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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 1 octobre 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1942-10-01, Collections de BAnQ.

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[" Punsur À CE QUE L\u2019ON fur - Gazette.Campagnes PATRIE - DIEU - Rditeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS.Série II\u2014Vol.I\u2014No.21 Sécurité.En moins de trois semaines, nous avons eu & déplorer quatre accidents, dont trois mortels.Et pourtant, notre « ville » n\u2019a qu\u2019une population de guère plus de 3 000 Ames., Le premier accidenté est un père de famille, agé d'environ 40 ans, qui a fait une chute à bicyclette et s\u2019est facturé le crâne.Il est mort une semaine après, laissant cinq orphelins.Le deuxième est un homme d\u2019une cinquantaine d'années, père de famille encore, qui a été tué raide par larupture d\u2019une pièce de machinerie.Il laisse aussi femme et enfants.Le troisième cas de mortalité, c\u2019est celui d\u2019un jeune homme qui s\u2019est fait frapper far une arto qui er rencontrait une autre, le soir.Blessé à la tête, le malheureux décédait une heure plus tard.Peu de jours après le premier accident \u2014la chute de bicyolette\u2014 le propre fils du défunt fut jeté dans le fossé par une auto, alors qu\u2019il montait la mé- me machine que son pére, lors de sa chute mortelle! Ce garçon, heureusement, va s'en tirer avec quelques semaines d'hôpital.Pour un petit « pays », comme le nôtre, voilà dejà un vrai bilan! Nous ignorons,\u2014et nous ignorerons probablement toujours\u2014les circonstances qui ont entouré ces accidents.En agissant ainsi, nous obéissons à une tendance personnelle, mais aussi au besoin de pouvoir dire et écrire des réflexions qui ne chagrineront personne.Les familles éprouvées ont droit, avant tout, à notre sympathie la plus complète.Mais il semble bien, si nous consultons nos propres souvenirs depuis quinze où vingt ans, que nous allons un peu fort, que les accidents mortefs se multiplient vraiment trop autour de nous.Cinq ou six de nos connaissances sont parties pour l\u2019autre monde, en montant desmotocyclettes.Beaucoup plus nombreux furent ceux qui ont choisi l\u2019auto comme moyen de franchir rapidement le Rubicorr.Quand à ceux qui ont raté le voyage, les blessés, les éclopés qui trat- nent la patte, ils sont bien nombreux.De ces disparus, de ces mulilés, combien ont été forcés par devoir professionnel, ou par souci d'être secourables, de prendre ces allures d\u2019épouvante qui Sainte-Anne-de-la-Pocatière, P.Q.Chapais, Sir Thomas, Sén., aint-Denis, Kamouraska, P.Q.Écrire CK QUE L\u2019ON PENSE FAMILLE Directeur: L.-de G.FORTIN ler oct.1942 ont déterminé la catastrophe?La réponse est aussi courte que nette: PERSONNE; qui aurait eu besoin d\u2019ailer même à la moitié de la vitesse fatale?Nous nous trouverions donc devant un complexe bien moderne: celui de brûler l\u2019espace\u2014-et de l\u2019es- senée-\u2014de s\u2019énivrer d'air, de vitesse, Ce plaisir, à la portée du premier venu, a remplacé celui de la musique, de la chanson, de la lecture, de la peinture, du dessin, des jeux de société, de la conversation, même des fréquentations entre jeunes gens, en famille.Cet état d\u2019esprit accuse, à notre avis, l\u2019ignorance des plaisirs d'ordre supérieur mais moins faciles et moins coûteux, parmi ceux que nous venons de nommer: en deux mots, est-ce le signe que l'éducation dans les foyers baisse proportionnellement à l'accroissement de la vitesse sur la route?Que faisons-nous pour raisonner les petites et grandes gens, pour les arracher à cette folie du danger, la «folie du vingtième siècle» ?Quels sont ceux qui ont pris la parole, qui ont tenu ou tiennent la plume, qui font la campagne en faveur de la sécurité publique?ILxceptons les compagnies d'assurances qui font leur devoir par intérêt pécuniaire, Ce n'est pas suffisant, c\u2019est évident.Alors où trouverons-nous ces apôtres?Dans nos sociétés éducationnelles, philanthropiques, à tendances sociales, etc.Non On pourrait même inventer un «puzzle» nouveau qui consisterait à chercher qui s\u2019occupe d'ar- réter ces hécatombes inutiles.Actuellement, le seul effort régulier, utile et pratique pour tous.c\u2019est un programme radiophonique créé et maintenu par\u2026 .Oui, par une boulangerie montréalaise! Pour aller plus loin en ce sens, devrons-nous confier un programme national de sécurité à quelque haute savonnerie qui nous servirait un « Théatre de l\u2019Accident » plein de terreur et d'imprudences.Aucun droit d\u2019auteur pour la suggestion.Pour l'heure, Ionneur aw « Pain Excel »! ( Syntonisez C K A C, chaque samedi.) Et honte a nous tous.! Le-de-G.Fortin, eme = 188 GAZETTE DES CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) ler oct.1942 Soeur St-Lazare et les Orphelins.Le ler mai 1942, la communauté des Soeurs de la Charité de Québec nous apprenait la mort de la révérende soeur Saint-Lazare, née Lucie Deschesnes, dans la soixante-dix-neuvième année de son Âge et la cinquante-huitième de su profession religieuse.Née le 30 mai 1863 à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, du mariage d\u2019André Deschesnes et de Luce Dumais, elle faisait partie d\u2019une famillo qui à donné deux prêtres à l'Eglise et deux religieuses à la communauté des Soeurs de la Charité ( 1 ).L'autre était soeur Sainte-Christine, décédée