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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 9 août 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1894-08-09, Collections de BAnQ.

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[" XXXème année 9 AOÛT 1894 = 4 NAL DU ET DU COLON.- Si la guerre eet la dernidre raison des peuples, l\u2019agriculture doit en 8t:e ls premidre Emparone-nous dt so), si none voulorsconserver notre nationalité Zr ,.2d No CU Unan,$1 Rédacteur : FIRMIN H.PROULK\u2014Gérant : HECTOR A.PROULX Unan, $1 \u201cee mr Gazette des Gampagnes PUBLIÉ À SAINTE-ANNE DE LA PocaTIèRE, P.Q.SOMMAIRE : Revue de la semaine : L'Exposition provinoiale.\u2014 Département des fruits à l'Exposition provinoiale de Québec.Entre Chinois et Japonais.\u2014Notre fromage.\u2014 Au Lac Saint-Jean, Causerie agricole : Les travaux de culture.jets divers : Comment économiser les plantes fourragères, \u2014Plantes qui rmpêchent le développement des mauvaizes |.herbes.\u2014 Culture des plantes suivant Ja qualité du sol: \u2014 Comment les plantes se comportent avec le sol.\u2014Quand les labours profonds doivent être faits, .Choses et autres: Jia chaux utilisée par les sols argileux, \u2014 Amélioration agricole.\u2014 Effet du plâtre sur le trèfle, \u2014Calture mélangée.\u2014 Les rayons de miel dans les ruches.\u2014Le chardon russe.Recette : Vinaigre au miel.sooo SE OTT TS TC TI TS STS TTT REVUE DE LA SEMAINE L'Exposition provinciale de produits agricoles et industriel à Québec \u2014Dans le but d\u2019intéresser davantage tous les cultivateurs de la province de Québec à prendre part à cette exposition, on suggère d\u2019établir, sur lo terrain même, des expositions particulières ou concours régional pour les produits do l\u2019agriculture.Le Lac Saint-Jean, aux instances du député provincial de cette région qui est à la tête de ce mouvement, pourrait aussi trouver des imitateurs dans plusieurs autres parties de la province qui y gagneraient À être mieux connues au point de vue des avantages qu\u2019elles pourraient offrir À la co-\u2019 lonisation, tout aussi bien que pour la vente des produits agricoles sur les marchés étrangers, provenant soit de la culture, soit des industries agricoles.Ces expositions particulières ne devraient pas pour tout cela priver les exposants de concourir en même temps dans l\u2019ensemble des mêmes produits \u2018 installés dans toutes les divisions particulières établies sur le terrain de l'Exposition.Cet arrangement donnerait lieu À un surcroît de travail, mais comme la partie agricole doit nécessairement prévaloir on intérêts À ces expositions, ce surcroît «l\u2019organisation compenserait le trouble qu\u2019on se serait donné pour l\u2019établir, par l'immense avantage qu'il procurerait aux exposants des campagnes qui devraient occupor un vaste espace pour l\u2019exhibition des produits agricoles.d'ordinaire trop restreints, et surtout pour les produits du jardinage, de l'horticulture et de la cul- turo des fruits, où l'attention dos visiteurs se porte tout particulièrement.voupnd an sone TMIdoLr 1 OD AUSANDN 170 GAZETTE DES CAMPAGNES Département des fruits à l'Exposition Provinciale de Quebec \u2014Au début même de l'organisation de l'Exposition Provineiale de Québec, les diree- teurs de cetto exposition augur:nt qu'elle sers un véritable succès, car ceux qui doivent le plus s'intéresser À cotte exhibition, lui accordent le plus grand appui dans los différents départements, ct tout pur- ticulièrement dans c lui qui sera sous le contrôle de la Société d'horticulture de Québec, aidéo des sociétés d'hortieulture de Montréal, des Cantons de l\u2019Est et de l'Islot.Chacun suit, par expérience, que si l\u2019industrie laitière, grâce au précieux concours de la Société d'in- duatrie laititre de la province de Québee, est Tindustrie la plus florissante ct la plus payante qu'il y ait aujourd'hui, c'est quo dans toutes les expositions provinciales et autres, on n su donner sux exhibits de cette industrie et à tout ce qui s\u2019y rappor- toit, une place prépondérante, afin de faire mieux apprécier cotte industrie par les cultivateurs qui devaient être les plus intéressés À la voir prospérer.