Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
mardi 15 septembre 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1942-09-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Punser À cr Que Lon Éeur \u2014 _\u2014 \u2014 KGmm- CE QUE L\u2019ON PENSE \u2014_\u2014 Gazette.Campagnes DIE U - Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS.PATRIE - FAMILLE Directeur: L.-de G.FORTIN Série II\u2014Vol.No 0 L'Agriculteur No 1 du Québec, en 1942.Le 9 de ce mois, I'honorable J.-A.Godbout, premier ministre et ministre de l'agriculture, le proclamait en présence de son Excellence Sir Eug.Fiset, Lieutenant-Geuverneur de la Province de Québec, de sen Eminence le Cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, en présence également de plusieurs ministres, députés et autres personnalités du monde industriel, commercial et agricole.Cet agriculteur est M.Pierre Turgeon, de St-An- selme; voici un peu son histoire.À sept ans, il perd son père.Son frère aîné qui a 9 ans, sa mère, et lui-même, feront les travaux de routine.On n\u2019emploiera des «engagés» que pour les gros travaux.Car lu mère veut à tout prix conserver In ferme.Le frère aîné aîme l'étude.I! deviendra prêtre, plus tard.C\u2019est ainsi que Pierr: Turgeon dut abandonner complètement la petite école à l\u2019Âge de neuf ans et demi.A 17 ans, il voudra réapprendre à lire et à signer au moins son nom.Dès le lendemain de son mariage avec une jeune fille digne de lui, il commence à tenir une comptabilité complète, exacte, de toutes les opérations de la ferme.Trente-cinq ans plus lard, son fils Christophe, diplômé de l'Institut Agricole d\u2019Oka, se servira de ces feuilles jaunies pour établir un tableau comparatif des recettes et des dépenses de chaque année, de chaque département de la ferme: document probablement unique dans le Québec, car il couvre la période 1907-1942, En 1934, M.I'Agronome Brunelle organise un concours de ferme.M.Turgeon, qui ne fait jamais rien & la légdre, ne s\u2019engage qu\u2019aprés avoir longuement visité M.CÇ.Dumas, de St-Michel de Bellechasse, un Lauréat de la Médaille d\u2019or.\u201c En 1937, il se classe premier parmi les Lauréats de la Médaille d'argent.Il se dit: «On à besoin d'un chef, je ferai ce que je pourrai: je vais les guider de mon mieux».Théodore Roosevelt avait dit, lui aussi: «Une once d'actien vaut deux tonnes de projets».Quelle est cette ferme?Une terre plutôt difficile qu'il a failu reconquérir pied par pied, ou peu s\u2019en faut.20 000 charges de pierre y ont été converties en drains, ont servi à combler des fossés, des coulées, à remplir des terrasses.Chaque fois qu'on a pris Sainte-Anne-de-la-Pocatière, P.Q.[6% sept.1942 des pierres pour les transporter, ce n\u2019a pas été uniquement pour les faire disparaître, mais aussi pour qu\u2019elles servent à quelque chose .Ici, M.Turgeon a déployé une ingéniosité remarquable.Quant à la fertilité, déjà grande, du sol, M.Turgeon a mis à son programme futur de la «surveiller».Vers 1920, on déçida de réparer la maison; on n a pris la veille maison natale, et on l\u2019a soulevée d'une dizaine de pieds, en bloc.Au dessous, on a fait un étage complet, muni de tout le comfort moderne.En haut on a conservé les divisions du temps passé.Ce en quoi on a montré autant de coeur que de talent.De même, quand il s'est agi de la grange.Cette fois, c'est l'esprit d'économie qui décida.On ouvrit le vieux bâtiment sur le long, et un agrandissement de de vingt pieds fut terminé par le centre.On a ainsi économisé $1,500.sur ce qu\u2019 aurait coûté une bâtisse complètement neuve.Sur la ferme, on récolte surabondamment des plantes fourragères pour le troupeau, des céréales pour les pores et les poules.On y a des arbres et arbus- tres fruitiers, on y obtient des petits fruits, des légumes de toute sortes.Les industries domestiques, mise en conserve, couture, filage, tissage, crochetage y fleurissent, La maison dirigée parMme Turgeon et ses deux filles est à la hauteur de la ferme dirigée par MM.Turgeon et fils.Bref, enfant, Pierre Turgeon a appris de sa mère le courage invicible; jeune homme, il à compris la valeur de l'étude; devenu père, il associa de bonne heure ses enfants & son travail.Devenu maître-culti- vateur, lui qui sait lire P'écriture moulée et signer juste son nom, il devient un chef, un professeur de succès.Je suis d'avis que l'honorable Godbout a décoré, ce soir-là, un des meilleurs citoyens de toute la province, car il est de la race des canadiens courageux, et parce qu'il a su se faire une famille digne de lui.Ls-de-G.Fortin La \u201cGazette des Campagnes\u201d est poublide à Saints- Anne-de-la-Pocatière, par Fortin &Fi ils, Imprimeurs.Directeur: L.-de G.Fortin.Elle paraît ls ler ei le 15 de chaque mois.Abonnement: 1 an > 8100 6 mois $0.60 Le numéro $0.05 150 GAZETTE DES CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 15 sept.1942 La Paroisse de - St-ANTONIN La paroisse de S.Antonin est un démembrement de celle de Rivière-du-Loup comprenant originairement, d\u2019après l'acte d\u2019érection civile, une étendue de 6 milles de front sur 5 milles de profondeur; ce qu'on a convenu d'appeler ele village S.Antoine» à été annexé canoniquement et civilement à la paroisse S.Antonin en 1865.Erigée canoniquement en mai 1856 la paroisse a été érigée civilement le 11 décembre 1856.Depuis octobre 1855 à octobre 1856, S.Antonin était desservie une fois par mois, le dimanche, par M.Potvin, cuté de $.Modeste; depuis cette dernière époque jusqu\u2019au 6 janvier 1857, la paroisse fut desservie toutes les trois semaines et ensuite tous les 15 jours par M.Eloi-Victorien Dion, de S.Modeste, suçces- seur de M.Potvin.Depuis octobre 1858 la paroisse fut desservie par M.N.Beaubien, curé de 5.I'a- trice de Rivière-du-Loup, aidé de son vicaire, M.Jacob Côté.En mars 1859 ce dernier fut nommé curé de S.Antonin qu'il quitte au mois de mai 1860; depuis ce temps voici les curés qui se sont succédés daus la paroisse; M.P.