Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 13 janvier 1887, jeudi 13 janvier 1887
[" ri Ree e XXIV Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.13 janvier 1867 No.12 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAIG8ANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du 1er de chaque mols, ou commencer avec le ler numéro de l\u2019année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par derit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l\u2019expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés; si non, l'abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gazette au Bureau de Poste.Toit ce qui concerne la rédaction et Venvoi de correspondances doit être adressé à FIRMIN H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.se< Gérant Hector A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à la Garelie des Campagnes et les annonces à être ubliées dans ce journal, doit être adressé à ctor.A.Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, eto.3 centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions libé- A rales.Ceux qui désirent s\u2019adresser tout partionlid- rement aux onltivateurs pour la vente de terres instramenta d\u2019agrionlture, eto., etc, trouveront avantageux d\u2019annoncer dans ce journal.ABONNEMENT : $1 PAR AN SOMMAIRE.Revue de la Semaine : Audience de Sa Sainteté, à l\u2019occasion des fêtes de Noël.\u2014Jubilé sacerdotal de Notre Saint Père le Pape Léon XI111.\u2014Le catholicisme en Angleterre.Causerie Agricole : De l'élevage des bêtes à cornes (Suite).\u2014 Amélioration des races par l'emploi des taureaux d\u2019une race étrangère plus parfaite \u2014Du choix des vaches laitières.Bujete divers : Premier essai de l'ensilage des fourrage verts sur la ferme-modèle du Collège de Ste-Aune \u2014Danger de forcer les chevaux à reculer \u2014 Propriété du fenouil à l'égard d'ane vache qui tarit de lait ; le fenonil comme nourriture pour je bétail ; oniture du fenouil.Choses et autres : Rapport d\u2019une séance du Cercle agricole de Ste Anno de la Pérade.\u2014Manufacture de lsinage à Chicou- Recettes : Remède contre le mal d'oreille.\u2014Recoller la porcelaine oassée.> Conventions agricoles aus Trois-Rivières \u2014Nous croyons néces- enire de rappeler de nouveau à noa Jectuars que la semaine prochaine il y aura aux Trois-Rivières deux conventions agricoles qui doivent tout particulièrement intéresser les oultiva- teurs.La convention de l\u2019industrie laitière est fixée pour les mercredi et jeudi, 19 et 20 janvier courant; le premier coudes cercies agricoles qui suivra, ee tiendra les jeudi soir et vendredi, 20 et 21 janvier coursnt.II pourrait se faire que plusieurs cultivatenrs n\u2019aient pas le temps ou les moyens d\u2019assister à ces deux conventions qui dureront trois jours, et dans ©e cas ils pourraient faire en sorte d\u2019assister à l\u2019une ou à l\u2019autre qui seront également intéressantes.Les onltivateurs y gaguersient certainement à s'imposer par ailleors quelques écouotuies pour se proourer l\u2019avantage d'as sister à ces deux conventions agricoles qui vont réunir les cultivateurs les plus marquants de la Province de Québec.Pour les détails de cvs deux ceuventions, voir le numéro 11 de le Vasetie des Campagnes en date du 7 janvier 1887.es EN VENTE AU BUREAU DE LA \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES \u201d INSTRUCTIONS POPULAIRES SUR LES SOINS À DONNER AUX ANIMAUX MALADES.\u2014Prix, 16 ote.LE PARFAIT MARECHAL EXPERT MODERNE, manuel complet de l'amateur et du marchand de chevaux, de Vartiste vétérinaire et du maréchal ferrant, ouvrage extrait des meilleurs auteurs ancieuset modernes; mis en ordre et gomplété par M, Marcelicour, artiste vétérinaire.Prix : 35 ots, Si la guerre est la dernière raieon des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.; ABONNEMENT $1 PAR AN REVUE DE LA SEMAINE Audience de Sa Sainteté Léon XIII, & Voccasion des | fétes de Noél.\u2014Nos leoteurs liront sans doute aveo le plus vif intérêt le remarquable diecours adressé par Notre Très Suint Père le Pape, au Sicré Collège, en réponse a I'adrosse de félicitations et de souheits présentée var le Sacré Collège, à l'occasion des fêtes de Noë', Voici la traduction de ce discours que nous empruntons au Moniteur de Rome : \u201cLa part que lo Sucré-Collègo, par l'organe de son doyen, prond à Nos amertames, et les sonhnits de bonbsur qu\u2019il Nous adresse, dans l'heureuse circonstance des fètes de Noël, Nons'eont tost partioulière- ment agréables; et, en retour, Nous formons Nous aursi pour tous les membres du Sacré-Collège los vœux les plus ardents de vraie prospérité.Puisso Ja joie qui émane du berceau de Rédemptour divin pénétrer tous\u2019 les cœurs, les coutanir au milieu des angoisses et des craintes qu'inapire l'époque présente si bculevorsés el les reconforter par l'abondance des consolations célestes « Nous aussi, en vérité, nous en sentons vivement le besoin.\u2014Co n'est pas, comme nous avons eu d\u2019autres fois occasion de le dire, que Nous éprouvions de l'uf- .| fiction et de l\u2019amertume pour ce qui est commis contre Notre personne, attaquée tous les jours par les offensce ot les outrages los plus sanglants.Quand on les souffie pour I\u2019Eglise ot pour la justice, ils sont en eux-mêmes de puissants motifs de consolation aur- naturelle.Ce qui Nous contriste le plus vivement, c'est la guerre chaque jour plus violente qui est diri- £és contre l' glise catholique ot contre la divine institution de la Papauté.\u2014Nous déplorons amèrement comme de juste, tout ce qui est entrepris à lour détriment, su sein même d'autres nations ontholiques, et nous n\u2019omettons pas de faire ce que le devoir apostolique Nous impose pour défendre et eauvegarder partout les droits de Dieu et de l'Eglise.\u2014Muis Nous sommes plus profondément touché et affligé de ce qui - so GAZETTE DES CAMPAGNES! arrive en Italie et à Rome, centre du catholicisme ot! siège privilégié du Vicaire de Jésue-Chriet, ici où les attaques ennemies sont d\u2019antant plus graves qu\u2019elles viennent atteindre plus directement le pouvoir su.réme auquel sont étroitement unis le bien, Ia vie et \u2018action rociule de l'Eglise dans lo mondeo.