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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 19 août 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1948-08-19, Collections de BAnQ.

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[" fENSER A CE QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU - Odie de Le Choses ' o/s.(eloaians fd op = b= PATRIE = Guy .Da\u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L\u2019ON PENSE FAMILLE GALETTE = GARIPAGNES Editeurs-Propriétaires : FORTIN & FILS \u201cAutorisée comme envoi postal de In seconde classe\u201d \u201cMinistère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN Série II Vol.7 \u2014 Nc 3 AGRONOMIE CANADIENNE-FRANCAISE (XXII Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, Cinquante étudiants britanniques.explorent le Québec! La nouvelle des journaux.Sous le titre \u201850 étudiants anglais sur I'Empress\u2019 nous lisions dans l'Action Catholique (fin-juillet) ce qui suit: Des écoliers britanniques se rendaient par train, dès aujourd'hui, dans les solitudes du nord du lac St-Jean.lls sont débarqués ce matin de l'\u2018\u2019Empress of Canada\u201d revêtus de leur costume d'explorateur et chaussés de longues bottes.Sous la direction du major G.-F.Sponner et du capitaine R.-G.Francis ces 54 jeunes britanniques, âgés de 16 à 19 ans, continuent de s'enfoncer dans les solitudes du monde pour s'aguerrir au métier d'explorateur.Ils ont été particulièrement choisis parmi un groupe de volontaires venus de nombreuses écoles de toute l'Angleterre.\u2018Nous voulons développer en eux l'esprit d'aventure et les mettre en contact avec la grande nature\u201d, nous ont révélé leurs directeurs.lls se livreront dans le nord de la province a des relevés géologiques, ils constitueront un herbier, s'intéresseront à la faune et aux insectes, de même qu'aux essences fores- titres.Ces jeunes gens se proposent également de tracer des cartes de ces régions encore assez peu connues au nord du Lac-St-Jean.C'est la 10e expédition du genre organisée depuis 1932, sous les auspices de British School Exploring Society.Un groupe semblable s'est rendu l'an dernier à Terre-Neuve où par léurs soins, 200 milles carrés de l'intérieur de l\u2019île ont été cartographiés.Déjà certains directeurs sont dans la région du Lac-St-Jean pour préparer l'accueil des jeunes explorateurs qui sont accompagnés également du capitaine H.-G.Bruce.Ils seront de retour à Québec le 25 septembre pour s'embarquer le jour même sur l*\u201cEmpress of Canada\u2019 pour, l'Angleterre où il reprendront leurs cours.° Et nous?.Loin de nous l'idée de rouspéter contre nos maîtres d'énergie, les Anglais, qui s'appliquent si bellement à former une jeunesse hardie, rompue aux Ëifficultés de l'exploration \u2014 et aux autres difficultés de la vie \u2014 et qui saura plus tard sur quel pied danser pour partir au travail.D'aucuns pourraient dire que ces jeunes messieurs viennent ici pour renifler le vent du Nord québécois, et puis mettre le grappin sur tout ce qu'il y a d'intéressant.Possible que ce ne soit pas seulement une excursion pour collectionner des lichens, mesurer les oreilles des caribous, ni étudier la sorte de siflieux qu'il y a la.Seulement, nous devons constater que ces jeunes gens d'Angleterre ont des maîtres; des maîtres qui voient du nouveau à explorer sur le territoire de l\u2019Empire, et qui l'explorent.Et voilà! Qu'est-ce qui nous empêche d'en faire autant et d'envoyer 50 étudiants.québécois, ca- nadiens-français, dans les mêmes parages?D'autant plus que ces parages sont à la porte, a bien dire sur le bien paternel.Qu'est-ce qui nous en empêche?Le premier empêchement à yne telle initiative, c'est bien qu'on n'y ait jamais songé, pas plus vous que moi.| ne s'agit donc pas d'une critique dirigée contre quelqu'un.Nous n'y avons pas pensé avant les autres, et ça finit la.Seulement, la prochaine fois, nous n'aurons plus cette excuse.Les éducateurs, les universitaires ou rechercheurs anglais nous donnent une grave leçon.Si nous voulons y penser sérieusement, il faudra un programme d'action pour une telle équipe d'exploration.C'est aux universitaires concernés de l'étudier.Et puis, ce sera le tour aux gouvernements de voter des appropriations pour en défrayer le coût.Remarquez bien que tout cela devrait être fait avant la fin de la session de la Législature, si l'on veut que ça marche.\u201cCinquante-trois étudiants anglais explorent la province de Québec qui n'est pas explorée par cinquante-trois étudiants du Québec\u201d.N'est-ce pas assez triste pour les étudiants du Québec, qui n'attendent peut-être pas mieux, eux aussi, que de se former aux rudes disciplines de l'exploration méthodique et susceptible de les rendre riches.peut-étre! Qu'y a-t-il a explorer?Les étrangers ne sont pas attirés ici par les trèfles à quatre feuilles de l'Ungava, ni par d'autres bréoccupations exclusivement académiques.On peut être assuré que ni les élèves, ni les maîtres ne perdront leur temps.On vient de livrer au public la nouvelle de gisements extraordinaires de titan; on sait déjà qu'il y a du minérai de fer à la folie: déjà des millions sont consacrés au développement de ces mines dont on sait qu'elles ne laissent rien perdre de minéraux secondaires.Les jeunes Anglais, et surtout leurs maîtres, sont attirés ici par des gisements importants de minéraux qui seront utiles à l'industrie de paix et de guerre.Trouver dans un sol ami des réserves importantes de métaux n'est pas une Mince affaire pour des gouvernements qui redoutent une guerre.Tout cela, c'est du positif,,du pratique, et de l'universitaire en même temps.Est-ce à dire que nos mines n'intéresseront que des étudiants et des maitres britanniques?Poser le probleme, aprés un tel exemple, ça devrait suffire.L'agriculture, la colonisation.Notre infériorité au sujet de l'exploitation minière est due encore plus au manque d'ingénieurs de chez-nous qu'au manque de capitaux.Nous avons perdu suffisamment d'argent pour équiper et exploiter des gisements importants.Il ne faudrait pas que ça continue, sans que nous ne réagissions.Et ve- nons-en sur un terrain plus à nous, l'agriculture.19 août 1M8 Est-ce que nous pouvons nous flatter d'avoir exploré, au point de vue colonisation.toutes les régions susceptibles d'être ouvertes i l'agricultuYe?Posons d'abord que, dans l'état actuel de nos connaissances, le domaine arable de la province ne dépasse pas 8 p.c.de la superficie totale, ce qui est assez peu.Il s'agit du domaine connu, exploré.Que dire maintenant de vastes régions du nord et du nord-ouest québécois, encore entourées de mystère?Nous allons vers le nord, évidemment, et l'on sait, ici, ce que ça signifie au point de vue climat.Seulement, l'Abitibi est à 1,000 pieds d'altitude, au point de séparation des eaux.A Amos même, des deux rivières qui traversent la ville, l'une coule vers la Baie d'Hudson, l'autre vers l'Atlantique.Or, à mesure que l'altitde décroit de 100 pieds, la température moyenne croit d'environ | degré Farenheight.Or, pour perdre un degré F.a cause de l'éloignement par le Nord, il faut franchir pas loin de 300 milles.Ce que l'on perd en s'approchant du Nord, on le gagne en perdant de l'altitude.Si l'on regarde les longitudes de l'Alberta agricole, il faut bien se rendre compte que l'Ungava lui-mé- me est dans une longitude qui n'exclut pas I'agriculture\u2014ce qui ne veut pas dire que d'autres facteurs ne l'empêchent pas.Ce qui reste à faire Il resterait à éclaircir le grand secret agricole que peut receler notre Nord et notre nord- Ouest québécois.Il y a exactement un siècle, le Rév.M.F.Pilote, se livrait à des recherches précises sur la région du Saguenay, alors aussi mystérieuse qu'on pouvait le souhbiter.En quelques années, \u2014 à cause de la lumière fait.\u2014 c'était la mort du Croquemitaine qui empé- chait la colonisation du Royaume du Lac-St- Jean.Reste a tuer le Croquemitdine du Nord de I' Abitibi, ou il est bien possible que, par exemple le long de la rivière Harricana, on trouve vers le nord des régions bien favorables à l'agriculture.Est-ce que actuellement on travaille à découvrir le secret de cette immense région?Estce qu'on y a fait des \u2018découvertes\u2019, est-ce qu'on y cultive des légumes, des céréales, est- ce qu'on y fait des observations climatologiques qui pourraient servir, ensuite, une fois le déboisement commencé?N'oublions pas que M: Turcotte, le pionnier d'Amos et de l'Abitibi, a vu des neiges tomber en mai, et des gelées détruire les premières récoltes.Même chose que nous ont raconté nos ancêtres, colons de la région de Rimouski.Le défrichement modifie considérablement le climat d'une région, en permettant au soleil de réchauffer le sol, et au drainage d'y amener l'air qui le vivifie.Ce que coûtertient ces expéditions.Ces expéditions pour fin d'exploration agricole, ou autres, coûteraient certes quelques dizaines de milliers de dollars annuellement\u2014et pourquoi pas des centaines de milliers?\u2014 Car, aue signifie un tel investissement pour assurer l'expantion agricole d'un pays qui se Suite à la page 2 2 + GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouraska).19 août 1948 Récoltes de choix visitées par.les abeilles \u2014 .En plus de produire du miel et de la cire, les abeilles jouent un rôle important dans la formation des graines de légumineuses, de légumes et de fruits.L'habitude qu\u2019a l'abeille butineuse de communiquer la présence d'une source de nectar et de pollen aux autres abeilles de la ruche est assez bien établie.Non seulement l\u2019akcille fait connai- tre la présence de la nourriture, mais aussi l'arôme qui s\u2019en dégage.En théorie, il est possible d\u2019augmenter le nombre des abeilles qui butinent sur une récolte choisie, en donnant èn nourriture à la ruche un sirop de sucre concentré contenant l\u2019arôme des fleurs de la récolte particulière.Le Ser- .vice de l\u2019Apiculture de la Ferme expérimentale centrale d'Ottawa a fait l\u2019application de cette théorie en essayant d'entraîner des abeilles à butiner sur du trèfle rouge.On a choisi une piantation de trèfle rouge située dans le rayon de sol d'une ruche peuplée d'abeilles italiennes et caucassiennes, On a marqué treize parcelles, au moyen de pieux, dans le champ de trèfle et compté le nombre des abeilles des deux races qui s\u2019y sont rendues pendant les deux jours qui ont précédé l'entraînement.Le troisième et le quatrième jour de l'expérience, les colonies caucasiennes seulement ont reçu un\u201c petit plat de sirop de sucre contenant approximativement 100 fleurons de trèfle rouge.a continué de compter les abeilles des deux races pendant cing jours à partir du commencement de l\u2019entraînement.Les résultats accusent une, augmentation importante dans le nombre des abeilles caucasiennes qui ont » visité les parcelles, indiquant que l'entraînement avait réussi.De nouvelles recherches seronf\u2019 entreprises pour étudier cette méthode d'accroître la valeur pollinisatrice de l'abeille.Exposition agricole à Saint-Pascal.