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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 23 mars 1893
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1893-03-23, Collections de BAnQ.

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[" dés - ET DUCOLON.-_ 88 cu A Si \u2018a guerie est la derniere raison des peuples, l\u2019sgrierltnse doit en être ls première Emyarons nous du so), Ki nous voulons conserver otre nationalité Unsn,$1 Rédacteur : FIRMIN H.PROULK\u2014Gérant : HECTOR A.PROULK | Un an,$L SOMMAIRE : Revue de la semaine : Ja provineo de Québec représentée À l'Exposition de Chicago, sous le rapport de l'enseignement.\u2014 L'exportation du beurr: ct du fromage dans la Puissance du Canada, Causerie agricole : Jardin _potagé.Sujet divers : Le malaise du cultivateur.-\u2014 Pourquoi l\u2019agriculture ne paie pas.\u2014 Plantes nuisibles aux prairies ct aux pâturagos.-\u2014-Btablissement d'un verger.Choses et autres : Cultiver la terre avec fruit.\u2014Améliora- tions sur une ferme.\u2014La graine de trêfie rouge.\u2014 Favoriser la multiplication dus mauvaises plantes.\u2014 Pulvéri-| sation du sol pour faciliter la germination des graines de jardin potager.Recettes : La rouille pour les objets de fer ct do fer blanc.\u2014 Moyen efficace do saler le beurre d\u2019une manière ré- guère ; REVOE DE LA 5 La province de Québec représentée à l'Exposition Culombienne, sous le rapport de l\u2019enseignement.\u2014 Dans le cours du mois de mai, l'Exposition Colonbienne, qui doit avoir lieu à Chicago, sera ouverte.Dans cette lutte pacifique, où les produits agricoles, industriels, d'économie domestique, chefs-d'œuvre, artistiques, ete, de tous les pays figureront, la province de Québec n'aura pas à craindre la coneur-; rence par le déploiement de le qu\u2019on a mis pour y prendre part le plus avantageusement possible.Les maisons d'éducation y auront une place marquée, tant de la part des collèges, des couvents que des écoles primaires.Les Evêques des Etats- Unis, afin de répondre au désir manifesté par le Souverain Pontife, ont pris une part active & co concours en recommandant aux établissements scolaires catholiques d'envoyer à Chicago des échantillons de leurs travaux.Trois mille écoles au moins y seront représentées.La province de Québec contribuera largement À donner le plus grand éclat à cette ex- \u201chibition, par l'envoi de milliers d'objets de toutes catholiques qui, en cela, ont répondu avec le plus grand empressement à ln demande des évêques de In province et du gouvernement.Cette émulation & été générale, ct à l'égard du plus grand nombre de nos institutions religieuses, l\u2019exhibition comprendra en outre des objets d'art d\u2019une grande richesse eb d'un fini remarquable qui figureront avec avantage | pour la pr.vince de Québec, à l\u2019Exporition Colombienne, Il y aura là l'ensemble le plus complet de {ec qui peut être fait ct enseigné dans les différents séminaires, collèges, couvents, institutions chari- | tables ot écoles catholiques de la province de Qué- | bee, et qui sera certainenierit-digné d'être envié par.sortes, exceutés par les élèves de nos institutions ITLL I viey conyn@ vp (MpuPN SPY 18 GAZETTE DES CAMPAGNES les gütres pays, sous le rapport de la perfection et de l'ptilité Les détails complets, quant à cette ex- hibitith de Ta province de Québec, & Chicago, ne faïiquéront pas d'être dornés et favorablement appréciés, À l'honneur des miiéons d'éducation qui y ont py une si large part, et avec un si grand empiressoment.Lewportation dw beurre et du fromage dans lu Puissance du Canadu.