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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 13 octobre 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1887-10-13, Collections de BAnQ.

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[" XXIV Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.13 octobre 1837 No.51 eT GAZETTE JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES < Rédactour-Propriétaire : ; FIRMIN H.PROULE.L'abonnement peut dater du Ler de chaque mois, ou commencer aveo le ler numéro de l'année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour un an, L'avis de discontinuation doit être donné éerit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l'expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages slors devront avoir été payés ; ei - non, l'abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gazette au Bureau de Poste.Tozt ce qui concerne la rédaction et l'envoi de correspondances doit être adressé y à Frauix H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.ABONNEMENT : $1 PAR AN = SOMMAIRE.Revue de la Semaine : Adresse des parolesiena de Ste-Anne de ls + Pocatière, présentée à leur vénérable \u2018uré, Mgr Chs Ed.Poiré, à l\u2019occasion de la hante marque de considération que Sa Sainteté le Pape Léon XIII vient de lui accorder en le XZ] nommant \u2018\u201c Camérier d'honneur extra urbem.\"\u2014Esxcursion | des membres de Ia Presse associée de ls Province de Québec, au Lac St-Jeau (Suite) : De 8t-Louls de Métabetchouan & Roberval et 1a Poiute bleus ou réserve des sauvages ; les Montagoais ; apostolat des RR.Pères Jésuites au pre Btoan.Canserie Agricole : Culture du blé (Suite).Remèdes contre la mouche à blé.\u2014La rouille, le chatbou et la carie des blés.Sujets divers : L'hivercement du bétail.\u2014De l\u2019eau chaude et de lu fermentation comme moyens de ménager les fourrages.\u2014 Nourriture à donper aux pures\u2014Les feuilles des arbres ou toutes autres matières végétales pour la confection des composte.\u2014Les cailloux utilisés en arborioulture.Choses et autres : Récréation patriotique : \u2018 Histoire du Canada.\u201d\u2014Appréciation du tabac canadien cultivé par M.F.« 4 Ey Foucher de St Jacques de l'Achigan, comté Montcalm, ~ , Q.Reééties : Moyen de conserver les pommes de terre en tas.\u2014 Moyen de combattre le \u201c blanc du rosier.\u201d \u2019 Cd « EN VENTE AU BUREAU DE LA \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES \u201d INSTRUCTIONS POPULAIRES SUR LES SOINS À DONNER AUX ANIMAUX MALADES \u2014Piix, 15 cle, LE PARFAIT MARECHAL EXPERT MODERNE, manuel complet de l\u2019emateur et du marchand de chevaux, de l\u2019artiste vétérinaire et du maréchal ferrant, ouvrage extrait \u201c des meilleurs auteurs anciens et modernes; mieu ordre et complété par M., Marcelicour, artiste vétérinaire, Prix : 35 ota.\u201c Le mouton, \u201d traité pratique eur l\u2019éluvage des moutons en Canada, par Éugène Casgrain, écr., arpentenr, membre da Conseil d'agriculture de la province de Québeo,\u2014Drix, 16 ots, pump in rpg pur Fn joulture du ÿ Ossaye\u2014Prix 25 ota.ve 8i 1a guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.| on L'élevage da cheval; \u201d des soins & lui donner.\u2014Prix, 90 Pp DES CAMPAGNES SEUDIS Gérant XXZector A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à la Gasette des Campa et les annonces à être abliées dans ce journal, doit être adressé à lector A.Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion.-.10 centins par ligne Deuxième insertion, eto.\u2026.à centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions 1ibé rales.| Coux qui désirent v'adresser tout particulide rement aux cultivateurs pour la vente de terres iostruments d\u2019sgriculture, eto., ete., trouveront avantageux d\u2019annoncer dans ve journal.; ABONNEMENT $1 PAR AN \u201c REVUB DE LA SEMAINE Adresse des paroissiens de Ste-Anne de la Pocatière, à l'occasion de l'élevation de Mgr Chs Ed.Poiré, à la Prélature Romaine.\u2014 À l'issue de la grand\u2019messe, dimanche dernier, les paroissiens de Ste Anne ont pr senté à notre vénérable curé l'adresee suivante, à l\u2019occasion de la haute margno de considération que Sa Suinteté le Pape Léon XIII vient de lai accorder : Monseigneur, Vos paroissiens ont appris aveo joie et bonheur votre nomination à l\u2019insigne dignité de Camérier d honneur de Sa Ssinteté le Pape Léon XUIL L'éminent Pontife, qui dirige aujourd'hui la barque de Pierre, avec tant de sagesse, n\u2019a pa savoir, sans en être très-édifié, tout le bien que vous répandez autour de vous.Surtout il n\u2019a pn apprendre sans en être ravi, le zèle que vous manifestez pour Ia grande cause de l\u2019education.En effet, l'éducation de Ia jeunesse a toujours été de In part du glorieux Léon XIII, l\u2019objet d'une sollivitude paternelle.Sa Sainteté s done vu en vous, nn des coopérateurs de son œuvre favorite, C'est pourquoi, Elle a vouln vous en murquer eon intime satisfaction, en vous rapprochant de sa personne sacrée par un des titres d'honneur de sa cour, C'est done un grand honneur, Monseigneur, que notre Saint Père vient de vous confrer : et cet honneur rejaillit sur la paroisse de Ste-Anne de la Pooatière.Auesi sommes nous fiers et heureux de voir notre vénérable curé élevé À une si haute dignité.Et comme nous connaissons depuis longtemps votre génerosité et votre dévouement envers Dous, nous manquerions À notre devoir, en ne snisissant as cette occasion de vous manifester notre reconnaissance.Depuis douze ans, Monseigneur, vons nous prodi- quez votre zèle pastoral ; conseils, exhortations, et satre soins du ministère, vous n'avez rien négligs 402 GAZETTE DEN UAMPAGNES - pour nous maintenir dans les bornes du devoir, De nombreoees fimillea vous doivent l'avenir de leurs enfants.Grâce à vous, l'ordie et l\u2019économie règnent dans nos finances Ce sont là des bienfuits que nous ne pouvons pue oi blier.Aus-i, Monreigneur, en\u2018vous présentant sujourd'bui nos plus sircères felicitations, nous tenons à vous dire que vos bicufuits no seront pes oubliés