$4,500 OFFERTS en PRIX Ste-Anne-de-la-Pocatière £D.N.C,) L'Exposition agricole du comté de Kamouraska, déjà si populaire dans le passé, prendra en 1948 une ampleur inaccoutumée puisqu'elle aura un caractère vraiment régional et rural.Grâce à l\u2019aide financière des gouvernements, la Société d'Agriculture de Kamouraska est en mesure d\u2019organiser une exposition digne de la progressive agriculture de la région, caractérisée surtout par son élevage laitier, L'exposition sera tenue à Saint-Pascal, les 27, 28, 29 et août prochain.Ce sera la vingtième exposition agricole de ce comté.Les visiteurs pourront y admirer des chevaux Percherons, Belges, canadiens et croisés; des boivins du type Ayrshire, Canadiens, Holsteins et croisés; des porcs Yorkshires enrégistrés et des femelles croisées; des moutons Shorphire.Oxford, Leicester, Cheviot et croisées.I y aura également exposition de fruits, fleurs coupées et en pots; des légumes, enfin tous les produits de la ferme y seront représentés, ainsi que différents travaux domestiques des fermières.11 y aura concours inter-cercles pour les dames fermières du comté de Kamouraska.La journée de vendredi 27 août sera consacrée à la réception des exhibits de 9.00 à 12.00 et de 2 à 5 heures p.m.; Le samedi, 28: on procédera à l'expertise des produits domestiques, horticoles, du bétail de races pures et des chevaux de 9.00 du matin à midi et dans l'après-midi, ce sera l\u2019expertise des travaux domestiques des dames fermières de la région.Le dimanche, 29 août, l'exposition sera ouverte au public à partir du midi jusqu'à 10 heures du soir.Le lendemain lundi, il y ouxa expertise des porcs et des moutons, Il y aura concours d'expertise pour les jeunes agriculteurs dont les parents sont membres de la Société d'Agriculture.Pour participer à ce concours il faut donner son nom à M.Pierre St-Hilaire, agronome.La somme de $20.00 sera distribuées en prix au plus méritants, Lors de la séance de cloture, lundi après-midi, des allocutions seront prononcées par MM.les députés du comté de Kamouraska: Me Eugène Marquis et J.A, Plourde; M.Jules Bélanger, prési- dont du comité Exécutif, et autres.autres membres du comité exécutif de l'exposition sont: vice-président: M.Alphonse Richard de St-Pascal; secrétaire: M.Alphonse Raymond, de Kamouraska; Florian Champagne, Pierre St-Hilaire et Joseph Hudon, tous agronomes, .4 À l\u2019institut agricole de Ste-Germaine du lac Etchemin + \u2018A la fin de juin, par une journée ensoleillée, je * visitais pour la deuxième fois depuis 1946, l\u2019Institut agricole de Ste-Germaine du Lac Etchemin.Il progresse encore grâce au dévouement du Frère Basile, ancien assistant provincial des Frères de l\u2019Institution Chrétienne à Pointe-du-Lac, nommé en 1947, directeur, en remplacement du Frère Ber nard-Victor qui remplit également, à Pointe-du- Lac, la fonction d'assistant provincial.Lorsqu'il était directeur, il contribua par son activité débordante et son adresse à prendre.de graves décisions, à donner un bel essor à l'Orphelinat de Ste-Germaine.Son successeur marche sûrement sur ses traces.Homme que les responsabilités n\u2019éffraient pas, il sera lui aussi sur la bré- che pour surveiller les travaux de construction du nouvel , orphelinat qui commenceront sous peu.L'ancienne bâtisse érigée en 1931 dans un décor enchanteur, face au' beau Lac Etchemin, étant devenu trop éxigue, logera les classes et le réfectoire et servira aussi de résidence au Frères.La nouvelle maison dans laquelle seront installés le dortoir et un gymnase et des ateliers spécifiquement agricoles, comprendra deux quarts \u2018de bâtisses dont l'un mesurera 50 x 2U0 et l'autre 150 x 100, Dans ce nouveau local, on pourra loger \u201c150 orphelins.Aujourd'hui 110 reçoivent une excellente éducation morale et acquièrent une solide instruction Qui leur servira toute leur vie.\\ la fin de leurs études, s'ils réussissent aux exa- mans, ils obtiennent leur certificat du département de l'Instruction publique.D'où viennent les orphelins dont l\u2019âge d\u2019admission est de 12 à 16 ans?Surtout de la Bauce, de Dorchester, de l'Islet, de\u2019 Montmagny et de Bellechasse.60% sont originaires de la campagne.La ville de Québec en fourni un grand nombre.Ceux-la, au dire du Frère\u2018 Basile, devraient plutôt aller dans les maisons du genre de l'Institut St-Jean Bosco puisqu'ils n\u2019ont pas beaucoup d\u2019aptitudes pour les travaux de la glèbe.Quant aux petits gars des centres ruraux, aimant davantage la terre et étant actifs et débrouillards sur la ferme, ils pourront embrasser sans difficulté la carrière agricole.D'ailleurs, ils s\u2019y préparent en suivant, d'octobre à mai, le cours complet d'agriculturs donné par M.Maurice Derren, BS.A., agronome de Ste-Germaine, qui a pour champs d\u2019action tout le haut du comté de Dorchester.Selon le Frère Basile, M.Dirren \u201cqui donne tout son coeur\u2019 et son dévouement, intéresse grandement les élèves.Ils l\u2019écoutent très bien.Ils suivent aussi les leçons pratiques sur la ferme données par le Frère Jean-de-Dieu et M.Hilaire Chouinard, fermier depuis au-delà de 15 ans.Ce dernier a pris part active dans l'érochage de la terre et la fondation d'un troupeau Ayrshire formé de 30 vaches.La terre, bien que rocheuse, donne de bons rendements.Elle mesure 450 acres, dont 160 en culture.Le Sanatorium érigé à quelques arpents de l'Orphelinat sur un terrain ayant une altitude de 1525 pieds au-dessus du niveau de la mar et d'où la vue splendide parce que l\u2019on embrasse du regard le Lac Etchemin dans lequel se mire le village, les montagnes environnantes, et plus loin, les paysages pittoresques de la Beauce, mon pays natal, le Sanatorium dont la construction avance permettra aux Frères d'écouler plus facilement es produits de leur ferme, Ils allongeront de 188 pieds la grange actuelle qu\u2019ils déplaceront pour laisser le passage au chemin neuf qui conduira au Sanatorium, Dans cette grange transformée, ils garderont un plus grand nombre de vaches, Ils construiront aussi un vaste poulailler et augmenteront le nombre de porcs.La porcherie est très hygiénique et convient très bien à ce genre d'élevage.À l'Orphilinat de Ste-Germaine, les élèves de Te, Be, Je, année, font tous les jours de la pratique obligatoire sur la ferme.Ceux des autres années participent aux travaux agricoles seulement les jours de congé.Il y a méme un groupe de 25 qui, quotidiennement travaillent environ trois heures sur la ferme.A tour de rôle, ils passent par les divers départements.En été, durant les vacances, ceux qui restent à l'Orphelinat vont aux champs régulièrement.Ils raffolent de la vie en plein air où ils développent leur esprit d'observation et font provision de soleil'et d'air pur tout en participant à des travaux qui leur donnent du biceps.Au.sortir de leurs études, plusieurs trouvent un emploi chez les cultivateurs de la région.Et là' l'ouvrage ne les rebute pas parce que durant leur séjour à I'Orphelinat, ils ont mis la main à pâte en accomplissant\u2019la plupart des travaux que nécessite l'exploitation rationnelle d'une ferme.Somme toute, le plus grand nombre de jeunes, ayant passés par l\u2019Institut agricole de Ste-Ger- maine du Lac Etchemin, où six Frères enseignants aident au directeur, sont une fois rendus dans le monde, dignes de la belle éducation que leur ont donnée ces dévoué religieux, \u2018 -Ceci prouve une chose: Les orphelinats bien dirigés et où tout marche à merveille sont pour l'enfance infortunée \u2018des écoles de civisme, de joie, de beauté et de vérité.\u201d HENRI LACOURCIERE, agronome, Rédacteur au Service de l'Enseignement agricole.Agronomie canadienne- française (Suite de la page 1) sent déja I'étroit avec une population montante, avec des industries qui se multiplient § un rythme insoupconné, il y a dix ans, méme par les plus optimistes, et un pays qui doit garder sa population indigéne?Son Ce ne serait qu'un placement de capital, ce qui ne peut jamais être autre chose qu'un actif pour une nation.En conclusion, disons que si des régions inconnues aussi considérables existaient en Angleterre, les jeunes Anglais ne seraient pas venus dans le Québec pour apprendre à explorer.Ils seraient d'abord allés chez eux, et auraient fait rendre à ce territoire national tout ce qu\u2019il aurait été susceptible de donner.Qu'attendone-nous pour prendre les devants, chez-nous, et faire comme nos aïeux, être les premiers à parcourir et \u2018\u2019plaquer\u201d\u2019 des sentiers nouveaux, dans la patrie de Jacques Cartier et de Champlain?; CONFIEZ VOS TRAVAUX D'IMPRESSION à FORTIN & FELS = IMPRIMEURS - 19 août 1948 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, Aurons-nous notre opéra du samedi après-midi?Les directeurs du Metropolitan Opéra de New- York ont troidement annoncé, il y a quelques temps, que cette institution de renommée mondia- ls n\u2019ouvrirait pas ses portes, la prochaine saison.On a cru à un bluff.\u2026\u2026à un marchandage avec les unions de musiciens qui demandaient de plus hauts salaires, On s\u2019est aperçu qu'il n\u2019en était rien, et que la décision prise était sérieuse.Dans le passé, ces choses sont arrivées, et des Mécènes ont comblé le déficit, Mais depuis quelques années, malgré les souscriptions populaires, le déficit s'arrondit désespérément, au rythme américain.Les unions de musiciens se réunissent! L'émoi a suscité des interventions: Billy Rose, un entrepreneur de spectacles du Broadway.s'est porté garant du déficit à prévoir si on lui remet l\u2019administration de la compagnie.Est-ce que les Américains s\u2019en remettront à Billy Rose pour sauver l'honneur et les finances de la maison ?.On aurait tout vu.Mais des pauvres musicomanes, comme \u2018\u2018moi-z-et- vous\u201d, aurions.les samedis de la prochaine saison, le plaisir d'entendre \u201cCarmen\u2019\u2019; \u201cFaust\u201d; \u201cHansel et Gretel\u201d, \u201cTristan et Iseult\u201d; \u201cManon\u201d, et quoi encore?Tout cela pour la simple et modique somme de $2.50 payée à Radio-Canada, chaque année,\u2014 et que nous paierons tout de même, qu'il y ait de 'opéra ou nonl.Le malheur des uns fait le \u201cmalheur\u201d des autres.L, G.F.A propos du serpent de mer.Naturellement; sur la foi des faits rapportés avec un sérieux digne d\u2019un meilleur sort, nous avions reproduit une communication sur le fameux reptile marin découvert sur les bords du fleuve, dans le comté de Lotbinière.Aujourd\u2019hui, dans une autre colonne, nous rapportons la rectification qui s\u2019impose.Et nous exprimons notre profonde déception sur cette affaire d'un ridicule achevé, et dont on se servira, avec raison, pour nous tomber dessus et nous mettre au rang des peuplades crédules.Le jour où nous saurons nous servir d'un couteau pour crever les serpents de caoutchouc, d'une aiguille pour percer les vessies que nous prenons pour des lanternes, et le jour où nous cesserons d'utiliser le \u201cwishfull thinking\u201d politique ou autre, nous aurons fait un progrés énorme.Nos imaginations de poètes, toutes prêtes à nous faire voir des mystères, là où il n'y a rien qu'à regarder pour voir la réalité, viennent encore de nous jouer un vilain tour.Nous sommes terriblement critiques sur ce qui nous vient d'ailleurs, et parfois avec raison.Mais nous sommes d'une crédulité épouvantable sur ce qui se passe près de nous.et sur ce qui entoure notre vie: hommes, bêtes et choses! Jean Narrache disait hier soir que des échevins de la Métropole ayant suggéré naguère d'acheter douze gondoles pour mettre dans le lac artificiel du Parc Lafontaine, l\u2019un d\u2019eux s\u2019était objecté comme ceci: \u201cOn devrait n\u2019en acheter qu'un couple, faire éclore des oeufs, et on les aurait, les 12 gondoles, à bien meilleur marché!.On vient de nous en passer une belle gondole! Pauvre de nous! L.G.F.Les Juifs en Palestine.Nous étions sous l'impression que dans la Palestine, les Juifs étaient à la merci des Arabes, bien plus nombreux qu'eux, et comme eux, guerriers jusqu'au bout des ongles.Nous devons nous détromper.