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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 29 juillet 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1948-07-29, Collections de BAnQ.

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[" fENSER A CE QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 \u2014 Te DIEU GAZETTE = CARP Editeurs-Propriétaires : FORTIN & FILS \u201cAutoricée comme envoi postal de la seconde cl PATRIE - L.\u2014 \u2014 == = 22 22 ae 2 ume am em \u2014 \u2014 ECRIRE CÉ \u2018QUE L'ON PENSE FAMILLE \"* \u201cMinistère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN Série I Vol, 7 \u2014Ne 3% Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, (Kamouraska) La QUATRIEME EGLISE de SAINTE-ANNE.(1845-1917) Une promesse de M.Muilloux.Directeur et supérieur du collège de Sainte-Anne, pionnier de la tempérance (avec M.Quertier), missionnaire de la foi (contre Chiniquy, dans les Illinois, E.-U.), écrivain fécond, musicien, M.Mailloux dont l\u2019activité fut débordante, a été un curé modèle.D'une grande sévérité pour lui-même, il n'hésitait pas à l\u2019imposer aux autres, par la force de l'exemple.Aussi, le souvenir.qu'il a laissé au collège et dans la paroisse cst-il très vénéré, Le 29 août 1848, il écrivait à Mgr Signay: \u201cIl y a trois ans, lors de ma grave maladie de coeur, j'ai promis a Sainte- Anne et à la sainte Vierge de reconstruire mon église, puis de me consacrer aux missions ou aux retraites.Aussitôt, mes battements de coeur cessèrent.\u201d (Histoire du Collège de Sainte-Anne\u201d, par Mgr Lebon, p.70).La quatrième église de Ste-Anne.Le 25 avril 1845 pour faire suite à une décision prise, l\u2019année précédente, par les francs-tenanciers, on commençait à démolir l'éptise pour en rebâtir une plus vaste sur le même site, Lee écoliers qui allaient alors à l\u2019églisa paroissiale pour les offices religieux \u2014 le curé de Ste-Anne était alors d'office supérieur du collège \u2014 prêtèrent main-forte aux ouvriers.L'un d'eux, M.Auguste Béchard, qui devint publiciste, s'exprime ainsi: (Mgr Lebon, \u201cHistoire du Collège\u201d p.71) \u201cNous nous rappelons, comme si c'était d'hier, la marNère dont on fit dégringoler de son piédestal le vieux clocher qui accusait une autre époque.Nous, comme tous nos camarades de cette année, nous avions la main au cable qui devait abattre cette relique, et nous faisions sans remords ce travail de démolisseurs, sans respect même pour les souvenirs attachés à ce clocher d'où s'étaient échappées tant de notes gaies ou funèbres.\u201d Le 27 mai, on commençait la maçonnerie nouvelle.Le 19 juin.M.Bégin, curé de la Rivière-Ouelle, bénissait la première pierre.À cette cérémonie, M.Quertier, curé de St-Denis, donna le sermon.La consécration solennelle du nouveau temple eut lieu le 27 octobre 1846.L'officiant fut Mgr Magloire-Auguste Blanchet, évêque de Walla-Walla (Orégon.E.-U.).\u201cLa cérémonie, commencée à 8h.30.a.m., ne finit qu'à 3h.45 de l\u2019aprésemidi.\u201d\u201d rapporte Mgr Lebon dans son ouvrage sur le collège.Le lendemain, consécration de deux autels, au Très Saint Coeur de Marie et aux saints Anges.Cette église n'était pas terminée, et elle n\u2019avait pas de sacristie Une note indique que, pendant la construction, l\u2019ancienne sacristia serveit d'oratoire\u2026 Elle a bien pu subsister encore quelques années.Les cloches.La vieille cloche du haut de Ste-Anne avait terminé sa carrière en 1836, alors qu\u2019elle fut brisée accidentellement.On l'avait immédiatement remplacée par une autre qui fut hissée au clocher de la nouvelle église, en 1846.Dix ans plus tard, la paroisse accusant une population de 3,200 ames, une paroisse-fille, St-Onésime, fut créée; une église fut bâtie, et la cloche de Ste-Anne continua à chanter en ve nouveau clocher.