Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 23 juin 1887, jeudi 23 juin 1887
[" No.35 par Ji \u2026 avant l\u2019expiration de l\u2019année d\u2019abonnemient, et XXIV Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.23 juin 1887 JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : ols Gérant FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer aveo le ler nnméro de l\u2019année.On ne e'abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné dorit, su Bureau du soussigné, UN MOIS les arrérages alors devront avoir été payés ; si non, l'abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gazette au Bureau de Poste.Tozt ce qui concerne la rédaction et l\u2019euvoi de correspondances doit être adressé à Firmin H.ProuLx, Rédacteur-Propriétaire.SCD ABONNEMENT : $1 PAR AN } Si la guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agrioultare doit en être la première.Emparons-nous du 60), si nous voulons conserver notre nationalité.EXector A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à Is Gasetie des Campagnes et les annonces à être bliées dans ce journal, doit être adressé à Beotor À, Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion \u2026 .10 \u201cins par ligne ; Deuxième insertion, « 3 bins par ligne Ke] Pour annonce à long terme, conditions libé- A rales.: HB Ceux qui désirent s'adresser t {ut partrculid- rement aux cultivateurs pour la vente de terres instruments d'agriculture, eto., ete.trouveront avantageux d'annoncer dans cé journal.ABONNEMENT $1 PAR AN SOMMAIRE, Bevuo de la Semaine : Comité de l\u2018Exposition Provinciale de Fannée Jubilaire 1887, à Québec ; quelques détails concor- nant les objets, produfts et animaux devant concourir à cette oxposition.\u2014Grande excursion à Manitoba et au Nord- Onest.\u2014La désertion de nos campagaes\u2014Les formes expérimentales sous le contrôle du Gouvernement Fédéral.Causerie Agricole : Améliorations des bôtes à laine (Suite), \u2014 Pâturages destinés aux moutons \u2014Nourriture des moutons eu hiver.Sujets divers : Le bétail canadien à l\u2019Exposition Jubilaire de 1887, à Québeo.\u2014L'initistive en agricalture.\u2014Le rôle de la femme en agrioulture.\u2014 Travaux de fensison.\u2014Soins de nourriture à donner aux veaux en élève dès qu'ils sont s6- vrée.\u2014Moyen de doubler la quantité d\u2019engrais avec le même nombre de bôtes.hoses of autres : La désertion des campagnes.\u2014Chaponnage des potirons et des melons.Receties : Manière de conserver le poisson en 6té\u2014Moyen de guérir les panaris.Bétail à vendre.\u2014Nous attirons tout particulièrement l'attention de nos lecteurs sur une aunonce que nous publious au- jourd'hui, concernant la vente d\u2019animaux de choix provenant de la \u201c Ferme St-Gabriel, \u201d ayant pour propriétaires MM.J.- Israël Tarte et frère.Nous félicitons notre confrère du Canadien d'employer ses économies à une exploitation qui dans le début peut présenter de nombreuses diffoultés, surtout quand il s\u2019a- Bit de se livrer à des essais nouveaux en ce qui concerne le croisement des races ; mais ce travail fait avec intelligeuco et eslcul ne peut manquer d'être très utile aux enltivatenrs qui devront en bénificier.Notre confrère, par les différentes charges qu\u2019il occupe où ayant à sa disposition plusieurs journaux, est on état de rendre de nombreux services à la classe agricole par son expérience pratique de l'élevage du bétail, qu'il ne manquera pas de faire figurer à la prochaine Exposition Jubilaire, à Québeo, REVUE DE LA SEMAINE Comité de I Exposition Provinciale de l'année Jubilaire 1887, à Québec \u2014Ce comité se réunissait mardi à Québec, pour In première fois, sous la présidence do l'Hon.M.Foly.Voici les noms des membres présenta À cette réunion : MM.8 Lesage, Jules Tessier, O.Daquet, J.I.Tarte, Louis Massue, le Colonel Rhodes, G.Leclerc secrétaire du Conseil d'Agriculture, Cléophas Rochette, et M.Stepheneon secrétaire de la partie industrielle.M.le Colonel Rhodes 8 été élu trésorier.M.Joseph Turcotte, avocat, de Québec, à été nommé assistant scorêtaire général de l'Exposition.Le comité a fxé au cinq de septembre l'ouverture de l'Exposition qui devra être close le nouf au midi, Il a été décidé que les entrées seront reçues jusqu\u2019à midi le six septembre, heure à laquelle les juges pro- cèderont à accorder les prix.Cette date ne s'applique u'au bétail, ear les autres exhibits devront être ren - dus sur le terrain dès le midi du 5 septembre, Les avis d'entrée ne devront pas être donnés plus tard que le 29 août et la réception des objets com- menoera do suite après et se continuera jusqu'au soir du 5 septembre.Grande excursion d'exploration a Manitoba et au Nords Ouest.\u2014On nous prie de publier dans ln Gazette de- Campagnes Ia correspondance suivants, pour l\u2019information do ceux qui ayant l'intention de s'établir à Manitoba ou au Nord-Ouest, voudraient auparavant s'assurer par oux mêmes des avantages que pourraient offrir los terres qui sotuelioment disponibles dans ces localités.Il serait désirable que, dans le cours de l\u2019été, les amis dévouss de la colonisation organisassent de semblables excursions à prix réduit, dans le but de faire connaître à ceux qui désirent s'établir comme colons, les centres nombreux dans la Province de Québec, qui n\u2019attendent que la hache du défricheur pour enrichir davantage notre pays.Si nous réussissions à établir dans chacun de ces centres de colonisation une ceu- 274 GAZETTE DES CAMPAGNES taines de familles, ce serait autant de gogné à la noble cause de l'agriculture.Collège Ste Marie, Montréal, 16 juin 1887.Monsieur le Rédacteur, Permettez-moi, dans l'intérêt de la cause de la colonisation, d\u2019attirer l'attention de vos nombrouz lecteurs sur notre grande excursion d\u2019exploration au Manitoba ct au Nord-Ouest, dont le départ est fixé au 30 du courant.On pourra partir dans l'après-midi du 30 juin de toutes les stations sur les Divisions de 'Est (Eastern Division) et d'Ontario du chemin de fer du Pacifique et de tontes les stations du chemin do fer du Sud-Est (South Eastern).La compsgnio du Pacifique a bien voulu donner une grando réduction do priz sur son tarif ordinaire en faveur de ceux qui voudront partir co jour là pour visiter les terres de l'Ouest ; le prix des