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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
dimanche 1 mars 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1942-03-01, Collections de BAnQ.

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[" Chapais, Sir Thomas, 8én., Saint-Denis, Kamouraska, P.Q.Pemser À CE QUE L'ON ÉCRIT \u2014 ÉCRIRE CE QUE L'ON PENSE SCRIBE CE QUE LON PENSE Gazette.Campagnes DIEU - Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS.Série 1I\u2014Vol, I\u2014No.7 A tol qui as vingt ans.Si j'avais à parler À Un fils de cultivateur, je lui dirais.\u2019 \u201cTu aimes le travail de la terre?Très bien.\u201c Tu ne songes pus à quitter la ferme paternelle 7 Mieux encore.Tu travailles à tour de bras ?, .Encore un point de plus.Mais est-ce bierf tout ce qui suffit à assurer ton succès, ton avenir ?As-tu continué, depuis les années déjà lointaines de Ix petite école.à\u201d Ecrire, Lire, Compter?P2204 4420400444 Situ écris, tu annules toutes les distances entre tes informateurs et toi-même.Tu peux noter les résultats de ton travail afin de pouvoir perfectionner celui-ci.Tu peux écrire le * LIVRE de RAISON \" ou \"Histoire de la Famille.tenir tes comptes, et mettre de l'ordre dans ton administration.Si tu lis, toutes les écoles vienneul chez toi, par te livre, la brochure, la circulaire et le journal agricole.Toute une bibliothèque rurale traitant de production agricole, de coopération, d'association professionnelle, est à ta disposition.Si tu ne lis pas, tout cela, c'est comme de l\u2019or caché dans le roc.Sais-tu compter?Oui, compter tes revenus et tes dépenses, les intérêts que tu paies ou que tu peux recevoir?Sais-tu calculer ce que te coûte réellement l\u2019achat à tempérament d\u2019un instrument aratoire?Sais-tu ce qu'il l'en aurait coûté d'obtenir le même argent à la Caisse l\u2019opulaire, et payer le vendeur rubis sur ongle?Et puis sais-tu la chanson monotone et épuisante des intérêtsà payer, surtout lorsque ceux-ci absorbent tout ce que tu comptais mettre dans l'améliorstion de tes champs, de ton bétail?Si tu savais compter à vingt ans, déjà tu économiserais en vue de l\u2019avenir .+44 H0HHHHHHHHHHH Ton voisin à du succès.Ne le critique pas, enr ce n'est pas ce qu'il faut faire.Le jeune homme adroit cherchera par tous les moyens honnêtes à percer son secret, qui est peut-8tre trés simple.Et pent- PATRIE - Sainte-Anne-de-la-Pocatière, P.Q.FAMILLE Directeur: L.-de G.FORTIN | mars 1942 être, lon voisin te le diva-t-il lui-mêrne, si tu le lui demandes.Et puis, n'oublie pas que souveut on en apprend beaucoup de gens que l\u2019on croit moins savanls que soi.Vois-tu un champ rempli jusqu'au haut de la clôture de beaux épis?Au lieu de te dire: * Impossible, chez moi \u201d dis-toi ceei: Pas possible n\u2019existe pas \u201d; Pas capable est mort \u201d, Et tout obstacle tombera.11 faut savoir observer.CIEE PILL Erb PEEL EI ES IF faut avoir des amis; et avec les amis discuter d'agriculture, non seulement pour le plaisir de s\u2019obstiner, mais pour apprendre.Et puis discute, s\u2019il te plaft, avec le sourire aux lèvres.Il n\u2019a pus besoin d'être insulté.I! faut chercher à bien comprendre le point de vue du contradicteur, parce qu\u2019it peut bien être celui qui à raison.Et pour celà, il faut lui laisser le temps de s\u2019exprimer.Tu dois être aussi charitable que bon observateur, Si tu entres à vingt ans dans la vie avec l'ambition de devenir an homme, de t'instruire, de te perfectionner, mon ami, tu seras le terrien sur lequel la patrie québecquoise compte pour grandir, comme tes ancê- ont été les colons sur lesquels elle s'est appuyée dans toute son histoire.Ce qu\u2019un homme récolte à cinquante ans, ce sont les sacrifices, les efforls que, comme le grain de blé, il 2 mis en terre, à vingt ans, en les arrosant de ses sueurs, et parfois même de ses larmes.** Rien ne pousse sur rien \u201d a coutume de dire un ami, un sage, qui ne veut jamais qu\u2019on le nomme.\u201cOn ve récolte pas quand on n\u2019a pas semé \u201d , disait un viel habitant, bien sage, lui aussi, de mon pays nalal.Je crois que tout cela est profondément vrai, L.-de G.Fortin.La \u201cGazelle des Campagnes\u201d eat publiée à Sainte- Anne-de-la-Pocatière, par Fortin & Fils, Imprimeurs Directeur: L.