À la prochaine exposition provinciale de Québec, il en sera ainsi pour les fruits de toutes sortes : l'horticulture, l\u2019arboriculture, lo jardinage ct même 1a sylviculture y recevront une grande part d'encouragement ; chaque partie de la province y aura sa division particulière dans ce département, afin que les visiteurs puissent se faire une idée exacte de la production des fruits et des arbres forestiers etc, qui peuvent être avantageusement cultivés dans telle ou telle partie de notre province.Ues soins particuliers donneront lieu à d'agréables surprises quant à le possibilité de pouvoir cultiver tel ou tel fruit dans des localités que l\u2019on aurait cru impropres à cette culture.Par cette division de districts, tous los exposants sauront une moilleure chance de voir leurs produits primés, soit pour les légumes, les fruits de toutes sortes, ete, sans que rien n'empêche ceux-ci de concourir, dans ce département, aux prix d'ensemble accordés à ces produits, quelque soit le lieu de leur production.Par intervalle, dans ce département, et pondant toute la durée de l'Exposition, il y aura des personnes entendues dans l\u2019art de dirigor ces différentes cultures, qui seront tout particulièrement chargées de donner quelques explications et directions pratiques d'une très grande utilité aux visiteurs et exposants do fruits, et qui seront do nature à rë- pandre davantage la culture de ces fruits dans des localités où l'on n\u2019y attache qu\u2019une bien médiocre importance, par les embarras do culture qu'on y à éprouvés, ou des insuccès dûs au manque de connaissances «dans ces différentes cultures Le concours général des horticulteurs de toutes les parties de la province de Québec, À la prochaine exposition provinciale, sera susceptible «le produire des résultats avantageux quant à la culture plus générale dans notro pays.Ce sera un moyen efmi- esce d'établir un échange d'idées le plus avantageux qui ne saurait manquer d'être favorable à la eulture plus générale des fruits.Tous les exposants dans ce département pourront aussi ajouter aux intérêts de chacun par \u2018es échanges de fruits, de greffes et même d'arbres fruitiers et forestiers : cc sera un attrait de plus à ajouter À la flore ct à lu pomone qui y gagneraient À être mieux connues ub plus apprécides.Les échanges entre horticulteurs seraient ainsi une excollente chose, car tout en servant à la vulgarisation de ce qui cst bon ct beau, les exposants ct même les visiteurs ayant quelqu'intérêt à se familiariser à ces cultures différentes, établiraient ensemble une fraternité horticole : c'est alors qu le plus humble horticulteur, le jardinier tout aussi bien que le propriétaire d\u2019un jardin et d'un verger seraient en contact avec lo plus habile horticulteur et pépiniériste, pour que chacun puisse faire part de son expérience pratique de la culture des fruits dans telle ou telle partie de la province de Québec ou autres endroits du pays.Le département de I'horticulture rondu très intéressant par ses nombreux exhibits provenant de toutes les parties de la province, et méme du pays, contribuerait à étendre davantage lu culture des fruits.Par suite du développement d:s moyens de transport, la production des fruits devra nécossaire- ment prendre une extension considérable.D'un objet do consommation limitée, le cultivateur pourrait en faire matière d\u2019un commerce important, à ce point que la culture fruitière «leviondrait uno branche très lucrative de l'économie agricole.Pour toutes ces raisons, le secrétaire de l'Exposition provinciale à Québoce accordera tous les avantages possibles pour que los exhibits ilo fruits cultivés, arbres fruitiers, d'ornemonts et forestiers, lé- guines ct fleurs de toutes sortes puissent figurer avec avantage À cette exposition, afin que les visiteurs ot les commerçants de fruits puissent juger de la valeur des fruits cultivés dans la valléo du GAZETTE DES Lac St-Jean, comme à la Gaspésie, au Lac Témiscouata, partout enfin où la culture des fruits pourrait être faite avec avantage si on lui accordait les suins convenables, suivant la condition du climat et l'exposition des terrains destinés à l'établissement d'un jardin ou d\u2019un verger.Notre fromage \u2014Nous empruntons ce qui suit du Prix Courant au sujet de lu vente du fromage de la province : * Le fromage est à la baisse ; les acheteurs anglais commencent à être approvisionnés et In fabrication anglaise prend plus de place dans la consommation.Ajoutez à cela que le fromage de la derniere moitié de juin qui est maintenant sur le marché anglais