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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 3 juillet 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1947-07-03, Collections de BAnQ.

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[" GAZETTE =O) Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u201cAutorisée comme envoi postal de la seconde classe\u201d Y.Paul Foucher 152 Ntre-Dene >t PENSER A CE OUSSLUN ET \u2014 \u2014 \"DIEU - PATRIE \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L\u2019ON PENSE FAMILLE - Série II Vol.6 \u2014 No 34 L\u2019Agronomie canadienne-française.(IV) , Recherches et Enseignement Supérieur.Que le laoratoire de recherches soit le milieu par excellence de l'enseignement supérieur, ce n'est pas à discuter; car c'est là que les élèves et le professeur sont le plus à même de communier à la vérité qu'ils poursuivent d'un commun accord.Nos maisons actuelles d'enseignement agronomique \u2014-\u2014nonobstant l'initiative de certains professeurs qui y ont accompli des merveilles avec le peu de moyens qu'ils ont eus sous la main\u2014 ne sont pas suffisamment fournies surtout en hommes et en fonds pour donner tout le rendement qu'elles seraient déjà susceptibles de donner.Leurs laboratoires, s'ils ne sont pas parfaits, ni équipés à l'américaine, renferment tout de même passablement d'appareils; ce qui y manque le plus, ce sont des assistants aux professeurs ou chargés de cours, qui n'ont presque pas le temps d'y travailler, et qui, pour la plupert, n\u2019ont pas le traitement pécuniaire leur apportant la sécurité voulue; au contraire, plusieurs d'entre eux sont en butte aux nécessités criardes de la vie; et puis, ils passent beaucoup de temps à jouer des rôles soit d'assistants, soit de simples secrétaires, alors qu'ils voient les années fuir et leurs projets les plus chers rester en plan.Ce qu'ils auraient pu faire.N'oublions pas que les écoles actuelles possèdent des hommes susceptibles d'un rendement beaucoup plus grand que celui qu'ils ont donné au cours de leur carrière; et les juger en somme, d'après ce qu'ils n'ont pas été en mesure de faire serait une grossière injustice.Plusieurs d'entre eux ont montré de l'initiative, du jugement, et des talents plutôt variés; à preuve qu'ils ont fait valoir ces qualités dans différentes sphères, mais principalement en dehors de l'enseignement; ou même dans l'enseignement, malgré ses pauvretés de tout genre\u2026 On objectera que les hommes d'élite ne craignent pas les obstacles.Possible! Mais on pourrait répondre en demandant quelle est la profession, ou le groupe de professeurs, dans le monde, qui ne comprenne que des as d'atout!.\u2026 Plus simplement, la vérité est que dans l'enseignement agronomique, comme dans les autres branches de l'enseignement, il y a le danger que les réalités quotidiennes finissent par faire, lorsqu'elles sont trop prononçées, des blasés même avec les plus ardents.Nos maisons actuelles manquent surtout de personnel.De plus, \u2014et c'est particulièrement vrai à Ste-Anne et à Oka\u2014, les professeurs doivent donner pas mal de temps à des cours élémentaires d'agriculture: ce n'est besogne ni ingrate ni indigne, cela va de soi.is ndant qu'ils donnent ces leçons, \u2014et doivent Fe répéter plutôt souvent à des jeunes peu habitués à l'étude\u2014, ils ne font pas autre chose.Si ce contact avec les fils d'agriculteurs les tient au courant de l'agriculture vivante, il faut tout de même dire que la gymnastique intellectuelle qu'ils doivent y pratiquer les éloigne de l'ambiance scientifique nécessaire à la recherche scientifique ou agricole et a I'enseignement supérieur.Nos professeurs ont été, jusqu'ici, des hommes à tout faire: signe qu'ils auraient été capables de faire face à des tâches supérieures, si on les avait mis dans l'occasion de les entreprendre.Changer pas tant les hommes que le système.Cette formule, prise dans son ensemble, ne doit pas être considérée comme un plaidoyer \u201cpro domo\u201d.Car les professeurs, surtout ceux d'avant 1920, n'ont pas à s'excuser de n'avoir pas tout.fait; n'ont-ils pas formé et dirigé un nombre considérable d'élèves qui ont pu voler de leur propres ailes beaucoup mieux qu'eux- mêmes et devenir \u2014quelques-uns\u2014 de vrais savants?Avoir rendu cette chose possible est déja une oeuvre considérablel.Plusieurs de ces pionniers auraient pu devenir de véritables chercheurs et méme actuellement, leurs services, tels qu'ils sont, peuvent s'intégrer très raisonnablement dans la recherche agricole, qui ne consiste pas seulement à trouver des solutions de détail au moyen d'appareils et instruments dont la science a besoin pour s'exprimer.La grande tâche, aujourd'hui, consiste d'abord à bien situer le problème en général de la recherche à entreprendre.à mi-chemin entre le cultivateur pratiquant et la science qui doit le guider, \u2014donc à un poste à peu près unique\u2014, le professeur de cinquante ans et plus, s'il s'incline avec modestie devant de plus jeunes qui ont conquis sérieusement d'authentiques parchemins, cela ne veut pas dire qu'il n'a pas continué à étudier, à évoluer lui aussi! Il est peut-être plus près de la science qu'on peut I'imaginer!.Il en est de même plusieurs agronomes rompus, depuis vingt-cinq ans et plus, aux réalités de la vie agricole.Au contact de la terre canadienne et de ses caprices, au contact de la vie rurale et de ses secrets, du cultivateur et de sa mentalité, ils sont devenus pour l'agriculture scientifique de demain, un actif considérable que notre système actuel \u2014où l'administration domine carrément l'enseignement à tous les degrés\u2014 est tfop naturellement porté à négliger.C'est peut-être un cas de force majeure, inintentionnel; mais le fait est là tout de même.Et il ne devrait pas exister.Dañs l'évolution de notre système d'enseignement, \u2014universitaire ou de vulgarisation\u2014 les professeurs d'une part, les agronomes expérimentés d'autre part, devraient prendre une part active.Et ce serait une erreur capitale que de les ignorer.Mais comment orienter cette évolution de notre système d'enseignement et de recherche?Faire d\u2019abord progresser nos ; institutions existantes.Distinguons entre recherches en sciences pures, et recherches en sciences fondamentales agricoles.Laissons les premières à nos grandes Placé.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska) 3 juillet 1947 universités; après quoi on pourrait organiser les secondes dans nos écoles d'agronomie.Il se produira, à la longue, ce tassement inévitable où l'on verra les travailleurs en sciences pures trouver des applications pratiques, et des chercheurs en sciences fondamentales agricoles faire des découvertes authentiques en sciences pures.La vie est ainsi faite.Mais, pour le principe.il est bon de distinguer, et de mettre chaque chose en place.La clef d'un succès immédiat, et d'un succès à longue haleine, c'est de rendre n0s institu- * tions pleinement opérantes d'abord; et puis, de pourvoir à leur développement, suivant ce que l'expérience apportera.Ça pourra hésiter, au départ; mais après trois ou quatre ans.\u2026À condition toutefois que l'enseignement supérieur, appuyé sur la recherche, ne repose plus exclusivement sur la bonne volonté, sur l'initiative de professeurs experts à tirer parti de tout, mais sur des dotations régulières et suffisantes.Il ne restera qu'à exiger des résultats en retour de ces dotations: ce n'est pas la le point difficile.Le point difficile, dans notre beau Québec, est de susciter \u2026les dotations suffisantes.Enfin, le lecteur doit se poser cette question : \u201cComment intéresser nos trois écoles d'agronomie du Québec à ce grand problème des recherches agricoles et de l'enseignement supérieur complet qui en découlera, comme le ruisseau de la source?\u2026 Déméler I'écheveau.Il est important que les intéressés \u2014le gouvernement provincial, par son ministère de l'agriculture, et les écoles-\u2014 étudient ensemble les possibilités \u2018\u2018latentes\u201d de nos institutions, telles qu\u2019elles sont déjà; ensuite, qu'ils pourraient s'entendre sur le principe d'une distribution de l\u2019enseignement agronomique à tous les degrés.Ceci nous amène à affirmer qu'actuellement la principale caractéristique des relations entre l'Etat et les écoles d'agronomie d'une part, et entre les écoles elles-mêmes, d'autre part, est celle de la plus belle CONFUSION, la même que nous regrettions dans d'autres sphères de l'enseignement, au Québec.La preuve que notre système est confus est qu'il ne permet pas du tout aux hommes en place de donner leur rendement; de plus, il est fait de telle sorte que beaucoup de jeunes hommes, découragés, quittent la chaire ou le bureau d'agronome pour un pupitre d'administrateur ou de propagandiste au service de grandes compagnies qui, elles, savent reconnaître les virtualités de ce genre d'employés.C'est donc à ce démélage primitif qu'il faut procéder en premier lieu.- Et puis, on va nous demander: \u2018Enfin, comment allez-vous départager le travail entre les institutions de manière que chacune d'elles puisse apporter une contribution réelle à la recherche agricole et à l'enseignement supérieur agronomique?\u201d C\u2019est un peu compliqué, à première vue.Nous y répondrons dans un prochain article.L.