyez persuadé, messieurs, que los membres de la société d'industrie laitière de la province do Québec, en co qui les concerne, n\u2019épargneront ni leur tomps ni leur travail pour participer au progrès général du Canada.Billets de banques contrefaits.\u2014Nous attirons l\u2019attention de nos lcoteurs sur une longue liste de billets de banques contrefaits, et qui sont uctaellemont on circulation, au dire du Dye's Detector qui est une publication À l'usago des banques et des marchands.Pour pen que cotte liste s\u2019agrandisso, il deviendra très diff- eile aux cultivatours de recevoir des billets de banques sans prendre de faux billets pour ure boone valeur.Quant au remède 4 cette escroquerie il est uniquement dana la vigilance que doit oxercer la police de nos villes qui ne réussit pas toujours À atteindre les tours des billots contrefaits.Voici cotto liste: Billets do $10: Maritime Bank, daté Saint-Jean, N.-B.Letiro A, numéroté 00737, $10: Merchants Bank of Halifax, Photographie ct lithograpbie combinées.810: Ontario Bank, nouvello émission.Lettre À, datée Bowmanville, novembre, 1, 1870 810: Bank of British North America.Branche d'Outaounis.Photographiés.810: People's Bank of N.B.Photographiée.810: La Banque Nationale.85: Bank of Nova Scotia.Datés 5 juillet 1877, Lettre B, 126,204 85: Bank of British North America, Vioille émission.Branche do Kingston, Datéo lor mai 1875.$5: Canadian Bank of Commerce.Vieillo émission, Lettre O.Dutés 1er mai 1871.$5: Bunl: of Toronto.Photographié.Emission de Port Hope.Lettre BK.Dats ler juillet 1880, numéro 45831.85: Union Bank of Prince Edward Island Photographe.Planche A.$5: Bank of North British America.Nouvello émie- sion.Lottre D.$5: Bank of North British America.Banque de Québee.Ancionne émissicn Photographie, 85 porté à 810: Canadian Bank of Commerce.Nouvelle émission, 85 porté à 810: Imperial Bank.$10: Dominion of Canada.Ancienne émission du gonyernomont, Lottre D, Daté d'Ottawa, ler juilet 1 .81: Union Bank of Prince Edward Island.Daté ler janvier 1882, $1, porté à 84: Nouvollo émission du gouvernement avec portrait de lady Dufferin dans le milieu.$2: Dominion of Canada.Nouvelle émission du gouvernement.Lotiro C.Daté ler janvier 1878.$2: Union Bank of Prince Edward Island.Photoaphie, Ancienne émission.82: Union Bank of Prince Edward Island.Nouvelle émission de billets.Lettre A.Duté ler mars 1875, 81: Bunk of North British America.Branche de Saint Jean.Ancionno émission.Photographie.84: Dominion Bank.Vicille émission.Lettre R.Daté lcr février 1871, $4 porté à $10: Canadian Bank of Commerce, ehnn- géo à l\u2019aide de la plumo ct de l'encre.Très hnbile- ment controfait, CAUSERIE AGRICOLE L'ENSILAGE DES FOURRAGES VERTS.(Suite).Paille fourra, e.\u2014Parmi les questions que &0 :lève l'ensilage des fourrages verts so place, dans los pro- miers rangs, celle qui tend A savoir dans quelle mesure la paille doit passer du rô'o de pai le-litière ot do paille consommée en sec nu rôle de paille fourrage fer- montée et môlée, par celà même, aux fourrages on sie 8 La valour nutritive des paillos de blé ot surtout d'avoine est déjà connue; il y a déjà longtemps 140 ° qu\u2019elles garnissent utilement les râteliers de nos écuries, de nos étables ot bergeries, Il y a longtemps aussi quo, dans les formes on les céréales font lo principal objet de la culture, les pailles sont appréciées au point de vue de la litière ot des fumiers.Mais s'il ost reconnu quo la fermentation et le hachage les rendont los nutritives, plus facilement mangoables et assimi- bles, on comprend tout de suite que rien no doivo être nég'igé pour les réserver lo plus possible au profit direct de la consommation par le bétail.Evidemment, celui-ci les payers mieux comme fourrage qu'à l\u2019état de litière, ot ceci étant, il est non moins évident que plus la paille aura de valeur, plus eile déchargera \u2018autant lo prix do revient du blé.Or, l\u2019ensilage en- gogora do plus en plus l'agriculture dans cette voie do ln réduction du prix de revient dos grains par une meilleure utilisation des pailles, Dès lors, il sera utile do chercher, pour le bétail, d'autres litières pour absorber les oxcréments solides et liquides.Tolles sont les tourbes, lea terres sèches, lea marnes, les litières des forêts, toutes substances qui, dans les années de disette fourragère ot dans les pays pou riches de pailles.La choso sera bunucoup facilitée