Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 19 mai 1949, jeudi 19 mai 1949
[" PENSER A CE QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 PA \u2014 DIEU - PATRIE - QUE L'ON PENSE \u2014 \u2014 ECRIRE CE FAMILLE GAZETTE = CAMPAGNES Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u201cAutorisée comme envoi postal de la Vol, 8\u2014 No 27 Série IL Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, AGRONOMIE CANADIENNE-FRANCAISE (XX XVID Sur quelques événements impo rtants.* Congrès International d'Agriculteurs.La Fédération Internationale des Producteurs agricoles, la FIPA, comme on l'appelle, tiendra aux premiers jours de juin un congrès à Guelph, Ontario.Un trentaine de pays y seront représentés.On sait que le Canada détient une vice-présidence dans cet organisme fondé à Londres au début de 1946.Au congrès de Londres en juin 1946, ou plus de vingt-cinq pays avaient déjà des représentants, James Turner, président de la National Farmer's Union britannique, fut élu président.Cette association a tenu déjà deux congrès, ce premier à la Haye, le deuxième a Paris, 'an dernier.Ses buts?On peut dire qu'ils ressortent des expériences de la guerre, et du développement des communications depuis une dizaine d'années.On a fait la constatation, pendant le conflit, que non seulement les peuples subjugués étaient sous-alimentés, mais aussi un tiers de la population mondiale, en temps de paix.Pourquoi?Faute de répartition des denrées alimentaires.Son objet est donc de corriger cette lacune, et de favoriser les échanges qui rendront tous les peuples, même les plus reculés, capables de se procurer une nourriture adéquate.\u201cA cette fin altruiste, écrit M, Gérard Filion, dans le Devoir du 18 mai, s'ajoute un but de défense collective, C'est un fait d'histoire que les pays ont la détes.able habitude da pratiquer la guerre économique principalement sur le dos des producteurs agricoles.Quand un pays doit faire face à un excédent de blé, de coton, de laine ou de produits laitiers, il est tenté, pour résoudre ses problèmes d'économie interne, de pratiquer une politique de dumping.Les pays victimes dune telle politique adoptent immédiatement des mesures antidumping.Il en résulte une guerre économique, comme on l'a vu après 1929, dont les cultivateurs font les frais.\u201d Et c'est a cela a épargner ce conflit économique aux classes agriocles que s'appliquera la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles, la première association internationale du genre.L'U.C.C.et la Coopérative Fédérée de Québec représenteront les agriculteurs de la province, la première comme association professionnelle et l\u2019autre comme association économique.Les délégués deviendront les hôtes de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs dès leur arrivée à Lévis, à 1h.10, le 24, par le C.N.R.jusqu'au banquet du 25 au soir, à Montréal.Entre temps.les élégués visiteront quelques sites intéressants à Québec; le 25, ils feront le trajet Québec-Mon- tréal par la route nationale no 5, jusqu\u2019à Richmondpuis de Richmond à Waterloo, et de là à Montréal, par la route no 1.Bon succès à tous! La Société d\u2019Etablissement rural.Il y a trois semaines, M.J.-B.Lanctôt, agronome, surintendant du développement agricole pour l\u2019est du Canada quittait son emploi au C.N.R., et devenait secrétaire général de la Société canadienne d'Etablissement rural.Cette Société canadienne d'Etablissement rural est de fondation récente, puisqu'elle ne date que du congrès national de colonisation de Boucherville, en 1946.Cette société, destinée à favoriser l'établissement deg familles de chez-nous sur des terres, à améliorer le sort de celles qui sont déjà établies, \u2014 ce qui embrasse bien des activités!}\u2014 n'est pas une association de millionnaires, loin de là.Mais ses réalisations de l'année dernière, entr\u2019autres l'installation sur des terres du Nord de l'Alberta d'environ cinquante familles du Québec, a donné la mesure des espoirs à entretenir, Et M.J.-Bte Lanctôt qui occupait une situation fort importante a cru de son devoir de l\u2019abandonner pour devenir l'animateur de | association nouvelle Ca ne manque ni de cran, ni d'idéal.M.J.-B.Lanctôt, agronome.Voici ce qu'éerit \u201cLa Survivance\u2019 d'Edmonton, de la carrière de M.Lanctôt: * , Natif de Gentilly.le nouveau secrétaire a passé plus de vingt ans de sa vie au service des Chemins de fer Nalionaux du Canada.Ii a fait ses éludes primaires à Crookstown Minnesota, et à St-Boniface; et ses études classiques au collège de St-Boniface dirigé par les RR.PP.Jésuites.Après trois ans d'études agronomiques à l'Université du Manitoba, il acceptait un poste au service de l'Immigration des Chemins de fer nationaux et passait quatre ans en Europe.Il revint terminer ses études au Manitoba.en 1930.Au service des Chemins de fer nationaux, il a passé trois ans a St-Paul, Minnesota (1930-33), puis six ans à Montréal (1933-1939).en charge du service de la Colonisation.Il prit ensuite la direction du bureau de St-Paul jusqua 1944, alors qu'il devenait surintendant du service de l\u2019Agriculture pour l\u2019est du Canada.\u201d On ne pouvait pas choisir un meilleur ouvrier des relations entre nos familles agricoles du Québec et celles des autres provinces, et vice-versa.Et nous félicitons à la fois le nouveau secrétaire- général et la Société d Etablissement rural.Conditions du succès.Nous citons encore le Devoir (M.Gérard Filion) : .\u2018Est-il téméraire de, penser que la Société canadienne d'Etablissement rural puisse ainsi assurer la communication et l'équilibre entre les populations rurales des différentes provinces?Nullement, pourvu qu'elle puisse compter sur la collaboration des personnes et des groupements qui sont en mesure de lui aider.Ce qui augure bien de son avenir, c\u2019est qu'elle s'appuie dans chaque\u2019 province sur les principaux groupements nationaux: associations d'éducation, conseils de coopération; dans Québec, l'U.C.C., la J.A.C., la Fédération des Sociétés de Colonisation, etc.Ces assises sont des plus solides, mais elles sont insuffisantes.Il faut que la population prenne conscience que la distribution de notre population rurale est un problème de tout premier ordre.Les Canadiens français doivent être partout chez eux; mais pour cela il faut qu\u2019ils commencent par s'y installer.\u201d Nous ajoutons qu'il n\u2019est nullement à craindre d'épuiser les ressources humaines du Québec en encourageant nos familles à aller s'établir dans l'Ouest.Îl y a toute une province agricole qui nous y attend, rien que dans le Nord de l\u2019AÏ- berta.Nous serons bien plus forts prospères là-bas, que gagne-petits ici sur des fermes pau (Kamouraska) seconde classe\u201d \u2018Ministère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN 19 mai 1949 vres e: pratiquement incultes.comme on en voit tant.hélus! Mieux vaut perdre notre population dans l\u2019oues: canadien que dans la Nou- velle-Angleterre.Et c'est à nous d'y voir.La Société canadienne d'établissement rural n'est pas fondée expressément ur cela; mais ça ne l'empéchera nullement d\u2019y travailler et d'y réussir.L'événement annuel.Il s'agit de quelque chose de beaucoup moins spectaculaire quun congrès international d'agriculture, où encore du lancement d'une société canadienne d'établissement rural.Mais l'événement a son importance: c'est la sortie d\u2019une ving- .taine de icunes gens de chez-nous qui finissent leurs études à Oka et à Ste-Anne.De nouveaux agronomes?Ny en at-il pas déjà trop\u201d.Si nous nous reportons à la page 7 où nous donnons quelques notes sur chacun des dix me- moires présentés à Ste-Anne (le mémoire du \u201cdiscret\u201d M, Beauchemin ayant porté sur un sujet d'économie rurale), nous voyons que quelques- uns de ces jeunes ne craignent pas de s'attaquer à de gros problèmes.A remarquer que depuis 1943, sculements deux \"\u201cmémoires\u2019 ont pu, en partie, (la climatologie), avoir une certaine analogie.Quant au reste, ils étaient différents.ce qui suffit à déterminer que les études agronomiques peuvent conduire à bien des issues du côté de la recherche, du coté de l'application.Nos lecteurs ont pu aussi lire, a l'occasion, des travaux assez variés publiés par des élèves membres de la Société d'Histoire Naturelle, ou encore par des élèves qui ont le don - et le cou- rage\u2014 de la plume, Ceci nous conduira prochainement à exposer un peu ce qui prut être appris dans une école d'agronornie: \u2014-même, parfois, si ça ny est pas enseigné.L'auteur se rappelle, comme de ce matin, cet élève qui s'appliquait à la bactériologie.iouait aveg les bactéries du Dr Rosell comme avec des cartes.et nous fabriquait \u2014illégalement.hé- las\u2014 du youghourt de première qualité.T1 fut professeur en bactériologie pour le compte de sa province \u2014-même après son doctorat\u2014- à 51,500 par année, jusqu\u2019à ce que poussé par la nécessité i' prit du service ailleurs.On le paie actuellement, devinez combien?\u2014$7,500, par année, avec un contrat de plusieurs années.Tous les savant- ont été, chacun leur tour, des élèves.Ne | oublions pas.Et ce serait faire injure À la jeunesse actuelle que dc sourire en lisant que dans ses rings -\u2014 même chez les agronomes\u2014 il n'y a pas de savants en germe.Et ne souriez pas! Mais un germe, ça ne pousse pas sur rien, ou dans un milieu trop pauvre.Fertilisons, messieurs, fertilisons!.I.-de-G.FORTIN.Jo.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDEUTE Ete.- Ete.Rue Poire - Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE 2 GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamoutaska).19 mai 1949 Société Historique de Kamouraska.| Le MANOIR D\u2019AIRVAULT (suite) Chapitre IV Vie intérieure au Manoir d'Airvault Maintenant que nous avons vu l'honorable Charles-Eusèbe Cusgrain devenu propriétaire du Manoir seigneurial de feu l'honorable Jacques- Nicolas Perreault, seigneur de la Bouteillerie, nous allons y entrer avec lui au printemps de 1827.TN est intéressant pour ses enfants et petits-enfants de connaître l'intérieur de la famille dans ses commence-nents «t le suivre jusqu\u2019au décès de son chef en 1848.Car c'est dans cette maison dont le principal avantage est d\u2019être un logement commode, spacieux, confortable et de plein-pied que sont nés tous les enfants de son mariage avec demoiselle Elisabeth-Anne Baby sauf les deux premiers qui naquirent à Québec dans sa première résidence, rue Buade; elle est remplacée aujourd'hui par le monument de Mgr de Laval.Après son achat de l'habitation mon père demeura indécis s\u2019il ne bâtirait pas à neuf plutôt que de se mettre à réparer à sa coavenance.Ayant pris ce dernier parti il commenca à s'installer en pressant les réparations les plus urgentes, et faisant diverses améliorations, Entre autres, il fit pratiquer un aqueduc sous terre par un tube en bois prenant l\u2019eau d\u2019une source vive à une distance d\u2019une dizaine d\u2019arpents de sa maison pour l'y amener.Cet aqueduc fournissait l'eau en son même parcours aux écuries et étables.Singulièrement, cette eau à sa source n\u2019a aucun gout de soufre, est très bonne et légère; mais dans son parcours, elle devient sul- phureuse suivant l'état atmosphérique; principalement quan-i le temps est sombre, couvert et menace l'orage.elle a alors une odeur prononcée de soufre qui ne va pas aux étrangers.En même temps, il fit lambrisser à neuf en bois de pin.tout Vintérieur de la maison, et finir la mansarde en chambres à coucher.ce qui donnait six bonnes chambres, sans compter deux cabinets attenant au salon.En sorte qu'il y avait suffisamment d'espace pour offrir et donner une large hospitalité, laquelle ne manquait pas d'attirer dr- hôtes durant la belle saison, suivant le bon usage de ces temps-là; ce qui entretenait les liens de famille et les bonnes relations sociales.Singulièrement il n\u2019y eut jamais une couche de peinture sur tout ce lambris intérieur.Le bois fut laissé nu tel qu\u2019on le voit aujourd'hui.Sa teinte virillie et uniforme ne manque pas d'un certain cachet qui a son charme pour ceux qui y sont accoutumés ou qui aiment les vieilleries.La raison de cette singularité est que ma mère un laissant Détroit pour se rendre à Québec, âgée seulement de 8 ans pour y être éduquée, fut embarquée à bord d\u2019un corvett: de guerre, la \u201cQueen Charlotte\u201d qui venait d'être fraichement peinturée.Elle fut si fort incommodée de l'odeur de peinture pendant le vovage qu'elle en souffrit à être malade.Elle prit depuis une telle aversion de cette odeur qu\u2019elle ne voulut jamais consentir à laisser peinturer l'intérieur de la maison.Cel}e-ci d'al- leurs était meublée très simplement, à/ part une grande table à diner en acajou et un( piano, de bonnes argenteries et beaucoup de bon linge de toile, aucun luxe inutile ne s\u2019y montrait.On peut affirmer que dès lors le bonheur conjugal et domestique la tranquillité et la paix entrèrent pour s\u2019établir en permanence dans cette demeure familiale.Cet heureux couple s\u2019y voyait jouir de la vie en autant qu\u2019on peut être heureux en ce monde avec la paix du Seigneur, Les époux se portaient un attachement vrai et un amour mutuel, tendre et constant, fondés sur une estime et un respect réciproque, qui se manifestaient par des soins, des assiduités et des attentions constantes et des prévenances délicates.Tous deux ayant eu l'avantage d\u2019une bonne éducation et d\u2019une instruction soignée, sérieuse et solide, se suffisnient à eux-mêmes dans leur paisible retraite à la campaore Mon nére était venu y chercher le repos et le grand air pour refaire sa santé accidentellement démembré par les suites d\u2019une flux:on de poitrine, gagnée en patinant au Collège de Nicolet.I! avait été mis alors sous les soins d'un médecin anglais, le Dr Donnellyqui, suivant l'expression populaire qu'il répétait: \u201cle soigna en cheval\u201d.C'était l'époque où le remède du mercure était en vogue dans la faculté médicale.Mon père en eut les dents toutes désolées, et sans pourtant se trouver guéri.Il essaya l\u2019air de la mer, et s\u2019embarqua nour Halifax; de là, voyagea aux Etats-Unis et s\u2019était remis passablement bien au retour.