-de-G.Fortin I arr rm EE PAGES \u2018Ministère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN Gu 2 - \u201c GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska) 3 juillet 1947 EXPOSITION de FIN d'ANNEE au COUVENT de Ste-ANNE.Du 8 au 11 juin, s\u2019est tenue une grande exposition de travaux au Couvent des RR.SS.de la Charité, à Ste-Anne.Les visiteurs nombreux affluèrent pendant ces cing jours et purent admirer le beau travail des élèves de cette institution.Il y avait des exhibits d'art culinaire, de couture, de tricot, de broderie et tissage, présentés par les élèves du cours familial, et des autres cours, selon les différentes sections des programmes d'études.On tint aussi un kiosque pour l'aide à la Colonisation où furent exposés des robes, des tricots, et toutes sortes de vêtements à l'usage des enfants de ceux qui font notre domaine agricole dans les terres neuves.Ce kiosque fut très remarqué.On pouvait admirer aussi des compositions de dessin, au fusain, pastel, peinture à l'huile, ainsi que des ouvrages de pyrogravure, cuir et métal repoussé, ceux-ci ayant demandé beaucoup d'étude et d'habileté dans leur exécution; quelques-uns même étant des ouvrages ayant demandé des mois d'application de la part des élèves et de surveillance de la part des maîtresses intéressées.Nos félicitations aux élèves et à leurs directrices.PRODUCTION LAITIERE dans Kamouraska Ste-Anne-de-la-Pocatière, le 11 juin, 1947.M.Ls-de-G.Fortin, LA GAZETTE DES CAMPAGNES, Ste-Anne, Kamouraska.Cher monsieur, En 1946, dans les 16 beurreries du comté de Kamouraska, il a été transformé en beurre durant l'année 1946, 1,442,941 livres de gras.Les beurreries sont la propriété de 11 Société Coopératives Agricoles.de Beurreries et de 5 propriétaires de fabriques.Ces beurreries coopératives et ces propriétaires ont remis aux cultivateurs durant l\u2019année 1946: $767,811.72, 11 s'est aussi transformé dans la seule fromagerie Soopérative du comté de Kamouraska, 34,241 livres.le gras.Cette fromagerie coopérative a remis aux culti- - vateurs $18,627.46 C'est dire que le comté de Kamouraska est un comté où il se produit surtout du beurre.Votre tout dévoué, Florian Champagne, agr.La \u2018\u201c\u2019Cazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte- Anne-de-la-Pocatière, par Fortin & Fils, Imprimeurs.\u2014Elle parait le jeudi de chaque semaine.Abonnement: | an $2.00 6 mois 81.25 Le numéro 30.05 Directeur: L-de-G.Fortin.Cireulation, au 26 décembre 1946, 1,911 numéros Vous tenez à votre santé?Vous voulez être élégante?Procurez-vous un SUPPORT SPENCER - dessiné spécialement pour vous - J'ai le plaisir de vous offrir la nouvelle \u2018\u2019Ceinture Spencer\u2019 désirée, parce qu'elle n\u2019a pas besoin de laçage.ON ELEVE UN MONUMENT A LA MEMOIRE D'UN CULTIVATEUR a Bic, Cié de Rimouski.Jeudi, le 26 juin, la paroisse du Bic était le théâtre d\u2019une fête peu commune: on y dévoilait un monument de pierre et d'airain à un de ses enfants, feu Frédéric Boùcher, cultivateur, pionnier premier président de la Coopérative des Fromagers de Québec, une des premières coopératives centrales de la Province.Les promoteurs de l'érection de ce monument ont été l\u2019Union Régionale des Coopératives du Bas- St-Laurent, les Coopératives agricoles de Bic et de St-Fabien, la Coopérative Fédérée de Québec et le Conseil Supérieur de la Coopération.La plaque de bronze portant les inscriptions est un don de la Coopérative Fédérée.D'après le bref historique fait par M.Arthur Rioux, secrétaire de l'Union Régionale des Coopératives, \u2014qui était, avec M.Lucien Roy, agronome de St-Fabien, l'âme dirigeante de cette manifes- tation\u2014 dès 1909, M.Gigault, sous-ministre de l'Agriculture, cherchait à établir une société de ce genre.Lors, d'une assemblée à Québec, on ne trouva même pas le nombre de sociétaires suffisant pour établir un bureau de direction.Ce que voyant, M.Charles Lavoie, cultivateur à Bic, fit la remarque que dans sa paroisse on trouverait les membres nécessaires à cette fondation.A la suite de quoi, M.Gigault vint à St-Fabien, un dimanche, après la grand\u2019messe; on l'écouta, mais.personne ne signa.Dans l\u2019après-midi, M.Gigault se rendait à Bic.Cette fois, il trouva les sociétaires qu\u2019il désirait.Et dans la suite, plusieurs nouveaux membres furent trouvés à St-Fabien, St-Valérien, et dans d'autres paroisses de la région.Si bien que le 23 avri] 1910, la \u2018Gazette Officielle de Québec\u201d publiait la nouvelle de l\u2019incorporation de \u201cla Coopérative des Fromagers de Québec\u201d.Ses directeurs étaient MM.Frédéric Boucher, Jos.Chénard, Adélard Blais (maintenant à Rimouski), Charles Lavoie, du Bic; et M.Samuel Belzile, cultivateur à St-Fabien.Ce dernier, lorsqu\u2019il transmit sa ferme a son fils, Joseph-S., un peu plus tard, démissionna en faveur de M.Emile Belzile, de St-Fabien.M.Boucher fut élu président de la Coopérative, et le resta jusqu\u2019en 1920.Et en 1922, cette coopérative se fusionna avec le Comptoir Coopératif de Montréal et la Société Coopérative des producteurs de Grains de Semences pour former l'actuelle Coopérative Fédérée.Assistaient à cette fête, qui s\u2019est tenue sur la ferme même de Frédéric Boucher, les familles de ses fils, MM.Louis Boucher, son successeur sur le bien de famille, et M.Nazaire Boucher, industriel, de Bic, etc; des représentants nombreux des coopératives de Bic et de St-Fabien, de l'Union Régionale des Coopératives, du district de Rimouski, de la Coopérative Fédérée, de l'U.C.C., de la Corporation des Agronomes et du Conseil Supérieur de la Coopération, ainsi que nombre d'amis et d\u2019admirateurs du héros du jour.A neuf heures, M.le Chanoine A.Beaulieu, curé de Bic, célébra une messe en plein air, messe que la chorale paroissiale accompagna de musique et de chants pieux.Mgr Georges Dionne, Supérieur du Séminaire de Rimouski, et représentant de l\u2019Archevêché de Rimouski, donna le sermon sur les principes chrétiens de la coopération.\u2019 Le diner, vu la température plutôt maussade de l\u2019avant-midi, fut servi dans la grange de M.Louis Boucher.Quoique improvisé, ce diner canadien, servi sous un toit\u2026 plutôt rustique, fut un trés grand succès.Y assistaient nombre de personnalités de la région ainsi que les représentants des sociétés responsables de l'érection du monument Frédérie Boucher.M.l'abbé Eustache Santerre, prêtre retiré au Séminaire et coparoissien de Frédéric Boucher, fit une analyse de la vie (1858-1922) de ce cultivateur intelligent et dévoué à ses semblables; et il se réjouit qu'enfin un habitant de chez-nous ait un monument érigé pour commémorer sa mémoire.Et il dit que ce cultivateur, un chrétien convaincu, avait bien mérité que ce matin même le Rédempteur descendit, au moment du saint Sacrifice, sur le sol même qu'il avait fécondé de son travail et de ses vertus chrétiennes.M.l'abbé Santerre, un ami de l'agriculture et des foyers de chez-nous, en cette rétrospective sur la vie de Frédéric Boucher, ne manqua pas, comme c'est son habitude, d'émailler son étude de formules parfois frappées comme dans le roc dur de la région.A deux heures, dévoilement du monument par M.Louis Boucher (fils du héros de la fête) et M.Emile Belzile, son collègue de 1911, de St-Fabien.Ce monument est fait d\u2019un caillou apporté par la mer et laissé sur la plage de Pointe-au-Père, \u2014\u201cune pierre laissée, comme nous l'avons été nous-mêmes, sur les Bords du St-Laurent\u201d, dira plus tardM.H.-C.Bois, du Conseil Supérieur de la Coopération.\u2014 Des allocutions furent prononcées par M.Arthur Rioux, agronome de Rimouski, secrétaire de l'Union Régionale des Coopératives du Bas-St-Laurent; qui fit un bref historique de la fondation de la Société Coopérative des Fromagers, en 1909 et 1910; par M.Ph.Bouchard, Prés.de l'Union Régionale; par M.Roméo Martin, secrétaire de la Coopérative Fédérée; par M.Em.-À.Lods, Présde la Corporation des Agronomes; M.H.-C.Bois, président du Conseil Supérieur de la Coopération; M.Thuribe Belzile, secrétaire général de l'U.C.C.; M.Nazaire Boucher, fils de Frédéric Boucher; et par M.Alfred Dubé, cultivateur, député de Rimouski.Ce monument de granit, situé à gauche de la route Riv.-du-Loup-Rimouski, aux confins des paroisses St-Fabien et Bic, recevra sous peu une inscription sur bronze, offrande de la Coopérative Fédérée de Québec.C\u2019est un simple caillou oblong, dressé sur un socle, à la façon d\u2019un dolmen breton.Et, dans sa simplicité, il ne fera pas moins bonne figure à quelque distance de la route, dans un petit champ qui finit à la montage toute voisine.On prétend que le Département de la Voirie aurait l'intention d'aménager ce terrain pour l'accomo- dation des touristes.Cette belle \u2018fête rurale, digne et émouvante, comme il sied toujours aux choses de la glèbe, laissera un souvenir ineffaçable chez ceux qui en furent témoins, et principalement chez les descendants de ces pfonniers dont l\u2019un, M.Samuel Belzile, était le père de l'épouse du chroniqueur.L G.F.Le JOURNAL des COOPERATEURS - organe du Service-Social-Economique de l'Ecole Supérieure des Pécheries.Rédaction: Léo Bérubé - 3 juillet\u2019 1947 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska) 3 Eisenhower prédit le pire.Aprés le Général McNaughton, le Général Eisenhower nous avertit, comme tant d\u2019autres, qu\u2019une nouvelle guerre est possible.Ces hommes qui ne sont pas des inexpérimentés, le premier ayant mis sur pied l\u2019armé canadienne en un temps record, et le deuxième ayant tout simplement gagné la guerre sur le front ouest, s\u2019entendent pour nous dire que nous pouvons bien avoir la guerre sur le dos, d'ici un an.Or, à Paris, le Père Molotoff, selon son habitude, vient de torpiller la conférence convoquée pour étudier le plan Marshall en vue de refaire la prospérité de l'Europe; pour cela, il a pris le truc habituel de faire lancer par Tass le canard qui brouille les eaux.Comme c'était une conférence à huis clos, les autres alliés MM.Bidaült et Bevin, ont trouvé la chose un peu saumitre.Et naturellement, Molotoff, qui était venu à Paris faire semblant de collaborer, s\u2019en est retourné de nuit, sans \u201cbonjourer\u201d ses collègues! De plus en plus, ça rapelle les heures les plus troubles de 1939, alors que Hitler ne voulait comprendre rien de rien!.On sait à quoi ça conduit le monde! L.G.F.Complot en France.La radio et les journaux nous apportent une nouvelle sensationnelle: un complot aurait été ourdi, en France, pour renverser le gouvernement actuel, et le remplacer par des membres du \u201cMaquis noir\u201d, On ajoute, avec sérieux, que c\u2019est aussi impressionnant que le complot déjà fabuleux des \u201cCagoulards\u201d.r, les \u2018\u201cCagoulards\u201d et le défunt complot royaliste dit \u201cdes Panoplies\u201d dont Léon Daudet a tant ri, jadis, dans \u201cl'Action Française\u201d, semblent avoir été tous deux, de la plus haute fantaisie! \u2026 Quant à rechercher des armes et à incarcérer des gens dangereux, il me semble qu'on aurait pu trouver mieux, en commençant par Thorès, ses communistes, et les armes qu\u2019ils réservent pour le Grand Soir.