Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1 juillet 1942, mercredi 1 juillet 1942
[" ns ÉcRIRE CE QUE L\u2019ON PENSB < 08s haps ST pQ- Saint our \u2019 PENSER À CE QUE LON a \u2014 \u2018 azette.Campagnes DIEU - Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS.PATRIE - FAMILLE Directeur: L.-de G.FORTIN Série I1\u2014Vol.I\u2014No.15 Sainte-Anne-de-la-Pocatière, P.Qter juillet 1942 Ste-Anne-de-la-Grande-Anse Il y a déjà plus d'un quart de siècle, un livre nous tombait sous lu main, «Sainte-Anne-de la-Pocatière, 1672-1910», par N.-E_ Dionne, professeur d\u2019archéologie canadienne à l\u2019Université Laval, et bibliothécaire de la Législature provinciale.Nouveau venu dans la place, mais pressantant peut-être que ce serait là notre «seconde paroisse Hatale», nous y primes un graud intérêt qui fut mêlé de surprise lorsqu'il nous fut révélé que pendant plus de cent ans, le village de Sainte-Anne avec son église, avait existé à 4 milles de son site actuel.La Fief de ln Pocatière fut concédé le 2 octobre 1672, par Jean Talon.En 1685, lit-on encore, on n'y trouve que cinq familles.«Le fief» fut arpenté par le Rouge, «dont le procès-verbal porte la date du 16 février 1602.i _ La première église de Sainte-Anne, dit une note manuscrite (probablement du chanoine L.Dumais) trouvée dans ce livre, fut une chapelle en bois élevée vers 1716, et que la tradition place à l\u2019endroit pi près du vieux cimetière, on a élevé une croix de vis.D\u2019après Dionne, on apprend que «longtemps desservie par le missionnaire de la Rivière-Ouelle, Sainte-Anne-de-la-Grande-Anse eut son propre missionnaire résident .qui desservit à son tour la Ri- vière-Ouelle et qui signait: «Jacques de Lesclaches, missionnaire de la Grande-Ause».C'est lui, écrit encore Dionne, qui ouvrit le régis- tre de Ja paroisse par l'acte de Baptême de M.-An- ne, fille de Sébastien Grondin et de Marie-Anne, Pinel, fait le 11 février 1716.Par un acte dressé dès 1725, le seigneur d'Auteuil parie déjà d\u2019un «ancien presbytère» et d'un «nouveau presbytère et donne un terrain «et ce premièrement pour construire une église lorsqu'on la bâtira de pierre.» «La nouvelle église fut hénite le 25 juillet 1735 par le révérend Père Simon Foucault, et l'acte en fut rédigé et signé par «le missionnaire de la dite Eglise: Castonguay, ptre».Malgré tout l'attrait et les commodités que le voisinage de l\u2019église pouvait apporter aux nouveaux colons, ceux-ci s'étaient établis peu à peu vers le centre, et en 1744, le plus fort noyau de la population était de ce oôté».Consulté sur l\u2019à-propos de construire l\u2019église où ellé est aujourd\u2019hui, Mgr de Pontbriand avait recommandé aux habitants d'accepter le dou du terrain, puis d\u2019attendre.Ce projet fut révoqué six ans plus tard., «En 1795, M.le curé Foucher se mit à l'oeuvre On acheta le terrain de J.-Bte Pelletier.L'on constate qu\u2019en 1800, le curé disait la messe dans l\u2019église neuve.Un cimetière fut ouvert en 1799, à l'endroit oceupé par l'église actuelle.\u2019 On connait le reste.Il y a done près de 130 ans que l\u2019église de pierre du Haut de Sainte-Anne est désaffectée, ct 145 ans que ie vieux cimetière est abandonné.Les picrres de l'église ont été répandues sur le cimetière afin d'en empêcher la profanation.En 1895, M.le Curé Fraser restaura ce lieu de repos; et notre pasteur actuel M.l'abbé O.Guimont, veille jalousemen à son entretien depuis une dizaine d'années.Les modifications apportées par le parachèvement de la route, (surtout le transport au sud de celle-ci de la vieille école qui occupuit et gardait ainsi le site de l'église disparue), mettent ce lieu respectable en danger, isolé et perdu qu'il est au pied d\u2019une chaussé nouvelle où il risque d\u2019être envahi par les broussailles .et l\u2019oubli.Nous suggérons donc, avant que d\u2019autres changements se produisent, avant que les taillis viennent conserver à leur façon cet endroit historique, que des groupemeuts paroissiaux, et peut-êire même le conseil municipal, prennent l\u2019affaire en main et adoptent ies mesures qui s'imposent: a)\u2014rechercher aussi minutieusement que possible les endroits historiques désignés par les actes anciens ct par la tradition orale.b) -Faire enclore (ou marquer convenablement ) ces sites, afin que suit entretenue la piété des citoyens de Sainte-Anne pour leur histoire.c ) -Planter une croix, ou ériger un monument, avec une inscription temporsire ou permanente ( suivant le eas ); vu encore mieux, y faire un petit pare où les lignes de fondation de la vieille église seraient retrouvées et marquées ( comme nous avons vu la chose en France ) sans nuire ancunement à la beauté du parterre.d )Et faire du site de la vieille église, du vieux cimetière, et des environs, un endroit que les touristes visiteraient avec intérêt, que les anciens de la paroisse verraient avec émotion et que les travaux de nos ancêtres ont marqué du sceau des choses vénérables qu\u2019il ne faut point oublier.