-N.Thivierge, de mai à novembre 1860; M.Georges Talbot, 1860- 1878; M.Ls-J, Gagnon, 1878-1877; M.Théophile Montininy, 1877-1879; M.A.Bergeron, 1879-1881; M.FE.Hudon, 1881-1886; M.Bruno Desjardins, 1886-1916; M.Eugène Maurais, 1916-1924; M.P.Levasseur, 1924-1940, et le curé actuel, depuis 1940.La paroisse & donc connu ll curés résiclents de- uis sa fondation.La desserte de la paroisse par es différents curés voisins explique pourquoi les premiers actes ont d'abord été enregistrés à S.Modeste ou à la Rivière-du-Loup; ce n\u2019est que depuis janvier 1858 que les registres ont été commencés ici.La première messe fut célébréule 18 nov.1855 dans la chapelle construite l\u2019été précédent et le 12 décembre M.Narcisse Beaubien, curé de Rivière-du-Loup bénissait la cloche de la nouvelle chapelle, M.Cloutier, curé de Cacouna donnait le sermon de circonstance.Le ler recensement de is paroisse, fait en 1856, nous montre qu'il y avait alors 155 familles comprenant 836 âmes dont 400 communiants et 436 non- communiants, c\u2019est-à-dire plus d\u2019enfants que de grandes personnes.Dès l'année swivante on fit les démarches nécessaires pour acquérir de M.Joseph Caron, une terre de Fabrique de 2 arpents de front sur 30 de profondeur.les commencements de ia paroisse furent diffieiles, comme un peu partout d'ailleurs; aussi prenait-on déjà les moyeus d'assurer à la Fabrique tous les revenus dont elle pourrait disposer, C'est ainsi que par exemple, on voit dans un règlement au sujet des bancs, que toute personne qui voudra avoir un banc dans la chapelle devra donner des garanties de sa solvabilité, sinon le banc ne lui sera pas adjugé, à moins que telle personne ne fournisse un caution solvable au jugement de pas moins de deux marguillers.En même temps l\u2019on s\u2019occupait de l'instruction des enfants et dès 1862 MM.les marguillers autorisaient MM, les commissaires d'écoles à bâtir une école sur le terrain de la Fubrique.A mesure que la paroisse se développe il devient nécessaire d\u2019agrandir la chapelle; par ailleurs il serait normal d\u2019avoir un presbytère convenable pour loger le curé; c'est pourquoi en 1865 on décide d'exhumer les corps «du vieux cimetière au nord de la chapelle, afin d'agrandir cette dernière et d'échanger avec M.Dominiqne Fortin, un morceau de terrain qui sera l\u2019emplacement, du presbyière.On ne pouvait se résoudre à loger indéfiniment le bon Dieu dans la chapelle primitive, aussi l'on décide de construire une nouvelle église pour laquelle Mgr Bailiargeon autorisa une dépense de SI 600.La première pierre fut bénite le 29 septembre 1S70.M.le curé Georges Talbot surveillera l'exécution des travaux qui sont confiés à M.Jus Lagacé cultivateur et maçon de S.Antonin, par un acte notarié du 27 janvier 1870.Les travaux commencés avec vigueur d'abord, marchèrent ensuite au ralenti, si bien que, d'une chose à l\u2019autre, on en vint à résilier le content entre entrepreneur ct syndies, par un acte notarié en date du 16 seplembre 1872.Et le 25 septembre de la même année, M.François Soucy, charpentier de Sainte-Hélène, s'engageait par contrat à terminer l'Eglise.| Cette fois l'ouvrage fut exécuté à la satisfaction des intéressés, puisque nous voyons dans l'acceptation.des travaux par les ayn- dics: «Quant à l'ouvrage, M.l'entrepreneur a outrepassé ses obligations.» Cependant M.Peachy, architecte, après examen complet des travaux, suppose que les murs ne sont pas appuyés sur le roc ou fond solide.Et comme mesure de précaution, il suggère de niveler le sol et de renchausser les murs du côté du cimetière.Tout de méme les travaux sont acceptés, et l\u2019église fut bénite le 18 décembre 1873 par M.Jos.Doucet, curé de Sainte-Hélène en présence de plusieurs curés des environs parmi lesquels nous remarquons M.Ludger Blais de Rivière-du-Loup, Clovis Roy, de S.-Alexandre, Magloire Moreau, de S.-Modeste, et plusieurs autres.Le 24 octobre 1875 une cloche, venant de la fonderie Mears de Londres, fut bénite par M.Ludger Blais, de Rivière-du-Loup et M.Eloi-Victorien Dion, curé de Rivière-Ouelle, ancien desservant de S.Antonin, donna le sermon de circonstance.Déjà les paroissiens de S.Antonin sont attachés à leur paroisse et même à leur diocèse puisque nous voyons qu'en 1576, à la suite d\u2019une rumeur voulant que les paroisses de Rivière-du-Loup, Notre-Dame-du-Por- tage et S.Antonin, soient transférées au diocèse de Rimouski, une requête est adressée par ces trois paroisses à Mgr Taschereau pour protester contre ce projet d'annexion, et nous ne voyons plus qu'il en fat question dans la suite, si jamais il en fut véritablement question.La paroisse se développant normalement, les sépultures devenaient plus nombreuses si bien qu\u2019ou dat agrandir le cimetiére, Il est regrettable que nous ne puissions retracer, comme cela arrive probablement dans plusieurs paroisses, les noms des généreux donateurs de nos Fa- 15 sept.1942 GAZETTE DES briques; outre que cela pourrait susciter de nombreux imitateurs, cela serait du plus haut intérêt pour nos histoires paruissiales.I! serait facile pour le curé de noter, en caractères compréhensibles, dans un ré* gistre précieusement conservé, les événements les plus importants qui se déroulent dans la paroisse ainsi que les noms des généreux bienfaiteurs.Quoi qu\u2019il en soit nous voyons qu'un grand tableau du S.