-de G.Fortin.Elle parait le ler et le 15 de chaque mois.Abonnement: 1 an 81.00 6 mois $0.60 Le numéro 80.057 46 GAZETTE des CAMPAGNES GC Sainte-Anne, (Kam.) 1 mars 1942 HISsT Histoire de Saint-Pacôme Causerie prononcée à [a radio CHGB, Sainte- Anne-de-la-Pocatière, le 9 décembre 1941.per M.l'abbé Lucien Pageau, plre, vicaire à Saint- Pacôme.Dès le début de cette causerie.permettez-moi d'exprimer de la reconnaissance à M.l'abbé Adrien Caron, ancien vicaire de Saint-Pacôme.aujourd\u2019hui auméônier de la colonie chinoise à Québec, qui, par son travail de bénédictin, a pu recueillir la substance du travail que nous allons vous présenter.Nous voudrions faire un appel aux braves citoyens de St- Pacôme, surtout les plus Agés, de nous mettre sans gêne aucune au courant des erreurs inévitables qui ont pu se glisser dans cette causerie.Nous leur demandons aussi de faire des recherches dans leur grenier ou même dans leurs \u2018* ravallements \u201d afin d'y trouver peut-être quelque vieux coffre, de * vieux papiers \u201d tels que contrats, lettres, etc.qui pourraient fournir des détails très précieux sur leur histoire paroissiale.L'histoire, il faut se le rappeler, se fait avec ces vieux papiers que, par une légèreté que nous appelons criminelle, on détruit trop souvent.Après cette tangeante, revenons à nos moutons.ou plutôt à Saint-Pacôme, +HHHHHHHHHHSHHHHHEH L'histoire de Saint-Pacôme s\u2019identifie jusqu'au milieu du siècle dernier avec celle de Notre-Dame- de-Liesse de la Rivière-Ouelle.Le territoire de la nouvelle paroisse, fondée en 185], se trouve tout entière dans la seigneurie de la Bouteillerie de la Riviè- re-Ouelle, plus exactement dans l'augmentation faite à cette seigmeurie, le 20 octobre 1750, en faveur de dame Geneviève de Ramesay, veuve du seigneur de Boishébert, fils de M.dela Bouteillerie.Cette ellégaance au même seigneur nous autorise à recourir aux lumières d\u2019ua fils illustre de la Rivière-Ouelle, l'abbé Raymond Casgrain, historien, qui a écrit dans le livre \u2018* Une paroisse canadienne au XVIIe siècle\u201d une page qui nous renseigne sur les origines de St- Pacôme.Il y est question des moulins seigneuriaux établis par les seigneurs de la Rivière-Ouelle.Nous la eitons: \u201c Ce fut en 1769 qu'ant lies la nanmière tentative d\u2019un moulin à eau pouf moudra ie \u2018xia.Il fut placé au pied d\u2019un petit rapide qui se fait au- dessous d\u2019un groupe d'lies du haut de la rivière.Mais les grandes eaux du printemps qui le minaient et qui mengcaient de le démolir contraignirent le seigneur à le transporter en 1769 à l\u2019endroit où il se trouve aujourd'hui.C'était tomber d\u2019un inconvénient dans un autre; car on y était encore en plein bois, et les chemins mal frayés en rendaient l\u2019accès difficile.Force fut donc de l\u2019abandonner temporai- 7 OI RE rement et d'en faire un autre, en 1786, sur un des ruisseaux de le plaine, qui coule à quelques arpents au-dessous du rapide dont j'ai parlé plus haut.On ne tarda pas à s\u2019apercevoir que le courant d\u2019eau était insuffisant ; aussi, dès que les défrichements se furent rapprochés du pied des montagnes, on réédifia le moulin, en 1791, sur l'emplacement qui avait été choisi auparavant.Il s'élève au penchant d\u2019un vallon pittoresque, qui est devenu dans ces derniers temps un centre d'activité assez considérable par l'établissement d'un chantier pout l'exportation en Angleterre des bois de construction provenant des forêts voisines.D'après cette page, on constate que les premiers défrichements eurent lieu vers la fin du XVIIIe siècle.c'est-à-dire qu\u2019au temps de Louis XV, roi de France, il y eut un moulin sur le site du moulin ap- artenant aujourd'hui à Madame Jules Levesqueseigneur, dont parle l\u2019abbé Casgrain, écrivant vers 1875, est Jacques Perrault, qui bâtit les moulias en 1768, 1786 et 1781.Comme il est arrivé très fréquemment dans l\u2019établissement de nos paroisses canadiennes-françaises, l'influence du seigneur et la construction d\u2019un moulin seigneurial contribuèrent pour beaucoup au développement de cette partie de la seigneurie.Les défrichements furent tels dans la première partie du siècle dernier, que le 30 septembre.1850, on signait une requête pour demander 8 Mgr Turgeon, administrateur de Québec, la formation d\u2019une nouvelle paroisse avec les rangs III, IV et V de la Rivière- Ouelle.Cette requête ne fut pas mal vue du curé de la Rivière-Ouelle d'alors, Messire Charles Bégin.Celui-ci, loin de s'opposer à ce démenbrement de sa paroisse, travailla de toutes ses forces à la formation d\u2019un nouveau centre religieux.Nous verrons plus loin combien il fut généreux pour Saint-Pacôme et c'est avec raison qu'on peut lui décerner le titre de fondateur.La réponse de Mgr l'administrateur fut favorable et il déléguait M.l'abbé F.