Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 10 février 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1949-02-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" NUHIVES ce 1: ZUOVINCE 8/8 M.ntoine Roy Ecifios du Parlenent QUEBEC 390.1111 Juin 49 PENSER A CE OUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU PATRIE \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE FAMILLE L\u2019ON PENSE GAZETTE = CARIPAGNES Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS Autorisée comme envoi postal de ln seconde classe\u201d \u2018Ministère des Postes, Ottawe\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN Série II.Vol.8\u2014 No 13 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, AGRONOMIE CANADIENNE-FRANCAISE (XXXD A propos de recherches.agricoles.En Angleterre.Il y a un mois, le Dr Harold Sanders, M.Sc., Ph.Dde la Faculté d'Agriculture, d\u2019'Horticulture et d\u2019Industrie Laitière de l'Université de Reading, Angleterre, était l\u2019hôte de la Corporation des Agronomes, de l\u2019ACFAS et du Club des Habitants, à Québec.- \u2018Il était d'une importance vitale, déclara le Dr Sanders, que les Anglais tirent de leur sol toute la nourriture qu'il pouvait leur fournir.Ce facteur est encore tout aussi important, pour maintenir l'équilibre de notre économie nationale, et les fermiers s'intéressent de plus en plus aux recherches agricoles.\u201d \u201cLes Universités du Royaume-Uni comptent 12 facultés d'Agriculture.Si.la plus vieille institution d'enseignement agricole en Angleterre date de 1848, c\u2019est surtout depuis 30 ans que l'on porte un vif intérêt à la formation universitaire de l\u2019a- iculteur, qui était jusqu'alors entraîné sur la erme de façon traditionnelle\u201d.\u2018 \u201cMais on a vite constaté, continue-t-il avec une pointe d'humour, que l\u2019application des principes scientifiques faisait surgir plus de difficultés qu'elle ne rendait plus facile la pratique de l'agriculture.Il en a résulté l'évidence que la formation encore plus soignée de l'agriculteur était nécessaire.\u201d (D'après \u201cL\u2019Action Catholique\u201d) Le cours Universitaire agricole anglais.\u201cTraditionnellement, suivant le même conférencier, le cours universitaire en Agriculture dans les universités britanniques a été de trois ans, L'étudiant peut acquérir une connaissance assez étendue des sciences appliquées à l'agriculture, quitte à se diriger vers le perfectionnement qui l'intéresse davantage.La première année est entièrement consacrée à l'étude des sciences, et les deux autres à celle de l\u2019agronomie, pour obtenir des parchemins de bacheliers ès sciences agricoles.\u201d Et coue deviennent ces diplômés?Toujours d\u2019après le même visiteur, 20 p.c.retournent sur des fermes; 20 p.c.passent a l'emploi des maisons de commerce; 20 p.c.deviennent propagandistes du gouvernement tant du RoyauMhe-Uni que dans l\u2019Empire, surtout en Afrique; et le reste, soit 40 p.c.pourtuivent des études supérieures en vue des travaux de recherche! .40 p.c.des diplômés de 12 facultés d'agriculture, doit faire pas mal d'étudiants! Sont-ils obligés le s\u2019expatrier, comme les nôtres, pour aller quérir cette formation supérieure?Pas que nous sachions.Rien que l\u2019épisode de cinquante étudiants britanniques venant explorer le nord québécois, l'été dernier.ave: leurs professurs, (alors que chez- nous même la représentation analogue devait voisiner avec zéro).est assez significatif de l\u2019importance que les Britanniques attachent aux études supérieures industrielles ou agricoles.Quant aux recherches à l\u2019Université, le professeur ders a précisé que chaque professeur est tenu de s\u2019y adonner.\u201cUn professeur qui n\u2019a pas été stimulé par la recherche devient un gramophone après 25 ans d'enseignement\u201d ajoute-t-il.Ce n\u2019est pas en effet à rester enfermés dans leur Ile, ni avec des professeurs enchainés dans une tour d'ivoire, que les Britanniques ont conquis l'hégémonie économique et politique du monde.IIs appliqguent maintenant les mêmes méthodes à leur culture qu\u2019ils ont négligée depuis plus de 100 ans au bénéfice de leurs industries, mais qu'ils veulent relever à tout prix au plus haut niveau possible.me Ils ont depuis longtemps perdu la notion qu'un laboratoire d'expérimentation agricole, c'est un endroit où l'on s'amuse exclusivement à des analyses de carottes, de fumiers, d'engrais chimiques, de moulées alimentaires, et à autres occupations du même acabit.Il convient de donner ici quelques exemples de réalisations effectuées dans les laboratoires de recherches agricoles, et pas des moindres, comme on le verra.La pénicilline.En 1929, le prof.Fleming découvrait que là où il y avait des moisissures sur ses préparations microbiennes, les germes cultivés disparaissaient, apparemment détruit.Il ne poussa pas plus loin son observation.Dix ans plus tard, on découvrait que ces moisissures étaient un antibiotique d'importance pour plusieu:s germes de maladies bimr:aines.II fallait le produire en quantité.Mais comment?Ces moisissures ne croissaient qu\u2019en surface des cultures et ne donnaient qu\u2019un très faible rendement.Or, les besoins de pénicilline étaient mondiaux.Que faire en plein temps de guerre?On s\u2019adressa aux Etats-Unis pour diriger les recherches sur la production massive de pénicilline.La, on s'adressa aux bactériologistes du Laboratoire du Ministère de l'Agriculture qui firent la découverte que certains liquides provenant de l\u2019industrie de l\u2019amidon étaient des agents très propices à l'élaboration de la pénicilline.Auiourd'hui, tout le monde admet que cette \u201cdrogue du siècle\u201d doit son expansion actuelle aux travaux du Ministère de l'Agriculture des Etats-Unis.Et d'une.La streptomycine La pénicilline, malgré son efficacité presque miraculeuse, rencontrait tout de méme des ennemis qui lui résistaient.Un bactériologiste de la Station Expérimentale du New-Jersey.le Dr Selman Waskman.observa que le sol était le plus puissant antibiotique connu: rien ne résiste à son action, comme on le sait.II chercha donc les moisissures de la terre qui pouvaient agir comme la pénicilline: et ce fut la streptomycine, sortie corps et ame, celle-la, d'une station expérimentale agricole! La streptomycine est actuellement reconnue comme le remède de classique à plus de 60 affections microbiennes que la pénicilline ne peut guérir.Et le bacile tuberculeux serait un de ceux que la moississure du sol peut ralentir et méme guérir Pas si mal! Et de deux! Ce n'est pas encore tout.Le Dicoumarol.Ti y a 15 ans, un cultivateur du Wisconsin arrivait à la station agronomique de Madison avec une voiture chargée d'une vache morte, de quelques pots de sang recueilli au cours de l\u2019hémorrha- gie qui avait emporté sa bête, et d'une botte de foin avarié.\u201cMaladie du trèfle\u201d dirent les agronomes.Le cultivateur le savait aussi bien qu\u2019eux; il insista pour qu'on recherche un remède.- Au bout de cinq ans un des assistants du Dr Link \u2014après avoir traité des échantillons de tré- 10 février 1948 fle malade par milliers et milliers\u2014 trouva sur la lamelle de son microscope quelques menus cristaux.Qu'est-ce que ça pouvait être?En tous cas, il continua ses opérations sur des tonnes de foin, afin de pouvoir recueillir environ une cuillérée de ces cristaux.On les analysa, et on trouva ce qui suit: C'était des cristaux de d/\u2019oumarine, soit une transformation, par fermentation, de la coumarine, la substance qui donne au trèfle son odeur et sa saveur spéciales.La dicoumarine était ce qui empéchait le sang des animaux de cailler, et amenait la mort par hémorrhagie, lors des mise-bas, après des neci- dents, etc.Après avoir reconnu la valeur de son emploi, dans certaines affections, chez les animaux et chez les humains on chercha à la produire synthétiquement.On la trouva dans un des sous-produits de Ia distillation du goudron.Et.à la suite de cette découverte, les médecins américains prétendent qu'il est possible d'énarener, rien qu'aux Etats-Unis, un tiers des 130,000 décès qui se produisent annuellement.à la suite de troubles de 1a circulation, de maladics de cocur, cle.Et de trois! L'antryeide.C'est une poudre crystalline immunisant les bestiaux contre les mauvais cffcts des piaudres de In mouche tsé-tsé qui, \u2014on le sait\u2014 diffuse In maladie du somm-i! et plusicurs autres maladies, aussi bien aux bestiaux qu'aux humains.Leg bostiaux indigènes lui résistent pas mal: mais nas les bestiaux améliorés.Or, les premiers ne valent à peu près rien pour la production de la viande: et les deuxièmes, eux ne pouvaient résister à la maladie.Si l'antrveide se révèle un suceès, comme on espère qu'il le sera, la Crande-Bretarme nnra en Afrique-Sud un pavs producteur de hoeuf de hou.cherie capable de rivaliarr avre l'Argentine, l'Australio ot la Nouvelle-Zélande, sans compter les Etats-Unir et le Canada .Encore une réalisation de laboratoire, qui» bien pu coûter queloues dizaines où centaines de miliers de livres sterline.Oui, maie avand on anit ana În Grando-Bretnene sipre des contrats de $500,000,000 de dollars d\u2019un seul coup.rien qu'a- vee l'Argentine.on se rend comple du profit à tirer d'une semblable découverte.| Ft de quatre\u2019.La seule obiectinn qu'on puisse anporter au mérite de ces réalisations, c'est an\u2019elles auraient pu être des coups chanceux, des \u201clucks\u201d.Admettons, pour les besnins de In discussion.Mais de telles chances ne valent -elles pas la peine d'être tentées?.Et, à la semaine prochaine.L-de-G.FORTIN.J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ere.Rte.Rue Poiré \u2014 Téléphone: 88 Sainte - ANNE - de - le - POCATIÈRE GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).10 février 1949 Vins de France REPORTER\u2014Dites-mois donc, cher ami, en France, tout le monde boit du vin?BEAUGE\u2014Eh la! Ehla! Exemple moi qui n\u2019en bois pas.Qu'est-ce qui vous a raconté cela?C'est Une erreur qui me paraît assez répandue au Canada et je me rappelle à mon arrivée, d'avoir été pas mal choqué d'apprendre que les Français étaient tous des poivrots, étant donné la quantité de vin qu'ils absorbent.R.\u2014Oui, c'est quelque peu exagéré.B.\u2014Vous pouvez le dire.La France en 1938 produisait 57 millions de quintaux de vins ou si vous voulez 1 milliard de gallons, ce qui divisé par 365 jours donnerait une consommation journalière de 3 millions de gallons.Comme il y a 42 millions de Français dont 30 millions en âge de boire du vin cela ne ferait guère plus de 18 onces de vin par personne et par jour.Or comme les ouvriers réclament leurs 36 onces, cela réduit pas mal la consommation des autres.Sans compter que rien n\u2019est plus faux que de croire que tout le vin en France soit bu par les Français.R.\u2014Evidemment, il doit y avoir une forte exportation.B.\u2014Eh bien non, c'est ce qui vous trompe.Le vin est une boisson hygiénique et saine, dont l'usage a été révélé aux hommes, si vous connaissez vos classiques dès l\u2019époque de Noé et par Jéhovah lui- même.Mais pour ceux qui possèdent le vice de l\u2019intempérance, le vin est peu intéressant.Aussi n\u2019exportons-nous que 3 millions et demi de gallons par an, mais nous en brûlons une quantité considégable pour faire du cognac.R.\u2014Oui, le cognac c\u2019est de l'eau de vie de vin.B.\u2014Mais naturellement, et c\u2019est ce qui lui donne son bouquet inégalable.Mais comme le vin n\u2019a pas plus de 10° d'alcool il faut 2 gallons de vin pour faire \u201cun 36 onces\u201d de cognac; et comme la France produit 60 millions de gallons d'alcool, çà absorve, comme de juste pas mal de vin.R.\u2014Vous dites que vos vins ne pèsent que 10: d'alcool.B.\u2014Les vins de France en tout cas.Parce que les vins d\u2019Algérie, d'Italie ou d\u2019Espagne atteignent 12 et 14\".Chez nous.il sont moins estimés parce qu\u2019on préfère le goût, le bouquet à la force, Mais la clientèle étrangère est habituée aux alcools raides et réclame du \u201cd\u2019quoi d'fort\u201d.ous empêche d'exporter une plus grande quantité de vins.car on n\u2019admet pas chez nous le truquage, la falsification de ce produit naturel par des coupages d'alcool.C\u2019est pourquoi le marché international des vins est Hambourget non la France.A Hambourg les vins de toute provenance sont coupés d'alcool de patates, \u2018l\u2019eau de vie de Dantzig\u201d, pour le goût perverti des non-intiés: \u201cFaut qu\u2019çà gratte!