Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 15 février 1894, jeudi 15 février 1894
[" XXIXe année .Sain'e-Anne de In Pocatière, P.@., 15 Février, 1894 Ko 40 es SNA ESS be SUT yy Siti guer eed ta dir ire roleon des pou Euz-arous nous du sol, si pous voi iples, l\u2019agriculture duit en êtie la première Blont coiserver notre nationalité manne res RAA SDS AT SE TESST TT ECE Unan, $1 Rédacteur : FIRMIN H, PROULX\u2014Gérant : HECTOR A.PROULX Un an, $i SOMMAIRE : Revue de la semaine : L'œuvre des missionnaires agricoles, ; \u2014Une statue miraculeuse \u2014Jourval d\u2019un Pèlerin (Suite et fin).\u2014 Convention des cercles agricoles du diocèse de Saint-Hyacinthe.Causerie agricole : Les cercles agrienles ct le Syndicat des eultivateurs do la provioce de Québec; le but ct l'orga- visation de ce Syndicat.Sujets divers : Quels sont les avantages obtonus par le drainage du sol \u2014 Innovations en agriculture, Choses ct autres : Perfeetionnement de l'agriculture.\u2014 Avantage de la culture de la spergule comme plante fonr- ragère \u2014Près défrichés et la culture des céréales \u2014Uti- | lité de l'écorce ou des racines de l\u2019orme.\u2014Surcau à fruits noirs.\u2014 Les fouilles de bouleau.- Les baies de gonévriers, Navets oblongs et ronds.Recette : Moyen du nuttoyer les toiles pointes.==-rrmeone ose mais.Pere AU ISS.\u2014 Nous prions ceux qui ne sont pas co règle avec l'administration de notre journal, de nous faire parvenir immédiatement le montant qu\u2019ils nous doivent le ces paroisses, avec en outre un sermon distinet sur le luxe, l'intempérance et l'émigration, quand les circonstances le permettaient.0 Une statue miruculeuse\u2014Dans un récent numéro du Month, un révérend père jésuite donne la très intéressante description d'une statue\u201d miraculeuse de Notre-Dame, à Mellhcha, dans l\u2019île de Malte.La statue qui.se trouve dans une ancienno grotte de grande profondeur, est haute d'environ sept pieds.Elle est taillée dans un seul bloc de pierre, et elle représente la Sainte-Vierge tenant enfant Jésus sur son bras gauche, tandis que son bras droit pend libre à son côté.Lo père jésuite, accompagné de plusieurs étu- \u201cliants attirés par la tradition qui attribue un ea- ractère miraculeux à lu statue, la visita, Jadis, dit la tradition, on avait souvent vu la main de là statue se remuer.Voici ce que dit l\u2019auteur de ce récit : \u201c Pendant que j'examinais attentivement la sta- REVUE DE LA SEMAINE L'œuvre des missionnuires agricoles.\u2014 Le Rév.M.Poirier, tnissionnaire agricole dans l\u2019archiliocèse de Québce a visité cinquante-deux paroisses ou missions depuis le commencement de juillet dernier.H tue vénérée, jo demandai quelle main était sénsée se mouvoir.Ou me dit que était la main droite.Je la regardai.Elle était paffaitement immobile, Mais presque aussitôt les doigts commencèrent à se mouvoir tranquillement ; lorsqu'ils curent pris une position graciouse, la muin so leva, descendit lente - à donné une couférence ct même deux dans chacune HL 386 GAZETTE DES CAMPAGNES ment ot finit par faire une croix, Après quelque moment le geste fut répété.Le miracle fut parfuitement observé par tous les étudiants, par les protestants comme par les catholiques.Un autre prêtre fut appclé, et tous deux s'assurèrent que le mouvement de la main n\u2019était pas une illusion de leurs sens.Bientôt les étu linats remnarquèrent que la main de l'enfant Jésus remuait aussi.Je regardai, dit le religieux, et vis la petite main qui nous Léni wait.Le petite tête aussi remuait tranquillement et l'apparence du visage était changée.\u201d L'enquête paraît avoir été fuite avec le plus grand soin et scientifiquement, Ceux qui s\u2019y étaient rendus nu s'attendaient nullement à y voir un miracle.Le récit de cette nouvelle faveur de Notre- Dame aura probablement pour résultat de stimuler la dévotion À l'égard de cette merveilleuse statue que.constitue le principal trésor de Mullchcha.JOURNAL D'UN PÈLERIN (Suite et fin) Après cela, ila sont montés en grand nombre au calvaire pour y réciter les prières du chemin de la croix.Un calvaire attire toujours les âmes en«lolo- ries, et quelles sont celles qui ne le sont pas un peu ?Les porte-croix sont nombreux en ce monde, et ceux qui aperçoiveut un Golgotha simulé sur une colline en font volontiers l'ascension pour se familiariser avec la pensée que la vie est une marche pénible à trayers les souffrances et dans la direction du sacri- tice.Du reste, le calvaire de Lourdes, du haut «du rocher qu\u2019il domine, offre aux regards un gracieux pano- rame.Les touristes montent souvent à la cime des montagnes pour assister au lever