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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 6 octobre 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1887-10-06, Collections de BAnQ.

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[" # p y s MP XXIV Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.6 octobre 1837 No.50 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer aveo le ler numéro de l\u2019année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Boreau du soussigné, UN MOIS evant l\u2019expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés ; si non, l\u2019abonnement sers censé continuer, malgré même le refus de la Gascite au Bareau de Poste.Toat ce qui concerne la rédaction et Venvoi de correapondances doit être adressé À FIRMIN H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.Gérant EXeoctor A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements 1a Gaseite des Campagnes et les annonces à êtra ubliées dana ce journal, doit être adressé à Brector À.Proulx, Gérant.ANNONCES Première ineertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, ete.3 contins par ligne Pour annonce à long terme, conditions libé rales, : Cenx qui désirent s'adresser tout partieuliè- rement aux cultivateurs pour la vente de terres instruments d'agriculture, oto., etc, trouveront avantageux d'annoncer dans ce journal.ABONNEMENT : $1 PAR AN SOMMAIRE, Revue de la Semaine : Monseigneur Charles-Edonard Poiré, caré de la paroisse de Ste-Anne de la Pocatière et supérieur du Collège de Ste-Anne, nommé Prélat romain avec le titre de Camérier d'honneur extra urbem.\u2014 Excursion des membres de la Presse aseuciée de ls Province de Québec, au Lac St- Jean [Suite].\u2014 Au lac Bouchette ; la colonisation dans cet endroit ; ce qu'est Je colon dass la forêt, et ses espérances pour Vavenir, Causerie Agricole: Culture du blé [ Suite].\u2014Insectes nuisibles sux céréales : La teignes des blés ; l'alucite des grains.Sujets divers : Le savoir en agriculture.\u2014Les feuilles des arbres fruitiers et forestiers employées comme litière \u2014Iuspection journalière du troupeau de vaches \u2014Soius à donner aux Yaches à cette saison de l'année.\u2014Nourritnre des bestiaux.Choses et autres : Troisième pèlerinage en Terre-Saiute, organisé M.l\u2019abbé L.Provancher, rédaoteur du Naturaliste Canadien \u2014 L'agriculture et Thortionlture ; pépinière de M.Aoguste Dupuis, du Village des Aulnaies, b.Q Recettes : Mastic pour raccommoder les fulences, porcelaines et vaisseaux de terre cassées.\u2014Moyen de nettoyer les tableaux en peintore, Chemin de fer de Québec et du Lac St-Jean.Excursion au Lao St-Jean.Un train d\u2018excursion partira de la gare du Palais à Québec à 7.30 a, m.samedi le 8 octobre, pour la station De Quen (6 milles de ls Pointe-aux-Trembles Lao St-Jean) y arrivant à 8,30 p.m.Pour revenir, partira de De Quen à Midi landi 10 octobre arrivant à Québec à 10 p.m.Billet de retour\u2014bou pour revenir jusqu\u2019au 18 octobre\u2014#4.00 première classe, $3.00 seconde classe.Communication par voiture entre De Quen, Pointe-aux-Trembles et Roberval.On fera une autre Exonrsion spéciale pour l'avantage des enltivateurs et autres personnes qui désirent aller choisir des terres, samedi 22 octobre.J.@.8corT, Secrétaire ot Gérant.Si In guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être ls première.Emparons-nous du e0l, si nous voulons conserver notre nationalité.ABONNEMENT $1 PAR AN REVUE DE LA SEMAINE Monseigneur Charles Edouard Poiré, curé de Ste- Anne de la Pocatière et supérieur du Collège de Ste- Anne, nommé Prélat romain par Sa Sainteté Leon XIII, \u2014 Les amis du Collège de Ste Anne et les paroiesiens de Ste-Anne en particulier, se rejouiront sans doute de l'élévation du vénérablo M.Poiré à la Préluture romaine avec le titre de Camérier d'honneur extra urbem Son Eminence le Cardinal Tae chereau se réjouissnit d'avance de lui apprsndre cette bonne nouvelle, mais l'incendie de son Palais à Québeo l\u2019a empêché de so rendre À Ste Anne.Le Rév.M.J.O.Soucy n\u2019en avait été informé que hvit jours auparavant, afin de lui permettre d'organiser pour dimanche soir, le 2 octobre, parmi les élèves du Collage, une petito séance 4 laquelle Son Eminence, le elergé voisin, les prôtres et les élèves du Collège prendraient part.Nous empruntons au Courrier du Canada, les détails suivants sur cette fète de famille qui est venu apporter la gaieté dans le «cour des élèves du Collège, attrie- tés d'avance d'avoir été privés de la présence de Son Eminence le Cardinal Tuechereau qui se faisait toujours un devoir de venir présider à la clôture de leur Tetraite.Cette fête était d'autant plus chère à tous les enfants du Collège de Ste Anne que celui dont on fêtait l'élévation étuit un bionfaiteur insigne.Au-ei nous concevons aveo quel enthousiasme ils acclamaient cette haute marque de ronsidération qne Sa Sainteté Léon XIII daignait nocorder à leur vénéré Supérieur, Voici ce que nous lions dans le Courrier du Canada, à l'occasion de cette féto qui a été une véritable surprise faite à celui qui en était l\u2019objet : # ,.\u2026.Malgré l\u2019absence inévitable du Cardinal, cette séance a eu lieu au jour et À l\u2019houre fixés d'u- vance.Le Révd M.Poiré fut invité à préstdor cette séance, sous le prétoxte de donner aux élèves le grand congé que le Cardinal leur aocorde chagne année à la clôture de la retraite.Quand il eut prie place sug un 894 GAZETTE DES CAMPAGNES trône dressé pour la circonstance, un jeune élève du cours commercial, M Adjntor Demers, fils de M.A.E.Demers, employé civit su Purlement de Québec, s'avanga et présenta à M.le Supérieur un magnifique bouquet.Au milien des fleurs on avait placé le document officiel venu de Rome, nommant le vénérable prètre Charles Edouard Poiré Camérier d'honneur extra urbem.On peut difficilement se faire une idée de la surprise de cet excellent curé, lorsqu\u2019en lui présentant ce bouquet, le jaune élève le ealua par ces mots : A Mgr C.E.Poiré, Camérier d'honneur, etc, \u2018 Aursitôt aprèa la prérentation du bouquet, ME'zéar Dionne, élè7o du cours clageique, présenta au nouveau dignitaire une magnifique adrerse, énumérant tous les bienfaits de ce vénérable prêtre, et tous ses titres à l'honzeur insigne que Rome lui a conféré.Avant que M.le Supérieur pût répondre à cette adrense, je révérend M.J, O.Soucy prit la parole et dé olara qu'il avait été autorisé par Son Eminence le Cardinal à lui présenter de es part ses plus sincères félicitations, et aussi de lui exprimer tout le regret qu'Elle éprouvait de ne pouvoir assister autrement qu\u2019en esprit à cette belle fote, \u201c Mgr Poiré répondit en quelques mots dans les quels se traduieait une vive émotion.Entre autres excellentes choses, Monseigneur fit une délicate allusion aux bienfaits qu'il soit distribuer avec nne si délicate profacion eur le Collège de Ste Anne.Abondance de biens ne nuit jamais, a-t-il dit, poorva qu\u2019on en fasse un bon osage.Ces paroles, comme on le penee bien, furent couvertes d'applaudissements prolongée.