\u2018 Cependant, il ne fut jamais complètement en pleine santé et se soignant habituellement lui-mé- me avec des remèdes pour la maladie du foie dont il souffrait presque constamment.Les délassements et les amusements sont assez rares dans nos campagnes mais en se livrant avec intelligences et un sens pratique aux diverses occupations qu'exigeait la bonne culture de ses terres dont il avait considérablement agrandie l\u2019étendue, mon père irouva un emploi du temps varié, à la fois agreable, utile et surtout profitable.Il agrandit encore son domaine en 1836 en ac- uérant la terre voisine de M.Wiss, arpenteur et Catherine Bèze son épouse.Je me souviens avoir vu ce voisin sans toutefois me rappeler sa personne et ses traits.II était entré en passant à la maison et portait avec lui un plan de la seigneurie sur une grande échelle qu\u2019il avait dressé pour le seigneur Casgrain «: .«>> ra, en le sortant de son long fourreau.1! me semblait avoir une tournure militaire ct portait l'épée.Mon père aima beaucoup les chevaux.C'était, comme on dit, un mal dans la famille.Pour satisfaire ses gouts, il avait acheté chez Thornton, carossier à Québec, qui importait des voitures d'Angleterre.un carosse à six places, appelé alors dans le pass du vieux nom français, une barouche; laquelle attclée à une belle paire de chevaux noirs bien harnachés, faisant un bel équipage qui était tenu en bon ordre par son groom anglais, John Bowthorp.Ma mère aimant à y promener ses nombreux enfants et le plus jeune ne manquait - guère de s'endormir au grand air et au bercement de la voiture, De son côté mon père se livrait à l\u2019exerçice à cheval qu\u2019il aimait et qui le ravivait.Il avait pour monture un superbe cheval noir jai, élégant, vif, solide et parfaitement dressé; doux et attaché à son maitre, qui le réservait pour lui seul.Par exception, il le prêtait au vicaire de la paroisse Ml'abbé Bourret, un parfait gentilhomme, grand ami à la maison.En amenant sa femme pour demeurer à la campagne et grioiqu\u2019elle y eut donné son plein gré et consentement, ce que son mari appréhendait le plus était au\u2019elle ne prit en dégout et à ennui le genre de vie si tranquille et si monotone à la campagne.Elle était accoutumée à la vie plus mouvementée de la ville où elle jouissait de la meilleure société qu'il lui fallait abandonner.De plus, elle n'avait aucune notion de l'économie domestique ot de la vie pratique pour prendre les s0ins requis et assidus d\u2019une bonne mère de famille dang la conduite d\u2019une maison bien réglée.Son mari fut agréablement désabusé de ses craintes et tout-à-fait remis sur ce point lorsqu'il lui vit prendre la vie au sérieux et\u2019s\u2019appliquer a remplir leg devoirs de son état avec un sens pratique et raisonné, en demandant à Dieu de la guider et éclairer.Elle alla même jusqu\u2019à apprendre des éléments d'hygiène populaire en étudiant ce qu\u2019on appelle encore les remèdes de nos grands-mères pour l'enfance et elle y réussit si bien que sur ses treize enfants, elle n'en perdit qu\u2019un et la derniéresqu\u2019elle fut obligée de laisser en nourrice lors de son déplacement pour aller demeurer à Montréal en 1846.(à suivre) Mort de M.l\u2019abbé J.Alexandre Un deuxième deuil en moins d'une semaine vient de frapper le clergé diocésain par la mort de M.l'abbé Joseph Alexandre.survenue vendredi soir à St-Honoré de Shenley alors qu'il se rendait faire du ministère dans cette paroisse.Il était âgé de 63 ans et six mois.Le défunt \u2018était retiré à Charny depuis cinq ans.Vendredi dernier, il se rendait au presbytère de St-Honoré pour y remplacer un prêtre, lorsqu\u2019il fut vris d'une crise cardiaque.On lui administra les derniers sacrements.et il décéda peu après.Le restes mortels ont été transportés dès samedi, à charny.Un service a été chanté, ce matin à reuf heures.La dépouille mortelle a été transportée ensuite au collège de Sainte-Anne- de-la-Pocatière, où les funérailles ont eu lieu, mardi, à dix heures.L'inhumation a été faite au ce- metière du Collège.Né à Suint-Pacôme, comté de Kamouraska, le 21 novembre 1885, de Joseph Alexandre, cultivateur, et d\u2019Arthémise Lévesque, il fit ses études classiques (1902-1911) et cléricales (1914-1915) au collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière, moins ses trois dernières années de théologie au grand séminaire de Québec (1911-1914).II fut ordonné dans sa paroisse natale par le cardinal Bégin, le 25 juillet 1915.Vicaire à St-Pacôme (1915-1917), à Ste-Perpétue-de-L'Islet.six mois (1917-1918); curé-fondateur de Parent, comté de Laviolette (du 6 janvier 1918 au 24 juin 1924), où en 1922, il a bâti église presbytère et couvent; vicaire à St- Zacharie (1924); curé de St-Louis-de-Gonzague de Dorchester (du 11 septembre 1924 au 2 août 1928), de St-Camille de Bellechasse (du 2 août 1928 au 11 août 1933), de St-Zacharie (du 11 août 1933 à septembre 1941), curé de St-Pamphile (1941 à septembre 1947), alors que son état de santé l'obligea à prendre sa retraite, Décès de M.Ludger-Gérard Pelletier.Le seize, décédait à Québec, Ludger-Gérard Pelletier, tils de M.Ludger Pelletier, cultivateur, et de feu Ernestine Soucy, de Ste-Anne-de-la- Pocatière.A Québec, Gérard Pelletier était bien connu dans le milieu des jeunes.Ancien du patronage, membre de la Section St-Joseph, il était aussi membre de la Congrégation de la Ste-Vierge de la haute-ville, section des jeunes, dont il avait été préfet pendant deux ans.Il se donnait entièrement aux bonnes oeuvres, avec un dévouement et une générosité remarquables.Ludger-Gérard Pelletier laisse le souvenir d'un garçon parfaitement droit et honnête, accomplissant son devoir à l'édification de tous.Il était âgé de 33 ans.Il laisse dans le deuil: son père, M.Ludger Pelletier; son frère, M.Antoine Pelletier, de Ste- Anne; ses soeurs: Juliette (Mme David Ouellet), Rose.Anna-Marie (Mme Rosaire Frenette), Jeanne, Thérèse, Marthe; sa belle-soeur.Mme Antoine Pelletier, son beau-frère, M Rosaire Frenette, ainsi que plusieurs neveux et nièces.Le corps a été exposé à la résidence de son beau-frère, à 88, rue Scott.Les congréaganistes, hommes et jeunes gens, de la haute-ville sont allés réciter les prières d'usage, lundi soir, à Thet demie.Les restes mortels sont arrivés à Ste-Anne dans la journée de mardi: son service en la Chapelle du Collège, et sa sépulture au cimetière paroissial ont eu lieu ce matin au milieu d'un grand concours de parents et d\u2019amis.Enrayons le fléau des accidents , de la Route Du 22 au 28 mai, les chambres de Commerce des Jeunes du Québec, sous l'impulsion de leur Fédération Provinciale, mèneront une grande campagne de sécurité routière.Toutes les bonnes volontés et les divers organismes ou corps publics, seront mis à contribution afin d'alerter l'opinion publique sur ce grave problème.Le nombre des accidents de la route est passé de 15,957 en 1946 à 19,194 en 1947 pour atteindre un sommet de 20,781 en 1948.Et cela ne comprend que les accidents au cours desquels des personnes furent tuées ou blessées, ou les dommages matériels se sont élevés à plus de $50.00.C\u2019est une situation alarmante qu\u2019aucun citoyen r'a le droit de tolérer plus longtemps.408 adultes et 158 enfants ont été tués au cours d'accidents de la route en 1948, Si l'on considère que la majorité des accidents sont survenus sur de bons chemins droits.l'on doit en conclure que la plupart auraient pu être évités, avec un peu plus de prudence, Pour sauver une minute, pourquoi perdre la tête et risquer dc perdre la vie?Le chauffeur imprudent court vers la mort, c\u2019est le cimetière qui l'attend! Qu'on y réfléchisse bien.Nous n\u2019avons pas le droit de jouer ainsi avec notre propre vie et celle de notre prochain.Les courbes dangereuses, les intersections, les traverses à niveau, etc.sont autant d'occasions prochaines de mort, ne l\u2019oublions jamais! Faisons vérifier: phares, freins, pneus, claxon, etc.car quelgties minutes sauvées ou quelques sous économisés pour ces ite:n pcuvent se traduire en pertes incalculables et souvent irréparables.Votre chambre de commerce des Jeunes, vous supplie de ne jamais oublier votre responsabilité lorsque vous êtes au volant.Que chacun fasse preuve d\u2019un peu plus de prudence au volant, et ce sera déjà une appréciable contribution pour enrayer le fléau des accidents de la route.\u2018 DONS à la SOCIETE HISTORIQUE de Kamouraska \u2014 De M.l'abbé Ernest Proulx \u201c600 milles en Yatch\u201d 1891 19 mai 1949 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anns, (Kamouraska).Nouvelle vengeance intellectuelle.Un quidam ayant avalé toute la série de volumes que publie, avec une régularité quasi chronométrique, un des plus féconds historiens de chez-nous, tomba un bon matin sur le dernier livre qu'on venait de mettre en librairie, et s'y attaqua avec la même voracité.Seulement.le volume avait cette fois une forte saveur politique, et notre homme ne se sentait pas d'humeur à sauver la patrie de la même façon que l'écrivain.Il fut d'abord, déçu; puis, méfiant; enfin découragé pour tout ce qu'il avait absorbé de cette littérature qui ne lui disait plus rien.