Ça, du moins, c'est fondé sur des réalités communisantes, sur des documents et comme sur une sorte de consentement des peuples! Car, non seulement les communistes de chaque pays convoitent le pouvoir; mais même la Russie, qui les dirige tous, travaille évidemment à mettre le feu :ux poudres pour se lancer, cette fois, sur le monde et le subjuguer.Or, en France, on ne voit rien de cela! Mais on voit des \u201cCagoulards\u201d, et des \u201cMaquis Noir\u201d, dont une semaine après on n'entend plus parler que pour s\u2019esclaffer.Soyons prudents! Ft ne croyons pas trop tôt au \u201cMaquis Noir\u201d.Ca peut bien être tout simplement une \u201cFarce noire\u201d beaucoup moins dangereuse que la \u201cFarce rouge\u201d ou le \u201cMaquis rouge\u201d qui, ceux-là, ne sont pas de la fable! L.G.F.L'alcool homicide.Il n'y a pas une semaine, quatre assoiffés d'une paroisse voisine vinrent étancher leur soif, à l\u2019une des multiples sources de notre prospère village: probablement pour souligner l'importance d\u2019une retraite paroissiale de huit jours qui se terminait de plus, par la solennité \u2018des Quarante Heures.Dès la sortie de l'abreuvoir, l'automobile remplie de personnes trop gaies se mit à caracoller d'un trottoir à l\u2019autre, et même sur un trottoir \u2014où tout piéton possible aurait été infailliblement écra- bouillé\u2014 A la sortie du village, on pesa sur l\u2019accélérateur jusqu'à ce que l'auto, hors de contrôle, se mit à labourer les levées d'un fossé, casser des piquets de clôture, émietter un poteau de téléphone, et aller \u2014nrien qu'à quarante milles à l'heure! prétend-on\u2014 grimper sur un arbre qui, lui, n\u2019a pas jugé à propos de céder.Une porte s\u2019ouvrit; un voyageur tomba.Et l'auto, en position d'équilibre instable, retomba dessus.Ce fut un cultivateur des environs qui, \u2014ayant prévu l'accident par l'allure exagérée de l'auto, et s'était rendu sur les lieux\u2014 s\u2019aperqut Qu'un des occupants était écrasé\u2026 Le chauffeur, parait-il, Ne voulait pas quitter son volant, signe qu'il en était plutôt aux idées fixes Cette lamentable histoire s'est terminée douloureusement à l'hôpital de Riv.-du-Loup, où le bless mourut, aux regrets bruyants de ceux qui avaient contribué à sa mort.Gloire à l'alcool, au chauffeur en \u201czig-zag\u201d, et aux débits florissants de chez-nous! L.G.F.Service de l'essence et du pmeu\u2026 La vie de garagiste est extrêmement dure; tout le monde l'admet.Que celui-ci, patron ou employé, prenne son dimanche pour aller respirer mieux que des senteurs d'huile brûlée, c'est la chose Ja plus juste qui soit.D'autre part, il y a l'automobili ou autre citoyen-voyageur\u2014 qui désire promener sa famille, le dimanche.I se plaint, et avec raison, qu\u2019en plusieurs paroisses, ce jour-là, pas un garage n'est ouvert: ni service d'essence, ni service de pneu, les deux principaux! N'ayant pas de véhicule, l'auteur de ces remarques ne peu! rien signaler de ce que existe à Ste-Anne.Mais en d'autres paroisses, des visiteurs et des touristes ont été très désagréablement influencés par l\u2019absence de ces services, et se sont promis de ne plus passer par là, aux jours de fètes religieuses e, \u2014tourist », Ca crée donc tout un probleme.Est-ce qu'il ne serait pas possible de concilier un peu ces deux nécessités, le repos du garagiste ct la satisfaction du public voyageur?Peut-être.Voici notre suggestion.Les garagistes pourraient, après entente, tenir À tour de rôle un garage ouvert, chaque dimanche; dans ce garage serait employé un homme çompé- tent qui verrait exclusivement aux services précités, ou à d\u2019autres réparations mineures ne nécessitant pas de.se coucher sous les autos.Etque cet employé reçoive un meilleur salaire pour cette journée! Ainsi donc, les voyageurs ct les garagistes nu- raient chacun justice, et un grave inconvénient serait effacé, à la satisfaction de tous.Il serait possible d'afficher, chaque dimanche au garage \u201cX\" quelque chose comme ceci: \u201cFermé: veuillez vous adresser, aujourd'hui, au garage \u201cY\u201d qui est à votre disposition.\u201cMerci.\u201d La suggestion est offerte S.CI.D.G.(sans garantie du gouvernement).L Gr.Les demandes spéciales.A l'heure où ces notes sont écrites, un poste de radio dévide un programme de demandes spéciales.C\u2019est lamentable: le chanteur nazille, et chante, entre ses dents, une romance dont les paroles sont de la dernière insignifiance, mal versifiées, et sans le moindre sens; le tout, sur un air de \u201cyodel\u201d américain.Le pire est que c'est accompagné par une mandoline dont les accords sunt presque tous faux! \u2026 Avouons que comme article à offrir à notre population, à nos visiteurs, c\u2019est plutôt triste! Mais du point de vue pratique, devons-nous nous contenter de taper sur nos postes émetteurs?C'est plus difficile, car j'ai vu de mes yeux un directeur, le mieux intentionné du monde, s\u2019arracher les cheveux d\u2019être dans l'obligation de \u201cpasser\u201d tant de niaiseries et de les entendre de son office! Il a beau chauffer la fournaise avec les disques cassés, qu\u2019il ne réussit pas à épurer sa discotheque.Et puis, ceux qui écoutent ces folies en font Ia demande en payant.Comme un poste de radio ne vit pas avec rien, il faut bien accepter l'argent qui vient et qui n\u2019est pas malhonnéte.Si ces demandes sottes étaient remplacées par des demandes intelligentes, accompagnées du mème dix sous, qu'est-ce que vous pensez qu'il arriverait?Voilà.Ne pouvons-nous pas mettre un dollar par année, chacun de nous, pour épurer la radio locale qui ne demande pas mieux?L, G.F.On n\u2019entendrait plus de niaiseries.IL FAUT PURGER LE CINEMA DE L'INFLUENCE COMMUNISTE Les gens sérieux s'inquiètent justement, à l'heure actuelle, de l'emprise grandissante du communisme dans le monde.Pour les disciples de Marx et de Lénine, tous les moyens sont bons, à condition qu\u2019ils servent à les rapproeHer de leur but: jouant sur tous les tableaux, ils exploitent tantôt la misère économique, tantôt le trouble politique, tantot le chaos ideologique.Le récent coup d'Etat communiste en Hongrie, leurs menées en Amérique du Sud ct en Asie constituent des exemples patents de leur absence complète de scrupules, lorsqu'il s'agit de parvenir à leurs fins.NN y a quelques jours à peine, J.-Edgar Hoover, chef du F.B.l, aux Etats-Unis, déclarait dans une inmerview qu'il existe présentement dans la république américaine au moins un million de commu- Histes apissants.\u201cCes techniciens en révolution, dit-il, ont réussi à occuper des postes importants dans la vie de la nation\u201d.\u201cChaque jour, ajouta- t-il, plusieurs de leurs spécialistes étrangers entrent en fraude aux Etats-Unis, pour prêter main-forte à leur congénère américains\u201d.Mais il y n plus.Un sénateur américain, John McDowell, président d'un comité spécial du Sénat chargé d'enquéter sur les activités subversives aux Etats-Unis, révélait récemment, à la suite d'un séjour à Hollywood, que la capitale mondiale du cinéma était en train de devenir une officine de propagande communiste.\u201cAu cours de mon voyage spécial d'étude et d\u2019enquête en Californie\u201d, declarvait-il nux journalistes qui l'interrogeaient à son retour, \u2018j'ai pu recueillir des preuves irréfutables qui me permettent de démontrer, sans l'ombre d'un doute, que le virus communiste s'infiltre lentement, mais sûrement, dans toute l'organisation du cinéma aux Etats-Unis.Un nombre considéra- He de ceux qui vivent de cette industrie, à partir des manocuvres, des opérateurs, des cinéastes, jusqu\u2019aux producteurs, scénaristes ct écrivains, sont gagnés à l'idéologie communiste\u201d.Cette déclaration d'un homme responsable n\u2019a- t-elle pas de quoi nous faire réfléchir?Il est évident que le gouvernement américain prendra toutes les mesures qui s'imposent pour débarrasser l'une de ses industries-clés de cette influence éminemment nocive.Malgré tout, il ne faut pas trop compter sur les autres pour mener à bien cette ocuvre d'épuration nécessaire.Il faut y aller de notre propre effort, ici même, en notre pays.A notre avis, le meilleur moyen de combattre l'influence communiste au cinéma est d'abord d\u2019encourager les initiatives cinématographiques qui s'inspirent de ideal chrétien.Nous avons ici mé- me au Canada, dans In compagnie \u2018Renaissance Films Distribution Inc.\u201d une industrie cinématographique qui répond, en tous points, à nos aspirations dans ce domaine.Formée de capital canadien, dirigée par plusieurs de nos compntriotes bien connus pour leur honné- teté et leur sens des affaires, cette nouvelle compagnie de cinéma canadienne se propose de répandre à travers le monde entier, par le moyen de films récréatifs, religieux ou autres, ces principes de vie chrétienne qui forment la base de notre éducation morale, Il y a quelques semaines, elle lançait un grand concours do scénarios ouvert à tous les Canadiens, Dans l'annonce de ce concours, ce réitérait sa volonté de servir la cause de l'idéal chrétion qui est nôtre et qu'il nous faut défendre à tout prix contre les empiètements du communisme athée.Chacun de nous, tant que nous sommes, nous pouvons, à notre manière, servir cette admirable cause; les uns en souscrivant du capital à cette entreprise, les autres en participant au concours de scénarios, cte.Nous ne pouvons vraiment, sans remords, assister en spectateurs indifférents à ce formidable assaut de in barbarie contre tout ce que la civilisation chrétienne a édifié de beau et de grand dans le monde en HX) ans d'histoire.Samuel GAGNE.L' Action Catholique, 20 juin 1947.re eee La durée normale de la vie humaine est d'un siècle, Peu d'hommes, il est vrai, atteignent à ce terme.C'est que bien peu font ce qu\u2019il faut pour 4 parvenir.Avec nos moeurs, nos passions, nos vices, l'homme ne meurt pas, il se tue.M.Flourens.° % ° Obéir, c'est aller au paradis sur les épaules d'un autre.M.Allemand. 4 1 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska) deme Amora nat CA TEE RAS ES SMS 8 juillet 1947 Avec Igor Gouzenko Le lecteur se rapellesle nom de ce jeune attaché de l'ambassade soviétique au Canada qui accrocha le grelot, d'où devait sortir, après quelques hésitations, le changement de politique de toute l\u2019Amérique du Nord à l'égard de I'USSR.Suivont le côté de la barrière où l\u2019on se place, le carâctére moral de ces révélations est jugé naturellement d'une façon fondamentalement différente.Ce qui est crime à droite est oeuvre pie à gauche.Si l'on s'appuyait sur la morale révolutionnaire, la justification irait de soi: contre l'oppression, l\u2019insurrection est le plus sacré des devoirs.Ce n'est pas précisément la morale de Saint Paul, mais nous ne sommes pas non plus précisément en compagnie de ses disciples.Abstenons-nous donc de juger et bornons-nous à l'examen des faits.Un article du Cosmopolitan de mai 1947 nous prouve d\u2019abord que Igor Gouzenko est encore sain et sauf, bien qu'il soit en danger de mort violente et sache pertinemment qu\u2019il y a en Russie, une barre Du une croix, comme vous voudrez, à côté de son nom.Mais comme son importance personnelle et ses activités anti-bolchevistes ne sont pas celles d'un Trotsky, par exemple, il est possible qu\u2019il dure plus longtemps.Avec les années, il peut même finir par être oublie.