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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 30 septembre 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1886-09-30, Collections de BAnQ.

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[" XXII Ste-Anne de la Pocatière, P, @.30 septembre 1886 No.50 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANTITOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX, L'abonnement peut dater du ler de chaque mols, ou commencer avec le ler numéro de l\u2019année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour un sn.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l'expiration de l\u2019année d'abonnement, et les srrérages alors devront avoir été payés ; sl non, l'abonnement sera censé continuer, malgré méme le refus de la Gasette au Bureau de Poste.Toit oe qui concerne la rédaction et l\u2019envoi de correspondances doit être adreasé Firmin H.ProuLx, Rédacteur-Propriétaire.Gérant Hector A.Proulx.\" Tont ce qui concerne les abonnements à la Gasctie des Campa et les aunonces à être ubliées dans ce journal, doit être adressé à lector À.Proulx, Gérant, ANNONCES ° Première insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, etc.3 centivs par ligne Pour annonce à long terme, conditions libérales.4 Ceux qui désirent s'adresser tout partiouhd.rement sux cnltivateurs pour la vents de terres instruments d'agriculture, eto., etc, trouveront avantageux d'annoncer dans ce Journal.ABONNEMENT : $1 PAR AN } Si la guerre eet la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être ls première.Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.ABONNEMENT $1 PAR AN SOMMAIRE.Revue de la Semains : Départ du Rév.M.Charles Richard, pré- fot den études au Collège de Ste-Anne, pour Rome.\u2014Nouveau moyen d'encourager efficacement l\u2019œuvre de la colonisation dans notre Province \u2014 Quatrième exonrsion des membres de & Presse associée de la Province de Québec; à Sherbrooke uite).Causerie Agricole \u2014De l'élevage du cheval (Suite),\u2014Boins à donner aux poulius, divers : De la récolte des graines de semence.\u2014Foins altérés et moyens de les améliorer.\u2014Conservation des légumes pendant l'hiver \u2014Soins à donner aux moutons.Choses et autres : Prodiges de culture.\u2014Exposition agricole du comté de lea posi ser Recettes : Destruction des pucerons des vergers.\u2014Savon minéral pour nettoyer l'acier et le fer.Les élèves de l'école d'agriculture de Ste-Anne à l'exposition Pro- vinoiale\u2014Les élèves de cette institution, qni désespéraient de ne pouvoir assister à cette intéressante exposition, sont partis pour Sherbrouke mardi dernier, eur la gracieuse invitation de M.8.Lesage, député ministre de l\u2019agricultare, qui leur signifiait que leurs frais de voyage et de pension seraient ayés.Il n'y a que les élèves finissants et qui ont fait preuve va travail signalé qui ont droit à cet encouragement.Nous remercions bierr sincèrement M, Lesage, pour ces élèves, d'avoir largement contribué à leur procurer ce moyen d\u2019ins- truotion dont ila sauront sans doute profiter.es eo ODS EN VENTE AU BUREAU DE LA \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES \u201d INSTRUCTIONS POPULAIRES SUR LES SOINS À DON- NEB AUX ANIMAUX MALADES.\u2014Prix, 15 ots.LE PARFAIT MARECHAL EXPERT MODERNE, ma nuel complet de l'amateur et du marchand de chevaux, de Vartiste vétérinaire et du maréchal ferrant, ouvrage extrait dea meilleurs auteurs anciens et modernes; mis en ordre et complété par M.Murcelicour, artiste vétérinaire.Prix : 35 ota.« Le monton, \u201d traité pratique sur l\u2019éluvage des moutons en Canada, par Eugène Casgrain, écr., enteur, membre du Conseil d'agriculture de ls province de Québec.\u2014Prix, 15 cta * Petit traité sur la oulture du tabac, \u201d par Ls N.Gauvreau, écr., N.P, membre du Conseil d'agriculture de Ja province de Québec, Ze édition, Prix, 10 ota, REVUE DE LA SEMAINE Départ du Révérend M.Charles Richard pour Rome, \u2014 Mardi, le 28 du courant, l'Alma Mater de Sainte- Anne était témoin d'une scène bien touchante: elle voyait, avec un légitime regret, l\u2019éloignement da Rêv.M.Charles Richard, préfet des Etudes.Depuis longtemps on avait annoncé ce départ : sombre nuage dans le ciel si pur de la vie de collège, et le cœur de l\u2019enfant se refusait à y oroire.Mais l'heure fatale sonna et l'on dut se séparer; pénibles furent les adieux, Un élève, au nom de ses confrères, oxprima à M.le Préfet, dans une adresse pleine de sincérité, los sen- timenta qui les animaient à cette heure si triste de la séparation, Le Rév.M.Richard y répondit en termes émus, puis après une franche et cordiale poignée de maine donnée à tous, il se rendait À la Station de l'Intercolonial où ses confrères le roconduisaient.M.Richard se rend au Séminaire français, à Rome, pour sc livrer À l'étude de la philosophie et de la théologie.Les vœux de la communauté l\u2019aocompagnent.\u2014L, D.\u2014 Communiqué, Nous nous empressons de donner place, dans les colonnes de notre jeurnal, au commurtiqué qui précède; mais nous aurions voulu davantage: publier en entier l\u2019adresee qui a été présentée par MM.les élèves du Collège de Ste Anne au Rév, M.Richard ; adresse d\u2019amers et bien légitimes regrets, mais à la fois de sincère recounuissance À l'égard de celui qui depuis bon nombre d'années a présidé avec tant de talents et de savoir-faire à leurs études.La Divine Providence qui entoure le Collège de Ste-Anne d'une protection toute spéciale, & fourni au Rév.M.Richard l'houreuse occasion de pouvoir faire davantage pour cette institution qu'il affectionne vi vement; il s\u2019en éloigne pour quelques années, il subit l\u2019épreuve de ls séparation, il quitte son Alma Mater et de vieux parents qu\u2019il n\u2019a jamuis quittés, mais avo la consolation que plus tard il apportera dans 394 GAZETTE DES CAMPAGNES ton Collège de rouvelles lumières qui fera germer dans lo cœur do ceux dont il aurs de nouveau la direction des études.Nous tonhaitons à co prêtre dévoué un bon voyage et, après une absence de deux ane, nn heureux retour au miliev de ceux qu'il affcctionne vivement.Le Rév.M, Jose; h Richard, son frère, occupera la charge de préfet des études pendant son absence, Neuveau moyen d'encourager l'œuvre de la colonisation \u2014 Nos lecteurs savent déjà que depuis nombre d'années le Gouvernement de Québec a été mis à contribution, chaque année, dans le but d\u2019sider au pé- chevrs du Labrador qui ont eu à souffrir par le manque de pêche.Nous apprenons avec plaisir que ce genro do secours est donné sous une avire forme qui aura pour but d'augmenter les travaillars du sol au profit de notre psys et des familles qui an lion de la pècho ee livreront À la culture du sol.Nous lisons ce qui euit done le Courrier du Canada : \u201c Boesé est parti ce matin 4 bord du Napo Jéon ir pourl a Pointe-aux-Esquimaux, lien de sa résidence.