\u2014 Le Canada fait depuis quelques années un commerce d'exportation très considérable en produits laitiers, tout particulibre- ment pour Je fromage.La moyenne do l'exportation du betfre a été de 7,000,000 livres.Cependant de 1880 à 188$, l'exportation du beurre a grandement dimiñné, paisqué en 1880, il a été exporté 18,000,- 006 livres de beuire, et en 1889 l'exportation du béuréé D'était que de 2,000,/000 livres.D'un autre côté, lé fabrication du fromage depuis 1880, a toujours #6 en siguientant chaque année, et le commerce d'exportation du fromage depuis 1880 à 1891 à été ätinelleïnent une moyenne de 73,000,000 Ibs, En 1880, il a été exporté du (\u2018anada 43,000,000 Ibs de fromage et en 1891, 117,000,000 livres, soit 7,000, 000 1be de plus en fromage.Le rapport des Etats- Unis, sur les fromageries, dit que de ces 117,000,000 livres de fromage exporté du Canada, 11,000,000 de livres provenaient des Etats-Unis pour être transporté en Angleterre par voie du Canada.Généralement le fromage qui ne pouvait pas être envoyé di- récternent des Etats-Unis en Angleterre n'était pas, assez souvent, un fromage de meilleure qualité et il était classé sous le nom de fromage Canadien.En Europe, il se fabrique 75,000,000 lbs de beurre plus que pour le besoin de la consommation ; de tous les pays d'Europe, il y ena cinq qui ne peuvent produire assez de beurre pour suffire à la consommation» et pour le besoin de ces cinq pays, il leur faut importer 200,000,000 Ibs de beurre.Dans le royaume Uni d'Angleterre, fl y a exportation annuelle de 184,000,000 1bs de beurre.\u2014 On ne connaissait, il n'y a pas bien longtemps encore en Angleterre en fait d\u2019œufs importés que ceux connus sous le nom \u201c d'œufs français, \u201d Maintenant, grâce à l'amélioration des moyens de transport ils viennent de tous les pays L'importation annuelle, d'après les dernières statistiques officielles approche du chiffre énorme de 1,300,000,000 d'une valeur de £3,500,000.La France et l\u2019Allemarés foarnissent à ellos seules plus de la moitié du iffre total; la Belgique, la Russie, viennent ensuite comme exportateurs d'œufs pour l'Angleterre.Les importations du Canada ont augmenté de 2,000,- 000 à 23,000,000 en une seule année.Comme on le voit, il y & encore une belle marge à prendre pour nos exportations.\u2014 Ie ministère de l'agriculture provincial doit publier bientôt un manuel d'agriculture qui sera mis entre les mains des enfants qui fréquentent les écoles.\u2014 Quelques citoyens de l'Ange Gardien, près de Québec, ont résolu de Lâtir une manufacture où l\u2019on fabriquera de la gelée de pommes.Ce fruit croft en grande abondance chaque année dans cette localité et sur toute la côte de Beaupré ; mais le plus souvent la moitié de lu récolte est perdue.Cette fabrique utiliserait le surplus de ce produit.L'idée est excellente et nous conseillons aux cultivateurs de donner le plus grand encouragement possible à cette nouvelle industrie.CAUSÉRIE AGRICOLE Jardin potager Le jardin potager et Je verger, partout où ils sont bien entretenus peuvent étre une source de grands revenus.Il est donc important de signaler les prinpaux travaux qu\u2019ils nécessitent, et de faire connaître les améliorations à leur faire subir de temps à autre.Il suffit d\u2019abord de se pourvoir d'engrais suffisants et appropriés au sol comme à la qualité des plantes et des arbres que l'on cultive, soit dans le jardin potager, soit dans le verger.Ainsi l\u2019engrais le plus convenable pour les terres fortes, froides et humides est le fumier de cheval ; celui des vaches pour les terres légères et chaudes.Le mélange de ces deux engrais est bon partout, quelque soit la qualité de la terre du jardin potager.La qualité des différents engrais, soit fumier d'stable ou compost, dépend du soin que vous prendrez de l'arranger.Il ne faut pas, à l\u2019égard du fumier, le jeter dana des fosses brouettées par brouettées, et l\u2019amoneeler comme cela sc pratique parfois.Le cultivateur doit prendre la peine de l'étendre, de le secouer lit par lit, avec la fourche de fer, comme on le pratique pour une couche chaude, et mêler autant que possible la paille qui n\u2019est que mouillée avec celle déjà en décomposition.Le dessus des planches du jardin doit être uni, pour que Ja pluie pénètre partout.