Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 27 juin 1889, jeudi 27 juin 1889
[" XVI Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.27 juin 1869 No.28 GAZETTE DES CA IPAGNES JOURNAL DU GULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULEX, L'abonnement pout dater du ler de chaque mois, ou commencer avec le ler numéro de l\u2019année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour an an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Bnreau du eoussigus, UN Mois avant l'expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés; si non, l'abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gasette au Bareau de Poste.Tout ce qui concerne la rédaction et l'envoi de correspondances doit être adressé à Frrain H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire- ABONNEMENT : $1 PAR AN SOMMAIRE Revue de la Semaine : Nouvelle confrérie des Ames du purgatoire, établie daus la paroisse des Grondines, dans le comté de Portneaf, P.Q.Causerie agricole : L'élevage du cheval : promière période ; nourriture, Sujets divers : Les fumiers abrités\u2014Ergrais pour la vigne.\u2014 anvaise herbe dans les prairies nouvoilement établies.\u2014 Fossés et rigoles.\u2014Economie du temps pendant le récolte du foin \u2014Diminution en lait d\u2019une bonne vache laitière.\u2014Epi- errement d\u2019un champ\u2014Verminière pour la nourriture des volailles.Choses et autres : Ongnent pour la corne des pieds du cheval.Poudre insecticide.\u2014Plantations d'arbres dans le Nebraeka, E.U.\u2014Cultore du saiufoin, Recettes : Préserver la racine des arbres d\u2019un jardin, des atteintes des insectes.\u2014Moyen de détruiro le pucerons noir on Valtise sur les jeunes plants de chonx et antres crucifères \u2014 Procédé pour obtenir l\u2019empreiute des feuilles de plantes.À nos abonnés.Nous avons la douleur d\u2019annoneer aux lecteurs de la Gasetie que M.F.H.Proulx son rédacteur, eat très souffrant et que eon état l\u2019oblige à prendre quelque repos.Celte indisposition qne nous croyions d'abord légère à été la cause de la bon pn- blication du journal pendant ces trois dernières semaines ; comme elle prend un caractère plus grave et qu'elle peut encore durer quelques semaines, nous nous sommes resurés les services d\u2019agronomes dintingués cb avec leur conconrs 14 publication de Ia Gasetlo des Campagnes deviendra régulière.HECTOR A.PROULX, Gérant.REVUE DE LA SEMAINE Nouvelle confrèrie des âmes du purgatoire, établie dans la paroisse des Grondines, dans le comté de Portueuf, P.Q@.\u2014Nous apprenons avec plaisir qu\u2019une nouvelle Confrérie, sous le nom de ** Coufrérie des Ames du Purgatoire \u201d n été étublie dans la paroisse des Grondines, par diplônie de Son Eminence le Cardinal archevêque de Québec en date du 4 septembre 1898, en la fête de Noure-Dame de la Merci.\u2014Sou Eminence ne pouvait ehoi- sir un plus beau jour pour signer ce diplôme ; car cette Bi la guerre est la dernière raison des peaples, l\u2019agriculture doit en être la première.Emparony-pous du sol, ei nous voulons conserver notre nationalité.Gérant Xfector A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à la Gasetie des Campagnes et les annonces à être journal, doit être adressé à lector A.Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion.10 centins ligne Deuzxièmeinsertiou, etc.3 centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions libs.rales.Ceux qui désirent s'adresser tout partioulià- rement aux eultivateurs pour la vente de terres ivstroments d\u2019agricalture, eto., ete., trouverout avantageux d\u2019annoncer dans ce journal.ABONNEMENT» $L PAR AN ! coutréric est établie là pour soulager eficacement les Ââmes du Purgatoire, dont lu Ste-Vierge est In Reine, ln Pntronne ct In Protectrice ; 2o.Pour obtenir aux associés la grâce d'éviter eux-mêmes nutant que possible, les flammes du Purgatoire, en même temps que les grâces spirituelles et temporelles dont ils ont besoin en fe vie par intercession des Ames du Purgatoive.Cette Cunfrèrie a été inaugurée solennellement dans I paroisse des Grondines le ler novembre 1888, à l\u2019ouverture solennelle du \u201c Mois des Ames du Purgatoire, \u201d avant le chant des vêpres des Morts.Ce fut une grande joie pour les paroissiens des Grondines d\u2018upprendre l\u2019établissement de cette Confrérie, qui était une approbation directe de leurs pratiques de dévotion en faveur des Ames du Purgatoire, et spécinlement de la pratique du ** Mois des Ames, \u201d qui s\u2019est répandue de plus en plus dans ce diocèse depuis 1860, où lo 1er mois des âmes fut prêché publiquement, en novembre, dans la petite paroisse de St-Aubert, par le curé d'alors.Cette pratique dn ¢ Mois des Ames \u201d s\u2019étant presque généralisée depuis cette époque, il convenait, sans doute, d'organiser la dévotion envers les âmes du Purgntoire, qui s0 répand, de plus, parmi les Adèles, lorsqu'elle leux est proposée et expliquée.Aussi Son Eminence le Cardinal Archevêque de Québec a bien voulu se rendre au désir de M, le curé des Grondines, en fondant cette nouvelle suciété de prières dans son diocèse ; ot, ce qui Houve l'à-propos de l\u2019établissement do cette nouvelle Contrérie, c'est le zèlo des fidèles à en faiie partie quand elle leur est counue.Tous les paroissiens des Grondines se sont fait un plaieir et nu devoir de se faire inscrire dans les régistres de cette Confrérie, aussitôt que la shose leur a été proposée.Il en à été de même de quelques autres paroisses, qui ont eu l'avantage de Ia connaître avant les autres, notamment les paroissieus du Cap-Santé et de St-Alphonee de Chicoutimi, qui ont envoyé d\u2019assez YH yd \u201c1°U°s pay uen.