** A son retour, le \u2018 Napoléon \u201d ramenera plus de cinquante familles de Natashquan et des autres parties du Labrador qui vont ge fixer dans le comté de la Beauce.C'est le gouvernement local qui se charge de faire revenir ces familles, de leur donner des terres gratuitement, de leur bâtir même des maisons cet automne et de les nourrir pendant un certain temps, afin de leur permettre do défricher leurs lots et d'y récolter assez pour vivre.« Le gouvernement de Québec mérite des félicitations pour la sage et patriotique conduite qu\u2019il tient à l'égard de ces pauvres fumilles.Tous ies ans, des sommes considérab'os étaient prises à même le trésor rovincial pour venir en aide aux habitants du La- Erador, et c'était toujours à recommencer, sans smé- liorer leur triste situation d\u2019une manière permanente.En les établissant sur des terres dans la Beauce, le gouvernement devra encourir certaina frais, mais Après une couple d'années, ces familles pourront vivre par elles-mêmes, et le gouvernement n'aura plus do dépenses à faire.C\u2019est donc une dépenso passagère pour degréver notre budget d\u2019une obligation qui me- naçasit de toujours exister.* Le gouvernement Ross a poussé la complsisance jusqu'à expédier pue de cent grosses couvertures par e \u2018 Napoléon IIÏ \u201d aux famiiles qui doivent monter ar ce bateau, afin qu\u2019elles n'aient pas à souffrir du Froid pendant le voyage.Les provisions ne leur feront pas auesi défaut.\u201d trième excursion annuelle des membres de la Presse associée de la Province de Québec.\u2014 A Sherbrooke (Suite) \u2014Dans les derniera numéros de la Gazette des Cam- , nous avons cru nécessaire de donner quelques détails à l'occagion de l'exposition Provinciale qui se tient actuellement dans cette ville et qui, comme nous doviona le prévoir, y attire depuis son ouverture des milliers de visiteurs.Ayant été témoin nous même des préparatifs qui se faisaient dans le but de rendre cette exposition des plus intéressantes et de faire connaître les progrès incessants qui se font dans les Cantons de l'Est au point de vue agricole ot industriel, nous ne pouvions résister À l'envie d'inviter nos lecteurs à ne pas manquer de visiter cette exposition qui fera certainement époque dans l\u2019histoire agricole de notre pays.Les agriculteurs surtout qui visitent cetto ville, sont certains d'y rencontrer l\u2019accueil le plus sympa- thigne, car outre que le commerce et l'industrie y tiennent le baut de l'échelle, l'agriculture y est en grand estime et en honneur, tant il est vrai de dire que les capitalistes de cette ville comme les gens de commerce et ceux qui sont à la tôte de manufactures do toutes sortes sont propriétaires de terres d'nne grande étendue dans les Cantons de l'Est.Pour s'en convaincre, il euffit de visiter la ville et ses environs qui dénotent que l\u2019horticulture et l\u2019agricaltare y ont uno place marquée, et que le coin qu'on apporte à l'horticulture autour des résidences privées so porte sur les travaux qu\u2019exige la grande culture.Outre MM.J.A, Chicoine, Elizée Noël, Csmirand et autres notables de la vi! :, qui s'intéresser vivement aux progrès agricol-.colonisateur nas les Cantons de l'Est par les Cenndiens Françai.- ya dans le voisinage de la ville de Sherbrooke, à à Jean.Baptiste, des cultivateurs intelligents et dév.a, M, Norbert Bourque en t8te, qui ne manquerci.t pas d\u2019aceueillir avec empressemont les cultivatears à l\u2019exposition et de leur fournir tous les renscignements possibles, Ces vaillants caltivateurs de St Jean-Baptiste, pour donner plus de force au mouvement colonisateur qu'ils désirent opérer par des canadiens-français dans les Cantons de l'Est, se sont associés en cercle agricole qui a déjà à son crédit l'établissement de plusieurs centres de colonisation et l\u2019exemple d\u2019une bonne culture donné par ses membres.Il y à réellement du zèle et de la bonne entente parmi les membres du cercle agricole de Sherbrooke, et nous avons pa le constater lors de notre dernière visite 4 Sherbrooke, par le fait qu'après quelques heures d'avis seulement, plus de cent trente cultivateurs ce réunissaient dans leur salle de délibérations pour assister à une conférence donnée par M, B, Lipons.