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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 22 décembre 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1887-12-22, Collections de BAnQ.

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[" XIV Bte-Anne de la Pocatière, P.Q.22 décembre 1887 No.© GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer avec le ler naméro de l\u2019année.On ne s\u2019'abonne pas moins que pour un an.L'acis de discontinuation doit êtro donné par écrit, au Bureau du souseigné, UX Mois avant l\u2019expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payée; si non, l\u2019abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gasette au Bureau do Poste.Toat ce qui concerne la réduction et Venvoi de correspondances doit être adressé à FIRMIN H.Poux, Rédacteur-Propriétaire.Gérant XEXeoctor A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à la Gagette des Campagnes et les annonces à être ubliées daus ce jonrnal, doit être adressé à lector A.Proulx, Gérant.ANNONCES Première iusertion.\u2026.10 centins par ligne Deuxième insertion, etc\u2026.3 centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions libs rales.Ceux qui désirent s'adresser tout particaliè- rement aux cultivateurs pour lu vente de terres instruments d'agriculture, eto., etc, trouveront avantageux d\u2019annoncer dans ce jourual.ABONNEMENT : $1 PAR AN Si la guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première, Emparons-nous du so), si nous voulons conserver notre nationalité, ABONNEMENT $1 PAR AN SOMMAIRE Revue de la Semaine : Séance solennelle donnés au Collège Bto- Anne, en l'honneur de Son Excellence Charles-Edouard Poiré, V.-G., Supérieur au Collège de Ste-Anne, Camérier d'honneur artra urbem de Sa Sainteté Léou XIIL\u2014Noms des élèves du Cours classique qui ont inacrit des devoirs au \u201c ler d'honneur \u201d de l\u2019Académie St Thomas d\u2019Aquin ; w setuelt de FAcadémte Bt Thomas d\u2019Aquin, \u2014Ordipations et confirmation par Son Eminenes le Cardinal Taschereau, à le chapelle du Collège de Site-Anne.\u2014 Cercle littéraire à la Baie St-Paul, Causerie Agricole : Boins & donner au blé.d\u2019Inde pendant ea végétation (Suite) \u2014Récolte du blé-d\u2019Inde.\u2014Le blé-d'Inde comme fourrage vert.ets divers : Conférence agricole à St-Augastin, comté de ortneuf \u2014Avantage de bien traire les vaches.\u2014La théorie des assolements.\u2014Alimentation du bétail \u2014Chevaux rétifs.Choses et autres: \u201cLe Canada français, \"revue périodique, publiéé sous le direction d\u2019un comité de professeurs de l\u2019Üni- Yenité Laval ~\u2014Chemwin de fer de la Baie des Chaleura\u2014Le ait gelé.I Recettes : Moyen de blanchir Is Isine.\u2014Conservation des oi- goons pendant Vhiver.Avis & nos leoteurs.\u2014Le présent numéro de la Gasottedes Campagnes, quoique daté de jeudi, ne sera imprimé et expédié à nos abonnés que landi prochain, le 26 décembre.Une maladie de quelques joars nous à empêché de faire à temps le travail de Ja rédaction.Se DECC =e REVUE DE LA SEMAINE Séance solennelle donnée en l'honneur de Son Excellence Chs Ed.Poiré, V.-G., Supérieur du Collège de Ste- Anne, Camérier d'honneur extra urbem de Sa Sainteté Leon XIII - Lundi, le 19 décembre courant nu soir, l\u2019Académie St Thomas avait l'ineigne honnour de voir présider, pour la première fois, ses séances so lennelles par un Prince de l'Eglise, Son Eminence lo Cardinal Tuschereau.Nous empruntons au Courrier du Canada le compte-rendu suivant de cette séance, dû à ia plume d\u2019un ancien élève du Collège de Stc- Aune, M.le Dr N.-B.Dionne si profoudément attaché à cette institution : \u2019 Le 19 décembre 1887 rostera une date mémorable dans les snnales du Collègo de Ste-Anne, Comme nos lecteurs le savent déjà, oo jour avait été fixé par MM Directours, pour !a célébration solennelle de l'investiture de M.le Grand Vicaire Charles-Bdoaard Poiré, curé de Ste Anne et supérieur du Col ège, comme Camérier d'honneur extra urbem de Si Sainfeté Léon XIII Cette dictinction honorifique avait bien jusqu'à préaent attiré au vénérable curé des félicitations de lÀ part de prélute, d'ecciésiastiques et de laïos distingués.La presse méme avait grossi cu concert d'éloges en upplandissaut & cet hoonenr ir.rigne conféré à ce prêtre éminent par son zèle et ses vertue apostoliques, À ce bienfaiteur des plus dévoués à l'éducation de la jeunesse, MM.les Directeurs du Collègo de Ste Anno, de leur côté, étaient anxieux d'offrir à leur bien-aimé Supérour I'hommsge public de leur affection et de leur reconnaissance.Los élèves 60 mirent résolument à l\u2019œuvre, et gi- dés pur des mains hubiles ils surent organiser en Quelques semaines une séance musicale et dramatique dont tous les témoins sont reveous enchantés.L'Académie Saint Thomas d\u2019Aquin, le cho ir de Ia Societe Ste-Cécile, les membres du Corps de musique, ont fait en grande partie les fruis de cette fête littéraire et artistique.Notons en passant que lev élèves ont réussi à merveillo À interpréter leurs rôles d\u2019une façon à provoquer notre admiration.La musiquo vocale à toujours été tenuo sur un excellent pied au Ooliége de Ste Arne, Ceux qui ont ou pour professeurs les abbés Bouchy et Lagacé se rap.petiont encore quel soin scrupuleux ces maîtres dans la matière apportsient À développer le guût de la musique voosle et du chant grégorien chez leurs élèvee, Cette tradition est encore vivace dans leur Alma Mater, et lundi soir ils ont pu admirer comme nous les morgesux exéoutés par les choristes de lu Société Ste-Céciie, sous la direction intelligente de M.l'abbé Lessardd'inidyy \u2018juny \u201c18 T Daou 990d Op jus. 66 GAZETTE DKÿ VAMPAGNES Le Chœur des Buveurs et ln pastorale intitulé Le Soir, par L de Rillé, ont été inte:prétés avec un ensemble parfait.Nous avons aussi fort goûté le chœur Tout pour la Patrie, cantate en l'honneur des illustrations Bugneraises, paroles ot musique de A, Th, Rolland.Le corps de musique dirigé par M.l'abbé Le Trembly a exécuté avec précision les divers morceaux inscrits au programme.En somme, nous pouvons dire que les musiciens de cette roirée ont figuré avec honneur et nous les