\u2018emg s04gnd op jus 217 GAZETTE DES CAMPAGNES longues listes de personnes demandant à dovonir membres de Ja nouvelle Confréric ; et il est à croire et à désirer qu'il en seru ainsi des autres paroissiens, À mesuro qu\u2019il leur sera donné aussi d\u2019en connaître les avantages.Rien de plus facile que de devenir membre de lu \u2018* Confrérie des Ames du Purgatoire, \u201d il suffit, pour cela, d'envoyer son nom, ainsi qu'une aumône d'au moins 10 cen- tins par personne, une fois pour foules, à M, le curé des Grondines, on faisant enregistrer la lettresi elle contient des valeurs, un pen notables.Une réponse sera adres- séc à ln personne qui nura fuit l\u2019envoi, puis les voms des nouveaux membres seront inscrits dans le régistre, à la suite du nom de Son Eminence le Cardinal Taschereau, qui a bien voulu être le previier membre de In Confrérie ; et dds lors, on aura part & toutes Jes grand'messes et services chantés annuellement tant pour le bien spirituel et temporel des membres vivants de la Confrérie, que pour le soulagement des dines, en général, ct des membres défunts, en particulier, ainsi qu\u2019à toutes les autres bonnes œuvres, fuites par les différets membres de la Confrérie.\u2014Quel Lonheur d\u2019avoir part pendant an vie à tant de prières pour les fines du Purgatoire, quand on sait combien elles sont puissantes pour nons obtenir, en retour, toute espèce de grâces ; ot quel avantage de continuer après ea mort et avoir part à des centaines de grand\u2019 messes, services, etc, pour les défunts, quand on sait queles défunts, généralement n\u2019ont qu\u2019un ou deux services funèbres après leur mort.Tous peuvent devenir membre de cette Confrérie, même les plus petits enfants ; on peut aussi faire agréger les personnes défuntes aux mêmes conditions.Et quelle reconnaissance n'auront pas envers leurs bieufai- teurs ces pauvres mes, souvent abandonnées, qui auront ainsi l'avantage d'être soulagées, jusqu\u2019à leur sortie du Purgatoire.Un nouvel avantage pour les membres de cette Confrérie, c'est qu'ils ne sont pas surcbargés d'exercices pénibles : \u201c rien d'ubligatoire sous peine de péchés \u201d ; les menibres sout seulement invités à faire autant de bonnes œuvres que possible en faveur des âmes du Purgatoire, à leur donner le mérite satisfactoire de leurs œuvres, (ce qui, entre nous, est lu meilleure spéculation spirituelle), et à réciter chaque jour un Pater «t un Ave À l'intention des membres défunts de la Confrérie.Quant aux moyens de secourir les mes du Purgatoire, et aux avantages que les membres pourront retirer de la Confrérie, lo tout sera expliqué plus au loug, dans un petit opuscule, qui sera publié par M.le Dirceteur, lorsqu\u2019il aura reçu de Rome la liste des indulgences et autres pri- viléges obtenus en fuveur des membres de la dite Confrérie.En attendant, les personnes pleuses et zélées, qui prendront conuaissance de la présente notico, sont priées de fnite connaîire, autant que possible Ja \u201c Confrérie des Ames du Purgutoire, et de lui procurer de nouveuux membres, afin de multiplier les Lonnes œuvres en faveur des Ames du Purgntoire, et de les détivzer plus promptement et plus sûrement.Une classe de personne qui pourraient rendre de grande services aux âmes du Purgatoire, À ce point de vue, ce sont les institutrices dans les différentes paroisses ; avec l'autorité de MM.les curés, elles pourraient, nssez facilement peut être, visiter les per- sounes de leuv arroudissemeut, prendre leurs nems et leurs aumônes, et envoyer le tout à l\u2019ndresse ci-dessus indiquée ; ce moyen est le plus praticable poar faciliter aux personnes gui ne savent pas écrire le moyen de devenir membre de la Confrérie.Assurément ces personnes mériteront pour cet nute de zèle, une protection toute spéciale do 1a part des ames du Purgatoire, ainsi que MM.les curés, les supérieurs de communauté, etc.qui voudront bien recommander ln nouvelle Confrérie à ceux qui sout sous leur direction ; et, tous ceux qui prendront ainsi les intérêts des âmes du Purgatoire, en travaillant au développement de la \u2018 Confrérie des Ames du Purgatoire \u201d seront considérés comme bienfaiteur de In Confrérie, et leurs noms seront inscrits comme tels aux ré- gistres, pourvu qu\u2019ils veuillent bien les transmettre à Mle curé des Grondines.De même, Messieurs les écitours des journaux catholiques du pays, et des Etnts-Unis, qui voudront bien publier le présent article daus l'intérêt de l\u2019œuvre, et envoyer une copie de leur journal À la même adresse pour se faire connaître, seront anssi considérés comme bienfaiteurs, et leurs poms seront inscrite comme telsau régistre de la dite Confrérie.Voilà une ère nouvelle qui s\u2019ouvre pour les Ames du Purgntoire ! Il y à à peine 3U ans, on s\u2019occupait assez peu de leur sort parmi les fidèles.L'Eglise célébrait la commémoration des Morts ; on s'affligeait eur leurs souffrances, en attendant le sermon ; on donnait quelque chosu À ia quête qui se fnissit à leur intention, et c'était à peu près tout ! Quelle différence aujourd\u2019hui! Le zèle des fidèles à soulager les âmes du Purgatoire augmente de plus en plus : les numônes et les bonnes œuvres se multiplient; la pratique du \u2018\u201c\u201c Mois des Ames\u201d se généralise à I'égal du Mois de Marie ; et peudans toute l\u2019année on entend parler plus ou moins du soulagement des Ames du Purgatoire.Evidemment c\u2019est duus Jes vues de Dieu | Mais si les fidéles, pris isolément, peuvent espérer faire beaucoup pour les Ames du Purgatoire, combien Lien plus pouvons nous réussir À tes soulager maintenant Que nous sommes organisés en confrérie, avec l\u2019approbation et la bénédiction de l'Eglise, et sous la protection de Notre-Dame de ln Merci, que le ciel sans doute, beaucoup plus que le hasard, uw bien voulu nous donner comme PATRONNK de lu \u2018\u201c Confrérie des Ames du Purgutoire\u201d ! Oui, remercions Dieu et la Sninte-Vierge de cette faveur, etentrons duns leurs vues en travaillant, autant que possible au soulugement des pauvres âmes du Purgatoire ; et nous pouvous d'avance compter sur les succds, puisque Jésus-Christ lui-même nous dit: \u201c Si deux d'entro vous s'unissent ensemble sur lu terre, quelle que chose qu\u2019ils demandent elle leur sera accordée ; car là où ily a2 on 3 personnce ussemblées en mon non, je suis au milieu d'elles.S, Math.XVIII, 19, 20.