\u2014J'ai bien envie de \u201cdé-lire\u2019\u2019 tout çà! ajoutait-il avec un éclair dans les $eux.Il aurait pu aller de mèche avec le bonhomme ui se levait la nuit, haïssait son voisin pendant ix minutes et puis.se recouchait, soulagél.L.G.F.Antisémitisme russe.Trotsky (Braunstein) était juif.On sait la haine tenace que les stalinistes vouent aux disciples de ce révolutionnaire d'avant 1920, émigré de Russie, chassé de pays en pays, réfugié au Mexique où le police communiste a enfin réussi à l'assassiner.Les Juifs ont été assez nombreux, au début, dans la révolution russe.Probablement par représaille des \u201cprogroms\u201d ou les Russes tsaristes s\u2019en don-, naient à coeur joie sur eux, bien que toutefois les brutalités hitlériennes n'aient fait plus tard, de ces progroms que des jeux d'enfants.De plus, les Juifs sont deg \u2018internationaux pas plus attachés à la Russie qu\u2019à l'Angleterre ou au Canada.en tant que pays d'adoption.Ils ne sont donc pas dans la ligne moscovite où il est de règle que les communistes de tous les pays doivent d'abord allégeance à la Russie communiste.Et voilà pourquoi, non seulement la diplômatie communiste comprend de moins en moins.de Juifs, même sous des noms, d'emprunt.On ne se gêne plus.d'ailleurs, pour mépriser les écrivains israélites, qu\u2019on accuse d'être à la solde de l'Ouest.Leg Israclites russes n'étant plus utiles, il est a craindre quon leur fasse le sqrt des ennemis du régime.Cela ne leur vaudra pas mieux que le régime nazi, hélas! = hea L.G.F.Les cétacés du Saint-Laurent Conférence prononcée à CHGB, le 28 avril 1949 par Jean Fréchet e.s.B.A.P.Ernest Haeckel, biologiste allemand, un des défenseurs les plus hardis du transformisme, soutenait que \u2018tout vient de la mer\u201d ce qui, entre parenthèses, n\u2019est pas si hérétique, puisqu'il est dit dans la Genèse \u201cqu'au commencement l\u2019Esprit de Dieu se mouvait sur les eaux\u201d.Aussi l'homme s'est-il tourné vers la mer, pour y trouver sa subsistance, sinon pour y couler son existence.Penchés sur le spectacle de la vie marine, il est naturel que nous sentions d\u2019abord se mêler à la curiosité qu\u2019elle nous inspire une répugnance légère: c\u2019est celle du corps devant un milieu où il ne saurait se maintenir.Mais bientôt, ce sentiment cède à un attrait où l'intérêt de l'esprit est aussi fort que l\u2019émerveillement enfantin de l\u2019âme, A mesure que nous considérons ce monde étranger, nous apprenons à y reconnaître une.version nouvelle de beautés déjà familières.Ainsi, peu à peu, l'étrangeté du monde marin se laisse apprivoiser et assimiler, nous la prenons dans un filet de comparaisons; cependant elle est bien loin de se rendre à nous tout à fait et elle nous fascine précisement par les analogies qu\u2019elle offre et la singularité qu\u2019elle garde.Entre les deux gouffres des hauts cieux et des fonds, il existe un monde infini d'animaux.armi eux, il est une classe comprenait des animaux à corps totalement ou partiellement recouvert de poils, à sang chaud et nourissant leurs petits de lait.Les cétacés, baleines et cachalots, font partie de cette classe, tout autant d'ailleurs que les humains.Les sympathies inégales que nous éprouvons pour les mammifères, l\u2019aversion même que certains nous inspirent et où nous protestons contre une parenté qu'il nous déplait de sentir n\u2019ont cependant plus lieu ici.Notre Saint Laurent possède & espèces de cétacés qui constituent le groupe possédant les plus gros animaux du monde.Bien que vivant dans l\u2019eau.les baleines, comme nous l'avons vu, ne sont pas des poissons.On distingue deux groupes principaux de cétacés selon leur appareil de nutrition.Les uns sont munis de fanons ou lames cornées ressemblant à un peigne qui tiltre et retient les animalcules.On les appelle baleines proprement dites ou baleinoptéres.Les autres ont une gueule munie de dents et sont appelés cachalots et dauphins.Un fait tout aussi étonnant que la dimension des baleinoptères, certaines pouvant atteindre 100 pieds, et peser 115 tonnes, c\u2019est que ces dernières ne peuvent avaler rien de plus gros qu\u2019une sardine.Elles se nourrissent principalement de plancton que l\u2019on peut définir comme l\u2019ensemble des petits organismes, plantes et animaux, qui dérivent au gré des courants, et sont dépourvus d\u2019organes de locomotion ou dont les organes, lorsque présents sont impuissants à lutter contre le courant.Une grosse balcine peut manger plusieurs barils de cette nourriture en un jour.Le cachalot, d'autre part est non seulement mieux armé que la vraie baleine par la possession de dents, mais possède encore une queue redoutable.Des fois la baleine ébranle sa formidable queue dans l'air; on peut alors entendre son claquement, par temps calme, à une distance de 3 ou 4 milles.Sa puissance est encore mise en évidence par le fait que dix à quinze gallons de sang sont lancés hors du coeur à chaque battement et cela à une très grande vitesse.L'espèce la plus caractéristique de notre région du Saint Laurent est sans contredit le marsouin blanc ou Béluga.Ces baleines se distinguent à première vue de toutes les autres par la blancheur éclatante de leur corps et leur nageoire dorsale, réduite à une simple crête.Vus à distance, les bélugas, se confondent avec l'écume blanche de la crête des vagues.Les nouveaux-nés sont gris puis deviennent bientôt châtains et sont appelés veaux.À huit pieds, ceg veaux sont généralement tachetés d'un brun chocolat, A mesure qu\u2019ils se rapprochent de la matûrité, ils prennent une teinte bleuâtre et on les appelle bleuvets.Vers l\u2019âge de trois ou quatre ans fe empruntent une teinte jaunâtre pour adopter à l\u2019état adulte leur livrée définitive d\u2019un blanc laiteux.C\u2019est à la Rivière-Ouelle que fut exploitée la première pêche à marsouin.Formée de 7,000 perches de 18 à 20 pieds, distance de 114 pied, elles retenait les marsouing apeurés, sur la grève, à mer basse.On en a pris jusqu'à dans une même marée, quelques-uns d'une longueur de 25 pieds.On en tire surtout de l'huile et de la graisse.De la peau on fait des lacets de cuir.La chasse au béluga est très excitante et demande beaucoup d'habileté.Ce sport pourrait fort bien devenir une attraction touristique importante dans notre région.Par contraste, la seconde espèce de cétacé la plus communément répandue dans le Saint-Lau- rent est totalement noire; c'est le poisson noir ou baleine pilote.Ce nom est dû à son étrange habitude de suivre un chef, ordinairement le plus gros mâle de la troupe.Quand l\u2019un s\u2019échoue en eau peu profonde, les autres suivent, même si cela signifie la mort pour eux.Cette habitude : d'ailleurs donné lieu à une chasse intensive et acile.La baleine pilote a une téte ronde remarquablement cnflée au-dessus d'un court bec.Les nou- veaux-nés mesurent de 5 à 6 pieds de longueur, tandis que les adultes atteignent 28 pieds.Ils voyagent côte à côte, à une vitesse remarquable, sautant et plongeant ensemble et rejetant en l'air la vapeur d\u2019eau d'expiration à 6 pieds de hauteur.Une \u2018autre espèce que l'on rencontre fréquemment dans l'estuaire du Saguenay est le cachalot trés redoutable connu sous le nom d\u2019épaulard ou d'espadon.Îl peut avaler un loup marin et même un homme.Cette baleine meurtrière aurait donc pu manger Jonas, mais.à moins d'un miracle.un homme avalé sans être blessé mortellement par les dents du cétacé ne pourrait survivre longtemps à l\u2019action des puissants jus gastriques.Le caractère le plus évident et inoubliable de l'épaulard est sa haute nageoire dorsale noire s'érigeant a chaque fois qu'il sort de l'eau.On reconnait assez facilement ce mammifére marin d'environ 30 pieds par son museau arrondi, une tache blanche au-dessus de l'oeil et le contraste frappant entre le rmoir ébène de la tête et du dos et le blanc de neige de la partie ventrale.10 à 14 dents coniques s'entrecroisent lorsque ses fortes mâchoires se referment.Doté l\u2019un corps puissant et d'un appétit vorace, le épaulards chassent par bande de 3 à 40 individus.Ts voyagent repide- ment ere formation, sautant et plongeant ensemble.Ils s'attaquent à tous leg poissons, munis surtout aux animaux à sang chaud, mème ceux de leur propre espêce.Leur gorge et leur bouche immenses leur permettent d'avaler en entier un loup-marin ou un marsouin d'au-delà de I pieds de long.A leur approche.toutes les baleines se sauvent près du rivage quand elles ne sont pas paralysées de frayeur.On trouve aussi en abondance dans le Saint- Laurent le dauphin commun, bien connu sous le nom anglais de \u201cHarbor Porpoise\u201d, car il ne s'éloigne guère du rivage.C'est le plus petit des cachalots, sa longueur variant de trois à six pieds, ot ils contraste vivement avec le plus querelleur et le plus gros de tous: le Physétère ou cachalot proprement dit.souvent signalé dans la région de Gaspé.On a déjà vu cet irascible animal rendu furieux défoncer des trois-mâts balciniers lourds.vt on signale même le coulage d\u2019un chalutier in- ponais en acier.On tire de la tête du cachalot le spermaceti, une substance blanche ot huileuse servant à la fabrication des bougies de luxe et des produits de beauté: crèmes et fards.Les dents sont d'un bel ivoire et pèsent chacune près de livres.Ces cachalots vivent 8 ou 9 ans, consomment environ une tonne de nourriture par jour.Cet imposant animal gris-bleu.lorsqu\u2019il plonfe, lève sa queue bien haut dang l'air et dos- cend presque verticalement dans l'eau pour y rester de 20 à 30 minutes.Il nage à une vitesse d'environ 5 milles à l'heure, mais lorsqu\u2019effrayé, il peut tripler cette vitesse.On trouve encore dang nos eaux et eon grande quantité la petite baleine à fanons, appelée gibard, d'une longueur variant de 25 à 35 pieds.Cette baleine est très recherchée pour ea graisse, L'été dernier, on a signalé des bandes de baleines à toquet, ou balcines proprement dites nu large de Pointe-au-Père.On la reconnaît facilement par le jet vaporeux de son expiration s'élevant à une vingtaine dc pieds de hauteur.Îles nouveaux-nés ont environ 22 pieds de long rt les adultes atlei- gnent au-delà de SO pieds.Peu de baleines neu- vent rivaliser de vitesse avec elle: en raison de sa forme hydrodynamique très gracieuse clle peut atteindre facilement les 20 milles à l'heure.On signale enfin dans nog enux le passage de In baleine dormeuse, communément appelée \u2018la dormeuse\u201d.Son corps épais et ses longues nageoires lui donnent un aspect peu gracieux si bien que les voyageurs inexpérimentés qui Ia rencontrent, s'imagine voir un étrange serpent de mer.La dormeuse mérite peu son appellation car elle est remarquable par ses amusants jeux acrobatiques.Maleré sa longueur d'environ 50 pieds, elle a l'étonnante habitude de sauter complètement hors de l'eau.dans une position verticale, se laissant tomber sur le côté dans une immense gerbe d'eau.Tous ces animaux, aux moeurs étranges.sn- vent piquer notre curiosité sans manquer toutefois d'égaver notre esprit.Même s'ils sont les premiers à frapper notre vue ils ne constituent pas la seule richesse de notre beau fleuve.Ces grands antmaux sont bien médiocrement habillés et leur beauté est d'une tout autre sorte que celle des tout petits.C'est quand la vie crée des êtres plus petits qu'on dirait qu'elle se donne plus de liberté et qu'elle se permet plus de fan- taisic.Alors son invention jaillit, son faste s\u2019étale, même si «lle choisit, pour nous étonner, un champ miniscule.\u201cIl nous faut apprendre à mettre notre âme en possession des richesses du monde\u201d disait Abel Bonnard de l'Académie Française.Si tout ce qu'il y a d'oiseaux merveilleux venait s'ébattre autour de nous, nous nous croirions transportés dans; une planète plus favorisée, plus heureuse que la nôtre.Si tous les papillons de la terre entraient, un matin dans notre chambre, notre ame serait disputée entre mille sensations ravissantes, et nous ne voudrions plus rien connaître que ce lixe ot cette beauté dont nous serions ivres.Mime si nous n\u2019apercevons qu'un seul oiseau qui nous lorgne gentiment du bout de sa branche, même si nous ne voyons tourbiilonner que deux de ces papillons très communs qui sont blancs et tachés de gris, même si l'océan ne nous montre, dans un aquarium, au'un peu de la monnaie splendide qu'il enfouit dans ses abimes, il faut que chacune de ces sensations nous remémore les ressources et les merveilles de la planète qui nous est donnée en rovaume.TI es: très sûr que la terre est charrée de trop de souffrances st rien n'est si facile que de mettre en évidence la misère et la cruauté qu'y montre la vie.Cependant elle edt aussi le lieu dune féérie très réelle et il nous faut jouir follement, avec des extases d\u2019artistes.de poète et d'enfant.de cette fête adorable, cù nous sommes invités par Dieu. GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, , (Kamoureska).19 mai 1949 Chronique étudiante.Dimanche.le 8 mai.Les élèves de deuxième agronomique nous reviennent d'une excursion géologique à Rimouski.Suivant le; rapports de certains d'entre eux, le voyage fut très instructif et enchanteur.Les vapeurs des reconfortants, lentes à se dissiper cré- érent au retour un atmosphère saturé de reparties et de farces cocasses.Professeur et élèves étaient fort loquaces.Le chemin n\u2019en parut que plus court.Lundi, le 9 mai, Toujours remplis de zèle, nos jeunes géologues profitent de la soirée pour présenter quelques monographies.Le premier orateur d'une voix \u201cfla- tée\u201d, fait ressortir les beautés de l'Ile de Montréal.Félicitations à ce petit \u2018butineur\u2019\u2019 et espérons que ses cordes vocales mûriront, afin que son prochain discours ne soit pas \u201csi mort\u201d.Le second orateur explique la \u2018\u2018couture\u201d qui relie le Sillery et le Lévis.Les longues soirées passées à la réalisation de ce travail lui ont valu l'admiration de ses confrères.Enfin, l\u2019abbé Rosaire Bélanger parle de l'Islet et de ses sites enchanteurs.Mardi, le 10 mai.Ce soir c\u2019est la fête au village.comme dirait notre petit Claude.Pour oublier leurs volumes, et les sueurs versées à l\u2019Ecole, quelques étudiants vont danser au Pavillon de la Ferme.Nul doute qu\u2019ils se sont \u2018reposés\u2019\u201d\u2019, car ils nous sont revenus plus fatigués que jamais, Mercredi, le 11 mai.Pour une fois, les \u201cpassages\u201d de l\u2019école sont en retraite.En effet, les étudiants profitent du congé de \u201cla fête du Supérieur\u201d pour se reposer.N'eut été le ronflement de Joseph-Eloi, un silence religieux eût régné en maître.Saviez-vous que l'érosion fluviatile peut se manifester a l'intérieur des bâtiments?Saviez-vous que les plus insupportables sont les premiers à rendre service?Quelle que soit votre réponse, voici la preuve.Vers 7 heures, un petit jet d'eau tombe sur le plancher, traverse la ligne bleue, passe sous la porte et longe le passage, tout en se multipliant demésurément.D'un mouvement amiboïde, il pénètre dans le laboratoire des sols, se fraye un chemin à travers les tables et revient au passage pour produire un \u201c\u2019hors-jeu\u201d\u2019 appelé par l'arbitre Eugénie dont le domaine allait être envahi.Cette.petite goutte d\u2019eau a laissé, derrière elle, au moins 10 gallons de descendants, tous aussi \u201cmouillants\u201d les uns que les autres.Les dommages causés par l'intruse furent réparés non pas nas les plus \u2018\u201c\u201cchovés\u201d (car ces derniers se cachent lorsqu'il s'agit de rendre service), mais par les trois \u2018\u2018chambardeurs\u201d de l'école connus sous le nom de la Z.B.P.