billets à Winnipeg et retour n'étant que de $25 00; ce billet sera bon pour quarante jours, mais les arrêts ponr visiter les terres ne pourront so faire qu\u2019en revenant.Ceux qui, munis de ces billets, voudront pousser plus loin que Winnipeg leurs explorutions, pourront se procurer dos billets de retour de Winnipeg à n\u2019importe quelle station de l\u2019Ouest en s\u2019adressant au com- miseaire des Terres à Winnipeg, et la valour de ces billets de retour leur sers remise s'ils achètent pendant les trente jours qui suivront leur départ de Winnipeg 160 acres ou plus, de terres, ou s'ils pronnent des terres gratuites du gouvernement, Deux classes de personnes dovraient profiter de Cette excursion à bon marché, savoir : 10.Les cultivateurs dont les propriétés eont trop limitées pour lo placement de leurs enfants, et qui préféreraiont des torres de prairies toutes défrichées a nos terres en bois debout de cette province; ces bons pères de famille devraient aller s'assurer par eux mêmes des grands avantages que le Manitoba pourrait leur offrir, Sa Grandeur Monseigneur Tuché Mme disait dernièrement, que les vingt cinq paroisses qui forment son archidiocèse n\u2019ont guère la moitié des cultivateurs qu\u2019on pourrait sûrement y installer convenablement ; que la plus grande partie des riches prairies contenues dans ces paroisses eet encore in- calte à peu de distance de Saint Boniface et n\u2019ut- tend que le travail du colon pour l'enrichir; qu'on pourrait s\u2019y procurer avec le prix d'une terre d'ici deux ou trois terres de mêmes dimensions dans ces rairies ; que le prix des bois de construction avait esucoup diminué depuis quelques années, et que, par conséquent on pouvaits'y bâtir à bonne composition ; enfin, que chacune de ces paroisses était bien montée en fait d\u2019églises et d'écoles.N'y a-til pas là une place toute trouvée pour tous ceux que les terres en bois debout affraient et qui ce- ndapt voudraient pourvoir À l\u2019avenir de leurs on ants?Que ceux là c\u2019ucheminent donc vers le Manitoba et lo Nord-Oucat, qu\u2019ils s'emparent du sol Canadien, et qu\u2019ils contribuent ainei au dévoloppement de leur pays ; qu'ils procurent à leurs enfaute une oxis- tence fudépendante sur des torros canadiennes au lieu d'aller en faire dea engagés aur une terro étrangère.Nous avons besoin de conserver on Canada, ioi d'abord, puie dans le reste de le Puiessuce, toutes nos forces vitales afin de sauver au sein de la vague toujours envahissante de l'immigration européenne notre religion et nos institutions.20.La classe dirigeante dovrait aussi prendre part À celte excursion : nos hommes d'Etat qui en temps et lieu doivent décider nombre de questions se rappor - tant au Nord Ouest; les membres du clergé de qui leurs paroissiens ont souvent à demander conseil sur le meilleur placement de leurs enfants; à qui il appartient d'encourager la grande œuvre de la colonisa tion canadienne; plusieurs d\u2019entr'oux, dis-je, rendraient un service signalé à leur pays et à leurs compatriotes en allant étudier par oux-mêmes ces nouveaux territoires, tout en prenant des vacances agréables, en chemin faisant.J'ai oru devoir prendre part moi même à cette ex- corsion dans l'intérêt de la cause do la colonisation que je suis appelé à promouvoir selon mes forces, C\u2019est pourquoi je profite de cette occasion pour donner avis aux diverses branches des sociétés de colonisation de Montréal et d'Ottawa que je serai absent de la province depuis le 30 du courant jusqu\u2019au 31 juillet prochain.Coux qui désirent prendre part À cette excursion devront se procurer des billets pour Winnipeg ($25.00 aller et retour) an bureau de colonisation du Paoifique Canadien, No 523, rue Saint Jacquee, Montréal, où ils pourront avoir tous les renseignements voulus en s'adressant soit personnellomont soit par lettre à L, O.Armstrong, Ecr, Je demeure, Mensieur le Rédacteur, Votre tout dévoué en J.C, J.B., Nowy, 8.J, La désertion de nos campagnes.\u2014Voici, sous ce titre, ce que nous lieons dans lu Za Presse, reproduieant un extrait do la Gazette des Campagnes, à ce sujet : \u201c.En démontrant à nos compatriotes émigrés ou à ceux qui veulent émigrer qu\u2019ils ont plus d'avantages sur nos terres À coloniser, un grand nombre sans doute prendront la sage détermination de devenir colons.+ Plusieura familles canadiennes sont malheureusement parties cette année pour les Etats-Unis.l'a sont attirés par nous ne savons quelle fatalité, parce qu\u2019ils trouven* difficilement à se placer, comme le prouve cette affirmation d'on journal canadien publié aux Etats-Unis : \u201c Il nous arrive continuollement des familles du \u201c Canada, C'est plus que regrettable, puisqu'il y a ici « plus de monde que d'ouvrage.Nous pouvons les compter * par centaines coux qui sont ici depuis un laps de + temps assez raisonnablo et qui n'ont pu se procurer « le moindre emploi.On se demande naturellement + quelle est la cause du surcroit d'immigration.\u201d * En effet, pourquoi les familles Inissont le Canada pour les Etats-Unis ?Coux qui voulent travailler ici gagnent lour vio, non seulement aussi bien mais en- coro mieux qu'aux Etats-Unis, ils gagneraient boau- coup plus ici et ils no ruineraient pas leur santé comme ils lo font dans les grandes usinos américaines.Il arrive quelquefois que le pèro décide d'émigrer pour .>A GAZETTE DES CAMPAGNES 215 faire travailler ses enfants dans les manufactures, Ce qui lui permet, à lui, de flâner une bonne artie de l\u2019année.Le mobile de cette conduite qui est houreuse- ment l'exception, est des plus honteux et est indigne d\u2019un père ot d\u2019un homme de cœar.11 saorifie la santé de ses enfants 4 un repos aussi déshonorant, # Celui qui a du coeur peut tonjoars trouver de l'ouvrage chez les oultivateurs et faire vivre sa famille.Il pout aussi placer ses enfunts quand ils sont capables de travailler, Il peut très bien faire vivre sa famille on restant dans lo pays.\u201d Les fermes expérimentales.