\u2014 Communiqué, GAZETTE DES CAMPAGNES 218 CAUSERIE AGRICOLB L\u2019RLEVAGE DU CHEVAL.Nous le eavons, le commerce de chevanx peut être pour les cultivatenrs une source de grands revenus, surtout si nous attachons le plus grand soin à leur élevage.En chevaux, les Etats-Unis restent toujours acheteurs ; à chaque semaine sur les marchés de Montréal il s\u2019y fait de grandes exportations.Dans une localité où l\u2019on aura reconnu qu'il e'y trouve des chuvaux propres au besoin de ceux qui en font le commerce, on ne tardera pas à en trouver une vente avantageuse.Nous avons souvent entretenu nos lecteurs sur les dif- févents soins que requiert l\u2019élevage des chevaux, et nous ne pouvons revenir trop souvent sur ce sujet.Aujourd'hui nous empruantons à ln Gazette des Campagnes de Paria, d\u2019utiles renseignements dds à ln plume de M.P.Adenot, dont les connaissances à ce sujet sont hautement appréciées en France.Voici ce qu\u2019il vient de communiquer à lu Gazette des Campagnes : L'Elevage est l\u2019une des opérations les plus importantes et les plus complexes de l\u2019industiie agricole.Sa bonne direction appelle les bénéfices, et su négligence entraîue des pertes ruineuses.Dans cen notes nous laisserons de côté la reproduction, dont le rôle est cependant prépondérant, pour ne nous occuper que du jeune animal pris au sortir du sein de sa mère\u2014Nous le conduirons jusqu\u2019à l'âge adulte, époque où devenu apte au travail, il quitte la ferme pour être livré au commerce.Jère période.\u2014La varturition étant effectuée, le pou- Jain, faible et débile, cherche à se soulever, sn mère, pleine de tendresse pour lui, le lèche et le dépouille d\u2019une sorte d'enduit visqueux qui adlière à sa fourrure.Grâce à ce stimulant, et aussi à l\u2019air extérieur, il se dresse eur ses membres et, wa par Pinstinot, saisit les trayons de su nourrice.La joie est graude de part et d'autre, le nouveau-né aspire, eu agitant la queue, sou premier lait, et 1a mére éprouve une sensation agréuble sous cette première pression de la mamelle.Ainsi se passent les choses quand l'organisme des deux êtres se trouvent dans de bonnes couditiuns.T'elle est la règle ; les exceptions sont malheureusemeut assez fréquentes.Souvent des Jatigues excessives, des privations sans fin ont exténué la jument ; elle ne peut fournir à son produit les éléments qui lui auraient douné la force nécossaire pour se souteuir\u2014Ses avances sont stériles ; d'an œil d'envie il regarde les mamelles, principes de vie pour lui, se soulève à demi et retombe épuisé, Un tel spectacle est navrant ; alors l\u2019homure ne peut rester oisif.Saisissant le jeune animal, il duit le soutenir et chercher à lui mettre les trayons daus la bonche.Si, trop fuible, il ne peut les presser entre ses lèvres ct déterminer la succion, il faut alors agir en père nourricier, exprimer le lait et le lui faire boire.D'uutres fois le pou\u2019ain cet fort bien constitué mais Ju jeune mère éprouve un chatouillement tel qu'elle ne peut supporter ses attouchements.\u2014 Nerveuse elle s\u2019irrito et repousse le fruit de ses entrailles.La violence devient indispensable pour annénutir cette ivritabilité.L'éleveur, usant d\u2019abord de ménagements, frictionne le pis avec une brosse douce en retire un peu de lait et présente le nouveau-né.\u2014Si la nourrice résiste et refuse d\u2019ullaiter, les moyens de coercition deviennent nécessaires.\u2014Ses yeux sont recouverts d'une pièce d\u2019é- tofte, et le serre-iez instrument de torture, lui est appliqué.\u2014La douleur vive qu\u2019il occasionne détruit l\u2019agacement que produit le chatonillement des mamellus.Le poulain étant alors approché snisit le trayon et aspire so première nourriture.L'allaitement doit avoir lien très-peu de temps après la naissance, Un jeâue de quelques heures nffaiblit le eu- jet et met sa vie en péril.\u2014Si donc la jument résiste il est pradent d\u2019agir de suite et de ne pas trop compter sur l\u2019inatinet maternel.Dans tous les cas possibles, il est indispensable que lo nouveau-né absorbe le premier lnit de la mère.En effet, co liquide, désigné par les physivlogistes sous le nom de colostrum, jouit de propriétés pugatives et à pour fonction de fuire expulser de l'intestin «les matières verdâtres qui se sont accumulées dans ce viscère pendant la vie fatale.Deux ou trois jours sout À puine expirés, que notre poulain bien reconforté, se muinlient solidement sur ses jambes et se précipite sur lu mamelle avec la gloutonnerie du premier Âge.Si la mère est soumise À un régime convenable, il grandit, et ses gambLades annuncent sa santé.Quelque fois, cependant atteint de diarrhée, il est triste et languissant.Les médicatious à son adresse ont en général peut d\u2019effet mieux vaut de suite agir sur sa nourrice en lui donnant des aliments aubatautiels et non échauffante, tels que Porge ou avoine ayant sabi une légère coction.Un foin de Lonne qualité, et surtout le pâturage si la saison le permet sout un précieux udjuvaut à ce régime, cur ils donnent au lait des propriétés éminemment curatives.Ln constipation.assez fréquente chez les jeunes élèves, nuit beaucoup à leur développemeut.Le régime de la mère duit être modifié aussitôt que l\u2019on reconnait cet état de malnise.Les betternves, les carottes en liver, la luzerne verte en été, introduites dans l'alimentation donnent d\u2019excellents résultats.La médication précédente peut- être complétée par l'administration au poulain de quelques luvements émollients et par un purgatif simple, l'huile d'olives donnée à l\u2019intérieur, et à In dose d'une ehopine, adumiuistrée à jeun et en une seule fois, Un préjugé très répandu veut que le poulain ne voit los objets qui l'entourent qu'après un certain temps.L'erreur est flagrante, car les organes de la vision sont admirablement conformés, seulement il ne sait pas s\u2019en servir.Une sorte d'habitude lui est nécossaire pour apprécier les distauces, In valeur des objeta: un apprentis- ange complet est À fairo pour lui; voilà pourquoi il heurte tous les corps qui sont à sa porté \u2014 L'éleveur doit donc veiller sur cette infirmiré temporaire et enlever do l\u2019écurie tous les clous et aspérités qui pourraient le blesser, et dout il s'approche sans défiance, Nourriture.