Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 26 décembre 1889, jeudi 26 décembre 1889
[" AN 3 a ain AC DU ET DU COLON.- + Rédacteur : FIRMIN H.PRO 533 a CULTIVATEUR Gérant : HECTOR A.PROULX.SOMMAIRE Revue de la Semaine : \u2014 Dialogne entre up Acadien et un Cunndien- français, au sujet de certaines questions son.levées par une lettre de Mgr l'Archevêque d'Halifux \u2014 (Suite et fin).-Fôte du directeur au Collège de Suinte- Anne.\u2014Nos chevanx, Ouuseric agricole - Propos d\u2019étable, (Suite).\u2014Prépara- tion des aliments.\u2014Les fermes expérimentales.\u2014Nos chevaux.\u2014Le Haras National.Ohoses et autres :\u2014Une revur nrtistiqne.\u2014Les conférences agricoles Recette :\u2014 Moyen de nettoyer le mérinos.VINGT-SRPTIÈME ANNÉE DE LA \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES,\u201d La Gazette des Campagnes entre aujourd'hui dans sa vingt-septième année d'existence.C'est un bel âge pour une publication de ce genre, en ( anada, où en général la classe agricole ne se met pas beaucoup en peine d'encourager et de lire les journaux consacrés à son avancement dans la voie du progrès.C'est un âge très avancé même, si on compare ces vingt-sept années de vie avec la carrière éphémère de tous les journaux d'agriculture qui out vu le jour dans notre pays.Après avoir publié deux ou trois ans ou moins, leur journal, tous les éditeurs ont abandonné la tâche, découragés par le pen de circulation de leurs écrits, et lu rétribution encore moins encourageante que la circulation.Le propriétaire-éditeur de la Guzette des Campagnes » montré un courage au-dessus des épreuves ; avec un dévouement admirable à lu cause agricole, il à consacré ses travaux et ses veilles à rendre de plus en plus utile sa publication, il y à ur6 aa sauté ot ses forces.Sans l'appui généreux qu\u2019il a regu depuis quelques années du gouvernement provin ial, il aurait été obligé d'abandonner la publication de la Guzette.Les souscripteurs assez numibreux pourtant, oublient trop souvent de Payer leur abonnement ; ils veulont bien profiter des avan- \u2018ages que leur procure une publication instructive, mais quand il s'agit de délier les cordons de la bourse, pour lonner une misérable piastre au propriétaire-éditeur, ils semblent perdre de vue le bien qu\u2019ils en ont reçu ; ce qui est un manque de reconnaissance ; ils nublient d'acquitter une dette de justice, ce qui est un manque d\u2019honnéteté.Ils nublient que celui qui pendant touto l'année leur donne une foule de bons conseils sur la manière de rendre leur culture plus productive, à lui aussi une famille à sustenter, des enfants à établir, Nous le demandons franchement à tous les souscripteurs de la Guzette des Cumpagnes, peu- vent-ils se rendre le témoignage d'avoir encouragé, comme il le méritait, M.Proulx, depuis vingt-sept ans qu'il public Ja Guzette des Campagnes ?Si, ce qu\u2019à Dicu ne plaise, le gouvernement refusait l'éditeur son allocation annuelle, celui-ci se verrait forcé de suspendre la publication de son journal, et ce scrait un malheur, non seulement pour lui, mais pour la province entière.Nous osons donc espérer que ceux qui aotuelle- meut sont chargés de l'administration de nos affaires pro- Yinciales contin-cront à protéger la Gazette des ( \u2018ampagnes, C'est une œuvre patriotique qui mérite leur enconragement.Nous rappelons aussi au publie agricole ct à tous coux qui s'intéressent à l'avancement de l'agriculture, l\u2019importance qu'il y à de maintenir Jes journaux consacrés à cette graude nourricière des peuples.Le Bas Canads compte bicn peu de revues agricoles, ai on le compare avee lea Etats-Unis et lc Haut-Canads.Serait-ce d dire que Joes agriculteurs de Ia province de Québec ont un moins grand besoin d'améliorer leur culture ?Nous ne le pensons pas.Et où trouveront-ils un moyen efficace et peu coûteux d'acquérir une science qui leur manque, si co n\u2019est dans les journaux agricoles ?Nous espérons que le public sentira la justesse de ccs remarijues que nous croyons devoir faire au commencement de lu vingt-septième aunée de publication de la Guzette des Campagnes \u2014UN SOUSCBIPTEUR 2 GAZETTE DES CAMPAGNES REVUE DE LA SEMAINE (De l'Evénement) Dialogue entre un Acadien et un Canadien-français, au sujet de certuines questions soulevées par une leitre de onscigneur l'Archevégue d'Halifaz.\u2014 (SUITE ET FIN).L'ACADIEN Est-il vrai que In France à tout & fait abandonné les Acadiens $ LE CANADIEN-FIRANÇAIS A la suite de la révolution françnise, l\u2019Evêque do Québec appela auprès de Tui, 42 prétres français.C\u2019étaient tous des hommes éprouvés par ln persécutien, qui avaient confessé In vérité devant les tribunaux révolutionnaires, et qui avaient été emprisonnés et exilés pour la foi.L'abbé Sigogne nppartenait à cetto troupe d'élite.L'E vôêque de Québec partagen ce puissaut accours entre les paroisses du Canada et les missions du golfe.Voulezvous compter sur vos doigts : lo premier prêtre eatho- Yique fixé À Hulifix était français.Ajoutez le P.Ledru, 1e P.Labrosse, 8.J., les abbés l\u2019ichard, Castanet, Champion, De Calonne, LeRoux, Sicard, Sigogue, Dolavaivre, Joyer, Desjardins, Allain ete.Tous ces noms sont restés profondément gravés dans lu mémoire dé vos pères qui en out toujours