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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 9 février 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1888-02-09, Collections de BAnQ.

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[" xxv Ste-Anne de la Pocatidre, P.Q.9 février 1348 No.16 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.L'abonnement pout dater du ler de chaque moin, ou commencer aveo le ler nnméro de l\u2019année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour nu an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l'expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés; sl non, l\u2019abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gasette an Bareau de Poste.Toit ce qui concerne la rédaction et l\u2019envoi de correspondances doit être adressé à Firmin H.ProULx, Rédacteur-Propriétaire, Gérant EXector A.Proulx.Tout ce qui concerne les abounementa & la Gasetie des Campagnes ct les annonces à être publiées dans ce journal, doit être a:lressé à lector A.Proulx, Gérant, ANNONCES Première insertion.10 centivs par ligne Deuxième ineertion, etc.3 centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions Libé rales.Ceux qui désirent s'adresser tout partioulid- rement aux oultivateurs pour ia vente de terres instruments d\u2019sgriculture, oto., ete., tronveront ABONNEMENT : $1 PAR aN Bi la guerre est la dernière raleon des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.Emparons-nous da sol, si nous voulons conserver notre nationalité.224 avantageux d'annoncer dans ce Journal.ABONNEMENT $1 PAR AN SOMMAIRE.Nécrologie : Monteigneur Domivique Racine, premier évêque de Chicoutimi.Canserie Agricole : Culture des plantes fourragères.divere : Eusais des graines de vemence A la Ferme expé- Timentale centrale à Ottawa, \u2014 Création des races de pommes de terre.\u2014Maltiplication de lu pomme de terrepar le Louturage.Choses et autres : Détails importants concernant ls plantation des arbres.\u2014L\u2019épierrement des champs.Recettes : Moyen pour nettoyer les vases qui ont contenu de l'huile de charbou.\u2014Savon en terre glaise.Ouverture des cours à l'Ecole d'agriculture de Ste-Anne.\u2014L\u2019ouverture des cours à l\u2019Ecole d'agriculture de Ste-Anne aura lieu mardi le 21 février courant.Ceux qui ont obtenu lenr admission pour la préseute annés doivent faire en sorte d'être présents à l'ouverture même des cours.Il y aurait place pour un plus grand vombre d'élèves à l\u2019école d'agriculture, et nous faisoos des vœux pour que le nombre soit plus considérable que pur le passé.Ceux qui se sentent des dispositions pour la vocation agricole y trouveraient certainement leur intétôt en suivant les cours pratiqnes et théoriques d\u2019agrioulture qui se donnent sur la ferme et à l\u2019école d'agriculture de Ste-Anne.On pent s'adresser pour cela an Rév.M.Ls Tremblay, directeur de l'Ecole d'agriculture de Ste-Anue qui so fers un plaisir de donner tous les renseignements possibles à ceux qui dé sirent obtenir leur admission à l'Ecole d'agriculture.=a EN VENTE AU BUREAU DE LA \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES \u201d INSTRUCTIONS POPULAIRES SUR LES SOINS À DONNER AUX ANIMAUX MALADES.\u2014Prix, 15 ote.LE PARFAIT MARECHAL EXPERT MODERNE, manuel complet de l'amateur et du marchand de chevaux, de Partiste vétérinaire et du maréchal ferrant, ouvrage extrait des meilleurs auteure anciens et modernes; mis en ordre et complété par M.Marcelicour, artiste vétérinaire.Prix : 36 ota, a L?6levage du cheval; \u201d des soins à lui donner.\u2014Prix, 20 ola.Depuis quelques mois, la mort s'est abattu sur plusieurs membres illustres de notre clergé canadien, ct en dernier lieu une graude ct noble existence vient de B'éteiudre.L'Eglise du Canada vient de perdre unc de ses gloires les plus pures par le décès prématuré du premier évêque de Chicoutimi, de l'apôtre par excellence de la colonisation, ayant pour champ de travail Chicoutimi et l'immense région du Saguenay qu\u2019il voulait ouvrir à la colonisation jusque dans ses dernières limites.Il à succombé à Ja tâche qu\u2019il rempliesait avec un zèle vraiment héroïque.Nous empruntons au Réveil du Suguenay les détails suivants sur ln vie et les œuvres du ce saint évêque, qui \u2018\u201c des hauteurs du ciel où les anges qui président aux destinées éternelles l'ont certainement conduit, continuera cvcore par son intercession auprés de la Divine Providence l'œuvre éminente à laquelle il a voué sa vie.\u201d EEE Nécrologie.Monseigneur Dominique Racine, Premier évêque de Chicoutimi, Samedi lo 28 janvier dernier, à 114 heures, les cloches do la cathédrale, du Séminaire, du Couvent du Bon Pasteur ct de l\u2019Hôtel-Dieu St-Vallier, sonnaieat à toute volée, annonçant un événement extraordinaire: mais elles ne chantaient pas, ces cloches, comme elles avaient coutumie ; elles pleuraient.Les joyeux carillons s'étaient changés en sanglots déchirants.Une grande douleur oppressa aussitôt tous les cœurs ; avec la rapidité de l'éclair, se répandait de tous les côtés l'accablante nouvelle de la mort de Sa Grandeur Mgr Dominique Racine, évêque de Chicoutimi, Oui, la jeune Eglise de Chicoutimi venait de perdre déjà son premier pasteur ; le Saguenay, son meilleur ami, son plus ferme soutien, celui qui était à la fois son orgueil, sa force, son espérauce | Ah! pleurez, cloches aux sous maintenant lugubres; vos voix de tristesse n\u2019égalent pas les sentiments de douleur qui s'élèvent de nos cœurs et de nos âmes.