\u201c Après cette séance publique, Mgr Poiré re rendit au salon de MM.les prêtres étrangers, et là lés curés du voisinage ainsi que les prêtres du collège présentèrent Jeurs félicitations et leurs respectueux hommages au digne Prélat « Noue noue joignons aux amis de Mgr Poiré pour loi offrir nos plue sincères félicitations.Un tel honneur ne pouvait tomber sur des épaules plus dignes que les rennes.Rome mérite toute notre reconnsis- aance pour avoir ainsi comblé les vœux des nombreux admirateurs de ce prêtre charitable, qui a généreuse ment entrepris de couronner une carrière dejà ai bien remplie, par des œuvres innombrables de charité au service de l'éducation de la jeunesse, Exoursion des membres de la Presse associée de la Provinoe de Québec, au Lao St-Jean.(Suite) Samedi, le 24 septembre, à huit heures du matin, nous étions à la gare du Lac Bouchette.La veille ao soir et partie de la nuit, une pluie turrentielle nous fui.sait présager un contretemps désagréabio pendant notre excursion, mais un soleil radieux est venu dissiper nos craintes; notre voyago au Luc St-Jean a êté des plus heureux.Le lac Bouchette n'est pas bien considérable ; ii communique aveu le Lac des Commissaires qui u sept lieues de longueur et uno largour moyenne d'un demi mille.Comme le dit le Dr Dionne duns ses notes de voyage, nous étions alors à 168 milles de Québce, à 14 milles de St-Louis de Métabetchouan ot à 23 m:lles de Roberval.Nous arrivÂmes à la gare presgne en même temps que len colons du Lac St Jean qui avaient participé avec tant d'avantages et de succès à l'Exposition Provinciule de Québec, en y exposant le:ira produits qui ont excité tanu d'admiration et remporté plusieurs premiers prix.Afin de ne pas trop faire attendre ces vaillante colons qui nous donnsient place dans leurs voitures, pour nous conduire au Lac St Jean, nour acceptâmes avec empressement l'invitation de M, Creesman qui nous conviait 4 un eomptuenx déjeûner, dans une bâtisso appartenant à up nommé Ryan.Peudant les préparatifs pour ce voyage de huit lieues, nous visitimes les quelques bâtisses du voisi- noge, de fondation récente, qui ront plutôt des battes que des maisons ; car là le défrichement n'est qu'à son début et promet copendaot de marcher aussi rapidement quo la constraction du chemin de fer, avec la perspective que les colons doivent entretenir de poa- voir porter leurs produits agricoles de touten sortes sur les marchés de Québec.En voyant nos courageux et intrépides colons presque dans l'isolement, au milieu de la forêt, n'ayant pour habitation que de pauvres huttes cons truites cn bois rond encore couvert de son écorce, nous nous demandions si, comme journaliste agricole, nous étions justifiable de fuire une propagande active afin d'inviter nos jeunes gens à se livrer au pénible apprentissage de la vie rurale qu'au premier abord nous citadins croient être une vie d'esclavage, malgré qu'ils n'aient qu\u2019une faible idée des pénibles travaux et des nombreuses privations que le défricheur voit s'imposer ?Certainement oui, car s'il y à des misères dans la vie du défricheur, ils s\u2019en consolent à l'idée de devenir un jour les nourrissiers des citadins qui s\u2019apitoient À tort sur le sort des défricheurs qui eux jouissent d\u2019une parfuite indépendance.mettont lenr unique espérance en Dieu qui fait mürir leur moisson, fruit d'un pénible mais noble labeur que les rois et les empereurs n\u2019ont pag déduigné, comme au temps où l'on arrachuit un Cincinnatus de la charrue, pour en faire un coneul et général d'armée, Lo colon dans sa chaumiére, qui n'a même que quelques arponts de terre en oulture, est content ot houreax.Il est là dans un domaine qui lui appartient et qui lui est cher, parce qu'il l'a arrosé de ses sueurs et qu\u2019il commence à retirer les fruits de son travail, qu'il partage entre ses enfants qui devront plus tard lui aider à former un grand établissement.Il pout se diro avec fierté: \u201c Ce sol que jo foule, que j'ai payé, que j'ai défriché, que j'ai arrosé de mes sueurs, il est À moi; ces animaux que j'ai élevés et que j'ui entourés de mes soins, ile ont à moi.\u201d Il fait des habits chauds de la laine do ses moutons.Mettons en regard l\u2019ouvrier des villes qui, lui, n\u2019a rien qui lui appartient en propre, Oelui-là ne comprend pas la noblesse de la vie agricole, parce qu'il n\u2019a entendu proférer que des p'aintes de lu part de oullivatours qui ont eu la Iichoté d'abandonner la churrue pour la vie souvent mercenuiro des ouvriers de nos villes qui so disputent lo travail, tant il y à encombrement, Depuis vingt-cinq ans que nous sommes journaliste agricole, on nous à souvent reproché d\u2019être trop sévère à l'égard de ceux qui déluissent les campugnes ur le travail des villes, parce que, nous disect-ile, Patat du cultivateur est un état d\u2019esclavage où l'on ç To ui | Ds) - \\ \"> + . GAZETTE DES CAMPAGNES 805 s\u2019appauvrit davantage.Voilà le raisonnement d\u2019un trop grand nombre de cultivateurs de nos jovre qui ne savent plus retenir À ln charrue leurs propres enfants ; de ces cultivatours qui, de gaieté de cœur laissent l'héritage de leurs ancôtres pour chercher 2 pays étranger un travail que souvent on leur re uso.Tl est plus que jamais temps de proclamer bien haut que la profession sgricole doit être la première et celle qui doit recevoir le plus grand encouragement.Trop longtemps nous l'avons laissée déprécier.II faut pour cela que l\u2019enseignement agiicole ait sa place marquée dans nos éco'es primaires, et que l\u2019on encourage nos écoles d'agriculture qui apprendront à jeunes gens à simer