du soleil et voir le roi du jour poindre nous leurs pieds.A Lourdes, quand nous sommes sur le calvaire, nous avons à nos pieds et sous les yeux le fief de lu Suinte-Vierge : le sanctugire avec son clocher, le val avec son gave, la prairie avec su pelouse.C'est un site admirable qui doit faire rêver le peintre, le photographe, Je poète.Toutes les muses peuvent s'y donner la main en présence d'une rianto perspective.La religion elle-même ne peut que s'applaudir du paysage : la Vierge aurait pu apparaîtro à la cime de la montagne : elle ne l'a pas voulu ; clle s\u2019est montrée dans In grotte de Mussahiclie, presque au niveau du sol.N'était-ce pas pour indiquer qu'elle voulait se rendre accessible & tout le monde et qu\u2019elle désirait se rapprocher le plus près possible de l'humanité ?On lui prouve qu'on l\u2019a comprise, et voilà pourquoi Lourdes est devenu un point dadmiration pour l'univers catholique ; voilà pourquoi, de tous les points du globe, on y vient pour chercher dex proiliges et des bénédictions.Quelqu'un se demanduit devant moi pourquoi on y voyait plus de femmes que d'hommes La réponse est facile.Les historiens ont remarqué que Notre- Seigneur, dans scs courses évangéliques, était surtout suivi par dos femmes ct des enfants.Quelques hommes quittaient Lien leurs filets ou leur comptoir pour se joindre à lui, maïs c'était le petit nombre.es choses n\u2019ont pas changé.Le cœur humain est resté le même.Certes, les hommes qui savent quitter leurs filets, leur comptoir, leurs plaisirs, pour aller à Lourdes ne manquent pis, mais on no saurait nier que les femmes y viennent toujours en plus grand nombre.L'homme défend la patrie, la femme défend l'Eglise, et, d\u2019ici à la fin du monde, il n'est pas à présumer que cette dispo-ition providenticlle qui donne à l'âme féminine un apostolat particulier soit jamais changée.Hâtons nous de remarquer toutefois que, souvent, Lourdes reçoit des pèlerinages composés exclusivement d'hommes, Dans tous les cas, il faut signaler le nombre infini de prêtres qui, seuls on accompagnés de fidèles, entreprennent chaque année la picuse pérégrination.n voit & la sacristie de la crypte, de la basilique et du Rosaire, un livre sur lequel inettent leurs noms ceux qui ont célébré la messe clans l\u2019une des chapelles du sanctuaire, et on retrouve là, parmi des noms obscurs, des noms constellés de gloire : des petits vicaires à côté de nonces apostoliques, des prélats avee des religieux, des curds de paroisse avce des princes de l\u2019Kglise ; et, quand on regarde les nationalités diverses représentées par ces hommes «le Dieu, on découvre dans une colonne de noins géographiques les chrétientés des cin, parties du mende: a Russie y rencontre la Pologne, la Lorraine y coudoie la Prusse et le Céleste-Empire y sourit À notre République : Pétersbourg ct Cracovie, Naney et Berlin, Pékin et Paris, se donnent la main dans une fraternité édifiante et touchante à la fois qui ne pout guère, hélas ! exister que sous la rubrique de Dieu et la Lannière de Marie.Ce qui existe sans conteste, c'est la fraternité vraie des pèlerins, quel que soit leur langage ou leur costume.Les sourires, les amitiés et les poignées de main s'échangent avec uno cordialité qui fait penser aux premiers temps de l'Eglise, et cela dans toutes les rencontres : à la grotte, à l'hôtel, à l'hôpital.A la grotte, on fait connaissance ; à l'hôtel, on s'assieil à ln même table ; à l'hôpital, on sympathise bien vite.Ce dernier logis ne reçoit que des malades pauvres, mais ceux-ci ont toujours à dépenser un trésor d'affection qui est en raison directe «de leurs souffrances et de leurs misères, Partout, enfin, on se sent frères mieux qu'ailleurs, on se le dit de mille manières, on se le prouve par millo petits riens qu'un autre ciel ne saurait inspirer.À l'hôpital, j'ai entenlu une pauvre fille percluse s'écrier, en présence d\u2019une compagne qui venait d'être guérie après un bain à la piscine : \u201c Comme olle est gâtéo de la Sainte Vierge, celle-là i Je viens GAZETTE DES CAMPAGNES \" 887 d'aussi loin qu'elle, j'ai fait autant qu\u2019elle, et me voilà toujours dans le même état ; j'ai envie de faire un procès au bon Dieu !