- Lui peut être, mais les siens, ceux au moins qu\u2019il laissa en Russie?Habitués que nous sommes à une justice qui se ressent encore, provisoirement, de la morale chrétienne et qui est basée par conséquent sur la responsabilité de la personne humaine, nous n'arrivons guère à comprendre le point de vue proprement monstrueux des morales totalitaires, issues de la divisation de l'Etat.Nous sommes trop loin du paganisme, et si le matérialisme, qui en est une forme, nous étreint, son emprise n'est pas suffisante encore pour avoir développé toutes ses conséquences logiques.Pendant des mois, Gouzenko a mis dans la balance la vie de ses parents âgés et celle de ses enfants qui sont l'espoir de demain et peut-être un jour d'une Russie libérée de la servitude.Et il se rappelle sa conversation avec un détective de la Police montée le 7 septembre 1945, deux jours après sa fuite de l'ambassade.Comme on lui demandait si sa -conduite n'allait pas entraîner de terribles conséquences pour sa famille en Russie, il regarda sa montre, pour calculer l'heure qu\u2019il pouvait être à Moscou en ce moment là et dit simplement: \u201cA l'heure qu\u2019il est, elle est aux mains de la police secrète.\u201d Et il ajoute: \u201cMon calme a pu persuader le détective que j'étais la personne la plug dénuée de coeur qu'il avait jamais rencontrée.Îl ne pouvait se douter que j'éprouvais a cette heure le plus misérable moment de toute ma vie\u201d.Car c'est ainsi.Tous les parents de ceux que leur service appelle hors de Russie, répondent sur leur tête de la conduite de l'un d'entre eux.Et Gouzenko ne nous cache pas qu'il s'agit de cinq ans de bagne dans les régions expérimentales du Nord Sibérien, où les conditions d'hygiène sont telles que trois ans sont le maximum de ce qu'un être humain, arrivé sain et bien portant, est susceptible d'endurer.Après cela on viendra nous parler du paradis soviétique.Ce qu'il y a d'intéressant dans ces révélations, dans l'impossibilité absolue où nous sommes actuellement d'entrer en Russie, sans être canalisé dans ces troupeaux d'imbéciles, que l\u2019on conduit dans les centres de propagande et qui n\u2019ont pas le droit de s'écarter d'une ligne de la trace de leur cornac, c\u2019est que nous avons affaire à un homme qui considère comme son devoir de reconnaissance envers le pays qui l'a sauvé de le mettre en garde.Et le moindre de ses mots est révélateur.Un jour, un de ses camarades, un nommé Koulakov \u2014au moins c'est le nom qu'il nous donne et il est peut-être simplement figuré\u2014 est assis a ¢oté de lui, sur un banc, dans un parc d'Ottawa.Vient à passer un camion de boulangerie qui livre du pain à la clientèle.\u2014Incroyable! fait Koulakov.En Russie, ils seraient au moins trois en charge: un pour conduire, un pour pointer et donner les ordres, et un troi- sieme pour faire.les distributions.Sans compter qu'il faudrait encore ajouter vraisemblablement un quatrième, avec un revolver, pour protéger le pain.Comment font-ils pour se suffire si facilement avec un seul homme?Quel est leur secret?\u2014\u2014Ce n\u2019est pas un secret pour eux, fait Gouzenko.C'est tout simplement cette chose qu\u2019ils appellent entreprise libre.Koulakov lui jeta un regard de côté, en s'apercevant que la conversation dérivait sur un terrain défendu: - \u2014Vous pensez trop, lui dit-il.Voilà.Cela nous suffit.Enleves.Faites votre choix.C'est pesé.Pour ceux qui doutent du terrorisme, une petite anecdote en passant: Un des employés de l'ambassade est rappelé soudainement à Moscou, pour des raisons inconnues.Pas un mot d'explication suivant le procédé ordinaire de la NKVD, qui a remplacé la Tchéka, qui a remplacé le Guépeou.Curieux, soit dit en passant, ces changements de nom, pour désigner la même chose, la police d\u2019Etat, lorsqu'il s\u2019agit de persuader aux moutons bélant, qu\u2019il y a quelque chose de changé dans la boutique.Le malheureux n'a même pas le temps d\u2019emmener sa femme.Celle-ci, qui a dû voir cent fois cette manoeuvre autour d'elle, est affolée, ainsi qu\u2019il est naturel et se confie à un brace épicier canadien chez qui elle a l'habitude de se fournir.Naturellement, l\u2019autre, habitué à un régime de liberté n\u2019en revient pas, se rend à l'ambassade et se plaint de la manière dont le mari a été traité.Pavlov, le chef de la NKVD pourrait l'envoyer promener en le priant de s'occuper de ce qui le regarde, mais il est difficile d'envoyer l'épicier en Sibérie et il pourrait y avoir du potin.Il prend un ton amêne et conciliant et apprend à ce brave homme que la femme en question est coutumière de ces attaques d'hystérie et qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de se frapper.L'épicier s'excuse.À peine a-t-il tourné le dos que Pavlov entre dans une fureur noire: ¢ \u2014Envoyez-moi cette femme immédiatement.Et à peine est-elle arrivée, il lui hurle: \u2014 Vous, vous partez demain pour l'Union soviétique.Et voila.I! y a aussi l'histoire racontée par un certain Romanov, capitaine de l'armée rouge à Stalingrad, chargé de fournir des renseignements sur Parrière des lignes allemandes.Tenter de passer, c\u2019est le suicide.Il emploie un procédé convaincant.Il réunit un détachement.Il appelle ses hommes un par un et leur dit de quoi il s\u2019agit.S'ils réagissent par le moindre mouvement d\u2019hésitation, le revolver qu'il tient a la main régle le cas séance tenante.Le troisième ou le quatrième préfère risquer l'aventure.Et il ajoute avec sang froid qu'il a fait le compte des victimes et en a dénombré cinquante en une semaine.Comme il y avait 43 Juifs et qu'il ne voulait pas être taxé d\u2019antisémitisme, il y a ajouté sept Russes.Ses jeunes officiers, par radiogramme, avisent les quartiers généraux.On leur répond d'enquêter afin de savoir si ces meurtres étaient nécessaires.Inutile de dire que nul d'entre eux n'osa aller plus loin, sentant brûler le terrain.Ils télégraphièrent aux quartiers généraux que cet acte avait pu paraître nécessaire pour soutenir le moral et on les pria simplement de laisser Romanov en paix.Bien des gens se demandent comment un tel état de chose peut durer si longtemps.Gouzenko nous l'explique par l\u2019existence du rideau de fer tiré tout autour des frontières.Pendant vingt quatre ans de sa vie, nous dit-il, il est resté convaincu que le chaos et la misère étaient le lot des pays capitalistes et que l'Union Soviétique était le pays le plus prospère du monde, Il ne faut pas oublier que le régime dure depuis trente ans, que les enfants qui avaient l\u2019âge de raison à son avènement, en ont maintenant quarante, et n'ont jamais eu connaissance de la liberté ni de la prospérité des autres pays.Mais il ne faudrait pas se figurer qu\u2019ils soient différents des autres êtres humains.Qu'on leur révèle ce que signifie le mot liberté, comme à un Gouzenko à l'âge de vingt quatre ans et les conséquences peuvent être un soulèvement général.Et c'est la raison pour laquelle les envoyés à l'étranger sunt triés sur le volet, parmi les adeptes et les profiteurs du régime, qui ont donné leurs preuves, Une conversion comme celle d\u2019un Gouzenko n\u2019en est que plus révélatrice.Et l\u2019une des raisons fondamentales qui maintient l\u2019armée rouge sur ses positions en Europe occupée, pourtant si affamée et si privée de tout, est tout simplement la crainte des chefs de voir ces troupes, dont une bonne partie, à la vérité, est asiatique et retournera à la vie nomade de pallige qu'elle a toujours connue, mais dont les autres sont des russes sédentaires, se mêler, après démobilisation, à la population des villages et des campagnes et rapporter à leurs concitoyens ce qu\u2019ils n'ont pu manquer de voir ailleurs.Et cela peut être également une des raisons pour Josquelles la troisième ere dont Gousenko ne ute , est tranquillemen prépa par nos bons allée, comme Louis Budens nous le révélait dernièrement.Nestor, Au CONGRES des AGRONOMES, \u2018 à Rimouski.Du 27 au 30 juin, le Congrès des Agronomes s'est déroulé conformément au programme, la charmante et hospitalière ville de Rimouski, tout particulièrement au Séminaire où eurent lieu les séances d'étude et le banquet de samedi, auquel assistaient les autorités religieuses, civiles et politiques de la ville, et plusieurs personnalités éminentes du monde agronomique.Le sujet à l'étude du Congrès était \u201cLa Recherche agricole\u201d.Plusieurs travaux de grande valeur furent présentés et abondamment discutés; à un moment, lors de la dernière séance, ce fut un vrai forum auquel tous les assistants prirent grande part et grand intérêt: précieuse indication qu'une orientation nouvelle se dessine nettement dans la profession agronomique, indication également que ce beau sujet de la recherche agricole hante déjà les esprits depuis un temps assez long, car on ne parle que de ce que l\u2019on connait ou désire.M.Emile-A.Lods, du Collège Macdonald, et président de la Corporation, a conduit les délibérations avec tact et autorité.Aussi, lorsqu'il céda sa place au nouveau président élu, M.Lods fut l'objet d'une longue ovation de la part de ses confrères.Son successeur à la Présidence est M.Georges Gauthier, chef du Service de Protection des Plantes, au Ministère de l'Agriculture.Les autres membres du Conseil d'Administration sont: ler Vice-Président, M.P.-Nolasque April, dir.de l'Ecole d'Agriculture de Ste-Martine; 2e Vice-Président, M.Gustave Toupin, prof.à l'Institut Agricole d'Oka; Syndic, M, H.-C.Bois, gérant- général de la Coopérative Fédérée; Vérificateur, M.Raymond Houde.Au Comité d'Appel, MM.Stéphane Boily, prés, Elzéar Campagna et J.-A.Proulx, directeurs.M.Réné Monette demeure secrétaire-trésorier.Le Conseil d\u2019Administration se compose de MM.R.Martin (Montréal); C.-P.Lemire (T.-Riviéres- Nicolet); Albert Rioux (Québec); Auguste Scott (Ste-Anne-de-la-Pocatière); L-deG.Belzile (Rimouski); J.