\u2014 Or les motifs que Nous avons toujours evs ici de Nous plaindre amèrement ce sont acorus depuis quelque temps au delà de toute mcsuro, et ils révè'ent mieux que jamais quels desseine, sous le couvert de prétextes inventés et de vaines dietinctions, ee onchent contre l'Eglise, Ses institutions les plus bienfaisantes, ses doctrines et ses ministres, ses droits, rien n\u2019est épargné ; on menace d'édicter de rouveller lois qui, d\u2019après ce qu\u2019en dit la rumeur publigre, visent à atteindre le pes de ressources qui sont encore laissées en propri été à l'Eglise, pendant qu\u2019oiles tendont auesi À favoriser l\u2019ingérance des laïques dans les choses ecc'ésiae- tiquoe, avec tous les effets désastreux qui en dérivent toujours\u2014On uiguise maintenant toutes les nrmes contre l\u2019enscignement et l'éducation chrétienne de la jeunerse, et, selon les aspirations des sectes, on veut aujourd'hui plus que jamais que cette éducation De se base pan sur les principes catholiques: il en est.même qui la réelnment ouvertement auti-catholique.\u2014Elles cont avesi un effet d'hostilité croissante, ces mesures odieuses prises récemment contre de pauvres et inoffensive roligiouses, dignes do toute compassion auxquelles on enlève lu compagnie et l\u2019aido do personnes chères, qui avaient librement préféré de vivre avec elles dans Jeurs modestes retraites.\u2014Muis les assauts les plus furieux et les haines les plus implacables des sectes et do coux qui les secondent sont dirigés de préférence contre lo Bouversin Pontife, pierre fondamentale eur laquelle repose le eublime édifice de l'Eglise Qu'il suffire do dire qu\u2019on a osé le dénoncer publiquement commo l'ennemi de l'Italie dans tous les temps ct le désigner pur de tels noms d\u2019opprobre et de mépris que la langue À horreur de les répéter, : s Quoi d'étonnant après cela si dans les réunions populaires, dans les comités publics, dans la presse, on a lancé contre le Pape les outrages los plus vila, les injures les plus indignes?Quoi d'étonnant qu\u2019une fois les haines vinsi attigées, on ait commis dans diverses villes d\u2019Italio d'horribles nffronts à la dignité porti- ficale ?Et, en venant aux plus féroces desseins, quoi d'étonnant qu'on «it monacé de se livrer contre Nous ot contro Notre demeure pacifigne aux dernières violences ?Le pis est que ces manifestations de haine et de fureur contre la plus bienfuisante institution qui ait jamais existé pour l'avantage commun du monde, et, tout particulièrement, do l'Italie, ont pu s'accomplir librement rans qu'on nit fuit quoi que co soit pour les empêcher d'une ranière efficace, * En un pareil état de choses, chacun voit do quelle façon cet respectée la dignité et sauvegardé l'honneur de Notre personne; on comprond quelle sévurité, quelle sorte de liberté Nous est Inissée dans l'exer- elce du ministère apostoliquo!\u2014On dit, il est vrai, et l\u2019on répète continuellemont que, dans les conditions actuelles, Nous ne sommes pas entravé dans lo uvernement de l'Eglise.Mais qu'\u2019est-co à diro ?Les apes ont gouverné l'Eglise, pendant les premiers siècles, au milieu même des perséoutions, Ils l'ont gonvernée le mieux qu\u2019ils ont pu, même du fond de la prison et dans l'exil; et cela prouve la divine verta do l'Eglise, non la liberté dont auraient joui les Pontifes de ce tempe-là.\u2014Au reste, si on ne l\u2019entrave pas complètement, cat ce qu\u2019on ne rend pas ne gouverne- mont de plus cn plus maluisé ?Est-co qu'il ne dépend pas do l\u2019arbitraire de ceux qui ont en main le pouvoir d'en accroître et d'en aggraver les obstacles ?\u201c* Aussi noue est-il évidemment impossib'e de Nous accommoder du présent état do choses.Et puisque les ennemis, forts du soution de Ja puissance humaine, n\u2019omottent rien de ce qui peul perpétuer éette situation.Nous sentons, de Notre côté ie devoir de rerou- veler contro les anciens et nouvenux attentats les pro- testalions les ylus formelles, et de revendiquer pour la sauvegardo de Notre indépendance les droits sa- erée do l'Eglise et du Siége apostolique.\u2014Notre confiance est placde en Dien, de qui reldvent tous les évènements humains.Daigne-t II accueillir avec bonté Nos hnmbies prières et celles de toute l'Eglise, en ces jours de grâce et de miréricordc, et exaucer nos vœux ardents! \u201c Dans cette espérance, Nous renouvelons au Sacré- Collège Nos Sonhaita de tous les biens, et, comme gage de Notre affection toute spéciale, Nous accordons avec effusion de cœur Ja bénédiction apostolique à tous et à chacun de ses membres, comme aussi aux archevêques, aux évêques et à tous ceux qui sont ici présents.\u201d Jubilé sacerdotal de Notre Saint Père le Pape Léou ÆlII.\u2014 Les journaux d'Europe annoncent que les prérents destinés à Notre Saint Père le Pape Léon XIII, à l\u2019occasion de son juhilé sacerdotal, com- mencont à arriver au Vatican, et le comité qui s\u2019est constitué sous la présidence d'honneur de son Eminence le Cardinal Schisffino, pour recueillir ces offrandes, se déclare très eatisfait des nouvelles qu\u2019il reçoit, non seulement d'Italie, mais de toute la catho- licite, Naples, qui envoya en 1877 an Pape Pie IX les éventails en plumes d\u2019autruche et de paon, et une sedia gestatoria, re propose d'envoyer un trône d'or ou Pape Léon XIII.A Rome, toutes les sociétés catholiques préparent leurs offrandes.Ce seront des objets d\u2019urt ou des objets sacrée.Les ancions officiers de l\u2019arméo pontificale ont déji commandé au célèbre bijoutier Pierret, de le place d\u2019Espagne, un magnifique oncrier, pour l\u2019offrir au Souverain-Pontife.Cet oncrier, en or et argent, stylo renaissance, sera surmonté d\u2019une statuette de Saint-Michel Archange, et sur le devant on ndmirera de petits médaillons cite- lés, représentant eaint Joachim, patron de baptême, et enint Léon, patron de pontifioat du Saint Père, saint Françoie d'Assise et saint Thomas d'Aquin, qu'il a tout spécialement glorifiés dans ses ency- oliques.Le catholicisme en Angleterre \u2014Ls comte de Denbigh, un des prinoipaux chefs du part! catholique en Angleterre, nssistant à an banquot conservateur, fut invité à répondre nu toast porté À In Chambre des lords, Dans lo cours de son discours, lord Denbigh dit, qu\u2019il avait en tout récomment une conversation