\u201d La jalousie est un vilain défaut ; mais, n'est-il pas vrai qu'il peut y avoir de saintes jalousies?.Si je ne me trompe, celle-ci est du nombre.C'est aussi uno sainte jalousie qui s'empare des pèlerins partants quand ils voient ceux qui restent.Nous partons après deux jours d'enthousiasme, de prières et de ferveur.Il me semble, pour ma part, que mon âne a pris un bain surnaturel et qu\u2019elle s'en va plus robuste et plus forte.Nous faisons nos adieux à la grotte.Il y en à qui pleurent.Je ne suis pas bien sûr de n\u2019avoir pas fait comme eux.Il me semble que je ne rapporte pas mon êvne tout entière et que j'en ai laissé quelques parcelles attachées à la grotte.Je ne ferai pas un procès nu bon Dieu, mais je reviendrai.Les poètes compare la vie à un banquet.Dans les banquets, nous avons plusieurs verres devant nous pour déguster des vins de différents crûs, La Providence nous traite de la même manière : elle met devant nous des coupes différentes, dont les unes sont douces et les autres amères.Un pèlerinage a Lourdes est, pour une âme vraiment chrétienne, une coupe enchanteresse.* a» Le journal s\u2019arrêtait là.Qui l'avait écrit ?Je l'ignore.J'ai reconnu cependant, sous l\u2019écriture, une main masculine.J'ai même cru doviner, grâce à la graphologie, aux caractères tourmentés, aux lignes ascendante», une nature d'artiste, une âme de poète.L'auteur est-il un jeune homme ou un homme fait ?Je n\u2019ai pas su le découvrir.Quoi qu\u2019il en soit, je livre ces pages telles que je les ai trouvées.Elles sont le miroir d'impressions éprouvées et connues par les pèlerins de Lourdes.Ceux-ci pourront s'y regarder, et ils diront, je l\u2019espère : \u201c C\u2019est bien cela !\u201d HENRY CALHIAT.Convention des cercles agricoles du diocèse de Suin!-Hyacinthe\u2014Mardi, lo 13 février courant avait lieu à Saint-Hyacinthe une première convention de tous les cercles agricoles du diocèse de Saint- Hyacinthe, comprenant à peu près une cinquantaine de cercles agricoles.À part les nombreux cultivateurs avoisinant la ville de Saint-Hyacinthe qui assistaient à cette convention une quarantaine des cercles agricoles y étaient représentés par leurs délégués.Mgr Decelles et une trentaine de prêtres du diocèse de Saint-Hyacinthe assistaient à cette fête agricole, dont l'ouverture a été faite par une messe solennelle chantée à la cathédrale de cette ville, pour demander à Dieu de bénir les travaux et d'éclairer les délibérations de cette convention des errles agricoles.Mgr Decelles à préché le sermon de circonstance.Pendant vingt minutes il parla de l'agriculture, de son origine ; il en fit ressortir ses bienfaits, ses richesses et son importance.\u201c Le premier travail, dit Monseigneur, qui a gté imposé à l'homme, c'est le travail des champs.L'agriculture est donc aussi ancienne que le monde ; c'est un art qui vient de Dieu.\u201c L'Eglise à toujours travaillé au développement de l\u2019agriculture ; elle s'est partout montrée l'amie dévouée du cultivateur qu\u2019elle n\u2019a cessé d'encourager elle a infusé dans le cœur du cultivateur l'amour de «a vocation.L'Eglise se réjouit aujourd\u2019hui en face de ces assises pacifiques que vous tenez pour apprendre à améliorer votre condition et rehausser Ja prospérité nationale.Mar Decelles conseilla d'ouvrir ses voiles au souflle du véritable progrès, de s'associer pour s'instruire améliorer sa cndition.Mgr Decelles ouvrit lui-même la séance de la convention agricole où des sujets de la plus hante importance ont été discutés puis des vœux éinis pour la réalisation de différents projets tout à l'avantage des cultivateurs qri ont été soumis à la considération des délégués des cercles agricoles par MM.Ed, Barnard, le Rév.M.Côté, missionnaire agricole de Saint-Hyacinthe, Emile Castel, Chs, Péloquin, W.Lamothe, J.D.Leclaire, et Chs.Chapais, commissaire de l\u2019industrie laitière.M.Gigault, député commissaire de l'agriculture informe dit qu\u2019avant l'établissement «des cercles agricoles il y avait environ 222 paroissey dans la province de Québec qui ne comptaient pas un membre dans les sociétés d'agriculture.Les cercles agri- cales contribuent à en augmenter le nombre.M.Gigault demande aux cultivateurs de profiter des avantages que leur offrent les cercles agricoles, où l'intelligence apprend à conduire les Lras.C'est là, dans les réunions des cercles agricoles, que les cultivateurs doivent se rencontrer, se concerter, s\u2019instruire et faire pour ainai diro des pas de géant dans l'agriculture.L'Hon.M.Beaubien, au milieu «es applaudissements réitérés, exprima sa satisfaction de voir un évêque à la tête des cultivateurs pour bénir leurs travaux.Nos évêques, dit-il, sont toujours les niêmes: ils n'ont pas dégénéré.Ils marchent avec le peuple ils l'éclairent, le fortifient, l'encouragent et le font prospérer.\u201c Il dit que la formation dus corcles agricoles, c'est 358 GAZETTE DES CAMPAGNES le réveil de la nation ; c'est l'inauguration d\u2019une ère nouvelle, toute remplie de bonheur ct de prospérité- Avant 18 mois, il y aura 980 cercles agricoles de fondés duns la province, c'est-à-dire un par paroisse * Que l\u2019agriculture soit prospère, et vous verrez partout régner l'abondance.