Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 8 juillet 1948, jeudi 8 juillet 1948
[" CE QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU FENSER A GAZETTE PATRIE - - GAMPAGNES DES 2/s Var: a \u2014 ts ; O2.ECRIRE \u2018CE QUE L'ON PENSE \u2014 - a IIA FAMILLE Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u201cAutorisée comme envoi postal de la seconde classe\u201d \u201cMinistére dos Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN Ne 32 Série II- Vol.7 \u2014 Page d'HISTOIRE REGIONALE Les terres de la GRANDE - Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, (Kamouraska) ANSE et du PORT - JOLY.par Léon ROY \u2018 La Grande-ANSE \u2018 Depuis la pointe de la rivière Quelle, à l'embouchure de cette rivière, sur le Saint-Laurent, en remontant jusqu\u2019à la pointe (du sud-ouest) de Suint-Roch-des-Aulnaies le fleuve forme une anse, de trois licues d'étendue, que nos pères ont nommée la Grande-Anse.Tout d\u2019abord la Grande-Anse désigna non seulement le territoire où devait plus tard s\u2019élever la paroisse Sainte-Anne- de-la-Pocatière, dans le comté de Kamouraska, mais aussi celui.de la future paroisse Saint-Roch-des-Aulnaies, dans le comté de l'Islet, A partir de 1720-25, cependant, la Grande-Anse ne désignait guère plus que le territoire de Ste- Anne-de-la-Pocatière, de deux lieues de front que l\u2019on nommait aussi Sainte-Anne-de-la-Grande-Anse, ou Sainte-Anne- du-Sud, afin de distinguer cette paroisse de celle de Sainte- Anme-de-Beaupré, sur la rive nord du fleuve.La seigneurie de Saint-Roch-des-Aulnaies Au début de la colonie non seulement le territoire actuel du comté de Kamouraska, mais toute l'étendue de la paroisse Saint-Roch-des-Aulnaies, dans le comté de l'Islet, étaient parfois sous le nom des Caps Mouraska \u20181}.C'est ainsi que le ler avril 1656, le gouverneur Jean de Lauzon concédait en fief et seigneurie à Nicolas Juchereau de Saint-Denys (1625-92), de Beauport, époux de Marie- Thérèse Giffard, trois lieues de front sur le Saint-Laurent, sur deux lieues de profondeur, au lieu dit Kamouraska, à commençer une lieue au dessus de la pointe du sud-ouest en montant, et deux lieues en descendant au nord-est \u2018Z); c\u2019est-à-dire: 1° une lieue au sud-ouest de la pointe du sud- ouest de Saint-Roch, au bout \u2018du lot cadastral actuel No 186, soit jusqu'à la ligne actuelle de séparation de Saint-Roch d\u2019avec Saint-Jean-Port-Joly; èt 2\" deux lieues en descendant, à partir de la dite pointe, ce qui-nous conduit dans Sainte- Anne, exactement à une demi-licue au nord-est de la ligne actuelle de séparation de cette paroisse d'avec Saint-Roch, soit à l'extrémité nord-est du lot cadastral No 360 de Sainte- Anne, eo | Telle fut doné d'abord l'étendue de la seigneurie de Saint- Denys, ainsi nommée jusqu'à ce qu'une autre seigneurie, située plus bas - celle de l\u2019Anse-Saint-Denis, dans le comté de Kamouraska - prenne définitivement ce nom.Dès lors on lui donna le nom de seigneurie de la Grande-Anse; et enfin pour la mieux distinguer de celle de la Pocatière, sa voisine, également nommée seigneurie de la Grande-Anse, on finit par désigner l'ancienne seigneurie de Saint-Denys sous le nom de: seigneurie de Saint-Roch-des-Aulnaies.\u201cUne aulnaie (ou aunaie), a écrit M, Pierre-Georges Roy, (3) est un lieu planté d'aulnes (ou d\u2019aunes).L'aune a formé les noms de lieux Aulnay, Auneuil, puis Augny, Augnot, en mouillant I'n, et enfin Launay, par la fusion de l'article avec le nom.La rivière Ferrée, qui traverse la paroisse, était bordée d\u2019aulnes\u2019\u201d.Nous avons d'ailleurs lu, maintes lfois, dans les anciens manuscrits: fief ou seigneurie des Aulnaies.Nous écrivons donc: Saint-Roch-des-Aulnaies, non des Aulnets.Le canton des Suisses fribourgeois Le 16 juillet, M.de Tracy concédait 21 arpents de terre de front, sur 40 de profondeur, à la Grande-Anse, joignant (au sud-ouest) aux terres du Sr de Saint-Denys, à sept colons d'origine suisse - 3 arpents de front à chacun - parmi lesquels Pierre Miville-dit-le-Suisse et ses deux fils, François et Jacques Miville-dit-Deschénes 4).Ce territoire.qui devait étre connu sous le nom de canton des Suisses fribour- geois, était donc censé s'étendre à partir de la limite nord-est de l'époque de la seigneurie des Aulnaies, en descendant sur 21 arpents, ou % de molle de front dans la future seigneurie de la Pocatière, ou paroisse Sainte-Anne, c'est-à-dire à partir des lote cadastraux actuels Nos 355 et 357, jusqu'aux lots Nos 307 et 308 inclusivement.Le canton des Suisses fribourgeois se serait donc trouvé immédiatement au pord- est du fief Saint-Denis-de-Sainte-Anne.On sait cependant = que les choses n'allèrent pas plus loin.Seuls les frères François Miville et Jacques Miville-dit-Deschines se son établis à la Pocatiére, mais beaucoup plus tard, et d'ailleurs sur | des terres situées hors du canton des Sui*ses fribourgeois.Acte de foy et hommage du premier seigneur des Aulnaies Le 9 décembre 1667, Nicolas Juchereau, sieur de Saint- Denys, rendait acte de foy et hommage pour un fief à lui appartenant au lieu dit Kannissigit par les Sauvages et par les Français la Grandc-Anse, da côté du sud, consistant en trois lielies de terre de front, laquelle étendue de terre anpartient par titre de concession qu'il n'auroit obtenu de M.de Lauzon, en date du ler nvril 1656, ratifié par MM.de l'Ancienne Compagnir.le 19 janvier 1663 (Cf: Fois et hommages, régime français, cahier I, f.172, et cahier d'intendance No 2, concessions en fiefs, f.666 12).L'arrière-fief POLLET .Lz 29 novembre 1669, Francois Pollet sieur de la Combe, Capitaine dans le,régiment de Carignan, fils de feu François Pollet, Sr de la Poratière et de feue Catherine de Roussin, de la paroisse de Chelieu, marquizac de Verien, evesché de Grenoble (bourg de Chelieu, archevêché de Vienne, en Danphiné (5), épousait à Québec, Marie-Anne Juchereau, fille de Nicolas Juchereau de Saint-Denys (seigneur des Aulnaies) et de Marie-(Thérèse) Giffard, de Beauport.Le 18 septembre 1670 (yr.Rageot), Nicolas Juchereau de Saint-Denys, cy-devant conseiller au Conseil Souverain, demeurant à Beauport, retrocédait à François Pollet écuyer, sieur de la Combe Povatière, capitaine réformé au régiment de Carignan (son gendro), une demye lieue de terre de front, sur deux lieues de profondeur, dans les terres faisant partye du fiet et terres de la Grunde-Anse (seigneurie des Aulnaies).joignant d'un costé, vers Tadoussac, aux terres non concédées, et d'autres costé, vers Québec, le dit sieur de Saint-Denys, dont il est déjà cn possession (6).La description qui précède permet, croyons-nous, de situer cet arrière-fief à l\u2019extrémité nord-est (de l'époque) de la seigneurie de Saint-Denys, ou des Aulnaies, l\u2019arrière-fief Pollek joignant d'un costé, vers Tadoussac, aux terres non concédées au fief de la Pocatière, qui fut concédé deux ans plus tard) et d'autre conté, vers Québec, (joignant au reste de la seigneurie des Aulnaics, appartenant) au sieur de Saint-Denys.(1) On écrira encore longtemps: \u2018Caps Mouraska* (Cf; gr.Chambalon, 24 janvier 1697).Duns ses Mémoires, M.de la Pause écrit: \"En 1755, un bâtiment de Bayonne vint au Cap Mouraska faire la pêche à la baleine, dans les mois de juin, juillet et août.11 fit pendant ce temps 500, barriques d'huile; 250 lui sauvaient son armement.En 1756, il y yint deux autres navires de Bayonne et les contestations qui s'élevèrent entre les deux bâtiments empéché- rent le sucés de cet armement.Le temps se passa à disputer.Depuis le cap Mouraska jusqu'à l'Ile Verte, la pêche du hareng et de la sardine scrait très abondante.\u201d t2) Cf: Concession en fief et seigneurie, vol.IT (19271.p- 38, par Plerre-Georges Roy (3) Cf: Plerre-Georges Roy.Les noms géographiques de la province de Québec (1906), p.13.(4) CI: Bulletin des Recherches Historiques, p.233 et 234.15) Cf: Contrat de mariage, 28 novembre 1669 (gr.Becquet).François Pollet de la Combe-Foratière avait été maréchal des lo- gia ap régiment de Carignan, et capitaine des troupes au Canada, en 1868\u2019 Cf: Le régiment de Carignan (1925), p.89, par MM.Regis Roy et Gérard Malichelonse.® Cf: Concession en fief et seigneurie, vol.I! 11927), p.218 par Pierre-Georges Royvol, XX, 1814, \u2018 (A suivre) PAGE d'HISTOIRE REGIONALE me Nous commençons ci-contre la publication de l'ouvrage de M.Léon Roy, \u201cLes Terres de la Grande-Anse et du Poit- Joli\", Nous nous faisons honneur en plaçant en page de rédaction la première tranche d'un Kvre unique -\u2014et inespéré\u2014 - sur notre paroisse.\u201cInespéré\u201d cerivons-nous.En cffet, M.Roy ne connaît guère Ste-Anne de la Pocatière comme nous avons l'habitude de connaître une paroisse; il n\u2019y est venu que très peu.Mnis id sait par * cneur la paroisse de In \u2018\u201cGrande Anse de 1681-1692-1709- 1723-1738 cte., ete.\u2018C'est as- assez étrange!\u201d penscrez-vous.Etrange, en effet, mais vou.M.Roy étant archiviste, il a l'habitude docs vieux papiers.Les nôtres l'ayant intéresse, il les n disséqués, ct en a disposé In substance en un ouvrage imposant qu'il nous offre sur un plateau d'argent \u2014sans allusion a la Gazette des Campagnes, 8.v.pl\u2014 pour sa seule satisfaction de chercheur et d'historicin des vieilles du Québec, H y aura donc chaque semai- une \u201cpage d'histoire régionale\u201d dont celle-ci est la première.Nous espérons que nus lecteurs apprécieront cette aubaine, comme nous-même, nous l'apprécions: un cndeau historique aussi inexpéré que précieux.L- , Fortin.Aux ABONNES .0.La semaine dernière la \u201cGazette des Campagnes\u201d n'a pas paru, à raison d'imprévus: nbsences répétées de son directeur, fête légale et maladie de l\u2019un des typ»graphes.Les atcliers d'imprimerie ferrffent leurs portes pour une dizaine de jours en juillet, et ceux qui impriment un journal prennent congé.Nous devions vous avertir que nous ne publierions pas le numéro du 22 juillet.Les circonstances en ont décidé autrement, contre notre volonté.Le journal neg prendra donc plus son congé, \u2014ce qui est fait; il paraîtra donc régulièrement.La Direction. 2 \u2018 GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouraska).8 juillet 1948 Congrès de la Corporation des agronomes à Granby.\u201cLe thème du congrès qui s'achève fut, comme vous le savez: \u2018Les sois de la province db Québec\u201d, L'étude d'une question de cette importance nous ramène tout naturellement à l'idée d'un plan agricole conçu pour coordonner le travail de l'organisateur agricole, les efforts des travailleurs des champs et les recherches de l'homme de: science, Le thème du sol nous y ramène à cause du vaste domaine qu'embrasse la science des sols et des multiples aspects du problème qu'elle touche.