l\u2019agriculture et à en tirer bon parti par une culture intelligente et raisonnée.Nous sommee heureux dé le constater, depuis déjà quelques années l'agrioulture à été entourée de toute Ia sollicitude de nos gouvernants qui voudraient encore faire davantage pour ls mettre en honneur; mais d'un autre côté, les plus obatinés À ne pas profiter des avantages qui leur ront accordés sont en trop und nombre parmi les cultivateurs qui ne cessent de dire et de croire que l'agriculture ne paie pas.Oui, pour un trop grand nombre de cultivateurs, l'agriculture ne paie pas; mais il y a de notre faute, car l'agriculture tera payante du moment que nons travaiilerous à améliorer efficacement notre système de culture et À le mottre À la hauteur des besoins du moment.Le champ des améliorations agricoles est vaste, ot nous ne devons pas reeter en arrière des pays qui nous environnent, si nous voulons avantageu- tement tirer parti de la profession agricole qui peut offrir à la jeunesse de nos campsgnes un brillant avenir.Quand nous aurons mis en honneur, comme elle le doit, la profcasion agricole dans notre pays; que nos polations rurales savront apprécier la nécessité de enseignement agricole au point de ne pas la refuser À leurs enfants, les écoles d\u2019agriculture seront largement fréquentées, les cercles agricoles deviendront une nécessité, et nos sociétés d'agriculture rivaliseront de zèle pour apporter à nos expositions leurs meilleurs prodüite, oréant par là une émolation qui nous mè- nerà sûrement dans la voio de progrès agricole, an grand contentemeut des journalistes agricoles qui pourront alors compter sur des milliers d'abonnés.Advenant ce progrès qui n'est pas impossible, pour pou que nous pouseions activement à la roue, la colo Niration de nos terres se fera comme par enchante ment, car alors nous aîmerons réellement la vie des champs qui faisaic l'orgueil de nos ancêtres qui ne rougisesient pas de venir dans nos villds en habit d'étoffe et la tunique ronge ou bleue : c\u2019est qu\u2019alors ils étaient flers du titre d'Aabitant qu\u2019on leur donnait, et ils e\u2019honoraient d'en porter le costume.La colonisation de nos terres inoultes peut se faire actuellement avec plus d'avantago qu'autrefois, grace aux chemins de fer quo l'on construit à proximité des gravds centres de colonisation et qui y aboutissent mème ; ei, à l\u2019avenir, il y à do Ia lenteur dans les défrichements, on ne pourra que l\u2019attribuer aux cultivateurs eux-mêmes, Nos lecteurs voudront bien nous pardonner ces ré- fl:xions qui ne sont certes pas à leur adresse, mais qui doivent être pour eus comme pour nous de puie- sants motifs pour travailler énergiquement à rame ner à la charrue Ja jeunesse virile et forte qui déserte, par centaine et par milliers, nos campagnes qui nous offrent la richesse ls plus sûre ot le bonheur le plus durable ; qu'on envoie ces jounes gens au milieu même des immenses foréta dn Lao St Jean qui n'attondent que la hache du défricheur pour enrichir de leura produits notre pays.Colonisons les riches vallées du Lao St Jean depnis si longtemps connues, mais jusqu'ici peu accessibles par le manque de communications.Asjourd hui, grâce À nos gouvernements et aux hommes d'initiative gne possède notre bonne ville de Québec, un rapprochement considérable s'est opéré : les parviases lointaines du Lao St-Jean sont presque aux portes de nos marchés.et pour peu que ia colonisation des terres de res fertiles vallées se fasse aves rapidité, no: chemins de for go rapprocheront davantage de nos colons, s'ils no les dévancent pas pour atteindre les confins de cet immense territoire qui formera une nouvelle province, comme tous les historiens du Saguenay se sont appliqué à le prédire.Mais, encore une fois, il faut vigoureusement pousser À Ja roue; il faut que tous los dévouements se mettont de Ia partie pour s'emparer de ce sol fertile qui aasu- rera la conservation de notre nationalité.Il n'y à pas un écrivain qui ait fait l'histoire du Lao St-Jeun, qui n'ait pas mis en titre de son livre.ces remarquables paroles du premier évêque de Québec: \u2018 Emparonsnous du sol, si nous voulons conserver notre nations.lié,\u201d C'est an appel patriotique qui doit être le mot d'ordre de tous les vérit«bles amis de notre pays, non seulement des lèvres mais aussi de cœur.Au prochain numéro, nous parlerons du Lac St-Jean, de son passé comme du brillant avenir qu\u2019il diepose en faveur de ceux qui auront le noble courage d\u2019exploiter les immenses richesses qu\u2019il renferme.\u2014(4A suivre.) .CAUSERIEB AGRICOLE OULTURE DU BLE ( Suite.) La teigne des blés.\u2014Cet inseote de l'ordre des lépi- doptères caure de grands ravages parmi les céréales en grenier.Elle passe par quatre états differents.La femelle dépose ses œufs, puis les œsfa éclosent et donnent naissance à une larve ou chenillo qui ronge le grain; c'est alora qu\u2019on s'aperçoit de la présence de ces insectes.Cotte larve se tient à la eurface des tar de blé, lie plusieurs grains ensemble avoo des fils de soie, se catho sous cet abri ot commence aussitôt ses déprédations, Elle vit do la farine du grain, pé- nôtre de plus en plus dans son intérieur, et passe à un autre grain, Il n'est pas rare de voir plusieurs grains à la surface des tas liés les uns sur les autres et former une croûte de plusieurs pieds d'épaisseur, Esles ont ordinairement atteint leur oroissance parfaite, c\u2019est à-dire leur état d\u2019inecote parfait, dans les mois de juin et juillet.Au moment de subir leur seconde metamorphose, les chanilles de cette espèce gugnent les crevasses des murs, les fentes des planchers, se cachent dans toutes les cavités qu\u2019elles ren- contrent et se changent en obrysalides; elles restent 296 - GAZETTE DES CAMPAGNES tout l'hiver et le printemps sous cette forme : le paillon ne prend son essor qu\u2019au commencement de \"été, Tl est bien difficile de se préserver des attaques de cet insecte.Dès qu\u2019on a reconnu es présence, il faut soumettre la récolte de grains à l\u2019action du evifure de carbone ; v\u2019est le seul moyen vraiment efficace, bien que des courants d'air froids coiert très utiles pour fuire périr cet inxecto ; la larve ne se développe qu\u2019avec uns température modérée de 10 à 12 degrés Réaumur ; cinq ou six degrés au-dessous du zéro la lorgent dans l'engourdivsement ; elle ne résiste pas ï cet abaissement de la température, pour peu qu\u2019il so prolonge pendant un certain temps.Lorsque l\u2019insecto est encore à l\u2019état de larve, on conseille, pour en opérer Ja destruction le oriblage et le pelletage dos graine.Par ce moyen, les grains se choquent les uns sur Jos autres ot écrasent los larves.On u aussi recours à des moulins cylindres faits À peu près comme les moulins À écaller orge.On y introduit le grain et les larves sont alors détruites.L'alucite des grains.