a laissé À désirer sous lo rapport de la qualité et vous aurez les arguments dont on se sert pour justifier la baisse.Au quai lundi, 7,000 fromages ont été mis en vente ; les acheteurs n\u2019avaient pas l'air très empressés ct les fromagers ont dû accepter § de moins que le lundi précédent, soit 9e pour le fromage de belle qualité et 84 pour celui qui avait quelque léger défaut.Chez les consignataires, on à pu réulisur 9c pour un ou deux lots de coloré, de qualité égale au fromage d'Ontario, mais à part de ces fromages fancy, lo meilleur prix possible pour le fromage de la province à été 9c.Le coloré a en ce moment une légère prépondérance sur le blanc.Les avis d'Angleterre par le cable ne sont pas encourageants et l'on nous fuit pressentir que le fromage de 11 fin de juillet se vendra encore plus bas que 9e.Voici les exportations de la semaine durnière : Par Pour M.ules Parisian Liverpool 9,669 Baltimore \u201c 3,039 - Hestia Glasgow 7,864 Austrian Londres 15,663 Hamilton Bristol 15,533 Téelin Head 62 Total.51,860 Semaine correspondante 1893 61,222 EXPORTATIONS A CETTE DATE 1804.12000000000 moules 669,901 1893.0000000000 \u201c 617.861 \u2014 La Chino cst en guerre avec le Japon.Les soldats du eéleste empire sont quasi innombrables, mais ceux du mikado sont micux excreés eb micux commandés ; aussi ont-ils eu l'avantage jusqu'ici.Au Lac Suvnt-Jeun\u2014Son Excellence le lieute- n int-gouverneur Chapleau, l'hon.À.Ouimet, ministre des Travaux Publics à Ottawa, eb M.Coste, ingénieur en chef de ce département, ainsi que les honorables MM.Taillon, premier ministre, Nantel 1M \u2014 CAMPAGNES ministre des Travaux Publics à Québec, Leblanc orateur de l'Assemblée Législative, MM.Arthur Dansoreau, Guilhault et W.E.Blumhart sont partis mardi matin pour Roberval par le convoi du chemin de fer du Lac Saint-Jean.Le gouvernement a fait construire un vaste bateau A vapeur à fond plat destiné à transporter les produits des terres des colons de la vallée du Lac Saint- Jean.Ce bateau sera inauguré par Son Honneur le licutenant-gouverncur Chapleau.C'est un événement important pour les habitants de cette fertile région dont un certain nombre manquaient jusqu'ici de moyens faciles de communications.Ce bateau, grâce à la manière dont il est construit, pourra pénétrer dans presque toutes les rivières qui so jettent dans le lac afin de transporter les produits des cultivateurs à Roberval, c'est-à-dire au chemin de fer.Les ministres provinciaux se proposent de visiter l'établissement des RR.PP.Trappistes et se rendre compte de ce qu'il y a À faire pour faire progresser duvantage l'industrie agricole dans cette région de notre province.L'honorable M.Ouimet se rend au Lac St-Jean dans l'intérêt de son département.Il ira à Chicoutani en compagnie de l'ingénieur en chef M.Coste, inspecter les travaux de creusage que le gouvernement est à faire exécuter dans la rivière Saguenay, près de Chicoutimi, afin de permettre aux bateaux d'an fort tonnage de se rendre jusqu'à cette ville.\u2014\u2014\u2014__#.CAUSERIE AGRICOLE Les travaux do culture Plus que jamais le cultivateur est convaineu que Ja culture d'une terre, l'exploitation d'une fermes n'est pas seulement un travail manuel, car tous les jours, par son observation et ses expériences des différents procédés de culture nouveaux, il tire un meilleur parti de ses travaux qu'autrefois Le cultivateur a intérêt à mettre différents procédés de culture en pratique, et à titre d'essai, pour pouvoir viser toujours au point le plus économique qui rendra ses cultures payantes.Il à à cultiver des sols de composition différente ot par conséquent il doit se rendre compte de leur état de fertilité, reconnaître les sols sujets à sc détériorer plus promp- tement les uns que les autres, eb quels sont ceux + 172 GAZETTE DES CAMPAGNES qui sur sa ferme sont susceptibles d'améliorations Dans chaque partie de son travail, le cultivateur est amené en contact avec la nature et les lois qui règlent chaque changement et chaque procédé de culture que Dicu a imposé sur toutes les choses qu'il a faites pour le plus grand avantage du cultivateur associé à l'œuvre de la végétation des plantes .La tâche du cultivateur est de tirer de la terre, et des choses qui paraissent inutiles, tout ce qui sert à la nourriture de l\u2019homme.L'habilité et les connaissances du cultivateur lui permettent pour ainsi dire de faire