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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 4 octobre 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1888-10-04, Collections de BAnQ.

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[" XXV Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.4 octobre 1888 No.50 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULEX, L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, où commencer aveo le ler numéro de l\u2019année.On ne #\u2019abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, an Bureau du eoussigné, UN MOIS avant l'expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés; si non, l\u2019abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gasette au Bureau de Poste.Tont ce qui concerne ln rédaction et l\u2019envoi de correspondances doit êtra adressé à Firmin H.ProuLx, Rédacteur-Propriétaire» Gérant EXector 4.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à Is Gazette des Campa, ot les annonces à être ubliées dans oe journal, doit être adressé à ector À.Prouix, Gérant.ANNONCES \u2018Première insertion \u2026.10 centins par ligne Deuxième insertion, eto\u2026.3 centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions 1ibé rales, Ceux qui désirent s'adresser tout partionhà- rement aux cultivatours pour la vente de terres instruments d\u2019agriculture, eto., etc, trouveront avantageux d'annoncer dans ce journal.ABONNEMENT : Si la guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.ABONNEMENT $1 PAR AN Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.$1 PAR AN > SOMMAIRE, Revue de la Semaine : Ordinations par Son Eminence le cardi- pal Tascherenn, à ls Basilique Notre-Dame de Québec.\u2014 Honneur à l\u2019agriculture! reconnaissance à l\u2019égard dus premiers colons établis à Québec.\u2014L\u2019exposition agricole du comté de Portneuf.\u2014 L'exposition agricole du comté de l'Islet, M l\u2019exposition de la Société d\u2019horticultare de ce même com Causerie agricole : Efficacité du sel comme engrais dans les terres.Sujets divers : L'engraissement du bétail à l\u2019étable\u2014Engraisse- ment des porcs avec les grains.\u2014Nourriture d\u2019hiver pour les pores, \u2014Quelquea cffete de la chaux sur les arbres itiers.Choses et autres : Brochure intéressante : \u201c Sixième rapport de 1a Société d\u2018industrie laitière de la province de Québec.\u201d\u2014 Le fromage canadien.\u2014 Quelques vérités à l\u2019égard des che vaux.Eecettes : Confitures et sauce au tomates} moyen de conserver les tomates.\u2014Vin de prunes.ee REVUE DE LA SEMAINE Ordinations à la Busitique Notre-Dame do Québec-\u2014 Son Eminence lo cardinal Taschereau a fait les ordinations suivantes, à la Basilique : Tonsurés le 20 septembre \u2014MM.Jacques Dubé, Narcisse Grégoire, Joseph Cing-Mare, Arthur Simard, Pierre Hébert, Napoléon Gariépy, Eutrope Langlois, Félix Du- 1, Léonce Vézina, Elzéar Dionne, Alphonse Lemieux, Élrio Chénard, Georges Lavoie, Michel Chamberland, Daja Chénard, Hermas Michaud, Adolphe Dulnc, de Qué- MM, Alexander McAuly, John P.MoGrath, John À.MoDonald, Charlottetown ; William Scully, Edward Lennon, Manchester, E.-U,; John Moriarty, Halifax ; P.P.Dufour, Saint-Jean, N.-B.; William Lawlor, Chatham, Minorés le même jour \u2014MM.Philias Roy, Cléophas Picher, Gustave Rémillard, Emile Côté, Amédéo (rosælin, çois Pelletier, Télesphore Soucy, Emile Poirier, Robert Lagueux, Omer Cloutier, Sauveur Turcotte, Québec.MM.Vital Leblanc, Saint-Jean, N.-B.; Edward Murdock, Chatham, N.-B.; Daniel Bernier, Sherbrooke; Alphonse Pouliot, Dakota.Sous- Diaconat, le 23 septembre.\u2014 MM.Aldérie Boilard, Théodore Mercier et J.Fénélon Gagnon, Québec.MM.John MoMillan, Charlottetown ; Joseph Curry, Halifax ; Francis McMury, Saint-Jean, N.-B,; Francis McKenna, Alleghany, Pa,; William Foley et Donald Summers, Halifax.Diaconat le 23 septembre.MM.Aldéric Boilard, Charles Langlois, Jos.Fénélon Gaguon et Théodore Mercier, Québec, MM.John James Tyrrill, Springfield ; John McMillan, Charlottetown ; Joseph Curry, Halifax ; Francis MeMur- W Saint-Jean, N.-B.; Francis McKenna, Alleghany, et illiam Foley, Halifax.Sous-Diaconat, le méme jour.\u2014M.Charles Langlois, Québec, cum titulo missions, Honneur à l'agriculture ! reconnaissance aux premiers colons établis à Québec \u2014Nos félicitations à notre ami, M, Eugèue Renault, \u2018de Montmagny, pour le magnifique projet qu'il vient de soumettre aux lecteurs du Courrier du Canada, dans le but de faire une fête commémorative à l'occasion du troisième centenaire de l'établissement des trois premiers chefs de familles qui se soient établis perma- nemment à Québec: Abraham Martin, Louis Hébert ct Guillaume Couillard.M, Renault euggère d'élever, pour cette mémorable circonstance, un monument à ces trois pionniers de la noble armée des travailleurs du sol.Voici ce que nous lisons dans le Courrier du Canada, sous le titre : CRUCE, ENSE ET ARATRO.Rien no parle plus éloquemment au cænr d\u2019une jeune génération qu'un monument, et c'est pour cotte raison «jue, Joseph Jobin, Alfred Morisset, Mendoza Bernard, Fran- 894 GAZETTE DES CAMPAGNES chez tous les peuples civilisés, on se fait un honneur, en même temps qu'un devoir, de multiplier les feuillets de ce grand livre des statues, des mausolées, des colonnes, des ares-de-triomphe: livre toujours ouvert, et que l'enfant et Yillettré lisent nussi couramment et avcc autant de profit que l\u2019homme fait et le lettré.1 faut bien l'avouer, nous no sommes pas riches en monuments commémoratifs, ct, pourlant, que do grandes choses, que de glorieux noms nous aurions à graver sur le bronze ct sur le granit ?Je vicns d'écrire en tête du ces quelques réflexions la belle devise du peuplo canadien français: Cruce, ense et aratro, par la croix, par l\u2019épéc et par la charrue.Cette noble devise, si éloquente ct si significative dans son laconisme, résume admirablement toute notre histoire.Or, c\u2019est à peine si nous avons, dans toute la province de Québec, une demi-douzaine de monuments racontant les grandes et innombrables œuvres accomplies par la croix ct par l'épée sur cette terre de la Nouvelle-France, et nous y cherche- Tions en vain une pauvre potite colonne nous enseignant cette grande vérité que, après la croix ct l'épée, c'est à la eharrue que notre nationalité doit son salut.