À Ste-Anne, en 1857, un carillon de trois cloches fut bénit par Mgr l'évêque de Quére.Ces cloches avaient'été achetées en France.En 1902, le 12 juin, un carillon de proportion plus considérable remplaça le premier, C\u2019est M.le curé Fraser qui 1 uvait commandé à la fonderie Havard, de Ville-Dieu, France.L'évêque consécrateur était Mgr Régin.L\u2019incendie de 1917.Cette église fut incendiée en 1917; presque tout l'ameublement a été sauvé, sauf les cloches et l'orgue, un Mitchell dont on louait la valeur des jeux.Les paroissiens de Ste- Anne furent vivement affectés par la destruction soudaine de leur temple, ce 8 décembre.Et longtemps, le vent siffla dans ses murs décharnés mais relativement intacts, ayant été faits à l\u2019ancienne mode.Mais trop exigue, placée dans un endroit limité aux deux extrémités.l'église n\u2019était pas susceptible de porter des agrandissements.Aussi, dès le printemps de 1918, rasa-t-on ees murs, dont les\u2019 fondations dormirent pendant 30 ans sous le terre-plein de la cinquième église.Ce temple a connu bien des splendeurs.II avait été miné depuis 1X65, alors que M.Paradis était curé, À pou près vers le même temps, on y avait installé des poëles nu coût d'environ Gt) louis ($210.00) et un harmonium, au cout de 65 louis, soit $260.00, L'orgue Mitchell ne le remplaga qu'une vingtaine d'années plus tard; et lorsque l'église fut incendiée, en 1917, on venait de terminer des réparations à la sacristie, et l'installation d'un système de chæuiTag2 central, à vapeur, sous basse pression.Trois magniiiques tableaux périrent aussi, le 8 déc.mbre 1917.Celui qui complêtera cctte esquisse de nos cinq églises aura probablement plus de loisirs qu'un journaliste d'occasion pour en parler avec connaissance.Nous conservons de cette églisz plusieurs documents photographiques de l'extérieur, à plusieurs dates difiérentes, des ruines, uprès l'ineendie, ainsi que de Fintérieur.Cette église, à bien dire, fait partie de l'histoire de nos jours, plusieurs centaines du ci.oyens y ayant été Baptisés et y ayant fait leur première communion.Personne n'évoque son souvenir sans une pointe de tris- tusse, et sans rappeler les magnifiques solennités qu: Mle curé Fraser, très dévot, et très arliste, relevait de tout:s leë sylendeurs de la liturgie et de la musique, M.Ludy.r Raymond, un vétéran de la maîtrise paroissiale.n\u2019évoque jamais ce souvenir sans regr:t.Personnellement, je me rappelle avoir cntendu dans la vieille église la schola que M.Frase: avait formée.Elle était certes remarquable pour l\u2019époque.Le vieux cimetière.Avec l'église, devait disparaître complètement le vieux cimetière, qui était situé au flanc de la montagne du collège, et qui finissait la butte.Le monticule de tuf sur lequel était juchée notre cinquième église n'existait pas tel quel en THIN, Du côté ouest, l'église était alors comme enfuncée dans le flanc de la butte.Le chroniqueur se souvient qu'il est allé cherché du tuf, à l'ouest de l'église, et qu'il devait guetter les pièces qui pouvaient bien tomber sur la têle des piocheurs.On avait donc fait disparaître complètement le vieux cimetière pour y trouver un endroit pour y construire la cinquième église.Lorsque le gpliège de Ste-Anne fit disparaître tout le flanc de la butte pour y creuser un parc.i certains endroits, on fit partir, d\u2019un seul coup, des tranches de tuf d\u2019une vingtaine de pieds, Ces matériaux ont servi à agrandir la vaste cour du cours anglais, et aussi à certains travaux de voirie.comme aujourd\u2019hui.Pour que le vieux cimetière (1799-1891) cède la place à l\u2019église nouvelle, il a fallu exhumer les corps de plus de 5,000 fidèles qui y dormaient leur dernier sommeil, et les placer dans une fosse commune, au cimetière des Pins, où on leur a élevé un monument.Non seulement, il fallut dépasser la profondeur à laquelle on avait enterré les défunts, mais il fallut creuser véritablement dans la butte.