\u2019 Les Juifs sont arrivés là depuis longtemps; et depuis longtemps, ils s'organisent en tout: Ben Gurion, ce Juif Polonais, chef du gouvernement israélite, a d'abord organisé ses frères économiquement, depuis des dizaines d'années; Après la première guerre, les immigrés juifs en Palestine étaient exploités: divers organismes leur permirent de 2e protéger, d'abord, puis leur permirent de s\u2019accrocher solidement au pays.Les Arabes sont braves, comme on le sait; mais leurs coursiers tant vantés ne valent pas grand chose devant les coursiers cn fer des armées motorisées, et devant leurs ennemis beaucoup plus formés qu\u2019eux aux méthodes modernes de la guerre.Les Juifs du monde entier ont un pourcentage très élevé de haut techniciens dans les métiers, sciences et arts.Au moment de prendre pied dans un pays agricole ruiné, ils ont trouvé dans leurs rangs, les hommes capables de remplacer une agriculture primitive et millénaire, telle que la pratiquent les Arabes, par une agriculture raisonnée, scientifique, amélioratrice du sol.De mé- me, ils savent prévoir les famines, et utiliser leurs ressources naturelles, choses que les Arabes nc savent point faire, sauf exception.Enfin, les Israëlites semblent installés en Palestine pour y rester; ils semblent avoir pour eux la force militaire, et le dessus sur leurs proches adversaires, les Arabes.Mais ils ont à ménager beaucoup de peuples que la question Palestinienne intéresse: les Turcs, les Egyptiens, ete.Leur longue expérience de l'exil leur servira-t-elle, ou leur nuira-t-elle, pour la vie dangereuse qu\u2019ils entreprennent, il faut en convenir, avec courage et détermination?Secret de Dieu et de I'Economic de la-Haut!.L.G.F.22,000 suicides, par année, aux Etats-Unis.En une scule année, aux Etats-Unis, plus de 22,000 personnes se donnent la mort; et environ 100,000 autres tentent de le faire.Pourquoi?Les psychologues ont fait une étude poussée chez 100 sujets ayant tenté l\u2019expérience, \u2026sans la réussir, naturellement! Sur ce nombre, 40 dûrent prendre le chemin de l'hôpital; 26 autres avaient besoin des soins du psychiâtre.Sauf quatre, tous ont bien voulu expliquer les mobiles de leur tentative de suicide.Trente-six ont répondu à des \u201cpeines d'amour\u201d; 20 autres, à \u201calcool\u201d: 9, à des \u201cdésillusions\u201d; 7 ont voulu se soustraire à des \u201cdifficultés de famille\u201d:, 6, a des \u2018maladies nerveuses\u201d; ô autres ont voulu fuir ainsi des \u201cdésastres imminents\u201d; 3, seulement, auraient suivi la voie du remords \u201cd\u2019une faute\u201d; 1 se serait découragé de \u201cmauvaises conditions d'habitation\u201d, et le dernier aurait répondu au \u2018découragement\u201d.Les psychiâtres ramènent toutes ces raisons alléguées à une principale: \u2018ces malheureux se croient coupables de quelque faute, ct ont la tentation de se faire justice.\u201d Et savez-vous le remède recommandé?compliquée, D'abord se marier \u2014les célibataires, les veufs et veuves, et les divorcées se suicident plus que les autres\u2014; ensuite pratiquer sa religion \u2014les Catholiques et les juifs se suicident relativement Pas LISEZ ET FAITES LIRE (Kamouraska).\u201cDans le beurre\u201d ; Le Conseil national de l'industrie laitière vient de lormuler un certain nombre de recommanda- - tions en marge de la rareté persistante de beurre et de la lenteur avec laquelle s'accumulent les réserves pour l'hiver prochain: reprise du rationnement, importations, ventes de succédanés, abolition du plafonnement des prix, si la rareté fait place à l'abondance, Voilà le choix.Ne parait-il pas ridicule?On ne dit pas un traître mot, par exemple, du prix des moulées qui est inabordable et qui a forcé les cultivateurs à négliger les soins qu'ils donnaient généralement à leurs vaches laitières et à en diminuer le nombre, Dans les circonstances, n'aurait-il pas été juste d'accorder, comme mesure d'urgence, certains subsides aux cultivateurs pour l'achat des moulées, comme on vient de le faire pour la farine panifiable?Il est maintenant trop tard, mais dès le mois d'avril, an prévoyait ce qui se produit aujourd'hui.C'\u2019eût été encore la mesure læ plus pratique et la plus efficace, celle qui aurait contribué le mieux à parer à une crise attendue.Mais celle de toutes ces rocommandations qui parait le plus effronté, c'est la levée des prix de plafonnement au moment ou plus de la moitié de la saison de production est écoulée.On y met une condition: \u201csi les approvision- nêments sont accrus\u201d.Ou il y aura rareté de beurre ou il y en aura suffisamment.Si l'on prévoit une rareté à cette époque-ci de l'année, inutile de s\u2019attendre a accumuler des stocks considérables, même en recourant à l'importation et en autorisant la fabrication de l'oléomargarine.Par conséquent.le plafonnement disparu, le prix de cette denrée fait un nouveau bond vers la hausse.Au fond, c\u2019est toujours le même jeu, On voudrait sans doute que se répète l'histoire de l'an passé, alors que le prix du beurre a grimpé d'une vingtaine de cents la livre du mois de septembre au mois de décembre, c'est-à-dire a la fin de In période de production, On ne pouvait pas prendre de meilleur moyen pour décourager les cultivateurs, et à qui cela a-t-il profité, si ce n\u2019est aux détenteurs de stocks au détriment du consommateur et du producteur?Les investigations de la Commission parlementaire d'enquête sur les prix ne l'ont-ils pas assez clairement démontre?Derrière les recommandations du Conseil national de l'industrie laitière, ne retrouve-t-on pas encore les mêmes intérêts, les manigances des mé- mes profiteurs?André ROY.\u201cAction Catholique\u201d peu;\u2014 enfin, n'ayons pas trop d'argent! Car la prospérité qui suit les guerres augmente le taux du suicide! On aurait pu recommander le Petit Catéchisme, tout simplement! L.G.F- Le JOURNAL des COOPERATEURS - de l\u2019Ecole Supérieure des Pécheriesorgane du Service-Social-Economique Rédaction: Léo Bérubé - - Ste-Anne-de-la-Pocatière 4 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, | (Kamouraska).19 août 1948 , Cen ~, DES EL ADIENS \u2018 DES ÉLEVEURS DE CHEVAUX CANADIENS Entre Eleveurs D ee BUREAU DU SECRÉTARIAT MOISTÈRE DE CAMMCA TUM, QUEBEC BQ \\ d\u2019animaux \u201cCanadiens\u201d LUGE mr TE AIMÉ EEE \u2014 TA SEULE RACK CHEMIE TORIES Au CANADA BUREAL DU SRCRETARIAT : wens TERE OF Las TURE QUÉBEC.OZ.M.Alexandre Fournier, Montmagny.Président.M.Napoléon Sansoucy, S-Oure, V.-prés.M.Maurice Bernier, ncour, Nicolet.M.J.-A.Leblanc, Stornoway, Frontenac.Mare Leclere, Min.de l'Agr., Secrétaire.\u201cL'amélioration d'une race de bétail est une entreprise de longue haleine; je dois féliciter votre société de l'orientation qu'elle donne à son programme d'action, car je crois dans l'avenir des animaux de race Canadienne.\u201d (Hon.L.Barré, à Deschambault.13 molt 1946) M.je Hébert, Bécancour, Nicolet, Président.M.Rosario Pelletier, M.S.A., Ste-Anne, V.-prés.M.Ernest Sylvestre, St-Hyacinthe.M.L.-P.Villemaire, Ste-Julienne, Montcalm.Marc Leclerc, Min.de l'Âgr., Secrétaire.Pique-nique annuel des Eleveurs de Bovins et de Chevaux Canadiens, à la Ferme-Ecole de Deschambault le 17 août 1948 Réunion du Comité de Publicité 16 août, à 2 h.P.-M.\u2014 Dès 2 heures et 30 minutes, le Comité de Publicité se réunissait sous la présidence de M.Maurice Hallé, M.P.le prési- dent-Conjoint, M.Jos.Hébert, étant retenu chez- lui par des circonstances incontrôlables.On commença par établir les divers modes de publicité utilisés depuis plusieurs années; chacun A eu ses avantages et ses désavantages propres.On en vint ensuite à discuter le mode en vigueur depuis bientôt deux ans, celui d'utiliser une page dans l'hebdomadaire \u2018la Gazette des Campagnes\u201d.La encore, si l'éleveur a des nouvelles chaque semaine de sa société et de ses émules en élevage, il y a un inconvénient considérable; c'est la conservation de pages encombrantes, très froissables, et difficiles à consulter, de l'opinion même de M- L-de-G.Fortin, propriétaire-éditeur de ce journal.Tel que suggéré par M.Fortin, à l'assemblée générale de février, il fallait done trouver autre chose.Un projet de publication d'un tout autre genre avait été soumis d'abord a M.Hallé pour dis- .cussion sommaire, en mai dernier et puis au comité exécutif à titre de suggestion.L'idée avait été approuvée.À cette réunion du 16 août, M.Fortin pouvait présenter pour discussion, correction et étude ap- prondie, un schéma réalisé par encre sur papier, afin que chacun ait une idée exacte de ce que sera la prochaine publication.On a donc étudié \u2018le format, le papier à utiliser, ainsi que la matière à publier dans cet organe d'élevage, son titre, etc.M.Maurice Hallé en fut nommé le Directeur, et M.Marc Leclerc l'administrateur.Un comité de rédacteurs est formé de MM.J.-R.Pelletier, J.-R.Proulx, J.-Br.-Potvin, Bruno Gaudet, Alex.Fournier, J.Hébert, L-de-G.Fortin, etc.ete.Séance tenante, des résolutions furent préparées pour présentation aux Comités Exécutifs des Sociétés de Bovins et de Chevaux Canadiens qui avaient a ge réunir.le lendemain, lors du pique- nique annuel,, Le travail, amorcé depuis quelques mois déja, était mari dans esprit des promoteurs principaux MM.Hallé et Fortin, et la nature de la future publication fut rapidement fixée.Qu'est-ce qu\u2019elle sera?Il convient ici de laisser les faits parler par eux-mêmes; et il est possible que les intéressés n'attendent pas trop longtemps.En tous cas, cette publication sera une réalité assurée au plus tard, le ler novembre 1948, alors que la deuxié- me année d'association de la \u2018Gazette des Campagnes\u201d avec nos sociétés d'élevage prendra fin.Est-ce que les intéressés recevront des nouvelles de cette publication plus tôt?Peut-être.Réunion des Comités Exécutifs.Mardi, le 17 août:\u2014 A la réunion des comités exécutifs, où plusieurs autres points d\u2019administration des sociétés furent soumis aux membres présents, ce projet d'un organe des Sociétés d'Elevafe fut soumis en détail et approuvé, comme aussi es appropriations nécessaires à son lancement et à son existence pendant au moins un an, Tout ce qu\u2019il nous est permis de faire connaître de cette publication nouvelle est qu'elle sera la première du genre dans la province, et qu'elle sera susceptible d'intéresser un nombre très grand de personnes du monde agricole.Elle sera modeste, car ses promoteurs tiennent avant tout à lui assurer vie et succès, \u2018Petit poisson deviendra grand, pourvu que Dieu lui prête vie\u201d.L'expérience du passé est suffisante, croyons-nous, pour légitimer des espoirs caressés depuis déjà près d\u2019un an par les autorités des Sociétés d'Eleveurs de Bovins et de Chevaux Canadiens.Il est très probable que d'autres sociétés se joindront à elles pour agrandir son champ d'action: nous laisgons à ces sociétés le soin d'annoncer elles-mêmes leur participation à cette oeuvre, le temps venu.Le pique-nique annuel.Les neuf heures, les arrivants se pressaient déjà dans le magnifique parc aménagé sous les arbres, à l'entrée de la Ferme-Ecole, Beaucoup de dames, de jeunes filles.Lorsqu'on publiera la liste complète des prix gagnés, on verra que les jeunes filles ont pris part aux concours et démonstrations sérieuses tout comme leurs amis du sexe fort, car elles ont gagné plusieurs prix d'appréciation.La caractéristique qua cette réunion où l\u2019utile a peut-être prédominé sur l'agréable \u2014ce qui n\u2019est pas peu dire \u2014 a été l'intérêt que les assistants ont porté aux divers articles du programme éducatif et pratique qui dura de 10 h.du matin à 3h, p.m., \u2014sauf l\u2019intermission du diner en plein air \u2014sous un soleil de plomb, Un excellent système de diffuseurs installé pour la circonstance par le Service de Ciné-Photo du Ministère a permis à tous les assistants de suivre les instructions des experts préposés aux différents concours et démonstrations au programme.Une fois le travail d'étude terminé, on abandonna l'arène préparée dans la cour de la Ferme pour se porter en foule dans le parc, et écouter quelques orateurs parlant de la galerie de l'édifice principal.M.Alexandre Fournier, président de la Société des Eleveurs de Bovins Canadiens présidait, conjointement avec M, J.