Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 28 juillet 1894, samedi 28 juillet 1894
[" XXXème année 28 JUILLET 1894 \u2014 xd.JOURNAL NCTA NG DU dl ET DU COLON._ ~&% Si la gurrre ost 18 deruière raison des penples, l\u2019agriculture doit en être la première Emparone-novs du aol, si none voulonaconserver notre nationalité Unan,$1 Rédacteur : FIRMIN H.PROULX\u2014Gérant : HECTOR A.PROULX | Unan, $l : memes Sazeffe des Campagnes PUBLLÉE À SAINTE-ANNE DE LA POCATIÈRE, P.Q.= SOMMAIRE : Revue de la semaine : L'exposition provinciale.\u2014 Grande exposition provinciale à Manitoba \u2014 Les cercles agricoles.\u2014 Convention agricole de Rimouski.Causeric agricole : Soins à donner à la culture du blé- d'Inde.Sujets divers : Utilisation d\u2019un terrain pour le verger.\u2014 Utilisation des pailles.\u2014Oueillette des fruits Choses et autres: L'humidité du sol dans les prairies.\u2014 La moisson descéréales.\u2014Oulture des betteraves à sucre.\u2014Cultiver avec profit.\u2014 Sel donné aux vaches laitières.\u2014La pratique es agriculture.Recette : Conservation des viandes par l'acide acétique: REVUE DE LA SEMAINE L'exposition agricole et industrielle de la province de Québec.\u2014 Cette exposition de produits agricoles, industriels, ete, aura lieu à Québec du 10 au 15 septembre prochain.Tous les objets mis en compétition, y compris le bétail, seront exposés dès l'ouverture de l'exposition.Des listes de prix, circulaires, ete, seront publiées incessamment ul ARC Pour tous renseignements, s'adresser aw p- Lull, secrétaire, au Palais législatif à Québec.user Quoique Ja décision quant à la tenue de cette exposition ait été lente À se faire, elle n'en sera pas moins intéressante sous le rapport des produits sg coles exposés et le nombre entrées Sans lés différents départements, qui ne saura manquer \u2018d'être considérable.Les préparatifs à faire quant a exposition des produitsprovenant de l'agriculture sont pus pronpts À se faire qu'auparavant, grâce aux nombreuses associations agricoles qui sont actuellement établies.Ces associations ont suscité une telle émulation en faveur du progrès agricole, que les produits provenant de la culture sont généralement de meïlleure qualité et peuvent figurer avec avan aux expositions provinciales tout aussi bien qu'aux expositions agricoles de comté.Cette exposition est donc une occasion d'émulation de plus dans la voie du perfectionnement de l'a ri- culture et le cultivateur ne doit pas manquer d'en profiter.Grande exposition provinciale à Manitoba.\u2014 Cette exposition a été ouverte le 24 juillet courant.\u201d Il lL a cu quatre mille entrées.Le nombre d'entrées ! a donc été de beaucoup plus considérable qu'aux expositions précélentes dans cette province.Au \u201cpoint de vue agricole, il y a eu progrès considérable et le nombre de fermes actuellement cultivées a | presque doublé depuis quelques années seulement.eno inn 98D) 134 \u2014 Les cercles agricoles \u2014Depuis vingt-trois à vingt- quatre ans, des amis dévoués À l'agriculture.ont souvent manifesté le louable désir de voir des clubs ou cercles agricoles établis dans les paroisses de nos campagnes.Plusieurs cercles agricoles ont été étable dans cet intervalle, et ils ont eu une plus ou moins longue durée.Le nombre de ces cercles agricoles n\u2019était pas aussi considérable qu'on aurait pu alors le désirer, comparativement au chiffre de la population rurale dans la province de Québec.Cependant il n'y avait pas non plus lieu de s\u2019al- larmer d'une semblable indifférence de la part des cultivatenrs, parce qu\u2019alors les sociétés d'agriculture pouvaient suffire à donner à ls pratique de la culture le mouvement progressif qui lui était nécessaire, Depuis quelques années, malgré le nombre considérable de paroisses nouvelles établies dans la provinee de Québec, malgré le grand nombre de fermes nouvelles alors exploitées, un grand mal se faisait mentir, car ces fermes ne pouvaient être cultivées avec avantage et profit, vu le manque de bras.de main-d'œuvre, causée par la désertion des campagnes de la part des cultivateurs prenant le chemin des Etats-Unis, à la recherche d\u2019un travail plus rémunérateur que celui de la culture des champs.Cependant le trop plein de nos compatriotes dans la plupart des villes des Etats-Unis et au service des différentes industries ct manufactures, a vite réagi en sens contraire quant aux salaires assez élevés qu'ils s'attendsient de recevoir pendant au moins une année.Le grand nombre d'ouvriers se disputant l'ouvrage « amené la baisse sur les salaires, et comme conséquence le malaise général parmi ceux qui étaient