\u201c Dieu qui aime le peuple canadien-français à cause de sa foi, de sa loyauté ct de son amour du sol, écrivait dernièrement avec beaucoup de sons dans la Lyre d\u2019or monsieur Charles Thibault, lui a assuré le salut par la eroix, la protection par l'épée, l'abondance par la charrue.Oui, notre origine a été protégée par la croix, notre passé par l'épée ; que la charrue assure notre avenir.Soyons donc, français de ce pays ou frères de l\u2019exil, soyons ce que nos pères ont été : apôtres, soldats ct laboureurs.\u201d Une belle occasion va se présenter l'année prochaine de faire un tout petit effort patriotique pour combler la lacune qui existe dans nctre collection de monuments, en élevant, à Québec, à côté des monuments glorifiant la croix et l'épée, une colonne en l'honneur des trois premiers laboureurs de la Nouvelle-France.Cette occasion, c'est le trois centième anniversaire de la naissance d'Abraham Martin.Abraham Martin, Louis Hébert ct Guillaume Couillard sont, on le sait, les trois premiers chefs de familles qui se soient établis permanemment à Québec, les trois éclaireurs, les trois pionniers de Ja noble armée des travailleurs du sol.Honorer leur mémoire par un monument convenable, ce serait montrer que nous comprenons la haute importance du rôle qu'a joué la charrue dans nos destinées; ce serait encore ct surtout donuer à lu jeune génération ct aux générations futures un salutaire enseignement.Les maîtres actuels de la France, les sinistres hâbleurs qui font à Ja croix, à l'épée et à Ja charrue la guerre qu'on connaît\u2014guerre à la croix, eu la traquant partout, guerre à l\u2019épéc, en la transformant en instrument de crocheteurs, guerro à la charrue, en paralysant son action par une politique fisealo instable\u2014les maîtres actucls de la France, dis-je, se préparent à célébrer, l\u2019an prochain, le centenaire do la révolution.Pourquoi, nous qui sommes restés les fils de la France, de St-Louis ct de Jeanne d'Arc, pourquoi ne protesterions nou pas contro l'apothéoss montée par les fils le la France de 89, en élevant sur ce coin de terro d'Amérique, un monument à Ja mémoire des trois français qui ouvrirent les premiers sillons sur le sol vierge de ia Nou- velle-France, un monument portant en relief la croix, l\u2019épée et la charrue, parce que Martin, Hébert et Couillard furent à la fois missionnaires, soldats et laboureurs ! Quelle belle et superbe fête nationale nous pourrions faire à l'occasion de l'inauguration d\u2019un pareil memento ! Tous les centres agricoles canadiens-français de ls province de Québec\u2014qui se seraient fait un point d'honneur d'apporter chacun leur pierre au monument\u2014seraient représentés à la solennité par des délégués et on verrait se renouveler dans le bon vieux Québec le speotacle inouï de la St-Jean-Baptiste de 1880, le spectacle de tout un peuple réuni pour affirmer son respeet pour un passé sa0s tache et sa foi dans un brillant avenir.Sans plus de commentaires je soumets ce projet à vos lecteurs, espérant qu\u2019une voix plus autorisée que ls mienne s'élèvera pour la populariser.Montmagny, 20 septembre 1888, Eva.RENAULT.L'exposition agricole du comté de Portneuf.\u2014Nous of- frona nos sincères félicitations à MM.les directeurs de la Société d'agriculture du comté de Portneuf, sur les succès obtenus à leur exposition annuelle qui a eu lieu jeudi le 27 septembre dernier.Nous savons que cette société d'agriculture n\u2019épargne rien non-seulement pour rendre ses expositions les plus intéressantes possibles, mais aussi dans le but de procurer à ses membres les moyens d'instraction agricole indispensable pour arriver au véritable progrès agricole.C'est ainsi que cette Société, outre les prix considérables qu'elle accorde aux exposants, souscrit annuelle - ment pour chacun de ses membres au Journal d'agriculture et à la Gazette des Campugnes dopuis Ja fondation de ces deux journaux d'agriculture.Nous empruntons au Courrier du Canada, le rapport suivant de l\u2019exposition agricole du comté de Portneuf, qui a eu lieu au Cap-Santé, chef-lien du comté, jeudi dernier : L'exposition que nous venons de voir fait honneur au beau comté de Portneuf, si on en juge par le nombre des entrées et ls somme d'argent donnée en prix.On a fait 260 entrées et une somme de $400 a été affectée au paiement des prix, Aussi il fallait voir l\u2019immense foule de cultivateurs accourus de tous les coins du comté pour y exposer ou admirer les produits de toutes sortes.On remarquait parmi les visiteurs MM.F.Delisle, Bouffard, Gosselin, avocats ; Vézina ct Rouillard, du Canadien ; L.Brousseau, junior, du Courrier du Canada, et un grand nombre d'autres, Parmi les dames signalons la présence de mesdames Léger Brousseau, Langlois, Bouillé, F.Deliele, J.Gosselin, A dix heures messieurs les juges se sont mis à l'œuvre.Repassons aveo eux les différents départements, Les chevaux.\u2014-Les chevaux exposés sont en très grand nombre, tous de beaux spécimens ; en voici la liste : Etalons de 4 ans: ler prix, Samuel Germain, Portoeuf ; 2e prix, Joseph Rhéaume, Ste Jeanne de Neuville; 3e prix, Liboire Piché, Cap-Santé.Etalons de 3 ans: ler prix, J.©.Lanouetto, St Casimir; 2e prix, Daniel Beaucage, St Alban, Etalons de 2 ans: ler prix, Désiré Juneau, Ste Jeanne; 20 prix, Norbert Beaudry, Pointe-aux-Trembles, talons de 1 an: Prix, Artem Marcotte, Portoeuf.Bosufs.\u2014 Les bwufs n'étaient pas trés nombreux, mais lo peu qu'il y avait était réelloment splendide ; les différentes Pry GAZETTE DES CAMPAGNES 395 races y étaient représentées.Nous avons remarqué entre autres les animaux de MM.Lazare Rochette, de Ia Pointe- sux-Trembles ; Alfred Godin, Eugène Lesage, Ferdinand Richard, du Cap Santé.Peu de concurrents pour le beurre.Celui fabriqué à la beurrerie du Cap Santé a été trouvé de qualité supérieure.Pas de fromage.L'industrie domestique est pratiquée sur une grande échelle dans le comté de Portneuf; il y avait là des échan- tllons de drap, tapis, couvertes, qui nous ont paru su- rbes.