aves lo Pape à: eujot de l'Angleterre, ot que 81 Sainteté lui avait tenu textuellement ce langage : J'ai Ia plus haute opinion de l\u2019Augleterre.J'éprouve de la reconnaissance envers elle, et j'ai 1e plus profond Teapeot pour rs 2 aad Aa \u2018dinal GAZETTE DES CAMPAGNES, 91 vos lols et pour ea constitution.Je vois en effet qu\u2019elle est juste, et c'est pour cela qu'elle est libre.Elle est forte, et les catholiques qui vivent sous es domination possèdent uve liberté, Uno indépendance plus grandes que dans le reste du monde.C'est pour cela que je 1a remercie et que je la respecte.Je désire Ini venir sincèrement en aide, partont vh mon influence se fait sentir dans l\u2019étendue entière du monde.Non seulement Je pals lui apporter un juste concours en Irlunde, mais encore ns les colonies et dans l'Inde, et je désire le faire de tout mon pouvoir.Mais encore faut-il que je anche ce que jo fais; dans l'état actuel des choses, # n'ai \u2018aucun moyen de savoir exactement ce qui se passe en Angleterre, uni ce que le gouvernement anglais désire.Je n\u2019ai point de représentant à Londres.Si j'avais à ma cour un représentant de la Grande-Bretagne, je saurais ce qui se passe et ce que je dois faire.Jusqu'à ce que j'en aie un, je ne puis agir.Ce besoin, le gouvernement anglais l'éprouve lui- même tous les jours davantage, et il est plus que probable que l\u2019année prochaine verra un ministre ritannigne accrédité auprès du Vatican.S'il fallait jastiber les éloges que le Souverain-Pon- tife a donnée à l'Angleterre, on pourrait citer lo choix que le gouvernement de la reine vient de faire de Sir William White pour représenter S: Majesté à Cons tantinople.Sir William est un fervent catholique, co Qui no l\u2019empêche pas d'être le meilleur diplomate an- Flais et un excellent linguiste.Ajontons que c\u2019est a première fois depuis la Réformation que le titre d'ambaseadeur est conféré à un catholique anglais ; sans doute pour ménager les susceptibilité de la Russie, on à ajouté à ce titre: ad interim ; mais, on Angleterre comme ailleurs, le provisoire dure plus longtemps que tout le reste.Dane le même ordre d'idées, citons encore ce qui se passe À Malte, où un ecclésiastique élu par le chapitre siège dns le conseil suprème du gouvernement.Enfin, rien ne fait mieux ressortir l\u2019expañsion qne le gatholicisme \u2018a pris en Angleterro, sous le ré ime de la liberté, que la cérémonie qu'on célébrait, ilya eu dimanche huit joure, dans la cathédrale de Saint- Georges (faubourg de Southwark) pour fater lo oen- tième anniversairo de la fondation de cette paroisse Bes commencements furent des plus humbles.En 1786, un ssiot pritre, le révérend T.Walsh, louait nao modeste chambre pour y célébrer la messe.Peu à peu sa mission se développait.Ea 1818, ello avait is une telle extension qu'une cathédrale\u2014la pre.midre que les catholiques aient eus en Angletorre de- is la Réforme, était eubstituée à l'humbie chambre K révérend T.Walsh.La dédicace de ce magnifique monument eut lieu en grande pompe.La plupart des évêques d'Irlande y aseistèrent, ainsi que plu sieurs membres de l'épiscopat français.Mgr Affre avait accepté l'invitation qui lui avait été gracieusement faite; la balle d\u2019un assassin l'empècha de tenir sa promesse.Mgr Wiseman paya un tribut touchant À la mémoire de l\u2019archevêque de Paris, dont on ve- ait d'apprendre la mort héroïque quelques heures avant la cérémonie.Dimanche, la paroisse de Saint- Georges fétait le centième anniversaire de sa fondation par une grand'messe célébrée pontificalement ar Mgr l\u2019Evèque de Southwark, en présence du car- anning qui a prononcé un éloquent sermon, En cette circoastance, la messe solenneile do Gounod a été chantée à grand orchestre aveo ane rare perfection.\u2014 La Semaine\u2019 Religieuse de Montréal.CAUSBRIB AGRICOLE DE L'ÉLEVAGE DES BÊTES À CORNES (Buite).Amélioration des races par l'emploi des taureaux d'une race étrangère plus parfaite.\u2014Voici, sur cette question, les principes professés par David Low : * Les résultats de ce mode d'amélioration ont souvent trompé l\u2019attente de l\u2019élovenr, surtout lorsque le taureau a été bien choisi et que Îes deux races que l\u2019on a alliées ensemble présentaiont des différences prononcées.\u201c Dans ce cas, les produits du premier croisement sont ordinairement entisfaisants, mais il arrive trop souvent que leurs descendants sont non seulemont inférieurs, muis encore présentent des défauts qui n\u2019existaient pas dans les souches primitives, « Ces-mécomptes proviennent cependant en grande partie de croisements mal entendus et de l'entière ignorance des principes qui doivent présider aux choix des individus de races différentes que l\u2019on veut accoupler ensemble.Si l\u2019on entreproud un croisement, le mêle doit toujours être d'une race plas parfaite que la fomel'e, et, À cette condition, le roduit qu'on obtiendra sera toujours bon.Mais, si après l'emploi d'un mâle de race plus parfaite, on revient aux mâles de la race inférieure, il peut fort bien arriver quo l'introduction d'un sang étranger n'ait ou d'autre résultat que de rendre encore moins bonne qu\u2019elle n\u2019était ls raco qu\u2019on veut améliorer.++ Il est donc de règle que les fomelles provenant de oroisements doivent toujours être couvertes par des mâles de la race améliorante, jusqu\u2019à ce que les qualités qu\u2019on désire obtenir soient devenues constantes dans les productions.\u2019 \u201cPar le croisement, les caractères les plus saillants du mâle, dans les formes du corps, sont transmis à ses productions; cette grande influence du miie devient vraiment surprenante quand on fait couvrir la vache commune par un taureau de race perfectionnée, Par exemple, le promier croisement d'un taureau pur san de la race À courtes cornes avec une vache très ordinaire produit presque toujours un beau veau, possédant à un degré remarquable la faculté de prenlre la graisse, Boaucoup de bôtes excessivement grasses qui reçoivent des primes à nos exhibitions, sont le résultat de semblab:es croisements ; maie, si l'on ne continue pas d\u2019accoupler los fa-nelles métisses aveo des mA'es de pur sang, j18qn'A co quo cos hourouses qualités soient devenues constantes, ces qualités cessent de se bien perpétuer.