à l'ouest et au sud.Qui ne se rapelle pas le troisième escalier qui aidait aux piétons venant du sud à monter au niveau du chemin du soubassement ?Dans quelques mois tout au plus, il ne restra plus que le souvenir d\u2019une colline d\u2019une trentaine de pieds qui montait graduellement du chemin actuel pour aller rejoindre le sommet Je la butte actuelle du collège.Avec elle Aura disparu sur le terrain de la fabrique, les fondations de trois églises, et le site du presbytère 1500-1948, car la nouvelle église le remplacera.Heureusement, la photographie conservera ces souvenirs; et nous espérons que la Société d'Histoire régionale pourra puiser abondamment dans les trésors dispersés dans le Collégeset un peu partout dans la région, p>àr reconstituer parfaitement les endroits que nos ancêtres immédiats, et nous-mêmes, avons tant fréquentés.Les curés (1845-1917) Ce furent: M.Alexis Mailloux, 1838-1848; L.-A, Bourret, 1848-1865; M.Od.Paradis, 1865-1875; Mgr C.-E.Poiré, 1875- 1896; Georges Fraser, 1895-1908; L.Gauvreau, 1908-1903; P.-G.Miville, 1909-1911; M.C.Gagné, 1911-1914; et E.-B.Martin, 1914-1929.: Une \u2018cinquantaine de prêtres ont été baptisés dans cette quatrième église.ainsi que d'innombrables religieux et religieuses.hs-de-G.Fortin, 29 juillet 1948 Madame Louis Bérubé.Vendredi dern!.:, décédait à l'Hôpital Saint-Sa-regient, de Quevee, same Louis Bérubé, bS.A., M.Se FL, protesseur à l'Ecole Supérieure des Pécheri.s.Mme terubé, née The- 1èse Jeun, est décédée après plusieurs mois d'unc maladie supportee avec Un courage vraiment chrétien, Mme Bérulx est décédée à l'age de > ans, moins quelques jours.Outre son époux, M.Louis Berube, professeur à l'Ecole de: lévheries du te-Anne-de- la-Pocatière, la regrettée dé- fun'e luisse duns le deuil ses entints: Louise, Charlotte ot Jean; sog perc ct sa mère, Meo; anne J-A.-P, Joan, de Québee; sue frères, Yves, profes- 5 ur à Ecole der Pécheries de Ste-Ann- -de-la-Pocatière, Robert (leK}, P, Robert Jean, s.p, de Montréal), Edouard, étudiant en Droit à l'université Laval, Clément, étudiant en mé- decinc dans cette méme insti- ti ion, Lernard, Denis et Michel, tous trois étudiants au Collège des Jésuites St-Char- les-Garnier; see socurs: Mme Gilles Dostaler, née Clotilde, Luce, étudiante à la faculté des Sciences socinles de l'université Laval, Marguerite Ou Révde Socur Marie d'Israël), du Bon pasteur, de Québec, Madeleine Jean, de Québec également; ss oncles: Ml'abbé Frinnçois-Xavier Jean, de VEcok d'Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocaticre, 1'ho.drsepk Jean, soil cit:us général du Canada, Wilfrid Jean, de St-Roch-des-Aulnais, Zébédé Jean, de St-Philippe de Méri; ses belles-soeurs, Mme Yv:s Jean (Eileen Balzer) et Mme Ldouard Jean (Estelle Fleury): ger tanten: la Révde Socur No re-Dame de Licsre et la Révde Sveur Marie de I '\"spérance, de la Communauté des Soeurs Franciscaincs missionnaires de Maric, de Québec.Les funérailles ont eu lieu, lundi matin, fête de Ste-Anne, er la chap:Ile du Collège, au milieu d'un grand concours de parents et d'amis, L'inhumation a été faite au cimc'ière dee Pins, dans un lot de famille.A M.Louis Bérubé, à Ml'abbé F.-X.Jean, et à toute la famille éplorée, nos plus vives condoléances.\u2014____ ' 2 * Page d'HISTOIRE REGIONALE GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, (Kamouraska).Les terres de la GRANDE - ANSE et du PORT-JOLY.par Léon ROY (Suite) Au point de vue du droit seigneurial et du droit tout court, ne peut-on pas se demander si l'Intendant n\u2019avait pas outrepassé ses pouvoirg en sanctionnant ainsi, par un acte officiel, le transfert de cet arrière-fief, d\u2019un fief noble en un autre, dont il allait, de toute apparence.former partie ihtégrante?Comme mallame la contesse de Bethune, née Marie-Thérèse Pollet: (1672-1740), l'unique enfant issue du premier mariage de feu Marie-Anne Juchereau, se trouvait héritière pour moitié de l\u2019arrière-fief Pollet, si ce dit fief devenait partie intégrante de la seigneurie de la Pocatière, celle-ci y perdait assurément au jeu, car elle ne pouvait prétendre aux mêmes avantages dans la totalité