- PPprusieurs ezhibits de sucre d'érable étaient de première qualité.Les légumes étaient en grand nombre.Nous avons remarqué des choux monstres exposés par MM.Doré dé Deschambault, et J.Chevalier du Cap Santé, Il serait trop long d'entrer dans les détails de cette ox- position qui est un sucoès sous tous les rapports.Malheureusement une pluie torrentielle qui a tombé tout l'après- midi a forcé les gens à regagner leur foyer plus tôt qu'un grand nombre l'aurait désiré.Au s jet de cette exposition, nous lisons dans le Canadien : Le département horticole était bien représenté.M.le ouré Soulard, des Ecureuils, exposait un panier de betteraves de dimension colossale ; l'une de ces betteraves pesait dix-huit livres.La culture du céleri et des choux est en grand honneur dans le comté de Portneuf; les échantillons roduits étaient admirables.L'on a remarqué parmi les ex- \u2018hibits plusieurs pieds de céleri et deux magnifiques choux- fleurs cultivés par M.Ferdinand Delisle, de Québec, sur sa terre à St Laurent de l'Ile d'Orléans.Le président du comité de l'exposition était M.François Morisset du Cap Santé ; et le secrétaire, M.À.D.Hame- Jin de Deschambault.Les étrangers ont observé avec plaisir que le Cap-Santé travaille chaque année à se faire une toilette nouvelle et que le temps eat proche où ceux qui sont en quête d\u2019un endroit propice pour la villégiature se dirigeront de ce côté.Jusu' cette année, la navigation avait été rendue difficile au lap-Santé par une lisière de gros cailloux s'avançant dans Jo fle.ve et défendant pour ainsi dire les abords du quai.Sur les instances du curé de la paroisse, M.l'abbé David Gosselin, le ministère des Travaux Publics s'est décidé à faire enlever ces éoueils et à rendre ainsi l'entrée du port plus accessible.On n fait sauter, cet été, au moyen de la dy- pamite, prés de deux cents gros cailloux.L'on peut dire en toute sûreté que c'est de l'argent précieusement employé, car ces travaux sont avant tout d'inté- rét public.Nous n\u2019avons aucun doute pour notre part que Sir Heotor Langevin s'estimera heureux d\u2019achover ce qu'il à si bien commencé, Il suffra maintenant d\u2019un mil'ier de piastres pour allonger le quai et améliorer le chenal de fa- gon à le rendre accessible aux bateaux, à toute marée.L'exposition agricole du comté de l'Islet et l'ex position de la Société d'horticulture de ce même comté \u2014Ues deux expositions ont eu lieu jeudi, le 27 septembre dernier, à St Jean Port Joli, dans des circonstances tout-à-fait défavorables vu les pluies torrentielles de la veille.Rien n'empêche cependant que les directeurs de ces deux expositions doivent être fiers des succès obtenus.Le nombre des entrées a été plus considérable que d'habitude, surtout dans le magnifique département de l'horticulture où l'art du jardinage ct de la culture des fruits semble avoir atteint la limite de la perfoction, grâce au zèle et au bon exemple de notre distingué pépiniériste M.Auguste Dupuis, qui se réjouit d'avoir pu s'entourer, dans son propre comté, de nombreux horticulteurs qui lui disputent vaillamment les prix avee des arbres provenant de sa pépinière, Dès que nous aurons reçu la liste des prix do ces expositions, nous les publierons, en les faisant suivre de quelques remarques de notre part.CAUSERIE AGRICOLE Efficacité du sel comme engrais dans les terres.L'emploi du sel, comme engrais dans les terres, ne saurait être fait avec trop de prudence ot de discrétion ; car cette substance ne convient ni à tous les sols, ni À tous les climats, et il fuut, pour jouir de son efficacité, le concours de certaines conditions.Ajoutez À cela qu\u2019au delà d\u2019une certaine dose, le sel détruit, brûle et stérilise tout.Los anciens qui tiraient un très bon parti des vertus ficondantes du sel, le se~ maient auesi sur les endroite frappés de réprobation, sur l'emplacement des villos prises d'assaut, afin de les rendre à Lont jamais stériles, C'est assurément folie d'employer le sel outre-me- sare, parce qu\u2019on court le risque de brûler la terre.On imiterait en cela celui qui se brûle les mains su fou quand il veut les réchauffer.Les meilloures choses, mal employées, peuvent donner de mauvais résullats.Comme preuve que le gel est un engrais aalataire, lorsqu'on l'introdoit dans le sol qu\u2019en proportion convenable, nous ne ferons pas l'énumération de toutes les bonnes et belles expériences qui ont été faites par des chimistes, des agronomes qui voulaient s'entendre à cosujet.Mäis nous rappellerons ici des faits pratiques que l\u2019assgo du temps a consacrés, et contre lesquels personne ne saurait élever le moindro doute, Les prés salés des borda de la mer donnent on abondance une herbe de qualité supérienre, Les polders, terrains qui, au moyen de digues, ont été congnis sor la mer, sont d'une inépuisable fécondité, puisqu'ils produisent sans engrais depuis un terrps considérable.En Bretagne et on Normandie, on remplace le fu- mibr par des varechs et autres plantes marines imprégnées de sel, ot on a, do plus, la vieille habitude d'arroser les famiers d'étable avec do l\u2019ean do mer, Dans les comtés du Chester et du Cornwall, en Angleterre, on préparo depuis un temps très reculé, des composts de terre, de sel et de chaux qu\u2019on répand eur lea prairies ot dans los terros de labour, Les cultivatours allemands et polonais voisins des mines de sel gemme no manquent pas d\u2019atiliser les résique et les débris de sol et de terre salée qu'on leur vend, Le sel peut jouer le rôle d'engrais, mais à certainos conditions que nous croyons utilos de sigualer ici.Pour que !e sel opère bien, il y & nécessité qu\u2019il rencontre dans la torre de l'humidité, de l'argile, du calcairo et tune certaine quantité de débris végétaux et animaux, c'est-à dire d'humus ou terreaux.Saus ces conditions, nul effet, ou résultats nuisibles.On ne doit jamsis mettre de sel dans les terrains, sab\u2018onneux, ni dans les torres non caloaires et trop compactes , c&r nous