\u2014 Cet inseote est aussi de l'ordre des lépidoptères, La larve vit sur différentes espèces de grains, sur lo blé, l\u2019avoine, le seigle, le blé-d\u2019Inde et surtout sur l'orge.Nous croyons intéresser nos lecteure en leur donnant ici les détails suivants eur cet insecte, que nous empruntons à un \u201cTraité eur\u2019les ineectes nuisibles à l\u2019agriculture, \u201d par M.V.Rendu : Au cortir de l'œuf la larve est d\u2019un rouge vif et devient ensuite toute blanche, à l'exception de lu tête qui est brune: c'est sous cette forme qu\u2019elle exerce ses ravoges.Le papillon n'est pas difficile À reconnaître: ses antenues se redressent au-dessus de la tête comme deux petites cornes ; ses ailes conchées sur le dos, eont puralièles au plan de position ; lea supérieures sont de couleur canolle pâle; les infé- ricurea, cendrées, sont bordées d'une frange de poils au côté interne.Les œuf-, de couleur orange, sont ob onge.Chaque femelle en pond de 70 à 80, et les dépote par paquets do dix à quinze, tantôt sur les épis en plein champ, quand la récolte est encore debut, ou qu'ello est on meulo ou en grange, tantôt sur les grains battus et portés au grenier : selon que la tom- pérature est plus ou moins élevéo, ila éclosent dans l'espuce de quatre à huit joure.La chenille, à peine née, s'établit eur le grain le plus suin et le mieux nourri, Si lo blé ou le seigle se trouve encore sur pied, elle se glisse entre les valves pour attaquer le graia; eur l'orge, elle s'introduit dans l\u2019intervallo qui sépare la pointe du grain et l'a rête de lu valve extérieure; plus le grain est tendre, plus la chenille l\u2019entame aisément, mais, alors mème qu'il est tout à fuit mâr et très sec, e'le en vient à bout.Avant do l'attaquer, elle e\u2019insinue vers le milieu de la rainure, se flie une toile extrêmement fine et l\u2019attache aux deux côtés du sillon, de tello sorte qu\u2019au- dessus de co voilo de gaze il n'y ait que juste la place néces-siro pour la contenir ot lui permettre de se monvoir.Sous cot abri, elle entume le grain vers le milieu de sn rainure, y pratique un trou rond, de ls largeur de son corps, et se dirige en ligne droite vers l'embryon.Cette man®:vro inetinctive a pour bat de priver le grain de son germe, de l'empêcher de lever ot de mottre l'alucite à mème de se nourrir de la subs- tance farineuse qu'il renferme; le grain, en effet, privé de son principe vital, reste inerte, se consoeve longtemps en terre, à l\u2019abri des altérations que détermine la germination, et fournit À l'insecte le vivre et le couvert josqu\u2019d es dernière métamorphose en papillon.L'ouverture pratiquée dans le grain par la larve est toujours placée eur l'un des côtés formés par le sillon.La chenille n'attaque jamais que ce côté ; quelquefois elle ne dépasse pus ses dégâts au delà, elle y subit sos changements de peau, s\u2019y file un cocon coyeux avant de se transformer en chrysalide, et devient papillon.Ordinairement, cependant, ella absorbo toute ou presque toute la substance farineuse, sans voir jamais besoin d'un autre grain pour son développement complot, qui s\u2019accomplit en cin semaites.Ainsi, le choix de l\u2019ulacite pour tel ou tel grain cet définitif; l'insecte ne passe pas d'un grain dans un autre, un seul lui suffit; les grains alucités, d'où les papillons se sont échappés dane le courant de l\u2019automne, contiennent plus ou moins de fa- rie; après l\u2019hiver, ils sont ordinairement réduits à leur simple écorce ; toute la matière farineuso a passé duns le corps de la larve.Chaque grain à demi rongé ou totalement épuisé de sa farine ne renferme jamuis qu\u2019un alucide, celai- ci y demeure clôturé depuis l'instant où il s\u2019est introduit juequ\u2019À sa dernière métamorphose, L\u2019exiguité de la chenille, le trou presque impercep- tib'e qu\u2019elle s'ouvre Av fond du sillon, sa cachette à l'intérieur du grain, la dérobent facilement aux re- ards et la rendent d\u2019antant plus redoutable.Dans es tas de grains, ln semence, quoique rongée en dedans, n'offre rien qui trahisse la présence de I'insects.Li grain, même réduit à sa pellicule, garde ss couleur et ss forme normale ; la larve y poursuit en toute sécurité ses déprédations.Dans les meules et les granges, elle ravaga encore plus impunément ; nul indice ne l\u2019y révèle; l\u2019apparition seule du papillon dénonce le mal, msis alors il est consommé.Toutefois, un examen attenlif permet de reconnaître la présence de l\u2019alucite; le grain vicié fléchit sous la pression des doigts, et, jeté dans l'eau, il surnage.A cos données pratiques, on peut y joindre une autre d\u2019une exéou- tion toute aussi facile: on prend dans la meule où dans la grange un certain nombre de gerbes soupçonnées d'infection, on les jette À terre ; s\u2019il en sort des papillons, l'ennemi est au cœur de la place ; il faut se hâter de faire passer la récolte par la machine à battre et la vendre au plus vite, sous peine de voir le mal empirer de jour en jour, Dans les contrées ravagées par I'alucite, on a lon temps regardé l\u2019échauffement des grains comme le signo le plus certain de la présence de I'insecte ; sans négliger cette considération, il ne faut pas lo regarder comme un indiceinfaillible.Il y a souvent coïncidence entre des grains échaufféa et les dégâts de l\u2019alucite, mais 'ingecte se rencontre aussi sur des grains sains.La fermentation n'est pas rare dans les récoltes mal rentrées ot entassées dans des endroits h+mides ; les papillons feme'lss préfèrent à tous les autres les grains avariés pour y déposer leurs ifs, et les chenilles éprouvent moins de résistance à les attaquer.L\u2019alucito profite de l'échauffement du grain, mais ne le produit pas, ni comme larve, ni comme obrysa. GAZETTE DES CAMPAGNES se7 Yide ou insecte parfait.Duhamel, savant agronome, après maintes