-H.Bois (Lac St-Jean); D.Damphousse (Abitibi-Témiscamingue); Henri Brunelle (Cantons de l\u2019est) et F.Morency (Hull).Le Congrès s'est terminé par une excursion à Baie Comeau, à bord du \u201cJean Brillant\u201d de la Cie de Navigation de Rimouski.La ville de Baie Comeau a reçu les congressistes à un diner servi au Manoir; après quoi, on fit visiter la ville, ce qui enchanta tous ceux qui firent ce beau voyage.Tous ont admiré avec raison les beaux paysages du Bas-St-Laurent; et tous gardent peut-être encore une meilleure impression de !a ville de Rimouski et du Séminaire dont les autorités ont été très attentives aux congressistes.Cela se comprendra peut-être un peu plus de leur part lorsqu'on saura que 52 élèves du Séminaire sont de la profession, qu'un prêtre du Séminaire, M.le Chanoine Alph.Fortin, \u2014frère de deux congressistes\u2014 a été le conférencier d'honneur; et lorsqu'on saura que Son Honneur le Maire Elzéar Côté et Mme Côté se sont donnés, d'une façon inoubliable, au bien-être de leurs nombreux visiteurs.mn INVITATION aux AGRONOMES Jeunesse Agricole Catholique, 1, rue Viger, Montréal, 22 juin 1947.M.Louis Gonzague Fortin, .Ecole d'Agriculture, Ste-Anne-de-la-Pocatière, (Kamouraska) Monsieur, La J.A.C.célèbre, le 6 juillet prochain, le 10e anniversaire de sa fondation.A cette occasion, elle organise un grand Congrès qui aura lieu aux Trois-Rivières.Je vous inclus une carte d'invitation.Nous apprenons qu\u2019il y aura bientôt un Congrès de la Corporation des agronomes, series- vous assez bon de transmettre cette invitation à tous les agronomes qui voudront bien se joindre nous.Bien vôtre, I.Gauthier, c.s.v., Aumônier général de la JAC.a eo 0 mele sre lg wm 3 juillet 1947 > = Bove rom tn =7 Ten BUREAU DU SECRETARIAT #asT Est DE L'AGMCULTURE Quiste PQ GAZETTE des CAMPAGNES Bainte-Anne, (Kamouraska) Entre Eleveurs d'animaux .\u201cCanadiens\u201d BERLAU DU SRCRŸ TANIAT 1sotT LA CA L'AGSCUATURE QUÉBEC.RÉ M.Alexandre Fournier, Montmagny, Prés.M.Nap.Sansouci, St-Ours, V.-Prés.M.Maurice Bernier, Bécancour, Nic.M.J.-A.Leblanc, Stornoway, Front.Marc Leclerc, Min.de l'Agr., Secrétaire.\u201cL\u2019amélioration d'une race de bétail est une entreprise de longue haleine; je dois féliciter votre société de l'orientation qu'elle donne à son programme d'action, car je crois dans l'avenir des animaux de race Canadienne.\u201d (Hon.L.Barré, a Deschambault, 13 août 1946) M.Jos.Hébert, Bécancour, Nicolet.Président.M.Rosario Pelletier, M.S.A.Ste-Anne, V.-Prée M.Ernest Sylvestre.St-Hyacinthe.M.L-P.Villemaire, Ste-Julienne, Montcalm.Marc Leclerc.Min.de l'Âgr.Secrétaire.-_ - REUNION de JUGES à DESCHAMBAULT.\u2014 Les juges désignés pour faire l'appréciation des bovins Canadiens, aux principales expositions de la provinée, se réunissent à la Ferme-Ecole Provinciale, le 20 mai dernier \u2014 Le Comité Exécutif des Bovins et celui des Chevaux tiennent une séance \u2014 Journée des plus intéressantes.Une heureuse suggestion du Lt-Colone} Maurice Hallé, M.P., ex-président de la Société des Eleveurs de Bovins Canadiens, lors d'une assemblée des membres de l'exécutif tenue à Montréal, en mars dernier, à eu sa répercussion le 20 mai dernier.En effet, les juges des chevaux et bovins canadiens, désignés pour les principales expositions de 1947, se sont réunis à Deschambault et ont, en quelque sorte, suivi un cours d'appréciation des chevaux et du hétail laitier canadiens.Il s'agissait d'uniformiser le mode d'appréciation des animaux présentés aux expositions, selon la table de printage officiel adoptée par les autorités des deux Socités d'Eleveurs de Chevaux et Bovins Canadiens.Voici un tableau qui résume et explique le travail des sept juge» sur une classe de sept vaches du troupeau de La Gorgendière.Quatre chevaux canadiens élevés à Deschambault ont ensuite été jugés par MM.Joseph Hébert, Maurice Bernier, Andréa St-Pierre, Alexandre Fournier et L.-P.Villemaire.Il y eut aussi visite du troupeas de bovins et du harne de chevaux de la ferme-école.Le directeur de cette institution a offert un difer aux visiteurs et leur à donné tous les renseignements désirés sur les activités de la ferme.Les deux comités exécutifs des Sociétés d'Eleveurs de Chevaux et Bovine Canadiens ont tenu chacun une © spéciale pour discuter et mettre à point certaines questions d'administration sous lea présidence respective de MM.Joseph Hébert, de Bécancour, et Alexandre Fournier, de Montmagny.Les prochaines expositions, les réunions des membres des Cercles d'Elevage et autres questions d'urgence ont été étudiées par les membres présents.Outre les personnes déjà mentionnées, ont pris part à cette réunion: MM.Ls-de-G.Fortin, professeur, le Dr J.-H.Vigneau, M.V., Marc Leclerc, secrétaire, et J.-B.Potvinpubliciste.Ont été empêchés d'y assister: MM.Pierre Labreeque, J.-A.Guimont, Adrien Morin, J.-J).Gautreau, J.-R.Pelletier.J.-Bruno Potvin, publiciste.NOMBRE DE POINTS ALLOUES PAR LES JUGES Nom de Alexandre Rosaire Andréa Ls-Philippe Stéphane Léon Bruno Pointage le vache Fournier Laliberté St-Pierre Villemaire Boily Girardin Gaudet officiel Bernier 2W 91.2 89.0 88.5 89.5 75.5 87.5 90.0 87.7 Gamine 90.7 86.4 87.6 89.0 27.0 85.0 91.0 85.2 Brillante 81.5 81.3 83.0 77.5 66.0 81.0 82.5 84.0 Moderne 92.0 88.9 89.0 88.0 80.5 91.0 94.5 86.6 Radieuse 88.7 86.4 85.8 86.5 68.5 82.0 93.0 85.9 Joujou 84.5 86.5 88.1 75.5 67.5 82.0 84.5 87.3 Plaisante 83.7 88.4 86.6 77.0 715 8r.0 868.0 80.3 Total 612.3 608.6 608.6 575.0 506.5 589.5 623.5 597.0 Moyenne des points accordés sur 7 vaches par les 7 juges 589.1 Par conséquent, une différence 7.9 Photographie prise immédiatement aptès le banquet des éleveurs de chevaux et de bovins Canadiens, à Trois-Rivières le 27 février.Les personnes qui apparaissent sur cette photo ont reçu des trophées et des diplômes.Rangée du bas: M.Ls-Philippe Villemaire, président du Comité de la Classification des Troupeaux, M.Emile Petitclerc, qui est en charge du troupeau de la Ferme- Ecole Provinciale depuis 25 ans, M.P.-À.Paquin, agronome de Roberval, (représentant la ferme des RR.88.Ursulines de Roberval).seulement avec la classification officielle.Rangée du haut: MM.Andréa St-Pierre, directeur de la Farme-Ecole Provinciale; Fra Dumont, $t-Alexandre (représentant Louis Bernier): Willie Bigué, Ste-Anne-de-la- Pérade;: Léo Duquette, Fulford, Brême; Bruno Caudet, St- Philippe-de-Néri; Chs-Eug.Nadeau, (représentant Rossrio Goulet & File); et Chs Sansoucy, $t-Ours, Richelieu.La Société félicite bien sincèrement les éleveurs qui ont été décorés.Le secrétaire, Mare Leclerc.SAVIEZ-VOUS QUE.!!! Le premier centrifuge avait été introduit au Canada, à Ste-Marie de Beauce, en 1884.Le taureau \u2018Bennett Ferme Centrale\u2019 41-12933- inscrit au Livre d'Ur (no-103) et au Livre d'Elite (No-249) avait engendré dans le troupeau de M.Le-Philippe Villemaire, Ste-Julienne, 6 génisses sur 7 qui à leur première lactation ant donné le tiers de plus que la production requise pour s'inscrire au Livre d'Or.Ceci veut dire que de ce fait, leurs descendants mâles étaient éligibles à la classe \u201cAA\u201d du côté maternel.Point n'est besoin d'ajouter, qu'avec un tel reproducteur à la tête d'un troupeau.an est en lieu d'attendre qu'il y ait amélioration chez la progéniture de ce troupeau de marque.C'est ce que le fameux taureau \u201cBennett\u201d a prouvé.Il serait à souhaiter que les éleveurs de toute la province sient à la tête de leur troupeau un tel géniteur.Le magnifique taureau \u201cUltra Choisi de l'Ecole\u201d-7G- 11884.Livre d'Or No-110, pendant qu'il était à la tôte du troupeau de la Ferme John Breakey, Ltd, Breakeyville, avait remporté pendant 6 unnées consécutives à l'Exposition de Québec, le grand Championnat de sa race et aussi le même titre à l'Exposition Royale de Toronto.Il était reconnu pour avoir une des meilleures croupes et la meilleure tête qu'on ait rarement vues sur un sujet de sa race.I laissa des descendants dans les troupeaux suivants: Ecole de Laiterie de St-Hyacinthe, Alexandre Fournier, Montmagny, Ferme John Brenkey, Breakeyville, Ecole d'Agriculture, Ste-Anne-de-la-Pocatière, RR.PP.Oblate, Ste-Agathe, Terrebonne.La ferme John Breakey Ltd, l'acheta au prix de $350.00 à l'âge de 18 mois ce qui était considéré comme un prix très élevé dans le temps.Il a fini son règne chez les RR.PP.Oblate à l'âge respectable de 15 ans.En voilà un qui a fait de l'amélioration.Le secrétsite, Marc Leclerc.TATOUAGE Le tatounge est la manière la plus sûre de marquer les animaux, car il est ineffaçable, et protège bien contre les fraudes.Lorsqu'il est difficile à déchiffrer, employez une lampe de poche en arrière de l'oreille de l'animal, Le Ministère fédéral de l\u2019Agriculture travaille actuellement sur des encres de diverses couleurs, spécialement sur une encre verte qui tient bien sur ls moutons Shropshire et Southdown.Nettoyez bien les oreilles des animaux à tatouer avec de l'alcool ou de l'essence \u2014gazoline-\u2014; puis, asséchez bien avant de les percer.Appliquez l'encre et frottez énergiquement; une deuxième application d'encre donne de meilleurs résultats.Lavez et stérilisez les aiguilles avant et après chaque tatouage.Tous les éleveurs désireux de se procurer du papier à correspondance, avec entête du nom de teur ferme, pourront le faire en nous donnant leur commande ou encore s'adresser directement a: Imprimerie Fortin & Fils, Ste-Anne-de-la-Pocatière, Cté de Kam., P.Q.Les taux sont les suivants: Pour 1,000 feuilles 8% x 11 - $5.00 * 1,000 enveloppes 4% x 8% - 35.50 \u201d 1,000 \u201d 4% x 9% - $6.35 À ce prix il faut ajouter la taxe provinciale de 2% et la taxe fédérale de 8%. GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska) Sm ete É EL armani 3 juillet 1947 .COLONISATION Pour promouvoir la solidarité rurale francaise.N.dl.R.\u2014 La conférence suivante, prononcée par M.M.