À l\u2019égard du fumier que le cultivateur destine au jardin, il est nécessaire qu'il y ait deux fosses À côté l\u2019une de l'autre ; de cette manière, quand une fosse sora vide il y remettra le fumier de l'autre fosse, en sorte que le dessous se trouvera dessus ; GAZETTE DES 19 \u2014 CAMPAGNES 1 puis il arrangers A mesure, dans l'emplacement libre, le fumier qu'il sortira de l'étable, et alternati-, vement.Sans cette précaution, il lui faudrait employer d'abord le fumier non fermenté, et celui du fond perdrait sa valeur en vieillissant.; Dès que le fumier sera placé sur une planche du jardin, il lui faudra l'enterrer de suite ct ne point le laisser sécher au soleil ni au vent.A mesure qu'une planche du jardin sera vide, il devra la refumer sans délai, et enterrer assez profondément le fumier pour re les racines de ce qui, sera semé ou planté ne l'atteignent pas.Par cette succession non interrompue d'engraissement et d'en- ! semencement, Jes plantes nese nourriront que de! terreau produit par le précédent fumage, et avec cette précaution, elles ne contracteront point le mauvais goût que communique parfois un engrais\u201d toujours récent.Mais pour obtenir cet avantage important, le eul- tivateur devra bêcher très profondément, de manière À ramener au-dessus l\u2019ancien famier consommé pour, remettre à la place le nouveau fumier, et de cette ' manière le jardin y gagnera sous tous les rapports.Il est nécessaire de défoncer plus ou moins le terrain que l'on destine soit au jardinage, soit à un verger ; car un-bon défoacement est toujours un engrais à perpétuité.Lorsque vous défoncerez un bon terrain, il vous suffira de , ramener la terre du fond en dessus, sur une profondeur de quatorze pouces à trois pieds i c'est ce qui se pratique aisément, en commençant par faire sur toute la largeur de la pièce que vous voudrez soumettre à ce travail, un fossé de trois pieds de large et de la profondeur dés.rée, rejetant! les terres du côté opposé à celui que vous défonce-! Tez, puis ensuite de fossé en fossé, jetant la terre à : mesure dans celui qui est vide, ayant soin de ne pas! laisser de talus, c\u2019est-à-dire que chaque fossé soit aussi large au fond que dessus.Ces sortes de défoncements sont particulièrement | utiles pour les vergers, en ce que le cultivateur peut en proportionner la profondeur suivant l'espèce d'arbres plantés Un jardin potager sans arbres peut avoir une profondeur «le deux pieds, et colui où il y a des arbres, un verger, trois pieds de.profondeur.On pout encore opérer le défoncement d\u2019un jardin potager d\u2019une manière avantagouse et peu dispendieuse en le bêchant tous les deux ans, à doux fers de bôche.Vous ferez ce travail en commençant par fin, } un côté sur toute sa longueur ; rejetez sur Te droite la première béchée tout du long, puis lorsque vous serez au bout vous vous retourneres ot vous jeterex la seconde sur votre gauche, par-dessus la première ; vous ferez la même chose sur une secondé bandt et ainsi de suite.À la fin, il restera une espèce de fossé ouvert, qui servira d'entaille pour une seçonde | année.Lorsquo Je jardin sera engraissé à l'automne, le cultivateur devrs se servir de fumier sortant de l\u2019étable; si ce travail se fait au printemps, il fui faudra utiliser du fumier consommé ou de l'engrais provenant de composts.Le terrain d\u2019un jardin potager y gagne à être défoncé, tout comme celui du verger.Plus la terre du jardin aura de fond, plus les légumes seront beaux, même ceux qui ne pivotent pas; il en est de même | des arbres fruitiers à racines pivotantes, dont-le terrain sur