\u2014La nourriture du jeune élève jusqu'au 219 GAZETTE VES CAMPAGNES deuxième ou troisième mois, est uniquement composée du lait de sa mère, Sou abondunce, ses qualités nutritives provoguent son accroissement.Le cas contraire se présentant, il languit et recto chétif.Ces observations nous amènent à reconnaître combien il est important de bien soigner la nourrice, et cela d'autant mieux que c'est pendant cette première période que la croissance est plus rapide.Des aliments rafraichissauts, tout en etant ali- biles doiveut constituer son régime.Le vice de notre élevage consiste précisément à ne pas nous occuper suf- flsamment de cos règles élémentaires.2e.période.\u2014Le poulain élevé dans les pâturages commence, dès l'âge de deux mois, à brouter l'herbe qui l'entoure ; ses essais sont d'abord timides, mais, petit à petit, atimulé par la fain, il en absorbe d'avantage.Te lait de su mère continue, toutefois, jusqu'au sixième mois, à faire le foud de sa ration.Les Anglais qui sont nos maîtres en lait d'élevage, commencent dès le troisième mois à donner de l'avoine cuite.Ce régime, prolongé jusqu\u2019à l\u2019âge adulte, donne d'excellents résultats.L'exercice est indispensable à notre jeune animal.S'il est élevé daus la prairie, les choses sont au mienx, ses gambades sont incessantes et ses forces croissent chaque jour.L'écurie lui convient pen, cependaut certaines nécessités obligent quelquefois l'éleveur à le confiver dans pes réduits.Il est indispensable alors, duna l'intérêt de an santé, de lui ménager une cour où il puisse s\u2019ébattre à son nise et imprimer à ses membres la vigueur qui leur est nécessaire.Certaius auteurs recommandent de régler les heures de l'allaitement, sous le prétexte que la mère est trop souvent miportunée par son nourrisson.Cette pratiqne ne nous semble nullement avantageuse, Au puint le vue économique, elle entruîne à des dépenses sériensus, car elle exige qu'un homme l'élève le présente plusieurs fois par jour à su mère, En outre clle est contraire aux lois de 1a nature qui veulent que le nouveau-né aspire quelques gorgées de lnit, les digére en se promenant un instant pour recommencer, pour ainsi dire, toute In journée.quant À la nourrice, elle ee préoccupe fort peu de ces attouchements, et ne cesse pour cela de tondre le gazou Qui sert À son alimentation.\u2014 A suivre.\u2014\u2014W#mmmmmmmenntes Les fumiers abrités.Pour se fuite une idés un peu exacte de In puissance fertilisnnte du fuer de ferme, on devrait le soustraire d\u2019abord à toutes les causes de détérioration, et, en premier lieu, l'abriter contre Ia pluie et le soleil.Des litières qui ont Laigné dans la fosse à purin ou qui ont été exposées pendant plusieurs mois nux injures du temps, n\u2019ont réellement plus du fumier de ferme que le nom ; elles en out perdu les propriétés principales.Le fumier de ferme ne conserve su richesse ot sun énergie qu\u2019à la condition d\u2019échinpper aux influences appauvrissantes dont nous venous de parler, et il n'échappe à ces influences que #'il cat couvert.I suit de 13 nécessnirement que les meilleurs fumiers ries le plus longtemps possible, tout en maintenant les animaux dans les conditions hygiéniques nécessaires à leur bonne ennté ; 2o.Le famier de cave dont la dimension et la ventilation soient de nature à ne pas nuire aux animanx qui séjournent nu-dessux ; 3o.Les fumiers qu\u2019on place rous des linngars ; do.Ceux que l'on dispose en forme de toits à deux ou quatre pans et que l\u2019on recouvre d'une bonne couche de terre battue ; 50.Les famiers que l'on enterre de nuite dans les champs, à les étendre et à les enterrer par un Inbourage qui n'est, au bout du compte, qu\u2019une des formes des fumiers couverts.Cet usage n'est point parfait, mais il vaut mieux qu'une mise en tas négligée ou que l\u2019abondance de litières dans les mares du purin.Le fumier enterré par un labourage préparatoire produit, en définitive, de bors effets.pe Engrais pour la vigne.Tout engrais non décomposé, encore infect, doit être proserit des vignobles, parco qu\u2019il altère Ja saveur des raisins.Le fumier bien décomposé, presque réduit en terreau, peut seul être employé dans les vignes communes, dont il altère bien tu peu les productions, mais qu\u2019il rend plus abondantes.L'engruis qui ñ l'influence la moins fâcheuse eur la vigne est celui qui est entièrement composé de substances végétales, après qu'elles ont été conservées un an ou dix-luit mois en fosse, où une lente fermentation a opéré un mélange plus intime et détruit les éléments trop actifs.Aucun engrais, quels que soient sa nature et son état de décomposition, ne peut être employé dans les vignes de premidre qualité, Il faut même la plus grande circonspection pour y introduire des amendements de terre pure ou de mélunge de terres.Cependant, lorsque, pour ranimer une vieille vigne, on fait usage de tous les mo- Jeus ordinaires, comme ravalement des ceps, profonds labours, etc., et que malgré tout, elle est prêt de périr de vétusté, seulement alors on peut essayer des amendement combinés auxquels on joint quelques engrais végétaux entièrement décoiaposés.Les amendements doivent être portés dans les vi- guobles, à l\u2019automne, et répartis eur la aurface du sol pour y être incorporés par le premier labour.Les