et que Los cœurs vous en seront reconnaie- sante.Dsignez dore, Monseigneur, recevoir nos hom- pages et nos vœux les plus ardents de santé et de bonheur.Exoursion des membres de la Presse associée de la Province de Quèbec, au Lac St-Jean, (Suite) Comme povs étions au nombre de nos confrères qui avaient préféré parcourir 4 pied quelques milles sur 3a voie ferrée, afin d\u2019éviter un chemin que la pluie de Ja veille avait rendu très boueux, nova eûmes l\u2019occasion de pénétrer quelque peu dans l'intérieur du canton De Quen qui compte déjà plusieurs colons possédant chacun une certaine étendue de terre où \u2019on y voit du magnifique blé, de belles prairies et de beaux troupeaux de bêtes à cornes.None concevona co qu'il a fallu de travail, presque un courage héro Ïque your en arriver à un semblable réenitat, au milieu de la forêt et enns communications pour la vente de leurs produits.Iis ne turderont par à être récom pensés do leur énergique persévérance, anjourd\u2019hui que le chemin de fer ect 4 leur porte, et qu'ile sont voisins d'une station à laquelle en vient de donner le nom de De Quen.Nous ne pouvons que feliciter MM.les Directeurs de cette Compsgnie de chemn do fer, de rappeler ainsi le nom du vénéruble Pare Jésnite, M.Jean De Quen qui découvrit le Luc St-Jean il y a prés de deux tiècles et demi, le 20 mai 1641.M, l\u2019ubbé.Tanguaydans son * Répootoire général du clergé canadien, \u201d rapporte gue ce mirsionnaire y célébrait un mois apres les Suints Mystéres duns une petite chapelle ue les sauvages chrétiens y élevèrent en moins de deux heures ; ces sauvages furent ravis de voir leur pays honoré par des mystères adorubles que les mis sionnaires lour avaient appris À connaître en ouvrant leurs cœurs à la lumière de l\u2019Evangile, Ce pays, conquis à l'Eglise, il y à plua de deux siècles, par lo zèle apostolique des premiers mission.paires de notre paye, ne devait pas manquer d'étre conquis à la véritable civilisation, même après deux Mècles d'abandon, Aujourd'hui, grâce & ceux qui ont hérité du zèle de ces missionnaires, nos généreux prêtres canadiens-français, grâce aussi à nos vaillants défricheurs, les buttes isolees sont remplacées par de magnifiques maisons qui so rapprochent davantage pour former des paroisses qui feront, dans un avenir prochain, Is richesse comme la gloire de notre pays.Après avoir purcouru six milles à pied nous res.Contions nos compagnons d'excuraion ; M, L.E.Otisse, agent des sauvages du Luc St-Jean, nous invite à prendre place dune es voiture pour nous rendro à St- vis de Métabetchouan dont le nom de posto est Chambord, puis de là à Roberval, Nous pustons à l'embouchure de la rivière Ouiatchousa qui se dé\u2019 charge dans le lac St Jean, par une suite de cascades formant des pouvoirs d\u2019eau d\u2019une grande force.Ce mot Ovialchouan signifie selon quelques-uns \u2018 rivière qui fuit des détours, \u201d\u2019 et selon d'autres * vois-tu la châûte.\u201d En cfet, à un mille à peu près du iao, la rivière tombe d\u2019une hauteur de 236 pieds et les eaux bonillonnantes se précipitent avec une grande rapidité vers le lac St-Jean, Sur la rivière Ouiatchovan sont bâtis plusieurs moulins.Plosieurs cents acres de terre sont en par- fuite culture, et l\u2019on y réalise de grande rendements en grains de toutes sortes, et plus particulièrement le blé.Il y n là des carrières à chaux et l'on peut y faire de la belle chaux, De la Ouiatchouan nous arrivâmes à Notre-Dame du Lac St-Jean, dont le bureau de poste est Roberval, Nous {mes reçus avco le plus généreux sccuoil, dans cette belle et grande paroisse, par ie Rév.M J, E, Lizotte, curé du lieu.\u2018 Après une heure de repos, nous nous rendions à la t Pointe Bleue on \u201c réserve de sauvages, \u201d où l\u2019on nous avait préparé un magn'figne diner, grâce à Ia générosité des citoyens de Roberval, On avait choisi poor cette circonstance, la vaste maison d'école où les petits sauvages Montsgnais vont puiser une instruction sous le direction éclairée de madame L, E.Otis, épouse de i'agent des saovages, La salle était magnifiquement decorée.Co magnifique goûter était servi par les demoiselles de Roberval.Le Rév, M.L'sotte présidait à la table d'honnevr, ayant À sa droite l'honorable Mde la Bruyère, président de l\u2019excursion, et M.T.À, Donohue, maire de Roberval, à ça gauche, Après le diner auquel nous avions fait grandement honneur, M.le ouré Lizotte propose la santé des journalistes en termes fort déliosts.Il nous dit combien les paroiesiens de Roberval étaient heureux d'offrir l'hospitalité à ceux qui, rans distinot'on de partis politiques, ont écrit articles sur articles en faveur de la colonisation du Lac St-Jean.Puis M, le curé nous donna de précieux et nombreux détails sur le pays que lui même avait parcouru dans toute son étendue, tout en donnant à chaque partie son caractère particulier, L\u2019Hon.M.de la Bruyère répondit à cette santé et dit combien nous étions contents de voir an pays si intéressant et que nous nous empresserons de faire connaître davantage.Après le dîner, un certain nombre de sauvages, hommes, fammes ot enfants, vinrent nous saluer, leur chef en tête, M.François Jourdain, vieillard de soi- zunte-dix ans, Voici les renseignements que nous donne, à l'occasion de ces braves et pacifiques Montagnais, notre se- érétaire À.le Dr N, E, Dionne : \u2018 Tle ont su conserver dans leurs cœurs ls précieuse semence de l'Evangilo par leur uttuchoment à la religion.La petite chapelle érigee au milieu d'eux, leur fournit l'occasion de déployer leur zèle à l'égard de la religion catholique.Duns co petit ranctusire, ils ont placé une chaimante stutue de Notre-Dame de Pitié qu'ils vont prier avco la plu« grande ferveur, Tous les soirs, ile se rendent on aseez grend nombre au pied de la Madone, et ils chanteut des hymnes et ) s GAZETTS DES CAMPAGNES 408 des cantiques en son honneur.De tout teraps les Montagnais ont manifesté une grande dévotion À la Mère e Dieu.