-C.fut bénit en 15878 par un père jésuite, tableau qui fut placé dans l\u2019église comme ex-voto de la retraite donnée au mois d'octobre précédent, probablement un don de tous les paroisriens.Toujours on s\u2019oceupait des finances de la Fabrique et nous voyons que depuis l\u2019ouverture de l\u2019église plusieurs règlements concernant la vente des bancs ont été adoptés dans le but d'augmenter les revenus de la Fabriquie qui, pour l\u2019année 1880, se chiffrent à 8525.07 la Fabrique n'ayant à cette date que $0.50 d'arrérages.En 1888 le presbytère était devenu inhabitable, on décide la construction d\u2019un neuf et M.l'abbé Bruno Desjardins, alors curé, en hâte l'exécution, ginsi que la construction d\u2019une nouvelle sacristie et le parachèvement de l\u2019intérieur de l'église pour lequel nous trouvons des mots de félicitation de la part de Mgr Bégin au cours de la visite pastorale de 1897.Ce serait méconnaître le caraclère canadien que de ne pas supposer de temps en temps de petites difficultés entre paroissiens, même lorsqu'il s\u2019agit des affaires de l'église.Tout de même, les curés ont toujours su pacifier les plus turbulents, et M.Desjardins en particulier, qui ne s'énervait pas pour des riens, finissait quelquefois par faire accepter à l\u2019unanimité des franes-tenanciers une résolution qui avait été rejetée par la majorité quelques jours auparavant.Petit à petit la paroisse se développait, si bien qu'à la visile pastorale de 1913, S.G.Mgr P.-E.Roy disait: «L'église est trop petite, il n'y a que 150 banes pour 228 familles, il faut songer à agrandir, le cimetière est devenu trop étroit, il est urgent de se procurer un terrain convenable pour y établir le nouveau cimetière».Et tout de suite, c'est-à-dire deux ans plus tard, M.le curé requérait les conseils d\u2019un architecte pour aviser aux moyens à prendre our l'agrandissement de l'église.Après examen de a situation, l\u2019architecte ayant jugé qu\u2019il eu coûterait à peu près $20 060 pour cet agrandissement, on décida de remettre la partie à plus tard.+ Lors de la visite pastorale de 1921, la constatation qu\u2019avait faite Mgr Roy en 1913 n'avait eu encore aucun résultat et Mgr Bégin répétait: « L'église est trop petite de méme que la salle paroissiale » et dès l'année suivante, c'est-à-dire en 1922, les paroissiens acceptent le projet d\u2019agrandissement de l\u2019église d'après les plans de M.l'architecte Pierre Lévesque, our un montant de $28 000, selon la soumission de M.Napoléon Bérubé, du Bic.M.le curé Eugène Maurais, conjointement avec les syndics, aura la surveillance des travaux; et le 19 août 1923, S.Gr.Mgr Jos, Hallé, Vicaire Apostolique de l'Ontario Nord bénissait la première pierre de cet agrandissement qui devait compter 32 pds pur 50; on y installera un système de chauffage central qui relèguera au rancart les bons vieux poêles d'autrefois.Cet CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 151 agrandissement que l\u2019on regardait comme un peu exagéré dans le temps ne l'était pourtant pas en réalité, puisque aujourd\u2019hui, à seulement 20 ans de distance, l\u2019église est encore un peu petite; au jour de Pâques 1934 on ressuscitait dans le temple restauré.Mais avec une belle église neuve et propre on ne pouvait se résoudre À n\u2019entendre qu\u2019une cloche sonner les offices; on ne voulait pas non plus charger outre mesure lec finances de la Fabrique.Aussi dans l\u2019été de 1925 un bazar qui vit des prodiges de charité et de bonne entente assura le paiement des cloches que M.le curé Levasseur commanda de la maison Pacard et qui arrivaient en 1926.La bénédiction eut lieu le 25 juillet 1926 et fut présidée par Mgr Auguste Boulet dy Collège de Sainte-Anne et M.l'abbé Alexandre Jean, professeur au Collège donna le sermon de circonstanee.La vie d\u2019une paroisse, comme celle des individus, n\u2019ost pas faite seulement de joies, il s\u2019y mêle\u2019 aussi des épreuves; c\u2019est ainsi que nous voyons que le 23 avril 1930, le jour même où l'on allait commencer les Quarante-Heures, un feu d'origine inconnue détruisait de fond en comble le presbytère et le hangar avoisinant.Sans se laisser décourager, M.le curé Levasseur, unissant tous les paroissiens dans un même esprit de charité, ce dont il avait le secret, se mit courageusement à l'œuvre pour la reconstrue- tion.Quelques années plus tard, soit le 7 octobre 1937, à l\u2019occasion d'une tempête électrique, l'école du du village fut détruite par la foudre; pour la remplacer on construisit deux écoles, une à chaque extrémité du village.