À l'occasion de cette conférence voici oe que nous lisone dans le Pionnier de Sherbrooke : « Dimanche soir, un des membres de la Prosse associée de Québec, Ge passage dans notre ville, M, Lippens, déji bien connu par les conférences agricoles qu\u2019il a donnéos par toute la Province, a bien voulu se rendre 4 l'invitation de M.lo Président du cercle agricole de Sherbrooke, et nous entretenir de l'agriculture qu'il prise si justement, la plus importante et la plus utile des professions.Le conférencier & aur- tout insisté sur la sélection duos la reproduction des animaux ot des plantes.Suivant lui, c\u2019est là le point le plus important pour l'amélioration des races animales et végétales.Ce système est de beaucoup préférable à celui du mélange des différentes races entre elles.Cur dans ce dernier cas, si les races mélangées sont de beaucoup différentes le produit n\u2019aura que les défauts des producteurs, Si lus races sont proches parentes ce désavantage sera cependant moins considérable.Parlant ensuite de l'importatation des semences, M.Lippens nous & démontré par des exemples tirés du Canada et des pays étrangers qu\u2019il valait beaucoup mieux transporter les semences da - GAZETTE DES CAMPAGNES 398 Nord vers le Sud.Le cours de sa conférence a touché encore plusieurs autres points que nous ne pouvons effleurer ici.Tout son auditoire l\u2019a soignousement écouté et il a pu avoir une nouvelle preuve de l'intel ligence agricole de nos populations qu'il s\u2019est fait an plaisir de reconnaître.En terminant, M.Lippens a présenté à l\u2019assemblée un agronome des plus distingués de notre Province, le dévoué rédacteur de la azette des Campagnes, M.F.H.Proulx, Après avoir entendu quelques bienveillantes paroles de ce dernier, M.le Président rappelant l'union qui doit exister de plus en plus entre l'agriculture et l'instruction, présenta à l'assemblée M, J.B.Cloutier de l'Enseignement Primaire.Après quelques paroles de ce dernier, l'assemblée exprima ses remerciemonts aux bienveil- Jante membres de la Presse qui avaient bien voulu assister à la réunion du cercle agricole et se sépara on emportant le meilleur souvenir du conférencier et de ses confrères distingués.Il est certainement regrettable que le nombre des conférences telles que celle Que nous avons eue dimanche soir, ne soit pas encore augmenté, et surtout mis de mieux en mieux en pratique.M, Lippens gui osrède l'expérience des pays Européens et celle du Canada ne manque jamais d\u2019intéresser au plus haut point et d'être très-utile aux populations qui ont le bonh :ur de l'entendre.\u201d Il nous a fait plaisir de constater que les membres du cercle agricole de Sherbrooke sont généreusement secondés dans leur œuvre par les Anglais qui ne savent jalouser les succès de ceux d'autre origine qui sont Appelés à vivre au milieu d'eux.La bonne entente entre !cs différentes nationalités qui a fait le succès de la \u201ci!le de Sherbrooke fera aussi la richesse des Canto» : \u2018e l'Est au point de vue agricole si tous les dévouc ta à la noble cunge agricole, quelque soit leur or : \u201816, savent s\u2019enite Are et vivre dans l'intimité, Si nc .octours actuclicront en visite à Sherbrooke veulent se rendre compte des progrès réalisés dans cette ville depuis sa fondation nous leur conseillons de lire les détails suivants que nous emprunions au Pionnier de Sherbrooke : \u201c Ce n'est qu\u2019en 1852 que le territoire des Grandes fourches, devenu le village do Sherbrooke obtint le rang de ville qui depuis a été échangé contre celui de cité en 1875.Les progrès de Sherbrooke, à notre point de vue national et religieux, ont été réellement prodigieux.Le cadre de notre publication périodique ne nous per met pas d\u2019entrer à cet égard dans les détails désirables qui pourraient intéresser le lectour, nous le renverrons done, pour ce chapitre, aux travaux réellement remarquables que M.l'abbé Girard Supérieur du Séminaire St Caarles Borromée et ses savants collabo- ratours ont publiés dans l\u2019unnuairo du Séminaire de notre ville.Qu'il nous soit permis toutefois, d\u2019exprimer, ici, le vœu de voir un jour, ces savantes et hautement intéressantes recherches, réunies en un volume qui formerait l\u2019histoire nivile et religieuse de notre lant intéressante ot étonnante ville de Sherbrooke.\u2019 Les documents officiels manquent en beaucoup de circonstances pour établir l'importance exacte de notre ville dans les premières années de son existence, Cependant, nous trouvons dans l'excellent unnusire arlon Qu géginaire St-Charles-Borro ont nous parlons plus haut certains renseignements qui donnent une idéo assez juste de l'importance da la cité naissante, En 1840 le Révd, M.Harkins, curé de la paroisse de Sherbrooko, éorit à son chef diocésain l'évêque de Québec quo : \u2018* Vu la pauvreté des una et l'indifférence (peut-être obligée) des autres, jo ne crois pas qu'on puisse bâtir un presbytère avant de longues années.\u201d 8.G.l'évêque do Québec en réponse à oetto lettre s\u2019engage À fournir les portes, fenêtres, vitres et clous ! Le presbytère était achevé le 18 Février 1842 et le Révd M.Harkins constate que le retard dans l\u2019achèvement de la bâtisse provier.t de la difficulté éprouvée par les constructeurs à se procurer du bois sec.\u201c Une autre prouve de la pénurie duns laquelle se trouvaient les catholiques de Sherbrooke, c'est l'impossibilité absolue où îla sont en 1835 de payer une somme de £125 ou 8500 environ pour indemniser un citoyen qui de bonne foi avait construit une habitatie on eur le terrain de la chapelle, Au mois de mars 1840 une neuvelle évaluation réduit l'indemnité à payer à l'occupant à £80 (on environ $320) mais ce chiffre est encore au-dessus des moyens des 18 à 20 familles catholiques ! Le temps esul en démolissant en 1842 la maison du squatter débarrasse la communauté catholique de cette servitude.* Ce n\u2019est qu\u2019en 1823, que Sherbrooke, déjà virtuellement chef lieu des cantons de l'Est, est doté d'un palais de Justice ou pour mieux dire d'un local pour rendre la justice.* Les documents officiels de cette époque sont rares et ne sont permettent nullement d'établir une situation oxacte.Nons allons ainsi jusqu'en 1861, époque À laquelle un travail semi-officiel : la carte du district St.François vient jeter une cortuine lumière dans ces ténèbres.Cette carte dans sa légende fixe la population totale de Sherbrooke à 3064 habitants répartis comme suit: Q artier Est, 482, Quartier Nord, 780, Quartier Sud, 1802.* Après co'a nous retombons dans les mêmes incertitudes jusqu'en 1874.Grâces aux intelligentes ot actives recherchos de M.W.Griffith Secrétaire Trésorier de notre ville, nous marchons à partir de ce moment sur un terrain sûr, À ootlo époque la population totale était de 6438 hubitants soit une augmentation de 3364 on treize ans.