par l'ensilage do ges pailles simultanément avec les fourrages verts.Dans une lettre à M.Jenkins, secrétaire de la Société royalo d'agriculture d'Angloterre, M.Samuel Jones à traité in même question avec toute l'autorité qui s\u2019atlacho aux œuvres d'un praticien.Sa lettre est ainsi conçue : \u201c Pondant plusieurs années, j'ai été un chaleureux partisan do la consommation d\u2019une grande quantilé de paille pour la nourriture du bétail, avant de connaître l'opinion d\u2019an hommo tel que le profesceur Voeleher qui nous fournit un compte-rendu canaly- tique des matières contenues dans le paille de nos céréales, d'où il résulte que sa valeur est très précieuse.\u201c Il ÿ a quelquecs années, notre paille se coupait à la main, et s\u2019employait aussitôt sans la moindre for- mentation ; par conséquent son usage chez nous était limité, ot elle était pou appréciée par notre bétail ot nos moutons.Depuis lors, on a adopté duns cetto localité, un procédé de couper la paille ot de la conserver ainsi hachée on grande masse, ot de l'em loyer sprès six ou douze mois.Ni l'opération a été bien ef.fectuéo, elle est ainsi rendue nusei agréable que da bon foin, et mangée par notre bétail uvec avidité, À deux époques, colle m'a permis, eans l'addition de navets, d\u2019hivorner et de parquer nos moutons, dont l\u2019en- grsais à produit une bonne récolto d'orge ; cet heureux résultat ne fut pas dû uniquement à la puille, mais celle-ci fat cause que je pra faire consommer avec ello à mon troupeau de grandes quantité de son, de fourtouv, suffisantes pour I'entrotonir on santé ef en parfuit état, et pour laisser le sol on état do produire une bonno récolte d'orge, que sans celà je n'aurais pu obtenir.Les turneps manquérent si bien quo pendant les deux hivera, tout mon bétail d\u2019ongrais n'eut pas une racine à manger, \u201c J'avais deux chaudières suspendues dans la chambre des mélanges ; un moulin américain y servait À moudre mon grain et à broyer mon tourteau, Ces deux substances étaient mélangées ensemble avec de Is drècho ot bouillies, ct, après un certain temps, ce mélange était versé bouillant sur une couche de paille hachée ; le tout était brassé, bien mélangé, ot GAZETTE DES CAMPAGNES \u2014 \u2014 employé pour le bétail, A P'état ohsud.Mes animaux furent ainsi parfaitement nourris, devinrent de bons bœufs gras, ct payèrent ls déponse pour nourriture tt pour soins, co qu\u2019ils font très rarement.Un de mes fils n ndopté ce procédé pour l\u2019engraissement des mou- tona placés dans uno cour bien garnie de paille de blé (ce qui est préférable à la paillo d'orge pour leurs pieds) ; il les engraisso entièrement avec des aliments bouillis mélangés à de la paille hachée, sans racines, Ces moutons payent très bien la nourriture.« Voici mon système de conservation : Lorsqu'elle cat hachéo et transportée au grenior à paille on Ia lasse fortement aveo les pieds, on y mélangeant euviron 36 pintee de sel par chaque tonne, et aussi Une certaine quantité d\u2019un fourrage vert.A mesure qu'on apporte la paille hachéo, on y sème à la main des vesces ou du seigle coupés verts.La fermentation se prouit ; l\u2019addition de In quantité de fourrage vert nécessaire pour produire uno chaleur convenable est tout le secret de l'opération heureuse qui permet la conservation de la paille hachée, \u2018 Quant à la quantité de fourrage vert haché que l\u2019on doit mélanger à la paille pour produire une fermentation convenable, j'en emploie environ 100 livres par tonne, et j'ajoute aussi 36 pintes de sel par tonne.I! faut considérer l\u2019état de la plante verte.Si c\u2019est du seigle épié, on en met 100 livres, au moins ; si ce sont des-vesces bien vertes, il en faut un peu moine, parce que le degré de fermentation dépend de la quantité o rdve contenue dans la plante.Cette opération a lieu au printemps, et la paille ainel préparée se consomme on octobre et pendant les mois d'hiver, « Je ne crois pas que la valeur alimentaire de la paille égale celle du foin, de manipulations judicieuses, devenir un auxiliaire important de la production de la viande.