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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 20 octobre 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1949-10-20, Collections de BAnQ.

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[" a VIVEZ (+ Le JU0VIICE 2/8 Mentoine Roy Ectfics du Parlecen QUEZEC 192.1121 Juin 49 PENSER À CE QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU - PATRIE = \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L'ON PENSE FAMILLE GAZETTE = GARPAGN! Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u201cAutorisée comme envoi postal de ln seconde classe\u201d \u201cMinistire des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.de G.FORTIN Série I.Vol.8\u2014 No 47 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, (Kamouraska) 20 octobre 19-9 AGRONOMIE CANADIENNE-FRANCAISE (XLVD A propos de beurre et de f romage.Une enquête en Ontario.Nous recevons par la malle copie d\u2019un article intitulé \u201cEcrémages\u2019\u201d, et paru dans \u201cLe Québec laitier\u201d de juillet 1948, sous la signature de M.P.-E.Bégin, directeur des Etudes, à l'Ecole de Laiterie de St-Hyacinthe.L'article porte sur le rapport d'Une Commission Royale qui a étudié la situation de l'industrie laitière en Ontario, \u2014avant le ler octobre 1946, Il ressort de ce document que le profit net de fabrication du beurre n\u2019a été que de 1.26% et celui de la fabrication du fromage de 1.50% \u201cavant l'enlèvement des taxes\u201d, \u2014ce qui signifie en somme qu\u2019il ne reste qu'à peu près rien du tout.A quoi attribuer ces profits si minimes, bien que les beurreries ontariennes fabriquant en moyenne 240,000 lbs de beurre par année?Voici ce qu'en dit le président de la Commission: \u201cIl est évident que la Province d'Ontario souffre d'un trop grand nombre de beurreries, ce qui-multiplie les frais de construction et d\u2019administration, et que des mesures devraient étre prises pour simuler la production, afin que chaque beurrerie puisse opérer a pleine capacité.et où cela est possible, encourager la centralisation ou la consolidation des fabriques afin d'augmenter la production moyenne par beurrerie.\u201d Et dans Québec\u2019.Or, chez-nous, toujours suivant le méme auteur, M.Bégin, \u201cnous aurions presque deux fois autant de beurreries qu'en Ontario\u201d pour une \u201cproduction beurrière à peu près équivalente\u201d.Un autre spécialiste plutôt bien placé.M.Peter Nadeau.alors administrateur-Adjoint des produits laitiers à la Commission des Prix et du Commerce en temps de guerre, disait qu'en 1943, la production moyenne de chaque beurrerie du Québec aurait été de l'ordre de 160,000 livres, soit les trois quarts de la production ontarienne, déjà jugée insuffisante.Nos beurreries opéreraient donc à perte, logiquement?En tous cas, voici ce qu'écrit M.Bégin là-dessus; \u201cNous sommes d'avis qu\u2019une beurrerie qui n\u2019utilise pas le lait écremé pour la fabrication de la poudre de lait ou de la caséine, ne peut espérer faire des profits, à moins d'avoir une production minima de 300,000 livres de beurre, et en chargeant cina cents comme coût de fabrication par livre\u201d.Quel serait le remède?S'il consiste dans la réduction du nombre de fabriques de beurre ou de fromage, ce sera un remède long et difficile à appliquer, car il s\u2019attaque à un mal existant depuis fort longtemps.Il y a eu déjà chez-nous, un travail immense et ingrat de fait, depuis surtout un quart de siècle.En certaines paroisses, on a fondu trois fabriques en une seule; et il faudrait peut-être unir la production de plusieurs paroisses.Or, ici, on s'attaque à un problème fort compliqué.Mais la question est la suivante: devons-nous continuer à faire fonctionner tant mal que bien des petites fabriques, occuper à demi le temps de techniciens qu\u2019on ne peut payer qu\u2019à demi, faute de ressources?.Et tout cela pour arriver en somme à des résultats moyens, mais difficilement atteints.Il faudrait que des économistes laitiers éclaircissent la situation.Or, des hommes de cette ca- *pacité, et qui peuvent donner tout leur temps au problème de la production laitière provinciale, en avons-nous?\u2026 Le fromage que nous produisons.Outre le beurre qui est de bonne qualité, grâce à Dieu et au dévouement de nos fabricants, nous fabriquons le fromage Cheddar, une industrie pro- vineiale.Quelques firmes produisent des fromages différentes, mais en tes quantités et pour des marchés à bien dire fermés?.On ne sait comment la chose s'est faite.Mais depuis 1881, nous nous sommes \u201claissés spécialiser\u201d dans la fabrication dun fromage qui n\u2019a jamais été populaire chez-nous, pour des raisons de saveur, peut-être, mais surtout pour des raisons d'incommodité.En effet, si vous voulez vous procurer du fromage \u2018\u2018canayen\u201d, il faut vous mettre à quatre, et commander le dit fromage à la meule ou fraction de meule, si vous le désirez un peu mûri.Ou encore, comme ce fromage est assez souvent requis pour des fins d'exportation.vous devez le voler.ici et là, et vous en tirer comme vous le pouvez.Remarquons que ce n'est pas mal, pour un produit à bien dire national!\u2026 Le seul marché qui lui est inaccessible, c'est le marché domestique.Et qui plus est, c'est le produit le plus mal présenté de tous les fromages du monde.On le produit en vrac; on vous le vend en vrac.Jamais en beaux pains d'une demie ou d'une livre, comme les fromages \u201cbien\u201d qui viennent du dehors, ou les produits refaits, les chouchous de notre commerce.et de toutes nos commissions d'industrie laitière.Si vous ne croyez pas ce qui vient d'être écrit, essayez donc de vous trouver.