* Si donc un éleveur vout nméliorer son bétail par croisement, il faut qu'il se procure ua taureau d\u2019une race plus parfaite, dont l'origine no soit pas douteuse, et qu'il persévdra dans l'emploi de ce taureau, jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit parvenu À créer une sous race dont les caructères soient bion fixés et constants, Il y a certainement des cas nombreux où l\u2019on obtient d'houreux résultats du simplo mélange d'un sang plus parfait, comme celu à lieu uvec des bâtes qui n'ont point de caractère prononcé : la moindre introduction d'un sang plus noble est alors une amélioration.Mais, el une race possède déj\\ de bonnnes qualités bien êta- blies, appropriées À la naturo du sol et aux ciroons- tances locales, alors on ne doit entreprendrs qu\u2019aveg 92 GAZETTE DES CAMPAGNES la plus grande circonepectior.un croisement qui aurait pour but d'améliorer encore cette race.* D'ordina/re, il est de règle dans les croisements d'employer toujours un mâle d\u2019ane race ples parfaite que la race de la femolle, Mais, si l'éleveur choisit son type améliorateur dans une race aussi perfectionnée que la race à courtes cornes, il a la certitude d\u2019obtenir des bêtes joignant À une grande taille la faculté d'engraisser facilement.\u201c Avant tout l\u2019élevour doit considérer si les rer- sources de non exploitation, ei les fourrages et les racines récoltées sur sa terre lui permottent d'entretenir cne forte race, S'il en posrède réellement les moyens, lo plus sûr est de commencer tout de suite avec la race la plus parfuile, au liou de s\u2019oxposer A des pertes de temps et d'argent, on ayant recours À des croisements dont le résultat est toujours douteux.Du choix des vaches laitières.\u2014Dans le choix des vaches laitières, nous devons rechercher en premier lieu la faculté luitière ; les caractères qui indiquent beaucoup d'aptitude À l\u2019engraissement, ne doivent venir qu\u2019en second lieu, Voici, à ce aujot, les renseignements que nous donne M.J.À.Couture, dans son Traité sur l'élevage et les maladies des bestiaux : «.* L'aptitude de produire du Jait, quand elle est développée au point de devenir la faculté domi- nanto de la machine animale, exige.comme toutes les autres aplitudes, Certaines dispositions physiologiques particulières ot se manifeste par une association de caractères déterminés, \u201cIi faut remarquer cependant que la faculté lai tière, plus que tout autre, est béréditaire, plus indi- viduello, et quo dans lo choix d'animaux laitiers il faut particulièrement insister eur la géndalogie avant de s\u2019en rapporter À la conformation.\u201c Tous les carnotères des animaux laitiers doivent être feminins.En effet la sécrétion du lait est un attribut si exclusivement propre à lu femelle, c'est chez elle une fonction si intimement liée à toutes los autres fonctions, ou plutôt si frépondérante en quelque sorte, si absorbunte dans sa destinée de mère et de nourrice, qu'ello doit, quand elle devient plus active, oxagérer tout ce qui constitue l\u2019essonce même de la femelle, tempérament et 01 gunisation, \u201c Cette nature féminine se révèle par la qualité des tissue, par les proportions des parties, par l'habitus général de l'animal, et plus purticulièrement par le développement do l'appareil mammaire et de ses annexes, * Lo système osseux do toutos les femellos, quelles qu'elles soient, prend plus do fincese générale et plus © délicatcese que chez les mâles.Eh! Lion, le sys.tdme orsoux prend plus de délicatesse et de finesso générale chez les races laitières que chez celles qui ne lo sont pus.Cette délicutesso dus tissus osseux des races laitières se remarque surtout aux extrémités et à la tôte.\u201cLn tête est légère et déliée et n uno tendance à s\u2019aminoir en s'allongeant.Les membres sont fins et araissont mêmes grêles.La queue est mince et dé- fontement attachée À la colonnu vertébrale.Ln peau est sorrée et formo, mais en même temps douce, souple,; mobile; ello est transparente aux oreilles, «adh Elle est couverte de poils fine, doux et lisses, sans être mous, conservant ces caractères, même sur le front et restant ainsi dans les données générales du typo féminin.\u201c Les orifices naturels du corpa sont entoorés d\u2019un duvet court ot soyoux.Les poils crineux qui indiquent toujrurs quelque grossièreté ne se présentent nulle part.\u201c Les cornes peuvent être plus ou moins longues, suivant la race, mais elles sont effilées, nettes, Îissos et brillantes.\u201c Cependant les formes sont plutôt anguleuses qu\u2019arrondies, les saillies des os sont apparentes, tellement dans certaine cas, qu\u2019on peut suivre tous les détails anatomiques à la tête, À la partie inférieure des membres, à la queue, à la colonne vertébrale, aux côtes, aux hanches ot à l'épaule, \u2018* Les muscles et les tissus graisseux ne doivent pas être nuls, mais seulement subordonnés.\u201c* Les proportions des diverses parties du corps entre elles doivent aussi être féminines.Le tronc ne présente pas la forme oylindrique continue de l\u2019animal de travail, encore moins la forme parallélipédique de l\u2019animal de boucherie, il a plutôt la forme d\u2019un trone de pyramide, ou pour me servir d'une expression qui cera comprise de tous, la forme d\u2019une bouteille à soda water, dont la basse serait placée à la partie postérieure et la pointe en avant.Aussi l\u2019arrière main est très ample comparé À l'avant-main.Cette forme est propre à la femelle, chez ie taureau c'est Pavant-main qui est plus ample.Cela s'explique, car le bassin et les mamelles, les organes propres à la femelle comme mère et nourrice, so trouvent dans cette partie.Par conséquent plus l'arrière main est ample plus le développement de ces organes eat considérable.Plus sont grandes les distances entre la pointe des deux hanches, entre les deux os de la fosse, entre la pointe de la hanche et l\u2019os de Ja fesse da mème côté, et plus les membres postérieurs sont écartés l'un de l'autre, plus nugmentont les probabi- \u2018* La ecroupe et le ventre doivent offrir les formes générales que j'ai précédemment signalées comme evant se rencontrer Chez tous les animaux, quelle que soit leur destination.Coux qui considèrent comme signes d'une bonne laitière, une croupe courte et ponchée, un ventre pendant, l\u2019avant main plus bas que l\u2019arrière-main se trompent grandement, * Plus la glande qui secrète le lait ost volumineuse plus la quantité de lait qu'on en peut tirer est volumineuse aussi.Mais ln mamelle ne doit pas être charnue, après lu traite elle doit être molle, flasque, rape- tisséo, affaissée, ot ne doit présenter ni doreté, ni gonflement.Avant la mulsion, tous les canaux exoré.teurs, les sinus, sont gonflés de lait, les mamelles sont arrondios, ls peau est distendue sans former aucun pli, et cependant si cette accumalation du lait s\u2019est produite dans le temps normal de la secrétion, le pis n\u2019est point douloureux, \u201c Plus les trayons sont développés, mieux c'est.Cela prouve que pour profiter de tout le Isit que cette vache produit, on est forcé de la traire souvent et longtemps.lités favorables à une constitution laitière puissante.