-R.Meunier, des Services de la Colonisation des Chemins de Fer Nationaux, étant d'un intérêt tout particulier, nous nous faisons un plaisir d'en faire connaître le texte à nos lecteurs.Elle contient des données qui non seulement ont de l'intérêt, mais serviront à écrire l'histoire.Du reste, elle intéresse un certain groupe de gens de chez-nous qui ont l'intention de faire ce voyage de l'Ouest organisé d'après cette formule nouvelle dont il est permis de beaucoup espérer.Peu de personnes ignorent l'importance démographique de la classe rurale de l\u2019est du pays.On sait qu\u2019elle représente le tiers de la population de la province de Québec.En Ontario, cette proportion est légèrement plus élevée.Ce que'l\u2019on con- nait moins bien cependant, ce sont les positions stratégiques qu'occupent nos groupements minoritaires canadiens-français éloignés de la province- mêère,.plus particulièrement ceux des.Prairies.A tout bout de champ nous arrivent des échos des luttes qu'ils ont a soutenir pour rester français, des contributions qu\u2019ils apportent ainsi au mouvement de survivance dans lequel est engagé notre groupe ethnique depuis la conquête.Rappelons que la province du Manitoba a une population française totale de 52,996 âmes dont 35,000, soit 68\u2018, vivent de la terre.La Saskatchewan possède un groupement canadien-français d'une importance un peu moindre, bien que le pourcentage de ses familles agricoles soit légèrement plus élevé.L'Alberta, avec près de 43,000 des nôtres, en compte 29,000, soit 697, qui se livrent à l'exploitation agricole.Les 22,000 Canadiens-français de la Colombie canadienne sont à 50\u2019 ruraux.Au total, cela nous fait une population de 165,000 dont plus de 100,000 sont engagés dans la profession agricole.Ces constatations tirées du recensement décennal de 1941 nous rappellent deux choses: d'abord que notre conquête pacifique ne s'est pas bornée uniquement à la province de Québec et ses environs, mais qu\u2019elle s\u2019est poursuivie jusqu'aux confins de notre pays par des braves qui n'ont pas hésité à quitter leur paroisse d'origine pour aller répandre notre culture et garder allumé le flambeau de notre foi jusque sur les bords de l'Océan Pacifique.Ensuite que ce mouvement de colonisation s'est opéré a un rythme beaucoup trop restreint, compte tenu du taux de natalité de nos familles terriennes.Si, par exemple, on avait dirigé vers l'Ouest canadien, à la demande d\u2019ailleurs de Mgr Taché, alors deuxième archevêque de Saint-Boniface, une partie du capital humain que nous avons perdue au bénéfice de nos puissants voisins du sud, notre situation démographique dans ces vastes plaines eût été depuis longtemps fortement consolidée.C\u2019est par petits groupes que nos familles rurales du Québec se sont décidées d'essaimer.Cette migration au compte-goutte a néanmoins réussi à implanter jusqu'au-delà des Rocheuses un nombre extraordinairement élevé de paroisses qui vivent maintenant leur vie propre.Elles pourraient cependant connaître un avenir beaucoup plus brillant si seulement elles pouvaient continuer de recevoir des renforts de la vieille province qui se doit d'ailleurs de les aider à rester ce qu\u2019elles sont.Ils sont rares nos foyers de cultivateurs du Québec et de l'Ontario où ne se rencontrent pas des jeunes et des moins jeunes désireux de nouer des relations plus intimes avec les familles rurales vivant à plusieurs milliers de milles de chez eux.Ils veulent par là satisfaire une curiosité toute naturelle et qui peut avoir pour la classe rurale entière de très bienfaisants résultats.Or ur organisme de fondation toute récente, La Société Canadienne d\u2019Etablissement Rural dont le nom indique bien le but qu\u2019elle poursuit, fait connaître depuis quelque temps une de ses premières initiatives qui ne manque certes pas d'intérêt.II s'agit de l'organisation d'un voyage de liaison rurale en partance de la province de Québec jusqu\u2019à la Côte du Pacifique et qui ferait surtout visiter les principaux centres -agricoles français dont il vient d'être question.Ce voyage se fera sous le signe de l'éducation nationale, en ce sens qu'il vise à faire prendre aux représentants de nos familles rurales une vue d'ensemble de l\u2019ampleur de notre pays, de sbn potentiel économique et de ses virtualités agricoles.Un rapide coup d'oeil sur l'itinéraire indique qu\u2019il fera parcourir beaucoup de territoire en peu de temps, ce qui veut dire que les excursionnistes pourront se payer des vacances nouveau genre et instructives tout # la fois.Le convoi spécial; qui s\u2019ébranlera simultanément de Québec et de Montréal le 27 juillet prochain, montera directement vers le nord-ouest québecois, mieux connu sous le nom de I'Abitibi.Un pre- * Mier arrêt à Amos permettra de visiter une demi- , douzaine de paroisses qui ont toutes surgi depuis Son Exc.Mgr GEORGES-LEON PELLETIER BENIT 'HOPITAL de St-ELEUTHERE.Grande fête paroissiale à laquelle assistèrent trois mille personnes.Suint-Eleuthère (De notre envoyé) Son Excellence Monseigneur Georges-Léon Pelleties, Vicaire-Capitulaire du diocèse de Québec, a béni solennellement, dimanche dernier, le nouvel hopital de la paroisse de Saint-Eleuthère, comté de Kamouraska, qui est sous la direction des Religieuses de St-Joseph de St-Vallier de Québec.Une foule que l'on estime à 3 mille personnes a assisté à ces démonstrations, ainsi qu\u2019un groupe imposant de personnalités religieuses et civiles de la région.L'Hopital de St-Eleuthère répond à un pressant besoin.A cause des distances considérables à parcourir, et surtout à cause des difficultés de communications en hiver, l\u2019hospitu!isation des malades provenant de toutes les paroisses au sud des une vingtaine d'années.Un second fera voir les réalisations agricoles de la région de LaSarre où un grand nombre de paroisses plus vieilles de la province ont établi leur surplus de population.Ce sera une occasion merveilleuse d'observer sur place ce à quoi vise notre colonisation.Passant ensuite au nord de l'Ontario, deux haltes, l'une a Kapuskasing, l'autre a Hearst, mettront les voyageurs à même de pressentir les immenses possibilités d'établissement que leur réserve cette région plus grandes encore que notre Abitibi québecois.Le diocèse de Hearst compte une vingtaine de paroisses qui s\u2019acheminent vers un bel avenir agricole, mais qui pourraient recevoir de la province de Québec des contingents annuels pour renforcer leur position démographique.Laissant l'Ontario-Nord, le convoi se rendra au coeur même du Manitoba où les excursionnistes seront invités à visiter quelques paroisses en bordure de la Rivière Rouge de même qu\u2019aux environs de la montagne Pembina, notamment St-Jean- Baptiste, Letellier, Notre-Dame de Lourdes, St.Claude.Deux régions de la Saskatchewan, celles de Gravelbourg et de Prud'homme permettront de voir, tout comme au Manitoba, de belles récoltes sur pied et d'étudier les méthodes culturales qui s\u2019y pratiquent.Le parcours comprend les paroisses de Laflèche, Ponteix, Vonda, Domrémy, Batoche, lieu où s\u2019effondra la résistance du patriote Louis iel.Le convoi continuera sa route vers l\u2019Alberta.À Edmonton des arrangements ont été pris pour faire circuler les excursionnistes aux environs mêmes de la capitale où l\u2019on compte plusieurs paroisses prospères, dont St.Albert, Morinville et Picardville sont les principales.Piquant une pointe vers les régions de St.Paul et de Bonnyville au nord-est, l'on reviendra vers Edmonton pour se diriger de nouveau vers le nord, mais cette fois dans la direction de la Rivière-la-Paix.Qui n'a pas entendu parler de ce merveilleux territoire aux possibilités d'établissement presque illimitées et où l\u2019on ne compte qu'une douzaine de paroisses ?Là les cultures les plus variées se pratiquent, mais c'est surtout celle des plantes fourragères qui prime toutes les autres.Des gens de la province de Québec établis la-bas assez récemment ont réussi non seulement à payer leur propriété, mais à s'amasser un pécule très intéressant.Au retour de la Rivière-la-Paix, l'excursion se dirigera vers les Rocheuses qui réservent des spectacles superbes.Après un bref arrêt au Parc Jasper, le convoi poursuivra son parcours jusqu\u2019à la Côte du Pacifique où il séjournera au moins deux jours à Maillardville, ce centre canadien- français dont la vivacité ne se dément pas.Rebroussant chemin il s'arrêtera de pouveau à St- Boniface, au Manitoba, et dans quelques paraisses du diocèse, dont St.Pierre, Otterburne et St- Malo.Encore là, commpe d'ailleurs partout sur le parcours, les visiteurs de l'Est seront l'objet de manifestations publiques, de sorte qu\u2019ils remporteront de leur voyage un souvenir ineffaçable.L\u2019excursion doit rentrer à Montréal et à Québec le 19 août, Tout ce trajet d\u2019au-delà de sept mille milles se fera en 23 jours.C\u2019est dire qu\u2019on n'aura guère le temps de s\u2019ennuyer.On pourra néanmoins en venir à connaître passablement de quoi est faite la vie de nos ruraux de là-bas, peut-être même aussi à recruter de précieux adeptes de l'organisation professionnelle des cultivateurs.C'est une occasion exceptionnelle dont devraient profiter largement nos familles de la campagne.Marc-R.Meunier, Service de la Colonisation aux Chemins de fer nati: du C .Poste CKAC, de fer nationaux du Canada comtés de Kamouraska et Témiscouata, était pratiquement impossible et du moins ne pouvait se faire qu\u2019à grands frais.L'hopital de Riv.