à la campagne, un approvisionnement, même passager, de fromage Cheddar.Vous comprendrez le problème en une seule fois On n\u2019en trouve pas, ou encore, on s'en procure comme on peut, et on attrape ce qu'on peut, en pièces coupaillées de travers; et souvent celle qui vous sert vous dit: \u2018Voulez-vous m'aider à le trancher?\u201d.C'est en effet un problème.Et il arrive que le fromage que nous produisons est si mal présenté qu'il est le seul que nous n'achetons pas.On aurait tenté de rayer complétement ce produit de notre agriculture du marché provincial qu'on n'aurait mieux réussi.Mais pourquoi placer notre produit au tout dernier rang de nos préoccupations lorsqu'il s'agit du marché local; et pourquoi nous en tenons-nous au seul marché d'exportation, si fuyant si incertain d\u2019une saison à l'autre?Mystère! Le fromage que nous consommons.Allez dans une paroisse où il y a une fromagerie, et regardez dans les épiceries, pour voir.Il est à varler dix contre la moitié d'un, que vous trouverez cinquante livres de fromages rebattus, achetés de l'extérieur, assez souvent d'Europe, contre cinq livres de fromage canayen, \u2014si tant est qu'on consente à en rarder! Nous sommes complètement débordés, à ce sujet, et notre marché nous échappe: non seulement aujourd'hui, mais surtout pour demain.Les concurrents ont une telle avance qu'ils utilisent maintenant la radio pour nous convaincre d'utiliser leur produit.Et le plus drôle est que nous tolérons non seulement les fromages refaits, ou rebattus, mais'des programmes radiophoniques assez rebattus, eux-mêmes, et refaits, \u2014c\u2019est évident \u2014 pour flatter un goût artistique à la hauteur de la gastronomie qu'on vante.En dix mots comme en mille, on nous abrutit à nos dépens pour nous faire préférer un produit, \u2014provenant du fromage naturel que nous délaissons \u2014ct que nous n'avons seulement pas le talent de fabriquer nous-mêmes.A ce sujet, il faut dire que nos recherches ont été absolument inexistantes.II faut plutôt dire que nous sommes laissés faire, et que nous n\u2019avons pas compris notre propre problème.Y a-t-il une conclusion?Lorsqu'on nous a amené la © en concurrence.au beurre, nous avoas la chose au sérieux et entrepris une lutte, quoique perdue d'avance, et pas toujours très habile, Mais, lorsqu'on débaisse sur nos marchés toute une production fromagère authentiquement installée vhez- nous pour une production de fromages .cbâtis à même on ne sait quoi, nous nous laissons fuire, «1 nous acceptons à la fois les programmes de radio qui les vantent la perte du vrai marché local pour notre produit.Nous ne prenons seulement pas la peine d'envigager la présentation de notre produit sous une forme attrayante.Admettons que récemment, nous avons pu nous procurer du frumage Mistassini, - un fromage doux du type Cheddar, convenablement empaqueté, et de belle qualité.L'initiative sera encore venue d'organisations particulières.Manquerions-nous de direction éclairée?Manquerions-nous de techniciens compétents?Pourtant, nous connaissons nombre de bons techniciens\u2026 Seulement les compagnies les conna:ssent, elles aussi; et elles ont fait déjà leur choix.Le problème du fromage dans le Québec est un grand chapitre en blanc.L.-de-(;.Fortin, La Chasse des Saint Martyrs au collège de Ste-Anne.Ste-Anne-de-la-Pocatière.(D.N.C.) La châsse contenant les reliques insignes de tes saint Martyrs canadiens était transporté:, le semaine dernière dans la chapelle du Collèxe de Ste- Anne-de-la-Pocatière pour y être laissée à la vi- nération des fidèles durant quelques heures.Dimanche à la grand\u2019'messe le sermon fut prononcée par le Rev, P.Germain, S.J., chargé de transpar- ter d'un lieu à un autre la châsse des Saint-Martyrs Le prédicateur évoqua beaucoup de réalisme et de pathétique les travaux, les peinca, les souffrances et l'apostolat de nos 8 martyrs cunadiens pour terminer ensuite par le touchant récit de leur martyre.Puissent ces saints pionniers de la foi en Amérique réveiller dardents désirs apostoliques dans le coeur du peuple Canadien! Après la messe se déroula la cérémonie de la vénération des reliques.La chasse des Saints Martyrs poursuit sa tournée a travers les dincèses du Canada.Le reliquaire contient une partie du crâne de saint Jean de Bréboeuf et des reliques de Saint-Gabriel Lalemant et de St-Charles Garnier.Sur leur passage, les martyrs siment des faveurs nombreuses d'ordre temporcl et surtout spiriturl, Il convint de souligner que ces reliques ont été recueillies après le supplice et la mort des Pères par un nommé du nom de Lamherbe.On sait que les donnés étaient des hommes qui, sans êtres prè- tres, aidaient les Pères dans leur apostolat; clles furent transportées dans une autre mission plus à l'abri des farouches iroquois et mises sous la garde des missionnaires de l'endroit.Un peu plus tard, quand les iraquois : calin! -* un peu ct que les routes furent plus sûres on transporta ces reliques au collège des Jés: Québec.Environ un siècle plus tard, lors du si: de Québer en 1730, on transporta de nouveau les reliques de © saint martyrs à l'Hôtel-Dieu.Elles y demcur© t ius- qu'au procès de canonisation des martyrs nt en 1925.Depuis, on les vénère dans la ch \u2018le de la Résidence des Jésuites à Québec.Résidence: 241, Joftre.Cel: 7-2807 FERNAND SIROIS.LSC.cGA COMPTABLE AGREE 70, Rue Ot-PIERRE, QUEBEC.Tél: 2-6039 page 2 GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne.| (Kamoureska).20 octobre 1949 Page d'ÂISTOIRE REGIONALE Les terres de la GRANDE - ANSE et DES AULNAIES par Léon ROY (Suite) En 1881, lors de la mise en force du cadastre actuel, ces deux terres Nos 46 et 47 appartenaient à Odilon Pelletier, (fils de Jean-Baptiste).Le No 47, de 2 arpents et 1 perche de front, sur 42 arpents de profondeur, ayant une superficie de 88 arpents et 20 perches, forme seul la dernière tranche de nos 10 arpents.Le No 46, qui forme la tranche sud- ouest de l\u2019ancienne terre de Joseph Lizot (1685-1789), a 2 arpents et 2 perches de front, sur 42 arpents de profondeur, soit 92 arpents et 40 perches en superficie.Voici les transactions enregistrées sur les immeubles au Bureau d'Enregistrement de la division de l'Islet, depuis 1881 (59): (a) Cession de Lucie Charrois, veuve de Pierre-Antoine L'Italien, à Prosper L'Etoile-dit-L'Italien, le 16 janvier 1874; renouvellement en 1882, (b) Donation d'Odilon Pelletier à Georges Pelletier, son fils, enregistrée en 1882.(c) Contrat de mariage du dit Georges Pelletier avec Léontine Miville, enregistré en 1882.(d) Testament de Léontine Miville, épouse du dit Georges Pelletier, enregistré en 1883.(e) Vente de Georges Pelletier à Joseph Harton, vers 1884, enregistré en 1890.(f) Donation de Joseph Harton à son fils Napoléon, enregisrée en 1897.(g) Contrat de mariage du dit Napoléon Harton avec Joséphine Morin, enregistré en 1897.(h) Vente de Napoléon Harton à Alphonsine Michaud (veuve en deuxième mariage d'André Plourde, de la Ri- viére-Quelle, remariée à Alphonse Bérubé, le 2 novembre 1907), enregistrée en 1908.(i) Vente de Ia succession Alphonse Michaud à Thaddée Caron, le propriétaire actuel, le 6 mai 1911, enregistrée en .Origine de la famille Harton, Cette famille Harton, dont il vient d'être question, est d'origine allemande.\u2018Félix Harton, fils de Jean et d\u2019Angé- Hique Martin, soldat du Anhalt Zerbst Regiment (voir Breher), de Weilbourg, Allemagne, épousa a Saint-Roch-des- Aulnaies, le 10 janvier 1786, Angélique Gauvin, qui avait été baptisée dans cette méme paroisse, le ler mai 1762), fille de Jacques-(Roch) Gauvin (1721-65) et de Marie- (Marguerite) Castonguay (1730-post 1767)\".Deux fils de Félix Harton contractérent mariage a La Malbaie, Ignace, en 1820, avec Elisabeth Bergeron; et Firmin, en 1823, avec Thérése Brisson (67).Terre (No 9 et 10a) de Jacques Gerbert (1665 - 99) Lots cadastraux actuels Nos: 53, 54 et 54a, 54b et 55, Le 11 mars 1699 (gr.Chambalon), Marie Giffard, veuve de Nicolas Juchereau de Saint-Denys, concédait à Jacques Gerbert (1665-99), habitant du Cap Saint-Ignace, tout le terruin qui se trouve entre l'habitution de (feu) Jean Pelletier (1627-98, son beau-père), au mord-est (No 8), et celle de Pierre Saint-Pierre, au sud-ouest (No 10).C'est le terrier de 1743 qui nous donne la largeur de la terre ainsi concédée, soit 4 arpents, À cette terre No 9 correspondant les actuels lots cadastraux Nos 53, 54, 54a, 54b et partie de 55.Jacques Gerbert dut prendre possession de sa terre au printemps, puisque son dernier enfant, Joseph puiné (1699- 56), fut baptisé au Cap St-Ignace, le 17 mai 1699, et qu\u2019il fut lui-même inhumé à la Rivière-Ouelle, le 25 juillet suivant.On ne peut donc le considérer comme l'un des premiers colons de Saint-Roch-des-Aulnaies.La carte de Catalogne, de 1709, situe cette terre de la Ve Gervais, (sic, Marie Pelletier (1667-1725), veuve de Jacques Gerbert, remariée a Mathieu Guillet, habitant du Cap Saint- Ignace) entre celles de Ch (arles) Peltier, au nord-est, et de Ch (arles Miville-dit) Duchaines, au sud-ouest.Ce dernier avait dû faire l'acquisition d\u2019une tranche (nord-est) de la terre de Pierre Saint-Pierre, entre 1700 et 1708.Le 16 avril 1733, une ordonnance de l'Intendant homologuait un jugement rendu par le Sr d'Auteuil (seigneur de la Pocatière, en qualité d\u2019arbitre), en vertu d\u2019une commis- s\u2018on de l'Intendant, et, en conséquence, maintenait Joseph Gerbert, habitant de la seigneurie des Aulnaies, dans la propriété et libre possession d'une terre de 4 arpents à lui (?) (re) concédée par la dame veuve Juchereau de Saint-Denys, avec défense à toute personne de le troubler dans la dite propriété (34).Le terrier de 1743 mentionne la terre de Joseph Gerbert (1695-ant 1774), époux de Marie-Catherine Gagnon (1697- post.178B), de 514 arpents de front contigus, dont (1°) 4 x 42 a-pents à luy eschus tant pour sa part dans la succession de Jacques Gerbert, son pére, qu'ayant acquis le restant de En cohéritiere (c'est-à-dire toute 1a terre No A x arpen au sud-ouest remiers), Charles Miville-dit-Deschènes (1677-1748), le 6 juillet 1733 ((gr.Janneau) - c\u2019est-à-dire notre terre No 10a, ou la majeure partie du lot cadastral actuel No 55 - bornés (le tout) au nord-est par Charles Pelletier (?), et au sud-ouest par Joseph Pelletier (1702-56) - ce dernier se trouvant sur la terre de feu Pierre Saint-Pierre.Le 3 mai 1758 (gr.Joseph Dionne, insinuation à Québec, vol.XII, f, 669, Joseph Gerbert et Marie-Catherine Gagnon, son épouse, partageaient entre les trois seuls enfants qui leur restaient leur terre (No 9 et 10a), de 5 arpents 8 perches et 6 pieds (?) de front, où ils demeurent présentement, et bornée (au nord-est) par Jacques Pelletier et (au sud- ouest) par la veuve de Joseph Pelletier, comme suit: (a) la tranche nord-est à leur fils Jean Gerbert (ou Jalbert), veuf de Marie-Thècle Chamberland, demeurant à Saint-Roch; (b) la tranche du milieu à leur (autre) fils Antoine Gerbert (ou Jalbert), actuellement en Acadie (qui épousa Françoise Damours); et enfin (c) la tranche du sud-ouest à leur fille Marie-Catherine Gerbert (1727-ant 1774), veuve de Nicolas Riou (1728-56), des Trois-Pistoles.Au lieu de 514 arpents de front, que mentionnent les actes précédentes, la terre de Joseph Gerbert pére devait avoir 1 perche et 3 pieds de plus, car les trois terres données à ses enfants s'étendaient sur une largeur de 5 arpents 6 perches et 3 pieds.A 67 ans, Jospeh Gerbert avait encore bon pied bon oeil, puisque d'après le recensement de 1762 (36), il était alors capitaine de la milice de Saint-Roch.Jean et Antoine Jalbert, que ce recensement mentionne