parlé avec respect et reconnaissance.Le monastère de Trocadie a été fondé par deux religieux frauçuie, les PP, François et Vincent.La Société de la Propagation de lu Foi de Lyon n donné des sommes considérables aux évêques d'Halifax,.et l\u2019acte de reconnaissance en a été publié par l\u2019illuetre archevêque d'Halifux, dans l\u2019Evangéline du 28 noût dernier.Vous voyez que la Franco ne vous a pas oubliés.L'ACADIEN Outre le collège de Memramcook, l\u2019épiscopat n\u2019a.t-il pas fait quelqu'autre chose, à l'égard des maisons d\u2019éducation destinées aux Acadiens ! Lit CANADIEN-FRANÇAIS Hélas ! il faut le dire, avec un sentiment pénible, In paroisse do 8t-Louis, N.B., avait érigé.un collège, qui donnait les plus belles espérances pour Ja jeunesse acadienne.Cette institution à été nrbitrairement euppri- mée, parce qu'on y vuseignait le français.L\u2019académio d\u2019Arichat, dirigée avoc succès par les Frères des Ecoles Chrétiennes venus du Canada, à cu le même sort, pour la même cause.Vous voyes où sont vos véritables amis.L'ACADIEN Vous autres, Canndiens-françiis, vous attachez une importance majeure à la conservation de la Inogue française et vous paraissez bien déterminés à la conserver avec un soin religieux, comme si clle était liée en quelque sorte, avec la foi : dites-moi donc sur quels principes vous vous appuyez, pour raisonner et agir niusi 1 LE CANADIEN-FRANÇAIS Je ue m'urrêterai peint à faire uno dissertation, sur ln métaphysique des langues, ui sur l\u2019affinité mystérieuse qui exis'e entre Ja langue et les idées, les sentiments, le géuie, en uu mot, le caractère et ln vie sociale et religieuses d'un peuple.Il m'arriverait un petit malheur, que je voudrais éviter, c\u2019est celui de n'être pus lu.Il vaut mieux s\u2019en tenir aux idées pratiques.Vous savez que lu société chrétienne ost régie par troie gvundes législations : le Dioit Divin (naturel et positif) le Droit Keclésisstique et le Droit Civil.Nous allons puiser à ces trois sources fécoudes.Il n plu À la Divine Providence, par un jugement que l\u2019homme ne peut seruter, de partager la race bumuine, en plusieurs grandes familles qu\u2019on appells nations.Chacune a regu des dispositions, des aptitudes, un géuie, UD enactère, une langue et une mission, qui lui sont propres.En vertu du droit le plus naturel et le plus inviolable, un enfant a le droit de parler la lingue de sou père et de sn mère ; le catholique à le droit de prier, de coufusser ses péchés, d'entendre In parole de Dieu, duns sa langue propre.Lorsque le Sauveur des hommes n donné à ses apôtres la mission de mrêcher l'Evangile à toutes les nations, il 1°a point commandé aux nations de renoncer à leurslau- gues, pour adopter celle des apôtres : mais il a donné aux apôtres le dou des laugues, afin que l'évangile fût annoncé à chaque nation, dans sa propte langue \u201c audiebat anusquisque lingu su illos loguentes.\u201d \u201c Audivimus unusquieque linguans nostram, in quâ nati sumus,\u201d + Audivimus eos loquentes nostris linguis.\u201d Act.Apost.2.De 1a, on doit conclure que les flidles ne sont point obligés d'abandonner la lungue de leurs pères, pour adopter celle de leur évêque, ou de leur curé ; mais que Vévôque et le curé doivent se fuire tout à tous, pour les gagner tous à Jésus-Christ.St-Paul, qui avait pénétré taut de mystères, explique le mystère des langues, en deux mots : Fides, ez auditu\u2014 auditus autem per verbum Dei.T1 faut que in parole de Dien frappe l'oreille de l'auditeur, pour transmettre, dans son Âme, les vérités de ln Foi : or cette transmission se fern toujours, d\u2019une manière plus vive, plus persuasive et plus efficace, dans lu langue même de l\u2019auditeur.Vous avez, nu milieu de vous, time preuve vivante de eutte vérité.L'excellent abbé Parker s\u2019est appliqué à acquérir lu dialecte des Acudiens, et il y à réussi, au-delà de toute expression.Aussi, quand il adresse la parole à son peuple, quelle influence n\u2019exerce-t-il pus sur lui?C'est en grande partie à cette cause qu\u2019il faut attribuer l\u2019étonnant succès qu\u2019il a obtenu su milieu des Acadiens.L'ACADIEN L'Egliee s'est-elle expliquée, sur cette question des langues, et comment pourriez-vous invoquer son autorité ?LE CANADIEN-FRANÇAIS Je commencerai par les faits.Lu France est, comme vous le snvez, le foyer de lu langue française; cependant, les anciennes provinces de Bretagne, de Provence et du Béarn, ninsi que l\u2019Alsace et ln Lorraine, conservent encore leurs langues primitives ; en Espagne, où domino la lnngue Castillaue, les Provinces Basques retiennent encore leur idiôme national ; en Belgique, les Flamands ES , GAZETTE DES CAMPAGNES 3 parlent toujours leur langue ancienue ; en Piémout, la langue nationale est italien, ot néanmoius, ln vallée d'Aoste et le Pignerolo conservent toujours In langue française ; dans l\u2019Italie méridionale, quo les anciens appo- laient In Grande-Grèce, le peuple parle encore lc grec ; dans l\u2019empire d\u2019Autriche, les Bolhiémiens et les Hongrois gardent tonjours leurs langues nationales ; je pourrais multiplier ces exemples, mais en voilà nssez pour vous montrer quel est l\u2019esprit de l\u2019Eglise catholique.Si l\u2019uu- torité d\u2019un si grand uombre d\u2019évêques, durant