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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 20 octobre 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1887-10-20, Collections de BAnQ.

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[" - XXIV \u2014\u2014\u2014 yee Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.20 octobre 1887 No.88 AZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET OU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULEX.L'abonnement peut dater du 1er de chaque mois, ou commencer avec le ler numéro de l'année.On ne s'abonne pas moins que pour nn an.L'avis de discontinuation doit être donné por écrit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l\u2019expiration de l\u2019année d\u2019abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés ; si non, l'abonnement sers ceneé continuer, msi- gré même le refus de 1a Gasetts au Bareau de Poste.Toit ce qui concerne Ja rédaction et l'envoi de correspondances doit être adressé à FIRMIN H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.ABONNEMENT : $1 PAR AN Bi Ia guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.Emparone-nous da sol, ei nous voulons conserver notre nationalité.Gérant Heotor A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à la Gazetie des Compa, et les annonces à être publiées \u2018dans ce journal, doit être adressé à lector À.Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion.-«- 10 centins par ligne Deuxième ineertion, to.3 centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions libé rales.M Ceux qui désirent s'adresser tout partionliè- rement aux onitivateors pour la vente de terres instruments d'agriculture, eto., eto., trouveront avantageux d'annoncer dans ce journal.ABONNEMENT $1 PAR AN SOMMAIRE.Revue de la Semaine : Excursion ant le nouveau chemin de fer des Laurentides; 1a politique celonisatrice.\u2014Excursion des membres do In Presse associée de 1a Province de Québec, au Lac St Jean [Suite]: À le Pointe Bleue et retour à Roberval; présentation d\u2019une adresse par les citoyens de Roberval.Causerie Agricole : Carie des blés [Suite].\u2014Difiérentes manières pour préparer le blé de semence pour éviter ls caiis où ce qu'on appelle ordinairement \u201c 1e blé noir, \u201d dans ce pays.Sujets divers © Opinion de Hon.H.G.Joly sur la plantation des arbres à l'automne ; il donne la préférence sur Ia plantation au priutempe.\u2014 Soins à donuer aux pieds des chevaux ; maladies occasionnées par le manque de soins à ce sujet.Choote of autres : Protection accordée aux colons de Ditton, Chesham et Emberton.\u2014Emparons-nous du sol au Lac St- Jean.\u2019 Recettes : Entretien des harnais \u2014Préparation des cornichone.scoocooos REVUE DE LA SEMAINE La politique colonisatrice \u2014La visite officielle faite, In semaine d ruidre, du chemin de fer des Lauren: tides, à donné lieu À des démonstrations qui sont sinsi décrites par l\u2019'Electeur : + La chambre de commerce du distriot de Montréal avait organisé une excursion dans le but de visiter le chemin de fer dos Basses Laurentides et avait invité l'honorable M.Mercier à y prendre part, Pendunt u'un train amenait les exGursionnistes de Montréal, Ÿ honorable M.Mercier, accompagné de l'honorable M.Arthur Turcolte, commissaire des Torres de la Couronne, en l\u2019abaence de l'honorable M.Garneau, allait les rejoindre à \u2018Trois-Rivières.La réunion était importante ; on y remarquait les directeurs de trois banques de Montréal (Jacques Cartier, Hochelaga ot Ville Marie); plusieurs membres du conseil do ville de Montréal, entre autres les échevins Grenier, Hamelin; le révérend caré Label'e, de Ssint-Térôme ; des représentants de tous les journaux ungisis et français de Montréal, et une multitude d'hommes d'affaires, capitalistes, négociants montrialais, oux- auele se jrigoirent le maire et le corps municipal de T,0is R vidres, les dircoteurs de la compagnie des RBagsen-Linurentides et les principaux citoyons de Trois Rivières.« On se rendit on grande vitesse, sur une voie très bien faite, à travers un pays remarquablement beau, jvequ'à l'extrémité dos rails de la nouve'le ligne, & 45 milles au nord de Trois-Rivières.Le goûter somptueux qui attendait les voyageurs ©\" cet endroit donna lieu à toute une série de tousts ot de discours, et c'est là que se plucent les incidents agréables et bien signifioutifs dont ncus parlions en commençant.\u201cLe banqnet était p: évidé nar un conservateur marquant de Prois Rividres, M.P.i.Panneton, vice: président de lu compsgnio.C'est l'honorable M, Malhot, un ancien ministre consorvatour, l'ancien adver- vuire de l'honoruble M.Turcotte, qui proposa la sauts de l\u2019houorable M, Mercier, La réponse du premier ministre, le projet grandiose et putriotinue qu'il déroula devant son auditoire, créèrent un enthou-issme eztraordinuire.Sa grande umbition, dit-il, était de relier ensemble les trois grandos vallées du Lino Saint-Jeun, du Saint-Maurice et de Ottaouais, pur la construction immédiate du chomin de far de la Gatineau, des Basses Lisurentides et du Lino Saint-Jean.Il voulait tonter uvant toute autre chose le moyen de retenir sur le sol canadien toute cette jounesse qui s'en va chercher fortane en pays étranger, Il a besoin pour cela de la cooparation da tous 663 concitoyons, indistinotement de parti, de religion ou de nationalité; eb il croit cette œuvre assez putriotique pour que #on appel soit entendu, puis- qu s'ugissuit du développement de la province et © la prospérité commune. 