comme réfugiés étaient évidemment ses fils revenus d'Acadie, où ils avaient dû suivre les Damours.Marie-Catherine Gagnon, veuve de Joseph Gerbert, vivait encore en 1788, alors qu'elle était agée de 91 ans.Le 14 novembre 1766 (gr.Louet fils}, Antoine Juchereau- Duchesnay, seigneur en partie des Aulnaies, donnait titre- nouvel à Joseph Gerbert pour sa terre de 54 arpents de front, bornée au nord-est à Jacques Pelletier, et au sud- ouest à Jean Pelletier.Comme les bornes des trois terres des enfants de Joseph Gerbert n'ont pas changé depuis 1758, on peut tout aussi bien s\u2019en tenir pour la suite aux Nos qu'elles portent au cadastre actuel (de 1881).Terre de Jean Jalbert Lot cadastral actuel No 53 En 1758, cette terre de Jean Jalbert (veuf de Marie-Thè- cle Chamberland) de 18 perches et 12 pieds de front, sur 42 arpents de profondeur, était bornée au nord-est à Jacques Pelletier, et au Sud-ouest à Antoine Gerbert (ou Jalbert), son frére.Au cadastre seigneurial abrégé, clos de 31 janvier 1859, cette terre de 1 arpent 8 perches et 12 pieds de front, sur 42 de profondeur, porte le No 176, appartient à François Pelletier, et est bornée au nord-est à Sylvestre Pelletier, et au sud-ouest APierre Castonguay.Le plan cadastral officiel de 1881 lui donne une largeur de 1 arpent 8 perches et 12 pieds de front, Elle appartient présentement (1948) a M.Arsène Castonguay.Terre d'Antoine Jalbert (lots cadastrœux Nos 54, 54a et 54b) En 1758, cette terre d\u2019Antoine Jalbert, de 18 perches et 15 perches de front, sur 42 arpents de profondeur, était bornée au nord-est à Jean Jalbert, son frère, et au sud-ouest à Marie-Catherine Jalbert, sa soeur, veuve de Nicolas Riou.Le 12 décembre 1787 (gr Louis Cazes), cette terre appartenait encore à Antoine Jalbert.Au terrier de 1821 (gr J.-B, Taché, 3 décembre 1821), on voit qu\u2019elle était passée à Augustin Jalbert, (né en 1763, fils d\u2019Antoine et de Françoise Damours).Le 25 avril 1854 (gr.Amable Morin), la terre en question appartenait à Pierre Castonguay.Au cadastre seigneurial abrégé, clos le 31 janvier 1859, cette terre de Pierre Castonguay, de 1 arpent 8 perches et 15 pieds de front, sur 42 arpents de profondeur, porte le No 175 de l\u2019époque, et est bornée au nord-est à François Pelletier et au sud-ouest à Jean Cas y.Au plan cadastral officiel de 1881, cette terre No 54 a 1 arpent 8 perches et 12 pieds de front.Elle appartient présentement (1948) à M, David Castonguay.(36) Cf: Rapport de l\u2019Archiviste de la province de Québec, pour 1925-26, pp.11 À 16.(34) Cf: Pierre-Georges Roy, Inventaire des Ordonnances des intendants de la Nouvelle-France (1919), 4 vois.(50) Nous devons à M.Paul Bernier, registrateur de Is division d'Enregistrement de l'Isiet, de nombreux renseignements, pour lesquels nous lui exprimons toute notre gratitude ici même, parce qu'il était difficile d'en signaler la source dans notre texte.(à œuivre) CANADA 1949 Edition française L'édition française du Canada 1949 vient de paraître: sous un format commode et fort attrayant, cet ouvrage présente une revue officielle de ia situation actuelle et des progrès récents au Canada au point de vue économique, social et culturel.Il est publié par ordre du Ministre du Commerce et s'adresse particulié- rement aux hommes d'affaires, aux étudiants, aux conférenciers et à tous ceux qui s'intéressent aux progrés du Canada.Il traite de l\u2019organisation économique du pays sous ses aspects et les statistiques qu\u2019il contient sont les plus récentes.Canada 1949 est un volume de quelques 280 pages et contient, en plus de ses chapitres réguliers, des articles spéciaux sur le pétrole du Canada, sur la citoyenneté et sur le phoque de l\u2019Alaska, Le texte est abondamment illustré de plus de 150 gravures dont huit planches en couleurs.Il contient en outre 100 tableaux statistiques ainsi que des diagrammes et des graphiques et deux cartes hors-texte.CANADA 1949 est dès maintenant en vente au prix de .25 l'exemplaire chez l'imprimeur du roi, à Ottawa.Les commandes doivent ê- tre adressés à l'Imprimeur du roi, à Ottawa, en même temps qu\u2019une remise de 0.25 par bon ou mandat postal.Les timbres-poste ne sont pas acceptés.Si l'on envoie des pièces de monnaie, celles-ci devront être plaçées entre deux cartons dons les bords seront ensuite collés ensemble.Des COMBLES Le comble de la poltronneris.Avoir peur d'une lettre chargée.Le comble de l'habileté pour un sourd-muet.Se faire comprendre par un cygne Le comble de l'habileté pour un barbier.Raser une maison.Le comble de la cruauté.Exécuter une symphonie.Le comble de l'habileté pour un tondeur.Tondre un oeuf.Le comble de la vivisection.Se fendre en quatre pour obliger quelqu'un.Le comble du zèle pour un agent de la circulation.Vouloir faire circuler le sang.Le comble de l'habileté pour un incendiaire.Brûler le pavé.Le comble \u2018de ln méchanceté envers un Géronaute.Lui enlever un ballon.Le comble de la propreté.Esouyer un overs.Le comble de l'habileté pour un oculiste.Visiter lo Niagara ot l'opérer de sa cataracte, 20 ectobre 1549 GAMFPTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamotrasks), 3 Réunions des liniculteurs des comtés de Montmagny, l\u2019Islet, Kamouraska, Témiscouata et Bonaventure, à Ste-Anne-de-la-Pocatière.Ste-Anne-de-la-Pocatière.