* : : 4 Depuis ce temps, on a continué d\u2019améliorer 4 me- - sure que les circonstances le permettaient, ce qui fait de la paroisse de St-Antonin, quoi qu'on en pense, une paroisse enviable À plus d'unpoint de vue.Vous l'avez remarqué nous avons traité du développement de la poroisse, surtout au point de ve matériel, et même nous avons dû oprettre pour le moment, certains détails qui auraient eu leur intérêt, nous y reviendrons plus tard; son développement moral el spirituel ne serait pas moins intéressant, surtout lorsque l\u2019on constate l\u2019esprit de piété qui anime notre population.Ce sera peut-être l'objet d'une autre causerie.Fesses pe ee ep ces pre Ga re 4 Cours du soir à Ste-Anne La Commission Scolaire du Village de Ste- Anne-de-la-Pocatière est à organiser des cours du soir d'anglais, de français et d\u2019arithmétique, pour les hommes et les jeunes gens de la paroisse.Il y aura trois eours par semaine de 714, lieures à 9 heures, le lundi, mercredi, vendredi.Tous ceux que ces cours intéressent, n'ont qu\u2019à donner leur nom au Secrétaire, M.Ludger Raymond.Ces cours commenceront le premier lundi d'octobre pour une durée de cinq mois, à l'école des garçous du Village\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 es \u201d \"amt + * - 153 GAZETTE DES CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 15 sept.1942 Jeunes agriculteurs sur la forme de Mme Narcisse Morneau à St-Jean.Dernièrement, les jeunes agriculteurs de St-Jean- Port-Joli étaient les hôtes de leur président M.Gérard Morneau.Favorisés par une température idéale, ils firent le tour de la ferme appartenant à sa mère.M.Arthur Létourneau, agronome de j'Islet et M Bruno Gaudet, agronome de St-Philippe-de-Néri, a\u2019étaient, avec votre humble serviteur, joints à ces jeunes soucieux de s'instruire des choses de leur noble profes- * sion, Après avoir parcouru les champs où la récolte s'annonce belle ils s\u2019arrètèrent plus longtemps dans les clos\u2019de pacage.La, M.Létournean leur expliqua les principes sur lesquels s'appuient les qualités de l'herbe.Elle doit être tendre, courte, riche en protéines et en matières minérales.Tous ces points sont obtenus par l'appart d'engrais chimiques appropriés au sol et l\u2019ensemencement d\u2019un bon mélange dans 'equel entrent du trèfle blane et diverses graminées telles que le patutin du Kentucky, et V'agrostide.Le pacage de M.Morneau fertilisé avec du 2-12-6 s\u2019approche de la erfection.Il est riche et encore utile alors qu\u2019il y à elle lurettte que les pacages ordinaires sont «rougis» et hors de service.Etle lin! Même s\u2019il ne dispose pas beaucoup de main d'oeuvre il a réussi avec l\u2019aide de sa mère et ses deux soeurs à en cultiver deux arpents.Cette culture rapportera de jolis revenus parcequ'elle est belle.Mais c\u2019est surtout comme éleveur d'animaux canadiens ue ce jeune se signale aux yeux de ses compatriotes.Ï n\u2019a pas choisi la moindre des races puisqu\u2019il élève la canadienne, celle qui s'est formé dans la Province de Québec et est remarquable par sa vigueur, sa frugalité et son lait riche en matières grasses.Au retour des champs, M.l'Agronome Gaudet donna aux jeunes une démonstration sur la manière d'apprécier les qualités à rechercher chez une vache laitière.Bien plus, ces derniers eurent à révéler leurs talents puisque, sur le champ, ils durent placer par ordre de mérite les quatre meilleurs sujets provenant du troupeau de M.Morneau.Il est à remarquer que ce troupeau qui comprend 10 vaches canadiennes dont 8 pur sang, et 6 taures se distingue surtout par son haut pourcentage en gras.Voici d'ailleurs des records des meilleures vaches: Fleurette, 7650 lbs de lait à deux ans avec 305 lbs de gras et un pourcentage de 4.64%: Championne du Lac, 8979 lbs de gras et un pourcentage du 5.58%; Pene Ridge Catherine, 8888 lbs de lait à deux ans avec 439 lbs de gras et un pourcentage de 4.945, avec une si belle production M.Morneau est en mesure de répondre au besoin des gens de l'important village de St-Jean-Port-Joli à qui il vend chaque jour de gran- des-quantités de lait.La journée qui passa très vite se termina par une fate au sucre dans le joli bocage situé près de la maison.Madame Morneau qui avait mis de côté son plus beau sirep fit elle même bouillir cette substance dorée nutritive et d'une saveur comparable au miel le plus pur.On licha la palette, ce qui est beauceron et on s\u2019égaya en chantant avec enthousiasme des airs du terroir.Il y eut aussi queldéèes allocutions pro- «> noncées par MM, les agronomes, M.Gérard Morneau et M.Simon Fortin.Tous se sont plu à souligner le beau travail accompli sur cette ferme, laquelle connaîtra avec le temps de nouvelles améliorations.Le sous signé de concert avec tous ces jeunes agriculteurs de St-Jean-Port-Joli remercia cordialement la famille Morneau pour sa généreuse hospitalité et garde un souvenir exquis de cette fête agricole des mieux réussies.Henri Lacourcière agronome-propagandiste Ot rt re et or +t er rs re 1 rt rm eme ENDIGUEMENTS ou ABOITEAUX N.D.L.R.\u2014 Fréquemment, des renseignements sonl demandés aur ces digues un peu spéciales appelées \u2018\u201c ABOITEAUX \" Nous reproduisons ici un travail de J.-D.Schmouth, professeur d\u2019agronomis à l'Ecole d'Agriculture de mars 1861 jusqu'en 1898.Ce document intéressera nca lecteurs, à plusieurs points de vue.