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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 11 décembre 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1890-12-11, Collections de BAnQ.

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[" »Anne de la Pocatière, P.Q., 11 décembre 1890 em \u2014_ RNAL DU CU ET DU COLON.- x Si la guerro est lu dernière raison des peuples, l'agricaltnre doit eu être la première, Emparons nous dn sol, si nous voulons conserver notre nationalité Rédacteur : FIRMIN H.PROULX Gérant : HECTOR A.PROULX.SOMMAIRE Revue de la semaine :\u2014La Législatnre.\u2014Etats-Unie\u2014Un toast du cardioal Lavigerie.\u2014L'hiver.-L\u2019Irlunde.\u2014Angletorre et Portugal.\u2014En Allemagne.Causcrie agricole :\u2014Les défrichements : Suite \u2014Défrichement des bois et forêts : Suite.Sujets divers :\u2014Cironlaire au clergé.\u2014Une école d\u2019agriculture na Lac Saint-Jean.\u2014Almanach du Purgatoire coudamné.\u2014 Cuuses de la verse des bléset moyens propres à y remédier.\u2014 Euwploi agricole du sel.Choses et autres :\u2014Le aucre de betterave.\u2014Cinq générations sous le même toit.\u2014Nos péchenrs.\u2014Le * Canadas Francais.\u201d \u2014Le dictionnaire généalogique.\u2014Le tranaport di bétail, Réoette :\u2014Moyen d'empêcher les mauvaiseftets d'un coup d\u2019eau froide pour les chevaux à la suite d\u2019une marche forcée.=x REVUE DE LA SEMAINE La Législature.\u2014Les premiers jours de la dernière semaine ont été consacrés, à la Chambre, à la discution de plosieura bills privés.M.Rainville, député de Montréal, demande que la législature change les dispositions testamentaires de feu l'honorable M.Rodier, Plusieurs députés sont opposés au bill, parce que, disont-ils, la 16- gislature n\u2019a pas pour mission d'interpréter les testaments ni de les changer, et que la xolonté d\u2019un testuteur est sacrée.D'autres, en plus grand nombre, car le bill a réuni la majorité, tou on recèhñiaissant, en thèse générale, 1s justesse des rAisubs données par les adversaires de la motion, prétendent que dans un cas particulier, comme celui qui se présente au sujet du testament de M.Rodier où certaines clauses sont obscures, Ja législature a le droit d\u2019iutervenir pour en donner telle explication qui lui paraît plus conforme aux volontés probables du dé- fant.Cette discution à été intéressante.Les questions du droit de tester et du droit de la législature d'intervenir dans l'interprétation des testaments ont été traitées avce talent par les différents orateurs.L'hovorable M.L.P.Pslletier présente un bill relativement à lu saisie des salaires des fonctionnaires publics.Cette mesure, dit M, Pelletier, porte que le traitement des vfficiera ou employés publics, permanents ou non, échu ou à échoir, des greffiers ou autres employés mani- cipaux dans les cités et villes constituées en corporation soul saisieables dans la proportion suivante, savoir : 1.Un cinquième du paiement mensuel d\u2019un traitement ou salaire n\u2019excédant pas mille piastres par année : 2.Un quart du paiement mensuel d\u2019un traitement ou aalaire excédant mille piastres, mais n\u2019excédant pas deux mille piastres par année ; 3.Un tiers du paiement mensuel d\u2019un traitement ou salaire excédant deux mille piastres par année.M.Tessier, de Rimouski, désirerait qu\u2019il y eût un ministre dv \"Instruction publique, au lieu d\u2019un surinten - dunt seulement.On ae rappelle qu'en 1875, ce ministère fut aboli et remplacé par un surintendant : on considéra alors ce changement comme uu progrès; il faudrait croire, d\u2019après M.Tessier, qu'on s'était alors fait illusion.Nous ne trancherons pas la question.Il faudrait aussi né cu Me me 402 GAZETTE DES CAMPAGNES s'acenper davantage de l'hygièue dans les écoles, et! donner plus d'efficacité à leur inspection.Vendredi, M.Shehyn n fait son exposé budgétaire.Il nous est impossible de reproduire les savants calenls de l'honorable trésorier.Il va sue dire qu'il ne trouve pus | l'état des affaires trop alarmaut, et qu'il espèro que la province, malgré les grandes dépenses qu'elle a encourues pour les chemins de fer, pouts en fer, écoles du soir, etc, pourrn faire honneur à ses engagements.Dans tous les cns ai les électeurs to sont pas contents de 1'ad- Mmivistratiou financière actuelle, ils ne peuveut s\u2019en pren dre qu\u2019à eux-mêmes.mait dernièrement Léon XIII, aux principes qui seuls peavent faire vivre les nations chrétiennes et civilisées ; lorequ'il fant, pour arracher son pays aux abîmes qui le menacent, l'adhésion sans arrière-pensés à cette forme de gouvernement, le moment vient de déclarer enfin l'épreuve faite, et, pour mettre un terme À nos divisions, de sacrifier tout -e que la conscience ct l\u2019honneur permettent, ordontient à chacun de nous de sacrifier pour le enlut de ln patrie, C\u2019est ce que j'enseigne ici autour de moi ; c'est ce que je souhaite de voir enseigner en L'ruuco par tout le clergé, et en parlant aînel, je suis certain de n'être désavoulé par aucune vois autorisée.En dchors de cette :ésiguntion, de cette acceptation Etats-Unis.