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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
samedi 9 février 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1895-02-09, Collections de BAnQ.

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[" 9 FEVRIER 1895 ™ => JOURNAL DU ET DU COLON.- _ CULTIVATEUR 2 es Si la guerreest la dervière raison des peuples, l'agrioulture doit en être la première Emyjarons-nove du sol, si nous voutonsconserver notre nationalité een Usan,$1 Rédacteur: FIRMIN H.PROULX-\u2014Gérant : HECTOR A.PROULX SECEDE So Un\u2018an, $1 Maxetfe des Campagnes .PPaLIÉS à SAINTE-ANNE DE LA PocaTIÈRE, P.Q.LME SOMMAIRE : la ine : Comice agricole à Sainte-Anne de Fous 4 colonisation dans la province de Québec.Canserie agricole : La construction d'une grange.Sujets divèrs : Valeur du sol.\u2014 Réparer les dommages par une inondation.\u2014 Avantages que peut procurer causés par lipänstrie laitière.; Choses et'autres: Effets de la gelée sur Ia végétation des pat les labours.\u2014 Défoncement du so Rucets: Ciment de pommes de terre avec le plâtre et l'ar - El oronoperre roses aesteseocsDesosne REVUE DE LA SEMAINE Comics agricole à Sainte-Anne de la Pocatière\u2014 La Société d'industrie laitière de la province de Québec vient de doter nos districts d'un nouveau moyen de propagande agricole qui, nous n\u2019en doutons pas, sera en grande faveur parmi les cultivateurs.Cette société rendait certes sans cela des services signals aux cultivateurs par ses conventions annuelles, mais pour se rendre au désir des directeurs des evrcles agricoles, il fallait tenir ces conventions annuelles alternativement dans tous les districts ruraux.mn Dans l'impossibilité de répondre à ce désir, les directeurs ont décidé d'organiser des réunions dans les districts ruraux où Ia demande en serait faite, et cela sous le nom de \u201c Comice agricole :\u201d heureuse pensée qui, à un jour donné, sous un même toit, rassemble les cultivateurs et tous ceux qui, à un titre quelconque, sont considérés comme den agents de l'agriculture, et enfin tous ceux qui ont intérêt à voir l'agriculture prospérer, ensemble svec les industries agricoles.Par cette importante décision, la paroisse de Ste- Anne de la Pocatière a eu l'heureux avantage d'être choisie comme lieu de réunion d\u2019un comice agricole tenu dans une des salles du collège de Sainte-Anne, où l'agriculture y a toujours été en si grand honneur et considération de la part de ses directeurs qui depuis près d\u2019une quarantaine d'années tiennent, à leurs frais pour ainsi dire, et dans le voisinags du collège, une école d'agriculture et une ferme-modèle Sa Grandeur Monseigneur l'Archevêque Bégin, à la demande qui lui en fut faite, était venu augmenter l'éclat de cette fête agricole mise sous l\u2019invocation des cérémonies religieuses.Le matin, de nombreux cultivateurs accourus de toutes parts venaient assister à une masse pontificale dite par Monseigneur 354 GAZETTE DES CAMPAGNES B{gin pour romercier Dicu des grâzes reçues dans la dernière année et lo prier de bénir les travaux des champs dans le cours de la présente année.Toute la communauté du collège de Ste-Anne assistait à cette messe des plus solennelles, réhaussée par la messe royale harmonisée et chantée par les élèves de cette institution.Sa Grandeur Monseigneur Bégin devant se rendre à Québec dans l'après-midi n\u2019a pu assister à la réunion du \u201c comise agricole.\u201d L'ouvorture du \u201c Comice agricole \u201d qui devait avoir lion 3 une heure de I'aprés-mili a été remise à six heures du soir, vu l'absence de plusieurs conférenciers retenus chez eux par une tempête de neige.Dans P'aprés-midi, tout laissait présager que nous n\u2019aurions pas de réunion.Cependant, à l'heure indiquée, il y avait salle comble, et place que pour Jes élèves du cours classique et leur fanfare.À l'affluence des cultivatours se joignaient un grand nombre de mombres du clergé, hommes de profes- fession, inarchands et industriels que le progrès agricole intéresse au même dégré.Le Rév.M.G.Fraser, curé de la paroisse de Ste- Anne, fut appelé à présider aux délibérations du * Comice agricole.\u201d M.J.C.Chapais, assistant commissaire de l\u2019industrie iaitière pour la Puissance du Canada, et M.Emile Castel, secrétaire de la Société d'industrie litière de la Province de Québec, ont occupé vive- vement l'attention des personnes présentes par d'intérestantes conférences.M.Castol donna les raisons qui ont suscité l\u2019éta- blissemeñt des comices agricoles sous le patronage de la Société d'Industrie laitière de la province de Québec; il indiqua en même temps le but que devait s'efforcer d'atteindre les organisateurs de ces comices dans les différents districts où ils seraient tenus.La but primordial des conférences données à ces comices agricoles, comme pour la discussion à laquelle celles-ci pourraient donner lieu, devront avoir pour effet d'intéresser les cultivatours à