« La Riv.Père Arnaud, O.M.I, écrivant un jour À 8s Grandeur Mgr l'Archovêque de Québec, pour lui faire un rapport de ses missions chez les Montagnais, disait au snjet de leur foi religieuse: \u2018 Les sauvages Montagnais se font remarquer poor leur dévotion en- verd la Sainte-Vierge ; ils ne manquent jamais de dire le chapetet, mêmo dans les jours od ils sont le plas fatigaés.J'en connais plusieurs qui récitent le Rosaire, et voici À quelles intentions; on verra qu'ile sont reconnaisesnts: La première partie est pour lo grand chef de la prière et ie gran Priant (le Pape et l\u2019Evôque) ; la seconde, pour la propagation de la Foi; la troisième, pour leurs missionnaires; la quatrième, pour eux-mêmes ; la cinquième, pour leurs parents et leurs amis.\u201d \u201c En 1861, le Rév.Père Murtin, jésuite éminent que la mort vient d'enlever après une vio de dévonement A In religion ot du Canada en os illustrant la mémoire de nos missionnaires martyrs, a pnblié un recueil de relations inédites où l\u2019on trouve sous le titre de Mis sion des Montagnais, un journal tenu par le Rév.Père de Crépieul, lorsqu'il était missionnaire de ces sau vages, depuis 1673 jueq wa 1702.Rien d'émouvant comme ces relations.On y trouve des détails complets sur la mort édifiante des principaux chefs man- tagnuis, Il rapporte aussi la mort du frère F.Mal herbe, le même qui après le martyre des RR.PP.de Brébeuf ot Gabriel Lallement au pays des Harous en 1849, transporta sur uo parcours de six milles les corps grillés de ces deux héroïques missionnaires.Le lac St-Jean fut découvert, comme on le sait, par le Père de @ 1en, jésuite, on 1641.\u201c\u201c L'histoire des \u201c travanx des missionnaires, à éorit Bancroft, dans « son Histoire des Etats-Unis, ge raitacho À l'origine \u201c de toutes les villes de l'Amérique frangaise ; pas un % cap n\u2019a été doublé, pas une rivière n\u2019a été décou- + verte sans qu\u2019un Jésuite en ait montré le chemin.\u201d Del a été le rôle des Jésuites vis-à-vis du Saguenay ot \u2018du lac St-Jean.Après 1641, on les trouve dans ces lieux évangélisant les sauvages, leur administrant les sacrenfents et les préparant au grund pnesage de l'éternité.Les Pères de Quen, Grépieul, Andre, Laure, de St-Pé, Gaignas, Maurice, Coquart, de la Brossejusqu'en 1782, c'est-à-dire pendant 135 ans, ont foulé © sol où reposent une foule de sauvages morts en bons chrétiens.\u2014(À suivre.) CAUSERIE AGRICOLE ourrurE DU Buf (Suite) Remêdes contre la mouche à blé.\u2014 Nous empruntons.au rapport de M James Fletcher, entomologiste ho- poraire du département de l'agricnlture à Ottawa, les détails suivants sous le titre: * Romèdes contre lu mouche à blé : « Sous ce titre, c'est & peine ri lon peut rien dire qui ait une valeur pratique.D'après les habitudes de J'insecte et le moment de ses attaques, il ost clair que l\u2019application de remèdes sur le blé même est impossible.Cependant, comme la plus grande partie des larves qnittent les épis pour s'enfoncer de quolques pouces dans le sol et y compléter leurs transformations, un certain traitement du sol immédiatement après ls moieson pout avoir quelque effet.«\u201c M, C, Whitehead, dans son second rapport au département de l'agrioulture en Angleterre, dit: * Ie seul moyen pratique de prévention est de scarifier le chaume du blé, immédisten-ent après l'enlèvement de la récolte, de manière à onterrer rofondément les larves dans lo sol.On pent aussi obtenir de bons résultats d\u2019une application de chaux vive, mais dans ce cas, le sol doit être auesi légèrement scarifié avec, an des scarificateurs de Coleman des plus légers, afn d'amener la chaux en contact immédiat avec les larves, Quelques jours après, le champ doit être labouré profondément afin d'enterror les lurves ot de prévenir leurs transformations, du moins lear dernière.Extirper le chiendent (cette herbe est botaniquement étroitement alliée au blé, et il est reconnu quo la mouche opère ses traneformations aussi bien sur elle que sur le blé).Passez soigneusement la faux le long des clôtures, dans les chemine, dans les terrains vagues et aux bouts des champs tant en dehors qu\u2019en dedans, Il faut remarquer ici que ce fauchage le long des olô- tures, dans les chomins, dana les terrains vagues et aux bouts des chemins, doit être fait syatématique- ment, deux fois, vi possible : l\u2019une de boone heure avant que les herbes ne montent à graine et que l\u2019in- seote n'éclose, et l'autre en automne, lorsque l'insecte a pris ses quartiers d'hiver sor los herbes et dans les débris le long des clôtures, soit à l\u2019état d'insecte parfait ou à l\u2019état d\u2019œuf.Il ne suffit pas de faucher simplement, il faut brûler tout ce qui a été fauché ou l'enlever pour être converti en terreau.\u201d On suggère de plus, dans les années où les attaques sur les graine ont été sérieuses, de biüier toute la balle et les débris après le battage, ou de les étendre sous les animaux duns les cours.\u201c Quelguefois une grande partie des larves demeure dans les épis jusqu'à ce que le grain soit enlevé, et nu battage, elles tombent avec ia balle, la poussière et les débris en nombre suffisant pour former une couche rouge, M, Meech, du lac Meech, Chelsea, dane la Province de Québes, m'informe, qu'il ÿ à quelques années, oe fut le cus pour le district d'Ottawa.Ces larves, na- turellament, auraient dû être soigneusement recueillies et détruites, * Dana beaucoup d'endroits du Canada, il a fallu cesser eutièrement de semer du blé d'automne, et ensuite, en changeant le temps de la semaille au printemps, il a fallu fuire on sorte que le blé épiât avant que la mouche fât abondante.Le grand nombre de variétés de blé, les unes hâtives, les autres tardives, est 0.1 Ceci d'un grand avantage pour le oultivateur ; mais il lui faut être eur le qui vive pour s'assurer du moment de l'appurition de ls mouche dans ea localité, et ulora semer où choisir les variétés du blé qui n'épient pas à co moment là.Q relques cultivataurs pré- tendeut que lorsqu'ils sèment un blé ainsi à l'épreuve de la mouchs, Gelle-ci, au bout de quel ue temps, change ses habitudes et se montre plus tôt où plus 404 GAZETTE DES CAMPAGNES tard, suivont le cas, pour correspondre au temps da I'épinge du blé.Quant à cette question, jo pense qu'il est plus probable que le changement a lien graduellement dans le blé, et si, après observation, on cons tate que tel est le cas, on peut obvier À la difficulté en so proourant de la semence de blé à quelque distance.