-X.Delage, curé de L'Islet, pour tenir une enquête \u2018\u2019 de commode et incommodo\u201d.Celle-ci eut lieu le 19 novembre 1850 chez Pascal Petit dit Saint-Pierre.La paroisse fut érigée canoniquement le 8 février 1851, et reçut comme patron Saint-Pacôme, l\u2019un des pères de la vie monastique.Pourquoi donna-t-on ce titulaire à la nouvelle paroisse?Nous trouvons.dans deux auteurs canadiens une double explication dont nous ne pouvons garantir toute l'authenticité.Nous la donnons pour ce qu\u2019elle vaut.Pierre-Geor- ges Roy, dans son ouvrage: \u201c Les noms géographiques de la Province de Québec \"* , donne l'explication suivante: \u201c C'était alors l\u2019époque de la colonisation, et d'une colonisation assez peu avancée, ce qui aurait fait penser aux solitudes et aux srmitages e Is Thébaïde, où vivait ce saint patron\u201d.De son côté, M.Hormidas Magaan, écrit dans son \u2018\u201c\u201cDic- »», de tionnaire des Paroisses \"\": (à suivre ) + 1 mars 1942 GAZETTE DES VARI Pour Rire: L'Amour a l\u2019Iimparfait Ceux qui écoutent les émissions radiophoniques du \u201cTrio Lyrique\" entendent souvent une chanson drôle à raison des temps impossibles auxquels le parolier a fixé les verbes de sa poésie, (si on nous permet ce mot pour une telle versification).Nos lecteurs s\u2019amuseront sûrement d\u2019une version équivalente que nous avons dénichée, nous ne nous souvenons pas trop où; et qui s'intitule modestement L'AMOUR A L'IMPARFAIT.Il suffirait que vous récitassiez ces mots charmants à votre blonde, pour que vous désarmasztiez son coeur, fût-il du plus bel airain! CBRE Or Orem abst Du premier jour où je vous vis, De suite en affection je vous pris, Paree que de suite vous me pliites.Mais, hélas! quand vous vous en aperçûtes, De l'air le plus glacial vous reçûtes Tous les soins que je vous rendis.Ah! quelles tortures je souffris, Lorsque si cruclle vous vous montrâtes! Quelles larmes amères je répandis Lorsque mon coeur ainsi vous blessâtes! CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) Je priai, m\u2019agenouillai, gémis: Dans votre dureté, vous sûtes Mépriser tout ce que je fis.Même un jour, je vous écrivis Une longue lettre que vous lates, Et je ne sais comment veus pâtes De sang froid voir ce que j'y mis! 47 Ah! le plus dur de tous les ennuis, Fallait-i] donc que je vous visse! Fallait-il donc que vous me plussiez, Qu'\u2019ingénument je vous le disse Et que pourtant vous vous tussiez! Fallait-il que je vous aimasse Pour que vous me désespérassiez, Et qu\u2019en vain je m\u2019ôpiniâtrasse! Fallait-il donc que vous me plussiez! Et que vous m'assassinassiez! La vrais méthode 1} est difficile de reconnaître à l\u2019éclosion les futurs coqs des futures poulettes.Du Japon est venue, il y a quelques années, une méthode expéditive de détection du sexe des poussins, appelée \u2018\u2018sexage\u201d.Un loustic a inventé encore ffieux que cela.\u201cMettez le poussin par terre, dit-il.Et puis ol} marche, c'est un coq; et si @ll@ marche c\u2019est une poulette!\u201d - Pas possible! 606666660061 6O600HHHHS 66H06 HC® Souscrivons a L\u2019Emprunt de la Victoire Nos autorités religieuses et civiles nous en font un devoir de salut public Les prévoyants, même peu riches, pourront y voir une occasion excellente de préparer L\u2019APRES GUERRE en faisant des EPARGNES par l\u2019achat d'Obligations de la Victoire ¢ 0 48 GAZETTE DES CAMPAGNES Saiute-Anne, (Kam.) ler mars 1942 Chronique Agricole 16 février 1942 Un groupe d'amis de la coopération, choisis parmu les habitants du \u2018\u2018rang de l\u2019anse\u201d, à Sainte-Anne-de- la-Pocatière, donnèrent une soirée récréative à la salle des promotions de l\u2019École d'Agriculture.L'assistance étuit venue très nombreuse apprécier les talents de nos jeunes cultivateurs.Chant.violon.déclamation et comédie, complétaient le programme de celte veillée, organisée par Monsieur Léo Bérubéétudiant à l'Ecole des Pécheries.Au cours de celte représentation, ML Alexandre Boudreau porta la parole, Il féticita les jeunes eul- tivateurs de leur cran.de leur talents, el prédit un bel avenir à ceux qui nu craignent pas de s'affirmer ainsie Nommous Mme Henri Pelletier, Miles Fhérèse Pelletier, Monique et Jeanne-d'Are Deschènes, MM Charles-Edouard Ouellet.René Déry, Lucien Ouellet.Jean-Paul Déry, Herménégilde Pelletier, Paul- Arthur Dionne, Hubert Pelletier.Henri Pelletier, Charles- Eugène Hudon, Philippe Deschènes, Louis-Georges Dionne.FEugène-Edouard Îludon, Monsieur Fraucois Thiboutot.