employés dans les usines et les manufactures.Ce malaise se produisait également et en même temps dans les campagnes par l'abandon de là charrue de la part de milliers de cultivateurs qui depuis quelques années dépensaient, pour la plupart leurs économies en voyages annuels et de quelques semaines dans leur pays natal pour retourner de nouveau av pays voisin.Sous ces circonstances il fallait porter un grand remède À ces maux si funeates pour nos campagnes comme pour l'avenir prospère de notre pays.Aujourd'hui, il ne s\u2019agit pas tant de jalouser Je mérite de ceux qui ont si grandement réussi à attirer sur l\u2019agriculture autant de symnpathies qu\u2019on en montre à son égard, qu\u2019à leur accorder l'appui le plus sincère et Te plus cordial qui devrait venir de partout : autrement, ce serait paralyser avant qu'il soit longtemps ce muuvement progressif agricole que GAZETTE DES CAMPAGNES \u2014 tous ne peuvent cesser d'admirer, favorisé comme il l\u2019est par le précieux concours du clergé qui ne sait séparer la cause de l'agriculture d'avec celle de la religion : ramener les bras à l\u2019agriculture, s'attacher À faire cstimer davantage eclle-ci par la masse des cultivateurs.Sous cee circonstances, il fallait donner aux 80- ciétes d'agriculture, un nouvel appui, ear seules clles ne pouvaient suffire à la propagande devenue nécessaire pour changer cet état de choses.C\u2019est pour cette raison qu'on a de nouveau travaillé À augmenter le noinbre des cercles agricoles en leur accordant un encouragement pécuniaire devant être utilisé à favoriser l'agriculture.Le concours «les cercles agricoles ne pouvait donc pas être nuisible aux sociétés d'agriculture qui toutes deux ont un but spécial à accomplir; tenter de nuire à l\u2019une, serait annuler tout le bien que l'une ct l\u2019autre ensemble pourraient faire.Les cercles agricoles sont chargée de répandre partout la science de l'économie rurale, et contri- buor en quelque sorte à la dissémination des connaissances agricoles dans les campagnes, au moyen de conférences agricoles ; d'introduire partout, tout particulièrement en hiver, des causeries familières se rapportant à l\u2019économie rurale, à des exploitations agricoles nouvelles, ete, Les sociétés d\u2019agrieul- ture, de leur côté, doivent tendre à encourager la pratique do l'agriculture par des expositions de produits agricoles et à accorder en même temps des primes pour les fermes les mieux tenues.Ces deux associations ont donc également leur importance, et elles méritent néc asairement l\u2019encouragement de tous les cultivateurs.Ceux qui ont contribué à leur établissement, à en augmenter le nombre, ont donc fait un acte méritoire, dont ils doivent être fiers, encouragés comme ils le sont par les autorités ecclésiastiques qui ne cessent, dans tous les diocèses, d'inviter les membres du clergé sous leur direction à augmenter le plus possible non seulement les cercles agricoles, mais toutes les associations pouvant favoriser le progrès agricole et procurer aux familles de nos campagnes bonheur et prospérité.Le zèle de ces prêtres pour la plupart si largement initiés à la science agricole, aux besoins de notre agriculture, s'étend bien au-delà de ce qui leur & été demandé, car aujourd\u2019hui, avec le plus grand dévouement ils organisent, dans tous les districts de la province de Québec, des conventions agricoles où se réunissent ensemble les membres des GAZETTE DES CAMPAGNES 135 sociétés d'agriculture, des cercles agricoles, de la Société d'industrie laitière, ete, pour se concerter sur les meilleurs moyens à prendre afin d'apporter partout l\u2019aisance dans les campagnes.Avec le précieux concours d'amis de l'agriculture activement à l'œuvre, travaillant en faveur de l\u2019agriculture et de la colonisation, le retour des cültiva- teurs est de plus en plus considérable ; les familles canadiennes reviennent en foule au pays, bien dé- cidéos & se fixer sur des terres et à chercher le bien- être qu\u2019ils n\u2019ont pu obtenir aux Etats-Unis Ces amis de l'agriculture accomplissent done une œuvro éminemment religieuse ob patriotique ; ils multiplient largement les moyens de propagande en faveur de l\u2019agriculture, puisque c\u2019est à leur suggestion et à leur demande que dans l'espace de quelques mois seulement des milliers de cultivateurs se sont réunis en conventions dans les diocèses de Montréal, St-Hyacinthe, Sherbrooke, Nicolet et Trois-Ri- vières, dans les districts de Joliette, l\u2019Assomption, Terrebonne, dans les Cantons de l'Est, dans les paroisses de cette région agricole où l'agriculture est si florissante quoique