d\u2019un désert un champ fertile, comme son ignorance de la culture et sa négligence même pourraient réduire les terres les plus fertiles au point de ne plus payer les frais de culture.Par-dessus tout le cultivateur est un travailleur indépendant, pouvant suffire à tous ses besoins par son propre travail.Il trace lui-même les procédés de culture qu'il croit les plus convenables d\u2019adopter, s\u2019en rapportant parfois aux conseils de ceux qui paraissent mieux réussir que lui en agriculture.Depuis quelques années surtout, il n\u2019y a pas d'art qui ait retiré de plus grands avantages que l'agriculture par les moyens nouveaux mis à sa disposition pour en favoriser le développement.Les hommes de science lui ont rendu et lui rendent d'éminents services, attachés comme ils le sont à faire.des expériences de toutes sortes dans les fermes expérimentales.Les sols, les engrais et les plantes sont analysés ; les causes de la fertilité et de la stérilité du sol sont mieux connues, et les moyens de remédicr à cet état do choses sont mis en œuvre de la manière la plus efficace ct la plus économique.Les moyens d'avoir les plus précieux constituants des récoltes ; savoir distinguer les ennemis et les maladies des plantes cultivées, et une foule d'autres sujets semblables est le fait d\u2019un grand nombre de cultivateurs mieux renseignés aujour- d'hui qu\u2019ils l\u2019étaient autrefois, par le précieux concours des fermes expérimentales ct des fermes-mo- dèles.C'est pourquoi aujourd'hui on peut avec raison dire que l'agriculture est devenue un art scientifique qui a été amcné à un point de grande perfection que tous les cultivateurs doivent s'efforcer d'atteindre pour lutter favoratdement sur les marchés par la vente «le leurs produits agricoles.Ces connaissances peuvent s'acquérir très efficucoment par l\u2019intervention des cercles agricoles, des écoles d\u2019agri- stare cb des fermes-modèles indispensables à Ia réalisation du progrès agricole tant désiré et dont doivent profiter les industriels et le commerce tout comme Jes cultivateurs.Le cultivateur doit étudier le sol dans sa composition et les propriétés de ses ingrédients; dans les causes de sa fertilité et de sa stérilité; dans son appauvrissement par une culture trop prolongée ; \u2018lens son amélioration par le labourage, etc.Quant aux plantes, le cultivateur doit considérer la nature de leurs différents ingrédients, le sol et les engrais d\u2019où elles proviennent ; les proportions d'engrais requises par différentes plantes et les moyens de leur en fournir.Il doit connaître la nature et la valeur de toutes espèces de plantes pour la nourriture de l'homme et des animaux.Le cultivateur doit aussi étudier les différentes récoltes cultivées sur sa ferme ; l'effet produit par tel ou tel mode de culture ; leurs préférences à l\u2019égard du sol sur lequel elles végètent ; leurs produits, leurs maladies et leurs ennemis.Il doit attacher une grande importance à la rotation, comme nous l\u2019avons signalé ailleurs.Les espèces et le traitement des bestiaux ne doivent pas lui être étrangers.Le cultivateur doit en outre s'initier à la culture du verger et du jardinage.Toutes ces indications ouvrent nécessairement un grand champ d'étude intéressante et indispensable aux cultivateurs.Un jeune homme qui aura été initié À toutes les conneissances agricoles que nous venons de signaler, sera en état de donner un bon exemple sur la ferme qu'il exploitera pour son propre compte ; il pourra expliquer les raisons des différents travaux de culture qu'il devra entreprendre.Il aura une une grande tendance à poursuivre ces travaux avec le plus grand soin ; il comprendra les causes de l'appauvrissement graduel du sol et tout ce qui pourrait être nuisible à l\u2019agriculture ; il pourra lui- même en suggérer et en appliquer les remèdes ; enfin le système de culture perfectionnée qu\u2019il adoptera sur sa ferme sera profitable aux cultivateurs do la localité.Ces jeunes gens propageront davantage, par ce moyen la pratique d'une bonne agriculture, économique et lucrative A la fois, qui ne manquera pes d'être plus appréciée et mieux connue dans toutes les campagnes.ete i itt. GAZETTE DES CAMPAGNES Comment économiser les plantes fourragères Tl est constaté que dans quelques parties de la province de Québec les pluies ont fait tort aux plantes fourragères.Il y aura done moins de foin et