\u201c La paillo employée devrait être de la paillo de blé ou d'avoine parce qu'on peut les couper sans incon- véniont dans un état beaucoup plus vert qu\u2019on ne le fait généralement; tandis que l\u2019orgo, pour être de bonne qualité, ne peut être coupée trop mûre, \u201d Cette noto de M.Samuel Jones mérite d'être méditée très sérieusemont, car il n\u2019est pas à douter quo la paille hachée et fermentée avec de fourrages verts ne constitue uno nourriture des plus économiques, Paille de blé-d'Inde\u2014II est d'an certain intérêt Qingister sur l\u2019utilisation do lu paille de blé-d\u2019Inde onrilé, Voici co que disait M.Vilmorin le 23 juin 1870, qui a été le point de départ du grand mouvement d\u2019ensilage en France : \u201c M.Reich'en cultive le maïs dent de cheval au doublo point de vue du grain et du fourrage ; il sème toujours en vue de la récolte du grain et lnigso son maïs sur pied jusqu\u2019à ce que la saison l\u2019oblige à l\u2019en- levor ; si les épis sont mûrs, il les détacho et les engrange et met les tiges avec !es feuilles on silos: il a ainsi double récolte ; si l'épi ne mûrit pas, ce qui arrive cortnines années, il onsile les tiges avec les épis.Il assure que les tigos ayant mûri leurs épis conati- tuent, après la fermentation en silos, un fourrage excellent, fort appôté par les animaux ot qui n'est pas bien infériour a celui provenant des tiges vortes aveo épi qu\u2019il traite de In même manière, \u201d Feuilles de betteraves \u2014Toujours aux avant.tes de l\u2019eneilago, MM, Reichlen et Sohne out publié que yo oP mais elle peut, au moyen\u2019 3 teraves, c\u2019est l'affuiblir à un moment où il travaille le # pieds ac-dessus du niveau du sol.Ceci fait, on couvre + IMoins do doux pieds d'épaisseur, = 1861, nous avona conservé do cette façon les fouilles r+ doit être moins grande au fond GAZETTB DES CAMPAGNES 141 note sur ce genre de conserve.En voici la traduction qui ost due À M, Vilmorin : \u201c Donner en automne au bétail des fouilles de bet- plus; laisser pourrir ces fenilles est une perte considérable; pour l'éviter, nous avons employé le procédé suivant : \u201c Nous avons creusé une fosse de cinq à six pieds de profondeur, À l'abri de l'invasion de l'eau.Sa largeur et sa profondeur dépendent do la quantité de feuilles qu'on veut conserver ; soulement la largeur v\u2019au niveau du sol, el il faut en arrondir les angles, Nous posons d'abord une couche de feuilles d\u2019ure hauteur de cinq à eix pouces (sans êtro tascée) ; on la tasse ensuite on piétinant dessus et on In saupoudre d\u2019uno légère couche de sel, et ainsi de suite, cn ayant soin do tasser plus fortement et do répandre le gel en plus grando quantité sur les bords et aux coine, pour empêcher l'air d'entrer dans la fosse, et avec l\u2019air lo développement du moisi, Comme les feuilles s0 tasseront encore par leur propre poids, par colui du sel et par celui de la couverture do Ia terre, il cet bon do continuer à établir les couches suporposées jusqu'à trois ou quatre avec la terre qu\u2019on à rejetée sur les côtés lors du creusement de la fosse, * Cette couverture de terre me dovra pas avoir pour quo son poids, en comprimant le fourrage, on chasse l\u2019air.Los f- sures qui se forment pendant le tassement seront immédiatement bouchées, et il va sans dire qu'on don nera A celto couverture une pente suffisante pour que l\u2019eau des pluies ne la pénètre pas.Celui qui n'aura ue peu de fouilles À conserver lo fera aussi bien dans de grands vases de bois étunches, formés à l\u2019air que dans un silo; mais la couverture de terre est de rigueur méme avec ces vases, \u201c Le fourrage uinsi placé en silo se mottra bientôt en fermentation, et il pourra so consorver pendant tout l'hiver et même jusqu'au printompa et à l'été suivants.Les bœufs lo mangent avec plaiir, malgré && mauvaise opparenco; car, lorsqu'il est exposé à l\u2019air il perd rapidement sa couleur fraiche.Dans les rem'ers mois de sa préparation et jusqu\u2019au mois de Janvier, il à une odeur très-forte ; puis cotte odeur so perd peu À pou, et il semble que lo bétail l\u2019aime encore mieux on février ot on mars que dana les premières semaines après la mise en silo.L'autoïnno de et les collets de betteraves de les mettant dans une douzaine de grandes fosses.Bien que la chose nous fût nowvelle et quo nous manquas sions d'expérience, toutes les fosses ont bien réussi ot nous avons sauvé une masgo de fourragos qui autrement cût été perdue, \u201c* De même que les feuilles do bettoraves, on peut mettre en silo toute sorte de fourrages verts, notamment le trèfle et autres plantes du même gonre, de sorte que, si on se trouve avoir à l'automne un excédant de fourrages vorts, on peut le sauvor pour l'hiver.