âgé dg 82 uns, voulut bien danser une bonne vieille gigie simple.M.Louis-Philippe Anctil maître de cérémonies.Monsieur le curé Guimonl remercia les coopérateurs et leurs nombreux auditeurs.Souhaitons avec lui que nos jeunes ruraux aient toujours de plus, accès à ces sortes d'amusements qui sont à leur honneur et un profit pour l'auditoire- Le 19 février Le 19 février.Les 60 élèves qui terminaienl leur cours de coopération, donnèrent une soirée d'adieu à leurs professeurs, confrères et amis.Ce programme récréatif avait été préparé sous la direction de M.Léo Bérubé, étudiant en de année a l\u2019Ecole des Pêcheries.La soirée fut présidée par M.J.-M, Fortin, de Chicoutimi, président de ce grou- e de coopérateurs; le secrétaire du même groupe est M.L.Dupont, d'Artabaska.M.l'Abbé F.-X.Jean, directeur de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture leur adressa la parole une deruière fois à la fin de la soirée.Il y eut aussi distribution de prix intéressants.Le lendemain, ces jeunes ruraux, venus de la région environnante et de la Côte-Nord, retournaient dans leurs foyers, pratiquer et .prêcher la doctrine de l\u2019heure, la coopération.Rencontrés le jour de leur départ une douzaine de ces élèves nous ont dit leur satisfaction profonde de leur séjour à l'Ecole d\u2019Agriculture, et des études qu'ils y ont poursuivies.Nous retournons ces félicitations à qui de droit, c'est-à-dire aux dir rs de l'institution, et aux professeurs réguliers dË ces cours.Le 24 février la 24 février, ouverture d'un nouveau cours de coopération aux jeunes ruraux; ils dureront jusqu\u2019au 27 mars.Ces cours sont réalisés en coopération par l\u2019Ecole Supérieure d'Agriculture et des Pécherics et le service provincial de l'Aide à la Jeunesse.Environ 100 élèves sont inscrits, dout un fort con- lingent est venu de Saint-Hyacinthe; un autre fort groupe de la Beauce; et le reste, de toutes les régions de notre immense proviuce.Ces cours portent sur les matières suivantes: * Agriculture, Caisse populaire.Étononmie, Coopération, Hygiène Comptabilité Sciences Sociales.Quatre soïrs par semaine, il y a réunion en Cercle d'étude.Le dimanche etéle jeudi, il y a des représentations cinémalographiques sur des sujets documentaires et récréatifs.Les élèves sont soumis à un règlement disciplinaire offrant toutes les garanties.Session et Budjet .La colonisation n\u2019est pas un remède au chômage.Elle est une entreprise vitale, nécessaire à un peuple qui croît normalement et le nôtre est de ceux-là.Qu'on le veuille ou non, il reste dans les colonies un grand nombre de colons que nous u'avons pas le droit d'abandonner à leur sort.C'est la raison d'un budget d'entretien suffisant.Nous vouluns qu\u2019ils réussissent, il faut les aider.Nous avons la guerre, nous auruns la paix.La colonisation marche au ralenti; elle devra reprendre à un rytlhime qu\u2019elle n'a jamais connu.Une ocuvre solide ne s'improvise pas.Dans tous les domaines.on a déjà songé à l'après guerre.La colonisation va-t-elle rester derrière?Les établissements du passé eussent été beaucoup mieux réussis s'ils eusseit été préparés.N'est-ce pas le temps de préparer efficacement ceux de l\u2019avenir, d\u2019un avenir peut-être prochain?Ici, il faut de l\u2019égouttement; là peut-être des routes nouvelles.Tous nos colons nouveaux y gagneraient A trouver un morceau de terre faite sur leurs lots, du bois sec préparé d'avance pour construire leurs maisons.\u2014 Donc, budget d'entretien, budget aussi de préparation.Aurons-nous à la fin de la session des surprises agréables?Le 24 janvier 1941 .C.-E.Couture.( Communiqué ) Ser.de Colunisation des C.N.R 1 mars 1942 GAZETTE DES CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 49 * oo e t AU COLLEGE Retraite de vocation Peudant trois jours, du 18 au 21 février, les vingt- deux finissants et les quarante-et-un- rhétoriciens du collège ont suivi, sous la direction du R.P.Yves Gauthier, eudiste.les exercices d\u2019une retraite de vocation.L'éminent prédicateur qu'est l\u2019ex-supérieur de l\u2019externat classique Saint-Jean-Eudes de Québec a clairement et éloquemment exposé à ses auditeurs les principes de la vocation'et lesdifférentes carrières qui s'ouvraient devant ceux.