\u2014 Le comité d\u2019agriculture et de colonisation & examiné le professeur Saunders, directeur do la ferme centrale d'expérimentation établie dans le voisinage d'Ottuwa, et des stutions à établir dane les provinces maritimes, le Manitoba, les territoires du Nord-Ouest et la Colombie Anglaise, aux termes de l'acte passé à la dernière session ; et le témoignage du eavant professeur démontre que des progrès cone'dérables ont déjà été faits sur In ferme centrale.Environ 100 acres ont été ensemencés cette année, prinoipalement en blé, orge et avoine.Une quantité de blé à été importée du nord do la Russie (latitude de 600 milles pue au nord qu'Ot tawa) ; une certaine quantité a été semée sur la ferme et le reste à été distribué en petites quantités parmi Les personnes quisen ont fait la demande, dans les ifferentes provinces, sin de s'assurer s'il convient à notre climat et À notre sol.Un grand nombre d'arbres fruitiers et forestiers ont été aussi plantés, et d'après In preuve établie, il est vertein que 1a publication des essais agricoles et borticoles produira de grands ré- suliats, Voici pour l'information de nos lecteurs, les études et essais dont on doit s'ocouper sur la ferme expérimentale d'Ottawa : 10.Les diverses races de bétail; 20.lea principes qui régissent la fabrication du beurre et du fromage ; Bo.les graines de céréaies, d'herbes fourragères, les froits, les légumes, les arbres, et leur distribution ; 40.les engrais naturels et chimiques et leur analyse; Bo.'alimentation de bétail ; 6o.Ia plantation d'arbres fruitiers et autres; \u2018To.les maladies des plantes ot les insectes qui leur nuisent ; 80.les maladies du bétail ; 99.la valeur des grains ot graines de semonce ; 100, enfin, toutes les questions qui intéressent l\u2019industrie agricole du pays.Le départoment où l\u2019on doit faire l'essai des graines de nemence ost déjà prêt à fonctionner.Tout cultiva teur a le droit d'y envoyer des échantillons des graines qu\u2019il veut semer, pour on connaître leur valeur, tant sous le rapport de leur pureté quo sous celui de leur faculté germinative, On recommande d'envoyer environ quatre onces de grosses graines, telles que blé- \u2018Inde, pois, fèves, céréales, tandis qu\u2019une once ou même une demi once des gruines plus petites suffit.Les échantillons doivent être adressés comme suit : Ferme EXPERIMENTALE, OTTAWA, CANADA.Les paquets sinsi envoyés n'ont rien à payer pour leur transport psr la malle.On les envoie franc de port.Que les cultivateurs profitent de cet avantage afin déviter V'achat de graines sales qui infestent de mau- vaiges herbes lours terres.¢ CAUSBRIB AGRICOLE AMELIORATIONS DES BETES A LAINE (Suite).Les pâturages destinés aux moutons.\u2014Oes pâturages sont divisés en trois classes : 10.Les pâturages nata- turela; 20.los broussailles; 30.les bois ou autres terrains qui n'ont jamais été cultivés ou qui ne l'ont pas été dopuis longtemps.Outre ces pâturages, on donne oncore aux moutons ee qu'on appelle les glai- nages, c'est-à-dire qu\u2019on les laieso parcourir en liberté les champs dont on a enlevé les récoltes de céréales.Dans co dernier cas, les moutons y trouvent de nombreux épis et d\u2019excollentes herbes qu'il serait dommage d\u2019entorrer.Nous dovons rappeler ici qu'il est dangoroux d\u2019y mener les moutons quand les grains tombér ns moment de la moisson ont commoncé à repousser, du moins si le temps est tant soit pen humide.Les moutons mangent avidement les jeunes plants, qui sont d'une nature trop aqueuse, et qui produisent souvent chez oux la cachexie, Tont su plus pourra t-on y conduire les bôtes d'engrais déjà avancées; colles-là ne courront quo peu de risques, puis- wellas seront véndues ot abattues avant que la mala- ie nit eu le temps de faire des progrès appréciables.Los différente pâturages que nous avons mentionnés plus haut répondent à des états différents de culture, Les pâturages naturels, les brousesilles et les terrains incultes, représontent la culture arriérée; ils sont d'ordinaire peu abondants et formés en grande partie d\u2019une herbe grossière.Ces pâturages ne peuvent done nourrir que des troupeaux peu nombreux relativement à leur étendue.Ces moutons ny trouvent pas une nourriture suffisante; il n'y 8 que les races communes et rustiques qui peuvent s\u2019es- treindre À ces pâturages qui ne leur _profitent gudre.Aucune race améliorée ne pourrait se maintenir dans dans ces sortes de pâturages.Dans un état plus avancé de rages naturels disparaissent ; ils sont assuinis, améliorés, transformée et soumis à uno culture régulière.C'est ulora que nous pouvons garder des troupeaux de moutons de races porfoctionnées, moins fortes et moins rustiques, il est vrai, que les races communes, mais qui profiteront mioux de la riche nourriture qui leur est fournie; ils donneront une laine plus abon- danto et de meilleure qualité, ils engraisseront plus vite at donueront un volume de viande plus considérable.Un cultivateur habile doit tendre incessamment à créer des prairies artificielles.Cependant il n\u2019est pas toujours possible de mettre on culture tous les pâtu- ragos naturele.Par exemple, cenx qui occupent les penchante des montagnes, ne doivont pas être changés de distination.Quelques terruins plats, dont la conche végétale est très mineo ou d'une nature trop sèche où trop aride, doivent aussi être laissés dans leur état actuel.Les premiers doivent être laissés tels quite sont, parce que los labours ur cos penchants le montagnes sont difioiles à faire et que les eaux de pluies font doscendre graduellement toute la terre vé- stale nu bas de la pente.Dans le second oss, l\u2019aridi- ité du sol est un obstacle à la bonne venue de la plupart de nos plautes cultivées.À part les années bien l'agriculture, les pâtu- 216 GAZETTE DES CAMPAGNES Pluvieuses qui heureusement sont rares, ces terrains ne psicraiert pas leurs frais de culture.Les autres pâturages naturels, broussailles et bois, doivent être améliorés et soumis à une culture régulière, Quelque soit d'ailleurs les pâturages deatinés aux moutons, tons doivent être parfaitement assainis, car il n'y a rien qui détériore plus Ja santé des moutons que l'humidité constante du col, Ces terrains humider déterminent surtout une maladie incurable appelée cach: xie aqueuse : c'est une véritable pulmonie dont les moutons ne gnérissent jamais.Tout pâturage humide destiné aux moutons doit préslablement être débarrassé de son eau surabondante, au moyen de fossés et de rigoles en quantité et de profondeur suffisante, ou mieux par le drainage.Cet assainissement doit être exécuté un an au moins avant d'y introduire des moutons, Les prairies naturelles, toutes les fois qu\u2019elles ne sont pas trop humides, fournissent aux moutons nn pâturage excellent et très profitable.Maia lorsque le BOU&-cOl est assez imperméable pour favoriser la crois sance des jonces, des josesux, des laiches, de la mousse, il fant éviter de les y conduire ; de semblables pâturages ne leur conviennent en aucune façon, et sont môme fort dangereux.Non seulement les moutons seraient oxposés à y contracter la pourriture et le piétin, mais encore ils gâteraient infailliblement la plus grande partie du produit de la prairie, en la parcourant dans tous les eens poor trouver quelques brine d\u2019herbe fine au milieu des plantes grossidres qui eroiesent en majorité dans ces sortes de sols.