encourager largement l\u2019industrie laitière et À adopter les cultures \u2014 tides, dit M.Castel, le cultivateur doit tendre tout particulidrement à assurer ls bonne qualité des pro- -luits qui on proviennent, tout aussi bien pour le beurre que pour le fromage.Les primes d'encouragement et les médailles accordées aux fabricants de bourre et de fromngo de la province de Québec, à la dernière exposition de Chicago suffisent pour indiquer aux cultivateurs la marcho qu\u2019ils doivent auivre pour arriver à la perfection dans la fabrication de ces deux produits de l'industrie luitière : perfection A laquelle chaque pays qui en veut faire un commerce d'exportation lucratif cb avantageux, essaye d'atteindre par la bonre qualité des plantes fourragères cultivées et un outillage perfectionné pour la laiterie, la beurrerie et la fromagerie, en outre avec une connaissance étendue dans la pratique de fabrication de ces deux produits, comme moyens à adopter pour leur bonne conservation et leur empaquetage, pour en faire le commerce d'exportation.Le moyen d'atteindre ce but si désirable est d\u2019avoir recours au syndicat établi pour favoriser la - fabrication uniforme du beurre et du fromage non seulement comme qualité, mais aussi comme objet d'un commerce d'exportation avantageux, assuré et prompt, moyennant certain«s conditions toujours faciles à observer ; à part cela, une bien légère contribution aux Frais nécessités pour le transport et la vente de ces deux produits eomparativement réduite par les avantages qu'en retire le fabricant de beurre ou de fromage qui fait partie du Syndicat de beurreries et de fromageries.Les directeurs de cette association fourniront à ce sujet, tous les ren- seignoments à ceux qui en feront la demande.M Castel a en outre commenté favorablement, et de manière à intéresser les cultivateurs, le rapport de M.Gigault, assistant commissaire de l'agriculture et de M.Leclaire, directeur de l'école d\u2019industrie laitière de la province de Québec, étant le récit d'un voyage agronomique dans les pays les plus favorisés, au point de vue de l\u2019industrie lai- tidre, et tout particulièrement au Danemark qui a sorvi do comparaison à M.Castel ; il à établi, par des chiffres, que la fabrication du beurre dans la province du Québec pouvait être faito avec autant les plus propres À favoriser cette industrie par excellence, en ce qu\u2019elle peut granloment contribuer à l'amélioration des autres cultures en faisant plus largement entrer les plantes fourragères et les plantes racines dans les assoloments, Mais pour arriver au succès dans l\u2019industrie laid'avantage que dans ce pays, par la qualité supérieure du beurre, en adoptant les mêmes \u2018cultures et les mêmes soins de fabrication.Il a grandement recommandé la lecture de'ce rapport aux cultivateurs, et d\u2019en faire même l'objet de discussions dans les cereles agricoles.+0 GAZETTE DES M.Castel a annoneé qu'une réunion de personnes favorables à l'établissement d'une \u201c caisse rurale \u201d aura lieu à Québec, le 18 février prochain, à l\u2019Université Laval, sous Ia présidence de Sa Grandeur Mgr Bégin, pour y discuter l'opporturité d'établir une caisse rurale dans la province de Québec.Après avoir chaleureusement remercié M.le directeur de l'école d'agrieulturo de Sainte-Anne de l'avoir admis comme boursier À cette institution quoique étranger au pays, et pour les services rendus par quelques amis de Sainte-Anne qui lui ont valu le privilège de prendre un si grand intérêt aux choses de l\u2019agriculture, M.Castel donna quelques rensoignements touchant l\u2019école d'industrie laitière de St-Hyacinthe.Elle a été établie non pas tant en faveur des jeunes gens pour y faire un apprentissage quant à la fabrication du beurre et du fromage, que pour initier en quelques semaines ceux qui orft déjà pratiqué le métier, à des théories nouvelles en pratique dans cette école, de même qu\u2019à la connaissance pratique d'instruments perfectionnés propres à favoriser davantage la fabrication du beurre et du fromage.M.J.-C.Chapais initié à la fois à la connaissance de toutes les sciences agronotniques, ete., s'est montré grandement renseigné à ce sujet.Dans le cours de ses dissertations, pour faire valoir l'importance de l'industrie laitière, il a largement mis ses connaissances théoriques et pratiques à contribution, de même que dans la pratique usuelle de tout ce qui peut contribuer, de pris comme de loin, à favoriser l\u2019industrie laitière qui nécessairement est un acheminement certain et prompt pour arriver aux bonnes pratiques de culture amenant le succès dans toutes les branches de l'agriculture ct des industries agri- colo, L'industrie laitière ne pouvait avoir un couféren- cier mieux renseigné que M.Chapais pour faire valoir auprès des cultivateurs l'importance qu\u2019ils doivent attacher à cette industrie.Les succès que les fabricants de Leurre et de fromage de la province de Québec ont obtenu à