\u201d C'est par ces paroles que commençait le discours prononcé à la clôture du septième congrès de la Corporation des Agronomes par le président général, M.Georges Gauthier, mardi, le 29 juin, devant les invités d'honneur et les congressistes, au sous-sol de l'église St-Eugène-de-Granby où eut lieu le banquet.Tel était le sens de ces importantes assises: continuer l'élaboration d\u2019un plan agricole aÿant pour objectif de coordonner les efforts, peser les exigences de l'agriculture québécoise, saisir les occasions d'entreprendre de nouvelles recherches tout en épargnant le personnel et les capitaux.Ce congrès a réuni quelques centaines d'agronomes des divers coins de la province, dans la coquette ville de Granby.Ceux qui ont dirigé, l'an dernier, la Corporation des Agronomes ont tous été réélus à leur poste.Ce sont: le président général, M.Georges Gauthier, chef de la Division de la Protection des Plantes au ministère de l'Agriculture; le ler vice-président, M.Nolasque April, directeur de l'Ecole d'Agriculture de Ste- Martine; le 2ème vice-président, M.Gustave Toupin, professeur à l'Institut agricole d'Oka.M.Henri-C.Bois, gérant général de la Coopérative Fédérée et ancien président de la Corporation, demeure syndic- Le comité d'appel élu par l'assemblée se compose, comme l'an dernier, de MM.Stéphane Boily, directeur provincial du Rétablissement agricole des Vétérans, Elzéar Campagna, professeur à l'Ecole d'Agriculture de Ste-Anne-de- la-Pocatiére, et J.-A.Proulx, de l'Office provincial du Crédit Agricole.Le vérificateur des livres de la Corporation est M.Raymond Houde, du Service de l'impôt à la Coopérative Fédérée.Résolutions adoptées.Plusieurs résolutions importantes furent adoptées relativement à la question des sols, à l'agriculture québécoise en général ou aux intérêts des membres de la corporation.Nous les donnerons dans un prochain numéro.Chaleureuse réception.À plusieurs reprises les organisateurs du congrès et les quelques cents agronomes qui y ont assisté avec leurs épouses ont loué la façon dont la ville, le conseil municipal et les citoyens de Granby les ont accueilli; son Honneur le maire Boivip a tenu à diriger lui-même, lundi soir, les visiteurs à travers la cité, ses nombreux parcs, son jardin zoologique et ses environs.Il a présidé ensuite une magnifique réception à l\u2019Hôtel-deville, en compagnie de tous les échevins de la cité.On a remis les clefs de la ville au président de la Corporation, et tous les congressistes furent invités à signer le Livre d'Or.Le banquet.Les invités d'honneur étaient M- Horace Boivin, maire de Granby, l\u2019Honorable Laurent Barré, ministre de l'Agriculture, M.Adélard Godbout, chef de l'Opposition provinciale, M.l\u2019Abbé Télesphore.Dubuc, curé de St-Eugène, et représentant de son Excellence Mgr l\u2019évêque de St-Hyacinthe, M.J.-À, Pinsonneault, président de la Coopérative Fédérée, M.Sinclair, président de l\u2019Institut agri- cols du Canada, M.Omer Deslauriers, président de la Coopérative de Granby, M.L.-de-G.Fortin, de l'Ecole d'Agriculture de Ste-Anne-de-la-Poca- tière, M.le Chanoine Armand Malouin, directeur de l'Ecole Noé Ponton, aumonier de l'U.C.C,, de Sherbrooke, M- Jean-Baptiste Lamoine, vice-président général de l\u2019U.C.C., M.Marcel Boivin, député de Shefford.; M.l\u2019abbé Dubuc Au nom de Mgr Douville, évêque de St-Hyacin- the, M.l'abbé Dubuc a parlé du sens chrétien de la devise des agronomes: \u201cservir,\u201d et rappelé ce que disait Son Eminence le Cardinal Villeneuve sur \u2018la noblesse de leur profession.I a ensuite exprimé un double désir de Son Excellenco eMer Douville, demandant au corps agronomique de faire en sorte que le programme d'enseignement agricole soit soumis en toute confiance pratique au Conseil de l'instruction publique pour ce qui regardé son orientation chrétienne, et d'étudier avec sympathie le mouvement de l\u2019Union Catholique des fermières afin de lui accorder le meilleur appui.Grande fête d\u2019anciens au collège de Ste-Anne.Sainte-Anne-de-la-Pocatiére (D.N.C.) Les anciens élèves du Collège de Ste-Anne-de-la- Pocatière se sont réunis nombreux hier, le ler L'hon.Barré Le ministre de l'Agriculture a répété, au nom des cultivateurs, que l\u2019agriculture québécoise a besoin des agronomes- \u201cLe cultivateur, dit-il, doit être avant tout un travailleur acherné, qui n\u2019a pas plus le temps de faire des recherches que l\u2019agronome n\u2019a le temps de cultiver la terre après avoir accompli sa tâche quotidienne.Le cultivateur recon- nait le besoin urgent de recherche sur les sols et tout ce qui en dépend.Il reconnait que tout évolue; qu\u2019en agriculture, on progresse ou bien on recule, il n\u2019y a pas de stagnation possible,\u201d Le ministre a ensuite recommandé aux agronomes d\u2019insister auprès du cultivateur pour qu\u2019il finance lui-même ses institutions coopératives.Une coo- péraiive ne peut prospérer qu\u2019avec une mise de fonds convenable; elle ne peut pas se fier toujours sur le crédit ni sur le gouvernement, Le ministre a, encore une fois, insisté sur une idée qui lüi est chère, la spécialisation de l\u2019agriculture.On ne peut pas demander au cultivateur d\u2019aujourd'hüi de cultiver sur sa ferme tout ce qu'il lui faut pour vivre, Une saine économie demande qu\u2019on divise la provinca en régions où se pratiquent les cultures les plus adaptées aux conditions géographiques.En terminant, l\u2019hon.Barré a remercié les agronomes pour les services qu'ils rendent à l'agriculture.\u201cIl n'est ni nécessaire ni souhaitable qu'ils soient tous au- service du gouvernement.C\u2019est aux cultivateurs de prendre les mesures voulues pour les prendre directement à leur service comme ils le font déjà avec leurs coopératives.Incidemment, en réponse au Maire de Granby, M.Barré a dit qu'il ne favoriserait pas un projet d'Ecole d'Agriculture à Granby même, mais plutôt dans un centre agricole de cette région- L'hon.Godbout L'hon, Adélard Godbout s'est, dit heureux d\u2019assister aux agapes de ses confrères les agronomes.Louant la beauté de la profession agronomique, la sienne, il a insisté sur la foi que l'agronome doit avoir envers la sdience agricole et l'humilité du chercheur; car, la science évoque plus le travail de recherche que les réalisations.La clef du succès, c'est l'attachement le plus profond au sol.MM.Sinclair et Deslauriers ont aussi adressé la parole.Ce dernier a cité en exemple la belle réussite de la Coopérative qu'il dirige, le fruit de la coopération entière des cultivateurs de la région et des agronomes qui les ont aidés.\u201cLa devise des agronomes est de servir.Nous leur demandons de servir encore, comme ils l'ont fait dans le passé, et de servir même ceux qui ne veulent pas être servis.\u201d Travaux présentés par nos concitoyens.Lors de ce congrès, nombre de communications d\u2019un caractère technique furent présentées lors des séances d'étude.Ces travaux ont été préparés sous la direction de M.Auguste Scott, professeur à l'Ecole Supérieure d'Agriculture et président de la Corporation des Agronomes de la Pocatiére.Plusieurs de nos concitoyens y firent excellente figure: M.Lucien Choinière, chef du Laboratoire des Sols à Ste-Anne, qui fit l'historique de \u201cL'organisation provinciale de l'étude des sols\u201d; M.Auguste Mailloux, qui traite de \u201cla Formation des Sols\u201d; M.Léonard Laplante, également du Service des Sols, a Ste-Anne, qui parla de \u201cla Constitution physique des Sols\u201d; M.Roger Baril, du Min.Fédéral de l'Agriculture, qui exposa une \u201cEtude des sols du Québec\u201d et M, Albert Alarie, qui fit \u201cLa biologie des sols\u201d.Sur douze communications présentées, six le furent par des agronomes travaillant à Ste-Anne, sous la direction de M.Scott, et deux autres par des anciens élèves de l\u2019École \u2014 M.Ulric Jean (1914) et Albert Rioux (1927) \u2014.Nous sommes particulièrement heureux de constater que dans cette étude fondamentale agricole, les sols, la voix du bon vieux Bas-de-Québec se soit fait entendre dans des communications remarquables par la forme comme par le fond.Tous les titulaires ont subi avec avantage le feu de barrage de questions qui ne manque pas d'être pointé vers \u2018eux au tours de séances très vivantes, Nos félicitations, non seulement à nos çonci- toyens, mais aux autres agronomes, MM.Bruno Landry, Ths-Eug.Boivin, Eugène Boivin, et Dionis Damphousese, qui ont fait honneur à leur profession au cours de ces assises.juillet, à leur Alma Mater pour assister à l'assemblée de l'Union Amicale.Ce fut une véritable journée de reconnaissance et une journée du souvenir.Un bon nombre d'anciens ont répondu avec enthousiasme à l'appel de M.le Chanoine Fortin, supérieur de l'Institution.L\u2019Hon.Onésime Gagnon, trésorier provincial et président de l\u2019Amicale, y assistait, L'Union Amicale de Notre-Dame Auxiliatricé, fondée à Ste-Anne par M.l'abbé C.-Alyre Collet, alors directeur des élèves, comptait le 23 juin dernier 58 ans d\u2019existence- C'est l'une des plus anciennes établies dans nos institutions enseignantes.Elle a pour but de grouper les anciens élèves et de prélever des fonds qui servent à créer des bourses pour l'instruction de fils d'anciens élèves.\u2018Banquei Dès neuf heures du matin, les amicalistes envahissaient leur Alma Mater et rencontraient plusieurs de leurs professeurs et confrères de classe.A 12.30, un grand banquet fut servi au réfectoire du collège.Les anciens élèves coudoient leurs maîtres et leurs professeurs: la gaieté et l\u2019appétit ne font pas défaut; au menu qui a gardé la saveur de ceux de jadis, les Révérendes Soeurs de la Ste- Famille ont eu la délicatesse d'ajouter des douceurs ignorées du passé.A la table d'honneur, on pouvait remarquer: M.le Chanoine Alphonse Fortin, supérieur; Mg Auguste Boulet; Mgr Wilfrid Lebon, P.D.; M l\u2019abbé Aurèle Hudon curé de Sainte-Anne; M.le Notaire L.-A.Dupuis, de Ste-Anne; l'abbé Ernest Proulx, de St-Eleuthère; M.le Chanoine F- Blanchet, de Québec; M.le Dr Cliche, de la Beauce; l'abbé S.Chénard; le Rév.P.Tardif, de Chicago; M.Wenceslas Lévesque; M.Napoléon Langelier, de Montréal; M.Léon Ouellet, industriel, de Ri- vière-du-Loup; Me Eugène Marquis, député de Kamouraska aux Communes; Me L.-P.Lizotte, député du Comté de Kamouraska au provincial; l\u2019abbé Marius Paré; M.l'abbé V.Boucher, curé de Lauzon; l'abbé Gilbert Dupuis, curé de Jacques- Cartier, Québec; René Paré, de Montréal; le Notaire Baillargeon, de Québec; l\u2019abbé Origène Boulanger, du collège, etc, etc.Après le diner, les amicalistes visitèrent la montagne du collège, les cours de récréation.A trois heures, tous se rendirent en la salle des promotions pour la réunion générale.M.le Chanoine Alphonse Fortin, supérieur, souhaita la bienvenue à tous les anciens élèves et montra que le collège de Ste-Anne trouve un réconfort en ses anciens pour continuer l'oeuvre des fondateurs de l'institution.