« Il faut faire attention d'employer le sel en pro- lus de 40 arpents, on portion de la suceulence du fourrage vert ; plus il est Hycqulent ou encore plein do sève, plus il lui faut de | ne eel, Pour 1,000 livres de fenilles de betteraves, 3 4 4 livros do sol seront suffisantes, *¢ Il.va sans dire quo lo fourrage ainsi préparé ne sora pas donné soul au bétail pendant l'hiver ot le printemps, mais comme addition précieuse au four- rago sco, \"\u2014 (A suivre ) \u2014 mm Le bois de chauffage.Il ÿ & quelques semaines il était impossible do faire le charroyage du bois do chauffage, vu les mau- vuis chemine et le pou de neige dans les bois.Mais le temps est arrivé où il faut se mettre à l\u2019œuvre.Maintonant gne la noigo y donne accès, c'est le premier devoir du cultivatour do re rendro à la forôt pour y faire wa provision de Lois d'hiver, d'été et d'automne.Il ne doit pas négliger co travail ot le remettre d'un jour à l\u2019autre: c\u2019est un retard qui pout lui être fatal et quo ln température que nous avons eus il y n quolques semaines doit I'avortir d'éviter soigneusement, Lo bois rendu 4 la maison et scié comme boie de chauffage, devrait êtro aussitôt après placé dans une remiso et no pas êtro exposé à sécher au soleil, comme cela se pratique généralement, oar une corde de bois queloongue téchée en plein air et employée commo bois de chauifage est moitié moins profitable que la même quantité de bois séché dans un hangard ou re.miso à bois.À cette occasion, nous croyons qu'il n'est pas inutile de parler de I'érable.En général, durant l'hiver, le cultivateur coupe et abat l\u2019érable sans s\u2019on faire scrupule, Nous demandions, il J à quolques jours, à un cultivateur qui nous offrait \u2018en vente de l\u2019érable, pourquoi il détruisait ainsi son érablière?C'est, Hitil, que nous obtenons un bon prix pour ce bois, ot quo c\u2019est mon seul moyen d\u2019acquitter mes dottes.Le dovoir du cultivatenr Canadien eat de conserver ses érables, et mêmo d\u2019en augmonter le nombre, Cet arbre, nous lo savons tous, fournit un sucre excellent.qui se vond bien, Mais ce à quoi nous ne songeons Buèro, c'est quo Ce sucre deviendra de plus en plus recherché.Actuellement, grâco à des perfectionno- ments nouveaux et pou coûteux, on est parvenu à le rendre plus blanc ot plus pur, ol pour cette raison il est devenu un objot d'exportation considérable.Iln\u2019y a pas que pour l'érable qu\u2019il faudrait être d'une grande prévoyance.Le cultivateur dovrait so garder d'abattre des arbres sains et qui promettont e prospérer.Il ne devrait enlever de la forêt que les arbres morts, s'attaquer aux branches cassées et tombées ; en un mot, tout arbre qui est fort ot vigoureux dovrait étro épargné.En agissant autrement les conséquences ne peuvent manquer d'être désastreuses pour le oultivateur, A l\u2019heure qu'il est, il ne manque pas de paroisses où les cultivateurs sont obligés d\u2019aller couper le bois 4 cing on six lieues de leur habitation, et cola parce qu'on n\u2019a pas eu soin de ménager les arbres vigoureux et qu'on a fait sar eux main basse, suns s'ocouper s'ils dépérissaient ou non, et sans tenir compte qu'ils végétaient sur un sol im- propro à d'autros cultures.Si l\u2019on continue le mêmo système, la forêt s'éloignera davantage, jusqu'à épuisement complet, eb comme ces forèta no sont point éternoiles on en verra bientôt la flg, 15 142 GAZETTE DES CAMPAGNES Ainsi, tout considéré, si l'on no vout pas n\u2019exposer à devenir tributaires de l'étranger, même pour le combustible, il faut prendre soin do I'arbre do la forét, et no pas I'abattre sans discornement.\u2014\u2014\u2014 ee \u2014\u2014 La consommation des grains sur la ferme.The Rural Canadian, établit do la manière suivante les avantages que le cuitiva- teur peut obtenir on utilisant sos grains sur sa ferme, au lieu do les exporter: * Lo prix do trarsport de 100 livres de blé-d'Indo est lo même que pour 100 livres de lard.Mais si ce blé-d'Inde était utilisé à la nourriture du porc, les 100 livres de blé d'Inde ne re- présentoraient on lard que 20 livres, et lo prix de transport eur le marché no serait qu\u2019un cinquième du prix de transport d\u2019autres termes: Si l'on a payé $100 pour le trans- ort d'une certaine quantité de blé-d'Indo, nous n'au rions quo $20 à payer your le transport de 1'équivalent en lard, sor le même marché.Il en est ainsi pour Je boos f, lo mouton, les volailles, lo fromage, le beurre, etc, ot ce quo l'on épargno en prix do transport est un profit net pour lo producteur\u2014ou à peu près.