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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 22 juillet 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1886-07-22, Collections de BAnQ.

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[" xm Ste-Anne de Ia Pocatière, P.Q.22 juillet 1886 No.4d GAZETTE DES CAMPAGNE JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX, L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer aveo le ler numéro de l\u2019année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Borean du soussigné, UN MOIS svant l\u2019expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés ; ai non, l'abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gazette au Bareau de Poste.Tont ce qui concerne la rédaction et l'envoi de correspondances doit être adressé a FirMIN H, ProuLX, Rédacteur-Propriétaire.pe (Gérant : Hector A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à la Gazetto des Campa nes et les aunonces à être ubliées dans ce foo, doit être adressé à lector À.Proulx, Gérant, ANNONCES: Première insertion.10 centins par ligne Deuxidme insertion, eto.3 centins pur ligne Pour annonce à long terme, conditions libérales, Ceux qui désivent s\u2019adresser tout partiouliè- rement anx cnltivateurs pour la vento de torres instruments d\u2019agriculture, eto., eto., trouveront avantageux d'annoncer dans ce journal.ABONNEMENT : #1 PAR AN Si la guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.Emparone-nous du sol, si nous vonlons conserver notre nationslité.ABONNEMENT ; 91 PAR AN SOMMAIRE, Revue de la Semaine : Adresse présentée à Son Eminence le Cardinal Archevêque Taschereau, par la Société St-Jeau Baptiste de la ville de Montréal.\u2014Miraoles éclatants à Ste-Anne de Beaupré.\u2014Les Zouaves Pontificaux Canadieus \u2014L'orphe- linst agricole de Notre-Dame de Montfort.\u2014Prix offerts our la prochaine exposition agricole et industrielle à Sherrooke.\u2014Les \u2018 cercles de St-Isidore le laboureur, \u201d sous le haot patronage de l\u2019Episcopat.Causeris Agricole : Circonstances personnelles dans lesquelles on se trouve quant à l'élevage du bétail.\u2014La tenue du bétail rendue lucrative: réduction des dépenses.\u2014Des races, de l\u2019influence du croisement et du régime.Sujets divers : La onlture du sol; ce qu'il faut faire pour Ini attacher le plus grand nombre de bras possible et qu\u2019elle soit l'objet de notre plus grande prédilection \u2014Un secret de Propagation des plantes \u2014Enlevez de vos champs les mau- aies herbes.\u2014Soius à donner à la culture du tabac au mois ao Choses et autres : Une visite de M, Ed.-À.Barnard, à Ja ferme- modèle du Collège de Ste-Anne.\u2014Arrosement des plantes avec de l\u2019eau froide.\u2014Précautions à prendre quand un cheval à chaud, Recettes : Faiblesse d'estomao.\u2014Moyen de détruire les chenilles ot autres insectes qui s\u2019attaqueut aux gadelliers et gro- seillers.ff\u201d Nous remettons au prochain numéro de la Gazette des un compte-rendu complet des fêtes cardinalices qui ont quilou avant hier et hier à Québec.ER A NOS ABONNES RETARDATAIRES de payer au plus tôt ce qu\u2019ils nous doivent pour abonnement à la Gazette des Cam- , Nous avons impérieusement besoin de ce qui nous est dû, et nous capérons que l\u2019on mettra de l'empressement à s'acquitter d\u2019une dette aussi minime pour chacun, qui pour nous représente une somme d'argent assez considérable.Ces retards ne peuvent être dûs qu'à l'oublie, jamais nous no voudrions croire qu\u2019il y ait mauvaise volonté.Dans tous les eas, que chacun de nos abonnés ge demande : AI-JE PAYE MON ABONNEMENT A LA ©\u201c GAZETTE DES CAMPAGNES ?\u201d et nous sommes bien convainou que dans le cas contraire on s'empressera de faire justice à notre-demande au plus tôt.\u2014Nous attendons ! ! REVUE DE LA SEMAINE Adresse présentée à Son Eminence le Cardinal Tuschereau, par la Société St-Jean-Baptiste de la ville de Montréal \u2014Voici le texte do l'adresse qui a été présentée 3 Son Eminence le Cardinal Tascherean, par la délégation de cette société : \u201c À Son Eminence le Cardinal Taschereau, Archevéque de Québec.\u201c Eminenoe, * Le Bureau Général de Rsgie do l\u2019Association St- Jenn.Baptiste de Montréal, dane une nasomblée apé- ciale, tenue dans ses salles le 5 juillet courant, a passé 4 'unanimité, au sujet de votre élévation au Cardinalat, les résolutions de félicitations qui suivent et qu\u2019il vous prie humblement d\u2019agréer : Résolu:\u201410, Que l'association St Jean-Baptiste de Mortréal, la fondatiico et Ia mère des sociétés nationales au Canada, s'associe de tout cœur à la joie universelle, que vient de provoquer chez le peuple Cunadien-Français, l'élévation au Cardinalat de Sa Grandeur l\u2019Archevêque de Québes ; ¢ Que cette haute marque de distinction honore et l'Eglise et la nation tout entière qui re trouve ainsi unie plus étroitement à la Chair do St-Pierre ; * Que cet honneur insigne ost ls digne récompense du zèle apostolique, de haute science et des vertus chrétiennes de Colui qui ocoupo aveo tant d'autorité et de dignité le aiège métropolitain de la Province ecolésiaatique de Q iébec; \u201c Que celte Association partago de cœur et d'âme le sentiment de reconnaissance du Canada français et catholique pour cette auguste nomination et prie humblement Son Eminence d\u2019agréer l\u2019expression des sœux sincères, qu\u2019elle fuit pour son bonheur et la prospérité de cette belle Eglise du Canada, dont l\u2019hig- loire nous redit sana c:sse l'héroïsme, les saorifices et les grandes vertus de son admirable épiscopat.\u201d 814 GAZETTE DES CAMPAGNES Miracles éclatants à Ste Anne de Beaupré.\u2014Le pèlerinage annuel de Ja paroisse do Saint Jean-Baptiste, a eu lien hier À la Bonne Ste Anne.Ceux qui ont pris part à ce pèlerinage ont eu le bonheur de constater de visu un miracle des plus remarquables.Les cito- Jens du faubourg St-Jean, du moins une partie d'entre eux, connaissent une demoise!le Labrie qui depuis 30 Ans ne pouvait faire un soul pas sans être aidée.Hier matin cette ex-infirme, profitant du pèlerinage du jour, s'est fait transporter au steamer Brothers qui allait se mettre en route pour Ste Anne de Beaupré.