\u2018 Vendredi, le 18 mai.L'Ecole des Pêcheries compte 4 nouveaux bacheliers.Ces jeunes ingénieurs de la mer sont Jean-Marie Boulanger, Roger Gosselin, Guy Le- Blanc et René Savoie.Voilà qu\u2019après vingt ans de Collège et d'Université, la vie active vient à eux avec toutes ces belles amorces et ses ris- cues.ses sueurs et ses consolations, son petit avenir à deux .A tous quatre, nous souhaitons franc succès.Samedi, le 14 mai.La piuie empêche nos pécheurs de deuxième de se rendre à Kamouraska.Malgré la bonne volonté de ces derniers, l'escursion est remise à plus tard, far (Some dirait leur professeur \u2018l\u2019eau coule à lotte\u201d.Peu s\u2019en allut que Maurice perde ses \u2018gemètes\u2019! Il ee promenait sur la grande route, lorsqu'une «machine vint le \u201ccouper\u201d à vive allure, et passa si près que notre \u201cinnocent\u201d dut s'échouer dans le garde-fou, pour sauver son honorable petit rejeton.Depuis ce jour, il veut faire passer une loi intordisant la circulation des automobiles sur les grandes routes, et ordonnant l'enlèvement des garde-fous sur tous les ponts de la province, de sorte que lui, Maurice, puisse circuler librement sur toutes les routes et tous les ponts.Roland GILBERT, e.s.0.Ecole d'Agriculture et des Pécheries.Nos finissants 48 -49 Roger PAQUIN La présente interview n\u2019a pratiquement pas sa raison d'être, ca: qui ne connaît pas monsieur \u201cRoger Paquin de St-André!\u201d Qui n'a pas été terrifié par la fougue de son éloquence, la portée de ges arguments, l'eampleur de sse gestes\u201d Nous l'avons entendu chanter; nous l'avons vu juché sur sa bécane à une telle allure que son paletot ne voulait pas le suivre; nous l'avons vu au volant d'une longue automobile; nous l'avons vu dans des promenades sentimentales, nous I'avons vu prendre sur lui au ballon-volant; mais partout il était toujours le même: plein d\u2019entrain, de verve et de gaité.Enfin, tout le monde sait qu\u2019il est amateur de photos, qu'il est un botaniste en puissance, et qu'il a déjà eu des parts à l\u2019Union Agricole, (mais comme il n\u2019était pas bon courtier, ses parte sont descendues a zéro).Tout le monde sait qu'à l'heure actuelle il a une main-mise dans les affaires municipales de Ste-Anne; espérons que monsieur le Maire et monsieur la Police sont toujours à l\u2019affût! \u2014Mais dites-moi, M.Paquin, quelle est la plus grande morveille de Ste-Anne, exception faite de votre radio, naturellement?\u2014Un autre radio semblable! \u2014Vous n'êtes pas sérieux! Parlez-nous maintenant de vos origines, de vos premières armes avec leg choses de l\u2019esprit?\u2014Né il y a déjà quelques décades dans un petit village de Bellechasse, qu'on appelle Armagh, je fus pris en mal de voyager dès mon tendre jeune âge \u2014 j'irais même jusqu\u2019à dire de Vancouver à Halifax.Faute de classe et d\u2019institutrice, j'entrai au Pensionnat St-Louis-de-Gonzague à l'âge de 9 ans pour faire mes premiers pag dans I'ordre de la connaissance.En \u201c34\u201d.j'entrais au Collège de Ste-Anne, pour en sortir bachelier en \u2018\u201843\u201d.-\u2014Vous avez déjà fait, je pense, l'ascension du Mont Albert?\u2014Oui, deux fois, grâce au Dr.Elzéar Campagna et au Min de l'Agriculture de Québec.La première fois en 1947, avec le \u201cBotanical Society of America\u201d alors que j'ai eu la chance de coudoyer les sommités de la Botanique en Amérique; l\u2019an dernier avec le Dr.Campagna et le Frère Mercier.\u2014-Parlant de voyage, vous êtes allé aux Antilles je crois?\u2014Oui, grâce aux avantages que me procurait la position de mon père et qui me valurent des \u2018\u2018passages\u201d gratis par chemin de fer, j'ai effectué ce voyage à Cuba avec mon frère Paul.Li-bas, nous avons rencontré l'abbé Charles-Eugène Ouellet, p.m.e., qui fut préfet des études au Collège de Ste-Anne et que beaucoup de gens de Ste- Anne ont connu.Excellent linguiste (parlant francais, anglais, espagnol et argot cubainu il nous a permis de visiter la campagne cubaine et \u201cLa Havane\u201d qu\u2019on appelle le \u201cParis de l\u2019Amérique\u201d.Nous avons aussi visité Toronto, Chicago, Jacksonville Miami, Washington et New-York, pour en finir avec le Congrès Marial à Ottawa.Avec mes deux frères.j'ai aussi parcouru l'ouest canadien jusqu\u2019à Vancouver.Je garde un souvenir impérissable des Rocheuses et je m\u2019arréte ici, car je n\u2019en finirais plus.Disons pour terminer, que nous effectuions toujours ces voyages dans le but de nous instruire, mettant en pratique le vieil axiome: \u2018Qui a beaucoup vu, a beaucoup retenu.\u201d Ces voyages m'ont valu plusieurs années d'étude.\u2014Comme le temps presse en cette fin d'année, vous allez-nous dire un mot de vos projets d'avenir, un mot aussi sur votre séjour à Ste-Anne?\u2014Je ne commettrai pas d'erreur en disant que j'ai déjà passé plus de la moitié de ma vie à 8 .Anne; aussi, elle est devenue pour moi une seconde patrie, qui pourrait fort probablement se muer en une première patrie.Grâce à la bienveillance de M.C.Perreault et de M, R.-O, Lachance, du laboratoire de Pathologie, je pourrai une fois de plus passer les vacances à Ste-Anne, ce qui est loin de me contrister, vu les bonnes relations que j'y entretiens.Quant à mes projets d'avenir, ils sont multiples.Heureux boursier du Conseil des Recherches, i'irai probablement poursuivre des études avancées à l'Université Cornell.J'espère ainsi mieux servir la classe agricole et la société, Merci, monsieur Paquin; et excusez les taquineries à votre endroit.Nous sommes un peu je- Joux d de vos talents, et nous vous souhaitons plein succès, S.1.B.Irenée RIVARD.Nous vous présentons le dernier des finissants; le dessert et un sucré s'il vous plaît! Oh! à prime abord.il n'a rien de terrible; tout petit, l\u2019air un peu misérable, il semble vous dire \u201cne me faites rien de mal\u201d.Mais quelque chose, dans ses yeux moqueurs, vous laisse dans l\u2019inquiétude, et vous avertit d'etre prudent.Ce n\u2019est pas sans raison, car vous avez à peine le dos tourné, qu'il vous a joué un tour.Alors, tout en nous tenant sur nos gardes, risquons l\u2019interrogatoire.\u2014Commencez par nous donner tous vos noms et prénoms.\u2014Joseph-Irénée Rivard, Alias \u201cTiti\u201d.\u2014 Vous paraissez avoir douze ans, est-ce que nous faisons erreur?\u2014Ajoutez le nombre 13 et vous serez exact.A \u2019été, j'aurai un quart de siècle.\u2014Etes-vous né quelque part?\u2014Oui, dans la côte À madame Smet, à St-Sylvère, comté de Nicolet.Je ne me souviens pas trop à quelle heure, \u2014Etes-vous déjà allé à l\u2019école avant de venir ici?\u2014Comme tout le monde, j'ai commencé par l'école du rang.J'ai surtout appris à recevoir des punitions avce résignation, et à les exécuter humblement.Parfois, la maîtresse me mettait en quarantaine sur la galerie de l\u2019école.J'y étais très bien, je m'y plaisuis, car j'avais une belle vue, et je prenais l'air.Seulement, quant mon père s\u2019adonnait à passer par là, il faisait un peu chaud; alors pour rafraichir le temps, et sauver les apparences, je faisais semblant de secouer la brosse du tableau.\u2014Âvez-vous fréquenté d'autres écoles de vertu?\u2014Vers l'âge des premiers poils, l\u2019appel de Dieu se fit entendre, et pris d'une crise de vocation, i\u2019allai m'enfermer chez les Pères du St-Sacrement à Terreboune.Mais ne craignez rien, au bout de deux ans, j'étais guéri, et j'allais finir mon cours classique à Nicolet.\u2014Selon la rumeur, vous auriez servi dans les troupes de Sa Majesté?\u2014Oui, comme troupier, cuisinier.Je puis garantir à ceux de mes patients qui ont survécu, la certitude de ne jamais mourir empoisonnés.Comme représaille à un refus d'augmentation de salaire.je me plaisais à ne plus mettre de désinfectant dans l\u2019eau destinée à laver la vaiselle.Personne n\u2019en mourut heureusement.\u2014Et vous vous êtes sans doute sauvé ici avant de yous faire pincer: si non, qui vous a bien amené ici?\u2014J'étais assez vieux pour m'en venir tout seul.\u2014Ah! vou; ne vous êtes pas écarté en arrivant ici?Et rien de particulier ne vous a-t-il pas frappé?; \u2014Je me suis souvent fait frapper sur les trottoirs.A l'Ecole, ce que j'ai le plus admiré, c\u2019est la soumission sans condition à l'autorité présente, \u2014D'après votre passé.vous n\u2019étiez pas des plus habitués à l'obéiseance.Puis, pour couper au plus court, dites-nous un mot de vos aventures ici; aventures amoureuses par exemple?\u2014En amour, ce ne fut que des aventures éphémères, bien vite oubliées.Je me suis toujours occupé de choses sérieuses.\u2014\u2014Comme la correspondance par exemple?\u2014II ne faut pas croire toutes les rumeurs qui circulent sur mon compte à ce sujet.Cependant, je suis loin de dédaigner ce passe-temps.Selon moi, un étudiant devrait entretenir au moins 4 ou 5 correspondantes.Comme source d'enquête, c'est merveilleux: ça permet d'étudier la valeur tant individuell> que sociale de Ia gent féminine.Vous comprenez\u201d Alors je n'insiste pas, passons.\u2014Ce sujet constitue sans doute le fond de votre mémoire! .\u2014Non, j'ai traité des femelles qui pondent, et non de celles qui correspondent.\u2014Vous vous spécialiserez nn \u2018\u201cpoulologie\u201d?\u2014Non, en \u201cbibitologie\u201d.C\u2019est une question d'opportunisme.C'est le seul domaine où je pourrai prendre dos animaux de ma taille! \u2014Dans ce cas-la, vous auriez du prendre la mi- erobiologie, ou encore mieux, être pompier.car j'ai su que vous preniez plaisir à déclancher le système d'alarme de l\u2019Union agricole.Mais au fait, comment vous y prenez-vous?\u2014Je n'ai qu\u2019 placer ma main, le fil allonge par chaleur et la sonnerie se met en branle, \u2014 Tiens, je ne vous savais pas si chaud.Alors, ces rumeurs de mariage, qui circulent à votre sujet.ne seraient pas si loin de la vérité?\u2014C'est la première nouvelle que j'en ai; franchement, je n'ai pas encore ou le temps de m\u2019as- sooir et d\u2019y penser.De ce temps.ci, je n'ai pas trop de 24 heures par jour pour ramasser le plus de points possible.\u2014Dans ce cas, je ne vous dérangerai lus longtemps.et je vous laisse à votre important travail.Merci, S.LB 19 mai 1949 UN TOUR EN FRANCE (D \u2014En Provence ANNONCEUR\u2014Oh! Commandant, si nous laissions un peu la météorologie de côté?Vous devriez aujourd'hui nous faire faire un petit tour en France.en Provence par exemple.PROFESSEUR\u2014En Provence?A qui, a rien que de puts, A\u2014Hein 777.P.\u2014Qu'est-ce qui vous arréte?Aqui \u2014 Ici, a ren que \u2014 il n'y a rien que; de puts \u2014 des puits.A.\u2014Qu\u2019est-ce que c'est que ce charabia?P.\u2014Du charabia?Peste! mon ami, vous allez fort! La langue de Mistral! C\u2019est du Provençal.La langue d'oc d aujourdh\u2019ui.A.\u2014Et vous la comprenez?Vous la parlez?P.\u2014La parler?Pas précisément.Je serais tenté de vous répondre comme me le faisait jadis une petite \u201cmacotte\u2019\u201d a qui je posais la question et qui me jeta avec l'accent de Marius: \u201cLe Provencal je le com\u2019prends, mais je le parle pas! .\u201d A.\u2014Vous avez dit: \u2018\u2018une mocotte\u201d.P.\u2014Eh bien, oui! Une mocotte c\u2019est une donzelle de la \u201cMocctie\u2019\u201d.La Mocotie, c\u2019est la région qui va de Marseille à Toulon.Après cela, c\u2019est la côte d'Azur.A.