(DN.C.) Les liniculteurs de l\u2019Est de la Province de Québec représentés par les directeurs de leurs sociétés coopératives de teillage se sont réunis à Ste-Anne- de-la-Pocatière, le 17 octobre dernier, à l\u2019invitation du président et du secrétaire de la Linerie Coopérative de Kamouraska pour discuter de l'avenir du lin dans leurs comtés respectifs.Les bureaux de direction des coopératives de St- Charles de Caplan, Bonaventure; de Notre-Dame- du-Lac, de Témiscouata-Sud, de St-Alexandre, de Ste-Anne-de-la-Pocatière et de Saint-Pierre de Montmagny étaient représentés presque au complet avec leurs agronomes de comté.Ceux-ci avaient été autorisés officiellement au nom du Ministère de l'Agriculture par leur chef, M.Dubé, à assister à l'assemblée, Parmi les personnes présentes se trouvaient M.Charles-Eugène Bouchard, maire de Ste-Anne- de-la-Pocatière; M, O.Gour, M.P.de Csselman, Ontario, président du Conseil National du Lin et i ur lui-méme et président de la Coopérative de Teillage de Casselman: M, Jean Lesage député du comté de Montmagny-l'Islet à Ottawa; l'abbé A.Tardif, directeur de la Ferme de l'Ecole Supérieure d'Agriculture; M.Omer Milot, président de la Coopérative Centrale des Producteurs de Lin de Québec; M.R.Pelletier, régisseur de la * Station Expérimentale de Ste-Anne; M.Ernest Dubé, directeur du Service de la Propagande agronomique à Québec; M.André Auger, chef du Service de la Grande Culture; M.L.Descôteaux, chef du Service de l\u2019Economie Rurale; M.J.-G.Marazain, secrétaire du Conseil National du Lin et agent de vente de la Coopérative Fédérée pour les produits du lin; M.R.Latulippe, agronome et secrétaire- gérant de la Coopérative Centrale des Producteurs in, Le président de la Linerie de Kamouraska, a ouvert la séance en invitant le maire de Ste-Anne, M.C.-E, Bouchard à prendre la parole.Celui-ci, au nom de la municipalité de Ste-Anne, souhaite la bienvenue aux visiteurs et exprime le voeux que l\u2019industrie du Lin continue de pros érer dans la région, et il promet son appui le plus complet à ceux qui auront à l'administrer.M.Gagné après avoir résumé l'histoire de la production linière explique ensuite le but de la réunion.Il s'agit d'étudier l'avenir de l\u2019industrie.Dans le passé, nous avons compté sur les marchés d'exportation et nous étions favorisée par des prix toujours à la hausse.Aujourd'hui ces marchés sont beaucoup moins stables.Par contre nous avons des possibilités d'écoulement modestes peut- être mais nullement négligeables sur le marché domestique pour le fil et la toile de lin.Ne sarait- il pas temps de regarder plutôt chez nous qu\u2019à l'étranger pour vendre nos produits du lin?M.Gour, à titre de président du Conseil National du Lin, est invité à parler.Il expose ses idées de la façon personnelle et originale qui lui permet toujours de retenir l'attention d\u2019un auditoire aussi longtemps qu'il le désire.Il croit beaucoup en l'avenir du filage et du tissage au Canada à condition que nous ayons les services d\u2019experts de première valeur pour nous guider dans la transformation de notre matière première.M.Lesage parle ensuite et signale à l\u2019assemblée que les conséquences des dévaluations monétaires pour le lin sont encore temporairement asses incertaines.Il ne croit pas la situation difficile ni mise en slle-méme a tout jamais; il voit les difficultés surtout dans l'incertitude quant aux prévisions à faire pour les prochains mois, parce ue l\u2019on ne sait pas encore comment réagiront dei à quelque temps tous les pays avec lesquels le Canada doit faire ses échanges.Il promet toute sa collaboration à ceux qui pratiquent ou dirigent la culture ainsi que l\u2019industrie du lin.M.l'Abbé A.Tardif exprime ses vues.Il croit en l'avenir du lin, même si certaines années les pis ne sont pas aussi intéressants et il encourage lortement les linieultuers à persévérer.M.R.Pelletier, régisseur de la Station Expérimentale et gérant fondateur de la Linerie Coopérative de Ka- \u201c mouraska est invité à parler par le président de Fassemblée qui rappelle les circonstances bien modestes dans osquet les l\u2019industrie a pris naissance.M.Gagné ajoute que ce fut grâce à l'initiatie de M.Pelletier appuyé par les cultivateurs, les Ministères d'Agriculture d'Ottawa et de Québec ainsi que par l'Ecole Supérieure d'Agriculture, que la Production industrielle du lin put s'introduire dans Bas de Québec et s\u2019y développer.M.Pelletier cite un rapport tout récent publié par la F.À.Osur les \u201ctextiles naturels\u201d comme le lin, malgré la concurrence des \u201ctextiles synthétiques\u201d occupent le place dans le commerce.Il conclut en insistant sur l'importance du lin et sur sa grande utilité.M.Morazain vient exposer la situation des marchés extérieurs.Il signale les complications résultants du fait de la diversité d'utilisation de sos lins Certains centres fournissent un lin à la tige plus douce que d'autres.En général nos lins ressemblent plutôt à ceux de Russie qu'à ceux de Belgique ou d'Islande.Il répond à plusieurs questions de MM.Lesage, H.Pelletier et d\u2019autres.M.Latulippe prend la parole pour exposer ce qui se fait à la filature de la Coopérative Centrale à Plessisville, Les dernières machines indispensables au filage sont arrivées d'Angleterre en avril dernier soit trois ans après | envoi de la commande.Grâce à la contribution des Coopératives locales affiliées et à l'aide financière considérable du Ministère Provincial de l\u2019agriculture, l'usine de filage est aujourd'hui en mesure de travailler.Depuis septembre, elle a des commandes de fil no 8 et no 10 d'environ 1500 livres par semaine.D'autres commandes pourraient venir des Etats-Unis a une très belle apparence.M.Morazain répondant à une question déclare que des Américains ont fort apprécié le fil de Plessisville.M.L.Therrien, agronome que le Ministère d'Agriculture emploie pour étudier les problèmes de l'industrie linière montre à l'assemblée des tissus obtenus avec du lin de Plessisville et il fait connaître les résultats de ces essais.L assemblée est vivement intéressée par ces communications.M.André Auger vient à son tour donner ses observations et M.Champagne, un des agronomes du Ministère d\u2019Agriculture de Québec