À cette même époque le rôle d'évaluation de la propriété fonctière s'élève à 81,- 429,740.L'année suivante 187 lo chiffre de la population s\u2019élève à 7585 pour tomber 4 7,097 en 1876.Pendant les années 1877 à 1880 ce chiffre gravite autour de 6,500, ot 6,900.En 1881 il atteint 7446 na- quel il se maintient pendant deuz ans pour augmenter ensuite ot former 8,193 au recensement de 1885.Dans une période de 11 ans, ot malgré un mouvement à reculons de 4 uns, notre population n augmenté de 17655 habitants.Le montant du rôle d'évaluation qui était en 1874 de $1,339,740 était en 1885 do $2,667, 780, Remarquons que ce total fléchit lui aussi considérablement pendant les années 1879-80 et 81.* Si la progression ascendante, n'avait point subi le temps d\u2019arêt, qui se constate à la même époque dans un grand nombre de villes de notre continent, et que des circonstances de touto nature trop longues à éna- mérer expliquent, du resto, fort naturellement, il eat hors de doute que notre ville pourrait être citée comme occupant ug des premiers rangs dans l'échelle 896 GAZETTE DES CAMPAGNES du développement parmi les cités de notre pays \"\u2014 4 suivre) CAUSERIE AGRICOLB DE L'ÉLEVAGE DU CHEVAL.(Suite.) Les juments ne doivent pas être employées à la reproduction avant l'âge de cinq ans, lorsqu'elles ont acquis leur croissance complète, autrement la crois sance de la jument en souffrirait et occasionnerait 1a diminution dans la taille des produits.Quand la jument ne fait qu\u2019un travail modéré ot qu'on lui fournit les aliments convenables, elle peut & la rigueur donner un poulin tovs les ans pendant Quatre ou cing années; mais Jane le cas où les juments travaillent comme un nutre cheval, on ne doit pas lui demander plus de deux poulins en trois ans, car autrement elle deviendrait faible et maigre et ses produits s'en ressentiraient.A l'approche de la mise bag, il faut surveiller soir gneusement Ja jument, la placer dans une loge spar cieuse, lui donner une litière épaiese et sèche, une nourriture choisie.Après la mise-bas, il suffit de bouchonner, de cou vrir Ja jument, et de lui donner quelques seaux d\u2019eau blanche dégourdie ; si elle paraît fatiguée, on lui donnera une où deux bouteilles de vin ou de bière, Il est important de ne pas la tourmenter.On doit la laisser seule ot tranquille.La jument qui a mis bas doit être bien nourrie, et elle peut recommencer à travailler au bout de quinze jours, même plus tôt, sans inconvénient, Aursitôt que le poulin est né, sa mère le lèche, pour Je débarrasser d'une espèce de crasee visqueuse qui l\u2019encroûte pour ainsi dire.Il essaie d\u2019abord de se mettre eur ses pieds, il a quelgoefois de la peine à réussir, cependant ordinairement il y parvient pour peu qu\u2019on l'uide, Il cherche aussitôt la mamelle de la mère.On peut encore l\u2019aider dans cette recherche ; et il est bon, lorsquo c'est an premier né, de tenir la mère qui est plus ou moins affectée douloureusement de la première succion, C\u2019est un préjugé que de ne pas laisser teter au pou- lin le premier lait, qui est séroux et destiné à purger le méconium, Si le poulin paraît faible et ne tetto pas, on peut lui donner un pou de vin et d\u2019eau dégourdis, ou traire la mère, et lui fuire avalor le lait.C'est le meilleur de tous les remèdes.Il faut d'ailleurs le tenir chaudemont auprès de sa mère, et ne point le tourmenter.Le puulin peut suivre sa mère quelques jours après sa naissance, soit au ] âturage, soit au travail.Cependant il faut faire en eorte que le poulin ne murche qu'à proportion de sos forces et on ne doit pas l'as\u2019 treindre À une longue marche.Si quelque accident empêche la jument de nourrir son poulin, on peut l'élover sans teter, Avec du lait de jument où do vache.On l'habitue aisémont à boire seul.Il suffit, comme an veau, de lui mettre le doigt, ou un chiffon trompé, dans la bouche, La jument qui alluite et qui travaille doit être bien nourrie.L'économie, dans ce cas, est une véritable perte.Le lait doit être abondant, et il ne peut l'être qu'\u2019autant qu\u2019une nourriture abondante en fournit les éléments, A deux mois, le poulin commence à manger des aliments solides, soit À la prairie, soit à l'écurie.Dans ce dernier cas, le fourrage qu'on donne à la mère, et dans lequel le petit s'amuse à chercher quelques brins, doit être fin et délicat autant que possible.On sdvre ordinnirement les pouline a six on sept mois ; et pour cela, on les séquestre peu à peu de leur mère, en augmentant leur nourriture.Le poulin sevré à l'herbe n\u2019a besoin d\u2019auoun changement dans sa nourriture.Celui sovré à l\u2019écurie, et qui n'est pas encore accontumé au grain, exige quelques ménsgements.Il ne faut pas d'abord lui donner l\u2019avoine ou l'orge entières, mais concassées.Il sera bon aussi de lui faire boire de l\u2019eau blanche, ete, Lee son est une mauvaise nourriture pour les pouline; en conséquence, on abandonnera aux cochons ou sux voluil'es celui qui & servi à fuire de l\u2019eau anche.Quant à la nourriture d'hiver, pour le poulin, elle se compose exclusivement de fourrage sec, mais il est utile d\u2019y ajouter un pou de grains et de carottes.Les grains forment des chevaux plus légers et plus vigoureux; et parmi ces graîns les moins nonrrissants comme l\u2019avuine, augmentent la légèreté du cheval ; tandis que les plus nourrissants, comme l'orge, avg- mentent la taille et l'ampleur du corps.Il n\u2019est pas bon toutefois de donner ces grains aux poulins avant qu\u2019ils aient atteint l'âge de deux ans.Quant aux carottes elles donnent aux chevaux des formes plus arrondies.Les poulins élevés à l\u2019écurie ne doivent pas séjourner sur lo fumier, sous lo prétexte qu'ayant encore les pieds tendres, ils seraient fatigués sur le pavé.Cette mauvaise méthode, qui est suivie dans beaucoup d'endroits, est peut-être la seule cause de la mauvaise construction des pieds de beaucoup de chevaux, I! faut les accoutumer de bonne heure, non à être étrillés et bouchonnée, leur peau trop tendre souffrirait de cos opérations, mais à être brossés au moins tous les