\u2018 - La GAZETTE DES CAMPAGNES \u2018* Les trayons sont distants et divergents, car c\u2019est le volume de ces organes à lour base, qui force leurs extrémités À s'écarter les unes des autres.\u201c Plus sont coneidérables les veines qui rampent à In surface du pis, ainsi que celles qui montent de la partie postérieure de la mamelle à la valve, et celles qui marchent d'arrière avant le long du ventre, de- is le pis A la poitrine, plus les probabilités d'une onne laitière sont fortes.\u201c\u201c On appelle celles qui rampent sous le ventre vein's du lait, vaisseaux lactifères, Le point où ces veines ee perdent on pénétrant dans le corps & regn le nom de porte ou fontaine du lait.[| va eans dire que plus Is veine du lait est considérable plus la fontaine Qui lui donne passage doit l\u2019être.\u201c Je dois dire que ces noms de fontaine du lait et veines du lait sont impropros, \u2018* La bonne laitidre, la vraio femelle ost d\u2019un naturel doux et placide ; el'o se laisse traire facilement, son œil est ouvert, calme et caressant ; tout dans ges allures révèle la douceur, comme tout dans sa conformation trahit la délicatesse.\u201c Le mâle lui-même à un aspect plus féminin ; il participe des caractères de sa mère comme il co tranemet les aptitudes, \u201c Le travail, la production précoce de Ia viande ot Ia production du lait sont donc trois fonctions, essentiellement différentes, qui dominent toutes les autres, pour peu qu\u2019elles devionnent actives, Chacune d\u2019olle exige un genre propre d'activité, lui impose certnines habitudes physiologiques, certaines conitions orgau- niques, qui appellent nécessairement des aptitudes et une conformation particulière.* De cette opposition d'aptitude, do conformation, de rendement, résulte évidemment l'impossibilité d\u2019obtenir à la fois, d'une même race, la plus grande somme de produits et do bénéfices pour Ia laiterie, pour l\u2019engraissemont et pour le travail.* Je prie mes smis, les culiivateurs, de toujours se rappeler, d'avoir toujours à la mémoire la loi de bz- lancement des forces organique.Comme jo l'ai déji dit, cette loi veut que si un organe acquiert une activité relativement extreordinaire, les autros organes deviennent moins actifs.Lor«que l\u2019on veut augmenter le produit du lait, il faut que la force musculaire et la puissance d'engraiesement diminuent d'autant.Et ceux qui prétendent former des animaux à deux fins, c'est-à-dire bons également pour la laiterio et la boucherie, ou ne connaissent pas le premier mot de la physiologie et des principales régles de l'élevago, ou le ont intérêt à répandre cette erreur.\u2014(A suivre.) \u2014\u2014\u2014\u2014 errr.Le silo.L'énonciation d'un pareil eujet peut encore causer de l\u2019étonnement à un grand nombre de cultivatours.Rien de\u2018surprenant, parce que cette importante ques tion n'est pas suffisamment connue du publie.La plupart de nos fermiers ignorent même aujourd\u2019hui la manière de faire un silo et les immenses avantages qui en résultent.Ayant eu le bonhour et le plaisir do Visiter dernièrement los magnifiques constructions qui s'élèvent ser l'incomparable forme-modèle de l'école d'agriculture de Saiute Anne de la Pocatière, sous l'habile direction de M.Joseph Roy, chef de pratique de cette ferme, aveo l\u2019appui da Rév.M.Trembluy, directeur de l\u2019Ecole d'agriculture.I! nous à élé donné, en même temps, d'entendre de ls bouche de M.Roy, des explications concernant ls formation de ce silo.Nous croyons intéresser lo public en lui faisant part des notes que nous avons prises aur les lieux.Si nos remarques peuvent engager la classe agricole à suivre ce bel exemble, nous nous réjouissons d'avance du résultat quo cette trop courte étude est destinée à produire.Pour conservor les fourrages verte et les faire consommer à leur état naturel, on les met en silo, c'est- a-dire dans une fosse, et voici de quelle manière on s\u2019y prend : On fait d\u2019abord une fosse de la grandeur voulue pour contenir les fourrages que l\u2019on se propose de mettre en ailo.Les côtés ou les parois doivent être parfaitement étanches, de manière à ne donner aucun accès à l'air.Ces parois sont doubles, et, eatre chaque c'oison, on dépose du bran de scie.Il faut de toute nécessité que le silo soit à l'abri du contact de l'air; c\u2019est une des conditions essentielles du auceès.On peut aussi le faire dans des fosses pratiquées dans la terre, mais dans tous les cae, le cultivatour doit voir À ce que l'ouverture soit bien fermée, Oa peut mettre en silo toutes sortes de fourrages verts, tels que blé d'Inde, trèfle, lentille, orge, avoine, vesce, eto, Pour cela on les trunaporte duns la fosse à mesure qu'on les fauche ; mais avant de les déposer en tas, il faut les passer dans un coupe-paille, Ensuite on les forme en silo par couche de huit à dix pouces d'épaiesour en ayant bien soin de los fonler avec les pieds ot de les arroser avoc une saumure à chaque couche, afin d'activer la fermentation.On peut trane- © porter les fourrages verts pondant un tomps de pluie ou dans un bean jour; le caltivatear obtiendra un résultat également satiefaisant dans les deux cae, On emplit la fosse par couches saperposées jasqu\u2019à co qu'elle soit entièrement pleine, c\u2019est-à dire qu'on met une coucha do lentille, ensuite une coiche de blé-d'Indo; où troisièma lieu, une couche de trèfle, en quatridme lien, uno couche d'avoine; ainsi de suite.Le oultivateur est libre de commencor son silo par le fourrage qu'il lui plait.On recouvre la fosse de planches et on les surmonte d'une forte pesée en pierre où d'uno vis de prossion pour presser le contenu de la fosse, afin quo, par suite de l\u2019action do la fermentation, les fourrages prennent ane odeur alcoolique.Les animaux dévorent aveo avidité ces fourrages fermentés.