de la seigneurie de la Pocatiére\u2014 La seigneurie de la Bouteillerie ou Rivière-Ouelle \u2014 Comme on peut s\u2019en rendre compte, l\u2019histoire des paroisses de Saint-Roch et de Sainte-Anne, dans la Grande-Anse, ne peut guère être étudiée séparément.Il faut, en outre, tenir compte de la Rivière-Ouelle, paroisse-mère d'où sont partis quelques uns de ses fils pour se fixer dans l'une cu l'autre de nos deux seigneuries, avant que celles-ci ne soient elles-mémes devenues paroisses-méres a leur tour.Disons tout de suite, que d\u2019après l'acte de concession du 29 octobre 1672 (11), la seigneurie de la Boutellerie ou Ri4 vière-Ouelle devait avoir deux lieues de front sur une lieue et demie de profondeur, à prendre sur le fleuve Saint-Lau- rent, savoir: une lieue au dessus et une lieue au dessous , de la rivière Houelle.Or, la seigneurie de la Pocatière, située \u2018entre celles de Saint-Roch, en remontant, et de la Bouteillerie, en descendant, s\u2019étendait au delà de l'em- \u2018bouchure de la rivière Ouelle M.de la Bouteillerie ne pouvait donc prendre une lieue de front au sud-ouest de cette rivière, sans empiéter sur la seigneurie de la Pocatière, Fort heureusement, il restait un vaste territoire non concédé, en descendant au nord-est, vers, les Caps Mouraska.Cette dernière seigneurie ne fut concédée, en effet, que le 15 juillet 1674 (12).Elle ne s\u2019étendait d'ailleurs que sur deux lieues de front au dessus de la rivière de ce nom, (et d'une lieue au dessous), de sorte que les seigneuries de Kamouraska et de la Bouteillerie ne se rejoignaient pas.C'est donc sur ce territoire, situé immédiatement au nord-est de I'embouchure de la rivière Ouelle, et à partir de cette borne, que M.de la Bouteillerie trouva à peu près tout l'espace que lui accordait l'acte de concession de sa seigneurie.Quoiqu'il en soit aucun acte de rectification de bornes nord-est de la seigneurie de la Rivière-Ouelle ne paraît avoir été,retracé.Mais l\u2019acte de concession de la seigneurie de l\u2019Anse-Saint-Denis, d\u2019une lieue (sic) de front, entre les seigneuries de Kamouraska et de la Bouteillerie, en date du 12 mai 1679 (13), reconnait implicitement au seigneur de la Rivière-Ouelle le droit d'avoir pris, à l'endroit où il pouvait encore le trouver, le territoire qui lui avait été concédé.M.de la Bouteillerie n\u2019empiétait ainsi que sur des terres non concédées.Dans son aveu et dénombrement, du 2 mai 1725, le seigneur de la Rivière-Ouelle au lieu de donner, suivant la coutume, les bornes de sa seigneurie telles qu'ipdiquées dans l'acte de concession, situait son fief, de deux lieues de front, sur une lieue et demie de profondeur, entre ceux de l'Anse-Saint-Denis, au nord-est, et de la Pocatière.au sud-ouest (14).Mais tout cela ne s'était pas passé sans heurt entre les seigneurs de la Bouteillerie et de la Pocatière, comme nous allons le voir, : + \u2014 Première rectification de bornes entre les seigneuries de la Bouteillerie et de la Pocatière \u2014 D'après l\u2019acte de concession de sa seigneurie de la Ri- vière-Ouelle, M.de la Bouteillerie se croyait, à juste titre, propriétaire d'une étendue d\u2019une lieue de front au sud-ouest de cette rivière, En 1673 ou 1674, il concéda donc au moins deux terres, situées entre l'embouchure du Grand- Ruisseau du bas de Sainte-Anne et -celle de la rivière Saint-Jean sur le Saint-Laurent, c\u2019est-à-dire sur un terri- .toire que la seigneuress¢ de .la Pocatiére considérait avec non moins de raison comme sien.C'est ainsi que la terre de Martin Fouquet, de 5 arpents de largeur, située au Petit Ruisseau, un peu plus haut que l'embouchure du Grand- Ruisseau; de même que celle de Jacques Miville-dit-Des- - chênes, de 6 arpents de front, dont la borne sud-ouest était marquée par l\u2019embouchure de la rivière Saint-Jeun, - furent originairement concédéés à- ses deux colons par le scigneur de la Bouteillerie, Le différend durait ainsi depuis trois