+ Peut-être continucrons-nous prochainement l\u2019histoire de.L'ABOIT EAU devenu très oonsidérable, de nos jours.Voici textuellement le iratatl du projesscur Schmouth: MISE EN CULTURE DES TERRAINS \u201cNVAHIS PAR LES BEAUX SALEES Sur les bords du fleuve Saint-Laurent, et surtout sur la rive Sud, entre Saint-Jean-Port-Joli, dans le comté de l'Islet, et la limite orientale de la Province de Québec, existent de grandes étendues de terrains formés par les atterrissements du fleuve pendant les Lautes marées.Ces terrains quoique généralement très riches, sont néanmeins d\u2019une stérilité presque complète due en graude partie à la présence d\u2019une forte quantité de sel.Pour les rendre propres à la culture, il faudrait leur faire subir certains travaux de préparation que très-peu de cultivateurs osent entreprendre, malgré les avantages qu'ils en retireraient.Peu de spéculations sont aussi profitables que la mise en culture de ces terrains d\u2019alluvion, envahis par l\u2019eau salée à l\u2019époque des hautes marées, et nous appelons tout spécialement l'attention sur cette classe de travaux que chacun peut exécuter, même quand l\u2019alluvion à très-peu d'étendue.Aussi, croy- ons-nous utile de faire connaître quelques renseignements à cet égard; et, comme le sujet est très-im- portant, on nous permettra d'entrer dans quelques Lails.Vivant depuis de longues années dans une des localités où les atterrissements dûs à l\u2019action des marées en eau salée, sont incessants et considérables, nous avons pu étudier leur marche avec un soin tout particulier, : 15 sept.1942 GAZETTE dès CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 153 À Sainte-Anne-de-la-Pocatière, et dans une partie de la Rivière-Ouelle, les courants, partant de Is côte Nord, charrient une énorme quantité de matières terreuses qui envahissent les rives du fleuve et les couvrent sur de grandes étendues.Par le repos, ces matières terreuses se décomposent et forment d'importants alluvions, aussitôt couverts d'une puissante végétation.Puis de nouvelles couches de terre viennent s'ajouter aux premières; la végétation primitive est remplacée par une autre formée de plantes d\u2019une nature différente.Ces atterrissements successifs exhaussent sans cessent les rives, augmentent leur étendue et bientôt les eaux ne peuvent plus les submerger que dans les plus fortes marées de l'automne et du printemps.Sur plusieurs points, les atterrissements se font à raison d\u2019un arpent en profondeur par dix à douze ans.- Le sol ainsi formé est quelque fois sablonneux, mais ordinairement, comme dans les paroisses qui viennent d'être nommées, c\u2019est une terre argileuse assez friable, contenant une certaine proportion de sable et quelques parcelles de calcaire.Cette masse terreuse se présente en couches plus ou moins épaisses, alternant avec des lits de débris végétaux.À première vue, ce terrain semblerait doué d\u2019une très grande richesse, et l'oeil est surpris de n\u2019y voir pousser que-des herbes marines, grossières et peu fournies; en quelques endroits même ces herbes sont trop eu nombreuses pour couvrir la surface de la terre, laquelle reste nue pendant une grande partie cle l\u2019année.En été, quand les pâturages élevés sont trop rasés, les cultivateurs envoient leurs bestiaux sur les grèves durant une dizaine de jours.C'est tout le produit qu\u2019on retire de ces terrains si riches en apparence.Cette stérilité des atterrissements est due à la grande quantité de sel qu\u2019ils contiennent.De nombreuses expériences ont été faites dans le but de démontrer l'efficacité du sel en agriculture.Quelques unes ont fait connaître qu'une petite dose de sel peut-être bonne sur les terrains qui n\u2019en contiennent pas mais toutes ont prouvé que l\u2019excès de sel est nuisibie sur tous les sols et dans toutes les cultures.\u2018Pour mettre ces terrains en culture, il faut donc tout d'abord empêcher les eaux salées de les submer- er, tout en donnant aux eaux de pluie un écouletfent acile; puis de procéder a leur dessalage, c\u2019est-à-dire, à l'enlèvement de l'excès de sel Dans nos localités, ces conditions sont remplies de la manière suivante: On défend les atterrissements contre les marées par des digues en terre connues sous le nom d'aboiteauz, puis on les dessale en les labourant à plusieurs reprises, afin de les pulvériser et de permettre aux eaux de pluie et à celle provenant de la fonte des neiges de les laver plus promptement.Les dimensions des aboiteauz et leur prix de revient varient suivant les lieux.Sur la ferme du collège de Ste-Anne, on à exécuté, en 1869, un aboiteau de dix arpents de long, qui, avec celui de 7860, forme une longueur totale de 19 arpents y compris deux ailes de six arpents chacune.Avec aet aboiteau, on & conquis sur le fleuve une étendue de terrain de sept arpents de front sur six de profondeur, soit quarante-deux arpents en superficie.La première partie de cet aboiteau a été construite par les hommes de la ferme dans un temps où la main- d'œuvre était à très bas prix.Chaque arpent linéaire a exigé quinze jours d\u2019ouvrage à un homme aidé d\u2019un bœuf.La seconde a été faite À l\u2019entreprise à raison de $21 par arpent.A ce dernier prix, les dix-neuf arpents auraient coûté $399, Le prix de revient pour chaque arpent en superficie conquis sur le fleuve aurait donc été de $9.50.Lu surface de l\u2019aboiteau présente la forme d\u2019un trapèze symétrique de six pieds de largeur à la base, et dix-huit pouces au sommet, sur cinq pieds de hauteur verticale ramenée à quatre pieds et demi par le foulage.Les bases partent de cette hauteur et et s\u2019abaissent insensiblement jusqu\u2019à ce qu\u2019elles attei- guent le niveau du sol à six arpents plus loin.