| fut laieser le silo en fermentation peudant environ un mois et demi.C'est le temps qu'a pris celui de la fermo de Ste-Anne pour être dans une exuel- lente condition, On peut aussi attendre au printemps pour ouvrir un siio, quand on veut se servir de four- Tages vorts à cetto époque seulement.C'est le oulti- vateur qui est son propre jugo dans ce ons Quand on ouvre un silo, on doit prendre soin de commencer par un coin, afa de ne pas oxposer toute la surface à l'air, de diminuer par là l\u2019action de lu fermentation et faire perdre aussi aux fourrages une grande partie de leur valeur, La première fois qne le fermior fait usage de ces Îl nous a été donné de voir un excellent eilo formé | fourrages verts, les animaux paraissent no les manger 3 GAZETTE DES CAMPAGNES u'avec répognsnce; mais lorsqu'ils en ont mangé deux ou trois fois, i's les dévorent avec 1a plus grande avidité.C\u2019est ensuito leur nourriture favorite, et si on voulait les croire, ils no mnngeraient pas autre chose, La ration pour une vache est de 8 à 10 livers par repas.Avec cetto ration, on pout faire donner aux vaches du lait en abondance, Outre l'avantage de se procurer une nourriture à bon marché, le cultivateur aura la faculté de faire la semence Ge Ces fourrages verts très tard lo printemps, même après les grandes semailles, et de ne les mettre en silo qu\u2019à l'automne.Quand une récolte est mûre de bonne heure, on pout faire une seconde récolte de fourrages et los mettre en silo.Que nos braves oultivateurs en fassent l\u2019esrai ot ils se convaincront bientôt de l'utilité et des avantages de coneerver les fourrages verts À leur état naturel pour les donner ensuite en nourriture à leurs ani- manx pendant I'hiver.\u2014C, EB.R.\u2014 Courrier du Canadaed Danger de forcer les chevaux à reculer.Une idée que nous voudrions voir pénétrer à l'égard de quiconque a des chevaux à conduire, c'est celle du danger de forcer les chevaux À reculer, Danger d\u2019avaries dans les membres da cheval, danger d'une brusque ueure de ses jorrets, danger surtout e dépravation pour son caractère ;\u2014sans parler de celni de con conducteur, que la résistance du cheval à cet acte contre nature pousse ordinairement à ane exsspération bruta'e, violente, quelquefois atroce.Nous disons que lo mouvement de recul qu\u2019on exige du cheval cst contre nature.Examince, en effet, sa et: ucture : vous verrez qu\u2019il lvi est interdit de recu'er.Il ne le peut qu\u2019en s'abandonnent en arrière, au risque Certain de se renverser, puisque rien dans ses parties antérieures n\u2019est préparé, ni griffes, ni pattes articulées, ni muscles du pied, pour rotenir le poids que le cheval jette sur ses jarrets postérieurs Afin de vous convaincre de l\u2019antipathio du cheval Four ce mouvement, considérez des chevaux on liberté dans une prairie.Voyez un jeune pouluin revenir sur 88 mère par on galop écervelé, ou arriver étourdiment jusqu'au moment de frapper contre un mar où de se jeter contre une clôture.Croyez vous qu\u2019il va, pour s'éloigner de l'obstacle rencontré, piier ses jarrets et reculer ?Non : il se dresse sur ges jambes de derrière, pirouette sur lui-mème et s\u2019en va.En effet, outre que lo cheval n\u2019est pss construit pour reculer, son regard tourné directement en avant et tout au plus un peu de côté, ne lui permet pas de savoir ce qui est derrière lui; si an péril n\u2019est pas venu s\u2019y placer, un objet propre à le blesser.En exi- Beant qu'il s\u2019abandonne à cet inconnu et qu\u2019il »° renverse pour ainsi diro volontairement, vous lui demandes Vacte le plus insensé, le plus avongle d'abné- tion.ie\u201d cheval do sel recule, il est vrai, et, 4 forco d\u2019habitude, sana résistance, sinon sane répugnar.ce.Mais remarquez d'abord que, monté, le cheval a bien plus de facilité que le choval atteié pour reconnaître ce qui l\u2019entoure, le terrain sur lequel il est, les obatacles vement, libre de ses mouvements, ou du moins de ses regards.Mnis le cheval attelé, pris dans le brancard, retenu par un poids souvent considérable ; quelquefois, si c'est uno charrette, soulevé par la ventrière, ou écrasé par la dosière, maîtrisé par des rénes, embarrassé par son collier qui ne lui permot même pas de tourner obliquement la tête, que voit il ?que snit il ?En outre, par le dressage, le choval de selle à appris à se confier d\u2019instinot À son condacteur.Tout l\u2019art de co dernior, la méthode comme Ia pratique, consisto effectivement à donner au cheval cette con- flunco qui devient à la fois uno véritable idontifioation.L'emploi de lu main, des jambes, des divers aplombs du cavalier, n'est rien Autre chose que la science de l\u2019écuyer, et celte science se résume en ceci: obtenir du choval qu\u2019il se conforme aux volontés de gon con- dnoteur en s\u2019y confiant.Une fois cette confiance inspirée, le cheval reculera, c'est-à-dire fera des pas à reculons, en portant en arrière une partie du poide de son corps, mais une partie seulement et encore maintenne par l'action protectrice, tutélaire, dès longtemps expérimentée du cava jer, dovenu une portion, pour ainsi dire, directrice des instincts du cheval.Mais quand vous exigez du chevul qu'il recule pour entruîner en arrière vne voiture, d'abord il n\u2019a, pour fuiro ce que vous exigez, que son propre poids, car avec la force de son pied, de son fer, quelle force d'agrégation voulez vous qu\u2019il emprunte au sol pour ey pramponner et produire un effort additionnel à ce poids Encore une fois dono vous Ini demandes d'abord une chose absurde et pousse, savoir: de s'abandonner, de se renverser sans savoir si le poids étranger qui doit leretenir y suffira ;\u2014et enacite une chosb impossible, qui est d'entraîner un poids supérieur à celui de son corps ainsi abandonné eur le recolement.Plus sensé que le brutal qui le conduit, le cheval résiste ou n\u2019obéit qu\u2019aveo hisitation, sachant bien qu\u2019il sera cruellement puni si ce qu\u2019on lui commande le fait tomber.Alors arivent ces violences honteuses, ses coups de manche de fouet sur les naseaux, etc.Voici quant aux avaries de caractères: Si ce cheval, aveuglé par le désespoir où le jettent cos mauvais traitements, exaspéré pur son impuissance même à s\u2019en défendre sur l'heure, garde une rancune inotino- tive contre son bourreau, et se vonge le lendemain ar une ruade à l'écurie; où si, au moment de l'atte- uge, ei dans le pansage, quelque mouvoment brusque lui fait craindre lo renouvellement des cruautés de la veille, il emploie sa force à s'en défendre; ei, châtié de nouveau, il devient à la fin indocile et méchant, sera-Co lui qu\u2019il faudra acouser ?