\u201c De temps en temps, nous entendons parler de certaines variétés de bié à l'épreuve de la mouche, et a ici, sans nul doute, on champ de recherches à faire et dont Ice résultats soraient d'une importance immonse pour tout le pays.Partout où l'on a cultivé le blé ** Démocz:.te, \u201d on rapporte qu'il n été constamment à l'abri des attaqnes.M.Carey, M.P, m\u2019informe que semé dans un même champ avec d\u2019antres variétés, le blé \u201c* Démocrate \u201d demeure exempt, tandis que les autres variétés ont détruites, TI J 8 encore d'autres variétés qui sont presque aussi estimées.II est probable, toutefois, que la mème variété qui fait très bien dans un district ne pourra réuesir dans un sutro; et laquelle il faut préférer dans chacun, doit Bo décider par l'expérience.\u201d Rouille, charbon et carie des blés.\u2014 Les blés, avant de parvenir à leur parfaite maturité, sont gne'quefois sujets à plusieura espèces de maladies, telles que la rouil'e, le charbon et la carie des blés.La rouille est une espèce de poussière jaune qui s'attache eur les épis, et Qui est formée, à ca que l\u2019on croit, par des brouiilards épais : cette pouesière nuit À la végétation de la plante, en bouchant ges pores; mais vil survient de la pluie, elle détache la rouille, et les blés ne sont nullement endommagés.La rouille sttsque tout part'eulièrement le blé et \u2018orge, et assez souvent l'avoine.Lorsque la rouille est arrivée à ea maturité, elle laisse échapper une poussière jaunâtre qui tombe sur les tiges et los fouilles et qui, par l'acton du soleil, devient d\u2019un jaune foncé, alors ce «ham ignon se nourrit de la sève de la plante, et lorrqu\u2019il est abondant il prend une si grarde quantité de cetto tève, que lo grain n'en a pun suffisamment pour ss nour- sir, et il reste toujours petit, maigre et peu abon- ant.Les céréales les plus exposées à la rouille sont sur.fout celles qui ont été setnées tard ou retardés dans leur végétation sur des champs ombragés, humides, ajrès les pluies ou lcs brouil'arda suivis d'un sole:l ardent, Si la rouille attaque les plantes pendant qu'elles Ont encore jeunes, i arrive très souvent que le dom Tmago n'est pas grand, loreque comme nous l'avons dit lug haut, une phate vient en détacher la ronillo, Mais ti & végétation est avancée, alors que l\u2019épi est formé, ce dernier restera chétif, ne donnera presque pus do Grains et la paille sera de mauvaise qualité.8 qu\u2019un champ de blé eat atlaqué par la rouille, Îl est guère porsible de soustraire les grains à son ravage.Il vaut mioux prendre les moyens d'éviter estle maladie par ur bon «yetème de cuiture qui con sieste dans l'assuiniesement du scl, le choix et lu pré paration de la semonce, et l'applieution des ergrais Capablua de rendre à la terre co que chagne récoite lui enlève.C'est, en un mot, l'emploi judicieux d\u2019une méthode économique qui soutienne où développe In fécondité du sol comme la vigueur des plantes.L'essainissement du s0l, dans les localités ex sées à une humidité trop forte ou trop persistants en cerlaines saisons, re peut obtenir à l\u2019aide du-drai- nage ou égouttage des terres par des rigoles ou tubes souterrains.Par le fait même du drainage, on introduit de l\u2019air dans le sous-sol, et ainsi on active la rerpiration des racines qui ensuits péuètrent plus avant et profitent, durant la rotation des coltares, de la nourriture minérale et organique contenue sous \"ne plus forte épaisseur : donc directemens accrue, Quant aux choix et à la préparation de Ja semence, voici ce qu'il importe de faire: Les bléa pour se mence sont choisis, quelquefois sur pied, dans les plus belles parties du champ, et buttos à part avec ménagement, en frappant les épis contre un tonneau, Tls doivent être en outre triés avec, soin soit mécani- Qvement, soit à la main, ot de manière à ezolure les grains petits ou légera ainsi que les graines étran- Bères; on admet averi qu\u2019il est avantegeux de renouveler les semences à des intervailes de temps plus moine long, c\u2019est-à-dire d'échanger, par exemple, au bout de quelques années, les blés venus dans un terrain où lurgile domine, avec les produits d\u2019une qualité semblable, mais récoltés sur un sol plus calcaire, La paille des blés rouillés peut exercer une action délétère sur les chevaux nourris avec ce fourrage.On peut amoindrir beaucoup son inflaence fachense ror la santé des animanx en 8ecouant aveo force le fourrage affecté de rouille ou autres maladies analogues, afin de fsire tomber une partie des champi.Bnons, puis en l'uspergeant avec do l'eau salée et en, le mélangeant avec des fourrages de meilleure qua lité.} Le charbon attaque anrtout les organes de la reproduction, les fleurs et les graine.Lo grain charbonné no contient plus de matières farineuses ; il est rempli par une substance noire, une poussière qui est con-idérée comme ta substance du charbon.Ce champignon attaque indistinctement le blé, l'orge, l\u2019avoine, le blé-d'Inde.etc.On reconnaît que la plante est at- tuquée de charbon, même avant l'apparition de la poussière noire, à on dépérissement général de Ja : plante; le bout des fouilles\u2019 se dessèche, le grain ne tallo pas on talle moine, même dans les terrains très.riches.Les tiges charbonnées sont généralement d'un vert p'us pâle, î Le charbon est dommsgeable surtout sur l'avoine et l'orge, mais il attaque moins fréquemment leblé ; les blés de printemps y sont plus eujets que ceux d'automne, le blé imberbe plus que le big barbn, On voit des grains charbonnés sur tous lea climate, mais Je charbon se développe surtout dana les climats chauds et homides.Lea cauxes les plus fréquentes de la production de ce champignon sont le retour trop fréquent d'nre plante sur le même champ, le préparation incomplète du eol, les semis trop tardify, des terres appauvries, des alternatifs de pluies et de grandes chaleurs, un recouvrement trop épais des gruines, des semences mal choisies provenant de récoltes mal mfries; enfin toute causes qui amènent dans la souffrance et lu dispose à contracter le charbon.