\u201d Après un discours de M.le Dr \u2018Grignon, Mgr Decelles leva la séance cn encourageant les eultivateurs À se réunir le plus souvent possible pour s'instruire dans l\u2019art si beau et si noble «le cultiver la terre.\u2014\u2014_\u2014\u2014_\"__ CAUSEÉRIE AGRICOLE LES CERCLES AGRICOLES ET LE SYNDICAT DES CUL- -TIVATEURS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC, S'agit-il des réunions des membres des cercles agricoles, Jes cultivateurs seront toujours placés sur un terrain où les opinions pourront se rencontrer, cette importante association ayant pour but d\u2019apprendre aux cultivateurs à se bien connaître, à s\u2019estimer et À retirer le meilleur parti de la culture, en ayant recqurs aux systèmes de culture les plus propres à les conduire dans la voie du succès, On appelle l\u2019agriculture \u201c un terrain neutre\u201d; il faudrait plutôt dire : \u201c vn terrain béni \u201d, puisqu'elle permet aux cultivateurs associés en cercles agricoles de se retrouver, de s'unir, et de travailler mutuelle ment à assurer leur bien-être \u2018lans lc noble métier qu\u2019ils exercent.C'est aux réunions des membres des cercles agricoles, où l'on y donne des conférences agricoles entreinélées de causeries familières eur tout co qui peut le\u2018plus vivement les intéresser, que les cultivateurs puiseront des exemples utiles et de précieux conseils qui les guideront sûrement dans la voie des améliorations agricoles ; dans ces réunions, qui devraient être aussi fréquentes que possible, ils y trouveront des membres z\u20aclés qui les guideront, par leurs conseils ct leurs bons exemples, vers le perfectionnement de la culture, et ainsi ils puiseront à ces réunions de bonne entente et d\u2019union intime des enseignements nombreux dans la pratique de leur culture et des notions d'économie rurale pouvant contribuer à faire conserver aux membres des cercles agricoles, et d\u2019une manière gcrérale, des habitudes d'ordre, de parfaite sobriété et «l'amour du travail, si néces- nuires - pour assurer l\u2019aisance dans les familles et Y'ertier succès d\u2019une exploitation agricole, \u201cwe 3 Comme corollaire indispensable au maintien\u2019 des\u2019 cercles agricoles, et pour en assurer la durée d'une manière pratique et avantageuse aux cultivateurs; les amis de l\u2019agriculture, qui se recrutent aussi \u2018bien dans les villes comme à la campagne, ont ern nécessaire d'établir des syndicats agricoles dans le but de donner aux cultivateurs l'avantage non-seulement d\u2019acheter au meilleur marché possible tout ce qui «sb nécessair> aux différentes opérations d'une ferme comme à la culture de toutes espèces de produits, mais encore pour leur faciliter, sur les marchés locaux et des pays étrangers, la vente de tous les produits ] rovenant de l\u2019agriculture qui leur serait possible de vendre, pourvu qu'ils soient récoltés dans de Lonnes conditions et de meilleure qualité ; il en est de même des produits provenant de l\u2019industrie agricole, beurre, fromage, etc.Pour cela la province de Québec a son syndicat particulier, désigné sous le nom : Syndicat des agriculteurs de la province de Québec, et dont le but est d\u2019être particulièrement utile aux membres des cercles agricoles et des sociétés d'agriculture.Ainsi l\u2019agriculture, cette source de toutes les richesses, lorsqu'elle est judicieusement exploitée, recevra ainsi tout l'encouragement qu\u2019il est possible de lui donner, et cela avec les plus grandes garanties de succès et de longue durée, car il lui est possible de compter sur la bienveillance et l'appui toujours si cordial, si généreux et surtout si efficace des membres du clergé qui, à l'exemple du premier dignitaire ecclésiastique, sont tout zèle pour assurer le succès et une longue durée à toutes les œuvres soumises à leur contrôle ct à leur énergique direction.Son Eminence le cardinal Taschereau a bien voulu accepter la présidence honoraire du Syndicat des agriculteurs de Ja province de Québec, et Sa Grandeur Mgr l'archevêque Bégin en est le président actif; plusieurs membres du clergé forment aussi partie de la direction de ce syndicat, ensemble avec quelques membres du Conseil d'agriculture, le président de l\u2019industrie laitière et des personnes notables occupant des postes importants dans plusieurs sociétés commerciales et qui sont tout particulièrement intéressés au progrès de l\u2019agriculture.Sous ces considérations, il n\u2019y & certes pas un cerclo agricole qui ne voulut pas avoir son représentant dans ce syndicat qui sera, à n\u2019en pas douter, le .continuateur de l'impulsion que les missionnaires agricoles ont su donner aux cercles agricoles en si GAZETTE DES CAMPAGNES 889 grand nombre dans notre province, grâce à la direction donnée par ceux qui sont aujourd'hui à la tête du Syndicat des agriculteurs de la province de Québec, dont nous faisons connaître le but et I'importante mission, tout à l'avantage de nos cultivateurs.Le Syndicat des cultivateurs de lu province de Québec ; son organisation et som but.