\u201d Un cultivateur qui sait se rondro compte des profits qu'il peut réaliser sur sa forme, tient autant que possiblo à faire consommer tout le fourrage et los ains tels quo lo seigle, orge et avoine que ea terro ui fournit, ot cela pour deux raisons: lo.Cette nourriture ost convertie en on produit d\u2019une plus haute valour, roit en viande, laine, bourre ou fromage ; 20.il obtient un fumier plus richo qui sort à améliorer davaniago sa terre ol par conséquent à lui donner une plus grande fortilité.Un de nos confrères, \u2014__\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Rendement de nos vaches laitidres.Dans un temns où l'industrie laitière est à l'ordre da jour, il n\u2019est pas inutilo de so demander si dans chacune do nos formes, lcs vachos donnent plus en Init que co qu'elles reçoivent en noursiture ?Aveo un pou d'observation ot de caleu!, nous pourrions constater que malheureusement la majorité de nos vaches laitières ne payent pas même lour frais d'entrotion, «t pour deux raisons: d\u2019abord par le manque d'une nourrituro suffisante ot de soins qui leur sont nécessaires ; ensuite, par le pou de cas que nous faisons dans le choix des vachos laitières qu\u2019il conviont de garder sur la fermo.En moyonno, nous n'obtenons de la majorité de nos vachos laitières qu'à pou près cing livres do beurre ar vache, chaque semaine, pendant la safeon d'été; et À co compte là, on no doit pas être surpris si ces vaches no rencontrent pas les frais d'entretien.Pour l'industr:o laitière, comme à l'égard de touto autre in- dustrio, le cuitizateur doit viser À en retirer le plus rand profit, ot do la manière dont agissent nombre fo cultivatours, on semblo travaillor à obtenir lo ré sultat contraire, coit par ignorance ou le défaut de ealeul, L'on ne doit copondant coûte autant de nourrir uno vache mauvaise laitière qu'uno bonne, Alors pourquoi ne pas s'appliquer A ne rder quo des vaches ayant toutes les qualité re- uises des bonnes laitières?Il ne serait assurément pas profitable de garder eur une ferme une vache qui do co mêmo blé-d'Inde.On en | pas ignorer qu'il onl donnerait moins d'une livro de bourre par jour, depuis mai jusqu\u2019à décembre.Nous n'avons pas assez le souci des bons soins à donner à nos vaches laitières, que nous laissons trop au hasard.Nous portons jugement sur les qualités lactifères de nos vachos Canudionnes que nous relé- guobs an troisième plan, suns nous rendre compte que si elles ont dégénéré comme vaches laitières, nous evone nous on prendro A notre négligence et plus encore à la mesquine nourriture que nous lour donnons, sous prétexte d'économie.Si nous estimons qu'ono vache donnant sept livres de beurro par semaine, rien n'empêche qu\u2019avec de bons soins elle ne pnisse donner davantage, C'est ainsi quo le Rév.M, D.Géria, curé do St-Justin, a obtenu d'une vacho Canadienno 12} Ibs de beurre cn sopt jours ; M.Damase Paradis, de St-Sébustion d'Aylmer, 10% 1be; M.Maseé, de SL-Grégoire d'Iberville, 93 lbs.À titre d'encouragement, ot commo concurrents, ces messieurs ont reçu de lu Société d'industrie laitière les prix suivants: ler prix, $100, accordé au Rév.M.Guérin; 2e prix, $50, accordé à M, Paradis; 36 prix, $25, nccordé à M.Massé\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Grains de semence, pour essai.Nous croyons qu'une association de cultivatours qui s\u2019organiserait dans une paroisse, dans le but de pourvoir à l\u2019achat de graine une première oxpérience sorait Chaque cultivateur faisant partie d\u2019une semblable association, pourrait souscrire à un fond commun pour l'achat de grains en renomméo dans d\u2019autros localités et dont on voudrait tenter une première expérience.Tls pourraient choisir un de leurs membres pour en fuire l\u2019ossai sur sa propre forme, celui-ci devant être payé pour le terrain qu\u2019il aurait consacré à cette expérience, de même que pour les travaux nécessités par une semblable expérience.Après la moisson, chaque oultivateur appartonant à cetto société aurait droit do recovoir uno partie des grains récoltés.Par ce moyen, l'essai d\u2019un grund nombre de grains nouvellement introduits dans le pays, pourrait être fait avec moins de frais que si l\u2019oxpérience en était fuite sir chaque ferme on particulier.Da plus cotto expérienco pourrait donner une plus entière satisfaction, parce quo colui qui on serait chargé y consacrerait un terrain particulier et lui accordersit an meilleur soin.L'on sait ce quo valent de semblables ox- très avantageuse.souvent les grains que l\u2019on sèmo à titre d'expérience se trouvent trop rapprochés des autres grains de même espèce et le but qu'on a voulu atteindre doit infuilliblement manquer.