félicitons bien cordialement.L'Académie St Thomas d'Aquin s profité de ln cir.constunee ponr donner un compte-rendu de ses travaux dopuis le commencement de l'année scolaire.M.le Président Thomas O'Ncil, élève de philosophie renior, & inauguré la séance par un discours d\u2019ouverture débité avec éloquence Il & rappolé la fête mémorable des noces d'or de Mouseigneur Poiré et décrit brièvement l'éclat qui en a marqué la célébration.La démoustration sctuelle en l'honneur du môme homme est ls récompense bien méritée d\u2019une longue vie dépensée au service de l'Egliee.L'oratear remercie Son Eminence le Cardinal Taschereau d\u2019avoir daigné honorer de en présence cetto fête collégiale.Puie il termine son die- cours en rappelant la devise de ia Société St Thomaed'Aquin, Fides, lux animarum, dont le bat de ses membres est d'être utile à la Religion et à la Patrie.Après la lecture de quelques devoirs enregistrés dans le cahier d'honneur, nous avons assisté à !A seconde partie du programme.Sept élèves du cours classique ont joué une pièce en trois actes, intitulée : Départ pour la Californie.Nous n'entreprendrons pas de donner tons les details de ce drame et dont l\u2019inté- rét se soutient d'un bout à l\u2019autie.Tous les acteurs se sont bien acquitiés de leur partie.Mais rous devons mebtionner tout partioulièrement MM Olivi-r Martin, Alexis Dufresne et Alphonse Langisis qui sont déj des acteurs consommés, bien gris n\u2019en coïent qu\u2019à leurs débuts.Ils ont interprêté à la perfection leur rôle respectif et nous lenr devons une heuro bien agréable.La séance s'est terminée par une courte et bien toucbante allocution ds Son Eminence le Cardinal Taschereau.Il à félicité les ucadémicienn et les autres membres de l'Académie Saint Thomas d'Aquin de leur amour da travail.Le grand nombre de devoirs immacolés est une preuve qu\u2019ils eont reconnaissants des efforts apportés par les professeurs, directeurs, et surtout par le vénéré Supérieur.pour leur avancement dans les é udes.Son Eminence a tiré an heureux psrti des paroles de lu cantate Tout pour la Patrie, pour rappeler à tous qu'il y avait pour le chrétien plusieurs patries : Mais il y a encore une patrie: Is patrie du Ciel.En remplissant fidèlement les devoirs d'an bon chrétien, roit dans la famille, soit dans le collège ou dans le monde, l'homma s'assure l\u2019entrés do cotte dernière patrie qui est la sesle véritablement belle et hou- rouse, : Son Eminence le Cardinal, en terminant son dis cours, n touché son auditoire par oes paroles bien flatteuses pour lee élèves actuels du Collège de Ste- Anne, et fort appréciées par les nnciens élèves de cette institution.Voua ne devez pas douter, mes chers enfants, a dit Son Eminence, que jo vous sime de tout mon cœur, et que jo forais volontiers le sscri- fice de ma vie pour que vous soyez heureux.Cos paroles, sorties des lèvres d'un Prince de I'Eglise, nous ont prouvé une fois de plus combien Son Eminence tient en estime cette vénérab'e institution qui de tout temps » joui de la protection efficace de ses illustres prédécesseurs sor lu trône archiépiscopal de Québec, Pour rendre ce compte-rendu incomplet d'ane s6- ance aussi intéressante à tous égards, ajoutons que Son Eminence était entourée d\u2019un clergé nombreux, de citoyens los plus distingués de la paroisse de Ste- Anne, de St-Roch, de la Rividre-Ouelle, de St-Donis, de St-Puschal, de St-André, de la Rivière-du Loup.Parmi los ecoléeiaotiques présents, nous avons remarqué: Mgr C.E.Poiré, Mgr B.Paquet reoteur de l'Université-Lavi ; les révérends MM, L.Blais, curé de lu Rivière-du-Loup; E Den.ers, curé de St-Philippe de Néri; E V.Dion, cord de la Rividre-Ouelle; A.Gauvreau, ouré de Notre Dame de Lévis; CO.Bacon, curé de l'Islet; F.X.Méthot, coré de St Eugène; L.Hallé, curé de St-André; B Bernier, curé de St- George Bosuce; C.Galerneau, curd de St-Pacôme ; G Beaulieu, curé de St Onésime ; M.Moreau, ouré de Notre-Dame du Mont-Carmel ; J.R.Desjardins, curé de Ste-Louise; Réné Casgrain, curé de St Colomb de Sillery ; T.Houde, ooré de St Aubert: G.C.de Lachevrotière, curé de Notre Dame du Portage ; C.Brochu, ouré de St-Denis; A.Désiel, curé de St-Michel ; P.A.Pouliot, curé de Ste-Purpétue ; A.Blanchet, curé de St Pamphile; H.Desjardins, curé de St- David de l'Auberivière ; B.Desjardins, curé de St Antonin ; G.Tungsay, ouré de St-Paul de Montminy ; L.A.Langlais, coré de St-Philémon; A, Dionne, vie oaire au Cap St-Ignace ; À.P.Caron, vicaire à St-Jean Port-Joiy ; F.Dumaie, vicaire à St-Roch des Auluets ; L.Coulombe, vicaire à Ste Louise; OC, Lévêqne, vi- esire à Kumourask+; G.Pollotier, vicaire à St-Ale- xandre ; J.Valin, vicaire à la Rivière du-Loop; L.P.Delisle, vicaire à N-D.de Lévis; E.B.Garneau, sous secrétaire de Son Eminence; P.Ouellet, vicaire à Ste-Anne ; À.Beaulieu, assistant-procureur au ol- lège de Lévis; G.Tôtu, vicaire à la Basilique de Qué- 10, celle de is famille; 20, celle de l'école où du col- | bee lège dans lequel on se prépare À entrer dana la troisième patrie, la sociélé, Au collège, le premier devoir de l\u2019écolicr est de remplir fidèlement ses exercices de piété, car la piété est utile d tous.Au collège, on doit se préparer à correspondre à la volonté de Dieu, et à être fidèle aux desseins de la Providence, en embrassant ls vocstion assignée à chaoun.Dans la société, les devoirs à remplir peuvent se résumer par cu mots: Tout pour la patrie.Les lsïques présente, dout les noma nous reviennent à la mémoire étaient : l'honoradie M.E.Dionne, Conseiller Légielatif, M le Dr Lavoie, de l'Isiet, M.Jos.Sirois, préfet du comté de KamourasM 1, M.J.-C.Chapais, du Journal d'Agriculture, M.