\u2014C\u2019est luudi, ler décembre, que cest patriotique, rien n\u2019ert possible, en effet, ni pour conser- ouverte à Washington In deuxième session du 5lème | ver l'ordre ct la paix, ni pour eanver le monde du péril congrès qui peut rester en session jusqu'au 4 mars pro- | social, ni pour suuver lo culte méme dont nous somnses chain, date A lagu:lle avs functions cxpirent, pour faire og winistics.place nu 52ème cong: ès, dont la branche populaire à été Ce serait folie d'espérer soutenir les colonnes d'un élue le 6 novembre dernier.C\u2019est uu des traits caracté- édifico saus entrer dans l'édifice lui-même, ne serait-ce ristiques de lu constitution américaine que ln chambre ! que pour empêcher ceux qui veulent tout détruire d\u2019ac- dite populaire ne représente pas l'opinion de la popu-*complir leur œuvre de folie ; surtout d\u2019ussiéger du deliors lation telle qu'exprimée aux dernières élections, On verra | comme le font encore quelques-uns mulgré des hontes siéger à ce congiès tons les candidats républicnins défaits, sécentes, dunu nt aux ennemis qui nous observent lo tels que McKinley et les nutres, tondis que les députés! spectacle de nos ambitions et de nos haines, ct jetant élus dernièrement devront atteudre jusqu\u2019au 4 mars pour \u2018 dans 1» cœur de la France le désouragetueut, précurseur = on wre prendre leurs siéges.Le congrès qui s\u2019est réuni lundi est entièrement tépub.icnin.Daus Ju chambre des représentants les républicains ont une faible majorité et au Sénat une majorité de quatorze, pendant que le président est républicain.Tout ce qu'il plnira au congrès actuel : de voter et au président d'approuver deviendra loi, et il faudra une majorité des deux chfimbres et l\u2019assentiment du président, an prochain congrès, pour abroger ou modifier toute loi adoptée d'ici au 4 mars, Ii est important de ne pas oublier ce fait, pour ne pan être sous une fausse impression sur tout ce que pourra faire le congrès pendant la session actuelle.Un toast du cardinal Lavigerie.\u2014Le 12 novembre dernier, à la résidence archiépiscopale de Sniut Eugène à Alger, un déjeuner a été offert par le curdival Lavigerie à l\u2019état-major dv l'escadre de la Méditerranée.A lu fin du repas le cardinal à prononcé un discours dans le cours diiquel il a prononcé ces paroles : * Plaise à Dieu que le spectacle que nous présentons aujourd'hui re reproduise daus notre France, et que l'union qui se montre ici parmi nous, en présence de l\u2019étranger qui nous entoure, règne Lientôt cutre tous les fils de la mère-patrie ! L'union, en présence de ce passé qui suigue encore, de l'avenir qui meunce toujours, eat en ce moment, en effet, notre besoin suprême; l\u2019union vet aussi, laissrz-moi vous le dire, le premier vœu de l'Eglise et do ses pastin:e a tous les degrés de la biérarchie.Sans donte, ells ne nous demande de renoncer ni au souvenir des gloires du passé, mi aux sentiments do fidélité et de reconnaissance qui honorent tous lea fi mimies.Mnis quand la volonté d'ou peuple «vat nettement affirmée, que In forme d\u2019un gou- des dernières catastrophes.La marine frunçaiee nous a, de wême que l'armée, douné cet exemple.Quels que fussent les sentiments de chacun de ses membres, jamais elle n'a admis qu'elle dit ni rompre avec ses traditions antiques, ni se sépurer du drapeau de la patrie quelle que soit lu forme, d\u2019ailleurs régulière, du gonvervement qu'abrite ce drapeau.\u201d Ce toust du cardinal Lavigerie a été comme un coup de tonnerre dans un ciel serein.Les uns applaudissent À outrance, les autres Llâment carrément, sauf respect, d'autres ee tiennent sur lu séscrve, le plus grand nombre cherchent à donner aux paroles du cardinal un sens plus étendu qne celui de l'auteur, Ces paroles ocenpent en ce moment toute Ju presse.Le Moniteur de Rome les approuve, l'Anjou, organe de Mgr Freppel, est loin d\u2019y souscrire satrs réserve.l\u2019armi les jouraaux républicains, les modérés y applaudisecnt, les radicaux s\u2019en moquent, et disent que pour entrer dans l'édifice il faudra laieser à la ports le Syllubus et accepter In Declaration des droits de l'homme.L'Irlande.\u2014L'Ii\\nude joue de soalbeur.Elle s\u2019agite en ce moment dans un imb.oglio politique qui pourrait produire les résultats les plus désastreux.Après une lutte séculaire pour la revendication de ses droits constitutionnels, elle semblait sur le point de triompher, grâce à l\u2019aide puissant de M.Gladstone qui lui a voué sce dernières innéus de aa vie, lorsque ie scandale Parnell-O'Shea est vonu comme une bombe jeter le désordre duns les rangs des patriotes inlaudais et des libéraux anglais.Une femme pourrait bien être la cause que bien des auuéos encore s\u2019écoulent avant que co malheureux pays veruc.neut u's rien eu soi de contraire, comme le procla- sobtiennent le Home rule, GAZETTE DES CAMPAGNES Les négociations entamées entre Gladstone et Parnell, dnoa le but d'amener un accord, n'ont pas encore abouti, malgré de nombri uses réunions du côté des irlandais et des libéraux anglais, Il est impossible de prévoir l'issue des démarches entreprises.L'hiver \u2014En Europe comme.en Amérique, décembre coïzmence tvec une température teut à fuit extraordinaire.À Paris il y a actuellement plusieurs pouces de neige.Il y n eu de fortes gelées et ln neige est tombée aur les côtes de ln Méditerranée, ce qui ne s'est pas vu à pareille époque dopuis vingt ans.Plusieurs rivières de l'Allemagne sont couvertes de glaces.Il est impossible de franchir les Pyrénées depuis quelques jours.Angleterre et Portugal.\u2014Le traité, qni avait si profondément froissé l'opinion portugaise, est annulé da consentement des parties contractantes ; et les cabinets de Londres et de Lisbonne s'accordent six mois pour en négocier un autre en maintenant le statu quo tet ritorial aetuel, duns l'intervalle.Un des points du traité annulé, celui qui ouvrait le Zambèse et le Chiré nux vaisseaux britanniques reste acquis.Reste maintenant À savoir si, duns les négociations pour un nouveau traité, le cabinet Saliabury fera des concessions sérieuses an Portugal, ou des concessions purement apparentes.De la réponse à cette question dépend l\u2019apaisement définitif de l'opinion portugaise.En Allemagne.