-du-Loup est à des distances variant de 37 à 55 milles; celui de Notre-Dame du Lac est très difficile d'accès par suite des routes montagneuses de St-Eusébe, La seule ressource convenable était de se rendre à Québec soit à une distance de 180 à 225 milles.Cette région lointaine n\u2019est pas non plus favorisée par le chemin de fer; le service des trains n\u2019a lieu pour la plus grande partie de l\u2019année que trois fois par semaine.Les autorités de l\u2019Hopital signalaient au repre- sentant de notre journal que leur maison est devenue tris populaire.Cent quarante huit patients ont déjà été hospi talisés depuis son ouverture il y a à peine deux mois; il y a été fait plus de i ions chirurgicales dont la moitié au GO interventions g pla moi a moins étaient majeures; on y à pri phies, sans comp:er les nombreux malades externes qui sont venus s'y faire traiter.Et on y a enré- gistré seize naissances, Grande fête hopital Dimanche avant-midi, sur le terrain de l'hopital, une messe solennelle a été célébrée à 10 heures par l'abbé Emile Théberge, professeur au collège de Ste-Anne de la Pocatière, assisté de MM.les abbés Gilbert Morin et Emile Bernier, de Ste-Anne de la Pocatière.Le sermon de circonstance a été prononcé par le Rev.P.Ad.Poulin, supérieur de la Maison Notre-Dame des Champs de Sully.A 2,30 heures, p.m.les cloches de l\u2019église de St-Eleuthère sonnèrent à toute volée pour annoncerg 'arrivée de Son Excellerice Mgr Georges-Léon Pelletier ainsi que de l'Hon.Dr Albini Paquet, Ministre de la Santé et du Bien-Etre Social dans le Cabinet Provincial.L'Harmonie de la ville de Rivière-du-Loup, sous la direction de M.Adrien Girard exécuta plusieurs pièces musicales.Monsieur le Maire Wilbrod Théberge souhaita la bienvenue aux autorités religieuses et civiles des paroisses voisines ainsi que M.l'abbé Léopold Plante, curé de la paroisse.M.le Dr Rodolphe Monette, surintendant de l'Hopital et grand responsable de cette merveilleuse réalisation a exprimé à Son Excellence Mgr Pelletier les sentiments de gratitude des paroissiens de St-Eleuthère et des membres du clergé de la région pour l'appui tangible accordé dans la réalisation de cette oeuvre.M.l'abbé Léopold Plante a rendu hommage au corps médical et au personnel de l\u2019Hopital puis a souhaité aux religieuses que leur maison se développe et fasse le plus de bien possible aux citoyens de cette lointaine région.L'Hon.Dr A.Paquet.L'Hon.Dr Albini Paquet, ministre de la santé dans le Cabinet Provincial, a loué l'initiative et la tenacité de M.le Dr Rodolphe Monette de St-Eleuthère qui a bien voulu multiplier les démarches au Ministère dans l'intérêt des citoyens de sa paroisse et de sa région.Il a remercié les bonnes religieuses pour l'ocuvre de miséricorde qu\u2019elles entreprennent à St-Eleuthère.M, le Ministre de la santé n souligné que depuis trente ans, on a négligé la construction d\u2019hôpitaux régionaux.Il a expliqué sa politique de doter les régions les plus éloignées et dépourvues de chemins de fer, d'hôpitaux capables de répondre aux besoins de la population.Dans la plupart des cas, ces hôpitaux permettront d'éviter des frais de transport considérables, mettront les services d'hôpitaux à la disposition d'un plus grand nombre et contribueront aussi à l'avancement de la profession médicale.Nous construirons des hôpitaux à tous les coins de la province; Amos et Valdor auront leur hôpital; on construira un sanatorium à Macamice, Abitibi; Sorel, dans le comté de Pontiac aura l\u2019an prochain son hôpital; on projette même d'agrandir le sanatorium de Mont-Joli, Québec.M.le Ministre Paquet a fait voter la somme de $21,600.00 pour construire et améliorer les hôpitaux dans la province de Québec: Monseigneur G.-L.Pelletier.Son Excellence Mgr Georges-Léon Pelletier a manifesté sa joie de voir une telle réalisation à St-Eleuthère; il a souhaité que l'édifice s'agrandigse le plus rapidement possible et a souligné les bienfaits de l'Hôpital pour toute la région de Kamouraska et Témiscouata.C\u2019est l\u2019église qui a consacré le principe de l'Hôpital; elle veut que ces maisons soient des foyers où les hospitalisés retrouveront la santé du corps et de l'âme.Il a recommandé aux citoyens de se faire soigner lorsqu'ils en auront besoin et de travailler à faire connaitre leur hôpital.Son Excellence a rendu hommage aux religieuses de St-Joseph de St-Vallier pour leur beau travail dans l'intérêt des malades.En terminant il a donné sa bénédiction et assura le public de son affection.Mgr Pelletier a béni la pierre angulaire d'un splendide monument que l'on construira très bientôt & quelques pas de l'hôpital à la gloire de St- Joseph.Le public a pu visiter l\u2019hôpital à la suite des autorités religieuses et civiles.Dans la soirée, il y eut séance récréative et feux d'artifice.Len ne mt mi. 3 juillet 1947 \u2018 Le coin des Curieux!! GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska) Un verger négligé et productif.Ce qui suit est arrivé à un producteur fruitier de la Californie, pendant les années de crise.No pouvant pas se payer de la main-d'oeuvre, il décida de laisser son verger se tirer d'affaire comme ça, tout seul.Au lieu de sarcler, il écrasa les récoltes d'herbes qui croissaient entre ses arbres; il ne tailla que juste le nécessaire.Après un: certain temps, i! s'aperçut que la végétation qui croissait entre les rangées constituait une sorte de sous-bois, formait de la matière organique et était un aide aux arbres.au lieu d\u2019être une nuisance.Une fois sur ce chemin, le propriétaire travailla à augmenter la matière organique dans son verger.Il employa des engrais chimiques, et invariablement, il laissa les herbes qui croissaient à hauteur d'homme tomber d\u2019elles-mêmes; cu bien, il les roulait pour les coucher à la surface du sol.Et du système qu'il avait adopté par accident, il se fit une nouvelle méthode de production.Ii a sûrement abandonné plusieurs choses importantes, soit! Mais il est revenu à une chose qui importe encore plus: la restitution de la matière organique à la surface du gol.Ainsi, le problème de la conservation de l'humidité est résolu, et combien d\u2019autres?Il y aurait pas mal à chercher sur ce point.L.G.F.La culture des piantes, sans sol.Commencée timidement, il y a quelques années, comme une curiosité, la culture des plantes sans le secours d\u2019un sol pour les porter est devenue maintenant une chose d'intérêt commercial, dit-on.Outre les essais que McArthur poursuit au Japon pour pouvoir apporter de la nourriture remplie de bonnes vitamines à ses soldats d'occupation, il y a aussi cette expérience d'un électricien de Miami qui s'est aventuré à cultiver un \u201c\u2018réservoir\u201d de un quart d'acre, comme distraction.Il décida de se spécialiser dans les tomates.À la fin de l\u2019année, sa ferme de 100 par 100 pieds lui avait apporté plus de $25,000.00!.Ces tomates ont été récoltées sur des plants dont les racines ont consommé les dix éléments principaux \u2014bore, calcium, fer, manganèse, soude, azote, phosphore, souffre, potasse ct magnésie.\u2014 en solution dans un bac rempli d\u2019eau.Absolument sans sol.Car il est tout de même étrange qu'on n'utilise pas plus ce système merveilleux pour soulager les populations affamées, surtout s'il produit assez de nourriture, sur une ferme de 100 acres, comme on le prétend, pour environ 290,000 individus; soit donc pour 2,900 individus par acre!.\u2026.Rien n\u2019est impossible en ce sens; mais on n'en continue pas moins à se fier à cette bonne vieille terre, n'est-ce pas?L.G.F.Quatre veaux jumeaux.Les naissances multiples sont décidément à la mode.D'après un journal australien, une vache avrshire sc serait distinguée en donnant naissance à quatre veaux mâles dont les poids respectifs sont de 17, 11, 39 et 35 livres, \u201cL'australian News\u201d, qui rapporte cette nouvelle, affirme que les veaux sont tous bien portants\u2026 Magnifique! L.G.F.Nouvelles No 5 de RENAISSANCE FILMS DIST.INC.\u2014 \u201cLE PERE CHOPIN\u201d est présenté et très bien accueilli en France \u2014 \u201cLE FERE CHOPIN\", le premier film canadien de long métrage, passe maintenant sur les écrans parisiens, sous le titre de \u201cL'ONCLE DU CANADA\" Du dernier numéro de \u201cLa Cinématographie Française\u201d, revue hebdomadaire au service de l\u2019industrie du cinéma français, nous extrayons la fiche suivante sur ce film: L'ONCLE DU CANADA (Ex.- Le Père Chopin) Comédie gaie (95 min.) CINE SELECTION ORIGINE: Canadienne.PROD.: Renaissance Films, Montréal 1945, REAL.: Fédor Ozep.AUTEURS: Scénario de Bella Daniel.Adaptation et dialogue de Jean Desprez.DECOUPAGE ET MONTAGE: Georges Freedland.MUSIQUE: Rudolphe Goehr.INTERPRETES: Madeleine Ozeray, Chabrier, Pierre Durand, François Rozet, PRESENTATION CORPORATIVE (Paris): 6 janvier 1917, Le Français.EXPLOITATION.- Le Canada nous envoie là une comédie facile où l\u2019on s'ennuie jamais.L'histoire de cette famille turbulante, dont les aventures sont à la fois amusantes et touchantes, constitue justement un spectacle familial type.SCENARIO.- Le brave M.Pierre Dupont, professeur de musique, dont la femme n'est plus, élève une nombreuse famille de cinq enfants.Sa fille rinée, Madeleine (Madeleine Ozeray) aime et est aimée d'un jeune pianiste, Roger.Un jour, la famille Dupont se découvre un parent, le frère de Pierre Dupont, qui les héberge.Ce frère, riche et autoritaire, décide de marier Madelcine à son fidèle collaborateur.Tout va mal.Madeleine, Carmen, sa soeur, suivies de leurs jeunes (réres et soeurs, quittent la maison maudite.Mais le frère de Pierre Dupont, repentant, arrangera ce qu'il a détruit.Au cours d'un grand concert dont il confie la baguette à Pierre, toute la famille, ainsi que Madeleine et Roger, se retrouveront.REALISATION.- Ce qui est intéressant dans ce film, c'est l'atmosphère canadienne donnée par des extérieurs typiques.Des ensembles ont été très bien réalisés dans ln séquence finale par exemple.INTERPRETATION.- On retrouve avec curiosité la blonde et gentille Madeleine Ozeray, qui n\u2019a rien perdu de ses qualités d\u2019ingénue.Les autres interprètes jouent avec beaucoup de fantaisie et d\u2019allant et forment une famille des plus sympathiques.\u201cBABEE-TENDA\u201d La chaise de sureté \u2014 \u2014 L'endroit le plus SUR pour asseoir BEBE \u2014 Ne peut être accrochée ni renversée et causer ainsi des ACCIDENTS DANGEREUX et trop souvent FATALS \u201cBABEE TENDA\" est supérieure aux chaises hautes à plusieurs points de vue: | \u2014pour les repas; 2.