organisée depuis une trentaine d'années La plupart de ces conventions ont cu lieu sous le haut patronage des évêques qui ont l\u2019agriculture cn si grand honneur et estime, qu\u2019ils consacrent une partie de leurs moments de loisir à présider ces conventions pour y porter des paroles d'encouragements et donner les conseils qu\u2019ils jugent néces- suires dans l'intérêt des cultivateurs.La convention agricole qui a suivi celles que nous venons d'indiquer n'a pas été la moins importante par les grands intérêts qu\u2019elle y représentait, c\u2019est- A-dire ceux d'une région agricole destinée À devenir plus tard une grande province dont Chicoutimi serait la capitale, compronant le comté de Chicoutimi et In vaste région du Saguenay, ete.Une quinzaine de paroisses y avaient chacune de nombreux délégués.Convention agricole de Rimouski \u2014Le vaste dio- cbse essentiellement agricole de Rimouski no devait pas rester en arrière quant à l'organisation d'une convention agricole.Pour s'être laissée attendre, cette convention agricole qui a eu lieu dans la ville de Rimouski, mardi, le 17 juillet courant, n\u2019a pas été moins imposante par le cachet essentiellement religieux et agricole que ses organisateurs ont su lui donner.Cette convention représentait les intérêts d'une région agricole considérable, égalant en importance T et en étendue celle de Chicoutimi et du Lac Sairit- Jean, Comme cette dernitre, elle peut offrir aux colons l'avantage \u2018d'établir de nombreuses paroisses, formant plusieurs diocèses, si lu Gaspésie, le vaste comté de Bonaventure, la riche vallée de Métapédiset les comtés de Témiscouata et Rimouski étaient entièrement défrichés.Cette convention ayant de si grands intérêts à représenter au point de vue de la colonisation et de la bonne pratique agricole, devait nécessairement être tout particulièrement intéressante eb utile à la fois A cette convention, toutes les paroisses du diocèse de Rimouski étaient repré- ser.tées par Messieurs les curés ot les délégués des cercles agricoles ct des sociétés d'agricalture, les représentants de ces comtés au Parlement Provincial, les Honorables Flynn et Pelletier.Monseigneur Blais, le principal instigateur de cette grande convention agricole, a officié avec toute la solennité des plus grandes fêtes religieuses, par une messe pontificale.: Le Rév.M.Vézina, chanoine et curé des Trois- Pistoles, a fait le sermon: - Après avoir félicité les cultivateurs \u2018d'être venus en si grand nombre et même d'aussi loin à cette convention agricole, i! a remercié, au nom des cultivateurs, Sa Grandeur Mgr Blais du vif intérêt spirituel et temporel qu\u2019il porte A ses ouuillos.Dans le cours de son sermon, il a démontré toute la noblesse et la dignité de ls profession de cultivateur imposée à l'homine par Dieu lui-même, et il s'est efforcé d'inspirer aux cultivateurs l'estimme et l'amour de ls vie des champs.Le prédicateur fit un tableau «touchant du retour à la campagne d'un grand nombre de jounes gens et de jeunes filles qui reviennent des manufactures après avoir épuisé leur santé, pour chercher de nouveau aux chatwps la santé et la vie.Nul état, dit-il, ne demande des études plus sérieuses que l'agriculture, et c'est pour cette raison que les cultivateurs doivent être heureux d'accueillir les hommes experts qui viennent leur enseigner la science dont ils ont besoin pour rendre leur culture plus féconde ct plus productive Un grand nombre de jeunes cultivateurs ont commencé sans ressource à labourer la terre, et par leur obetination au travail et leur persévérance, à acquérir en peu d'années une honnête aisance.C\u2019est qu'ils avaient accompli cette parole des Saintes Ecritures : \u201c Prenez garde de hair les travaux des champs.\u201d Mais l\u2019agriculiure fait surtout une race religieuse 156 GAZETTE DES CAMPAGNES et vertueuse.Non-seulement elle est indispensable À le subsistance du monde, mais elle rend les peuples laborieux, honnêtes et heureux ; c\u2019est une profession divine ; le cultivateur, avec le.prêtre, est le seul homme qui nette directement la main À l\u2019œuvre de Dieu.En,terminant, ls prédicateur exhorte les cultiva- tours à ne jamais rien faire ni rien dire devant leurs enfants qui soit de nature à leur faire perdre l'estime du cultivateur ; au contraire, de leur en inspirer l\u2019amour par tous les moyens possibles.Es- .timez, attachez-vous aux travaux des champs, dit-il, vous serez heureux individuellement et ensemble vous formerez un peuple fort.Le peuple qui se livre à l'agriculture vit dans la paix et mène une existence vénérable.M.Aug.Tessier, député du comté de Rimouski