\u201d R.\u2014Mais alors, ce n\u2019est plus du vin.B.\u2014Non, c\u2019est du tord-boyaux! R.\u2014Est-ce que tous vos vignobles sont susceptibles de donner 10% d'alcool.?B.\u2014Oh, mais non! C\u2019est exact pour les gros vins du Midi.les hectolitres de consommation courante qui sont bus dans l'année, le \u201cpinard\u201d du marin, du soldat et de l\u2019ouvrier.qui se vend de 25 à 30 sous le gallon; mais dès que vous approchez des limites des vignobles, cela diminue.Et le vin vieux, non plus, n\u2019a pas cette force.R.\u2014Tiens bon! Tiens bon! Vous dites bien 25 à 30 cents le gallon?B.\u2014En 1906, l'année de la mévente, car il y en avait trop, les viticulteurs du midi remplissaient les futailles qu\u2019on leur apportait pour une piastres lhersolitre, soit 20 gallons, Cela mettait le gal- 1 à 5 cents.R.-\u2014Et jusqu'où, s\u2019étendent-ils, vos vignobles?Quelle est leur limite?B.\u2014A l'Ouest, c\u2019est à peu près la Loire.Vous savez qu\u2019une des meilleures régions vinicoles, c\u2019est le Bordelais: les rouges.Chateau Margaux Saint Emilien, Chateau Laffite, tous les Médocs; les blancs, Graves, Sauternes.Si vous appuyez vers la Dordogne.vous avez encore des crus célèbres comme le Mont bazillac et qui le méritent.Montez vers le Nord, sautez par dessus les Charentes, dont les vins ne sont pas négligeables, vous avez encore sur la Basse Loire, les Saumurs.et même à Nantes, les Muscadets que les amateurs préfé.rent a tout autre.On approche de la limite; çà et là.les cépages de côteaux ne donnent plus que des vinochets passablement sûrs: de la piquette.On les renforce avec du sucre et on les faits mousser.R.\u2014Du Champagne?B.\u2014Ah non! Ne peut porter d'après les lois, le nom de Champagne que le vin récolté en Champaae.Appelez cola des mousseux, comme les Sau- C\u2019est ce qui .murs, qui sont d'ailleurs aussi bons que les meilleurs Champagne.R.\u2014Peste! Quelle variété! B.\u2014Vous êtes dans le pays de l'individualisme et de la personnalité.Ne l'oubliez pas.Rien a faire avec le standard.Et ce n'est pas fini.Même en Bretagne, dans la presqu\u2019ile de Rhuys, on s'essaie encore à faire mirir la vigne.Mais le soleil ne peu plus.Il pleut trop.Il faut souvent brûler la récolte pour en faire de l'eau de vie.R.\u2014Du cognac encore?B.\u2014Non! Du Rhuys, comme il y a I\u2019Armagnac.Seul l'alcool des Charentes a droit au titre de co- ac: Bons Bois, Fins Bois.Fine Champagne, rande Champagne.R.\u2014Et vers l\u2019Est?B.\u2014Oh! Alors, cela monte beaucoup plus vers le Nord.Nantes est a la latitude de Baie Saint Paul.C'est a peu de chose prés la latitude de la Bourgogne dont les vins sont célébres: Pommard, Corton, Nuits, Macon pour les rouges, Chablis pour les blancs.Mais de ce côté, grâce à la sécheresse relative de 1'été, le soleil tape dur et la limite s\u2019élève jusqu'en Champagne, aux côtes de Meuse et de Moselle.aux petits vins gris de Lorraine, aux vins d'Alsace qui valent tous les vins du Rhin.Lä, nous arrivons à la latitude de Manicouagan, Bersimis ou du Cap Chat en Gaspésie.R.\u2014Et entre ces deux régions de l'Est et l'Ouest?B.\u2014Mettons Paris si vous voulez, Tout le monde a entendu parler du petit vin de Suresnes.Ca se chante dans le Grand Mogol: \u2018 \u201cA tire larigot Comme du Cliquot, Suresnes première Se boit sans eau.\u201d De Paris on descend à la Loire; le vin commence à partir d'Orléans; on le trouve au Sud naturellement, en Touraine dont les Bourgueil valent les grands crus de Bourgogre.Mais on le trouve également au Nord.Les côteaux calcaires du Loir donnent d'excellents vins blancs très appréciés de ceux qui peuvent s\u2019en procurer.Vendôme, Chateaudun, Château du Loir ont leurs crus très légers en alcool, 6 a 7°, voyageant peu à cause de cela, mais capiteux en diable avec un petit gout de \u201cpierre à fusil\u201d.R.\u2014Eh! Eh! B.\u2014Ouais! Ca me rappelle un souvenir de jeunesse, J\u2019avais quelque chose comme dix sept ans.Je venais d'être reçu à l\u2019Ecole Navale et je passais quelques jours de vacances bien gagnées chez un oncle qui habitait Château du Loir.1 faut vous dire que les caves dans ce pays-là sont creusées à même les collines, sous les vignes qui poussent dans le roc.Je vous garantis que la terre végétale n'est pas épaisse.On entre là dedans avec des lanternes par un boyau étroit, puis çà s\u2019élargit.On Mépasse les grands foudres, la cave a fouler, les muids de la récolte nouvelle et les barriques ou on loge le vin aprés quelques mois de fermentation, platrage, collage, etc.Plus tard, on le met en bouteille avec soin, auand la lune est dans son cours.Des bouchons de deux pouces de long, gonflés à l\u2019eau bouillante.cachet de cire, toute une cuisine.Vous voyez-cela?R.\u2014Pas mal.B.\u2014Quand le vin est en bouteille, on le couche sur des étagères que l\u2019on date, car au bout de quelques années, il importe de savoir où gît la récolte qui fait prime.R.\u2014Qui fait prime?: B.\u2014Mais naturellement, Le cycle comme toujours.Comme en tout.Années sèches, chaudes, pluvi- cuses, froides.Ainsi 129 est une année exceptionnelle.Les bonnes se renouvellent tous les 9 ou dix ans.Le vin d\u2019une bonne année double et triple de valeur en dix ans.R.\u2014Dix ans! Vous gardez du vin de dix ans?B.\u2014Et même de vingt! Et c'était à une exploration du passé que nous étions conviés.Le propriétaire filait dédaigneusement devant les années bâtardes, mais en scrutant les rayons de sa bibliothèque, il nous faisait faire une pause devant les casiers de choix et on ouvrait une bouteille.Plus on avançait plus elle étaient poussiéreuses, couvertes de toiles d'arraignée.C'est pour cela que dans les restaurants on met une serviette propre autour des bouteilles.Il s\u2019agit de ne pas souiller les nappes, quand ou apporte une relique de \u201cderrière les fagots\u201d\u2019.Mais mettre une serviette autour d\u2019une bouteille transversée, décantée chez le marchand de vin, plaisantorie.Soyons logiques.Le geste v\u2019a pas de sens, .R.\u2014 Evidemment.B.\u2014Nous étions quatre, dont moi, le blanc bec.Et comme toute bouteille entamée est \u2018\u2018due\u201d en entier.vour comprenez qu\u2019à remonter la nuit des Ages, on finit par oublier le monde extérieur.caves sont mervailleuses, d\u2019une fraîcheur délicieuse en été, et d'une température constante en hiver, ce que réclame précisément la bonne conservation du vin.Manis en sortant, le coup de massue de la canicule sur le crâne est foudrayant.Je m'en souviens encore.Nous étions entrés quatre, mais je crois bien que nous étions au mbins huit ou dix en sortant.: R.\u2014Dites donc.pas de vin?B.\u2014Une fois n'est pas coutume.Notre père Noë aussi a été pris.Le tout est de ne pas se laisser pincer deux fois.Je croyais que vous ne buviez SUR UN POULPE CAPTURE AU LARGE DE POINTE-AU- PIC.(Communication présentée devant la Société d'Histoire Naturelle de la Pocatière, séance du 10 Déc.1948).Au cours de draguages effectués en 1942 dans I'Estuaire du St-Laurent par l'équipage du \u2018\u2018Toubib\u201d, navire océanographe de l'Ecole des Pêche ries de Sainte-Anne sous la direction du Camdt Beaugé, une petite pieuvre ou poulpe (Bathypolupus) a été capturée par 50 m.de profondeur, sur fond de vase.Il ne s\u2019agit évidemment pas d'un de ces animaux légendaires, de taille énorme, ne faisant qu\u2019une bouchée des baigneurs ou marins tombés dans leurs parages, mais plutôt d'un inoffensif de 4 pouces de longueur environ, vivant dans les profondeurs de la mer.Il présente certain intérêt surtout à cause de sa rareté dans cette partie-ci de I'Estuaire, Le Fouipe esc un animal de l'embranchement des Moliusyues: groupe qui renterme les nuires, its petOuvsco, ls Ilvuscs, 1\u20ac8 \u2018 DUU:ZOLS » ls En Curnecs Ou © squiuSs , EC.Aivrs QUe 168 NUILrES et 1\u20ac8 \u2019DUUrgOLS ' menvnt Une vie seuencaire, ne se depiagant que tres peu sur ie IONG UE Jà 1uter, 1e3 8quius et 1\u20ac5 pileuvres, QUI sont aus Preuateurs U euvergure, som SPECIAIEIIENtT aUAPLES puur me ner une vie livre et active, toujours en quete de proies: crustaces et petits poissons.lis se sont de- parasses ae JA COQUILE Massive qui alourwt ies autres moliusques, el n UNC puus qu un leger êque- ieuce 1bverne; leur système nerveux est vi veiloppe, ce qui ieur perinet une punne cuoruina- tion ue ieurs mouvements; les yeux atteignent un haut degré de perfection: ils peuvent voir avant d'etre vus, ce qui est un facteur capual, dans leur lutte continueue pour la vie; leurs organes locomoteurs sont également pertectionnés: en plus de nageo1res dont 1s se servent pour la marche avant, ils ont près de la bouche: et pointant en direction de l'avant, un tube ou entonnoir, faisant communiquer la spacieuse cavite interne avec l'extérieur.Le manteau s'entr\u2019ouvre, l\u2019eau remplit la cavité, le manteau se referme hermétiquement; ensuite, par action de muscles puissants, l\u2019eau est expulsée avec force par cet entonnoir de l'avant: cé qui entraine l'animal dans un rapide mouvement de recul, C'est le principe de la propulsion à jet\u2026 La plupart de ces mollusques pélagiques ont également la faculté de changer rai- dement de couleur, soit pour effrayer leurs ennemis, soit encore, adoptant la couleur des objets environnants, pour passer inaperçus.Enfin, les squids et les poulpes sont armés d\u2019une série de tentacules autour de la bouche: ces tentacules sont munis sur leur face interne d'un grand nombre de ventouses, grâce auxquelles ces prédateurs saississent et retiennent leur proie avant de les dévorer.La possession de tentacules a valu à ce groupe de Mollusques le nom de Céphalopodes (pi fixés sur la tête).Suivant qu\u2019on aura # ou 10 tentacules, on parlera d'Octopodes ou de Décapodes.A notre connaissance l'individu capturé au large de Pointe-au-Pic en 1942 est le second de la même espèce provenant de l\u2019Estuaire, Le personnel de la Station Biologique du St-Laurent, alors à Trois-Pistoles, en a capturé un en 1932 au large de Manicouagan, par 300 mètres de profondeur, sur fond de vase et sable, et dans des températures de 0.3° C.(Préfontaine, 1933).Par contre, il est une autre espèce d'Octopodes ue l\u2019on rencontre également dans l'Estuaire du St-Laurent et dans le Golfe.C\u2019est le Bathypolypus obesus mentionné par le Dr, V.D.Vladykov, du Département des Pêcheries Maritimes de Québec, et qu'il a rencontré dans l'estomac du Marsouin Blanc ou Béluga (1946).Sur 165 bélugas examinés, Vladykov en a observé 21 qui contenaient dans leur estomac B.obesus.Il semble que cette espèce, différent en cela de B.arcticus, s'éloigne du fond, et vienne dans les couches superficielles de la mer, où les marsouins s\u2019en nourrissent à l'occasion.Yves Jean. 10 février 1949 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, Les martyrs.au XXe siècle.Lors des premières persécutions religieuses, saint Ignace d'Antioche, condamné à mort par le procurateur romain de son pays, fut emmené à Rome, enchainé à dix gardes.En cours de route, il put visiter des amis, encourager les communautés qui se portaient sur son passage, et surtout, rédiger les admirables lettres que l'Eglise conserve de lui.A Rome, à l\u2019heure de son supplice qu'il vit venir avec une force d'âme qui força le respect même de ses bourreaux, il harangua la foule, et put prêcher autant par la parole que par son martyre.En ce temps-là, on torturait les corps, mais pas lez esprits! Aujourd'hui, les persécuteurs sont des spécialistes du martyre des âmes, Il ne faut pas croire pour cela qu'ils ménagent les forces corporelles de leurs victimes.Au contraire.Le Cardinal Mindszenty a du subir toutes les tortures d'usage, comme il s\u2019y attendait, et comme ses aveux le laissent entendre, en tant qu\u2019aveux.