\u201cLa vie actuelle des élèves, dit M.le Chanoine Fortin, peut vous paraître bien changée, mais nous avons conservé les vertus morales et religieuses qui vous ont fait ce que vous êtes.L'âme des fondateurs continue, par ses professeurs actuels, la tâche, le zèle chrétien, afin de former les générations d'élèves qui rendront service à la société.En retour, M.le Chanoine Fortin demanda aux anciens l'appui loyal de leur parole et leur collaboration afin que.l\u2019Alma Mater soit plus puissante.M.le Supérieur souligne, en ter- minan:, la publication de l'Histoire du Collège de Ste-Anne par Mgr W.Lebon et félicite les anciens qui ont obtenu des honneurs au cours de l\u2019année.M.l'abbé Origène Boulanger, secrétaire, a donné lecture des activités de la Société et mentionne que l\u2019Union Amicale est maintenant confié aux étudiants du collège pour la rédaction et l'administration.On suggère d\u2019en changer le nom afin qu'il n'y ait pas d\u2019ambiguité.Pour choisir ce nouveau nom, un referendum sera tenu à l\u2019automne et les anciens pourront y faire leurs suggestions- On discute ensuite de la date la plus favorable pour tenir la réunion de l\u2019Union Amicale.Les amicalistes eurent le plaisir d\u2019entendre ensuite la voix d'un juge: 1'Hon.J.Bilodeau, M.Bilodeau, au nom des anciens, a montré combien tous sont heureux de revenir a leur Alma Mater.M.Bilodeau a déclaré que les anciens ont gardé l\u2019amour du collège avec une pensée de reconnaissance, parce que nos professeurs ont si bien orienté nos vies et nous ont donné l'esprit de travail, de sacrifice.À la voix du juge, succéda la voix de la Législature par Me Eugène Marquis, député de Kamouraska aux unes.M.Marquis a redit une fois de plus que Ste-Anne-de-la-Pocatière est un foyer de culture par son collège classique, son Ecole Supérieure d'Agriculture, son Ecole Supérieure des Pêcheries et sa Ferme Expérimentale Fédérale.C'est une oeuvre de vie nationale et agricole qui s\u2019élabore à Ste-Anne-de-la-Pocatière.H a rendu hommage aux professeurs de Ste-Anne qui se dévouent tant pour inculquer aux jeunes une formation solide et chrétienne.Mgr Wilfrid Lebon, P.D., dit quelques mots pour souligner que l\u2019Amicale avait été fondée en 1891 par M.l'abbé A.Collet et que Mgr Auguste Boulet avait été l\u2019un des promoteurs.Ste-Anne peut revendiquer à juste titre d\u2019avoir été la première institution à établir une Amicale. 8 juillet 1948 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne,: (Kamouraska).3 Encore M.Béncs.Lorsque nous avons parlé, il y a quelques temps, de M.Bénès, le sauveur \u201cdémissionnaire\u201d de la Tchéco-Slovaquie, nous ignorions qu'il fut israélite.Or, il semble bien que, comme son congénère de France, M- Léon Blum, il ait eu, lui aussi, \u201cle Bénie de l'erreur\u201d.En soi, il importe peu qu\u2019on soit de race israélite ou autre, en tant qu'homme, Mais politiquement, on peut se demander si un homme qui n'a, partout ailleurs qu'en Palestine, qu'une patrie d'adoption, n'est pas tenté de laisser s\u2019embrouiller bien de petites affaires.En tous cas, M.Blum a toujours paru un assez curieux de Français; et M.Bénès, un Tchèque dont la publicité a assurément dépassé les mérites.Au Canada, dans l'affaire d'espionnage russe.le seul député qui y ait trempé les mains a été un israélite\u2026 qui préférait Moscou et Jérusalem à Ottawa.Et pourtant, est-ce que le pays, de bas en.haut, ne lui avait pas assez fait confiance?-.L\u2019antisémitisme est une chose.Le gogoisme une autre.Il doit y avoir place pour le sens commun, entre ces deux extrêmes.Et ce n'est pas M.Bénès qui pourrait servir d'exemple.L GF Staline vs Tito Il est bien tôt pour pouvoir dire si Staline et Tito, qui se querellent, jouent ou ne jouent pas une comédie destinée à permettre aux troupes russes d'aller \u201cprotéger\u201d la démocratie yougo-slave que Tito semble ne plus avoir bien en main.On finira par le savoir.Nous avons déjà dit que Tito disparaitrait a son tour, lorsque devenu inutile.Tant qu\u2019il sera là, malgré tous les tours que ces messieurs de Moscou ont leur sac pour provoquer une mort naturelle, il faudra bien croire que Tito est dans la combine de Moscou.Et ça ne serait pas la première fois que les communistes se moquent du monde entier, et avec succès! \u2019 LG.F.Nos compatriotes et les arts.On ne voit pas souvent une dame et son époux faire partie de la même\u2019société d\u2019Opéra.Clest cependant ce qui arrive à Mme Pierrette Alarie, soprano, et à son mari, M.Léopold Simonneau, qui font tous deux- partie de l'Opéra Metropolitan de New-York, de l\u2019Opéra et de l\u2019Opéra-Comique de Paris.Avant eux, il y a eu Albani, Mercier, Plamondon, etc, qui ont brillé, comme des étoiles solitaires, mais non pas comme le font nos con: temporains M.et Mme Simonneau, Raoul Jobin, et plusieurs autres, alors que toute une pléiade de jeunes sont prêts à la relève, lorsqu'ils voudront se reposer, \u2014 ce qui peut tarder, car ils sont encore jeunes.Des écoles de musique de tout premier plan sont surgies au Canada français, avec des pro- {-sseurs de chez-nous aidés de spécialistes venus de France, de Belgique, etc; nos jeunes vont dans les écoles américaines dont on connait également la haute tenue, Enfin, c\u2019est la semence artistique qui lève, Nous avons nos virtuoses du violon, du piano, des instruments à vent, nos conducteurs réputés, ici et à l'étranger, et plusieurs compositeurs connaissant bien un métier qu\u2019ils mettent au service d\u2019une haute inspiration.La nomenclature seule prendrait trop d'espace.La ville de Montréal s'enorgueillit d'un orchestre capable de rivaliser, à la radio et au concert, avec les grands groupements américains, ou canadiens, ce qui con:ribue énormément à la formation d\u2019une élite musicale chez-nous, Même dans nos centres ruraux, de nos \u2018concitoyens et concitoyennes peuvent donner, au récital ou au concert, des oeuvres des grands maîtres et ne trahir ni l\u2019art sur lequel ces génies se sont penchés, ni les chefs d'ocuvres qu'ils nous ont laissés, C\u2019est le bon blé qui lève.au champ des belles harmonies.L.G.F.Le coin du Râpeux Un témoignage Le chat joue avec les souris.Par le temps qui court, M.Godbout s'évertue encore à dire partout qu'on exagère, à propos du communisme.Aveuglement ou mauvaise foi?Hormis que ce soient les deux ensemble.Comme les agences de presse nous l'ont appris, M, Bénès, premier ministre de la Tchécoslovaquie vient d'être mis à pied, par le nouveau gouvernement communiste de ce pays qui s\u2019est emparé du pouvoir par la force.M.Bénès disait comme M.Godbout et croyait à la collaboration des communistes de \u2018son pays.Comme résultat, ces messieurs de Moscou ont évincé M.Bénès qui sera obligé de quitter son pays bientôt, c'est-à-dire de s'expatrier, comme beaucoup d\u2019autres.Nombre d'agronomes, confrères de M.Godbout, auraient la même opinion que nous, dit-on.En voilà une preuve, entre plusieurs, disons ce qu\u2019é- erit, dans la \u201cGazette des Campagnes\", son directeur, M.Ls-de-Gonzague Fortin, agronome et distingué professeur à l\u2019Ecole d'agriculture de Ste- Anne de la Pocatiére.Sous le titre de \u201cM.Bénés démissionne.\u201d M.Fortin écrit très sensément ce qui suit: CONFIEZ VOS TRAVAUX D'IMPRESSION à FORTIN & FILS = IMPRIMEURS - NE-de-la-POCATIERE REE ee Dab) \u201cCe pauvre monsieur Bénès! | aura été ce qu'on appelle là-bas, un de ces \u2018\u201cniais utiles\u201d une de ces bornes poires dont ce servent les communistes.quand elles sont joteuses., \u201cLa tactique consiste à s'attirer des dévouements, des sympathies, et surtout de l'aide pour écarter du gouvernement d'un pays les éléments \u201créactionnaires\u201d; puis, ces bons fruits ayant donné tout ce qu\u2019ils pouvaient produire, on les jette de côté; une pelure, un déohet!.\u201cM.Bénès, qui avait tout ce qu'il fallait pour lutter contre \u201cla réaction\u201d, a fait le jeu communiste, et a consommé la perte de la Tchécoslovaquie, tout en s'en faisant passer\u2018 dans le monde entier\u2014 grâce à une propagande bien menée\u2014 pour son sauveur.\u201cM.Sénès avait, durant la guerre, la meilleure presse du monde.\u2026 mais a-t-il bien compris au juste le rôle qu'il tenait?\u201cMoscou semble avoir joué avec lui comme un chat joue avec une souris\u2026 \u201cQuand on est aouris, on ne devrait jamais jouer avec les chats.M Bénès ne l\u2019a pas compris \u201cAu Canada, est-ce qu'on Je comprend bien mieux!\u201d Et voilà comment la pensée de M.Godbout est bien loin de celle de la plupart de ses confrères agronomes et de plusieurs de ses partisans qui ne se génent pas pour le dire à qui veut l'entendre.Comme quoi un chef de l'opposition qui s'entête à ne pas exprimer, dans ses paroles et dans ses actes, ce que pense, en matière de communisme, la majorité de son peuple, peut glisser dangercu- sement dans l'aberration et vers le précipice de la défaite qui s'approche à grands pas.Tiburce Le Räpeux \u201cLe Temps\u201d, » juillet 45.N.D.L.R.\u2014Cet article de Tiburce le Râpeux a pour caractéristique principale, évidemment, d'être râpeux.En soi, il ne mériterait pas la moindre attention, car ce que j'ai écrit et que vous venez de lire n'a pas la moindru relation Avec M.Godbout ou M.Duplessis, auxquels je n\u2019ai pas pensé en écrivant ce que vous avez lu plus haut.Je l'aurais certainement oublié profondément s'il n\u2019y avait pas la circonstance aggravante qu'il à été inclus dans une édition du \u201cTemps\u201d, celle du 2 juiliet, dont on a tiré tant d'exemplaires qu'on a jugé à propos d'en déposer trois numéros dans ma propre case postale.C\u2019est donc dire à quelle notoriété atteindra ce que Tiburce appelle \u201cun témoignage\u201d et qui ne témoigne rien du tout.Mais it y a plus: Tiburce me fait donc intervenir, malgré moi, dans la politique provinciale, chose que j'ai évitée scrupuleusement depuis toujours, et particulièrement depuis que je publie un journal.Que dans le passé, j'aie exposé des vues que n'entretenait pas M.Godbout,\u2014ni même M.Duplessie\u2014c'est bien probable.Ces choses arrivent à quiconque pense par lui-même et ne consulte pas toujours un maître.Ou reste, toute la collection du journal attestera que j'ai toujours respecté les personnalités et les susceptibilités politiques.Ce n\u2019est pas une raison, tout de même, pour accepter qu'un quelconque valet de plume me fasse prétendre ce qui lui passe par la tête, et qui est positivement invraisemblable.Ça m'\u2019oblige donc à dire que lorsque j'ai écrit sur M.Bénés, ce Juif tortilleux et maladroit, je n'ai pas plus songé A M.Godbout \u2014qu'on veut accuser de filrter avec le communime\u2014qu'a M.Duplessis qu'on accuse aussi d\u2019être l\u2019unique sauveur anti-communiste du Québec, ce Qui est proprement idiot.J'ai passé l'âge de croire à ces balivernes qui ne font que transformer la démocratie en démagogie, et les élections en coupe-gorge; et je ne radote pas encore assez pour en écrire de cette taille.Comme je n'ai jamais demandé ni reçu d'aucun gouvernement le moindre secours pour la publication de mon journal, j'ai bien le droit d'exiger que les politiciens me laissent bien tranquille chez-moi, à mon honnête métier.Et je dis, de plus, à ces messieurs des journaux de parti qu'à la \u2018Gazette des Campagnes\u201d on tient fort à conserver de bonnes moeurs intellectuelles.Publiquement, je n\u2019ai jamais pris position pour ou contre tel parti.Je n\u2019ai aucun fil à la patte.La seule fois, à ma souvenance, que je suis intervenu, ç'a été pour couper le cou à une calomnie de la dernière qualité.En ce cas, je ne vois quère qui pourra m'arrêter de parter Quant au reste, je laisse aux politiciens et à teurs valets à gages de s'enferrer comme lis le voudront: ça les diminue, j'en conviens, mais ça les regarde.: Tout de même, que je consente à comparer M.Godbout à M.Ménès, que je reste muet lorsqu'on me le fait passer comme un communisant, voilà qui est inacceptable.De même façon, on ne me fera jamais comparer M.Duplessis à autre chose qu'à un autre bon Canadien.Mais, nom de nom, pourquoi cet honnête premier ministre endure-t-il ces Tiburces et leurs râpes maladroites à son service?Et pourquoi, autel, m'a-t-on tiré de ma si précieuse tranquilité, et d\u2019une façon aussi dénuée d'élégance?Franchement, je n\u2019arrive pas à comprendre.LG.F. 0 GAZETTE des CAMPAGNES, - t Sainte-Anne, (Kamouraska).8 juillet 1948 TA VERE Race Bourse POMUEE Es suCN QE TA NTSS BURCAL DU SECRETARIAT MUSSTERE DEL ARCULTURE QUEBE LOC Entre \u201c d'animaux \u201cCanadiens\u201d Eleveurs DE CHEVAU DES ELE CANADIENS \u2014 BUALAU DU SECHE TARIAT MéeSTÉRE DE L'AMPCUTURE QUÉBEC.PR Alexandre Fournier, Montmagny, Président.Napoléon Sansoucy, St-Ours, V.