expériences.a constaté que les monceaux de blé ne e'échauffaient pas, quoiqu'ils donnassent des papillons; tant que les chenilles abondent dans le grain, qu\u2019elles y sont pleines de vie et n'en ont encore dévoré qu\u2019ano partie, une chaleur même considérable peut ge développer dans les tas; elle diminue 4 mesure que les chenilles 66 transforment en chryaslides, et s'éteint tout À fait, lorsque les papillons commencent À sortir.Ce n\u2019est pas la chaleur animale sonstraite du tas qui le refroidit, comme on le croit communément; l\u2019absirsement de température Qu'on y remarque, tient uniquement à ce que l'action combinée de l\u2019air, de la chaleur et de l'humidité cst désormais sans effet sur le grain, puisque la snbstance farineuse dévorée n'est plus une cause de forments- tion ; celle-ci, tontefois, remplit un rôle considérable par rapport à l\u2019alucite: lorsqu'elle est modérée, elle active l\u2019acoroiesement des chenilles et détermine énergiquement la sortie des papillons ; elle fait, en définitive, l'office de la températore chaude, si favorable à la multipliostion des insectes, en général, et de I'alucite spécialement Avant de se traneformer en chrysalide, la chenille use d'une précaution fort ingénieuse : elle trace aveo ses mandibules un cercle eur l'écorce du grain et en découpe tout le pourtour, mais en ayant soin de ne pas détacher complétement le couverclo; il doit lui servir d'abri josqu'au moment où elle le soulèvers à l'état de chrysalide pour se frayer un passnge par cette ouverture, lorsqu\u2019elle sera devenue papilion.Après cette opération, elle se file un cocon toyeux et s\u2019y enferme; au moment de se montrer insecte par fait, la chrysalide enfonce avec sa tôte le couvercle qu'elle s'était ménagé pour ea sortie, elle passe une partie de eon corps hors de sa prison, se débarrasse de sa dernière tunique, dégage ses siles ot prend sa volée.Dès que les papillons eont venus à la lumière, ils s'accouplent et se mettent À pondre, si la tempérs- ture s'élève de 20 à 30 degrés centigrades.Le mal commence dans le champ méme; lea œufs sont déposés enr les épis sur pied ; ils ne tardent pse à éclore ; les chenilles rongent aussitôt le grain.Dana les an nées chaudes, le développement complet de l'insecte a lieu avant que la récolte ne soit rentrée.Les fc- melles qui pondent les premiers œufs proviennent de deux sources différentes : les unes sont sorties du eol, où elles avaient été enterrées aveo la semence; los autres ont émigré des greniers, des granges ou des meules où l\u2019on avait entassé la récolte précédente, battue on non battue.Il y à donc au moins deux générations: l'une passe l\u2019hiver dans les grains à l'état de chrysaliden et se transforme en inseotes parfaits au printemps suivant ; les papillons s'envolent par les fenêtres et vont gagner les champs.l\u2019autre génération, transportée en terre avec la semence, 8e développe au moment de l'épiage des graine et se rend directement eur les récoltes pour y multiplier, Lorsque le temps est favorable, il s'écoule généra- Jement un mois entro la ponte et ia gortie du papil- on.Tout grain qui a livré e à un papillon d'alucite cet Bommplétoment perdu, soit que H chenille l'ait \u2014\u2014\u2014\u2014 entièrement dévoré, eoit qu\u2019elle n\u2019en ait conso qu\u2019ane partie ; dans ce dernier cas, en offet, q en reste est souillé par les dépouitles et les déjections de l'ingeoto La farine qu\u2019on en retire, prend une cour leur terreuse ot un goût détestable ; il en est de môma ri lo grain renferme encoro la chenille lorsqu'on l\u2019es- voie an moulin, ls farine s\u2019on trouve fortement al rée.Tout grain alucité répogno & la volaille ; les raty eux mêmes, si pou difficiles en fait de nourriture, \"y touchent pas; convertie en farine, an pâte ne lève pas, attendu qu'il n\u2019y a plus de gluten.Le meilleur préservatif contre l'alucite est de n\u2019employer pour semence qu'un grain sain, trempé, pendant une demi-heure, dars un bain de sulfite de cuivre, tel qu\u2019on le prépare pour le chaulage du blé.On ne détruit pas l\u2019elucite par le brassage et le pelletage des grains, car l\u2019insecte reste dans le grain et rien ne peut l\u2019en faire rortir.On a proposé de soumettre les grains à une forte chaleur où au moyen d'acide sulforeux, pour la destruction de cet insecte, comme on le fait pour le charançon.\u2014 (À suivre.) \u2014 Le ssvoir en agriculture.U est un point dont les cultivateurs ne se pénètæent pas assez: c'est que l\u2019ugricultare est lo métier le plus compliqué et le plus difficile de toas et que pour l'exercer avec avantage, il faut le savo'r dans toutes les branches que comthande cet art.La caltaro des champs se liant avec presque toutes les industries, un bon agrioulteur doit posséder una: multitude de connaissances ot n'être, pour ainsi dire, étranger à aucune ; oar il doit leur demander auoces- sivement levr concoure, L'agrioulture, par l\u2019énergie et la multiplicité des moyens qu'eile met on œuvre, est une industrie, et une industrie qui, en raison de son importance, demande À ceux qu'elle a enrôlés de pr9 reaser toujours.Grundes sont dono l\u2019erreur et la faute de ceux qui laissent s'accréditer encore I'idéo d'ane agriculture iguorante.Qu'on encourage donc les écoles d'agriculture qui ont pour but de donner aux jeunes gens de nos campagnes une instruction en rapport aves les devoirs graves qu'ils auront à remplir.Il leur faut, À ces ljounes gens, une instroo ion qui porte leur intelligence vers la réflexion et l'observation rapide des faits, pour que l\u2019action seconde vivement Is pensée.Dans ces institutions, ile acquerront la connaissance des terres, des plantes ot des engrais, de façon À ap- de ce grand métier qu\u2019on nomme l'agriculture.Nous l\u2019uvons dit bien souvent et nous le répélons encore aujourd\u2019hui : L'avenir est à l'agriculture.C\u2019est ollo, elle seule qui résoudra Je grand problème social du bien-être général et de la vie à bon marché.Mais l\u2019agriculture ne sers prospère qu\u2019en autant qu'elle sers faite avec intelligence et que nous tirerons avantageusement parti des inatitotions agricoles que nous, possédons.Encourageons tout particulièrement nos ecoles d'agriculture, au lieu d'essayer à amoindrir leor utilité aux youx des cultivateurs.Vraiment il nous fait peine