surtout de bon foin dans ces cndroits que les années précédentes.Le cultivateur étant grandement intéressé à ce que les bestiaux soient en bon état, toute diminution .en plantes fourragères pourrait être grandement ressentie.Sous ces circonstances, l\u2019économie des plantes fourragères devra être l\u2019objet d\u2019études sérieuses, et il caloulera tout ce qui pourra éviter les dépenses, diminuer le travail, et tenir les bestiaux dans un état qui puisse laisser espérer d'en retirer profit Le cultivateur doit donc rechercher sans cesse wne méthode avantageuse et économique de nourrir ses bestiaux.Ainsi donc, mieux la nourriture sera préparée, mieux les animaux s'en approprieront la aubsistance.Les principes nutritifs contenus dans les fibres du foin et de lu paille ne seront atteints qu\u2019en les écrasant ou en les amollissant par la fermentation.Plus la tige sera écrasée et broyée, mieux les organes digestifs des bestiaux s'emparcront des principes nutritifs que contiennent le foin et la paille, Tout cultivateur qui se rend compte des profits qu\u2019il peut obtenir par ses bestiaux, ne doit pas un seul instant balancer à se procurer une machine à couper le foin, la paille et les légumes afin de nourrir économiquement et avec profit ses bcs- tisux.Les cultivateurs n'ignorent pas que pour tous les animaux, les vaches surtout, les produits sont en raison du surcroft bien réglé de nourriture qu'elles reçoivent.\u2018Tous les cultivateurs ne sont pas également persuadés de ce fait, et c'est ce qui explique suffisamment pourquoi celui qui nourrit peu ses bestiaux n\u2019en retire point de profit, tandis que celui qui les nourrit bien enretire un bénéfice considérable.Si la culture des plantes fourragères de toute espèce prenait de l'extension, lo vilain friche diminuerait sensiblement sous les récoltes sarclées et les prairies artificielles En agriculture, une première amélioration en amène plusieurs autres à sa suite.Plantes qui empêchent le développement des mauvaises herbas La culture du trèfle est celle qui s'oppose le plus pu développement des mauvaises herbes, car lorsque 178 lo terrain sur lequel on l\u2019a semé est bien préparé, que sa durée n\u2019est pas plus de deux à trois ans, le grand nombre de ses feuilles et de ses tiges couvrent entièrement ce terrain ; le trèfle nuit en conséquence à la végétation des mauvaises herbes, et il détruit mêrne celles qui existent.Le trèfle peut précéder ou suivre la culture des céréales, comine les récoltes des pommes de terre, do la batterave ou autres plantes sarclées ; les opérations du binuge eb du sarclage ayant pour but d'extirper les mauvaises herbes.La culture du trifle et des fèves prépare très bien À la culture du blé; les pommes de terre à la culture de l\u2019orge et de l'avoine.Une bonne pratique en fait de culture consiste à connaître quelles sont les cultures qui convienhent le mieux à l'état dans lequel chaque champ se trouve, afin d'empêcher que les mauvaises herbes ne s\u2019opposent au développement des récoltes, à conserver sa fertilité au sol, en ne lui donnant que la moins grande quantité d'engrais possible.Culture des plantes suivant la qualité du sol Le cultivateur doit pouvoir distinguer quelles sont les plantes qui conviennent à tel ou tel sol, afin de bien régler ses assolements ou la rotation de culture qu'il doit adopter.La nature du zol exerce une grande influence sur la fixation des assolements.Les sols argileux qui sont tenaces conviennent à lu culture du blé, de l\u2019avoine, du trèfle, aux fèves, aux pois, aux choux, aux choux de Siam, ete.Les terres sablonneuses caleaires qui sont légères et sèches conviennent mieux au seigle, à l'orge, aux\u2019 lentilles, au sainfoin, au sarrasin, À la pomme de terre, aux navets.Les terres mélangées dans de justes proportions d'argile, de sable et de matières calcaires, qui sont profondes, sèches et bien ameublies, conviennent aux produits que nous venons de citer, mais particulièrement au lin, au chanvre, au blé-d\u2019Inde, à la bette- tave, aux carottes, etc.Lo cultivateur qui s\u2019y entend dans la pratique de la culture a le soin de placer les plantes qui absorbent beaucoup d'eau et qui nécessitent des opé-' rations dont le résultat doit être de diviser le sol ob de le rendre plus accessiblo aux rayons du soleil ; et sur los terres légères ot sèches les plantes qui cou- vrent leur surface