- Quelque soit le pâturage fourni aux moutons, ceux- ci doivent y trouver une nourriture tonjours également abondante.Les alternatives de richesses et de pauvreté, d'abondance et de disetie, non-senlement détruisent lu santé des moutons, mais en même temps détériorent lour laine.Dans les temps d'abondance, la laino pousse plus rapidement et avec plus d\u2019abondance ; dans les tempa de disette, sa croissance se ra lentit, ello perd de son élasticits, elle devient plus sèche et cassante, et pour Ces raisons cette laine est moine appréciée sur les marchés, Quant nu nombre de moutons que peut nourrir Un pâturage d'une certaine étendue, il n'y a pas de oaloul possible à faire.Les pâturages sontei variables, la production changeant tellement d'une année à l'autre, que les prévisions les plus raisonnables ge réalisont rarement.Où a bien dit qu'un pa- turage qui nourrit une vache peut nourrir dix mou- tone ; mais cette donnée n\u2019est pas ordinairement bien utile, car il cst bien rare quo les pâturages à vache soient livrés aux moutons, et sur les pâturages à Moutons les vaches mourraient de fuim.Nourriture des moutons en hiver \u2014Dès que les mou tons, à l'automne, no trouvent plus dans les champs sde nourriture suffisante, on que le mauvais temps commence À s'établir de manière à les empêcher de Ppaître avec profit, il est temps de commencer à les nourrir à la bergerie.A ce moment de transition de la nourriture verte À Ia nourriture eèche, il ne faut rien brusquer, non plus qu\u2019au printemps quand les herbes repoussent et Qu'on recommence à los envoyer au pâturage.\u2014 Il est facile de concevoir qu'en changement brusque de régime ne peut jamais être que prédiciable À la santé des animaux.Le danger en serait encore plas grand au printemps qu\u2019à l'automne, surtout chez les coltivateurs mal approvisionnés en fourrage qui se sont vus obligés pendant l\u2019hiver, de n\u2019accorder à leurs moutons qu\u2019une nourriture pauvre et insuffi sante ; ce cas, qui ne devrait jamais se présenter, est cependant beaucoup trop fréquent.Les animaux qui ont souffert pendant l'hiver de la pénurie de fourrage, se Jettout avec avidité au printemps sur les premières herbes qui sont molles et qui contiennent une grande proportion d\u2019eau; si l\u2019on n'avait pas le soin de leg nourrir convenablement à Ia bergerie pendant les premiers jours de pâturage, de manière à les habituer peu à peu À ce nouveau régime, cette nourriture aqueuse aurait sur leur constitution affaiblie los effets les plus funestes; il s\u2019ensuivrait des dyssenteries et d\u2019autres affections capables d\u2019emporter une partie du troupeau.Il est donc bien entendu que l'on ne devra, les commencemente, lnieser paître les animaux que pendant peu de temps chaque jour, et que l\u2019on conti- nuers de les fourrager à la bergerie ; on augmentera graduellement le temps du pâturage jusqu\u2019à ce que les moutons soient accoutumés à leur nouveau régime.Pendant cette transition, les meilleurs aliments seront les plus toniquer.Les grains en général, et surtout l\u2019avoine, leur conviennent ici partionlièrement.Il faudra prendre la même marche au moment de remettre les bêtes à laine À la nourriture d'hiver.On devra suivre alors une gradation semblable, mais inverse À celle que l'on nura observée au printemps.C'est pour le troupes de moutons qu'on doit réserver les foins les plus fins des prairies naturelles, Ceux des prairies artificielles de légumineuses leur conviennent aussi parfaitement, et constituent le fond de leur nourriture d'hiver dans la lapart des fermes, Lea pois, les vesces, les gesses fauchés en vert et fanés leur sont excellents ; ils mangent fort bien aussi les pailles de ces plantes, des fverolles, des haricots, etc, qui sans avoir les qualités du foin, leur plaisent mieux et contiennent plus de parties nntritives que la paille des céréales.Les grains do toutes espèces leur conviennent par- tioalièrement, malheureusement le prix de ces denrées ne permet pas toujours de les employer à Ja nour- ritare du troupeau.La meilleure manière de faire consommer les grains aux\u2019 moutons, est de les mélanger, concassés avec les racines, Les racines entrent pour une partie importante dans l'alimentation des moutons.On les leur donne sous plusieurs formes.La manière la plus simple est de les diviser en petites tranches au moyen d'un coupe-racines, On mélange à ces racines, de la paille ou du foin hachés, et quelquefois un pou de grain concassé: on donne le tout aux moutons, soit rails, soit après lui avoir fait subir une légère fermentation, qui rond cette nourriture plus agréable aux bôtes et en facilité la digestion.Il est d'une bonne administration de faire passer d'abord devant les moutons, les pailles destinées à servir de litière aux autres animaux; elles con.tiecnent toujours quelques grains et des herbes dont profitent les bêtes à laine.Après avoir été ainei four ragées, elles sont d'ailleurs moius sujettes à être rava- A v 4 GAZETTE DES CAMPAGNES gles les rats, ui n° ,; trouvent plus les grains Sole S cherchent d'erdinsire,\u2014 (A subre) Le bétail canadien à l'Exposition Jubilaire de 1687, à Québec.Nous félicitons notre confrère du Canadien d'avoir le premier attiré l'attention de nos cultivateurs sur l'importance de faire figurer notre bétail canadien, à Ja prochaine exposition qui doit avoir lieu à Québeo.