À la lumière de ces principes, dans le calme «d\u2019une sérieuse réflexion, dans d'intimes entretiens uvee le divin Maître et Notre-Dame de la Vocation, les retraitants ont fixé leur choix ou ont affermi leurs projets d'avenir.Quelles sont ces juvéuiles aspirations?C\u2019est le secret des Ames.Ce n\u2019est qu\u2019à la traditionnelle ** prise de rubans \u201d des finissants à la fin de l\u2019aunée que que ces secrets seront publiquement dévoilés, lors de la toujours émouvante arrivée des finissants deyant la foule de parents et d\u2019amis qui les attendent à Ja façade du collège.Quarante-heures Le premier dimanche du carême nous apporte depuis hien longtemps les grandioses solennités des quarante-Heures.Pendant deux jours, Jésus-Hostie régne glorieusement sur son trdne eucharistique, enveloppé de son manteau royal, sous I'arc brillamment illuminé du sanctuaire et dans une sobre et délicate ornementation liturgique.Pendant le jeur, les élèves par groupes, des prêtres, des religieuses, des personnes pieuses viennent s\u2019agenouiller au pied de l'ostensoir rayonnant de lumière et de grâce.Pendant la nuit, l\u2019adoration est réservée aux prêtres de la maison.La magnificence des offices liturgiques, l\u2019impressionnante éloquence de la prédication, la beauté des chants qui sont rendus avec brio par les chorales des grands et des petits, la piété qui imprègne toute la communauté, placent ces assises eucharistiques parmi les plus belles heures de 1a vie collégiale.: La glissoire Les amusements modernes et à la mode n\u2019enlèvent as aux écoliers leur attrait pour les \u201cémotions\u201d de a glissoire du cours classique.Elle a toujours gardé son prestige et sa renommée chez les générations d\u2019écoliers qui se sont succédés depuis 1872.C\u2019est alors que M.l\u2019abbé.Narcisse Proulx, qui était surveillant au cours classique, vaillamment secondé par les \u201cfinissants\u201d recula les arbres et les taillis pour étendre en ruban de gl la glissoiré depuis le collège jusqu'au chemin \u201cd\u2019en-bas\u201d\u2019.Cette audacieuse entreprise ne fut pas sans effrayer les sages et les prudents mais le succès des premières expériences enleva toute opposition à son initiative.Et depuis, la construction et l'entretien de cette voie glacée restent la portion chérie de messieurs les finissants; Régionale ils y mettent toute leur activité et tous leurs soins; aussi peuvent-ils prétendre chaque année \u201cqu\u2019elle va mieux que jamais!\u201d Cette année, la \u201ccôte\u201d, pour la désigner par son nom collégien, ne put être commencée avant les vacances du jour de l\u2019an, faute de matière première, commie c\u2019est le cas dans la plupart des industries.Mais au retour de leurs vacances, les vingt-deux linissants se mirent à l\u2019oeuvre avec ardeur ct aprés neuf jours de travail, clle était ouverte à la circulation rapide.Comme les années passées, si ce n'est plus, les \u2018as du traîneau \u201d,à la \u201ctroisième\u201d, peuvent quitter les remparts et prendre leur vol pour retoucher la glace à cinquante pieds plus loin.La longueur approximative du ruban de glace est de 1250 pieds, le trajet s\u2019opère, selon ies conditions atmosphériques, entre 22 à 25 secondes; les mathématiciens admettraient que la vitesse moyenne tend vers 40 milles à l\u2019heure, tandis que les physiciens soutiendraient que lu vitesse maximum doit atteindre 60 milles à l'heure! Et les écoliers continueront, dans leurs chants, à proclamer leur fidélité à leur \u2018* Alma Mater \u201d.* Aussi longtemps que vers notre grand fleuve.\u2018\u201c Sylphes légers, glisseront tes enfants, \u201c Que leurs traîneaux \u2014 étourdissante épreuve \u2014 \u2018* Feront gaîment les \u2018\u2018 trois sauts \u2018\u2019Lriomphants.\u201d Victimes du devoir Les journax nous apportent la nouvelle qu\u2019un ancien élève ( 1932-1934 ) est mort en service actif, outre-mer, le 8 février, M.Raymond Béchard, sergent aviateur, fils de M.Philippe Béchard, président de la compagnie de poêles \u2018\u201c Bélanger\u201d de Montmagny.Le jeune Béchard, à 19 Ans, s'était enrôlé volontairement en septembre 1940.En juin 1941, il traversait les mers pour rejoindre l\u2019armée de l\u2019air en Gran- de-Bretagne.Le 4 février, il informait ses parents qu'il quittait l'Angleterre.Il est mort au devoir; quatre jours après.Ce deuil nous rappelle que le 29 avril dernier un autre ancien élève ( 1925-1933 ), le lieutenant Maurice Boulanger, fils du lieutenant colonel J.-L.Boulanger de Québec, perdait la vie lorsque le paquebot anglais, le *\u201c Nerissa \u201d\u2019, fut coulé par un sous-marin au large «le la côte irlandaise.Rappelons aussi deux missionnaires oblats, anciens élèves, le R.P.Louis Larivière, de S.