aurions raison de nous en repentir, 396 GAZETTE DES CAMPAGNES L'emploi du sel est avantageux pour les fonds à base d\u2019argile, dans lesquels il y & naturellement du ealoaire, où qui en contiennent accidentellement par suite de fréquents marnages.Duns ces sortes de sols, l'humidité no manque jamais, et le vel, grâce à l\u2019élément calcaire, se convertit peu à peu en une substance Âcre et active, en soude.qui exerce absolument sur les plantes les mêmes effots avantsgenx que lu potasee qui est contenue dans les cendres de bois.Dono, lorsque l'on introduit du eel dans une terre qui réunit les conditions convenables d'humidité, de porosité, d\u2019aérago, et qui renferme le principe cal: Caire en suffisante quantité, c'est absolumert comme si l\u2019on ajoutait des cendres de bois, car le sel ne peut rester en présence de la chaux, de l'air et de l\u2019eau, sans se changer en soude.Ceci explique pourquoi le même sel, introduit dans une terre privée de marne ou de craie, en d\u2019autres termes, de calcaire, peut n'exercer aucun effet appréciable sur les cultures.Voici un moyen de remédier à ces inconvénients : Ne répandez jamais le sel porement et simplement, à la manière du plâtre dont vous eaupoudrez vos trèfles.Asrociez-le toujours, et pour tous les cas, à la craie, ou à la marne blanche ou à la chaux.Faites en un compost avec le double de son poids de l\u2019une ou de l\u2019autre de ces substances ; humectez ce mélange ; cou.vrez-le de terre et lsissez-le mûrir à l'ombre pendant trois ou quatre mois, en évitunt surtont que le tas ne se dessèche.Vous arriverez de cette manière À transformer votre sel en soude, qui agira dans toutes les terres, quelque goit lour nature.Ce compost, vous le répandez à la main au printemps, sur vos récoltes déjà levées, À la dose de 500 livres par arpent, Il y à encore une mauière plus simple d'utiliser les bons effets du sel, et do se mettre à l'abri de tous les inconvénients qui résultent de son emploi mal raisonné : c\u2019est de l\u2019incorporer au fumier, sinsi qu'on le faisait dans l'antiquité.Mais, diriez-vous, puisque le sel a la propriété d'ar- rater les progrès de la putréfaction dans les matières végétales et animales, puisque c'est un excellent condiment pour conserver indéfiniment les viandes, les oisrons, les légumes, ne va-t-il pas, une fois mis dans e tas de fumier, porter obstacle au développement de cette fermentation qui est ei nécersaire pour convertir les pailles en terreau ?ne ça-t-il pas empêcher le fumier de se faire et de se changer en beurre noir?C'est là, en effet, ce qui arriverait à coup sûr si le sel était en grande quantité par rapport à la masse du fumier, Mais dans les conditions où on l'ajoute, c'est-à-diro en très petite proportion et dans une matière imbibée d'eau comme l'est le famier, il produit UK résultat tout contraire : il activo la fermentation, fl hâte la décomposition des mutières végétales et animales.Remarquez combien les effets d'une eubstance, uelle qu'elle soit, sont modifiés par les circonstances ans lesquelles on l'emploie : en grande masse, le sel est on agent puissant de conservation des matières végétales et animales ; en très petite dose, il produit encore cet effet quand les matières sont sèches ou peu \u2018humides, comme les fumiers, les mauvaises herbes, les racines ramassées par la herse, les curures de fossés, etc, il en accélère la putréfaction, et cnncourt ainai efficacement À leur conversion en terreau.C'est une grande bonté de la Providence d'avoir répandu partout, autour de nous, une substance qui ssdde des propriétés merveilleusss et si différentes.iy aurait vraiment folie à ne pas utiliser cette faveur, Ne craignons donc pas de répandre du sel sur les fumiers, où de dissoudre da sel dans lo purin avec lequel on doit toujours los arroser pour les faire mfrir.Nous surons ainsi des famiers plas chaude, plus actifs; et, par conséquent, il en faudr& moins pour produire, à surface égale de terre, les mêmes effets forti.lieants.Vingt livres de sel suffisent par trois pieds cubes de fumier.An reste, si nous adoptions l'usage de faire manger du sel à nos bestiaux, nous n'aurions pas besoin de saler les fumiers, ou de préparer les composts de sel et de Chaux dont nous parlions plus haut; car le sel administré aux snimaox passe dans leurs urines et dans leurs excréments, de sorte qu\u2019il enrichit les engrais, et qu\u2019incorporé sinsi dans la eubstance même des fumiers, il exerce son influence bienfaisante eur les récoltes et ne Duit jamais.Si le sel est à bas prix, vsez-en largement.Surtout ne faites pas dire à vos détracteurs, ce qu\u2019ils ne manquent pas de répéter chaque fois qu\u2019il s\u2019agit de vous indiquer de nouveaux moyens d'améliorations du sol: \u201c uoi bon ?Les cultivateurs n'aiment pas le progrès ; ils tiennent à leur routine et font fi des conseils que vous leur donnez; ils ne tentent pas même l'expérience la plus facile que vous leur suggérez, dans le but d'améliorer leur système de oultare.\u201d L\u2019engraissement du bétail à l\u2019étable.\u2018 L'engraissement du bétail à I'étable a acquis de nos jours une importance dont on peut facilement se rendre compte.Anciennement cette pratique n'avait, au point de vue agricole, qu\u2019un caractère tout à fait secondaire, et se trouvait, par suite, renfermée dans les limites comparativement restreintes.Par l'extension rapide qu\u2019elle a prise, on raison des besoins toujours croissants de la consommation non-seulement intérieure, mais pour l'exportation, elle se place au premier des opérations agricoles de l'hiver, Le travail de l\u2019engraissement du bétail ne peut devenir réellement utile qu\u2019à la condition que les produits obtenus dépassent on valeur les produits achetés et consommés, jointes aux dépenses d'entretien.A cause des difficultés du moment, où nous avons subi des pertes assez considérables daus la moisson de nos récoltes, les grains soront d\u2019an prix plus élevé ; les engraisseurs auront done, plus que jamais, 4 caloaler de près les frais ot les résultats probables do leur industrie.Plus que jamais, ils devront