en 1934, qui fut supérieure de la communauté pendant dix-huit ans.Quatre nièces vinrent ensuite les rejoindre au couvent ainsi que des petites nièces à la génération suivante.C\u2019est dire que la bonne éducation, l'esprit de sacrifice, la piété et l'idéal de charité faisaient partie du patrimoine spitituel de cette vénérable famille.Des cinquante-huit annés de sa vie religieuse, Soetir Saint-Lazare en passa quarante-six au service des orphelins, soit dix ans avec les filles et trente-six avec les garcons.Le souvenir de cette éducatrice n\u2019appartient done pas senlement à sa famille et à sa congrégation mais à quelques milliers d\u2019orphelins qui depuis plus de cinquante ans\u2019 ont bénéficié de sa charité, de ses conseils et parfois de sa protection.Ici ma plume hésite, croyant qu\u2019il perit avoir in- convenanceou indiscrétion à décrire le caractère, l'oeuvre et les méthodes d\u2019une éducatrice qui avait quitté le monde pour se donner toute À Dieu et à la communauté de son choix.Il n'est pas facile, pas possible nen plus de partager les mérites et de luiattribuer ce qui lui appartient en propre.Il est certain que ses supérieures l'ont surveillée, conseillée, dirigée pendant que ses compagnes ou subalternes l'ont bien secondée tout en ajoutant leur part d'initiative à l'oeuvre commune.Ce qu\u2019en peut dire de Sœur St.Lazare pourrait tout aussi bien appartenir aux religieuses qui l\u2019ont précédée ou suivie dans la même fonction, mais tout cela n\u2019enlève rien à sa personnalité et la fait plutôt ressortir.Mais pourquoi hésiter quand je lis ces paroles de l\u2019archange Raphaël à Tobie: «Il est bon de tenir caché le secret du roi mais il est honorable de révéler et de publier les Oeuvres de Dieu» (Tob.XII, 6).Si je m\u2019attache plus À ln deuxième partie de ce conseil, qu\u2019à la première c'est que d'anciens compagnons de l'or- phélinat de Nazareth m'invitent à le faire et à parler d'une oeuvre de charité dont Soeur St-Lazare fut l'instrument.Dans l\u2019ordre des enfants de M.Mme Deschènes, on voit que la petite Lucie est arrivée la treizième, ce qui vent dire que le nombre n\u2019est pas trop malchanceux.L'annaliste de la communauté avait spirituellement trouvé que la venue de la petite Clara, plus tard Soeur Ste-Christine coordonnait au dernier mystère joyeux; à ce compte la petite Lucie devait correspondre à celui de la Pentecôte.Un rapide coup d'oeil sur l'oeuvre principale de sa vie fera voir que les dons du St-Esprit ne lui manquèrent point.qu\u2019ils Approuveraient sa manière de faire.Lorsque j'ai connu Soeur St-Lazare, au mois de septembre 1904, elle venait de dépasser la quarantaine.Au physique, elle était de taille moyenne.Un peu courbée avant l\u2019âge, d\u2019une santé délicate sans être maladive elle jouissait d'une résistance remarquable.La salle, le parloir, le réfectoire, la cuisine, la cour, les voyages à la maison-Meére, les visiteurs sollicitaient tour à tour son attention.On se fait peu d'idée du travail d'une directrice de communauté qui doit voir à tout dans une maison à quatre étages, dans un tempsoù les ascenseurs étaient des commodités de luxe.Plus nous examinons ses méthodes et son oeuvre en général, plus nous croyons que son idéal fut de remplacer les parents chrétiens auprès des enfants qui n\u2019en ont plus.L'orphelin vient presque toujours d'une famille brisée, parfois depuis longtemps.Sa formation intellectuelle, morale ou religieuse peut avoir élé négligée par des parents malades ou par d\u2019autres personnes à qui cnl\u2019a confiée.De plus, le deuil désoriente toujours l'enfant bien doué, et d\u2019autant que son coeur est plus sensible.Le sujet qui entre à l\u2019or- phélinat demande une attention différente de celle qui convient au pensionnaire du couvent: if aura besoin de sympathie personnelle et d'amitié plus que l\u2019autre.Dans ces conditions, la religieuse aura pour tâche de raccommoder tout cela.Pour faire du bon travail il faudra qu\u2019elle comprenne la situation particulière de ses protégés.Son expérience et son jugement la mettront sur la bonne voie et la Providence, constamment sollicitée par des ferventes prières, fera le reste.ll est tout certain que la mère Ste-Christine, supérieure de son temps mis une attention toute spéciale à lui choisir des aides.Pour des parents il est toujours pénible de conduire des enfants a l'orphelinat et mon père fit un bien dur sacrifice en se séparant des siens quelques semaines après avoir perdu son épouse.Soeur St- Lazare le reçut aimablement et comme il s\u2019informait des usages de la communauté envers les orphelins, je me souviens qu'elle lui dit quelque chose comme ceci: « Nous faisons de telle manière; c'est généralement ce qui se pratique dans nos familles ».Mon père nous quitta rassuré, en se disant que les religieuses faisaient de leur mieux pour remplacer les parents.Dans ses conseils, ses remontrances, ses punitions même, Soeur St-Lazare rappelait souvent le souvenir de nos parents pour nous faire compres- dre qu'elle avait pour mission de les remplacer et Et puis la menace de commettre quelque indiscrétion à notre endroit lors de leur prochaine visite nous faisait parfois changer d'avis quand les arguments de raison restaient impuissants.Les caractères difficiles recevaient de sa part une altention toute particulière.Le samedi, jour du ménage et de l'ordre, elle se faisait accompagner d\u2019un groupe d\u2019orphelins choisis parmi les plus turbulents.Ces petites corvées, plutôt gaies, lui fournissaient l\u2019occasion de corriger les caractères, de former les coeurs et de donner aux individus une foule de pertinents conseils qu\u2019elle plaçait dans une terre appro- ler oct.1942 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam) 150 priée pour les faire germer et donner des fruits.Elle savait donner de précieuses leçons d'économie.De son temps, le miot drécupération» n\u2019était que dans le dictionnaire et ceux qui ent connu Sr St-Lazare se souviennent qu\u2019elle pratiquait par vertu ce que le gouvernement nous oblige à faire aujeurd'hui par nécessité.