-F.H.Proulx de la Gazette des Campagnes, M.Jules Ca-grain, N.P., de l\u2019Islet, M.A.Desjardins, de St-André, M, l\u2019arpenteur Bélanger, de l'Isiet, M.A.Beaubien, N.P., du Cap St Ignace, etc. GAZHITH DBS CAMPAGNES 67 Devoirs inscrits au \u201c Cahier d'honneur ,, de l'Académie St-Thomas d'Aquin.Voici, par ordre de mérite, les noms des élèves des différentes olasses du Cours classique, qui ont mérité d'inseriro leora devoirs au \u201c Cahier d'honneur \u201d de l\u2019Académie St Thomus d'Aquin : Physicien: : MM.Silvio Déchéne, Elzéar Dionne, Michel Chamberland, David Chénard, Herménégilde Faucher, Georges Lavoie, Silvio Chénard, Alphonse Lemieux, Thomas O'Neil et Ludovic Verreault.Philosophie senior: MM.Eizéar Dichéne, Frangois Fournier, Eugène Pelletier, Olivier Martin, Robert Sasseville et Aristide Genest.Rhétoriciens: MM.Emile Martin, Herman Pelletier, Armand Proulx, Emile Hamelin, Pierre Lamoutagne, Ernest Vésins, Mazénod Pelletier et Joseph Rouoan, Belles-lettres: MM.Auguste Boulet, Alphonse Langlais, Albin Thériault, Edouard Martin, Odilon Blanchet, Emile LeBon, Philéas Montminy, Joseph Chamberland, Isaac Thérinult et Pantuléon Lévesque.Versification : MM.Cléophas Giroux, Napoléon Talbot, Emile Langlais, Charles Dupont, Joseph Lemieux, Joseph risse, Alexis Dufresne, E zéar Chesnel, Wenceslas Simard et Jose; h Desjardine.Méthode: MM.Emile Hudon, Georges Robichaud, Jules Gagnon, Hildevert Desroches, Joseph Pagenu, Eleusippe Rochette, Wilfrid Talbot, \u2018Horace Pelletier, Charles Dionne, Adrien Schmouth, Issïe Tessier, Léonce Koenig, Lucien Bacon et Lucien Hudon.Voici les nome des élèves qui par le nombre de devoirs inscrit au \u201c Cahier d'honneur \u201d ont eu l'honneur d'étre admis comme aspirants et académiciens : Aspirants, MM.Emi'e Martin et Edouard Martin ; Académiciens, MM.Auguste Boulet, Albin Thérisult et Alphonse Langlais.Ces Messieurs ont eu l'insigne honneur de rece voir leurs décorations des mains de Son Eminence le Cardinal Taschereau, les aspirants un rubun vert avec le cachet de l'Académio, et les acudémiciens une croix en argent.Liste des membres actuels de l'Académie Saint.Thomas d'Aquin.Académiciene: MM.Thomas O'Neil, président; Elnéard Déchèno, vice-préeident; Olivier Martin, se.erêtaire ; Armand Prouls, scrutateur; Eugène Pelletier, conseur ; Herménégilde Faucher, Georges Lavoie, Sylvio Déchène, Elzéar Dionne, David Chenard, Micel Chamber'and, Robert Sasseville, Engine Pelletier Pierre Lamontagne, Armand Proulx, Auguste Boulet, Albin Thériault et A'phonse Langlais, Canditate: MM.Edousrd Martin.Philiaa Montminy, Isauc Thériauit, Odilon Blanchet, Wenceslse Simard, Emile Lang uis, E'zsar Chennel, Cléoybas Giroux, Joseph Lemieux, Alexis Dufresne et Joseph Darisse.Ordinations et confirmation à la chapelle du Collègé de Ste-Anne.\u2014 Son Eminence le Curdinal Taschereau a donné les ordres mineurs landi matin, dans la Cha lle du Collège de Ste-Anne, à MM.Joseph Eugène ingres et Joreph Fénélon Gagnon, tous deux de l'Archidiocère de Québec.Dix-huit écoliers ont reçu ee jour là le eaorement de la Confirmation.Son Eminence était assistée des RR.MM.J.O.Soucy, vice-supérieur, C.A.Collet, directeur des ecoléclsstiques et professeur de théologie, Mgr B Paquet, le Révérend M Ant Gauvresa ot plusieurs antres prêtres étaiont présents au chœur.Cercle littéraire à la Baie St-Paul.\u2014Uno assemblée des cilayens de la Baie St-Pau! à été tenue avec l\u2019intention d'établir un cercle littéraire dans vette paroisse Le président pro tempore de lu dite assemb\u2019ée, M.George Cimon, aprds avoir fait connaître le but principal qui Pavait amené i demander I'établisae- ment d'une (elle société, pria les membres présents de vouloir bien procéder immédiatement à l'élection des officiers et sous-officiers pour l'anuée courante.Les messieurs dont les noms suivent farent élus unanimement : Président honoraire, Rév.M.H.Beaudet, curs; Président-aotif, Jos.Morin, écr., M.P.P.; Vice-président-aotif, C.H.A.Clément, écr., médecin; Secrétuire-trésorier, Pierre Clément, écr., C.M.; Assistant-secrétaire trésorier et socrétaire-corres- poudant, I A, Tremblay, instituteur ; Membres du comité de régie, MM.A.H.Simard, avocat ; Chs.Boivin, notaire ; M.Bouchard, avocat ; À.Simard, médecin, et P, Gagnon, maire.CAUSERIE AGRICOLE CULTURE DV BLÉ-D'INDE (Suite).Soins à donner au blé-d'Inde pendant sa végétation (Suite).\u2014 Dans le but de hâter [a maturation du blé- d'Inde et en même temps de donner à l\u2019épi une nour- ritare plus abondante, il est recommandable de couper la partie eupérieure, c'est-à-dire de l\u2019étêtor.Pour remplir parfaitement son but, cette opération ne doit se faire que lorsque la tête du blé d'Inde n'ost plus nécessaire.Elle contient ce que nous appolons fleurs mâles ; ces fleurs inissont tomber uno pouesière &ppe- lée pollens absolument nécessaire pour lu fécondation de l\u2019épi: sans ce pollen la récolte serait nulle, car lea grains de l'épi ne pourraient pas se former.Le pollen s'attache aux étamines appelées vulgairement cheveux de l\u2019épi et féconde les grains.Dès que cette feconds- tion a ou lieu, lo polien est inutile et l'on pout retrancher la tête du blé-d'Inde, On reconnait ce temps lorsque les chaveux de l'épi se dessdchent, Pour cela on coupe Is tige au-dessus du nœ1d qui suit celui sur lequel s\u2019est formé le dernier épi.On obtient aineï un développement plus complet de I'épi.Les tiges de blé d'Inde émettent beaucoup de repoussons qui partent du pied, et cela surtout dans les terrains riches et bien cultivés.Ces repouseons sont justement appelée gourmands, car si on les laiuse vêgé- ter ils s'emparent de Ia plus grande partie de la sève, au grand détriment de la tige prinoipsle.Pour éviter cela, c'est-à-dire pour donner une nourriture plus sbondanto à la tige principale, on doit enlever tous les gourmands à mesure qu'ils se présentent.Récolte du blé-d'Inde \u2014On reconnait que le blé d'Inde est mûr lorsque les enveloppes de l'épi dc- viennent blanches et qu\u2019elles commencent à s'entr'- t ouvrir; mais la complète matarité du bléd'Inde no 8e GAZETTE DES CAMPAGNES s'oyère que lorsque les grains sont durs et résistants à la pression de l'ongle; le moment de la cucilletto est alors arrivé, Comme le blédd'Inde n\u2019est pas exjosé à s'égrener, on peut lo luisser mirir o r tige.Lorsque le temps est humide, le blé-d'Inde est exposé à moisir dans l'épi; dans ce cas, la réculte.La récolte du b'é-d'Inde se fait en vaesant lea épis, À mesure que les épis sont cassés, on les débarrasse immédiatement de leurs enveloppes, car autremont lo blé-d'Inde n\u2019échaufferait et l\u2019on perdrait sur la qualité dn produit.C'est lorsqu'on ôte ces enveloppes qu\u2019il faut choisir lee épis qui devront donner le grain de semence, Après cet effevillement on met le blé-d'Inde dans un endroit seo, à l\u2019ubri de l'humidité et des ron- geure, Le blé.d Inde comme fourrage vert.