À prouve de l'infirmité oxtrôme dont souffrait made- moisello Labrie, qu\u2019il nous suffise de dire qu'elle a dû être portée an batesv, et pour s\u2019embarquer à Québec et pour se rendre à l\u2019église de Ste Anne.Vu Ia paralysie de ses jambes, on à dû porter mademoiselle Labrie sur une chaise sur laquelle elle ost restée.Un des vicaires de la paroisse St Jean Buptiste de Québec lui avait donné la sainte communion avant son départ de la ville, Après la messe elle a tenu à vénérer les reliques de la grande thaumaturge.De suite elle dit qu\u2019elle croyait être guérie.Le Révd Père Rédemptoriste qui lui avait fait vénérer les reliques lui conseilla d'essayer à marcher, ce qu\u2019elle réussit a faire sans effort aucun, Le fait est qu'elle s'est rendue au bateau sans aucun side, Ce fuit miraculeux a été annoncé au Révd M.Plamondon, curé de St Jean-Baptiste, par un M.Ar- ©bambault, qui est employs comme messager au parlement.Quelques minutes après mademoiselle Labrie montait sur le faux pont sur lequol se trouvait M.le euré, et ce dernier constatant la guérison miraculeuse de l'ex-infirme, demanda aux pèlerins de chanter le Magnificat, ce qui fut fait, cola va sans dire.Le Révd.M.Plamondon annonça ensuite qu'à l'arrivée des pèlerins à l\u2019église St Jean-Baptiste, un Te Deum solennel serait chanté.Une foule immense om- plissait l'église vu que la nouvelle du miracle s'était répandue.Un Te Deum solennel f.t chanté et les quatre cloches de la nouvelle église ont jeté aux Quatre vents du ciel l'heureux événement qui étuit arrivé à cette jonne paroisse, Inutile de dire que ce miracle, qui vient à la suite de tant d\u2019autres, n\u2019est pas de nature à entraver le flot des pèlerins qui tous les jours se rend à l'endroit que nos braves canadiens appollent avec tant de raison : La Bonne Sainte-Anne.Les pèlerins sous la conduite de M.l'abbé Tétraalt de Ste-Anne de Sabrevoix, sont orrivés à Montréal par le vapeur Canada, mercredi matin.Plus de 550 personnes ont pris part à ce pèlerinage qui a obtenu un véritable succès tant au point de vue spirituel que temporel.On en remarquait beaucoup de St Albans, de Winooeki et des places environnantes.Los MM.du Clorgé présents étaient MM.les abbés Tétreault, Taupier, de Ste-Brigide, Gatineau de St Alexandre; Audet do Winooski, Goyette de Ste Angéle; Balthazar de St Hyacinthe, Meutier de St Jean, et MM.Benoit Baré ot Da puis, ecclésiastiques.Os rapporte qu'une petite fille de 13 uns a été guérie d\u2019une cecité complète et qu\u2019une femme Agée de 25 ans, souffrant de maux de jambes depuis un grand nombre d'années, a laissé ses béquilles dans le temple de.la Bonne Ste-Anne.Ces deux miracles éclatanta ont été un sujet d\u2019édification pendant le retour.Tous les pèlerins sont enchantés et ont repris la route de leur foyer par les divers trains.\u2014Courrier du Canada du 16 juillet 1886, Les Zouaves à Québec.\u2014Les Zouaves ont présenté au garde noble, lefcomte Gazzolli, une adresse, lors de son passage à Québec.M.O.E.Roulenu, du Courrier du Canada, s'exprima dans cette circonstance, dans les termes suivants : \u201c Au nom de mes camarades, je remercie de tout cour M.l'échevin Rhéaume des paroles élogieuses qu\u2019il vient d'adresser au corps mi.itaire auquel nous avons en le bonheur d'appartenir, L'enthousiasme que fait naître chez lui le patriotisme le plus pur, le porte peut-être à exagérer le rôle que les zouaves canadions ont joné dans lu glorieuse épopée des croisés modernes, Mais d'un autre côté, si je dirige mes regards vers ses cheveux blanchis par les années et par le travail, je suis forcé d'admettre que l'age des illusions est passé depuis longtemps.\u201c* Excellence ot Messieurs, si le sang canadien a coulé eur le champ de bataille de Mentans en 1867; si quelques mois plus tard, 135 jeunes gens quittaient le Canada et traversaient l\u2019Europe étonnée pour voler au secours du Pontife-Roi; si, en 1868 et en 1869, lus de trois cents autres Canadiens allèrent s\u2019enrôler sous le drapeau jaune et blanc; si nous avons eu le bonheur de fouler aux pieds cette terre arrosée par le sang de tant de millions de martyrs; si nous avons pu visiter tous les monumonts religieux et profanes de la ville aux gept collines; si nous avons été témoins des splendides fêtes des noces d'or de l\u2019immortel Pie IX ; ei nous étions dans St Pierre, l\u2019arme au bras, lors de l'ouverture du concile du Vatican ; si, dans les grandes solennités, il nous a été donné d'admirer le brillant uniforme et le port vraiment mili- tairo des gardes-nobles de Sa Saiateté ; si, enfin, nous avons assisté au drame douloureux da 20 septembre 1870 et avons combattu de toutes nos forces contre Ia spoliation ou mieux encore contre le vol des Etats de l'Eglise par Victor-Emmanuel, à qui devons nous cet honneur et cette gloire ?\u201c Cet honneur et cette gloire qui rejaillissent sar tout notre pays, nous les devons à l'épiecopat canadien, en particulier à Mgr Bourget, do regrettée mémoire, l\u2019Âme du mouvement de 1868 ; nous les devons À notre digno ot vaillant clergé ; nous les dovons à la foi de nùs illustres aïeux ; ous les devons enfin à tout le Canada catholique, qui & toujours montré tant de dévouement ot de courage pour la défense do ss religion si chère à tout cœur bien né.\u201d L'orphelinat agricole de Notre-Dame de Montfort.\u2014 Ces jours derniers Ba Grandear Mer Dahamel ailait faire une visite à l'orphelinat agricole de N-D.de Montfort.La réception qu\u2019on lui a faite a été magnifique.Plusieurs étrangers étaient aussi de passage à l\u2019or- holinat et ils out été enchantes des travaux qui sont bite depuis trois ars, du progrès que cet asile fait dans ces cantons du nord et du bien qu\u2019il est destiné à faire en mettant ces pauvres petite orphelins en étut do gagnor honorablement leur vie.On sait que le but de cet orphelinat est d'offrir ag asile aux enfants abandonnés et de lour enseigner ; GAZETTE DES CAMPAGNES 818 l'agriculture.Depuis trois ave quarante enfants ont passé par oet orphelinat.En ce moment il yena vingt-cing.Oet asile est destiné A rendre de grands services an pays en formant à la vertu et au travail des jeunes erfants sans parents.Deux adresses furent présentées À Sa Grandeur Mgr Duhamel, l\u2019une par le Rév.Père Bouchet, le supérieur de l'asile, et l\u2019autre par les citoyens de l\u2019endroit.Mgr & félicité les Âmes charitables et patriotiques qui ont inspiré et dirigé cette œuvre admirable qui cet A pro- vi lence des orphelins, La prochaine exposition agricole à Sherbrooke.