une longue suite do siècles ne vous suffit pas, sachez que, au mois de décembre de l\u2019un de grâce 1838, N.8.Père !e Pape Léon XIII, actuellement régnant, n donné anx évêques des Etats-Unis, une eneyclique, nu sujet des Îtaliens établis dans la grande République, qui tranche la question d'une manière finale pour toutes les autres nationalités.Dans cette encyclique (Quam ærumnosa 10 décembre 1888), où le Souverain Pontife déplore le malheureux sort des Itatiens émigrés en Amérique, ce qu\u2019il trouve de plus lamentables, c\u2019est que ces exilés manquent de prêtres qui sachant l'italien, (qui italicæ compotes linguæ) leur administrent la parole de Dieu, ete., etc.C\u2019est pourquoi il a d'écrété, dit-il, d'envoyer des prêtres italiens en Amérique pour évangéliser leurs concitoyens dans leur propre langue (qui conterrancos suos noto solentur alloquio).De plus, il à contribué à lu fondation d\u2019un séminaire à Plaisance pour y former des prêtres italiens destinés à leurs com- pntriotes d'Amérique.Ainsi, vous avez d\u2019un côté Pautorité du Souvernin Pontife, soutenue par celle d'une multitude d\u2019évôques, darant plusieurs siècles, qui affirment le principe de la conservation \u2018es langues nationales ; d\u2019un autre côté, quelques prélats discordants d'Amérique, plutôt animés d'un zèls national que d\u2019un zèle évangélique, qui veulent l'auglifcation, À tout prix.Entre les deux partis, un catholique peut-il Lésiter ?L\u2019ACADIEN Comment accordez-vous cette conservation de la langue française, avec le droit civil 1 LE CANADIEN-FRANÇAIS N'oubliez pas que l'acte constitutionel, qui établit notre Confédération, reconuaît In langue française comme langue officielle, 51 même degré que la langue anglaise ; ot que vous avez un droit incontestabla de la conserver quoiqu'il arrive ; et qu'aucune autorité ne peut vous priver de ce droit, sous quelque pretexte que ce soit, D'ailleurs votre gouvernement civil a reconna vos droits, sous ce rapport, puisque dans vos écules, subventionnées par l'Etat, on enseigne le français.Deruièrement encore, la législature de la Nouvelle Ecosse a voté un subsite aux journaux français, pour leur permettre do publier, dans cette langue, les débats parlementaires.Ainsi le droit divin, le droit ecclésiastique et le droit civil, s'accordent en votre faveur.11 est difficile de comprendre quelle influence mystériense ponrrait vous empêcher de jouir d'un droit ai légitime et si incontestalle.On doit njouter À la lounge de lu N.E, que vons pouvez compter, dana cette provivee, un nombre considérable d'hommes vraiment éclairés et animés des moil- leurs sentiments de justice et de bienveillance, envers votre peuple.Cette noble école semble marchier sur les traces des honurables juges Haliburtou et Uniake ; et C\u2019est un grand bouheur pour une province, de pouvoir citer des noms aussi distingués, Tout ce que nous avons dit ici, de la conservation des langues, Le s'applique pas, bien entendu, à la langue liturgique, qui doit être partout la même, pour des raisons très profondes et infiniment snges, inspirées par PEsprit-Baint, Le latin d\u2019ailleurs, à des titres incontestables.C\u2019est, de toutes les langues connues, la plus solennelle, la plus majestuenso et lu plus digue d'être asociée au culte «divin.Nous parlons des fonctions du ministère ecclésinatique, qui agissent aur le peuple, ez opere operauis (pnesez-moi cotte expression) telles quo ln prédication, les catéchismes, le ministère de la confession, les pratiques de la piété chrétienne, en usage parmi les fidèles ; et nous affirmons de nouveau ce grand principe, de droit divin : Un catholique a le droit de prier dans sa langue mnter- nelle.Ce qui euit est inexplicable.Il y a dans la Nouvelle-Ecosse plusienrs paroisses, composées d'Ecoësais, très bons cucholiques, qui ne sont pas étrangers à la laugue anglaise.Or, duns leurs églisns, la prédication, les catéchismes, la confession et lva exercices de piété se font toujours daus l\u2019ancienne langue gaëlique, qui est l'idiôme primitif des Ecossais.Pourquoi ce principe conservateur, si légitime pour les Ecossais, ne lo seruit-il pas également pour les Acadiens ?Comment une pratique, louable chez les una, serait-elle condamnable chez les autres ?Dans l\u2019intermivable catalogue des contradictions humaines, j'espère que celle-ci tiendra toujours une place distinguée.L'ACADIEN Je vais vous proposer une objection pour ravoir ce qu\u2019il faudrait y répondre.Un de nos véuérablea archevêques de Halifux, disait hautement: ** Dans 25 ans j'espère que la langue française sera éteinte dans cette province anglaise de la Nouvelle-Ecosse.\u201d Comment répondre à cette menace Ÿ LE CANADIEN-FRANÇAIS Ce vénérable dignitnire s\u2019est également distingué au Concile du Vatican (hoc schema non est disontiendum, sed cum honore sepeliendum).Nous demandons pardon à l'ombre menaçante de cet illustre prélat ; ct nous lui dirons en bon français : \u2018\u201c Si vos computriotes on! trouvé bon d'abiliquer leur langue nationale, pour adupter celle de leurs oppresseurs, nous, français de la Confédération, nous conserverous, tisque ad internecionem, avec la foi de St-Louis, la langue de Bossuet et de Fénélon.La réponse est facile, comme vous le voyez, et l'exécution ue l\u2019est pas moins.Cotte discussion snr le compte d\u2019un prélat est fâcheuse, je l'uvoue ; muis, je u'y puis rien.J'en veux au fanae tisme national qui l\u2019a reudue nécessaire. 