fut appelé à présider la convention.Il prononça le discours d'ouverture qui fut vivement applaudi.L'hon.M.Flynn, député du comté de Gaspé succéda à M.Tessier.En sa qualité de ministre des Terres de la Couronne, l'honorable M.Flynn ne pouvait être mieux renseigné sur les avantages que pourrait offrir aux colons non-seulement le vaste territoire de la Gaspésie, mais aussi le comté de Bonaventure, la riche vallée de Métapédia, les comtés de Rimouski et Témiscouata dont l'étendue est si considérable ; il n'a pas manqué d'assurer les cultivateurs présents à la convention qu'il ferait tout en son pouvoir pour faciliter l'œuvre de la colonisation dans ces localités, par l'ouverture de nouveaux chemins se ralliant aux chemins de fer actuellement en opération ou sur le point d'être termuinés ou à être faits dans un temps rapproché, afin de faciliter aux colons l'avantage de communications plus fsciles pour la vente des produits agricoles, favorisant par cg moyen l'ouverture de terres pouvant offrir des avantages aux colons.L'hon.M.Flynn & manifesté à Mgr Blais le désir de voir s'établir une société de colonisation à l\u2019instar de celle de Montréal dont Mgr l'archevêque Fabre est le président honoraire; afin de permettre aux colons du diocèse de Rimouski venant des Etats- Unis d'obtenir l'octroi gratuit de lots à défricher.M; Asselin, préfet du comté de Rimouski, tout en félicitant les cultivateurs du concours si unanime qu'ils apportaient à l'agriculture, en assistant en si grand nombre à la convention agricole, a exprimé l'espoir de voir dans l'avenir s'établir ur concours unanime de dévouement à l'œuvre par excellence de la colonisation et à la bonne pratique de l'agriculture et A favoriser les industries agricoles.L'Hon.M.L.P.Pelletier, après avoir rapporté les principaux faits historiques de notre agriculture esnadienne, à rappelé à l'assistance que c\u2019est dans le diuvèse de Rimouski, sur les rivages de la Baic des Chaleurs, que Jacques Cartier a planté ls pre- mitre croix sur le sol canadien, dont il a pris possession au nom du roi, et c'est ce coin de terre, dit-il, qui est un des plus beaux et des plus fertiles du Canada.TI a promis son concours I'hon.M, Flynn dans ce qu'il ferait en faveur des colons, et il a remercié Mgr Blais en termes chaleureux, de la rande part qu\u2019il prenait à favoriser les intérêts de agriculture et de la haute sympathie qu\u2019il lui accordait.MM.Nantel, 1: Dr Grignon et Rioux député de Témiscouata ont intéressé les cultivateurs par des conférences appropriées à la circonstance, Comme digne couronnement de cette belle fête agricole, Mgr Blais & fait un admirable discours rempli de nombreux enseignements et de précieux conseils aux agriculteurs qui ne manqueront pas de les mettre en pratique ; discours que nous publierons dans le prochain numéro de la GAZETTE DES CAMPAGNES, CAUSERIE AGRICOLE Soins à donner à 1s oulture du blé-d\u2019Inde Quoique le blé-d'Inde soit une plante à végétation forte et vigoureuse, il n'est pas moins nécessaire de lui accorder tous les soins possibles dans le cours de la végétation.Cette plante peut être, sous ce rap-.Port, moins exigeante, mais pour atteindre le plus haut dégré de végétation, le blé-d\u2019Inde doit être convenablement cultivé.Quelques cultivateurs portent un grand soin à la culture du blé-d'Inde au début de sa végétation, mais lorsqu\u2019arrive le temps de faucher le foin, le blé-d'Inde est laissé à lui-même.Cette indifférence provient de deux causes : Premièrement, le manque de connaissance sur la valeur relative entre le foin êt le blé-d'Inde ; en deuxième lieu, le cultivateur ne sc fait pas suffisamment une idée des profits qu'il pourrait retirer en donnant une plus grande attention à la culture du blé-d'Inde, du moment de la semaille jusqu'à ce que le temps de le récolter soit \u2018arrivé.Personne ne peut contester que la récolte du foin soit d'une grande valeur et qu\u2019il importe qu'elle soit fuite dans les meilleures conditions possibles quant au bon développement des plantes qui composent une prairie.Cependant cela ne doit pas être un prétexte pour négliger les soins à donner au blé-d'Inde.Au temps de la fenaison, le cultivateur peut bien aussi utiliser quelques heures de loisir aux soins d'entretien du blé-d'Inde.Il y à certaines journées où le temps eat incertain pour opérer la fauchaison du foin ; en d'autres temps, le.foin pourrait être GAZETTE DES CAMPAGNES 157 lent à sécher, à la suite de fortes pluies.Dans ces conditions, il y aurait amplement le temps de faire les travaux d'entretien du blé-d'Inde.Plusieurs cultivateurs croient que la plus ou