\u2018 Oa détruit le semence du charbon par les mêmes Moyens que nous fadiguerons pour is carie des bide, \u2018 la puissance du sol on cet * lante un état de ; t >s ah GAZETTE DES CAMPAGNES -\u2014 Caris des blés.\u2014La oarie des bléa eet le plus redou table des champignons parasites, aussi s-t-on cherché les préservatifs fes plus efficaces contre cette ma ladie.Le champignon de la carie attaque lui aussi lea organes de ls reproduction, mais il a des caractères bien difforents de cenx du charbon.Les grains cariés laissent échapper une mauvaise odeur de poisson gâté qu\u2019on\u2019 ne voit pas dans le charbon ; les grains cariés sont aussi plus gros que les graine charbonnés.La osrie transforme la partie farinevee du grain ou fruit du blé en une masse noire, granulée, fétide ; il euffit d\u2019un potit nombre de grains ainsi transfor més, \u2018pour infester de carie tout le blé de semence et produire, l\u2019année suivante, des récoltes plus mauvaises, ne donnant que des fariucs inférieures, et un pain de saveur désagréable.Le blé-d'Inde est aussi attaqué par la carie, mais Plus rarement que le blé.On ne l'a pas observé eur \u2019orge ni sur l'avoine.Les blés barbas y sont aussi sujets gee le blé imberbe ; cortains b'és rustiques comme les blée de Pologne ne résistent pas aux attaques de la carie, On remarque cependant que les blés d'an- tomue sont moine cariés que ceux du printemps.\u2014 (4 suivre.) \u2014#rmmmmmn\u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019hivernement du bétail Pendant Is saisen d'été on se s'occupe guère du bétail qui se suffit à lui même: mais il n\u2019en n'est pas de même lor-qu\u2018arrive les mauvais temps et les fortes ge'ées de l'automne, de même qu\u2019un hiver long et rigoureux qui nous oblige à établer nos animanx ndant plusieurs mois, Il faut aux animaux de l'a bi et un logement chaud, «fin qu'ils ne soient pas exposés À un f.oid excessif qui devient un tourment pour eux et les empêche de profiter de la nourriture qu'on leur donne.Cependant cette chaleur doit être oaloulée suivant lour besoin, appropriée À leur espèce et à lour âge.Il faut prendre grand soin que les ani msox ne soient entassés dans les ôtubles au point u\u2019elles deviennent pour eux des étuves, des espèces \u2019étouffoirs qui les tiendraient dans un état constant de trarepiration : ce qui nuirait considérablement à leur santé, car cette température serait d\u2019autant plus Sangorense que la température extérieure serait plus ide.C'est à ce eystème de atabulation, absolument contraire aux règles de l'hygiène, que l\u2019on doit attribuer Ia plupart des maladies qui déciment parfois nos troa- pesox d'une manière alarmante, TI y a différentes précautions à prendre à l'égard du bétail que l'on tient à l\u2019étable pendant la rade suison de l'hiver.Il faut faire on sorte que les animaux jouissent d'une température très tompérée, c\u2019est à-dire ni trop chaude ni trop fro de, où égard à leur Âge et à leur état spé- olal.Les bœufs qui sont À l'engrais s\u2019accnmmodent d'ane température assez élevée ; il leur faut moins d'air, une demi-obscurité et beaucoup de tranquillité Los Jeunes animaux en élève veulent plus d\u2019uir et moins de chaleur, Sur la fin de l'hiver, les vachos ui viennent de mettre bas ont besoin d\u2019une tempéra- re presque tiède, et les jeunes veaux doivent être Baçaabie e ok EEE ETES prendre c\u2019est que les vaches À lait ou en état de gestation ne sortent pas de leurs étables sans qu'il y ait eu une transition préable dn chand au fiold, c'estde \u2018lire de la température do l'étable A cetle du dehoss.Les transitions brosqaes de température sont fatales sux animaux, LI ne enfft pas de loger aveo soin et intelligence les snimaux pendant l'hiver, il faut aussi les tenir dant\u2018 une grando propreté qui est de rigueur et à laquelle on n\u2019attache pas assez d'importa.0e.Ces soins sont\u2019 faciles, pour peu qu'on veuille y consacrer quelques heures par jour.L'étrille joue un grand rôle sur la santé des animaux, des bôtes à cornes comme des chevaux.La brosse et l\u2019étrillo sont indispensables pour fuciliter et augmenter les fonctione de la peau, qui se ralentiseent pendant l\u2019hiver sous l'iuflsence de la sta.bulution, Les animaux à l'état de atabalation manquant d'un exercice nécessaire au maintien de leur santé, il faut absol«ment y supp'éer.Lorsque le temps n'est pas rigoureux, il est bon de faire sortir les bœufs et les: vaches pendant quelque temps.I! ne faut pas épar- guer, comme nous I'avons dit plas haut, lo jeu de l'étrille et faire en sorte que les étables soient tenues dune un état constant de propreté, our À l\u2019étable les animaux reçoivent sur le poil de la poussière, soit de la paille et des graines do toutes espèces qui tombent des funils.Pour pou qu'on néglige d'enlever les ordures de la litière ainsi que le tas de fumier qu\u2019on laisse s\u2019accumaler parfuis en arrière des animaux, ceux oi souffrent considérablement des émanations qui proviennent de ces fumiers eo fermentation , lossque l'étuble est chaude ; il est dono indispensable de les enlever le plus souvent possible.Les étables des moutons n'exigent pas une température aussi chaude que les étables destinées aox bêtes À cornes, car la toison des moutons les garantit euffissm mont contre le froid.Ce qu\u2019il y a à obsere ver, c'est de tenir les moutons à l\u2019abri de l\u2019hamidité et de ne pas les faire passer trop brusquement da chaud uu froid, .Avjourd'hui que l'industrie laitière occupe une , large place dans notre production laitière, il est du devoir de chacun, selon sou fiible pouvoir, de faciliter par la vulgarieation des moyens pratiques, 'extension de ce genre de produit.11 est sans contredit que l'aptitude dea