\"1dor Ulver ty cag vagy oyu 0p wgupy 123 Le Saguenay a subi bicn des épreuves, depuis qu'on l'a colonisé; mais quel deuil égale celui de ce jour ?Quel de scs malheurs l'a frappé au cœur autant que la calamits qui l\u2019accable aujourd'hui?Des ineundies, des récoltes manquées, cola su répare à ln fin, ct parfois rapidement : mais comment remplacer le plus dévoué des amis, le plus tendre des pères ! D'ailleurs, duns ses mauvais jours, le Saguenay pouvait compter sûrement sur son Grand-Vicaire, plus tard eur çnn évêque; tandis qu'aujourd'hui, il reste vraiment désolé, éperdu, sons qu'aucune voix le puisse conso- Jer! Nous voudrions pouvoir offrir À nos lecteurs un récit détaiilé de la vie et des œuvres de l'illustre défunt ; nous voudrions pouvoir présenter à leurs reyards le tableau fidèle de ses talents, de ses qualités, de ses vertus.Mais le peu de temps dant nous pouvons disposer ne nous permet quo d'esquisser à grands traits ct bien à la hâte cette exis tence, si bien remplie.Nous avons lieu de croire qu'avant longtemps une plume plus exercée retracera, sous une forme moins fugitive et moins indigne de son objet, la biographie du prélat vénéré dont nous pleurons la perte, Monseigneur DOMINIQUE RACINE naquit, 24 janvier 1828, à St-Ambroise de la Jeune | orette.II était fils de Sieur Michel Racine et de Dame Louise Pepin.Son aïeule maternelle était ln sœur du Révérend M, Antoine Bédard, curé de Charlesbourg, dont la mémoire est encore en vénération dans cette paroisse.Cette aïeule à luissé le souvenir des plus solides vertus, Fa mère, décédée il y n une dizaine d'années, était aussi un modèle accompli des vertus chrétiennes, I! était encore peu âgé, lorsqu'il perdit son père.Fa pieuse mère eut déposer dans son cœur les germes précieux des vertus qui devaient plus tard être pour nous un sujet d'édification.M.Lefrançois, l'instituteur de la paroisse, lui donna les premiers éléments do l'instruction.Agé de dix ans, il fit ça première communion en 1838.TI remplissait avec zèle les fonctions d'enfant de chœur à la chapelle des Hurons de la Jeune Lorette, et devint bientôt l'idole de ces bons sauvages.Son souvenir cst toujours resté vivace duns la tribu ; et depuis, sa visite était un événement duns le village des Hurons ; leur joie, surtout, ne connut plus de bornes, lorsqu'ils revirent parmi cux, bien longtemps après, leur petit servant de messe devenu évêque.En 1840, il entrait au Séminaire de Québce, où il fit un excellent cours d'études, malgré quelques maladies assez sérieuses, notamment dans ra dernière année.En cctte même année, 1848-49, il s'oceupa beaucoup de l\u2019Abeille, que l'on commença alors à publier, ct dont il fut rédacteur et géraut.Il termina son cours classique en 1849.Des huit élèves qui comporaient la classe 3 quelle il appartenait, sept embrassérent l'état ceclésiastique : c'étaient Mgr T.-K, Hamel, Protonotaire Apostolique et Vicaire Général de Québce; le Rév.F.-X.Plamondon, curé de St Jean-Baptiste de Québee ; le Rév, O Paradis, curé du St-Anselme ; le Chaunine F-E, Blouin, V.F.curé de Carleton ; le Rév.J.Lagueux, curé de St-Jean-Port-Joli, et le Rév.F.Brunet, St-Roch de Québec.De ces sept élus du racerduce, Mgr Racine est le premier appelé À recevoir In récompeuse que Dien réserve à ceux que lui-méme a choisis pour travailler à sa vigne.Quel bon souvenir Monrcigneur a toujours gardé du Séminaire de Québee, cctte maison bénie qui a formé pour l\u2019Fglise et pour la rociété tant de raints prêtres ct tant de citoyens intègres, dont les vertus et lo mérite proclament hautement l'excellence de l\u2019instruction et de l'éducation GAZETTE DES CAMPAGNES qu'y reçut lenr jeunesse.Lorsque, après bien des années, l'élève de 1849 se verra lui-wême appelé à fonder un Séminaire, il sera heureux de donner aux élèves du noureau collège, non-seulement le costume, mais aussi le règlement de l\u2019antique maison de Québce, Touto sa vie, il parlera avec vénération surtout de Monsieur L.-J.Casault et de M.J.Holmes, qui avaient en pour lui une affection vraiment parternelle et avaient dirigé avec sollicitude ses premiers pas dans la vie.Sans doute, ces hommes de génie preesentaient déjà les hantes destinées qui l\u2019attendaient, Ce fut en septembre 1849 qu\u2019il cutra au Grand Sémimaire do Québre.Pendant trois ans, il remplit avec zèle et dévouement les fonctions de surveillaut, charge qui prépare si bien le jeune cuclésiastique au gouvernement des paroisses.Il passa sa dernière annéa de séminaire à l'Archevéché, en qualité de secrétaire; et le 21 septembre 1853, il recevait, à Québec, la consécration sacerdotale.C'était le troisième prêtre que la famille Racine donnait à l\u2019Eglise de Lieu : en 1838, l\u2019aîné, M.Michel Racine avait été ordonné ; mais peu d'années après, le Seigneur rappela à lui co prêtre distingué, dont les talents remarquables donnaient à tous les plus belles espérances.En 1844, M.Antoine Racine avait reçu l'onction sacerdotale.Donoer trois prêtres à l'Eglise: quel honneur, quelle bénédiction pour une famille chrétienne! Quelle preuve de prédilection de la part de Dieu! Cependant, cette famille devait être honorée et bénie encore davantage, puieque deux de ces prêtres devaient un jour être élevés à la dignité épiscopale, M.Dominique Racine fat nommé vicaire à Québee, et conserva cette position jusqu'à l'année 1858.Cette période de cinq ans fut l\u2019une des plus heureuses de ea vie, et il aimait à parler du bonheur qu\u2019il y éprouva.Chargé de sa desserte de l'Eglise de N.-D.des Victoires, à la Basseville, il réuesit à faire au pieux ct antique sanctuaire des améliorations considérables, grâce au concours généreux des citoycus de Québec, Il s'occupa aussi «pécialement de la Sainte-Famille admirable confrérie qui contiane toujours à répandre ses bienfaits parmi les pieuses dames de la ville.M, Racine se formait ainsi à toutes les fonctions du ministère paroissial sous la conduite du curé de Québec, le Rév.J.Auclair, qu\u2019il vénérait comme un pire; une sainte awitié persévéra toujours entre ces deux hommes d'élite, douce liaison que ln mort seule put à la fin briser ; et encore ce triomphe du trépas fut de courte durée ; à quelques semaines d'intervalle, ces deux cœurs se sont réu- is dans la mort, comme ils l\u2019avaient été dans la vie.Pendunt les vingt-six aus que l'ancien vicaire de Québce sera À Chicoutimi, M, Auclair ne manquera pas de venir chaque automne passer nuprès de lui quelques semaines de repos, légitime délassement d\u2019un ministère fatiguant, Malgré des infirmités croissantes ct un état de santé assez inquiétant, la vénérable curé de Québec resta fidèle à cette vieille habitude jusqu'à lu fin de sa vie, En 1858, M.D.Racine était nommé à la cure da Basile, dans le comté de Portneuf.Ce