410 GAZETTE DKs VAMPAGNES \u201c Ce largage élevé produit wn cff.t visible.Le ré vérend M.Lubelle so leva d'abord pour tendre la main et donna son adhés on pleine et entière au premier ministre, I! declaru que.malgré von attache ment pour de vieux semis pol-tiques qui n\u2019étuient pa- ceux de M.Mercier, la polit que de celui-ci etait si bienfuisante pour les intérêts généraux de In province et en particulier pour la colonisation, qu'il ke gentait irrésistiblement attiré vers la nouvelle administration, Excursion des membres de ln Presse associée de Ia Province de Quebec, au Lac St-Jean.(Suite) Les Montagnais qui ont lenr réserve à la Pointe Bleue, duns le voisinrge de Roberval.y vivent con tents et hevreur ; la hao et l'agriculture suff- ont à Jeurs beroine.Tous les ane, du commencement de l'été, les RR.PP.Oblate de Québec, tiennent y fuire la mission.A celte époque, des sauvages, au nombre desquels on compte les Nu: kapis, accourent au rendez-vous, de plusiesrs cents milles, et y dressent leurs tentes.La Suint-Pierre est leur grande fête et le ccm mencement do la mission, Le temps de lu mierion ent à la fois un temps de commerce pour ces SA VageR, Ils apportent nvec eux toutes les dépouilles des ani maux lués en hiver et lea vondent mux agents de lu Compegnie de la Baie d'IIudzon qui ont un poste à Ja Bsie d'Hucson.Le plus grand nombre de ocs anu.vages repartent À la fn d'août, chargée de provisions, Ionitions, etc, qu\u2019ils remontent en canots ou à bras juequ'à leurs compements d'hiver.Les sauvages qui Testent à In réserve sont ceux qui s'occupent d'agriculture, Dans son rapport officiel, M, L B.Otis, agent des sauvages à Ja Pointe-Bieue, nong apprend que les sau vages vemblent mieux comprendre l'avantage de l'a griculture et qu'ils déploient même uno certaine scti- vité à défricher, à labourer et à semer la terre.Ii &t même facile de prévoir qu'avant peu ile vivront du produit de leur terre et de leur industrie.Ils ont à la disposition de leurs enfants une grande et vante école, megnifiquement finie et peinte à l'intérieur comme à l'extérieur, Cette école figurerait certes 8vec Avantage duns nos plus riches et anciennes pa Toieses où l'on sait donner aux enfunts qui frequentent les écoles, 1 plus grande attontion au point de vue bygiénique et du confortab e, Plusieurs de nos com Mireaires d'écoles pourruient trouver un exemple à suivre À la Pointe Bleue, À port cette école, les sauvages ont un hôpital où ile reçoivent les roina intelligents et assidus de M, le Dr J.A, Matte, seul médecin de Roberval et Pointe Bleue, La population montagnaiso était de 407 âmes en 1£86.Une épidémie de variole à fait vingtæix vio times.Ces sauvages ont mis en oulture, l'an dernicr, cent cinquante acres de terre, soit cingrante acres de pine que la quantité cultivée on 1885.Lis ont récolté, 1,679 minots de gruins et de plantes potugères, aing que 76 tonnes de foin.Les nutren industries qu'ily ox.Ploitent leur ont rapporté $14 500, » Après avoir fait connuissnt.cu des sauvages monta- goals qui vivent en parfaite intelligence aveo les oul- tivatenra do la localité, on noua prorose nne prome.nado en cancts eur le lac, de la Puinto B ene an village do Roberval.que plusienrs de nos confrères neceplent aveo emprossement ; les autres.plus craintif« préfèrent lu voiture, Des torches sont arcro-hées aux deux extrémités des canot», et Jos bras vigonreux des sauvages, qui en cette circonstance tenaient à fuire preuve de lsur grande hsbi'eté, imprimèrent à leurs cancts la plus grande rap dité; en moins d'ane heme ila franchirent Ier quatre milles qui nous séparaient da village de Roberval.Vuitures et canots urrivdrent prerque en méme temps.Il était neuf heures lorsque nous arrivâmes an presbytère de Roberval, dont les atords étaient sp'endi.dement illuminés par de nombreuses lanternes chinoises.Le cunon fairait entondre sa voix majestiense qui allait se perdre dans le lointain.MI, le onré Lizotte nous invite & prendre place gr la galerie du preshy- tère, et M.le msire W.T.A, Donoghue, accompagné de nombreux citoyena de lu Paro.s:e, nous présente l'adresse evivante : * Meossieurs, \u201c La population du Lac St Jean, encore toa émue de la visite du Premier ministre et d\u2019une partie con- sidérab e de In députation de notre Province, sent au.jourd'hui renaître «es émotions en présence du corps éminent de la Presne associée de la Province de Q té- bec.Il y a quinze jours à peine, el'e acolamait lo pas sage du chef du gouvernement ; aujourd'hui elle salue ved reepevt les maîtres de la pensée, et elle leur sou- huite 4 tous la plus cordiale bienvenus, \u201c Nous no saurions laisser passer cette circonstance sans payer un tribut de reconnai-sance à ceux qui, par leurs écrits, ou par leurs démarches, ont réassi à cocther sur le fit plus ou moins moëlleux des Laurentides cette voie ferrée qui nous rachète de l\u2019eril, et qui suriout nous amène d'aussi distingués visiteurs, \u201c Cependant, la joie que nous éprouvons avjour- d'hui n\u2019est pas complètement sans mélange.Nous ne sommes pas sans éprouver quelqu\u2019apprehansion en présence do cette puissance si redoutable qu\u2019ou appelle \u201c La Presse: nous sommes si jeunes, si faibles encore, que le moindre de ses ©01ps pourrait paralyser nos forces, et même nous être f ial, Nous ne vo.lins pas toutefois nous arrêter à ce sentiment, car noue rommes naturellement confiants Nous vous demandons donc de vouloir bien nova aider.Ce qu\u2019it nos faut, co vont des colons : envoyez nous des pionniers pour déf icher nos forets et donner au pays des chumps fertiles.Nous compléterons l\u2019œuvre en nous efforg ant d'en fairo duns la suite d'excellents abonnés, * Ce n'est pas tout, Mossieurs: nous avons foi en votre bienverllance, et nous vous demandorons une autre cho-e, Grâce à notre chemin de for, nous voya.