4 GAZETTE DES CAMPAGNES II y a cependunt un point sur lequel Mgr O'Brien a raison : c\u2019est loraqu\u2019il dit que los Aeudieua savent très Vient de quel côté sont leurs ame, L\u2019ACADIEN No serait-il pas avantageux de faira tomber ces Larridrea que Ja nationalité et In Inngue éldvent, entre nous) et l'élément anglais ?LE CANADIEN-FHANÇAIS Ces Lariières sont précisément cu qui vons a protégés, contre les influences pernicionacs, qui pouvaient menacer votre foi.Vous en avez fait d'uilleurs une triste expérience.Vous connaissez In paroisse de Sainte-Croix, (Plymton) au fond de Ia Baie Ste-Marie.Une partie de cotte malheureuse paroisse a complétement perdu la Jangue frangaise, avec ku foi catholique, The fuith is dead ! Tel vat le glas fuvèbre qu\u2019on entend sonner, après ces lamentables détections.Il est Lien temps de sonner l'alarme, quand on & imprudemment abriasé ces barrières proteetrices, pour donner passage à l'ennemi.de voudiais vous transporter sur un autre théâtre, où mêmes causes ont produit les mêmes effets, Dans la transmigration des Acadiens, de la Nouvelle-Angleterre en Canada, quelques familles restèrent en arrière ; d\u2019autres s'enrôlèrent dans l'ainée américaine, en haine du gouvernement Britannique qui les avait si crucilement maltraités, Les uns et les autres s\u2019établirent dans lu région du Lane Champlain, où on retrouve ancore leurs desceudunts, parfaitement anglifiés et parfaitement pro- testanis.(1) On en peut dire nutant d\u2019un certain nombre de français, sortis de l\u2019armée de Lafayette, dout les dos- cendants se rvtrouveut aussi, dans le môme contrée.Voyez à quels dangers s\u2019exposent ceux qui perdent leur langue et leur nationalité, pour adopter celles des protestants qui les entourent, L'ACADIEN Vous supposez donc que les Canadiens et les Acadiens peuvent cu sécurité conserver la langue française, tout en npprenant l\u2019anglais, pour les nécessités de leur commerce, et les rapports iudispeusables ?LE CANADIEN-FRANÇAIS L'exemple du Canada devrait vous rassurer.Depuis 180 ans quo ce pnys est devenu province anglaise, non seulement In langue française s'y est conservée, mais elle y pousse des racines, de plus en plus fortes et vigou- reuscs, Les hommes d'affaires parlent Ju langue anglaise; mais, personne ne songe à sacrider le français, pour faire plaisir & une cotorie jalouse et fanatique.Au reste, plus vous aurez d'hommes instruits et dévoués déterminés à conserver leur langue, plus vous serez respectés le vos adversaires.L'exemple des Isles Jersey et Guernesey est encoro là pour vous dire ce que peuvent une poignée d\u2019honmes animés d\u2019un sentiment patriotique.Ce petit apanage de ln couronne d'Angleterre conserve toujours la langue française et même ce patois populaire qui remonte au moyen âge.\u2014Muis, heure est avancée,-An revoir ! Un CANADIEN-FRANÇAIS, (1) 1listoire du diucà e d\u2019Ugdeusburg, par Juhu Talbot Smith, Fête du Directeur au Collège de Sainte-Anne \u2014Le 18 décembre dernier, les élèves du collège de Sainte-Anne étaient en liesse ; ils célébrais 1v la fête de leur directeur évoné, M.l'abbé C.A.Collet.L'académie St-Thomas d'Aquin donnait A cette ocrasion une séance solennelle, dont voici le programme : BANDE Réctôdtion mnsicale.\u2026.\u2026.Hemmerle CHANT DE L'AGADÉMIK Discours d'ouverture M.Emile Hamelin.- sasszcnansoon0000 Président Rapport M.Cléophns Giroux.Secrétaire PROMOTIONS Chant des amis + Société Ste-Cécile \u201d.À.Thomas DEVOINRS INSCUITS AU \u2018 CANIER D'HONNEUR \u201d Thème latin ; M.Joseph Lavoie.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.s.ssrocoucnn.Aspirant Version latine M.Jules Gervais.J .Candidat Narration française\u2014Solitude de St- Basile M.Emile Hudon.1.-.20010000.000002 Académicien Poésic\u2014 Scène de Nazareth M.Joseph Lemieux.\u2026.0\u2026\u2026.000< - +.Académicien Bande\u2014uadritle * The joyous friends\u201d.R.Bmith L'étude de l'astronomie M.Herman Pelletier.aioenassessun000e deadémicien REMERCIEMENTS Chant\u2014Grand chœur Les brésiliennes.\u2026.\u2026.Tuidgi Bordèse Duo\u2014MM, N.Cloutier et W.Wyse Poésie\u2014Cupet ! éveille-toi M.Allyre Roy.00menr Lesanon0-n002 Candidat BANDE L\u2019Audalouse .o.ssssse nano nero nan nu nes -.Filliard DIEU SAUVE LA REINE Cette sénuce n été très intéressante.La note gaie s\u2019y môluit agréablement à ln note sérieuse.La musique vocale et instrumentale sous l'habile direction de MM.les abbés L.Tremblay et F.Tôtu, vennit à point reposer les esprits des eavantes productions de messieurs les aca- démiciene, Quarante prêtres étrangers, anciens élèves et nuis dn collège étuient venus donner un nouveau témoignage d'estime à notre maison d'éducation.Nous félicitous sincèrement l'académie Saint-Thomas d\u2019Aquin de son nouveau succès, \u2014_\u2014\u2014 Nos chevaux.L'abondance des matières nous force à remettre à un prochain numéro les quelques considérations sur le cheval Anglo-Normand employé comme reproducteur que nous à «uggérées l\u2019indicntion par M, Couture de l\u2019étalon Holopherne comme particulièrement appropriée aux besoins de notre élevage.ré > LS \u20ac Le GAZETTE DES CAMPAGNES CAUSERIE AGRICOLE Propos d\u2019Etable.