engrais sont eufouis dans de petites tranchées ouvertes entre les rangs de vignes, ce qui vaut mieux que de les déposer au pied des copa.Quand on veut planter une vigne, il fuut porter sur le terrain les amendements et les engrais avant le défon- gage.Par co moyen, i:s sont intimement mêlés au sol, \u20142 ea Mauvaises herbes daus les prairies nouvellement établies.Dans toutes les prairies nouvellement étable, il pousse plus ou moins de mauvaises herbes.On les arrache dans les champs, pourquoi ne les estirperait-on pas dans les sont : lu.Ceux qui restent duus les étables et les écu- prés 1 Les plautes adventices sout en effet, aussi nui- GAZETTE DES CAMPAGNES sibles aux récoltes de foin ou d\u2019herbes qu'à toute autre moisson, Qu'on n'hésite donc pas à cn débarrasser les prés, et on s\u2019en tronvera bien ; car les mauvnises he: bes dent la végbtation est vigourense ont une valeur nutritive inférieure à celle des herbes fouragères, et peuvent, en ouire, porter atteinte à la santa du bétail, 2 Fossés et rigoles.En nettoyant tous les nns les fossés et les rigoles, on se crée des engrais qui ne sont pas À dédaigner.Au lieu de déposer sur les bords des fossés la vase provenant du eurage, ce qui peut nuire du reste, à l\u2019éconlement des eaux, il fant en faire des tas de distance en distance.On 1es éparpille ensuite quand ils sont secs.Si les fossés et las rigoles, au lien de faciliter l\u2019éconlement des eaux, les retiennent, à moins que la nécessité n\u2019en soit reconnue dans certaines situntions, elles vcensionnent le refroidis- semeut du so! et provoquent le dépérissement des bonnes herbes.En éloignant des prairies Vexcédant dean, on est afir d'obtenir des effets remurquubles des engrais employés.Economie du temps pendant la récolte de foin.De tous les travaux des champs la récolte du foin est certainement celui qui demande le plus d'activité et d'ordre.D'abord Ja composition de nos prairies est telle, généralement, que la maturation dea plantes dominantes se fait à peu près égale partout ; et, comme il faut opérer dons un temps précis, In célérité ne peut être poussée trop loin.Ensuite les averses fréquentes que nous avous pouvant occusionner des pertes considérables dans Ja qualité et même la quantité des fourrages, il importe de les prévenir, en quelque sorte, par la promptitude des manœuvres.Pour ces raisons et pour suppléer À lu maiu-d'œuvre, l'agronome a demaudé À ln mécanique ces machines cou- nexes qui permettent d'arriver à d'excellents ré-ultuts.La ecience \u2018est empressée de venir aux secours de l\u2019agrieul- ture.dans les divorses opérations du fauchage, du fanage, du râtelage et même À la rentrée du foin ; ll ne tient plus qu'a lui d\u2019eu profiter, Cepundant, malgré leur utilité, ces instruments, il fant le dire, sont mal vus par un grand nombre, À enuse de leur prix élevé, ou pour d\u2019autres considérations, Le cultivateur, en moyen, qui u's pas le nombre de bras suffisant pour faire aa récolte duns les conditions voulues, fait certainement un mauvais calcul, en agissant de la sorte ; il perd beaucoup plus qu\u2019il ve gagne par sa fausse écu- nomie.Mais supposons que la muin-d'œuvre soit à ln disposition d\u2019un cultivateur, n\u2019est-il pas toujours dans sou intérêt d'économiser le plus de temps possible ct diminuer ses labeurs sans pour cela faire de grandes dépenses.La seule disposition des fenils, par exemple, peut permettre de sauver, avec le même nombre d'hommes, trois fois plus de foin quo pur la méthode ordinairement employés.Généralement le foin est déchargé par de petites -r onverlures pratiquées dans le mur, sur I'entretoise du bâtiment : opération fort lente qui nécessite un nombre de plus en plus considérable de bras, à mesure que le feo nil s\u2019emplit, eaus compter In chaleur suffocante qu'on est obligé de supporter en sus d'un travail pénible.Pourtant il est bien facile de faire disparaître ces inconvé- nienla : It s'ugit simplement de faire une montée pour entrer les charges dans le grenier à foin.Bon nombre de fermes en sont pourvues ; une construction de ce genre est si peu dispeudieuse et sourtont si utile qu'on devrait la rencontrer partout.Ceux qui s\u2019en sorveut In préfèrent à la fourche à cheval qui ne fait pas décharger plus promptement ct qui ne fonctionne généralement bien que lorsque le foin est long.LA où il faudrait trois, quatre et même cing personnes, par le mode ordinaire, deux suf- figent et font même travail avec trois fois moins de fatigue.Quant à ce qui regarde la construction de la montée, tous les cultivateurs peuvent la faire de leurs propres mains, pour la bonne moitié au moins.Elle doit se composer d'une culée, semblable à colle d'un pout en Lois, puis d'un payé supportée par des lambourdes dont lex- trémité supérieure repose sur un chatelet adossé au mur et l'extrémité inférieur sur lu enlée.L'ouverture néces- cessaire pour entrer dans le grenier, peut être faite au pignon où sur le toit.Dans tous les cas, pour la libre circulation des voitures, il faut faire disparaftre les poutres qui pourraient nuire.On les remplace par des courbes qui bien assusjotties rendent Îe bâtiment très solide.Comme on peut Lien le croire, la longeur de la montée dépend de la bauteur de Is grange.Règle générale cing fois la hauteur du plau incliné donne une pente douce sur ls lon- goeur de lie montée ; et un cheval ou un bœuf n'éprouve aucune difficulté pour parvenir au fenil avec des charges ordinaires.A.T\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 A \u2014\u2014\u2014 Diminution en lait d\u2019une bonne vache laitlére, On ne saurait soupçonuer l'immense perte de lait qui se fait par le manque de précautions quant à la manière de traire les vaches ; on à bientôt fait diminuer le lait d\u2019une excellente vache laitière, soit en la maltraitant, soit eu lu trayant à des houres irrigulières, trop lentement où Inissant une partie