« Dans nos familles », nouw disait-elle quelquefois, «quand le papa ne gagne pas cher et que la maman est économe, on ne laisse rien perdre ».Toujours l'idéal de la bonne famille.L'avenir de ses orphelins la préoceupait souvent parce qu\u2019elle ne comprenait que de bons enfants, tenus en serre chaude pendant quelques années, peuvent souffrir des intempéries et_ des tempêtes qui s'abattent sur la jeunesse La maison de famille du Patronage ne pouvant recevoir tous les sujets, elle eut souhaité pour ses enfants quelque chose du genre des oeuvres salésiennes dont elle parlait quelquefois à ses intimes.Elle connut l\u2019oeuvre de S.Jean-Bosco de Turin bien avait qu'il y eut un institut de ce nom à Québec.Ses petites instructions du soir, après la prière, lui permettaient de perfectionner chez nous la discipline et c'est 1a qu'elle nous parlait de la famille que plusieurs d\u2019entre nous n'avaient pas connue.Elle présidait elle-même à la plupart des exercices de piété, surtout à la sainte messe, voyant à ce que chacun la suive dans son livre.Elle aurait voulu communiquer À tous les enfants sa dévotion eucha- ristiqu'e et elle se réjouit grandement de l\u2019établissement de la communion fréquente: quelques années après la reprise de cette pieuse pratique elle disait à ceux qui voulaient l\u2019entendre que les orphelins étaient meilleurs depuis qu'ils communiaient souvent.Ce qu\u2019elle ne disait pas ou qu\u2019elle ne savait pas c'est que sa méthode servie par une rare piété eucharistique facilitait l\u2019effet de la grâce., Soeur Saint-Lazare n\u2019ignorait pas que pour imiter l'éducation familiale dans un orphelinat l'influence masculine a son importance.Aussi, le dimanche, sous la direction du brigadier J.-Arthur Hamel, le personnel de la salle des grands se tranformait en corps de cadets.C'était alors de la vraie discipline où des commandements brefs nous enseiguaient l\u2019obéissance prompte et attentive.Armés de fusils de bois et de sabres de fer-blane nous recevions des le- cons de tenue personnelle et de fierté nationale, fierté que plusieurs orphelins ont mis en pratique à l'autre guerre.À trois heures, la «Caserne des Glacis » redevenait orphelinat.Monsieur Hamel se retirait après avoir fait à la surveillante un salut qui n\u2019avait plus rien de militaire et nous retombions dans le civil pour une semaine, contents d\u2019être un peu plus des hommes pour avoir été traités en soldats.Notre récompense annuelle était de participer à la procession de la Saint-Jean-Bap- tiste sous le nom de Cadets d\u2019Youville.Et puis nos maîlresses savaient mettre les circonstances en valeur.Je me souviens qu'un petit officier, long comme le bras, s\u2019est fait dire par l\u2019une d'elles: « Tiens-toi donc comme tu le fais devant monsieur Hamel ».Je pourrais multiplier les anecdotes de ce genre pour faire voir que dans l'éducation tous les petits moyens peuvent avoir leur importance.Soeur St- Lazare a su les utiliser fort à propos.Elle vécut assez longtemps pour voir les bons résultats de ses méthodes.Lors de son cinquantenaire de profession religieuse, en août 1924, quelques centaines d\u2019anciens orphelins vinrent spontanément lui prouver qu\u2019ils avaient gardé de l\u2019orphelinat de Nazareth un bien bon souvenir, ce qui voulait assez dire qu'\u2019elle avait su se faire aimer.Il est certain que de helles vocations religieuses sont partiellement dues à son influnes et à ses prières ferventes.Une institutrice qui véout auprès d\u2019elle pendant de longues années disait dernièrement: « Mère Saint-Lazare travaille, souffre et prie continuellement pour ses chers orphelins».Avec un tel procédé, les bons résultats ne surprennent personne.L'ancien orphelin qui, au nom de ses confrères, vient d\u2019esquisser le portrait de cette femme forte, n'oublie pas de penser au mérite de sa communauté.Pour nous, l'image de Soeur St-Lazare, telle que nous l'avons connue, demeurera le vrai type de la Soeur de Charité.Omer Caron (1) MM.les abbés Philippe etSylvio Deschènes, qui furent l\u2019un après l'autre curés de St-Michel.+ + + Cet article a paru dans « l\u2019Action Catholique » du 81 aoit dernier.Nous le reproduisons très volontiers, pour faire revivre la mémoire de la rénérable éducatrice des orpheline dont notre cher et savant! ami, M.Omer Caron, a si filialement évoqué la sagesse et les vertus.Cette co-paroissienne nous est un sujet de légitime pierté.De plus, nous exprimons le voeu que les familles Deschesnes et Roy, de Sainte-Anne, voudront bien y voir un hommage respectueux à la mémoire de Mme Vve Jos.Roy, née Eveline Deschesnes, soeur de feue S.St-Lazare et dont la néerologie parail en derniére pags.