-8uite, PREPARATION DES ALIMENTS Les aliments donnés aux animaux leur sont offerts tels qu\u2019on les a récoltés, on bien nprès avoir subi certnines préparations, qui ont pour objet de les rendre plus appétissante, plus digestibles, d\u2019une conservation et d\u2019une administration économiques ct plus faciles.Ces préparations dépendent du bat que l\u2019on se propose, de la naturo des substauces qu\u2019elles intéressent, des nnimaux qui doivent Jes consommer au plus grand proût du nourrisseur.En somme on peut réduire À six les diverses préparations que l'on fait eubir aux nlimonts avant de les nd- ministrer aux animaux, savoir : le mélange, la division, la macération, ln cuisson, la fermentation et la salaison.Chacune d\u2019elles à ses avantages particuliers, chacune d\u2019elles aurait aussi ses inconvénients ; cela revient à dire que chacune ne doit être appliquée, employée que dans les conditions indiquées par l'expérience.Mélanges.-En ce qui concerne les mélanges par exemple, si utiles, si précieux en certaines circonstancer et notamment lorsqu'il s'agit, pour le cheval, de ménager ube transition nécessaire entre le régime du sec et lo régime du vert et réciproquement, il est positif qu\u2019ils n\u2019ont plus que des inconvénients lorsqu'ils réunissent, pour les | offrir ensemble, ces grains qui u'ont plus ni la méme forme, ni la même densité.Chacun, ayant an forme partis culidre et sa densité propre, appelle en quelque sorte un travail epécial de la part de l\u2019appareil de la mastication.Ce travail s\u2019exévute mal qnand la ration, c'est à-dire quand le repas est composé de plusieurs espèces do graines mêlées.On s\u2019expose alors à ce que les grains plus petits soient iugérés par 'animnl sans avoir été triturés ni broyés et par suite traversent en pure perto le corps ; car non ntteints par les différents actes de la digestion, ils sont rejetés non intacts, sans avoir rien cédé à l\u2019économie des éléments de nutrition qu\u2019ils contiennent.Dans ce cas, il faut modifter par un moyen quelconque la densité du grain, ou le mêler à d'autres aliments, foin on paille hachés, dont l'ingestion ne peut être opéré qu\u2019à la suite d'une mastication plus achevée.Entre autres moyens de détruire tout ou partie du dé- gré de cohésion des grains, nous indiquerons la mouture, le concasaage, l\u2019applatissement, le trempnge, ln cuisson, En dehors de ce cns tout spécinl, beaucoup de mélanges ont leur raison d'être, une utilité toute démontrée.Ainsi Îl est des alimente très aqueux qu'on se tronverait mal de donner seuls.On n\u2019en tire profit qu\u2019en les mélangeant À d\u2019autres plus secs, tels que le son, les fnrines.les tourteaux, D'autres, trop nutritifs par cax-mêmes, trop succulents, doivent au contraire êtrs mêlés À des subtances de nature plus aqueuses ou moina riclivs, Il est aasez ordinaire qu\u2019ou employe les mélanges jour fnire consommer des matières de moindre valeur, comme de vieilles paiiles, des foins médiocres, des feuilles de blé-d\u2019inde ete, et alors on les coupe, on les hache, on les divise pour faciliter d'autant la mêlée.Par cette manière de faire, on - le voit, les qnalités de certains aliments corrigent en partie l'insuffisance des autres qui en est très souvent nmé- liorée, et l\u2019on fait consommer au bétail des matières qu\u2019il réfuserait complètement, si on les Ini présentait isolées.Il y à d\u2019ailleurs des mélangos bien divers et leur corm- position multiple nide à jeter plus de variété dans l\u2019alimentation.Or eette variété nous l\u2019avons déjà vu, est un point essentiel et un moyen de fournir plus sûrement à chaque animal la proportion normale de matière azotées ou non azotées nécessaires à son bon entretien d\u2019une part st d'autres part À son rendement le plus élevé.Ceci, nous insistons, est de la plus haute importance et est devenu l\u2019objet d'attontions très suivies de In part d'élevenrs et de nourrisseurs émérites.C'est devenu uno science partiou- lièrement intéressante par les bons résultats que donne son application judiciense.Voici en quels termes en a parlé un ngronome bien connu, doublé d'un bon praticien, M.F.Villeroy.« Pour obtenir des aliments le plus grand effet utile, il faut qu\u2019il existe un certain rapport entre les substances azotées et les substances non azotées qui composent la nourriture, Des expériences répétées out montré que ce rapport est comme l est à 5.2;10.C\u2019est à dire qu'avec une partie d'aliments azotés, il faut 5 parties d'aliments non azotés, et quo ai l\u2019on observe exactement cette proportion on obtient des aliments tous leur effet utile.5, par exemple, 4 1 partie d\u2019aliments azotés, on mélait 2 parties d'aliments non nzotés, on perdrait pour nutrition 2 parties des ces derniers qui traverseraient le corps en pure perte.Si au contraire, on faisait le mélange daus les proportions de I à 4, l\u2019effet de la _nourriture ne serait pas complet, et on perdrait 175 de l'effet utile des aliments azotés.; M.Boussingault à donné un tableau comparatif de ln valeur nutritive des aliments sous le rapport de l'azote qu'ils renferment.Equivalents Matidres nutritives Paille à nutritifs eal- _ non azotées.ajouter culéssarl\u2019a- En excès Manquant pour zote.dans \u20196- dans V'6- com- quiva- quiva- pléter lent.lent.Véquivalent.501 8 à 67 - 20 00 .21 47 257 106 - .548 \u2026 4 9 256 - 18 3 Carotte .