\u2018Si comme on en avait eu d'abord l'intention, on avait construit l\u2019aboiteau entier un demi-arpent plus bas, le coût probable aurait été d\u2019environ #424 ct Jo superficie conquise sur le fleuve de quarante-cing_arpents et demi: cé qui aurait ramené le pris de revient à environ 89.32.L'efficacité des aboiteaux est déterminée par leur forme plutôt que par la résistuice des matériaux qui les composent, car ces matériaux ne sont que de la terre engazonnée, prise à la surface du terrain environnant.Nos aboiteaux seraient peut-être plus résistants, si on leur donnait un talus plus doux du côté du fleuve.Mais tels qu'ils sont, ils remplissent parfaitement leur but.On a pour habitude de les engazonner afin de les empêcher d'être entourés par les lames pendant les gros temps.De distance en distance, !l\u2019aboiteau est traversé par des canaux en bois, fermés du côté du fleuve, au moyen de portes on clapets suspendus sur des charnières.L'eau du fleuve, en montant, presse ce clapet, le ferme hermétiquement et elle est ainsi empêchée de s\u2019introduire à l\u2019intérieur du champ.Quand l'eau baisse, le clapet s'ouvre et donne passage à l'intérieur.Pqur empêcher cette eau de submerger le terrain, il faut entourer celui-ci d\u2019un fossé large et profond.Quand au dessalage, les travaux énumérés plus haut suffisent; mais leur action est lente.On arriverait certainement plus tôt au but désiré par l\u2019irrigation (opération que la configuration du terrain rend très facile,) eu par le transport d\u2019une petite quantité de sable, lorsque l'atterrissement est argileux.Les premiers labours poerraient aussi être plus profonds qu'on ne le fait généralement le dessalage serait peut- être plus lent, mais les racines de plantes cultivées puraient ainsi plus de facilité de s\u2019enfoncer dans e sol.La prenitère culture que l\u2019on fait porter aux atterrissements dessalés est ordinairement de l\u2019avoine; puis on y crée des pâturages très recherchés des animaux.Mais au bout de quelques années, toutes nos plantes généralement cultivées y donnent des produits très abondants. 154 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-ANNE, (Kam.) 15 sept.1942 L'étendue de terrain que l'on pourrait ainsi conquérir sur le fleuve depuis Saint-Jean-Port-Joli jusqu\u2019à la limite orientale de cette province, est immense.Seulement daus la paroisse de Sainte-Anne, les alluvions ont au-delà de deux lieues de front, sur une rofondeur variant de six à quarante arpents.Puis \u2018anse entre Saint-Denis et Kamouraska et Saint.André, celle de I'Isle Verte présentent des atterrissements encore plus étendus, Si un abviteau unique préservait tous les atterrissements formés dans Sainte-Anne seulement, il rendrait cultivable une surface d'environ 24600 arpents.La longueur de cet aboiteau, y compris les ailes, serait de 1600 arpeuls linéaires qui, à 821 de l\u2019arpent, coûterait 83,486; ce qui porterait le prix de revient à environ $l.45 par arpent carré conquis sur le fleuve.N'avions-nous pas raison de dire en commençant, que peu de spéculation n'est aussi avantageuse que la mise en culture de ces atlerrissements?- J.-D.ScumorTn, Professeur d\u2019Agronomie a l\u2019Ecole d'Agriculture de Ste-Anne Ste-Anne-de-la-Pocatière, 27 novembre 1874.LIZ X22 TILL S224 LE MERITE AGRICOLE SPECIAL à M.Charles GAGNE, M.S.A., Prof.Le 9 septembre, 1'Honorable J.-A.Godbout, premier ministre ct ministre de l'agriculture de la Province de Québec décorait M.Chs (Gagné, prof.et se- erétaire de la Faculté d'Agriculture de Laval, de l'Ordre du Mérite Agricole Spécial.En lui remettant les insignes, M.le premier ministre souligna la déjà longue carrière de M.Gagné, comme professeur de Sciences Economiques, comme agriculteur et comme homme «de grand conseil.En donnant à M.Chs Gagné cette belle marque de reconnaissance pour un travail incessant accompli dans la crainte du bruit, même utile, M.le ministre Godbout n'a fait que devancer le\"jugement public.Comme Mme Charles Gagné, l\u2019épouse du nouveau commandeur, est elle-même commandeur depuis 1941 on peut dire que l'équilibre honorifique sera rétabli dans ce ménage.\u2026.qui actuellement est hors pair: étant le seul où l\u2019époux et l'épouse sont décorés, à titre particulier et chacun pour services rendus à l\u2019agriculture.Nous offrons à M.le commandeur Gagné nos félicitations les plus cordiales.Nous assurons égale- ,ment M.le premier ministre de notre gratitude à le voir reconnaître les réels mérites des agronomes d'il y a 25 ans, à côté d\u2019un M.Béliveau ayaut ce svir-là six fils tous établis dans le même rang à Sainte-Monique de Nicolet et tous decorés chacun à cause de ses propres mérites, le septième fils étant agronome préposé aux concours de fermes.A tous, en particulier à M.et Mme Gagné, la GAZETTE des CAMPAGNES offre ses hommages.Lauréats du Mérite Agricole TROISIEME REGION Nous ne pouvons songer à donner ici les noms et places des 251 agriculteurs professionnels ou autres qui ont été visités et classés en 1942.Nous nous en tiendrons à ceux dont vous avez vu les noms dans le numéro du 15 juillet.Nous ne faisons exception que pour les premiers diplômés de la Médaille d\u2019or: MM.Turgeon, Rheault et Lizotte.Ce dernier, natif de S.-Onésime, et y ayant passé les 35 premiéres années de sa vie, peut bien être tenu encore un peu comme un ces nôtres.Nous félicitons les concurrents de notre district pour leur bonne tenue dans l\u2019ensemble du concours.Pour économiser de l\u2019espace, nous ne donnerons pas le nom du comté après celui de la paroisse; si, par hasard, on désire ce détail, on pourra le trouver dans notre liste du 15 juillet.MEDAILLE d\u2019OR Cultivateurs PROFESSIONNELS: No Nom Paroisse sur 1000 1 Pierre Turgeon, S.