qui ont participé à la fondation de la Linerie Coopérative de Kamouraska, et depuis douze ans, se sont toujours intéressés activement au lin, exprime sa confiance en l'avenir de cette culture dans le pays.Comme conclusion pratique de ses délibérations, l\u2019assemblée adopte les voeux suivants: 1\u2014Sur proposition de M.A.Lévesque de Ste- Anne-de-la-Pocatière, appuyée par M.Babin de St- Charles de Caplan, demande est faite aux autorités fédérales et provinciales de découvrir et de mettre en permanence au Service de la Coopérative dans son usine de Plessisville, un expert dans le filage du lin.2\u2014Sur proposition de M.H.Landry, de St-A- lexandre, appuyée par M.E.Michaud, de Notre- Dame du Lac, demande est faite au Gouvernement Canadien de placer la production linière sous le coup de la loi de soutien des prix.3\u2014Sur proposition de M.Honoré Pelletier, de St-Pacôme, appuyée par M.Emile Hudon de Riv.- Ouelle, demande est faite aux directeurs de la Centrale de Plessisville d'organiser avee l'aide du Gouvernement de Québec une publicité intense autour des produits de la filature.Le président remercie alors MM.les députés Gour et Lesage ainsi que les agronomes, les experts et les directeurs des diverses coopératives de d\u2019être si généreusement rendus à l'invitation de la Coopérative de Ste-Anne.Il remercie également les autorités agricoles officielles de leur encours- gement et il lève la séance à minuit, 30 minutes.MM.les députés Arsenault de Bonaventure, J.-F.Pouliot, de Témiscouata; I'hon.A.Rivard de Momtmagny et Alfred Plourde de Kamouraska s'étaient excusés par lette ou par télégramme de ne pouvoir se rendre à la réunion.\u201c tte des Campagnes\u201d est publiés à selfie Line de-ia-Pocatière.par Fortin & File, Imprimewrs.\u2014Flle paraît le jeudi de chaque sernaine.Abonnement: | an 82.00 6 mois \"ny Le numéro 0.05 Direstour: L-de-G.Fortie.Les Lacordaire du Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière Ste-Anne-de-la-Pocatiére.(D.N.C.) Les Lacordaire du Collége de Ste-Anng de la Pocatiére avaient, mardi soir dernier, le plaisir de recevoir M.Ellyson, primident général des Cercles.Tous les étudiants et le corps professoral ont assisté à une réunion générale tenue sous la présidence de M.le Chanoine Alphonse Fortin, supérieur, en la saîle des promotions de l'Institution Aux premiers rangs, on pouvait remarquer M.l'abbé Marius Paré, aumônier du cercle du Collège, M.l\u2019abbé Eugène Bernier, aumônier régional; | abbé Roland Michaud, aumônier du cercle de Ste- Anne-de-la-Pocatière.M.Claude Gagnon, secrétaire du cercle de l\u2019Université Laval a porté la parole.Tous les Lacordaire et les Jeanne d'Arc de Ste- Anne de la Pocatière, avaient été invités à assister à cette réunion.Il y avait aussi quolques Lacordaire et Jeanne d'Arc de Bt-Jean Port-Joli.Dans sa conférence, M.Roger Ellyson.a déclaré que le mouvement Lacordaire est aujourd'hui ua fait sociale de plus en plus évident.Ce mouvement n\u2019est pas seu un mouvement de préservation personnelle, mais aussi un mouvement d'action.Ceux qui entrent dans ces cercles le font sans doute pour leur propre sécurité, mais aussi pour celle de leur famille et surtout pour remplir un devoir social une devoir de patriote.Les abstinents et abatinentes se doivent done de poursuivre jusqu'au bout leur oeuvre de réaction antialcoolique devant une société souvent imbue de principes alcooliques eultivés avec soin.S'ils font partie des Cercles c est pour y trouver une école de virilité, d'audace qui leur permettra de s'affirmer non pas avec arrogance mais avec charité.Tous doivent se faire un devoir de combattre leur propre égoisme, le grand mel de notre aiècle et sc faire les militants du bien, de ia charité.' La chorale de Philosophie Junior interprita pour la circonstance \u201cJeanne d'Arc\u201d et \u201cLa haut sur la Montagne\u201d.M.Roger Ellyson, président général daigne faire gouter aux élèves sa belle voix dans \u201cL\u2019Ave Maria\u2019 de Gounod.L'auditoire enthousiasmé le rappela 4 fois et il dut interpréter: \u201cLe pein d\u2019habitant\u201d, \u201cLe temps des cerises\u201d, \u2018Le voila, Nicolas\u201d, \u201cMaman \u2019.M.Claude Gagnon, secrétaire du Cercle de l'Université Laval dressa quelques mots aux étudiants pour leur demander leur collaboration à la page étudiante de \u201cRéaction\u201d.La fanfare du collère était aussi eu programme .Présenté par M.Jacques Pelletier, président du Cercle du Collège le conférencier fut remercié par M.l'abbé Marius Paré aumônier du Cercle.M.le Chanoine Alphonse Fortin, supérieur.tira la conclusion de la soirée.J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VEE \u2014 PE \u2014 AUTOMONLE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 MDELITE fre.- Ge Rue Poiré - Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - le - POCATIERE VENTE ET SERVICE BRÔLEURS À L'HUILE ET FOYERS MÉCANIQUES AUTOMATIQUES FAIRBANKS-NORSE Termes Faciles si désiré JOS LAFOREST Ste-ANNE dela POCATIERE .GSSBESSNOSRESEENNOSSSESSADNSSSREREONES - .: 20Er7E_ IEEE GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamourasks), | oq - Nous Voilà!!! Page étudiante (Facultés d\u2019Agriculture et des Pêcheries) LA CRITIQUE ces genres de reportages vulgarisés, du domaine Chronique Etudiante \u201cLe tour du Lac Saint-Jean\u201d (1) du Commandant L.Beaugé Il faut voir, dans \u201cLe tour du lac St-Jean\u201d de monsieur le commandant Lucien Beaugé, des impressions personnelles plutôt qu\u2019une tendance à dégager le pour et le contre des aspects géopraphi- ques qui se présentaient.Pourtant, c\u2019est cette dernière manière de voir qui prédomine.Comme il le dit lui-même, il est allé là en touriste et non pas dans un but d'étude quelconque.Mais souvent le touriste s'échappe