du lait duns le pis.D'après une cor- respoudouce du Western Rural, voici ce qu\u2019il convient de fuire pour qu\u2019une vacle donne uno quantité de lait propor- : tionnée à au qualité de bonne Initière et à la quantité de nourriture qu'elle reçoit \u201c Si je m'aperçois, dit ce corres- poudant, que mes vaches diminuent en lait, quand j'ai raison de soupçonner que cela n\u2019est dû à aucune cause raisonvable, qu\u2019elles reçoivent une bonue nourriture à l\u2019étable ou au pacage, qu'elles ont suffisamment d'eau à boire, je surveille plus attentivement les personnes qui sont chargées de les traire, et dune tous les cas j'ai pa me convaincre que cette diminution est entièrement due à leur négligence ou à leur dureté à l\u2019égard des vaches en les trayunt.1, y a de cela plusieurs années, je m\u2019engngeni comme serviteur chez un propriétaire d\u2019une ferme considérable, 221 GAZETTE DES CAMPAGNES et après quelques semaines de service il me donna la direction entidre de la ferme ; j'avais à surveiller les em- Pployés et à diriger tous les travaux.J'nequia non-senle- ment la confiance des employés, mais aussi celle de la femme de mon maître.Elle me dit un jour que la quantité de lait diminuait considérablement dans In laiterie, Quoiqu'il y eût le même nombre de vaches, et elle me demanda si je pouvais lui es expliquer In cause 1 je lui répondis que je verrais à cela, la nourritureme paraissait suffisante car nous étions à une saison od les pucnges étaient abondanta et très richer, Je pensai alors que ce ne pouvait être dû qu\u2019à la manière dont les serviteurs trayaient les vaches; pendant deux joure je fig moi- même cette besogne, et l'augmentation de fait fut de 50 pour cent.Pendant deux années je fus employés à cette ferme, le propriétaire ne voulut pas que ce fut autre que moi qui fit cette besogne, à moine de surveiller attentivement moi-même les personnes chargées de traire les vaches.\u201c Plusieurs années après cette bonne dame vint visiter ma propre forme ; ce qui attira le plus particulièrement sbn intention, fut ma lsiterie et mon troupeau de vaches.Lile me demanda alors si je les trayais moi- même, me disnut que si ces vaches lui appartenaient, elle confierait à moi seul le soin de les traire.\u2014 Epierrement d\u2019un champ.On doit examiner avant d\u2019entreprendre cette opération, de quelle nature sont les pierres.Si elles sont calcuires où susceptibles d\u2019une prompte division à l'air, il faut n\u2019enlever que les plus grosses ; les autres retiennont l\u2019humidité de la terre et attirent In rosée.Ou à vu des champs devenir infécouds après qu\u2019elles en eurent éte retirées.Si elles sont graniteuses et Vitrifiables, alors il ne faut pas balancer à épierrer ; jamuis ces pierres ne se décomposent à l'air, et quand elles se décomposeruient elles se- Taient plus nuisibles qu\u2019utiles À la végétation.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Verminière pour ls nourriture des volailles.\u201d Les volailles nourries seulement avec du grain, coûtent fort cher; monis il existe plusieurs moyens d'alimentation dont le prix de revient est peu élevé.© Les poules, par exemple, aiment beaucoup les vers et toutes vortus d'insectes, et afin qu'elles en aient à leur disposition il sorait facile de leur procurer une verminière, en procédant de la manière suivante : Avec un mélange d'orge, de son et «le orottin de cheval renfermé dans un vase à huute température, on obtient au bout de trois jours, une très grande quan- tit de vers, Si l'on vout pronéder on grand à cette opération, on remplit Une grande fouse avec une couche épaisso de paille de acigle huchée, mélangée avec du crottin de cheval, autant que possible On place par-dessur une couchu légère de terreau que l'on fuit arroser aveo du sang de bœuf où de tout autre animal.Ou fait en suite hicher des viandes gâtées, des boyaux ou autres débris animaux, et on les place dessus la couche, en les recouvrant aveo des graina d'avoine, ou de blé, et l\u2019on procède ainsi par couches alterastives jusqu'à ce que la fosse soit pleine.La fermentation ne tarde pas À arriver, tout se met on mouvetaent et les insectes ne sont pas lents à apparaître, et par milliers.Il ne faut pas cependant luisser manger à la volaille une trop grande quantité de cette nourritore, car les œufs provenant de poules ainsi nourries ne valent pas ceux pondus pur des poules alimentées avec des graine; mais on S-aure que cet aliment leur ouvre l'appétit et rend ls ponte plus abondante.Voici encore une excellente nourriture que l\u2019on neut donner tous les matins aux volailles: Avoir soin do mettre du sarrasin et des hachures de patates duns des eaux où à êté lavé la vaieselle, et qui sont toujours très grasses ; Cette espèce de soupe Gonstitue uze bonne nourriture pour les poules.\u2014\u2014\u2014\u2014__ Choses et autres.Onguent pour la corne des pieds du cheval.\u2014La corue des pieds du cheval est fort anjette à se fendra ou à e\u2019écailler ; Pour obvier à cet inconvénient et pour le bou entretien des piede, la recette snivante fournira uu excellent onguent de pied ou de graiexe pour les sabots : Prenez partira égales de graisse molle, cire jaune, huile dé pied de beeaf ou hutle de lin, téréhenthine et miel, Fondez la cire ajoutez la graisse, puis l\u2019huile.Retirez du fou et njoutez Ja térébenthine et le miel, en ayant soin de Temuer jusqu'à ce qne la masse commence à se figer, L\u2019emploi modéré de cette graisse entretient une certaine souplesse de la corne.Il faut graieser après avoir légèrement humecté la corne.Un graiebage par semaine est généralement suffisant.Poudre insecticide\u2014Un journal d\u2019horticulture publié en Frauce, recommande la recette suivante comme l\u2019insectielde par excellence.Prenez deux livres de chaux vive, deux onces de fleur souffre et hnit pintes d\u2019eau.Eteiguez la chaux ,et dès qu\u2019elle se fendille et se trouve au plus haut dégré de chalenr, répandez à la eurface et arrosez peu à peu ou remuent, on obtient uinat an bydrate de chaux pesant seize livres environ et ponvant recouvrir 48 pieds superficiels, Ou en Ladigeonns les arbres chancreux et attaqués par les insectes.Ou peut y tremper les pututes avant de les planter, pour prévenir la maladies.De même pour le chaulage des grains à ensemencer.Deux couches de cet enduit, sur les mare et les cloisons des écuries, étables, pouluillers, faites au printemps, en chassent toute vermine et préviennent leur immigration, Par les éléments de cette composition on voit que cette induit n'a rien de toxique, ni de dangereux.