par un feuillage épais s'opposent 174 GAZETTE DÉS CAMPAGNES À l\u2019évaporation de l'humidité, ainsi que celles qui lient par leurs racines toutes les parties de la terre.Sur les côteaux ct dans les terrains dont la pente rend le labourage pénible et où les eaux peuvent entraîner les engrais, ainsi que dans les terrains susceptibles d'être inondés, le cultivateur adopte de préférence les cultures qui exigent le moins de main- d'œuvre, telles que les pâturages.Dans les terrains en plaine, qui peuvent être cultivés facilement, dont le sol est naturellement fertile, le cultivateur préfère les céréales, les fonrrages légumineux, les plantes sarclées, et en général toutes celles dont les produits, riches ct abondants peuvent componser les frais de culture.En général, le cultivateur sait, par expérience, que moins une terre est fertile, moins il est facile d\u2019y établir des prairies artificielles pour la nourriture des bestiaux, et plus il faut augmenter l'étendue des pâturages.Comment les plantes se comportent avec le sol Lorsque sans interruption on demande au sol les mêmes produits plusieurs années de suite, la fécondité du sol s\u2019épuise vite.Cependant toutes les plantes n'épuisent pas le sol dans la même mesure, avec ls même rapidité Il y a des plantes qui peuvent végéter longtemps sur le même terrain, à la même place sans que la fertilité du sol paraisse en souffrir.L'expérience a démontré que les végétaux de la même famille réussissent d'autant mieux qu'ils sont plus longtemps à reparaître sur le même terrain.En général, les végétaux doivent rester éloignés un temps égal à celui qu\u2019ils emploient pour accomplir toutes les phases de leur existence.Certaines plantes sont encore antipathiques, bien que d'espèce différente : ainsi le blé réussit peu après la pomme de terre.Les choux, le chanvre, aiment à végéter dans une fumure récente, tandis que les céréales, les raciues surtout, préfèrent un sol fumé une année auparavant.Chaque espèce de plantes retire de la terre des principes nourriciers qui lui sont propres ; les unes obtiennent leur nourriture qu\u2019à la surface du sol, comme les plantes À racines traçantes ; les autres, Jans les couches inférieures, comme les plantes à racines pivotantes.Les unes s'opposent à la crois- sanco des mauvaises herbes, soit par l'ombrage épais qu\u2019elles produisent, soit par les façons de culture qu'elles réclament ; d'autres plentes laissent le terrain se salir de mauvaises plantes adventices, par suite de la rarcté ou do Vexiguité de leurs feuilles, qui permet aux ruyons de lumière d'arriver jusqu'au sol.Il importe donc de substituer aux récoltes qui salissent le Lerrain, des plantes qui l'ombragent fortement ou qui demandent des binages ou des sarclages répétés.} \u2014_\u2014\u2014\u2014 Quand les labours profonda doivent ôtre faits Si le sous-sol est infertile, si son mélange avec le sol ne peut produire un amondement avantageux, le cultivateur se garde alors de labourer profondément.De même, lorsqu'il rompt une prairie artificielle établie sur un terrain sableux, le labour doit être superficiel, parce que le séjour de la plante fourragère a formé une mince couche d'humus qu\u2019il importe de ne pas enfouir trop bas.Ce serait une faute de labourer profondément les terres nmendées par l'emploi de la marne, de lo chaux, ou autres moyens à la disposition des cultivateurs.Le cultivateur qui a une connaissance de ce que les lubours peuvent produire, ne passe pas brusquement d\u2019un labour superficiel à un labour profond.La terre se mûrit lentement au contact de l'air; et si tout d'un coup on amenait à la surface du sol une épaisse couche souterraine, il s'exposerait à avoir, les premières années suivantes, de moins belles récoltes qu'auparavant.Il faut peu à peu augmenter la profondeur des labours et ne les porter qu\u2019à une bien faible profondeur de plus chaque année.Ces labours d'une profondeur progressive chaque année, doivent être faits À l'automne, afin que les mottes de terre, pénétrées par les gelées puissent facilement so déliter au dégel du printemps.