-R.Pelletier, V.-P.- de la Société des Eleveurs de Chevaux Canadiens.Le premier orateur fut M.Andréa St-Pierre, directeur de la Ferme-Ecole, qui exposa la nature des travaux poursuivis dans cette organisation, non seulement sur le bétail et les chevaux de race canadienne, mais en grande culture, en horticulture et même en défrichement et amélioration d'étendues considérables de terrains auparavant insultes, Il rendit hommage au personnel attaché à ces diverses branches d'expérimentation poursuivie depuis des années, comme aussi à la nécessité de leur compétence en chaque discipline; rien qu'une erreur peut compromettre un travail en marche depuis des années; et cette compétence doit s'étendre à tout employé de la ferme qui a un rôle exact à remplir dans un rouage fort compliqué.En terminant, M, St-Pierre rendit hommage aux visiteurs ainsi qu'aux autorités du Ministère qui permettent ce travail en faveur de la classe agricole, , M.Pierre Labrecge, représentant l'Honorable Ministre de l'Agriculture.apporta le salut de l'Honorable L.Barré et de son sous-ministre, M.Jules Simard.M.Labrecque parla ensuite du nouveau en industrie animale:s en l'occasion, de la levée de l\u2019embargo sur' l'exportation du boeuf aux Etats- Unis.de la hausse des prix, et des conséquences possibles sur toute l'économie agricole et en particulier sur l'industrie laitière.Puis il insista sur le fait qu'il n'y a pas de bon éleveur.ni de succès possible avec des animaux de mauvaise qualité.Que les bétes de qualités ne proviennent jamais de mauvais reproducteurs.Ii insista aussi sur une alimentation raisonnée, dont le point important est bien un pacage productif.Enfin, le conférencier parla de la Santé du troupeau: prévention de la Brucellose, un \u2018\u2018fléau considérable\u201d: prévention de la tuberculose, de la mammite, etc, * Il insista sur le plaisir que lui cause cette ren- contre avec les agriculteurs, à qui il offre ses félicitations; et il assure que cette journée passée en compagnie d'un auditoire aussi intéressant était pour lui un des congés les plus agréables qu'il puisse souhaiter.En terminant, il réitéra à tous les meilleures salutations de ses chefs.| M.Le Dr Pierre Gauthier, député a Ottawa du Comté de Portneuf, insista sur une parole de M.J.-R.Pelletier, maître de cérémonies, à ole que chacun doit viser au progrès, à l'amélioration de soi, comme de son art.\"On ne peut jamais voir assez haut, afin de mieux comprendre\u201d dit le Dr Gauthier, qui mit ses auditeurs en garde contre les idées qui brisent le monde actuel, et qui insista sur la pratique des vertus traditionnelles qui ont fait notre force.M, J.-B.-H.Gauthier, maire de Deschambault, rappela des souvenirs intime sur cette ferme où il a travaillé jadis avec son vénérable père, et rappela également ses contacts personnels si agréables avec M.Labrecque, alors que celui-ci était instructeur en élevage.II félicita M.Labrecque d\u2019une promotion bien méritée, et conseilla fortement à ses auditeurs de ne pas se gêner de recourir à ses conseils de zootechnicien, Il assura que la paroisse de Deschambault apprécie énormément chaque année, la venue de tous ces agriculteurs et de leurs compagnes., M.J.-R.Pelletier ajouta quelques mots d'avertissement aux éleveurs sur la diminution inquiétante des réserves de chevaux dans le monde entier et principalement.au Canada.\u201cDes commerçants sont revenus de voyages d'achats sans avoir pu trouver de chevaux\u201d, dit-il, Il faut rester prêts à ce que l'avenir peut demander aux éleveurs de chevaux; les prudents pourront bénéficier des prix intéressants qui sont à prévoir.\u201cChevaux rares, chevaux chers, ajou- te-t-il.Or, depuis 1941, les chevaux ont diminue de 28.p.e.au Canada; de 7 p.c.depuis un an.Environ 100,000 ont été vendus aux conserveries.Sur 730,000 fermes canadiennes.on n'arrive plus a la moyenne de 3 chevaux.En terminant, M.Marc Leclerc distribua les prix,\u2014 plutôt nombreux,\u2014offerts par les compa- fnies faisant affaires avec les agriculteurs, et rappela aux auditeurs qu\u2019ils étaient redevables au Ministère de l'Agriculture provincial pour les frais assez imposants de cette magnifique journée sur la Ferme-Ecole, LGF.C\u2019EST votre JOURNAL: REPANDEZ-LE! Découpez ce coupon d'abonnement: \u201cGazette des Campagnes\u201d Veuillez trouver ci-inclus le montant de $.pour abonnement au journal: La \u201cGAZETTE des CAMPAGNES\" du.crannies RÜi-n.nccscsccosernsrrerraause 19.; ) \u2018 { Nom de l\u2019abonné:\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026senesenennns Adresse.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026ccrecereeres H Ancien abonné ( ) Nouvel abonné( ) 19 août 1948 GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, (Bamouraska).5 Page d'HISTOIRE REGIONALE Les terres de la GRANDE - ANSE et du PORT-JOLY.par Léon ROY (Suite) \u2014 Les seigneurs des Aulnaies \u2014 Né en 1625 ou en 1626, d'après les recensements de 1666, 1667 et 1681, et d'après sa sépulture, Nicolas Juchereau de Saint-Denys, le premier seigneur des Aulnaies, était le plus jeune des deux fils de Jean Juchereau (1592-1672), seigneur de Maur, et de Marie Langlois (16.61).Jean Juchereau était passé dans la Nouvelle-France, entre 1634 et 1630, Peut-être était-il arrivé au pays en même temps que son frère Noël Juchereau-des-Châtelets (1593-1649), avec le premier contingent percheron, emmené par Robert Gitfard, et qui débarqua à Québec, le 4 juin 1634, Marie Langlois, sa femme, qu'il avait épousée en 16Z2 ou plus tôt, était la fille du sieur Langlois, seigneur de la Potherie et de Saint-Roch, N'est-ce pas de là que vient le nom de Saint-Roch, donné plus tard à la paroisse et qui passa à la seigneurie des Aulnaies?Marie Langlois, dont on ne constate la présence au Canada qu'a partir de 1644, avait du venir rejoindre son mari, quelques années plus tard, avec leurs trois enfants: Jean, Nicolas et Geneviève, Jean Juchereau de la Ferté (1623-85), l'ainé, épousa, en 1645, Marie Giffard (1628-65), fille ainée de Robert Giffard, seigneur de Beauport, et de Marie Renouard.Geneviève Juchereau (1630-87) devint l'épouse, en 1648, de Charles LeGar- deur de Tilly (1617-95).Nicolas Juchereau 1626-92), leur frère, épousa une autre fille du seigneur de Beauport, Marie-Thérèse Giffard, le 22 septembre 1649, Celle-ci serait née en 1636 ou en 1637, d'après les recensements et d\u2019après sa sépulture, et aurait donc été âgée de 12 ou 13 ans, à son mariage.Les deux premiers enfants de Robert Giffard étaient nés à Nortagne ou Perche, mais les quatre autres naquirent à Beauport: Françoise (1634-57), Hospitalière; Louise (1639-56, épouse de M.Charles de Lauzon-Charny; Joseph (1645-1706), deuxième seigneur de Beauport; et enfin Marie, qui, selon le premier registre des baptêmes et des maringcs, reconstitué de mémoire des particuliers, peu après, l'incendie de 1640, aurait été baptisée, le ler novembre 1639, c'est-à-dire exactement sept mois après sa soeur Louise, dont l'acte de baptême, au même registre, porte la date du 30 mars de la même année.L'acte de baptême du ler novembre 1639, de Marie Giffard, doit être celui de Marie-Thérèse Giffard, future épouse de M.Nicolas Juchereau de Saint-Denys, qui serait cependant née plus tôt, en 1637.L'écart de date s\u2019expliquerait par une erreur au registre reconstitué de mémoire, erreur que répète apparemment le registre des confirmés de 1659, qui donne 20 ans à Marie Giffard.Cette dernière ne pouvait être autre que Marie-Thérèse Giffard, née en 1637, car ses soeurs, née en 1634 et en 1639, étaient toutes deux décédées.Comme nous l\u2019avons vu, c\u2019est en 1656 que Nicolas Juchereau se fit concéder la seigneurie de la Grande-Anse.Mais il était trop tôt pour tenter une entreprise de colonisation aussi loin de Québec, Le premier seigneur des Aulnaies demcara toute sa vie sur ses terres de Beauport, où Giffard son beau-père, lui avait concédé un arrière-fief à l\u2019occasion de son mariage.C'est là qu\u2019il décéda, âgé de 66 ans, en 1692.Marie-Thérèse Giffard, son épouse, qui avait neuf ans de moins que lui, survécut vingt-deux ans à son mari, et décéda à Beauport, à l\u2019âge de 78 ans, en 1714.Un procès-verbal du Grand-voyer, daté des 6 et 7 août 1713 donne les prénom: de Marie-Geneviève.oes A la mort de Nicolas Juchereau de Saint-Denys, en 1692, la seigneurie des Aulnaies ou de Saint-Denys dut passer a son fils ainé Charles Juchereau de Saint-Denis (1650-1703), lieutenant général de l\u2019île de Montréal, où il mourut, en 1704, avant sa mére.C'est pourquoi la plupart des billets de concession de terres aux Auinaies, accordés entre 1692 et 1714, furent émis par Marie-Thérése Giffard, veuve de Nicolas Juchereau de Saint-Denys, au nom des héritiers.M, d'Auteuil, son gendre, en émit aussi plusieurs, en cette même qualité.Le 11 mars 1694, soit moins de deux ans après la mort du seigneur Nicolas Juchereau de Saint-Denys, son gendre, Md'Auteuil, concédait, au nom de Joseph Juchereau des Aulnaies, une terre de 4 sur 40 arpens au lieu dit lanse a Fouquet, en la s\u2019igneurie Desonois, à un nommé Pierre Boucher (Cf: gr.Chambalon, 17 octobre 1701), Cet acte ne semble-t-il pas indiquer qu'au moins une partie de la seigneurie était alors passée à Joseph Juchereau des Aulnaies (1673-94), un autre fils du premier seigneur! Mais comme la seigneurie plus tard connue sous le nom de l'Anse-Saint- Denys (Saint-Denis de Kamouraska) avait été originairement concédée à Joseph Juchereau des Aulnaies, nous croyons que cette terre était plutôt située dans cette dernière seigneurie, et que, par suite, l\u2019Anse-à-Fouquet se trouvait à cet endroit.Joseph Juchereau des Aulnaies mourut célibataire en 1694, et sa seigneurie de l'Anse- Saint-Denys, de même que sa portion éventuelle d\u2019'héritage dans la seigneurie de Saint-Roch-des-Aulnaies, dut retomber dans le domaine principal des héritiers Saint-Denys, C'est Martin Fouquet, un pêcheur, qui avait donné son nom à l\u2019anse en question.Nous le trouvons à la Pocatière des lod.Al semule etre mort a | Islet-du-Portage, en 1651, en laissant apparemment aussi son nom à la rivière Fouque.