¥oloi ce que dit notre confière à ce sujet : #.Nous savons que c'est l'intention de ceux qui sont à préparer l'exposition d'offrir de nouveau es primes epécisles pour les animaux canadiens.Que ceux dono qui en ont à exposer, les préparent d'avance à figurer aveo honneur sur le terrain.Oe n\u2019est pas trop de trois mois de bons soins pour leur donner ia mise et l'allure que nous voudrions leur voir à tous.+ On nous informe que déjà plusieurs troupeaux ont été visités à St Raymond, à l\u2019Ange Gardien, au Château Richer et aux Trois-Rivières; leurs propriétaires ont promis, paraît-il, de les exposer et lee préparent en conséquence.Dans ces troupeaux se trouvent des vaches qui, au concours de la Société d'Industrie Laitière, ont donné près de 13 livres de beurre en sopt jours.Eten général lo commissaires s'accordent à dire qu'à l\u2019aide de bons soins la vache canadienne ordinaire pout atteindre un rendement en beurre supérieur à celui de la plupart de vaches importées.* L'œuvre ne régénération que poursuivent les pre- moteurs du Livre de Généalogie et du Livre d'Or de la race bovine caradienne n\u2019est donc pas une entre- rise sans portée et sans valeur.À vous de le démontrer davantage, vous tous qui avez de ces excellentes laitières, en les mettant à l'épreuve dans des conditions favorables, et en les faisant figurer au prochain \u201cconcours.\u201d \u2014\u2014\u2014rrmemmr=m= L\u2019iniative en agriculture.Si nous voulons que notre agricalture soit prospère, il ne faut pas laisser À d'autres seuls le soin de s\u2019en ocouper, et demeurer indifférents a tout ce qui peut être fait d'avantageux à son égard par ceux qui ont mission spéciale de promouvoir les progrès de cette nde cause.L'initiative individuelle, dans quelque nohe de l\u2019industrie humaine que ce soit, est la prinoipale cause du progrès, pour l\u2019agriculture comme pour les arts et l'industrie.Généralement on fait de l\u2019agriculture pour vivre, tandis qu\u2019on fait de l'industrie pour gagner de l'argent.Il est presque en proverbe que le cultivateur ne doit pus sen.Fichir : pourva qu'il vive, c\u2019est assez.Au contraire, un marchand, un industriel, doit faire fortune : c\u2019est admis, Si le cultivateur reste isolé, ne s'ocoupe pas de sa culture de manière à en obtenir les meilleurs résul- tate possibles ; s\u2019il refuse le concours et les secours qui loi sont offerts pour sortir de la routine dans lequel il se complait; s'il est indifférent aux conseils qui loi \u201csont donnés comme aux exemples de bonne vultare a à devant les yeux, chez un voisin même, il est Fable qu\u2019il fasse des progrès.Aide-toi et le Ciel a.> Le rôle de ls femme en agriculture.Une entreprise agricole ne peut être complète, ne eut marcher de manière à donner des prose à ce- ui qui l'exploite, s'il n\u2019est secondé par ce le qui doit purteger son oxistance.C'est l\u2019homme qui gagne, c'est la femme qui conserve.Cette maxime, qui s'étend.à resque toutes les conditions sociales, prend une bien plus grande force dans une exploitation agricole.La direction du ménage, qui comprend celles de laiterie et de la basse-cour, désignation qui ne s'étend pas qu\u2019au poulailler et le soin des jeunes animaux, est entièrement sous la dépendance de la femme comme le sont aussi les soins du jardin ; elle peut, par eon ordre et son économie, non seulement apporter uno grande diminution dans les dépenses journalières ei importantes par leur continuité, mais encore obtenir un grand accroissement dans le produit des choses qu'elle dirige, qui, outre les ressources qu\u2019elles lai offrent pour son menage, peuvent aussi donner un revenu pécunisire et concourir à l'amélioration des cultures.Lorsque le cultivateur est obligé à des absences pour la vente de ses produite sur les marchés, ou pour d'autres canges, c'est alors qu\u2019une habile ménagère peut être largement utils aux intérêts de la famille en suppléant son mari, non-seulement pour la surveillance des travaux au courant desquels elle doit être, mais encore en prenant un parti intelligent et décisif dans des circonstances imprévues, où l'imprévoyance mettraient en péril une récolte, un animal, ou feraient manquer une vente avantageuse de bétail ou do denrées.Sa surveillance peut éviter le gaspll- lage du temps, chose la plus pernicieuso d'une vie active, ou la mauvaise exécution d\u2019un ordre donné avant le départ par son mari.On ne peut nier qu\u2019une femme trouvera, dans la fonotion de ménagère sgri- cole, à satisfaire le puissant mobile de Vintérdt.\u2018Travaux de fonaison Nous emprontons ar Journal des Trois-Rivières quolques-vno des conditions exigées pour la récolte u foin afin que l'artiole, s'il est de bonne qualité, ne erde rien de sa valeur et soit en état de commander es meilleurs prix, et cela d'après les hommes com- pétenta et les maîtres du marché Américaia : \u201c 10.Il est absolument important de couper le foin pendant qu'il est encore en fleur.\u201c 20 Faire la fenaison après la disparition de la rosée du matin et aves le plus grand soin, afin qu'il ne reste auonn amas de foin À travors lesquels l'air et la chaleur du eoleil ne pourraient facilement pénétrer.\u2018 39, Le mettre invariablemont on veillotes avant que le serein ne commence À tomber et lo laisser ainei passer la nuit Les veillotes doivent être voiami- Beuses et contenir au moins cing à six bottes ordi- nai es de foin.Les veillotes ne doivent être étendues le lendemain qu'après la disparition complète de la rosée, Il serait poutêtre réferable que le foin fut ainsi mis en veil- otes pendant deux nuits.On ne doit commencer ale mettre en grange que trois ou quatre heures aprèe Que les veillotes ont été étendues sur lo champ.+ 278 GAZETTE DES CAMPAGNES \u201c 4o.Ne pas lier le foin en bottes, mais le rentrer délié et le faire presser tel qu'il est à cause de le prévention qui s'est introduite aux Etats-Unis contre le foin lié.* bo, Ne jamais pour nucune considération, entrer le soir en grange du foin de commerce coupé le matin du :même jour ou contenaut In moindre humidité qui le porte & moisir.\u201cIl y avrait bion d'autres remarques utiles sur la manière do faire la récolte du foin et de le protéger en grange; mais nous n'avons voulu insister que sur les points élémentaires lca plus importants et les conditions qui font l'objet des premières inquisitions do tous les achoteurs américains.Que chacun songo donc cette année à faire la meilleure qualité de foin possible pour le commerce, c'est un devoir urgent dans la circonstance, et nous croyons rendre service aux cultivateurs en le leur rappelant au moment où ils vont bientôt commencer cette récolte.