lequel ils végètent doit être nécessairement défoncé.De plus une terre profonde à le grand avantage de conserver sa fraîcheur en été, et de ne pss-être humide À sa surface en hiver, ce qui ne pourrait être obtenu autrement.Co Lorsque la couche végétale n'a que peu d'épsis- sour et que le fond est absolument mauvais, lé travail est plus coûteux, parce qu'il faut replacer la terre dans le même ordre où etle était; ce qu'on exécute en la séparant sur les deux bords du fossé, et on la rejetant alternativement aussitôt après je défoncement.Si vous fumez alors pardessus la mauvaise terre avant de remettre la bonne, vous opèré- rez une grande amélioration.Si encore, avänt de remettre cette mauvaise terre, vous pouvez garnir le fond des fossés avec des broussailles ou du vieux bois, vous obtiendrez un résultat avantageux.Enfin, améliorez le terrain de votre jardin ou de votre verger, peu à la fois, mais prenez le soin nécessaire pour que ces améliorations soient bien exécutées.Les choses faites à demi, sont de l'argent mal placé.Une autre amélioration à faire, c'est lorsque la terre du jardin est tout-à-fait mauvaise au fond, de la transporter sur les chemins et de la remplacer par d'autre que vous.ramasserez au pied des haies» sur le bord des fonsés, partout enfin où vous paurres en trouver.Ce qui n\u2019perasionners aucune dépense que le charroyage.Un terrain léger ot sablonnoux est, sans contredit, le plus favorable à la culture des légumes: Du sable pur et famé produit la plus vigoureuse véydtas 20 GAZETTE DES CAMPAGNES tion ; quelques légumes aiment les terres fortes, mais le plus grand nombre no s'en accommodent pas, et ils sont Âcres et tardifs, Si le cultivateur desting pour le jardin potager unc terre forte, il peut la corriger avec du sable fin, cela vaudra un engrais, Si le terrain est caillouteux, il devra retariler avant et après avoir bêché, puis enlever les cailloux après chaque béchage.Ces cailloux devront être placés en tas, pour les utiliser À aplanir les allées du jardin, ou à raccommodor les chemins dans le voisinage de - Ja maison ou de la basse-cour.Sur une ferme, rien ne saurait être d\u2019aucune utilité, tout particulièrement à l\u2019égarl des déchets de la maison, ete, qui peuvent être utilisés, soit pour le jardin où le verger ou autres cultures.Si vous avez dans votre jardin quelque allée dont le terrain soit bon, il serait avantageux d\u2019en enlover la terre pour la porter petit à potit où elle sera utile ct la remplacer par des cailloux.À l'égard du jardin, comme des autres cultures, il | \u2018n'est pas nécessaire d'entreprendre du même coup et à la fois des travaux immenses ct dispendieux, et pour cela même s'endetter ; ce serait tomber d'un mal dans un autre.Faites les améliorations qu\u2019il vous sera possible et à la longue, suivant vos moyens .pécuniaires et le nombre de bras dont vous pouvez disposer, sans cependant négliger les travaux urgents.La distribution d\u2019un jardin potager importe peu ; il suffit que le terrain soit partout mis à profit.Cependant en tout, il fant y mettre de l\u2019ordre et de la régularité : de cette façon, le jar(lin pourra être facilement entretenu.Tout devra être tracé au cordeau, eb l\u2019espace nécessaire réservé pour que la plupart des travaux puissent être exécutés de manière à épargner le plus possible la main d'œuvre.Un terrain un peu en pente est extrêmement avantageux pour le jardin potager.S'il ne l'est pas, donnez-lui un peu cette inclinaison en élevant de temps à autre, par quelques rembiais, le côté du nord, et on exigeant que toutes les fois que vous bécherez une planche, vous commencerez par le côté du nord, en tirant au midi.Par ce moyen, vous obtiendrez une inclinaison favorable.Ne plantez jamais de haies vives autour de votre Jardin ct même de votre verger, à moins que ces haies ne soient