de voir quelques fous.naux représenter parfois nos écoles d'agriculture proprier les plantes aux terres et les engrais aux.vlantes et aux torres: ils auront alors une juste idée. 898 SAZETTE DES CAMPAGNES comme des institetions où l\u2019on n'y enseigne quo la simple lecture aux jeunes gens qui les fréquentent, ot cela tout en faisant l'éloge d'institutions agricoles largement eubventionnées et qui nécessairement doivent donner pour l\u2019argent qu'elles reçoivent, An lieu de chercher À nuire aux institutions agricoles que nous possédons dans notre Province, pronors les moyens de les mettre en état de correspondre aux besoins d'un enseignement apricole théorique et pratique qui se fait de plns on plus sentir, mais n\u2019aliona pas établir des écoles d'agriculture dont le programme soit au dessus des besoins actuels de Ia jeunesse do n08 campagnes pour en faire de bons agriculteurs.Commençons par le plus nécessaire.rR \u2014\u2014 Les feuilles des arbres employées comme litière.Nous savons qu\u2019en nombre d'entroits les céréales ont tellement sonffsrt par la rouille que la paille en provenant ne sera guère utilisnble même pour la liti re des animaux, Dans ce cas il y aurait avantage de recourir aux feuilles des arbres pour la litière, soit celles des vergers ou de la forêt si elle n\u2019est pas éloignée da lien d'habitation.Rien ne peut mieux conve- Dir à la litiére des chevaux et des Petes à cornes que les fouilles des arbres : elles contribuent même à augmenter la richesse du fumier, par les diverses matières qu\u2019elles renferment, si l'on ne retarde pas trop 4 en faire provision, Il n'y a rien de dispendienx en ce que les jeunes gens de Ia maison prennent une voiture à foin et aillent À la recherche des fouilles dans la forêt, après avo.r ramassé celles du voisinage de Is maison.Une bonne litière et une étable chaude ajoutent con-idérablement sur la quantité de lait à obtenir.Une fois qu\u2019on aura essayé de ce moyen, on J aura certainement recours l'année suivante.\u2014\u2014\u2014 terme Tospection journalière du troupeau de vaches.Le cultivateur qni tient à réaliser le plus grand profit possible de son troupeau de vaches leur porte a plus sorupulesse attention; il en fuit la revue av moins ane fois chique jour, loragne rien ne l'en em pêche.Par ce moyen, et nul autre, il peut être en tut de connaître exactement les conditions dans laa.quelles elles se trouvent.Si, par exemple, il leur arrive quelque scoident, il s\u2019en aperçoit et il est prompt à leur porter secours ; si l'une d'ollo est made il eesuio À se rendre compte de an maladio par les mouvoments ou l'apparence de l'animal, et il lui donne les soina nécossaires ; si une vacho amaigrit, ce cultivaleur soigneux, lorsqu\u2019it en a trouvé la cause, la soumet À un nouveau régime et il lui donne un sor oroit de nourriture on la faisant soigner à part.Le temps ordinaire da 803 visites étant fixé À l'heure Où l'on trait les vaches, soit le soir ou le matin, Ge cultivateur peut re rendre compte de lu diminution de telle ou telle vache, et dana ce cas il lui donne une Nourriture supplémentaire, S'il B'apergoit que toutes ses vaches ne donnent pas autant du luit que d'habitude, il essaie À on connaître in causo, soit qu'il doive l'attribuer à la nég'igence de ses servitenrs on au dé faut de pourriture et ls manqao d'eau : duns ce dernier cas il a vite fuit de changer de pAtorage et de faire eu sorte que les animaux sient de l'eau à leur dispo- IP China te CE a + sition, Dans oes conditions, un oultiveteur ne peut que véuliser do grande profits par ses vaches, qui lui paieront amplement le trouble qu'il se donne pour les tenir en bonne condition.Les soins que ce cultiuateur accorde À son bétail, donne Is mosure de l'attention toute particulière qu'il sait apporter À tous les travaux qu'exige la culture de sa terre, et bécessaire.ment nous ne lni eatendrons jamais dire que l'agriculture ne paie pas ! \u2014\u2014 Soins à donner aux vaches à cette saison de l\u2019année, D'ordinaire à cette saison de l'année, les pâturages suffisent à peine À l\u2019ontretien du bétail, principalement 4 Iégard des vaches qui pour cela diminuent considérablement en lait.C\u2019est assurément l'époque où elles exigent le plus de nourriture, exposées qu\u2019elles sont aux vents froids et même aux mauvais temps pen dant les mois d'octobre et novembre, Pour suppléer aux pâturages insuffisants, le cultivateur soigneux s\u2019est approvisionné de fourrages verts que lui fournit le silos, et il donne 4 aes vaches qu'il à le soin de rentrer À l\u2019étable ou de mettre à l'abri dans aa basse-cour, ane nourriture eapplémentaire afin d'empêchor qu'elles ne tarissent pas.Pur ce moyen il peut, pendant tout le mois d'octobre et partie du mois de novembre porter à la fromagerie oa la beurrerie une assez grande quantité de lait Les coltivateurs qui n\u2019ont pas à leur disposition des fourrages verts en quantité suffisante, pourront y auppléer en donnant du grain 4 leurs vaches.Ce graiu sera sesurément payé d\u2019abord par l\u2019aagmentation da lait, puis ensuite par la bonne condition dans laquelle les vaches se trouvent pour entrer en stabulation, Liss vaches pauvrement nourries en automne, exigent bien plus de nourriture pour les tenir en bon état pendant le temps de la stabslation en hiver.Dès que l\u2019on s'aperçoit que les vaches ne gagnent rien au pâturage vera la fin d'octobre, qu\u2019au contraire elles diminuent considérablement en lait, il vant mieux les mettre À l'étable, du :n0ins loraque les vents sont froids ou pendant les journées de pluies.En agissant autrement les animaux dépérissent et les pâturages sont brisés par le piétièénement des animaux : ce qui occasionne doable perte dout on ne caloule pas assez les mauvais effels pour l'avenir, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Nourriture d\u2019hiver des bestiaux.Aussitôt que les plaies froides et les fortes gelées d'automne commenceront, il faudra établer les vaches à lait.Dès ce moment, les racines doivent former une partie essentielle da la nourriture des bôtes À cornes et des bôtes À laines.Lies bœufs et les vaches peuvent trèe bien passer l'hiver en recevant par jour 12 lbs de foin ou même moins, loraqu\u2019on peut leur donner de bonne paille à discrétion, et le reste de la nourrie ture en racines telles que betteraves, pommes de terre, carottes, navets de Suède, elo.Parmi ces ratines, les plus nutritives sont les pommes de terro et les botteraves ; on peut calouler qu'elles équivalent à un pou moins de moitié do leur poids de foin sec.Les carottes sont, sans controdit, préfsrables aux pommes de terre pour la santé du bétail; muis d'après les expériences faites on n'est assuré qu'elles .