\u2014\u2014-\u2014e 0 -\u2014r=\u2014\u2014\u2014\u2014#\u2014\u2014 CHOSES ET AUTRES La chaux ntilisée pour les sols argileux\u2014La chaux donne de la chaleur aux sols argileux, elle les ameublit et en facilito l'assèchement.Lo chaux donne plus du consistance aux terres sablonneuscs ; mais, comme elle augmente le pouvoir qu'a le sable do 8: réchauffer, cells n\u2019est applicable avec succès, dans les terres sablonneuses, qu\u2019à la suite d\u2019un défrichement, pour dissiper l'acidité et faciliter la décomposition des matières végétales.La chaux cst avantagouse à ls végétation des plantes fourragères ; elle a une action favorable sur les céréales, le blé surtout ; oile rend le graiu plus beau, la farine plus blanche, la paille plus nutritive et plus recherchée par les bestiaux, . GAZETTE DES CAMPAGNES 175 | ; Il faut que le sol soit bien drainé avant qu\u2019un terrain soit chaulé, Le mode le p'us avantageux pour utiliser la chaux consiste à établir des composts formés alternativement d\u2019un lit de chaux, et d'un lit de terro ou de gazon.Si la terre est humide et la chaux récente, huit à dix jours suffisent pour fuser la chaux ; il faut alors mélanger le compost, et cela à deux ou trois reprises.Le cullivateur y gagnerait a D'utiliser cetto terre le plus tard possible, car plus ce mélange sera vieux, moilleur sera l'effet à l'égard do la récolte.\"été est la saison la plus favorable pour répandre la chaux sur un sol labouré, hersé et roulé au b:soin ; il faut ls mélanger cn hereunt de nouveau et l'uoterrer par un lu- bour léger.Amélioration agricole\u2014C'est faire j reuve de grande capacité en agriculture que de rendre fertile un champ qui laissait à désirer sous le rapport du rendement des récoltes, plutôt que d'obtenir de fortes récoltes d'une partie de la terre qui est graudement \u2018engraissé:.Lorsque sur une ferme, il y a des terrains qui ne produisent pas beaucoup, il est de | tutérêt du cultivateur d'essayer tous les moyens possibles de les améliorer.Dans une ferme, lorsque tous les terrains sont en bon état de culture, son propriétaire ne peut manquer de réussir ; au contraire, lorsque quelques parties de la terre sont négligées sous le rapport de la production, les revenus de exploitation générale de la ferme sont moins considérables, * .Effets du plâtre sur le trèfle \u2014Si après la moisson des céréales, le cultivateur répandait du plâtre sur les trèfies, il pourrait à l'automne obtenir une bonne récolte en trêfie.Eb outre, ce plitrago excrocrait même une bonne influence sur la récolte du trèfle l'année suivante.Le plâtre donnant plus de développement aux racines comme aux tiges et aux feuilles des plantes, \u2018les terrains plâtrés conservent une plus grande quantité de débris végétaux comuwe engrais.C'est pour cette raison que les céréales viennent très bien après un trèfle plâtré.Cependant il est nécessaire d'avoir recours au pliitrage qu'aveo modération et l\u2019alterner avec les engrais ordinaires : autrement ils deviendraient plus nuisibles qu'utiles, surtout sur des terres de médiocre qualité.\u201cos Culture mélangée \u2014 Les oultures mélangéos sont compo- sécs soit de céréales, soit de plantos fourra-zères.Lorsque ces mélanges se composent de graines dont los produits doivent être récoltés simultanément, le cultivateur a bicn soin de choisir des plantes qu- mûrissent À la même éporue, ce qui est rare.On mélange parfois le blé avec le seigle où avce l'orge, l'orge avco l'avoine.Mais jamais leur maturité n'arrive bien exactement à la même époque, co qui n\u2019est pas eans inconvénients, parce que si l'on récolte lorsque celui de ces grains qui est le plus hâtif est arrivé ea maturité, le grain de l\u2019autro n'cst pas suffisamment rempli.Au contraire, si le cultivateur attend que celui-ci soit mûr, la récolte \u2018hâtive épuise In terre ct cat exposée À êtro perdue par l'égrainewent, .a Ces mélanges se foot beaucoup tnicux lorsqu'il s'agit de plantes fourragères vertes.Le cultivateur peut alors, sans aucun \u2018inconvénient, semer ensemble des légumineuses, comme los fves, les pois, les lentilles, cto, ou dus graminées comme le seiglo et I'avoino, Jorge ct le trifle blanc et toute espèco de graminées.Pa Les rayons à miel duns les ruches \u2014 Voici un moyen de donner plus do forco aux rayons à micl dans les ruches : \u2018 Au printemps, prenez les \u2018meilleures parties des rayons d'une ruche avaride, coupez-les par rang de trois à quatre; cellules sur toute Ja longueur de la ruche ou d\u2019une boîte destinéo à recevoir le mivl ; appliquez fortement ces ra-.yous au bois de Ju ruche ou dee petites boîtes au moyen ilo résine ou cire fondues, avec une brosse ou un morecau de drap.Ces rayons devront être disposées sur le haut de la - ruche ou des boîtes, de manière à ce que les abcilles puissent elles-mêmes former de nouveaux rayons à la suite de \u2018 ceux déjà posés pour y recevoir le miel.