\u2014A l'occasion de cette exposition agricole qui promet d\u2019être très intéressante, nous lisons ce qui suit dans le Progrès de l'Est, publié 4 Sherbrooke : *¢ Tout permet d'espérer que notre exposition agricole sera couronnée d'un immense succès.Les prix riiculiers offerts pour ce concours se multiplient.Eon Honneur le Lieutenant Gouverneur de la Province de Québec a fait parvenir au comité organisateur cinq médailles dont une en or, deux en argent et deux en bronze; trois de ces médailles seront le prix dea dix meilleure chovaux de cavalerie.La compagnie des terres donne un prix de $50 pour le meilleur cheval de cavalerie, et Son Honneur le Lieutenant-Gou- verneur du Nord-Ouest à souscrit une somme de $40 comme prix aux cinq chevaux les plus propres à la cavalerie.Ce concours offrira une garantie d\u2019impartialité toute particulière ; attendu que ce seront les officiers anglais, en mission au Canada, pour le service de la remonte de la cavalerie anglaise, qui rempliront les fonctions de juges.Cercles agricoles de St-Isidore.\u2014 A l\u2019occasion du haut patronage que Nos Seigneurs les Evèques de la Province de Québec viennent d'accorder aux cerolos agricoles, voici ce que nous lisons dans le Canadien : * C'est avec un plaisir extrômo que nous avons vu l'Episcopat offrir son patronage aux cercles agricoles.Cela veut dire que la hiérarchie catholique désire mettre an service du progrès dans l'éducation agricole #a vaste et bienfuieante influence.Bientôt nous verrons plus d'agriculture dons nos écoles, même dans nos collèges c'assiques où l'enseignement des lettres ne devrait pas exolure tout à-fait celui des choses plus pratiques.\u201d CAUSERIE AGRICOLE DU BÉTAIL (Suite).Circonstances personnelles dans lesquelles on se trouve quant à l'élevage du bétail.\u2014Pour ce qui ost des circonstances personnelles: aptitudes, connaissances, goût de l\u2019homme, eto, on conçoit qne tous les cultivateurs ne sont pas toujours sur un pied d'égalité.Certains hommes réussiront mioux dans l\u2019ontretion des bôtes À cornes ; ils ont plus de connaiseances des soins qu\u2019il faut donner à ces animaux, de la manière de préparer les aliments pour qu'ils leur soient profitables et économiques à la fois ; ces hommes ont du goût pour l'élevage des bêtes à cornes, ils ont acquis de l'expé- rence et lenrs succès sont plus assurés Avec ces ani- Faux qu'avec toute autre espèce animale.Nous pouvons faire le même raisonnement à l'égard des moutons, des porcs et des chevaux, Mais, règle générale, le cultivatenr ne doit pas faire marcher do front des productions trop nombreuses et trop différentes.Dans ce cas là, son attention serait tellement divisée qu'il ne pourrait pas accorder À chaque production toute la surveillance dont elle a besoin, et il serait exposé à subir des pertes désastreuses.Ainsi un cultivateur qui voudrait en même temps engraisser des bœufs sur une grande échelle, faire beaucoup de beurre et de fromage, produire beaucoup de laine, risquersit de faire mal toutes ces choses, et le résaltat final serait une perte au lieu de réaliser des profits.Les hommes ayant parfois des aptitudes universelles sont si rares que l'on peut guère y compter.LA TENUE DU BÉTAIL RENDUE LUGRATIVE, Nous ne\u2019 croyons mieux intéresser nos lecteurs qu'en reproduisant ici ce qu'a écrit M, L.Moll, à ce sujet; Réduction des dépenses.\u2014La plus importante de ces déponses est celle de la nourritare, I ne saurait être un seul instant question d\u2019une réduction sur-la quantité ou eur la qualité de la nourriture à donner aux animaux, car un cultivateur qui s\u2019imagine opérer des économies en chétivant ses animaux où en leur donnant une nourriture de qualité médiocre où mauvaise commet une grande erreur ; il fait une fauede spéculation qui infailliblement le conduira à la ruine.Le cultivateur a un immense intérêt à faire consommer à ses animaux le plus de nourriture possible jusqu\u2019à la limite où celle-ci ne profite plus, C'est eur le prix des substances alimentaires, soit prix d'achat, soit, ce qui arrive le plus ordinairement, prix de revient, qu\u2019il doit s'attacher à réaliser des économies.En général, le prix de revient des fourrages dépend essentiellement du aystème de culture et de l\u2019assolement que l'on poursuit.L'élevage écono- mignue du bétail, commande nécessairement nn bon système de culture; non-seulement il fant viser à la bonne production des plantos fourragères, mais la culture des plantes racines est aussi un fort appui au point de vue de la nourriture du bétail.outefois, en dehora de ces causes déterminantes, sans méme parler des résidus de certaines exploitations agricoles qui fournissent une nourriture très économique aux animaux, il est des opérations qui peuvent accroître À peu de frais et dans une propor- lion plus où moins considérable la production fourragère, et, partant, abaisser le prix de revient de la nourriture des animaux, (comme, par exemple, l\u2019ensilage des fourrages verta si hautement recommandé par l\u2019Hon.M.Le Boaubien).Un autre point très important, qui se rattache également À cette question du prix de la nourriture c'est le mélange ot ls préparation des aliments et le rationnement.Tout le monde en comprend la néves- sité.Quant aux diverses préparations qu\u2019on peut faire subir aux aliments, s'il paraît démontré aujourd'hui qu'ane certaine quantité de foin et de paille en na 1 ture eat utile aux ruminants et aux ohovauz, on wy A 316 GAZETTE DES CAMPAGNES aussi que la cuisson À l\u2019eau ou À la vapeur, et l'échauffement spontané, en ramollissant les matières dures racornies des fourrnges secs et en détruisant les moisissures, rendent les aliments plus facilement assimilables et plus selubres, par conséquent, per mettent de réduiro la ration.Il en est de même, quoique à un moindre degré, du hachage des four rages secs, du concarsage des grains (du moina pour les ruminants), et du découpage des rucinos.Sur ces opérations mêmes on peut faire des économies en y appliquant la force d\u2019un cheval par le moyen d'un manège.L'ensilage des fourrages