-prés.Maurice Bernier, ncour, Nicolet.J.-A.Leblanc, Stornoway, Frontenac.M.M.M.M.Marc Leclere, Min.de l'Agr., Secrétaire.\u2018\u2019L'amélioration d'une race de bétail est une entreprise de longue haleine; je dois féliciter votre société de l'orientation qu'elle donne à son programme d'action, car je crois dans l'avenir des animaux de race Canadienne.\u201d (Hon.L.Barré, à Deschambault, 13 août 1946) M.Jos.Hébert, Bécancour, Nicolet, Président.M.Rosario Pelletier, M.S.A., Ste-Anne, V.-prés.M.Ernest Sylvestre, St-Hyacinthe.M.L.-P.Villemaire, Ste-Julienne, Montcalm.Mare Leclerc, Min- de l'Âgr., Secrétaire.ENSEIGNE DU CHEMIN PANNEAU- Monsieur, Les membres du comité exécutif de la Société des éleveurs de bovins Canadiensréunis en assemblée le 5 mai dernier, ont approuvé le projet de la fabrication d'une \u2018\u2019enseigne du chemin\u201d, en faveur des éleveurs qui exploitent la race bovine Canadienne.Les éleveurs ont déjà pris connaissance de deux avis, parus dans le journal \u201cGazette des Campagnes\u201d, concernant la réalisation de ce nouveau projet.(Nous ne tiendrons pas compte des réponses reçues précédemment).Voici les taux de la Compagnie St- Thomas Steel Products Ltd: RECLAME Prix l'unité l\u2019anneau-réclame (par quantité de 100).-$4.50 l\u2019anneau-réclame (par quantité de 150) $3.90 Support .$1.75 Coût d'expédition (approximatif) $0.75 Taxe 8c Note: Le nom de l'éleveur sera inscrit sur le panneau-réclame et non celui du nom de \u2018FERME\u2019 et le panneau-réclame sera expédié C.O.D.à l'éleveur.Le cliché ci-dessous vous donne déjà l'apparence de quelque chose de très bien.Imaginez ce que sera l'enseigne du chemin quand les gouleurs y apparaîtront.N'aimeriez-vous pas désigner votre ferme à l\u2019attention des voyageurs + par une de ces enseignes?DESCRIPTION DU PANNEAU-RECLAME 1 - Le panneau-réclame est fabriqué en acier.2 - Le dessin sera cuit sur l'acier.3 - Les dimensions sont de 20 pcs de largeur par 22 pcs de hauteur.4 - Le fond du tableau sera de couleur blanche.5 - La feuille d'érable sera de couleur verte.Ge La tête de la vache de couleur naturelle, c\u2019est-à-dire, d\u2019un beau brun foncé.7 - Les écritures comme suit: a) \u201cBovins Canadiens\u201d de couleur noire.b) L'inscription du nom de l'éleveur, de couleur rouge.La Société demande votre commande en réponse à cette circulaire.Nous avons besoin de connaître votre décision d'ici UNE SEMAINE et nous comptons sur votre collaboration.NOTE: Si nous donnons une commande de 150 \u201censeignes du chemin\u201d & la compagnie, le coût total par enseigne serait donc approxi mativement $6.91.PANNEAU - RECLAME Veuillez remplir le questionnaire suivant et le retourner immédiatement à: , - M.Marc Leclerc, Ministère de l'Agriculture, Québec, P.Q.* Indiquer d\u2019un \u201cX\u201d\u2019 votre décision: Veuillez me faire parvenir un panneau-récla- me aux conditions cihaut mentionnées \u2014\u2014\u2014 Je ne suis pas intéressé à me procurer un pan- neau-réclpme\u2014\u2014\u2014\u2014.Nom a inscrire sur le panneau-réclame.Marc Leclerc, secrétaire.co \u201cLes Eleveurs de bovins Canadiens accepteront-ils L'ENSEIGNE du CHEMIN (Dernière communication à ce sujet) Monsieur, Un des projets à réaliser cetle année, à la Société des Eleveurs de bovins Canadiens, est celui de la fabrication d'un panncau-réclame.J'ai déjà annoncé dans ce journal que le coût d'achat serait de $6.91, à la condition de donne- à la compagnie une commande de 150 \u201cEnseignes du chemin\u201d.Il y a dans la province environ 800 éleveurs intéressés à la race bovine Canadienne.Sur ce nombre, 300 à 350 éleveurs paient une cotisation de $2.00 à leur Société.Il me semble qu\u2019il devrait y avoir moyen d'obtenir au moins 150 commandes pour l'Enseigne du chemin.Loue Si la Société ne reçoit pas encore une cinquantaine de commandes, après les démarches et le travail fait pour la réalisation de ce projet, nous serons dans l'obligation de l\u2019abandonner.Présentement, la Société a fait tout ce qu'elle avait à faire.Il reste donc à l'éleveur de se prononcer en faveur ou contre l'achat de l'Enseigne du chemin C'est ce que la Société désire connaître dans le plus court délai possible, Veuillez donc avoir l'obligeance de répondre OUI ou NON au questionnaire que vous avez reçu il y a quelques jours.Votre tout dévoue, Mare Leclerc, secrétaire.CHEZ LES ELEVEURS DE BOVINS CANADIENS Lettre circulaire aux éleveurs du district No-4- \u201cCercle de la Chaudière\u201d.Comprenant les comtés de: Beauce, Frontenac, Mégantic et Wolfe.Québec le ler juillet 1948.Monsieur, Veuillez prendre avis qu\u2019une assemblée des membres du cercle de votre district, aura lieu, chez M.J.A.Leblanc, Stornoway, Co-Frontenac, le jeudi 15 juillet prochain.Cette réunion commencera à 9.00 hrs.A.M.Liant donné l'importance de cette assemblée annuelie, nous comptons que les éleveurs se fe- isnt un devoir d'assistér à la réunion de leur cercle.Un programme intéressant sera préparé afin de renseigner les membres, éleveurs de bovins Canadiens, sur les activités de la Société- La Société a plusieurs projets à l'étude, au cours de cette année, nous aimerions donc que tous et chacun assistent à cette importante réunion.Au cours de la journée, M.Andréa St-Pierre, classificateur officiel des troupeaux Canadiens fera l'inspection du troupeau de M.Leblanc, en vue de la -class:fication officielle.En plus des nombreuses questions qui seront discutées au cours de la journée, nous comptons sur les suggestions des éleveurs pour améliorer le sort de notre Société: Je vous demande donc de ne pas manquer le rendez-vous, le 15 juillet prochain, à 9.00 hrs.A.M,, chez M.J.A.Leblanc.Votre tout dévoué, Mare Leclerc, secrétaire On offre en vente: M.Paul St-Jacques, Lachute, R.R.2., Cté d'Argenteuil, P.Q., offre en vente une vache Canadienne \u201cReine de la Victoire\u201d R8-19610, née le 20 novembre 1937, Elle donnera veau en octobre.Elle a donné la production suivante: 9,504 lbs de lait, 404 de matière grasse avec un \u201c de 4.25, à l\u2019âge de 4 ans, en jours.Cet éleveur offre également en vente une génisse 1udstoire de l'Ile\u201d 1B-30412, née le 5 septembre Pour plus amples renseignements, veuillez communiquer avec M.St-Jacques.Le secrétaire. 8 juillet 1948 \u2014 Fondation d\u2019un cercle Lacordaire à St-Pacôme.St-Pacôme (D.N.C.M.) e A l'occasion du grand congrès des Cercles Lacordaire et Ste-Jeanne d'Arc, tenu à Saint-Pacôme, comté de Kamouraska, dimanche dernier, il y eut fondation officielle du cercle de cette paroisse, Les officiers du Centre Canadien, le président régional, M.Félix Bélanger de Ste-Anne de la Pocatièrs ont signé les formules à cet effet, M.Olivier Thériault a été élu président du cercle de St-Pacôme: M.Pacome Cuurcy, vice-présidents secrétaire: M, Raymond Mari Gagnon; con- scillers: M.Théo Fortin, Léo Meunier, Roch Santerre.Les membres du bureau de direction du Cercle Ste-Jeanne d'Arc sont: Mlle Etiennette Fortin, présidente; vice-présidente: Mlle Laurette Chamberland; conseillières: Mme R.Fortin; Jeanne Courcy; et Yvette Gagnon.Secrétaire: Mlle Emilienne Dubé.L'aumonier du cercle est M.l'abbé Antonio Pelletier, vicaire de la paroisse.Les membres du cercle de Saint-Pacôme se sont donnés la main pour faire un magnifique succès de leur congrès régional.Les Lacordaire et Jeanne d'Arc de St-Pacôme ont prouvé une fois de plus qu\u2019avec une france collaboration on peut faire des succès en organisation Lacordaire.Grand congrès Lacordaire a St-Pacôme.Le congrès des Cercles Lacordaire et Ste-Jean- ne d'Arc qui a été tenu dimanche dernier à Saint- Pacôme, comté de Kamouraska, a réuni plus de 2,000 Lacordaire et sympathisants de ce mouvement.M.Félix Bélanger de Ste-Anne de la Pocastière, président-régional et M.Paul Chamberland, vice-président régional, ont présidé conjointement des assises.Une messe spéciale a été célébrée à 10 heures et le sermon de circonstance a été prononcé par M.l\u2019abbé Z.Raymond.Dans I'aprés- midi, il y eut forum sous la présidence de M.Maurice Couture, du Centre Canadien.M.Jos, Vézina, président général, M.Jos.Lévesque, président régional pour Rivière-du-Loup; M.Tardif, président régional pour l'Islet, assistaient.à ce congrès et prononcérent des allocutions.Assistaient également; M.l'abbé P.-J.Fortier, curé de la paroisse; le Rév.P.Roland Grand'maison P.B.Il y eut bénédiction du drapeau du cercle de St- Pacôme, fondation du cercle de cette paroisse, salut du Très Saint-Sacrement.Le soir, une grande parade avec chars allégoriques et fanfare, a groupé toute la paroisse de St-Pacôme et de nombreux délégués des cercles de Lévis, St-Roch, l\u2019Islet, Ste- Anne de la Pocatière, etc.M.l'abbé P.-J.Fortier, curé de la paroisse, a donné de sages directives aux apôtres de l'abstinence totale.1500 fermières en congrès à la Pocatière.Ste-Anne-de-la-Pocatiére (D.N.C.) Les dames fermiéres des cegcles de Montmagny, l\u2019Islet, Kamouraska et Témiscouata-Sud ne négligent rien pour que notre artisanat garde sa place, la première, dans notre pays.Ce sera aussi un excellent moyen de faire diversion aux doctrines subversives, si on donne aux talents de chez nous l'occasion de se manifester, de se développer.\u201cLe congrès annuel de cette progressive Fédération a groupé, hier, plus de 1500 fermières de la région.Les séances d\u2019études fort intéressantes ont prouvé une fois de plus combien elles ont a coeur leur role de reine et de gardienne du foyer champêtre.L'intérêt qu\u2019elles portent aux enfants qui fréquentent J mes d'éducation sont tout à leur honneur.Immédiatèment après l'office religieux et le sermon de circonstance prononcé par M.l'abbé Armand Dubé, professeur au collège de Ste-Anne de la Pocatière, Mme Charles Gagné a souhaité la bienvenue aux fermières.