\u201d Soins de nourriture à donner aux veaux en élève, dès qu\u2019ils sont sevrés.Tous les soina de l\u2019éleveur doivent tendre, pour los veaux qu\u2019il nourrit À leur donner, au moins jusqu'à six ou huit mois, un an, s'il le peut, une alimentation substantielle sous le plus petit volume possible.Il est aisé de remarquer, en effet, que si des aliments d'un fort volume proportionnellement au dégré de nutrition qu'ils représentent, sont donnés aux venux de bonne heure, ceux ci prendront presque immédiatement un ventre largo et pendant qu'ils auront ensuite bien de la poine à perdre, ot qui se traduira, le jour où plus tard on les abattra pour la boucherie, en diminution du poids de la viande nette, Cet accroissement trop considérable de l'appareil trop digestif a presque toujours lieu au détriment de la poitrine qui ne se développe pas ou se développe peu, et risque de rester étroite pour toujours.Si l\u2019on nourrit au contraire d'une manière substantielle sous un petit volume, les intostins n'étant pus obligés de se distondre outre mesure pour logor une masse de nourriture grossière, lo vente demeurera petit et le développement se portera sur l'appareil respiratoire: la poitrine deviendra plus ample.Il en résulters pour toute Ia durée de l'animal une constitution plus robuste et une aptitude plus grande A I'assimilation des aliments, l\u2019engraiesement autrement dit.Lis conséquence à tirer de ce principe, c'est que les veaux sevrés doivent consommer plus do farineux et et de bon foin sec, de regain surtout, que de nourriture en vert dont il faut un beaucoup plus grand volume pour les nourrir sutant, et principalement and il s\u2019agit des trèfles et blé d'Inde fauchés vorts.uesi, tout on admettant qu'il y ait avantage pour les jeunes bêtes parvenues de quatre à six mois à être sorties des étables, afin de respirer un air plus pur, et de se fortifier par l'exercise, il est toujours préférable de les mettre jusqu\u2019à huit mois au moins dane des pâturages où ellles ne trouveraient pas grand\u2019 chose à brouter, que dans ceux fournis d'une herbe abondante où les veaux se feraient en peu de temps d'énormes panses.Il y aurait cependant une distinction à faire.La nourriture, toute prise 4 I'étable avec - > des farines d'orge, d'avoine, de blé-d'Inde, de pois détrempés, du foin eeo, étant beaucoup plus coûteuse que le pêlurage libro, on pourra réserver la première pour les veaux mâles dont on espère pouvoir faire des reproducteurs, et laisser paître les veaux châtrés et les génisees.Entre huit à dix mois et un an, les bases de la conformation générale de l'animal sont posées.Avec la nourriture économique, c\u2019est À-dire le vert, On ser moins exposé qu'immédiatement après le sevrage au développement disproportionné du ventre: qu'on mène Aux champs ses élèves parvenus à cet âge, si le moment do l\u2019année est favorable ; qu'on leur donne à l'étable de la nourriture fraiche suivant la saison.Qu'ils soient nourris abondamment.Ce n\u2019est pas quand un animal a fini d'accomplir ça deuxième année qu'on est à temps de commencer à le bien nourrir.S'il est chétif jusque là, sans doute il croîtra encore, mais se ressentira toujours d'une alimentation insuffisante dans son jeune âge.On pourrait plutôt et avec moins d\u2019inconvénients ge montrer parcimonieux vie-à vie d'une béte de deux ans faits, bien nourrie jusque-là, que manquer À fornir une bonne et copieuse nourriture À ses élèves avant ce moment.Ce sont les mâleseurtout qu\u2019il convient particalièremunt de bien nourrir, Une génisse peut, sans qu\u2019il soit rien compromis, avoir été un peu moins poussée jusqu'à l\u2019époque à laquelle elle porte veau.Alors, il est vrai, surgit la nécessité de l'alimenter fortement.Non-seulement elle en a besoin pour que son fruit prospère; mais, de plus, dès quo le pis commence à se former, ce qui indique sitnultanément le premier travail du dévelo pement des vaisseaux lactifères, un accroissement de nourriture contribuera vraisemblablement À favoriser leur élargissement, surtout si, nourrie jusque là presque sobrement, la bôte n\u2019a pas encore donné des signes de la disposition à l\u2019engraissement, Il y à donc chance, dans ce cas, que l'augmentation de sa ration fourne principalement au profit de ses facultés lacti- eres.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Moyen de doubler la quantité d\u2019engrais avec le v même nombre de bêtes, Voici un moyen simple de doubler la quantité d'engrais avec le même nombre de vaches : Il faut svant tout crenser un trou À famier d'ane certaine étendue et profondeur, Au fond de ce trou on jette un tombereau ou deux de terres végétales.Cela fait, au lieu de vider l\u2019étable tous les huit jours, ainsi que cela se pralique presque partout, on la vide tous les quatre jours enne s\u2019inquiéter si le fumier est ou non fait; car ce qu\u2019il faut, c'est que l'engrais soit consommé au moment où on l\u2019enfouit dans le champ, et non au moment où on le sort de l'écurie.Lo fumier sorti de l'étable, avant de le mettre dans le trou, il faut avoir soin d'étendre une couche de litière sèche (berbos, paille, bruyère, jonos ou talle autre matière que fourait la localité) ; sur cette couche, on étend une couche de fumier, puis une seconde couche de litière sèche recouverte par une nouvelle couche de fa- mier, et ainsi de suite; le tout doit ensuite être convenablement arrosé.En opérant ainsi, toute la masse se trouve transfor.mée au bout de quelques mois en ongrais auegi wy: 4 .| IR cf de cultivateurs délaissent la charrue, GAZETTE DES OAMPAGNES 279 sommé, aussi fort, aussi excellent, que s'il était resté un mois sous les bates, Lorsqu'\u2019ensuite on videra lo trou, on aura soin de conserver pour le jardin la terre placée au fond, et qui aura absorbé une bonne portion de la partie liquide du famier qui se serait infiltrée sans cotte précaution dans le sous-col, et en pure perte.On le voit, cette méthodo n\u2019exige pas l'emploi d'au- oun ingrédient chimique et ne domande qu\u2019un faible surcroit de travail dont le oultivatour est largement récompenté, puisqu'il double ainsi saus beaucoup de peine la quantité de son engrais.