deux jours.Dès l\u2019âge de deux ans, on commencera à parer la corne des poulins afin de faire prendre une bonne forme à leurs pieds, et si A cet Age on les fait travailler on leur met des fors légers sans orampons ni pinces, De deux ans et demi À trois ane, l'éleveur doit porter son attention sur deux points principaux: lo, Le genre de travail auquel l'animal est destiné ; 20.lo traitement qu\u2019il doit recevoir.Depuis le sevrage jusqu\u2019à deux ans et demi, le pou- lin a pris en liberté l'exercice le plus favorable; plus tard on le fait travailler, mais ce travail ne doit être que la continuation de cet exercice nécessaire à son éveloppement et & I'entrotien de aa santé, Si par ia- térdt on le soumettait à un travail qui dépasse les limites de d'exercice vraiment utile, on formerait un cheval dont les jambes usées avant lo temps ne pourraient jamais soutenir une longue marche.Le second point est encore plus important que lo premier.Loreque les poulins sont attelés pour Is première fois, ils sont très exposés aux mauvais temps § GAZETTE DES CAMPAGNES 397 \u2014\u2014\u2014 si coux qui en ont le soin sont négligents et sans pré cautions.De plus, ces jounes animaux qui sont vifs et alertes impatiennent les hommes qui los domptent; ceux-ci les corrigent à tort et à travers, et c'est IA que commence I'indocilité et les vices de-ces jeunes chevaux, Il est donc important de ne confier lo soin des poulins qu'à des hommes ayant un caractère doux et patient.L'âge auquel on doit assujettir un cheval au travail ne peut être fixé d'une manière absolue, parce que cela dépend de la race, du climat et du genre de service auquel on le destine.En principe général, il ne taut pas les faire travailler trop jeunes.L'époque de la cessation de la croissance est assez généralemont celle qui doit servir de terme moyen ; mais on gagne toujours à ne pas la devancer : les chevaux en seront plus forte, de meilleure service, et dureront plus longtemps.Un bon agronome ne cherchera jaméis à mettre au travail, avant trois ou quatre ans, les poulins de race commune, et avant cing ou six ans ceux de race fine.Il les accoutumera lentement au service pour lequel il les destine, de manière à ne pas les rebuter, comme cels arrive souvent, lorsque de l'extrême liberté on les fait passer subitement à un travail forcé et à l'excès des mauvais traitements.En conséquence les chevaux de selle porteront d'abord de temps en temps une selle légère, puis on leur mettra un bridon.On les habituera à se laisser toucher toutes les parties du corps sans fuir, surtout 4 lever les jambes en arrière lorsqu\u2019on les prendra à la main.À trois ou tustre ans, on commencera à les monter quelquefois, abord sans les faire marcher, ensuite en leur faisant faire quelques pas.Toujours il faudra s'arrêter dès Qu'on s'apercevra qu\u2019ils s\u2019impatientent, et les bien caresser lorsqu'ou les approchera ou lorsqu'on les quittera.Lo cheval qui, par sa grandeur, sa force et es fierté, paraît devoir être imdomptable, est à peine accoutumé au mors et au harnais, qu'il se prête À tout ce qu'\u2019ob exige de lui.Mais Ce n\u2019est pas sana peine et sans efforts qu'on arvient; il est des chevaux d'un caractère intrai- Bible et qui exigent des précautions infinies ; les oa- resses d'un côté, la privation du sommeil et de la pourriture de l'autre, du pain et du sucre, sont en général les moyens de les soumettre.Les chevaux communs que nous élevons pour les labours et les charrois, ne sont pas très difficiles à dresser pour leur emploi.Ces travaux, quand ils sont sagement dispensés, ne pouvant pas nuire aux jeunes animaux et aux forces qu'ils doivent acquérir avoc l'âge, on les y soumet de très bonne heure, aupara- vent, pour ainsi dire, qu\u2019ils a\u2018ent la connaissance de toutes leurs forces, et qu\u2019ils puissent les employer dans des défonses dangereuses ; ils s\u2019y accoutument ainsi insensiblement, et quand ils sont parvenus à l'âge où ils ont toutes leurs forces, ils ne font pas difficulté de los employer à des travaux accoutumés.D'ailleurs, ccs animaux, par leur genre do service, ne mettant point en dunger la vie de l'homme, il n'exige d'eux la réunion de toutes les connaissances et de Bates les qualités qu'il demande sux chevaux destinés au servioo de la selle.Les chevaux d'attelage exigent un peu pluadesoin; | mais comme leur genre de service est À peu près le même gne celui des chevaux de trait, et que, dès leur jeunesse, ils y eont également habitués, leur éducation est fort facile.Lo cheval que l'on destino au service de ln selle demande beaucoup plus de soins pour son iatruction que ceux dont nous venons de parler.Comme ce aer- vice exige un grand concours de forces, et que l'on ne peut pas y soumettre de bonne heure les animaux, sans lea fatiguer beaucoap, sans nuire au dévelop ment de ces mêmes forces, on est obligé d'attendre que l\u2019animal ait toutes celles qu'il doit avoir: pour cette raison, il est plus longtemps sans être soumis à la puissance de l'homme ; il à beaucoup plus de forces\u2019 pour se défendre, et eon éduostion oxigo beaucoup plus de soins, et des soins bien mieux entendus.Cet art demande beaucoup plus d'étude que l\u2019on ne pense, et le peu de chevaux agréables à manier que l\u2019on rencontre, est bien une preuve suffisante de ce que nous avançons.L'art de dresser un cheval, consiste A lui faire comprendre ce que l'homme lui commande, et ensuite â lerendre obéissant à tous ses commandements, Le cheval, pour être regardé comme bien dressé, doit\u2019 done, pour ainsi dire, être toujours aux écoutes de ce que veut son conducteur, ob d'oxéouter aussitôt le commandement, On habitue d'abord le cheval à souffrir la selle, Ia bride, le bridon, à se laisger facilement approcher par l'homme, à ne pas le craindre, etc.Tout cela est l\u2019af- .faire de fort peu de temps quand on emploie les caresses et les bons traitements.