à Duint-Andre de kamouraska, Mais qui etait Pierre buucher, le premier concessionnaire de terre dans l'Anse Saint-Denis: Quatre ou cinq Pierre Boucher ont possédé des terres dans les limites de la paroisse Notre-Dame-de-Liesse de la Rivi- ere-Uuelle avant que ne s'ouvrent les registres de l'etat civil, à Sainte-Anne, en 1715; à Kamouraska, en 1727; et a Saint-Roch, en 1733.Par suite, les actes de l'état civil ne peuvent guère aider à situer leurs terres dans l'une ou l'autre des quatre seigneuries.C\u2019étaient: 1\" Pierre Boucher- dit-Deroche (1648-1701), qui obtint concession d'une terre dans le bas de la Pocatière, en 1684, mais qui ne la garda pus longtemps; 2° Pierre-(Galeran) Boucher (1664-1637), époux de Marie-Anne Michaud, établi à Kamouraska; 3\" Pierre Boucher (1039-1707), époux de Marie Saint-Denis (1630-post 1692), arrivé sur les lieux entre 1692 et 1696, que nous croyons s'être {ixé aux Aulnaics, sur une terre que la carte de Catalogne, de 1709, mentionne au nom de son fils Prisque (1689-1768), 4\" Pierre Boucher (1666-1715), époux de Madeleine Dancosse, fils du précédent; et enfin 5° Un autre frère de ce dernier, aussi prénommé Pierre Boucher (1673-1745), qui décéda à T0 ans et fut inhumé a Sainte Anne, le 11 août 1713.Il est donc ussez difficile de déterminer lequel de ces cing Pierre Boucher obtint une concession de terre dans 1'Anse-a-Fouquet, en 1694.Le 23 septembre 1743, une ordonnance de l'Intendant obligeait les habitants du fief Saint-Denis (Saint-Roch) a représenter leurs titres de propriété au seigneur du dit fief, l'héritier de Murie-(Thérèse) Giffard, au jour de son décès veufve de Nicolas Juchereau de Saint-Denis, c'est-à-dire leur petit-fils: (Joseph)-Charles Juchereau de Saint-Denis (1696-1765), Celui-ci s'était établi à Saint-Domingue, vers 1725, où il mourut en 1765.Il était le fils ainé de fou Charles Juchereau de Saint-Denis (1653-1703), vivant de Montréal, (21) Le terrier de Saint-Roch-des-Aulnaies, dressé par Me Boucault de Godefus, notaire, en 1743, et les titres-nouvels émis à cette occasion furent accordés par le seigneur Jo- seph-Charles Juchcreau de Saint-Denis (1696-1765).On voit par les titres-nouvels, accordés aux censitaires de Saint-Roch-des-Aulnaies, en 1765-66 )gr.Louet(, c'est-à- dire peu après la mort du troisième seigneur Joseph-Charles Juchereau (1696-1765), que la plus grande partie de la seigneurie était alors passée à Antoine Juchereau-Duchesnay (1704-72), seigneur de Beauport, qui avait aussi fait l\u2019ac- | quisition de la seigneurie de l\u2019Anse Saint-Denis.La seigneurie de Saint-Roch-des-Aulnaies passa ensuite à son fils Antoine Juchereau-Duchesnay (1740-1806), Nous empruntons ce qui suit à M.Pierre-Georges Roy.Par son testament olographe fait à Beauport, le 24 décembre 1502, l'honorable Antoine Juchereau-Duchesnay donna cette seigneurie à son fils Jean-Baptiste (1779-1833), si ce dernier mourait - sans enfants, elle devait retourner a ses deux autres fils: Antoine-Louis )1767-1825( et Michel-Louis (1785-1838).L'honorable Jean-Baptiste Juchereau-Duchesnay (1774- 1833), seigneur de Saint-Roch-des-Aulnaies, mourut à Beauport, le 12 janvier 1833.Il ne laissait pas d'enfants.L'honorable M.Amable Dionne, marchand, de Kamouraska, se rendit acquéreur de la seigneurie de Saint-Roch-des-Aul- naies, en 1833 et 1837.I! acheta la seigneurie de la Pocatière à la même époque.A sa mort, la seigneurie des Aulnaics passa a son fils Paschal-Amable.Le 2 février 1894, les héritiers de feu Amable-Paschal Dionne vendirent la seigneurie de Saint-Roch-des-Auinaies, pour la somme de $8,000, à Arthur Miville-Dechéne, plus tard l'honorable sénateur Dechéne, qui était déjà propriétaire de la seigneurie de la Pocatière.Par son testament, reçu par le notaire Dupont, le 14 mars 1901, le sénateur Dechéne légua sa seigneurie de Saint-Roch-des-Aulnaies à son fils M.Arthur Miville Dechêne\u2014 À suivre \u2014 (21) A consulter sur les familles Juchereau et Giffard: La Famille Juchereau-Duchesnay (1908), par Pierre-Georges Roy.Moyen de progresser pour les coopérateurs.La Coopération dañs quelque domaine que ce soit est une oeuvre humaine, soumise à des lois humaines, les lois de tout être vivant et de toute société; elle peut grandir, progresser, se multiplier;; elle peut aussi, faute d'alimenta- tation et de soins, décroître, dégénérer et même rrqurir.Elle est de plus, surtout à l'heure actuelle, soumise à la pression formidable de forces extérieures, de courants violents et contraires que nous avons à vaincre et à remonter.Il y a d\u2019abord le courant de l'égoisme naturel, inhérent à chacun de nous, qui nous pous- S sans cesse à préférer notre intérêt particulier, le bénifice actuel et immédiat au détriment du bien général et du rendement à long terme; il y a la poussée violente des monopoles capitalistes, fortifiés par des privilèges et des bénifices de guerre, qui sont loin d\u2019être morts et d'avoir abandonné la lutte, mais, qui poursuivent toujours, dans les coulisses des banques, des bourses et des parlements le minage savant et souterrain de la propriété, de la petite industrie et des libertés démocratiques; il y u la pression constante des partis politiques hostiles à toute velléité d'indépendance, de l\u2019Etat paternaliste qui tient à tout conduire a tout gérer, à tout contrôler; il y a surtout de nos jours la contrainte formidable des conflits sociaux et internatonnaux, qui, non seulement rendent extrêmement dfficile la tâche de saisir la vérité, d'émettre une opinion libre et de pratiquer un commerce honnête, mais font disparaître tour à tour les associations, les gouvernements et même les états, vaciller et s'écouler les principes\u2019 mêmes les plus infrangibles de la sagesse humaine.' Toutes ces pressions ont des répercussions plus ou moins profondes sur les activités, le progrès et la vie des entreprises coopératives, sur l'orientation et le développement du mouvement coopératif qui doit se garer à tout instant et et faire son chemin à travers tant d\u2019embûches et d'obstacles.Aussi, notre mouvement, sauveur de la vraie démocratic et de la liberté, n\u2019atteindra-t- il son but, ne poursuivra son travail urgent et indispensable de construire la paix dans tous les domaines, que s'il @ une sagesse, une vitalité, une puissance d'action et d'union extraordinaire, que si tous les membres sont à la hauteur de leur rôle, accomplissent ensemble la manoeuvre et prennent ensemble les moyens de défense et de conquête que le situation délabrée du monde nous impose.Gérard Guité ptre.\u201cA Pleines Voilea\u201d Il est bien difficile de donner du goût à ceux qui n\u2019en n'ont pas que de former le goût de ceux qui ne l'ont pas encore tel qu'il doit être.Fénelon. \\ ' 6 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).19 août 1948 L'établissement rural Un mouvement national Il est un fait certain, l'histoire n'a jamais manqué de le confirmer, les nations ne réussissent à conserver leur culture, elles n\u2019avancent normale- lement sur la voie du progrès que dans la mesure où elles renouvellent, où elles intensifient sans cesse leurs sources de vitalité que sont leurs familles et- leurs paroisses rurales.Importantes que soient les villes et leurs institutions, ce seront toujours les campagnes qui fourniront les familles, qui maintiendront un taux de natalité assez élevé, qui aurènt le plus de facilité, en raison du milieu dans lequel elles évoluent pour transmettre la conception de la vie qu'inspire la civilisation à laquelle elles appartiennent.A l'heure qu\u2019il est, par suite du récent conflit mondial qui a jeté le désarroi dans la vie morale et économique d'à peu près toutes les nations, comme conséquence aussi du matérialisme qui menace partout de renvorser l\u2019échelle chrétienne des valeurs, il s'opère chez tous les peuples appartenant à la civilisation de l'Europe Occidentale une désaffection de la terre, une désertion inquiétante du sol.Le Canada français, dont la province de Québec en particulier, n\u2019est pas exempt de ce fléau qui affaiblit régulièrement le réservoir des forces vives, C'est dire l'urgence qu\u2019il y a pour les sociologues et les réels patriotes de faire pénétrer dans les milieux intéressés une éducation solide appuyée sur les principes qui demeurent en vue de convaincre nos familles agricoles de rester fidèles à la terre, en vue de garder dans le milieu rural tous ceux qui peuvent réellement y mieux servir la société, en vue aussi, par le truchement de la coopération, d'apporter à la situation économique les soulagements qui s'imposent.Et ce programme d\u2019éducation, il faudrait le répandre non seulèment dans la province de Québec mais dans toute la population agricole, catholique et française.À cette fin, il faudrait s'assurer la pleine collaboration de tous les organismes nantis et la paroisse rurales.Mais cette éducation doit pousser à des actes concrets.Elle doit inciter à la création de nouveaux établissements, à la fondation de paroisses nouvelles, Concurremment donc avec les études qu'il faudra faire dans toutes et chacune des paroisses rurales, il faudra dresser et réaliser un plan concret d'établissement.Sans doute, il se posera dans chaque paroisse un problème particulier, étant donné que l'on y découvrira après étude approfondie des possibilités d'établissement.Cependant, il faudra coordonner tout ce travail, vue que dans toutes les paroisses, malgré les quelques établissements locaux qui pourraient s\u2019y faire, il faudra mettre de l'avant une politique de rajeunissement des effectifs humains, ce qui impliquera l'émigration de familles souches en vu de faire de la place à des familles plus jeunes.Et, en conséquence, l'arrêt d'un programme de fondations nouvelles.programme adapté aux goûts, aux aptitudes de chacune des paroisses ou, selon le cas, de chacun des groupements de paroisses intéressées.Il importera au premier chef de faire participer à cette éducation en milieu rural les jeunes garçons et les jeunes filles pour les saisir de leurs obligations envers l'Eglise et la patrie, pour faire nai- tre en eux le désir de s'établir dans le milieu auquel ils appartiennent.Et l'école, comme personne no l'ignore, devrait par tous les moyens possibles semer d'abord, puis faire éclore les vocations rurales chez la génération de demain, Dans l'arrêt d\u2019une stratégie de peuplement il ne faudra pas oublier la présence, dans chacune des provinces du pays, dans celles surtout sises a \"Ouest du Québec, de contingents forts importants de Canadiens francais, Ces contingents, dont les souches sont parties de la province de Québeo, constituent de précieux avant-postes pour la nation canadienne-française; ils