@>rons maintenant avec rapidite; mais notre corres.vondance, elle, ost loin d'êtte a: avi rapide.Si an voyageur ft le trajet du Lac Si Jean à Québro, et vice-versa en douzs heures, une lettre ne le fait pas à moine de trois jours entiers.Ce serait une réforme bien vue, je vous l\u2019aseure, ri les malles étaient transe portéos par le chemin de for.II vous suffirait, Mes sieurs, d'en dire chacun un mot pour vous mettre en état d'oblevir fucilement cette amelioration qui avancerait chaque jour de beaucoup le plaisir que nous avons toujours de vous lire, @ GAZETTE DES CAMPAGNES 411 * Soyez donc les bienvenus su milieu de nous et veuille lu Providence voue combler de ses dons.Et vand vous viendra l'inspiration de dire du Li-n du so St.Jean, gardez-vous de rési-ter à lu grâce ; mais donnez, donncz sans me:u 8; 80Y: % assures que notre opulation comptera fidélement et vous on sera tou.Joura reconnaissante, \u201d L'Hon.M.Boucher de LaBruyère répondit chaleu reusement À cette adresse qui temoigne +i hautement de la confiance que les parviesiens de Roberval re- ent dans \u201c La Presse, \u201d quoiqu\u2019ils la disent redoutable.Nous voulons bien croire que parfois elle ge livre À la malice, À des entraînements regrettables gue la politique no sait pas toujours excuser, surtout Quand on croit avoir raison ; mais il est un terrain eur lequel clio est des plus pao-figue: c\u2019est celui de l'agriculture et de la colonisation, gue la presse capa- dienne-frangaise a & cour de favoriser avec le plus nd dévouement et f:rmets.Aussi, l\u2019Ion, M, de wBroyère étaitil fier de donner aux citoyens de Roberval l'assurance qu'ils pouvaient compter eur l'appui des membres de |s presse associée de Québec qui se feront un devoir de contribuer par leurs écrits À favoriser lu co'onisation de la vuliée du Lac St Jean où il y a de l\u2019espace pour y furmer de non.breuses et riches paroisres, Notre tâche sera d'autant plus facile à accomplir re dés & present nous Fo'VOD8 off.ir aux colons qui 6-irent s\u2019etablir au Lac St-Jeun lu perapective d'un brillant avenir par le rapprechement de Ia voie fer rée qui avant un an relier Q rébec au Lac St-Jean et nétie du Lau St-Jean à Chicoutimi ; par ea, de Ch contimi à Fraserville, pour de là se relier à la voie feriée eoit de l'Intercolonial, ou de Edmanston et Woodstock jisqu'a I'Etst du Maine aux Etats.Unis, ou Q iébec si on le préfère.Nous ne pouvons que feliciter nos gouvernants et les hommes d'initistive qui ont si largemant oratri- bué à nous assurer la confection de ces ch murs de fer qui dans un avenir prochain seront entièrement terminés ; et comme l'écrivait lui même l'Hos.M, de LeBrnère, en 1830, dans ton journal le Courrier de St- Hyacinthe, nous dirors anjourd'hui : \u201c\u2026.Ils sont donc préveyants ct p eins de patriotieme les hommes qui ont voulu doter la valléo du Luc St Joun d'un chumio do fer qui seru son salut et déterminera une popula tion vaillante de jeunss colons à s'emparer du rol dans cette contrée vi fertile etui pleine d'avenir.Ils sont _prévoyants, oar aussitôt construit, ce chemin opèrers les mêmes merveilles que le Grand .Tronc dans l'Est; ila ront pleins de putriotisme, car ils 8u- ront contribué à ouvrir à la colonisation une des parties les plus importantes de lu Province de Québec.\u201d Immédiatement après la présentation de l\u2019udresse.M.Lizotte nous convia de nouveau à son presbytère ainsi qu\u2019un nombre de notubles de la paroisre de Robervsl La roirée se prolongou à passer en revue l'histoire du Ssguensy qui pour nous étuit un pays nouvenu, mais qui contient d ji de nombreux établis sements qui disenl sams co qu'ils ont coûté de sueurs ot do labeurs, et, même de nombreuses privations de lu ari de coux qui en ont été les premiers pionniers.mme nous le disait un vieillard de 70 ans: * Nous oublions le puesé pour 1038 réjouir du l'avenir, our avjourd'hui que nous sommes À quelque distance des chara, on est dans le monde et nous ponrrors tirer un parti avantageux de nos produits; j'ai été à la peine, et mou enfants que j'ai étublis à côté de moi profite ront des avantages que le chemin de fer leur done nera.\u201d Nous nous séparñmes, pour la nuit, nous rendant aux maisons du voi-inugs Où nous étions attendus.CAUSBRIE AGRICOLE ouLrusE Du BLE (Suite) Curie des blés (Suite).