moins grande hauteur des plantes de blé-d'Inde, ne fait aucune différence quant à li bonne qualité des tiges de blé-d\u2019Inde et des grains que les épis renferment.Cependant lorsque les tiges sont hautes, elles ne perdent pas pour tout cela leur bonne qualité, la quantité en est plus forte et les épis également bien fournis.Il y a donc intérêt à ce que les tiges de blé-d'Inde poussent avec vigueur et qu\u2019elles stteignent une grande hauteur, et pour cela il faut en activer la végétation par tous les moyens possibles, Pour la culture du blé-d'Inde, il n'est pas nécessaire que le sol soit labouré profondément, mais il doit être fréquemment pulvérisé, afin d'empêcher des croûtes de se former à la surface du sol par suite des pluies.Ce travail doit être souvent renouvelé dans le cours de juillet et pendant tout le mois d'août : temps où la sécheresse est parfois de longue durée.Par cette opération, l\u2019air aura facile accès dans la terre, et celle-ci profitera mieux de la rosée et de la pluie qui pénétrera plus profondément dans le sol.Ce travail d'ameublissement du sol aura en outre l'avantage de protéger le blé-d'Inde contre l'envahissement des mauvaises herbes : ce qui n\u2019est pas sans importance.Nombre de champs de blé-d'Inde paient à peine les frais de culture par le faible rendement en tiges eten blé-d'Inde qui n'a pu atteindre sa complète maturité par le trop grand nombre de mauvaises herbes qui se disputent la nourriture avec le blé-d'Inde.Pour leur part, ces mauvaises herbes augmentent énormément la somme de travail et comme conséquence les frais de culture et la récolte du blé-d'Inde ; les graines qui proviennent de ces mauvaises herbes se répandent alors dans les champs voisins pour se multiplier davantage l'année suivante.Il eut été préférable d'éviter cette pousse de mauvaises herbes par de fréquents sarclages au début même de la végétation du blé-d'Inde et ne pas leur avoir donné chance de végéter au grand détriment de cette dernière plante ; ans ce dernier cas le rendement en blé-d'Inde eut été plus considérable, le blé-d'Inde de meilleure qualité, et l\u2019année suivante le champ aurait été moins infosté de mauvaises herbes \u2014\u2014 - \u2014 À Cependant, pour obvier à cet inconvénient, plur sieurs cultivateurs ont l'habitude de parcourir les tangs à blé-d'Inde-pour-y enlever les mauvaises herbes avec la serpe ou le couteau, ces mauvaises herbes ayant pris racine trop profondément dans le sol pour être extirpées à la main.Ce travail a cer- + tainement son à propos, mais il est incomplet, puis- qu'alors ces mauvaises herbes ont déjà contribué à répandre une partie de leurs graines dans les champs voisins aidées par le vent qui les a disséminées même à une longue distance.Aussi, pour éviter une nouvelle pousse de mauvaises herbes eb les empêcher de se propager.davantage, il eut été préférable d'opérer de fréquents sarelages, au début même de la végétation du blé-d'Inde, et ainsi ne pas leur donner chance de végéter, au détriment de cette dernière plante.Dans ce dernier cas, le rendement en blé-d'Inde eut été plus considérable et les épis mieux garnis ; en outre,.l'année suivante, les champs voisins auraient été moins infestés de mauvaises herbes., La culture du blé-d\u2019Inde, outre l'avantage d'augmenter la masse des plantes fourragères, contribue donc grandement à la destruction des mauvaises: herbes par les fréquents et nombreux sarelages que cette culture exige.Ainsi, après une récolte de blé- d'Inde rien n'est plus avantageux de la fair suivre d'une récolte de blé.Le travail d'extirpation des mauvaises herbes paie amplement les dépenses qui sont faites à son sujet.La culture du blé-d'Inde peut avantageusement revenir sur le même champ tous les trois ou quatre ans, et c\u2019est un moyen infaillible de détruire les mauvaises herbes, pour peu que ce système de culture soit mis en opération dans toutes les fermes.Car un cultivateur qui se donnerait la peine de travailler à débarrasser ses champs de mauvaises herbes en adoptant la culture du blé-d'Inde ne serait guère plus avancé si son voisin ne se donnait pas ce trouble, s'il laissait végéter les mauvaises herbes tout à leur aise dans ses champs.Utilisstion d\u2019un terrain pour lo verger Sur une ferme, il y a quelquefois des terrains - cultivés dont le cultivateur retire do $10 à $15 de l'arpent, à peine assez pour payer les frais-de culture.Ces terrains sont placés parfois sur des cô- teaux qu\u2019il est même impossible de cultiver.Cependant dans maints ensiroits ces terrains : ont été PS es x GAZETTE DES CAMPAGNES utilisés avec le plus grand avantage en