\u2026 Verra-t-il de nouveau la lumière du soleil, et ne pourra-t-il jamais sortir non seulement de derrière le rideau de fer, mais même de sa prison?Un homme de cette trempe à qui on arrache des aveux, après la lettre qu\u2019il a écrite avant son incarcération, ne doit jamais, au yeux des communistes, reparaître à la liberté.Pour ce martyre de sa foi, la mort lente! Le secret hermétique! Et \u2014cette partie nous regarde\u2014 l'oubli! On dit que l'O.N.U, sera vraisemblablement saisie de cette affaire Mindszenty?Possible! On verra alors ce que cette auguste organisation peut avoir dans le ventre.Mais on ne reverra jamais le Cardinal Mindszenty! Néron ou Calligula, eux, l'auraient fait mourir, ou remis en liberté.Pas Staline et ses acolytes.Pas un régime! L G.F La procédure communiste.Jadis, au temps des martyrs, les appréhendés arrivaient devant leurs juges avec toutes leurs forces physiques, et tout au moins avec leurs forces morales intactes.Voici comment on a raffiné toute la procédure.a)\u2014On affaiblit d\u2019abord l\u2019appréhendé dans sa résistance physique; jeûne savamment dosé; as- soiffement provoqué par sur une diète de poisson salé, immobilité absolue de la victime tant qu\u2019il ne tombe pas de sommeil; interrogatoire serré alors que le suspect est épuisé; au besoin.des traitements brutaux.Voilà.On laisse à l'accusé le choix de l'heure des aveux, .On attend qu\u2019il cède, tout simplement! b)\u2014Si le suspect ne fait pas les déclarations cuisinées contre lui-même ou contre d'autres, on emploie un moyen moral assez efficace: on supplicie à sa vue, ou à la portée de son ouie, des personnes dont il voit les souffrances ou entend les cris.Puis, on lui fait entendre que la même chose peut bien arriver à sa mère, à ses soeurs, frères, ou autres intimes.Quelle Ame bien née peut ainsi supporter les souffrances de personnes encore plus innocentes que lui peut-être?.c)\u2014Si ce n'est pas encore assez pour lasser la résistance physique ou morale de la victime, on va un degré plus loin: et on lui administre, après toutes les autres épreuves, la drogue, l'actedron, réputée pour créer chez l\u2019injecté un état d\u2019eupho- risme momentané, puis un affaissement nerveux qui confine au désespoir.C'est alors qu'on lui fait signer tout ce qu\u2019on veut: tout.plutôt que la continuation de ces souffrances diaboliquement calculées.même si cela implique une condamnation à mort! En effet.est-ce que cette personne n\u2019a pas déjà subi \u2018l\u2019équivalent de plusieurs morts?d)\u2014Et c'est le procès, fondé sur les aveux \u201cspontanés\u201d.Pour la forme, bn accorde un avocat à la défense.Mais ce dernier connaiesant bien la technique qui a été appli juée à son client, se défend bien de s'en attirer les.avantages qui le guettent, au moindre mot de trop! Du reste, l'accusé n'a-t-il pas avoué?\u201d A quoi sert de le défendre Avec un tel système, on peut se débarrasser de r'importe qui.On n'y manque pas, non plus.L.G.F.Les droits de l'homme.L'encre avec laquelle on a écrit le code des droits de l'homme à FO.N.U.n'est pas encore sé- che et les échos des discours démocratiques ne sont pas encore éteints, qu'a lieu le procès Mindszenty.Pendant tout le procès, l'O.N.U.reste muette.Mais une fois le Cardinal mis au secret, à tout jamais promis à l\u2019ombre du cachot, voila que la dame lève le bout de son petit doigt! Ce ne sera pas trop tôt! Dans quelques mois, tout au plus, à moins d\u2019un miracle qui se produirait en Chine, il y aura exactement quarante pour cent de la race humaine \u2014un milliard d\u2019humains, soit mille millions! .\u2014 qui bénéficieront de la procédure juridique communiste.Il n\u2019y a pas de peuplade au monde où la justice soit plus méprisée.que dans ces pays communistes ou communisés.Et l\u2019O.N.U.n\u2019a rien vu.de tout cela, jusqu\u2019à ce jour?.Ses pères sont amplement récompensés de l\u2019athéisme complaisant qu'ils ont montré à San-Fran- -cisco, pour amadouer les représentants du \u201cpetit père\u201d Staline! .Et les droits de 'homme?.L.G.F.Ecole Supérieure d'Agriculture, Ste-Anne.Classification et inspection obligatoires des pommes de terre Zône de quarantaine demandée par les producteurs du Bas St-Laurent.Environ soixante producteurs, commerçants et gérants de coopératives réunis à l'Ecole Supérieure d'Agriculture, de la Pocatière.sur l'invitation du Bureau provincial de la Protection des Plantes, ont conclu que la classification et l'inspection obligatoires des pommes de terre destinées au commerce serait l'unique moyen efficace d'amener les nroducteurs à recourir aux moyens de lutte devenus impérieux pour enrayer la propagation de la flétrissure bactérienne des pommes de terre.Décidés, par ailleurs, à se protéger contre les déprédations de cette maiadie extrêmement virulente, les producteurs du Bas St-Laurent ont résolu de demander au Ministère de l'Agriculture de Québec d'établir une zône de quarantaine qui engloberait les comtés de Kamouraska, Rivière- du-Loup, Témiscouata, Rimouski, Matane et Matapédia.Dans cette zône il serait de rigueur pour chaque producteur de patates destinées au commerce, d'adhérer aux règlements suivants: 1) n\u2019utiliser que de la semence certifiée pour la propagation des pommes de terre; 2) désinfecter, chaque printemps, tout ce qui vient en contact avec les pommes de terre, comme les instruments aratoires, les voitures, les récipients, les sacs et autres ustensiles quelconques: 3) permettre, aussi souvent ue nécessaire, l'inspection des champs de pommes le terre ou les caves par les officiers chargés de surveiller l'applicaton du présent règlement; 4) d\u2019avertir le Ministère de l'Agriculture lorsque la flétrissure se déclare sur sa ferme; 5) détruire les déchets de récoltes précédentes portant des traces de flétrissure: 6) disposer de toute récolte atteinte de flétrissure avant | premier mars.Le congrès a été présidé par le Dr.Georges Gauthier, directeur de la Protection des Plantes.Invité à proponcer l'allocution d'ouverture, M.J.-Ernest Dubé, directeur du Service de la Propagrande, à Québec, a souligné l'importance de la culture de la pormes de terre et la gravité de la flétrissure bactérienne, considérée comme le fléau numéro un de cette récolte.Cette maladie, a-t-il (Kamouraska).3 dit, se propage à grande allure et déprécie tellement la récolte que le moment était venu pour les intéressés d'aborder sérieusement le provième de répression qu'elle pose.Il a promis aux producteurs la collaboration du service des agronomes pour les aider à mener à la réussite les moyens qu\u2019ils jugeront opportuns d'employer pour enrayer la marche de cette maladie.La discusion s'est maintenue sur un questionnaire préparé par M.Bernard Baribeau, inspecteur fédéral en chef des pommes de terre, invitant les producteurs à donner leur avis sur les diverses mesures de répression suggérées.Au cours de la discussion, MM.Champlain Perreault, directeur du laboratoire de pathologie végétale, le Dr Elzéar Campagna.professeur à l'Ecole d'Agriculture et M.Baribeau ont expliqué la nature de la maladie, ses agents de propagation et ses conséquences néfastes sur l'économie de Pindustrie de la pomme de terre.A titre de secrétaire du Comité des résolutions, formé de producteurs, commerçants et gérants de coopératives, M.Adrien Martin, agronome, a fait précéder les résolutions ci-haut rapportées de quelques faits mettant bien en relief la gravité de la situation.Ainsi, la superficie affectée à la culture des pommes de terre dans le Bas St-Laurent serait de 12,000 acres.La valeur de la récolte s'établit à $2 millions et on estime que sur le volume de la production 200 à 300 cent mille minots sont détériores pnr la flétrissure.Les producteurs ont rapporté que les champs sont parfois affectés jusqu'à 50\u2018:, Des cas ont été signalés où l'intensité de la maladie atteignait 70\u201c.On demanderait aux autorités compétentes d\u2019encourager par voie de subside le renouvellement des semences dans la zône constituée, cela pour une première année, attendu que l'emploi d'une semence certifiée s'avère le moyen le plus efficace d\u2019enrayer la maladie.A l'issue du congrès, M.l'abbé F.-X, Jean, doyen de la faculté d'Agriculture à Laval, est venu saluer les congressistes et les féliciter de l'intérêt porté À la culture des pommes de terre.reconnue comme la récolte-argent la mieux adaptée nux sols et climat du Bas St-Laurent.: Les congressistes ont assisté à In projection d'un intéressant film monté par M.l'abbé Maurice Proulx, sur les maladies des pommes de terre.Ce film d\u2019une haute portée éducative rendra d\u2019énormes services à la cause de la protection de cette récolte d'une indiscutable importance économique pour le Québec.Ont également participé à divers titres aux scussions, outre les producteurs, MM.Henri Généreux, Omer Caron, botaniste provincial: Bertrand Forest.de la Station expérimentale fédérale.les agronomes, F.Champagne.Raymond Langlois, W.Chamberland, Arthur Rioux et G.Ethier.Le nouveau catalogue des éditions Fides Avez-vous reçu le nouveau catalogue des éditions Fides, dont on annonce la parution ces jours- Bibliophile ou non, vous y trouverez beaucoup d'intérêt à le parcourir.Disons d'abord qu'il se présente très bien.En couverture, une photo, que l'éditeur a sans doute voulue symbolique, représente une jeune fille devant des rayons de librairie; préoccupée de choisir les meilleurs ouvrages, elle hésite entre plusieurs titres.Ainsi fera le lecteur qui feuillettera le cataloque.ci?En effet, il y a, au milieu d'ouvrages moins ré cents, dont la vogue est encore grande, de très intéressantes nouveautés.surtout aux rayons de la spiritualité, de la sociologie, des beaux-arts et de la littérature.On y relève ici et là le dernier ouvrage de l'un ou l\u2019autre de nos meilleures écrivains.Souvent la photo promet de connaître les traits d\u2019un auteur; voilà qui ajoute à l'intérêt, car on aime toujours pénétrer davan!age la personnalité d\u2019un auteur, et.à tort ou à raison, on veut que les traits du visage reflètent un peu de la personnalité, La curiosité est piquée, ou amusée.Enfin, c\u2019est un catalogue qui est très pratique, parce que facile de consultation.L'éditeur n'a pas craint d'adopter le classement par ordre décimal, en usage dans les bibliothèques.Pour qui s\u2019est initié\u2019à cet ordre rien de plus rébarbatif que le classement d'après l'alphabet.N'est-il pas plus logique de trouver A la suite tous les ouvrages sur l'éducation plutôt que de passer de l\u2019existentialisme à la géologie, de la messe aux aventures de Don Quichotte?Aimez-vous les livres?êtes-vous simplement curieux de savoir où en est la production au Canada?Envoyex un timbre de $0.04 chez Fides pour avoir son dernier catalogue.On se fera un plaisir de vous en envoyer une copie pour vous aider dans le choix de vos lectures. 4 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).10 février 1949 Page d'HISTOIRE REGIONALE Les terres de la GRANDE - ANSE et du PORT -JOLY.par Léon ROY (Suite) Terre (No 16) de Michel-dit-Lagaçé (1682-post 1738), de 4 x 42 arpents.Lota cadastrœux actuels Nos 190 à 244.On voit au repertoire du notaire Chambalon, à la date du 22 janvier 1704, que M.d'Auteuil accorda une concession, ce jour-là, à Michel Migner, fils d'André Migner (1640-1727).Cenndant, l'act de concession est disparu.La terre de Michel Migner, de 4 arpents de front, était bornée, au nord-est, à Robert Morin, et au sud-oues., à Grégoire Ouellet.kn eiret, la carte de Catalogne, de 1709, situe la terre de Mich Lagassé entre celles de Morain et de G Ouellet, et le dénombrement de 1722 mentionne qu'au dessus de Robert Morin est Michel Lagassé qui possède quatre arpens de front sur lad.profondeur (42 arpents), chargés des mêmes cens et rentes (que les autres), lequel a maison, grange et Etable, quatre arpers de terre labourable et trois erpens de prairie, et qu\u2019œu dessus (de lui) sont les héritiers de feu Gregoire hoiiellet.Terre (No 17) de Jean Mignot-dit-Châtillon (1628-80) et de Francois (H) Autin, de 6 x 42 arpents.Lots cadastraux actuels Nos 246 à 275 Une terre de 4 arpents de front fut concédée à Jean Mi- gnot-dit-Châtillon (1628-80), de Beauport (52), en 1674 ou peu après, par Marie-Anne Juchereau de Saint-Denys, c'\u2019est- a-dire à la même époque que les terres concédées a Nicolas Lebel, Noë Pelletier, Jean Grondin et Guillaume Lizot, ses gendres.Dès 1680, la famille de Jean Mignot-Châtillon était rendue dans la seigneurie de la Bouteillerie, à la Rivière- Quelle, Cette terre de la Grande-Anse fut concédée deux fois avant de trouver preneur stable, dans la personne de Francois (H) Autin, le 15 juin 1688, celui-ci la garda jusqu\u2019en 1695.Le procès verbal d\u2019'arpentage de Me Jean LeRouge, du 16 février 1692, situe cette terre de François Hautin, immédiatement au nord-est de la terre de René