\u2014Beaucoup ne savent trop ce que c\u2019est que le Syndicat des cultivateurs et ne se font aucune idée des immenses avantages qu'en retirent ses membres.Nous signalons tout particulièrement à nos lecteurs le court exposé de l'organisation du Syndicat et du but qu'il poursuit, Cette société a pour objet : I'étude et la protection de tout ce qui conserne l'agriculture dans toutes ses branches ; la propagation des meilleures espèces et variétés de semences, d'animaux reproducteurs, d'instruments aratoires ; la généralisation des meil - leurs procédés et méthodes de nature à promouvoir les intérêts de l\u2019agriculture, l'étude des questions d'assurance agricole, de secours mutuc], de coopération, etc.; la défense des intérêts économiques, agricoles, industriels ; la vulgarisation des découvertes de Ja science, de la chimie, de la mécanique.etc.; la facilité des transactions, ventes, etc.; la création des débouchés pour les récoltes; l\u2019organisation de concours et de congrès agricoles, de fermes de démonstrations ; ln vulgarisation de l\u2019enseignement agricole dans tous ses détails.Le Syndicat sert d\u2019intermédiaire entre les cultivateurs et les marchands et les fabricants pour l'achat, À un rabais de 10 à 50 pour cent, des grains et graines de semence, d'engrais de commerce, d\u2019animaux reproducteurs, de tout instrument aratoire et de tout autre article dont ses membres peuvent avoir besoin.Ainsi : un cultivateur achète une machine aratoire, il la paye, disons, 60 piastres; 100 cultivateurs _ achètent chacun une machine semblable, par l'entremise du Syndicat, ils la paieront peut-être 45 à 50 piastres.Un seul cultivateur achèto une tonne d'ongrais de commerce, il paie 25 piastres et il est exposé à n'avoir qu\u2019un article de mauvaise qualité ; 50 cultivateurs achètent 50 tonnes du même engrais par l'entremise du Syndicat, ils paient 20 piastres la tonne et sont assurés d\u2019avoir une marchandise de première qualité.Le Syndicat indique à ses membres les marchés les plus avantageux pour la vento de leurs produits et leurs animaux \u2014Par exemple: ln récolte des pommes de terre, du foin ou d\u2019une céréale a été très abondanté dans un endroit et les cultivateurs n'en obtiennent qu'un vil prix : le Syndicat leur signale les endroits où ces récoltes ont manqué et leur faciliter les moyens d'y vendre ce surplus de leurs produits.Le Syndicat n'a pas de magasin, n'achète rien pour le revendre, le travail de ges membres est tout- À-fait gratuit.Il n\u2019a de frais que ceux de bureau.Il donne à ses membres tous les renseignements possibles sur tout sujet agricole quelconque.11 est le centre de ralliement des cercles agricoles.Isolé, ceux ci n'ont qu'une action locale; unis au Syndicat, ils forment avec lui et par lui l'organisation la plus utile dn pays Naturellement la sphère d'action du syndicat s'étendra à mesure qu'augmenters le nombre de ses membres, inais dès cette année il est en mesure d'offrir une réduction considérable sur les instru- inents aratoires de toutes sortes ; sur les engrais de commerce ; sur les semences de légumes ct de jardins ; il est prêt aussi à achoter pour ses membres les animaux reproducteurs de toutes races.La souscription des membres du syndicat cst peut- être un peu élevée, mais on peut jouir des mêmes privilèges et avantages en faisant partie d\u2019un cercle agricole affilié.Souscription des membres fondateurs du Syndieat » $100 une fois payée.Souscription des membres À vie $25 une fois payée.Souscription annuelle des membres ordinaires, $ L Souscription annuelle des cercles agricoles, $10.Comme on le voit, la souscription d'un cercle agricole n\u2019est que de $10 par au ; si le cercle compte 100 membres, ce n'est qu'une contribution annuelle de 10 cts par membre.Voici comment est composé le bureau admiois- tratif du Syndicat des cultivateurs : Président d'honneur \u2014Son Eminenge le cardinal E.À Taschereau.Président actif \u2014Sa Grandeur Mgr L.N.Bégin, archevêque de Cyrène, coadjuteur de Son Eminence.Vice-président.\u2014M.Robert Ness, Howick, agriculteur et membre du Conseil d'agrioulture.Directeurs.\u2014MM.J.