séparées par un large fossé.Le plus souvent ces liaies, outre qu\u2019elles épuisent le sol sur une grande superficie du jardin, du moins à l\u2019égard de certains arbustes utilisés pour cet objet, tel que fe nerprun par exemple, servent de refuge aux insectes de toutes sortes.De plus les graines que ces lies produisent, sont emportées par le vent à quelque distance de la haie, et dès qu\u2019elles sont mûres, elles ne tardent pas à germer et à produire alors des plants plutôt nuisibles qu\u2019utiles au jardin Il est nécessaire «le tailler les haies avant que les graines qu\u2019elles prodnisent soient mûres ; ce serait le moyen de prévenir l'inconvénient que nous signalons plus haut.\u2014\u2014\u2014_ Lo malaise du cultivateur Le cultivateur se plaint que l\u2019agriculture ne paye pas, malgré qu\u2019actuellement il ait tous les avantages possibles d'améliorer sa position, tant au point de vue «du perfectionnement en agriculture que des avantages que lui procurent les industries agri- cules, s'il sait en profiter en contribuant à fournir de bonne qualité les matières premières qu'exigent [les différentes industries, qui font la richesse des {villes comine des campagnes ; si ces dernières sont délaissées, si le cultivateur abandonne le travail des champs pour celui des manufactures, il y aura nécessairement encombrement d'ouvriers dans les villes, diminution considérable de produits agricoles dans les campagnes, et le malaise deviendra général.Cet état de choses se réalise que trop, dans plusieurs localités ; c\u2019est au temps de l\u2019année où les tra- | vaux de culture sont les plus urgents que l\u2019émigration se fait plus vivement sentir.Pour ees différentes raisons, les plaintes que l'on ,eroirait avoir raison de formuler ne sont pas inhérentes senlement au cultivateur qui, lui, doit se réjouir d'être agriculteur; mais les hommes de métier, (les industriels et les commerçants en grand nombre j qui habitent les villes, et qui comptent sur les campagnes non-sculement pour la nourriture, mais pour alimenter leur industrie manufacturière, pour faire échange de produits agricoles, ete, ceux-là ont grandement raison de s'alurmer de la désertion des cam- .pagnes ; car ils ont tout particulièrement à en souf- ; frir, soit par l'encombrement des ouvriers qui offrent leur travail au rabais, soit par la difficulté que les munufacturiers et les marchands éprouvent à réaliser des profits suffisants par la fabrication de produits industriels, et même pour en opérer la vente de manière à rencontrer les frais de fabrication ou (le prix d'achat, ete.Afin de changer cet état de choses, nécessairement chacun essaie d\u2019en trouver la cause, pour y GAZETTE DES CAMPAGNES 21 porter remède.Si le cultivateur éprouve du malaise, iln'a à s'en prendre qu'à lui-même, contrairement à ceux qui ne comptent que sur l'industrie, le commerce et un métier pour avoir de l'emploi, Si le cultivateur n'obtient pas parfois un prix suffisant pour la vente de ses produits agricoles, ct qui lui permettrait de se créer un petit capital ; de plus, si la récolte vonait à manquer partiellement, tout au plus le cultivateur serait privé de vendre autant de grains ou autres produits agricoles, et il pourra au moins obtenir sur sa ferme ce qui est nécessaire À sa famille ; il n\u2019aura pas À craindre le chômage auquel l'ouvrier dans une ville est souvent astreint, car sur sa ferme le cultivateur peut constamment utiliser son temps à des travaux d'améliorations utiles qui chaque année, tout en augmentant la superficie de terre arable, les récoltes en produits agricoles de toutes sortes augmenteront, les frais de eulture seront par la suite moins dispendieux et les profits plus considérables.Mais ce que le cultivateur duit craindre, ce sont les dettes contractées inutilement, sans aucun profit pour sa terre, et l'amélioration de sa ferme, sans espoir d\u2019en diminuer graduellement le chiffre ; par cette imprévoyance, le cultivateur se met dans l\u2019impossibilité d'améliorer sa terre qui exige des travaux indispensables pour produire de bonnes récoltes : de là ses plaintes.