\u2014\u2014\u2014\u2014 Ohoses et autres.La désertion des campagnes~\u2014On peut, sans crainte de se tromper, mettre l\u2019une des causes dela désertion des campagnes sur le compte de l\u2019esprit de routine quant à la culture de nos terres et ler différentes exploitations de la ferme.Tout marche, tout prospère ailleurs, et le cultivateur qui continue à cultiver comme on le faissit il y vingt on trente ans, payant tout plus cher, se livrant à des dépenses de plus en plue extravagantes et souvent au-dessus de ses moyens, et B\u2019astreignant par là à une gène de plus en plus grande, ne eut spporter à sa culture les soins et toute l\u2019attentiou qu'elle requiert.S'il chan- gealt ses modes de eulture, s\u2019il abandonnait des récoltes non rémunératrices, s'il agiesait avec caloul et prévoyance, s\u2019il introduisait des produits qui paient largement Pintérét de ses déboursés, il ee tireralt assurément d'affaire.Mais si vous pro- z A nombre de cultivateurs quelques-unes de cos modifica- ions à tentor, ils se moqueront de vous, s'ils ne portent pas à vos bonnes intentions à leur é ard, le Plu grand mépris et si vous n'êtes pas de leur part ja plus grande injustice.Il n\u2019est done pas étonnant que ces eultivateurrs ne trouvent d'autres remèdes à leur obstination que la désertion des campagnes.Ils ge retirent de la ferme, et on vérité ils font bien quand ils ne veulent pas prendre les moyens d\u2019y rester avec profit.Si nous voulons que le bien-être renaisse dans nos campagnes, que l\u2019agriculture ne soit pas un piz-uiler pour ceux pe ed vocation sont appelés à l\u2019exercer, il faut plus que ja- niais que les questions agricoles soient à l\u2019ordre do jour, Trop abandonnent l'héritage de leurs pères, quittent le sol qui les à vus naître, ot la Gauso d'est qu\u2019à l\u2019heure qu'il est, dans nos campapnes, uous vivous que trop au milieu d'un luxe éblonissaut qui nous fait mépriser la charrue, ponr n\u2019agpirer qu'aux jouissances que nous procurent les villes ; c'est que nous nous écartons trop des règles de la véritable économie rorale sans laquelle nous ne pouvons tirer avantageusement parti de la culture d\u2019une terre ; c'est que nous apprenons malheureusement que trop à la jeunesse de nos campagnes à mépriser l'agricalture et que là nous les portons à abandonner la oulture qui pourrait procurer bonheur et aisance.Nous ne pouvons nous dissimuler la situation actuelle de grand nombre de cultivateurs qui est pénible saus doute ; mais l\u2019avenir leur appartient.Point de regrets d\u2019un passé qui n\u2019est plus possible.Autrefois le travail de nos pères suffisait presque seul ce que reclamen les exigences d\u2019une consommation très limitée ; leur peu d\u2019ambition, une suffisante rémuuération de leurs peines les empô- chait de briser les chaînes de la routine.Il ne peut plus en être ainsi à l\u2019époque actuelle, le développement des industries de toutes sortes, attirant nos populations rorales dans les villes, a changé les conditions de la vie.En dehors de ces causes, de nouvelles et fAcheuses combinaisons économiques sont venues sogmenter un malaise auquel il fant absolument trouver un remède.Ce remède, puisez-le daus l'énergie de l\u2019esprit d\u2019initl- ative et dans les conseils des journaux d'agriculture si dévoués À vos iutérêts ; profitez des encouragements ct des secours de Dos gouvernants et de tous les hommes dévoués à l\u2019agriculture ui proolament si hautement et si chaleureusement la néces- té des cercles agricoles.Becondez les efforts de ceux qui ne vous veulent que du bien, au lien d'essayer à les parslyser par des ruoyeus parfois lus- vouables.Rendez facile l'établissement d'un cercle agricole daus votre paroisse ; encouragez, autant que vous le pouces la société d'agricalture de votre-comté ; c'est à peine si parfois t | qualités qui le font rechercher.dans une paroisse, cette société compte un ou deux membi tandis que la paroisse voisine en fournit de cinquante soixante, même davantage.Il est inconcevable que nous soyous si indifférents à l'égard de sociétés ayant pour but de répandre l\u2019inatruction agricole, propager l'agage des méthodes propres à enrichir le cultivateur sans appauvrir la terre, in iquer les instruments perfectionnés qui siinplifiaut le travail, peuvent avec avantage remplacer ja main-d'œuvre de plus en rare, et, ar conséquent, \u2018le plus en plus coûteuse ; enfin, pousser à Péiove du bétail, en indiquant les meilleures races at les oroi- sements les plus avantageux.Amis cultivatenrs, joignez-vous aux sociétés d'agriculture, faites parti du cercle ricole ef en même temps que vous travaillerez à voire prospérité personnelle, vous gervirez l\u2019intérôt général de votre pays auquel vous devez être attaché.Chaponnage des potirons et*des melon \u2014On préconise le cha- ponnage des potirons, JDrocéds emprunté aux nègres da Sénéga), et révélé au mar hal Vaillant par un capitaine de vaisseau.Voici comment ils opèrent, dit-on : Ils font une ouverture an sommet du fruit encore jeune ; ils en extraient les graines peu développées.Après l\u2019o ration, ile appliquent sur le trou le morceau du fruit enlevé ou le bouchent autrement, Lu plaie ge cicatrise et le tissus cellnlaire absorbant toute la sève, le fruit grossit énormément en prenant une délicatesse plus savoureuse.On s\u2019eat demandé si ce procédé ne pourrait pas être appliqué au melon.La réponse ne nous parait pas douteuse ; n\u2019il réussit dans le premier cas, ii doit sans doute réuseir dans le second ; mais il est trop minutieux pour être admis dans la grande culture, Bulletin de la Société d'hortioulture de l'Aube Fouissez do la vie.Quel admirable monde que celui où nous vivons.La nature nous donne la grandeur des montagnes, lea vallons et les océ- aus, et mille sources de jouissance.Nous ne pouvons rien désirer de mieux quand nous sommes en sauté parfaite.Mais combien de fois le plupart se sont-ils découragée, affaissés et ha- rasgés par la maladie, quaud il n\u2019y à aucune occasion pour ce sentiment, comme tous ceux qui souffrent de cet état peuvent s'en procurer ls preuve, aveo