\u2014Oh! La côte d'Azur! Cà doit être merveilleux! P.\u2014On dit ça.Moi, vous savez, je suis breton, ou plutôt je le suis devenu après avoir épousé une bretonne, qui m'a donné neuf petits bretons.Et je suis comme eux.Vous vous rappelez: \u201cEt les Celtes regrettaient trois pierres debout, auprès d'une mer sauvage, dans un golfe rempli d\u2019ilots,\u201d Ou encore la prière de Renan sur l'Acropole: \u201cJe suis née déesse aux yeux pers, au pays des Cimériens.\u201d A.\u2014Oui, mais tout ça c\u2019est la Bretagne.Ce que je voudrais, c'est la côte d\u2019Azur.P.\u2014La côte d'Azur?Mais mon bon ami, aqui a ren que de puts! .A.\u2014Oui, vous blaguez toujours.terre et l\u2019eau et le soleil! .P.\u2014L'eau, que vous dites?Où ça?Pas dans le Gapeau ou l\u2019Argens, les petits fleuves côtiers du pays! Tous les villages d'en amont y vident leurs ordures; et avec cela elle est chaude comme une lessive.Mais des sources: de l'eau vive?Pas besef, sinon macache! .A.\u2014Encore du Provencal?P.\u2014Non, ça c\u2019est du bicot algérien.Le Provençal, c'est ce que me disait l'habitant que je questionnais sur l'existence da: sources dans les environs, un certain jour qu'à bicyclette, je zigzagais à travers les Maures, un des paradis de la terre.A.\u2014Ah! Vous voyez bien que vous y venez.Un des paradis de la terre! P.\u2014Eh bien sûr! Pensez-vous que la Provence possèderait sa clientèle si c'était de la crotte?\u2026 A.\u2014Et les Maures?Qu'est-ce que c'est?P.\u2014Pan, ça y est! Vous voilà amorcé.Vous ne pensez pas tout de même que je vous en ferai la description cn long, en large et en travers, Avant cinq minutes, on va nous mettre un bouchon.Si le pays vous intéresse, je vous conseille Jean Aicard.Ce n\u2019est pas un écrivain à tout casser; ce n\u2019est pas Alphonse Daudet, mais il aimait son bled et il s\u2019est arraché pour le peindre quelques belles plumes.Lisez donc \u201cMaurin des Maures\u201d.Ca vaudra mieux que de m'entendre.Une forêt de pins immenses, des routes merveilleuses à parcourir en mai et juin; de gentils petits villages.Cogolin, Grimaud, Collobrières et un bord de mer unique, désert, (la grande route d'autos et le chemin de fer passent en dedans), une succesion de petites baies ravissantes: la Mapoule le Palmier, jusqu'à Saint-Tropez et la solitude.A\u2014La solitude?Ce n'est pas du tout comme cela que je me figurais la côte d'Azur.P.\u2014Mais ce n'est pas encore la côte d'Azur, ou plutôt ée n\u2019est pas la Riviera, c'est le vestibule, l'entrée.Pour arriver à la Riviera, vous aurez encore à franchir l'Estarel: St-Raphael, Agay, Cannes.C'est à Cannes seulement que vous commencerez réellement à trouver les hivernants et à sentir le cosmopolitisme qui empoisonne ces parages.A.\u2014Vous n\u2019avez pas l'air enthousiaste devant cette invasion?P.\u2014Non, pas du tout, je l'avoue.L'atmosphére frelatée de Cannes, de Nice, de Monte Carle, n'a rien qui m'attire.C'est assez difficile d'en faire abstraction et ça déverse les flots du Pactole sur le pays.On aurait donc mauvaise grâce à lui faire grise mine.Les hôtels sont des palaces, on y trouve des villes splendides, des jardins magnifiques garnis de fleu-s à profusion à longuer d'année et qui rivalisent avec les plus célèbres jardins d'Italie ou d'Espagne, tout cela est indéniable.Mais que voulez-vous?On ne se refait pas.Je ne suis tout de même pas comme un de mes vieux amis de la marine, un breton qui venait de l'ile de Bats et qui avait l'air, dans ce décor, d'un goéland em- Mais il y a la paillé: \u201cMoi, ce soleil sempiternel, qu'il disait, ça mef.les 1\" Mais je préfère l\u2019Esterel ou les Maures.A.\u2014Les Maures?D'où ça vient-il, ce mot là?P.\u2014C'est une chose que je peux vous dire, Vous saves sans doute que les Arabes au temps de leur GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, prospérité ont armé des flottes.Leur grandeur maritime se termine à la bataille de Lépante où les Espagnols leur ont infligé une râclée définitive.Il v avait du beau monde à cette affaire là, en dehors de don Juan d'Autriche, vous savez, en particulier si je ne m'abuse.Cervantès, le futur auteur de \u201cDon Quichotte A.\u2014Oui, mais les Maures?P.\u2014Eh bien voilà.Il n\u2019y eut plus de bataille rangée, mais des pirates qu'on #ppelait les Barbaresques et qui depuis ce moment-là.c\u2019est À dire depuis les guerres de religion jusqu'au règne de Louis XIV, ne cessèrent pas de faire des incursions sur nos côtes.Les rivages de la Méditerranée entre Toulon et Cannes étaient vas mal déserts à l'époque; ils le sont encore.Les tartanes débarquaient de petites troupes qui razziaient ce qu\u2019elles pouvaient emmenaient femmes et enfants et filaient les vendre comme esclaves en Alger.C'est pour cela que la France a fini par avoir l'Algériebeaucoup plus tard d ailleurs, en 1830, Mais il arrivait que certains gars, attachés, étaient abandonnés par les fuyards et avec I'aménité des populations qu'ils venaient piller, ils s\u2019en tiraient sains et saufs, et même finissaient par se marier dans le pays où le tvpe mauresque n\u2019est pas rare encore maintenant.D'où le nom, A.\u2014Un beau pays?P.\u2014Un peu sauvage surtout par contraste avec les champs de vigne et les oliviers qui le précèdent et l'entourent de tous côtés.Mais le pays rêve pour leg chasseurs et les excursionnistes, Je l'ai parcouru dans tous les sens, j'ai gravi les pentes de Notre-Dame-des-Anges et de la Sauvette le même jour; 2400 pieds avec descente en col à 200 pieds entre les deux! Les routes au milieu des bois, dans les nins et les chènes verts, sont délicieuses surtout au petit matin, lorsque le maquis de thym, de cystes, de génévriers s éveille de la rosée nocturne.Avec cela, en été, on a très peu de chance d'avoir de la pluie; elle est rare et n'existe qu\u2019en hiver ou en automne, sauf des orages violents mais courts.Je revois encore un coin admirable: la Chartreuse de la Verne.A.~\u2014Une Chartreuse?P.\u2014Oui, massacrée naturellement en 89.Plus de bâtiments.hélas.Mais les châtaigniers sont restés.Des arbres de 4 à 500 ans, énormes, étêtés à trente pieds du sol.dont il faut trois hommes pour entourer le tronc et dont les branches basses ont deux fois la gross«ur du corps d'un homme.Versant nord, naturellement; les versants sud sont trop secs pour des essences à feuille caduques.J'ai vu cela en automne, par un beau temps, vers le soir; les feuilles jaunes crissaient sous les pieds sur une herbe rase qui reste verte à longueur d\u2019année et jaunit à peine quelques jours en automne.Vous ne v.yez pas cela, toute cette architecture arborescente, ces entrelacements de branches, de noeuds, sur un ciel de feu, cette immense forêt aux dessous mauves à perte de vue autour de vous, cette pente verte et or qui dévale vers les buissons du fond de la vallée.Moi, je la vois encore il v a quarante ans de cela, mais jamais elle ne s'c\u2019facera de mon souvenir.C'est une de ces impressions nostalgiques qui vous attirent invinciblement.Et pourtant jamais ie n'y suis retourné.A.\u2014Mais en attendant, vous en passez le désir à d'autres.P\u2014Grand bien vous fasse! Je ne crois pas que vous perdricz votre temps, même en consacrant quelques jours a la Riviera.Vous savez ce que je vous ai dit.Et a la Riviera, non seulement j'y suis allé, mais j'v suis même retourné.A\u2014Alors.Les routes de la Gaspésie Au cours de la saison de Voirie qui va s'ouvrir très prochainement, la Gaspésie verra se continuer, et dans certaines sections s'achever de très amples travaux.Il s\u2019agit d'un programme commencé il y a trois ans, programme qui entre dans le cadre du vaste plan d\u2019ensemble que le présent ministère, l'honorable Antonio Talbot, s'était tracé dès 1944 pour la province entière.La partie gaspésienne de ce plan d'ensemble est déjà en très bonne voie d'exécution.Avant 1946, le long des 562 milles de route de ceinture de la Gaspésie, il n\u2019y avait de revêtements permanents en asphalte que sur de brefs parcours, ici et là dans le voisinage des principaux villages, le tout ne représentant pas une longueur de plus de 25 milles.À l'heure qu\u2019il est, la longueur du revêtement permanent en asphalte, sur cette même route de Gaspésie, est de 328 milles.L'ancienne route n'était pour ainsi dire, dans tout son varcours, qu'un simple chemin de colonisation d\u2019une largeur totale entre les fossés, de 20 à 22 pieds.En certains endroits, la route n'était même pas pourvue de fossés.La nouvelle route, \u2018elle qu\u2019on la construit.aura une emprise partout suffisante pour permettre la pose d'un revêtement en asphalte d'environ À) pieds, En même temps qu\u2019il procède à la reconstruction complète de la route gaspésienne de ceinture, le ministère de la Voirie pratique encore la réfection, après élargissement, de la route No 10, longue de 85 milles, qui va de la ville de Rivière- du-Loup jusqu\u2019à Ste-Flavie.Cette dernière route est la voie d'accès, le long du littoral du fleuve St-Laurent, à la route de la Gaspésie.(Kamouraska).5 Au cours des trois \u201crnières saisons de Voirie, 1946 1947 et 1948, le ministère a affecté au système routier de la Gaspésie, ainsi qu'à la route No 10, une somme de $8,395,000, c\u2019est-à-dire une somme de tout prés de $3,000,000 de dollars chaque année.La dépense de $8,395.04), en trois ans, se repartit ainsi: sur la route No 10, entre Rivière- du-Loup et S.e-Flavie, $275,000; sur la route No &, qui est la route -de ceinture de la Gaspésie, entre Ste-Fiavie ct Matapédia, $2,100,000; entre Matapédia ot Gaspé, 52,800,000; entre Gaspé et Ste- Anne-des-Monts, où le gros des travaux reste encore à faire, SS20,004); entre Ste-Anne-des-Monts et Ste-Flavie, $2,400,000, En maints endroi's de ce long parcours de G47 milles (5U2 milles pour la route gaspésienne et 85 milles pour la route No 10), des travaux d'asphaltage commenceront dos que le temps le permettra.Jusque tard l'automne dernier et, dans plusieurs sections, toul au long de l'hiver des travaux de terrassement et de gravelage se sont poursuivis.C'est ainsi qu'un vaste parcours est maintenant prêt pour l'asphaltage.Route No 10 par exemple.terrassement et gravelage sont ter- minds dans de Jarçes sections.des deux côtés des villages de St-Fabien et de St-Simon, sur une distance totale d'environ 12,5 milles.Dans la paroisse du Bic pareillement, des travaux préparatoires sont commencés, 6 même terminés sur une distance d'un peu plus d'un mille.La largeur de plate-forme, c'est-à-dire entre les fossés, de la route No 10, qui était de 28 pieds, a été portée à -10 pivds de façon à nermettre la pose d'un ruvêternent asphaltique de 22 pisds.Les 562 milles de la route de ceinture de la Gaspésie se divisent aux fins de voirie, en quatre secticns: l'\u2014srotion de 95 milles, entre See-Flavie et Matapédia; 2'\u2014section de 219 milles, entre Matapédia et Gaspé; 3'\u2014section de 151 milles, entre Ciaspé et Ste- Anne-des-Monts; : d\"\u2014section de 96 milles.entre Ste-Anne-des- Monts et Ste-Flavie.Le tronçon de la route de ceinture à travers la vallée de la Matapédia est particulièrement important parce qu'il donne acces aux routes du Nou- veau-Brunswick.Des 96 milles de cette première section de la route caspésienne, 70 milles sont déjà pavés.Le reste du parcours, 20 milles est pratiquement prêt à recevoir J'asphalte, et les travaux commenceront dès que les conditions climatologiques le permettront.En fait de travaux préparatoires, il ne reste plus à faire qu\u2019un peu de terrassement et de gravelage sur une longueur d'environ 3 milles dans la paroisse de Ste-Angéle- de-Mérici, De Matapédia à Caspé, longueur de 219 milles, le revêtement asphaltique est posé sur 160 milles, Des 59 milles qui restent, 36 ont déjà subi tous les travaux de terrassement et de uravelage.Celte besogne s\u2019est accomplie, pour une bonne part, notamment entre les villages de Matapédia et de Nouvelle, au cours de l'hiver qui vien: de s'achever.Tout I'asphaltage de cette longue section devrait être terminé d'ici la fin de l'été prochain, sau! sur une longueur d'environ 8 milles dans les côtes de Percé.La section de Gaspé a Ste-Anne-des-Monts.d'une longueur de 151 milles, cat celle où il reste le plus de travaux À accomplir, travaux gigantesques pour l'exécution desquels les ingénieurs devront avoir recours à tous les moyens du génie, en méme temps qu'à la plus haute compétence d'ordre technologique.L'ancienne route qu'il s'agit \"\" \u2018r, et, en autant que possible, de rectifier et d'aplanir, longe le rivage de la mer, à flanc de falaises et de