\u2014Lo grain carié ne contient plus de farine, tuut a eté changé en une masse compacte de couleur grisétre, puis à mesure que la plunte arrive à maturité, cette masse devient pulvérulente.Quand le champignon est mar, tout le grain est composé d\u2019une poudre brune axsez semblable à celle qui remp!it le champignon appelé 7e-8e-de-loup.La poussière contenue dans la blé n'a aucune odeur, mais si l'on écrase ce grain entre les doigts, el le répand une odeur semblable au poisson gâté.Pendant le battage, cette poussière s'attache au bon grain, et si alors ce grain est employé à |s semence, le champignon de la carie passe avoc la sève ot se rend duns les épis de la nonvelle récolte pour se propager À son aise.La farine provenant du ble carié est d'autant plus acre qu'il existe plus de graine oariés.Lors du battage les grains cariés répaudant leur poussière, ceux qui opèrent le buttage ressentent dans les yeux une dé- mungeaison ; ils eprouvent aussi une irritation très eensible dans l'estomac.Ou détruit les semences de la carie des blés par un procédé appelé chau'aye.Oa fait tremper le grain que l'on veut chzuler dans de l\u2019eau, puis on l\u2019assèche avec do la chaux : c'est le chauluge propremant dit que l\u2019on emploi pour détruire la curie et le chare bon.mais ce procéde ost rarement effiouos ; c'est pourquoi on à eu recours à de nombreux essais, afin de trouver queljues substances qui, sans détériorer le grain, puissent détruire les somences de lu carie et du churbon.Dans ces differents moysns, il n\u2019y à que l\u2019em- barrus da choix.Ainsi on u In couperoso blene ou sulfate de caivre, l'acide arsenioux ou arsemic ordianire, le sel marin, le sulfite do roude ou sel de Glauber.Do toutes ces substances la plus simple et lu plus économique, de mème que la moins darg»reuse et In plus effisace, Jest lo sel de Glauber.Lio sulfate de cuivre de même que I'ursenio sont des poisons que l'on do t se garder d'ati-iser, Il eat parfois d'ingereux d'employer le sel marin, surtout lorsqu'il est employé en trop grande quantité, car dans ce cas il pourrait nuire à la végétation, Voici comment on emploie le sulfate de roude ou sel de Glaubor, pour faire le chaulage du blé: Pour chaque minot de blé que l'on veut chsaler, on prend huit à neuf ontes de nel de Glauber, et On le fait dissoudre dans trois pintes d'euu ; puis par chaque minot de grains, on prend deux livres de chaux vive, Pour éteindre cette chiux, on la met dans un panier que l'on p onge duns une cuve d'eau, que l'on retire aussitôt, pris on jette sur le sol la chaux qui ne tur- dera pus à fleurir.On suit encore un autre procédé : on fait dissoudre dix huit livres de sel de Glauber a GAZETTE DES CAMPAGNES dans vingt cinq gallons d\u2019eau, ou une Quantité pro.ortionnelle, si on u beauconp de grains à chivler.a dissolution doit re faire quelques heures d'avance, et on agite fréquemment pour lu faciliter.Le liquide ainsi préparé peut se conserver pendant toute la du- rie des semailles, Lorsque la dissolution du eel de Glanber ost fuite ot In chaux éteinte, i l\u2019on eut le premier procédé, on dépose un minot de Llé dana une grande cuve.et on arrose lo grain avec lu dirsolution de sel de G'auber, pendant qu'un homme le remuo avec Ju pelle jisqu'à \u20ac0 que le grain soit entièrement homecié.Un arrosoir, un balui on un boechon de paille peuvent être également employés, pourvu que le grain roit égnle ment humecté, Loraque le grain est bien homecté, on l\u2019usêche avec la chaux que l\u2019on a fait précédemment éteindre.Pour que la chaux e'attache bien À chaque grain, il funt remuer les grains à mesure que l\u2019on saupoudre.On chaulo ainsi chaque minot séparément, ot en peu de temps on peut préparer la semence né cesssire.Si l'on o; ère sur plusieurs minolis de blé, il faut prévenir l'échauffemont en étendant le grain par couche mince sur le sol, à mesure qu\u2019il aura été chaulé.s Si l'on avit le second procédé, on chaule deux minots À In fois et l'on fait absorber deux et deux pots ot demi de la dissolution de rel de Glauber ay moyen d'arronsge et tout cn brassant le grain avec ane pelle, L'assdchement se fait aussi avec la chaux, chaque tas devant en recevoir de trois à Quatre livres, Quoique In conperose bleue ou sulfate de euivre soit un poison, il peut arriver quelquefois qu\u2019on roit obligé de l'employer.Disons d'abord que le sulfate de Cuivre n\u2019ett pas un poison violent, car des poules ont mangé da grain trempé dans cette dissolution, sans en être incommodées ; cependant les hommes et les animaux trouveraient danger à suivre cet exemple.La couperose détruit les germes de la carie et du charbon bien plas sûrement que le sel de Glauber.On ne doit employer pour le chaulage on sulfutage des blés que la Couperose de bonne qualité, qui se présente en besux Crystaux d\u2019un bleu transparent, esr ceux d'un bleu terne n\u2019ont pas autant d'effet, Voici comment on opère : On prend deux onces de couperose que l'on fait dissoudre dans un gallon d\u2019euu ; on met un minot de blé dans une petite ouve, on jelte la dissolution de couperose par-dessus, puis on ajoute de l\u2019euu claire jusqu\u2019à ce que le grain soit Tecouvert d\u2019une couche de 20 pouces d'épaisseur ; en même tempa que l\u2019on brasse, on enlève les grains qui surnagent.On devrait laisser lo grain tremper pendant douze heures, par des expériences que lorsque lo grain ne trempe que pendant la moitié de ce temps, il consorve encore es graines de carie ou de charbon.Après ce trempage on retire le grain et on le laisse égoutter dans des puniere; puis on lsve de nouveau le grain dans de l\u2019eau claire, et on le laisse égoutter une seconde fois, On jette ensuite le blé sur un carrelage.Aussitôt on ssupoudre ce grain aveo de la chaux éteinte en poudre; on môle rapidement le mieux possible, A Ia pelle, ls chaux avec le gruin, puis on le relève en tas, Le blé chauié par ce moyen semble bieniôt sec, Car