vert peut ausai être l'objet d'uve grande économie de fourrages, tout en fournissant aux animaux une nourriture qu\u2019ils affectionnent grondement, si I'ensilage est fait dans de bonnes conditions.On peut également réaliser des économies importantes sur los dépenses qu\u2019ocoasionnent les eoins A donner au bétail, par uno bonne organisation du personnel et du bétail même.La condition essentielle our cela, dans la grande culture, c'est de spécialiser es services, et de n'adopter les espèces d'animaux et Jes branches de epéoulation qui peuvent être aescz dévoloppées pour qu'elles vaillent la peine d\u2019avoir un ou plusieurs employés spéciaux.Faire soigner deus genres d'animaux on mème tomps par la même personne, quand le troupeau est nombreux, est le moyen de les fairo soigner mal et chèrement.Par exemple, avoir un borger pour moins de 150 bêtes à laine; un vacher pour moins de 16 vaches; un porcher pour moins de 30 à 40 porcs de tout âge, c\u2019est d'a- Yance faire peser sur l'une on l\u2019autre de ces branches une lourde charge qui en restreindra on en mangera les bénéfices.Il en est des logements comme des soins à donner aux snimaux.À l'égard des logements, on peut sussi réaliser des économies importantes sans compro mettre on aucune matière la santé des animaux.De l'air, de ls lumière, un écoulement prompt des urines, une fermeture auffisante pour maintenir une température convenable dans l'intériour, tout cela peut être obtenu sans cependant viser À des conetructions dis- endicuses qui grèvent la tenue des animaux d\u2019un ntérôt énorme.Un point cssentiel dans la construction des logements dos animaux (surtout des poros et des bates bovines), c\u2019est le placement de ces logements et l'adoption des dispositions intérieures de nature i faci i- ter, et à eimplifier l'affouragement.Ici toute écono- mio serait onéreuse.Ainsi, les logements doivent être placés à proximité dus fenils, des celliers à racines, ot surtout du lieu où se prépare la nourriture.Les mangeoires sont rangées le long ot de chaque côté d'un couloir assez large pour qu\u2019on puisse y circuler avec une voiture à bras, Pour les mêmes motifs, nous voudrions que dans les conetructions nouvelles, on se réservât la possibilité de dietribuer l\u2019eau et même la nourriture liquide au moyen d'un toyau ot du robinets placés au dessus de chaque mangeoire.Toutes Ges dispositions ee traduisont, il est vrai, en une mise de fonds considérable; mais, en revanche, elles ont pour résultat une réduction des deux tiors et même des trois quarts dans le nombre des emplo ÿéa, on même temps qu\u2019une plus grande régularité ms dans Je service.En y regardant bien, l\u2019économie et l'avantage deviennent manifester.Uno dornière canse, suivant M.Moil, de dépenses aur laquelle il y n aussi fréquemment possibilité de fuire des économiea, c\u2019est le prix des animaux, On sait que le prix des bôtes ordinaires varie, non- seulement suivant les années, mais encore d'une manière assez régulière suivant ler saisone.En général, il est plus bas à l'entrée de l\u2019hiver qu'au printemps ; mais il arrive souvent que ce prix est au minimum à l\u2019entrée de l'hiver.C\u2019est lo cas, loraque la récolte de fourrages a été mauvaise et que la quantité récoltée ne permet pas aux cultivateurs, qui se trouvent ainsi dans la gène, de garder un grand nombre d'animaux en hivernement.Le cultivatour richo en fourrages peut faire d'excellentes affaires en achetant alors ces animaux, Quant aux animaux exceptionnels, aux animaux reproducteurs de races précieuses, leur prix doit être en rapport avec les avantages quite peuvont procurer, Ceci soulève une question délicate et eur laquelle on s\u2019est fait et on se fait encore bien des illusions, faute de 86 rendre compte des circonstances au milieu desquelles on opère.Qu\u2019en Angleterre, un fermier ordinaire paye, 30, 40, 50 livres sterlings un verrat; 50 et méme 100 livres un bélier; 100, 200 et 300 livres un taureau, lorsque ces animaux sont d\u2019une souche réputée, il n'y a rion d'extraordinaire, rien de hasardé.C'est une spéculation calculée d'avance et presque toujours justifiée par les résultats.Ce fermier, en effet, non-seule- ment pourra améliorer son bétail avec ces reproducteurs d'un mérite exceptionnel; mais encore il on retirera presque toujours un revenu plas ou moins élevé pour les saillies que ses voisins n'hésiteront à lui payer fort cher, et par la vente avantageuse des d'èves comme animaux reproducteurs.Mais dans notre pays, en est-il de même ?Les cultivateurs et même les propriétaires aisés consenti- raient-ils volontiers à payer, ne fût ce que le double pour la saillie ou les jeunes produits d\u2019un taurean ou d\u2019un verrat de la race la plus précieuse ?Hélas! poser la question c\u2019est la résoudre, pour quiconque a vu les choses de près.Sans doute, les esprits s'éclairent ; la lumière commence à pénétreec dans la masse.Mais il nous reste encore du chemin à faire pour arriver au oint où en est l\u2019Angleterre, sous ce rapport, et jusque à l\u2019agriculteur progressif fera bien de ne mettre en ligne de compte dans les avantages qu\u2019il attend de reprodubteurs exceptionnels, que l'amélioration de son propre bétail.Des races, de l'influence du croisement et du régime, \u2014 Les races animales sont nombreuses.Toutes les bites À cornes proviennent d\u2019une môme souche; il on est de même des chevaux, des moutons et des porcs.Cependant que de diversités dans la taille, les aptitudes de chacun, de même pour la production ; les couleurs mêmes varient presque à l'infini.Ainei dans les pays de montagnes et sur les sols secs ne fournissant qu'une nourriture pou abondante, on ne rencontre que des animaux légers et de petite taille ; tandis que dans les pays de plaines, où l'herbe pousse aveo abondance, les bestiaux recevant une nourriture plus riche, les changements sunt plus remarquables, les animaux devienzent plus mamjfy = GAZETTE DES CAMPAGNES ot ils sont en môme temps plus doux et plus dociles.Tous les bestiaux subissent la même influence : che vaux, bôtes À cornes, moutons et porcs.Ces faits peuvent rervir d'enseignement à l'éleveur, La taille de aes bestiaux sera toujours en proportion de la nourriture qu'i's reçoivent.L'on comprend pourquoi les vaches canadiennes nourries presquo exclusivement À la paille sont beaucoup plus petites que les Durhame, par exemple, qui reçoivent toujours une alimentation riche, abondante et variée.compo- géo de bons pâturages en été, et de bon foin, ds racines fourragères et do grains en hiver, D'après cela, si, pour uméliorer son bétail, l\u2019éloveur veut introduire une raco plus forte que celle qu\u2019il esède déjà, il lui est impossible d'arriver au auccès.