montagnes, surplombant souvent le niveau de l\u2019eau de plusieurs centaines de pieds.Au long de 70 environ dans 151 milles de cette section, entre St- Jsachim-de-Tourelle et Grande-Vallée, il faudra construire des quais de protection.La olus grande partie de ces travaux est à faire.Toutefois, dis le beau temps, l'asphaltage pourra commencer sur une vingtaine de milles de cette section: de Ri- vière-aux-Renards à Grande-Vallée, où les travaux de terrassement et de gravelage sont faits depuis 1948 sur une longueur d\u2019une douzaine de milles; pareillement entre St-Majorique en passant par le Cap-aux-Os et l'Anse-au Griffon jusqu'à Grande- Vallée, Ces 20 milles de revêtement s'\u2019ajouteraient à l\u2019'asphaltage déjà fait aux deux extrémités de la s:ction: de Caspé à St-Mniorique, © milles; de Ste-Anne à St-Joachim-de-Tourelle, environ 7 milles.Dans la dernière section de la route gaspé- sienne, de Ste-Anne-des-Mcnts à Ste-Flavie, sur une longueur de 96 milles tous les travaux de reve.tement permanents sont achevés, sauf sur un parcours de 10 milles.entre Grosse-Roche et Cap-Chat.Mais là, les gros travaux de terrassement et de gravelage sont achevés et la pose de l'asphalte pourra s'entreprendre incessamment.Tout cela veut dire qu'au cours de l\u2019été prochain l'automobiliste qui entreprendra le tour de ia Gaspésie.pourra accomplir la plus grande partie du trajet en roulant allègrement sur le velours de l\u2019asphaite.» = GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).5 nfai Page d'HISTOIRE REGIONALE .Les terres de la GRANDE - ANSE et du PORT - JOLY.par Léon ROY (Suite) Terre No 30-n, de Joseph (H)Ayot (1709-ant 1754), de 3 x 30 arpents, Lots cadastraux actuels Nos: 434-443 Comme nous l'avons vu, c'est le 7 novembre 1735 que le premier seigneur d'Auteuil avait concédé à Joseph (H)Ayot (1709-ant 1754) la dernière terre, de 3 arpents de front, sur 30 de profondeur, dans le domaine, longeant la ligne des Aulnaies.Dès l\u2019année suivante, cette terre était bornée au nord-est par Michel Lebret(te)-di«Saint-Amant.Du côté sud-ouest, elle longeait la terre de Jacques Miville-Des- chênes, située dans Saint-Roch.Neuf ans plus tard, (H) Ayot cédait une partie de sa terre à Joseph Miville.\u201cLe 18 juillet 1744, par devant Pierre Denis-dit-Quimper, lieutenant de milice, en la seigneurie de la Pocatière, Joseph Hayot, habitant de Ste-Anne, vendait, en effet, à Joseph Miville, pour 27 livres, 2 arpents de terre de front, sur environ 4 arpents de profondeur, prenant son front au chemin du roy en montant sur la terre du vendeur, bornée au nord-est par le nommé (Michel-Lebret (te) -dit-St- Amant, et au sud-ouest par Jacques (Miville) -Deschesnes (dans Saint-Roch), se réservant cependant la liberté d'aller et venir en harnois ou autrement sur lad.portion de terre vendu, led.acquéreur devant lui laisser un chemin de charrette libre pour monter sur la terre du vendeur au nord-est, le long de la ligne dud.St Amant\u201d (Cf: gr, Boucault de Godefus).Entre 1744 et 1753, cette terre passa à Pierre Miville Des- chênes-dit-le-Grand neuf pieds.Par les procès-vernaux du Grand-voyer, datés des 28 juillet 1753 et 14 juillet 1754 (30), on voit que la petite route fut prise sur la terre de Pierre Duchaine dit le Grand neuf pieds, longeant (au nord- est) la ligne de St Amant.La terre en question correspond donc aux lots cadastraux actuels Nos: 434 à 443, exception faite des lots 439 et 440, situés au nord du chemin du roi, qui se trouvaient compris dans le reste du domaine vendu au curé Duchouquet, en 1746.Nous avons vu que Pierre Duchesne (sic} et Marie-Anne Roy, sa femme, tenaient a bail la terre du domaine seigneurial de la Pocatiére, entre 1734 et 1739, et nous savons que, dès 1753, Pierre Duchaine (sic) di leGrand neuf pieds était propriétaire de la terre de (feu) Joseph (H)Ayot, décédé avant 1754.Nous avons donc de sérieuses raisons de croire qu'il sagissait du même Pierre Miville-Deschénes, d\u2019autant plus que, dans les deux cas, on le mentionne, par erreur, sous le surnom de Duchaine ou Duchesne, au lieu de Deschênes.Mais de qui Pierre Miville-Deschênes - époux de Marie- Anne Roy-Desjardins - était-il le fils?Son contrat de mariage au freffe Jeanneau, en date du 28 octobre 17126, lui donne pour pere et mére: feu Jean Miville (1612-1711) et Marie-Madeleine Dubé; il ne mentionne pas les parents de lepouse (Z().Nous croyons que c'est lui qui avait été baptise à la Kivière-Uuelle, le Zi decemure L'IOU, sous le pre- nom de François.Quant à Marie-Anne Koy-Desjardins, sa femme, elle ne pouvait être autre que l\u2019avant-dernier enfant, issu du premier mariage de Pierre Roy-Desjardins avec Marie-Anne Martin, qui avait été baptisce à la Rivière-Ouellc, le 14 novembre 1706.Cependant, d'après le recensement de 1762 (36), Pierre Deschesnes \u2014en l'occurrence l'époux de Marie-Anne Roy- Desjardins, qui occupait alors la dernière \u2018terre de la Pocatière, joignant Saint-Amant, au nord-est, aurait eu sous son toit, ( fils âgés de moins de 15 ans et 3 filles.Or, d'a- prés le Dictionnaire Tanguay (vol.Vi, p.51), ces époux auraient plutôt eu à la maison: 7 filles et un fils, âgé de 20 ans.Le recensement fait probablement erreur, quant au sexe des 7 enfants, tandis que le fils de 20 ans était peut-être parti de la maison avant 1762.C'est le seul Pierre Miville, ou Pierre Deschénes, mentionné parmi les habitants de Sainte-Anne-du-Sud, au recensement de 1762.Pierre Miville-Deschénes (1719-71), fils de Charles (1677- 1758), qui avait épousé Marie-Luce Richard, en 1744, habitait pourtant dans la seigneurie.Il aurait alors eu 4 fils au dessous de 15 ans et 3 filles.Nous savons, en effet, par les procès-verbaux du Grand-voyer déjà mentionnés, que la terre de Pierre Duchaine-dit-le-Grand neuf pieds se trouvait assez près de celle du Petit Pierre Duchesne.Comme Pierre Deschénes-le-Grand possède 6 arpents de front, d'après le recensement de 1762, et que sa terre, au sud-ouest du domaine, ne pouvait être de plus de 3 arpents de largeur, nous croyons qu'il était propriétaire d'une autre terre, de 3 arpents de largeur, dans le deuxième rang de la Pocatière, et que c\u2019est à Ce dernier endroit que se trouvait aussi celle du Petit Pierre Duchesne.Ce n\u2019est pas ce Pierre Miville-Deschènes que le recensement de 7762 mentionne tout près de Pierre Deschênes (l'aîné), sous les noms de Pierre Petit, avec femme et enfants.Celui-ci, Pierre Petit-dit-Saint-Pierre, veuf de Marie- Madeleine Creste, était remarié avec Judith Miville, une veuve, qui lui donna un fils, Germain baptisé à Sainte-Anne, en 1762.Cette terre (No 30n) est maintenant repartie entre quatre ropriétaires: 1\" M.Albert Pelletier, No 434; 2 M, Senor elletier, No 438; 3° M.Augustin Jeffery, Nos 433 à 437, ne tz: et enfin 4° M.Charles-Eugéne Pelletier, No i (27) Obligeance de M.Louis-J.Pelletier, archiviste judiciaire à la Rivière-du-Loup.(30) Cf: Pierre-Georges Roy, Inventaire des Procès-Vervaux des Grands-Voyers, vol.1 (1928), pp.20 à 172; copies nhligeamment fournies par M.Antoine Roy, Archiviste de ls Province de Québec.(35) Obligeance du notaire L.-A.Dupuis, de Sainte-Anne.(38) Cf: Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, pour 1925-26, pp.11 À 16.Lot cadastral No 440 Le 12 décembre 1787 (gr.L.Cazes), Jean-Augustin Castonguay retrocédait a Jean-Marie Castonguay, son pére, capitaine de milice, 1 arpent de gréve de terre de front, a Sainte-Anne, prenant son front au chemin du Roy de present en descendant au fleuve, ce qu'il peut y avoir tenant du côté du nord-est à Mre Lefebvre, prêtre curé de Sainte- Anne, et au sud-ouest à la terre de Joseph Miville, Le 3 avril 1811 (gr.Rémi Puize), Jean-Augustin Castonguay, cultivateur, de Saint-Roch, et Marie-Angelique Pelletier, sa femme, vendaient à Damien Gay, navigateur, de Sainte-Anne, 1 arpent de terre de front, sur la profondeur qu\u2019il peut avoir, borné au sud par le chemin du Roy, et au nord au rocher, qui peut former environ 11% arpents de profondeur, avec appartenances, borné au nord-est à Barthelemy Pelletier, et au sud-ouest au d.acquéreur, au vendeur appartenant comme lui ayant été donné avec plus grande partie en domaine, par Jean-Marie Castonguay son père.Le 3 avril 1811 (gr.Remi Piuze), Louis Miville-dit-Des- chênes, \u2018ils de feu Joseph, de Saint-Roch, et Marie Théotiste Miville-dit-Deschênes, sa femme, vendaient au d.Damien Gay, 115 arpent de front, sur environ 134 arpent de profondeur, bornés d\u2019un bout au bord du rocher, et de l'autre au chemin du Roy, au nord-est à la terre de Jean Castonguay, et au sud-ouest à la terre do Pierre Dessaint-dit-Saint-Pierre.Le 3 janvier 1815 (gr.Rémi Piuze), Damien Gay, cultivateur, de Saint-Patrice, seigneurie de la Rivière-du-Loup, et Marie-Théotiste Castonguay, son épouse, vendaient à Antoine et Lambert Pelletier, fils d\u2019Athanase, habitants de Sainte-Anne, ce dit lopin de terre, de 2 x 114 arpents, borné au nord-est aux représentants de Barthelemy Pelletier, et au sud-ouest à Pierre Dessaint-dit-Saint-Pierre, avec une maison et autres bâtisses, Le 4 novembre 1819, (gr.Rémi Piuze), Antoine Pelletier, fils d\u2019Athanase, de Sainte-Anne, vendait à Lambert Pelletier son frère, aussi de Sainte-Anne, sa juste moitié du d.lopin de terre.Au titre-nouvel du 30 novembre 1821, Lambert Pelletier, fils d'Athanase, possède 2 arpents de terre de front, sur 114 arpents de profondeur, avec maison et étable, bornés au nord- est à François Richard et à Germain l'Italien, et au sud- ouest à Pierre Dessaint-dit-Saint-Pierre, faisant partie du domaine vendu à Messire Charles Lambert Duchouquet, prêtre.LG au JADVIET LOcG (Fr.#, MuUriN), LaINUErt FEUeVLEr, MAI Vet-puuLier, VERUELL à 1CIDOFE 8 L'EHUILUIS DACON, INENUISIES et Chltg PELGIOS, UU DHJUIL-AUCK, CE JOP ue Torre, ue £ X 472 aurpeuus, VOINE CUMUNE CI-NAUL, AVEU DäLISSES, Le i Ad LEVIUEr 1044 (Une pr), LU Y uvait retrocession au Uit sUpin ue terre, ue rrançuIs vacou ¥ Lalvert relueter.Lt ib 6 UGINEUI, LU LEVRIER LOGé (fr.AAINI H'IUZE), CO 1U- Pin ue wrre passait Ge Lainpert relouer à vean-Bapuste Dasseville.; Le 2 Juin 1008 (gr.Kemi riuze), Jean-baptiste Sasseviile, marcaaug, de dalne-Anne-des-ionts (laspe), et Esther Lia- ENUN, »a semme, vendaient a £rangols iviviue tus, torgeron, ue Dainue-Alle, £ « 14/2 arpen(s ue .orre, DOrnes au nord-est a François tuicnara, et AU suu-ouest aux representan(s ae teu vosepa Lessaint-Qir-Daint-rierre, avec une maison et qutres batisses.Le 4 septembre 1835 (gr.Rémi Puize), Jean-Baptiste Sassevills, navigateur et marchanu, Ge Dainte-Anne-ues-Monts, vendait à Firmun Mivilie tis de Migaut, ouvrier en bois, demeurant à Sainte-Anne, un emplacement de 42 arpent de front sur la profondeur de l arpent, borne par le nord au pied, coté nord au rocher premier ae rencontre partant du fleuve, arcboutant Michel Uastonguay; par le coté sud du chemin du Koy; par le nord-est à Etienne Pelletier, ou représentants, et par le sud-ouest à la ligne seigneurial, joignant la Terre du dit acquéreur, .au vendeur appartenant d'acquisition qu'il en a taite de Firmin Miville, forgeron, le 28 mai 1828 (gr.Amable Morin).Le 30 juin 1853 (gr.F.DeGuise), dans un titre-nouvel, Firmin Miville, forgeron, de Sainte-Anne, déclarait étre propriétaire d'un terrain dans le fief Saint-Denis (de Sainte- Anne), contenant 2 arpents de front, sur 12 arpents de profondeur, borné au sud-est par le chemin du roi, au nord- ouest sur le bord côté du rocher, au sud-ouest par les enfants de feu Eloi St-Pierre, et au nord-est par François Richard, avec maison; à lui appartenant d'acquisition de Jeau-Bap- tiste Sasseville, le 4 juin 1838 (gr.Remi Piuze) - (35).Le 23 septembre 1813 (gr.Simon Fraser), Barthelemy Pelletier (fils de Jacques), et Marie-Suzanne Marquis, sa femme, de Saint-Roch, faisaient donation à leur fils Fran- çois-Jacques Pelletier, de Saint-Roch, de 144 arpent de terre de front, sur 8 arpents de profondeur, bornée d'un bout, en bas, à la plus haute mer, par en haut au terrain de François Richard, bornée au nord-est à Antoine Gagnon, et au sud- ouest à Jean Castonguay, avec la juste moitié de la grange.Au titre-nouvel du 23 novembre 1821 (gr.Remi Piuze), François-Jacques Pelletier, de Saint-Roch, possède là 14 ar- pont de front, sur 8 arpents de profondeur, en le fief Saintis (de Ste-Anne), bornée d'un bout au fleuve, d'autre au pied du gros rocher arcboutant la terre de François Richard, joignant au nord-est à Antoine Gagnon, et au sud- ouest à Jean Castonguay, avec grange, le tout faisant parie du domaine.Le 21 novembre 1840 (gr.Amable Morn), Judith Morin, veuve de François-Jacques Pelletier, de Saint-Roch, faisait donation à Jean Pelletier, son fils majeur, des sept douzièmes indivis de 114 x 8 arpents, bornés d\u2019un bout, au nord-ouest au fleuve, Jor le bout sud-est au terrain de - is Richard, tenant du côté nord-est à Antoine Gagnon, et lu côté sud-ouest à Jean-Baptiste Castonguay.