\u2018 L.de G.Fortin 110 TAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) ! juillet 1942 H1ISsT Monographie de Ste-Hélène Causerie prononcée à CHGB, par M.l'abbé Rolland Ouellet, ptre.Mesdames, muessieurs, Il n'y à pas lieu d'établir une comparaison entre la paroisse de Ste-Hélène et les paroisses dont la fondation remonte à la domination francaise, ou les autres, de fondation récente, qui par leur population, leurs industries et surtout leurs institutions.jouent un role de premier plan dans le domaine de notre vie sociale.Néanmoins les quelques notes historiques que nous avons pu recueillir au cours de recherches rapides, seront une mndeste contribution à à histoire régionale de notre district, offerte, chaque semaine, aux bienveillants auditeurs de C.H.G.B.La paroisse de Ste-Hlélène de Kamouraska faisait originairement partie des Seigneuries « L'Islet, du Portage et de Kamouraska.» Elle a été constiluée par le démenbrement des paroisses de St-André, de St-Louis de Kamouraska et de St-Pascal.Les bornes, telles qu\u2019elles apparaissent dans les décrets canoniques et civils, sont tont à fait changées aujuurd'hui à cause des morcellement successifs, occasionnés par la fondation des paroisses de St- Bruno, de St-Germain et de St-Joseph.Le décret d\u2019érection canonique est signé par Mgr Joseph Signo, archevêque de Québec, en date du 14 octobre 1846, sous le vocable de Ste-Hélène, impératrice dont la fête se célèbre annuellement le 18 août.C\u2019est à Montréal le 2 février, que le Comte d\u2019Elgin, gouverneur général du Canada, signait le décret d'érection civile.Le premier acte officiel dont fassent mention les cahiers de délibération de la fabrique est celui de la bénédietion de l\u2019église présidée par Mgr Célestin Gauvreau V.G., en date du 5 novembre 1849.Mgr Signay en avait signé le décret de construction le 22 février 1847.Les régistres officiels de baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse s'ouvrent avec l\u2019année 1850.Cependant ils n\u2019apparaissent pas aux\u201darchives dans leur forme originale pour les années 1850 à 1854.Une note de M.l'abbé Bernard Claude Guy, ancien curé, en date du 2 janvier 1902, semble donner la raison de cette anomalie.Du mois d'octobre 1849 à 51, Messieurs les curés de St-Pascal et de Kamouraska, ont desservi conjointement la paroisse et tenu les régistres.Le premier curé de Ste-Hélène a tenu les régistres d'octobre 1851 à octobre 1852, époque où il quitta la paroisse.Alors la paroisse est desservie deux ans par le premier curé de St-Alexandre, qui a transpor- OI RE té nos régistres à sa cure où ils sont depuis probablement, parce qu\u2019ils font corps avec les régistres de cette paroisse.A parcourir les archives paroissiales, on trouve, que depuis sa fondation jusqu'à date, sept curés et un vicaire ont dirigé les destinées spirituelles de Ste- Hélène.Par ordre chronologique en voici la liste qui s'ouvre nvec M.l'abbé Louis-Etienne Dupuis d'octobre 1851 à octobre 1852.La paroisse est alors desservie par le premier curé de St-Alexandre, M, Joseph Matte.Comme deuxième curé en charge de Ste-Hélène, il faut nommer M.l'abbé Isidore Doucet de 1554 à 1875, soit 21 ans.Des bribes de souvenir que nous avons pu recueillir de lui, nous pouvons conclure qu'il fut le bon pasteur, passant en faisant le bien.Sa grande bonté lui avait conquis l'attachement de tous ses paroissiens.A sa mort survenue A Ste-Anne-rle-la-Poratière, le 22 août 1878 c\u2019est dans le caveau de l'église de Ste-Hélène au pied de l'autel de la Ste-Vierge qu\u2019il a voulu dormir son dernier sommeil.Le troisième curé en charge de la paruisse fut l'abbé Charles Frs Cloutier, de 1875 4 1883.Ceux qui l'ont connu, disent que c\u2019était un homme d\u2019u- grande piété et d'une politesse exquise.Prédicateur très goûté, ses sermons étaient remplis de doctrine et débités avec une éloquence onctueuse.Les paroissiens le vénérait et son départ pour la cure de St-Charles fut un grand deuil pour la paroisse.En octobre 1883, il fut remplacé par M.l\u2019abbé Jean-Baptiste Blouin, qui ful curé pendant sept ans, D'une personnalité virile, il était né orateur, il en avait toutes les qualités; une belle prestance, une voix harmonieuse, un débit impeccable, la chaleur et la conviction de sa prédication impressionnaient grandement son auditoire; aussi at-il fait beaucoup de bien dans la paroisse.Homme de prière et grand dévôt de la Ste-Eucharistie, il avait établi dans la paroisse ce qu\u2019on appelait, dans le temps, la communion fréquentée.Son départ fut des plus vivement regrettés.HN eut pour successeur M, l'abbé Ls-Etienne Grondin, qui dirigea lu paroisse pendant quatre ans.En septembre 1894 le révérend Bernard Claude Guy lui succéda.Ardent apOtre de la dévotion au Sacré- Coeur, pendant seize ans, il mit tout son zéle et tout son coeur à l'avancement spirituel de sa paroisse.Décédé à Kamouraska en février 1911, il repose à l\u2019ombre du Calvaire, au cimetière de Ste-Hlélène.Et c'est depuis la fin de septembre 1910 que Ml'abbé Jea.