\u2014\u2014\u2014 Pourquoi l\u2019agriculture ne paie pas Cela peut être dû & un grand nombre de causes que le cultivateur peut souvent prévenir par une plus grande attention portée à la culture de sa terre ou par d\u2019autres moyens qu\u2019il lui est possible de mettre en pratique.Nous signalerons tout particulièrement une des raisons pourquoi parfois l\u2019agri- griculture ne paie pas, et à laquelle il n\u2019attache pas assez d'importance.C'est le fait de ceux qui, dès le début de leur exploitation agricole, veulent faire de l'agriculture en grand, et achètont une ferme d'une trop grande étendue pour leurs moyens pécuniaires ou leurs connaissances pratiques en agriculture.Que de déceptions parmi les jeunes cultivateurs qui ont débuté ainsi, déponsant une somme d'argent assez considérable, pour arriver à vendre une ferme assez considérable la moitié du prix payé, même moins.Le cultivateur qui à une terre n'ayant que quarante arpents peut arriver à réaliser autant de profit et même davantage que celui dont la terre est deux fois plus grande ; le premier, par la pratique d'une culture raisonnée, arrivera à récolter trente minots de blé par arpent, tandis que l'autre aura peine à récolter trente minots de blé par deux et même trois arpents de terre, Il en sera ainsi et en proportion pour les autres cultures.Le plus généralement, le propriétaire d\u2019une ferme d\u2019une moyenne étenduc s'enrichita, tandis que le propriétaire d\u2019une grande ferme aura peine, le plus souvent, à rencontrer ses frais de culture.Le cultivateur ne saurait donc dout:r que par une eulture concentrée, il parvient plus facilement à enrichir le sol, et d'une manière permanente par la rotation adoptée à l'égard des récoltes ; tundis qu'en exploitant une ferme d\u2019une trop grande étendue, le cultivateur court le risque du l'appauvrir de plus en plus chaque année, s\u2019il n'a pas le temps et les moyens de la cultiver dans toutes ses partics, et d'y faire les améliorations nécessaires chaque année.Une terre rep:ésente un cipital en argent assez considérabi >, et il inporte nu cultivateur de prendre tous les moyens possibles d'en retirer le plus grand profit.Pour cela, le cultivateur doit lui-même soigneusement diriger toutes les exploitations de sa ferme et cultiver de manière à obtenir d\u2019abondantes técoltes ; aucune partie de sa terre ne doit être négligée, tant sous le rapport de l'agriculture proprement dite, qu'à l\u2019égard des travaux réguliers de la ferme, quant à l\u2019élevage et l'entretien du bétail, etc, \u2014\u2014_\u2014 Plantes nuisibles aux prairiss et aux pâturages Viperine commune (lungue dote) \u2014Plante bisannuelle commune, «le deux & trois pieds de hauteur, fleurs bleuâtres, à grappes en forme d'\u2019épi, à feuilles lancéolées linaires, aigues ct atténuées à la base, La floraison a lieu de juin à août.Cette plante nffec- tionne les terrains calcaires et elle pousse dans les lieux arides et incultes, sur les rochers, sur les pelouses sèches et rocailleuses, eb dans certuines prairies artificielles où elle se multiplie parfois à l'excès et alors devient nuisible aux prairies par son abondance.Les aspérités la font partout repousser des animaux qui la broutent seulement quand elle cat jaune.Cette plante végète aussi le long des che mins près das clôtures, ct dans les champs où la culture est particulièrement négligée.A l'automne, le vent se charge d\u2019en disséminer la graine tout particulière- rement le long des clôtures et dans les digues de pierres.Le plus sûr moyen de détruire