Ÿ |Proprièté du fenouil à Yegard d\u2019une vache qui tarit de lait.Il arrive fréguemment que, sans qu'on puisse en découvrir la cause,une vache tarit de lait, d'autres le retiennent, ou bien encore la sécrétion diminue oonsi- dérablement sans motifs apparents.Ces causes de porte proviennent souvent d'une disposition maladive pes importante en olle-môme et ou les périls qui peuvent le menacer.Ll est, relati qui cependant agit fortement sur l'organisme.que eon instinot perspicace re- _ \u2019 Le GAZETTE DES CAMPAGNES 23 Lorsque ce can se présente, un des meilleurs moyens À employer pour le faire cesser consiste à faire prendre à l'animal une décoction do graines de fenonil dans da .lait; une infusion de feuilles de cette plante, à laquelle on ajoute du son ou de la farine, produit un excellent effet et excite fortement la sécrétion du lait, non- sonlement eur la viche, mais encore sur tous les _w avtres nnimaox domestiques.Outres ces propriétés Inotifères, le fonouil en a encore une autre qui mérite l'attontion des propriétaires et engraisseura d'animaux : c'est le goût excellent qu'il communique à lu chair des animaux qui en mangent.4 La culture de cette précieuse plante est très facile.- Voici une méthode très simple de culture qui réussit toujours : Dans un sol léger ot eubstantiel, préalablement travaillé et modérément fumé, on trace au printemps, des raies pou profondes, espacées do quinza à vingt pouces.Dans ces raies on met, tous les huit à dix pouces, quatre ou cinq graines de fenouil que l'on recouvre d\u2019une poignée de terreau ou de fumier bien consommé.Quand les jeunes plantes ont atteint à peu près deux pouces de hanteur, on sarc'e et on bino avec soin.On donne un second binage un mois plus tard, et à la fin du même été, chaque pagoet se transforme en une magnifique touffe fleurie atteignant trois pieds et plus de hauteur, C'est À cette époque que l'on coupe les tiges alors bien feuillées ot fleuries pour les fuire sécher et les employer plus tard comme nous venons de le dire, ou les melanger en petite quantité aux fourrages secs, aux rucines, etc, dont il modifie très avantageusement les qualités.Choses et autres, Le Cercle agricole de Sainte Anne de la Pérade.\u2014Nous empron- tons an Journal d'agriculture illustré le rapport suivant de la dernière séanee de ce cercle agricole pr lequel nous appreuons aveo plaisir que là on est tout zèle & eutrer dans ls vole des améliorations agricoles : * Le cercle agricole de uotre paroisse s\u2019est réuni jeudi soir, le 25 novembre dernier, à la ré-idence de M.F.N.Ritchie, agronome distingué.Plusieurs des principaux citoyens de la aroisse s'étaient joints aux membres du cercle agricole sur l'invitation de M.Ritchie qui a reçu tont le monde avec l\u2019affabilité et ls courtoisie qni le distingue.Toutes les personnes présentes ont pu admirer les beaux spécimens de légumes, choux, navets, betteraves et autres racines provenant de la terme de M.Ritchie, qui a réussi par sn culture raisonnée et après plusieurs essais, à rendre produotifs de revenus certains morceaux de terre de as ferme, considérés conme impropres à «\u20ac _ toute culture profitable par ceux qui avaient cultivé avant »\u201d lai la même ferme.L\u2019assomblée s'est tenue sous lu présidence + du révéreud messire Bochet, curé de la paroisse, qui est venu encourager par sa présence et ses conseils toutes les personnes présentes, en leur faisant part d'informations et renseigne- menta utiles et profitables.M.Louis Baribeau, jeune agrienl- teur intelligent, agissant comme secrétaire, lut à l'assemblée plusieurs articles de journaux, qui intéressérent vivement les auditeurs.Pois M.l\u2019abbé Biron, vicaire de la paroisse, se rendant au désir de l'assemblée, (ans une heureuse improvisation développa avec beaucoup de clarté ct de précision les grands W, avantages que peuvent procurer aux oultivateurs la formation @ des cercles agricoles, où chacun apporte son contivgent de conuaissance et d\u2019expérience acquises dans sa propre oulture et dont chacun profite ; citant pour exemple plusioure pa- roiuses des environs des Trois-Rividres et en particulier celle de Saint-Juetin, où les cercles ugricoles ont produit les meil- * leurs résultats, en réformant la culture routinière de oes paroisses.Lea cultivators ont alusi mis a profit les connaissancés acquises dans ces réunions si avantageuses au double polut do vue des distractions agréables qu'elles procurent à ocenz| \u2014 qui s\u2019y rendent, et des connaissances pratiques que chacun y aequiort pour l\u2019avenir.M.J.A.Rousseau, manufacturier, donna aussi des explicutions enc l'utilité des cercles, au triple point de vue de l\u2019agriculture, de l\u2019industrie et du commerce, eto.\u201c Dans ane causerie générale qui suivit, chaoun fit part de ses expériences avec les résultats obtenus, puis l\u2019on se retira heureux et antiafaits des quelques heures agréables passées sous le toit hospitalier de M.Ritchie qui se multiplia pour assurer le confort de nes hotes.Chacun s'est promis d\u2019assister plus régulièrement, à l'avenir, aux réuniona du cercle agricole.Manufacture de lainage à Chicoutimi \u2014Nous apprenons que M, William Warner, de Chicoutimi, grâce au généreux concours des citoyens de la paroisse et de lu ville de Chicoutimi, doit établir une manufacture de laivages à cet endroit.Il y à déja quelques années que M Warren avait congu le projet d\u2019an semblable établissement, et dans oe but il avait visité la manufacture de Sherbrooke et autres manufactures non moins importantes ; mais des circonstances incontrôlables l\u2019efips- chèrent de donner suite à son prajet.Nous espérons que M.Warren recevra non-seulement l\u2019eucouragement des cultiva- tears de Chicoutimi, mais aussi de tous ceux de la vallée du Lac Bt Jean qu\u2019une semblable manufacture doit intéresser tout particulièrement en leur donunant l'occasion de se livrer à l'élevage des moutons eur tue plus grande échelle.