ans, lorsque, pour tenter d\u2019y mettre fin, Jean-Baptiste Deschamps de la Bouteillerie et Marie-Anne Juchereau signaient l'acte d'accord guivant, en présence du gouverneur de Frontenac, le, 15 juin : : Sur les différents qui estoient entre Demoiselle Marie anne Juchereau Veuve du Sr de la Combe d'une Part et le Sr Jean Baptiste François Deschamps e er Sr de la Bouteillerie dautre pour raison des terres qui leurs avoient estées concédées le long du fleuve St Laurent vers la Grande ance par monsr Talon cy devant intendt de la Justice police et finances de ce pays dont les contracts se sont trou- pez dattés du mesme jour lesquels ayant estées pdr nous veus et éramimer et les parties ouyes sur leure demandes 4 \u201c e et pretentions respectives sont demeurez d'accord en notre presence que les terres qui sont le long dud, fleuve à com mençer depuis la concession du Sr de St Denis en dessendt Vers la riviere Houel seront et appartiendront dorenavant à lad.Damoiselle Vefve de la Combe à la reserve d'Un quart de lieux qui sera pris de front depuis lad.riviere houel en remontant led.fleuve lequel demeurera et appartiendra audt Sr de la Bouteillerie desquelles terres is jouiront chacuns comme dessus aux termes de leurs contracts de concessions fait a Quebec le quinze juin mil sie cent soixante quatre signé Frontenac Marie anne Juchereau Deschamps de la Bouteillerie et est encore escrit Collationné sur l'original en papier demeuré au greffe du conseil souverain par moy greffier en iceluy soussigné a Quebec ce prémer jour de juillet MVIC soixante et dix sept.Ainsi signé Bequet (15).Si l'on tient compte de la topographie des lieux \u2014 voyez le plan cadastral du comté de Kamouraska \u2014on, admettra que cet acte d'accord ne valait guère mieux que les actes de concession, au point de vue des bornes entre ces deux seigneuries.C'est probablement cette perte d'un quart de lieue de front à l'extrémité nord-est de sa seigneurie de la Pocatière, en 1675, qui servit de prétexte à damoiselle Marie-Anne Juchereau, veufve du sieur de la Combe: pour obtenir du gouverneur et de l\u2019intendant, en 1677, une nouvelle concession d\u2019une demye lieue de front le long du fleuve, 8ur deux lieues de profondeur, à prendre depuis les terres qui appartiennent au sieur de Saint-Denis, son père, c'est-à-dire depuis la seigneurie des Aulnaies, en remontant (jusqu\u2019à la seigneurie du Port-Joly).C'était le petit fief de l'Islet-à-la- Peau, ou la demi-lieue, qui fit d'abord partie de la paroisse Saint-Roch, Nous en reparlerons plus loin.\u2014 Les seigneurs de la Pocatière \u2014 Après onze ans de veuvage, Marie-Anne Juchereau, la première seigneuresse de LaCombe-Pocatiére et de l\u2019Islet- à-la-Peau, convolait en second mariage, à Québec, le 23 février 1683, avec François Madeleine-Fortuné Ruette d\u2019Auteuil (1658-1737), seigneur de Monceaux, çonseiller au Conseil Souverain et procureur général (16).Par leur contrat de mariage, au greffe Duquet, le 19 février 1683, les époux devaient exploiter\u2019 leurs terres en commun, M.d\u2019Auteuil devenait donc le gendre de Nicolas Juchereau de Saint- Denys (1625-92), premier seigneur des Aulnaies.C'est a ce titre qu\u2019il signa de nombreux billets de concession de terres, situées dans la seigneurie de Saint-Denys ou des Aulnaies.Les seigneurs de la Pocatière n'habitèrent jamais leur domaine de la Grande-Anse.Tout au plus constate-t-on la présence de M.d'Auteuil à la Pocatière, de temps à autre, au cours de l'été.Ils vécurent d'ailleurs en France entre 1706 et 1718, C'est au cours de ce séjour dans la mère patrie que la premiére seigneuresse de la Pocatiére mourut.M, d\u2019Auteuil décéda a Québec à l\u2019âge de 80 ans, où il fut inhumé, le 11 juillet*1757, Le 31 octobre 1746 (gr.Panet), les héritiers Pollet et d'Auteuil vendaient, sous forme de licitation volontaire entre eux, la seigneurie indivise de la Pocatière.