pour faire oeuvre géographique, quoique les deux rôles puissent se rapprocher.Cest là qu il faute.Ainsi, l'intérêt est déjà assez réduit.Il saisit d'un coup d'oeil le contraste marqué en- les parties S et W du lac, et l'ingrat pays du N.Dans l\u2019un, il découvre la vie, la jeunesse; dans l\u2019autre, le coin de terre qui fit dire à l'artiste de l'Abatis, de Menaud, à propos de l'auteur de Maria Chapdelaine: \u201cLouis Hémon eut cet instinct général de chercher dans les abatis la virtuosité de notre peuple.I] composa parmi les souches, un chant d\u2019une grandeur et d'une simplicité qui ému- pont l'univers\u201d.Et voilà que ces pages reviennent a lui.Le commandant s\u2019extasie en face d'une \u201cpetite perle\u201d: Saint Félicien.Près de la moitié de l'écrit est consacrée à cette paroisse, qu\u2019il devrait voir, par un jour de pluie, avec ses rues de terre, même la rue principale, détrempées et boueuses.Dès lors, \u201ctous du Lac Saint-Jean\u201d ne rend pas justice à ce que l'on attendait d'un tel titre.De plus, il nous promène dans le Parc des Laurentides et la presqu'ile de Chicoutimi.Je n\u2019aime pas du tout ce mauvais qualificatif d'\u201cexotisme\u2019\u2019 donné à la Chamouchouane, ou l'Ashuapmuchuan, qui d'ailleurs ne s'écrit pas Chamouchouade, (voyons ici une faute typographique) encore moins ce \u201cnom à coucher dehors\u201d qu\u2019il ne peut justifier.Au contraire, ce répertoire particulier a puisé à une noble source: la nomenclature indigène.L'éminent folkloriste qu'est Marius Barbeau dirait: \u201cLes noms indigènes de la carte canadienne constituent son trait le plus distinctif\u201d (2) Les peuplades montagnaises, qui nomadaient dans la cuvette du lac St-Jean, ont baptisé ce grand tributaire du nom de d\u2019Ashuapmuchuan: \u201cOù se trouve le piège pour l'orignal\u201d ou \u2018\u2019le rendez-vous de l\u2019orignal\u201d.La Mistouk, la Péribonka, La Mistassini, La Ticouapé, la Ouiatchouam, la Métabetchouan, etc.sont des rivières à nom très significatifs et bien appropriés.\u2019 Il a un mot que je ne trouve pas a sa place: celui de \u2018\u201cmontagne\u201d\u2019 qu'il découvre à Shipshaw, dans le horst Kénogami.L\u2019on ne peut avoir affaire ici qu\u2019à une simple éminence, un mamelon, une Colline, une croupe, un ressaut, une Saillie, une crête.une butte, un pan rocheux, ou mieux encore un \u201ccran\u201d (3), puisque nous avons pour nous l'atmosphère du pays, Ce n\u2019est pas tout à fait faux de dire que Saint.Joseph-d'Alma se trouve sur les bords du Saguenay naissant.Mais il est plus juste de situer la ville sur la rive droite de la Petite Décharge, étant avec la Grande Décharge les émissaires méridionaux et septentrionaux de l\u2019ombilic glaciaire, car le Saguenay supérieur naît quelques milles à l'aval.Ile Maligne n'est pas un \u2018village en gestation\u201d.I a accouché depuis longtemps.Il a atteint un complet développement stationnaire de ville.Péribonka lui rappelle cette vision encore frai- che de l'aspect du plateau laurentien aperçu précédemment, même s\u2019il n\u2019y a pas d'accident de relief sur les rives de la rivière du même nom.LA s\u2019étend, imperturbable, la paine plate, vaste et monotone, se joignant insensiblement à la grande nappe aqueuse intérieure.C'est plutôt le dur pays sablonneux qu'il évoque, les parallèles de la sérénité de chacun, de leur calme et de leur solitude.Dans son ouvrage.le commandant rêve souvent.I! chante tout haut, et il a la voix juste.Un soir, dans sa traversée du Parc des Laurentides, près du lac Clarence Gagnon, il exprime ainsi son ressentiment intérieur: \u201cEt la grande paix du soir.Le silence des bois.Le clair de lune sur un petit lac ravissant et que l'on possède seul pour une nuit\u201d Plus loin, sur les bords de la rainure fluviale sa- guenéenne, pour la seconde fois harnachée, il dé- horde d'exaltation: \u201cJ'ai passé dans les gorges à la brunante, dans une espèce de pénombre bleue qui les rendait plus sauvages si possible.Les jaillissements d'écume, le déchaînement des eaux débridées, leurs grondements furieux au.milieu du chaos des roches, quelle belle évocation de forces indomptables!\u201d Ti continue pour plusieurs belles lignes une romance à la gloire de l\u2019industrie, Ti a le mérite de se-prêter avec uno grâce joviale qu'on lui connaît, dans ces tournures de phrases bien à lui, faites pour la diction en premier lieu, à scientifique aux choses de la vie courante, les mettant de la sorte à notre portée.\u2026 \u201cLe Québec n'a pas dit son dernier mot\u201d, ajoute- il en terminant, n'est autre qu'un des thèmes repris antérieurement par Raoul Blanchard dans ses études sur le Canada-Français, (1) Diffusé sur les ondes de Radio-Canada, au Réveil Rural, le 28 novembre 1945, et reproduit dans la Gazette des Campagnes, le 30 décembre 1948,série II, vol.8, no 8.(2) \u201cLes plus anciens noms du Saint-Laurent\u201d.Rev.Univ.Laval, vol MI mo 8, avril 1949, p.654 (3) Laliberté, André, ptre.