\u2014Le mouvement en faveur de la rentrbe des jésuites en Allemague va grandissant.De grandes asseublées catholiques ont en lien daus plusieurs villes d'Allemagne, et les catholiques de Berlin se sont réunis pour voter Ja résolution de l'assemblée de Cologne récla- want l'abrogation de In Joi contre les jésuites.Les orateurs ont exprimé leur opinion que !e Conseil fédéral et le Reichatag reconnaîtront la nécessité de l'abrogation de la loi Lismarkienne coutie les ordres religieux et notamment contre les jésuites parce que ceux-ci, daus la lutte contre le socialieme, seiout les premiers au fen.Lu Qusette de Coloyne, qui est restée fldèle à la politique anti-religieuse de Bismark, se laruente fort de voir que la presse conservatrice protestante, tout comme les journaux progressistes, commencent à ne plus faire opposition À la rentrée des jésuites, et de ce fait que les orateurs entholiqnes réclament les ordres religieux non seulement nu nom de la justice et de l'égalité des citoyens devant la loi, maia au nom du patriotisme et du salut de l\u2019emplie menacé par le socialisme.- 403 _ CAUSERIE AGRICOLE Les défrichements-(Suite) DÉFRICHEMENT DES BuIt KT YORÉTS\u2014(Suite) Les terraius converts d'épivette, surtout d'épinette blanche, de prughe, de cyprés, de pin rouge, de pin jauue, de merisier blanc, de bouleau, de tremble et de peuplier, sont généralement de mauvaise qualité.Le défrichement eat nssez facile et même plus facile sur ces terrains que sur ceux qui sont couverts des meilleures essences.Malheureusement, dès la troisième on la quatrième récolte, la stérilité de ces sols est presque cam- plète.Comme Île sont d'ordinaire légerr et sablonneux, ils deviennent excuasivemeut arides pendant les aéche- resses, et leur production est très souvent presque nulle.On peut rendre ces terraius productifs au moyen d'engrais, mais on sait que c\u2019est eurtout l\u2019engrais qui manque dans les nouveanx défrichements, pour la bonne raison que les animaux sont tonjours rares.Il existe une secoude classe do terrains qui ont une apparence pen alléchante et qui, cependant, forment d'excellents établissements ; ce sont les terrains couverts de cèdre blanc, d'épinette noire, de sapin rouge, de sapin blanc, d'aunes commune, de peuplier, de baumier et de bourdaine.Ces terraius sont humides, et leur mise en culture exige des travaux assez considérables ; mais, oils sont susceptibles d\u2019être égouttés, c'est-à-dire s'ils ent une pente suffisante pour donner à l'eau un écoulement assez facile, le défrichement de ces terra sera certainement profitable.Nous avons tous entendu parler très souvent de la richesse des cédrières ; or velles-ci se trouvent dans la catégorie des terrains que nous venons de signaler.Enfin, il y a encore une troisième classe de terrains d'une qualité supérieure et d'ane mise en culture très facile ; ce sont les terrains couverts de cérisiers à grappes, de cenelliers, de pimbina, de frêne, de noyer tensive, de noyer dur, d'orme, de condrier, de hitre, de chéue blanc, et de chône gris.Ce sout ces derniers terrains dont le défrichement rapporte les plus grands profits.Ces terres sont riches et très productives.On rencontre souvent au milieu de nos forêts de grau- den étendues de terrains complètement privés d'arbres, On voit à la snrface de ces terrains de hautes herbes qui, jeunes, forment un fourrage de qualité assez médiocre.Les vallées du lac Saint-Jean et du Saint-Maurice, et les Cantons de l'Est renferment quelques-unes de ces prairies sauvages.L'ubsence d'arbres n\u2019est pas uue preuve de in médiocreté du sol ; au contraire, le plus souvent cr prairies reposent sur un sol d'excellente qualité, et le défricheur doit se hâter d'un prendre possession.Quelques-unes de ces prairies s\u2019éjèvent quelquefois sur des fouds rocailleux ; ces terrains ne sont pas à dédaigner, car ils peuvent former de bons pâturages.Il est bien rare qu'un terrain soit couvert d'une seule espèce d'arbres.La forêt est presque toujours formée 404 GAZETTE DES CAMPAGNES d\u2019un mélange de plusieurs espèces.Cette variété d'arbres n'embarrasse pas le défricheur dans le choix d\u2019une terrain.En effet, il se dira : si le plus grand nombre des arbres qui croissent snr un terrain appartiennent ang espèces indiquant un so! de qualité supérieurs, le sol devra être nécessairement Lon, pourvu que les autres conditions d\u2019ane boune culture soient remplies ; tu: + si, au cou- truire, un torraiu est boisé d\u2019un grand nombro d'arbres différents que l'on ne rencontre que sur les mauvais ter- tuins, i! est tout probable qne le sol qui les porte est Ini-méme de mauvuise qualité, même lorsqu'on rencontrera çà et là les meilleures essences.Supposons maintenant qu\u2019on ait choisi une terre de la matière In plus judicieuse possible, ec que le défricheur commence à abattre les arbres pour mettre en état de eultuie lo terrain dont il a fait l\u2019acquisition ; il faudra que l\u2019intelligence et le jugement président à tous les tra- vaug de In culture, depuis l'abattage des arbres jusqu'aux derniers travaux des récoltes.Lo défricheur pensera nu Présent et à l'avenir ; il Jnissera debout les arbres qui serviront À nbritor ses récoltes contre l\u2019impétuoaité des vents ct à procurer à ses animaux un ombrage bienfai- saut ; car tn terrain complètement dénudé est sana cease soumis à toutes les vicissitudes do température.Les vents, les oragos ct la grèle s'abattent sur ces champs, couchent