- A monsieur Omer Deschesnes, le seul survivant de celte famille très nombreuse, aux Jamilles Roy et Deschesnes, et à monsieur André Roy, de l'Action Cathutique, à Québec, la Gazette des Campagnes offre l'expression de ses respectueuses condoléances.La Direction.La \u201cGaseite des Campagnes\u201d est publiée à Sainte- Anne-de-la-Pocatière, par Fortin&Fils, Imprimeurs.Directeur: L.-de G.Fortin.Elle paraît le fer et le 15 de chaque mois.Abonnement: 1 an 81.00 6 mois $0.60 Le numéro $0.05 160 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-ANNE, (Kam.) ler oct.1942 Jeunes agriculteurs, chez M.F.Dupuis, St-Roch des Aulnaies Les jeunes agriculteurs de St-Roch-des-Aulnaies, avaient l'avantage dernièrement de visiter, à la faveur d\u2019une température idéale, la ferme progressive de M.Fernaud Dupuis.Cette ferme une des plus anciennes de la paroisse, remporta le premier prix lors d\u2019un concours provincial organisé en 1859, cela bien avant l\u2019institution de l'Ordre du Mérite Agricole, ur lesfermes les mieuxtenues.Le vainqueur d'alors .Jean Baptiste Dupuis, qui recut $100.avait entrepris de gigantesques travaux d\u2019épierrement et d'égouttement.lls furent continués par M.Fernand Dupuis, propriétaire de la ferme visitée, laquelle est située en pleine nature laurentienne, à deux milles du village puis face au fleuve; où l\u2019on aperçoit au loin sur la rive Nord l'imposante chatne des Laurentides et au bas de celles-ci le charmant village de la Baie- Saint-Paul.Maintenant que M.Dupuis à mis à la disposition de ses deux garcons Roger et Noël, Un tracteur, ce qui pour la ferme en question n\u2019est pas un luxe, mais une commodité inaurpassable pour travailler vite et bien, ne sait-on pas qu'auparavant on devait labourer à la petite charrue, une longueur de 12 arpents, il va sans dire que, dès cet automme, plusieurs petites planches disparaîtront sans oublier les morceaux de terrain remplis de mousses et ce broussailles qni seront transformés en terre neuve prêtes à recevoir le printemps prochain une semence saine et propre.A tous les ans, elle est criblée et désinfcctée au Ceresan.Aussi rien de surprenant si aucun ehamp n\u2019est atteint de charbon.les céréales qui compren- sent 50 arpents d'avoine bannière, et 10 arpents de grains mêlés sont très belles.De leur coté, les cultures sarclées qui se ramènent à 2 arpents de patates «Montagnes Vertes» à 3 arpents de siams «Jumbo» À 1 arpeut de blé d'Inde auxquelles il faut ajouter 24 arpeots de pois «Arhur» provenant de la Ferme Expérimentale de Ste-Anne-de-la-Pocatière donneront aussi un rendement satisfaisant.Et les prairies! Elles ont fourni une forte récolte de foin fait de bonne beure et en excellente condition.Les pacages, sur lesquels une quinzaine de vaches ont fait bombance, seront rajeunis cet automne avec du 0-16-6 de sorte qu\u2019ils resteront pendant longtemps l'aliment le plus profitable et le plus économique pour tous les animaux de la ferme.Je m'en vondrais d'oublier la fameuse clôture électrique.Cette invention ménage à M.Dupuis de la clôture, des «pieux» (notre hôte qui aime à taquiner, ee qui ne l'empêche pas d'être un bon diable, souligna que je parlais comme «un joret noir» en employant le mot pieux au lieu de piquet! Cette invention, dis- je, le rassure à la pensée que tes animaux ne passeront pas dans ses champs de grains ou dans ceux du voisin.Le mécanisme qui fournit l'électricité est bien simple.Il comprend une petite boîte métallique contenant 4 batteries (leur coût est de 3 à 4 pinatres et leur durée de 5 & 6 mois) un transformeur, Tout ça peut s\u2019acheter pour $25.00 seulement.Suivent quelques détails sur la clôture proprement dite.Le long du champ à clore, des piquets de cèdre munis d'un isolateur en porcelaine sont plantés à tous les 40 ieds et servent à retenir une seule broche barbelée, aquelle, après avoir été enroulée autour des isolateurs, est placées à une hauteur de 2!; à 3 pieds du sol.Les jeunes voulurent se rendre compte de l\u2019efficacité de la clôture électrique.Ils essayèrent de faire passer une couple de vaches dans un magnifique champ de luzerne: Jeurs efforts furent vains.Loin de pénétrer dans le champ pourtant tentateur, ces animaux qui avaient déjà pris antérieurement des chocs électriques pour avoir essayé de manger furtivement cette plante précieuse, foncèrent sur les jeunes.D'où l\u2019on voit qu'une clôture n\u2019est pas une source de grandes dépenses vu que selon M.Dupuis, ça coûte pas plus que $1.00 l\u2019arpent pour l\u2019entretie et l'instalation de sa clôture.Cette visite de la ferme se termina par un succulent goûter offert gracieusement par Mme Dupuis et puis à l\u2019ombre du joli bocage situé près de Ia maison eanadienne heureuse! M.Georges Maheux qui était venu pour faire l'inspection des 10,000 grefles de M.Dupuis (il y à aussi 125 pommiers) voulut bien adresser quelques mots aux jeunes excursionnistes.Il les encouragea à développer leur esprit d'observation à lire dans le grand livre de la nature pour y découvrir tout le pittoresque, le dramatique et le merveilleux qu'il y à dans ia vie des plantes et des animaux.Au nom des jeunes, M.Maurice Caron remercia la famille Dupuis pour l'hospitalité si cordiale qu\u2019elle avait accordé aux visiteurs et tous se séparèrent en emportant un souvenir exquis de cette journée, on ne peut mieux instructive et agréatile.Henri Lacourcière agronome-propagandiste rt fp mms (mt fp rent mt fp mt fp mt fp