\u2026.383 .13 Pomme de 230 10 .- 348 9 .- 8684 4 - .130 26 .- .69 .1 2 61 - 7 16 08 .a x Favmolles, 23 .Pain de lin.@æ 40 89 Ce qui veut dire que le bon foia des prés naturels peut être considéré comme la nourriture nouvelle deg anis GAZETTE DES CAMPAGNES maux.Les diverses plantes qui le composent, les tiges, les feuilles, les fleurs, les graines fournissent In proportion convenable de substance nzotée et non azotéo; le foin ne pout arriver dans les intestins qu'après avoir été suffisamment mâché ot imbibé de sucs gastriques ; une quantité de bou foin, suffisante pour l'alimentation, rem- Pplit aussi suffisumment l'ostomne.Avec d\u2019autres aliments 1a ration doit être composé de manière à remplir ees di verses conditions.Le tableau qui précède nous indique que 58 livres de regain de foin nous fournirnient ln même quantité de matidro nzotées que 100 livres do foin, mais Avec un déficit de 23 livres de matières non fizotées, et qu\u2019un supplément do 51 livres de paille rétabliront les proportions voulues, Nous y voyons encore que 35 livres de puille donnernient In même quantité d\u2019azote que 100 livres de foin, mais que 106 livres de matidres nutritives non azotées, on excès daus ces 357 livres de paille, seraient perdues pour In nutrition.Pour éviter cette perte, il y aurait lieu de wuélerà la paille un aliment où les matières nou azotées sont cn déficit comme le regain de foin, les betteraves, les carottes, les grains, ou le pain de lin.C\u2019est du reste ce que l'observation avait amené Lien des praticiens à faire avant, que la science leur efit expliqué pourquoi ils devaient le faive.Ainsi les engraisseurs, sans eavoir ce que c'était que l\u2019azote, avaient reconnu Que pour un bon engraissement il est nécessaire d\u2019ajouter à la ration des Lœufs une quantité méme peu cousi- érable de tourteaux, ete, etc.Mais quand on fait une chose, ou devrait tonjours savoir pourquoi elle doit Être faite d\u2019une manière plutôt que d'une autre, et lu scienco empirique est aussi une Rcienco qui ne doit pas être méprisée.\u2014A suivre, \u2014\u2014 Les Fermes Expérimentales, Les différents rapports publiés sous ce titre par le Miniatre d'Agriculture d'Ottawn renferment une foule de Tenscignewen:s précieux, dont quelques uns sont d\u2019un intérêt particulier aux Provinces, où se trouvent situées | les fermes Expérimentales auxquelles ils out trait.\u2019 Nombre d'entro cux cependant sont d\u2019un intérêt général et à ce titre intéressent tous les cultivateurs.Nous lisons dana le Rapport de la ferme expérimentale centrale sous lu titre ¢ Aveuues, hnies ete.\u201d Nos plus gros arbres ont 616 plautés par avenues et par rangs le longs des chemins\u201d de la ferme au nombre de 879, savoir 287 ormes, Hi érables à sucre et ronges, 66 érables de Norvège, 86 tilleuls, 23 frônes, 38 frênes de montagne, et 16 de ulpas, Une haie do sapins do Dorvége a été plantéele long du côté sud de lu ferme, elle est formée de 1427 arbres plantés à 3 picds de distance, ete, etc.Les avenues et les baies ajouteront beaucoup à la benuté et à la belle apparence te la ferme.Nous avons souvent déploré la nudité dea cunpagnes eanadicnnes ct ce n\u2019est pas seulement au point de vue de Ja beauté du paysage.C'est encore comme abris, c\u2019est à dire comme obstacles à l\u2019action des vents, généralement fort violents aur les côtes du St-Laurent gue nous pensons que lvs avennes d'arbres, garnissant les limites des terres, pourraieut avoir duns re pays uno grande utilité, Nous livrons aux réflexions de nos locteurs un résumé suceinet d'un ouvrage de M.Trochu, propriétaire de la ferme de Bruté, en Belisle en Mer.Cette ferme occupe le point culminant de Belisle, formant un plateau central élevé do 180 piods au-dessus du viveau des hautes marées.; ; Battu pur tons les vents, ce plateau avait fait l\u2019objet de plusieurs tentatives de culture ivtruetueuses, lorsque M.Trochu en devint propriétaire.Après une nouvelle tentative également infructieuse.M.Trochu se résolat à établir des plantations de grands pits maritimes, de manière à protéger ces révolt:s contre tous los mauvais vents.Dans une période de 16 ans il (it des plantations sur tue longueur de plus de 3 milles, Leur résultat, à son rapport, fort extraordinaire.Du reste un détail suffira à Jes résumer.Au Lout de 4) ans il louait 72 franes l\u2019hectare des terres qu\u2019il avait payées 70 franes.R'hectare équivaut à 3 arpents et le franc au chelin, à bien peu do chose près.et wo pe\u2014\u2014 NOS CHEVAUX.LE HARAS NATIONAIL Je terminais mon dernier article on disant qu'on des ehevaux normands du Havas National possèduit toutes les qualités du cheval dont nous avons surtout besvin dans le district de Québec.En effet, c'est bien nn des plas beaux chevaux que l\u2019on puisse voir.Assez puissant, assez grand et d\u2019une souplesse, d\u2019une ngilité remarquables.C\u2019est un très benu caros- sier, en uême temps qu\u2019un superbe cheval de selle.Uue visite au Haras National intétesss au plus haut point tout amateur de chevaux, et j'engage ceux que leurs affiires amènent à Montréal à s\u2019y rendre, Les écuries sont sur la ferme de hon, Ls Beaubien, à À Outremont, on arrière de ln Montagne.Le LAtiment principal peut contenir (00 chevaux, C\u2019est vraiment une très belle construction, pussèdaut un rez- de-chaussé avec sous so! et mansarde.