los récolios par terre st quelguefois les détrni- seut complètement.Il est aujourd\u2019hui reconuu par tout le monde que la présence des arbres sur un champ cultivé empêche vu grand nombre de \u201césastree.Los bestinux Qui sont aux pâturages, pendant les grandes chuleurs de l'été, souffrent beaucoup lorsqu'ils ne peuvent se soustraire aux ardeurs du soleil ; ils éprouvent de grandes fatigues, et leurs produits diminuent coasidérablement, C'est pendaut ces cLaleurs écrasantes qu'on voit les vaches donuer moivs de lait et les moutons maigrir.La Présence de quelques bosquets procure aux animaux un ombrage salutaire, sous lequel ils passent les heares les Plus chaudes de la journée.Le défricheur n'abattra pas, par couséquent, tous les arbres qui se présenteut devant lui ; il en conservera un certain nombre choisis parmi les plus forts, les plus vigoureux et les mieux constitués pour dunuer de l\u2019ombre À tes avimaux.Quolqnos agriculteurs expérimentés vont encore plus loin ; ila conseillent de laisser tout autour de la propriété un ridenn d\u2019arbres de quelques pieds de largeur qui, non seulement, protègent les bestiaux, mais servent encore de Lrise-vent.Ce brise-vent permettra de planter de bons vergers et sera en même temps une excellente protection pour ces vergers.Ou remarque gévéralement que les arbres fruitiers protégés par les arbres forestiers sont tonjours plus productifs que los autres ; car In fécondité n'est pas paralysée par los gros vents qui se fout sentir à l'époque de la floraison.Alors les fleurs sont emportées en plus petit nombre par lea tempêtes, et les fruits sont moins exposés à couler.De plus l'air se purifie sous lea arbres et élo'gne do la sorte une foule de maiadies Leo défricheur forait douc une œuvre excel- lento en laissant autour de en propriété une large rangée d'arbres.Dans certaines contrées.en Anglet«rre surtout, In plupart des propriétés sont ainai environnées d\u2019arbres, et c'est certainement à lu présence de ces arbres que l\u2019on attribue en grande partie lu richesse ngricole de notre mère patrie.L\u2019ouest des Etats-Unis est pro'que com- rlétement privé d'arbres ; mais les cultivateurs de ces régions comprennent que cette absence d\u2019ombrage leur est très funeate, et voilà pourquoi, depuis quelques nunées, ils font constammeut des plantations d'arbres sur leurs propriétés.Quant au défricheur, il n\u2019est pas obligé de faire des plantations, mais il doit conserver quelques-us des arbres vigoureux et forte qui croissent sur sa terre, Les arbres contribuent puissimment à la purification do l'air.Or, dans les nouveaux défrichement, il so dégage du sol des miasmes très préjucidiables à la santé de l'homme et des animaux.Ces exhalaisons, dans certai- Lca saisons de l\u2019année surtout, engendrent des fidvres fort dangereuses, contre lesquelles le défricheur doit prendre toutes les mesures possibles pour s\u2019en préserver, lui et sa famille.Pour arriver à cette fin, le colon ne défricheix qu'ave certaine étendue de terrain pour y aeseoir son habitation et ne commencerz son véritable défrichemont que yelques arpents plus loin.Le pins solvent le colon est peu favorisé dela fortune, et son défrichemeut se fait rarement daus de bonnes conditions.Voici, en quelques mots, comment il opère : il commence par sarcler, c\u2019est-à-dire par couper toutes les Lrauches et les brousanilles qui croissent entre les grands arbres ; ensuite il attaque les grands arbres eux-mêmes.Dans quelques localités, on brûle au Printeuæps les arbres là où ile\u2018ont été abattus.Ailleurs on prucède avec plus de méthode : ou coupe les arbres en morceaux d\u2019une certaine longueur \u2014 c\u2019est co qu\u2019on appelle biller \u2014 puie on met ces billes en tas et on les fait brûler.Lorsque le fou est éteint, on rapproche les morceaux qui ne sont pas brûlés et on y met le feu une seconde foie.Toute la cendre\u2019 se trouve ainsi accu- mulde par tas ; on la ramnsso soigneusement et on fabrique de la potasse.Cette dernière manière d'opérer est plus lente que la première, muis elle est beaucoup plus profitable.C\u2019est cette méthode que l'on suit dans les défrichements sur l'Outaouais et dans plusieurs cantons de l'Est, aux environs du lac Mégantic.Oa calcule que In cendre, produite par le bois d\u2019un arpent de terre, rapporte un baril de Ppotasse, dont le prix varie do $20 à 825.Le défrichement d\u2019un arpent de terre coûte généralement 815.Il reste donc un Petit profit net en faveur du défrichenr qui ramasse sa cendre après l'abattago.Lo colon pauvro fait brûler ordinairement les débris végétaux qui couvrent la surface du 80: 3 autrement, il n'aurait pas besoin de semer, car la terre ne produirait pas ou ne produirait que très peu, parce qu'il existe snr les terres nouvellement défrichées des principes acides qui sont tout à fait contraires aux végétaux que nous cultivous généralewent.L» brûlage a pour effet do faire GASZTTE DÉS CAMPAGNES 403 disparaître cette acidité.Ausei les plantes cultivées sur uno terre couverte de crndres, ont-elles uue végétation des plus vigoureunes, et il ne suffi: que de faire un simple piochage ponr avoir une abondante récolte.Les sonches restent sur le sol après l'abattage ety demeurent longtemps, nfin que le défrichonr puisse les enlever sans aucnne difficulté lorsqu'elles eunt pourries.En attendant, il cultive entre les souches, mais bien misérablement, Cette manière d\u2019opérer est très simple, mais aussi tics lente.Va l\u2019état de gône duns lequel se trouve le colon, il lui est presque toujours impossible d'agir autrement.Si un homme a des