sont pour ainsi dire les colonies du Québec; ils ont besoin de renforts pour poursuivre avec succés l'oeuvre de civilisation catholique dans laquelle ils se sont engagés.Fidèles a la terre dans une proportion de 70 pour 100, ils n'ont pas moins besoin de l'appui constant en hommes d\u2019abord et en direction ensuite de la province qui a tout à gagner à fortifier leur vitalité.D'ailleurs, n'ont-ils pas déjà de maintes façons établi nettement leur volonté leur détermination de rester ce qu'ils sont, ce que la Providence a voulu qu\u2019ils soient, des Catholiques et des Français?Le mouvement d'établissement d\u2019Est en Ouest ne rencontre pas que des sympathies.En effet, il est des sociologues et des patriotes pourtant bien avertis qui ne veulent y voir que des difficultés, que des obstacles voisins d'infranchissa- les, Ces mémes personnes ne manquent jamais l\u2019occasion de précher par la parole et par la plume le devoir qu'ont les Canadiens français de se sentir partout chez-eux au pays et le droit qu\u2019ils ont ac e des parcelles de terre du beau territoire canadien.L'idée de la réserve québécoise, îls la rejettent bien au loin; ils n\u2019entendent pas que notre peuple s\u2019y résigne, Et ils ont parfaitement raison car, partout où fut vorsé le sang des pionniers et des missionnaires, partout où le sol fut baigné des sueurs des défricheurs, partout où naguère a résonné le verbe français, les Canadiens français ont le droit et le devoir de se sentir chez enx.Etrange contraste.Lorsqu'il s\u2019agit d\u2019exécuter ces bien légitimes ambitions, d'orienter en dehors de la province des mouvements de population destinés à consolider les bastions existants, l'on s'éprend de frayeur, de timidité, de craintes injustifiées.L'on croit d\u2019une part à la conquête pacifique du sol, mais l'on hésite d'aller consolider les régiments qui déjà là-bas occupent la place et s'emploient de toute leur énergie à la solidement garder.Partout l'on s\u2019est réjoui de la création de postes français de radio dans l'Ouest postes gagnés a la suite de luttes sagement soutenues.L'on a volontiers versé son obole pour en aider la construction dans l'espoir qu\u2019ils répandraient là-bas un enseignement susceptible de raviser les convictions religieuses et nationales.L'on oublie trop souvent, comme le soulignait si justement Mgr Auguste Boulet, président de la Fédération des Sociétés diocésaines de Colonisation du Québec, que ce qui vaut plus que, la radio, plus qu\u2019un encouragement pécunaire, c\u2019est l'envoi de contingents d'hommes et de femmes, de jeunes filles et de jeunes gens pour consolider leg positions acquises.L\u2019émigration de familles de l'Est dans l\u2019Ouest canadien n'ira pas sans difficultés, sans dangers.La situation démographique nous l'indique clairement.Cependant, si le Québec veut lui-même rester bien vivant, il lui faudra d\u2019un côté rajeunir sans cesse sa population, Et le seul moyen de le faire, étant donhé qu\u2019il a encore un taux élevé de survie, c\u2019est la transplantation.De l'autre côté, il lui taudra fortitier les avant-postes que naguère il a édifiés dans tout le territoire canadien.Chose en tout cas certaine, nos familles rurales seront exposées à de moindre dangers si elles s\u2019établissent sur la terre dans l\u2019une ou l'autre des provinces à l'ouest du pays, que si elles viennent échouer dans les villes pour se ranger, pour une très forte proportion, dans les classes prolétaires, C'est la l'alternative.Arrêter un projet de peuplement national ou continuer d'engouffrer dans nos agglomérations urbaines déjà surpeuplées la plus précieuse des richesses de la nation.Si les convictions religieuses et nationales ont réellement la puissance que l\u2019on se plait à bon droit de leur reconnaître, il doit y avoir moyen, pourvu que l'on procède avec toute la prudence et la sagesse requises, de surmonter des difficultés ambiantes, de faire en sorte que restent ce qu'elles sont les familles qui déjà ont émigré dans l'Ouest canadien, celles aussi qui devraient aller leur prêter main-forte, Pour cela, il va falloir non seulement transplanter ces familles, mais l'ensemble des institutions religieuses, sociales et économiques, associations agricoles plus particulièrement capables de faire germer les convictions dont dépendra toujours la vigueur de notre peuple.Si nos groupements minoritaires français, malgré toutes les prédictions contraires, ont pu jusqu'ici tenir le coup avec le peu d'assistance qu\u2019on leur a prêtée, que ne paurraient-ils faire à l'avenir si l'on allait s\u2019employer de toutes parts à leur accorder le plein appui, l\u2019entier concours des associations dont, en particulier, l\u2019association professionnelle?Celleci viendrait regrouper dans une grande famille tous ceux que la Providence a choisis pour entretenir, pour garder la plus précieuse des richesses, la terre arable.Si chacun des diocèses du Québec, conscient de sa responsabilité à l'endroit du présent et de l'avenir de ses enfants, allait prendre sous son aile, faire l'adoption de l\u2019un ou d'autre des groupements minoritaires en dehors du Québec, voir à y consolider la vie des familles, la situation de la nation française au pays prendrait une toute autre figure d'ici un demi-siècle, Et alors que l'argent abonde encore partout, qu\u2019un très grand nombre de paroisses rurales'sont en train de vieillir, ne serait-il pas temps, pour tous ceux qui ont confiance en eux-mêmes, qui ont confiance & la culture à laquelle ils appartiennent, de concerter leurs efforts, d\u2019harmoniser leurs volontés pour s'engager résolument dans un plan salutaire d'établissement rural qui atteigne toutes et chacune des paroisses catholiques et françaises du pays.L'entreprise ne sera pas facile, cela est entendu.Elle n'en sera que plus méritoire.C.-E, Couture base de 25 sous par tonne plus 5 sous la tonne- mille à partir du sixième mille.Ici, encore, l'octroi maximum sera de $1.75 la tonne.Les cultivateurs devront obtenir de l\u2019agronome divisionnaire un permis de livraison pour chaque wagon commandé afin de bénéficier du tarif spécial accordé par les chemins de fer pour le transport de la pierre à chaux moulue.Toilette au Parc de l\u2019exposition Provinciale Dc nombreuses améliorations et transformations au Pare de L'Exposition Provinciale accueilleront les milliers de visiteurs qui s'y rendront entre le 3 et le 12 septembre.Poursuivant un plan d\u2019ensemble bien déterminé, destiné à faire du Parc de l'Exposition de Québec, l'égal des \u201cState .Fairs\u201d américaines, on y accomplit d'année en année des travaux de tous genres.Beaucoup resteront surpris de constater que les grands peupliers de Lombardie qui ornaient depuis nombre d'années les abords de l\u2019avenue centrale, sont disparus.En effet, immédiatement après l'Exposition de 1947, il a fallu procéder à la coupe.De nombreuses améliorations et transformations d'une centaine d'arbres âgés, jugés dangereux à la sécurité.ils furent remplacés en mai dernier par toute une variété de jeunes arbres décoratifs et d\u2019arbrisseaux d\u2019embellïssement; on y relève des érables, frênes, ormes, tilleuls, mélèzes, hétres, épinettes bleues, etc.Dans quelques années, lorsque la plupart auront atteint maturité, le Parc s'ombragera d\u2019un feuillage touffu et s\u2019ornera d\u2019une floraison resplendissante.Partout sur le vaste terrain, de nombreuses équipes sont actuellement au travail.Les électriciens mettent à point de nouveaux circuits et complètent l'érection d'une station centrale de distribution.Les peintres enduisent d'une brillante couche de peinture les toitures de tous les édifices et rafrai- chissent les boiseries.| Les jardiniers embellissent les plates-bandes, taillent le gazon, ornent les parterres.Les menuisiers démolissent quelques vieilles constructions pour en ériger de plus modernes.La piste de courses a ét& pourvue d\u2019un système d'éclairage au début de l\u2019été et les meetings du soir ont révélé que le luminaire donne tout le rendement attendu.Dans la zone des restaurants, à l\u2019est du Palais de l'Industrie, l'on procède à des améliorations devenues nécessaires.Chaque concession sera modernisée; pourvue de facilités riouvelles; un grand nombre changent de localité et seront situées en des endroits plus propices.L'ancitn bâtiment consacré au \u201cScooter\u201d et transformé cn pavillon tam- poraire l'an dernier a été démoli et on y érige présentement une zone qui sera pourvue d\u2019amusements mécaniques et de jeux de toutes catégories pour les jeunes: ce sera le \u201cRoyaume des Enfants\u201d.Signalons en outre, l'enlèvement des rails de tramways dans la principale artère conduisant au Parc.et le pavage par la ville de cette grande rue, pour faciliter la circulation dans tous les sens.Et ce ne sont là que quelques unes des principales transformations destinées à rendre l'Exposition plus accueillante, plus en mesure de recevoir une population qui s\u2019accroit chaque année et qui, en 1947, se chiffrait.à 300,000.1948, \u201cl\u2019année de l\u2019Industrie\u201d verra ce total dépassé de plusieurs milliers, au dire des directeurs de l'Exposition.Subside au transport de la chaux agricole.Le Ministère provincial de l\u2019Agriculture accordera, à compter du ler juillet jusqu\u2019au 31 mars 1949, un subside, de concert avec le gouvernement fédéral, sur le transport de la chaux agricole par chemin de fer et par camion.La pierre à chaux moulue aura une teneur minimum de 85% de calcium; être d\u2019une finesse de mouture telle que 100%: du produit puisse passer À travers un tamis de 10 mailles au pouce et 30% à travers un tamis de 30 mailles au pouce.Le prix de vente, frais de port et d'emballage non compris, n'excedera pas $2.50 la tonne.L\u2019entente prévoit que les expéditions effectuées par chemin de fer, ne devront pas être inférieures à 30 tonnes par wagon.L'indemnité payée sera égale au prix du transport jusqu\u2019à concurrence de $1.30 la tonne.Un montant égal à la demie de l'excédent sera accordé si le prix du transport excède $1.30 la tonne, L'an dernier, cet excédent ne pouvais dépasser $1.50 par tonne, Si l\u2019expédition est effectuée par camion, le ministère paiera cette année un prix de base de 25 sous la tonne, plus une indemnité de 5 sous la tonne-mille à parcourir de la carrière à la ferme.L'octroi maximum ne dépassera pas, cependant, $1,75 la tonne.Dans les centres éloignés du chemin de fer, où le transport devra s'effectuer par camion de la carrière à la station, puis du point de déchargement à la ferme, le ministère paiera un prix de 19 août 1948 Le coin \u2018( des Curieux! GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, Semaille par avion En décembre 1947, on a semé par avion pour la première fois en Australie près de deux tonnes de graine d'herbe de Rhodes à Gayndah, Queensland, On a ainsi démontré que cette méthode permet d'ensemencer rapidement, à bon marché et avec succès les grands pâturages.Au moyen du vol, Anson, on a déposé la semence en bande égales sur 300 acres.Au cours du vol, la semence était contenue dans des coffres doubles de 56 pieds cubes, à l'intérieur de l'avion, munis d'extensions des mêmes