Youils (Ouellet).J'ay mesuré l'habitation de françois hautin, qui est de 6 ar- pens de front sur le fleuve St Laurens, écrit-il, et ay tiré les lignes des deux costez et sur chacune dicelles y ay planté deux bornes de Pierre et au milieu de la d.habitation j'ay planté deux pieux de cedre.Du côté du nord-est, cette terre de François (H) Autin, le 15 juin 1695, comme le prouve l\u2019ordonnance suivante de l\u2019intendant Raudot, rendue le 16 juin 1709: \u201cGregoire Ouellet nous ayant exposé que Mr Dauteuil lors \u201cprocureur General du Conseil Superieur de ce pais a concédé \u201cle 15 juin 1683 a Francois Autin six arpens de fond de terre \u201cdans la seigneurie de la grande Ance lequel Autin en a joüy \u201cpaisiblement et sans aucuns troubles jusquen l\u2019année 1695, \u201cqu\u2019il luy a vendu la de.habitation moyennant le prix de \u201ccent cinqte livres, luy ayant remis entre les mains le titre \u201cde lad.concession et le proces Verbal d'arpentage qui en a \u201cesté fait, depuis lequel temps il a toujours aussy joüy pai- \u201csiblement de lad, habitation sans aucuns troubles, ayant \u201cmeme fait de grands travaux eur icelle, les quels portFent \u2018\u2018presentement les heritiers du nommé Chatillon a le mena- \u201ccer quil luy feront un procés pour retirer lad terre sous \u201cprétexte quavant quelle fut concédée audt Francois Autin, \u201celle avoit appartenüe a leur pere par une concession qui luy \u201c\u2018en avoit été faite, sans faire attention que luy ou son auteur \u201ca Vingt un ans de possession, et quelle n'a été concédée \u201caudt Autin que parce que led, Chatillon l\u2019avoit abandonnée, \u201clad.habitation qui n\u2019étoit méme dans ce temps la que de \u201cquatre arpens, ayant esté méme \u2018donnée a deux personnes \u201cavant quelle ait été concédée aud.Autin, sans que led.Cha- \u201c\u201ctillon lait reclamée, ce qui doit faire croire a tout le monde \u201cqu\u2019elle n\u2019a point été concédée a tant de différentes person- \u201cnes sans que led.Chatillon y ait consenty, et comme la \u201cjustice que nous rendons a tout le monde Nous oblige non \u2018\u201cseullement a regler les contestations qui sont entre les par- \u2018ties, mais méme Empescher que l'on fasse procès mal a \u201cpropos il Nous demande qu'il Nous plaise attendu les rai- \u201csons cy-dessus, les travaux qu'il a fait sur lad, terre et la \u201cpossession de pres de trente ans tant par luy que par ses \u201cauteurs Confirmer lesd.actes qu'il nous raporte, et dordon- \u201cner qu'il jouira paisiblement de lad.terre sans que person- \u201cne puisse luy troubler, a quoy ayant Esgard, Veu led.Con- \u201ctract de concession signé Dauteiiil du 15e juin 1688, et \u201cled.Contract de Vente faite par led.Autin aud.Gregoire \u201cOuellet du 15e juin 1695 et attendu la lohgue possession \u201cdud.Ouellet et de ses auteurs et le long silence des heri-_ \u201ctiers dud.Chatillon qui ne permet pas de douter que la \u201cterre dont est question mait été remise par luy volontaire- \u201cment aud.Sr Daiiteuil, Eu Egard aussy aux grands tra- \u201cvaux que Jed.Ouellet a fait sur la terre dont est question \u201cNous confirmons la concession qui a esté faite par le dt \u201cSieur Daiiteuil audt, Francois Autin, et la Vente que ledt.\u201cFrancois Autin en a faite aud.Ouelet, et en consequence \u201cNous maintenons led, Ouellet dans la possession de lhabita- \u201ction dont est question, deffense a qui que ce soit de ly trou- \u201cbler.- Mandons & os Fait a quebec ce 16e juin 1709.\u201cSigné: Raudot.(34).La carte de Catalogne, de 1709, situe cette terre de G(ré- goire) Ouellet, entre celles de Mich(el Migner-dit)-Lagassé, au nord-est, et de D (sic, Sébastien) Grondin, au sud-buest, omettant apparemment une terre de 4 arpents de front, occupée par René Ouellet père, entre celles de son fils Grégoire et de Grondin, au sud-ouest.Cependant, l'aveu et dénombrement de 1723, mentionne qu\u2019au dessus (au sud-ouest) de Michel Lagassé, sont les héritiers de feu Grégoire hoüel- let (décédé en 1718, qui possedent six arpens de front sur lade, profondeur (42 arpents), chargés des mêmes cens et rentes (que les autres tenanciers), lesquels ont maison, grange et étable, trente arpens de terre labourable et quatre ar- pens de prairie; et qu'au dessus (d'eux, c'est-à-dire au sud- ouest) est René hoüellet.René Ouellet père était décédé au milieu de janvier de l\u2019année précédente, ce qui semblerait indiquer que le dénombrement fut dressé un peu plus tôt que Te 5 mars, date qu'il porte.Terre (No 18) de Nicolas Lebel (1633-78), de 4 x 42 arpents Lots cadastraux actuels Nos 276 à 283 D'après le dictionnaire Tanguay, Nicolas Lebel (1633-78), file de Clément Lebel et de Françoise Lagnel, de Dynelle, (sic), évêché de Rouen (il faut lire: Yville-sur-Seine, St-Lé- ger-et-St-Louis (43), épousa, au Château-Richer, le 28 novembre 1662 (contrat de mariage, la veille, au gr.Auber), Marie Drouin, âgée de 12 ans, qui avait été baptisée, le 18 septembre 1650 (etat civil des Trois-Rivières), issue du second mariage de Robert Drouin (1606-85) avec Marie Chapelier, colons de la côte de Beaupré.La jeune épouse de Nicolas Lebel, se noya dans la rivière-aux-Chiens en allant à Sainte-Anne pour faire ses dévotions, et fut inhumée au Château-Richer, le 2 mai 1664.La rivière aux-Chiens se jette dans le Saint-Laurent, entre le Château-Richer et Sainte-Anne-de-Beaupré.Apparemment aucun enfant n'était né de ce mariage, En seconde noces, Nicolas Lebel épousa, encore au Cha- teau-Richer, le 2 avril 1665 (contrat de mariage, gr.Auber, 20 mars 1665), Thérèse Mignot, âgée de 13 ans et quelques mois, qui avait été baptisée, le 9 septembre 1651 -(37).fille de Jean Mignot-dit-Châtillon (1628-80) et de Louyse Cloutier (1631-99), pour lors habitants de Beauport.Le recensement de 1666 mentionne, parmi les habitants de Beaupré: Nicolas Lebel, 33 ans, habitant, et Terese Mignaux, 1} ans, sa femme.Au recensement de 1667, nous trouvons au même endroit entre Martiel (René Martel) et Jean Couchon: Nicolas Lebel, 85 ans, Thérèse Mignaud, 16 ans, sa femme, qui n'ont qu\u2019une téte de bétail, mais 8 arpents en valeur.Ils n'ont pas encore d'enfant, Le 30 septembre 1676 (gr.Becquet, m.s.), Nicolas Lebel et Thérèse Mignot, sa femme, habitants du Chasteau-Richer, vendaient à Pierre Gagnon, une habitation, d 2 arpens de front, sur le fleuve, sur une lieue et demie de profondeur, avec maison et 16 arpens de terre nette, bornée à Jean Cochon, d'un costé, et à l'acquéreur, d'autre, aux vendeurs appartenant par acquisition de Jean Cochon et faisant partie de la concession faite aud.Cochon par le seigneur de Beaupré.La famille Lebel, comprenant le père, la mère et trois enfants, était rendue à la Grande-Anse avant le 3 juillet 1677, puisque Joseph Lebel, né ce jour-le, fils de Nicolas Lebel et de Thérèse Mignot, que l'abbé Morel, missionnaire de la côte du sud, baptisa, le 9 du même mois, sans mentionner le domicile des parents dans l'acte de baptême, cut pour parrain et marraine des colons de l'endroit (37).Nicolas Lebel décéda vraisemblablement peu après son arrivée à la Grande-Anse, soit au plus tard, en 1678, q@r Thérése Mignot (1651-1728), convols en second mariage, le 6 février 1679, a la Grande-Anse (37), avec René Ouellet (1635-1722), veuf d\u2019Anne Rivet (1642-75), arrivé à la Pocatière entre 1675 et 1678, N'était-il pas le voisin de Nicolas Lebel, du côté du mord-est, c'est-à-dire l'un des deux concessionnaires qui abandonna cette terre, à son tour, après Jean Mignot-dit-Châtillon ?(34) Cf: Pierre-Georges Roy, Inventaire des Ordonnances des Intendants de la Nouvelle-France (1919), 4 vols.(37) Etat civil de Québec.(43) Cf: Archange Godbout, of.m.Origine des familles canadiennes françaises, p.52.(52) Au sujet du site des terres des premiers colons de Beauport, voyes un article du même auteur: La terre de Noël Langlois, dans le Butletin des Recherches Historiques, août 1948 et les 1!- vraisons suivante, (à euture) M.Jacques Chepard, I.C, professeur à l\u2019Ecole Supérieure des Pêcheries de Ste-An- ne-de-la-Pocatière L'Ecole Supérieure des Pêcheries de Ste-Anne-de-la-Po- catière est heureuse d'acquérir les services compétents de M.Jacques Chepard, IC, M.Chepard donnera aux élèves de Pêcheries le cours de gestion scientifique des affaires.De nationalité américaine, M.Chepard est cependant né de parents français aux Etats- Unis.Il a poursuivi des études supérieures au Massachusett\u2019s Institute of Technology.Campbridge, où il a été pro- 1au ingénieur Conseil dans la gestion scientifique des affaires.M.Chepard s'intéresse aux affaires depuis quinze ans et au-delà.A titre de specia- liste, il ne fait de la gestion scientifique que depuis huit ans.C'est donc dire que durant la guerre, il a consacré sa competence à augmenter le volume de production de son pays.M.Chepard a fait des travaux de gestion scientifique dans au moins 21 genres d'industries différentes.Cependant dans son cours de professionnel il a toujours eu une preterence pour ies acieries, parce que, dit-il, c'est là qu\u2019il a pris son entrainement, Selon M.Chepard la gestion scientifique des affaires aux Etats-Unis prend continuellement de l'importance, \u201cIl est remarquable que les Unions, qui par le passé, s\u2019opposaient à la gestion scientifique des affaires, commen- çent à coopérer avec les fabricants, et dans certains cas insistent pour que le travail soit mesuré\u201d.Nous nous sommes permis, à l'intention de nos lecteurs, de poser une question délicate à M.Chepard, a savoir s'il est possible de faire une analyse scientifique de notre industrie de la péche et si celle-ci peut se la permettre.La réponse ne se fit pas attendre.\u201cJe n'ai pas encore rencontré une industrie parfaite, dit-il, et dans toutes les industries il y a place pour des améliorations, allant jusqu\u2019à 100%.M.Chepard, nous suggère l'exemple de certaines industries du textile aux Etats- Unis, qui formèrent une association industrielle pour engager un ingénieur conseil en vue d'améliorer leur production.M y a moyen de faire quelque chose du genre dans notre province, pourvu que les différentes entreprises veuillent coopérer.Un travail soigneux profiterait certainement et légitimerait ces dépenses.0 S'il n\u2019y a qu\u2019un sentiment que Yous JL iasles communi.uer & vo ils, que ce soit l'enthousiasme.a (B.Barton).Pour un | comme Poar une nation, le mécontentement est le premier pas vers L progrès.(0.Wilde) 10 février 1949 GAZETTE des CAMPAGNES, = Sainte-Anne.(Kamouraska).5 Société Historique de Kamouraska.