-C.Chapais, St-Denis (Kamouraska), assistant-commissaire de 'Industrie laitière do la Puissance et agriculteur ; Jon Girard, M, BP, P., St-Gédéon (Lac St-Jean), rican, membre du Conseil d'agriculture ; l'abbé Montininy, curé dy 390 GAZETTE DES CAMPAGNES Et-Georges (Beauce) président de l\u2019Industrie laitière, membre du Conseil d'agriculture ; J.de f.Taché, membre du Conseil d'agriculture; L J.À.Marsan, agriculteur, membre du Consoil d'agriculture, directeur do l'Ecole d'Agrieulture de l'Assomption ; O.E.Dallaire, Ste-Rose (Laval, conférencier agricole officiel.CONSEIL D'ADMINISTRATION (à Québec).Président \u2014Sa Grandeur Mgr Bégin, Coadjuteur de l\u2019Archidiocèse de Québec.Délégué du Président.\u2014M.l'abbé Bernier, Ptre, ancien curé.Secrétaire-général \u2014Docteur J.A.Couture, D.M, V., Directeur de l'Ecole Vétérinaire de Québec.Administrateurs délégués \u2014MM.V.Châteauvert.M.P.P., président de la Chambre de Commerce de Québec ; V.W.Larue, N.P, président de la Chambre des Notaires; N.Garneau, négociant ; R.Audette, négociant ; E.À.Burnard, Secrétaire du Conseil d'Agriculture, directeur du \u201c Journal d'Agriculture.\u201d Secrétaire-T'résorier.\u2014M.P.G.Lafrance, caissier de la Banque Nationale.Pour toutes informations, s'adresser au bureau d'affaires 23 rue St-Louis, Québec\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Quecls sont lcs gvantages obteaus par le drainage du sol Dans un terrain qui a été drainé, les plantes ont la facilité de répandre immédiatement un tissu infiniment divisé de racines qui parcourent le sol dans toutes les directions.Pour cette raison les racines des plantes peuvent pénétrer à une profondeur d'autant plus grande que les conduits sont placés à une plus grande distance de la surface du sol.Dans une terre qui n\u2019a pas été drainée et est par conséquent trop humide, les végétaux se trouvant de suite en présence d'obstacles qui s'opposent à l'expansion de ses organes souterrains, ne peut pousser que des racines peu nombreuses et peu allon- géus.Dans ces conditions le peu de développement que les racines ont acquis ne leur permet pas une &bsorption{d'eau assez abondante pour contre-ba- lancer les pertes que les végétaux éprouvent par I'évaporation active dont les feuilles sont le siége Il résulte done une rupture d'équilibre dans les fonctions diverses de le plante, qui souffre bientôt d'un manque d'eau.Duns une terro drainée, les racines profondes et nombreuses pénétrant dans un milieu moins oxposé aux vicissitudes de l'atmosphère, absorbent en plus grande abondanco les liquides destinés à remplacer ceux qui échappent par leurs feuilles L'absorption la plus abondante du sol amène nécessairement dans In plante végétale une.plus grande quantité do principes nutritifs indispensables À l'accroissement du ses diverses parties ; de là aussi le rendement supérieur des récoltes.Le développement des racines, proportionnel à l'épaisseur de la couche ameublie par l'opération du drainage, a été justifié par l'expérience des cultivateurs qui ont eu recours au drainage.On peut vérifier le fait en creusant la terre 3 une profondeur qui atteint À peu près quatre pieds et en cultivant des plantes dont les racines atteignent à cette profondeur.La chose se reproduit À l'égard de la betterave, «es navets et grand nombre d'autres denrées.Les pommes de terre profitont aussi de l\u2019effet du drainage.Par suite du drainage, la température douce et chaude du sol se fait sentir plus tôt au printemps à un dégré convenable pour activer la végétation des plantes.D'après les observations sur les causes qui provoquent la maladie des pommes de terre, il résulte que cette affection se déclare extérieurement pour sc communiquer ensuite aux tubercules.La précocité provenant de l\u2019asséchement a pour premier ef- fot de préserver les pommes de terre des atteintes la maladie.Innovations en agriculture \u2014Il n\u2019est rien qui doive être entouré d'une plus grande somme de garanties que les innovations en agriculture.Ceux qui, à titre de culture expérimentale, se sont personnellement adonnés à des expériences de toutes sortes en agriculture, À leurs propres risques sont relativement pauvres, quoiqu\u2019ils aient dépensé de fortes sommes d'argent pour arriver à des succès en fait d'expériences agricolos, mais entremêlées «le beaucoup de contrariétés et d\u2019insuccès, enlevant ainsi une certuine valeur sur les améliorations et les expériences agricoles qu'ils auraient pu plus avantageusement prôner et qui auraient été reçues sans défiance par ceux qui auraient pu cn profiter.Les directeurs des fermes expérimentales devraient seuls accepter la charge des innovations cn agriculture, car ils peuvent présenter aux cultivateurs leurs expériences, non pas à l\u2019état de pro- bléme, mais les leur proposer en toute sûreté pour GAZETTE DES leur en faire accepter le pratique.Dans ces conditions, les cultivateurs consentiraient, sans défiance, À introduire dans leur exploitation ayricole les améliorations indiquées, avec certitude de succès, en suivant les indications prescrites à l'égard de telle ou telle plante, telle ou telle amélioration agricole, Choses et .utres Perfectionnement de l'agriculture.