\u2018es animaux de grande taille, plas exigeants sous le rapport de la nourriture, ne trouvent pas dans leur nouvelle situation les conditions d'alimentation dont ils ont besoin ; ils dégénèrent bientôt, et an bout de quelques années servent même de primour À la race canadienne.Les croisements qve cet éleveur fora entre la grande race et la petito ne réussiront pas mieux.Les produits do ces croisements, beaux d\u2019abord, ne conserveront pas leurs brillantes qualités, parce le régime leur fait défaut, Tout autre serait le résultat, ei l\u2019on améliorait la culture avant de commencer le perfectionnement du bétail.\u2014 (À suivre.) \u2018 ee: La culture du sol.Un ami de la Gazette des Campagnes nous disait, il y a quelques jours: \u201c Malgré les nombreuses et fréquentes recommandations que vous faites aux culti- Vateurs de s'attacher davantage à la culture du sol et d'y retenir leurs enfants, nous aurons encore d'ici à longtemps à regrettor l'expatriation de nos compatriotes vers !es Etats-Unis, car lo travail agricole se paie trop cher, va la rareté de la main-d'œuvre dans nos campagnes; de plus, la vente des produits se fait à des prix qui ne compensent pas les frais de cul.tore.\u201d' Nous ne contesterons pas que pour ces raisons et pour bien d\u2019autres que l'on n'ose avouer, l\u2019agriculture est à l'état do souffrance ; mais ce que l\u2019on ne sauruit ignorer, c'est que le commerce et l'industrie ne présentent guère plus d'avantages.Ce que nous savons encore, c\u2019est que les cultivateurs peuvent tirer un meilleur parti de leur position en visant à une sérieuse économie et en améliorant davantage leur système de culture.Nous ne recommandons pas de faire des dépenses extravagantes en améliorations agricoles, mais nous croyons qu'Avec des soins, de la réflexion à l'égard dea différents travaux que la culture exige st une conduite judicieuse au point de vue économique tant à l'extérieur qu\u2019à l'intérieur d'une ferme, on pqurrait obtenir du sol d'abondantes récoltes, lui faisant rendre Je double, même lo triple de ce qu'il produit, en l'améliorant suivant nos muyons.Toutes ces choses urraient être obtenues, si le cultivateur savait cal- uler, e\u2019il tenait un compte sérieux et journalier de nes dépenses, de ses pertes comme des prohts qu'il réalise par ls vente de ses produits: chaque jour il yorrait od il en est, ot il serait À mème d'opérer des s1t économies qui Ini permettraient d'améliorer ln onlture de es terre.Si nous agiesions toujours et atrictement d\u2019après ces principes, notre agriculture ne tarderait pes à Re trouver dans une meilleure condition.De leur côté, len industriels, lea négociants et les commer- gants feraient de meilleures affaires ; car quand l'agriculture est en souffrance, tout souffre, les affaires e toutes sortes sont paralysées.Malheureusement nos populations agricoles se sont trop habituées à répéter Ge cri d'alarme trop général dans nos campagnes : \u201c L'agriculture ne paie pas.\u201d Si nous n'avons pas pour notre pays l'estime qu'il mérite, c\u2019est que nous eommes trop portés à rejeter sur son sol et son climat, ce qui devrait être attribué À notre insouciance de l'agriculture, à notre négligence, au luxe effréné qui envahit nos campagnes, à la boisson qui cause des ravages allarmants et toujours de plus en plus croissants, et à la paresse qui n\u2019eat pas le moindre de nos défauts.Si l'agriculture n\u2019est pas autant on honneur qu\u2019autrefois, c\u2019est que nous apprenons que trop À nos jeunes gens à la mépriser, par nos plaintes constantes et nos appréhensions à l'égard d'une profession que les rois mêmes tenaient à honneur d'exercer, tandis que nous n\u2019avons pour ello que du mépris.Il y à sans doute d'honorables exceptions, et nous pouvons presque signaler du doigt ces vaillants agriculteurs ol font l'honneur d\u2019une paroisse.Ce ne sont pas ces hommes si profondément attachés au sol qui se plaindront que ceux qui ont en mains nos destinées agricoles, nos Rouvernants, n'ont pus assez fait pour aider À promouvoir le progrès agricole dans notre pays, osr ces agriculteurs se feront toujours un scrapuleux devoir de profiter des encouragements qui lour sont accordés en se faisant un devoir de s'inscrire comme membres de nos sociétés d'agriculture et d'aider, aotant qu\u2019il leur est possible, à l'établissement d\u2019un cercle agricole dans leur paroisse.Comme journaliste agricole, nous n\u2019avous personne À flatter, personne à ménager; et c\u2019est pour nous un devoir de conscience de signaler les dévouements partout où ils se trouvent comme d'indiquer les maux qui sont une occasion de pauvreté pour notre agrioul- tare.Jamais nous no nous départirona de 06 privilège, n'importe sous quelle considération : o'est ainsi que nous comprenons la mission du journaliste qui avant tout doit servir les intérêts de la religion et de son ays, fut-il pour cela laissé dans le plus complet iso- ément.Nous no comptons pas dans l'accomplissement de notre mission sur le plus ou moins d'argent À recevoir, mais sur un devoir à exécaler, Q'el est le remède à apporter aux souffrances de notre agriculture ?Il est entre nos mains, et de facile application.Pour los adultes, pour les hommes ré- flcchis et qui comprenuent la position dans laquelle ils se trouvent, il suffit do no pas être les ennemis incarnés de leurs propres intérêts, et de mettre À profit tous les avantages qui leur sont offerts pour entrer dans ls voie du perfectionnement agricole Depuis plus de quinze ans, nous leur recommandens de s\u2019o6- cuper de leurs propros affaires, non pus isolément, mais on associations de cercles agricoles, où comme nous sommes convenus de los appeler pujourd'hal, on « Oercles de St-Isidore de laboureur.