\u2014\u2014\u2014e eee Choses ot autres.Aimons l'état de cultivateur.\u2014Tant que les ouitivateurs ne seront pos orgueilleux de leur état, qu'ils ne l\u2019estlmeront le plos \u2018 noble comme lo plus utile au genre humain, ils ne devront ja- [mais s'attendre à faire do grands progrès dans les améliorations utiles.¢ Si l'on wimagine que Ja culture est on état de mercenaire, jet qui ne conv ent qu'à l\u2019ignorauce et aux hommes sans éduoa- tion, jamais nous n\u2019éproaverone de plaisir à exceller comme eultivateurs ni de connaître à fond nos propres affaires, L'état du cultivateur, pour le moins, est aussi honorable qu\u2019auoun paires et même davantage puisqu\u2019il eat le plus utile au genre umain.ot \u2014 dont on voudrait fairo - périonces, lorsqu'elles sont faitos isolément : le plus\" ve GAZETTE DES CAMPAGNES 143 ! n'y à pas de pays où une agricolture prospère soït d\u2019une plus grande importance qu\u2019en Canada, et voilà pourquoi on devrait l\u2019estimer davantage et lui accorder tona nos soins.Sn chone-le, ua ays ne peut prospérer d\u2019une manière permanente saus uve agriculture qu'on améliore et que l\u2019on casaie de rendre plus en plus prospère, L'usage du sel pour les animaux.\u2014Comme nous le voyons par ce qui suit, l'usage du sel, pour l\u2019améliorntion des bestiaux, était général, nu moins en Italie.St Grégoire-le-Grand, qui mourut en l\u2019an (04, dit dans as 17e Homélie sur le dixième chapitre de l\u2019Evangile selon St Luc : \u201c Nous voyons souvent mettre devant les animaux une pierre de scl, afla qu\u2019ila soient forcés, en léchant cetto pierre, d'en consommer quelques parties et par là, de s'améliorer.\u201d L\u2019emploi du sel pour l\u2019amélioration des bestianx est donc mne très vieille pratique.Il ny à de nouveau que l'impossibilité de faire au dix-neuvidème siècle ce que les élevents lombards au visigoths du sixième siècle faisaient si librement et si fruc- tuensement.\u2014Pmmememes\u2014\u2014\u2014\u2014_ RECETTES Vernis pour les harnais.Voici ce que noua lisons dans le journal Science News: Par la recette suivante, vous obtiendrez un très bon vernis pour les harnais: Prenez quatre onces de colle forte, trois demiards de vinaigre, deux onces de gomme arabique, un demiard d\u2019encre noire, deux dragmes de eolle de poisson.Cassez la colle-forte par morceaux, mettez-la dans un bassin, ré andez dessus à peu près une chopine de vinaigre, et Inissez [omauia ce que cette colle-forte soit complètement ramollie.ettez la gomme arabique dans un autre vaisseau avec l'encre, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit entièrement fondue ; faites fondre Ja colle de poisson avec autart d'eau qu\u2019il en faudra pour la couvrir, Pour opérer le mélange, mettez ce qui reste de vinaigre avec la colle-forte Anns une poêle, et faites chauffer en le brassant jusqu\u2019à ce que la colle soit entièrement fondue, prenant rde qu\u2019elle bouille, on que Je fon prenne au fond de la poêle.joutez ensuito la gomme arabique, que vous faites fondre au même degré de chaleur que pour la colle, 82 degrés centigrades environ, puis ajoutez la colle do poisson.Enlevez-In ensuite du feu, et laissez refroidir.Au moment de vous servir de ce vernis, mettez dana une soncoupe Ja quantité nécessaire ; faites chauffer jusqu\u2019à ce w\u2019il soit devenu liquide, ct appliquez sur le harnais avec une éponge sèche, Si vous faites sécher immédiatement, soit su soleil on au feu, votre barnais sers brillant.Conservation des oignons en hiver, Il ne convient pas de mottro dans un appartement chaud, les oignons que l\u2019on désire conserver pendant l'hiver.Lorsque les oignons ressentirent de la chaleur, on pent être sûr qu\u2019ils entreront en végétation : ce qui nuirait considérablement à leur conservation et à leur qualité.Il vaut mieux, pendaut tout Phiver, Garder des oignons au ftoid, pourvu que le dégol se fasse graduellement