\u2014 C'est ici le cas de parler de la culture du blé-d'Inde comme fourrage vert, culture très avantageuse quand on sait convenablement la diriger.Dans leur jeunesse, les fouilles, de blé-d\u2019Inde, contiennent une si Brando quantité de murilage sucrée, que les hommes mêmes trouvent du p'aieir à les sucer, ot qu'on en a retiré du véritable sucre pur les procédés employés pour la canne à sucre.Aussi, tous les animuux berbivores lea aiment- i's avec passion; aussi leur usage hubituel les en- graisse-t-il promptement Dans les pays chauds, où les fourrages sont souvent raros, On nourrit les animaux pendant une partie de l\u2019année avec des fouilles eL des tiges de blé d'Inde, M.Adolphe Reihlen, propriétaire d'une sucrerie et raffinerie importante des environs de Stuttgardt en All magne a contribué largement, dès avant 1867, à faire adopter la culture du blé-d'Inde comme plante fourragère, et plus tard l\u2019idée lui vint de mettre son blé-d'Indo en si:o, comme il avait l'habitude de le faire de ses pulpes de betteraves ; il en mit une partie en silo mélangée avec des pulpes de betteraves, et une autre partie a été enriiottée seule.L'un ct l\u2019autre de ces moyens lui ont réussi très bien, et depuis il ne s\u2019est pas passé une seule ar.néo mans qu'il so créât d'immenses ressources de fourrage de blé-d\u2019Inde, conservé en silo pour la nourriture d\u2019hiver de ses bœufs à l\u2019engrais qui en étaient extréme ment friands et profitarent à vue d'œil, Ce procédé de M.Reilhlen a été adopté en France à ec succès.Voici quelques détails qui nous sont fournis par le Rév.M.Chartier, procureur du séminaire St Hyacintho, quant au mode à suivre pour Ia culture da blé-d'Inde à être omployé comme fourrage vert, que nous emprontons au cinquième rapport de la Société d'iudustrio laitière de la Province de Québec : « Pour cette culture les ensileurs recommandent lo bléd'Inde de l'Ouest comme très produotif.Je crois qu'on ferait bien d\u2019ossuyer le \u201c Blano da Sud \u201d pour lequel on cite de très forte rendements, \u2019 \u201c Comme terrain, lo meilleur est certainement celui qui « servi de parc de nuit, atx vaches de lu ferme, Ou peut y faire de;oser los dejections d'une façon birm régulière en se servant de clôtures mobiles que l'on déplaco au far ot 4 mesure que cette fumure devient sufilsante, il est toujours bon d'on hâter et surtout les tiges \u201c+ Pour la culture en grand, co parc ne suffit pas et Îl faut alors apporter le plus possible de er sur le champ destiné À lu culture du blé-d\u2019Inde.On donnera deux lubours.l\u2019an à I'automne, le second an prin- temp», et ce dernier recouvrira le fumier amené À la dose d'au mo\u2018ne T5 tomberées à l\u2019arpent.« Dans les terres légères un labo:r as printemps ost suffisant.Une vieille prairie devrait être bouleversée avant le second labour.\u201c Dans tous les cas il faut une terre bien égouttée et des bersages énergiques.\u201c\u201c Les siilone sont faits À la charrue à 3 pouces ou 4 pouces de profondeur.Je ne connais pas qu'il faille semer plus d'un minot de l\u2019arpent, à moins qu'on ne ne veille fairo consommer en vert pendant l'été ; dans ce dernier cas, en cemant plus épais, lus tiges restant plue minces et conségnemment plus tendres; les sillons sont espacés de 15 à 25 pouces.* On çème à la fin de mai et on commencement de juin, mais jswais avant que lu terre ne soit Lien réchauffée.On recouvre la semence A Ia herse oa an riteau 4 main, * Los sarclages seront répétés fréquemment dans le début de la végétation du blé d'Inde; un où deux suffiront si le temps est sec et chaud, \u201c Aussitôt que le plant a 22 où 25 pouces de haut, ilne crniot plus les mauvaises herbes et les binages sont inutiles.| \u201c En général quand !a culture est bien faite et la fumure euffisante, on pout compter sur un rendement de 20, 25 et même 30 Lonnes l'arpent, * Quand les aigrettes se montrent, les bon moment pour la coupe est arrivé.Il vaut mieux ensiler plus tôt que plus tard pour éviter los gelées qui diminuent la valeur de l\u2019ensilage.\u201d mr rer Conférence agricole à St-Augustin, comté de Portneuf, Mardi, le G décembre au soir, la presque totalité des chefs do fumilles et autant de jeunes gens, tous ou & pen prés, cultivateurs de la paroisse, se rendaiont A la nouvelle salle publique, pour y entendre un de nos meilleurs conferenciers eanadiene-frangais sur la question de l\u2019agricaltare, Parmi la nombreuse assemblée, nous avons remar- aré l'honorable Dr P.LaRue, C.L, Dr Geo.Watters, et MM.Fr.Couture, wenior, Ezéar Rochette, maire de la paroisse, Augustin Bourbeau, secrétaire du conseil, Alex, Couture, Loois Jobin, François Couture, junior, le capitaine F.Drolet, Alf, Couture, Wilbrod Constantin, marchand, Joseph Jobin, Félix East, George C414, Ferdinand Côté, Pierre Côté et autres, A 7 heures précises, M.l'abbé L, E, Grondin, curé de la paroisse, introduisit à ses paroissiens M, l'abbé T.Montminy, curé de Bt-Agapit, et leur exposs en quelques mots les raisons qui avaient Ruidé choix du conférencier et Isa titres de celui-ci À leur attention et leur confiance, Alors M.l\u2019abbé Montminy un pen émn remercia M.le curé de ses bonnes paroles, puis commença à dire à «on auditoire qu\u2019il n'avait pas la prétention de venir leur apprendre à tracer un sillon, où creuser un fossé, mais leur faire part de ce Que ses voyages GAZETTE DES CAMPAGNES pe 69 aux Etats Unie, sux Antilles, et surtout en Europe, de môme que ses études au Canada lui avaient appris sur la oulturo améliorée et perfectionnée.Car, dit-il, D\u2019allez pas oroire, braves paroissions de St-Angustin, que cet art de l\u2019agricolture qui ost le vôtre, soit tellement élémentaire qu'il ne soit rusceptible d'être perfeotionné, car il est le seul que D eu sit imposé à l\u2019homme et par là mème le plus digne, le plus important et le plus susceptible des perfectionnements qui sont le 1ésultat des connaissances, des expériences, et