cette plante, c'est do la couper avec la bêche à quelques pouces 22 GAZETTE DES CAMPAGNES \u2014\u2014\u2014 au bas de la surface du so), et au moment de sa floraison.Si cette plante n\u2019est coupée qu'à la surface du sol, elle ne végétera qu'avec plus de force par l'augmentation de nouvelles tiges.Cette plante possède une forte racine conique ct pivotante renfermant un sue rougeÂtre.Lithogpernum arvense (herbesaux perles)- Cette plante est un véritable fléan, tout particulièrement là où l'on cultive le blé d'automne, où cette plante prend tout particulièrement racine.Là où l'on récolte que du blé de printemps, cette plante parasite est plus rare.La tige d\u2019un pied de hauteur, est dressée, ferme et très rameusu au sommet, les fleurs sont petites et blanches, la racine rouge.les graines dures et quadranculaires, et elles conservent pendant plusieurs années leur faculté germinative.La culture de plantes sarclées les fait disparaître, ou on les arrache à la main, avant le temps de leur Horaison.Coqveret (cerisier d'hiver).\u2014 Espèce de plante commune venant dans les lieux ombragés et dans les terrains calcaires ; baie de la grosseur d'une cerise, lisse et d'un rouge vif.Les animaux ne touchent Las ses feuilles qui répandent une odeur nauséabonde quand on les froisse.On les débarrasse par la eul- ture de plantes sarclées.Convoleulus arvensis (le liseron des champs.)\u2014 Cette plante à tiges volubiles, couchées ou s\u2019élevant sur les plantes voisines est tout particulièrement nuisible dans les jardins et devient difficile à détruire ; les fleurs sont blanches et roses sur les angles ; les graines sont noires et écailleuses.Cette plante est très répandue dans les lieux cultivés, parmi les blés, dans les champs et les moissons et dans les autres cultures, dans les terrains en friche, au bord des chemins et même dans les sables avides.Elle est mangée avce plaisir par tous les animaux, et elle contribue à rendre fourragère la paille à laquelle elle est mêlée.Dans certains pays, cetto plante est tout particu- librement récoltée counne plante fourragère.Cependant là où il est abondant, le liseron, en étouffant les semis tardifs, est nuisible aux diverses plantes autour desquelles il s'enroule, tout particulièrement au blé, au chanvre, au lin, d'autant que se multipliant facilement par ses racines profondes et extrêmement vivaces, le liseron est toujours fort difficile à arracher.Le cultivateur n\u2019y parviendrait que par de bons labours et la propagation de prairies articielles qui, dans la grande culture, est leseul moyen de gen débarrasser.Btablissement d\u2019un verger Le verger doit être pour ainsi dire le carollaire du jardin potager, car le travail à exécuter dans ce dernier est une bonne préparation aux travaux nécessités par la culture des légumes et des menus fruits qui peuvent y avoir leur place.L'expérience acquise dans les jardins-écoles serait donc une voie ouverte à la pratique du jardinage ct de arboriculture qui devraient plus généralement faire partie de l\u2019exploitation d'une ferme.Nul doute que par le concours des sociétés d\u2019arboriculture, les jardins eb les vergers sont en plus grand nombre qu\u2019autrefois dans les campagnes.Avec la perspective d\u2019un meilleur succès quant à la bonne qualité des légumes et des arbres fruitiers qu'il est possible d'obtenir, et tout particulièrement pour en faire le commerce, il ne manque qu'une chose : l'expérience pratique du jardinage et de arboriculture.Le grand succès obtenu à l\u2019égard des diverses espèces de légumes de même que des arbres fruitiers, grâce aux expériences faites par les horticulteurs et les pépiniéristes, ne laisse aucun embarras au eul- tivateur sur la qualité des graines de même que des arbres fruitiers à obtenir pour rendre profitables le jardin potager ct le verger ; seulement le cultivateur ne doit pas viser au bas prix, soit des graines, soit des tubercules, arbres fruitiers, ete , dont il aurait à faire l'achat, car pour cette exploitation agricole si réménuratrice, ce serait faire un mauvais début dans le jardinage et l\u2019arboriculture.Nous avons dit ce qu\u2019il fallait faire À l\u2019égard du jardin potager et du verger À la fois, et il ne reste que peu de détails À donner sur le verger en particulier.Choisissez pour établir un verger, un terrain que vous aurez préalablement drainé s\u2019il est trop humide, quelque peu graveleux, profondément défoncé dans toutes ses parties, et bien engraissé.Un terrain qui aurait déjà préalablement servi au jardin potager, et ayant son exposition au nord serait préférable, Quant à la distance à laisser entre chaque arbre qu'il convient de bien alligner, voici à peu près ce qu\u2019il y à à faire: Pour les pommiers Fameuse, St- Laurent et Golden Russet, ils doivent être séparés de trente À quarante pieds les uns des autres ; quant aux autres variétés de pommes plus hâtives, dix-huit pieds d\u2019un sens et vingt-quatre pieds de l\u2019autre serait une distance suffisante.De ces derniers sont les Weslthy, Duchesses, Transparent jaune.Pour la plantation, faites en sorte que les racines aient suffi- GAZETTE DFS CAMPAGNES 23 samment d'espace afin de s'étendre et de pivoter ;|devra être utilisée avec le plus grand soin comme semence mottez au fond unc terre bien pulvérisée et grasse |et être semée en temps opportun, ni trop tôt, ni trop tard.que vous mêlerez avec un peu de terre enlevée du ond; enlovez les racines enlommngées, pourvu t'il en reste suffisamment pour assurer la réussite e l'arbre.En plaçant la terre autour des racines, faites en sorte qu\u2019il n'y ait aucun vide, quelque petit qu'il soit, et faites que la terre adhère le plus possible aux différentes racines, même les plus petites, afin d'assurer le succès et une prompte végétation de l'arbre.Favoriser lu multiplication des mauvaises plantes.\u2014 Trop souvent il arrive que le cultivateur, au licu de travailler à détruire les mauvaises plantes, prend que trop souvent le moyen d'en favoriser davantage le développement en mettant les graines des plantes parasites à l'abri des gelées, jusqu\u2019à leur germination au printemps ; s'est alors que les mauvaises herbes de toutes sortes se dévelop- dent promptement et en abondance.Ainsi, à l'automne, le cultivateur met toutes espèces de 11 est important que la surface du sol, niauvaises graines à l'abri du froid par les labours; au autour de l\u2019arbre, soit tenue dans un bon état de |! printemps, cn labourant de nouveau les mêmes champe, il pulvérisation, afin d'empêcher que l'arbre qui doit ; Col être arrosé de temps à autres pendant les premiers mois de sa plantation ne souffre de la sécheresse.\u2014_e Choses et autres l donne à ces graines de plantes parasites la chance de se développer plus rapidement ct avec avantago en ramenant les graines à la surface du sol.Ce n\u2019est pus qu'il faille abaudonner les labours d'automne, partout où la vaturo du sol l'exige ct le permet, c'est même uno avauce pour les travaux de culture du Cultiver lu terre avec fruit, \u2014l\u2019our cultiver la terre avec printemps.Mais comme le cultivat:ur doit cr mpter avec les fruit, il est néceseaire d'inscrire dans un cahier tous les Mauvaises herbes, il est absolument nécessaire de les dé- travaux faits, ct de dresser à côté une colonne d'obscrva |truire avant la maturité de leurs graines, et alors sans dan- tions, afin de tirer des conséquences utiles, car la mémoire | ger labourer à l'automne ; attendre que les graines soient ue saurait suffire À tous les détails, | mûres avant que d\u2019arracher les mauvaises plantes, co serait Les vb
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