au printemps, et que daus le cours de l\u2019hiver les oignons ne soieut pas exposés alternativement à geler et à dégeler.On peut très bien conserver les oignons dans le grenier de la \u2018ange en les couvrant d\u2019un pied et plus de palile ou de foin.la duivent être étendues en couche de pas plus d\u2019un pied d\u2019épaisseur.Ces soins sont faciles à prendre et vaient bien la peine qu\u2019on les mette en pratique, quand on sait qu\u2019on obtiendra un meilleur prix de ln vente des oignons à la fin de l'hiver qu\u2019à l\u2019automne lorsqu\u2019il y à en abondance sur les marchés.A VENDRE BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK S'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue St Jacques, MONTREAL ts A QUATRE MALLES quitteront Bersimis l'hiver prochain pour 1a Pointe aux Esquimanz, comme suit: les 26 Décembre, 25 Jauvier, 25 Février, ot 25 Mara prochain, et partiront de In Pointe aux Esquimaux pour Bersimis les 31 Décembre, 31 Janvier, ler Mars et 31 Mars prochains respectivement, Les lettres et journaux mis à la poste ou reçus à Québec les ou avant les 17 Décembre, 17 Janvier, 17 Février et 17 Mars prochains, seront expédiés par los courriers qui quitteront Bersimis aux dates ci-haut mentionnées.TROIS MALLES quitteront la Pointe aux Esquimaux pour Bonne Espérance et Lourdes du Blanc Sablon le 35 Junvier, 25 Février et le 25 Mars 1886 reapectivement, se raccordant avec la Mallo venant de Zersimis, et TROIS MALLES quitteront Lourdes du Blanc Sablon pour la Pointe aux Esquimaux, vià Bonne Fapérance, le 28 Décembre, 5 Février et le 5 Mars 1886 respectivement.es lettres et journaux destinés aux endroits situés entre la Pointe aux Esquimaux, Bonne Espérance et Blanc Sablon, déposés ou regne au burean de Poste de Québec le ou avant le 17 Janvier, 17 Février et le 17 Mars 1866, seront expédiés à dostina- tion.WILLIAM G.SHEPPARD, Inapecteur des Postes, Bureau de Inspecteur dea Postes, } Québec, 19 septembre 1865.10 décembre 1885, AUX CULTIVATEURS | Que désirent se procurer les instruments les mieux adaptés pour la culture de ce district, ils trouveront les articles suivants : Arrache pierres et Souches, Aigniseur de Faulx, Arrache patates les plus modernes, Arrosoirs ou distributeurs d\u2018engrais liquide.Bouleverseurs à deux chevaux, Broueites, Barattes de toutes grandeurs.Charrues do fonte durcie et trempée, Charrues d'acier meilleurs modèles, Charrue sous-sol, Charrues tournantes en vorsoir mcbile pour côteaux, Charrucs à double vorsoir pour binagn, Charrues Bulky, Charrues à trois sillons, Cremoirs, Cribles ordinaires et Cribles séparateurs, Conpe légumes, Cultivateurs assortis avec surcleurs et ranchausseurs, Fauchenses pour un ot deux chevaux amélioréos Faneuses, pour étendre le foin, Fourneaux agricoles de 30 à 75 gallons.Godendard et Machine à scier les bâches.Herses rotutoires, Herses carrées pour un et deux chevaux, Herses améliorées à charnière, Houe et Cultivatour à rones ; Hone à la main, Hncho-paille (assortis) s'aiguieant lui-même.Leviers pour gruisser les roues de voituros, Luveuses mécaniques (assorties).Moissonneuscs les plus améliorées, Machines a battro, sys- tdme Gray, pour un et deux chevaux, Machines pour semer les patates, couper les germes, combiuées, Muuipulateur mécanique pour le beurre.roste à foin.Rateaux à cheval améliorés, Rouleaux de jardins, Rouleaux de champs pour un ou deux chevaux, avec apparail pour semer la graine de mil, Semoirs à grammes de jardin, Somoirs à la volée, combinés pour grain et graine de mil, Scies rondes # à un pouvoir quelconque.Teneur de sac pour empocher, Tombereaux écossais, Tombereaux pour étendre lo fumier, etc, etc.AUSSI : pièces pour réparations de toutes espèces d\u2019instruments agricoles, Somoirs adaptant CHEZ CHARLES T.COT XX.Gérant de la Cie Manufacturière de Québec.MAGASIN - - - 191, Rue ST PAUL.FADRIQUE : 4 of t, Rug DES BAINS, jQutaxc. 144 GAZETTE DEN CAMPAGNES \u2014 AVOCAT, de Fra- L, A, LA NGLAI y servil'e, P.Q., suit jes Coura de Rimouski, do Kamonrueki ot de Montmagny.Il s'occupe de prôts d'argent hypothécaires et autres, A VENDRE Bétail Ayrehire : veaux mâles et génisses, pure race, avec pedigres ; un jeune taureau Ayrshire do deux aps, pure race, aveo pedigree.Aussi : Moutons Cotswold, de choix, §\u2019adresser à J.B.BEAUDRY, Sr Marc, Comté Verchères, P.Q.