* .Ou cet informe à ln Ferme Expérimontale d'Ottawa quo le chardon russe, cette plante si nuisible que tous les culti- vatours vraignent, a fait son apparition dans l'Ouest canadien.Cette plante a probablewent a été apportée au Dakota en 1889 avec du lin russe et il cn n déjà coûté 81,000, 000 aux cultivateurs de six états de l\u2019oucst américain pour se débarrasser do cette peste, ct lu congrès vient de voter un autre million pour l'extirper complètement du sol amérizain.Ce chardon atteint une grande hauteur et est d'une vigueur telle que nul animal ne peut.s'y frôler sans se blesser ct aucun homme ne pout travailler à son éradication sans danger.Des brochures illustrées vont être expédiées immédiatoment par le département d'agriculture.pour mettre les cultivatours canadiens on garde cmtre cette plante, comme la chose a été pratiquée aux Etats Dis, South American Nervine.\u2014Voici co que Rebecea Wilkinsou de Browusvulley, Ind., dit : Malade pendant trois uns de maludies de nerfs, faiblease d'estomac, dispepeie.et indigestion, après avoir essayé toutrs espèces du ro- mèdes j'achetai tue bouteille de * South American Nervine ?qui m'a valu par sou nsnge $50 d'autres médren- mente, C'est le meilleur remède à utiliser.Pour vous cu convaincre fuites l\u2019exssi d\u2019une bouteille, Tolian sanitaire de Woolford\u2014Guérit les démaugent- , sons chez les hommes et les animaux en 30 minutes, English Spavin Liniment \u2014 Fait dixparaître les-tu-* sneura dures où calleuses, pruvonant d'accidents chez les chevaux, vessigons, gourmes, euros, entorses, gonflemegt do la gorge, toux, ete.L'usage d'une bouteille de ce miée dicament épargne 850 Rhumatisme guéri en un jour.\u2014Le * South American Rhumatie Cure\u201d guérit lo rhuuontiame et In névralgie dans un on trois j Son action aur le système cat re- marquabloetiayst 1x ; il enlève toujours In racine du mal qui disonraîtimmédiatement, La première dose produit un grand aoutugement.\u2014 Prix 75 cts.En vento ici chez M.L, A, Paquet.on \u2014\u2014\u2014\u2014 A A\u2014\u2014 aoe #7 Abonnez-vous à la \u201c GAZETTE pss CAMPAGNES \u201d journal du cultivateur et du colon. 176 GAZETTE DES CAMPAGNES RECETTE Vinaigre au miel On peut obtonir du miel un vinaigre d'une qualité supérieure par le procédé suivant: A vingt gallous d\u2019eau de pluie njoutez cinq livres do miel et deux gullous de vinaigre provenact du cidre, Si ln température est chaude, ou le baril placé dans un endroit chaud, ce mélange pour- Ta en peu de temps être utilisé comme vinuigre.À mesure que la consommation de ce vinaigre 85 fer, il faudra y ajouter de temps à autre une certaine quantité de miel et de vinaigre, et minsi on sern tonjours certain d\u2019avoir constammont de bou vinaigre à disposition.Le baril né devra jamais être entièrement rempli ; et it doit être constamment bouché.&}.\u2014Nous prions ceux qui ne sont pas en règle avec l'administration de notre journal, de nous faire parvenir immédiatement le montant qu'ils nous doivent.EXPOSITION x x PROVINCIALE QUEBEC Sous le patronage de Son Excellence le Gouverneur- General.SEPTEMBRE 10 AU 18 > 18904 re AGRICOLE ET INDUSTRIELLE AMUSEMENTS DIVERS Pour liste des prix ct toute information, s'adresser à R.CAMPBELL, Sccrétaire, Compugnie d'Exposition de Québec.BUREAUX : Biisses du Parlement, Québec, Flynn & Dionne, AVOCATS L'honvurable E.J, FLrxn, L.L.D, J.A.DioNnr, L.L.R.L.L.L.L.56 rue St-Pierre, Quebec (Bâtisse do In Bangui Union) \u201c Un Mot Suffit Aux Ménagères.\u201d Pour rendre la pâtisserie ferme et Croustillante, = (dttolene Vaut mieux que le saindoux, PARCE QU'ELLE n\u2019est ni Indigeste, ni Désa- *# gréable comme lui Recommandée par les plus Eminents Experts en Comestibles et en Cuisine.Demandez-la à votre Épicier, Préparée seulement par N.K.Fairbank et Cie.Rues Wellington et Anne, MONTREAL.CAVEATS, TRADE MARKS CAN I OBTAIN PATENTS Fora 33 answer aud an honest opinion, write & CO., who have had nearly fifty smth RES Empat en a ition concerali Pacoute and tow so ob jus are brought widely before the publie with ©oet to is spin a led wookIr, elegantly Ili ust; 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