À ses côtés on remarquait Mile AM.Vaillancourt, commandeur de l\u2019Ordre du Mérite Agricole et directrices des Cercles de Fermières dans la Province de Québec; M.E.Gauthier, chef du Service de l'Economie Domestique; M.l'abbé Auréle Hudon, curé de Ste-Anne et aumônier du cercle local; Mme Léon Grenier de Ste-Anne; Milles Marguerite Fortin et Mile Liliane Labelle, juges de l'exposition; Mlle Lucienne Dion, de Ste-Anne, etc.Ainsi que plusieurs présidentes et officières des cercles de la région.GAZETTE des CAMPAGNES les écoles rurales et aux problè- Sainte-Anne, M.l'abbé Aurèle, Hudon a exprimé toute sa satisfaction pour l'oeuvre accomplie par les cercles de fermières de la paroisse et de toute la région.It a montré comment les dames fermières peuvent se servir de leurs talents pour servir Dieu et la Patrie.M.Florian Champagnz, agronome de Ste-Ange, a rappelé qu'il y a sept ans se fondait à Ste-Anne la Fédération des cercles de Ya région, I a félicité les fermières pour le magnili- que travail accompli au sein de ces organismes ruraux.M.Léon Grenier, du cercle de Ste-Anne de la Pocatière, a présenté un travail solide en marge des relations entre parents ct institutrices; quel bien il peut en résulter pour l'enfant cet l'institutrices.Cette collaboration sera d'autant plus effi- «ace si les par.nts coopèrent avec les professeurs.Les directrices de la Fédéra.ion avaient proposé au début de l'année comme programme au cercle le mot d'ordre \u201cOccifpons-nous plus de nos enfants\u201d.L:s cercles ont étudié d'une façon pratique ces questions d'éducation et ses problèmes.Au cours de la matinée, il y eut chant par les ¢.udinntes, et plaidoyer en faveur de l'agriculture par Mlles Bélanger et Soucy de St-Alexandre.Mlle Tardif, de Cabana, présidente du cercle des Jeunes Fermières, a présenté un travail intitulé: L'utilité des cercles de fermières pour les jeunes.Mlle A, M.Vaillancourt, directrice des cercles de fermières a rendu hommage aux membres du cercle de Saint-André de Kamouraska qui célé- brent cette année leur jubilé d'argent de fondation.Lour dévouement, leur travail au cours des 25 années ont été couronnées de succès ct ont rendu service aux citoyons de cette paroisse.Coincidence heureuse, le cercle de St-André se classa premier lors de l'exposition inter-cercles tenue aujourd\u201d- hui même a Ste-Anne.Les séances d'étude de l'après-midi ont été tenues au pavillon de la Ferme Expérimentale Fédérale de Ste-Anne de la Pocatière.M.J.R.Pelletier, régisseur, a félicité les dames fermières pour l'intérêt qu'elles portent aux questions agricoles; il a souligné que la Société et l'église doivent beaucoup aux fermières pour le travail qu'elles accomplissent au sein de leur organisme, au sein de leur foyer rural.Si nous n'avions pas de fermières progressives, intüresses à la terre, nos foyers ruraux seraient vite affectés d'idées malsaines, M.Pelletier a expliqué en dernier licu le travail de recherches entrepris depuis 35 ans sur la Ferme Expérimentale Fédérale, toujours dans l'intérêt du cultivateur de chez nous.M.Bertrand Forest, B.S.A.a prononcé unc conférence horticole et a donné plusieurs conseils pratiques aux fermières dans la préparation de leur jardin familial, Il leur n recommandé entre autres choses de surveiller la variété et la qualité des légumes qui contribuent énorment à la conservation de la santé pour les membres dé la famille, M.E.Gauthier, chef du Service de l'Economie Domestique a montré le devoir des fermières à l'égard de leur bureau de direction; il a expliqué les rouages de la Coopérative des Arts Domestiques de Québec.Très bientôt, il faudra organiser les marchés étrangers pour la vente de nos travaux domestiques.En terminant, il dit un mot de la presse catholique.Mlle A.M.Vaillancourt a ensuite donné lg résultat des élections au bureau de direction de la Fédération, Mme Charles Gagné, de Ste-Anne de la Pocatière, a été réclue présidente de la Fédération; Mme Arthur Tremblay, de Cabano, vice-présidente; Mme Armand Martin, de St-An- dré est aussi réélue secrétaire; les conseillères sont, pour Kamouraska: Mme Ernest Soucy, de St-Alexandre; pour l\u2019Islet: Mme Antoine Fournier de St-Jean P.Joli, Madame Raymond, de St- Louis du Ha! Ha! a été choisi conseillère pour le comté de Témiscouata; Mme Blouin, de Berthier, a été choisie conseillère pour le comté de Montmagny.Mlle Vaillancourt a rendu un hommage tout particulier à Madame Charles Gagné de Ste-Anne de la Pocatière pour le zèle vraiement extraordinaire qu'elle déploie au service de la Fédération des Cercles dés Fermières de sa région et pour l'initiative d\u2019avoir organisé pour la première fois dans la Province de Québec des cours de formation rurale pour jeunes filles à Ste-Anne de la Pocatière.Mlle Vaillancourt a donné de sages conseils aux jeunes filles qui suivent présentement des cours au Couvent de Ste-Anne.Mile Marguerite Fortim du Ministère de l'Agriculture et Mlle L.Labelle qui eurent la tâche de juger l'exposition inter-cercle ont prononcé quel- gues mots pour motiver leur jugement.Les pièces au programme étaient: un couvre-lit; une robe pour fillette, des bas à patron pour homme et des pièces murales.Voici les noms des cercles qui se sont classés les premiers sur les 5°: : St-André de \u2018Kamouraska; St-Pascal; Ste-Anne de la Pocatiére; St-Eleuthère; Saint-Onésime; Montmagny; Ste-Hé- lène; l'Islet; St-Philippe de Néri; St-Jean Port-Joli; Mont-Carmel; St-Louis du Ha! Ha! ete., culture et le Service de I'Aide a la Jeunesse.(Kamouraska).5 Conventum au collège de Ste-Anne-gde-la-Pocatière Sainte-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) Les finissants de la promotion de 1919 se ennt réunis en conventum au collège de Ste-Anne de la Pocatière, les 30 juin et ler juillet dernier.Vingt-et-un anciens ont répondu à l'invitation que leur faisaient les autorités du collège de revoir \u201cleur Alma Mater par l'entremise de leurs officiers de classe.Mvreredi soir, un banquet était servi dans le grand réfectoire des \u2018prêtres, sous la présidence de Monsieur le Chanoine Alphonse Fortin, supérieur de la maison.On pouvait remarquer aux côtés de M.le supérieur: l'abbé Pascal Potvin, président de la classe; l'abbé Joseph Castonguay, de Rivière- du-Loup; le Rev.P.Jos, Arseneau, de St-Hyacinthe; le Rev.Ernest Castonguay; l\u2019abbé Joseph Lévesqueeuré de St-Germain, ete.Au cours de Ia soirée, une réunion, intime cut lieu au collège.M.le Chanoine Fortin, assistait, et des allocutions furent prononcées par M.l'abbé Pasca! Potvin; M.le Dr Roger Foley, de Qucbec.L'abbé Potvin a remercié les autorités du college peur leur avoir permis de se réunir en cenventum st a exprimé les sentiments de reconnaissance et de gratitude envers les autorités de la Maison.Il a rappelé le souvenir des anciens professeurs pour lesquels les anciens dé la promotion de 191 gardent le meilleur des souvenirs.M.le Dr Foley, vice-président a dit aussi sa reconnaissance a l'endroit des professeurs émérites qui leur ont donné une si belle formation et l'exemple du travail.A l'oratoire, jeudi matin, une messe fut célébrée par le Rev, P.Jos.Arseneault; le chant était dirigé par l'abbé Pascal Potvin.Les anciens élèves ont profité de l'avant-midi pour visiter la montagne du collège, quelques-uns même se sont rendus au \u2018plus haut sommet\u201d.On peut imaginer Ja joie de certains confrères de se rencontrer après trente ans de séparation- Un nouveau conseil de classe a été choisi.Ml'abbé Ernest Lang, V.F., curé de St-François de Muadawaska fut élu président; M.le Dr Léonce Albert, de Fort Quent, Me, fut choisi vice-président; M.l\u2019abbé Clément Leclerc, professeur au collège de Ste-Anne-dc-ln-Pocatière, demeure secrétaire; l\u2019assistant-secrétaire: M.Emile Dionne, gérant de la \u201cRiveraine\u201d, de Rivière-Ouelle, Cté de Kamouraska.Les anciens se sont quittés, bien à regret, jeudi après-midi, et c'est alors qu'ils ont décidé de revenir à leur Alma Mater dans 5 ans pour un autre Conventum.Assistaient à cette fête du souvenir: M.Léonce Albert, M.D.de Fort Kent, Maine; le Rev.P.Jos Arseneau, O.P., St-Hyacinthe; Tancrède Beaudoin de Montréal; Gustave-A, Beaudry, de Québec; Edmour Casgrain, Montréal; Ernest Castonguay, O.M.1.Maniwaki; l\u2019abbé Joseph Castonguay, Riv.- du-Loup; l'abhé Louis Cyr, Madawaska, N.B.; M- Emile Dionne, Rivière-Ouelle, Co.Kam.; M.l'abbé Napoléon Dumont, curé de Ste-Hélène; M.Roger Foley, M.D., Québec; M.l'abbé Ernest Lang, V.F., curé de St-François, Mad.; l'abbé Chs-Eug Langelier, curé de Ste-Bernadette, Lauzon; l'abbé C.Leclerc, professeur au Collège de Ste-Anne; M.Fernand Miville Deschènes, Québec; l'abbé Jos Lévesque, curé de St-Germain; Jos.Pelchat, ptre, de St-Raphael; Antoine Pettigrew, Québec; l'abbé Pascal Potvin, Québec; l'abbé René Tanguay, Collège de Ste-Anne; M.Clément Rouleau, M.V., de Montmagny.« JEUNE COUPLE DEMANDE On demande un jeune couple pour travail général sur ferme dans les Cantons de l'Est.Fermier doit posséder diplôme cours moyen d'agriculture.Donner références en écrivant à Casier 15H, Gazette des Campagnes.Madame Charles Gagné a remercié une dernière fois les fermières pour avoir assisté si nombreuses à leur congrès et leur a parlé du travail occasionné par l'organisation des cours de formation rurale, en collaboration avec le Ministère Agrine soixantaine de jeunes filles suivent des cours qui.occasionnent des déboursés de $4,000.00, et qui se poursuivront jusqu\u2019au mois d'août. eee cote me creme 5 - 6 GAZETTE des CAMPAGNES, | Bainte-Anne, (Kamouraska).8 juillet 1948 Hilaire Belloc Hilaire Belloc n'a pas auprès du grand public canadien l'audience qu\u2019il mérite et qu\u2019on s\u2019attendrait à lui voir, dans un pays qui est précisément le résultat de la fusion des deux races auxquelles il appartient.Si son patronyme est en effet français, il est anglais par sa mère.Né français, il a tait à Z1 ans son service militaire en France, mais par contre, il a fait ses études à Oxford, dont il iut gradué cum Marima laude.Ceci suffit à nous rappeler que le pur sang n\u2019est pas nécessairement le vainqueur à la course et que,geci est encore plus vrai pour l'esprit que pour le corps.Les mariages extra consanguins ont pu faire les Pharaons ou les incas, mais l'esprit souffle où il veut et le métissage mérite aussi son stud-book.Toute l'Amérique en est la preuve.Mais c\u2019est peut-être cette union, ce mélange, qui produit chez lui cette personnalité puissante, que le paradoxe, en tout cas, n'effraie pas.Il aime la France puisqu'il accomplit des efforts dignes de louange pour se faire admettre à la caserne, malgré le manque de complaisance des fonctionnaires chargés du recrutement, qui lui opposaient des négligences familiales dans la constitution de son dossier.Et de la France il rapporte une combinaison bien personnelle, mais passablement paradoxale, quoi qu\u2019en puissent penser ceux qui la partagent: une foi catholique approfondie et sûre et le culte de la Révolution de 1789, Devenu historien, naturalisé anglais à trente deux ans, il se lance d\u2019abord dans la politique, est élu en 1906 député libéral de Salford, mais abandonne les luttes \u2018électorales dès l'achèvement de son premier mandat, pour se consacrer a l'étude et a une carrière d'écrivain et de polémiste, qui devait lui assurer un prestige considérable et une influence prépondérante, sur la minorité catholique, sans cesse grandissante, au cours de la publication de plus de cent\u2019 volumes, dont la variété de sujets est étourdissante.Lyrique, artiste passionné et poète métaphysique, le génie de Hilaire Belloc s\u2019épanouit en notes pittoresques, en hardiesse critique, en émotions saintes, dans ces trois belles oeuvres que sont la