craindre les mécomptes résultant de fausses appréciations; cer, à mesure nue l'on voit se rapprocher les prix d'achats des matières de ceux de la vonte des avimaux gras, les chances d\u2019insuccès augmentent.On comprend que, dans ces conditions, une crrenr, Quelque légère qu\u2019elle soit, peut faire perdre Ja plus grande partie des bénéfices attendus, et même occasionner des pertes. GAZETTE DES CAMPAGNES 397 Pour éviter ces conséquences fâchouses, les caltiva- teurs soucieux de leurs intérêts recherchent avec soin tous les moyens propres à rendre leur travail fructueux.Dans l'engraiasement des bôtes à cornes pendant l\u2019hiver il y a plusieurs choses À considérer : C'est d\u2019abord l'individu sur lequel on veut opérer, en l'étudiant au point de vue de la conformation, de l'âge, de la race, de la taille et du sexe; C'est ensuite la nature et la qualité des aliments * dont on diepose pour produire I'engraissement ; C'est, en troisième lieu, la manière de les adminie- trer et le mode de préparation à leur fairo subir ; C'est, enfin, les soins dont il faut entourer les animaux en graisse et le liou servant À les abriter.Le choix du bétail destiné à l'engruis exige une grande babitude et un tact particulier, qu\u2019uno longue pratique pent seule faire acquérir.La conformation qu'il convient de rechercher pour cet objet s été décrite fort au long par plusieurs an- teurs très entendus, D'après certaïns auteurs les races de bœufs qui ont le plus d'aptitude à la graisse, offrent les caractères suivants : lo.Tète fine et légère, indice d\u2019une ossature peu maseive; yeux vifs et doux, eigne de santé et de naturel calme et tranquille; cornes lisses et courtes ; il est constaté que les bœufs à cornes longues et rugueuses s'engraissent difficilement ; 20.Encolure courte et peu chargée, la chuire de cette partie étant pen estimée ; 30.Dos large et horizontal; corps allongé, signe d'une bonne complexion chez les ruminanta ; poitrine haute, annonçant que les poumons s\u2019y dilatent facilement ; 40.Oôtes amples, arrondies; flancs pleins; ventre volumineux ; forme da corps à peu près cylindrique, ce qui annonce un estomsc bien développé et agissant librement; Bo.Hanches, croupe, fesses, Cuieses volumineuses, constituant la prédominance de l\u2019arrière-main, dont le parties offrent une meillenre viande de boucherie ; 80.Extrémités anssi courtes, aussi menues que possible.Le famoux Bakewoll, grand éleveur unglais, s'attachait à ce caractère d'une manière toute perti- calière ; To.Peau douce, souple, flexible, élastique, se déta chant facilement; poil brillant, clair, moelleux; veines superficielles, apparentes.Tndépendamment de ces caractères, déjà fort nombreux, chaque engraisseur un peu expérimenté a des signes particuliers, à lui, À l\u2019aide desquels il parvient d'ordinaire à faire un excellent choix.On a beaucoup disouté sur la question de savoir à quel £ge les animaux de l'espèce bovine sont le plus ropres à être engraissée.I1 existe encore a cot égard Jeux opinions bien distinotes : l\u2019une empruntée à la théorie, l'autre basée sur l'observation des faits.La première admet que l'âge de sept à neuf aus est le plus convenable, parce qua, disent les théori- ciene, généralement, le bœuf n'a pas terminé sa orois- sance avant cette époque.II en résulte, selon eux, qu'une portion des aliments consommée est utilisée à l\u2019acoroissement des diverses parties da corps qui conti- puent À se développer au préjudico da tiesu sdipoux.S\u2019il est vrai que le graud nombre de bôtes À cornes angmente en volume jusqu\u2019À l'âge de sept à neuf ans, on ne sauruit contester la justesse du raisonnement que nous tient la science, Mais, À coup sûr, les coneé- quences qu'on on vent faire découler sont empreintes d\u2019oxagération, car, dans In grande majorité des cas, ne remarque-t-on pas que sous le rapport du volume il y à très-pou de différence entre nos bœufs de quatre à cing ans et coux de sopt à nonf ans ?D'ailloure, il est notoire que, d'après les principes suivis par la plupart des cultivatours, pour l'élève ot l'entretien des bestisux, ceux-ci ne peuvent pas être conservés aussi lougtemps sane payer, d\u2019ane manière quelconque, la nourriture qu'ils reçoivent ; car autrement ile deviendraient une cause de perte au lieu d\u2019être une source de profit.La vache et le taurean acquittont cette dette en concourant eimultanément & la reproduction de leur espèce; ls première en plus donne uno certaine quantité de lait.Le bœuf ne peut se libérer que par con travail.Les partisans de la seconde opinion reconnaissent que l\u2019engraissement est besucoup plus facile et moins coûteaz ohez les animaux plus jeunes.Cette seconde manière do voir étant fondée sur l'expérience aoquise depuis nombre d\u2019années par une fonle d'observateurs écluirés et ralliant, d'ailleure, nos praticiens les plus habiles, la question soulevée no savrait rester plus longtomps doutouse.Certains cultivateurs ont fixé à quatre ans le terme d\u2019engraissement des bates À cornes ; d'autres, au contraire, celui de trois ans; quelques-uns, enfin, celui de cing ans.On ne pent établir anonn principe À cet égard.Le torme le plus convenable varie aveo les races ot quelquefois les individus que l\u2019on n sous la main, Nous avons va des sujets de doux ans et demi acquérir en très pon de temps un haut degré d\u2019embonpoint, tandis que d'autres, nourris absolument de la même manière, mais ayant doux à trois ans de plus, restaient beaticoup on arrière.En règle générale, on peut admettre que p'us an bœuf se développe nvec promptitude, plus tôt il est propre À être toumis au régime de l\u2019étuble.Nous en trouvons une preuve convainquante dans quelques races anglaises dont la croissance étonne par sa rapidité, ot qui, à doux ans ot mème dix-huit mois, ront déjà susceptibles d'an ongraissement lucratif, \u2014\u2014\u2014 Engraissement des porcs avec les grains.L'orge, le seig'e, le sarrasin, l'avoine et le blé-d\u2019inde sont les grains que l\u2019on emploie le plus souvent pour I'engraiesement dos poros.Oa donne lo grain aux poros de plusieurs manières : fo, cru et aco, mais boaucoup d\u2019eau à boire; 20.détrempé dans do Peau, mais, pour que le grain soit plus nourrissant, on le fait germer, puis sécher ; 30.cuit et orevé ; 40.Concassé.En donnant ainsi le grain, il engraisee compléte- ment, et ler porcs ne s\u2019en dégoûtent pas si on a eu soin de lo faire détremper un peu avant l'heure du repas et d'en former nue pâte que l\u2019on aura éolsircie avec de l\u2019eau.Le blé-d'inde et l'orge sont très propres à l'engraissement, surtout vers Ia fin, Les porcs en eont très riands. 