verger, fournissant au propriétaire d'une ferme un revenu annuel, variant de $17 à $75 par arpent carré, profit trè: satisfaisant comparativement aux travaux nécessités pour lu bonne tenue d'un tel verger.Le seul inconvénient qu'il y ait à le plantation d'un semblable verger, c'est que les arbres plantés ne doivent pas avoir plus d'un an, si on n'a pas recours au semis, et pour cette raison la pousse en est plus lente et ce n'est qu'après une dizaine d'années que le cultivateur peut obtenir un rendement satisfaisant de son verger.L'établissement d\u2019un verger sur un semblable terrain est pour le cultivateur une banque d'épargne dont le capital grossit lentement, mais qui finit par payer un gros intérêt.Cependant à l'établissement d\u2019un verger, on objectera la difficulté de le conserver en bonne condition, sur n'importe quel terrain, par les déprédations d'insectes de toutes sortes qui de préférence s'attaquent aux arbres fruitiers, et qu\u2019il en coûte trop pour leur faire échec.C'est une crainte que rien n'autorise, car malgré que tous les vergers soient soumis aux mêmes dangers, il y en a où les insectes ne peuvent atteindre, car tous les moyens sont pris pour les détruire dès qu'ils apparaissent dans le verger ; pour atteindre ce but, les moyens ne manquent pas, il n\u2019y a que l'embarras du choix.Les arbres fruitiers, cultivés sur les côteaux, parmi les rochers, là où le so) est pauvre, exigent d\u2019être bien engraissés pour favoriser leur longue durée et arriver à une bonne production de fruits.Pour ces terrains les engrais bien décomposés et provenant des étables sont les meilleurs On pourrait avec profit y lsisser parcourir les volailles ct y pâturer les moutons qui ne sauraient ronger l'écorce des arbres ou manger leurs feuilles ; au contraire, ils contribueraient À rendre le sol meuble; tout en l\u2019engraissant ; s'il se trouve des insectes dans le verger, les volailles ont vite fait de l'en débarrasser.Les bêtes à cornes ont la propension de ronger le tronc des arbres et de manger même leurs brindilles Lorsque les moutons sont placés dans le verger, il faut leur procurer des herbes supplémentaires pour leur nourriture, car la quantité ordinaire d'horbes qui po us- sent dans le verger serait insuffisante.Ils ne manqueront pas de contribuer à la destruction des mauvaises herbes, de manger des fruits tombés seuls verger.À part cela, les moutons procureraient au sol un riche engrais, plutôt que tout autre animal, et sans endommager le verger, Les fruits tombés et qui n\u2019ont pu mârir à l'arbre sont parfois nombreux et tous renferment des insectes ; quand ces fruits sont en partic maugés, l'insecte remonte à l'arbre pour s\u2019y multiplier davantage en y déposant des æaËs entre le bois et l'écorce, ou cherche un refuge pour y subir une nouvelle transformation.Lorsque les moutons peuvent manger ces fruits tombés qu'ils recherchent avec avidité, il est impossible aux insectes de s\u2019enfouir dans le sol, ou monter à l'arbre pour causer de nouvelles déprédutions.Sous ces circonstances, les moutons ont donc leur grande utilité quand îls paissent dans le verger qu'alors il est plus facile de garder dans de bonnes conditions.- La taille des arbres doit être faite dans des conditions telles que le propriétaire d'un verger n'ait besoin d\u2019avoir recours qu'au pincement ou à l'usage d'un canif pour enlever les brindilles qui paraissent n'avoir aucune utilité ou être nuisibles à l'arbre.Attendre, pour opérer lu taille d'un arbre, qu'on soit obligé de se servir de la serpe ou d'une scie, c'est courir le risque d'endommager les arbres.Le point de départ d'un verger, assure toujours sa réussite pour l'avenir.Si certaines précautions indispensables étaient négligées dans le verger son rendement en fruits s'en ferait grandement sentir sous le rapport de la qualité et de la quantité, \u2014 rame Utilisation des pailles D'ordinairo le cultivateur n\u2019uttache qu\u2019une bien faible importance quant à l\u2019utilisation des pailles de n'importe quelle céréale, et tout particulièrement celle du blé et de l\u2019avoine, Là où on élève un grand nombre de bestiaux, la paille peut être utilisée avec avantage et payer amplement le trouble qu'on se serait donné pour la bien conserver.Ln paille d'orge est seulement celle que le cultivateur devrait vendre, parce que le prix obtenu par cette paille lui permettrait d'acheter des engrais de commerce d'une bien plus grande valeur que la paille d'orge.Les pailles de blé ct d'avoine, soit mêlées aux des arbres, parce que généralement ces fruits con-' plantes fourragères, soit utilisées comme litière», tiennent