racss joue , un rôle considérable dans ls production lactifère, mais l'alimentation joue aussi va très grand rôle, Le cultivateur que cels intéresse au plus haut dé-.gré, ausei bien en hiver comme en été duit veiller .avec un soin |a plus sorupuleux À la nourriture de ces :.bestiaux, S'il eat intelligent, il caloulers ce qui est nécessaire de donner aux animaux comme ration de simple entretien, et ce qu'il faut comme ration de pruductien se transformant en viande, lait, laine oq travail, L'intérêt bien entendu du cultivateur est dodo d'entretenir duns ses écuries que le nomdre de bes tiaux parfaitement en rapport aveo la nourriture .qu'il peut leur donner, onlcuise en ration d'entretien.et ration de production.Il doit rechercher le mode le meilleur et le plus économique de nourriture sans cependant viser à la meosquinerie qui porte cerfains.cuitivateurs À donner À lenrs animaux ane nourritare toute atteinte de froid.Une précaution À | moins que suffisacte À leur entretien, 406 GAZETTE DES OAMPAGNES De eau chaude et do la fermentation comme moyens de ménager les fourrages.Lorsqu'on n\u2019a pas une grande provision de foin et de racines comparativement au nombre d\u2019animaux Que l'on désire mettre en tabulation ; que l'on soit obligé d'avoir recours à la paille pour pouvoir les maintenir juequ\u2019à la prochaine saison des fourrages, il est avantageux de faire couper, avec un hache paille, le foin et la paille ; ainsi hachées, ces matières deviennent plus mangeubles et plue faciles À digérer.Les frais que nécessite cette méthode 8e trouvent amplement compensés par les avantages que l'on en retire, surtout lorsqu'on pout faire mouvoir le hache- paille par des animaux.C'est lorsque le foin renferme beaucoup d'herbes à tiges dures et épuissos, lorsqu'il a été avarié par le Mauvais temps ou uueei lorrqu\u2019on vent mélanger les fourrages-racines avec du foin ot de la paille, qu'il est principalement nécessaire de faire hacher les fourrages rece ; cola est encore indispensable pour les fourrages destinés à êtro échaudés ou à être soumis à la fermentation.Pour échauder on met les balles provenant du battage des graine, les racines, les graine égrogés, la paille et le foin hachée, le tout ensemble duns une cuve ou un tonneau défoncé; on y verse de l\u2019eau chaude nesez pour que les matières en soient sufisam- ment movillées ; c\u2019est ainsi qu'on laisse toujours trem per ce mélange d'un repas À l\u2019autre ; afin qu\u2019il puisse se refroidir, car il ne doit jumais être donné chaud.Il est important d'observer la plus grande propreté à l'égard des tonneaux et des cuves afin qu'il ne s'y trouve point d'acidité.La cherté du bois ou le manque d'un local convenable pour pouvoir se procurer de l\u2019esv chaude à volonté, à fait recourir à une méthode plus économique ne devant pas pour cola recourir À l\u2019eau chaude.Cette opération so fuit dans des cuves ou des ton- peaux où aussi dans l'aire de la grange ou dans un compartiment spécial où il n'est pas besoin d'y mettre uo poèle.À cet effet, on prépare un mélunge de foin et de puille hachée, de balles de grains, de racines ot de sel; on humecto le tout avec de l'eau froide, de manière que toutes les parties soient eoffissmment trempées ; alors on pétrit bien ls masse, on en remplit un tonneau ou des Ouves, on tassant fortement Avec les pieds et l'on fermo le couvercle.Cette masse s\u2019échauffe plus ou moins vite, selon la température ex térieure, de manière à pouvoir ôtre consommée au bout de deux ou trois jours.La chaleur qui s\u2019en dé Bage est tellement forte parfois que les pommes de terre y sont comme cuites, Loreque la quantité contenue dans un tonneau suffit pour le nombre des bestiaux qu'on a à nourrir toua les jours, ou en établit trois pareils, donc un so vide et se remplit sucressivement chaque jour, pour rester lein les autres jours et on fermentution, en utten ant que son tour revienne.Oa peut ainel continuer cette alimentation sans l'inter:rompre.Pour rendre le procédé plus simple encore, on opère dans l\u2019uire ou dune le compartiment à fourrage.À cet effet, On arrose lo mélange de tous les côtes aveu de l\u2019eau froide, au moyen d\u2019un arrosoir ; on pétrit comme il lo faut, on entasse en piétinant fortement; Is for- mentation arrive bientdt, et au bout de deux ou trois jours le fourrage est à point pour être donné aux animaux, Lorsque cette nourriture a été bien soignée et qu'il ne K\u2019y est point produit de moisissure, ce qui n'arrive que lorsqu'on a trop humecté, les bestiaux s\u2019y habituent facilement ot finissent par la préférer aux fourrages secs.Cette méthode a surtout pour avantago de mettre les cultivatours à même, lorsqne le foin est rare, de faire consommer beaucoup de paille à leur bétail auns quo celui-ci maigrisse et qu\u2019il y ait diminution de lait; car les agronomes sont d'accord pour considérer Cette espèce de fermentation commo propre à développer des matièrea nutritives dans les substances qui en ronf«rment peu, co qui les rend plus profitables et plus faciles À digérer.Avec ces aoupes fermentées, les bestiaux restent alertes, bien nourris et se conservent en bonne santé.Les éleveurs d'animaux, qui font usage de ce procédé, ont pu nourrir chaque piècu de bétail avec une valeur en foin proportionnelle de huit à neuf, aussi bien que s'ila avaient employé onzs à douze de fourrages secs, Dans une exploitation entre autres, on a pu, dans l\u2019espace do six somuines, économiser le fourrage nécersaire pour une semaine entière, sans ressentir nucune dimination de lait, et sans que les bœufs de travail on aient été affaiblis.Nourriture à donner aux pores.Donnez actuellemont aux pores à l'engrais une nourriture de choix et autant qu\u2019ils pourront en mangor; que cette nourriture soit cependant variée, afin de ne pas les dégoûter.A l'égard des porcs que l\u2019on destine à la reproduction, on ne doit leur donner qu'une légère nourriture, suffisante cependant à leur bon entretien; éviter surtout de leur donner du blé- d'Inde.Du eon de blé môlé à du lait où avec de l'eau