fut un vrai it pour lui de se séparer du curé ct des vicaires de Québec : il falluit quitter ces confrères aimés, qui, grâce à une ardente charité sacerdotale, ne faisaient qu\u2019un cœur ct qu\u2019une fime, Mais si le premier vicariat laisse dans l'âme des souvenirs si profondément gravés, jamais on oublie non plus la première cure; ct bien que M.Racine ne demeura qu'une anaée à St-Basile, la mémoire de son séjour en ectte paroisse resta toujours dans sun cœur, -Il eut à peive lo temps de s'occuper du soin de construire un presbytère en cette paroisse, œuvre pour laquelle il mit à contribution ses GAZETTE DES CAMPAGNES 123 propres ressources, que déjà la Providence l\u2019appelait à un pouvesu poste.Kn effet, cn 1859, le joune curé disait adieu à ses paroissiens de St-Basile, et allait prendre posses-ion de Ja cure de St-Patrice do la Rivière-du-Loup.Pendant trois années, il se dévoua à l'avancement de cette belle pa- roirso dont on pouvait prévoir, dès cette époque, la prospérité future.En même temps qu'il continuait les travaux qui restaient à faire à un temple magnifique, de construction récente, il consacra ses soins au progrès d\u2019un couvent qu'il fonda en 1860, ct confia à la direction des Religieures u Bon Pasteur de Québce.Depuis, il n\u2019a pas cessé de s'intéresser à cette institution, aujourd'hui si floriesante, qui conservera toujours, avec amour ct vénération, le souvenir de son fondateur.Ces liens que chaque jour rendaient plus forts entre les paroissiens de St-Patrice et leur pasteur dévoué, grâce au zèle, À l'affection, aux vertus de celui-ci autant qu'au respect ct À la soumizsion des premiers, ces liens devaient pourtant se briser b'entôt.Les supérieurs ceclésiastiques, qui avaient \u2018qu le jeune curé à l'œuvre et savaient de quelle confiance il était digue, erurent opportun de l'appeler à une position plus difficile et plus importante.Le Saguenay: tel fut le nouveau champ, à peine défriché, qu'ou lui donna pour objet de ses labeurs ; tel fut le nouveau théâtre de son activité ct de son zèle d\u2019apôtre.Nous croyons bien fermement que la Providence dispose tout avec sagesse, ct nous n'avons pas besoin qu\u2019on nous le démontre, Contemplons pourtant, pour notre consolation, cette action providentielle qui choi- sissnit pour l'œuvre à exécuter un cuvrier si apte à l'accomplir.Sans doute, pendant ses trois ans de séjour à la Rivière- du-Loup, bien des fois les regards de M.Racine s'étaient rtés sur ce sombre rivage du Nord, qui au delà des flots bleus du beau St-Laurent, répare brusquement, À l'horison, la plaine liquide et mouvante de cette autre plaine du ciel, Des hauteurs de Fraserville, quand le temps est clair, on aperçoit cette gorge lénébreuse par où, les montagnes s\u2019étant écartées, semble-t-il, tout juste pour lour livrer passage, arrivent les eaux de la rivière Saguenay, gigantesque caual qui conduit le trop-plein de cent lacs et rivières \u2018un im- mensc territoire.l'ourné vers cette embouchure de la rivière étrange, porte myctéricuss qui donne accès dans le Royaume du Saguenay, M.Racine a-t-il presrenti parfois quel rôle Dieu lui réservait dans cuite contrée presque inconnue ?Nous l'ignorons.Mais ce que nous savons bien, c'est que In volonté de ses Supérieurs étant pour lui l'expression de la volonté de Dieu, il crut, n'avoir qu'une chose à faire: ge rendre au poste qui lui était assigné, C'est dono en 1862 que M, Racine fut nommé curé de.-F Chicoutimi et Vicaire-Forain.Il n'y avait \u2018encore qu'une vingtaine d'années que le Saguenay était ouvert à la « oloni- sation.Ce fut en 1846 que le premier curé, M.J.B.Gaon, fut installé régulièrement à Chicoutimi ; il y demcura jusqu\u2019en 1854, et fut remplacé par M, F.A.Blouin ; mais \u2018en 1866, M.Gagnon revint à Chicoutimi, et il cut pour successeur M.Racine, qui fut ainsi le troisième curé de cette paroisse.Raconter en détail la vie de Mgr Racine, À cette époque importanto de sa vie, exigerait un volume: ce serait faire l\u2019histoire complète du Saguenay, dont les plus grands progrès sc sont accomplis pendant ces vingt-six années, Et au- uel do ces progrès n\u2019a-t-il pas contribué d\u2019une manière ou 'une autre?Il a pris une grande part à l'étabiissemeot d'un grand nombre de paroisses et des missions de ce territoire ; toutes les foudations religieuses sont zon œuvre ; il e'est intéreseé ausel souvent d'une manière très prochaine, aux développements purement matéricls de cette partie du pays.\u2014 Si le temps et l'espace nous font ioi défaut pour un récit même abrégé, du moins énumérons les principales do ces œnvres que Monseigneur laisse après lui et qui feront à jamais bénir sa mémoire ; mentionnons aussi les événements los plus remarquables de sa vie pendant cette dernière période.Le nouveau curé dut faire en goëlette le trajet de la Ri- vière-du-Loup Chicoutimi, car bien des années s'écoulèrent encore avant qu\u2019une ligne régulière de bat-aux à vapeur mit le Saguenay en communication avec le reste du pays.Chicoutimi, quoique assez considérable, était loir cependant d'avoir pris les proportions qu'il a aujourd'hui.En 1864, M.Racine fondait le couvent du Ben Pasteur de Chicoutimi.Les bienfaits envers cette institution ne sauraient être comptés; aussi son souvenir y vivra toujours, C'est là que chaque année, le 24 janvier, on solennisait l'anniversaire de sa vaissance.Cette année même, la fête était préparée à la date habituelle; mais, hélas ! le bon père ne pouvait présider les réjouissances ordinaires ; il fallut se contenter de lui offrir des souhaits de bonheur, des vœux pour sa guérison et des cadeaux, précioux gages de gratitude, qui réjouirent son cœur ; mais l\u2019offrande la plus précieuse fut une communion générale faite par la communauté, le matin de la fête, pour demander son rétablissement.C'est dans la pieuse chapelle du Couvent que Monseigneur, depuis son élévation à l'épiscopat, célébrait chaque matin la Sainto Messe ; c'est là qu'il offrit pour la dernière fois le Saiut Sacrifice, le 10 de novembre dernier.Nous ne dirons rien des cfforts ct des démarches que s\u2019imposs le curé de Chicoutimi