des insectes à l'intérieur et qui se propa- donneraient plus de profit au cultivateur que ail geraient si ces fruits n'étaient pas ainsi cnlevés du les vendait au dehors de la ferme, quelque soit le GAZETTE DES CAMPAGNES 159 prix qu'il pourrait en obtenir.Les pailles de blé et d'avoine doivent donc être conservées avec le plus grand soin, du moment de leur hattage jusqu\u2019au temps de leur utilisation.Il y aurait avantage de prendre tous les moyens possibles do les bien conserver, et pour cela les tenir à l'abri des intempéries et les soustraire autant que possible aux déprédations des animaux.La valeur des pailles, comme engrais, n\u2019est pas considérable ; mais ces pailles utilisées come fertilisants seraient nécessairement un absorbant de l\u2019engrais animal qui alors conserverait mieux ses propriétés fertilisantes.Il serait mieux de hacher ces pailles pour les épandre sur le champ, dans une prairie par exemple, que de permettre qu'elles soient gaspillées ou ava- rides dans les granges, pour être une source d'embarras et y attirer les animaux ravageurs.Cependant il serait plus avantageux de les bien conserver pour les mêler aux plantes fourragères, les alterner par exemple avec du foin vert, au moment d\u2019entrer celui-ci au fenil ; ce procédé donnerait à la paille un meilleur goût, contribuerait à la bonne conservation du foin et augmenterait ainsi la masse des plantes fourragères, La négligence en ce qui concerne la bonne conservation des pailles des céréales et les tiges de blé- d'Inde comme nourriture des boestiaux, enlève au cultivateur une partie des profits qu\u2019il pourrait réaliser, et cette considération n porté un grand nombre de cultivateurs A attacher plus d'importance à ce sujet, en accordant un plus grand soin à la conservation des pailles.et \u2014\u2014\u2014 CHOSES ET AUTRES L'humidité du sol dans les prairies.\u2014Apréa la fauchai son du foin et son entrée en grange, si le temps était à la sécheresse, à la fin de juillet et pendant tout le mois d\u2019août, rien ne serait plus avantageux que de herser légèrement les prairies, après une pluie par exemple, Puis épandre tout aussitôt sur la surface du sol une couche d'à peu près un pouce de paille hachée.Commo l\u2019industrie laitière eet une des branches d'agriculture la plus payante, une grande attention devrait être apportée à la bonne conservation des prairies.La moisson des céréales.\u2014C'est un grand défaut que de moissonuer les céréales après l'entière maturité des grains.Le blé perd alors de sa bteur, de sa qualité pour la panifioation, et il est difficile à couper ct A mettre en gorbes, car les grains s'échappent en quantité considérable de l'épi.L'avoine est soumise aux mêmes inconvénients, ct la ille perd aussi de sa valour nutritive pour les bestiaux.orge devient serrée et clle perd de ea couleur naturelle Culture de lu betterave à sucre \u2014Il y « un grand avantage de cultiver la betterave à sucre, ou point de vue de l'industrie laitière, Le lait d\u2019une vache qui reçoit de temps à autre une ration de betterave à sucre est de bonne qualité, et le bourre qui provient de co lait est plus ferme et d'un meilleur goût que d'une vache à laquells on aurait donné toutes autres es de légumes, Botte culture est donc avantagouse, là où l\u2019on fabrique le beurre plutôt que lo fromage ou les deux à la fois.* .Cultiver avec profit.\u2014Cultiver avec profit cory orte une foule de connaissances que le cultivateur doit s'efforcer d'acquéri.\u2014L élevage des bestiaux, les propriétés des engrais chimiques et autres applicables à toutes espèces de lantes ; l\u2019emploi et l'usage des instruments d'agriculture, eur utilité en ce qui a rapport aux différents travaux de eulture, ct l'économie de temps qui pourrait être réalisé par chacun d'eux, sont au nombre des connaissances que le eult vatour doit nécessairement acquérir.II doit en outre bien entretenir ses clôtures, drainer convenablement ses différents champs, et tenir ses bâtisses en boo ordre.La négligence a cet égard entraînerait à des pertes considérables Sane les récoltes et à la détérioration graduclle des bâtisses, .Sel donné aux vaches laitières.\u2014 Des expériences récentes faites quant à l\u2019usage du se] pour l'avantage des vaches laitières ont démontré son utilité comme pouvant augmenter la production du lait.Ainsi, pendant l'espace d'un mois trois vaches ont entièrement été privées de la ration ordi- paire de sel qu'elles recevaient, et en conséquence il y eut chaque jour diminution graduelle en lait, Après cet espace de temps, ces mêmes vaches recevaient chacune dans leur ration quatre onces de sel par jour, et après quinze jours, l'augmentation en lait a été de 100 livres, dans 6e même temps, soit à peu près 200 livres pour tout le mois, Dans ces conditions, les vaches doivent avoir constamment de l\u2019eau à leur disposition.La pratique en agriculture.