-Baptiste Emile Martin assume led responsabilités de la direction de Ste-Hélène.Vous ae pouvez en douter, Mesdames ct Messieurs, au cours de 31 ans, bien des évènements importants forment la trame de la vie parvissiale.Les cadres bien limités de cette causerie,ne nous\u2018permettent!pas d'entrer dans les détails dont s\u2019accommoderait mal, d\u2019ailleurs, l'humilité du pasteur actuel de Ste-Hélène.(à suivre ) 1 juillet 1942 GAZETTE DES CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 111 V ARI AU RYTHME DU JAVELIER par Léonel Dessureaux Le vieux javelitr qui était dans le grenier du hangar, Sur les planches poussiéreuses; Le vieux javelier au bois jaune de toutes ses gloires passées, A force de couper les blés d'or; Le vieux javelier qui dormait à côté du van généreux et ventru, Non loin des rayes désarticulées; Le vieux javelier aux longues dents de frêne recourbé.Est sorti de son antre obscur.Il a déchiré les cercles d\u2019oubli que l\u2019araignée du temps avait tissés devant son entrée.On l\u2019a sorti parce qu\u2019il a tant plu, Tant plu que la grande roue de la lieuse glissait sur le chaume inondé.On a sorti le vieux javelier, Et le vent brusque l'a démoussé de la grisaille de ses souvenirs, Ce vieux javelier qui était dans le grenier du hangar.+ + La main rugueuse du paysan passa sur la meule la large faulx, Et le grès use la gatne des rousselures de rouille.Un petit gars en salopette roule la grosse meule qui susurre avec un clapotis d'eau, Le mince ruban d\u2019acier reluit, humide et effilé.On l'essaye dans le trèfle, à côté du hangar, pour voir s\u2019il coupe bien.Et l'on part pour les- champs, le lourd javelier sur l'épaule.Le vieux javelier qui était dans le grenier du hangar.+ + + Un bras robuste l\u2019a rengainé dans les blés barbus et bruissants, Un bras que les ans ont séché un peu, Mais qui conserve toujours la vigueur d\u2019une ancienne jeunesse.EÉ l'on enteud: «grouche, grouche».La faulx s'insinue dans les tiges comme dans un fourreau de joie, \u2019 Et, dans un geste ample, revient et retombe.La blonde enfilée des javelles s\u2019allongent sous la rutilance du soleil Le faucheur avance à grandes enjambées, Les blés tombent drus avec des crissements secs.L'homme s'arrête de temps en temps, Pour éponger, du revers de sa manche de chemise en flannelle, La peau brune de son front hâlé, Où l\u2019on voit des sueurs dégouliner le long des rides.Deux yeux calmes et profonds comme des lacs \u2018étoilent d\u2019une joie pleine à l\u2019ombre du chapeau nille Relevé dans une attitude de repos.Et les bras cuits au soleil reprennent le javelier, Le javelier qui était dans le grenier du hangar.+.+ * de \"On l\u2019a jeté au fond du vieux grenier ET ES Le vent froisse les blés qui se frélent Ia tête avec des frémissements de gaieté.\u2018Tresses de sourires! .Car le blé couché n\u2019est par mort L\u2019infutigable javelier trace un sillon de promesses.Sa chute s\u2019engerbe en satisfactions pour le travailleur courbé sur sa tâche, Malgré la chaleur de la matinée.Des [ances de soleil dansent sur la faulx blanche.À force de zézailler dans les Llés, La coupe s\u2019émousse, Le paysan, essouflé, cffile sa faulx.La pierre de grès alterne Avec un flic-flac Qui rebondit En écho : Jusque dans la forét loinlaine.Le vieux javelier se souvient des troués d'antan à travers les blés, Il s\u2019écornait souvent sur une souche oubliée, Ou s\u2019édentait sur un caillou.Mais toujours il éventrait les grandes pièces d\u2019avoine et de blé, Avec des lueurs de fierté Quand il voyait dans les champs les filles sourire aux gars timides, \u2019 La joie soulevait son écorce de bois.Oh! la férie des souvenirs antiques! Des souveuirs couverts de poussières! Un jour, hélas! il a perdu sou prestige.Comme un rouet cassé, Comme une chaise boiteuse, Ou n\u2019a pas eu pitié de lui, vraiment! Encore un peu, et il pleureraient ses gloires déflorées, Ce vieux javelier qui était dans le grenier du hangar.Les Tâches non utiles - Un ministre du cabinet fédéral veut que les petits agriculteurs qui ne produiseul pas beaucoup en excès de leurs besoins soient tirés de leurs foyers et utilisés aux oeuvres de guerre .C'est une opinion qui a son mérite.Mais oublie-t-on que ces petits habitants ont fourni à la patrie des soldats peut-être plus queles grands producteurs, parce que .moins capables de les établir ailleurs que dans le volontariat .de guerre I! semble qu'il y a des forces de production et d\u2019alimentation qui sont bicu mal orientées oulre celles dont il vient d'être question.Si l\u2019on ne gardait de distilleries que celles qui sont absolument indispensables à la production des alcools industriels et médicaux.?,.Et si l\u2019on utilisait les grains et ingrédients distillés à l\u2019alimentation des gens ou du bétail?