398 GAZETTE DES CAMPAGNES Si l\u2019on veut engraisser les pores avec des grains et des légomes, il faut d'abord donner les légumes purs, détrempés et cuits on égrugés, et y mêler une quantité de grains de plus en plos forte, attenda que, si on commençait par le grain, ils rebutersient ensuite les légumes.On pont encore faire aigrir la pâte; l\u2019engraissement par ce moyen est plus prompt et moins coñteux que celui qui s'opère avec le grain.Le grain égrogé ou Ia grosse farine doivent être délayés dans de l'eau chaude et réduits en pâte; en douze houres le tout eat aigri quand il a ététenu à une température un peu élevée; alors on mélange une partie de cette pâte avec do l'eau pour en fire wn breuvage épais que l'on doune aux pores ; quand il ne reste que peu de te, on y ajoute de nouveau grain égrogs et de la \u2018arine.Ce breuvage ne nourrit pas suffisamment les pores, mais il leur est très agréable ; il faut leur ajouter À cette nourriture une ration de grain et de pois, si on ne vout pas avoir une chair flasque et légère, peu de lard et peu de graisse, Quand les cochons ont atteint un poids d\u2019engraissement convenable par l'an des moyens que nous ve nops d'indiquer, il faut se dépôcher de les tuer si on ne veut pas les voir périr en quelques jours par ls cachexie graisseuse.Nourriture d\u2019hiver pour les porcs, Les porcs ne peuvent point chercher eux-mêmes leur nourriture en hiver ; il faut, en conséquence, apporter plus de soins à leur procurer celle qui leur est nécessaire : C'est alors que les moyens d'entretien deviennent plus restreitits pour le caltivateur imprévo- Ysnt qui n\u2019a pas su faire une grande provision de ra- eines; car le grain serait trop cher pour les animaux que l\u2019on veut simploment entretenir en bon état.Il N'y aurait donc que les résidua do la cuisine, le son provenant du blé moulu: mais ces déchets ne se raient pas suffisants pour un cultivateur qui aurait plusieurs porcs à hiverner, Il faut, de toute nécessité, avoir a es disposition d'autres provisions, et la cultare en grand de racines eut seule les fournir, à moins d'être à proximité l\u2019une fécolerie ou d'une braseerie, qui vous permettent de vous procurer ces résidus A bon compte; ce n'est d'ordinaire que dans lo voisinage d\u2019une ville que l\u2019on peut recourir à ce moyen d'alimentation des porcs, Les racines sont donc la seule nourriture économique pendant l'hiver.Avant de les servir, il faut &voir soin de les approprier, de les couper par morceaux de moyenne grosseur, de les assaivonner de sel de tempa en temps pour exociter leur appétit, de mélanger los diverses espèces, et de donner pour boisson les caux grasses.Si l'on s'aporçoit que les porcs sont fatigués des racines crues, il faut les faire cuire: ce petit sacrifice suffira pour rendre l'appétit aux porce.C'est en hiver principalement, que les cochons doivent recevoir les plus grands soins de propreté et sn logis convenable.On voit communément les cultivateurs lnieser courir leurs porce, en hiver, dans des basse-cours, où ils trouvent divers déchets, La méthode n'est pas mauvaise quand on a soin, pendant le temps des pluies et des froids, de tenir leur logement propre, garni d'une bonne litière, parce que, dans le pate A cas contraire, ils s\u2019enterrent dans un tas de fumier, et par ce moyen, la superficie de leur peau se remplit d'ordvres, et les intervalles entre leurs soles se couvrent d\u2019une croûte qui arrête la transpiration et qui est un grand obstacle à leur croissance, \u2014fpmeme-nmenmnnns Quelques effets do la chaux sur les arbres fruitiers, Appliqué aux arbres fruitiers, le chaulage cicatrise les plaies et écorchures, détruit les œufs et larves d'insectes nuisibles, et active la végétation.M.Dargent, arboriculteur distingué conseille d'employer la issolation que voici: On fait bouillir et cuire 25 pintes de graines et cribluros de céréales quelconques ; dans l\u2019eau encore chaude, on fait dissoudre 50 livres de chaux, à laquelle on ajoute deux livres ou plus de auie ; puis, quand le tout est froid, une livre de fleur de soufre ; on remue le tout jusqu\u2019à parfait mélange et on l'applique au tronc et aux maîtresses branches des arbres fraitiers.On aura eu soin toutefois de les débarrasser d'abord des mousses et des éclats d'écorce morte qui les recouvrent, ainsi que du bois mort et mème des branches gourmandes, tous objets nuisibles À la végétation.Choses et autres.oSaidme rapport do la Sooidts d'industrie laitière de la de Québec, \u201c\u2014Nous accusons nves reconnaissance réception du « Sixième rapport de la Bociété d\u2019industrie laitidre \u201d extrait du Rapport de l\u2019honorable commissaire de l\u2019agriculture et des travaux publics de la province de Québec, pour l\u2019année 1887, dont nous avons déjà publié quelques extraits dans la Gasotte des Campagnes, uotamment le remarquable travail de M.J.C, Chapais, sur \u201c les aptitudes et relations des propriétaires, fabricants, Patrons et gérants de fabriques de beurre et de fromage.Cette brochure forme 153 pages de matières très intéressantes à lire, où sont reproduits les discours prononcés et les divers rapports et études soumis à la convention de la Société d\u2019iudastrie lsitière faites par des hommes compétents, tels que le président honoraire, M.8, Lesage ; le président aotif, Thon vorable Boncher de LaBruère ; l\u2019abbé Provancher, l\u2019abbé Chartier, le Rév, Père trappiste Jean-Baptiste, MM.le Dr J.