Smt ds de mrt tr fp mt Congrès de l'Association Forestière Québécoise Le 24 septembre 1942, le Cercle Régional de la Rive-Sud, un des six actuellement existant dans l\u2019Association Forestière Québécoise, et un des dix Cercles d'études forestières qu\u2019il y aura bientôt dans ln province, tenait son congrès à l\u2019Ecole Supérieure d'agriculture, sous la présidence de M.Ch, Gagné, M.S.A, agronome, professeur.M.Omer Lussier, président de l'Association Forestière Québécoise, à donné un aperçu des problèmes les plus urgente, entr'autres notre évolution démographique rurale dont nous trouverons la se- lution dans la possession et l\u2019utilisation rationnelle du sol.On « mine » la forêt au lieu de la cultiver.Nous en sommes rendus au.point dangereux, incontestablement.Déjà, nous avons trop de terrains dénudés, ni agriceles ni forestiers. ler oct.1942 GAZETTE DES CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 161 Pour l\u2019après-guerre, des déracinés nous reviendront.Il nous faudra les réadapter à la vie, les établir.Nous devrons être prêts à servir.- Les solutions de panique sont le plus souvent inutiles, toujuurs dangereuses.Des congrès eomme celui-ci sont surtout des réu- mions de cercles d'étude où les invitations sont limitées.Il faut remuer l'opinion publique.Les cercles forestiers de la province devront s'occuper de ces problèmes locaux, d'abord.L'ensemble constituera le grand sujet d'étude.M.Ch.Gagné, en remerciant M.Omer Lussier, nous fait connaître que les deux plus grandes villes de Québec avaient la même proportion de population urbaine par rapport à la population totale de la Province que six villes de l'Ontario.Notre situation démographique exceptionnelle tend à créer, chez nous, plutôt une classe pauvre qu\u2019il n'est pas teujours facile de diriger, de contenir, dans les moments critiques.Mgr Boulet, président de la Société Diocésaine de colonisation invite les congressistes à encourager les jeunes à embellir les demeures par les arbres, à faire du reboisement d'abord dans.le verger de famille, dans l'érablière, et puis dans le terrain dénudé, inculte.Nous manquons de bois d'oeuvre, un peu partout, même \u2014ce qui est particulièrement incroyable\u2014dans les pays de colonisation.Nos colons, de tout temps, ont été de vrais con quérants du sol, qu\u2019ils out su trouver par eux-muê- mes et souvent au prix des pires tracasseries, en forêt inexplorée ou pas destinée à eux.Malgré ces misères, ce furent ces hommes, ces familles, qui ont pu acheter une 4 une les terres que des colons plus heureux, ceux-là, avaient reçues avec tous les encouragements possibles Ces relations actuelles entre nos agronomes, nos officiers de Colonisation et des Terres et Forêts laissent entrevoir les plus grands espoirs.Après la conférence de Mgr Boulet, le comité des Résolutions est formé.En font partie MM.Chs Gagné, Lauréat Lavoie, Roch Delisle, F.Champagne, Elz.Campagna, Joseph Soucy, Ch.Perrault, Heuri Lacoursière, A.Neault et Gérard Gaudette.Puis, M.Lauréat Lavoie, en charge des forêts du district, nous avertit au début qu\u2019il est à la gêne pour nous communiquer les résultats d'un travail qui dure depuis plus de 27 ans.Car nos forêts en sont rendues au point d\u2019épuisement, tellement que lorsque nous recevons des recommandations pour permettre à des gens de couper du bois d'oeuvre sur les te de Ia couronne, nous sommes obligés de dire.Co n\u2019y en à plus.Le ehemin de fer du Témiscouata à vécu pendant 25 ans de la récolte incontrôlée du bois tout le long du «chemin du Lac ».Aujourd'hui, on se promène à vide.Le \u2018Transcontinental a marché à capacité, de 1921 à 1031.Depuis, c\u2019est fini aussi le iong de Témiscouata, à l'Ouest de Kamourasks, de l\u2019Islet, etc, La réserve du canton Park, de 12 milles carrés qu\u2019elle était en 1912, est maintenant de près de 250 milles carrés.On peut l'agrandir d'une centaine de milles, en utilisant la forêt incendiée en ces derniers temps.M.Roch Delisle présente ensuite un travail intitulé: « La Ferme et le lot boisé », où il démontre que le lot de ferme, convenablement cultivé pourrait fournir la moitié de la consommation annuelle d'aujourd'hui, rétablissant ainsi l\u2019équilibre entre la production et la consommation.Commencer par éviter les abus, les négligences, et surtout ce fléau des fléaux: le FEU! A midi, les congressistes se rendent au Pavillon de la Ferme Expérimentale ou un diner préstdé par M.Ch.Gagné, préparé et servi par les Dames Fermières, est donné.M.Hector Girard, ass -régisseur, « fait les honneurs» en l'absence du régisseur, M.Ros.Pelletier, dont, par la suite, il lira un texte traitant de la forêt: comme ressource naturelle, comme source de revenus pour le petit fermier, comme moyen de conservation du sol, etc,.Après M.Girard, M.Alph.Beaulieu, de Rivière- Bleue, député de Témiscouata, se dit heureux de ce qu\u2019une telle réuttion tourne aussi carrément autour du cultivateur et du colon.L'ancienne politique, \u2014« que je n'hésite pas à blâmer, » dit-il.- n'existe plus, Il dit ensuite sa satisfaction de voir des industriels se joindre aux techniciens pour trouver des solutions à ces questions urgentes.Un comité parlementaire dont il à fait partie a également étudié avec beaucoup d'intérêt ces mêmes problèmes.parfois jusqu'aux petites heures du matin, tant le sujet comporte d'urgence.Après lui, M.Ch.Gagné invite M.Louis Bérubé, professeur à l'Ecole Supérieure des Pêcheries et délégué par M.l'abbé F.