capitaux suffisants à sa disposition, il pourra procéder d\u2019une autre manière, avec plus d'avantages et moins de pertes.Les travaux préliminaires du défrichemeut et l'abattage, dans ce cas, se feront encore suivant les mêmes données ; mais lo brûlage s\u2019opèrora toujours par tas et l\u2019on prendra bien garde À ce que la terre brûle en même temps; car il est vrai que le brâlage fait disparaître l\u2019acidité du sol, mais il détruit de plas une foule de principes fertilisants.Ce, n\u2019est pas la terre qu\u2019ou brûle, mais ce sont su contraire les débris de bran - ches, de feuilles, de corps morts qui, eu se décomposant, forment un engrais très riche.Er brilaut cet engrais, on brûle tous les principes fertilisants, moins la cendre, et on perd autant que ei l'on brûlait les fumiers d\u2019étables.Le défricheur possède un autre moyen aurai expéditif que le brâlage pour détruire l'acidité du sol.Ce moyen qui ne cause pas autant de pertes, c\u2019est la chaux.La chaux étendue sur le eo! hâte In décomposition des substances organiques, c\u2019est à-dire des substances végétales et animales, se combine avec les acides du terrain et lea peutraliss.On a donc par ce moyen tous Jes avantnges du brûlage, mais aucun de ses inconvénients.Pour se ser vir de la chaux, on la laisse éteindre en tas sur le sol en la recouvrant de terro, et lorsqu'elle est réduite en pondre on l\u2019étend eur tout le terrain et on l'enterre par un piochage ou un hersage.Cette amélioration n\u2019est pas la seule qu'on devrait introduire dans les nouveaux défrichements.En voici encore quelques-unes d'une utilité incontestable.Par exemple, le colon pourrait utiliser, bien mieux qu\u2019il ne le fait aujourd\u2019hui, les cendres provenant du brâlage du bois.Les cendres vives surtout ont des effets ruerveilleux sur la végétation ; elles agissent d\u2019abord comme engrais ; ensuite elles hâtent la décomposition des débris végétaux accumulés à la surface eb neutralisent l\u2019acidité contenue dans le sol d\u2019une manière nnalogue à la chaux.En faisant de la potasse avec sen cendres, il sera impossible de les employer.Cependant les cendres lessivées ne sont pas encore à dédaigner, parce qu\u2019elles favorieent, elles aussi, Ja végétation de nos plantes.On doit donc les recueillir avec soin et les étendre uniformément sur toute la surface du défrichement.Comme on le voit, les cendres vives et les conires lessivées sont d\u2019un grand secours au {d'hui.ches avaut même qu\u2019elles soient pourries.La présence des souches et des racines sur un terrain oppose sans evsse des obatacles sérieux à la culture et en retarde beaucoup les travaux Il est presque impossible de cal- tiver ces terrains à la charrue tant qu\u2019on n\u2019a pas enlevé les racines, et l\u2019un sait que le travail à la maiu est beaucoup plus coûteux que celui exécuté par les nuimaux de trait, On comprend qu'il est très avantageux de faire disparnitre les souches et les raciues le plus tôt possible, et voilà pourquoi au grand nombre de cultivateurs intelligents n'ont pas hésité à suivre ce conseil.Cependant ce procédé rencontre des adversaires.Ou dit que l\u2019arrachage des souches et des racines appauvrit Ji teria, Il est vrai que les souches et les racines, en se décomposant, enrichissent le sol par les débris qu'elles y laissent ; mais l\u2019économie que nous réalisons dans le travail compeuso purfuitemént cette perte et donne même un excédant de profit.D'aillears, lorsqu'on brûle la terre et les débris végétaux accumulés À la surface, on détruit plas d\u2019engrais qu'on ne le fait en arrachant les souches et les racives avant lenv décomposition ; et cependant on continue de suivre cette coutume dans plusieurs localités.Il vaudrait encore mille fois mieux no pus brâler la terre et arracher les souches et les racines le plus tôt possible.Une seconde objection à l\u2019arrachinge des souches et des racines avaut leur décomposition, c'est que ce travail est très difficile Autrefois, c'était le cus, mais pas aujour- Nous avuns des arrache-souches «rès puissants qui en!èvent sans difficulté les plus fortes souches avec leurs racines.Si après l\u2019arraclinge des souches, il reste encore des racincs, Dous avons, pour les arracher ou les couper, den charrues construites dans ce bat.De sorte que l\u2019arrachuge des souches et des racines avant leur décomposition ne souffre plus aucane difficulté.\u2014 A swivre.\u2014-\u2014\u2014\u2014W#rm_ Ciroulaire au clergé UNE £00LK D'AGRICULTURE AU LAC SAINT-JEAN AncHkvÊCHÉ LE QUÉBEO, 20 novembre 1890, } Nous avons souvent occasion de déplorer l\u2019émigration croissante de nos Canadiens de la campagne vers les Etats-Unis.Voici que se présente un excellent moyen de retenir dans notre province un bon nombre de jeunes gens, on leur faisant enseigner les moyeus de cultiver avec plus de profit.Les RR.PP.Trappistes qui ont prouvé leur habileté comme culiivateurs, non seulement en Europe, mais près de Montréal et à Antigonish duns la Nouvelle-Ecosse, vont s\u2019étublir duus ln région du Lac Sbiut-Jenn.Le gouvernement provincial leur accorde cing mille arpents de bonne terre sur les bords de la Rivière Mintassini, à colon qui commence à faire un défrichement.Une troisième amélioration que le colon à l'aise veut, effectaer dans un défrichement, c'est l'arrachage des sou- » Quelques lieues du [no Snint-Jeau.Les Trappistes ne garderont que ce qu'il faut pour leur école d'agriculture vet établiront plus tard duns leur voisinage los jeunes 406 GAZETTE DES CAMPAGNES gens qui après avoir été recueillis dans un orphelinat qu'on va fonder