chaude pout être suffisant, en y joignant occasionnellement une novrriture verte eoit en plantes-racines où legumes huchés et non-onits; ils profiteront par cette nourriture saus devenir pansus ou portés 8 la graisse.Les fouilles des arbres et matières végétales pour ls confection des composts, Dans une ferme où l'on tire parti de tous les débris do fouilles végétales, l\u2019époque actuelle est celle où la fosse A purin et les composts peuvent s'enrichir à vue d'œil.On y met d'abord la dépouille des arbres et dos arbrigeeaux, à mesure qu\u2019elle jonche le sol.Le ra- mussage de Ces fouilles est surtout ntile dans les prai ries longées par des peupliers, do aulnes et autres essences dont les fouilles, on se décomposant, imbibent la terre de lour euc corrosif qui dossèche les rucines de l'herbe.On remarque bien, en effot, que l'herbe des prairies est ordinairement chétive et courte au printemps, dans les endroits ombragés par ces arbres ; mais on « tort d'attribuer Oette infériorité de végétation à l\u2019influence de leur ombre et do leurs rucines; le suc de leurs fouilles, dissous par les pluies d'automne et d'hiver, est le prinoipal auteur du mal, Dans ce cas là, les oultivateurs ne peuvent mieux faire que 4 + GAZETTE DKS CAMPAGNES : 407 d'enlever les fouilles tombées, nvec do larges râtenux, et les diaporer en couches eur les tss de composts, en les ranpoudrant de cendres, et même de chsux ct on lee srrosant de purin, pour en accélérer In décomposition.Dans 1a prévente époque, il rersit encore avante- eux de fuucher les frugères, les roseuvx ct une mul titrde de plantes À hante tige, dont l'emploi en litière vient ntilement en aide aux cultivateurs qui ont be roin de ménager la paille.Ces litières doivert être conservées à l'abri do ln pluie.La fougère ct les rosesuz doivent être ré coltés quand ils sont encore verts, csr ces plantes sont pou absorbantes lor«qu'elles ont séché sur pied.En général cer litières doivent séjourner dans les étables un peu plus longtemps que les pailles.Loreque cette litière est enlevée et jetée sur les fumiers, on peut y répandre un peu de chaux éteinte, comme on doit le faire pour les feuilles mortes em- ployéos à la litièro des animaux.\u2014_\u2014rmm\u2014\u2014\u2014 Les cailloux utilisés en arboriculture.Une saison trop chaude, un terrain trop sec, le manque d'eau, eto0, nuisent grandement aux arbres fruitiers.On à esrayé do remédier à ce gruve ircon vénient en déposant des cuilloux au pied des arbres.Oe moyen, diton, & parfaitement réurri, ot de plus, on à conetaté que la fertilité de quelques arbres avait augmenté ou diminné selon que l'on avait déposé ou retiré les cailloux.Nous n'avons pas été à même de constater l'efficacité de ce procédé, mais il est fucile d'en fuire l'essai en amoncelant les pierres du sol tout à l'entour des arbres ; s\u2019il y à succès, il y aura double bénéfice.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Choses et autres.Réoréation patriotique : \u201c Histoire du Canada.\"\u2014Nous accusons réception d\u2019un * Jeu de cartes enr l\u2019histoire du Canada \u201d enregistré et ayant pour auteur M.C.T.Morel de la Durantaye.Te jeu de cartes ne pouvait venir plus à propos, à la veille de nos longues toirées d'hiver, daus ler familles comme dans toutes les maisore d'éducation.Nous félicitons M.Morel de son ingénieuse dérouverie, si vous pouvons classer ce ju de cartes au nombre des découvertes propres à noun faire apprendre l'histoire de notre paye, tout en se récréant.Il y a réellement amusement is jouer avec ces cartes, n êtme une certaine ambition qui nous font trouver court le temps que l\u2018on consacre à ce jeu de cartes qui peut être joué à deux, trois et jusqu'à eix rsonnes à 1a fois.L'explication qui accompagne chaque jeu est tellement fa- ofle &-comprendie que l\u2019on peut apprendre à jouer en moins d\u2019an quart d'heure.Nous recommandons ce nouveau jeu de cartes à nos leotenre.On le trouvera chez tous les libraires.On en recevra un jen par Ja poste, en envoyant 25 cts à M, Albert Gervaie, libraire- primeur, à JoHiette, P.Q.Une remise libérale sera faite pour Vachat à ia douzaine.Ap] tion du Tabac Canadien.\u2014Le Fres Press d'Ottawa, nous informe que le tabao canadien exhibé par M.F.A.M.Foucher, à l'exposition d'Ottaws, 3 été mentiouvé comme ayaut mérité une médaille d\u2019or.Voici maintenant ce qu'en dit Ze Canada, autre journal publié dans la même ville : \u201c Juaqu'à ces dernières années, le tabac canadien mannfac- turé était à l\u2019état de lettre morte ; les MM.Foucher, propriétaires de la Compagule Manufscturidre de Tabac Canadien de 8¢ Jacques, comté Moutealns, onvreut pour aiusi dire nne nou.voile dre au fumeur ; leurs produits qui arrivaient de Québeo, couverts de prix, ne pouvaient manquer d'attirer l'attention générale; ajoutons qne grâce à l'obligennce de MM.Foucher, fila ot Labelle, son aimable aide, tes consommatears étaient à même de goûter ces produits, que jusqu'ici on a appelés étran- \u201c Le rénultat obtenu a été on ne peut plus favorable, ce qui ne doit étonner personne loréqne l\u2019on considère que cette com- ipagnie aobtenu à l'Exposition Coloniale un nombre de pre- | miers prix, contre des expéditenrs étrangers.Le temps arrive où les prodnits Cunudiens seront recon- nne même » Pétranger, et nous ne dontons pas que 1s mann- facturo de Tabac Canadien de St Jacques prendra ane importance digne de ses prodaite, loreque ceux-ci auront été dôment appréciés.Ti M.F, À.M.Foucher æ ohtenu une mention honorable à l\u2019Exposition Coloniale de Londres pour son tabac, qui « été jngé eunérienr à tous les autres exhibés à cette grande Exposition.De plus, M.Foucher à obtenu des médailles d\u2019or, de bronze et des diplômes aux Exporitions de Québer, Sherbrooke, Toronto et Ottawn.M.Foncher cat l'ami intime de tour los fumeurs, car il sait ce qui convient le mieux à leur goût Sucoès étonnant C\u2019est la devoir de toute personne, qui s'est servi du Boschee's German Syrup, de faire connaître à ses amis ees qualités pré- cienses ponr guérir Ia constipalion, mauvais