du génie de l\u2019homme.Pois avant d'entrer dans le corps du sujet, il fit de rands éloges des quelques fermes qu\u2019il avait visitées ans la journée, A St-Augustin ; i les a proposées comme modèles et il a même ajouté Ge compliment très flatteur: à part les fermes modèles des écoles d'agriculture, je n\u2019ai rien vu d'aussi bien ailleurs qu'ici.L'habile conférencier & ensuite attaqué la question de front et pendant près de deux heures il à su tenir son nombreux auditoire littéralement sous le charme de sa parole.Il à signalé aveo talent les causes qui depuis longtemps appauvrisent la classe sgricolo au Canada, telles que le luxe et l'intempérance qui engloutissent, au bénéfice de la vanité et la gourmandise, les revenus de l'année gagnés à la aveur de nobles fronte, et surtout l\u2019émigration aux Etats-Unis ui, en enlovant les bras vigoureux de fils de familles, force les pôres à laisser leurs terres en friche.Toat cela a été dit avec tant de chaleur, de convio tion et de sympathie, tout en étant émaillé d\u2019anecdotes agréables et spirituelles, que l'auditoire était aussi attentif qu'À un sermon de retraite, Après avoir exposé les causes d\u2019appauvrissement de la olasse agri cole, le conférencier fit connaitre les défauts à coiri ger ot les lacunes à combler dana sa manière de çul- tiver, ei cetle olasse voulait convertir les années de disette en années d\u2019abondance.Jamais on a va un auditoire aussi enthousiaste, lorsque M.l'abbé Montmioy ayant terminé sa confé rence, M.le curé proposa des remerciements au conférencier.Ce furent des applaudissements prolongée, et chacun de demander que ces conférences reviennent encore.Nous espérons en effet que cetto conférence de Ml\u2019abbé Montminy ne sera pas la dernière et que nos jouvernements finiront pas comprendre que ces con- Séronces populaires et les cercles agricoles tels que recommandés par tous Nos Seigneurs les Archevêques et Evêques des trois provinces ecclésiastiques da Bas-Canada, sont les moyens les plus sûre, les moins dispendieux, et les plus efficaces à prendre pour amener notre population rurale.4 s'instruire, sortir de la routine, et rendre ainsi A leurs terres, tee valeur et une fécondité qui diminuent de jour en jour et à défaut desquelles notre province est menacée de la ruine.\u2014 Communiqué.Note de la rédaction \u2014Nous nous rendons avec laisir 4 la demande qui nous a été faite de publier je communiqué qui précède.Dans le môme temps un correspondant de St-Augustin, sous lu signature E.V.nous a envoyé un compte-rendu à l'occasion de cette conférence du Riv.k.Montminy, qui corrobore co qu'en dit M le communiqué, moins certains détails qur nos écoles d'agriculture que nous croyons avoir été mal intorprêtés de la part de ce correspondant; c'est pourquoi il vaut mioax ne pas la publier.Nous ne pouvons que féliciter les paroissiens de St Augustin, de leur emprossement à assister aux réunions de leur cerclo agricole qui sont presque toujours des conférences agricolos dans lesquelles sont agitées les questions locales du plus haut intérêt.Pr&- chez d'exomple dans ce mouvement vers le progrès agricole.Ce progrès tent désiré arrivera lentement si les cultivateurs ne veulent pas faire preuve da bonne volonté en assistant régulièrement aux séances des cercles agricoles.L'indifférence est nne bien déplorable chose, et nous ne pouvona pass comprendre qu\u2019en cultivateur soit indifferurt à tout ce qui peut se rapporter à ra profeseion, qui est la plus belle et la plus noble de toutes.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Avantage de bien traire les vaches, M Faucher de Saint Maurioo, député à l'Assemblée Législatire do Québec et président de la Presse associée de Québec, vient de nous communiquer ce qui suit: Mon cher collègue et ami, Un do nos amis de France, ancien mi itaire ot agronome distingué, m'envoie lo renseignement suivaot, quo je crois utile aux lecteurs de In Guzette des Campagnes : \u201c* Un cultivateur a fait dernièrement des expériences très svivies, d\u2019où il résulte que le lait dernier tiré cet dix fois plas crémenx et plas riche en beurre que celui du commencement.I! s'ensuit que si, après avoir tiré huit on dix litres de lait d'une vache, on s'arrête en laissant un onzième litre dans le pis, on perdrs prosque la moitié de la crème qu\u2019on aurait pa recueillir.Il est facile de s'assurer de la véracité des résultats obtenus par ce cultivateur.Il anfft de distribuer le lait, à mesure qu\u2019on le tire, dans sept ou huit tasses d\u2019égale grandeur, de traire jusqu'à la dernière goutte, et on pourra constater de cette fa- gon si, en effet, la quantité de crême quo contiendra chaque tasse avgmente on allant de la première à la dernière.Les expériencos fuites démontrent aussi que le lait gagne à la fois en qualité autant qu'en quantité.Celui de la promière tasse est d'un blanc bleuâtre ot comme s'il était môlé d\u2019eau, tandis que le lait de la fin est onctueux, épais et d'une coloration jaunêtre ; il suit de là, que les filles do ferma qui n'ont pas soin de traire leurs vaches jusqu'à la dernière goutte, diminuent assez notablement lu qualité et la quantité de [a crème et du beurre.\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014e La théorie des assolements, M.P.Joigneaux, dans son livre * Les champs et les prés, formule la théorie des assolements l'une façon originale et pittoresque : ¢ Dia dono, Jean-Pierre, est-ce que les sangliers et les écureuils, qui vivent pourtant dans les bois les uns ot los autres, vivent tous du même régime ?» \u2014 Non, bien sir: les lou sangliers de glande, et les quand il y en a, loups, les s vivent de chair, les ourevils de noisettes, 70 \u201c \u2014 Alors, pourquoi voudrait on que les plantes qui viennent sur la terra vécussent toutes des mêmes vivres?C'ost ce qui n'a pas lieu, mon garçon.Ily a des plantes qui se régalent d'une chose, qui en rebutent une autre ; qui gagnent à manger d\u2019an en- grai-, qui perdent à manger d\u2019un autre.