\u2014-(4 suivre.) ed Do la récolte des graines de semence.Lorsqu'on récolte des graiues, il vaut mieux couper les tiges qu'arracher les plantes.Quand on les arrache, il resto toujours do la terre, de petites pierres, du sable, eto., qui se môlent aveo les graines, et qu'il est presque impossible de retiror ; c'est un grand in- couvénient si on en destine au commerce.Il faut- laisser séchor les semences, autant qu\u2019il est possible, dans leur enveloppe.La dessiocation lente, pourvu que le temps ne soit pas humide, est préférable à celle bu s'opère promptement par une graude chaleur.Pour cette raison, par exemple, il vaut mieux les placer à l'ombre et à un courant d'air que de les exposer au soleil.Lorsque l'atmosphère se charge d\u2019homidité, Il faut les rentrer en lieu sec.Elles doivent être tellement séparées, qu'il n'y ait aucune crainte de mélunge d'espèces ou de variétés.On doit prévoir les coups de vent et les tourbillons qui peuvent emporter et mêler les graines.Au moment de la récolte, il est prudent d'éiiqueter celles qui peavent se confondre, et l'étiquette doit être pincée par un mordeau' de bois, ou faite ou placée de manière que le vent ne puisse l'emporter.Lorsqu'on bat, lorsqu'on nettoie ane espèce, il faut bien balayer l'emplacement et avoir l'attention, quand on vient à une seconde espèce, quil ne reste aucun grain de la première.On ne doit jamais serrer les graines que lorsqu'elles sont parfaitement sèches, Les pepins, les noyaux, les amandes et les semences y résineuses doivent rester, le plus longtemps possible, PE GAZETTE DES CAMPAGNES dans leurs fruits ou enveloppes Ces espèces doivent surtout ee ressuyer ot se sécher lentement ; les placer dans du sablon est une très bonne méthode.Lorsqu'on récolte des graines tard dans la enison, il fuut les étendre par lits, très minces, en lieu sec, les remuer souvent, les placer, s\u2019il est possible, sur des toiles étendues, sur des claies ou sur des planches un peu élevées, et les mettre À l\u2019air toutes les fois que le temps est seo.\u2014\u2014\u2014 eer Foins altérés et moyens de les améliorer.Foins altérés \u2014L'herbe qui a été fauchée très tardivement après la maturité, qui a été mal fanée, qui est restée trop longtemps sur le gazon de la prairie, exposée à l'action d\u2019une température élevée ou de pluie prolongée, forme toujours un foin sec, cassant, dé- Pourvu d'odeur et n'ayant aucune saveur.Le foin qui a séjourné longtemps dans les bâtiments humides, les fonils mal couverts, au sein des meules mal confectionnées, mal abritées des pluies, de la rosée, qui a été mis en moule ou rentré dans les fonils avant qu'il ait été convenablement fané, desséché, acquiert une odeur désagréable, fétide, une savour Acre et répand, lorequ\u2019on le recone, uno poussière sbondante, irritante.Cette altération résulte de la fermentation qui s\u2019est établie à l\u2019intérieur de la masse et qui avait pour cause unique la présence d\u2019une humidité surabondante.Cette fermentation est lente, peu sensible, mais prolongée et donne souvent naissance à des champignons caractérisés par des filaments délicats, rameux, opaques, rampants.L'herbe qui a subi l\u2019action des débordements forme un très mauvais foin : il est sec, cassant, ligneux ; sa saveur est Âcre; son odeur rappelle celle des lieux marécageux, Il répand, quand on le secoue, une très grande poussière.Ce foin, qui a perdu la presque to talité de ses parties solubles, nutritives, nourrit fort mal les animaux qui le consomment.Moyens d'améliorer les foins altérés \u2014Loraqu\u2019on est obligé de faire consommer du foin avarié, il fant, pour prévenir des maladies chez les animaux : lo.Le battre à l'air, le secouer fortement pour lui enlever la poussière, le sable, les particules immenses qi sont adhérentes aux tiges et anx feuilles.Si on le onne aux animaux sans l\u2019avoir débarraseé de la pous- nière et du sable qu'il renferme, la poussière peut déterminer des taux et occasionner la phtisie sur la bate bovine et la pousse sur le cheval; le sable accélère aussi l'usure des dents.20.Nettoyer le foin avarié, l'agiter à diverses re- priees et le saler en l'urrosant avec de l'eau salée.Le sul a d\u2019heuroux effets lorsque le foiu n\u2019est pas profondément altéré ; il excite l'appétit des animaux et pré vient souvent, sur ceux qui font usage du foin moisi, des maladies fort graves, 80.Mélanger le foin avarié, après lavoir nettoyé, avec du foin sain et de bonne qualité, duns une.trés faible proportion, ou le maler à de la paille d'avoine ou de blé et le donner aux animaux qui reçoivent des racines ou des tubercules.Le foin trop altéré, celui qu\u2019il est impossible de nettoyer doit être jeté parmi le fumier.Oe foin ne doit pas être employé comme litière, à cause de l'odeur fétide qu'il exhale.Conservation des légumes pendant l'hiver.Il ne suffit pas de produire des fruits et des lé- umes, il faut encore savoir les conserver pendant hiver, au rieque de voir sa table complètement dépourvue de mets qui devraient y figurer.Voici lea indications qui concernent la conscrva- tion générale des légumes ot fruits les plus en usage.Trois choses sont à observer pour obtenir une bonne conservation de légumes et de fruits : 10.Ne les récolter que lorsqu\u2019ils sont en maturité et qu\u2019ils ont acquis leur croissance ; 20.Ne les récolter que par un beau temps : 80.Eviter les meurtrissures, l'humidité e- gelée.Betteraves.\u2014Tout le monde eait que les k aves.se conservent dans la cave, après les avoir de illées de leurs feuilles au ras du collet, On conse: dans len silos les betteraves fourragères.Les navei shou.raves, chou-navets et carotles sont dans le même cas.Choux pommés.\u2014Pour conserver les choux pommés en nature, on opère ainsi: on couche les choux en rangs ciroolaires, de manière que les racines se touchent à peine.Le premier rang fait, on place de la terre sur les racines et les tiges jusqu'aux pommes puis on fuit un second rang et on remet de la terre.