\u2014 St-Alexandre \u2014 \u2014 Donation du terrain de l'église pur François DUFOUR à l\u2019Achevéché, le 12 mars 1851, J.B.Martin, N.P.Par devant les notaires publics dans et pour le Bas-Canada, sous signés; Furent présents Sr.François Dufour et Sr.Vincent Miville Dechéne et Sr.Férmin Pelletier tous trois cultivateurs demeurant en la paroisse ou lieu nommé Saint-Alexandre, dans le comté de Kamouraska.Lesquels, avec promesse et obligation de garantir de tous troubles et empêchements généralement quelconques, ont ce jour cédé, quitté, délaissé et transporté par ces présentes dès maintenant et à toujours, à titre de donation pure, simple, entre- vifs et irrévocable et en la meilleure forme et manière que la donation puisse se faire et valoir; à la Corporation Archiépiscopale Catholique Romaine de Québec, telle que constituée par l'Acte de la 12è, Vict.Ch.136, intitulé: \u2018Acte pour incorporer l'archevêque et les évêques catholiques romains dans chaque diocèse dans le Bas- Canada\u201d, à ce présent et acceptant Donaiaire pour la dite Corporation ses administrateurs, successeurs et autres représentants légaux, le Rév.Messire Nicolas de Tolentin Hébert, Prêtre curé de Sain:-Pascal, dans le dit comté, agissant en ces présentes au nom et comme procureur fondé de \u2018procuration de Sa Grâce Monseigneur Pierre-Fla- vien Turgeon, archevêque de Québec, représentant de la dite Corporation, comme appert par la procuration du dit seigneur archevêque, sous ses seing et sceau, en date, à Québec, du sept de mars courant, laquelle demeure annexéé aux présentes pour y avoir recours en cas de besoin c'est à savoir: Io-Un terrain sis et situé en le troisième rang des concessions de la seigneurie de la Rivière-du- Loup, contenant dix-huit perches de front sur quatre arpents quatre perches et huit pieds de profondeur, formant une superficie de huit arpents, dont cing arpents en superficie sont donnés par le dit Sr.Dufour et trois arpents en superficie sont donnés par le dit Sr.Miville Déchêne, lequel terrain borne en totalité comme suit, savoir: au nord au chemin du Roi du troisième rang le chemin d\u2019en haut, au sud et au nord-est au dit Sr Miville Déchène et au sud-ouest à ila route, sans réserve; 2o-une perche de terre de front sur quatre arpents de profondeur, sis et situés en le dit troisième rang des concessions de la dite seigneurie de la Rivière-du-Loup, lequel terrain est donné par le dit Sr.Bélanger, et borné comme suit, au nord au chemin du Roi du troisième rang, le chemin d'en haut, au sud et au sud-ouest au dit Sr.Bélanger et au nord-est à la route, sans réserve; Les dits terrains sont donnés tels qu\u2019ils se poursuivent et comportent avec toutes leurs appartenances et dépendances quelconques; le dit Sr Hébert déclare le tout bien connaître et savoir et en être content et satisfait.Aux donateurs appartient ce que dessus donné savoir, le terrain donné par le dit Sr.Dufour, pour l\u2019avoir eu décharge du dit Sr.Miville Déchéne par acte passé devant Mtre Martin l\u2019un des notaires soussignés et confrère en date de ce jour, et le terrain donné par le dit Sr.Miville Déchéne et celui donné par le dit Sr.Bélanger, par bons titres qu'ils n'ont pû nous exhiber de ce requis; desquels titres les donateurs promettent et s'obligent aider la dite Corporation en tous cas de in.Cette donation est faite sans aucune réserve ni exception quelconques mais avec obligation de la part du dit Sr.Miville Déchêne d'entretenir à l\u2019avenir le chemin de front auquel le terrain donné peut-être assujetti, moins toutefois la partie du dit chemin qui se trouvera vis à vis la partie du dit terrain qui sera employé pour l'élargissement de la route conduisant à la nouvelle église en contemplation si tel élargissement a lieu: et à charge par la dite Corporation de payer à l'avenir, quitte d'iceux pour le passé, les cens et rentes et autres droits seigneuriaux que ce que dessus donné pourra devoir aux seigneurs de qui il relève, 2°-de clore ou faire clore à ses frais les clôtures mitoyennes entre le dit Sr Miville Déchéne et le terrain donné; 3°-de clore ou faire clore, à ses frais, la cloture de séparation entre le terrain donné par le dit Sr.Bélanger et le terrain qui lui reste au sud-ouest, et d'entretenir la dite cloture à l'avenir à perpétuité, sous peine de nullité du don du terrain donné par le dit Sr.Bélanger, cette clause étant de rigueur et ne pouvant être réputée comminatoire.Faite en outre la dite donation gratuitement et, par pure libéralité de la part des donateurs envers la dite Corporation.le terrain donné étant destiné dans l'intention des donateurs pour être le site de l\u2019église de la nouvelle paroisse de Saint- Alexandre.Au moyen de quoi les donateurs se dessaisissent de ce que dessus donné et en saisissant la dite Corporation, ses successeurs, administrateurs et représentants légaux à l'avenir à perpétuité, transportant a Car ainsi a Promettant a Obligeant a Renonçanta.Dont acte, numéro trois mille trois cent cinquante deux.Fait et passé au dit lieu de Saint-Alexandre, en la demeure du dit Sr.François Dufour.le douze de mars l\u2019an mil huit cent cinquante un; requis de signer les donateurs ont déclaré ne le savoir et le dit Sr.Hébert a signé lecture faite.N.T.Hébert Ptre.Myse Morin.J.B.Martin N.P.Il y aura bientôt cent ans Procès-verbal d'une réunion du Bureau d'administration de l'Association pour la colonisation des terres du Saguenay.Bureau d'administration, le 19 avril 1849 Séance de l'après-midi Présents: Rév.Charles Bégin, président et Ol.Eug.Cusgrain, vice-président Pierre Garon, écuyer; Rév.F.X.Delage; M.Frs Giasson; Rév.Louis Parant; Thomas Michaud, écuyer; Pierre Dumas, écuyer; Rév.D.M.Têtu; M.Jos Deslauriers; Rév.N.Routier; Cyprien Lebel.écuyer; J.B.Martin, écuyer.Le Bureau étant réuni à une heure et demie après-midi, les procédés sont repris et continués.Les Résolutions suivantes sont proposées et agréés à l'unanimité, Rés.1: Que ce Bureau accepte avec reconnaissance les services du Rév.N.T.Hébert, prêtre, curé de Saint-Pascal.comme agent de l'Association; en conséquence le dit M.Hébert est nommé Agent de l'Association des Comtés de L'Islet et de Kamouraska pour la colonisation des terres du Saguenay.Rés.2: Qu'il est dans l'intérêt de l'Association qu\u2019une exploration des terres à coloniser soit faite et qu'en conséquence une Commission chargée de faire la dite exploration et composée de M, l'Agent de l'Association, comme Président de la Commission et de neuf actionnaires, tirés un de chaque paroisse et choisis par les Comités de chaque paroisse respectivement, soit et elle est nommée pour faire la dite exploration, laquelle sera faite aux frais du Bureau, entre le 15 de Mai et la prochaine assemblée du Bureau, à laquelle assemblée la dite Commission fera son rapport.Rés, 3: Que le nombre requis de travailleurs sera pris dansc haque paroisse comprise dans les limites des Comtés de Kamouraska et de l'Islet respectivement et en proportion du nombre des actionnaires de chaque telle paroisse, pourvu que chaque dite paroisse puisse fournir en proportion, autrement le déficit sera tiré des autres paroisses indistinctement.Rés.4: Que M.l'Agent de l'Association soit et il est autorisé d'engager au nom du Bureau tel nombre d'hommes qualifiés pour remplir les vues de l'Association qu'il jugera nécessaire pour commencer les ouvrages, à tels prix qu\u2019il trouvera raisonnable d'allouer et qu'il sera de son devoir d'informer, aussitôt que faire se pourra, les Présidents des différents Comités de paroisses des prix par lui fixés.Rés.5: Que chaque homme ainsi engagé sera tenu de fournir les outils qui lui seront nécessaires.Rés, 6: Que, vu qu'il est nécessaire de pourvoir à l\u2019engagement d'un Assistant Agent de l'Association, en conséquence le Rév.M.Hébert, Agent de l'Association soit et il est autorisé de demander et recevoir des soumissions à cet effet de la part des différents Comités des paroisses recommandant telles ou telles personnes qu'il jugeront propres et convenables, lesquelles soumissions, avant detre acceptées, devront être soumises au Bureau.Rés.7: Que M.l'Agent de l'Association soit et il est autorisé à acheter au nom du Bureau toutes les provisions nécessaires pour la nourriture des employés ainsi que tous les outils, machines et instruments nécessaires pour la confection des ouvrages, aussi de prendre tous les arrangements qu'il jugera convenables pour le transport des hommes et du matériel de l'Association sur les lieux.Ensuite a lieu l'adoption des Règles et règlements pour la conduite et le bon ordre des délibérations.Après l'adoption des dites Règles et règlements.M Delage propose, secondé par M.Gagnon qu'il soit et il est Résolu: Qu'il soit enjoint à tous les secrétaires des paroisses de transmettre au Secrétaire de ce bureau sous le plus court délai les retours dés élections des membres des Comités de chaque paroisse, ainsi que ses officiers des dits Comités et des Dcputés nommés dans chaque dite paroisse pour former le Bureau d'Administeation.a M, Delâge propose secondé par M.Garon qu'il soit et il est Résolu: Que les procédées du Bureau seront signés à la fin dec haque séance par le Président, Vice-, Président ou la personne aui présidera ct par le Secrétaire, et que toutes les coptes à être délivrées, d'aucuns documents, procédés, ete seront expédiés sous In signature des mêmes quand besoin sera.Sur motion des mêmes, le Bureau s'ajourne à la Session trimestrielle prochaine.OE.Casgrain Ch.Bégin, ptre Président Vice-président J.Bte Martin, Secrétaire.Molière parmi nous Mais oui, c'est une réalité! L'Institution Cha- noine-Beaudet, St-Pascal, Kam.recevait, samedi, \u2018le 29 janvier, la troupe Mélingue, troupe française qui a figuré dans tous nos bons théâtres canadiens.Déjà, le 20 janvier, la nouvelle circule que l'Avare sera jouée, le soir mème nu village de St-Pascal.Quelle convoitise.culturelle pour les conventines! Oh! ces chères pensionnaires n'avaient pas compté sur la bonté de M.le Principal Charles Frève et sur la générosité de Rive rende Mère Supérieure, toujours en quête l'un et l'autre, pour de nouveaux plaisirs à procurer nue élèves.Mais oui! .La troupe de Monsieur Maurice LeRoy n poussé la condescendance jusqu'à revenir jouer pour nous, l'Avare de Molière! N'est-ce pas de la politesse française?Ah! Molière, comme on a su vous faire vnloir! Le brio des joucurs rchausse, si on peut dire, une oeuvre de maître! Non, personne ne s'est offusqué de l'insubordination des enfants d'Harpagon, des propos malveillants tenus par ses serviteurs! Non, la troupe Mélingue a un but trop éducatif; au contraire, les satires de l'auteur, si finement in\u2018ernrétées, don- daient à l'Avare le relief voulu par Molière.Harpagon, Cléante, Elise, voir méme LaFlèche et Maître Jacques nous plongent par leur jeu exceptionnel en plein 17è siècle et à loisir, nous pouvons côtoyer soit des Messire Jourdain, soit des Précieuses Ridicules.Nous reconnaissons cependant, quoi que vous en pcnsiez, cher Molière, que vous saviez prendre vos franches coudées en morale! Mais nous sommes spectatrices et non critiques; nous laissons à d\u2019autres plus avertis ce travail.moins agréable.Pour nous, les chanceuses, il ne reste qu\u2019à louer et Molière et la troupe Mélingue!.Nous avons tout de même le droit de formuler un voeu et c'est?.le retour des comédiens de France à St-Pascal, A toutes les étudiahtes, nous souhaitons une représentation par la troupe Mélingue! Une étudiante de 3è année Ecole Ménagère. 8 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, \u201c (Kamouraska).10 février 1949 Chronique étudiante.Dimanche, 30 janvier.Toute la nuit du samedi au dimanche se passe dans le silence le plus complet .sl on excepte les piétinements un peu Jrotesqued du veilleur de nuit et de certains étudiants qui .n\u2019ayant pu sortir de la semaine, ont voulu prendre une \u201cdouce\u201d revanche.D'aucuns prétendent .que les chantres de l'Ecole ont eu beaucoup de difficultés à suivre notre aide-organiste à la pratique du dimanche matin.La raison en est fort simple si l\u2019on songe que notre étoile \u201cfilante\u201d suivait dans un cahier à l\u2019envers.Vers les onze heures, notre cher portier, toujours aussi galant et aussi empressé que d'habitude, vint causer une agréable surprise à un de nos grands \u201cfinanciers\u201d.En effet, une des \u2018jolies\u201d corespondantes de notre confrére était en ville.Ce n\u2019était pas tout, la \u201cbelle\u201d avait amené avec elle une jolie poupée que notre ami dût confier .non sans amertune .à un copain plus chanceux.Ce dernier, fier de se \u201cpavaner\u201d avec une chemise empruntée, ne se fit pas \u201cfére\u201d pour une fois.On jasa un peu et il fallut aller diner.Le quatuor se dirigea donc vers un hôtel fashionable de la place.C'est là que nos deux invitées dégustërent de volumineux \u201cT-bone steaks\u201d à la santé de nos deux compères qui malheureusement ne sont pas en .\u201cPêcheries\u201d \u2026 Dans l'après-midi, les hommes du coach \u201cGerry\u201d Arcand se rendirent à L\u2019Islet-Station afin de disputer au club de l\u2019endroit la première partie de la semi-finale de la Ligue de Hockey L'Islet-Kamou- raska.Les étudiants ne firent qu\u2019une bouchée de leurs rivaux qui durent baisser pavillon devant une équipe aussi bien \u201cstylée\u201d.Le compte fut de 10 à 3 en notre faveur.Un adversaire n\u2019ayant pas bien pris une mise en échec de notre solide assistant-capitaine s\u2019avisa de lever son bâton sur ce dernier.Mal lui en prit car notre confrère, enrichi d'un solide cours de \u201ctuerie\u201d et de \u201cboucherie\u201d fonça la bouche béante, le menton rabaissé, les oreilles pendantes, les cheveux dressés, les épaules sur-élevées et les yeux \u201cilluminés\u201d d\u2019une fougue terrible sur le poltron qui avait voulu l\u2019attaquer aussi effrontément.En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, une série de \u2018\u2018jabs\u201d accompagnés des \u201cheins\u201d traditionnels avaient couché pour un sommeil fort paisible l'insolent adversaire.Parmi les \u2018\u201csupporteurs\u201d qui avaient bien voulu accompagner le club, il s\u2019en trouva un, .un petit, haissable, chétif .