pour l'ouverture des chemins do colonisation, co qui nous ertraînerait trop loin.Constatons seulement qu'il avait bien choisi l'importance de ces améliorations pour l'avenir du Saguenay, et que les événe- ments sont venus plus tard justifier ses prévisions.Arrivons à l\u2019année 1870, qui restera tristoment mémo- rablo dans les annales du Saguenay.Le 19 mai, tous s'en souviennent encore, un cfroyable incendie dévasta presque toute la partie coloniséo de ce vaste territoire, L'élément destructeur, parti des environs de la rivière Mistagsini, au Lac St-Jean, se rendit jusqu'à la Baie des Ha! Ha! ra- vagcant une superficie d'environ 1500 milles.Ce jour-là, cinq cents familles ae virent réduites à l'indigence, au lieu de la modeste airance que beaucoup d'entre clics avaient pu acquérir À force de sucurs ct de fatigues.Dans la soirée, entre sept ot huit heures, l'incendie avait atteint les hauteurs qui entourent Chicoutimi, et le village était véritablement entouré d\u2019un cercle de feu.C'est alors qu'on vit même un protestant, M.William Price, l\u2019un des mewbres de la maison Price, accourir vers le curé de Chicoutimi et demander sa protection.M.Racine se rendit aussitôt au Bassin de la rivière Chicoutimi, réunit la population de l'endroit au picd de la Croix érigée sur le site de l'ancienne chapelle des Jésuites, ct demanda à D cu la cessation du fléan.Le feu r'arrêta, et le village fut préservé.Tout le monde cst resté convaineu que la prière du curé de Chi- coutimi obtint cette protection extraordinaire, On se demande quelle aurait été l'étendue de la calamité, si le village avait été incendié, Les habitants, chassés par le feu, n'auraient eu pour refuge que les eaux de la rivière Saguenay, et n'auraient ninsi échangé un genre de mort que pour un autre.En outre, si le village de Chicoutimi avait été dévasté, lui aussi, qui aurait pu donner les secours immé- dints que réclamait une population en détresse, disséminda ITI 12\" GAZETTE LES CAMPAGNES par tout le Saguenay ?En effet, c'est ici qu\u2019un comité de secours se forma immédiatement pour venir cn aide aux pauvres incendiés, ct pourvut aux hesoins les plus urgents, en attendant les secours du dehors, M.Racine fut l'âme de cette organisation, On sait que tout le pays s'émut au récit de la calamité qui avait frappé lrs braves colons: le gouvernement provincial, les associations diverses, le peuple des cités et des campagnes, tous rivalisèrent pour expédier sons délui des grains, des provisions, dus vêtements, cte.Tous ces articles arrivaient, cu immense quantité, à Chicoutimi même, par les bateaux à vapeur.Twagine-t-on quel travail énorme exigcait la réception et le partage de ces envois ?M, Racine, avec quelques auxiliaires into) igents, se dévoua à cuite ingrate besogne pendaut des mois ; les jours ct les nuits étaient consacrés À ces occupations fatiguantes, et l\u2019on #\u2019étonno qu'il ait pu supporter de tels labeurs, Quand il N\u2019aurait pas d'autres états de service, le dévouement extraordinaire qu'il montra en ces circonstances suffirait pour lui mériter à jamais la reconnaissance du Saguenay.En 1871, les amis de M.Racine eurent la joie de le voir recevoir le titre du Vicuire-Général de Mgr Taschereau : c'était une preuve non équivoque de l'estime et de la confiance que Jui témoignait l\u2019émivent A rchevêque de Québec, estime ct conflance que les années n'ont fait Qu'augmenter encore dans In suite, C'était aussi lui donner In possibilité de travailler avec encore plus d'efficacité aux rogrès du Saguenay ; et le nouveau Grand-Vicaire ne faillit pas à la tâche, En 1873, le G.-V.Racine fondait le Séminaire de Chicoutimi, avec la permission et le concours puissant de Mer Tascherenu.Ce fut son œuvre de prédilection, celle qui lui tint Jo plus au cour.Comme pour ses autres fondations, et benucoup plux même, il mit à contribution 8 & ressources personnelles, jusqu'à se dépouiller de tout ce qu\u2019il possédait, pour ainsi dire, afin d\u2019aider cette institution.Lorsqu'il fit construire l'édifice actuel du séminaire, on le vit même travailler de ses propres mains, ne so contentant pas d\u2019y con- FaCrer ses ressources, son intelligence et son cœur, Il'fut le premier supérieur de la maison, et rédigea lui-même les Constitutions qui en règlent l'organisation.En 1875, il vint y résider ; il s'astreignit aux exigences de la vie de communauté, ct s'étudia à établir et à fixer l'esprit et les traditions de la maison.\u2014Le 5 oct&bre 1887, fut un jour de deuil pour lui et pour le Séminaire: ce jour-là, le fondateur bien-aimié, refusant de se rendre aux supplications les plus pressantes des MM.du Séminaire, qui ne dési- raicnt rien tant que le voir résider toujours au milieu d'eux, ce jour-là, disons-nous, il #'imposa le sacrifice de se séparer de son œuvre chérie, et alla résider dans la modeste demoure que nous connaissons: il voulait par 13 mettre quelque cepace de plus à la disposition de la communauté, qui est à présent si à l'étroit davs l'édifice actuel, Nous savons combien cette séparation fut erucile et pour lui et pour les MM.du Séminaire, .De 1876 à 1878, nous voyons le Curé de Chicoutimi diriger la construction d'une nouvelle église paroissiale, temple magnifique qui, tne fois terminé, sera l\u2019un des beaux monuments de ln Province.