Àu rez-de-shaussé sont les bureaux, la salle de vente et de boxes de 19 pieds ; par 15 pour une trentuiue de chevaux.IL y aura plus tard (5U boxes dans les mansavdes et uno viugtuine au sous-sol.| La ventilation est trds Lenne, chaquo Loxe à son ventilateur; le drainage est bien fuit, le purin de tout l'éta- Uliv-ement s'écoule dans lu fosse aux engrais qui se trouve dun des bouts de l'écurie.Maie parlons des chevanz.Vous vous rappelez, leeteurs, des perelierons qui nous furent amcnés ici il y à vingt ana; ile n'ont pas donné grande satistietion, Voici toutes les qualités, oui, toutes les qua:ités qu\u2019on leur connaissait.Volume et précocité, D'ailleurs paresseux, mauvaise robe, presque tous gris, lourde, lents et do plus tous plis ou moins décousus, Ly TT TERE GAZETTE DES CAMPAGNES 7 Aussi vous conviendrez avec moi, lecteurs, qu'ils s'étaient fait un peu d'admirateurs ct nous nous demandions quelle était la raison de l'engouement extraordinrire qu'il y avait chez les éleveurs awérvienius pour cette race de chevaux.El bien! allez voir les percherons qu'il y a au haras et vous vous expliquerez ensuite facilement que cette race 86 poit requis une réputation aussi considérable chez nos voisins.Le percheron que vous y VeITez Ho ressemble pas plus À celui que vous avez conuu qu\u2019en mulet ressemble À un cheval.Je dois avouer que j'étais prévenu contre cetle race, malgré que l'hon Dr ltoss, à son retour d\u2019Enrope, m'eûit dit que le vrai percheron était au bon cheval, que nous le connnissons pas du tout.Le cheval Joly est nn fort Leaut spécimen de cette race.Gros, gran, veize mains et demie, robe noire, trapit, rond comme une pelutte, les jambes et les sabots bieu proportionnés zu corps, avec cela nlerte comme un poulain.Je répète que c\u2019est du chaval de valeur.qui rendra de grands services dans les parties do la province où l\u2019élevage des gros chevaux peut se faire avce profit.Quant à moi jo préfère de benticoup les Normauds (quels beaux chevaux !) Mnis je n'héaiterui pas à recommander l'achat d\u2019un cheval comme Joly ou encore micux de Béguin.Ce dernier est moius gros, ct il est plus agile.Au Haras on l'appelle le Trotteur ; ot un trotteur de 1600 livres et mesurant seize mains à l\u2019Âge de trois uns ne se trouve pas dans toutes les écuries.D'abord les Clydes et les Shyres ont do trop énormes pieds, c'est vraiment une infirmité que d'être chaussé de ln sorte, sans compter qne c'est un obstacle à Pagilité, Leurs membres sont garnis d'ubondants poils très longs.Un autre défaut commun A cette race, c\u2019est d'avoir Je corps trop long et pas nasez doveloppé, pas nssez glos pour le volume des membres.Tandis que le percheron & les sabots normalement gros, les jambes nettes, le corps très rond et benucoup plus dagilité que les Clydes et Shires.Il y a encore su laras un cheval breton Roi de Bignon c\u2019est un choval de trait léger t1ds trapu, gris, IUOU livres, 15 mains 3 pouces de haut.Je préfère les percherous.Le Marquis de Puisaye, Bui, 1600 bs.16 mains de haut Agé de troie nns.C'est un beau gros carrossier, race normande, Son seul défaut, c'est d\u2019être trop gros pour servir comme cheval d'utilité générale.On trouve à cet établissement tous les types de che- TAUX qui nous manquent.1° Gros cnrossier du Puisnye.2° Curossior léger pouvant servir comme choval de selle et de general purpose.Holopherne.8° Gros cheval do tralt de parfait modèle Joly.4° Cheval de trait possedunt certaine agilité Béguin.5° Petit chevn! do trait Roi Bignon.Tei à Quebec c\u2019est le choval dont Holopheune est letype qu'il nous faut.J.A.CooTURE.Une R-vue Artistique.Nous avons sons les yeux le numéro prospectus du Canada Artistique.Comme sou titre l'indique, cette revue est fuite dans l'iutérét des beaux avis en Canada.C\u2019est peut-être prémuturé, mais il faut un commencement partout M.Filintrennlt n déjà fait ses preuves.L'album Musical, qu\u2019il n édité 1831 à 1884, était apprécié du publie, et à bon dioit.Aujourd\u2019hai il nous arrive avec le Canada Artistique, granile revue mensuelle de 24 pages into-4 Nous engageous fortement vos lecteurs à se procurer un numéro échantillon de cette excellente publication, qui, soits le rapport typographique, est supérieur À tout ce qui à été publié en Canacta jusqu'à ce jour.Nous sommes heureux (le pouvoir annoncer en même temps que M, Piliatreault a pu se proenrer In collaboration de MM.Louis Frechette, A.Lusignan, Benjamin Sulte et autres, pour sa publication.En envoyant 25 cents à l\u2019éditeur, M, A.Filiatieanit, Boîte 324, Montréal, un recovra uu numéro échantillon par le retour de ln malle.\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014ee Choses ot autres, Les conférences agricoles.