la Fleur d'août de Green qui les débarrassera de tout malaise, et les mettra comme s'ils ve- nalent de naître.La dyapepsie et 1a maladie du foie sont les causes directes do soixante-quinze par cent des maladies comme les affections bilieuses, l\u2019indigestion, ls mal de tête, la constipation, la pros- tion nerveuse, les vertiges, ls palpitation du oar, et autre décourageants symptômes.rois doses de Fleur d'août en démon- troront les merveilleux effete.Bouteilles d\u2019éobantillon 10 cents.Essayeza RECETTES - Manière de conserver le poisson en été.Il est difficile aux amateurs de pêche, pendant les fortes chaleurs de l'été de tirer avantageusement parti du fruit de leur pêche, surtout quand ils ont une rande distance à parcourir au retour de leur «xcursion ; le poisson arrive à sa distination dans un tel état d\u2019altération qu\u2019on ne retrouve plas en lui les Cependant, en asaut des précautions suivantes, on peut obvier à cet inconvénient qui & été employé avec succhs : On prépare, aveo la mie de pain tendre et une uantité suffisante d'esprit de vin, alcool au whisky, une pâte de coneis- tance moyenue, dont on remplit la bouche et les onles da poisson ; puis on l'enveloppe dans une couche d'\u2019orties fraîches, et par-dessus celles-ci d'une couche de paille qr'on a le soin d\u2019arrosur d\u2019eau de temps en temps, A l'uide de ce moyon, dont l\u2019exéoution n'offcs aucune difioulté, on à vu des issous transportés, poudaut les plus raudes chaleurs de \u2019été, à des distances fort grandes, et offrir tous les caractères de la fralchour que préseutunt les poissous qui vieunent d'être pôchés.\u2014 Moyen de guérir les panaris.Prenez du sel ordinaire rôtl sur un posle chaud, pour le rendre aussi ses que possible.À une euillerée à thé de sel et anesl 280 une cuillerée de savon de castille pulvérisé, ajoutez une cnil- lerée de térébenthine de Venise ; mélangez-les bien en em- lâtre et appliquez sur le panatis.Bi vous avez dix panaris à ih fuie faites autant d\u2019emplâtres.Renouvelez cette emplâtre deux fois par jour.En quatre ou cinq joura votre panaris, e'il n'est pas déjà ouvert avant de mettre votre emplâtre, aura un trou jusqu\u2019à l'os, où 6 trouvait enfermée la matière avaut que l\u2019emplâtre l\u2019eut fait sortir.Si le panaris a déjà été Jancé on est ouvert de Ini-même, ou est sor le point de vous emporter le doigt jusqu\u2019à la première jointure, mettez toujours votre emplâtre ; il n'ira pas plus loin, et aveo le temps votre doigt Buérira, même vi l\u2019os est parti, Comme de raison l\u2019emplâtre ne vous rendra point votre os perdu, mais vous guérira en peu de temps \u2014 L'Union des Cantons de P\u2019Est.COUR SUPERIEURE, CANADA, District de Kamouraska, PROVINCE DE QUEBEC, No, 893.DAME HELCIA ROY, épouse commune en biens de Clément Phaucas dit Raymond, ci-devant de la paroisse de Notre- Dame du Lac, dans Je dit District, ot maintenant de Salmon Falls, do New-Hampehire, l\u2019un des Etats Unis d'Amérique, dûment autorisé à ester en justice, Demanderesse, ve.Le dit CLÉMENT PHAUCAS prr RAYMOND, Défendeur, Une action en séparation de biens a été intentée ce Jour par Ia dite Demanderesse contre le dit Défendenr, ALF.DIONNE, Procureur de la Demanderease.Fraserville, 9 mars 1887.Ferme St-Gabriel J.ISRAEL TARTE & Frizz) BETAIL A VENDRE, JERSE Y-CANADIEN.DEUX TAUREAUX JERSEY, pur-sang, cinq ans, trée beaux reproducteurs.TAUREAUX ET GENISSES DE L'AN DERNIER, VEAUX DU PRINTEMPS, TAUREAUX ET GENISSES, Cochons Yorkchires.B'adreaser à TS J.ISRAEL TARTE, 0 N.TARTE, 23 juin 1887, Québec, Rividre-au-Pin, P, Q.A VENDRE A LA Ferme-modèle du Collège de Ste-Anne, urs Ayrshires, aveo ou aa 3 cocho: 0 5 3 de choix, pedigree; oe JOSEPH ROY, Veaux Berkshires; blé de la Mer Noire, B'adresser à M4 avril 1887.GAZETTE DES VAMPAGNES AVIS PUBLIC À tous et chaoun des débiteurs de Thomas Lavoie, marchand, de la ville de Fraserville, AVIS vons est par les présentes donné que les livres, réclamations et comptes dus ot appartenant an dit Thomas Lavoie par billets promissoires, comptes courants, on en verta d'aucun autre titre quelcon: ue, ont été vendus et tranaportés à Jean Baptiste Pouliot éoni ler, notaire, de la dite ville de Fraserville, dans le district de Knmouraska, en vertu d\u2019un acte de vente en sa faveur par Louis Nil Pa et, éor, bourgeois, de la dite ville de Fraserville, en sa qualité de curateur duement élu en justice aux biens du dit Thomas Lavoie, failli, et due- ment autorisé à cette fin par une ordonnance d\u2019un juge de la Cour Supérieure, et par les jnspooteurs à la faillite du dit Thomas Lavoie, à Praserville & t, devant Mtre, Jos.Thomas Joues, notaire public, le trente-nn mai 1857, J.B.POULIOT, N.P.Fraserville, 10 juin 1887 ! 16 juin 1857.Cap Breton.Sec-Detroit de Canso à Grand Narrows, Soumissions pour les Trans de Construction, DES SOUMISSION CACHETEES, adresses au on sel et endosséea \u201c Soumission pour le chemin de fer du Ca Breton\u201d seront reçues à ce bureau d'aujourd'hui à me midi, le 6 JUILLET 1887, pour certains travaux de construc.tion.Les plane et devis seront livrés à l\u2019examen au bureau de l'ingénieur en chef et gérant général des chemius de fer du uvernement A Ottawa, et aussi au bureau du chemin de fer du Cap Breton à Port Hawkesbry, C.B.le et après le sixième jour de juin 1887, oh Von pourra ue procurer, sur application, es spécifications générales et les formules de soumission, Aucune soumission eera considérée à moins qu'elle ue soit produite sur les formules imprimées et qu\u2019on ne se soit conformé à toutes les conditions.Par ordre, ; A.P.BRADLEY, Département des chemins de fer et, canaux, Ottawa, 27 mai 1887 10 juin 1887, CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1887-Arrangement pour la saison d'été-=-1887 Le et après lundi, 14 juin 1887, les trains de ce chemin partiront ge la Station Ste Anne (le dimanche excepté) comme suit : Pour Lévis eaccccaus 12,13 À, M, Pour Hat 10.37 A.M, Pour Lévis.11.03 À.M, Pour Lévis.5.10 P, M, Pour la Rivière-du- 5.10 P.M, Pour ls Rivière-du-Lonp.- 935P.M.Tous les traine marchent sur l'heure da temps conventionnel de I'Est.D.POTTINGER, Surintendant on chet Chef do pratique, Bureau du chemin de fe Monoton, No Bic, 9 ln 1667, "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.