bientôt à Chicoutimi, nuront moutré de l'aptitude pour Ia culture.Les Trappistes s\u2019obligent aussi à enseigner de parole et d'action In vraie science agricole A tous les jeunes gens qui leur eeront confiés par leurs purents de toutes les parties de la province, Parvenus a I'Age couvenable, les jouues gens bien instruits, non senlement dans Pagrienlture, muis aussi dans les devoirs de bons chrétiens ct de bons citoyens, s\u2019éta- Vliront près de leurs parents, où bien dans les belles terres du Lac Saint-Jean qu\u2019ils cultiveront avec habileté, plaisir et profit, Ils seront à leur tour d'excellents maîtres pour leurs enfants et leurs voisine.Aiusi cet établissement sers une source de richosse pour la province entière.Près du monastère il y a une magnifique petite Île qui est destinée, quand ce sern possible, à recueillir les hommes qui voudront goûter les douceurs d\u2019une picvse solitude et se reposer des tracasseries du monde.Les Trappistes, comme tout le monde le anit, n\u2019ont d\u2019autre richesse que leur pauvreté, leur travail, leur confiance en la Providence.Soyons les instruments de la providence en les nidant à se procurer ce qni est nécessaire pour leur installation.Une quête dans tontes les paroisses de l'archidiucèse et les numônes des communautés, pourront subvenir aux dépenses les plus urgentes.Cette quête aura lieu un des dimanches de l'Avent: après avoir été annoncée le dimanche précedent par la lecture de cette circulaire, avec les explications nécessaires.Le produit en sera envoyé nussitôt que possible à Mgr Têta.Les Trappistes après avoir travaillé le jour, passent une partie de Ja nuit à prier pour attirer les bénédictions de Dieu sur leurs bienfaiteurs.Ou peut dire qu\u2019ils accomplissent à la lettre cette recommandation que saint Paul fuisait aux chrétiens de son temps : Orantes omni tempore in apivitu ; Priez en esprit en tout temps.(Eph.VL.18).Et nous devons avoir la conflance que Dieu accomnlira la promesse qu'il à faite : Si deux d'entre vous, mes disciples.demandent quelque chose, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux ; Si duo ex vobis consen- serunt super ferram de omni re quacumque pelierint, fiet illis a Patre meo qui in cælo est, (Mat.XVIIL, 1).Les prières de ces serviteurs de Dieu ne peuvent mat- quer d\u2019être exancés et d'attirer sur Jeurs bienfuiteurs d'abondantes bénédictions spirituelles et temporelles.ALMANACH DU PURGATOIRE CONDAMNÉ Malgré la défense faite à Montréal le 8 mars dernier et celle faite ici le 27 mars et le 31 mai, on a encore publié & Montréal et répandu dana V'archidiocése de Québec un Almanach du Purgatoire pour 1891.Toutes les indulgences judis accordées à l\u2019œuvre des dmes du Purgatoire et de la convertion des infidèles, ont été retirées par le St- Siège dans le mond e entier.Je renouvelle la défense d'envoyer les honoraires de messes hors de l'archidiocèse.I! faut les remettre entre les ntains du curé qui doit les envoyer à Mgr Marois, par qui ellee sont transmises à la Propagande qui les distribue aux Missionnuires.Venillez en avertir les fidèles, Agrévz, Mousieur, l\u2019assurauce de mon dévouement.E.A.Cardinal T'ascHuREAU, Archevêque de Québec.\u2014\u2014\u2014 Causes de la verse des blés ot moyens propres à y remédier D'après un agrienlteur français, collaborateur au jour- uat D'ugriculteur praticien, voici quelques-unes des causes qui vecasionnent généralement Ja verse des blés : lo L\u2019ensemencement ee fuit dans Ja terte ni assez pulvérisée ni nesez tapée, ce qui est cause qu\u2019en semant tôt et dru les racines ne trouvent aucune résiatance duns les molécules «de la terre qui ne sont pas assez serréee, plou- gout d\u2019autant plus promptement et verticalement dans toute la profondeur de ln terre arable que la famure a été forte, récente ; eb que s\u2019il s'agit de semeuce faite à la fin d'noût où commencement de septembre, la température de l'antomne se prolouge ; de là des blés d\u2019ane belle apparence à cette époque, mnis qui épuisseut la terre et les plantes en efforts inutiles.Alors au printemps ils jaunissent, rougissent; ei, par conséquent, leurs tiges sans forcent se mêlent et ne produisent que de petits épis; ou si les blés conservent leur luxuriante végétation, leurs tiges manquent d'air et s\u2019étiolent.Tls versent inévitablement à la première intempérie de l'été, c'est aivsi Qu'ils sont l\u2019un et l\u2019autro difficiles À couper et qu'ils produisent peu.Lo Lu semence n\u2019est régulièrement ni rationnellement recouverte par un tour de herse si elle est mise À la volée, ni par les rateaux de semoirs, si clle est 1aise en lignes ; par conséquent beaucoup se trouvé mangée ou mal enva- cinée, 3o La terre gonfle, se soulève par l'action de la gelée, lea plantes alors se trouvent juchées, leurs racines se déchaussent d'autant plus facilement que la terre est légère, frinble, ou qu\u2019elle se trouve davantage pulvérisée par l'alternance des gelées et des pluics.Emploi agricole du sel Le sel do cnisine agit de denx manières eur les animaux ; il forme un des principes constituants du corps animal, et il exerce une action particulière sur les organes : il les excite et pent ainsi accroître l\u2019appétit, faciliter la digestion, et même agir comme moyen curatif où préservatif de certaines maladies.En outre, mêlé aux aliments, il les pénètre, les préserve de la putréfaction, leur communique la suveur qui le distingue, et les rend plus agréables À la plupart des herbivores.Dana certaines circonstances il est utile comme ruatière fertilisante, et peut être avan- tageusement répandu eur jes terres