le liquide se partage entre lo grain et la chaux cur il a été parfaitemont constaté, pulvérnlente qui l'entoure; on peut le semer au bout de quelques heures ou le garder pendant plusieurs jours, sauf À l\u2019étendre où À l'écharger de place, en l\u2019aérant à la pel e, si l\u2019on craint qu'il ne s\u2019échauffe, On ne doit pas employer plus de 18 oz.par minot anglais on 2 oz.par minot canadien, car On t'exposerait À brûler le germe des Krsins, Poor que le chaulsge produise les effets désirés.on doit eutisfaire aux trois conditions suivantes: 1o.Pendant lo battuge ot le cri blago.il faut ôter tous les éjia utteints de In carie ou du charbon; 2o Choisir pour semence des grains bien remplie, à peau linse, sans déformation ni tuche; 30.Luver tous les grains à l\u2019ear froide et changer cette eau de temps en temps; pendant ce lavage, fuire disparstire tous les graius légera ani flottert.L'atilité du chaulsge est ri bien constaté que l'on: devrait fare subir cette Opération À tous les grains exposés aux attaques du charbon et de la carie, DIFFÉRENTES MANIÈRES POUR PRÉPARER LE BLE DX gg.MEKCE POUR ÉVITER LA CARIE OU CE QU'ON APPELLE ORDINAIREMENT *\u2018 BLÉ NOIR DANS OK PAYS, (Extrait d'un rapport de la Société d'agriculture du Canada, public en 17:9.) Manière qui a été employée avec succès par M.de la: Vaitrie, dans le district de Montréal \u2014Ou commence en lavant le blé a deux ou trois eaux afin de répandre- Avec l\u2019eau lea graineges qui surnagent ; pour chaque.préparer on prend deux minot de blé qu'on veut livres et demie de chauz, lorsque la chaux est vive, et: trois livres lorsqu\u2019elle est un peu éteinte, et dix pots d'eau commune ; on fait bouillir environ le quart de- l\u2019eau et on y met la chaux pour dissoudre, et détremper, en y mettant un peu d'eau fioide ; si I'eforves.cence eet trop forte, étant dissoute on Y ajoute le restant de l\u2019eau, ensuite on y jette le blé, on remue le fout, ce qu\u2019il faut réitérer de deux heures en deux: heores; le blé peut rester ainsi dix ou douze heures, Lorsque le blé aora trempé ainsi le temps prescrit, on peut prendre la moitié de celui de dessus pour semer de suito, et le reste.Qui ne sera pas encore asses se0 pour être manié, il faut le mettre à l'ombre, et étendre pendant quelques heures, Comme le blé se trouve beaucoup renfls, 1a semonce doit alier le même train que de coutume, parce que le grain fournit à plus de torrain, il faut on cinquième et même on quart de semence de moins : ce qui fait un objet asses considérable pour mériter l'attention da cultivateur, Manière ordinairement employée par les fermiers d'Angleterre\u2014On recommence comme dans is manière précédente, en lavant le blé en deux ou trois eaux, jusqu'à ce que la dernière esu sorte olaixe, et on ôte lous les grainagea qui surnogont; ensuite, ayant fuit une ssumure de sel commun assez forte pour faire flotter ua œuf frais, on y met tremper le blé trente heures, un moindre tomps ne suffit point, en la re- musnt de temps en temps; le blé ayunt trempé dune la saumure le temps presorit, on l\u2019étend le plus mince qu'on pourra sur un plancher, et ayant puseé dessus une quantité de chsux en poudre, on lu balaye d'un côté à l'autre jusqu'à ce que tous les grains de blé soient détachés les uns des autres et qu'i parnissent GAZETTE DKS CAMPAGNES 413 a b'ancs et couverts de chaux ; en cet état, on peut lo semer immédiatement.Autre manière pratiquée par les fermiers d'Angleterre.=-On prend de l'eau qui coule d\u2019un tus do fumier en quantité suf-ante pour couvrir le blé qu\u2019on veut préparer ; On y ajoute une livre de aalpétre et assez forte pour faire floiter un œnf fraie ; on met tremper le blé ans cette raumore peodant do: z9 heures , ensuite on l\u2019étend sur un plancher, et on le fait sécher avec de la chaux vive duns la f.çon ci-dessus indiquée.Le blé sinsi préparé doit être semé le même jnur ou le len demuin, Car s\u2019il restait quatre ou cing jours dans la chaux l'écorce du blé se soulèverait et il ne pousserait Manière recommandée fortement dons un précis d'expériences faites en 1155 «t 1756, à Trianon, sous les yeux de Louis XV.que! precis a été reimprimé à Puris par ordre au Roi en 1766 \u2014Pur chaque minot de ble qu'on veut preparer, on prend cinq livres de bois franc et six pintes d\u2019eau commune ; ayant mis les cendres dans un cuvier, on verse l\u2019eau dessus, et comme on ne trouve pas ordinairement une chaudière assez grande pour chauffer à la fois tonte l'eau qu\u2019on veut employer, on remplit une chaudière la plus grande Qu'on trouve commode, de partie de l\u2019eau; on la fait chauffer et la verse dans le cuvier; on fait chauffer de môme À plosieors reprises partie de l\u2019eau, et on la verse dans le cuvier jusqu'à ce que le tout soit tiède ; on remue souvent les cendres pendant les deux pre- micrs jours, et le troisième on les | isse reposer, ôtunt de temps en temps tout ce qui surnage ; les cendres étant reposées, le troisième jour on retire la lessive à elair dans un autre cuvier, en perçant dans le pre- Mmier un petit trou À fleur des condres, ensuite on prend deux onces de chaux vive pour chaque pinte de la lessive, on y met la chaux pour dissoudre ; Ja chaux étant dissoute.on ls verse duns la lessive, ot on fait chaoffer à diffsrentes reprises, partie de la lessive qu\u2019on verse duns le cavier jaequ\u2019À ce qua le tout soit