* Charles- François-Marie Ruette d'Auteuil (1690-1755), sieur de Monceaux, époux de Thérèse Catin, veuve de Simon Rhéaure, marchand, s\u2019en porta acquéreur, pour ls somme de vingt mille livres.Celui-ci en avait la jouissance depuis la mort de son père et il se trouvait déjà propriétaire de la part de feu Pierre Ruette d'Auteuil de la Malotière (1693-1735).Les autres héritiers d'Auteuil étaient alors: Ignace-Alex- andre d'Auteuil (1688-1756); Madeleine-Catherine d'Auteuil (1689-post-1741), veuve 1° de François de Selles sieur de Marbrelle, et 2° de Charles Pothier, chevalier de Courcy; et Louise-Geneviève d'Auteuil (1696-post 1746), épouse de Jacques-Pierre Daneau de Muy.C'est ce dernier qui agissait au nom des autres héritiers, au moyen de procurations, dans l'acte dont il vient d'être question- Le 6 juillet 1763, Thérèse Catin, veuve en premières noces de.Simon Rhéaume et en secondes de Charles Ruette d'Auteuil sieur de Monceaux, donnait tous ses biens à son fils Charles-Auguste Rhéaume (1711-post 1777).Celui-ci héri- ait ainsi de la part de sa mère dans la seigneurie de la Pocatière.Le 9 juillet 1767, il achetait ce qui lui restait à acquérir pour en devenir l'unique propriétaire (18).Le quatrième seigneur de la Pocatière et de l'Islet-à-la-Peau fut le sieur Augustin Roy-dit-Lauzier (1701-90) l\u2019un des notables habitants de Sainte-Anne-du-Sud, qui acheta ces deux seigneyries du seigneur Charles-Auguste Rhéaume, demeurant 29 juillet 1948 M.Léon Roy.archiviste, auteur de \u201cTerres de la Grande Anse et du Port-Joli\u201d.M.Léon Roy, Blocs-Notes .Puissance du coopératisme Le coopératisme est devenu une force mondiale.D'après un commentaire de l'Ottawa Citizen, l'Alliance coopérative internationale peut parler au nom de 93,500,000 coopérateurs, dispersés à travers l\u2019Europe.l'Amérique, les Indes, la Chine, etc.Ces hommes s\u2019adonnent aux activités les plus diverses.Le quotidien outaouais rappelle qu\u2019au Canada, leur mouvement est surtout vigoureux chez les cultivateurs et les pêcheurs; leur activité est plus dispersée en Grande-Bretagne; dans les pays scandinaves les coopératives ont bfisé l'étreinte de plusieurs trusts.Aux Etats- Unis la vie chère a encouragé les unions ouvrières à établir des magasins coopératifs\u201d.Chez nous aussi plusieurs syndicats commencent à se tourner du côté du coopératisme.La C.T.C.C.a donné un mot d'ordre vigoureux dans ce sens: on s\u2019en réjouit vivement.Jusqu'ici les syndicats s\u2019étaient presque uniquement intéressés à l'aspect salaire.Mais en, période d'inflation, que signifie le salaire?I a beau s'esquinter a suivre le coût de la vie, jamais il ne le rattrappe sûrement.Et dans cette course folle, toute la machine économique risque à la longue de se détraquer, Par la coopération, les ouvriers agiront directement sur le coût de la vie.Ils supprimeront les profits excessifs, et tendront à stabiliser les prix.C'est une action plus lente, mais combien plus sûre.Et ses avantages ne sont pas uniquement économiques; elle communique à ses membres, quand elle est pratiquée consciemment, un sens de la responsabilité et une marge d'indépendance qui manquent cruellement à certains secteurs du prolétariat urbain.Elle à St-François de l'île Jésus, le 12 octobre 1770 (gr.Sangui-+ est humaine et humanisante.net père).Mais pour acquérir une seigneurie il fallait certains capitaux, et le nouveau seigneur n\u2019en avait pas.Un acte d'accord, intervenu entre Charles-Auguste Rhéaume, l'ancien propriétaire, et Mo seigneur Lauzier, le 31 octobre 1774 (gr.Saillant), ne semble pas avoir eu de suite favorable pour le nouvel acquéreur de la seigneurie, car dès le 15 novembre de la même année, le cas était soumis à la Cour des Plaidoyers commune, Peu après, il dut y avoir acte de retrocession, de Lauxier à Rhéaume, celui-ci n\u2019avait pas encore été payé du prix de vente de ses deux seigneuries, Augustin Roy dit Lauzier décéda à SainterAnne, à l'âge de 88 ans et 7 mois, le 12 avril 1790.