l'exposition de Chicngo, ne doivent pas les engager À demeurer stationnaires, car l'avantage qu'ils ont obtonu sur les autres pays» contribue largement à mettre ceux-ci sur leurs rdes afin\u2019 de ne pas se laisser surpasser à l'avenir pour la fabrication du bourro et du fromage».Ces succès ne sont pas dls autant à la bonne fabrication générale du bourre et du fromage dans In province dé Québec, qu'aux précautions prises par 353 CAMPAGNES le syndicat, de l'industrie laitière de Saint-Hyacin- the, dans le choix des fromages ct du beurre destinés à l'exhibition et expédiés à Chicago, aux représentants canadiens du département de l\u2019industrie laitière pour le Canada.Nous reçÂmes ces produits tellement bien choisis, dit M.Chapais, quant à l\u2019uniformité, la qualité, la pesanteur, la couleur, etc, qu\u2019il était à peine possible d'établir la moindre différence entre chacun de ces produits, wéme pour l\u2019empaquetage ; il était par là facile de distinguer quels étaient les fromages et même le beurre provenant de la province de Québec.Ce fait qui a provoqué l'étonnement des visiteurs et exposants étrangers à notre province, était nécessairement dû aux bonnes précautions prises par les directeurs du Syndicat de l'industrie laitière de la province, chargés du soin d'organiser l'envoi des produits destinés à l'Exhibition.Les services alors rendus par ce Syndicat peuvent l\u2019être égaloment pour surveiller la fabrication du beurre ct du fromage qui seraient destinés au commerce d'exportation, par les fabricants de beurre ct de fromage formant partio et agrégés à ce Syndicat ayant le privilège, par ses inspecteurs, de visiter de temps à autres ces fabriques soumises à des règlements particuliers, Les services qui pourraient être ainsi ren:lus par le Syndicat seraient de nature à faire disparaître les fabriques de seconde et de me classe pour laisser la place à des fabricant : de beurre et de fromage de première qualité, uniforme dans la couleur ct d'un empaquetage irréprochable pour sa bonne conservation et la vente d'exportation.Pour atteindre ce but plus efficacement, des pétitions seront expédiées aux Gouvernements fédéral et local: 1° pour obtenir des moyens de conservation par des réfrigérants installés dans les bateaux à vapeur allant en Europe ; 2° une demande de prime nccordée par le Gouververnement local par chaque 100 lbs de beurre, cx- en Europe, tel que le comporte une résolution qui sera soumise ce soir à l'approbation.Toujours au point de vue de l\u2019industrie laitière, M.Chapais y a traité différents points de pratique quant à la culture du sol, l'élovage des bestiaux et d'économie rurale.En terminant, M.Chapais fit aussi l'éloge de l'agriculture et de chaleureuses recommandations aux jeunes gens qui devaient plus tard se destiner À la pratique de l'agriculture, les invitant à bien profiter de l'instruction qui leur était donnée. 356 GAZETTE DES CAMPAGNES comm \u2014\u2014 Pour terminer cotte importante réunion agricole, le Rév.M.Fraser remercia chaleureusement MM.Chapais et Castel pour les intéressantes conférences qu'ils venaient de donner, et il a exprimé l'espoir que la bonne semence que ces messieurs ont jetée dans le cœur des cultivateurs du comté de Kamouraska, présents à cette assemblée, porteraient des fruits merveilleux.L'œuvre de la colonisation dans la province de Quebec \u2014Un journal anglais, publié à Toronto, apprécie de la manière suivante, l\u2019encouragement accordé à l'œuvre de la colonisation dans la province de Québec : \u201c La province de Québec travaille énergiquement à caicourager par tous les moyens possibles le défrichement Eu sol, et pour cela les colons sont grandement encouragés.Le gouvernement et les sociétés de colonisati.\u2026n locale, aidés du puissant concours des membres du clergé, missionnaires et apôtres de la colonisation, sont unis dans un même but pour netiver l'œuvre de la colonisation, afin d'ouvrir À la culture les immenses régions agricoles qui do- vront procurer de grands avantages aux colons.\u201c Sous d'aussi grandes influences, un progrès marqué et que le province d'Ontario pourrait envier, a été fait quant à la colonisation dans toute la partie nord et le région nord-ouest de la province de Québec.\u201c Le district du Lac St-Jean qui, il n'y a pas de nombreuses années, n\u2019était qu'en partie défriché, offre actuellement plusieurs grands centres de colonisation comptant chacun un grand nombre de colons.Le cointé d'Ottawa où, durant les dix dernières années, des progrès importants ont eu lieu, a augmenté si rapidement en population que le dernier recen- s:mont à justifié la division de comté en deux districts pour In représentation fédérale.Entre le Lac St-Jean à l'Est et le comté d'Ottawa à l'Ouest se trouve un grand territoire actuellement ouvert à la colonisation avec l'aide fournie par diverses sociétés de colonisation.\u201d \u2014\u2014
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