comme engrais, GAZETTE DES CAMPAGNES 407 | Mais les services que pent rendre le se) À ces différents points de vue sont subordonnés À la ature des terres ot des eaux, à la composition des plantes, nu climat, à l\u2019âge des animaux et à leur destination.Ainsi, le sel, qui, dans les terrains schisteux, granitiques, humides, où les fourrages aont de médiocre qualité, préserve, surtout dans les années pluvieuses, le mouton, le bœuf, des uffrctious vermineuses, de la pourriture, prédipose ces animaux à des maladies très graves peudant les temps secs et duns les contrées argilu-caleaires, sur les terres saives et fertiles où les plantes sout riches en privcipes nutritifs et mêmes excitantes ; donné, même à fortes doses, selon lu taille des animaux, il Accélère l\u2019engraissemeut des hôtes abondsrmument nourries avec des aliments farineux subs- tantieis, mais Joux plutôt qu'excitants ; tandis qu\u2019it ne produit aucun effet ou qu\u2019il ferait maigrir celles qui ne reçoivent qu\u2019une petite ration d\u2019aliments, sapides et de bonne nature.Pour apprécier l\u2019utilité du sel, le meilleur moyen pour les cultivateurs, c\u2019est de s\u2019en rapporter à leur propre expérience, de faire des essais en petit ; car il est très difficile d'apprécier, à priori, les indications de ce condiment et les doses auxquelles il convient de l\u2019administrer, En réunissant et appréciant les travaux chimiques qui peuvent éclairer la question du sel, M.Barrel a rendu B service aux agronomes qui étudient la question de ce condiment, et aux cultivateurs qui en font consommer, Nous rapportous le résumé des conclusions d'un ouvrage qu\u2019il a publié sur ce sujet : 1.Une certaiue quantité de chlorure de sodium (sel de cuisine) est chaque jour nécessaire à l\u2019accomplissement des fonctions animales ; 2.Chaque espèce exige une dose de sel proportionnelle à celle qui est contvnue dans son organisme ; 3 Cette dose doit être d'autant plus forte, que la qualité des aliments devieut plus mauvaise ; 4.La dose qui doit être ajoutée à la ration est en outre proportionnelle au poids de l\u2019animal, et la quantité ainsi obtenue doit être diminuée de celle qui est naturellement contenue dans les substances animales.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Chose et autres Le sucre de bettoraves \u2014La sucrerie de betteraves de Farnbam vi a commencé sa fabriontion le 4 octobre dernier, vient achever sa campagne sur los bettraves fraiche pour cette année.La quantité de betteraves fournies à l\u2019usine est d'à peu près six milles tonues.Tous les cultivatenrs qui se eont occupés de cette industrie sont très-contente du résultat et se préparent pour ls campagne prochaine.Nous ne pouvons que félioiter ls nouvelle administration de Farnham sur ses excellents résultats, d'autant plus que c\u2019est la première fois qu\u2019une semblable expérience à rénssi au Canada.* XK XK Cing générations sous le même toit.\u2014Qnelqu'an de Quében qui eat alld visitor une famiils de 6+ cunnalssance à la Rivière- Quelle, a vu une famme âgée de 90 ans, uvait dire à va fille : \u2018 Ma fille va dire à ta fille que la fille de es fille plenre.\u201d Il à constaté que cinq générations vivaient sous le méme toit.Mme Boucher est la fil © de Mme Piuzn; Mme Lizotte est sa tite-fllle ot Mme Busulieu l\u2019arridis-petite-Aile, ot c'était l\u2019en- nt de cette dernière qui reposait dns le berceau.nomuiée Piuze, qui Nos pécheurs.\u2014Un connaisseur de grande autorité qui arrive du Labrator dit que les déprédatiora anxquelles se livrent les pôchen's dans leur détresse rniveront infailliblement nos pô- chories en quelques années, si l\u2019on n\u2019y met pxa ordr: Les pô- ch nrs ne ve servent pes seulement des \u2018ets, nui détruisent déj le poisson mais anasi d'un mécanisme qui effraie les pois- gour et le» pousse à entrer aus les filets.Ce procédé empêche ls multiplication du poisson, i * KK Le \u201cCanada.Frangais\u201d.\u2014La \u201c Cavada-Frangais \u201d ceseera de paraître en Jauvier prochain, Ls dernidee livraison contiendra Ia publination de certains travanx commeucés et qui sont très- importants, C'est avec pelue que nous voyons disparaître cette excellente revue a laquelle collaboraient nus meilleures plumes canndiennes, x %* Le Dictionnaire Généalogique \u2014Un mouvement eat fait, paraté- il, \u2018our «rguger |e gouverurment à couk-nuer la pablication du Dictionnaire Généaloyique de M.l\u2019abLé Tungoay Le travail de Mgr T.guay comprend à l'heure actuelle sept volumes.Notre bénédictiu canadien a dressé la génésiogie nos families jusqu\u2019à la cession et il ponrrsit\u2014si on lui en donnait les moyens\u2014poursuivre son «uvre jusqu\u2019à 1550, #%%* Le transport du bétail.\u2014La nouvelle que les antorités impé- Tiales ont interdit à un certain nombre de steamers le transport du-bétall en Angleterre a oausé beaucoup d\u2019émoi dans les cercles commerciaux de cette province.Cett» nouvelle a été annoncée par un cablegramme que Sir Charles Tupper à adres- 86 au Département de l\u2019Agricultnre.Le cablegramme ne fait as connuître lea steamers qui sont sctuellement sons le coup de cette défonue, muis on sait que l'un des derniers steamers, arrivés eu Angletrrré avec une cargaienn de bétail, eet le Corean, purti de Montréal pour Liverpool ; on a orn pendant quelg \u2018© temps que le bétail de ce steamer était atteiut de pneumonie, sais rien n'a confirmé ces sourçons, Le Corean avait & son bord 313 bôtes à cornes et 4v3 moutons.On suppose que le bétail canadien en Angleterre sera complètement probibé.Uue asvinblés les exportateurs aura lieu prochainement à Montréal pour discuter cebt« iwportaute question.