Croisière de la Nona, le chemin de Rome et Quatre hommes.Son voyage en ligne droite de Toul à la Ville éternelle est prétexte à vagabondages paresseux où l\u2019auteur passe de la jovialité des incidents de route aux aperçus les plus nobles et les plus élevés d'une âme croyante et puissante.Quant à Quatre hommes, c'est une allégorie à quatre personnages: le Marin qui ne sait que la mer, le Poète qui ne sait que la poésie, Grise Barbe\u2019 qui ne sait que la vieillesse, reflets de leur compagnon, Moi même, dont ils sont l'esprit cultivé, l'amour du lyrisme et le goût de la mer et qui se fondent ensemble par l'actg de foi et la communion des choses saintes.Tout Belloc est dans ce livre dont l'ivresse métaphysique et l'enchantement musical assurent à l'oeuvre une place de choix dans la littérature anglaise, Si l\u2019on peut passer rapidement sur les ouvrages de délassement de satire et d'humour comme le Pardessus vert, le Chef d'oeuvre disparu, Emmanuel Burden, de bouffonnerie \u2018parlementaire comme Changement de ministère, l\u2019Election de Mr \u2018Clutterbuck, ses essais, qui l\u2019apparentent à Chesterton, sont un plaisir constant pour le lecteur français.Le goût, la clarté, le culte de la raison, lui ont acquis une renommée que ses confrères aux Etats-Unis par exemple n'ont fait qu\u2019accroitre, en même temps que la portée de son érudition, sa foi profonde en ont fait un des apôtres du néo catholicisme.En ne citant que l\u2019Etat serville, Mr Welles et Dieu, et Sur rien, Sur tout, Sur n\u2019importe quoi, nous aurons donné au lecteur, qui ne les aurait pas lus, des titres d'ouvrages de controverse où la religion, la sociologie, la philosophie prati que sont menées de pair avec une maîtrise incomparable Mais c\u2019est surtout dans l\u2019histoire qu\u2019il excelle, Sa volumineuse Histoire d'Angleterre, où le talent du polémiste s'ajoute à la richesse de l'érudition s'efforce de rétablir une vérité faussée suivant lui par les protestants anglais.Si son catholicisme lui est parfois une entrave, la supériorité de sa foi et le prestige de sa rhétorique lui fournissent des armes redoutables et ont contribué aux conversions qu'il a provoquées dans le monde littéraire.Les études consacrées à des personnalités comme Charles Ier, Cromwell ou Jacques II, sont justement célèbres et son Abrégé de l'Histoire d'Angleterre fait revivre d'une manière saisissante une figure comme celle d'Henri VIII ou la destruction de l\u2019invincible Armada., Au cours de sa carrière littéraire, son goût Your la Révolution française devait amener Hilaire Belloc à nous laisser de cette époque tourmentée un tableau passionnant, non seulement dans sa grande synthèse, mais dans ses monographies comme Marie Antoinette, Danton ou.Robes-pierre.\u201c Grâce à une distinction subtile entre l'essence et l'accident, l\u2019historien catholique parvient à se tirer du conflit de l'Eglise et de l\u2019athéisme, et les nuances de sa pensée critique lui permettent de dresser des portraits inoubliables, qui font penser aux évocations plus récentes de Madelin.Son amour de la France devait en même temps lui inspirer des pages singulièrement évocatrices sur des régions qu'il a parcourues sans relâche, de la Lorraine aux Pyrénées et tout particulièrement sur Paris, où il n'oublie pas-qu\u2019il est né en 1870.Les belles cathédrales françaises, surtout ont son culte fervent; Chartes et Notre Dame le retiennent, entre toutes les autres, par leur majesté incomparable, par la pureté de leur style et il trouve pour les chanter des accents comparables a ceux de Ruskin dans la Bible d'Amiens.Enfin la formation catholique de la pensée d\u2019Hilaire Belloc devait's'affirmer particulièrement dans cette ceuvre capitale, l\u2019Europe et la Foi, dont la dialectique serrée et irréfutable fit sensation en 1912.C'est la conscience romaine, d'après lui, qui rend compte de l\u2019évolution européenne; c'est elle qui survit au déchainement des Barbares et qui infuse la floraison religieuse du Moyen Age, contre l'esprit des institutions étrangères.Sa puissance était telle qu\u2019elle eût pu assimiler même la Renaissance paienne, sans la défection de l\u2019Angleterre, qui consacra, par l'adoption du protestantisme, un schisme dont les conséquences ne sont pas encore parvenus à leur paroxysme.Là est le gros péril de la civilisation occidentale et l'Europe en périra si ellc ne retournc pas & sa Foi, Il est difficile, pour un chrétien surtout, de ne pas être envoûté par cette rude dialectique que soutient un style clair, facile, dont chaque mot est chargé de pensée.On en sort avec cette impression qui résume l'intention dominante de l\u2019auteur, que l'Europe et sa civilisation ne se séparent pas de la Foi, et que toute abjuration est une trahison, qui renferme un péril capital pour cette civilisation même.Et comme chacun de nous, s'il n\u2019est pas une simple machine, a besoin de savoir ce qu'il fait et le pourquoi de ses actes, la letture des considérations d'Hilaire Belloc sé présente à point, à une époque où tout chose semble remise en question par la nouvelle ruée des hordes asiatiques, dont la trahison :usso-soviétique facilite la progression vers l'Ouest et rend la menace imminente.Nestor Grand ralliement de I'U.C.Cà Ste-Anne \u2014 \u201cNuls autres que les cultivateurs eux-mêmes ne sauraient mieux faire pour sauvegarder leur profession, défendre leurs propres intérêts et, aider l'avancement de la jeunesse montante, & la condition toutefois qu\u2019ils s'assurent de procéder selon une doctrine, la doctrine sociale de l'Eglise, qui commande la générosité, le dévouement, le désintéressement et l'idéal profond.\u201d Et plus loin: \u201cLa Loi de l'impôt sur le revenu, à laquelle tous les citoyens sans exception sont assujettis, en est une qui doit être comprise et à laquelle tous doivent nécessairement se soumettre en ce qui a trait à la présentation des rapports et des formules.Suivant les règlements de l'Impôt, le nombre de nos cultivateurs qui ont à débourser est minime; néanmoins, ils se jouent un mauvais tour s'ils comptent éviter l'ennui de remplir cette dite formule.\u201d Voilà ce que déclarait M.Abel Marion, président général de l'Union Catholique des Cultivateurs, lors d'un grand ralliement des membres de I'U.C.C., depuis la Gaspésie jusqu'à la Beauce, à Ste-Anne-de-la-Pocatière, \u2019 lundi, le 28 juin dernier.: Toutes les institutions agricoles de l'endroit s\u2019étaient donné la main pour faire une digne réception aux 700 cultivateurs réunis sous la présidence de M.Aurèle Pelletier, président de la Fédération de l'UCC.de Québec-Est.On visita d\u2019abord l\u2019Ecole d'Agriculture, le Collège classique et la ferme de d'Ecole, avant de se rendre à la Ferme expérimentale fédérale.Les congressistes eurent l'avantage d'entendre, outre le président général de l\u2019U.C.C, Mgrs Auguste Boulet et Wilfrid Lebon, du Collège, M l'abbé Louis Marois, auméônier diocésain de l\u2019U.C.C., M.l'abbé Auguste Tardif, directeur de la ferme de l'Ecole, .CE, Couture et Paul-E.Boutet, agents agricoles des Chemins de fer nationaux, M.Théophile Bernier, cultivateur du Cap St-I , ainsi que M.J.-R.Pelletier, régisseur de la Ferme expérimentale de Ste-Anne.Au nom de l'Ecole d\u2019Agriculture, M.l'abbé Tardif exprima la joie de l'institution de ir cet imposant contingent de cultivateurs.clara à nouveau toute sa conviction en faveur de l'enseignement agricole, et scllicita de la part des cultivateurs une plus g compréhension vis à-vis leur propre association et le rôle qu\u2019elle peut jouer.Après que Mgr Boulet, ancien aumônier régional de l'U.C.C, eut rappelé le souvenir et l'oeuvre de l\u2019abbé François Pilote, fondateur de la première Ecole d'agriculture en Amérique, Mer Lebon a félicité les cultivateurs pour l'intérêt qu\u2019ils portent aux choses de leur profession et réitéré les voeux du collège à l'égard de l'élément progressif de la classe agricole.M.Abel Marion: En plus des déclarations rapportées plus haut, le président général de I'U.C.C.a tout particulièrement développé la thèse de la convention collective, un moyen par lequel les producteurs agricoles pourront traiter sur une base équitable avec leurs clients.M.Marion a encore parlé du rôle de la Fédération canadienne d'agriculture et de I'U.C.C.au sein de cette Fédération.\u201cL'U.C.C, se doit, dit-il, de désirer une organisation aussi solide et aussi bien organisée qu'aucune autre a travers le Canada.La formule que nous avons adoptée se compare avantageusement avec toutes les autres que j'ai pu étudier au pays et en Europe.La cohésion du corps professionnel rural est l\u2019une des grandes nécessités de l'heure, parce que dans un pays comme le nôtre, où J'économie nationale est assez vulnérable, celle de I'agriculture l\u2019est encore davantage; et pour prévenir ou lutter contre les grands fléaux, il faut un groupe fort et énergique, fortifié par toutes les bonnes volontés et le meilleur esprit de coopération de tous ses membres\u201d.M, l\u2019abbé Marois: L'aumônier diocésain de l'U.C.C., après avoir exposé les grandes lignes du travail accompli au sein de l'association professionnelle, a demandé aux membres de ne pas anéantir ces réalisations par la mésentente qui est facile et dangereuse en période électorale.Il faut être ferme sur ses positions, mais paisible, M- Couture: M.Couture a déclaré que la colonisation, soeur siamoise de l\u2019agriculture, doit être poussée envers et contre tout.Il a félicité les cultivateurs du bas de Québec pour leurs efforts sérieux, L'établissement des fils de cultivateurs sur des terres est le premier remède À la désertion des campagnes, le plus grand fléau social, religieux et racial que nous puissions jamais craindre.Si nous devions dépeupler nos campagnes et ne pas diriger les nôtres vers les plaines fertiles de l'Ouest ou encore les régions neuves du Québec, nous serions grandement coupables, M.Boutet: A M.Boutet, un enfant de la paroisse, a démontré avec beaucoup d'a-propos toute la portée économique d\u2019un abattoir collectif et d'une chaîne frigorifique pour le bas de Québec.Cette organisation permettrait aux cultivateurs de se procurer régulièrement et à meilleur compte les viandes et les autres produits de leur terre, et cela afin de donner à leurs familles une alimentation plus sanitaire et Plus économique.Le système des chambres froides constitue une initiative des plus heureuses pour aider les quelques mouvements de ce genre lancés à travers la, province ont donné des résultats probants.Les cultivateurs pourraient ainsi, avec de meilleures cbnnaissances de l'abattage et de l\u2019utilisation des viandes, reconquérir les marchés locaux perdus aux mains des grandes maisons de salaison.M.J.-R.Pelletier: C'est M: J.-R.Pelletier qui a accueilli le groupe de cultivateurs à la ferme expérimentale, frase ciation professionnelle, l'U.C.C., a déjà rendu de rands services à ses membres et est appelée à le aire davantage dans l'avenir dans le domaine du contrôle des prix agricoles, de l'exploitation de nos ressources, comme la forêt, de l\u2019établissement des fils de cultivateurs, de l\u2019électrification rurale, etc.La \u201cGazette des \" Alie-desiPonatères par Feria & PIL rime > Elle parsh lo joudi do shagus semaias.Abennement: | as 82.00 i 6 mals 91.25 4 Le numéro wd Direstour: L-de-G.Foctin.Cireulation, on 20 décembre 1946, 1,011 aoméêres 8 juillet 1948 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).7 Le coin des Curieux! \u201cVieilles choses, jeunes gens.