\u201d Nous compre- vons assez la mission de ces cercles pour qu\u2019on n\u2019aig 818 GAZETTE DES CAMPAGNES pas À s\u2019obstiner à en faire partie.Les sociétés d'agri- eultare ont leur mission epéociale à accomplir, et ce serait méconnaitre nos propres intérêts que de ne pas se faire un devoir d'un appartenir et d'essayer à on retirer les plus grands avantages possibles.Si, d'un autre côté, nous vonlous attaquer le mal à sa racine, à ea baso au point de vue agricole de notre rovince, nous dovons tourncr nos regards vers les Jeunes gens à qui, malheureusement, nous avons que trop sppiis À mépriser l\u2019agriculture, et que pour cette raison nous sommes impuissante à les retenir à la charrue, car ils préfèrent aller respirer lair de la liberté dans les usines des Etats-Unis qui leur ménagent que des déceptions À l'égard du plus grand nombre, ou ee livrer à d'autres occupations auxquelles ils ne sont pas appelés.Le remède à ce mal, c\u2019est une instruction eszentiel- lement agricole, dans nos écoles primaires et dans nos écoles d'agriculture, qui puisse apprendre aux jeunes gens do l'avenir à aimer l\u2019agriculture et d'en faire leur principslo occupation.L'agriculture étant la première des professions, elle a droit à notre plus grande estime et à notre plus profond atlachbement ; nous devons aider, par tous les moyens possibles, à son avancement dans In voie du progrès.Il incombe donc non-seulement aux oultizateure mais A tous ceux qui ont vivement à cœur le progrès agricole de notre pays, de pousser les esprits vers ce mouvement qui soul aesurera le bien-être parmi la classe agricole.Nous ne voulons pas entrer sur le terrain de la politique, mais nous ne pouvons nous empêcher de dire, sans vouloir blesser personne, que çoux qui sont les plus propres à nous amener dans cette voie, ce sont les gouvernants de notre pays qui se sentent le noble courage de faire servir levrs talents et leurs connaissances agricoles au perfectionnement de notre agriculture, Ministres et députés, devraient avoir on tête de leur programme: \u201c L'agriculture et ls colonisation avant tout.\u201d On ne saurait rendre un meilleur service À son paya qu\u2019en fuvorieant l\u2019agriculture par tous les moyens possibles, pour qu\u2019elle puisse entrer dans la voie du erfectionnement et que par cela elle soit en grand obneur parmi nos populations agricoles qui ont prop appris & la mépriser.En temps d\u2019élections, agricul ture ne manque pat d'être l\u2019objet d'une apothéose qui parfois surprend même le cultivateur qui l'entendais ce n\u2019est pas de l'enthousiasme do circonstance sor les Austings en faveur de la cause agricole que nous devons réclamer de la part de ceux qui briquent nos suffrages.Nous devons rimplement poser cette juestion : ** Qu\u2019avez-vous fait pour l'agriculture ?\"\u2014 8 faits répondront de la franchise de celui qui sollicite nos suffrages et do ce qu'il pourra faire à l\u2019avenir Jour la cause agricole qui doit être l\u2019objet de nos prédilections, \u2014\u2014\u2014\u2014 Un secret de propagation'des plantes, Dans un numéro du journal The Garden, nous trouvons une note sous le titre oi-dessus, un pou préten- feux mais qui, néanmoins, nous parait mériter une petite place.En voici la traduction : \u201c On se souvient qu\u2019il y à un mois ou deux, nous avons fait allusion à un prétendu secret extraordi- naire dans la propagation des arbres et arbustes, et de la greffe des rosiers, par lequel on pouvait économiser beaucoup de temps, secret offert pour une pe tite aomme d'argent par un hortienlteur autrichien de Bachraty.Cette personne a depuis communiqué un article sur co sujet au Wiener Garten freund.En peu de mots, voici un résumé de ga méthode: on prend les boutares d'arbres et d'arbustes au commencement de juillet; on les coupe de 6 à 12 pouces de longueur, auivant lu nature de l'espèce.Les fouilles de [a partie inférieure sont retranchées, mais les eu- périeures demeurent et sont attachées à la tige.Des massifs leur sont préparés en pleine torre compléte- ment labourée, ameublée et nivelée, et ensuite recouverte d'une couche de fumure bien consommée provenant d\u2019une coucho chaude épuisée.Les boutures sont alors plantées à environ 2 pouces de distance les unes des autres, dans une position oblique.Chaque massif, une fois rempli, sera entouré d\u2019un treillis en lattes, de façon à protéger ces boutares des ardeprs du soleil; on les arrose copieusement ensuite avec un arrosoir 4 pomme fine.Ceci complète l'opération.Les soins subséquents nécessaires sont des bassinages en plein air trois ou quatre fois par jour pendant la première semaine, si fe temps est bien chaud, et que l\u2019on réduit ensuite à un seul par jour.Dans le cours de cinq à six semaines, traîtées de la manière indiquée ci-dessus, les boutures auront forms des talons, et il deviendra inutile de les ombrer davantage.À la fin de l\u2019automne, on répandra une couche d'engrais, paillis ou terreau de fouilles peu consommé, d'une épaisseur de 2 À 3 pouces, comme protection pour l'hiver, Cette couche sert d'engrais lorsque les boutures se moeltent en végétation au printemps, et les plantes traitées ainsi font des progrès extraordinaires et forment des sujets égaux de force À ceux de deux ans, issus de boutures faites en hiver ou au printemps.On assure qu'il en manque fort peo, \u201c La méthode de greffer les rosiers est l'insertion d'yeux poussant de bonne heure au printemps, au lieu d'yeux dormants en été, On les insère sur le sujet un de chaque côté, pour former des têtes symétriques, Cen greffes, dit on, s\u2019acoroissent autant la première saison que les yeux dormants à leur seconde saison, (Gardener's, Chronicle.) Enleves de vos champs les mauvaises herbes, Employez le plus tôt possible vos moments de loisir à extirper les mauvaises herbes de vos champs.Celui qui laisse croitre les mauvaises herbes dans ses champs, n\u2019a pas droit de s'attendre à une bonne 1é- co'te, À une récolte lucrative.Là où les herbes pui- wibles ont été extirpées prouve que celui qui est le propriétaire de cette terre veut avoir une bonne et une abondante récolte.Mais quand on voit une terre mal égouttée, où il y à autant de plantes nuisibles que de plantes utiles, on doit en conclure que son propriétaire n'a aucune notion d'une bonne économie Furale, qu'il ne connaît pas son