tiède; ayant bien remué et môlé la chaux dans le ouvier, on y verse le blé qu'on veut préparer en le remuant bien; l'ayant laiesé tremper dans la lessive dis minutes, on le retire et le fuit eécher sur des planches ou sur des draps le plus promptemont ible, en l'étendant le plus mince que l'on pourra.blé étant bien séché, peut se conserver deux mois avant de l'ensemencer.On pout choisir le temps le plus convenable pour on fuire ls préparation.Pour semence, il faut prendre du blé beau et ssin, surtout exempt de Ia plus légère monchetare ou Ou ques appelle ordinairement facher.Dans ce cae, le lé n\u2019a pus besoin d'être lavé préslublement à la prè- ration dans la lessive ; au contraire, si le blé est taché il faut le laver à plusieurs reprises dans l'eau commune jasqu'à ce que la dernière eau sorte claire, , Îtant tout 0e qui surnage et eneuite le faire sécher avant de le tremper dans la lessive.Autre manière pratiquée en Frunce\u2014Pour chsque minot de blé qu\u2019on veut p:épurer, on prend une livre de chaux vivo, une livre et demie de cendre de bois|q franco, vne livro de sel commun et deux pots d ean, on lea met dans un ouvier, et on les remue de temps en temps jusqu'à ce que ls chsux soit entidrement dissoute; ensuite on y verse le blé et le iniase tremper sécher comme cidermns.Le b'é ainsi préparé peut être vemé le même jour, mais ou me doit point le garder plus de quatre on cing jours.La Fête des arbres.Nous emprnntons an Canadien la correspondance suivante de I'Tlon, MH.G.Joly.nu avjet de la saisoa la plus favorable A In plunti tion des arbres.L'expérience pratique de I'Hon.M.Joly, dans !a plantation den arbres, nous fara certsinement acoueil ir avec em- prersement les bons conseils qu\u2019il nous donne à ce sujet.Québec, 6 octobre 1887.L Tarts, der, Membre du Conseil d'Agriculture, Mon cher Monsieur, Nous parlions, hier, du choix qui a été fait de la saison d'automne pour célébrer la Fête des Arbres, cetie année, et je vous donnais les raisons gui me paraissaient militer en faveur du printemps.Vous av«z paru croire qu\u2019il sernit utilo de les publier et j> ne puis mieux faire que de m'alres-ur À vous, pour cela, Nous avons, au Canada, peu de connaissances pra- tiqnes sur ls oultare des arhres forestiers et lo rye.tdme de ylvicn ture, miiri en France et en Allemagne, ne peut être-sudopté par nous, sans de grandes modifications (szigdes par la diffirence des climats), que l'expérience seule peut indiquer.J'offre ls mienne poar ce qu'elle vant; mes erreurs pourront profiter à d'uutres, comme elles m'ont profité à moi-même.En commergint In culture des arbres forestiers, je choiniaanis l'automne de préférence, parce que j avais plus de temns; je plantais quelque peu au printemps, mais principalement en nutorane.C\u2019est seslement uprès plunieurs Aonées d'expérience que j'en suis arrivé à renoncer à planter en automne, et voici tos quelles circonstances.En octobre 1832, j'avais transplanté environ mille jeunes noyers noirs, semés, en pépinière, l'automne précedent.L'opération avait été conduite aveo soin ; chaque petit arbre étant planté par moi même daus d'excellente terre, rapportée dans les trous préparés d'avance.Au printemps suivant, les nouf dixièmes de ces arbres étaient étondus sur la sorfsce de Ia terre, comme arrachés à la main, et les aotres ne valaient guère mieux, car tous, À très peu d\u2019exoeption près, avaient perdu l'écorce de leurs racines; elle était fondue duns presquo toute sa longueur, moivie et n'adhérant plas au bois de la racine, Ils étaient morte; l'on sait qu\u2019un arbre ne peut pas survivre à Is perte de son écorce, lor«qu\u2019elle est enlevée sur tout le tour du tronc, même on bande très étroite ; les ras cines sont encore plus délicutes ot mourent dès qu\u2019elles perd -nt leur écorce, Voici comment j'explique la perts de ces arbres: les pluies d\u2019antomne avuient profonismant pinitrd dans cette terre, fruichemant remuée et par conse uent poreuse, et l\u2019avaiont esturéo d'eau, ainsi que les racines apongienses des potits arbres qui vonsient d'y être plan és, et qui absorbant l'esu avec la plus grunde Facilité.Les fortes gelées sont venues, l'eau renferm3e dans environ dix minutes, après quoi on ie releve ot le fait les racines s'est dilate of oo a fait éclater l'écorue; 414 GAZETTE DES CAMPAGNES l'onu renfermée dans la terre, en re dilatant aussi, a eoulevé la terre nouvollement remuée et a renvorsé les arbres.Dans quello terre, ms demanderez-vous, aviez-vous transplunté ces arbres ?Dana de In terre forte.\u2014Si jo les avais plantés dana du suble cu de la terre légdro, ne retenant pis l'eau, cela ne serait pus arrivé, d'où je conclus d'nbord que je me suis trompé et, ce qui se rapporte directement à notre question, que dans les terres fortes et qui retiennent plus ou moins l\u2019eau, il vaut mieux ne pas planter en automne.Depuis lors, jui planté des arbros de la même es pèce, duns le même terrain, au printemps, avec suc- cds.Ln terre u le temps de #0 ri ffermir pendant l'été et, à l'automne, elle n\u2019absorbe plus l'eau de ls plnie avec la même fucilité que ri elle venuit d'être fruîche- ment remuée, surtout ei l'on à eu soin de laisser une certaine pente qui éloigne l\u2019eau du pied de l'arbre.Jo conseillerais donc À coux qui vont planter.cet automno, de se méfier des lerres fortes retenant l\u2019eso, d'eranyer, autant que præsible d'empêcher les pluies