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1885-Arrangement pour la saison d'hiver-1886 Le et après lundi, 10 novembre 1885, les trains de co chemin particont de la Station de Ste Anne (le dimanche excepté) comme suit : Pour Lévis.9,50 A.M.Pour Lévis.4,10P.M.Pour Bt Jeun et Halifax.10.38 À.M.Pour la Rivière-du-Loup 3.26 P.M.Pour Lévis.4,10 P, M, Pour la Rivière-du-Loup.9.50 P, M.Tous les trains marchent sur l'heure du temps convention nel de l\u2019Est.D.POTTINGER, Surintendant en chef.Bureau du chemin de fer, Moncton, N.Bk, 11 novembre 1886, ECREMEUSE DE LAVAL! INSTRUMENTS do Paterson $ Frère: Charrues d\u2019acior, Charrues à siége, Charrues à un cheval, Chartues à 2 et à 3 oreilles, Herses et Cultivatours à dents à ressort, Faucheuses à un choval et à 2 chevaux, Moissonneuses, Lieases, Râteaux, Hache-paille, Monlins à monture Raymond, ete.INSTRUMENTS de la Compagnie Manufacturière Mussey : Faucheuses Toronto, Râteaux, ete.INSTRUMENTS PLANET, Jr.Semoirs à graines de jurdin, petits Cultivateurs à bras, Cultivatours, Foues à cheval, eto.Les meilleurs instruments de ce genre.PETITS SEMOIRS A GRAINES DE RANDOLPH, Fonctionnaut à l'aide de ln main, expédiés par la Poste pour 9175.Charrues A double versoir avec arrache-patates.Charrues écussaises toute de fer, Charrucs de Lamoureux, Charrnes tourne-orcille pour côtes, Herses carrées montant en bois, Horses toutes do fer, Hetacs-grabblers de fer, Bouleversours à roues pour 2 chevaux, Cultivateurs, Sarcleura ot Renchaueseurs, Arrache-souches et pierres, Baratto & Mualaxour de Livch.Seaux à traire les vaches.Chargeurs do foin, Tombereaux à étendre le fumier, Machines à battre, Cribles vanneurs et séparateurs.Machines à moudre do Vessot.Unstonsiles de beurrerie et engins à vapeur, sur commande- etc.Assortiment de pièces de réparations pour inatrmuents ci- dessus nommés, pour ceux de la maisou Bennchemin & Fil, ur faucheuses, Buckey.etc.Dents de Faucheuses.Tors uses.Moulins à scie portatifs, Machine à battre à la vapeur, Mae tériel de fromagerie.A vendre chez LEFRANCOIS & THIBOUTOT.110, rue St Paul, Québec, 1885, STATUE DE NOTRE-DAME DE PITIE A VENDRE Au Bureau de la * Gazette des Campagnes.\u201d Le soussigné offre en vente une magnifique statue de Notre- Dame de Pitié, en carton-pierre, quatre pieds de hauteur et quatre pieds et domi de longueur.Le coloris de cette statue n été fait avec le plus grand soin par un habile statuaire de Montréal.S'udresser à FIRMIN H.PROULX, A Ste-Anne de la Pocatière La Compagnie d'Assurance Mutuelle de Montmagny 11e ANNÉE D'EXISTENCE BUREAU PRINCIPAL A MONTMAGNY, Cette compagnie assore contre le fen toutes sortes de pro- priétées maisons, dépendances des cultivateurs, etc, aux prix les plus modérés.JEAN BOUCHER, St Charles de Bollechasse, Président ; GEO, DEMERS, St Henri de Lévie, Vice-Préaident ; JAMES OLIVA, Gérant H.HEBERT, Inepecteur } Montmagny.Agents généraux: H.HépRRT, Montmagoy ; G.E.M1 cuaup, l\u2019Isletler octobre 1885, A VENDRE lo.Une terre de 6 arpents eur 25 arpente située dans ls paroisse Bt-Arsène, comté de Témiscouata, aveo un moulin à faring en pierre, un moulin à carder, à teindre, etc, et deux granges.Ce mouliu a été entièrement réparé à neuf il y a 3 on 4 ans, a quatre paires de moulanges, et c\u2019est certninement vn des établissoments les mieux situés en bas de Québec.20.Une terre de 6 arpents sur 38 arpents de profondeur, sl- tuée au centre môme de la ville de Fraserville, à la Rivière du Loup, avec une maison et autres bâtisses sus-érigées.Cetto propriété est aussi sans contredit des plus avantageusement sitoée, et un des meilleurs établissements que peut désirer nn cultivateur, S'adresser à J.B.POULIOT, Notaire, «Conditions faciles.3 décembre 1885.VEAUX CANADIENS-JERSEYS, À VENDRE, Les mères de ces veaux Broyiemnent d'ua superbe taureau Jersey pur sang, frère de MARY ANN OF ST LAMBERIS, laquelle a produit 867 LIVRES DK BEURRE DANS ONZK MOIB.Le père de cos venux est également an Jorsey pur de gravd prix.\u2014Ii à coûté $600 À TROIS MOIS et il a êté importé par M.Roues STEPHENS, DE ST LAMBERT, l\u2019éloveur de MARY ANN.Ce taureau est également magnifique, On peut voir ces veaux, ninai que leur père et mères, sur la ferme du soussiqué à \u2018Trois-Rivières, en e'adressant à M.Thomas Fortin, Chemin des Forges.Pour tous autres détails, s'adreeser à Ep.A.BARNARD, Directeur de l'agriculture, Québec Rivière du Loup (en bas).» - "]
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