* Ainsi done, si l'on enfermait duns un lien quelconque des unimaux se nourrissant d'ano manière différente, tels que des oules, des chats, des chiens, des chevaux, otc, et qu\u2019on lour jetât pôle-môle les diverses nourritures qui leur conviennent, les chevaux 8e porteraient bien tant qu\u2019ils trouveraiest du foin, les poules mangeraient tont le grain et puis monr- raient; il en serait de même pour les chiens.Ces faits s'appliquent aux plantes, et l'on comprend, que le trèfle, lo sninfoin, no rouillent plus végéter dans le sol où ces plantes ont épuisé toute la nourriture dont ils avaient besoin, On dira: Oette thèse ainsi posée est parfaitement exacte; mais, en renouvelant la nourriture des avi.maux enfermés, ils continueront à vivre et à se bien porter, et il en sera de même pour les végétaux ; on Jeur donnera des engraie, ot surtout csux que la plar.te s\u2019est assimilés en plue grande quantité.Au premier abord, cette théorie paraît d\u2019une vérité frappante ; mulhsureusement, elle n'est pas tout à fait d'accord avec les résultats de l'expérience, puisque le trèfle et le ssiufoin ve viennent pas du tout Ans une terre où ils se trouvent déjà, lors même qu\u2019elle à été entourée d\u2019engrais, Il parait qu\u2019aveo le temps i! se produit dans le sol des combinaisons dont il est difficile de se rendre compte, ou bien que ces plantes Isissent après elles des déjections dont elles ont horreur, qui les empêchent de conserver pendant longtemps leur vigueur et de vivre renfermées au milieu de ces espèces d\u2019excréments, C'est là un fait dont Is science n\u2019a pas encoro eu trouver le secret.Il existe bien des choses dans Ia nature qui sont un ee- oret pour tous et auxquelles il faut se sonmettre, \u2014\u2014mmm\u2014 ee Alimentation du bétail.Un célèbre sgronome, Mathieu de Dombaslo, dit qu'il faut quo chaque animal mange promptement et suns s'arrêter la quantité de foin, de paille ou de racines qu'on a mises duns le râtelier où la mangeoire, si on veut qu\u2019il profite de tout.Eh bien, il ost évident que ai nous diminuons In ténacité des fourrages, vi nous en augmeuions la saveur, si, en un mot, nous le 1endons plus sgréable aux animaux, nous arriverons à le faire consommer plus rapidement et par consé- Quent à demander moins de travail aux forces digestives et à donner plus de repos à l'animal, qui en- graisso ainsi plus facilement, Si nous donnons plus de saveur aux aliments, nous engageons les animuuz à on manger davanta, e, par consequent nous augmontons la ration de production, ot nous obtenoss ainsi, dans un tempe donné, plus de lait, de beurre, de viande, de suif, tous produits qui sont touja:trs proportionnels à la quantité de nourriture qui excèle la proportion nécessaire pour ontre- tenir la vie des anim-ux.Dans la détermination des rations, on doit prendre en considération les propriétés des aliments, telle que leur valeur nutritive, leur saveur, leur digestibilité, GAZETTE DRS CAMPAGNE» afin de former une nourritare convenable, appropriée à la destination des animaux.D'ane manière générale, nous dirons qu\u2019on doit distribuer les plos mauvais fourrages d\u2019abord, et faire finir les ropus avec des subatances les plus appétissantes et les plum substantielles.Oes précautions no seraient pas à prendre si l'on hachait les fourrages que l'on mélangorait aux autres aliments, parce que les bestiaux seraient obligée, de cette façon, de tout consommer en même temps.Cette manière de préparer les alimznta donne le moyen de profiter des su tances que les animaux refuseraient autrement.Le mode de distribution des aliments aux animanx doit varier selon le but qu'on se propose d'atteindre.Si l'on engraisse un animal et que l'on veuille produire de grands effets avec une quantité donnée d\u2019sli- ments, sane tenir À des formes particulières, on doit réserver les graine, les sons, pour terminer les Jon Les friandises données à propos aux animaux déjà repus de fourrages médiocres, peuvent produire les plue grands bénéfices, Si l\u2019on tient à améliorer le bétail, c'est-à-dire à pro- daire de be les formes, il faut d'abord administrer les substances d'une mastication facile, comme les fu- rines, les céréales concagsées, le son; on donne ensuite lo fourrage médiocre afin que les animaux ne mangent que la quantité qui leur est nécessaire et qu\u2019ils n\u2019acquiérent pas an sbdomène trop volami- neux, Pour les bates de travail, les rations doivent être composées d'aliments faciles à prendre, car il faut que le cheval et le bœuf puissent manger à leur aise, Môme se reposer et digérer, aa moins en rtie, entre les heures de travail.Ou donnera d'abord la paille et le foin aux bôtes qui ont des travaux pénibles à faire, surtout auz bœufs qu\u2019on ne craint pas de rendre tro lourds, aux jeunes chevaux, à ceux qui font de nibles services.L\u2019avoine doit être distribuée avant que l\u2019estomao soit plein de produits médiocres, pour éviter les surcharges de visère, les indigestions, le vertige._ On doit réserver les fourrsges durs d'une difficile mastication et d'une pénible digestion, aux animaux forts et robustes ; on les distribuera avec précaution, en petites gnantilés, après les avoir fait arroser avec de Peau ralée, ou de l'eau qui a servi à la cuisson des tubercales ; on les mélangera avec des racines coîtes, car, données sans précaution, ile oocasionneront des gastrides, des maladies cutanées, la jaunisse, Les fourrages luvés par les pluies pendant Ia fenaison, donnés aux animaux, outre qu'ils déterminent les mêmes maladies, altèrent encore la constitution des animaux, produisent des faiblesses, des altérations organiques du foie et quelquefois de l\u2019économie tout entière, Le foin vaseux, poudreux, vieux, oocasionne les mêmes maladies; en outre, par la poussière qu\u2019il renferme, il produit des coliques, des csleuls intestinaux, ls pousse et l\u2019usuro prématurée des dents, On ne doit point le distribuer aux animaux s\u2019il eat fort altéré.Dans tous les cas, avant de l\u2019administrer, il faut le secouer, le battre à l'air, le laver et ne le faire entrer que pour une petite partie dans la nourriture des animaux, \" GAZETTE DES CAMPAGNE; T1 Les foins rovillés, moisis et en quelque sorte pourris, eont les plus nuisibles; ils occasionnent des entérites, des coliques mortelles, altèrent