- \u201ca h GAZETTE DES CAMPAGNES leur sont inférieures est faculté nutritive ; copendant les pommes de terre ne pourraient présenter de l'in convénient pour la santé des be:tiaux qu\u2019autant qu\u2019on leor donnerait crues en grande quantité, Les na- veta sont beaucoup moins nutritifs; il en faut 500 livres euviron pour former l'équivalent de 100 livres de foin, Les feuilles de choux sont encore moins nutritives que les navets.\u2014\u2014\u2014 Choses et autres, Troisidme pélerinage Canadien en Terre Sainte NJ ayant pas eu de pèlerinage aux Lienx-Saints en 1885 et 1886, plusieurs m'ont collicité d\u2019un organiser un pour cette année, de manière à ce que les pèlerins pussent en même temps assiater aux rolennités des noces d\u2019or de Sa Sainteté Léon XIII.Après diverses correspondances avec mes agents en Orient, voici ce qui a été définitivement réglé : Le pèlerinage prendra à New-York le steamer de la ligne française pour le Hâvre, samedi le 19 Novembre, et voici quel sers l'itinéraire : New-York Nov, 19 RETOUR Le Havre \u201c 30 Jérusalem Jan: 5 Paris « 30, Déc.1,2,3 Ramleh \u201c 5 Lyon 4\u201c 4,5 Jaffa « 6 arseille i 6,7 Port-8ald \u201c 7 Steamer des Messsge- Alexandrie *\u201c 8,9,10 ries Maritimes \u201c 8,9 Naples 14 Naples (1) \u201c 10 Rome.« 16 Alexandrie \u201c 14 Ancône (8) \u201c Le Caire (2) \u201c14,15,18 | Vénise Temaïlia (3) \u201c 17 Milan Port-Satd sé 18 \u2018Forin Jaffa (4) \u201c 19 Lyon Ramleh \u201c 19 Lourdes Jérusalom # 20 Bordeaux 8.Jean, Bethléem (5) 8.Sabas, Paris le Jourdain, ls Mer Morte (6) Havre New-York Mm Arrivée a Naples le samedi vers les 6h., on en repart 3 1h.P.M.[2] Da Caire on va visiter les Pyramides, l\u2019arbre de la Vierge, eto.[3] Du Caire on se rend par chemin de fer à Ismaïlia où l'on prend un bateau aur le canal de Suez qui nous amène à Port-Saïd dare la soirée du samedi.Le dimanche soir on reprend le steamer ef le lundi matin on débarque a Jaffa, [4] Le trajet de Jafla à Jérueslem, 16 lienes, se fuit en voitures, Oo laiese Jain dane Vaprds-midi et l'on couche à Ramieh [5 lieues] pour arriver à Jérusalem le lendemain vers [5] Oo s\u2019arrangera de manière à passer la nuit de Noël à Bethiéem.[6] Partant de Jérnsalem à 2 h.P.M, on conche à 8.Sabas, le lendemain on visite la mer Morte et le Jourdain et l'on couche à Jéricho, et l\u2019un arrive le jour suivant pour le diver a Jérusalem.7] Les pèlering- se réunissent à Rome pour l\u2019audience du Saint-Père, et enauite clhacon opère eon retour quand bon lui semble, les billets étant valables ponr un an, [8] Ceux qui verlent visiter Lorette doivent s'arrêter à Aucôue pour prendre une autre voie qui les ramène au même lieu le lendemain ils le désirent, Prix.Première classe dans les steamers et 2 classe en chemin de for.a.Seconde classe pastout.DEUXIÈME ITINÉRAIRE Le même que pour le premier jusqu\u2019au retour à Paris, puis : Dieppe, New Hesvene, Londres, Liverpool, Québec.Prix Première classe en steamer ot for $500, Ces prix comprennent tous Jes trausports tant par stesmers que par voies ferrées et par terre en Terre-Sainte, en outre la Lean tan n we 2e classe en chemins de peneton À bord des ataamers ainsi que durant les 18 jours qne \u2019on passe en Terre-Sainte.Ceux qui voudront visiter la Samarie, la Galilée, la Syrie ete, voyage des plus intéressants, pourront faire changer leurs billets à Jérusalem.Une croix apéciule, argent émaillé en rouge, eat donnée sox pèlerins ; cette croix leur rera ren:ise à Marnetlle.Tous ceux qui se proposent de faire le voyage aont priés de vouloir lien m'en informer au plus tôt, pour que les arrangements eoient pris sans délai.Comme tous les arrangementa se clôront à Québec, il faudra m'eavoyer le coût du trajet par traites nar les banques de cette Province ou cellesdes Etats-Unis.Quant aux argents qu\u2019un chacun vondra emporter pour soi, on pourra prendre des traites de la Compagnie Cook, divisées en £10 sterling, payables dans toutes les principales villes du parcours, Paris, Navles, Alexandrie, Jérusalem, Rome, ete, ote, Pour plus amples informations s'adresser au soussigné, L'Anné PROVANCHER, Cap Rouge, Québec.N.B.\u20148i les nouvelles du choléra qu\u2019on mentionne en Orient se continuaient, le départ serait ajourné à une date ultérieure.Avis en sers donné en temps couvenable.Agriculture et hortioulture.\u2014M.Auguste Dapuis, du village des Aninaies, vous sdresnit ces jonrs derniers une petite boîte de prunes Lombard, Impérial, Smith's Orleans, Bradshaw.Ces échantillons sont pragnifiques et prouvent à quels résultats envent conduire le travail persévérant, la patience aides par Fétade et l\u2019esprit d'observation.M.Dopuis a fait une longue série d'expériences avant de r6- Uesir à mettre la main eur les variétés de prunes et de pommes qui conviennent à notre climat, II fant avoir passé par là\u2014comme l'on dit en langage popu- laire\u2014pour savoir ce qu'il eu coûte à ceux qui tracent ainai la voix dn progrès.Peu de professions exigent autant d'énergie que celle de l\u2019agrioulteur et de l\u2019horticulteur.Tous deux travaillent dans la même direction et demandent à la nature le secours de ses ressources immenwes, merveillenses.Travail consolant et par, s\u2019il en fat jamais, par exemple, dans lequel les mauvaises passions ne trouvent pas l'aliment que leur fournit en abondance la vie agitée de !a politique, des professions libérales, eto, | Plus Vinstraction véritable se répandra dans notre provinos, plus noua verrons nos jeunes gens se livrer A la culture da so et des industries diverves dont il est la base.L\u2019agricuiteur éclairé qui sait que l\u2019art qu\u2019il exerce est de tous le plus noble, eat l\u2019homme le plus houreux qui existe, le plus libre, le plua fort d\u2019eaprit et de corps.Les préjugés, le défaut d'édacation, ont ravalé l\u2019agriculture dans certuins cercles de ls population.Ce déplorable eaprit tend à disparaitre rapidement, à mesure que Ja lumière se fait dann