_ Alors le peuple comprendrait mieux que l'on veut un effort de guerre total, si l'on avait an peu moins de faiblesses pour les distillateurs, les brasseurs ., et les buveurs?Ces derniers auvont encore, hélas, malgré les taxes, de beaux fjours .pour le malheur du pays par celui] de leurs familles et de leur prochain.: 112 GAZETTE DES CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) ler juillet 1942 Chronique Agricole Albert Rioux (Extrait de La Bonne Terre) Le 5 juin dernier, l'Ecole des Sciences Sociales de l'Université Laval décernait son premier doctorat.En effet ce jour-là monsieur Albert Rioux soutenait une thèse intitulée: L'ÉLECTRIFICATION RURALE qui lui permit d'obleuir son titre de docteur, avec la note Distinction, Monsieur Albert Rioux, après avoir quitté le poste de sous- ministre de l'agriculture, pour s'occuper de l\u2019organisation d\u2019une bibliothèque à ce ministère, n'a pas perdu son temps.Il a oceupé tous ses loisirs à étudier cette question qui l\u2019a toujours intéressé.Voici qu\u2019aujourd\u2019hui il met le public et tout particulièrement les cultivateurs au .courant des résultats de ses recherches.L'Université a voulu le récompenser de son bon travail, en lui accordant son Ductorat.Ceux qui seraient intéressés à lire sa thèse pourraient ln trouver dans LA TERRE DE CHEZ NOUS, qui en a commencé la publication dans son numéro du 24 juin 1942.La BONNE TERRE, de même que l'Evole Supérieure d'Agriculture et ses confrères sont heureux de le féliciter de ce beau succès.Monsieur Rioux s\u2019est toujours intéressé d'une façon spéciale au cultivateur pratiquant.N'a-t-il pas lui-même cultivé la ferme paternelle, pendant 5 ans, après avoir obtenu son titre de Bachelier ès Sciences Agricoles?C'est pendant qu\u2019il était cultivateur qu\u2019il prépara une thèse sur la comptabilité Agricole qui lui valut le titre de Licencié és Sciences Agricoles.Après avoir été muire de Sayabec, sa paroisse natale.diree- teur et vice-Président de l'U.C, C., il pensa qu'il pourrait faire encore plus pour les cultivateurs, en quittant sa ferme, pour présider aux destinées de l'Union Catholique des Cuitivateurs.Entre temps il sut encure prendre la défense de ceux-ci, comme membre de ln première Commission d'Industrie Laitière et comme juge de la Commission Concordat Agricole.De 1936 à 1940, il s'occupa de l'organisation agricole de la rovince, comme sous-ministre de l'Agriculture.Depuis 1940, il revint à ses amis préférés: les livres; il étudia cetle question brûlante d\u2019actualité: «L\u2019électrification Rurale».Nous devrions tous le remercier et le féliciter chaleurense- ment de cet important travail qui aura certainement sa réper- cution sur l\u2019agriculteur quélécois de demain.Auguste Scott (\u201c27° Aux Jeunes Agriculteurs Messieurs les jeunes agriculteurs, vous, surtout, qui élever des bovins, permettez à votre propagandiste de vous donner les directives suivantes.Elles se raménent pour le moment, à deux choses prineipules: a) Gardez vos veaux de l'année à l\u2019intérieur de l\u2019étable.b) Traitez-les avec douceur, je dirai même aux petits soins.Bien que cela vous paraisse paradoxal de garder en dedans vos jeunes animaux, alors que les vaches, les moutons et les chevaux vivent sur des plantureux pacages, il n\u2019en demeure pas moins vrai que cette méthode s'avère efficace pour obtenir des sujets de qualité.Loin d'être en pénitence, les jeunes bovins qui passent l'été, à l\u2019étable se développent très bien et se maintiennent en excellente santé.Ils ne anuffrent pas de l'ardeur du soleil ct ne sont pas «attaqués» par le8 taons, ces sortes de grosses mouches qui armées d'une trompe assez puissante piquent sans répit leurs victimes et sucent avidement leur sang vefmeil.Le fait de ne pas envoyer vos veaux dehors, chers jeunes, signifie-t-il qu'ils ne verront jamais le soleil, et ne prendront rarement de l'exercice?Oui si vous les laissez dans un coin sombre et malpropre.Or comme vous avez à coeur de les élever, de votre mieux, Vous n\u2019hésiterez pas les placer duns une loge de 4\u2019 X 6\u2019, hygiénique, ensoleillée, ventillée et pourvue d'une litière abondante que vous renouvellerez assez fréquemment pour la maintenir sèche, Que dire maintenant des soins à proeu- rer à vos venux?Si d'abord vous les traitez avec doticeur, vous démontrez que vous avez l'amour des animaux et le souci de les bien élever.Ceux qui négligent leurs veaux, ne doivent pas s'étonner de voir dans leurs étables des «ragotons®, fruit d\u2019une mauvaise partance.Retenez ceci, chers jeunes! Vous perdrez votre temps, si vous ne vous occupez de développer vos animaux lorsqu'ils sont jeunes.S'ils sont soumis à un régime de privation pendant tune assez longue période, ils n'atteindront jamais leur poids normal.Pour se développer régulièrement, ils devraient rester au lait entier pendant au moins trois semaines.