les humeurs, produisent des fièvres patrides, la morve, etc, Comme on lo voit, il faut administrer tous ces fourrages avec les plus grandes précautions, et les arroser avec de l'eau salée, qu'ils soient hachés ou ne lo soient pas.Cette pratique no fera areurément pas développer dans les fourrages des principes qui n\u2019y existaient pas tout d'abord ; mais, par l\u2019action que le sel exerce sr les tissus et les organes de l'économie.il rendra les animaux plus réfractsires aux Causes de maladies, corrigera les a'térations des fourrages moinis, poudreux, donnera une saveur agréablo aux fourrnges lavés, fades, augmentera les forces digestives, qu\u2019il rendra capables de digérer les substances qui, esns l\u2019action du sel, formenteraient dans l'estomac et diminueraient les maladies que nous venons d'énumérer, * Chovaux rétifs, Il y a plosieurs manières de dompter les chevaux rétifs, lo.Par le frôlement des doigts sur la nuque On pratique ce frôlement pendant dix ou quinze minutes; on recommence l'opération denx ou trois fois par jour et le cheval attelé où monté devient bientôt doux comme un mouton.20.Par les vspeurs d\u2019ammoniaque.Ou en fait ss.pirer ube légère dose à l'animal et on lui en verse Quelques gouttes sur le rommet de la tête, Bo.Par l'odeur de la châtaigne.On gratte fortc- ment sur un cheval quelconque la corne qui se trouve à ls hauteur du genou et qu'on appelle châtaigne; on reoueille la poussière produite et on la donne à sentir bec.à l'animal à dompter : il l'aspire avec satisfaction ; on le caresse, puis on recommence, et ainsi de suite, Au bout de trois quarts d'heure, le cheval est parfaitement dompté.Le secret de ce procédé a été dival- Bué il y n soizante ans, pour la somme de $4,000, par un métis espagnol qui le pratigoait dans l'ile de uba.4o.Par l\u2019ineufilation des narincs: cette méthode consiste tout simplement à eainir le moment propice et À souffler dans les naseaux de l'animal en lui po sant ls main eur les yeux.II devient doux et vous sait à l\u2019instaot.\u2014 La science populaire illustrée.Ohoses et autres, LE CANADA-FRANÇAIS Revue périodique, publiée sous la direction d\u2019un Comité de Professeurs de l\u2019Univorsité-Laval, PROSPECTUS, la première année, tous les pages environ, avec un sup- ages, de manière vraison, au moins Le CANADA-FRANÇAIS paraîtra, trois mois, fe livraisons de 150 plément additionnel d\u2019une clnquantaine de qe les sousoripteurs recevront, à chaque |; pages, format in-8o royal.La supplément sera puginé séparément.Il contiendra excln- sivement des documents encore inédite relatifs à l'histoire de l\u2019Amérique et plus spéoislement du Canada, on s'y Tapportaut de quelque manière.Le CANADA-FRANÇAIS vont rendre un service important aux historiens, aux arebéolqgues et aux antiquaires, en mettant à lenr portée des documents qui, aans cela, ne pourraient pas voir le jour, où du moins ne sersieut nbliés qu\u2019accidentellement.Ce supplément sera puisé à nnes sources, et formera un volume à part de ln plus haute valeur, Les abonnements iront tous de janvier à janvier, et le prix en est fixé à #2 (deux plastres) par année, invariablement payables d\u2018avance.Pour éviter une comptabilité inntile, l'Administration du CANADA FRANgAIS adopto le mode des revues eoropéeunes et ne fera servir que ceux qui auront soldé leur abonnement annuel.Le fait qu\u2019an abonnement n'aura pas été renouvelé les années subséquentes sera regardé comme une expression suffisante du désir de ne plus recevoir le CANADA-FRANÇAIS, et interprété comme tel, On ne peut souscrire pour moins d'une aunée, Tout abonnement arrivant dans le cours d\u2019une anuée sera censé partir du mois de janvier, et les numéros parus depals cette époque seront envoyés au nouveau souscripteur, Remarques importantes, La fin que se propose le CANADA-FRANÇAIS, et le bon marché de le souscription, qui le met à la portée des ressources les Plus modestes, donnent à espérer qne l'on voudra bien faire Une active Propagande en sa faveur.Comine tons les bénéfices sont au profit des abonnés, plus il y aura de ceux-ci, plus ils recevront en compensation du modique montant de la sous- eription annuelle.L'Adminietration entrevoit même la possibilité de donner nne assez forte prime, dès ln promière année, si le nombre des abonnés dépasse un certaiu chiffre qui cet loin d\u2019être extravagant.Les dépenses notables occasionnées par les débuts d\u2019une œuvre aussi covsidérable font espérer à l'Administration que ceux qui désireut l\u2019euconragor dana cette entroprise nationale voudront bien envoyer au plus (ôt le montant de lenr souscription avec leur adresse écrite d'une manière bien livible.D'ailleurs comme la première livraison doit paraître an commencement de janvier 1888, l\u2019on comprend que Je tirage dépendra nécessairement du nombre des abonnements reçus.Pour tout ce qui regarde I'ndministration ot les abonnements, s'adresser à Mgr T.E.HAMEL, Gérant du Canade- Français.Résidence : SEMINAIRE DE QUEBEC, Pour les travaux destinée à la Revue, s'adresser : À Québec, à M.l'abbé O.-E.MATHIEU, Séminaire de Qué- À Montréal, à M.l\u2019abbé P.-N.BLUCHÉSI, Archevôché.Le prospectus et le programme du Canada-Français sont déjà imprimés dans le format même de la Re vue, avec le sornmuire du premier naméro.Ceux de nos lecteurs qui désireralent se lea procurer peuvent on demander soit au bureau do Canadien, soit à Mgr Hamel, Séminaire de Québec.Tous les travaux originaux publiés dans le CANADA-FRAN- ÇAIS seront payés à leurs auteurs à raison de cinquante centins Ia page imprimée, Toutefois, Ia première année, les auteurs voudront bien avoir la patience d'attendre, pour toucher leurs honoraires, que la Revue ait réalisé les bénéfices nécessaires.Le CANADA-FRANÇAIS n\u2019est pus une spéculation.Si l\u2019encou- rogemen* est suffisant pour donner un eurplus de recette, ce surplus sera employé tout entier à améliorer la Revue, en diminuant l\u2019intervaile des livraisons on en augmentant le nombre de pages esus augmentation duns le prix de la sous- eription, Le Comité d'Adminiatration sera Juge de l'emploi des fonds sans pouvoir toutefois sortir des dispositions