métier et qu'il cat ennemi de ses propres intérêts : celui-là, sans doute, ne manquera pss de dire que *\u2018 l\u2019agrioultare ne paie pas.' L'agriculture ne saurait payer, #'il y a négligence dans les choses les plus essentielles.Les mauvaises herbes qu'on laisse croitre dans un champ fout t À LA GAZETTE DES CAMPAGNES 819 la ruine du cultivateur, car elles lui disputent le meilleur de ses récoltes.Nous ne comprenons pas pourquoi il n'y aurait pas dans nos campagnes, plusieurs joure, pendant ls saison de l\u2019été, uniquement consacrés à Fextirpation des mauvaises herbes, et que tont le monde en fut, Il n\u2019est pas seulement utile d\u2019arracher lcs mauvaises herbes, car quoique arrachées avec soin et mises en tas, elles ne Taissont pas de se reproduire.La graino de ces plantes nuisibles mûrit toujours avant que la plante ne pourrisse ; le moindre vent la transporto au loin dans la campagne, l'y tait germer et ropa- raitre dans les lieux où l\u2019on croyait l'avoir extirpée.Il faut donc faire en sorte que ces plantes ne se maltiplient pas davantage ni par leurs racines, ni par leurs graines, et voici comment il faut opérer : Faites une couche d\u2019un pied d'épaisseur avec les maovaices herbes, nouvellement arrachées; saupoudrez cette couche do chaux vivo et remettez dessus une couche d'herbes de la même épaisseur que la première; en continuant de former alternativement une couche d'herbes et un lit de chaux, de façon que la chaux se trouve toujours à la surface du tas.En agissant ainsi, vous parviendrez A réduire en cendre ces plantes qui ne pourront plus donner de graines ni produire par leurs racines, la combustion étant trop prompte ot s'étendant également sur toute la surface des couche, \u2018D'ailleurs, l\u2019espace de vingt-quatre heures qu'exige cette opération est beaucoup trop court pour laisser des doutes sur ses bons effets, Il eet bon d'observer que plus la chaux gera récente et les mauvaises herkes nouvellement arrachées, plus le résultat de l'opération sera prompt et sûr, L'avantage de ce procédé, c'est que la cendre qu'on en obtient est un excellent engrais pour les terres fatiguées ou épuisées.Le tabac au mois d\u2019août, Cette époque est la plus critique pour ls culture du tabac, quoique ce soit en ce temps là où il fait plusde grès dans sa végétation, s\u2019il est bien soigné.II faut en surveiller le développement avec le plus grand in.Cent aussi le temps où les versa déposent leurs larves sur les fouilles durant la nuit.Si l\u2019on n\u2019a pas le soin de les enlever chaque matin, les plantes péri- nt.To ansitôt que les plants sont parvonus À une hautour suffleunte, il faut les étôter et casser les flours ot les rejetons.Ces soins doivent être donnés aasidvement, autre ment on s\u2019exposerait à perdre le fruit de notre travail, Choses et autres, visite à la ferme-modèle du Colldge de Ste-Anne, \u2014Vendredi deren M.du Barnard, dn Coliige de l\u2019agriculture de la Province de Québeo, profitait de son passage de quelques heures dans notre paroisse, pour visiter dans toute son étendue la ferme-modèle attachée à l\u2019école d'agriculture de Ste- Anne, Nous avous été heureux d\u2019apprendre que M.Barnard n\u2019a eu que des éloges à offrir an chef de pratique qui l\u2019socom- Pagnait dans cette visite, sur la bonne tenue de la forme.Son appréciation des travaux qui y sont faite a sans doute son im- portauce, puisque, comme direotenr de l\u2019agrionltare, M.Barnard est souvent appelé à mettre en parallèle les inatitntions de ce genre que nous ons dans la Province de Québeo avec celles qu\u2019il Ini est donné de visiter daus les autres provinces.Coraparativement aux moyens péouniaires à la disposition de 1a forme-moddle de Ste-Aune, lu comparaison ne peut être qu\u2019avantageuse à cette dernière.Pour notre part, nous ne pouvous que félioiter les élèves de l\u2019école d'agriculture de Ste-Aune pour la part active qu'ils rennent dans les différents travaux de la ferme et qui contri- tent à ea bonne tenue, Il y à parmi les élèves qui fréquentent cette institntion une émulation pour le travail, qu\u2019il noue fait plaioir de constater, et qui leur fait grand honneur, Cette ému- ation a saps doute son explication en ce que le travail des élèves est récompensé suivant son mérite, grâce aux quelques cents plastres accordées par le Gouvernsment Provincial, pour cet objet.D\u2019an autre côté, les élèves compreunent très ien que pour faire de bons cuitivateurs, il faut être ardent au travail, et ils e\u2019y habituent de grand cœur, Nous ne regrettons qu'une chose, c'est que le nombre des jeunes gens à la tâche ne soit pas plus nombreux.Ce nombre serait plus considérable s\u2019il y avait à la disposition de cette école un plus grand nombre de bourses.De plus, nous croyons que ce serait faire un bon pas daus la bonne voie, si nos gou- vernanta mettaient à la disposition de ln Corporation du for lège nne somme d\u2019argent qui put lui permettre Ia construction d\u2019une nouvelle école d\u2019agrionlture pouvant recevoir une oin- quantaine d'élèves et plus.À l\u2019Leure qu\u2019il est, c\u2019est à peine si l'école peut contenir commodément une quinzaine d'élèves, Il est Lien vrai que jusqu\u2019à présent les 6ldves ndmis dans cette inatitation agricole, n'a pas dépassé ce nombre.D'un autre côté, personne ne saurait contester qu'il se fait un grand mouveinent en faveur do l\u2019enseignement agricole, et que ce mouvement ne fera que B\u2019accroître du moment où l\u2019établiese- ment des cercles agricoles si hautement reeommandés par Nos Seigneurs les Evêques de la Province de Québec, deviendra plus général.Nous savons qu\u2019un grand nombre de riches propriétaires de nos villes seraient disposés à faire donner à leurs enfants une instruction essentiellement agricole qui put leur rmettre d\u2019en faire des agricalteurs ; et quand l\u2019on astra que l\u2019école d'agriculture est disposée de manière à recevoir un grand nombre d'élèves, les demandes d\u2019admission ne manqueront pas.D'ailleurs MM.les membres du Couseil d'agricultare, nommés officiellement visiteurs de nos écoles d'agriculture, peuvent facilement se rendre compte de la situation et faire à Dos gouvernants les recommandations qu\u2019ils jugeront couve- nables pour asurer à