\u2014Le perfuctionne- ment de agriculture améners 'au jmontation de la main- d'œuvre et des wulaires, ainsi que la diminution de cette tendance à l'émigration des cultivateurs vers les grands ccutres de population où les travaux sont variés.Là où per la mauvaise culture, les produits de la terre suffisent à peine à l'entretien de ceux qui la eultivent, on cst forcé d'aller travailler daus les manufactures, sur le chemin de fer, cte.Au contraire, si Je sol cat riche et bien cultivé il fuit vivre ct paie couvenablemeut une population agricole.I faut done conclure que le seul moyen de retcuir à la campagne les populations ruralce, c'est l'amélioration du sol et de la cuiture, .Les riches cultures paient les instruments agricoles dont ou sc sert, car ils contribuent non-seulement à hâter les travaux de culture mais aussi à les perfcctionner, à aug- monter les récolteset comme conséquence le salaire de l\u2019ouvrier des champs.lën industrie, un fabriquant de produits perfectionnés paie acs ouvriers très cher ct celui qui ne fait qu'un mauvais travail paie peu ; en agriculture, les mêmes résultats sc font sentir, Les instruments d'agriculture sont indispensables pour faire de bonnes cultures, mais ils ne doivent pas remplacer eutièrement la main-d'œuvre ; cos instruments doivent rendre le travail plus fucile, moins pénible et plus fructueux.L'agriculture manquant de bras, demande aujour- d'hui à ls mécanique ce qu'elle eût dédaigné autrefois ; elle doit chercher à micux faire afin de gagner davantage et de pouvoir mieux rétribuer ses travailleurs.Avantage de la culture de lu spergule comme plante fourragère.\u2014 La valeur do la epergule comme plante four- Tagère à l'état vert est de cent quarante livres par 100 livres de bon foin de prairies naturelles.La wpergule des champs est la plante qui, après les graminées, possède la plus grande valeur nutritive, La spergule si hautement recommandée comme plante fourragère et une plante de terrains sableux ; clle peut y reudre, duna certains cas, de véritables services ; si son produit n'est pas très abondant, il cet très nutritif.C'est une excellente plante pour les moutons, et lorsque la fertilité du sol fait pousser la plaute de manière à ce qu'on puisse la faucher.Prés défrichés et culture des céréales.\u2014Les prés défrichés rapportent toujours du grain six ou sept ans de suite, souvent même sans repos et sans amendeuient, quand ils se trouvent dans de bons fonds et qu'on les à enrichis des cendres de leurs gazons.Les terres nouvellement défrichées ont presque toujours trop de substanses ct de scls, trop de chaleur même, pour qu\u2019on y mette ni du blé, ni du blé-d'Inde les deux pre- \u2018mières années, car ce ne serait que du fourrage sans grain + CAMPAGNES 391 11 faut y mettre du mil, puis du seigle, puis enfin du blé, Lorsque ces terres ne sont pas trop chargées de sels et de substances végétales, on sème la première année de la verce, du trèfle ou des pois qui ne font qu'engraisser la terre ; la deuxième année, on peut y mettre du blé-d'Inde ou du scigle, puis du blé peudant une aunée ou deux si lo sol se prête bien à cutte récolte, pis ensuite établir le terrain en prairie, Utilité de l'écorce ou des racines de l'orme\u2014La pommade faite avec cette écorce macérée pendant longtemps peut être utilisée contre la gangrène.- Les racines de cet arbre, en décuction sout efficaces pour calmer les douleurs des rhumatismes.Sureau à fruits noirs \u2014Les fleurs de surrau, à l'état sce, sont d'excellents sudorifiques, provoquent la transpiration, surtout au début des rhumes ou inflammations de la gorge occasionnées par le refroidissiment, et dans ce cas elles doivent être employées sèches.Lorsque les fleurs sont vertes ct priscs en décoction, elles sont purgatives, Les feuilles, l'écorce et les racines sont aussi purgatives.L'in fusion des feuilles sèches duit être faite à la doso du 18 graius à un gros par livre d'eau ; feuilles ct écorces, un tiers d\u2019once à une demi once par livre d'eau ; le sue de la racide de surcau, un tiers d'once à une demi-once par livre d'eau.Les feuilles de bouleau \u2014 Out une saveur amère ct elles sont vermifuges, Les baies de.genévrier\u2014Ont uno saveur aromatique, chaude, résineuse ut amère ; elles sont stomachiques, aug- menteut l'appétit ct facilitont la digestion ; elles peuvent être prises à la dose d'un quart d\u2019once ou une demi-once par livre d'eau.Navets oblonge et ronde.