(à suivre) EVASION Il y a des fois, dans la vie, où l\u2019an voudrait tout jeter là, s\u2019en aller.Tentation dangereuse qu'il ne faut pas toujours satisfaire, car c'est trop facile.Imaginez bien cela, laisser tout là, jeter tout par dessus bord, et pourquoi?Pour aller ailleurs, un ailleurs bien incertain.Ah! l'horrible chose que le rêve, lorsqu\u2019il entre dans une ame! Il n'y a qu'un moyen de le chasser, et ce moyen, qui se révéle toujours infaillible, c\u2019est l'action, le travail, On peut parfois se sentir fatigué, harassé, accablé par le poids presque étouffant du travail.Ce qu\u2019on fait aujour- d'hui, on le fera demain, et après-demain et tous les autres jours encore.Mais il y a des êtres, qui possèdent un divin pouvoir d'apaisement, une sublime puissance d'évasion.C'est là qu'est le refuge.Reïuge réconfortant s'il en est.Qui dira le bien que met dans l'âme un sourire donné au bon moment, un regard, un bon mot, un serrement de mains.Puissante communion invisible et quasi- cpirituelle, échangée entre les âmes.On meurt: notre corps meurt, c'est entendu; mais ce qu\u2019on a donné de notre âme à une autre, ce fragile pont qu'on rend d'une âme vers une autre, ah! non, cela ne meurt pas.Evasion, évasion, sortir du monstrueux, soi-même, de son égoisme, se faire du bien à soi-même tout en réconfortant un ami, un voisin, voild ce que peut, sans qu'il en coûte cher, la bonne sympathie.Bernard LESSARD.SOUMISSION POUR CHARBON ET COKE (Edifices fécéraux\u2014Province de Québec) Des soumissions cachetées, adressées au soussigné et portant sur leur enveloppe, en sus de l'adresse, les mots: \u201cSoumission pour du charbon, Province de Québec\u201d, seront reçues jusqu'à 3 heures p.m.(heure avancée de l'Est), le mercredi 8 juin 1949, pour la fourniture de charbon et de coke pour les \u201cdificees du Dominion dans la province de Québus, excepté Montréal, P.Q.On peut obtenir les devis et formule de soumission en s\u2019adressant à l'acheteur en chef du mi- lisière des Travaux publics, Otwwa; à mo.sieur Roland Simard, Architecte surintendant, 150, rue Saint-Paul ouest, Montréal; et à monsieur J.-A.Drolet, Architecte ues Travaux publics, édifice de la Douane, Québec, P.Q.Les soumissions devront être faites sur la formules fournies par Jo ministère et en conformi- 14 des conditions et devis ministériels qui y sont incorporés.La sunusson devra porter le numé- :» du permis des marchands de cisarbon.Le ministère se réserve le droit, au moment de donner la comman- wi.Cexiger de tout soumission- aire À qui un contrat aura été ud,ugé un dépôt de garantie sous .urm2z d'un chèque visé par une banque à charte canadienne paya- ole 4 l\u2019ordre de l'honorable mis.lstre des Travaux publica, et égal à 10 pour cent du montant de leur «sü.ilfsioN; OÙ des bons au por teur du Dominion du Canada ou d: la compagnie de Chemins de fer National-Canadien et de ses compagnies constituantes, - tis sans conditions par le Pom: nion du Canada quant au capital et à l'intérêt; ou les bons susdit et, s'il y a Îleu, un chèque visé pour compléter le montant, Par ordre, J.M.SOMERVILLE, Ministère des Travaux Ottawa, le 18 mai 1949, \u2014 19 mai 1949 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).7 Le coin des Curieux! On vend des vers de terre par millions.Quoi, ça\u201d Vendre des vers de terre par millions?\u2014mais oui.\u2014Y o-t-il tant de pêcheurs à la ligne que ça, pour absorber toute cette production ?\u2014On s\u2019en sert pour tout autre chose.Lisez ce qui suit, s.v.p.Un médecin dont la santé était gravement compromise, décida de se retirer à, la campagne; la résidence qu'il acheta était placé sur un côteau stérile.Au cours de ses travaux, il remarqua un endroit où il y avait des vers de terre; cet endroit était fertile, Il multiplia donc les vers de terre pour augmenter la fertilité de son terrain.Il les compta bientôt par millions.- .Des curieux ayant eu vent de la chose, ils vinrent en acheter.D'autres imitèrent sa production originale, et voilà comment une dame Warner, de Worthington, Ohio, cultive et vend des vers de terre par millions.L GF Culture méthodique des vers de terre.Il faut savoir que chaque ver de terre est bi- sexxué, et qu'adulte il pondra, environ tous les quatre ou cinq jours, des capsules contenant parfois jusqu\u2019à 16 petits vers qui écloront dans 21 jours, Devenug adultes en l\u2019espace de trois mois et demi, ils vivront ensuite jusqu\u2019à 12 ans! On garde ces vers dans des boîtes sans fond ni dessus.La nourriture?Des feuilles mortes, de l'herbe, du fumier, des déchets de maison.des vieux journaux! .-déposés en couches superposées.En hiver, les vers se cachent de la gelée.Ce qui n'arrive pas si on les élève.dans la cave! .Au jour de l'expédition on compte les vers par centaines, et pour aller plus vite, sans crainte d'erreur, on déplace une pierre, à chaque compte de 100.On peut en énumérer ainsi jusqu\u2019à 3000 à l'heure, Miss Warner de Worthington, Ohio, vous refusera de la ise, si c\u2019est pour fins de pêche, ou même pour les bêtes du jardin zoologique.Elle les réserve absolument pour la conservation et la fertilisation des sols.L.G.F.Un nombre record de noirs des Etats-Unis Convertis au aCtholicisme en 1948.SCNM: New-York\u2014Selon les dernières statistiques, le nombre de Noirs des Etats-Unis convertis au catholicisme au cours de l\u2019année 1948 atteint un niveau jamais égalé jusqu'ici: 8,857 personnes.De ce fait, sur un total de 15,000,000 de Noirs vivent aux Etats-Unis, le nombre des catholiques r\u2019élève à 302,427, soit une proportion de 1 sur 40.Les préjugés à l'égard de l'Eglise Catholique et l\u2019indifférentisme religieux constituent toujours les deux grands obstacles aux conversions, Sur les 15 millions de Noirs des Etats-Unis, 10 millions environ habitent les Etats-du Sud: les autres 5 millions \u2018vivent surtout dans les grandes villes: 750,000 à New-York.400,000 à Chicago et autant à Philadelphie.Hors des Etats-du Sud, les paroisses pour les Noirs vont se multipliant, soit par suite des conversions, soit en raison de l\u2019afflux des catholi- ues venant du sud.C'est ainsi qu\u2019une vingtaine nouvelles églises et écoles ont été ouvertes au cours de la seule année 1948, et que le nombre des enfants Noirs dans les écoles catholiques s\u2019est accru de plus de 800, Au début de la présente année scolaire, plus de \u2018700 étudiants Noirs étaient inscrits dans les diverses Universités Catholiques des Etats-Unis: 276 à l\u2019Université Saint Louis, 236 à l'Université Loyo- Ia, et une centaine tant à l'Université de Détroit qu'à l\u2019Université Fordham de New-York.Un nouvel ouvrage sur les martyrs du Canada.SCNM: A l'occasion du troisième centenaire des Martyrs du Canada, paraîtra en mai prochain, sous le titre de \u2018L'Apôtre au Coeur mangé\u201d, un nouvel ouvrage, spécialement écrit pour les jeunes, qui met en relief le chef de file des martyrs de la Nouvelle France: Jean de Brébeuf (1593- 1649), canonisé par Pie XI en 1930.L'auteur, le R.P.Joseph Robinne S.J., speaker francais a la Radio Vaticane, a composé cet ouvrage, pendant l\u2019occupation allemande, à Rouen, où il a pu puiser à des sources locales encore inédites.Il a recomposé la trame de cette épopée, à la fois coloniale et missionnaire, sur laquelle se détache en puissarl relief de normand à l'âme de conquistador ie Père de Brébeuf.Les habitants d'un important village Japonais décident de se faire catholiques.SCNM: Kyôté\u2014 Le 14 mars, à la demande des habitants, tous boudhistes, de l'important village de Saga, Son Exec, Mgr Taguchi.évêque d'Osaka, a célébré dans ce village une première messe, à laquelle ont assisté les représentants de chacune des 570 familles de l'endroit.Après la cérémonie religieuse, les habitants firent part à Mgr Taguchi de leur désir d'étudier la doctrine catholique et s\u2019engagèrent à mettre une grande salle à la disposition du nouveau curé en attendant de pouvoir construire une véritable église.Le promoteur de ce mouvement de conversions massives, sans précédent dans l'histoire de l\u2019apostolat moderne au Japon, est un fermier de Saga, Mr Takakashi.Ayant eu l'occasion d'entendre à Kyôtô une - conférence faite par Mgr Furuya à un groupe de professeurs, Mr Takahaski fut si impressionné qu'il décida de se faire catholique et finit pa* convaincre les habitants de son village de suivre son exemple.Les finissants 48-49, et leurs sujets de MEMOIRE.Jérôme Arcand: Partie I: \u201cFacteur: influençant la production de graines de trèfle rouge.\u201d Cette partie consiste en une revue de la littérature concernant ce sujet.Selon les auteurs consultés la production de graines de trèfle rouge dépendrait des facteurs suivants: Hérédité, polli- nisation, nombre de fleurs par capitule, coupes faites à diverses dates, etc.Partie II: \u201cEtude sur le nombre d'ovules chez le trèfle blanc Ladino et relation avec le nombre de graines par fleurs.\u201d Aprég avoir compté lui-même les ovules de mille fleurs, provenant d'environ têtes de trèfle, il en est arrivé à la conclusion que le nombre de graines par fleur dépend du nombre d'ovules et du pourcentage de pollinisation, Léopold Beauchemin: Comme toujours, monsieur Beauchemin a cru bon de ne pas faire comme tout le monde: il a refusé de nous fournir les renseignements demandés au sujet de son mémoire.Histoire de ne pas faire d'inopportune publicité, disait-il.Nous le remercions de sa collaboration.Quant à vons, si le sujet de son mémoire vous intéresse tellement, suivez son conseil: allez lui demander, vous serez peut-être plus heureux que nous.Camille Bernard: \u201cL\u2019insémination artificielle\u201d.On pratique cette méthode d'élevage surtout chez les bovins laitiers.Sa généralisation met à la portée des cultivateurs moyens, aussi bien que des éleveurs spécinlisés, des reproducteurs de très haute qualité.Ainsi, on réduit le coût de production des vaches laitières tout en améliorant leur valeur intrinsèque, c'est-à-dire leur qualité héréditaire.Claude Hayes: \u2018L'exposition régionale de chevaux de Ste-Anne-de-la-Pocatière\u201d.Ce travail n'a certainement pas un caractère très scientifique.C'est plutôt un travail historique et statistique sur une des belles organisation de la région.Il ne faut pas vous faire voir d'une façon parfaite les différentes étapes de l\u2019élevage, qui se sont succédées dans la région, mais a plutôt peur but de vous fournir des renseigne- menis interessants sur l'Exposition elle-même.Ce mémoire vous donne une idée très succinte de ce qu'était l'élevage du cheval à l\u2019époque de la fondation de l'Exposition, vous fait assister à la fondation de l'organisation en 1917, et vous permet de suivre son évolu ion jusqu'à nos jours.Le tout se termine nr quelques perspectives d\u2019avenir pour le sujet trait\u2019, .Frère Maurice Mercier c.s.v.: \u201cExposé Monographique du Nord-Ouest Québécois.\u201d Ce travail sur le Nord-Ouest Québécois comprend deux parties: La première constitue une brève étude des traits physiques de la région abi- tibienne.La seconde, intitulée \u201cMilieu Humain\u201d, donne une idée de la Population Actuelle.des Institutions publiques et de l'Histoire du Peuplement du Milieu Agricole.Sous ce dernier item, on s'est surtout appliqué à démontrer ce qui a favorisé l'immigration en pays abitibien et le bon effet qu'ont produit nos divers plans de colonisation.Roger Paquin: \u201cLes huiles comme herbicides sélectifs\u201d.L'auteur disserte sur les valeurs des différentes huiles comme herbicides sélectifs.Selon les rapports américains, ces produits rendraient grand service en horticulture, en détruisant les mauvaises herbes, et en épargnant les sarclages si détestés des jardiniers.M.Paquin a fuit l'essai de différentes huiles appliquées sur des parcelles de carottes.