d'automne do pénétrer jusqu'aux rucines et d'en faci liter l'ecoul ment en donnant une forte pente à purtir du pied do l\u2019srbre, et d'abriter le sol, pour le garantir des premières gelées, Je viens de conseiller de re méfier, pour les plantations d'automne, des terres fortes; muis, d'an autre côté, Ki lu terre ent trop eublonneuse et trop légère, les arbres, échippés au danger de l'hiver, seront ex- porés À souffrir «te In sécheresse, l'eté ptoch:in, et à périr.s\u2019i's appartiennent à des e-pèces qui ont besoin d'une certaine h imidité, comme tous les arbres qui perdent leurs fouilles, À l\u2019automne, Ena résumé, In plantation d'automne présente des dangers reauttant de !a tigneur de noa hi ser; celle du priuteinps, des inconvénients résultant du peu de temps que nous avons ulors À lui consacrer, au mi lieu de tous nos autres travaux, mais il vaut mieux ne planter qu'un arbre, ot le suuver, que den planter dix et les perdre.@ rand on vème les arbres (co qui e-t certainement Ja meilleure manière da les cu:tiver) j'ui trouvé qu'il étuit bien plus uvantaguux do semer en automne, et, £018 Co rapport, la euison d'automne «hoisie pour la Fate des Arbres, ne laisse rien à désirer, pourvu que l'on aie lu précaution de 86 procurer les noix, glands et autres griines, à tomps.Comme de ruison ls moil- leure euinon pour romer la graine d'orme et de plaine est vers la fin de j.ia, lorsqu'elle est mûre et tombe d'elle-même.L'on ns port donner trop de soin aux racines, en transplantant.Le colonel M: Gibbon, surintenduat du Parc de Montréal, dint personne ne contesteru l\u2019autorité, ne chercho jus n consurver beaucoup de ra- Gines ni À les garder longues, mais il taille avec le plus grand soin chuque rucine, de manière à ne conserver que ls purtie saine; il fait la coupe avec un Co-iteau très tranchant, pour éviter les déchirures, et toujours en dexsous de la racine pour que les rudi- Celles qui se faormeront rupidemant tout nu:our de lu plaio puissent s\u2019enfoncer de suite et cherchor l'humidité ot lu vie de l'arbre dans les couches plus profondes du aol.J'ai comparé au bout d\u2019une année, des racines dont les extrémités avaient été bien taillées avec d'autres dont les extrémités avuient été laissées brisées et déchirées.I-es premières avaient une nuréole de belles jounes racines rayonnant tout autour de l'extrémité de la racine mère et lui apportant, de tous côtés, les sues nonrriciers qu'e le transmettait A l'arbre; les autres n'avaient rien que Jets tronçons brisés et déchirés, n'indiquant avoun effort de reproduction, depuis le jour de la plantation, ou quelques petites radicelles iuformes, derniers efforts de l\u2019arbre à l'agonie, Mais je deviens sentimental, il est temps de m\u2019are rater.Veuillez me croire, mon cher Monsieur.Tout à vous, H.G.Jory, Note de la Rédaction.\u2014Le peu d\u2019expérience que nous avons dang !a p antation des arbres nous a fait choisir la plantation au printemps, car rarement nous uvona éprouvé d'échecs.Nous ne pouvons pas en dire autunt de |: plantation que nous avons fuite l'automne quand il s\u2019est ngi de traneplanter des arbres d'un endroit à l\u2019autre de notre verger; duns ce dernier cas, nous n'avons nullement réussi, groique nous ayons opéré aur quelques arbros seulement ot dans un terrain od Ia terre ne soulève pas à la gelée.Nons ne saurions pus en Ontro être partisan do la plantation des arbres à l'automne, ai nons avions une pluntution d'arbres nasez considérable à fire, et vela par l\u2019inconstance de la température À cette époque de l'anr 63, Où nO:18 ponvons être arrêtés dans l'opération parles manvuia temps tonjours Êié juents, car le temps est lo maitre et nous dépendons de ses osprices.Il nous faut attendre un temps propice qui ne vient pas; nous espérons, m sis le temps continue 4 être mauvais ; enfin le soleil se montre, On s'empresse alors de creu- ver la terre, la besogne avance, et au moment où nous dsvonr mettre les arbres en terre, le temps change Lrusquement, de bewu il passe au miivais, lu pluie tombe en abondance ; le f.oid Ini succè le aussitôt, et dés lora il ost impossible du toucher à Ia terre avant longtemps et »lors l\u2019hiver urrive parfois avec son cortège de neiga.Si nous avons quelques cents arbres À planter, forcu nous est de les mettre on pépinière, À l'abri du froid et d'attendre su printemps pour en Esire la plantation.Advenant le cis où nous puissions opérer la plantation sans en étre empdchés par les pluies, le froil et la neige, il arrive, Asesitôt la plantation achsvée, qu'une pluie froide survient, l\u2019eau alors péndire dans les oxsitéa, y séjourne jreju\u2019an momont od elle trosve une issue pour descendre, msis avant de l\u2019avoir trouvée là température a buissé, l\u2019eau est atleinte par le froid et se trouve congeléo, quelques racines communiquent sves l\u2019eau, les voilà maïntenant en vomm snication avec de la glace ; d'un milieu dangereux elles passent dans un milieu redoutable qui les désorgunise et les tue; les racines détruites, l'arbre est detruit, tandis que, planté au printemps, Îl ee por.torait A merveille, puroo que ses rucines auraient été exumptos du voisinage de l\u2019eau d'abord et de la gluoe ensuite, Si au printemps cet arbre, que nous avons planté à l'automne, donne ençore quelques signes de vie, ne ah GAZETTE DES CAMPAGNES 418 E = vous en réjouissez pas trop, onr cette vie n'est qu'ap parente, e le durera jusqu'à ce que la sève qu\u2019il con tenait dans son corpa, et dont il ne peut plus 6e pourvoir, toit entièrement éteinte; il est mort et bien mort.