nos écoles d'agriculture un plus grand nombre d'élèves.Nous avons été hèureux de recevoir à notre bareau, Ia visite de M.Barnard qui nous a donné d\u2019excellentes nouvelles $ou- chant \u2018organisation des ceralea icoles.M, Barnard fera partie de la prochaine excursion de la \u201c Presse Associée de ln Province de Québec, \u201d et il profitern de sou Pussage à Sherbrooke pour donner une conférence sous le patronage du cerole agricole établi dans cette ville.Cette conférence aura leu le ler août prochain.Nous savons le grand intérêt que les mombres de ce cercle spportent à + sgrioulture, el nous ne Goutons pas qu\u2019ils se rendrout en foule À cette conférence, Ce sera une occasion de donner aux membres de la Presse Associée, qui se trouveront à Sherbrooke à cette date, uue preuve que les oultivateurs comprennent l\u2019atilité des cercles agricoles.Arrosement des plantes avec de l'eau froide \u2014Coux qui arrosent les plantes avec de l\u2019eau froide, sous le prétexte de les refroidir, se trompent grandement.L'eau froide nuit aux plautes, On doit toujours tirer l'eau d'avance et la luisser réchauffer au soleil avant que d\u2019arroser les plantes.Ce n\u2019est pas la fraiche dont les plantes ont besois, mais l\u2018humidité.Ceux qui observent savent que les pluies froides ne font Jamais autant de bien que les pluies chaudes.Précautions à prendre quand un cheval a chaud.\u2014 L'expérience à appris que a daus les grandes chaleurs uu cheval se trouve daus un état de grande transpiration et convert d'écume, après un exercice immodéré, on lui doune seulement une poignée de sel commun, avant de mottro devant lui du foin, avoiue ou autre grain, on évitera le danger de le trouver mort subitement, Pareillement qu\u2019ane personne dont l\u2019estomao est extrêmement échauffé par l'effet de la fatigue on de la grande chaleur prenne une demu-cuillerée à thé de sel de table et une minute Après, elle pourra boire sans danger de l\u2019ean froide, en ayant soin seulement de ne pas la pi à trop grandes gorgées 320 GAZETTE DKS UVAMPAGNES RECETTES Faiblesse d'estomac.Rompez une noix muscade en quatre ou cinq morceaux ; moettes-les iufaser pendant douze ou quiaze heures dans une pinte d\u2019eau, et buvez-en en diverses reprises.Ou, prenez de taps en temps une rôtie de pain blanc, trempée dans du bon vin rouge, dans lequel vous anrez fait bouillir du romarin.Ou, Tenez à jeun deux jaunes d'œnfs frais cuits mollets, avec de la poudre de muscade, au lieu de sel, Moyen de détruire les chenilles et autres insectes qui s'at- taguent aux gadelliers et groseilliers, Homeotez ces arbres avec de l\u2019eau qui a servi à 1 laine des moutons.« ser la A vendre a Ste Anne de la Pocatière Une terre en parfait état de culture, de trente arpents en profondeur sur quatre arpents de Jurgeur, avec magnifique maison, grange et autres bâtisses.Il y a de plas un jardin et tin verger.Située à quatre arpents de l\u2019église, du Collège et du Convent, Yaoquie tion de cette propriété offre des avantages exceptionnels.B'adresser à JACQUES ANCTIL, Propriétaire, Site Anne de la Pocatière.A VENDRE BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK S'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue St Jacques, MONTREAL GRAINES D'ERABLE ROUGE, recommandée par les prewiers gyiviculteurs canadiens, 4 vendre par le soussigné ; prix, cts l'once\u2014NEGONDO, érable à Giguère ; prix, 10 cts l\u2019ouce.Déduction libérale à Ja VIS, S'adresser à M.C.SYLVESTRE, Maitre de Poste, St-Barthélemi, Comté de Berthier, P.Q.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1886-Arrangement pour la saison d\u2019été-1886 Le et après lundi, 14 juin 1886, les trains de ce chemin partiront de là Station de Ste Anne (le dimanche excepté) comme suit : Pour Lévis 12.13 A, M.Pour Lévi 11,03 A.M.Pour St-Jes fax.© 1037 AM.Pour Ia Rivière-du-Loup et Ste-Flavie .5.06 P, M, Pour Lévis.00m0 0000 aes .BOP.M.Pour la Rivière-du-Lonp.-.-.9.35 P, M, Tous les trains marchent sur l'heure du temps conventionnel de l'Est.D.POTTINGER, Surintendant en chef Bureau du chemin de fer, Moncton, Ne Bk,, $ juin 1886, L.A, LANGLAIS, \u201cro, és me les Cours de Rimoneki, de Kamonraska et de Montmagny.Il #\u2019occupe de prêts d'argent hypothécaires et autres.A VENDRE Bétail Ayrshire : veaux mAles et génisees, pure race, aveo pod : hy Aussi : Moutons Cotawold, de choix, S\u2019adresser à J.B, BEAUDRY, Sr Marco, Comté Verchères, P Q.SR ESSSN Vos POULES mangent-elles leurs GCufl \u2018?\u2014 Demandez immédiatement le Nid de Pouls perfeotionné de Jos.Kreamer.Il se paie par lui-même, Il devrait être dans tous les poulaillers.Une fois qu\u2019on s\u2019en est servi, on ne peut plus s'en passer.SE.Demandez des circulaires et la liste des prix JOS KREAMER, Mux-Exp, P.Q Taureau Ayrshire pur-sang a vendre, Le soussigné offre en vente un taureau Ayrshire, pur-taug, de cing ans.Cet animal a été hautement apprécié par les connaisseurs, à la dernière exposition agricole du comté de Kamouraska, et ce serait une bonne acquisition à faire de Is part d\u2019une société d'agriculture voulant se procurer un repro- ductenr de race Ayrshire, Aussi & vendre, un cochon de race Berkshire.\u20148'adresser & .REGENT FORTIN, St-Alexandre de Kamouraeka.ECREMEUSE DE LAVAL! INSTRUMENTS de Paterson § Frére: Charrues d'acier Charrues a siége, Charrues a un cheval, Charrues 4 Ÿ et a oreilles, Herses et Cultivateurs a dents à ressort, Fancheuses À un cheval et a 2 chevaux, Moissonneuses, Lieases, Râteauz, Hache-paille, Moulins a mouture Raymoud, etc.INSTRUMENTS de la Compagnie Manufacturière Massey : Faucheuses Toronto, Râteaux, eto.INSTRUMENTS PLANET, Jr.Semoirs à graines de jardin, petits Cultivateurs à bras, Caltivateurs, Houes a cheval, eto.Les meilleurs instruments de ce genre.Petits semoirs à graines de Randolphrand nombre d'instruments agricoles d'un usage journalier.Charrues à double versoir avec arrache-patutes.Machines à moudre de Vessot, Ustensiles de beurrerie et engins à vapeut, eur commande, etc.Assortiment de pièces de réparations.Dents de Faucheuses.Tordeuses.Muulins à scie portatifs, de toutes sortes.Matériel de froma- gerle, cto, eto.A vendre chez LEFRANCOIS & THIBOUTOT.110, rue 84 Paul, Québec.28 mai 1886."]
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