À.Couture, Nazaire Bernatcher, M.P.P., B, Beauchamp, M, P.P.; À.Cassavant, J.J.A.Marsan, Paul Carrigne, Maurice Frey, John Macdonald, J, C.Chapais, J.M, Archambault, Josoph Painchaud et Saul Côté, Nous applaudissons à Ia décision prise par MM.les directeurs de la Société d'industrie laitière, de distribuer ce rapport aux membres de sette société en même temps que la cironlairs sn- nuelle du printempe, car ce rapport contient des renseignements qui pourraient être mie immédiatement on prai que pour le plus grand avantage des cultivateurs, Eu même temps que ce rapport nous recevions une lettre cironlaire du secrétaire M.J.de L.Taché, annonçant que la prochaine convention de la Société d'industrie laitière aurs ieu à L'Assomption les mercredi et jeudi, 9 et 10 janvier 1889, Tous les membres pour 1888 et ceux qui s\u2019insoriront pour 1889, suront droit à une réduction du prix de passage sur los chee mine de fer, pour se rendre à cette réunion.On peut devenir membre de cette Société en faisant parvenir le prix de souscription & M.J.de L, Taché, Botte 1023.P.0, Québec.Les membres reçoivent gratuitement le Rappers au- nuel de la Société d'industrie laitière, \u201d qui seul vaut fe de gousorlption ($1.00) par les précieux renseignements qu\u2019il ren- erme.Le fromage canadien\u2014Les oultivateurs apprendront avec plaid que le fromage canadien jouit d\u2019une D pularité orois- sante daus Jes tles Lritanniques.Certains spéoulateurs américains s'étant avisés dernièrement de répandre de taux braite sur Le pureté de oe produit da Canada, notre ministre du revenu de l'Intérieur & provoqué ang me GAZETTE DES CAMPAGNES 809 enquête et des analyses qui ont tourné au plus grand avan- tyyge des producteurs canadiens.Sur cent douze échantillons aualyeés, pas un seul n\u2019a été trouvé falsifié, Quelques vérités à l'égard des chevaux \u2014Voulons-nous que les chevaux ne contractent pas l'habitude de sauter les clôtures, faisons en sorte qu\u2019elles soient tonjours tennes en bon ordre.Des conducteurs craintifs rendent lés chevaux également orsintifs.De trop fortes charges rendent les chovanx lourds.Des chevaux traités avec douceur les rend dociles et doux, Si l\u2019on maltruite les chevaux loraqu\u2018ils sont an pâturage, nous en ferons des chevanx sauvages, difficiles à aborder.Un conducteur lent et insonciant rend Je cheval paresseux, I un bon pansage donne la santé aux chevaux et reud le puil visant.Âtteler habituellement les chevaux à de lourdes charges les rend poassits, Si l\u2019on veut qu\u2019uv cheval ait longae vie, il faut lui donner tes repas et le faire travailler à des heureu régulières.Traiter durement un cheval le rend timide.Ln eanté des chevaux repose plys dans les bons soins qu\u2019on Ini donne que par des médicaments qui lui sont donnés sans discernement, c\u2019est-à-dire à la moindre apparence de maladio.Une nourriture irrégulière tient constamment les chevaux en état de meigreur, quelque soit la quantité qu\u2019on leur donne.2 RECETTES Confitures et cauces aux tomates ; moyen de conserver les tomates, Nous empruntons à la \u201c Chronique scientifique\u201d de La les moyens suivants d'utiliser et de conserver les tomates : Ca aux tomates rouges\u2014On prend on demi-minot de to- zoatea bien mûres ; on les brise ot on les ovit b petit feu, puis On passe au travers d\u2019an tamie.On ajoute une pinte de bon vi- maigre, trois roquilles de sel, une once de clous de girofle moülus, deux de têtes de clous, une de poivre blanc et one demie de poivre ronge.Alors on fait bouiliir pendant trois heures et on met en bouteilles.Cateup ou tomates vertes\u2014Un quart de minot de tomates vertée, six oignons, six piments verte, une bollée de sel.Laisser passer ln nuit.\u2014Couvrir de vinaigre, bouillir une heure et mettre en jarre.\u2014 Dans le chaudron, mettre une livre de cassonade brune, une cuiller à soupe de canelle, une de tête de clous, antant de clous de girofle et de poivre blanc ; on quart de bollée de montarde, un demiard de raifort râgé et de vinaigre ; bouillir et Jeter aur les tomates dans la jarre.Préserves aux tomates \u2014Tomates mûres, 13 livres.On verse dessus un gallon de belle mélasse chauffée et on laieso ainsi douze heures au repos.Alors on cuit, on enlève les tomates et on continue à cuire la mélasse jasqu\u2019à ce que le sirop soit bien épais ; on le verse sur les tomates et on met en jarre.Oa aromatise avec du gingembre ou des écorces de citron.Bi, au lieu ge mélasse, on emploie du sucre, on doit mettre Jivre pour vre.Tomates conservées.\u2014Les fruits bien mars sont mis dans des jarres sans les presser et de munière qu'ils baignent complate- \u2018ment dans de la ssumnre dans laquelle on les maintient au moyen d\u2019ane petite soucoupe qui entre dans les jurres, On re.convre celles-ci aveo des plaques de liége.Vin de prunes.Prenez des pranes de Damas bien mûres, ls quantité que vous voudrez ; mettez-les dans une basine, sur un feu suffisant tr leu faire crever et en fuire exuder le suc ; versez dans des rines et luissez refroidir ; mettez de nonveau sur le feu, et Ayieses de la même munière ; vous réltérerez cette manipulation trois fois, afin d'obtenir un suo plus sucré et plus concentré.Passez slors lo auc, mettez le marc à la presse, rénuisses les liqueurs et sur chaque pinto de co suc, njoutez quatre onces de sucre.Portez ce mélange dans un lieu dont la tewpérature soit de gninze à dix-huit degrés Réaumur ; faites fefmenter le temps suffisant, après quoi, laissez roposer, tirez à clair et mettez en bouteilles.Machine à Couperrr et Rien de plus utile pour un cultivatenr queles instruments aratoires comme les moissonnenses, charrues, batteuses, machine coupor la paille et les racines qu\u2019on se procure à très bas prix chez R.J.LATIMER, 92, rae MoGill, Montréal.401, rue St Valier, St Sauveur, Québec, 4 Octobre 1838.