dimensions.La semence était attirée par succion dans des tubes venturis doubles montés sous les attaches des ailes, puis repoussée par le soufile de l\u2019helice pour tomber à plat sur la terre.Semant à raison de 180 acres à l'heure, l'avion a couvert un terrain difficile à moins d\u2019un tiers du coût des semailles à la main.Il aurait fallu 80 jours à un homme pour effectuer le même travail à la main.Un autre avantage de l\u2019ense- mensement par avion, c\u2019est qu\u2019il peut\u2019 être effectué de façon à profiter des conditions de température.Deux heures après l\u2019ensemensement à Gayndah, il est tombé une bonne pluie.On n\u2019améliore pas les oeufs en les lavant Les cultivateurs canadiens savent bien que la pratique de laver les oeufs pour les nettoyer n'est pas à recommander, cér elle ne fait que hâter leur décomposition.Ils comptent plutôt sur la propreté des nids et, de cette façon, évitent les sanctions prévues par les règlements canadiens sur le classement des oeufs; d\u2019après ces règlements, les oeufs lavés sont classés dans la catégorie C, à des prix inférieurs de 12 à 25c.la douzaine à ceux de la catégorie À gros.Mais ces règlements sont loin d'être aussi sévères que la sanction qui attend le cultivateur irlandais qui lave ses oeufs.Dès 1941, le ministère irlandais de l'agriculture faisait adopter des amendes de $40 pour la première offense et de $80 plus un emprisonnement allant jusqu'à trois mois, ou les deux à la fois, pour la deuxième offense.Ces sanctions rigoureuses ont rapidement réduit la quantité d\u2019oeufs sales et ont éliminé leur lavage.Dans le moment, les oeufs sales reçus de producteurs irlandais sont èn moyenne inférieurs à 2, et parfois à 1 p.100.Principales causes d\u2019incendies sur les fermes Le Bureau fédéral de la Statistique estime que sur les 8,000 incendies qui se sont produits sur les fermes au cours des d-uze mois terminés en juin 1947, environ 3,000 ont pris naissance dans les maisons de ferme, 3,600 dans les granges et dépendances tandis que pour les autres 1,400 on n\u2019a pu déterminer la cause, Les cheminées et tuyaux défectueux furent les principales causes des incendies de maisons et les étincelles sur les toits faits de matériaux combustibles ont causé 400 incendies dans les maisons de ferme et 200 dans les granges et dépendances.Les * poëles et autres appareils de chauffage et de cuisson surchauffés furent une cause fréquente d'in- -cendie non seulement dans les habitations, mais aussi dans les granges et autres bâtiments de ferme.Les éleveuses et séchoirs à tabac furent souvent endommagés ou détériorés par des appareils de chauffage Jéfectueux.Les fermes, dont un grand nombre n'ont pas de service d'éclairage à l'électricité sont plus exposées au danger du feu, du fait des lampes renversées et des fanaux à l'huile, que ne le sont les autres - genres d\u2019habitation, estime que l\u2019emploi de iquides inflammables comme l'huile de charbon et l'essence a provoqué 900 incendies soit 200 de plus que le nombre de feux causés par la foudre.Trente-cinq pour cent des incendies sont attribuables à des causes inconnues, mais, d\u2019après l'expérience du passé, une forte proportion de ces incendies sont provoqués par la combustion spontanée, surtout en ce qui concerne le foin et le grain surchauffés, / Le monstrueux serpent de mer était en caoutchouc.Le monstrueux serpent découvert sur la grève de Gentilly, au début du mois d'août, et que des vlscrVateurs disaient semblable à celui \u2018\u2019qui faillit étrangler une vache\u201d à Ste-Anne-de-la-Pérade, quelque temps auparavant, n\u2019est rien d'autre qu'un bout de caoutchouc synthétique de 9 pieds et sept pouces de longueur, ayant la forme cylindrique décroissante d'un serpent, .C'est ce que nous avons appris et vu hier après- midi.au Laboratoire du departement des Pêcheries maritimes, où le Dr Vadim-D.Vladykov, biologiste du département depuis 6 ans avait convoqué les journalistes, \u201cJ'ai ici des procédés suffisants pour démontrer qu'il ne s\u2019agit pas d'un serpent\u2019, a dit le Dr Vladykov, qui n\u2019a d'ailleurs jamais cru un instant à cette histoire abracadabrante.Il ajouta qu'il avait toutefois jugé nécessaire de faire une expertise, afin de renseigner le public et de rendre service aux nombreuses personnes qui dépensaient de l'argent pour aller voir le fameux monstre.D'ailleurs, même sans expérience de laboratoire, le biologiste aurait pu, grâce à la connaissance de la faune aquatique de l\u2019Atlantique et du St-Laurent, faire une mise au point autorisée.Et voici, en résumé comment il explique la chose.D'abord s'il s\u2019était agi d\u2019un serpent, il aurait été en état de décomposition très avancée, et n'aurait pas supporté deux hommes sans s'aplatir, comme le disaient certains témoins.On aurait aussi noté la présence de mouches.Ensuite, et surtout, le vrai serpent de mer, ne se trouve que dans les mers tropicales.Il compte plusieurs espèces d'une taille variant entre 5 et JU pieds, Nous avons ici la couleuvre d'eau, dont la plus longue jamais vue mesure 4 pieds, et l'anguille, qui ne depasse pas 5 pieds.D'où peut donc originer la légende des serpents de mer au Canada et dans le reste de l'Amérique du Nord?Le Dr Vladykov trouverait deux réponses à cette question, Il existe, dans le St- Laurent, un moilusque appelé céphalopode.Son nom vient du fait qu\u2019il porte dik bras ou ten- técules autour de la tête.Le seul de l'espèce trouvé dans le fleuve est l'écornet (squid), d'une longueur maximum de 12 pouces.Il s\u2019en trouve un au laboratoire des Pécheries.Cependant, un céphalopode vit dans les eaux profondes de Terre-Neuve, Il mesure jusqu'à 55 pieds de longueur, avec ses tentacules.Celles-ci mesurent de 30 à 35 pieds, Or, il arrive qu\u2019une puissante vague de fond en fasse émerger un à la surface.Dans ce cas, l\u2019une des tentacules, vue à distance, paraît être un serpent gigantesque.y a deux ou trois ans, un monstre du genre, de 35 pieds, fut trouvé échoué dans cette région.D'autres trouvailles peuvent aussi faire croire à l'existence du serpent de mer.Ce paurrait être l\u2019arête dorsale d\u2019un requin.dont certains spécimens mesurent 40 pieds, ou celle d\u2019un esturgeon, qui mesure parfois 10, 12 et 14 pieds.Il reste toujours une cornée très résistante agglutinée d\u2019eau, surtout quand l\u2019objet est recouvert de sable.Tout en nous donnant ces explications avec force détails très intéressants, le Dr Viadykov a parlé de la couleuvre, dont on trouve sept variétés dans la province, et expliqué l'origine de la légende qui Prête à ce reptile la manie de \u201c\u2018traire les vaches\u201d.Celui qui nous intéresse semble être un tampon de caoutchouc utilisé comme pare-chocs d'accostage sur les navires.L'objet, d\u2019un brun terreux, mesure près de dix pieds.I! mesure de 5 pouces de largeur au sommet, et va en décroissant jusqu'à environ trois pouces.Ce qui ressemble au ventre est légèrement aplati et capitonné, et de couleur rose.En réalité, la ressem est étonnante, mais pas au point de tromper un obseryateur averti.(Kamouraska).7 La ouananiche, le poisson le plus combattif au pays Montréal, (Spéci).\u2014 1} n'est probablement pas un poisson d\u2019eau douce pour lequel les pêcheurs viennent de si loin que ce cousin du grand saumon de l'Atlantique, qui a établi sa demeure dans les fraiches rivières du nord de Québec, par choix plutôt que par nécessité géographique.Un véritable saumon, (Salmon sa- lar ouananiche), la ouananiche est l'égale du saumon de I'Atlantique en tout, saul pour la taille et l'habitude d\u2019aller en mer; son poids n'est que de deux à huit livres, mais chaque once est de la puissance concentrée, On suppose généralement que le mot \u2018\u2019ouananiche\u201d est celui qu'employaient les Indiens monta- gnais pour désigner un \u2018petit saumon\u201d, Ses marques sont distinctives\u2014allant du gris au noir sur le dos et les côtés, avec doubles \u201cX'' irréguliers sur la partie supérieure du corps, alors que le reste de la peau est d'un blanc argenté.A part la différente de taille, la ouananiche peut généralement être distinguée du saumon d\u2019eau salée par la base plus large de sa queue et son oeil plus grand.Selon Vianney Legendre, bivlogiste senior du ministère de la Chasse et de la Pêche et auteur de plusieurs publications sur les diverses espèces du saumons, ces différences ne se retrouvent pas toujours, mais elles suffisent en général au profane pour faire la distinction entre les deux poissons.Vraie canadienne, Ja ouananiche est l\u2019un des poissons les plus combatifs au monde, mais comme il est peu répandu, il n'est pas également connu par tout le continent.C'est au Lac St-Jean, dans le haut du Saguenay et ses affluents, ainsi que dans les rivières tributaires du golfe Saint-Lau- rent, qu'on le trouve en abondance, Le Saguenay donne libre accès à la mer; pourtant, par choix, la ouananiche est demeurée duns les cours d'eau frais et rapides, où son corps s'est adapté a l'entourage en devenant épais, massif et fort.A la fin du printemps, les ouananiches entreprennent leur long voyage, remontant les rivières qui se jettent dans le Saguenay.Elles ne se pressent pas, la saison du frai étant encore assez éloignée pour leur laisser le temps de manger et de jouer en route.A l'automne, elles sont arrivées à l\u2019endroit où elles déposent leurs oeufs, qui demeureront là jusqu'à l'époque de l\u2019éclosion, lorsque le printemps réchauffera les eaux.En réponse aux suggestions de nombreux sportsmen, qui craignent Que ce splendide poisson ne soit en voie de disparaitre, la Fédération des Associations de Chasse et Pêche du Québec s'est adressée à l'Office de biologie de Québec afin de s'informer au sujet de sa conservation.Le professeur Gustave Prévost, directeur de l'Office, affirme qu'il est nécessaire de faire une étude appronfon- die du problème de la conservation de la ouananiche, particulièrement l'effet que divers changements d'habitat auraient sur sa biologie.Par exemple, le niveau d'eau extrêmement bas entrainé par les opérations forestières, au long des rivières entourant le Lac St-Jean, nuit-il aux migrations des ouananiches?Les poissons sont-ils affectés par les dépote d'écorce qui se forment dans l'eau?Quel est l'effet des digues, comme celles de la rivière Peribonka, qui causent de grandes fluctuations du niveau de l'eau?La ouananiche peut être péchée à l'époque de la débâcle des glaces, au printemps et la mi-septembre; la meilleure saison, cependant, est la fin de mai.Ces poissons mordent mieux à la mouche, bien qu'il se prennent occasionnellement à la cuiller, comme la plupart des membres de la famille du saumon.Mais, mouche ou cuiler, dès que la ouananiche sent l'hameçon le feu d'artifice commence.Elle saute et ressaute, haut en l'air, fuit dans le courant, secoue furieusement l'hameçon, lance toute son énergie dans une attaque brutale, furieuse.Combativement, bravement, elle continue jusqu\u2019à l'épuisement.si le pécheur a l'adresse et la patience de tenir plus longtemps.Pour en avoir le coeur net de cette fable, le Dr Vladykov, dès la publication de la seconde nouvelle, se mit en communication avec M.Hervé Descormiers, de Gentilly, lui demandant de lut expédier le serpent.Il en prit livraison le 5 août au soir.En terminant l\u2019entrevue, il souligna l'intérêt que peuvent parfois comporter des découvertes du genre et exprima le désir que toute personne qui découvre une bête échouée, communique avec lui, soit en lui écrivant, en lui téléphonant ou en se rendant à son bureau, à 52, rue d'Artigny., 8 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamourasks).Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d Résultat final du Bazar.Jeudi dernier, le 12, à 8h.p.m., les organisateurs et organisatrices du bazar #8 réunissaient dans l'Amphithéâtre du Collège afin de rendre leurs comptes sur les opérations poursuivies entre le 17 juillet et le ler août.Ce fut M.Elzéar Martel président général, qui donna les résultats détaillés des recettes de chaque kiosque et qui remit à M.le Curé Aurèle Hudon un chèque au montant de $25,376,65 et formé des montants suivants: Paradis des Oiseaux (Tertiaires) $4,172.00 Au Feu-Follet (Mouvements spécialisés de Jeunesse) $3,578.84 Jardins en fleurs (Agriculture) $3,440.28 Sous la lampe (Fermiéres) $3,277.00 Amusements Extérieurs (C.de Com.) $2,949.96 Aux délices (rafraichissements) $2,924.84 Au Puits Enchanteur (Lac.et St Jd.) $2,290.87 Lac des Surprises (la péche) $1,809.90 Au Rayon Bleu (Enfants de Marie) $1,592.37 - Total.$25,376.65 M.Martel souligna que pour en arriver à un tel résultat en une paroisse de 3,200 âmes, il a fallu donner une somme de travail énorme; pratiquer une collaboration de tous les instants; mettre un dévouement qui ne compte pas au service d\u2019une grande cause; enfin, associer à cet oeuvre paroissiale quantité de bonnes volontés dans les paroisses voisines et même dans les régions assez éloignées.En même temps que le produit du travail de ses collaborateurs et collaboratrices, M.Martel se dit heureux de remettre à M.le Curé les \u201crênes du pouvoir\u201d sa mission temporaire étant terminée.M.Martel remercie tous et chacun de l'aide apportée avec tant de générosité, et invite la présidente conjointe, Mlle Lucienne Dion, à dire quelques mots.Mile Dion adresse ses remerciements les plus sincères à tous ceux et celles quelle a vus au - travail pendant de longs jours, et remercie tous ceux qui de près et de loin lui ont apporté leur bienveillant concours dans la poursuite du but commun, la restauration du temple paroissial.M.le Curé Aurèle Hudon dit ensuite sa satisfaction que tous ses paroissiens et paroissiennes aient si bien compris qu\u2019il s'agissait d\u2019une oeuvre si importante, celle de la maison du bon Dieu, Il remercie Sainte-Anne d'avoirgsi bien guidé tous les zélateurs et zélatrices, a d'avoir béni leur travail, Il dit son admiration de l'enténte qui a régné pendant une si longue épreuve pour tous et toutes; tout en se tenant à l'écart autant qu'il lui était possible, il a vu tout de méme combien chacun et chacune était a son poste et combien chacun et chacune y mettait toute son âme.M.le curé eut ensuite un bon mot pour tous, membres du Comité Central, présidents et présidentes des diverses organisations, etc.Il remercia en particulier le poste C H G B et la \u201cGazette des Campagnes\u201d de la publicité faite au cours du Bazar.Nous nous faisons plaisir de faire écho à la voix de notre pasteur pour souligner le rôle très important joué par notre voisin, Je poste C H GB dont les antennes ont porté la voix de l'organisation à tous les points d\u2019une zone dépassant considérablement notre district.Outre qué ces services ont été gratuits, bien peu de choses ne restent pour signaler les services irremplaçables ren- Er SE \u2018 Si vous voulez économiser dans l'achat de votre ameublement * de chambre, de salle, de cuisine, dans l'achat d'un radio, dans l'achat ou la confection de vos matelas, ne manquez pas d'aller chez, GERARD BERUBE dus par un tel médium de publicité.Notre rôle à nous a été bien modeste en comparaison de celui que C H G B a joué pendant trois semaines, à feu roulant.Thomas Desjardins, son proprié- taire-gérant, et un collaborateur ont droit a notre gratitude, Quant à la \u2018Gazette des Campagnes\u201d, elle remercie M.le curé Hudon pour l'influence qu'il lui a préteée au cours des assises du Bazar.Lorsque nous faisons la comparaison avec le Bazar de 1937, il ne faut pas sourire du résultat obtenu il y a 11 ans: pous sortirons à peine de la déprêssion économique et les moyens de publicité que la paroisse avait à sa dispisition étaient absolument hors de camparaison avec ceux de 1948, De plus, l'occasion était d'être aussi tragique.Avec des moyens aussi modesques que ceux d'alors, nous n'aurjons sûrement pas atteint un résultat aussi inattendu de tous, sauf peut-être de M.le Curé lui-même; car, dès les premières réunions du Bazar, il avait entrevu le véritable objectif, ce qui avait fait sourire tout le monde \u2014très respectueusement, si vous voulez\u2014mais d\u2019un petit sourire d'incrédulité quand mêmé; le chroniqueur le sait bien, puisqu'il était un de ces incrédules.M.te Curé recommanda de prier la Bonne sainte Anne de continuer à veiller sur la paroisse et de bénir les efforts de tous ceux et celles qui contribueront à relever son église de ses cendres.Pour demain.Une dernière réunion du Comité Central, pour régler quelques menus détails, mit le point final au Grand Bazar qui a eu lieu du 17 juillet au ler août.Un actif de plusieurs centaines de piastres est encore à la disposition des autorités compétentes pour la tenue de Kermesses, de soirées, etc.De plus, tous les organisateurs et organisatrices ont à leur disposition une expérience nouvelle dans cè genre d'opérations.Le grand déploiement d'activités fait à Barzarville par la Chambre de Commerce, outre qu\u2019il s\u2019est soldé par un bénéfice net de près de $3,000\u2014malgré une température mauvaise au possible pour en ce qui concerne les Amusements Extérieurs, \u2014a contribué à entraîner plusieurs douzaines de jeunes hommes à ce genre d'activité nouveau chez-nous.: Si l'on ajoute toutes des virtualités au chèque remis à la Fabrique de Ste-Anne, le bilan du Bazar est un des plus consolants que nous puissons souhaiter.L.G.F.Lundi, le 16 août, à Ste-Anne-de-la-Pocatière, \u2018est décédé accidentellement Egilde Anctil, à l\u2019âge de 14 ans.til, Le service et sépulture eurent lieu à Ste-Anne- de-la-Pocatière jeudi le 19 août.A la famille éprouvée la \u201cGazette des Campagnes\u201d offre ses plus sincéres sympathies.Enfant de M.et Madame Joseph Anc- La \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte Anne-de-lé-Pocatière, par Fortin & Pile, Imprimeure.\u2014Elle paraît le jeudi de chaque semaine.Abonnement: | as 2.00 - 6 mele 91,35 Le numéro .30.05 Directeur: L-de-C.Fortis.Cireulation, au 26 décembre 1946, 1,011 numéros J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE FDEUTE Lee.- Rae Rue Poiré _ Tééphonn: 63 Sainte - ANNE - de - le - POCATIERE 19 août 1948 Grandes fêtes religieuses et paroissiales à la Pocatière.Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) Le Rev.Père Joseph Gendron, sj.fils de M.et Madame Antonio Gendron, de Ste-Anne-de-la-Po- catiére, a été ordonné prêtre, dimanche dernier, à Montréal, par Son Excellence Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal De grandes fêtes religieuses, familiales et paroissiales se dérouleront dimanche prochain à Ste-Anne-de-la-Po- catière,à l'occasion de la célébration de sa prz- mière grand\u2019messs.Le Rev.P.Joseph Gendron, aura le privilege de chanter sa premiére grand'messe cn la chapelle du collège classique de Ste-Anne, son Alma Mater.La messe aura lieu à 9.30 heures.Fils de cultivateur, le quartorzième de quinze enfants, le R, P.Joseph Gendron a trouvé dans sa famille et au collège de Ste-Anne un milieu favorable à l\u2019éclosion de beaux dons naturels et à l\u2019acquisition de solides convictions religieuses et nationales.On ne peut s'empêcher de rendre hommage à la mère et aux \u2018professeurs qui ont façonné cette âme d'apôtre et do patriote., Entré chez les Jésuites en 1935, le Père Gendron était nommé professeur au collège de St-Bonitace; Manitoba en 1942.Son Excellnce Mgr Cabana retint ses services pour les grandes cérémonies et lui prêtait le micro de la cathédrale.Il eut l'avantage d'accompagner\u2019 l'archevêque en tournée pastorale et visitait ainsi toutes les paroisses canadiennes- Françaises du Manitoba.Ramené en théologie il y a trois ans, le Rev.P.Gendron prenait la direction de la messe des enfants de la paroisse de l\u2019Immaculée-Conception.Pour occuper ses loisirs, on lui offre de plus tantôt une page du Messager Canadien, tantôt une page de Ma Paroisse ou encore du Bulletin des Ligues du Sacré-Coeur à remplir.Solide comme un chêne, disent ses confrères et ses amis, tenace dans ses entreprises, armé d\u2019un sourire et d\u2019une voix à faire capituler un communiste, le P.Joseph Gendron a tout pour réussir dans le ministère, Inutile d'ajouter que les fêtes qui se dérouleront à Ste-Anne à l'occasion du retour du Rev.P.Gendron dans sa famille seront grandioses.Le Pére Gendron n'a pas revu sa famille et ses amis depuis 1936, Balle-au-Camp Dimanche, le 15 août, avait lieu la 5ème et dernière joute de la eemi-finale entre le l'Islet et le Ste-Anne sur le terrain de ce dernier.Jouant sous un soleil tropical, les deux équipes manifestérent beaucoup d'énergie pour rendre cette partie très intéressante.Dès, les premières manches, il était à prévoir une joute conteâtée; et l'ardeur d'une équipe ne permettait pas à l'autre de prendre un avantage marquée.Le bon contrôle du lanceur du l'Islet Benoit Labrie, faisait pencher la victoire vers son club, Le score était de 5 à 3 en faveur du club visiteur et cela jusqu'à la 8ème manche et alors eut lieu la débâcle qui changea une défaite en une victoire en faveur du Ste-Anne.Avec deux hommes retirés, trois hommes sur les buts et un compte de deux ripostes contre lui, notre' arrêt-court local, Paul Lavoie attrapa une belle balle pour un deux buts et permit à nos trois coureurs de mettre le score 6 à 5 en notre faveur et notre deuxième but Ernest Timmons continuait la débâcle avec un autre superbe deux- buts faisant ajouter un autre point et lui-même sur une erreur, contournait le troisième but pour porter le score à 8 à 5 pour le Ste-Anne.Tous les locaux sans exception, ont contribué fortement à la victoire locale et tous ont droit aux félicitations des amateurs et la direction leur en sait gré toujours.Notre actif lanceur Léopold Anctil, Ls-Nazaire Crète notre valeureux capitaine et receveur, Paul Lapointe champ centre et \u201cpanier\u201d du club, Jos Gosselin, Ernest Timmons, le toujours sportif et généreux Richard Gosselin, Raymond Lavoie, Jean- \u2018Marie Dionne, et Jos Cazes, pilote de l'équipe, y ont mis 'ardeur des travailleurs co nvaincus pour faire pencher la victoire vers Ste-Anne, soit par leur offensive, soit par leur défensive, Paul Lavoie toujours patient, a su attendre le moment opportun pour faire valoir son coup de bâton victorieux.Nous remercions sincèrement nos valeureux ad versaires pour leur bel esprit sportif et la belle qualité de jeux qu\u2019ils ont su nous démontrer, "]
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