-Zacharie, et le R.P.Gérard Boulanger, de Jonquière, étaient à bord du navire égyptien \u201c Zamzam \u201d qui a été torpillé et coulé par les Allemands, en mai dernier.Heureusement, des nouvelles subséquentes annon- caient que nos deux ancieffs, ainsi que les 300 passagers, étuient sains et saufs et avaient été conduits en territoire occupé, vraisemblablement en France.Nos sincères ozndoléances aux familles atteintes par ces épreuvgrglouloureuses.* C.F., ptre.00000000000 00000 ar se GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 1 mars 1942 La Ferme .La laine 1! y à quelques années, nous publiions dans un grand journal agricole de la province un article où il était dit que nous ne produisions qu\u2019une livre de laine par habitant, tandis que nous dépensions 11 livres de laine par tête et par année à cause de notre climat sévère qui commande des vêtements chauds.Nous demandions aussi pourquoi durait cette situation anormale, à savoir qu\u2019un des pays les plus froids comme le Québec ne produisait cependant qu\u2019un onzième de la laine nécessaire à sa consommation do- mrestique?.L'article fut écourté .; et ce qui était désagréable à imprimer passa au panier.Or, voici ce que nous trouvons dans l'Action Catholique du 24 février 1941: Ottawa: \u2014 (DNC) Dans le but de promouvoir }a production de la laine au Canada, par suite de l\u2019interruption des approvisionnements qui venaient de l'Australie, le gouvernement a importé des moutons de race des Etats- Unis et a établi des fermes d'élevage.De plus, la dassification de la laine à été organisée afin de mieux rencontrer les besoins du Canada.La laine produite dans l'Ouest canadien remplace dans une certaine mesure les importations de l\u2019Australie et la production canadienne est en voie de se développer.Le ministre de l\u2019Agriculture à donné ces renseignements aux Communes hier, en réponse à une question de M, Hatfield.Peut-on en décluire que si la guerre n\u2019avait pas faussé le mécanisme du transport sur le pacifique, nous n'aurions pas cherché à développer l'élevage du mouton au Canada ?Voici donc quelques faits: en Australie, il y a plus de 180,000,000 de moutons, soit 15 moutons par habitant.Dans le Québec, il y a environ 600,000 moutons, soit un mouton pour environ 5 habitants.D'où il suit que l\u2019Australie a 80 fois plus de moutons que nous du Québec, par rapport à la population humaine.C\u2019est pourquoi nousachetons de la laine australienne; et c\u2019est ainsi que nous avions raison de nous de- mauder quel pouvait être le mobile de la stagnation de notre industrie ovine, ou plutôt, de sa régression constante.~ Est-ce que le Québec ne produit pas une bonue qualité de laine?Est-ce que nous n\u2019y roduisons pas une belle qualité d'agneau de boucherie?Au contraire, les faits sont de telle sorte que nous pouvions y voir raison de nous inquiéter dans le passé.La Nouvelle-Zélande, par exemple, exportait tellement de produits ovins, viande et laine, que ces envois constituaient un quart de ses exportations.Pour l\u2019Australie, c\u2019était à peu près la même chose.L'Angleterre, elle-même, possédait 25,000,000 de moutons.Tout l\u2019Empire Britannique agricole avait environ 175,000,000 de moutons.Li nous comptons maintenant les pays avec lesquels l'Empire était en relations commerciales avant la guerre, il est facile de comprendre qu\u2019au Canada, où il y a de bons acheteurs de laine britannique, on ait négligé de promouvoir cette production.Car le Canada, bon consommateur de laine, ne possède que 3 p.c.des moutons de l\u2019Empire Britannique; et la Province de Québec, environ 1/10 de ce 3 p.c._ Ce que l\u2019on fait actuellement au Canada jette un singulier jour sur le passés mais c\u2019est un excellent signe pour l'avenir de l\u2019industrie Ovine.L.