(suite à la page 6) En dirigeant ses troupes vers la coopération le syndicalisme ouvrier suit l'exemple donné chez nous par le syndicalisme agricole.T y trouvera plus de vigueur et de stabilité.permettra aux ouvrier d\u2019or- aniser et d'exercer l'énorme uissance économique qu\u2019ils possédent en puissance, \u201cLe Devoir\u201d I GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).3 \u201cNon!\u201d L'élection provinziale qui vient d2 se terminer a dépassé tous les espoirs, et a aussi multiplié les désespoirs politiques.Des hommes qui autaient dù rester dans la politique ont été priés de rester chez eux; de vrais bons a rien ont été remerciés.On a élu des hommes nouveaux, réélu des hommes excellents et des médiocres.comme en toute élection.Ce n\u2019est pas le point crucial.Le gigantesque \u201cNon serviam\u201d que Québec vient \\de servir à Ottawa a, lui, une signification sans équivoque.Il a aussi des causes très nettes: la politique à double jeu, et à double signification qu'Ottawa a servie à la province depuis près de 50 ans a fait son temps, Et le gigantesque mensonge anti-impérialiste et anti-conscriptionniste a ° trouvé sasrécompense, Il est malheureux que la punition ait atteint des ames qui ne la méritaient pas.Le plus triste serait que, le 19 août, il y ait à Ottawa pour succéder à M.King un vrai de vrai qui ne prendrait même plus la peine de masquer sa pensée.On pourra encore répondre \u201cnon\u201d.Mais à qui alors pourrons-nous répondre \u201coui ?La chose inquiètera tous les esprits sérieux, et d'ici très peu.L.G.F.Un «député pour Kamouraska.En 1936, Kamouraska élisait M, R.Chalout qui se sépara immédiatement du gouvernement d alof's, En 1939, Kamouraska qui venait d'être effacé de la carte électorale élit M.Casgrain, qui étant déjà député de Rivière-du-Loup ne fit pas en sorte que le comté de Kamouraska se sentit revivre.A l'élection de 1944, Kamouraska élit M.Lizotte qui dut faire son terme dans-les régions arides de l'opposition.En somme, Kamouraska fut sans représentant à lui pendant une longue période de douze ans.Hier, il fit son choix de M.J.-AIf.Plourde, industriel, de Mont-Carmel, un homme neuf en politique, indépendant de fortune, et dans la force de l'âge.; Souhaitons à Kamouraska et à son député nouveau tous les succès légitimes et \u2026.plutôt pressants qu\u2019ambitionnent à bon droit les régions rurales.L.G.F.Pas d'opposition provinciale.rochain parlement provincial n'aura à bien a pas d'opposition.Tout au plus 10 députés, y compris les indépendants sur plus de 92 comtés.Et sur cette dizaine de députéæ environ la moitié sont de langue anglaise, et représentent (dit-on) des comtés cossus.\u2018Ce sont des comtés non-auto- nomistes'*, disent les uns.Dans plusieurs autres comtés, plutôt pauvres, il y a des majorités tellement petites qu elles peuvent bien avoir pour origine l'influence des organisations locales bien pourvues, celles à propos desquelles Tarte disait que \u201cles élections ne se font pas avec des prières\u201d.I) semble bien que dans les deux interprétations il y ait du vrai.Ce qui peut consoler les philosophes en élections.Mais ça ne change pas un iota au fait canadien suivant: et c\u2019est que fa Province de Québec vient de lancer à Ottawa un défi de première grandeur.Le geste a sa beauté, certes! Mais il comporte de grandes responsabilités pour l'avenir,\u2019 car il n\u2019échappera à personne que ces élections rovinciales ont été faites sur des questions fédérales; en tous cas, la ch est comprise ainsi ailleurs, et c'est ce qui compte, - Que le gouvernement provincial \u2014 il n'est pas question d'une administration ici mais de celles que nous avons connues depuis 25 ans \u2014 se décide une bonne fois à prendre les devants et à servir d'exemple à Ottawa, comme il le devrait, ce serait un point énorme de gagné.Sans une opposition vigilan:e, il est dangereux que lee projets hardis, qui demandent de l'étude ct beaucoup de prévision de l'avenir, échappent a une députation harceléc de demandes surgissant de toute la province, les comtés à m:ttre en pénitence étant surtout des comtés urbains.et n'étant peut- être pas représentés par des hommes qui pensent comme le reste de la province, La province de Québec vient de dire une parole décisive.Elle aura à poser des actes décisifs.Ses Souvernants méritent l'appui de toùs, pour réussir dans la tâche immense qui leur est confiée.