\u2014Z'Evangéline, » .Il y a dix-sept ans, on inangurait dana le Nebraeks, E.U., la fête des arbres en plantant 12,000,000 d'arbres ; anjoard'hul on compte 605,000,000 d'arbres plantés qui ponsseut dans cet état.Voilà un exemple à suivre, maintenant que nos forête disparaissent à vue d\u2019œil, Chenilles.\u2014 On informe qu'à Greenville station, dans l\u2019état du Maive, les chenilles sont en ei grand nombre qu'elles couvrent la voie ferrée sur une distance de cinq milles.On est obligé de déblayer continuellement la voie ferrée pour permettre aux différents traine de circuler.Culture du sainfoin.\u2014Noua lisons dans le Pionnier de Sher.Brooke : \u201c Une note particulière que nons recevons de M.ls Directeur de la Ferme Expérimentsle, d'Ottawa, nous apprend qu'on vient d\u2019y ensemencer de la graine de la Haute-Savoie, * Cette plante fourragdre n\u2019est pas suffisamment connu dana le pays et nous somines cenvainen que la Ferme Expérimentale Tor décernera bientôt un brevet d'utilité qui rendra sa oulture génerale, du moius daus certaines régions de cette Provinre.\u201c Le ssinfoin eat originaire des montagnes caloaires de l'Eneopr centrale, où règne un climat assez semblable au vôtre, IL constitue un excellent fourrage pour les vaches lait GAZETTE DES CAMPAGNES 227 228 \u2018 Lors du voyage à travers la Suisse et In Savoie, en 1F85, M.J.A.Chicoyne a pu constater que la caltnre du sainfoin y marche de pair avec l'industrie laitière.L\u2019excellente qualité da fromage de cee pays montagneux est en partie attribuée au fait que le sainfoiu y domine dans les prés et les Lerbages.?\u2014\u2014\u2014m RECETTES Préserver la racine drs arbres d'un jardin, des atteintes des insectes.Poor préserver la racine des arbres d'un jardin on autres des atteintes des insectes, vers on fourmis otc., arroses la terre avec l'urive des animaux.C\u2019est un poison pour les chenilles, ¢to., puis un engrais pour la terre.Moyen de détruire le pucervn noir ou Uultise sur les jeunes plants de choux et autres crucifères.On sait quel ravage produit cet insecte dans tous les terrains où on cultive des choux, des navet-, etc, dont les fauiltes Ini servent de pâtore.Dans certaines années, et notamment dans celles où la sécheresse domine, il fait le désespoir des cultivateurs.Mais quelque nuisible qu'il soit aux plaæntes déj4 grandes dont il perce ies fuuilles, les fleurs et les fruits, il l\u2019est ien davantage encore aux jenues plaute de semis dont il dévore les feuilles s-minales et coupe les tiges encore jeune.Voici nn moyen de destruction qui a très bien réussi, à un jardinier qui eu à fait l'essai : \u201c Il dispose à mi-soleil la plate-bande destinée à ses semis, et la dresse sur un plan suffisamment inoliné poor que l\u2019eau des arrosements puisse s\u2019écouler sasez rapidement.Sur le bord le plus bas de la planche il trace uve petite rigole capable d\u2019ar- Têôter l'eau.Toutes Jes fois qu'il s'aperçoit que l\u2019ultiss attaque les jeunes plants, il arrose copieusement.L'eau, en s\u2018écoulant vers les rigoles, y entraîue les insectes ; alors, avec nn plan- toire, il fuit daus cette même rigole des trous de distance en distance ; ils sont aussitôt remy-liv d\u2019eau et d\u2019altises, et il les rebouche avec Jo bout du plautoir pour enterrer et aspbyxier ces coléoptères.\u201d Ce moyen ne peut être employé que sur les planches de se- mie, mais c\u2019est déjà beaucoup que de sauver les jeunes plants pendant leur premier Age, et les altises détruites sont toujours antant de moins pour la reprodaction.On pourrait so dispenser de fuire des trous au plautoir le long de la rigole, eu donnaut à celle-ci une inclivaison suffisante vers l\u2019une de ses extrémités où on formerait an petit puisard recouvert d'une plauche.Procédé pour obtenir l'empreinte des feuilles de plantes, Trop souvent il arrive que des voyageurs, dans le but d\u2019introduire des plantes nouvelles dans leur pays natal, fout l'eu- voi des grains obtenues on pays étrangers où ils se trouvent ; mais ne sachant pas le dessin, ils ne peuvent donner avouve idée de Ja forme des fleurs et des feuilles de la plante dout ils envoient dea graines.On peut rewplacer, pour les fouilles des plantes, le dessin an trait par un moyen birn simple que novs trouvons indiqué dans le ler volume des Annales de flore et pomone, et dont tout le monde peut faire usage eu tout temps.Il ne s\u2019agit que d'avoir uve feuille de papier un peu fort, et de frotter d\u2019huile une de ses faces, 0e que l\u2019on fuit en y passant à plusieurs reprises le doigt trempé dans cette substance.Loreque l\u2019huile est imbue, on passe le côté huité de la fouille de papier au-dessus de la flamme d\u2019une cha delle ou d\u2019une lampe, jusqu'à ce qu\u2019il soit également noire eur touts sa sur- On prend ensuite ave feuille de la plante «ont on désire obtenir Pomprelnte, et on In choisit avec toux ses curnctdres ; on en applique la face inférieure sur le côté noirel de la feuille de papier, et l\u2019on pose par-dessus un morceau de papler eoit blano, soit éorit, mmnis toujours gouimé.On froite ensuite sur selui-el avec le doigt, que l\u2019on passe attentivement plusieurs fois sur toutes les parties de ln fsuillu