À son insu, c'était la Cathédrale d'un nouveau diocèse qu'il avait construite, En effet, en 1878, un rameau se détachait encore, après tant d'autres, de l'arbre puissant qui croissant depuis plus de deux siècles sur le rocher do Stadacona avait étendu peu à peu son ombre bienfaisante sur l'Amérique Septentrionale presque entière.Lorsque, le 28 mai 1878, lo Vicaire du Christ appelait le Grand-Vicaire Racine au trône épiscopal de Chi- coutimi, ra parole souveraine ne faisait que confirmer, si Von peut parler ainsi, une élection déjà faite par les vœux et les espérances de ls population du nouveau diocèse, Nous connaissons personnellement avee quelle répugnance le nouvel évêque se chargea du fardeau won Jui imposait ; 'accepta par soumission 4 la volonté de Dieu, Il reçut la consécration épiscopale dans la Basilique de Québee, le 4 août 1878, des mains de l'Archevêque de Québec.Le 7 août suivant avait lien son installation solennelle à Chicoutimi.Personne n\u2019a oublié les fêtes brillantes qui signalèrent le joyeux événement : tous se rappellent ce concours extraordinaire de l\u2019épiscopat, du clergé et des fidèles, ces démonstrations remarquables qui eurent lieu surtout à Chicoutimi, cette quantité de cadeaux et d\u2019adresses venant de tous les côtés ct prouvant quels sympathiques souvenirs avait laissé partout sur son passage, depuis 1853, celui qui était l'objet de ces réjouissances, Ce ne fut qu\u2019en 1882-83 que Mgr Racine put faire son voyage ad limina Apostolorum : le Souverain Pontife le reçut avec une extrême bienveillance, et le nomma assistant au trône Pontifical.En 1885, il retourna à Rome pour s'occuper des intérêts religieux de la Province.Des personnes parfaitement renscignées zous assurent que les di- gpitaires de la Cour de Rome, avec lesquels il eut des relations, firent les appréciations les plus favorables de son intelligence et de son caractère.Ceux qui le connaissent seront réjouis, mais nullement étonnés de ces suffrages honorables, En 1882, Monseigneur bénissait la fondation du Monastère des Ursulines de Roberval, et en 1884, celle de l'H6- tel-Dieu St-Vallier de Chicoutimi, et prenait une la: rt À ces œuvres admirables.Il était heureux de recevoir dans son diocèse cos colonies qu\u2019établissaient les antiques communautés des Ursulines et de l\u2019Hôpital-Général de Québec.Unc œuvre qu\u2019il eut voulu ajouter à tant d\u2019autres, ce fut la construction d'un évêché à Chicoutimi, dont il s'ocoupait depuis un an.La pensée de cette foudation ne le Jaissa pas durant le cours de ea dernière maladie, Pendant ces longues semaines de souffrances, tout en pourvoyant encore à l\u2019administration de son diocèse, il B'occupa de l'examen des plans de l'édifice et de la rédaction des contrats, il fallut même recourir à d innocentes industries pour retarder la signature de ces ducuments qui auraient pu créer des embarras pour l'avenir: car il n'était plus permis d'espérer qu'il reviendrait à la santé, C'est en octobre dernier que cette fatale maladie s'attaqua à une constitution robuste, pleine de promesses consolantes d'une longévité dont tous étaient certains.Le jour de la Toussaint, malgré un grand état de faiblesse, malgré les prières de son entourage, il voulut officier pontificale ment à la messe et aux vêpres, Le 2 novembre, il assista nu service funèbre des défunts : c'était la dernière fois qu'il occupait le trône épiscopal de son église cathédrale, Peu de jours après, il se retirait à l'Hôtel-Mieu 8t-Vallier ; mais ni les soins intelligents et dévoués des bonnes hospitalières, ni la science et l\u2019liubileté des médecins ne Purent avoir raison de la maladie, ni même, pouvons-nous ajouter, les prières les plus forventes ct les plus multipliées de fls in- quicts ct altligés.Eu cffet, de toutes les parties du diocèse s'élevèrent d\u2019ardentes supplications vers le Maître souverain de Ia vie ot de la mort.Les élèves du Séminaire et du Couvent de Chicoutimi se rendirent en lerinage au sanctuaire de la Sainte-Face ; les premiers firent aussi un pèlerinage à Ste-Anne du Saguenay: un triduum de prières fut célébré à l'Hôtel-Dieu, les neuvaines se multiplidrent . GAZETTE DES CAMPAGNES 128 Mais Dieu, dont nous adorons les desseins n\u2019exauga pas ces vœux de nos cœurs.Le jour de Noël, sur la prière du Rév.M.A.Fafard, curé d'office de la Cathédrale, tous les prêtres du diocèse offraient l'une des trois messes, promises ce jour-là, pour la guérison de leur Evêque, Nous ne pouvons nous empêcher le croire que le bon Dieu, par égard pour cette touchante supplication, a bien voulu soulever un peu son bras appesanti sur nous.En effet, le matin de Noël Monseigneur, dont la maladie prenait jusque-là un caractère de gravité très alarmante, se sentit notablement mieux ; ct cette amélioration persista quelque temps en ranimant non cspé- rances.Cependant, bien que le maladie semblât ne plus faire de progrès, le malade devenait de plus en plus faible.Jamais péanmoins il ne garda le lit faisant preuve d\u2019un courage vraiment surhumain.Son état demcura à peu près le même jusqu'au 27 jaavier : c'était une de ces journées où il ge disait mieux, malgré sa faiblesse.Comme à l'ordinaire, il reçut les personnes qui désiraient lui faire visite, et rien ne faisait prévoir un dénouement futal et prochain, lorsque sur les cinq heures du soir, survint une brmorragie considérable accompagnée de syncope, dont il revint bientôt.Mais son état de faiblesse ne lui permettant pas le moindre mouvement saps qu'il y efit danger de nouvelles hémorragies, il conserva ses vêtements ordinaires, et la mort le surprit revêtu de sa robe épiscopale.Vers dix heures du soir, il se rendit aux demandes qui lui étaient faites, et consentit à recevoir les derniers sacrements: quant à lui, ne croyant pas son état aussi grave w\u2019il l\u2019était, il ne jugeait pas que ce fût encore nécessaire.1 regut Ia Sainte Kacharistie et l'Extrême-Onction avec les sentiments de la plus grande piété, répondant exaete- ment aux prières qui accompagnent ces cérémonies touchantes.Pendant le reste de lu nuit, il fit ses dernières recommandations aux RR.MM.Fafard et Roberge qui l\u2019assistaient, entrant dans tous les détails, accordant un souvenir À tous ceux qu'il avait aimés, et cela avec un calme parfait.Citons ici quelques-unes de ces dernières paroles, sorties du cœur de notre Evêque mourant : \u201c Dites À mes prêtres que je leur pardonne les petits désagréments qu'ils ont pu me causer, ct que je les prie de me pardonner ceux que je leur ai causés moi-même: c'est l'amour que j'avais pour eux qui m'inspirait toujours.Mes prêtres ct mes diocésains, comme je les ai aimés ! Quel pluisir c'était pour moi, lorsque je voyais chacun d'entre cux.Vous aurez un évêque plus savant que moi, administrateur plus habile ; mais il ne vous aimera pas plus que moi! .Mon 86 minaire.Mon Séminaire, comme je I'aimais ! je puis dire de lui, comme Adam de la compagne que Dieu lui donna : C'est l'os de mes os, la chair de ma chair ! j'aurais voulu faire pour lui beaucoup plus que jo n'ai fait: Dicu ne I'a pas permis! \".0 Dans la matinée du 28, l'évêque mourant donna ses dernières bénédictions à ses prêtres, aux religieuses de l'Hôtel-Dieu et du Couvent, et à de fidèles parents et amis accourus auprès de lui.Vers dix heures du matin, ses souffrances devinrent très grandes ; à dix heures et trois quarts il tomba en agonie, pendant laquelle M.le Curé Fafard récita les prières des agonisants, au milieu des larmes des as sistants.Quelques minutes avant onze heures, Monseigneur rendait son Ême à Dieu, LL CAUSERIE AGRICOLE CULTURE DES PLANTES FOUBRAGÈRES, Les plantos fourragères sont des végétaux que nous cultivons surtout pour ls nourriture du bétail ; ce sont des réserves que nous Cultivons pendant l'êté pour alimenter les animaux dans le cours de l\u2019hiver.Pendant longtemps, on n\u2019a rangé parmi lee plantes fourragères que cellos qui sont finchéos ou pâturées.Mais l'agriculture moderne a été amenée par iu force des chosos à joindre à cotte catégorie une nouvelle classe, qui prend de jour en jour plus d'importance, c'est celle des plantes dont les racines, tubereules, fruits ou fouilles charnues servert à l'alimentation du bétail.Quelques unes de ces plantes four-agères néanmoins rent aussi cultivées pour la nourriture de l'homme.Lies plantes fourragères sont divisées en trois onté- gories, savoir: Jo.les légumes verts ou racines alimentaires ; 20.les plantes des prairies artificielles ; 80.les plantes des prairies naturelles.Dans ces trois catégories, nous trouverone tous les végétaux cultivés ou qui pourraient être cultivés sons notre climat.Les racines alimontaires sont des plantes très-pré- cieuses pendant nos longs hivers.Les animaux de la ferme se futiguent des fourrages sevs, méme lorsque ces dorniers sont de ls meilloure qualité possible.IL n'est pas dans la nature de nos animaux de se nourrir exclusivement de paiile, de foin et autres fourrages secs, oar leur force digestive s\u2019affaiblit; aussi voyons- nous parfois ces animaux maigrir, même aveo le meilleur foin dont on ne puisse disposer.Si nous voulons satisfaire aux véritables exigonces de nos bestiaux, il nous faut leur donner toute l\u2019année de l\u2019herbe verte des pâtrages, mais sous notre climat, cela est impossible.Heureusement que nous trouvons dane les racines alimentaires des fourrages juteux, aquoux et tendres rempleçant très bien | herbe des pâturages.Tout onltivateur intelligent, doué d\u2019un esprit observateur, & dû remarquer que pour bien réussir dans l'élevrge de ses bestiaux, il lui faut fuiro usage des racinos alimentaires, et plus la quantité sera grande, plus le euccès sera complet et assuré.Ces pluntes sont considérées comme l'expression Ia plus haute du progrès agricole.Les racines alimentaires ont encore un autre avantage, car ce sont généralement les pluntes qui aiment à trouver dans le sol une forte fumuro qui exige de nombreux surolages et rechauseages ; elles permettent d'engraisser la terro sans inconvénients, de la netto- Jer parfaitement et de l'ameublir d'une manière par- ite.Les principales racines alimentaires sont les pommes de terre, los botteraves, los ruves, les navets, les carottes, les panais, etc.Do toutes oes plantes, lu plus nourrissante, la plus riche, celle dont le produit est plus aesuré, on un mot celle qui se montre supérieure À toutes les autres, c'est la ponime de terre; c'ust aussi celle que nous voudrions voir cultivée partout.Les amélioratours dans notre culture canadienne, poussés par le désir de rendre l'agriculture aussi prospère que possible, ont songs à introduire les ras 126 GAZETTE DES CAMPAGNES cines alimentaires comme onlture ordinaire.Le but était bon, muis ils se sont trompés sur lo choix des ruoines alimentaires; ils unt choisi commo base d\u2019u- méijorations, Iu culture des navets Le navet est une bonne racine, mas pour qu\u2019il réussi-se il lui faut un Bol et un climat que nous ne pouvons que bien rarement lui donner.Le navet est la plante de prédilection en Angleterre, ot il réussit toujours bien sous le elimat de ce pays.Sous notre olimat, c'est tout lo contraire.Le plus souvent le navet ne réussit pos, soit parce que la sé- choresse so prolonge trop longtemys, soit parce qu\u2019il De peut se soustrairo aux ravages des insecles qui s'atlaguent à su tigo dés su sortie de terre eL même pendant des mois jusqu\u2019à ce qu'il ne leur reste plus rien à dévorer do la tige et m8me des rscines, Pour nous, la betteravo serait préferable au navet, et la pomme de terro supérieure a la betterave, Ainei, sous le rapport de l'utilité, si nous voulons Buivre un bon système de culture, ne tenons pae 4 cultiver lo navet sur une trop grande échelle ; ne soyons pas trop aveugie de ce qui se fuit ailleurs; sachons mettre de l'intolligence davs nos améiiorations, par exemple en consacrant une assez grande étendue de terrain aux pommes de terre, puis en cultivant des betteraves, el si nous Jugeons & propos de caltiver le navet, de ne le faire venir que sur une petite étendue de terruin.Les carottos et les panais sont auesi des plantes très-utiles que nous pouvons cultiver toutes les fois Que la choso sera possible.La oulture de ces plantes snrclées exigennt beau coup do travail, il est un principe que I'expérionce a toujours confirmé: c'est qu'el es ne doivent être cultivées que dans des terres naturellement richos et abondamment fumées; c\u2019est que, même dans des conditions semblubles, un excès de saleté, non-seulement De pourra étre corrigé par lea sarolages que trè«im parfaitement, munis nuita encore au rendement et quelquefois le réduira presque à rien, malgré ls mol- tiplicité et par conséquent Is dépense élevéo des bi- mages.Aussi d'habiles agriculteurs ont-ils trouvé parfois avantageux, soit de mettre deux récoltes surclées l'une après l\u2019autre, pommes de terre puis betteruves, ou betteraves puis carotles, roit même de faire précéder la récolte sarclée, carottes ou betteruves, d'une vraie jachère.Ajoutons que toutes les plantes fourrrgères sarclées veulent nne torre assez profondement remuée et surtout plutôt légère que compucte, non pag qu'elles ne priiesent absolument renseir dans cette dernière, le \u201choux et lu rutubuga (nuvet de Suède) s'en accommodent au contruire ussez bien, muis parco que les binsges y sont trop difficiles et que le produit y est des plus casueln.Disors enfin quo la somme considérable de travail manuel qu'exigent les plantes fourrugères surclées, tant pour les binages et le cus échéant, pour les ropi quages, que pour l\u2019arrachsgo ot l'emmagueinement, ainsi que le poids énorme du produit (dont les neuf dixièmes ront do l'exu) «6 permettent uno culture tant soit peu étenduo de Ges récoltes que dans los lo- Calités où lu main-d'œuvre est en abondance et par vonséquent peu coûteuse.