\u2014pour apprendre à manger; pour le bain de soleil; 4\u2014pour sortir ou voyager.BABEE-TENDA \u2018 L.G.F.Le menu liquide des racines\u2026 Pour l'observateur non initié, les racines des plantes.trempent tout simplement dans de l'eau claire.Il n\u2019en faut rien croire, car les plantes .doïvent consommer des corps pouvant servir d\u2019éléments nutritifs et constituants et qui sont en solution dans l'eau.De plus, la plante respire; l'eau doit donc contenir de l'oxygène! Le Bore est aussi nécessaire aux plantes que le sel aux humains; ni en trop grande, ni en trop petite quantité, car il causerait la maladie ou la mort.calcium est en demande surtout par les légumes feuillus, et aux jours sombres plus qu'aux jours ensoleillés.UN DEVELOPPEMENT REVOLUTIONNAIRE dans les meubles d'enfants, approuvé par les mères de tous les coins du pays.Quand bébé pourra s'asseoir et deviendra plus remuant, vous vous inquièterez du danger et des blessures sérieuses qui peuvent résulter des chutes, surtout si vous vous servez d'une chaise haute.Parce que le Babee-Tenda est plus bas, qu'il est carré, et qu'il ne peut être renversé, votre bébé y sera plus en sûreté que dans une chaise haute.Un harnais spécial empêche Bébé de sortir en dehors de Babee-Tenda.Le large espace du dessus empêche Bébé de saisir quoi que ce soit.C\u2019est pourquoi Babee-Tenda ne peut pas être renversé Le fer est nécessaire pour la production de chloroephyle, la matière verte des feuilles, \u201c\u2018l\u2019estomac des plantes\u201d.Le manganèse donne le fini aux fruits et aux légumes, ainsi que leur saveur Mais il est toxique au blé d'Inde.Le sodium est nécessaire au plein développement de la plante; l'azote et les phosphates sont des bâtisseurs de tissus; le souffre est indispensable à l'édification des protéines; et la potasse donne ° naissance aux amidons et aux sucres.Pour toutes informations, adressez-vous à : Louis-Joseph FORTIN Ste-ANNE-de-la.POCATIERE Cté de Kamouraska.Et l\u2019on dit que celui qui cultive dans l\u2019eau ne craint pas les fléaux accoutumés: la mauvaise température, les insectes, et les maladies des plantes Possible.Mais ne comptons pas y trouver la perfection: elle n'est pas de ce monde, pas plus en culture des plantes qu'ailleurs. \u201c 5 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, : (Kamouraska) CONVENTUM au COLLEGE de Ste-ANNE.Ste-Anne-de-la-Pocatière, (D.N.C.) Les autorités du collège de Ste-Anne-de-la-Poca- tière recevaient, avec bienveillance habituelle, lundi et mardi dernier, un groupe imposant d'anciens élèves du 96ème cours.Vingt-six ont répondu aux invitations que leur faisaient les officiers de leur classe de la part des autorités.Dans la soirée du premier jour de la réunion, Monsieur le Chanoine Alphonse Fortin, ainsi que les anciens professeurs souhaitèrent la bienvenue à ce groupe d'anciens.Au cours de la veillée, il y eut réunion plénière des confrères.Monsieur l'abbé Antonio Boulet, professeur au collège classique de Ste-Anne de la Pocatière et secrétaire de la classe, a célébré, mardi matin, à 8 heures, une messe aux intentions de tous les confrères.Le midi, tous les anciens élèves ont assisté au traditionnel banquet qui fut servi dans les réfectoires des prêtres gous la présidence d'honneur de M.le Chanoine Alphonse Fortin, supérieur.A l\u2019issu du banquet, le Rev.P.Jos.-Oct.Dion, de St-Gervais, comté de Bellechasse, s\u2019est fait l'interprète de tous ses confrères pour remercier sincèrement les autorités du collège de Ste-Anne pour la magnifique réception qu'on a bien voulu faire aux anciens.\u201cL\u2019Alma Mater, a-t-il dit, nous a reçu comme le père de I'Enfant Prodigue\u201d.Il a souligné que ce troisième Conventum du 96ème Cours avait un caractère nettement missionnaire.Les fils de Ste-Anne et tout particulièrement les missionnaires dans leur champ d\u2019apostolat reviennent très souvent au collège par la pensée.Après 19 ans d'absence, l\u2019Alma Mater s\u2019est fait un plaisir de nous accugillir pour nous permettre de nous retremper dans le foyer collégial.Nous partirons avec une affection plus durable et murie par les années de travail en mission ou dans la pays.\u201d Monsieur le Chanoine Alphonse Fortin, supérieur, a remercié les anciens de leurs bons sentiments à l\u2019égard de l\u2019Alma Mater et des professeurs qui se dévouent.Il a rappelé que c\u2019est toujours avec plaisir et avec émotion que l\u2019Alma Mater revoit ses enfants dispersés selon les circonstances et les nécessités de la vie.\u2018Votre visite à Ste- Anne, poursuit-il, prouve que vous savez reconnaître le grand bienfait dont vous avez joui, le grand bienfait des principes qui font de vous des religieux, des professionnels utiles au pays.Vous êtes revenu goûter la vie d'écolier, la vie de jadis.Ces joies renouvelées sont d'autant plus grandes et efficaces que l'expérience de la vie vous a grandi.Ces rencontres amicales donnent à vos âmes un renouveau de lumière pour continuer votre tâche d'apôtre dans le monde.En terminant, M, le Chanoine Fortin a souligné que le Collège de Ste-Anne tend à perfectionner toujours son enseignement, ses méthodes.\u201cSoyez en convaincus, dit-il, Ste-Anne veut se tenir à point pour répondre aux besoins de l\u2019heure.Votre collège veut aider la génération future à monter dans la vie et à devenir des compétences.Assistaient à ces agapes fraternelles: le Rev.P.P.-E.Legendre, o.m.i\u2026 de Montmagny; le Rev.P.Jos.-Octave Dion, P.B., de St-Gervais de Bellechasse; le Rev.P.Alphonse Dubé, P.M.E.en Mandchourie; M, l'abbé Alphonse Asselin, ptre St-Esprit; le Rev.P.Roland Brulotte, P.M.E., Montréal; l'abbé Aurèle Ouellet, St-Jeah-Baptiste, Québec; M.l'abbé J-Arthur Nadeau, de St-Alfred de Beauce; M.l\u2019abbé Antonio Pelletier, vicaire à St- Pacôme, Kamouraska; M.l\u2019abbé Antinio Boulet, professeur au collège de Ste-Anne; M.l\u2019abbé Louisilippe Garon, directeur de l\u2019Ecole d'Agriculture de Ste-Anne; M.l\u2019abbé Joseph Caron, professeur à l'Ecole d'Agriculture de Ste-Anne; MM.Jacques Verreault, journaliste à l\u2019Action Catholique, Québec; M.Paul-Emile Dutil, comptable à Montréal; M, Louis-C, O'Neil, journaliste à Sherbrooke; M.Albert Cazes, de Ste-Anne; M.Armand Poulin, de St-Georges; M.le Dr Albert Royer, de Saint- Pacôme; M.Hector Pelletier, de Québec; M.Rodrigue Côté, de Matane; M.Ernest Giasson, de Montréal; M.Henri Bélanger, de Riv.-du-Loup; M.Jules Hamel, dentiste de Québec; M.Laurent Bérubé, de St-Denis; M.Rosaire Proulx, de Québec; M.Henri Bernatchez, avocat de Québec; M.Chs- Henri Vachon, de Sillery.\u201c EMBELLISSONS NOS DEMEURES \u201d par l'abbé Gérard Bossé, ptre; Maître en Sciences - Architecte Paysagiste 0.25 franco pour un exemplaire et $2.40 la douzaine.Adresses: \u201c EMBELLISSONS NOS DEMEURES \u201d SAINT-RAYMOND, Cté de Portneuf, P.Q.CONVENTUM du 105ème COURS au COLLEGE de SAINTE-ANNE.Ste-Anne-de-la-Pocatière, (D.N.C.) Les finissants de 1936-1937 au collège de Ste- Anne de la Pocatière, se sont réunis pour la première fois à leur Alma Mater, les 28 et 29 juin dernier.À eux se sont joints plusieurs confrères qui avaient abandonné plus tôt leur cours.Venus de différents endroits de la province, et même du Canada, trente-deux confrères ont répondu à l\u2019appel des officiers.La plupart de ces anciens élèves sont arrivés à Ste-Anne de la Pocatière dans l'après-midi du samedi 28 juin, pour repartir le lendemain, 29 juin, après le diner officiel du Conventum.Les deux principales attractions de cette réunion fraternelle furent la veillée du \u201csamedi soir\u201d et le diner du dimanche midi.Samedi soir, à 9 heures, les confrères se réunirent dans la grande salle de l'infirmerie.M.l'abbé Candide Normand, secrétaire des finissants de 1936-37 présida la soirée.On règla d'abord quelques points d\u2019administration et l\u2019on procéda à l'élection de nouveaux officiers.Le nouveau conseil du 105ème cours se compose comme suit: Président: M.l'abbé Candide Normand, professeur au collège de Ste-Anne de la Pocatière; vice président: M.le Docteur Jacques Boulanger, de la Rivière-du-Loup; secrétaire: M.l'abbé Maurice Desmeules, du collège; assistant-secrétaire: M.l\u2019avocat Paul-F.Renault, de Montréal.Durant la soirée, tous les confrères ont pris la parole et ont donné un résumé de leurs activités depuis leur départ du collège.Il s\u2019est fait beaucoup d'esprit, il n'est pas besoin de le dire, il suffit pour s'en rendre compte de donner la liste de tous les membres du 105ème cours qui étaient présents à cette réunion du souvenir.Outre les nouveaux officiers qui tous étaient présents, on remarquait: MM.Louis Baillargeon, notaire de Québec; Bernardin Blanchet, avocat de Québec; Nazaire Champagne, agronome de St-Charles de aplan, comté de Bonaventure; le Rev.P.Léo Courcy, oblat du Cap de la Madeleine; Paul-Arthur Duval, notaire de Québec; Jean-Marie Gauthier, agent d'assurance de Québec; l\u2019abbé Robert Landry, du collège de Ste-Anne; Victor-Uldéric Larouche, notaire de St-Coeur de Marie à Chicoutimi; le Rev.3 juillet 1947 P.Paul Lebel, O.M.L., de Ste-Rose du Lac, Manitoba; M.Antonio Lemelin, comptable de St-Romusld; le Rev.P.Henri-Paul Morin, de Elk Point, Alberta; l'abbé Robert Painchaud, du collège de Ste-Anne de la Pocatière; Charles Pelletier, de St-Roch des Aulnaies; l'abbé Jean-Paul Roussel, du collège de Stc-Anne: le Rev.Marius Ruel, O.P., de la paroisse Notre-Dame de Grâces, Montréal; Jean-Marie Théverge, asfronome à Ste-Anne de la Pocatière; Dominique Vézina, avocat de Beauceville; Benoit Lemicux, agent d'assurance de Québec; et l'abbé Jean-Paul Boulanger, vicaire à St-Prosper; MM.Noël Lizotte, étudiant en génie forestier à Québec; Léon Sirois, commercant de Montréal; Vincent Beaupré, comptable de Québec; Ernest Sirois, commerçant de Montréal; Maurice Langlois, commer- gant d'Israéli; Gauvreau Robitaille, commerçant de Charl.sbourg; Paul Barrette, comptable de Qué bec; André Savard, du Comité Paritaire de la Construction à Québec; Léon Tremblay, marchand de St-Irenée.Monsieur le Chanoine Fortin, supérieur du collège de Ste-Anne de la Pocatière, présida le traditionnel banquet aux anciens élèves.M.l'abbé Rolund Pelletier, président honoraire de la Classe assista aussi au diner.Après le repas, le nouveau président, l'abbé Candide Normand a présenté les hommages de ses confrères au supérieur du collège.La réponse de M.le Chanoine Fortin fut chaude et vibrante.Il exhorta les anciens élèves réunis à ses côtés à continuer à se souvenir de leur Alma Mater; revenir au collège qui nous a formés est tellement agréable.Il exhorta tout particulièrement les laïcs à une action apostolique efficace.A NOS ABONNES.Nous projetons: d'abord, le déménagement de l'immeuble dans lequel le journal est imprimé depuis novembre 1941; puis, son remplacement par une construction plus spacieuse, l'ancienne ne nous permettant plus d'installer la moindre machine nouvelle, faute d'espace.Lorsque nous procéderons à ce transport de notre atelier, au complet, ce qui ne tardera pas, nous l'espérons, il est à prévoir que nous serons dans l'impossibilité de publier notre journal, cette semaine-là.Vous nous excuserez.La Direction.L'eau courante .\u2026.au robinet L'EAU COURANTE Ce modèle des plus attrayants pour puits de surface, d'opération facile et silencieuse, est de construction solide pour assurer un long service avec un minimum d'attention.D'une capacité de 375 gallons par heure, il est fourni complet avec moteur électrique /4 c.v., réservoir galvanisé de 42 gals.soupape de sûreté, interrupteur à pression et réglage automatique pour l'air.Pression de 20 à 40 livres par pouce carré, La profondeur de l'entrée de la pompe à la surface de l'eau, ne doit pas excéFer 25 pieds.© POUR LIVRAISON IMMEDIATE ÉLECTRIQUE "]
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