\u2014Ces deux espèces de navets ne s'emploient pas seulement comme ali-nent ; ils servent aussi à adoucir les humeurs ficres qui se jettent sur la poitrine, pour diminuer l'enrouement ct calmer la toux.On les prend en décotion, une once de navet par chaque livre d'eau avec une certaine quautité de sucre, suivant le goût.South American Nereine \u2014 Voici ce que Rebeces Wilkinson de Growuavalley, Ind, dit: Mulide pendant trois ans de maladies de nerf«, fublesse d'estomae, dinpep et indigestion, apids avoir essayé toutes espères de mètes juchotaïi une Loateille de + South American Nervine \"qui mw\u2019 valu soi usige $50 d'antres médicaments.C'eetle meilleur re mène à ntiliser.Pour vous en conviuuere faites l'essai d\u2019une bouteille, English Spnvin Liniment \u2014 Fuit disparaître les tumeurs dures où eallenses, provenant œ'uccidents chez les chevanx, vessigous, gourmes, «tros, entorses, gonflement de la gorge.toux, ete.L'usage d'une bouteille de ce mé- dicsment épargne #50 Toliun sanitaire de Wootford- Guésit lex démungeai- sous chez les hommes «1 los auimaux en 8U minutes, Rhumatisme guéri cn un jour \u2014Le * South Americun Rivaniutic Cure\u201d guérit le chrutontisme et la névralgie dns an où trois jours Son action sur le système ent re- marae et iv tève toujours lu racine du nad gn dic ara tentent, Luc promidie dose produit wn grand = 11x 78 eran, Eun veuto ici chez M.L.A.Paquet, -\u2014 \u2014 a 892 GAZETTE DES CAMPAGNES RECETTE Moyen de nettoyer les toiles peintes Faites bouillir une chopine de fèves Linuches et sèches dans dix pines dent et seivez-vous de cette eau pour nettoyer des toiles peintes et aivæi vous n'ultérerez point les couleurs.ECOLE D'AGAICULTURE DE E STE-ANNE DE LA POCATIERE La rentrée dus élèves à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Sainte- Anue de In Pocutière aura lien le 20 FEVRIER courant.L.O.TREMBLAY, Prke, Directeur.CANADA, PROVINCK DE QUÉBEC, Cour Supérieure Diatrict de Rimouski, No 2071 THOMAS L«BEL, de in paroisse de St Octave de Métis, marchand et faisunt commerce seul an dit lieu sous les nom et ruison de ** Murtin & LeBcl, Demandeur ve.OCTAVE LAVOIE fils et Dame SARAH CORBIN, veuve de feu Joseph Lavoie, tous cultivatears, de la paroisse de Ste Flavie.Défendeurs Il est ordonné aux Défendeurs de comparaître dans les deux mois.Rimouski, 22 junvier 1894, Letendre & Chamberland, P.C.8.PROVIKCE D£ QUÉBEC, Distriet de Rimouski.No 4270 THOMAS LuBEL, de In paroisse de St Octave de Métis, marchand et faisant commerce seul au dit lieu sous les nom et raison de \u201c Martin & LeBel *, COUR DE CIRCUIT Demandeur ve.FRANCOIS LAVOIE, autrefoia de la paroisse de Ste- Flavie, cuitivateur et actuellement aux Etats-Unis d'Amérique, Défendenur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans les deux mois.Rimoueki, 22 janvier 1894.Letendre & Chamberland, G.C.C Flynn & Dionne, AVOCATS y Ce ne sont pas des hypothases, mais des faits.Le Saindoux doit Disparaître puisque la CoTTOLENE est venue pourle remplacer.La satisfac- à tion avec laquelle le public a accueilli, à son a parition, le nouvelle graisse à fe.La Cottolene a été prouvée par la rapide et énorme augmentation des ventes, ce qui est une PREUVE POSITIVE, non-seulement de s grande valeur comme Nouvel article d'alimentation, mais aussi du désir général de se débarrasser « du dou indigeste, m n, non a issant et de tous les maux qu'il entraîne.| Essayez La Cottolene immédiatement, et ne perdez pas de temps à vous convaincre, comme des milliers d'autres, que vous n'avez plus maintenant Aucun Besoin Du Saindoux.§ Préparée seulement par N.K.FAIRBANK ET CIE, 4 Rues Wellington et Anne, MONTREAL.L'honorable E.J.FLrNN, J.A.Dioxne, R.L.L, Le Le Le 56 rue St-Pierre, Quebec (Bâtisse de la Banque Union) mars, 189:1\u20141 an.#7 Abonnez-vous à la \u201c GAZETTE pss CAMPAGNES \u201d journal du cultivateur et For Information and freo Handb MUNN & Cu.51 ADs TAL, Oldest bureau for securing patents in America, Every patent taken ont by us is brought befors publio by à notice given free of charge In the Scientific American du colon.! Scientific American CAVEATS, TRADE MARKS, DESION PATENTS, COPYRIOHTS, etc sireulatinn of aur reicntide Spieudiaiy Jiusurates No oie SAY SCAN = SUPPLI ) Ci > Es ES of ROOT?a, ( % BEE-KEEPER sample you = .Mention edina, Oms T, M "]
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