° En regard do cet inconvénient, signalons l'avan.tinge oxpitnl que présentent ces plantes en proourant av bétail, pendant l'hiver, une Dourriture verte qui, jointe dans des proportions cor venables (tout au plue moitié en équivalents) au fourrage seo, met son alimentation dans les meilleures conditions possibles, Asvsi, dans toute grande exploitation devrait-on avoir au moins quelques urpents en plantes fourragères eurolées.Réduites À ces proportions, ces révoltes ne réagiront pas d'une manière ficheuse sur le reste de ls culture et seront presque toujours profitables, parce qu'on pourra les fumer et les soigner convenablement La ferme expérimentale à Ottawa.Le bulletin No.2 des directeurs de la ferme expé- rimentalo centrale, à Ottawa contient un rapport très intéressant sur la vitalité des graines de céréales, Il dit à ce propos : \u2018 L'essai des graives pour les semences prochaines est déjà commencé et se continners dur«nt l\u2019hiver, On espère que plusieurs profiteront de cette ocossion et enverront leurs échantillons de bonne beare.On n'exige pas de frais pour faire ces épreuves et les échantillons sont adressés à la Ferme Expérimentale Centrale, Département de l\u2019Agricultore, Ottawa, sans frais de poste.Le temps que demande chaque épreuve est de dix à vingt jours, et !a quantité exigée variera selon la groseeur de chaque grain, pas moins de 250 à 300 gruines ne doivent être envoyäcs, \"\" Il n été distribué, surtout au No:d-Ouest et un peu dans chaque province, ane quantité assez considérable de blé de semence provenant de l'Allemagne, de l\u2019Ang-oterre, de la France et de la Rassie.C'est là un essai que l'on tente on diverses parties du Canada, et l'on en attend les plua heureux réaul- tats, On est à môme déjà de constater le bien sérieux qu'a produit la ferme expérimentale pour l\u2019sméliors- tion de notro agriculture, Espérons que l'on marchera de succès on succès et que les sacrifices fuits par le trésor fédéral seront amplement récompensés par les progrès sensibles qui se réaliscront, grâce à lu direction pratique de Is ferme, Nous engugeoss vivement les cullivateurs à o's.dressor à lu forme expérimentale pour tout ce qui se rapporte sux expériences agricoles.La ferme n'existe fran reul-ment pour les Anglais, mais guvsi pour les Frunçais, et si les Français ne veulent pas en faire leur profit, ce sera bien tant pis pour eux.Ils n'auront, duns tous les cax, aucun droit de re plaindre d\u2019être sucrifiés, comme il leur arrive si souvent, parce qu'ila sont trop spathigaes pour se mêler aux mouvements de progrès qui entraînent leurs compatriotes d'origine britannique.\u2014 La Presse\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 rat Création des races de pommes de terre.Pour obtenir les races de pommes de terre, il est denx moyens qu'on peut employer: le semis ot le choix des tuhercules, Le semis, \u2014 Dans ce cas, on ram ine len fruits (porte de petites pommes placées à l'extrémité des tiger), ylorsqu'ile aont bien mûrs; on en extrait les graines GAZETTE DES CAMPAGNES 321 qu\u2019on lave et laïsre séchor pour les conserver juéqu\u2019au printemps suivant, époque où l'on exéoute los semis Ces remis doivent être fuits de très bonne heure, afin que les jounes plantes aiont le temps d'atteindre un Certain volume pour être conservées pour la planta tion de l'année suivante, car ce n\u2019est jamais la première année qu\u2019on pent se prononcer sur Ja valeur de tes produits: deux uns, parfois trois ans, sont nécessaires, Chaque pomme de terre ponvant donner une variété articulière doit être plantée à part, et, lorsqu'on J'arrache, son prod:it doit être réuni sous uD même numéro.C'est pur la première génération qu\u2019on juge les remis de pommes de terre.Les variétés méritantes sont conservées pour être multipliées ; les aûtres sont don- Dées aux Animaux, Choix des tubercules.\u2014 Quant au procédé qui consiste dans Je choix des tubercuies, il repose sur un fait na- torel, peu connu, bien qu\u2019il soit fréquent ; lo plus généralement môme on ne le remarque pas: il résulte du fait que beaucoup do personnes nomment dégénérescence.Toua les cultivateurs savent que dans un champ, bien qu'il ait ¢té plants d'une se:le sorte de pommes de terre, on trouve, lorsqu\u2019on en fait I'arrachage, des sortes qui diffèrent surtout par la coulesr, plus rave.\u2018ment aussi pur la formo.En nous appuyant eur ce principe, toujours vrai, que les caractères phys'ques sont des contéquences de caractères organiques, nous sommes sutorisés À Conclure que cee eortes, qu'on nomme dégénérées, vont différentes des variétés dont elles gmnt ierues.Quant su terme dégénéré, il n\u2019implique pas forcément une infériorité de mérite.il indique seulement que c'est ure modification, Si ces sortes de produits spontanés, qui sont toujours diffe.rente de ceux dont ils sont issua, peuvent leur être \u2018inférieurs en qualité, ils peuvent également leur être supérieure.Ils ont aussi un tempérament et une vigueur qui leur est propre, qui les rend parfois préfé- Bbies 4 la variété dont ils proviennent Pour appre.cier le mérite de ces nouveautés, il fant, lors de l'ur rachage, les mettre à part, pour pouvoir les plunter séparément de manière à les observer, en bien constater les caructéres et en reconnaître les avantages.Très couvent même, pendant la végétation et à l\u2019exa men d\u2019un champ de pommes de terre, il est facile de distinguer ces variétés, rien qu\u2019a leur force qui est différente.Alors on les marque avec un piquet ou toute autre chose, de fuçon à ne pas les oublier lors de l'arrachage.Multiplication de ls pomme de terre par le bouturage.