(pour ne nommer que quelques-uns des milles qualificatifs du genre qui lui conviennent) qui délaissa la joute pour aller \u2018\u2019supporter\u2019\u201d\u2019 une de ses correspondantes éloignées qui se trouvait de passage dans sa famille.La belle-maman ne se fiant pas trop à ce nouveau venu à l\u2019air un peu sournois exerça une étroite surveillance tant et si bien que \u201ctout p\u2019tit\u201d dut revenir à l'Ecole pour le souper malgré qu'il aurait bien désiré demeurer plus longtemps \u201cauprés\u201d de son aimable petite .infirmière.Un copain revenu de la vieille capitale nous apprend qu\u2019il a rencontré en ville notre \u201cgrand blond\u201d qui se pavanait à une vitesse \u2018\u2018vertigineuse\u201d dans les rues de la Cité de Champlain.Ce n\u2019est pas si pire pour un gars qui était supposé aller à Montréal pour un voyage d'affaires.Je ne voudrais pas le faire passer pour un menteur mais plutôt pour un gars qui, ne sortant pas souvent de son petit \u2018\u2019bourg\u2019\u2019 a voulu épater les gens en allongeant son voyage de quelques deux cents milles, De plus, notre \u201cénergumène\u201d a oublié d'ajouter \u201csentimentales\u201d au mot .affaires.Notre loustic a suivi, non sans peine, notre gars qui ose se promener en ville avec une grosse paire de bottes moutonnées.(ça l'air olus délicat paraît-il) .et accompagné s.v.p.d'une gentille demoiselle toute épatée de\u2019 sortir avec un \u201cjeune\u201d homme au langage aussi \u201célevé\u201d et aussi bien \u201cmaîtrisé\u201d.Toujours est-il que notre grand \u201cchicot\u201d est supposé être fiancé depuis Noël.Nous espérons aue la cérémonie nuptiale sera \u2018\u2018rehaussée\u201d par le présence de tous ses gentils confrères si avides de le voir heureux et.tranquille .Lundi, 81 janvier.Aujourd'hui, c\u2019est la fête à l'Ecole.Pour une rare fois .nous avons congé.D'aucuns disent que ce n\u2019est pas de trop.Ce congé est accordé aux étudiants du cours scientifique afin de leur permettre de se remettre un peu des \u201cdures\u201d veilles de la semaine précédente et des veilles un peu plus \u201cdouces\u201d mais peut-être .un peu plus longues .dela fin de semaine, Il se trouve des élèves qui, au lieu de demeurer à leur chambre pour se reposer, osent s\u2019expatrier, Un trio pour ne pas dire le Trio Lyrique prend la direction des pays d'en bas où l\u2019un d\u2019entre eux, grâce à sa physionomie \u2018\u2018impressionnante\u2019\u2019 ses belles lèvres \u2018\u2018veloutées\u201d.sa\u2018magnifique chevelure \u201c\u2019hérissée\u201d 9} sa démarche \u201ceractleuse\u201d\u2019 essave de \u2018\u201cmoyon-ner\u201d.À force de s'essayer, il réussit À entamer une conversation avec une gentille de- moisells .reusement elle ne devait avoir au .trois ans au plus.Il y en edonc encore des \u201cgrands incompris\u201d.Un autre, appauvri par ses extravagances de la veille prend une direction opposée aux premiers dans le but de voir à ses .affaires.Quant aux élèves qui ont plus d'esprit de famille, ils dorment le sommeil \u2018des justes\u2019 jusqu'au soir à l'exception d\u2019un individu un peu typique de première qui n'ayant pas sorti de sa chambre depuis le début de l\u2019année en profite pour faire ses visites .de circonstances .ou de .convenance ., .à la vacherie et à la porcherie.On m'apprend à l'instant que notre \u201cgrand voyageur\u201d en plus d\u2019engager des polémiques \u2018à une seule voix\u201d sur les beautés des Cinquième et Septiéme Symphonies, est allé visiter un magasin .de meubles.On se demande encore quelle pourrait bien être le motif d'une telle visite, Comme il était accompagné de sa \u201cdemi-moitiée\u201d, il a donc fallu passer au département du \u201cchic\u201d.C'est là que notre espion l\u2019a surpris à dire: \u201cEcoute un peu .Si c\u2019est beau .Et que c'est beau .Je dirais plus, je dirais même .c'est une vraie \u201cféerie\u201d \u201c .et un peu plus tard .\u201d Et que c\u2019est cher, c\u2019est ti cher un peu se monter un .\u201cménage\u201d par ces années d\u2019inflation.\u201d Mardi, ler février.Dès cinq heures, tout le monde est debout car on doit aller aux cours ce matin.Il semble que le programme du deuxième semestre soit tellement chargé que quelques-uns ont dû se faire une \u2018\u201c\u2019clef\u201d ou mieux un \u201cpasse-partout\u201d afin de pouvoir s\u2019y débrouiller.Un vieux professeur d'expérience voyant que plusieurs avaient une teridance prononcée au sommeil nous avoua en toute sincérité ce qui suit: \u201cTl semble y avoir une concurrence effrénée entre les cours de certains professeurs et les \u201cbeans\u201d du Collège pour ce qui a trait aux somniféres si nuisibles à la vie étudiante.Ce midi, nous avons eu l'insigne honneur d\u2019assister à la représentation \u201crégulière\u201d de la célè- sre \u201ccomédie\u201d en un nombre encore indéterminé d'actes: \u201cLe Flirtage Stérile\u201d.Les rôles masculins sont joués par quelques-uns de nos confrères qui soit dit en passant sont des plus .tenaces \u2026 Une des scènes représente un couple déambulant À une vitesse foudroyante dans les rues d\u2019un petit village du Bas de Québec.Le garçon seul à la parole et la fille \u201ctoute essouflée\u201d ne peut faire mieux que d'affirmer ce qu\u2019elle ne .pense .pas.Lr deuxième scène est moins \u201crapide\u201d, Elle se déroule dans un endroit public.Sous prétexte de parler des temps \u201cpluvieux\u201d et Sau prix des \u201ccornichons\u201d on se tient au courant des activités régionales et on tente de faire glisser les idées des \u201caffaires\u201d plus sentimentales, Mercredi, 2 février.Depuis le matin, nous nous grattons la tête sans rien y comprendre: Cependant, il faut bien nous rendre à l'évidence: nous avons de la classe aujour- d\u2019hui.Oh, il y a bien la cloche qui semble septique, au point d'hésiter à sonner le début des cours, mais le va et vient habituel chasse de l'esprit toute idée de vacances.C'est dommage, parce qu'on nous avait souvent dit: \u201cVous êtes à l\u2019Universite ici .\u201d et cependant toutes les Facultés et Ecoles de l\u2019Université Laval ont congé aujourd'hui et cela en l'honneur de la fête du Recteur.Ce qui nous trouble le plus, c\u2019est de voir les élèves du cours abrégé en grand congé.Est-ce que cette libération des cours pour la journée serait dû à un congé différé ou .ce qui semble le plus invraisemblable au monde, à leur titre \u201cuniversitaire\u201d lequel titre il nous aurait dérobé aussi injusternent.Ce soir, une parade monstre est organisée en vue d'aller reconduire le club de Hockey de l'Ecole à la patinoire locale où la deuxième joute de la série semi-finale de la Ligue L'Islet-Kamouraska doit être disputée, ils seront portés en triomphe au \u201cRestaurant des Etudiants\u201d où une consommation les attendra et .s\u2019ils perdent .ils devront revenir à l\u2019Ecole les mains liés en arrière du dos en plus de recevoir mille autres affronts .\u201cde ce goût-là\".Les joueurs voyant le sort qui les attendait, se lancent comme des forcenés dans la mêlée, La joute se dispute à une vive allure et les étudiants réussissent à remporter une éclatante victoire au compte de 4 à 1.Un \u201csnow\u201d attend les joueurs pour le retour au restaurant (heureusement).La parade se forme et tout le monde acclame l\u2019équipe triomphante.Le bal se continue un certain temps et après qu\u2019on eut montré aux vainqueurs les \u201ccordes\u201d pour ne pas dire les \u201ccables\u201d qui auraient pu servir au \u201csupplice\u201d, on se sépare et chacun regagne sa chambre tout heureux de voir le club mener 2 à O dans la série.Jeudi, 3 février.Un de nos finissants qui étant venu à la représentation cinématographique accompagnée d'une gentille demoiselle a eu quelques remords lorsqu\u2019à son retour il s\u2019aperçut, non sans amertume, qu\u2019une de ses \u201cgrandes oreilles\u201d était d\u2019un beau rouge vermeil et d'une \u2018\u2018épaisseur\u201d digne de sa \u2018\u2019longueur\u201d.Une enquête se poursuit actuellement afin de trouver la cause exacte de ce gel subit .I y aurait bien ies changements brusques de température et .2222?Vendredi, 4 février.Kipling.dans son \u201cLivre de la Jungle\u201d, nous raconte comment naquit la crainte, Nous invitons les Lionceaux, ou plutôt les \u201cPetits Lions\u201d, titre des mieux choisie, à lire ou à relire ces payes.Ils ont osé, en effet, montrer leurs crocs.Nous voulons ici leur dire qu\u2019il leur eut été préférable montrer la dent de sagesse.C'est un conseil pratique en passant.Avec le club de l'Ecole, la pseudo-force de l'adversaire ne réside que ¢ notre malchance.Cette guigne nous a quitté depuis quelque temps.Depuis.le vrai hockey se montre un grand jour dans leur jeu.Une seule chose nous inspire la prudence: nous craignons les pleurs des mères de ces jeunes, encore au biberon, en les bousculant un peu trop \u2014 franchement toutefois \u2014 vu leur minceur (le mot n'est .pas de moi).Nous irons donc vous donner quelques leçons.Il faudrait de plus aller rudoyer vos aînés, \u201cle premier\u201d, comme i! est appelé, tout en conservant notre \u2018\u2019be sport\u201d.Samedi, 5 février.Dans l'après-midi, on organise une excursion de ski afin de se distraire un peu.Au retour, il faut se frotter un peu puisque nos mauvais calculs et nos infrépidités nous ont valu de jolies blessures.En effet, la plupart de ceux qui ont participé à \u201cl\u2019expédition\u201d boîtent quelque peu.Cependant, un loustic ose prétendre que c\u2019est là du \u201cbeau boîtage\u201d.Dans la soirée, le club de l'Ecole perd sa première partie des séries éliminatoires contre le L'Islet Station et cela au compte de 5 à 4.Claude HAYES.Chronique sportive L'Islet-Station 5 janvier 1949.Ecole 4 Létournean SOMMAIRE 1ére Période, 1-Ecole Lavoie (Leblanc, Hayes) 2-Létourneau Labrie Punitions: Mercier M.Thibault R.Couillard F.Zm.2éme période.3\u2014Ecole Laverdiére (Leblanc, Hayes) 4\u2014Létourneau Thibault R.5\u2014-Létourneau Couillard G.H.(Labrie) 6-Létourneau Laberge Marcel (Thibault R.) Punitions: Lavigne B.4 minutes.Sème période.T\u2014Ecole Hayes (Leblanc) 8\u2014Létourneau CouillardF, 9-Ecole Leblanc (Hayes) Punitions Laberge Martin, 2 min.: uilard F.4 min, Laverdiére 2 min.Lavoie 2 min, Maurice HAMEL L'Islet, 6 février 1949, Ecole 2 Létourneau 3 lère Période.1-\u2014Ecole Hayes (Leblanc.Lavoie) 2\u2014Létourneau Couillard Georges (Labrie) Punitions: Couillard Frédéric Laverdière C.Zème période, 3\u2014 Ecole Lavoie (Leblanc, Hayes) 4-\u2014Létourneau Thibault R.(Laberge Martin) Punitions: Lavoie F.3ème période, Aucun point.Punition Couillard G.H.Supplémentaire: 10 min.5-\u2014Létourneau Thibault R.(Couillard G.H.) Punitions: Lavigne B.Mercier M, Mavrice HAMEL, e.s.a.UN PEU DE LUMIERE Il m'est tout à fait désagréable d'apprendre à nos lecteurs et supporteurs que l\u2019équipe de l\u2019Ecole Supérieure d'Agriculture cesse ses activités dans la Ligue L'Islet-Kamouraska.Cette décision a été prise par la direction du club lors de l'assemblée des directeurs de la Ligue, lundi dernier.Elle s\u2019est imposée du fait que nous n'avons pu obtenir justice dans la distribution des parties éliminatoires.Nous avons mis cartes sur table, exposé des arguments solides mais ce fut en vain.L'équipe du Marcellin Létourneau Enr.n'a pas consenti à venir jouer mercredi à Ste-Anne une partie qui nous revenait de droit, puisque nous avions joué trois (3) parties sur quatre de la semi-finale chez eux.L'équipe du St-Jean que nous destinait la finale nous a refusé ce même droit catégoriquement.On sait pourquoi?Enfin, nous ne sommes pas de simples \u201cpoulains\u2019 au service des autres clubs.Et d\u2019ailleurs si on connaît les \u201cmagnifiques\u201d réceptions qui nous ont été ménagées en fin de semaine à l\u2019Islet-Sta- tion, on ne nous tiendra pas rigueur de cette décision.Enfin, ils ont cru bon et plus sûr de disposer de nous de cette façon.La coupe leur était un sujet de tentation irrésistible.En notre absence, nous la leur souhaitôns à tous! Bonne chance.Nous voilà donc libres de rendre visite aux équipes qui en ont manifesté le désir ou qui le feront par la suite.Nous équipiers aguerris et en grande forme devraient livrer un duel fort intéressant à tout club intéressé.Comme toujours, c'est une équipe inoculée du plus bel esprit sportif qui répondra À votre bienveillance invitation.Pour information, adressez-vous à Ecole 8 pi a Pacheri le Supérieure Ste-Anne-de-la-Pocatière.