\u2014L'hon Col.Rhoiles, dans son dis cours prononcé à l'Industrie Laitière, s\u2019est montré favorable anx cercles vt sux conférences agricoles.li a mentionné le vom de M.Lippenscomme un des conférenciers qui ont obte- tena lo phi de suceds.Nos cuitivatours devraient s'entendre pour inviter de temps en temps les conférenciers, Leurs services sont graduits et on apprond toujours quelques choses dans cos réunions où on discute lus questions agricoles.Les demandes peuvent être fuites directewent au département de l\u2019agriculture, à Québec.+ RECETTE Moyen de nettoyer le mérir = Préalablement on tanue le mérinos daus l\u2019eau \u2018ède où l\u2019on a délayé des patates polées, luvées ct puis broy \u2018+, et cela sans y nôler de suvon.Aprds on vince soigneussmy * Vétoffe daus l'eau froi-le et on l\u2019étend (sans l'avoir tordu \u201cour le faire sécher, CANADA ; PROVINCE DE QUEBEC (ras LA COUR SUPERIEURE District de Kamouraska.No.1267 Le onze décembre mil huit cent quatre-vingt-neuf.Présout (en chambre): L\u2019HON.M.LE JUGE ERNEST CIMON.Thomss Philippe Pelletier, de la paroisse de Notre Dame des Neiges «ea Trois-Pistoles, marchand.Demandeur, ve Elie Albert, ci-levant de la paroisse de Notre Dame des Neiges des Trois Pistoles et maittenaut de Suinte Françoise, Tréfendeur, Il est ordo-iné an céfendeur de comparaître dans les deux ote Par ordre, (Big:6) PELLETIER & PERREAULT P.C.8.Vrais copia AMYOT-PELLETIER-FONTAINE, lrous du demandeur, 19 décembre 1889.\u20142 À 8 GAZETTE DES CAMPAGNES Ps _ CANADA, PROVINCE LE QUÉBEU, DANS LA COUR SUPÉRIEURE Diatriel de Kamouraska, No, 1265 Le quatorzs décembre mi! huit cent quatre-ving!-neuf.Présent : L\u2019HONORABLE M.LE JUGE ERNEST CIMON, Célina Bérubé, fille maj ure usant du ses droits, ci-devant de Saint Alexnnere, dirtrict le Kumourarks, ot actuellement de Lewistou, daus les Etats-Unis d\u2019Au Grique, Deniandresse ; vw Jen 1 Baptiste Bérubé journalier, de lieux incosnva ; Délia Guéret, nliun Charest, alius Charette, ci-devant épouse de Damase Bérubé et actueltenient épouse de l'icrre Gervai., journalier, de L wistor, lotats-Usis d'Amérique, et to dit Pierre Gervais mis vn cause pour assieter sa dite Spouse, et autres, Défendeurs ; Il eat or-Jonné nox dite Joan Baptiste BérabsS, Pierre Gor vais et à la dite Délin Guéret, uliss Claseet, allus Charette, trols des I'L ndeurs en © ttucuuse, de comparaître daus | s deux mois.Par la Conr, VELLETIER & PERRAULT.P.C.8 19 déc-mbro 1-89.\u20142-d Ferme St-Gabriel J.ISRAEL TARTE & FRERE \u2014Yooo(\u2014 Cette exploitation agricole a obtenu, & la dernidre exposition provinciale : T.Un dipiôwo pour le meilleur troupeau de vaches canadiennes.IL.Le premier prix pour la meilleure vache laitière canadienne de quatre aus et plus.II.Le premier prix pour la meilleure taure canadienne de trois ans, IV.Le premier prix pour la meilleure gévisse canadienne V.Le premier prix pour la meilleure géuisse au-dessus de six mois.VI, Le preusier prix pour le meilleur taureau canadien de MIT Le promie remier prix pour le meilleur taurean canadien de tout âge.P prix p VIII.Le second prix dans la classe des taureaux Jersey pur sang, au-dessus de quatre ans.@ » Le secoud prix daus Ja classe des taureaix canadiens au an.SPECIALITÉ \u2014Elevage du bétail Canadien en vue de la production du beurre.À veudre, eu ce moment, un \u2018l'AURHAU JERFKY, GKNISSES et TAUREAU de l\u2019an dernier, quelques Vaux du printemps mâles et femelles.9 Cords 0 Hours Runs Busy NO BACKACHE.2 z BY ONE MAN.rite fur descriptive oatal containing testimonials from Napsreds of pevpls.whe ve sawed from 4 ta Deurds dalir, 25,000 NUW BuCCEUS fully used.Agency can be had whare there ls à Tacaney.A NEW INYENTION for filing saws sent With each maekine; by the use Of this tool everybody can heir own swe now und do It better than the expert can without It.Adupted to al saws.Kvery one who owns i saw should 878 one, No duty te pan we mi clare n Caneds.Ask 4 HAWING Ë z VIEN OÙ, Vod co éLl 8 à \\CHEMIX DE FER INTERCOLONIAL 1889-Arrangement pour la saison d'hiver-1890.18 novembre 185 les trains de ce chemin srèu lundi Le chars ao ion do Sté Aune (lo dimanche excepté) partiront le ls Stat comme snit : Four {a Rivière-du-Laonp .- Pour Halifax et St-Johu.Pour ju Rivière-du-L0ap.\u2026\u2026s0.-00000000 2233 Tons les trains marchent aur l\u2019heure du temps conventionnel de l\u2019Est, ; D.POTTINGER, Fnrintendant en chet Bureau «do shen.in do for, Stoacton.No Bk., Novembre 1859, HARAS NATIONAL BUREAU : 30, Rue St-Jacques, MONTREAL FERME : OUTREMONT, près Montréal.CHEVAUX FRANÇAIS TROISIÈME IMPORTATION Normands, Percherons, Bretons.Avis aux Sociétés d'agriculture, aux Cercles agricoles et aux cultivateurs, Tout en continuaut ls voute des étalons, la Compaguie du Haras National out préte à en placer quelques-uns dans lea comtés, sous la garde de ses serviteurs, les louant pour la sai- WU, Montréal, 1er avrit 1889.1.OUIS BEAUBIEN, Président de 1a Compagnie R.AUZIAS TURENNE, Gérant.18 Avril 1869.\u201424.TURGEON & CARROLL AUVOCATS.No.23, Rue Si-Plierre, Basse-Ville, QUEBEC H.G.CARROLL _\u2014\u2014 BURFAU A KAMOURASKA : du 13 au 16 et du 28 an 30 de cbuque mois: A.TURGEON CIIEVAUX PERCHERONS, NORMANDS kr BRETONS, BETAIL AYRSHIRE, COCHONB BERKSHIRES er CHESTER BLANC, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK B\u2019adresser à M, LOUIS BEAUBIEN, 30, Rue St Jacques, MONTREAL "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.