À on concours régional de Versailles (France) le Frère Bernardien qui à organisé l\u2019enseignement agricole du pensionnat des Frères de Roims, montrait, entre autres curiosités remarquables, trois potiles tiges coupées de pommes de terre réunies dans un verre d'eau.C'était tout simplement des bouturee; Qui avaient la vertu de produire des plante très-vi-; Boureux et trôe-ferliles; et à l'appui de cette affirmation, il présentait des tuberoules énormes qui, étaiont des produite de boutures semblables, Voioi le moyen employé par le révérend frère Bornardien, pour obtenir ces produits : \u201c Lorsque le plant des pommos de torre s\u2019élève À 8 ou 10 pouces au-dessus du sol, On coupe deux tiges de la branche mère ot on les repique, c\u2019est aussi simple que cola, duns uno terre bien ameublie naturellement, où, si vous vonicz.dans de In terre à jar din, Au bout do quelques jo rs, il ge forme au Las do Is boutaro va petit bourrelet, sur lequel poussent bientôt dex racines qui se couvrent ensuite de gros et nombreux tu berosles.\u201d Cotto découverte du frère Bornardien, qui date déjà de plusieurs années, peut étre d'un grand intérêt aux jardiniers et umateurs de bolles variétés de pommes de terre.Par ce moyen, ile pouvent quadrupler le rendement des variétés nouvel'es qu\u2019ils p'achètent qu'en faible quantité en rui-on de leurs prix élovés, puiaque les prodaits de bouturos so surnjoutent sux produits du plant sur lequel on à pris ces boutures.mm en.Choses et autres.Horticulture \u2014Les sociétés d\u2019horticultare de Qnébec est de Montréal, réunies en conveution la semaine dernière à Québec ont donné les répouses qui suivent à un certain nombre de questions posées par M.Dupuis, pépiniériste du Village des uinaies : » lo.Quelle est 1s meilleure saison pour la plantation des srbres \u201c On doit arracher les arbree, l\u2019antomne, les mettre en jauge pendant l\u2019hiver, c\u2019est-à-dire les coucher obliquement dans un sillon et recouvrir de terre,les racines et une partie du trouc et ensuite planter ccs mômes arbres au printraps.\u201c20, À quelle profondeur duit on pianter les arbres dans les terrains esblonueux et dans les terraivs à base d'argile ?\u201c On ne doit pas planter l-s arbres dans les terrsina argl- leux quand on peut le faire autrement, et dans n\u2019importe quels terrains, à plus de denx ponces plus profonlément qu'ile ne l\u2019étaient dans la pépinière, ce qui doune une profondeur moyenne de 8 pouces à peu près \u201c\u2018 30.Quelle est ia méthode la pius économique de drainer les vergers ?\u201c Le drainage en pierre, bien qu\u2019on se tronve bien des drains en bois.Les plus coûteux sont les drains en tuiles.\u201c 40, Quelle est lu meilleure suison pour la taille des arbres ?\u201c Où pent conclure de la discussion que ln meilleure époque pour lu taiile est celle où Ja sève est complètement ariêtée davs l\u2019arbre, mule, auesi près que possible du moment où elle duit recommencor à cirouler, ce qui iudiquerait mars pour l'Ouest de Is proviuce et avrit pour l\u2019Est, \u201d Aphorismes du P.Michel \u2014Lorsque de grosses piorres ne rencontrent et arrôtout la charrue, il faut alors opérer à bras, of si cet état de chuses ent le même partont, Ja dépense en devient ordinnitement quatre fois pins élevée.C'est pourquoi je vous souseille, si vous êtes réduit à lutter contre des obtacles pareils, de n\u2019opérer que graduellement, un peu À la fois, de manière à arriver au défoucement complet nu bout de quelques années.De cette façon, la dépeuse devient moius sensible ot toutes les bourses peuvent 1a subir, Il ne reste plus, après cela, qu'a labourer et bien, pour amener les plus mauvaises torres aux conditions lea plus favorables à la végétation.\u2014 RECETTES Moyen pour nettoyer les vases qui ont contenu de l'huile de charbon.On prépare un lait de chaux léger avec lequel on lave le vase où la iampe qu'il s\u2019agit de nettoyer ot que l'on veut rendre A un autre usage.Le lait de chaux et l\u2019huile de chag bon forment une émalsion, c\u2019est-à-dire se combinent en une sorte de savon.Si l\u2019on veut obtenir une grande uetteté et 6a» 128 GAZETTE DES CAMPAGNES lever Jusqu'à In moindre frace d\u2019odeur, on lave nne seconde fois avcc du lait de chaux dana lequel on a mélaugé une petite quantité de chlornre de chaux ; le chanflage dn lait de chaux rend l'opération plos rapide.Des Lonteillen syant con- teuu de l'hoile do charbon ont pu, par ce moyen, être remplies de bière on antres liqueurs, et rester exemptes de toute espace de goût particulior, Savon en terra glaise, C'est un savon qui ne coûte rien que la peiue de le recueil- Tir, Il nettoie rapidement toute espèce de lainage et coutils écrus et du couleur dont l\u2019usage est si général dans nos campagnes.On voit des vôtements de avait entièrement disparn sous ler taches de graisse, reprendre | les sciences, les arts ct manufactures, y 1s netteté et l'éclat du drap neuf en moins do dix minutes, par Je procédé suivant : On fait détremper de Ja terre glnise dans un peu d\u2019eau pendant un quart d\u2019heure, Pour le dégraissage d\u2019un vêtement complet en drap, on délaie quatre livres de terre glaise dans environ nno pinte d\u2019enn, et on répand cette espèce de purée sur les vôtoments à dégraisser, que l\u2019on n placés dans un pa.uet.On ajoute peu à pou de l\u2019eau à mesnre qu'elle est absor- Tee par les étoffes.Puis quand les étoifes sont bien imprégnées, saus être noyées dans le liquide on les pétrit comme s'il s'agissait d'on savonnage.Au bout de quelques minutes, on rince les vêtements à grande eau, et on lvs retire parfaitement nettoyés.Les enutilu ne conservent les nuances du neuf que par ce moyen, bien connu des dégraisseurs.A VENDRE GRAINES DE TABAC, (Récolte de 1087.) Petit Canadien \u201c Havane sev-=
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