\" Benott LAVIGNE.nN 10 février 1949 Profession agronomique Son origine Les agronomes ne sont pas d\u2019une génération spontanée.Mille et une raisons sérieuses les ont voués à la tâche qu'ils accomplissent aujourd'hui.L'agronome n'est-il pes un \u201chabitant\u201d qui s\u2019est spécialisé dans l\u2019étude des problèmes agricoles afin d\u2019aider les autres \u201chabitants\u201d?Sa formation, recue dans la famille et à l\u2019école, l'a éminemment préparé à cette tâche.Arrivée à une certaine époque de son évolution.notre agriculture avait besoin de chercheurs, d'ex- nérimentateurs, de professeurs et de guides; elle en a formé.Ceux qui ont assisté à l'origine de la profession agronomique ont vu des membres éminents du clergé faire du recrutement dans les différents collèges de la province.Alors on se croyait justifiable de soutenir \u2018\u2019qu\u2019après le sacerdoce il n'v avait pas de carrière plus noble que celle d\u2019agronome\u201d.c\u2019est-à-dire de cultivateurs instruits et disposés à aider leurs contemporains.Des sociologues, dés économistes et des gouvernants se sont mis à l\u2019oeuvre pour bâtir la profession agronomique.Depuis que cet appel a été lancé 25, 30, 50 fils de cultivateurs se sont enrôlés, chaque année, sous la bannière agronomique.Tout au cours des études, on leur avait parlé de la noblesse de leur tâche.Quelques maîtres plus hardis soulignaient parfois que les agronomes auraient peut-être à lutter contre l'indifférence ou encore contre les attaques sournoises de quelques exploiteurs de la classe agricole.Qui se serait douté qu'il surgirait des opposi- tionnistes chez des gens \u201cbiens pensants\u201d mais incapables de comprendre la grandeur et l\u2019immensité de la tâche.\u2019 En plus des problémes strictement agricoles, I'agronome n'enseigne-t-il pas les vertus de travail, d'ordre, d'économie de persévérance; etc.\u201d En connaissance de ces données, qui pourrait s'étonner qu\u2019il reste encore quelque chose à faire?La profession agronomique est née pour représenter le cultivateur à tous les degrés de son évolution.En contact journalier avec le cultivateur et ses associations, l\u2019agronome travaille à la restauration du règne économique et social de ses frères ruraux.Cet'e tâche, on le comprendra, est plus qu\u2019une simple \u201cjob\u201d.Elle réclame une vocation bien trempée et longuement préparée par des études supérieures, .Les aspirants agronomes doivent poursuivre des études aussi \u2018poussées\u2019 que toutes autres professions dites libérales.Si ces jeunes avaient voulu déserter la terre, ils auraient pu se faire médecins, avocats, ingénieurs.commerçants, ete.Ils ont adopté la carrière agronomique pour mieux servir.En général, on peut dire que les agronomes portent assez bien les fardeaux qui leur sont assignés, Ils ont contribué au relèvement de l'ordre économique et social, dans des conditions souvent très difficiles.La survivance de leur oeuvre ne mérite rait-elle pas la sécurité du lendemain?Auguste COTE.gérant, Soc.Coopérative, Amqui Pierre Brabant compose un batlet Pierre Brabant vient de composer la musique du PREMIER BALLET CANADIEN.Dans cette composition, Pierre Brabant s'est inspiré du folklore; cependant, seules, deux chansons canadiennes apparaissent à la fin de l'oeuvre.Dans le reste de la musique, le jeune compositeur, grâce à son grand talent a su mettre en valeur l'esprit et les rythmes qui nous sont propres.La première mondiale de ce ballet aura lieu à Toronto, le 28 février prochain et assure à Pierre Brabant un énorme succès.Pierre Brabant.actuellement en tournée de concerts, jouera bientôt à Montréal, Amos et Coaticook.L'on nous apprend aussi que Pierre Brabant vient de remporter le prix du concours \u201cRichelieu\u201d.Ce concours consistait dans le choix d'une \u2018\u201cChanson- Thème\u201d pour cet éminent Club.Le jeune pianiste, actuellement en tournée de concerts, vient de se faire entendre à Dolbeau dans deux récitals, Pro- Shefement, il jouera a Montréal, Am-s et Coaticook.Plus de 12,000 enfants ad\u2019Youville en cent ans Sclon le rapport officiel fourni a 1'Ordinaire a la fin de 1948, les registres des Soeurs de la Charité de Québec démontrent que 12,070 enfants ont êté reçus à leur orphelinat de la maison-mère depuis 1849, soit 6580 orphelines et 5.490 orphelins Ces chilfres ne comprennent pas les 5572 enfants de l'Ecole d'Industrie annexée à l'orphelinat à Giffard, depuis 1925.Pour la période de l'orphelinat à Québec même, de 15849 à 1925 l'on compte aux registres 4587 filles et 3949 garçons, un total de 5536 orphelins hospitalisés.C'est dire que l'on trouve partout et dans toutes les professions des gens qui se souviennent de la charité dont leur enfance a bénéficié au moment le plus pénible de leur vie.Le 3 juillet prochain sera pour eux une journée de reconnaissance: il y aura à Giffard un ralliement, avec grand\u2019messe d'actions de grâces, diner, visite de la maison et séance.La veille ou pourra revoir, si on le désire le vieux Nazareth de la rue des Glacis, ou l'ancien orphelinat d'Youville devenu le noviciat, mais au- vert aux anciennes ce jour-là.Déjà plus de 3UU adhésions sont venues de par toute la Province, et de tous les états de la Nou- velle-Angleterre, même celle du maire d\u2019un important centre canadien.Anciens et anciennes sont invités à Cerire d'eux-mêmes pour donner leur adhésion à cette fête, sans attendre une lettré personnelle: car même si les registres des Soeurs de la*Charité ont conservé leurs noms, il est impossible de savoir aujourd'hui et de vérifier I'adresse de tous.Toute correspondance doit être adressée à: Secrétariat des anciens, Couvent d\u2019Youville, Giffard, près Québec.Panorama du dessin animé Sous ce titre, dans un récent numéro de la publication parisienne, la REVUE DU CINEMA, le critique Jacques Bourgeois, passe en revue ce qui se fait aux Etats-Unis, en France, en Tchécoslovaquie, en URSS et au Canada qui sont les principaux centre où l'art de l'animation se développe de nos jours.Voici le passage qu'il consacre au Canada, où il est question d'une veuvre réalisée dans les studios de notre Office national du film, en marge d'un des airs de folklore les mieux connus chez nous! LA POULETTE GRISE.Je veux faire l'éloge d'un dessin animé canadien de Norman McLaren: La Poulette Grise.Il s'agit de l'illustration cinématographique d\u2019une vieille chanson canadienne du même titre.Ici, pour la première fois, le dessin animé rompt avec les formes cenventionnelles (nussi stylisées soient-elles chez les Tchèques) de la représentation graphique.La Poulette Grise de McLaren est au dessin animé de Disney ée que Matisse est à la peinture classique, et ce nom, je ne l'écris pas au hasard: il semble que McLaren ait cherché à transposer dans le mouvement un certain nombre de recherches plastiques de Matisse: fragmentation de l'objet en zones coloriées à plat et synthèse dans une compo- sitioñ décorative.McLaren développe dans le temps un thème visuol qu\u2019il traite comme une variation musicale (thème sans cesse repris et sans cesse transformé dans une symphonie suivant les lois de la composition}.Ce résultat est complètement neuf.Que peut-il sortir d\u2019une telle tentative, au moyen de cet art nouveau de la peinture animée auquel il est permis de rêver, peut-être?.C'est pourquoi l'on souhaiterait voir Disney mettre à la disposition de McLaren les moyens techniques considérables qu'il possède, d\u2019une opulence qui finira par devenir excessive et vaine s\u2019il ne se lance pas bientôt dans une nouvelle aventure ar tistique.TI semble que, mieux que Salvador Dali, dont Disney avait recherché la collaboration McLaren ait pensé le problème de la peinture dans le temps et soit susceptible d'ouvrir par là quelque voie nouvelle à l'expression graphique contemporaine.Jacques BOURGEOIS le 7 février, 1949.Faites confiance à la Machinerie Poitras \u2014 Industrie fondée depuis 1920 \u2014 Pour toute information, adressez-vous à Jos.POITRAS & FILS Ltée Manufacturiers de i L'ISLET STATION GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).7 Cours abrégés sur les pommes de terre A Ste-Anne-de-la-Poraticre.Ka.L'École Supérieure d'Agriculture de Sainte- Anne-de-la-Pocatière est heureuse d'annoncer qu'en collaboration avec le Service de l'Aide à la Jeunesse, il sera donné à cette Institution, du / au I?mars 1949, des cours spéciaux sur les pommes de terre.Ces cours dureront deux semaines et sont offerts aux jeunes producteurs de pommes de terre de 16 a 30 ans, Si les inscriptions n'étaient pas assez nombreuses, les cours n\u2019auront \u2018pas lieu.De même, s\u2019il y avait trop de demandes, les dernières inscrites ne seront pns acceptées parce qu'il n'y a de la place que pour 50 élèves.Le Service de l'Aide à la Jeunesse paiera les frais de transport par chemin de fer ou autobus, pour les élèves régulièrement admis, ainsi que la plus grande partie de leurs frais de pension à Sainte-Anne.Les élèves inscrits devront toutefois ajouter un dollar ($1.00) par jour.Ces cours seront de portée pratique et ont pour but de former une élite de jeunes cultivateurs en- pables de produire des pommes de terre de belle qualité et exemptes de maladies en vue de conserver nos marchés, Les principaux sujets à l'étude seront: le sol, la culture la protéetion, l'entreposage, la distribution et le commerce des pommes de terre.Il y aura 3U heures de classe, 15 heures de laboratoire et 15 heures pour les cercles d'étude, les discussions et les vues animées.Les professeurs de l'Ecole d'Agriculture, des spe- cialistes des ministères Fédéral et Provincial de l'Agriculture et de la Coopération Fédérée seront invités à donner ces cours.Les organisateurs de ces cours feront tout leur possible pour rendre le séjour des élèves instructif et intéressant.IMPORTANT \u2014 Il est essentiel que le certificat de naissance, soit joint à la formule d'application.Aucun candidat ne doit se rendre à ce cours sans aroir reçu auparavant un av'a officiel d'almis- sion du Service de l'Aide à la Jeunesse.La personne en charge du cours refurera toute personne qui ne pourra présenter cet avis.Il faut remplir lu formule avec soin et ne pas oublier de la signer.Les formules d'inscription pourront être obtenues du Service de l'Aide à In Jeunesse, 88, Gran.de-Allée, Québec, ou en s'adressant à l'Ecole Supérieure d'Agriculture, à Sa nte-Anne-de-la-Pora- tière, Kam.P.Q.Comme le nombre des places est limité à cinquante (50), et que les formules d'inscription dûment remplies doivent parvenir au Service de l'Aide à la Jeunesse au plus tard, le 20 février, il est important de s'inscrire le plus tôt possible.Assemblée de la Corporation des Agronomes Le 4 février dernier, sous la présidence de MA.Scott, les membres de la Corporation Régionale des Agronomes de Ste-Anne, se réunissaient en In salle des professeurs de l'Ecole Supérieure d'Agriculture.Sur l'invitation de M.le président.le secrétaire donne lecture du bilan de l\u2019année 1948, dont l'adoption est proposée par-M.A.Gauthier et secondée par M.le Dr.E.Campagna.Le sccré- taire procède ensuite à la lecture de quelques rapports des assemblées précédentes et fait ensuite les quelques communiqués suivants: Dernièrement les membres du bureau de direction de notre société avaient institué une petite enquête dans Je but de déterminer le montant total des souscriptions de ses membres à l'aide à Laval.11 nous a été impossible, a date, de connaître le montant total; nous savons tout de même que la générosité de nos membres (32) a rapporté la jolie somme de S77326,0X, Pour répondre à la demande de queloues membres, qui désiraient connaître la date de la prochaine entrée à la Croix Bleue, le secrétaire cite une lette de M.Monette, dans laquelle il est dit ue: la prochaine réouverture du\u2019 groupe de la rporation, pour l'admission de nouveaux membres, se fera le ler juillet 1949 et que.les agronomes intéressés a se joindre au groune sont priés de retourner leur carte dûment signée et remplie avant le 25 mai prochain.Les contributions arrivent nombreuses; trente et un membres, à date ont fait leur