«À cet Age, s'ils sont vigoureux, on peut remplacer une partie dulait entier par du lait écremé.Ce changement ne doit être effectué en moins d'une semaine.Une excellente pratique est de retrancher une livre de lait entier par jour et A la remplacer par une livre de lait écremé.La quantité de lait à donner, varie avec le poids du veau.Une règle prudente consiste à donner une livre de lait par dix livres de poids de l'animal, soit 7 lbs pour un veat pesant 70 lbs.Quand on suit cette rêgle, la quantité de luit, servie augmente a mesure gue le veau ve déveluppe.On Com se pendant de ne jamaisdonner plus qui 78 lbs de lait par jour quel que soit le poids du veau» (L'Exploitation du troupeau laitier par MM.Adrien Morin et Rosaire Proulx, B.S.A., page 143).Ft la monlée: «le mélange suivant convient au veau à partir de l'âge de trois semaines jusqu'à l'âge de six mois.Moulée d'avoine, 30 [bs, moulée de blé d'inde ou d'orge 30 Ibs, Son de blé, 20 Ibs, Farine de tourteau de lin, 10 lbs.Les concentrés sont donnés secs dans une petite boite.{à suivre, page 114.) © Ter juillet 1942 GAZETTE DES CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 113 e +» + e t Chronique Collégiale Retraites fermées La meilleure préparation des vacances .la vie est assurément une retraite fermée.Quelles heureuses et fécondes vacances se sont assurées les cent élèves qui ont consacré leurs premiers jours de repos à suivre les exercices d\u2019une retraite fermée! N'est-ce pas dans la prière, le silence et la réflexion que se forgent les Ames viriles.La direction des trois retraites fermées a été confiée au T.R.P.Albert Saint-Pierre, le nouveau Prieur du monastère de Sainte-Hyacinthe.La pren.ière retraite était destinée aux élèves des trois dernières clusses du cours classique dont l\u2019année scolaire a du être abrégée par la mobilisation.Cette retraite, qui groupait trente élèves de philoso- hie junior et de rhétorique, cut lieu du 10 au 13 Juin, immédiatement après le retour des mobilisés du camp militaire.Au soir de la sortie des élèves, le 18 juin, dans le silence inaccoutumé du collège désert, un autre groupe de trente-neuf élèves de belles-lettres et de versification commençait une deuxième retruite fermée.Puis, c'était le tour des cadets; du 22 au 25 juin, vingt-quatre élèves de méthode et de syntaxe suivaient avec une égale générosité les exercices de la troisième retraite.La plus touchante manifestation de ces retraites est sans doutela procession aux flambeaux dans le «bocage».Le dernier soir, dans l'ombre qui s'étend sur la terro, les retraitants, portant des flambeaux aux reflets multicolores, font un cortège d'honneur et d'amour À la statue de ls Vierge immaculée; la procession se déroule, sous une voûte de feuillage, du collège au «Calvairo» et à la «Madone» et durant tout le trajet le murmure des prières alterne avec l'écho des pieux cantiques à Marie.A la Madone, le cortège s'arrête, et le R.P.Saint.Pierre, dans une touchante allocution, proclame la puissance et la bonté de la Vierge Marie.Nouveau Priour C'est durant la prédication de ces retrailes que le R.P.Albert Saint-Pierre apprit qu'il avait été choisi comme Prieur du monastère de St.-Hyatinthe.Son Alma Mater fut heureuse de lui offrir ses vives félicitations ct ses voeux d'apostolat toujours fécond.LeT.R.P.Albert Saint-Pierre est né à Saint- Roch-des-Aulnaies; il fit ses études au collège de Ste-Anne et il entra chez les Dominicains, où il fit profession en 1925.Il poursuivit ses étydes théologiques au «Studium Generale» d'Ottawa, ct à l\u2019Institut Pontifical International de Rome, où il obtint avec grand succès le: grades de lecteur en philosophie et de ducteur en théologie.et de\u2019 Régionale Bien que professeur de théologie, d'Ecriture-Sainte et d'éloquence sacrée à Ottawa, il a préché de nombreuses retraites paroissiales, sacerdotales et religieuses au Canada et aux Etats-Unis.1] est encore un collaborateur assidu et goûté de la «Revue Dominicaine» et il a publié les deux premiers romans scouts canudiens-français: «Pointe-au-Chène» et «Seul dans le bois déseat.» ~ , Tous les amis du T.R.P.Saint-Pierre, et particulièrement ceux de Sainte-Anne, se réjouissent de sa récente nomination.