À chaque rang, on diminue le diamètre de la meule de manière à former un cône en forme de V renversé.Quand les gelées, les neiges arrivent, On recouvre les tag avec des paillassons da manière à ce que le froid Le puisse les atteindre.De cette façon les choux sa conservent aisément jusqu'en avril, époque à laquelle ils montent et ne sont plus mangeables.Chou-fleur.\u2014 Quand les froids arrivent, on coupe les tiges les plus près du collet de la racine, on retranche les fouilles en laissant quatre pouces de côtes, et on les place sur des planches en lieu sec.Ils se con.servont ainsi pendant six semaines ou deux mois, Quand on vout les employer, on plonge les tiges dans l\u2019eau jusqu\u2019à ls pomme pendant deux jours ; les pommes reviennent à leur état primitif de fraicheur.C\u2019est le moment de les faire cuire, où ils se fondraient et ne seraiont plus mangeables, Ail\u2014Récoltez par un temps seo, jetez sur le sol et laissez ressuyer pendant quatre ou cing jours, après quoi il faut le lier en poignées et le pendre au grenier, Quand il est très seo on le met dans des caisses où il se conserve jusqu'à la récolte nouvelie.II en est ainai des oignons et des échalottes.Poireau.\u2014Doit passer l\u2019hiver en pleine terre dans une cave, Citrouille \u2014Se conservent au sec et à l'abri de la gelée.Pomme de terre.\u2014Lour conservation pour la table est facile.II suffit de les rentrer à Pos près sèches et de les loger dans une cave saine.Mais pour la reproduction des variétés hitives, il y a quelques précautions à prendre; voici en quoi elles consistent : 10.Révoltez les tuberoules par un beau temps ; 20.Faites-les sécher sur le sol pendant une bonne journée ; 80.Etalez ensuite sur le sol d\u2019un grenier et sur Ia paille vos tubercules; lnissez-les tant que is gelée n'est pas à craindre ; GAZRTTE DES CAMPAGNES 899 40.Retournez les fréquemment, en les remuant pour exposer toutes les parties à l'air et éviter que les germes ne se développent.Bo.Si les gelées surviennent et qu\u2019elles vous fassent craindre la perte de vos tubercules, mettez-les en panier et descendez les à la cave ou dans un cellier ; Go.Les gelées passées, remettez vos pommes de terre au grenier et remuez-les deux fois par semaine, jusqu'après la p'antation, mais sans caseer les germes de la variété dite quarantaine, Vous aurez ainsi une tonne semence.\u2014_\u2014_\u2014_ te Soins à donner aux moutons.Lie mouton, animal sobre, a peu de besoins ; naturellement chaudement vêtu, il n\u2019exige d'autre logement que celui qui doit le mettre à l\u2019abri de la pluie, de la neige, et des trop grande vents du nord perdant l'hiver, et pendant l'été à l'abri de la trop grande ardeur du soleil: il ne demande donc pour logement qui de simples hangars, légèrement mais convenablement construits.Sa nourriture ne présente pas de lus grandes difficultés; elle se compose d'herbes raîches, de foin, de fourrage geo de toute espèce, de paille, de fouilles de betteraves, de carrottes, de pommes de terre, de graine, de farine, de son, eto., etc., car le mouton peut se noorrir de presque tous les produits de la terre, qui tous doivent lui être donnés froids et en suffisante quantité.Tout mouton bien entretenu recevra deux livres de noorriture chaque jour; celte quantité pourra varier on plus ou en moins, suivant que l'animal sera plus ou moina fort, ot que les aliments seront plus où moins nourrissants ; le foin, les fourrages artificiels, les grains, les farines, sont les aliments les plus nutritifs.Ohoses et autres.Prod: de oulture\u2014 On a cueilli, il y a trois semaines, dans lo jard >» M.Léger Broussean, propriétaire du Courrier du Canade Cap Santé, une tomate mesurant 13 pouces de cir- contére inns sa partie la plus grosse et 12 pouces de ciroon- férence -à longueur.LeR.Cing-Mars, curé de Portneuf, à récolté dans son jardin, tomate de 15 pouces enr 16, c'est-à-dire qu'elle à une foie .emi la grosseur de celle récoltée dans le jardin de M.Bi: seau.\u2014 On « récolté dans le jardin de l'Hôpital-Général de Qué- Leo, une citrouille ayant 6 pieds et 2 pouces de diamètre et pesant 111 livres.M, Théophile Trudel, de Charlesbourg en a técolté une gui pèse 72 livres.Les RR.PP.de Ste-Croix, de la Côte des Neiges, ont envoyé an B:zar pour venir en aide à la construction de l\u2019église St- Plerr- ) Montréal, des légumes ayant obtenu les premiers prix 4 Pex:ibition de Ja Société d\u2019horticulture de Montréal.Parmi con Jézomes il y a des citrouilles qui mesurent plus de dix pieds us ciroonférence.\u2014 M Théophile Trudel, de Charlesbourg, à récolté du blé- d\u2019Inde magnifique.Bon nombre d\u2019épis mesurent 94 pouces de circoutérence et 11 pouces de longueur.le du comté de Bellechasse.\u2014Cette exposition aura lieu à Saint-Charles le 5 octobre prochaine L'Hon, Premior ministre M.Ross n été invité à assister à cette exposition agricole qui promet d\u2019ôtre très intéressante.\u2014 mg TECETTES Destruction des pucerons dans les vergers.Votre verger est-il em sonné par des puocerons?Si vous voules vous en a stroment, et en même temps améll- orer vos arbres, il fant vous résigner à faire un travail rationnel: d\u2019abord et avant tont, étalez une toile autour de vos arbres, puis raclez Jes mousses et lea vieilles écorces qui donnent abri aux œufs des parasites.Ravivez aves un inaten- ment bien tranchant les nodosités et les chancres comme vous le feriez pour la carie d\u2019une dent: relevez la toile et brûlez tout son contenu ; puis, badigeonnez l'arbre surtout à la naissance des branches et dans les nodosités, avec une solution de savon noir, de auie et de soufre mêlés dans un baquet d\u2019eau de chaux où vons surez délayé de l\u2019argile pour donner au tout la consistance d\u2019une pâte à beignets.Opérez de préférence à l'automne, les pluies d\u2019hiver feront lentement descendre votre mélange au collet de l\u2019arbre, où se réfugient les pucerons.Les chancres sécheront promptement, la sève viendra les recourir, l'écorce sera nette, ob vos arbres végéteront mieux que jamais.Savon minéral pour nettoyer l'acier et le fer.On délaie, avec de l\u2019eau de la terre argileuse grasse, ot on y incorpore par