les mnsses.Des travailleurs d'élite comme M.Dupuis contribuent daus une large mesure à créer, à activer ce mouvement plein de promesses vers un avenir prospère et heureux pour notre race.Lan eultare des fruits est sans contredit l\u2019une des plus sédui- eantes et les plus propres à faire aimer la vie des chemps.Elle est anesi l'une das plus rémun(ratrices qnand elle est intelligemment conduite et pratiquée, El en té junqu'iol trop négligée.IL est vrai de dire que l\u2019insuccès à nouronné bien dus tentatives, causées, disons-le sans crainte, par le manque de discernement «t l'Imprudence.Quel mal n\u2019ont pas fait les vendenre d\u2019arbres qui ne conviengent pas au climat de cette province ¥ Que de trae vail fustré par leur faute.Que d\u2019enpérances déguis ! C\u2019est en agriculture surtout que l\u2019expérience précieuse et qu\u2019il importe de profiter de celle acquise par son prochain, Souhaitons dans l'int41êt du progrès, que l\u2019on se vouvienne de cette vérité si élémentaire, cet automue, et que ceux qui feront des plantations le jour de fête den arbres, s\u2019adresseront à bonne enseigne, au leu «de s\u2019ex poser à (les accidents et à des découre- nues de tous geures en nobetaut de personnes sans connaissances pratiques.M.Dnpuis est dans notre région le pépluiériste le plus compétent que nous puissions in-liquer à nos lecteats.Nous ne faisous pas, cela se compren |, de réclame salariée en tenaut ce lung 1ge.C'est on pis air et un dsvo.r pour noûs d'aider au développement agricole sous toutes ses formes, parmi lesquelles la culture des fruits est l'une des plus intéressautes.La fête «les arbres apyro :he, C'est le temps de préparer le terrain pour les plautatious qui, nous le comptons bieu, ssront | considérables cet automne, > GAZETTE DKS UVAMPAGNES Fouissex de La vie.Quel admirable monde qne celvi où nons vivons.La nature nous donne la grandeur der montagnes, les vallons et les oc6- ane, et mille sources de jonissance.Nous ne ponvons rien désirer de mienx quand nous sommen en santé parfaite.Mais combien de fois la plupart se vont-ils découragée, affaissés et harassés par la maladie, quaud il n\u2019y à auctine occasion pour ce sentiment, comme tous ceux qui ronfirer t de cet état peuvent s'en proonrer lu prenve, avec Ia Fleur d'aoili de Green qnl les débarrassera de tout malaise, et les mettra comme s'ils venaient de naître, La dyepepsie et Ja maladie du foie sont les causes directes de soixante-quinze par cent des maladies comme les affections bilieuses, l\u2019indigestion, le mal de tête, la constipation, la pros- tion nerveuse, les vertiges, 1a palpilation da cœnr, et autre décourageants \u2018symptômes.Trois doses de Fienr d'août en démon- treroni les merveilleux effets Bouteilles d\u2019échantilion 10 cents, Essayez\u2014\u2014\u2014 RECETTES Mastic pour raccommoder les faiences, porcelaines et vaisseaux de terre cassées Prenez un blanc d'œuf cro, ajoutez de la chaux vive écrasée bien menu, et comme une noix ; battre le tout ensemble, en frotter les morceaux dana les endroits cassée, les joindre et les serrer avec quelque lien pour les tenir collés.Laissez sécher pendant vingt-quatre henres.Pour les vaisseaux en Sarre sfonter des morceaux de pot de grès en poudre très sn Nettoyer les tableaux, Faire éteindre an peu de chaux vive dans beaucoup d\u2019eau, et se servir de cette ean de chaux trèe claire pour laver le tableau avec un pinceau légèrement jusqu\u2019à trois fois, après quoi le bien rincer aveo de l\u2019eau nette et bien claire, il sera neuf.Autre en.\u2014 Une once de cendre graveléa, une once de soude blanche, qu'on fait bouillir ensemble dans une pinte d\u2019eau, rédaite à moitié ; la passer dane un linge, et lorsqu'elle est à moitié froide, en frotter les tableaux avec une éponge, mis les achever avec de l\u2019eau claire, et les essnyer avec un Foge blanc fin.La deuxième eau nettoie les plus sales, en frottant légèrement, et rinçant tont de suite avec de l\u2019eau froide.\u2026A Vendre 4 poules et 1 coq Light Brahmas.4 poules of 1 coq Langhans.6 pounles ot 1 coq Golden Hamburgs 2 poules et 1 coq Wyandotts.Ces volailles de choix proviennent d\u2019œufs achetés chez les meilleure éleveurs des Etats-Unis.Livrables à la Station de Ste Anne.S'adresser à HECTOR A.PROULX, Ste Anue de la Pocatidre, P, Q.CHEMIN DE FER D'OXFORD ET NEW GLASGOW fuc.\u2014CHEMIN DE MINGO AL, VILLE DK Pictou, BRANCHE DE SOUMISSION POUR LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION ES SOUMISSIONS onchetées, adressées au soussigné et endossées \u2018 Boumission pour le chemin de fer d'Oxford et du Now.Glasgow \u201d verunt repues A ce bureau jnsqu\u2019au midi de londi, le dixième jour d'octobre 1887, pour certains travaux de construction.: Les plans et devis seront ouverte pour l'inspection an bureau de l'Ingénieur en chef des chemine de du Gonvernement à Ottawa, et aussi an burean du chemin de fer d'Oxford et du New Glasgow à In rivière John, Comté de Pictan, Nou- velle-Ecosse, le et après le premier Jour d'octobre, 1887.La spécification générale et la forme de ls soumission pourront être obtenues alors après application.Aucune soumission ne sera prise on considération à moins fotelle ne soit imprimé et qu\u2019on ait rempli les conditions vou- ues, x a Par ordre, A.P, BRADLEY, Secrétaire.Département des chemins de fer et canaux, Ottawa, 9 Sept 1887.22 sept.1867-83, A VENDRE BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue Bt Jacques, MONTREAL Ferme St-Gabriel J, ISRAEL TARTE & FRERE \u2014)oeo{ \u2014 BETAIL A VENDRE, \"4 B\u2019adresser à * « JERSEY.CANADIEN.DEUX TAUREAUX JERSEY, pur-sang, cinq ans, très beaux reproducteurs.TAUREAUX ET GENISSES DE L\u2019AN DERNIER.VEAUX DU PRINTEMPS, TAUREAUX ET GENISSES.Cochons Yorkshires.S'adresser à J.ISRAEL TARTE, Ou N, TARTE, 23 juin 1887 East », CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL | 1887-Arrangement pour la saison d'été-1887.Le et après Inndi, 14 juin 1867, les trains de ce chemin partiront de la Station de Ste Anne (le dimanche excepté) comme suit : Rivière-an-Pin, P.Q.Pour la Rivière-du-Loup Pour la Rividre-du-Loup.Tous les trains marchent sur l\u2019houre da temps convention» nel de l\u2019Eat.D.POTTINGER, Fnrintendent en obgf Bareau du chemin de fer, Monoton, N.Bk,, 9 juin 1887."]
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