- Polyeucte «En\u201d hommages respectueux À leurs ainés», les in- terprêtres de Polyeucte ont répété, le 25 juin, la tragédie cornélienne sur la scène du Palais Montcalm, devant une salle archicomble.Le succès en fut complet et les journeaux de Québec en ont fait les appréciations les plus élogieuses.7 «L'Action Catholique, sous la plume-de M.André Roy, donnant un rapport élaboré de cette séance, disait: «Polyeucte fut présenté de façon vraiment admirable.Jeu d\u2019ensemble merveilleux! diction excellente! Tous les rôles nous ont paru fort bien remplis.Polyeucte a été rendu avec brio.I faut en féliciter les acteurs qui out certainenient consacré un temps précieux à préparer cette pièce.On ne saurait non plus trop rendre hommage à M.Delphis Caplette, professeur de diction au collège de Sainte-Anne qui a dirigé l'exercice long et difficile de cette tragédie cornélienne.Le succès de ses acteurs l\u2019a bien récompensé.Et nous profitons de l\u2019occasion pour dire combien nous avons goûté, & travers toutes les autres beautés de Polyeucte, la diction merveilleuse de tous les artistes et leur art de dire les alexandrins.» .«Le Foleil» publiait aussi une appréciation très favorable: «Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'avantage d'assister à Québec, à la représentation d'une pièce classique, surtout dans le genre de celle qui a été présentée par les élèves du collège de Sainte Anne- de-la-Pocatière; dans la grande salle de notre théâtre tnunicipal remplie à sa pleine capacité.Les jeunes de Sainte-Anne n'ont pas craint d'affronter les critiques qu'une pièce telle que Polyeucte aurait pu susciter, inais on peut dire, et c'est tout à leur honneur et au mérite de ceux qui ont aidé à sa réalisation, qu'ils s'en sunt tirés magnifiquement.Pendant la séance, Mgr Wilfrid Lebon, supérieur du collège, a remercié les assistants et particulièrement «les anciens», le Séminaire de Québec pour l'hospitalité offert aux acteurs, les jeunes interprètes qui ont sacrifié quelques jours de vacances pour permettre la réalisation de cette soirée artistique, puis, il a souligné la leçon qui se dégage de ce drame chrétien: la générosité daus le devoir.(suite à la page 115) A \u201ca 114 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) ler juillet 1942 La Ferme .LE RAT BRUN RAT DE NORVEGE Rattus Norcegieus.\u2014 Exleben ou - (suite) .Dans la construction et l\u2019entretien des entrepôts de denrées alimentaires et où les rats cherchent à s\u2019introduire, il faut veiller avec le plus grand soin à boucher toutes les issues, spécialement dans les fondations par lesquelles passent les tuyaux d\u2019égout ou autres.Les portes qui donnent dans ces bâtiments doivent être entourées de forte tôle.Une vigilance constante est nécessaire pour prévenir les invasions; on peut aisément boucher les trous de rats et de souris au moyen d\u2019un peu de béton, de verre cassé ou de poterie.On doit employer le ciment pour les fondations de toutes les sortes de magasin, de grainerie, de poularité, ete.La propretéest essentielle pour détruire les rats.Il faut surtout empêcher l'accumulation de déchets et des ordures ménagères.Les dépotoirs sont l\u2019une des sources les plus prolifiques de rats.Le seul bon moyen a tous lcs points de vue de se débarrasser des ordures ménagères est de les brûler immédiatement.C\u2019est aussi leseul moyen d'empécher la multiplien- tion des rats et des mouches, les deux agents les plus actifs da\u2026:; propagation des maladies infectieuses.L'emploi de pièges est un des meilleurs moyens de détruire ces rongeurs.Les meilleurs pièges sont ceux A ressort ou a guillotine.On emploie comme appât l'un des aliments qu\u2019ils préfèrent: viande, poisson, ÉruAu d\u2019avoine, oeufs cuits ou fruits.Il faut tendre beaucoup de pièges; plus ily en a, mieux cela vaut, Les pièges à cages, en grillage, sont excellents lorsque les rats pullulent.L'emploi de poisuns est un moyen rapide de destruction, lorsqu\u2019on ne craint pas de contaminer les vivres ou d'empoisonner d'autres animaux.Il exige naturellement les plus grandes précautions.Ce procédé n\u2019est pas à recommander dans les maisons, non seulement parce qu'il est dangereux, mais parce ue les cadavres des animaux qui restent en place dans des endroits inaccessibles peuvent être un inconvénient.Un poison bon marché sans goût et igodore est le carbonate de barium.On le mélange en uvre pâte composée de quatre parties de moulée ou de farine, et d\u2019une partie de poison; ou on peut faire une pâte épaisse de huit parties de gruau d'a- voineet d\u2019une de poison.On ajoute de l\u2019eau, si cela est nécessaire.pour que l'appât soit humide.On place cette pâte empoisonnée dans les galeries des animaux.La strychnine est un poison rapide et bien connu, généralement empleyé sous forme de sulfate de strychnine.On introduit les cristaux secs de cet ingrédient dans des appâts, comme la viande ou le fromage.Si l\u2019on se sert comme appât de farine d\u2019avoine ou du grain, blé maïs, on emploie la strychnine