\u2019 L.G.F.Le siège de Berlin.I y a un mois que dure le blocus de l'ancienne capitale allemande, La semaine dernière les Alliés de l'Ouest, Etats- Unis, France ct Grande-Bretagne ont envoyé des notes diplomatiques à Moscou pour protester contre ca procédé aussi illégal qu'inhumain d'affamer des millions d\u2019innocents, en interdisant l'accès de Berlin par route ou par chemin de fer.Les Soviets ont répondu par une fin de non-recevoir, et même, selon leur coutume, en rejetant sur les Alliés In responsabilité de ce qui arrive.Les Russes font-ils ce que les Anglais appelleraient un \u201ctest case?Jettent-ils ainsi un coup de sonde pour savoir à quel point l'Occident est résolu à résister à leurs exigences?Peu importent leurs intentions, Ce qui est véri- tablem:nt en jeu.c'est la question de savoir si la \u2018force et I'smtition vont prévaloir sur le droit et la justire.Le problème à régler est délient.On sait en gros de quoi il s'agit.A la fin des hostilités en Europe, il fut décidé entre les \u201cQuatre Grands\u201d de partager l'Allemagne vaincue en quatre zones distinctes d'occupation.La moitié occidentale était divisée comme suit: au nord.la zone britannique: lu sud-est relevait des Etats-Unis, et le sud- ouest, le région rhénane, de la France.L'Allemagne orientale passait sous l'occupation soviétique.Or la capitale allemande s\u2019est trouvée de la sorte enclavée dans la zone russe, dont les limites occidentales étnient placés à cinquante milles à l'ouest de Berlin.Comme il convenait au prestige des vainqueurs, Berlin même fut divisé en quatre secteurs différents, l'est relevant de la Russie le nord de la France, l\u2019ouest de la Grande-Bretagne, et le sud (comprenant le fameux aéroport de Tempelhof) des Etats-Unis.Dans ces conditions il était évident que les Alliés occidentaux devaient posséder des moyens de com- | Ste-ANNE-de-la-POCATIERE \u2018 * CONFIEZ Vos TRAVAUX D'IMPRESSION à FORTIN & FILS + = IMPRIMEURS - munication avec leurs sect:urs respetifs.Une en- \u2018ente fut done conclue sans difficultés, L'usage dc certaines routes et de certaines voi:zs ferrées tut concédé, de même que l'on détermina des \u201ccouloirs aériens\u201d pour la circulation par avion.Jusqu'au mois dernisr, l'entente conclue fut respectée, et aucune difficulté sérieuse n'entrava le ravitaillement des missions alliées et des Berlinois de leurs secteurs.Seulement on sait de quelle façon les \u2018Quatre Grands\u201d ont mené les choses depuis trois ans.Il a été impossible d'amorcer même une discussion séricus2 des dispositions du traité avec l'Allemane.Les réunions des délégués compétents, à Londr:3 ou à Moscou, sc sont toujours terminé:s sans résultats, En ces conférences, comme ailleurs, la Russie a voulu imposer ses conceptions particulières, qui aboutirnient & lui dunner le contrôle entier du territoire allemand.P:ndant co temps, l'administration \u201cquadripar- tit.\u201d de Berlin a été opérée dans le même esprit que les conférences diplomatiques, la Russie mettant des bois dans les roues aussi souvent que l'oc- ca-ion s'en est présenté:.Il devenait de plus en plus évident, à mesure que le temps passait, que Morcou qui bolchévisait à fond sa zone d'influence territorial: désirait avoir les mains libres à Berlin et souhaitait que la capitale fût laissée à.sa dis- erétion.Déjà, à la fin de l'année dernière, les Alliés avaient requ, directement ou indirectement, des \u201cinvitations\u201d a quitter Berlin armes
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