-X.Jean, directeur des Ecoles Supérieures d'Agriculture et des Pêcheries, pour le remplacer auprès des visiteurs, il dit que le reboisement, ça doit regarder tout le monde.Il laisse comprendre que des cours de sylviculture seront prochainement remis au programme d'études de l\u2019institution, et sersient donnés par un « forestier »qu'on u's pas nommé mais deviné.11 y a également À l'Ecole des Pécheries un Service Social Economique prêt à coopérer en toute chose à l'oeuvre entreprise.Il y a aussi une seetion de Pisciculture qui est assez parente avee la Sylviculcure, puisqu\u2019elle s\u2019occupe de nos pécheries intérieures, au succès desquelles l'existence de la forêt est indiapen- sable.A 2,h.30, retour à l'école d'Agriculture.A la reprise, M.Gérard Gaudctte communique un mémoire aur «les besoins du cultivateur de la rive- sud en bois d'oeuvre et de chauffage».Aidé du recensement fédéral, des statistiques diverses, et de l\u2019expérience comme enquêteur au Ministère du Commerce, pendant quelques années, M.Gaudette sait instruire. 162 GAZETTE DES CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) ler oct.1942 M.Champagne, agronome régional pose aux congressistes les questions suivantes: 1\u2014Ne serait-il pas possible d'obtenir pour les cultivateurs la permission d\u2019entailler «la chaîue d\u2019érables» du sud du comté de Kamouraska?.5\u2014 Pourquoi n'essaie-t-on pas d\u2019exploiter rationnellement; et d\u2019entretenir, les «Bluettières du haut du comté?8\u2014Nos baies de génévrier ont éte trouvées les meilleures par les distilleries de Québec et d'Ontario.Cependant, on ne trouve que le quart du prix des baies qui n\u2019ont pas leur qualité.A la suite de M.Champagne, M.Roch Delisle fait la suggestion qu'on pourrait demander au gouvernement québécois d'établir une «zone d'érablidres», qu\u2019on pourrait inventorier, lôtir et puis louer, sous surveillance, naturellement.Après quoi, le Dr Elzéar Campagna est invité à donner sa conférence sur «les petiles industries».M.Campagna s\u2019y révèle un homme bien an fait des us et coutumes de nos essences forestières, et des usages: fabrications, carbonisation et distillation, ete.qu\u2019on peut en faire.Pendant la discussion qui suivit, M.l'Abbé Philippe Cyr, curé de Cabano, parle de ses expériences sur l'huile de cèdre (thuya), pendant la crise de 1930.Il disserte sur la chose, comme le fait le praticien qui s'y connaît pour faire progresser une expérience.Naturellement, l'expérience de l'huile de cèdre n\u2019a pas marché, faute de marchés.Comme de coutume, faute de marché!\u2026 M.J.-D.Brûlé, LF.de Val-Brifiant, nous fait l'histoire de l'Association, nous parle de l\u2019Enquête économique que la Colonisation, les Terres et Forêts et l\u2019Agriculture font actuellement dans l'est de Rimouski; première constatation: 80% « des colons et cultivateurs ne sont même pas «chez eux», les cadastres étant à refaire.Il nous dit ensuite un mot du cercle des jeunes, des Cercles des quatre H, dont nous dirons un mot pro-° chainement.Ensuite, M.À.Neault donne lecture des voeux préparés par le comité des résolutions.Discussion, puis élection des officiers.En somme, le même conseil de Direction à été réélu.Mais on y a formé de plus un comité économique dont nous donnons ici la composition.Officiers du Cercle d'Etudes Norestières de la Rive- Bud de l'Association Forestière Québécoise, 1942-1943.Hon.Adélard Godbout; Mgr Aug.Boulet.Président; M.Chs Gagné M.S.A.Prof.U.L., S.-Aune ler V.-P, M.Lauréat Lavoie, LF., Rividre-du-Loup.2e V.-P: M.Joseph Soucy, Industriel, St-Antonin.Patrons: Mgr W: Lebon; Se V.-P: M.Fi.Champagne, B.S.A.Agr\u2026.S.-Anne.Sécrétaire: M.Arthur Neault, LF., Rivière-du-Loup.Comité des Voeux: MM.Jos Soucy de St-Antouin; Lauréat Lavoie de Rivière du Loup; Roch Delisle, F.Champagne, Elzéar Campagna, Champlain Perreault, Henri Lacoursière, Arthur Neault, Gérard Gaudette.Comité Économique: Témiscouata: M.l'Abbé Ph.Cyr, Curé de Cabano; M.Isidore Bérubé, maire de Cabano; M.Lebel de Notre-Dame-du-Lac, (inspecteur d'écoles); Josaphat Bilodeau, agronome, Rivière-Bleue: et C.-E.Durette, d\u2019Estcourt.Riv.-du-Loup: MM.J.-F.Soucy, Saint- Antonin; Adrien Martin, l'Isle-Verte; Lauéat Lavoie et Arthur Neault.Kamouraska:-l'Ielet: MM.Pierre Gagnon, préfet du comté, Riv,-Ouelle; Paul Asselin, Sainte- Perpétue; C.Cloutier, I'Islet; L.de G.Fortin.Comté de Montmagny: MM.Eugène Caron, Cap St-Ignace; Paul Carignan et F.-C.Fournier de Montmagny.Le soir, M.l'Abbé Ph.Cyr, curé de Cabano fit passer ses auditeurs par tous les états d'Aumes en les amenant à sa suite dans les forêts Témiscouataines, sur les traces des braconniers, des pêcheurs à la dynamite, des imprudents qui mettent le feu à la forêt, à la pêche au Touradi, etc.Luis dans un voyage autour de la maison, et dans le bois avoisinant, nous assistons à un tas de choses merveilleuses, qu\u2019il s\u2019agit simplement de savoir regarder.n'est-ce pas?M.le Curé Cyr est un excellent photographe, un commentateur exceptionnellement poête et précis; un artiste complet, qui sait ravir et convaincre.A rt pm fp rm fe me jp ts rt rt ed vo pt pr rte Coursdu soir à Ste-Ann e La Gommission Scolaire du Village de Ste- Anne-de-la-Pocatière est à organiser des cours du soir d'anglais, de français et d\u2019arithmétique, pour les hommes et les jeunes gens de la paroisse.Il y aura