sous forme d\u2019un sirop, que l'on obtient en faisant dissoudre une demi-once de sulfate de strychnine dans une chopine d'eau bouillante, on y ajoute une chopine de sirop épais de sucre et on mélange vigoureusement le tout.On humecte le gruau d'avoine avec ce sirop, on y laisse tremper le grain toute la nuit.L\u2019arsenic entre dans la composition de la plupart des poisons à rats; on peut le donner sous forme d\u2019arsenic blanc en poudre, employé de la façon qui vient d'être d'écrite.On prépare un appât en mélangeant parfaitement une livre de farine d'avoine, une livre de gros sucre brute et une cuillerée d\u2019arsénic.On place cet appât dans les galeries des animaux, Le phosphore est un ingrédient souvent ajouté aux poisons employés pour les rats et les autres animaux, mais commela préparation du mélange est assez dangereuse et que ces préparations, qu\u2019elles soient faites à la maison ou achetées dans le commerce, s\u2019enflamment aisément, nous ne les recommandons pas pour les rongeurs.(4 suivre) Aux Jeunes Agriculteurs (suite) «La quantité à servir dépend du poids de l'animal et de son âge.Une bonne règle est de donner une livre pout le premier 100 lbs, et 15 Ib, pour chaque 100 ibs, du poids additionnel.Ainsi ua veau de 200 lbs, recevra 1 livre 14 de moulée.Il n\u2019est pas à conseiller de dépasser la quantité de 3 lbs, par jour avant que le veau ait atteint l\u2019âge de six mois.Pour le foin, on lui en servira régulièrement à chaque repas, mais il faut toujours enlever les restes du repas précédent.Enfin, préparez-vous dès maintenant à participer à votre exposition qui aura lieu à l\u2019automne.Le soir alors que le soleil est moins ardent, faites marcher vos veaux quelques temps au dehors et habi- tuez-les à se laisser conduire au licou.Voilà! ces principes pour bien élever des veaux et des génisses, vous avez intérêt à les mettres sérieusement en pratique.Les auriez-vous oublier?Vous en jaserez avec votre propagandiste, lors de sa prochaine tournée dans votre paroisse.Ne manquez pas non plus de consulter le bulle- tie institulé: «Conseils sur l\u2019alimentation et les soins des jeunes bovins», qui vous ont été distribués.Préparée par M.Elplhège Marseille, chef de la division des jeunes agriculteurs, cette opuscule est une mine féconde de renseignements ufMes pour vous permettre d'élever vos veuux de façon profitable.Autre point! Comure les parents de plusieurs d'entre vous recevront cette été de la grande visile, de la visite rare qui vient tous les cinq aus, je veux parler des juges du Mérite Agricole; il importe que vous les aidiez à cangserver le plus grand nombre de points pour l'item exploitation du troupeau.Soyez tenaces ln tâche, chers jeunes, et vos parents occuperont une place\u2018enviable dans le palmores de vos gloires agricoles.Henri Lacoursière agronome-propagandiste ler juillet71942 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 115 \u2026 et la Fermière .CHRONIQUE COLLÉGIALE (suite) Le lendemain, Polyeucte a été représenté à Montmagny et y a été gratifié d\u2019un honneur qui méritait le couronnement à tous les éloges reçus et d\u2019une bienveillance dont les acteurs sont immensément reconnaissants: la présence de Son Eminence le Cardinal Villeneuve.Conventum L'Aima Mater était heureuse de recevoir, le 28 juin, en conventum le 100e cours, c'est-à-dire les finissants de l\u2019année 1931-32.Contrairement à ce qui avait lieu les années passées, c'est le seul con- ventum qui se réunira au collège pendant les vacances; c'est la guerre! Le banquet offert aux vingt-neuf convives du 100e cours rappelait, malgré les visages plus sérieux, des traits plus prononcés, les têtes plus grises ou plus dégarnis, les joyeux « Deo gratias» du réfectoire d'autrefois.\\ Le président de cette classe, M.Georges Turcotte, comptable licencié de Vallée Jonction, a présenté les hommages de ses confrères à l\u2019Alma Mater, et, en termes choisis, il a rappelé les heureux souvenirs du «plus beau temps de leur vie»: le centenaire du collège.et de leur cours, le congrès marial et les épisodes remarquables de leur classe.Mgr le supérieur répondit au nom du collège et félicita ces chers Anciens» qui réalisaient toutes les espérances que l\u2019Alme Mater avait mises en eux.La veillée se prolongea bien avant daus la nuit; on a tant de souvenirs et tant d'évènements a se communiquer! Le lendemain les confrères se réunissent à la chapelle pour entendre la.messe et les paroles d\u2019édification que leur adressa le vice-président de la classe, M.l\u2019abbé Donat-Jeau Boucher, du collège.Les même officiers furent unaniment élus pour di- tiger les destinés de la classe: président: M.Georges Turcotte: vice-président: M.l'abbé Donat Jean Boucher: secrétaire: M.l'abbé Gérard Labbé, vicaire de L\u2019Islet.Les autres confrères présents au conventum étaient le R.P.Philias Roy, O.P.Québec, M.M.les nbbés Joseph Chénard, vicaire à Ste-Anne; Camille Côté, vicaire à Edmunston; Raymond Dupuis, vicaire à Rivière-du-Loup; Charles-Henri Bérubé, supérieur de l'Ecole Apostolique; Joseph Goulet, vicaire à St-Ger- vais; Arthur Bernier, vicaire à Notre-Dame des Lau- \\ rentides, Jean-Luc Nicole, Georges-Henri Roy, Ri; chard Beaudoin, tous trois du collège de Ste-Anne M.M.Victorien Dubé, dentiste d\u2019Edmunston; André Legendre, avocat ue Québec, P.