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014w\u2014_ RECETTES Remède contre le mal d'oreille.Prenez feuilles de gaimauve, Llanche-ursiue, parlétaire, bé- toiue, de chacune une dbmi-poignée ; orge, fleurs de lis blano et de camomille, de chacune une demi-poignée ; faites bouillir le tout dans une quantité suffisaute d\u2019eau, et remplissez de cette eau une Lonteille de terre dont le goulot soit étroit; appliquez le gonlot à l\u2019oreille malade, de sorte qu\u2019elle reguive toute la vapeur qui en sortira.Cebte vapeur apaisera la douleur et mârira l\u2019abcès, s'il y en a.Cs remède n\u2019est pas également sûr pour les maux d'oreilles invétérés, comme pour ceux qui prennent tout-à-conp aveu violence: on ne risque cependant rien de l'essayer, car il ne pont faire de mal.It féut réitérer, sl la première application n'a pas calmé la douleur.Recoller la porcelaine cassée.Prenez une tête d'ail et écrusez-la bien soigneusement pour en faire une espèce de pâte : fcottez-en les morceaux cassés et Téunissez les parties en lea frottant; liez-les avec du Al de fer suivant la force de la pièce, et faites-la bouillir dans une Quantité suffisante d\u2019eau pendaut une demi heure, Après cette opération, la porcelaine ssra parfaitement recollés et sans que l'ail qui a servi, communique son odenr à ce que l\u2019on pourrs mettre dedans.~ \u201c\u201c Læ science populaire, * publié Hontrdah, District dc Eamouraska.| COUR DE CIRCUIT.No.8220, Le trente Décembre 1886, (En vacance.) JEAN-BAPTISTE POULIOT, de la Ville de Praserrilie, Eor, Notaire, \u2018 Demandeur, ve.ELZEAR MORIN, cultivateur, de Notre-Dame du Lac Témiscouats, Défendeur.Il est ordonné au Défendeur de comparaître sous deux mois.P, LANGLAIS, 18 jouvior 1667, cc 9e GAZETTE DEN UAMPAGNES District de Kamouracka.! No.8147.> Le dix-sept Décembre 1886.Présent : L'Hon.M.le Juge Ernest Cimon, LEANDRE PHILIAS METHOT, Marchand, de la Ville de Fraserville, COUR DE CIRCUIT.Demandeur, ve, JEAN BOUCHARD, fils, ci-devant marchand, de la dite Ville de Frarerville, et maintenant de lieux inconnas, Défendeur, et FELIX SAINDON, Marchand, de la dite Ville do Fraserville, Tiers-Baisi.La Cour, vu Ia motion, ordonne au Défendeur de compa- Tsître sous deux mois, (Bigné) P.LANGLAIS, G.C.C.(Vraie copie) L.B.DIONNE, Proc, du Dem.13 janvier 1887.District de Kamouraska.{ COUR DE CIRCUIT.No, 8184, Le vingt-quatre Décembre 1886, (En vacance.) STANISLAS DIONNE, Marchand, de la paroisse St-Denis, Demandeurv8.JEAN BAPTISTE PARADIS, journalier, ci-devant de St- Denis, et actuellement absent du la Province, Défendenr.Il est ordonné au Défendeur de comparaître sous deux mois.P.LANGLAIS, G.c.c.13 janvier 1887.A VENDRE BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK S'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue St Jacques, MONTREAL AVOCAT, de Fra- A.LANGLAIS, serville, P.Q., soit les Cours de Rimouski, de Kamoorasks et de Montmagny.Il s'occupe de prêts d'argent hypothéosires et autres, A VENDRE Béteil Ayrshire : veaux mâles et génisses, pure race, avec ligree.Aussi : Moutons Cotswold, de choix.S\u2019adresser à J.B.BEAUDRY, ST Marc, Comté Verchères, P Q.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1886-Arrangement pour la saison d'hiver-1887 Le et après lundi, 14 juin 1886, les trains de ce chemin partiront je la Station de Ste Anno (le dimanche excepté) comme suit : Pour Lévis.12.36 À.M.Pour Lévis.2,50 A.M, Pour St-Jean 10.38 À.M.Pour Lévis.3-10 P.M.Pour la Rivière-du-Loup.3.50 P.M.Pour la Rivière-du-Loup.102 P.M.Tous les trains marchent sur l'heure du tem .nel de l\u2019Est.pe convention D.POTTINGER, Sariutendant en chef Bureau du chemin de fer, Moncton, N.Bk., 23 novembre 1886, AUX CULTIVATEURS | Quai désirent se procurer les instruments les mieux adaptés pour la culture de ce district, ils trouveront les articles suivants : Arrache pierres et Souches, Aigniseur de Faulx, Arrache patates les plus modernes, Arrosoïrs ou distributeurs d'engrais liquide.Bouleverseurs à deux chevaux, Brouettes, Barattes de toutes grandeurs, Charrues de fonte durcie et trempée, Charrues d'acier meilleurs modèles, Charrue sous-sol, Charrues tournantes en versoir mobile pour côteaux, Charrues à double versoir pour binage, Charrues Sulkr, Charrues a trois sillons, Cremoirs, Cribles ordinaires el \"vibles séparateurs, Coupe légumes, Cultivateurs assortis avec anrcleurs et ranchausseurs.Faucheuses pour un et deux chevaux pour étendre le foin.Fourneaux agricoles de 30 à 75 gallons, Godendard et Machine à acier lea bâches.Herses rotatoires, Herses carrées pour un et deux chevaux, Herses améliorées à charnière, Houe et Cultivateurà roues ; Hone à la main, Hache-paille (assortis) s'aiguieant lui-même, Leviers pour graisser les roues de voitures, Laveuses mécaniques (assorties).Moissonneuses les plus améliorées, Machines à battre, «; tème Gray, pour un et denx chevaux, Machines pour semer les patates, couper les germes, combinées, Manipulateur mécanique pour le beurre.rene à foin.Rateaux à cheval améliorés, Roulcaux de jardins, Rouleaux de champs pour un ou deux chevaux, avec appareil pour semer la graine de mil, .Semoirs graines de jardin, à Semoirs à ln volée, Semoirs combinés pour grain et graine de mil, Soles rondes s\u2019adaptant À un pouvoir quelconque.Teneur de sac pour empocher, Tombereaux écossais, Tom- Lereaux pour étendre le fumier, etc, ets.AUSSI : pièces pour réparations de toutes es ments agricoles.Êt Balauces pour municipali 1e foin, etc.améliorées Faneuses, d\u2019instra- pour peser CHEZ CHARLES T.COTE.Gérant de la Cie Manufacturière de Québec.Fabrique à La Canardière, .On devra #adresser à l\u2019avenir à F, ALFRED ST-LAURENT No 17 Rue St Jacques, QUEBEC Le "]
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