trois eours par semaine de 714, heures à 9 heures, le lundi, mercredi, vendredi.Tous ceux que ces cours intéressent, n\u2019ont qu\u2019à donner leur nom au Secrétaire, M.Ludger Raymond.Ces cours commenceront le premier lundi d'octobre pour une durée de cinq mois, à l'école des garçons du Village. ler oct.1942 GAZETTE des Amicale Marguerite d'Youville Dimanche, le 27 septembre, eut lieu au couvent de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, la douzième réunion de l'Amicale Marguerite d'Youville.Malgré la mauvaise température, l'assistance était assez nombreuse.Plusieurs étaient venues de loin pour rencontrer des anciennes maîtresses et compagnes d\u2019autrefois, venues spécialement de Québec pour assister à cette fête du souvenir.Une messe fut dite aux intentions des amicalistes vivantes et défuntes dans la chapelle du couvent, à 7L9 h\u2026 par M.l'Abbé James Cantin, aumônier.La chorale du couvent rendit de beaux cantiques appro- riés à la circonstance.À l\u2019harmonium Sr Ste-Louise- Iarie.L'inscription des aneienues se fit à 1 h.et à 215 h., le salut du St-Sacrement.A 3 h., réception officielle a la grande salle du Couvent sous la présidence de M.I\u2019ADhhé Odilon Guinaent, curé, accompagné de MM.les Abbés James Centin, Antonio Pelletier et Joseph Chénard.Les élèves actuelles souhaitèrent lu bienvenue aux anciennes.L'adresse fut lue par Mlle Marthe Fortift, nous disant avec quel plaisir toujours nouveau notre cher couvent accueille en ses murs les anciennes et dont les élèves actuelles se réjouissent.Bienvenue à tous, c'est le retour à l\u2019Alma Mater\u2026]la douceur du revoir Pour nous, les henjamines, ce rendez-vous tant désiré nous donne l\u2019occasion de partager votre bonheur.Nous avons voulu vous dire notre joje de vous recevoir chez nous, que nous savons être votre chez vous.Mile Claire Pageau, présidente, dans tue allocution bien sentie fit voir que l\u2019Alma Mater était toujours heureuse de recevoir les anciennes surtout celles dont la neige des ans a blanchi les cheveux.Là, avec les compagnes de jadis, elles se rappellent les incidents et les espiègleries du jeune âge, donnant un rayon de vie aux heures moroses de ls vieillesse.Aux plus jeunes qui vivez dans l'incertitude du lendemain, venez à l\u2019Alma Mater, venez à vos maîtresses; vous trouverez le conseil qui guide,la parole qui console.Oui, car, L\u2019Alma Mater, c\u2019est la douce tente Qui nous procure en passant La joie de revivre ensemble Les jours de bonheur d'antan.Une saynète institulée «Hier, Aujourd\u2019hui et Demain» fut rendue par Miles Gisèle Baribeau, Carmelle Lizotte, Fernande Dion.Aujourd'hui se plaint qu\u2019elle n'est pas heureuse malgré tout le confort de la vie actuelle.Demain lui montre qu'elle est plus heureuse qu'Hier alors qu\u2019on ne connaissait pas ni électricité, ni téléphone, ni auto et mille autres choses modernes.Aujourd'hui réalise combien le sort la favorise.Elles forment toutes trois un pacte d'entente qui se termine par un chant.de paix.Ensuite, Mlle Alma Dionne, secrétaire, présente un rapport détaillé des activités de l\u2019Amicale d'Youville pour l\u2019année 1941-1942.Elle insiste surtout CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 163 sur les séances du Cercle d'Etude qui commence ses réunions le 28 septembre au soir.Elle fait comprendre que le Cercle d'Etude est une préparation à l'Action Catholique et aussi une formation intellectuelle et morale, et invite toutes les jeunes filles qui le peuvent d\u2019assister à ces réunions qui sont toujours intéressantes.En terminant, celle remercie toutes celles qui ont contribué au succès de la réunion de ce jour.Le mot d'ordre pour les anciennes en ces jours si sombres est de vivre plus que jamais notre devise: « Rayonne par ta Charité ».Après, une petite pièce comi«(àe: « Histoire d\u2019une vocation » fut très bien exécutée par Miles Marguerite Lévesque, Marie-Louise Lallemand, Adrienne Bois et Simonne Lord.Mlle Marie-Rose Lallemand nous tint sous le charme par un chant: « Le toit de chez nous», de G.Saintes; et Mlle Suzanne Sirois fut aussi acclamée dans un morceau de piano: « Tambourin » de Rameau.la « Marguerite, chant de ralliement, fut chanté par l\u2019assistance.M.le curé dit le mot de la fin et fit les fe- merciements d'usage recommandant aux anciennes comme aux jeunes de toujours faire l'honneur de notre couvent.Les Amicalistes se séparèrent en emportant le meilleur souvenir de cette journée.Une Amicaliste.Foam de def ee fp a re ee as poe dp ne fp 16e Exposition.Pa 25e Anniversaire.C'est ce qui vient d'arriver à Saint-Pascal de Kamouraska, en 1942.En effet, l'exposition des 16 et 17 septembre, la seizième depuia le début, coïncide avec le 25e unniversaire de la construction des immeubles de la Société d'Agriculture et de la première exposition, en 1917.Depuis nombre d'années, les Sociétés d'Agriculture de I'lslet et de Kamouraska ont une entente d'après laquelle chacune ne tient son exposition « annuelle » qu'à tous les deux ans.Cela est moins épuisant pour les budgets.et offre plusieurs autres avantages.Ainsi donc, l\u2019an prochain, nous visiterons Saint-Jean-Port-Joli.Comme note générale de l'Exposition de Saint- Pascal, disons qu\u2019on y à vu plus de qualité que de quantité.Au témoignage du Secrétaire, M.P.