-Louis Pouliot, ingénieur civil de Hull; Roland Giguère, dentiste de Ste- Marie; Ernest Pageau, agronome de.Ste-Anne; Jos.- Emile Dubé professeur de Montmaguy ; Jean-Baptiste Pelletier, cultivateur de Ste-Louise; Louis Gagnon, médecin d'East-Angus; Roger Leclerc, industriel de Rimouski; Charles Laroche, commerçant de Ste-Croix; Alfred Bolduc, sellier de St-Ephrem; Art.Martin, garagiste de Madawaska; P.-E.Lessard, cultivateur de St-Joseph de Beauce; R.Méthot.industriel de Cap St-Ignace, W.Blais, médecm d'Ottawa; Donatien Robitaille, R.C.A.F.de Darmouth.C.F.plre.4 pepe fes ruse fase pre See fre panne fra game ome Cours Commercial pour jeunes filles a Sainte-Anne-de-la-Pocatiére ~ \u2014\u2014\u2014 Les Soeurs de la Charité du couvent de Ste-Anne- de-la-Pocatière, inaugurent en septembre prochain un cours commercial francais et anglais, pour toutes les jeunes filles qui désirent s'initier à la tenue d\u2019un bureau d'affaires Ce cours est affilié à l\u2019Ecole supérieure deComumer- des Frères des Ecoles Chrétiennes.Les matières qui seront enseignées comportent.réparties sur deux années: des Cours de Science Commerciale Théorique (opérations co m- merciales, calcul rapide, aténographie et dactylographie dars les deux langues; comptabilité, correspondance commerciale française et anglaise, routine des bureaux).Des Cours de Culture Générale (religion, étude de la langue francaise), Pour y être admises certificat de Le cours est de deux ans.les élèves doivent être munies de leur neuvième année.Pour renseignements complémentaires s'adresser à la Révérende Mère supérieure du Couvent de Ste- Annefp mms dp tem me bm fy et mt dp ep rt de re de me pme he 116 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-ANNE, (Kam.) ler juillet 1942 Un peu Mise au point Nous arrivons de voyage pour apprendre que quelques personnes ont cru voir dans les premières phrases de notre dernier article «Sur un retard» une attaque contre le personnel du bureau de poste de Ste-Anne.- C'est regrettable, car notre intention était: 1° d'expliquer la cause de notre retard; 2° de prendre notre très grande et exacte part dans celui-ci; 3° d\u2019exposer les fnits tels qu'ils étaient, (ou semblaient devoir être), à nos lecteurs.Nous n'avons pas fait de commentaires.Une [ois les choses ainsi tournées, nous écrivons ce qui suit: Nous croyons, avant que personne au monde ne nous en ait suggéré un mot, qu'il est de notre devoir de louer sans réserve le service très correct, très humain et très expérimenté du personnel du bureau de poste de Sainte-Anne.Quand aux autres commentaires, ils ne nous sont jamais venus À l'idée, et n'existent pas pour nous.La direction.frm fp en ee mm fot pm dp $s pot fp ot ft fp me fs fae} La Corporation des Agronomes «La Corporation des Agronomes du Québec», tiendra son dernier congrès, et «La Corporarion des Agronomes de la Province de Québec,» tiendra son premier congrès, à Sherbrooke, les 30 juin et ler juillet 1942, Comme le dit une circulaire;ail s'agit de terminer légalement les affaires de la Corporation des Agronomes du Quéec et de donner suite à la loi, sanctionnée par le Lieutenant.-Gouverneur le 29 mai 1942, constithant la Corporation des Agronomes de la Province.» Malgre ies difiicultés du moment, il est probable que les congressistes seront nombreux.Cette associs- tion professionnelle est destinée à faire beaucoup de bien, absolument comune les autres associations professionnelles.L'intérêt d\u2019un membre d'une association est surtout de devenir un professionel compétent, serviable au public et fier de lui-même.Cette association n'empêchers personne de mettre son idéal le plus haut possible: et cela peut suggérer quelques-uns sussi à faire plus et mieux pour servir.Donc.lougue vie à la Corporation des Agronomes de la P.de Québec! de tout Vient de paraître: TOUT POUR ELLE \u2014_\u2014\u2014 \u2014 RAYMONDE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ee er pt rt Gt es MICHAUD tt fr St Somme mt et tert Lt ad mt fp pms Couvent de Ste-Anne-de-la-Pocatiére A La Saullo des Campagnee\u2019 of ubliée & Sainte- nne-de-la-Pocatière, par rtin & Fils, 1 i .Directeur: L.-de G.Fortin, mprmeurs Elle parait le 1er el le 16 de chaque mois.Abonnement: 1 an $1.00 6 mois $0.60 Le numéro $0.08 "]
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