-Anselme, Dorchester, 951 2 J.-A.Rheault, Deschaillons, Lotbiniére 930.5 9 Antonio Caillouette, S.-Arsène 872.5 15 Louis Bernier, S.-Alexandre, 853,5 Cultivateurs AMATEURS: 1 Hôpital Général de Québec.(Pierre Lizoite) 919.0 MEDAILLE d'ARGENT 1 Alcide Nadeau, Riv.-du-loup (en-Bas) 916.0 10 Ls-Théophile Bernier, Cap-S.-lgnace, 893.5 11 Maison N.-Dame-des-Champs, Sully, 890.0 27 Gérard Desjardins, Kamouraska, 874.0 36 J.-Bite St-Pierre, Sainte-Hélène.866.0 37 Amable Gagnon, St-Pamphile, 865.5 39 Maxime Bélanger, St-Marcel, 864.5 40 Albert Malenfant, N.-Dame-du-Lar, 864.41 Philias Marquis, St-Louis-du-Ha-Ha! 803.5 42 Alphonse Malenfant, St-Eloi, 863.44 Alphonse Turgeon, St-Alexandre, 862, 46 Joseph R.Lebel, Cabano, 861, 47 Alfred St-Pierre, St.Louis-du-Ha-Ha! 860.5 50 Jean-Philippe Castenguay, V.-des-Aulnurs, 858.5 53 G.-Omer Bérubé, St-Alexandre, 8578 58 Luc Dancause, St-Marcel, 856.7 59 J.-E.Coté, Cabano, 856.5 60 J.- E Lajoie, St-Arséne, 856.2 65 Joseph Castonguuy, Ste-Hélène, 855.2 70 Georges Ouellet ,Ste-Rose-du-Dégelé, 854.2 75 Georges Bonenfant, Rivière=Ouelle, 853.2 77 Arthur d\u2019Autueil, Cabano, 852.6 79 Nap.-Louis Dubé, St-Cyprien, 852.4 84 Jean Laplante, Ste.Héléne, 851.4 8% Amédée Massé, Mont-Carmel, 850.5 89 Thomas St-Pierre, Ste-Rose-du-Dégelée, 850.2 90 Roland Courcy, St-Onésime, 850. 15 sept.1942 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 155 Lauréats de la Médaille de Bronze 6 Philippe Bouchard, N.-Dame-du-Lac, 8 Roger Dupuis, Village-cles-Aulnaies.11 Auguste À 848, 847.8 exandre, Ste-Anne-de-la-Pocatiére, 847 16 Chs-Art.Tudon, « « « 845.8 24 J.-D.Langlais, St-Philippe, 843.4 25 Chs-Edouard Rioux, Ste-Anne-de-la-Poc.843.2 26 Héliodore Dubé, St-Eusèbe, 843.28 Henri-C.Hudon, Rivière-Ouelle, 842.6 33 Geo.-A, Pelletier, St-Louis-du-Ha-Ha! 841.5 34 Martial Michaud, St-Arsène, 841.3 35 J.-Alphonse Dionne, St-André, 841, 38 Joseph April, St-Clément, 839.5 40 Roméo Bard, Ste-Anne-de-la-Pocatière, 838.41 Emile Pelletier, Kumouraska, 837.5 45 Isidore Dumont, Riviére-Bleue, - 836.6 &1 Ajfred Chouinard, St-Epiphane, 885.4 57 Georges Bérubé, Cabano, 833.8 59 J.-Chs Caron, l\u2019Islet, 833.61 Noël Bouchard, N.-D.-du-Lac, 8325 63 Damien Lemieux, l'Islet Station, 831.8 66 Lionel Côté, Isle-Verte 881.2 70 Louis Dubé, St-Jean-Port-Joli, 830.4 71 Alcide Coté, Isle Verte, 830.2 72 Paul Gagnon, St-Arsène, 830.78 Wilfrid Plourde, Mont-Carmel, 827.79 Erasme Chouinard, St-Pamphile, 826,5 81 Alfred Saindon, Ste-Modeste, 826.83 Alphonse Castonguay, St-Adalbert, 825.85 Réal Beaulieu, N.-Dame-du-Lac, 824.88 Wilfrid Bolduc, Sully, 823 91 Zéphirin Bélanger, St-Damase, 821,5 92 Rosaire Couturier.St-Louis-du-Ha-Ha! 8el, 94 Francois Chouinard, St-Jean-Port-Joli, 820, 95 Eugène Dubé, Isle-Verte, 819.5 99 Georges Desjardins.St-Denis, 817.5 109 J.-P.Ménard, I'Islet Station, 811.110 Pascal Dubé, St-Clément, 810.5 116 Lucien Pelletier, St-Louis-du-Ha-Ha, 807.120 Antonio Pelletier, Tourville, l\u2019Isiet, 802.121 Auguste Cloutier, l'Islet, 801.5 123 Lucien Thivierge, St-Pascal, - 800.5 126 Charles Gagné, Sully, 798.129 J.-Amédée Bernier, l\u2019Islet, | 797.5 135 Frank St-Amant, St-Pamphile, 790, JUGES: MM.Willy Bigué, C.-A.Fontaine, L.-de-&.Fortin, Emile-A.Lods.OFFICIER Spécial: Oscar Lessard, SECRETAIRE: Charles-A.Fontaine, ASS.-SEC.: Fernand Dufour.N.-B.Le premier nombre indique le rang que le lauréat ocaupe dans sa classe.Le dernier chiffre indique le nombre de points conservés sur un total possible de 1 000.Cette liste ne donne que 75 coneutrents sur 251.\u2014_\u2014\u2014 \\ N Chronique Collégiale Rentrée des élèves La vie collégiale anime de nouveau les salles, les classes, les cours de récréation et\u2026 tout le village.Par une journée ensoleillée, qui semblait bannir du collège l'ennui et les larmes des petits, les élèves, anciens et nouveaux, sont entrés à l\u2019Alma Mater4e 2 septembre.La cloche appelle la communauté à la chapelle pour le premier exercice du règlement: le prière du soir et le cantique à Marie, et l\u2019année acudémique 1942-1948 est commencée.Le dénombrement de la touxcHe population collégiale accuse unc légère dimunition sur celle de l\u2019année dernière.Il y a 522 élèves: 240 sont au cours classi- et 292 sont au cours commercial.Le lendemain de la rentrée.avant de commencer le travail scolaire, les maîtres et les élèves se sont réunis à la chapelle pour assister à la messe du Saint-Esprit, qui fut célébrée par Monseigneur le Supéricur Wilfrid Lebon.Retraite Le retraite du début de l\u2019année a été pieusement suivie parles élèves du 9 au 13 septembre.Le Rév.Père Herman Poisson, Gardien du Monastère de Québec, était le prédicateur au cours classique pendant que le Rév, Père René Ducharme s'adressait auX élèves du cours commercial.La cérémonie de clôture eut lieu dimanche soir par l'impressionnante réunion de l\u2019Archiconfrérie.Le Rév.Père Herman Poisson invita son pieux auditoire à prendre Marie pour guide et modèle partout et toujours.La bénédiction du Saint-Sacrement et le chant du TE DEUM ont été présidés par Monseigneur le Supérieur, Il y « cinquante ans, la «Gazette des Campagnes» de septembre 1842, donnaient les détails suivants sous le titre: Collégiank:« La rentrée des élèves a eu lieu le lerseptembre.Ils nous sont arrivés en plus grand nombre que jamais.Maintenant, sous ie toit béni du collègo, c\u2019est le règne du travail, de la discipline qui fagonne