\u201d I! y a trente ans, Georges Pouchard, alors professeur à l\u2019Ecole d'Agriculture de Ste-Anne, chantait les zons et les choses du temps passé dans un livre \u201cVieilles Choses, vieilles gens\u201d qui eut du succès, aussi bien dans les éditions françaises que dans les éditions anglaises.S'il avait été a Ste-Anne, samedi dernier, il eut pu écrire, \u201cvieilles choses, jeunes gens\u201d.Voici pourquoi.La veille d'un mariage, en secret, un groupe de jeunes, amis du marié, sont allés répérer un ca- rosse d'autrefois endormi dans la poussière ct attendant, dans l\u2019oubli d\u2019un hangar, l\u2019achèvement du jugement dernier\u2026, ou bien quelque chose d'aussi lointain.L'ayant trouvé bien bati, solide et d'allure grandiose, ils se sont mis a l'astiquer, le polir; et l'ayant mis à la lumière, ils décidèrent de s\u2019en servir, pour le cortège nuptial du lendemain.Aussi, après la messe du mariage, les nouveaux époux virent arriver, en grande pompe, le carosse attelé de deux magnifiques chevaux et conduit par deux cochers en grande tenue \u2014 Prince Albert, haut de forme, gants de cérémonie, etc, \u2014et ils furent invités, chapeaux bas, à y monter prendre place.Les gens d'âge mur n\u2019y virent rien d\u2019extraordinaire, car cet équipage leur était familier: on y promenait autrefois les grands personnages dont des hommes d'état, des évêques, voire même des cardinaux.Le cortège défila sous les yeux amusés des jeunes et au sourire quelque peu nostalgique des moins jeunes, qui revivaient un âge qu\u2019ils ne reverront plus jamais et qui avait ses élégances bien à lui, aussi belles, sans le moindre doute que les élégances d'aujourd'hui.veus Il y a moins d'un quart de siècle, c'était la voiture d\u2019apparat.Aujourd'hui, c\u2019est une antiquité.Le monde.va bien vite.L.G.F.Lettre circulaires aux secrétaires des Sociétés d\u2019agriculture de la province.Monsieur, La Société des Eleveurs de chevaux Canadiens offre un montant de $2,50 en prix à chaque jument, classée X ou XX, qui sera jugée à votre exposition de 1948.Sur réception du rapport du secrétaire de la société d'agriculture concernée, la somme de $2.50 sera adressée au propriétaire de la jument classifiée qui aura été jugée à cette exposition.Si la Société offre aux éleveurs une aide de ce genre, c'est dans le but d'encourager l\u2019élevage des chevaux de meilleure qualité.Dans l'espoir que cette contribution sera appréciée à sa juste valeur, je vous prie\u2019de me croire, Votre tout dévoué, Le secrétaire, Mare Leclerc.Québec, le 20 juin, 1948.J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES * VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT MALADIE FIDELITE A Ete.- Etc.Rue Poiré \u201c Tééphene: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE Viande de cheval Pendant les huit premiers mois de 1947, on a expédié 6,000 chevaux abattus et 1,400 chevaux de trait aux Etats-Unis.On a expédié 5,000 chevaux vivants en Belgique pour l'abattage.Les salaisons qui produisent de la viande de cheval en boîtes et marinée pour l'exportation ont abattu 46,000 chevaux pendant les neuf premiers mois de 19047, En\u2019 plus de remplir les contrats de lUNRA, on a expédié & millions de livres au Régime de secours post-UNRA et pour l'Aide aux enfgnts pendant 1947.\u201cDonnez-moi un bout de phrase, ct.\u201d Apparemment, la phrase qui a été la cause de la perte de M.Laval, était une phrase tronquée: \u201cJe souhaite la victoire de l'Allemagne\u201d, aurait-il dit.On le lui a prouvé, et puis, on .I'a fusillé- Mais, de plus en plus, l'histoire établit que Laval avait dit: \u201cJe désire la victoire de l\u2019Allemagne, car sans cela.c'est le communisme qui s'installera en Europe.\u201d Ça rend un autre son, et puis, c\u2019est tellement prophétique que ça ne pouvait pas rester comme ça.On a vu que ses jurés, des communistes enragés, lui ont organisé, pour avoir proféré cette vérité.Les résolutions du congrès de la Corporation des Agronomes de la Province de Québec.Au cours du congrès qu\u2019ils tenaient récemment à Granby, les membres de la Corporation des Agronomes de la Province de Québec ont adopté un certain nombre de résolutions, voeux, etc, dont on trouvera la substance ci-dessous: Voeux et résolut'ons Les sols: Les membres de la Corporation des Agronomes de la Province de Québec expriment le désir que suient publiés le plus tôt possible les rapports né- cvessaires à l'interprétation des cartes pédologiques existantes.Considérant que cultivateurs et agronomes attendent du Laboratoire provincial des Sols la plus grande efficacité possible.« Considérant que les méthodes d'extraction pour l'analyse des éléments assimilables doivent être appropriées aux sols du Québec; Considérant que la comparaison des rapports d'analyse avec les résultats d'essais de fertilisation est le seul moyen de vérifier la valeur de ces méthodes; La Corporation des Agronomes de la Province de Québec suggère aux autorités du Ministère provincial de l'Agriculture de donner à la Division des Sols le personnel et les fonds voulus pour entreprendre et poursuivre ces recherches.Que demande soit faite aux autorités du Ministère provinçial de l\u2019Agriculture de faire spécialiser en pédologie et de retenir les services de plusieurs agronomes en vue: 1.d'accélérer la classification des sols; 2.d'intensifier le travail de recherche en physique et en chimie des sols.Que demande soit faite aux autorités concernées d\u2019établir plus de contact entre la Division et les Sections du Min.de l'Agriculture de la province de Québec et les Sections de Classification des terres aux ministères provinciaux de la Colonisation et des Terres et Forêts.Que demande soit faite au Ministère provincial de l'Agriculture d\u2019adjoindre des écologistes au personnel de la Division des Sols, pour faire des relevés écologiques qui accompagneraient ou suivraient les rapports des études pédologiques.La Corporation des Agronomes suggère au Service des Fermes Expérimentales Fédérales et au Conseil des Recherches Agricoles du Québec d'entreprendre une série d'expérience pour comparer les effets respectifs du labour et des différentes méthodes d'incorporation de la matière organique sur les principaux types génitiques de sols.Stations climatologiques: Que demande soit faite aux autorités concernés d'établir plus de stations climatologiques pour fins agricoles.Recherches agricoles: La Corporation des Agronomes de la Province de Québec demande respectueusement au Ministére provincial de l'Agriculture d'élargir les cadres du Conseil de Recherches Agricoles pour y admettre un délégué de chacune des écoles supérieures d\u2019agriculture, un délégué de la Corporation des Agronomes et un délégué de l'Union Catholique des cultivateurs, Enseignement agricole: : \u2019 Convaincue de la nécessité de la formation professionnelle des fils de cultivateurs pour le progrès de l'agriculture, la Corporation des Agronomes de la Province de Québec réitère le voeu que l'enseignement agricole soit intensifié par un meilleur aménagement des écoles existantes et par l'établissement de nouvelles écoles d'agriculture.Assurance-automobile: | , La Corporation des Agronomes de la Province de Québec prie instamment le gouvernement provincial de considérer la question de l'assurance- automobile, dont les taux sont devenus trop one- reux dans la province, et d'aviser aux moyens de remédier à cette situation.Ordre du mérite agronomique: Les membres de læ Corporation des Agronomes de la Province dé Québec émettent le voeu qu\u2019un ordre du mérite agronomique soit créé par la Corporation générale pour reconnaître les mérites des egronomes et des cultivateurs méritants, de méme que des personnes ayant rendu service a la classe agricole, ou au corps agronomique, et que le Conseil administratif de la Corporation générale soit prié de préparer un projet a cette fin, projet qui serait présenté au Conseil général pour ratification., Fond spécial: Considérant le désir exprimé, sous formes diffe- rentes, par leg membres de plusieurs sections, d'intensifier le travail entrepris par le Conseil administratif pour 1mmeélioration du sort des agronomes, le Comité des résolutions suggére qu'un fond spécial soit créé à cette fin sur une base de contribution volontaire, .Remerciements Les congressistes ont exprimé officiellement leurs remerciements les plus chaleureux a un grand nombre de personnes et d'institutions qui ont favorisé, d'une manière ou d'une autre, l'avancement de la cause agronomique ou qui ont aidé au succès du congrès, entre autres aux membres de la Corporation des Agronomes de la région des Cantons de l'Est, particulièrement à son président, M.J.- Alvarez Saint-Denis; aux autorités de la ville de Granby, plus particulièrement à son Honneur le Maire Horace Boivin; à la Société Coopérative Agricole du Canton Granby, et à de multiples en- - treprises commerciales ou industrielles; à Monsieur le curé Dubuc de la paroisse St-Eugene, La Corporation a aussi marqué son appréciation au Gouvernement de la Province de Québec qui s'est rendu au voeu de la Corporation des Agronomes et de la Chambre des Notaires en passant une loi pour faciliter l'établissement des titres de proe priété en Gaspésie; à Monsieur l'abbé Robert Llewellyn, conférencier au déjeuner-causerie; à tous les journaux et tous les postes de radio qui ont bien voulu faire la publicité du congrès.ee Attention! \u2014 Un Regard SUR un PETIT COIN de \u201c Jardin en Fleurs \u201d ADMIREZ, FELICITEZ, ENCOURAGEZ nos GENEREUX DONATEURS.Pour FAIRE un JARDIN plus COMPLET: AUGMENTONS le nombre des DONATEURS Le BAZAR DE STE-ANNE 17 - 31 JUILLET.| \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 an] 8 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).8 juillet 1948 Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u2019 Souper champêtre.Dimanche soir, le comité du bazar \u201cAu puits enchanteur\u201d (groupement Lacordaire de Ste-Anne) donnait près de la résidence de M.l'inspecteur Veilleux, au \u201cQuartier Latin\u201d de Ste-Anne, un souper canadien, en plein air.Les tables, remplies de dineurs, regorgeaient de bonnes choses de chez-nous, Et comme la température était extrémement favorable, il y eut une veillée en plein air oil des jeunes filles exécutérent des Yanses du folklore, ou il y eut des chansons, de la gaité, des encans, et finalement un joli feu d'artifice., + Succés social et succès financier.Félicitations au groupement \u201cAu puits enchanteur\u201d.