quantités à peu près égales et dans la proportion de 1 dixième en poids de la masse totale pour ces deux substances de la brigne et de Ja yierre ponce finement pulvé- tisées et tamisées ; on y mélange enfin, soit du lait soit des blancs d'œufs, pour en favoriser l\u2019agglutination.Le tout eat strictement trituré, malaxé, mélangé, rédait en une pâte très bomogène; on la divise en petits pains, qu\u2019on met dans des moules pour en obtenir dés sortes de eavon- nettes.Ce savon minéral, quand on'en frotte l\u2019acier et le fer, nettoie parfaitement ces métaux, qu\u2019on n\u2019a ensuite qu\u2019à fourbir avec un pou de tripoli ou de cendres de bois.CANADA, PROVINCE DE \u2018QUEBEC, District de Kamouraska.No.809, HUBERT PELLETIER, fils, cultivateur, de la isse de St Paschal, 5, 8e, ! pee Demandeur, | COUR SUPERIEURE.ve JOSEPH DUMONT, oi-devant de la paroisse de St Alexandre, et actuellement absent de cette Province, Défendeur, ct Dame VICTORIA ALEXANDRE, de la paroisse de St Paschal, veuve de feu Etieune Bossé, Tiers-Saisi.Il ot, ordonné au Défendeur de comparaître dans les deux mois.J.G.PELLETIER, P.C.B Fraserville, 20 Septembre 1886.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1886-Arrangement pour la saison d'été-1886 Le et après lundi, 14 din 1686, les trains de ce chemin partiront de la Station de Bte Anne (le dimanche excepté) comme suit : Pour Lévis.- 12.13A.M Pour Lévis.11.03 À.M, Pour St-Jean et Halifax.10,37 À.M.Pour la Rivière-du-Loup et Ste-Flavie 5.06 P, M, Pour Lévis.vncessens Pour la Rivière-du-Loup.\u2026 .\u2018Tous les trains marchent eur l\u2019heure du temps conventionnel de l'Est.D.POTTINGER, Sarintendant on chet Bureau du chemin de fer, Moncton, N.Bk., 8 juin 1886. 400 GAZETTE DEN UAMPAGNES A VENDRE BETAIL AYRSHIRE; COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK S'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue Bt Jacques, MONTREAL A VENDRE Bétail Ayrahure : veaux mâles et génisses, pure race, avec pedigree.Aussi : Moutons Cotswold, de choix, S'adresser a J.B, BEAUDRY, ST Marc, Comté Verchères, P Q.AUX CULTIVATEURS ! Qui désirent se procurer les instruments les mieux adaptés pour la culture de ce district, ils trouveront les articles suivants: Artache pierres et Sonches, Aigniseur de Faulx, Arrache patates les plus modernes, Arrosoirs ou distributeurs d'en- grals liquide, Bouleverseurs à deux chevaux, Brouettes, Barattes de toutes grandeurs.Charrues de fonte duroie et trempée, Charrues d'acier meilleurs modèles, Charrue sous-sol, Charrues tournantes en versoir mobile pour côteaux, Charrues à double versoir pour biuage, Charrues Bulky, Charrues à trois sillons, Cremoirs, Cribles ordinaires et \"+ibles séparateurs, Coupe légumes, Cultivateurs assortis avec sarcleurs et ranchausseurs.Faucheuses pour un et deux chevaux améliorées Faneuses, pour étendre le foin.Fourneaux agricoles de 30 à 75 gallons.Godeudard et Machine à scier les bûches.Herses rotatoires, Herses carrées pour un et deux chevaux, Herses améliorées à charnière, Houe es Cultivateurd roues ; Houe à la main, Hache-paille (assortis) s\u2019aiguisant lui-même, Leviers pour graisser les roues de voitures, Laveuses mécaniques (assorties).Moiseonneuses les plus améliorées, Machines à battre, sys- tèmeGray, pour un et deux chevaux, Machines pour semer les patates, couper les germes, combiuées, Manipulateur méoa- nique pour le beurre.resse à foin.Rateaux à cheval améliorés, Rouleaux de Jardins, Rouleaux de champs pour un ou deux chevaux, avec appareil pour semer is ne de mil.Semoirs graines de jardin, à Semoirs à la volée, Semoirs combinés pour grain et graine de mil, Scies rondes s\u2019adaptant à un pouvoir quelconque.Teneur de sac pour empocher, Tombereaux écossais, Tombereaux pour étendre le fumier, eto, etc.* AUSSI: pièces pour réparations de toutes papèoon d\u2019inatru- mente agricoles.Et Balances pour municipalités pour peser 1e foin, etc.CHEZ CHARLES T.COTE.Gérant de la Cie Manufacturière de Québec.Fabrique à La Canardière, On devra s\u2019adresser à l'avenir à F, ALFRED ST-LAURENT AVOCAT, de Fra- L.A ' LA N GLAI y serville, P.Q., sit les Conre de Rimouski, de Kamonraskn et de Montmagny.Il s\u2019occupe de prôts d'argent hypothécaires et autres.Taureau Ayrshire pur-sang à vendre.Le roussigné offre en vente un taureau Ayrshire, pur-sang, de cing ans.Cet animal a été hautement apprécié par les con- vaisseurs, à la dernière exposition agricole dn comté de Kamouraska, et ce serait une bonne acquisition à faire de la part d\u2019une société d'agriculture voulant se procurer un reproducteur de race Ayrshire.Aussi à vendie, un cochon de race Berkahire.\u20148'adresser & REGENT FORTIN, St-Alexandre de Kamonraeka, A.Vendre MOUTONS COTSWOLD ot SOUTH-DOWN COTSWOLD : Béliers Nol ._\u2026 ER + = en Brebis extra SOUTH-DOWN : secs Bases Béliers No1 Béliers No 2 Béliers No 3 Brebis No 1.Brebis No 2 .$15 $10 ss $25 HECTOR A.PROULX, Bte-Anne de la Pocatière, P.Q.EGREMEUSE DE LAVAL! INSTRUMENTS de Paterson £ Frère: Charrues d\u2019acier, Charrues a siége, Charrues à un cheval, Charrues à 9 et ad oreilles, Herses et Cultivatours a dents à ressort, Fancheuses à un cheval et a 2 chevaux, Moissonneuses, Lienses, Râteaux, Hache-paille, Moulins & mouture Raymond, ete.INSTRUMENTS de la Compagnie Manufacturière Massey : Faucheuses Toronto, Râteaux, eto.INSTRUMENTS PLANET, Jr.Semoirs & graines de jardin, petits Cultivateurs A bras, Cultivateurs, Houes a cheval, eto.Les meilleurs instruments de ure.Petits semoirs & graines de Randolphrand nombre d\u2019instruments agricoles d\u2019un usage jouraslier.Charrues a double versoir avec arrache-patates.Machines à moudre de Vessot.Uatensiles de beurrerie ot engivs à vapeur, sur commande, eto.Assortiment de pièces de réparations.Dents de Faucheuses.Tordouses.Moulins à scie portatifs, de toutes sortes.Matériel de froma- gorie, cto., etc.A vendre ches LEFRANCOIS & THIBOUTOT.110, rue St Paul, Québéo, No 17 Rue St Jacques, QUEBEC.28 mat 1866, "]
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