\u20144 DE QUEBEC AUX ANTILLES, NOTES DE VOYAGE Par M.l\u2019Abbé MONTMINY, Ce charmant ouvrage qui vient de paraitre est en vente chez tous les libraires de Québec et an Bnreau de la Gascitte des Campagnes, au prix modiquo de 30 CENTS.Comme le tirage de cette brochare est limité le public voudra bien se le procurer sous le plus court délai, Les deux cents pages de matières qu\u2019elle renferme sont des plus attrayantes, aconté dans un style sobro et facile, le voyage de M.Montmiuny ne sunrait manquer d'inléresser toutes les personnes dé- sirenses de s\u2019instruire et do se renseigner sur une contrée aussi peu connue que les Antilles: son climat, ses habitudes, les mœurs et coutumes de ses habitants, la topographie et la description de chacane des îles, le dauger de la navigation pour s'y rendre.Le livre de M.l\u2019alibé Montmivo mains des étudiants des collèges, Ils trouverout dans ses quelques pages tout ce qu'il faut pour rendre complètes leurs études géographiques sur ces lieux, que les rapports commerciaux ct autres avec lo Canada Teudent de plus en plua iutéressants.J.A.LANGLAIS, Editeur, peut être mis entre les es académies ot des écoles.23 août 1868,\u201410 J.ELZEAR POULIOT, Avocat, Commissaire des Cours du Nouveau-Brunswiek.Bureau : Maison Frenette, rue de la Cour, Fraserville, P.Q., Canada, 19 juillet 1888.\u20146 m.Apprenti typographe demandé.Un jenne homme aotif et désirenx d'apprendre la typographie, tronvera de l\u2019emploi à l'atelier typographique de Is Gasette des Campagnes.Pour conditions d'engagement s'adresser à FIRMIN H.PROULX, à Ste Anno de la Pocatière. 400 : GAZETTE DES CAMPAGNES CANAL DU SAULT STE-MARIE.AVIS AUX ENTREPRENEURS.ES SOUMISSIONS scelléos, adressées au soussigné à l\u2019endos : \u201c Soumission pour le Canal du Sault Rte-Marle \u201d se- Tont reçues à ce bureau jusqu\u2019à l\u2019arrivée des malles de l\u2019Est et de l'Ouest, MARDI, le \u201cème Jour d'octobre prochain, pour le crensemerit et lu construction d'on canal sur la rive Canadienne de la rivière à travers l'Ile Suiutu-Marie.Les travaux veront divisés en deux sections, dont l\u2019une com- rendra le creusement du canal à travers l\u2019Ile, ls construction Le Jetées, ete.L'autre, le creusement et l\u2019élargissement du chenal aux deux extrémités du cunal, ln construction des Jetées, etc.L'on pourra voir À co bureuu, le et après MARDI, Je 9ème jour d'octobre prochain, une carte de la localité, ainsi que les lans et les devis des travaux, et l'on pourra auesi &e proourer les formules imprimées de soumissions, - \u2018Les soumissionnaires sont requis do se rappeler qu\u2019il ne sers as tenu compte des soumissions à moins qu\u2019elles ne soient \u2018aites etrictementcouformes aux formules imprimées et qu\u2019elles ne coient sccompagnées d\u2019une lettre déclaraut que le ou les soumissionnaires ont étudié avec suin lu localité ainri que la pature des matériaux trouvés dans les excavations d\u2019essai.Dans le cas des compagnies, il devra y être attaché les ai- natures actuelles au long, lu vature de l'occupation et la résidence de chacun des membres de la compagnie, et de plus un reça de dépôt de banque pour la somme de $20,000 devra ao- compagner la soumission pour Je canal et les écluses, et un re- gçu de dépôt de banque pour 1a somwe de $7,600 devra accom- aguer |s soumission pour le creusement et l\u2019élargiesement du chenal aux deux extrémités des jetées, etc.Les reçus de dépôt reapectifs (les chèques ne seront pas acceptés) devrout être endossés à l\u2019ordre du ministre des che mins de fer et des canaux, et il seru forfait ai le soumissionnaire refuse de siguer le contrat pour les travaux, aux prix et conditions mentionnés dans la soumission.Les reçus de dépôt ainsi tranamis seront retournés aux partis dont les soumissions n\u2019auront pas été acceptées.Ce département ne s'engage pas néanmoins d\u2019accepter la plus basse Di ancune soumission.Par ordre A.P, BRADLEY, Secrétaire.Département des chemins de fer ot canaux, Ottawa, 8 août 1886, 23 août 1888, B.Laurance \u201cGe sont les meilleures pour soulager la vue, là où tous autres moyens ont été sans succès.Dee certifioats de toutes les célébrités médicales du Canada peuvent être vus chez L.À.Pa quet, marchand, à Ste Anne de la Pocatière où ces lunettes sont en vente.ler juin 1868.A VENDRE CHEVAUX PERCHERONS rr NORMANDS, BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK S'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 30, Rue 8t Jacques, MONTREAL LE PRIX COURANT Journal hebdowadaire Sous le patronage de la Société d'industrie laitière de la Province de Québec.Journal du Commerce, de la Finance, de l'Industrie, de la Propriété foncière et des Assurances.Bureau : No, 32, rue St Gabriel, Montréal.Prix d'abonnement: Montréal, par an $2; Canada et les Etats-Unis, $1.50 ; France, fraucs 12.50, Publié par # La Société de publication commerciale.\u201d MONIER xr HELBRONNER, Gérants, à Montréal.Ferme St-Gabriel J, ISRAEL TARTE & FRERE \u2014)o00{\u2014 Cette exploitation agricole a obtenu, à la dernière exposition provinciale : L Un diplôme pour le meilleur troupeau de vaches canadiennes.IL.Le premier prix pour la meilleure vache laitière canadienne de quatre ans et plus.III, Le premier prix pour la meilleure taure canadienne de trois ans.IV.Le premier prix pour la meilleure génisse canadienne, V.Le premier prix pour la meilleure génisse au-dessus de six mois.VI Le premier prix pour le meilleur taureau canadien de trois ans.VII Le premier prix pour le meilleur taureau canadien de tout âge.VIII.Le second prix dans 1s classe des taureaux Jersey pur sang, su-dessus de quatre ans, IX.Le second prix dans Ja classe des taureaux canadiens d\u2019on an.SPECIALITÉ.=Elevage du bétail Canadien en vue de la pro- duotion du beurre.A vendre, en ce moment, un TAUREAU JERSEY, GENISSES ef TAUREAU de l\u2019an dernier, quelques VEAUX du printemps, mâles et femelles.24 mai 1868.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1888-Arrangement pour la saison d'été-=1888.Le et après lundi, 4 juin 1888, les trains de oe chemin partiront de la Station de Ste Anne (le dimanche excepté) comme suit : Pour Lévis.24.13 Pour Halife Pour Lévis.Pour Lévis.Pour la Rivière-du-Loup.Pour la Rivière-du-Loup.Tous les trains marchent eur l'heure du temps conventionnel de l\u2019Est, D.POTTINGER, Rurintendant en chef Bureau du chemin de fer, Monoton, N.Bk, 2 jain 1888, "]
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