-de G.Fortin Le criblage des Graines C'est une opération gui se fait adniirablement 1'hiver.Elle est importante au possible, car c'est d\u2019eile que dépendra en partie la récolte prochaine.Du grain non criblé, lorsque par extraordinaire il est net, et régulier, ça peut faire; en général, il y a des graines de mauvaises herbes, des grains légers, et des graines de bonnes plautes, mais étrangères.Que l\u2019on sème du bon ou du mauvais grain, il faut labourer, herser, rouler le sol quand même; il faut moissonner aussi sur toute la grandeur du champ! Si vous semez des grains qui ne germent qu\u2019à moitié, c'est comme si vous ne semiez que la moitié de votre champ, quel que soit le tallage ces tiges! Personne n\u2019aime travailler inutilement.Or, c\u2019est bien plus facile de cribler le grain de semence que de labourer, herser et rouler des arpents de terre.Et ce qui est encore plus important, c\u2019est de laisser dans le hangar ces graines de mauvaises herbes qui ne méritent pas une terre labourée et hersée.N'est-ce pas?Boe pm fp tp mt ff tt poms Pet fmt pot Le revenu des fermes Les cultivateurs canadiens ont vendu pour 876 millions 500 milles piastres de produits agricoles divers en 1941.C'est une augmentation de 19 p.c.sur 1940, ct une augmentation de 24 p.c, sur 1939, L'année 1941 a donc marqué un nouveau haut depuis 1920, alors que les cultivateurs avaient touché 922 millions 500 milles dollars pour leurs produits. 1 mars 1942 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 851 .et 1a Fermière \u201c Cercle des Fernières de Sainte-Anne Cours de couture Un cours de couture est commencé depuis le 24 février; il se continuera pendant deux semaines.L\u2019institutrice est Mlle Marie-Paule Poulin, du service des arts Domestiques au Ministère de l\u2019Agriculture de Québec.; - Ces leçons sont données dans une salle de l\u2019Ecole Supérieure d\u2019Agriculture.On y enseigne la eoupe, l\u2019ajustage et .naturellement, la couture! L'assistance est très nombreuse dès les premiers jours.À tel point que les machines à coudre prêtées ar les assistantes sont en nombre insuffisant, et qu\u2019il aut en rationner .l\u2019usage.Toutes les dames sont admises à ces leçons, qu\u2019elles soient ou qu\u2019elles ne soient pas Fermières.Beau geste de la direction.Il peut bien arriver, si is guerre sur mer se continue pendant plusieurs mois À ce rythme, que les tissus deviennent rares en notre pays, et que l'art de rafistoler le linge usagé devienne une sorte de nécessité.Dans beaucoup de familles, la machine à coudre a déjà permis d'utiliser plusieurs fois le tissus, au grand soulagement du ministre familial des finances.Félicitations aux organisateurs de ces cours, et spécialement aux Fermières! On peut être certain le produire beaucoup de bien par ces leçons emi- nemment pratiques.pam fp tmp ptt om os + + + pee pre = off Longévité des dames Les statistiques des compagnies d'assurance indiquent que les femmes vivent plus longtemps que les » hommes.A 25 ans, les chances de survie des dames sont de 676 sur 1,000; celles des messieurs ne sont que de 607.A 35 ans, le beau sexe a 701 chances et le sexe fort, 607 seulement.o A 45 ane, elles ont 730 chances, et ils n'en onl que 76.Conclusion: Vivent les Canadiennes! Peur nettoyer les boutellles .Procurez-vous une poignée de plombs à fusil.Mélanges-les à de l\u2019eau chaude, et secouez vigoureusement.11 est entendu que l'on doit rincer à fond, ensuite.Mais cet usage est sans danger.: Cercle des Fermières de Rivière-Ouelle Le 19 janvier, le Cercle de Rivière-Ouelle à tenu sa première assemblée de l\u2019année.Mme la présidente offrit à chacune ses voeux de Bonne Année et.donna lecture des cartes de souhaits reçues.Après quoi, la secrétrire donna le rapport financier de 1941.On procéda ensuite à l'élection du bureau de dirce- tion.Tous les mêmes membres furent réélus.La présidente remercia les fermières présentes, de la marque de confiance qu\u2019elles accordent à toutes les Directrices de 1941; elle les assure de son entier dévouement pour le succès et le progrès du cercle.Les jeunes, tout particulièrement, font preuve d'une grande activité; tout laisse prévoir et espérer que notre Cercle continuera l'oeuvre si bien commencée par nos premières Fermières, il y a plus de 20 aus.Les Fermières de Rivière-Ouelle sont à organiser pour la Mi-carême une partie de cartes; elles lancent un appel cordial à tous les amateurs; il y aura de beaux prix à gagner.Venez .Vous seres les bienvenus! La Secrétaire: Me Simone Lizotte Lisez et faites lire La Bonne Terre publication scientifique Rédigée en collaboration à La Faculté d'Agricaltare de Sainte-Anne-de-la-Pocatière Abbé Caron, Gér.Gaudet, prof.Aug.Scott, prof.mensuelle et agricole Trésorier.Rédacteur.Administrateur. 52 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-ANNE, (Kam.) 1 mars 1942 Un peu \u201c La GAZETTE des CAMPAGNES \u201d par M.LUDGER, DUMAIS, ptre (Supérieur du Collège) (Action Catholique) 18 février 1918 Fd bree fm boos fine fame fon La Gazette des Campagnes fut fondée le 21 septembre 1861.Les deux premiers numéros, en date du ler et du 15 novembre de cette année, apparaissent publiés à Kamouraska, mais furent en réalité imprimés chez Darveau, à Québec.Ce sont les seuls numéros publiés par le premier directeur- propriétaire, M.