Thames, enrone- ments, asthme Pneunomie, en un mot tons les maux de gorge, ete.Personne ne l\u2019emploiera enns en ressentir les bons effets, Trois doses guérivont n'importe quel cas, et nous considérons que c\u2019est un devoir pour les ; Larmaciens de la recommander anx pauvres consomptifs, d'en essayer une bouteille.80,000 doz, ont été vendurs l\u2019année dernière et personne s\u2019en est plaint.Une médecive telle que lo German Syrup ne pent; pas être trop connue ; demandez à vos pharmaciens ce qu'ils en pensent, Bouteilles pour l'essayer 10 cts.Bouteilles ordinaire 75 cents.Vendu par tous les pharmaciens aux Etats-Unis et au Canada.RECETTES Moyen de conserver les pommes de terre en tas.Dès que les pommes de terre auront été arrachées, blen net- toyéen et bien resenyées, on les saupoudrera d\u2019un peu de chaux en poudre, Pour leur conservation en cave, on fait uu lit de fagota de bois bien débarrnseé de ees feuilles, snr lequel on étale les pommes de terre, Si la quantité de pommes de terre à mettre en cave cat considérable, an Heu de faire un simple lit de fagots, on place les fagots debont, en les entourant de pommes de terre : ce qui permet d'établir un courant d'air qui faollite la conservation et empêche la pourriture des pommes je terre.Moyen de combattre le \" Blanc du roster.\u201d Pour guérir las rosiers du blanc, la Revue de l\u2019horticulture Belge conseille le moyen suivant : Eteindre une demi-once de chanx vive aves une légère quantité d'eau, y wélunger une demi-once de fleur de soufre et y sjouter petil à petit deux cuillerées à soupe d'eau; avoir woin «ie remuer toujours et de faire bouillir le tout jusqu'à réduction d'une once de solution aqueuse ; on verse environ une cuillerée à nne cuillerée et demie à thé de ce mélauge dans douze à quinze cuillerées d'eau quo l\u2019on verse dans un petit arrosoir, et on bassive les pentes au moyen de ce liquide ; le lendemain on les reLassine à l\u2019eau claire, et après deux opérations le blano à disparu.A VENDRE BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Ruo St Jacques, MontauaL B'adreseer & -468 3AZETTE DES CAMPAGNES \u2018Là Compagnie d'assurance mutuellé contre le feu des comtés de Stansiead et de Sherbrooke, Les membres dc la ansdite Compagnie vont par les présentes notifiée que les tanx suivants de cotisation ont été prélevés sor tous les billeie de dépôt en force, avx dates of dessons mentionnées, pour convrir les pertes et les dépenses de l'année finissant ie 31 Auût 1887.© 2 2 2 £ $E 4 4 8 3 os $ ë - Ë ig ê °F = i.3 £4 sz § ë æ = oO 15 Septembre 1886 + par cent.15 Octebre \u201cwo 3 \u201c 4 par cent.§ par cout.15 Novewbre « 4 \u201c +4 par cent.§ par cent.15 Décembre * \u2018 + + 15 Janvier \u201c } \u201c + \u201c 1 o Bree 2 1 4 4 2 1 8 15 Mars 15 Avil \u201c« 3 \u201c + \u201c 1 « Bn 4 1 4 4 4 EN n 15 Juillet \u201c 4 « i \u201c + \u201c 15 Août \u201c + \u201c + i\u201c + a Total 7 par cent, 5 par cent.7 par cent.Les dites cotirations formant 7 par cent sur le montant ori- giuaire des billetn en dépôt avant Je 6 octobre 1846, 54 par cent aur les billets de Ja Classe Agricole et 74 par cent sur les billcte de la Clueee commerciale (les endosscments pour cancellations étant déduits), sont par les présentes requises et de- Yront être payées sans retard au Boreau de la Comp-gnie à Bherbrooke, ou à un Agent de 1s Compagnie dûment autorisé, Par ordre du Bureau, GEO.ARMITAGE, Secrétaire et Trésorier.Sherbrooke, 16 octobre 1687, 13 octobre 1887\u20142 Ferme St-Gabriel J.ISRAEL TARTE & Frere \u2014)ooo{ \u2014 BETAIL A VENDRE, JERSE Y-CANADIEN.DEUX TAUREAUX JERSEY, pur-sang, cinq ane, très beaux reproducteurs.WAŸREAUX ET GENISSES DE L'AN DERNIER.VEAUX DU PRINTEMPS, TAUREAUX x7 GENISSES.Cochons Yo1kshires.Badresser à JIISRAEL TARTE, Québeo, oi + TARTE, \"M.T.Rivière-au-Pin, P.Q.48 Julu 1897 QUATRE MALLES quitteront BERSIMIS Phiver prochain four Ja POINTE AUX ESQUIMAUX, comme suit: les 2 JECEMBRE, 25 JANVIER, 25 FEVRIER et25 MARS prochaine, et Fartiiont de la POINTE AUX ESQUIMAUX pour BERSIMIS | 31 MARS prochains respectivement, Les lettres et jnurnanz mie à la POSTE OU RECUS A QUE- C les ou avant Jes 17 DECEMBRE, 17 JANVIER.17 FE- VRIER et 17 MARS prochaine, seront expédiés par les cour- Hers qui quitterunt BERSIMIS sux dutes ci-haut mention- Comme les conrriers emiployés seront incapables de plus que 200 LIVRES pesant de matière postale à ohaque voyage de BERSIMIS, les uets légers seulement seront acceptés avec les lettres et journaux.TROIS MALLES qnitteront la POINTE AUX ESQUIMAUX Jone BONNE ESPERANCE et LOURDES DU BLANC 8A- LON te 25 JANVIER, 25 FEVRIER et le 25 MARS 1868 ree- pyctivement, se raccordant avec Ja Malle verant de BER- IMIS, ct TROIS MALLES quitteront LOURDES DU BLANC SABLON pour la POINTE AUX ESQUIMAUX, vià BONNE ESPERANCE, le 28 DÉCEMBRE, 5 FEVRIER et le 5 MARS 188 respectivewent.Las lettres et Journanx destinés aux endroits sitnés entre In POINTE AUX ESQUIMAUX, BONNE ESPERANCE et BLANC SABLON, déposés ou regnu an burenn de Ponts de QUEBEC le on avant le 17 DECEMBRE, le 17 JANVIER et le 17 FEVRIER 1888, eeront expediés à destination.A.BOLDUC, Inapecteur des postes.Bureau de Inspecteur des Postes, Québec, 10 Octobre 1887 13 octobre 1857.\u20143 A Vendre 4 poules et 1 coq Light Brabmas\u2026 4 poules et 1 coq Langhans.6 poules et 1 coq Golden Hamburgs.1 poule et 1 cog Wyaudoita.venrnanas - 82.00 Ces volailles de choix proviennent d'œufs achetés ches les meilleurs éleveurs des Etats-Unis, Livrables à la Station de Ste Aone, S'adresser à HECTOR A.PROULX, Ste Anue de la Pocatière, P.Q, CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1887-Arrangement pour la saison d'été-1887.Le et après lundi, 14 juin 1887, les trains de ce chemin vartiront de la Station de Ste Anne (le dimanche exoopté) somme suit : Tous les trains marchent sur l\u2019houre du temps convention - nel de l'Est, D.POTTINGER, Furintendant en chet Bareau du chemin de fer, Moncton, N.Bk,, 9 jain 1987.es 31 DECEMBRE, 31 JANVIEL, ler MARS of ° wy "]
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