paiement.Nous les remercions de leur bienveillante collaboration.Bertrand ROCHEFORT, sec-trés. 8 GAZETTE des CAMPAGNES, Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d Sainte-Anne, Saint-Pacôme en liesse Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) C'est toute une paroisse qui a chanté l'hymne la reconnaissance au Seigneur pour avoir choisi trois fils missionnaires dans la famille de M.et Mme Elzéar Grandmaison de Saint-Pacôme, Kam.Le Rév.P.Roland Grandmaison, P.B., ordonné il y a quelques jours par son Excellence Mgr Vachon d'Ottawa, montait a l\u2019autel de son église paroissiale accompagné de son frère le Rév.P.Hervé Grand\u2019Maison, P.B., revenu de l'Afrique après avoir \u2018\u2018missionné\u201d\u2019 douze ans durant.L'église de St-Pacôme, toute resplendissante de lumière, était remplie de parents, d'amis et de bienfaiteurs de ces missionnaires.Les citoyens de St-Pacôme, dans leur grande joie, n\u2019ont pas manqué de prier pour le Rév.P.Harmel Grandmaison qui a dû demeurer en Afrique afin de poursuivre le travail évangélique commencé il y a quatre ans.Le Rév.P.Roland Grandmaison a célébré la messe paroissiale à 9.30 heures, assisté de Ml'abbé P.Fortier, curé de St-Pacôme.Le Rév.P.Hervé Grandmaison, P.B.et l'abbé Paul-Emile Deschênes, du collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière, agissaient comme diacre et sous-diacre d'office.Assistaient au choeur: le Rév.P.Joseph Bolduc, P.B., représentant du T, Rév, P.Larochelle, provincial: le Rév.P.Charles Gagnon, P.B.de Québec; le Rév.P.Auguste Pelletier, Dominicain, de St- Hyacinthe; l'abbé Marius Paré, directeur spirituel au collège de Ste-Anne; l'abbé Antonio Pelletier, vicaire de la paroisse, La chorale paroissiale exécuta la messe du jour et quelques chants de circonstance.Au prône, l'abbé P.Fortier, curé de la paroisse, se fit l'interprète des paroissiens de St-Pacome pour féliciter le nouveau missionnaire, le troisième de cette même famille, et pour rendre hommage à M.et Mme Elzéar Grandmaison qui se sont imposés de lourds sacrifices afin de répondre à l\u2019appel du Seigneur.Le Sermon de circonstance fut prononcé par Ml'abbé Marius Paré, directeur spirituel au collège de Ste-Anne, son Alma Mater.Le brillant prédicateur a montré aux fidèles qu\u2019ils assistaient au triomphe de l\u2019amour de Dieu.et au triomphe de la grace de Dieu.L'abbé Paré a ensuite expliqué que la vocation sacerdotale et missionnaire était d'une sublime grandeur humaine et divine.A l'issue de la messe, le Rév, P.Roland Grandmaison a donné plus de sept cents bénédictions individuelles aux parents, amis et bienfaiteurs qui se sont approché de la balustrade.Un grand banquet fut ensuite servi au Restaurant Régal pour les parents et les invités.M.l'abbé A.Fortier, curé, agissait comme maître de cérémonie et président.Une adresse de circonstance fut lue par la petite Dorothée Grandmaison (10 ans) dans laquelle elle a formulé les voeux les meilleurs pour son oncle, le nouveau missionnaire.Coincidence heureuse, le Rév.P.Hervé Grandmaison P.B.de retour d'Afrique et elle-même célébraient leur anniversaire de naissance en cette même journée missionnaire.Quelques allocutions furent prononcées par l'abbé P.Fortier, curé; le Rév.P.Joseph Bolduc.re- présentænt du R.P.Larochelle, provincial; le Rév.P.Charles Gagnon, de Québec; l'abbé Paul-Emile Deschènes, du collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière; le Rév.P.Hervé Grandmaison, P.B.Le Rév, P.Roland Grandmaison a remercié ses parents pour les sacrifices imposés en soulignant qu'ils avaient une \u2018âme de prêtre\u201d puisqu'ils comptent trois missionnaires Pères Blancs dans la couronne de leur quatorze enfants: il a rendu hommage au collège de Ste-Anne et aux Institutions des Pères Blancs pour la formation acquise et en retour il a promis aux parents, amis et bienfaiteurs de les associer au saerifice de sa messe missionnaire.\u201d Au tour des tables bien garnies, on remarquait: M.et Mme Elzéar Grandmaison; le Rév.P.Hervé Grandmaison; le Rév.P.Roland Grandmaison; Mot Mme Amable Grandmaison; M.et Mme Raymond Grandmaison; Mlle Jeanne d\u2019Arc Grandmaison: M, Réginald Grandmaison; les oncles et tantes: M.et Mme Robert Grandmaison, de Cacouna; M.et Mme Jos Dionne.de St-Epiphane; M.Elie Grandmaison et M, Philippe Pelletier, de Riv.- du-Loup; Mme Clément Lévesque de St-Pacôme; M.et Mme Georges Dionne, de St-Epiphane; M.Philippe Pelletier, de Rivière-du-Loup; les neveux et nièces: Marius Bérubé, du collège de Lévis: Barcel Bérubé de St-Denis: Raymonde Grandmaison de Ste-Anne; Marielle Bérubé de St-Denis: Mille Dorothée Grandmaison; Marcel Bérubé, de St- Denis; Léo Grandmaison de St-Pacôme; Marc Bérubé de l'Ecole Apostolique, Lévis, Armand Grandmaison, de St-Pacôme; son beau-frère, M.Laurent Bérubé de St-Denis et son épouse; cousines et cousins: M.et Mme J.-B, Rioux, de Riv.-du-Loup; M.Laurent Lévesque; Mlle Germaine Lévesque; M et Mme Clément Héroux; Mme J.B.Bossé, de Riv.-du-Loup; M.Laval Dionne, de Riv.-du-Loup; M.Léo Desrosiers, de Isle-Verte; M.et Mme Ernest Lévesque, de Ste-Anne; M.Jean-Paul Lévesque, de St-Pacôme; au nombre des amis, on remarquait: M.Jean-Pierre Roy; M.J.L.Daoust, de Ste-Anne; M.Rosaire Lévesque, de Terrebonne; M.et Mme Arthur Lévesque; Mlle Yvette Gagnon, de St-Pacome; Le Rév, P.Auguste Pelletier, Dominicain, de St-Hyacinthe; Mlle Monique Proulx, de Montmagny; M.Arsène Roy.de St-Pacôme; M.Thomas Danjou, de Ste-Anne; M.et Mme Auguste Pelletier, de St-Pacôme; M.et Mme Ernest Richard, de Ste-Anne; M.et Mme Albert Lévesque; M.et Mme Roland Lévesque, de St-Pacôme, et nombre d'autres.Son Excellence Mgr Maurice Roy.archevêque de Québec a bien voulu reconnaître le mérite de cette brave famille de Saint-Pacôme en donnant volontiers la permission aux Révérends Pères Grandmaison la permission de célébrer le saint sacrifice de la messe dans leur foyer, à l\u2019occasion de leurs vacances.Au Rév.P.Roland Grandmaison, le futur missionnaire; a son frére, le R.P.Hervé Grandmaison, en retour après douze années de durs labeurs; et à toute la famille, la \u201cGazette des Campagnes\u201d offre ses plus respectueux hommages.A l\u2019Ecole du village Nos lecteurs se rappellent sans doute que dans un numéro antérieur de notre journal, nous avions parlé d'une patinoire chez les juenes de l'Ecole du Village.Oui, les jeunes de l\u2019école des Garçons du faubourg de Ste-Anne ont leur patinoire bien à eux.dans la partie nord de la cour de récréation de l\u2019école No.1.Depuis le mois de décembre dernier, beaucoup de gens se sont rendu compte qu'une grande activité y régnait, sous l'habile direction de MM.Morin et Bernard, maîtres d'école.Après un travail ardu où maîtres et élèves rivalisèrent d'efforts, on paracheva des bandes de 3 pieds de hauteur, s.v.p.puis, on glace .Le patinage n'aurait pas été complet sans quelques parties de gouret, jeu favori des grands et des petits.Grâce à l'esprit débrouillard de M.Morin, bien secondé par M.Bernard, grâce au travail persévérant des jeunes et grâce aussi à la générosité de quelques personnes bien pensantes, les jeunes de l'Ecole des Garçuns ont vu leurs espoirs réalisés: une patinoire d'assez grande dimension; un bon système d'éclairage; Z séries de costumes pour joueurs; des gourets; Z séries de protecteurs pour gardiens de buts, etc.Quatre clubs sont organisés: Club Hudon, (M.l\u2019abbé A.Hudon, curé), Club Michaud, (M.le vicaire Michaud), Club Lizotte, (M.Wilfrid Lizotte, président des commissaires Club Dubé, (J.Gérard Dubé).Et maintenant, les mardi, mercredi, vendredi, soirs, de même que le dimanche, midi et soir, il y a des parties régulières de gouret; tandis que les lundi et jeudi soirs, il y a patinage seulement.En plus de recevoir une instruction solide, nos garçons ont donc l'immence avantage de se recréer sainement, et sous bonne surveillance.Il faut voir tout ce monde à l'oeuvre pour se rendre compte que leur directeur, M.Morin, est un maitre-entraineur pour ces jeunes qui seront plus tard, d\u2019abord \u2018des hommes\u201d, et peut-être aussi, des étoiles dans différents sports.Chose à remarquer: patinage et parties de gou- rets ont lieu complètement en dehors des heures de classe, et ne font que permettre à l'élève de se récréer au grand air.Les heures de patinage et de gouret sont déterminées; les parents savent donc où leurs enfants vont le soir, et quand ils devraient rentrer à la maison.C'est_une initiative qu'il faut encourager; ceux qui en doutent n\u2019ont qu'à venir s\u2019en rendre compte par eux-mêmes, chaque soir ou le dimanche après iner, Félicitations à MM.Morin et Bernard pour leur beau travail.Nous y reviendrons, Un ami des JEUNES.(Kamoureske).10 février 1949 Les ordinations chez les Pères Blancs Mercredi, le 2 février, fête de la Purification de la Bienheureuse Vierge Marie, en la cathédrale d'Ottawa, Son Excellence Monseigneur Alexandre Vachon, conférait le sacerdoce à 9 diacres de la Société des Pères Blancs.Le lendemain, 33 février, dans les divers oratoires du Scolasticat Notre-Dame d'Afrique, a Eastview, ces nouveaux ordonnés célébraient leur premiére messe, au milieu de leurs parents et amis, heureux de voir un des leurs gravir les degrés de l'autel pour y offrir la Divine Victime.La messe solennelle.célébrée par le Doyen des nouveau lévites, le R.P.Roland Grandmaison, revêtit un caractère particulier de solennité.Il était.accompagné du T.R.P.Provincial des Pères Blancs, comme prêtre-assistant, de confrère le R.P.Hervé Grandmaison, Père Blanc, comme diacre et du R.P.Antoine Gravel, Père Blanc, nouvel ordonné, comme sous-diacre.La chorale des Scolastiques sous la direction du R.F.Jacques Massicotte exécuta une messe de Dubois.Le R.F.Viateur Lafontaine dirigeait le chant grégorien, et le R.F.Reynald Pelletier touchait l'orgue.\u2018Tous ceux qui ont pris part à ces fétes sacerdotales en garderont un souvenir inou- iable.La \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte Anne-de-la-Pocatière, par Fortin & File, Imprimwere.\u2014Ele paraît le jeudi de chaque semaine.Abonnement: | an 42.00 6 mois 81.25 Le numéro 20.05 Directeur: L-de-G.Fortin.Cireulation, eu 26 décembre 1946, 1,911 auméres SOUMISSIONS pour le QUAI | de NOTRE-DAME-DU-PORTAGE Le ministére des Travaux publics recevra jusqu'à 3 heures p.m., le mercredi 23 février 1249, | des soumissions pour la reconstruction du quai de Notre-Dame-du-Portage, comté de Rivière- du-Loup, P.Q., lesquelles soumissions doivent être cachetées, adressées au soussigné, et porter sur leur enveloppe, en sus de l'adresse, les mots: \u2018Soumission pour reconstruction du quai, Notre-Dame-du-Portage, P.Q.\" i On peut prendre connaissance des plans, du blanc de contrat et du devis, et se procurer la formule de soumission aux bureaux de l'ingénieur en chef du ministère des Travaux publics, à Ottawa, de l'ingénieur régional, édifice du bureau de poste, Québec, P.Q., ainsi qu'au bureau de poste de Notre-Dame-du-Portage, P.Q.REMARQUE.\u2014Le ministère fournira, sur demande faite au soussigns, les bleus et le devis de l'ouvrage sur réception d'un dépôt au montant de $25.sous forme d'un chèque de banque visé fait à l'ordre du ministre des Travaux publics.Ce dépôt sera remis au déposant dès que lesdits bleus et devis seront retournés au ministère, pourvu que la chose soit faite au plus tard un mois après la date fivée pour ia réception des soumissions.Si les bleus et le devis ne sont pas remis au ministère dans ce délai, le dépôt nmera confisqué.On ne tiendra compte que des soumissions faites sur la formule fournie par le ministère et en conformité des conditions qui y sont stipulées.Un chèque représentant une valeur égale à 10 p.100 du montant de la soumission, fait à l'ordre du ministre des Travaux publics et visé par une banque à charte canadienne, doit être joint à chaque soumission.On acceptera aussi, comme cautionnement, soit des bons au porteur du Dominion du Canada, soit des bons au porteur de la Cie du chemin de fer National-Canadien et de ses compagnies constituantes dont le principal et l'intérêt sont garantis sans réserve par le Dominion du Canada, soit encore lesdits bons pour une partie du cautionnement et un chèque visé tel que susdit pour le solde.Par ordre, J.M.SOMERVILLE, Secrétaire.Ministère des Travaux publics, Ottawa, le 28 janvier 1049."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.