etaur sou pétiole, afin gne le tout s'imprègne Lien de Loir.Alors on enlève le papier placer sur 1a feuille, on pose celui-ci duns la méme position sur uu papier blancs, et par-dessus un autre papier propre ; on frotte avec le doin de In Inmême manière que la première fois, et on obtient en un instant l\u2019empreinte fidèle de la fenillo avec toutes sey nervures bien marquées et distinotes du parenchyme ; enfin aussi parfaitemer:t qu\u2019anraiît pu le faire un babile dessinateur, Dans lu dernière opération, il faut avoir le plus grand soin que la feuille ne varie pas dats sa position, ce qni gâterait im- manguablement ce travail.Ces deux opérations exigent au plus cinq minutes.It eut inutile de dire que lorsque les feuilles des plantes ont enlevé le noir de fumée de touto Is surface da papier, ou doit » moiroir de nouveau gomme on l\u2019a fute la première fois.Il \u2018ant aurai renouveler de temps à antre le papier noiroi qu\u2019il finit par se desséchor ou se brûler, per 1 parse Distributions de Prix 1889.Librairie J.B.ROLLAND & FILS, Ayant rrqu notre importation de LIVRES DE RÉ - ENSE POUR LES DISTRIBUTIONS DE PRIX ET SEAR: MENS, nous avons l\u2019avantag» d\u2019offrir aux maisons d'éducation et à MM, les Commissaires d\u2019école, une colleution complète d'ouvrages en tous gnres, formats variés, avec reliure où cartonnage nouveuuvx «t des plus éléganta.Ainsi qu\u2019an grand choix de LIVRES PE PRIERES, CANADIENS richement cartonnés, IMAGES, CHROMOS, CHAPELETS et autres articles convenables pour récompense, Un catalogue spécial de nos collections de livres ot antres articles sers adressé à toute personne qui eo fora la demande, J.B.ROLLAND & FILS, 6 à 14, rue Saiut-Vinoent, Montréal, Terre à vendre.Une bonne ferme, contenant douze arpente de frout sur qua rante de profondenr, dont cent arpents en culture, ls balance boisée en partie de bois frane.La partie en culture eat bien faite et clôturée sans épargne.Maison en bois ainsi gne fournil et antres dépendances ; grange, étable, cto., avec fondations en pierre : le tout est en parfaite condition ot tout neuf.Cette propriété rat sitnés dans la paroisse de STE FRANCOISE, district de Kwmonraska.Bonue occasion pour établir deux familles, Conditions faciles et titres parfaite.KZ\u201d Le vendeur donnerait la terre à ferme a uu prix fixe.Poor informations, s'adresser, sur les lieux à B.D ous B, FOURNIER, ber N.F, Trou Drona, DASTOUS, N.B.\u2014~L/acheteur pourra aussi ve procorer les animaux de ermes nécessaires, si besoin il y s, ainsi que ménage, eto.Distriot de Kamouraska, No.9529, Le seize mai mil Lnit cent quatre-vingt-nevf, Présent : L\u2019Hon.M.le Juge Ernest Cimon.Gonzague Kioux, Marchaud, de Ja paroisss de Troie-Pistoles = Demandeur, Jolien Rioux, ci-devant cultivateur, de ln dite Trois-Pistolcs, et aotuellement de lieux inconous, paroisse de A Défendeur, Théophile Bélanger, cultivateur, de la dite paroisse de Trois- Pistoles, Tiera Saisie.Il est ordonné au Défeudear de comparaître dans les deux mois.P.LANGLAIS, Grufier de \u2018a dite Cour.COUR DE CIRCUIT pour le Distriot de Kamouraska, CANADA PROVINCE LE QUEBEC , 31 mai 1830, 223 GAZETTE DES OAMPAGNES Le CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, } COUR SUPÉRIEURE, District de Kamouraska Le vingt-deux mai mil huit cent quatre-vingt-neuf, No.1207 Présent : L'Honorable M.le Juge Ernest Cimon, omas Philippe Pelletier, maichand, de la paroisse de Trois- Pistols, dans le Distriet de Kamouragka.Demandeur, ve.Octave Lizotte, ci-devant cultivateur, de la paroisse de St Jean de Dien, dans le dit District et actuellement aux Etate- Amérique, Unis d'Amérique, Défendeur.Il est ordonné au Défeudeur de comparaître dans les deux mois.Par ordre, PELLETIER & PERREAULT.P.C.8 31 mai 1889, COUR SUPERIEURE.District de Kamouraska, .1204 NS osogh Rioux, marchand, de la paroisse de Trois-Pistoles.Demandeur, ve.Alfred Rioux, ouvrier, du même lieu, Défendeur.Le 27 mat 1869, Présent : L'Hor.E.Cimon, J.C.8.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans les deux mois, Par ordre, PELLETIER & PERREAULT.31 mai 1889.HARAS NATIONAL BUREAU : 30, Rue St-Jacques, MONTREAL FERME : OUTREMONT, près Montréal, CHEVAUX FRANÇAIS TROISIÈME IMPORTATION Normands, Percherons, Bretons.Avis aux Sociétés d'agriculture, aux Cercles agricoles et aux cultivateurs.Tout en continuaut la vente des étalons, la Compagnie du Harss National est prête à en placer quelgnes-uvs dans les comtés, sous lu garde de ses serviteurs, les louant pour la sai- sou.Montréal, ler avril 1889, LOUIS BEAUBIEN, Président de la Compagnie.R.AUZIAS TURENNE, Géravt.18 Avril 1889.\u201424, J.ELZEAR POULIOT, Avocat, Commissaire des Cours du Nouveau-Brunswick, Bureau : Maison Frenette, rue de la Cour, (9° de l'Est.Fraserville, P.Q., Uanada, Assurez vous que les peiutures que vous uchetez portent ls marque ci-haut, si von vous n\u2019en serez nullement satisfait, Si votre fournisseur ne les a pas insistez pour qu\u2019il ss les procure.The WILLIAM JOHNSON Co, MONTREAL ne manufactare que des peintures pures.6 juin 1889, A VENDEE.ALA Fierme-modéle du Collége do Ste-Anne A vendre Ala ferme-modèle du Collège de Ste-Anne, à des pris Jéduite, des veaux Ayrshire pur sang et des cochons erk-hire.Ecole d\u2019agricultare de Ste-Anne.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1889-Arrangement pour la saison d'6t6-1889.Le et après lundi, 10 juin 1389, les trains de ce chemin partiront de la Station de Ste Anne (le dimanche excepté) comme suit : : Pour Lévie.Pour Lévis.\u2026 a\u2026u0se 10.25 Pour la Rivière-du-Loup, Campbe!ton et Daihousie, etc.10.25 Pour Lévis.-000000000r 17.Pour Halifax et 8t-Johu.Pour la Rividre-du-Loup.Tous jes trains marchent sur l\u2019heure du temps convention- D, POTTINGER, Rurintendant en che Bureau du chemin de fer, 19 juillet 1888,\u20146 m.Moncton, N.Bk., juin 1889, "]
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