-W.Lévesque \u2014 qui, si nous ne faisons pas erreur, est secrétaire depuis 1917,\u2014l'assistance record se produisit le 16, alors que plus de visiteurs que jamais se sont assemblés sur le terrain.Mais il faut dire que jamais, peut-être, les exposants ne furent moins nombreux.L'espace nous faisant défaut, nous remettons au prochain numéro un compte-rendu plus détaillé de la grande répnion agricole de St-Pascal, ainsi qu'un résumé substantiel des discours et allocutions qu\u2019on y a prononcés, le 17, dans l'après-midi.: ler oct.1942 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 164 Chronique Collégiale Nos activités militaires.Depuis quelques années, nos élèves, ayant atteint l'âge du service militaire, avaient l'avantage de faire au collège les exercices obligatoires en suivant le cours des officiers.Ce Corps des Etudiants Officiers Canadiens, que l\u2019on appelle par abbréviation C.E.O.C., est établi dans les universités canadiennes.Celui de Sainte- Anne appartient au contingent de l\u2019Université Laval et est attaché à la Faculté d'Agriculture.Les étudiants du collège ont l'avantage de faire partie de ce contingent, de s\u2019instruire ici de la théorie et de la pratique devenues nécessaires aux jeunes de notre pays.Ils peuvent y trouver aussi une préparation immédiate aux grades militaires.L'effectif de ce corps s'élève à 96 étudiants et le collège en fournira environ ta moitié.Lorsque les cadres seront remplis, les autres élèves susceptibles de { aire des exercices militaires pourront faire partie du corus auxiliaire, qui suivra À peu près le même cours.Ces jeunes militaires seront sous la direction du capitaine M.-À.Piveau, officier commandant, et du lieutenant G.Bourbeau, commandant en second.Ea plus de ves deux corps quelques-uns de nos élèves ont fait partie d\u2019une compagnie volontaire dépendant du régiment de Montmagny, sous le nom de Défense locale.Dans cette unité, eu plus des exercices inilitaires, les soldats font de la gymnastique, et ils étudient la cartographie, l'orientation et les premiers soins à donner aux blessés; jusqu'ici, les membres de cette unité out été cacmjiés du service obligatoire.Le lieutenant Champlain Perreault est l\u2019officier commandant de ce corps et le lieutenant Germain Hudon en est le commandant en second.NOS DECES: Le 18 septembre, est décédé à l'Hôtel-Dieu de Québec, M.l'abbé Wilfrid Caron, curé de Saint- Ambroise de la Jeune-Lorette, à l'âge de 64 ans.Il avait fait ses études classiques au college de Sainte-Anne-de-la-Pocatière ( 1897-1899 ).Ses funérailles ont eu lieu à Loretteville, et sa dépouille mortelle a été inhumée au cimetière paroissial.M.l'abbé Caron, vivement regretté de ses paroissiens, laisse le souvenir d\u2019un prêtre zélé, aimable, pieux et aimant les belles cérémonies liturgiques.Le 13 septembre, décédait pieusement à Sainte- Anne-de-la-Pocatière, M.le Dr Hector Lavallée, après une longue maladie; il était Agé de-44 ans.Il avait fait ses études au collége de Sainte-Anne, de 1908 à 1919 où il s'était montré un élève studieux, aimable et délicat.Il avait reçu son doetorat en médecine en 1924 et il exerça sa profession au Saguenay et «ans le comté de Rimouski.Frappé par une maladie implacable, il est venu passer les trois dernières années dans sa paroisse natale, Le 15 septembre, le collège apprenait le décès d'un autre ancien élève, M.le docteur Honorius Labrecque, survenu à Saint-Isidore de Dorchester après une longue maladie.Le Dr Labrecque avait fait ses études classiques au collège de Sainte-Anne de 1915 à 1923.Il s\u2019était distingué par son application, son affabilité et ses succès.Pendant 14 ans, il exerça sa profession à Saint-Isidore, y laissant le souvenir d'uu médecin compétent, dévoué et charitable.Le collège déplore encore la disparition accidentelle de M.Robert Germain, fils de M.Tancrède Germain de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, décédé le 26 septembre à l\u2019Hôtel-Dieu de Chicoutimi à l\u2019âge de 22 ans.M.Robert Germain avait fait son cours cammercial au collège.Nos plus vives sympathies aux familles si douloureusement éprouvées.C.F.ptre -\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014 2 Feue Dame Vve Joseph Roy.Le 20 septembre, est décédée, à l\u2019Age de 82 ans et 9 mois, dame Eveline eschesnes, épouse de feu sieur Joseph Roy.Elle était Ja soeur des sbhés Philippe et Sylvio Deschesne, et des RR.SS.St-La- gare et Sainte-Christine.A Ste-Anne, un frère, M.Omer leschesnes, lui survit.Elle était aussi la grand\u2019mère de M.André Roy, journaliste, à Québec.© Funérailles et sépulture à Ste-Anne, le 24.Feu M.Hormidas Lévesque.Le 29 septembre, à Rivière-Ouclle où il travaillait à la mise en hivernement du bateau de l'Ecole Supérieure des Pécheries, est décédé accidente:lement M.Hormidas Lévesque, époux de dame Marie Anctil.Il était âgé de 49 ans.Service et sépulture, le 3 octobre, à Sainte-Anne.Le 22 octobre 1942 aura lieu au Couvent de la Rivière-Ouelle une journée d'Action Catholique.Les sections de la J.E.C.F.et de la Croisade de 1a région sont invitées à prendre part à cette journée.Voiol le programme.8.00 heures Grande-Messe 9.00 Inscription 9.30 Bienvenue 10.00 Etude en comités 12.00 Diner 1.30 Assemblée 4.00 Salut du St-Saorement.CLASSE PRIVÉE instruction religieuse, Français, Anglais, Arith.Attention spéclale aux commençants.Préparation pour ie Collège.Cours du soir.9 à 1 am 1à 4 pm 7 à 9 pm.Alice Dubeau, Inst, Heures des Cours: "]
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