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 RECETTE Moyen d'empécher les mauvais effete d'un coup d'eau froide y pour les chevaux à la suite d'une marche Coon Avant tout, il faut éviter avec soln de donner an cheval en transpiration, uve eau froide et glacée, qui peut quelque fois lui donner la mort instanément ; il faut aussi éviter de le iais- ser Loire trop abondamment, lors même que l\u2019ssu à une tem- pératnre assez élèvee.Mais si par accident, votre cheval boit plus qu\u2019il 1e doit, où boit une eau trop froide, aussitôt qu\u2019il commence à trem ler, fuites-tui prendre nue chopive de boisson fuite bieu poivrée, eb ensuite fuites-le courir jusqu'à ce qu\u2019il soit en complète transpiration.Si vous n\u2019avez ni boisson ni puivre à votie disposition, faites-le courir à toute jambe.et ai vous réusaisez, par ce moyen, à le faire trauspirer, votre cheval est sanvée, PASSA AH RAID ER AR IAS RATHI CANADA PROVINCE DE QUEBEC, COUR SUPERIEURE District de Hamouraska, No.1326.LOUIS DUGAL, marchand de cuis, de la ville de Fraserville, Demandeur ; v8.JOSEPH PIERRE MICHAUD, marchand de l\u2019endroit appelé Saint-Hilaire, dans la proviuce du Nouveau-Brunswick, Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans les deux mois.Burean du Protonotaire, } Fraserville, co 25 novembre 1800, PELLETIER & PERRAULT, Protonotaires C.8. 408 GAZETTE DES CAMPAGNES CANADA PROVINCE DE QUEDEC, District de Kemouraska No.1327, NARCISSE GEORGES PELLETIER éculer, marchand, de la ville de Frawersi!le e y fursunt adfuires Coimme tel sous la Taisoo sociale de Pelletier Fils & Cie, } COUR SUPERIEURE Demandeur ; re.ULDÉRIC LAPOINTE, ci-dovart de la paroisse de Ste.Rose du Dégelé et maintenant des Etats-1 nis d\u2019Amérigne.Défendeur ; Il eat ordouné au défendeur de comparaître dans les deux mois.Burean du Protonotaire Fraserville, G Décembre 1890 PELLETIER &« PERRAULT, Protouvtuire.C.8, TACHE & RIOU.av.dn dem.| 1891 J.B.Rolland dosaux : le L'Almarach Agricole\u2014pour 1891.4) Les Paillettes d'or, 7e série Actressez saus retard votre demande ef par la posto ces articles.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1891 -Arrangement pour la saison d'hive - 1891 Le et après Inndi, le 24 soven.bre 1890 les trai 4 \u2018io ce che miu partirout de la Station de Stu-Avue (le dimunehe excepté) somme suit : Pour Lévis (accommodation) 24.34 Pour Lévis (Express).225 Pour Lévis (accommoilation.\u2026.9.45 Puar la Rivièra-du-Lonp [ accom 1112 Pour St-Jean et Halifax (Express).1630 Pour la Rividre-du Loup (Accommodation).22.32 Tous les trains marchent enr l\u2019henre dn temps conveution- nel de l'Est.D.POTTINGER, Surintendant en chef Bureau du ohemin de fer, Moncton.N.Bk., Juin 1890.HARAS NATIONAL BURFAU : 30, Rue St-Jacques, MONTREAL FERME : OUTREMONT, près Montréal.CHEVAUX FRANÇAIS 40 Etalous : Normands, Percherous et Bretons, mai.tenant da s nos écuries, TOUS ACCLIMATES PEU DE COMPTANT EXIGE ET ONG CRÉDIT Avis aux Sociétés d'agriculture.aux Cercles agricoles et aur cultivateurs.Achotes longtemps d'avance l\u2019étalon dont vous voulez vous servir ponr la saison prochaine.Ii vers mienx connu de tous et son travail, on attendaut, vous vaudra celui de deux cheveux ordinaires.À tous ceux de nos ollents qui le désirent, nous assnrons le chevsl vendu coutre ls mort ou accident pour nue faible Rulle autre comps, nie ne fait à ses clients aux Etate-Uuis de pareilles conditions aussi eco La Compagnie du Ha «a National, 30, rue Bt-Jaoques, Montréal.POUR 25 CENTS LA LIBRAIRIE & Fils 6 à 14, rue Saint-Vincent, MONTREAL, Adressora franco, à toute poraonne qui enverra la somme ci- 2+ L\u2019Almunach dea Families\u2014pour 1891.36 Le Calendrier de 1s Paisaance\u2014pour 1891.vous recevrez franco POUR 25 CENTS OLDIE & MA ISONS COTON 5 BOBINE SAFES CLAPPERTON [QOFFRES - FORTS] Important -FILS EN TOILE- ECAIVEZ A ALF.BENN os KNOX.ADMINISTRATEUR, Aiguilles à Coudre wemes igus ones | MONTREAL.| MILWARD.= f7{ G.BOIVIN, moutren, (HA NELSONE FILS À Manafacturier en Gros.DE GOUT, Conis:t> Bon Marcos BURDENS : | Poupecs, Jouets, Jeux, D Balais, 1629 FRE Dame, MONTREAL,\u2019 ARTICLES EN pois, be.HOMLUGES ET BIJOUTERIE.EN GROSS.LES MEILLEURES] JOHN W SMITH, 1, abril Locks, Montreal FABRICANT DEW Li «e MONTRES, L.0.GROTHE & CIE, 146310 1.PO SIMPSON, HALL, MILLER & CIE, Manufacturiers | Articles Plaques EN ELECTRO, Manutecture et Magans, 116 01 18 Hos DeBrisoles, Montreal.À.Hnyteau & Frere Marchands de BOIS ve SCIAGE ga Rue SANGU:NET, MOUNIRXAL, Plus liant prit, Pye pat PIA A.& S.NO 90 RUE MOGILL, MONTREAL + Ecrives pour le lists Lijust desprix LA MEILLEURE AU MONDE, THE COOK'S FAVOR) TF_BAKING POWDER.TT Benline A Cafe ot ® Eploen, Souls Mant rs, 624 & 635 rue Craig, Montreal, J.W.PATERSON & CIE D ROLLAND & FRERE, Manufaeturiers de Lmportateurs do Fourniture PAPIERS vous Moubllars ot Koureurs A Batir ot A Couviir.| Matelss on Laine ot o Felt Goudronnee, Orin, Lite à) Remorts (Spring FACADES Resorts 8 Adler pour] Sofas, le Salon, MONTREAL, Chiffons, Os, Vieux Caoutchouc, Crin \u2018c.i, WALKER, 15 Me Common, Montreal NOS er ORGUES.RDHEIMER, 313 RUE 8T.JACQUES, MONTREAL, Prix et termes cunvenabies « toutes les ejasses, HILL & FORBES, Amportatears et Marchands SLANC-DE-PLOMB, Vointures Préparées, VERNIS, VERRE, BROSSES, Etc.S97 rue ft.Jaoques, MONTREAL.Ordres par porte bien remplin mt rane MILLER BROS.& TOMS, Machunistes, MUINAL'S et Ingenieurs ETABLIS'EN tee.110 « 199 rue King, ru amy, Bouma pea oie Entre, MONTREAL, "]
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