- Pour l'agriculture comme pour toute espêce d'autre chose, il faut sopararaat que de s'y sdonner avoir fait un apprentissage en agriculture, être initié à la oulture de toutes espèces de plantes.Autrement ce serait courir au-devant de désappointements sans nombre.A moins qu'un jeune homme passe quelques années dans une école d'agriculture, ou qu\u2019il fasse son a prentissage dans une ferme modèle dirigée par des agriculiours habiles, jamais il ne devra es; érer réussir dans l'exploitation d'une ferme.La culture ne saurait être routinière, sans exposer celui qui s\u2019y adonne à des portes toujours de plus en plus considérables en fait de culture.South American Nervine.\u2014 Voici ce que Rebecca Wilkinsou de Brownavalley, Ind., dit : Mulade pendant trois ans de maladies de nerfs, faiblesse d'estomac, dispepsie et indigestion, après avoir esenyé toutes espèces de re- mèdea j'achetai nne tonteille de \u2018South Atnerican Nervine\u201d qui m\u2019a valu par son vange $50 d'autres médicaments.C'est le meilleur remède à utiliser.Pour vous en vonvainere faites l\u2019easai d\u2019une bonteille, Tolian sanitaire de Wootford\u2014Guérit les démangeni sois chez les hommes et les animaux en 30 miputesi English Spavin Liniment \u2014 Fait disparnître les tumeurs dures où calleuses, provenant d'accidents cher les clievanx, vessigons, gourmes, suros, entorses, gonflement de la gorge, toux, ste.L'uesge d\u2019une bouteille de ce médicament épargne $50 160 Rhumatisme guéri en un jour.\u2014Le \u2018* Sonth American Rbumatio Cure * guérit le rhumatisme et la névralgie duns un ou trois jours.Sun action sur le eystème est re- marquableet mystérieux ; il enlève toujours la racine du mal qui disparaît immédiatement.La première dose produit uu grand soulagemeut.\u2014Prix 75 cte.En vente ici chez M.L.A.Paquet._ , RECETTE Conservation des viandes par l'acide acétique On peut conserver une pièce de viande pendant plusieurs jours, en la préparant ainsi: on preud un groi pineenn que l'on trempe dans du vinaigre de bois; on enduit de ce vinaigre toules les surfaces de cette viande ; on repasse une seconde fois uvec le pinceau, afin d'être certain d'avoir eutièrement recouvert toutes les parties de la viande avec cet enduit.Pr à ee a ; #5).\u2014Nous prions ceux qui ne sont pas en Tégle avec | administration denotre journal, de nous faire parrenir immédiatement le montant qu'ils nous doivent.VADE-MECUM DE L'ENSILEUR Résumé des différentes méthodes de conservation des fourrages verts d'après les dernières ex- :périences et enquêtes française- anglaise-américaine.Par Gaston Jaoquier Membre de la Société des Agriculteurs de France et de l'Association française pour l'avancement des sciences, Secrétaire de ln Société d'Agriculture de Grenoble.Prix : $1 -A VENDEE A vendre à la Rividre-Ouelle, uve terre de 80 arpents avec maison, grange.hangar et eau au besoin, près de la Station du chemin de fer Intercolonial, y compris tout le matériel nécessaire à l'exploitation de cette ferme.Partie payée comptant et le reste avec délai et conditions de paiement facile.La récolte de vette année sera comprise dans Ia vente.S'adresser à ALFRED LEBEL, Rivière.Onelle.Flynn & Dionne, AVOCATS \u2014\u2014 L'honorable E- J.FLYNN, J, A.Dioxxr, L.L.L .L.L.D.56 rue St-Pierre, Quebec (Bâtisse de la Bauque Union) sa Abonnez-vous à la \u201c GAZETTE Des CAMPAGNES \u201d journal du cultivateur et du colon.GAZETTE DES CAMPAGNES Une COURTE, HISTOIRE JA COTTOLENE est In meilleure des graisses ä frire pour fous les usages culinaires.UNSHISTOIRE VRAKÉ [A COTTOLENE est In seule graissed frire entièrement sainequi soil fabriquée.Les médecins la recommandent UneVI£ILLE HISTOIRE Cest qu'une sensation désag- ble \u201c d\u2019extés de richesse\u201d, provient des aliments cuits dans le saindoux VPSNOUVÈUE HISTOIRE Les aliments cuits dans la COTTOLENE sont délicats, délicieux, sains ,réconfortants- Employez-vous an COTTOLENE?préparés seulement par N-K-FAIRBANK et CIE, Wellington «Ann dts, MONTREAL.mare a ia CAVEATS, TRADE MARKS Lad Eoi® COPYRIGHTS.TER a J OBTAIN A PATENT?Fora at = BUH BCE.ho Bars ad Star Brey ri GmbH REE wa EE ion concerning Patents how to ob- Fan (ham gent free.Also s catalo of mechan- Lid 1ieae reed ste CAI 85» broucat widely Pole es Pas mp ii Eira soit CANNY AN >.1 2308 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