À date.il peut conclure que certaines huiles sont inutilisables.Pour les autres, il en est encore à chercher la concentration convenable.Iréné Rivard: \u2018\u201cL'aviculture dans le Québec\u201d.C'est uns étude de l\u2019aviculture québécoise, On y considère son importance, sa valeur de production, les conditions du marché, et enfin l'orientation qu'on doit donner à notre aviculture.Cette branche de notre agriculture a considérablement évolué depuis le commencement du siècle.Ainsi de 6,708,600 sujets, en 1924 la population de nos basses-cours passait à 12,272,300 en 1!M6, La valeur est de $13,185,000, pour la méme année.Paul-Henri Labelle: \u201cLa Structure du Sol\" Etude de quelques propriétés physiques du sol, telle que: la cohésion, hydratation, la compression, la capillarité, la parosité ect., et les moyens de maintenir une structure favorable à la végétation.Adrien Lévesque: \u201cL'Indexage des Pommes de Terre\u201d.C'est une méthode de Sélection, la plus efficace de toutes, qui permet d'éliminer les maladies, surtout les viroses.Les pommes de terre indexées fournissent une semence saine.C'est ce qui est recherché aujourd'hui dans tous les centres de production, en vue d'obtenir une récolte de qualité, et d'alimenter les marchés extérieurs avec un produit sain.Jean Leclerc: \u201cAgents formateurs de sols dans le comté de Beauharnois.\u201d C'est un essai d'application de certains principes de la pédogénèse aux sols du comté de Beauharnois.Deux parties: La première, théorique, dans laquelle l\u2019auteur analyse les influences con- courrantes des facteurs roche-mère, climat, végétation et topographie sur les sols.en général.La seconde, pratique, dans laquelle sont appliquées aux sols du comté, sous forme de monographie, les notions précédemment étudices.S.1.B. + 8 GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, (Kamouraska).19 mai 1949 - Nouvelles de \u201cchez nous.\u201d L'Harmonie du Collège de Ste-Anne.L'Hurmonie du Collège de Sts-Anne-de-la- Fereiière, sous la direction de l\u2019abbé Jean-Paul Roussel, présentera, dimanche soir le 22 mai a T hres.45, un grand concert public à la salle de l'amphithéâtre du collège.Les pièces au programme seront: Marche Pontificale de Counod Rhapsodie Espana de E.Chabrier, Symphonie P%- thétique de Tschaikowsky (ler mouvement), Fantaisie pour trompette sur thème de Haydn, 5ème Symphonie de Tschaikowsky (Andante Cantabile), Marche Fantaisie de Pierre Dussault, élève du Collège, Airs Canadiens, Arr.de l\u2019abbé Roussel, Contes d'Hoffman de J.Offenbach, L'Homme de Paille de Vermaelen, Le Beau Danube Bleu de J.Strauss.Ce concert sera donné gratuitement.L'Harmonie du Collège de Ste-Anne compte 54 membres.La soirée de dimanche promet d'être des plus intéressante et a pour but de faire connaître le talent des jeunes musiciens et le beau travail accompli par eux.l\u2019Amicale \u201cMargucrite d\u2019Youville\u201d \u2019 L'Amicele \u201cMarguerite d'Youville\u201d du couvent de Ste-Anne-de-la-Pocatière tiendra sa réunion, dimanche, le 29 mai.À cette occasion, on fêtera les 50 ans de vie religieuse de la Révérende Mère Ste- Ermelinde, fondatrice de l\u2019Amicale de Ste-Anne et supérieure de ce couvent pendant plusieurs années.La fête aura cette année un cachet spécial à cause du centenaire de fondation de la Maison-Mère des Révérendeg Sceurs de la Charité, Toutes les anciennes qui sont passées par le couvent de Ste-Anne sont cordialement invitées à se rendre à leur Alma-Mater dimanche le 29 mai.La journée commencera par la messe à 8 hres.A 1 hre et demie, arrivée des anciennes, puis Salut du St-Sacrement, Réception aux Amicalistes et gouter.La fête se continuera dans la soirée.La fête des mères à la Pocatière.Ste-Anne-de-la-Pocatière, (\u2014D.N.C.) Le 8 mei dernier notre cercle de fermières célébrait solennellement la fête des Mères à l\u2019amphithéâtre de l'Ecole Supérieure d'Agriculture.Environ 500 personnes ont répondu à l'invitation des organisatrices.Voici le programme de la soirée: \u201cO Canada\u201d; chanté en choeur; \u201cVive la Canadienne!\u201d, solo par M.Adrien Lévesque, étudiant en agronomie de 4ème année et refrain par l'assistance; \u2018Hommages à nos Mères\u201d, tableau formé par des fillettes de 6 à 9 ans; conférence par M.le Commandant Lucien Beaugé, professeur à l'Ecole des Pêcheries; \u2018Petite Mère, c'est toi\u201d, récitation par Esther Gagné, accompagnée d'un groupe de fillettes; remerciements au conférencier: Mgr Wilfrid Lebon; \u201cNotre Dame du Canada\u201d, solo par M.Adrien Lévesque, reftain par l'assistance; I'accompagnatrice au piano était Mlle Thérèse Boutet.Madame Charles Gagné, présidente du Cercle de Fermières a présenté M.Beaugé qui a prononcé une conférence de très haute portée philosophique et sociale sur la Mère dans le passé, le\u2019 présent et l'avenir.Du passé, M.Beaugé a tiré des exemples fameux de mères qui surent si bien remplir leur rôle auprès de leurs erfants.Il a d'abord évoqué la noble figure de -Cornélie, grande aristocrate romaine, fille de Soipion l\u2019Africain, et épouse du Tribun Sempronius Gracchus.Cette mère veuve à 39 ans, afin de mieux se donner à l'éducation de ses trois enfants, en les formant dans les idées de leur père.refusa la demande en mariage d'un Ptolémée et la couronne d'Egypte.Tout en veillant à la formation de ces enfants, cette grande aristocrale, poussée par conviction et par devoir, à la démocratie s\u2019adonne à la poésie.Elle voit sa statue élevée dans Rome en hommage public pour ces grandes vertug d\u2019épouse, de mère et d\u2019éducatrice de ces enfants.M.Beaugé cite des exemples tirés des vieilles civilisations chinoise ou grecque, puis le martyr des Maccabées sous les yeux de leur mère qui encourage ses fils à résister jusqu'au bout.En passant, il corrige certaines explications du culte à Notre-Dame au Moyen Age telle que présentée par un habile manieur de phrases formé dans l\u2019art de la critique littéraire évolutionniste.M.Beaugé profite de l\u2019occasion pour mettre en garde les féminités contre l'engouement passager d'une mode sans la garantie surnaturelle d\u2019une révélation.Du présent, le conférencier s'applique à faire ressortir l'influence de l'Eglise dans l'oeuvre de l'abolition de l'esclavage.Il restitue a chacun ce qui lui appartient, soulignant le fait que le problème noir n'existe pas parmi les latins d'Amérique, imprégnés de catholiciems, alors qu\u2019il en va tant autrement chez nos voisins formés sous le signe du libre examen.Il expose l\u2019irréductible hostilité de l'Eglise à l\u2019égard de la polygamie, du divorce et du malthusianisme et note le tort incalcylable que ces erreurs ont causé à sa patrie \u201cOn ne se rit pas des lois de Dieu, dit-il\u201d.L'Avenir, à M.Beaugé, ne paraît pas perdu à condition qu\u2019on sache compter avec le coeur des mères.\u201cIl y a dans le coeur de la femme, surtout parce qu'elle est mére, des ressources de tendresse illimitées, et c\u2019est à cette porte qu'il faut frapper aujourd\u2019hui si l\u2019on veut trouver un remède aux problèmes innombrables que la jeunesse découvre devant elle lorsqu\u2019elle entre dans la vie\u201d.Il entrevoit l'aurore de la résurrection pour la France.Sera-t-elle avec nous l\u2019Espérance, dans le monde qui se lève?Oui.peut-être, si nous savons rendre au foyer.à la femme que nous avons laissé découronner, à la mère que nous avons laissé déshonorer, la place qui lui revient de droit de par la volonté divine, le respect et la vénération qui sont diis a son \u201crégne\u201d.Mgr W.Lebon qui avait honoré la soirée de sa présence a remercié le Commandant Lucien Beaugé.Il a évoqué ses souvenirs de jeune pré- tre étudiant en Europe et il a souligné certaines des idées de grande valeur sociale du conférencier.Les mamans de France et du Canada étaient représentées par Mesdames L.Beaugé et A.Drapeau.Des fleurs leur furent présentées par Mesdemoiselles L.Lebel et G.Martin.Madame Drapeau a bien voulu exprimer envers celle qui représentant les mères de France, ses sentiments et ceux de tout l\u2019auditoire, L'as.istance a témoigné par une attention extraordinaire et par ses applaudissements appropriés combien elle goutait les paroles du conférencier ainsi que toutes les manifestations de cette belle veillée.Les fillettes qui ont participé au programme étaient Mesdemoiselles: V.Alarie, L.Bérubé, E.Gagné, D.Lévesque, F.Lizotte, S.Maurais, M.Martin, M.Ouellet et S.Potvin.M.le Maire A, Boutet et Madame Boutet ainsi que l'abbé Campagna, M.et Mme L.-A.Dupuis avaient pris place à la première rangée de sièges.Grande fête à M.le Chanoine Alphonse Fortin.Ste-Anne-de-la-Pocatiére (D.N.C.) La féte de Monsieur le Supérieur, dont la célébration à plus d'un siècle, fut l\u2019une des plus belles jamais vécues au collège.Elle fut non seulement la fête de leur vénéré supérieur, M.le Chanoine Alphonse Fortin, maig encore celle de tous ceux qui participent d'esprit et de coeur au collège de Ste-Anne, Au cours de l'après-midi de mercredi dernier, les élèves présentèrent, à M.le Supérieur, leurs respectueux hommages.\u201cEt voici quelques traits de la réponse de M.le Supérieur.\u201d \u2018\u201cApprécionsnous tout le bien que nous font nos supérieurs?Des milliers de jeunes gens n\u2019ont pas votre chance et vous êtes des privilégiés.\u2018 Vos maîtres sont pour vous des lumières; votre discipline, comme un rouleau qui écrase le gravier de votre caractère et applanit la route pour demain.Les avantages de votre instruction ne \u2018doivent pas vous empêcher de faire votre devoir de charité.Reardez le monde à l'heure actuelle, vous savez bien ce qui lui manque.On ne peut vivre avec Dieu comme un étranger.Le chrétien instruit doit sortir de lui-même et se mêler aux initiatives de l'Action Catholique; il doit avoir comme conviction que sa vocation supérieure ou sa profession dit primer l'intérêt personnel.A la lecture de l'adresse, on remarquait la présence do quelques amis de la maison: M.le Chanoine J.-S.Théberge, V.F.curé de la Riviére- Quelle: Mgr Alf.Chamberland, P.D.; Mgr le Chanoine Elzéar Parent, P.D., supérieur du Séminaire de St-Georger de Beauce; M, le Chanoine Stanislas Roy, curé de St-Fabien de Rimouski.Le programme de la soirée fui des plus variés.La Fanfare du Collège ouvrit la séance avec \u201cL'Homme de Paille\u201d de Vernaëlen, suivit le \u2018Beau Danube Bleu\", de Johann Strauss.La pièce dramatique, \u201cTerre de Feu\u201d, en trois actes, de Grégoire Leclos et Pierre Dumaine fut ensuite très bien interprétée par un groupe d'étudiants.La Chorale interpréta pour sa part \u201cLe Meunier\u201d, son fils et l'âne\u201d de la Fontaine.Pour terminer, deux étudiants, Maurice Lebel et Jean Boucher, exécutéren\u2019 au piano \u201cConcerto en Ré Mineur de Mozart.\u201d Le lendemain, ies éléves assistérent à une messe d'action de grâces célébrée par M.le Chanoine Alphonse Fértin, supérieur.Signalons parmi les cantiques rendus: \u201cLe Panis Angelicus\u201d de Dubois, rendu par M.Georges Boucher, étudiant au collège.- Et ce fut ensuite le traditionnel grand congé en l'honneur de Monsieur le Supérieur.RAPPORT de la quête recommandée par Mgr l\u2019Archevêque de Québec pour les grévistes des mines d'amiante du Québec.Dimanche, le 15 mai.A la demande de Monsieur le Curé, les Ligueurs ont continué de s'occuper de l\u2019organisation de la quête spéciale pour les familles des mineurs.Cette quête fut faite aux portes de l'Eglise aux trois mes- sse et a rapporté la somme de 29, Environ 221 personnes ou 7% de la population ont versé une obole.Le total se chiffre à $33.29.La quête du 8 mai avait rapporté 853.84 et environ 305 personnes ou 9% de la population avait versé une obole, LIGUEURS qui ONT FAIT la QUETE Messe de 6.30 heures: MM.Albert Sirois, professeur, Eugène Martin, Alcide Dumais, Sylvio Lévesque et Bernard Baribeau.Messe de 8 heures: MM.Georges Pelletier, Paul-Emile Hudon, Ls-Philippe Ouellet, Antoine Lemieux et Elzéar Campagna.Messe de 9.30 heures: MM.Edgar Bernier, Jos Laforest.Isidore Pelletier, Ernest Lévesque et Ferd.Quellet.La Ligue du Sacré-Coeur remercie de nouveau ses membres qui ont bien voulu faire la quéte.Elle compte que vous serez encore au poste dimanche prochain, si M.le Curé nous le demande une fois de plus, Si vous êtes dans l'impossibilité de venir , ayez obligeance de vous trouver un remplaçant.Cette quête comme la précédente a été faite dans l\u2019esprit de Celui qui a dit: \u201cAimez-vous les uns les autres, c\u2019est à ce signe que je vous reconnaîtrai pour mes enfants\u201d.Vos tout dévoués, La Ligue du S.-Coeur de Ste-Anne.La \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte-Anne-de la-Pocatière, par Fortin & Fils, Imprimeurs.\u2014Elle paraît le jeudi de chaque semaine.Abonnement: | aa 02.00 6 mob 01.25 Le numéro $0.05 Directeur: L.-de-G.Fortin.Résidence: 241, Joftre.FERNAND SIROIS.Lsc.CGA.COMPTABLE PUBLIC ENR.76, Rue St-PIERRE, QUEBEC.| Téi.: 2-0080 "]
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