les hommes de la piété, qui est utile à tous, zæelon la parole de l\u2019Apôtre.Que Dieu soit propice à l\u2019année qui commence! «Nous voyons avec plaisir que le rombre d'élèves qui fréquentent cette belle institution va en au;- mentant d\u2019année en année.Ainsi à l'entrée nous n- vions le joli nomlye de 235 élèves, dout 93 au cou:s classique et 142 au cours commercial.fe «La retraite est commencée de 21 septembre ches nos jeunes collégiens; c\u2019est le silence et le calme du recueillement.C\u2019est le R.P.Hamon, S.J., qui ca est le prédicateur./ 156 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 15sept.1942 «Dimanche.25 septembre clôture de la retraite: archiconfrérie, salut chanté par son Eminence le Cardinal Tachereau et le chant du Te Deum.Toul est fini et tout commence, puisque le fruit de la retraite est la conversion qui doit transformer la vie entière.«Son Eminence le Cardinal est arrivé ici vendredi soir, et le lendemain il conférait les ordres majeurs à deux jeunes lévites, et cinq autres recevaient les ordres moindres.« Voici les noms des ordonnés aux ordres majeurs: MM.Eugène Pelletier et Olivier Martin, reçus sous-diacres samedi, et diacres dimanche.Aux ordres mineurs: MM, Armand Proulx, Emile Hamelin, - Joseph Rouleau, Emile Martin et Isaac Thériault.« Dimanche soir, les élèves réunis dans la grande salle présentèrent leurs hommages à Son Eminence le Cardinal Tachereau.Deux magnifiques adresses ont été présentées, l'une par un élève finissant, M.Joseph Pageau, ( maintenant médecin à Sainte Anne, }, et l\u2019autre par M.Eugène Tachereau du cours commercial.Son Eminence a répondu en termes trés affectueux a ces témoignages de reconnaissance des enfants de Sainle-Anne pour leur bienfaiteur vénéré ».Quelques notes hâtives sur les 4 Cours du Soir.Le ler octobre, des Cours du Soir seront inaugurés ici à l\u2019Ecole du Village.C'est une initiative que nous ne satrions trop encourager; combien de gens de tout âge, de toute condition, vont pouvoir augmenter leurs connaissances en français, en anglais, arithmétique, ete?Comme question de fait, les ins- eriptions sont déjà nombreuses et\u2026de qualité.Comment demander et.\u2026 obtenir ces cours du soir dans votre paroisse?La demande doit étre faite pendant le mois de septembre, et cela est une obligation de rigueur, si l'on veut que les cours soient accordés pour la présente année scolaire qui s'ouvrira le premier lundi d'octobre pour se terminer le dernier vendredi de février.Comme l'octroi du gouvernement suffit à payer le ou les professeurs, il ne reste plus à la municipalité scolaire qu\u2019à fournir le local, le chauffage et l'éclairage.Quant à l'élève, iPn\u2019a donc qu\u2019à se présenter aux leçons avec un éahier d'un sou et un crayon de même prix.Si vous ne savez rien, venez à ces cours au lieude vous en éloigner, car ils sont organisés pour vous.Ces leçons étant gratuites, pauvres at riches y seront bienvenus.Les commissions scolaires font elles-mêmes Jeur choix des instituteurs ou des iustilutrices, car une classe ne peut pas avoir plus de 30 élèves pour un professeur.Nous en reparlerons.L.-G.F.Nos décès Feu M, Léon Pelletier.Jeudi, le 10, à Québec, est décédé à l\u2019âge de 81 ans, M.Léon-P.Pelletier, époux de dame Régina Hudon.Outre son épouse, le défunt laisse cing fils: Léo, de Québec; Jean, avocat, de Chicoutimi, Oscar, Pharmacien, de Québec; Wilfrid, de Grand\u2019Mère; et Albert, de Québec; quatre filles: Mme R.Gendron, (Germaine), de Montréal; Mme H.-J.Bédard (Délia) de Québec; Mile Laurette, de Chicoutimi et Mlle Rolande, de Ste-Anne.Service et sépulture, le 14 septembre, à Sainte-Anne.+ oe 4 Feu M.Adélard Lizotte.Est décédé, le 12, des suites d'une chute de bicyclette, M.Adélard Lizotte, de Sainte-Anne.II était âgé de 41 ans.L'accident fatal est arrivé dimanche soir, le 6; samedi, l\u2019enquête du coroner, le Dr Adélard Lapointe, au salon funéraire de M.Eug.Déry, a établi que le réfunt a succombé a une double fracture du crâne.M.Ad.Lizotte laisse six jeunes enfants dans le deuil: Rita, Donat, Gisèle, Ghislaine et Camille.Trois frères: Armand, Robert, Gérard, de Sainte-.Anne.Service et sépulture, à Ste-Anne, le 15.+ Feu le Dr Hector Lavallée, Est décédé, le 13, à Ste-Anne, à l'âge de 44 ans, après une longue maladie, le Dr Hector Lavallée, époux de dame Cécile Dionne.Il était le fils de M.et Mme Alfred Lavallée, de Ste-Anne, qui lui survivent ainsi que 8 frères, MM.Alfred, le Major (Dr) Ludovic, Léo, Joseph, Gustave, Chs-Eugène, Georges-Henri et Robert; et 5 soeurs Mme Ulric Tessier (Maria).Mme Frs Pelletier, (Yvonne), Milles Alexandria, Reine et Germaine.Le Dr Lavallée laisse trois jeunes enfants.Service et sépulture le 16 à Ste-Anne.Nos condoléances aux familles éprouvées.IPS PAR Amicale Marguerite d\u2019Youville Sainte-Anne-de-la-Pocatière, (Kamouraska).P.Q.Les anciennes élèves du Couvent des Soeurs de la Charité de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, sont cordialement invitées à assister, le 27 septembre prochain, à la réanion de l\u2019Amicale Marguerite d'Youville.BIENVENUE A TOUTES.pére pre pret pe mt pt pot Leçons de Violon Alphonse Gauthier, de Ste-Anne, vous offre l\u2019opportunité d'apprendre le violon L'année d'enseignement commence avec le mois de Septembre.Pour renseignements, vous adresser, le soir de préférence, à sa résidence, voisine de l\u2019Entr\u2019Aide.+ "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.