\u2018 Travaux de démolition.Ce matin, mercredi, le 7 juillet, on a dynamité les quelques pieds de murs qui restaient au- dessus de l'entrée du soubassement.La semaine dernière, une à une, les tours des clochers s\u2019abattaient dans un fracas terrible, soulevant des nuages de poussiére rappelant la montée des flammes lors de l\u2019écroulement des clochers en feu, il y a trois mois, On a abattu les murs avec méthode, afin de permettre aux terrassiers d'enlever des décombres les matériaux encore utilisables, dont la pierre de taille; on a ainsi épargné du temps et bien des bris de pierre.Actuellement, les pierres utilisables couvrent une très grande partie du grand parc du collège, à l\u2019est de l'avenue qui conduit à l'entrée principale.Et ce n\u2019est pas fini.On a aussi envelé de la terre qui couvrait les ruines de l'église incendiée en 1917, et mis à découvert les fondations des murs latéraux ainsi que la muraille intérieure qui portait les poutres au centre.+ Le site qui fut fréquenté pendant un siècle et demi par des dizaines de milliers de fidèles sera complètement rasé.Le nouveau temple sera élevé tout près, un peu au sud-est, mais en dehors des deux sites sur lesquels furent élevées les églises de 1846 et de 1918, Le déblayage se poursuit normalement, une niveleuse mécanique fouillant les amas de débris, extrayant des pièces monstres et les trainant comme si elles étaient des fétus.Ces travaux, dangereux à effectuer, ont été accomplis sans accidents aux personnes, sauf des contusions mineures et sans conéquence.Les verses des fenêtres voisines, qui ont subi les outrages auxquels elles étaient exposées sans protection possible, sont presque tous remplacés.Dans quelques jours, on sern déjà au travail pour la réalisation du plan d'ensemble complet qui sera suivi jusqu\u2019à l\u2019achèvement des travaux dans quelques années.Comme les moyens mécaniques sont venus décupler le rendement des travailleurs, dans quelques semaines au plus, les gisiteurs pourront déjà constater un changement comparable à celui qu\u2019ils ont vu lorsqu'ils ont réalisé que la \u201cbutte\u201d du collège s\u2019en était allé pour faire place à un grand parc portant de la : verdure, elle qui était autrefois une petite montagne portant des arbres!., Depuis 60 ans au service de la même maison, C'est, en effet, le cas assez extraordinaire de M.Joseph (Dodé) Lizotte, ce mineur qui a démoli les murs de l\u2019église.Il est âgé de 68 ans; mais il est entré au service du Collège de Ste-Anne à l'âge de 8 ans! Son père y travaillait déjà, et il y vint ainsi très jeune, pour \u201cfaire les commissions\u201d, En ce temps-là, il n'y avait pas d'acqueduc, ni de chauffage central, ni de système d'égoût.On comprend alors qu\u2019il fallait charroyer du bois, monter de l\u2019eau, la distribuer daris les chambres et dortoirs; et comme il n\u2019y avait pas de téléphone, il fallait aussi des petits bonhommes capables de faire les \u201ccommissions\u201d, ou d'établir les contacts entre ceux qui avaient besoin de commtniquer \u2018 Un beau Concert.Jeudi soir, le 24 juin, dans la Salle Amphithéâtre du Collège, avait lieu sous le patronage du Comité Central de l\u2019organisation du Bazar, un grand concert de la Cantoria Calixa Lavallée, avec commie artiste invitée, Mlle Andrée Thériault, soprano.Le concert était sous la responsabilité de M.Epiphane Thériault, directeur artistique de la Cantoria, Il est inutile de répéter ici ce qui en a été di, il y a à peine quelques semaines.Les chanteurs et chanteuses étaient en forme, et le nrogram- me s'est déroulé comme on pouvait s\u2019y attendre, avec beaucoup d'art et d'entrain.L\u2019auditoire était encore passablement nombreux; nous avons remarqué une belle proportion d\u2019amateurs venus ges paroisses environnantes.La Cantoria exécuta: \u201cVive la Canadienne\u201d, \u201cCadet Roussel\u201d, Gai lon la, le rosier,\u201d \u201cRamener vos moutons du champ;\u201d \u201cet Gentil Coquelicot.\u201d EEE souvent entre eux.Voilà comment, dès l\u2019âge de huit ans, Joseph Lizotte trouvait du travail au Collège, il y a 60 ans!.Un prêtre du Collège lui donna pendant ses soirées des leçons de catéchisme préparatoire à la première communion, lui offrit même de lui enseigner à lire.Mais, soit indifférence, soit fatigue après la journée de courses \u2014M.Lizotte attribue son refus aux deux causes\u2014il négligea de se rendre aux instances de son protecteur, et n'apprit pas à lire, ce qu\u2019il regrette encore aujourd'hui.Dodé passa par tous les emplois possibles, au collège; il servit et desservit les tables, fit les balayages, charroya le bois et l'eau, dans le vieux collège.Lorsque nous le connûmes, il y a environ 35 ans, il était employé de la ferme de l\u2019École; là encore, les travaux étaient faits à l'ancienne mode; il manipulait le foin à la petite fourche, dans les champs et dans les bâtisses; il creusa à la pelle des tranchées de drainage, cura des fossés, redressa les clôtures de perches, et fit, tous les travaux qu'il fallait accomplir sur une grande ferme, Dodé ne fut jamais plus gros et gras qu\u2019il n\u2019est encore aujourd'hui: ceux qui ne l'ont pas vu, depuis un tiers de siécle, le reconnaitraient encore, s'en allant d'un pas apparemment lassé, mais rapide, la casquette sur les yeux, et vous saluant d'un regard sympathique.Il faut vous dire que je ne l'ai jamais vu faché, ni à son travail, ni ailleurs.Depuis environ 25 ans, Dodé s\u2019est livré, d\u2019abord avec le Père Nazaire Thiboutot, puis avec M.Léon Bourgelas, aux travaux de minage et\u2019 d'excavation à la dynamite, Il y est devenu un expert.Il n\u2019a pas son pareil pour vous démantibuler un coin de rocher, à côté de votre maison ou dans- votre cave, sans casser la moindre vitre, mais à + condition qu'il dirige le forage et le chargement des mines.à sa façon! - \u2019 Joseph Dodé Lizotte aurait pu gagner beaucoup plus s\u2019il avait voulu quitter sa paroisse natale, Il a bien pris du service à l'étranger, pendant quelques mois, de temps à autres Puis, un bon matin, on voyait Dodé passer un peu avant sept heures, et s\u2019en aller commencer sa journée au collège.Il était revenu dans sa paroisse, et un peu comme à son toit paternel, car il y a passé la * plus grande partie de sa vie.Dodé s\u2019y sent chez lui; et lorsqu\u2019il travaille en dehors de Ste-Anne, et même dans Ste-Anne, hors de son domaine du collège, il s\u2019y annuie, et revient au bercail.Bel exemple d\u2019attachement à sa paroisse et à ses gens.\u2018 60 ans de loyaux services à un même patron, voilà qui mérite d'être signalé, Et du train où vont les choses, on se demande si, dans dix ans, le chroniqueur de la Gazette des Campagnes n'aura pas À écrire un petit bout d'article sur Joseph (Dodé) Lizotte qui aura fêté ses 70 années de services dans la même maison.Ce que je lui souhaite, de tout coeur.L.G.F.Souplesse et justesse des voix, diction excellente, interprétation soignée, voilà les qualités que la Cantoria montra; comme d'habitude, du reste.L'artiste invitée était une enfant de la paroisse, Mille Andrée Thériault, fille de M.et Mme Epiphane Thériault, de Ste-Anne, Tous ceux qui s'intéressent a l'art musical se rappellent les débuts modestes de Mlle Thériault, il y a quelques années, puis ses succès répétés alors qu'elle était toujours l'élève de Mme Germaine Ringuet-Thériault, sa mère.Depuis quelques années, elle étudie à l'Ecole Supérieure de Musique d'Uutremont, avec le professeur Roger Filiatrault, Chaque année, nous avons eu l\u2019avantage de l'entendre ct de juger de sa formation vocale et musicale de plus en plus grande.Ce!te année, Mlle Thériault [it en quelque sorte sensation, même parmi ceux qui s'attendaient déjà à du beau chant.: Dans \u201cJia il sole dal Gang,\u201d de Scarlatti, l\u2019artiste montra une belle .echnique et beaucoup d'assurance, \u201cJo t'aime\u201d de Beethoven, malgré la ligne simple de la mélodie est une suite de pièges: lorsqu'on sait les éviter, la mélodie coule suave, et expressive, comme le voulait le grand éprouvé de la musique.\u201cAu bord de l\u2019eau\u201d de Fauré est pétri de difficultés d'interprétation.Mlle Thériault n\u2019en fit rien \u2018voir, et nous exprima tout le charme fauréen, tellement à part des autres.L'extrait de \u201cWerther\u201d (Les lettres-de Werther) est une grande piéce.a la Massenet! C\u2019est facile d\u2019y donner une interprétation plutôt fade, Il n'en fut rien.L'absence de l'orchestre, remplacé par un instrument plutôt monotone, le piano, fait reporter sur le chanteur presque tout le poids du but a atteindre, charmer, Mlle Thériault gagna encore la partie.Au piano, Mlle Suzanne Sirois accompagna avec assurance, et un grand souci du détail; encore une enfant de chez-nous qui nous fait grandement honneur.\u201cVieni non tardar\u201d de Mozart fut, a mon avis, le morceau le mieux rendu peut-étre de ce concert.Mozart savait écrire pour la voix humaine; mais il écrivait pour des chanteurs et des chanteuses qui étudiaient pendant dix, douze, quinze ans.Aussi, le maitre ne se génait pas; et son écriture est hérissée de détails qui font son charme, lorsqu\u2019on les expose.L'auditoire écouta en retenant son souffle.\u2018\u201cD'une prison\u201d de Reynaldo -Hahn sur des paroles de Verlaine fut rendue d'une façon prenante, \u201cBel enfant souris-moi,\u201d de Edgar Tinel, puis \u201cQue deviennent les Roses\u201d de Gaston Paulin ne rompirent pas le charme, qui s'épanouit sui le si difficile \u201cRêve\u201d de Grieg.En rappel, Mlle Thériault donna \u2018\u2018Berceuse\u201d de Brahms, cet air angélique si rompeur dans sa simplicité, car il est bien difficile de lé chanter simplement, en demi-teinte et lui donner toute sa valeur.\u201cLes petits chats\u2019 et \u201cCe délicieux petit page\u201d dont j'oublie les noms d'auteur, furent aussi donnés en rappel.Mlle Thériault venait de terminer une séria d'examens épuisants, et elle arrivait à bien dire de lhSpital.Elle a montré un beau courage, d\u2019abord, en chantant comme si rien n\u2019eût été; elle montra ensuite de grands moyens artistiques, en rendant tous les morceaux de son programme comme s'ils eussent été des chansonnettes.Mlle Thériault a une voix pure, qui porte bien et qu\u2019elle manie avec sûreté.Elle sait attirer son auditeur, l'intéresser à son chant, çe qui lui permet ensuite d'économiser ses moyens et de donner toute son attention à l'interprétation.Nous croyons que c'est là le fin du fin de l\u2019art du chant.Mlle Suzanne Sirois fut une accompagnatrice accomplie.La Cantoria Calixa Lavallée revint an programme avec l'immortel chant de.Gounod \u2018Ouvrez vos portes éternelles\u201d (extrait de \u201cLa Rédemption\u201d) que les chanteurs rendent toujours avec beaucoup de grandeur.Suivit la si délicieuse \u201cBerceuse\u2019 de Noyon; un vrai petit chef-d'oeuvre, où le compositeur sous une forme charmante a su produire une des belles pages du répertoire musical de tous les temps.\u201cPrès du fleuve étranger\u201d de Gounod a été entendu de nouveau avec un extrême plaisir, car cette musique-la ne fait que gagner à l'audition.\u201cLe Beau Danube Bleu\u201d de Strauss termina la soirée; il fut bissé, Mile Lucienne Dion, présidente du Bazar, au profit duquel cette soirée a été donnée, remercia les artistes et les auditeurs.L'assistant a IR cure de Ste-Anne, M.l\u2019abbé Albert Bélanger, a dit le mot de la fin, Soirée d'une rare qualité! L.G.F."]
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