Émile Dumais, alors professeur d'agriculture à l\u2019Ecole.Messieurs les abbés Frs Pilote et Ths-Benjamin Pelletier furent les chevilles ouvrières de la fondation.D'autres patrons s\u2019intéressèrent à l'œuvre.tels MM.les abbés J.-D.Déziel, H.Routhicr et C.Beaumont, comme encore plusieurs membres du clergé, y apportèrent leur encouragement.M.Pilote tenait à ce que la Gazette fut imprimée à Sain- te-Anne; d'autre part, M.Dumais n\u2019arrivait pas à se procurer le matériel d'imprimerie, et allait appa- remmeut hientôt abandonner son poste.On trouva un imprimeur qui acheta le journal en se chargeant de remplir les promesses de son prospectus et les engagements qui le liaient envers le pu- Mic; ce fut M.Firmin-H.Proulx.Le nouveau proprétaire, avec l'appui de M.Eugène Casgrain, réussit à obtenir un octroi de $250.00 du Conseil d\u2019Agriculture, et se pourvut tout de suite du matériel de première nécessité.Le rez-de-chaussée de l\u2019Ecole fut mis gratuitement à sa disposition, et ce fut pendant trois ans, À partir du 3e numéro daté celte fois de Sainte-Anne, 2 décembre 1861, et si- gué du nom de M.Proulx, propriétaire-gérant, l\u2019atelier de ln Gazette des Campagnes.On peut trouver assez singulier de revoir \u201c Kamouraska \u201d , en tête de trois numéros subséquents, où M.Dumais figure de nouveau comme directeur- propriétaire; ce ne fut que pour la forme, jusqu'à ce que fut complétée l'installation ou par tactique, pour bien faire entendre qui n'y avait pas transformation.C'est plutôt parce que, dans cet intervalle, ou \u2018songca à rattacher à l'établissement agricole la publication poursuivant un but similaire, mais le manque de garantie contre les embarras qui pouvaient surgir en firent rejeter l\u2019idée.D'autres propositions furent mises à l\u2019étude, et le 15 février, 31 fut résolu que la Gazette serait publiée dans l'Ecole et sous son patronage, afin d\u2019ac- eréditer et de poursuivre le bien que faisait augurer de tout ses débuts, cette simple connexion ne comportant aucune responsabilité quelconque pour la Corporation du Collège, et le public devant être informé du motif et des circonstances.H y avait bien un eomité de collaboration, mais à titre de particuliers; ainsi ce n'est pas le supérieur du Collège, mais l\u2019abbé Pilote simplement qui consentirait à entrer le 6 mars dans un conseil d'administration et de surveillance.La Corporation du Collège restait à tous les points de vue étrangère à la publication dont la responsabilité exclusive revenait au propriétaire-gérant, M.Proulx.Pour fnire bénificier les cultivateurs des enseignements et des expériences faites sur la ferme, M.Pilote s'engagea dans contrat devant notaire, en avril 1862, À permettre à Messire Nazaire Leclerc, en sa qualité de rédacteur de la partie agricole, de prendre connaissance de l'enscignement théorique et pratique de l\u2019École, et en retour le dit Messire Leclere devait au besoin, pour l'avantage du publie, porler à sa connaissance dans la Gazette les bons résultats de PEcole au point de vue théorique et pratique.Sil'on sait ce que coûte pour la publication d'un journal, on comprendra sans peine toutes les difficultés des débuts.Faute dé ressources, la publication fut même suspendue au mois de décembre 1867.Clestà-dire, que en réalité aucun numéro ne parut pendant cing mois, du 15 octobre 1867 au 2 avril 1868.Le premier corps administratif constitué par l\u2019acte du 7 avril 1862 fut dissous le 11 décembre 1867.Le propriétaire n'abandonna pas cependant l\u2019ocuvre qu\u2019il avait à coeur.Il retira ce qu\u2019il put des arrérages des abonnées, s'assura de promesses d'annonces, et la chambre d'agriculture, informée de son embarras par M.Pilote, vint à son secours par un subside de $100.00.(à suivre ) Pose prose fh mnt fp ome fm re pa pme fran cm mt fp et ptf Rectification Le chroniqueur chargé de relater les circonstances de la conférence du R.P.Schelpe dans la soirée du 3 février, a mentionné dans son texte que \u201c\u201c MHe Marguerite Coulombe, secrétaire du cercle local de J.I.C.F.a remercié le conférencier au nom des jécistes \u201d.\u2018Malheureusement, au moment d'une mise en page hâtive, cette phrase n'a pas été insérée» Nous nous excusons.Lt de ee et ne nee ae ue "]
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