\u2014C\u2019ert dono avec raison, que l'Hon, M.Joy nous conseil'e la plantation des srbres au printemps, Car alors nous n\u2019avors pas à rencontrer une foule de difficultés que nous offre ls plantation des arbres à l'automne, dont quelgnes-unes nous eont démontrées par l'Hon.M.Joly qui a une grande expérience pratique dans la plantation des arbres, .Soins à donner aux pieds des chevaux, Bien peu de cultivateurs accordent aux pieds de leurs chevnnx lea soins et toute l'attention qu'ilr requièrent, Un grand nombre cependant qui apprécient Jeure chevaux À une grande valeur n\u2019épargneront rien our enr donner de l'éc'at et une belle apparence par e jeu de l'étrille et le pansage jonrnalier ; mnia rure- ment ils s\u2019ocoupent de la partie la plue essentielle du cheval: les pieds qu\u2019ils devraisnt examiner chaque jour, sans y manquer ; cette inspection quotidienne des pieds du choval est nécesssirement plus importante qu\u2019on ne le croit, et lu négligenco à ce sujet au èae fréquemment de fächeux et d\u2019irrémédiab.es accidents, La visite des pieds du cheval oxige antant d'attention que toutes les autres parties de l'animal.À moins que les pieds du cheval soient sains, il ne peut être propre au travail, La pourriture de la fourchette, c'est à dire un suintement dans la fente de la fourchette est souvent amenée lor«qn'on luisse le même fumier a\u2019 journer trop longtompe +ous les pieds des chevaux.Pour évi ter cette malsdie il est dono très important que le plancher de l\u2019ecurie, ainsi que lu litière soient ex empts d\u2019hum dité, tonjours reos.Loraque los chevaux frappent du pied comme pour se debarraessr d\u2019une démuogeaison d'un corps etranger, en pareil ons net toyez à fond le psvé de l'écurie, lavez-le plusieurs fis À grande esu, puis entretencz une litière »èche vous les pieds des chevaux, Saupoudres la litière avec do la couperose ou du plâtre, et ayez le plus grand soin de la propreté dea pieds; vous les lavercz uveo une infus\u2018on de ru'e de boie, Les bicimes peuvent être produites par une fausse © ajnsture du for, pur un for qui ne laisse pas avez \u2018espace ay mouvement do la sole ou des barres, mais elles pouvent aussi être causées : lo.par des pierres ou par de la terre qui se sont giinsées entre le for vt le pied et que l'on n'a pas en le roin d\u2019enlever, lorsque le cheval rentre à l\u2019ecurie; 20.par un fer qui s\u2019e-t légèrement cuurbé par le fait du (ravail et de l\u2019usure et qui vient s'appuyer sur lu partie intérieure dus ts Jons, si l\u2019on n\u2019a pua soin do le faire renouveler; 8».p- par une forrure trop rarement renouvelée: les talons nd s\u2019allongont comme la pince et les parties intérieures en sont comprimées, .\u2014\u2014\u2014 Choses et autres, Protection accordée aux colons.\u2014Nons lisons dans le Pionnier de Sherbrooks : Nous apprannns aves plaisir que I\u2019Hou.Commissnire dus Tocrus de la Province viens d'étendre, janqu'au ler join 1844, le délai accordé l'an dernier a1x colmus de Litton, Chesham et Emberton, par le gouvernement Ross, pour bi s\u2019acgniter da prix d'achat de lonrs terres et hénéfioler de In remise des octrois din rapatriement.Cette mesures est une bonns anbulve ponr nos amis les colons ds cer cantour, et l'Hon, M.Garnean mérite les félicitations de t ms les amis de la colonisation.Cette belie co'onie fut créée aus les anspices dn mintn- tère conrervatenr dont il faisait a'ors partie : en In protégeant jme fait que confirmer une œuvre qui v'a pas cessé de lui être chère, Emparons nons du sol au Lao St Jean.\u2014Notre confrère da Journal dre Trois-Livières informe que MM.J.À.Trottler et O ivivr Friguon, de St-Proanèrs, dans le comté de Champlain, sout partis pour le Luo St-Jean, Ia svmaîne Jornière, ponr y in-peoter les terre de cette Incalité.Lin sont (1616x188 par le conreil municipal de lenr paroisse, et si lense rapport est favo- Table il donnera naissance à tn gran | monvemert de cnlonisa- tion.D na 86 Pro-pèrs seulement, denx cents jaunes gons sonb prêts a aller s'étabiir au Lac St-Juu'1, H\u2019ile peuvent se proca- Ter «le bonnes terres.\u201d Il eeratt à dé-irer qu\u2019on grand nombre da conseils municipaux ce nos anciennes paroisses snivisieut cet exemula.C'ent an ge grourant duve les melllonrs cantres ds no\u2018onisition que le travail du déf 1 hement pourra se frire rapiddenent et avec Ina d'efficacité, pour former des paroisses riches et prospères, rofitons da moment où le mouvement colonisateur est à l\u2019ordre da jour pour pousser activs ment à la rune ; les lenteurs né pourraient «ne nous Ôtra préjudiciablae, onr il &t grauda- ment temps qe nous appliquions le véris ible remdie A la desertion de nos campagues, en poussant les bras vers l\u2019agriculture.Jgouisseoz do la vie.Qnel admirable mande qne celni où nous vivons.La nature nous donne la grandeur des moutag ren, les vallo:18 eb les oo6- ane, et mille rources de jonissance.Nons ne ponvons rien désirer de mienx quand Dous sommes en santé parfaits.M ris com- Lien de fois la pluoart su vont-ils déconragés, uffuissés et harassés par la maladie, quand il #5 à aucune cocasion pour os sentiment, comme tous genx gni
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