ci-dessus.Cette Revue est publiée sous les auspices d\u2019un Comité d'Orjarisation, dont font partie de droit tuus les professeurs de la facnlté des Arte de l\u2019Université Laval, ainsi que ceux des pro- fesseure des autres facultés qui veulent bien collaborer à sa rédaction.L'administration du Canape Français est confiée à un Comité d'Adminiatration choisi par le Comité d Organisution parml les professeurs «de l\u2019Université à Québec, et se com de cinq membres, dont le président a le titre de Gérant de la Revue.Le Comité d'Administration rendra compte tous les ans au Cumité d\u2019Organisation, Un Comité de Itévision est chargé de l'acceptation des articles destinés au CANADA-FRANÇAIS.Ce comité est composé de professeurs du l'Université Laval, en nombre égal à Québec et à Montréal.Le Comité de Révision comprend aussi denx sons.comités auxquels indifféremment peuvent être adressée les travaux destinée à la Revue, ot ils ont séparément le contrôle de l'admission des articles qui leur sont soumis. 72 S3AZETTR DES CAMPAGNES Chemin de fer de la Baie des Chaleurs.\u2014M.Jean Leblanc, de Carleton, & vendu et amené, consigné aM.G.Carrier, de Lévis, il y & quinze jours, le premier wagon d'animaux provenant de In Baie des Chalours.Ce chemin de fer commercé en win 1886 est maintenant terminé jusqu\u2019à Nouvelle, paroisse \u2018Voisine de Carleton.Le lait gelé, \u2014On a fait des expériences sur le lait gelé : un échautillon a été gelé lentement et l'autre rapidement, pais tous deux ont été partiellemort dégelés, Dans le premier eus, la glace demeurant contenait Ia plus grande partie de la eubatance grasse (beurre), et la partie li quide, presque tonte la esséine (substance du fromage), le puore de lait et lea svis, Dans le second cus, 1a graisse et lea autres substances étaient également disséminiées dans ln partie gelée et dégelée.Ceci s'expligne par le fait que, dans la congélation lente, 1a créme a le temps de se rassembler, au moins pour In plus grande partie, an sommet avant d\u2019être en serrée dans la glace, tandis que daus ls congélation rapide, elle est saisie svant qu\u2019elle ait eu le temps de se déplacer, et sinsi elle demeure distribuée dans ls masse.D'après cela, lorsque l\u2019on emploio du lait gelé, il est nécessaire de le dégeler complètement et de le remuer avant de s\u2019en servir.\u2014 La science populaire tiluatré.-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 RECETTES Moyen de blanchir la laine, Ou prend, pour une livre de laine filée deux livres «le craie blanclie pulvérisée et mêlée avec de l\u2019eau de rivière, eu conels- tance de bouillie ; ou y pétrit la laine pour l\u2019eu bien impré- guer, et on la laisse sécher pendant vingt-quatre heures.Enshite on la frotte Lien, et on la lave daus de l\u2019eau pour en faire sortir toute ia craie.La laine paraîtra très blanche et nette si on l\u2019a lavée dans de l\u2019eau froide, car l\u2019eau chaude lui eat contraire et ue blanchit pas si bien.Conservation des cignons pendant l'hiver, Si l\u2019on vent conserver les oignons contre les gelées, par nde quantité, il fant d'abord se rappeler que les oignons frais, lee gros oignone, postddent boit par cent d\u2019esu on de substanecs aquenses ; qu'il fuut en conséquence les couvrir de paille sèche ou de feuilles d\u2019arbres quelconques st on désire qu\u2019ils ne ee gâtent pos.Par ce procédé fort simple, on a pu conser wer jusqu'au printemps des oignons d\u2019une grosseur peu ordinaire.Presse à foin \u201c Dederick \u201d a vendre.MM.Pelletier, Fils & Ci~, Rivière-du-Loup (en bas), offrent en vente une pretsé à foin \u201c Dederick \u201d ayaut servi pendant Quelques années, mais étant en parfait ordra.Conditions des plus avantageuses.Pour plus amples informutions, s'adresser à PELLETIER, FILS & CrE, Marchands à la Rivière-da-Loup (en bas).22 Décembre 1887.\u20142 LE PRIX COURANT Tourna) hebdomadaire Du Commerce, de la Finance, de l'Industrie, de la Propriété foncière et des Assurances.Bureau : Nu.10, roe 8% Jacques, Montréal.Prix d'abonnement: Montréal, par an #2; Canada et les Etats-Unis, $1,50 ; France, frauce 12,50.Publié par \u201c La Société de publication commerciale.\u201d MONIER Er HELBRONNER, Gérants, à Montréal.Demande d'emploi comme fermier.Un jeune homme diplômé à l'Ecole d'agriculture de Ste- Aune de la Pocatière, désiterait avoir une placo de fermier.Bons certificats fournis.S\u2019adresser à A.L., au Bareau de la Garette des Campagnes, à Ste Aune de la Pocatière, P.Q.9 Décembre 1857,\u2014 A VENDRE BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK B'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue St Jacques, MONTREAL Ferme St-Gabriel J.ISRAEL TARTE & FBERE Cette exploitation agricole a obtenu, à la dernière exposition provinciale : at Un diplôme pour le meillenr troupeau de vaches cana- ennes.IL Le premier prix pour la meilleure vache Initière cans- dienne de quatre sos et plus.III, Le premier prix pour troie ans.IV.Le premier prix pour la meilleure géniese canadienne.in Le premier prix pour la meilleure génisse au-dessus de six moi VI.Le premier prix pour le meilleur taureau canadien de trois ans.VII.Le premier prix pour le meilleur taureau canadien de tout Vi Le second prix dane la classe des taoreaux Jersey pur sang, au-dessus de quatre ana.a \u2026 Le second prix dans la classe des taureaux canadiens un an.la meillenre taure canadienne de EvécIALITÉ\u2014 Elevage du bétail Canadien en vane de la production du beurre.À vendre, en ce moment, un TAUREAU JERSEY, GRIISSES et TAURKAU de lan dernier, quelques VEAUX du printemps, mâles et femelles.3 novembre 1887.CHEMIN DE PER INTERCOLONIAL 1887-Arrangement pour la saison d'hiver-1888.Le et après lundi, 28 novembre 1887, les traine de ce chemin partiront qe la Station de Ste Anne (le dimanche excepté) come sulk: Pour Lévis.cococnccannn Pour Halifax et St-Jean Pour Lévis.Pour Lévis.Pour ls Rivière-da- \"Loup.Pour la Rivière-du-Loup.Tous les trains marchent sur l'heure du temps conventions nel de l\u2019Est.D, POTTINGER, Furintendant en chef Bareau du chemin dejfer, Monoton, N.Bk., 96 novembre 1867."]
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