\u201cLe parler populaire au pays des bleuets\u201d.Le Canada-français, vol.XXX, no 5, janvier 1943, voir les pages 358 et 367.Camille Laverdière.Nécessité d\u2019une formation La formation personnelle se révèle plus indispensable que jamais à notre époque où l'on recherche la compétence dans tous les domaines.De ces quelques dernières années, retenons le fait que les sociétés peuvent se transformer de fond en comble, et que seules les idées justes persistent.Il n\u2019y a plus de place pour la médiocrité.On est généralement porté à croire que l'instruction seule peut réaliser des merveilles.C'est une erreur.Sans le sens des êtres et des choses, l'homme le plus instruit devient une sorte de monstre.Qui n\u2019a pas constaté qu'au sein de \u201csommités\u201d il peut y régner souvent, très souvent même, de l'apathie, de la mesquinerie.Car \u201cl'instruction est un fichier; autre chose est la culture qui reste après que l'on a oublié l'accumulation de détails documentaires\u2019.Toutes les disciplines classiques n'ont qu'un seul but: développer au maximum le sens social.Ecolier, étudiant, on se demande parfois à quoi cela me servira demain dans la vie.Ce sont justement ces \u201cpertes de temps\u201d qui permettent de comprendre, de choisir, bref d'atteindre notre \u201ceondition humaine\u201d.Il ne faut pas croire cependant que seule les collèges classiques possèdent le monopole de cette formation.Elle peut et s'acquiert souvent en effet en dehors d'eux.L'histoire fait mention d'une multitude d'autodidactes qui refusant de considérer leurs semblables comme les \u201csignes d\u2019une équation d'un ordre abstrait\u201d, n\u2019en ont pas moins \u2014d'une façon ou d'une autre\u2014 soulagé la misère humaine, Celui pour qui servir est un vain mot, devait se former pour occuper ici-bas la place que la Divine Providence réserve à chacun de nous.En cette heure de guerres, de malaise social, nul ne peut dire de quoi demain sera fait.Seule une formation solide permet de se guider adroitement, de donner un sens à nos échecs aussi bien qu'à nos réussites.Depuis que le monde est monde, l'humanité est partagée: en haut de l'échelle, les penseurs \u2014les vrais\u2014 et en bas la masse anonyme de ceux qui travaillent de leurs dix doigts.N'y voyez pas là un semblant de mépris pour la classe laborieuse et courageuse.Par les innombrables moyens de propagation de la pensée dont dispose l'ère moderne, on ne peut s'imposer que par sa compétence et sa formation.Si l\u2019on ne veut pas être dans la remorque, il faut cohduire.Un des nombreux bienfaits de la démocratie, c\u2019est qu\u2019on ne peut se pencher sur son problème sans toucher à celui de son voisin; il en est de même des nations et des peuples car le \u2018monde est un\u201d.L'humanisme que la culture engendre, arrondit les angles, parce qu'il développe en nous le sens humain.La vérité est une, sans nul doute, mais elle peut s'exprimer de façons différentes, seule une formation éclairée permet d\u2019en saisir les nuances.; De plus c'est un des plus surs moyens de défendre avec succès la civilisation chrétienne menacée de toute part.La bataille qui se poursuit sournoisement entre l'Eglise et ses détracteurs est, quoiqu\u2019on en pense, une lutte d'idées.On fait retomber avec une facilité étonnante sur la religion les faillites de ses fils.Les hommes \u2014généralement\u2014 pensent d'abord et agissent ensuite.Leurs erreurs ne sont que celles de leur esprit.De là, la nécessité de bien penser.Tout bon catholique peut et doit développer ses facultés intellectuelles pour mieux défendre et préserver le christianisme.L'ignorance annihile le caractère.La culture au contraire engendre l'enthousiasme; elle est \u201cle sens des choses de l'esprit, la compréhension de l\u2019humain.RP., \u201cUne fois de plus, d\u2019un Atlantique à l\u2019autre, c'est la soirée du \u201cNous Voilà\u201d, avec votre commentateur Roland Gilbert\u201d.| Aujourd'hui, nous assisteront à la joute mettant aux prises, les cours et les laboratoires.| Malheureusement.faute de chroniqueur, la partie ne sera pas radiodiffusée.Dès les premiers jours de l'année académique, les étudiants de 3ème et 4ème année, travaillent au \u201cmontage\u201d de leur herbier.Il s\u2019agit en l'occu- rence de ramasser 125 plantes, les faire sécher, les identifier et les classer.Actuellement, le tout est déjà fait, et certains poussent leur ardeur juse qu'à les mettre en famille, histoire de présenter le trousseau en second semestre., Cette semaine, la faculté d'Agriculture est à l'honneur.Il s\u2019agit d'un congrès de professeurs des écoles moyennes d\u2018Agriculture, dirigé par M.Charles Magnan, directeur de l'enseignement agricole.Le sujet a l'étude est le sol.Les spécialistes du Laboratoire Provincial des Sols exposent certaines considérations pédologiques d'ordre général en fonction des sols du Québec.Après deux jours de discussions et d'échange de vue, le congrès se termina par un banquet donné à la salle de récréation de la Faculté.On remarquait au nombre des invités d'honneur, MM.: le Ministre Laurent Barré, le sous-ministre Bégin et leurs épouses, N.April, président de la Corporation des Agronomes, F.-X.Jean, doyen de la Faculté, Jos.Diament, directeur de l'Ecole, J.-R.Pelletier, régisseur de la Ferme Expérimentale de Ste- Anne, et d'autres personnalités non moins remarquables.Une soirée fut organisée en l'honneur des congressistes.La chorale Calixa Lavallée, dirigée par monsieur J.Anctil, professeur à la faculté, fut grandement appréciée par l'auditoire pour ses chante variés et choisis, étudiants y apportèrent leur contribution représentée par une pièce comique qui fit rire aux larmes certains invités.Dès vendredi matin, la routine reprenait: cours et laboratoires.Le soir, les spectateurs venus à la représentation cinématographique, furent agréablement surpris par les notes mélodieuses des Petits Chanteurs à La Croix de Bois.Nous félicitons sincèrement l'abbé Joseph De Smet pour la magnifique performance de ses protégés, et nous espérons que nous aurons l\u2019occasion, le plaisir de les écouter encore.Le laboratoire de samedi après-midi nous permit de délasser nos jambes en pratiquant le saut de mouton, ayant, comme point d'appui, les \u201cpagés\u201d de clôture.Du même coup, nous nous préparions au prochain 5 milles, en traversant avec une vitesse vertigineuse qui ferait pilir J.Owens, la distance séparant deux clôtures, et Dieu seul sait s\u2019il y en a sur les fermes québecoises.Roland Gilbert, e.s.a.Le Sport Une page étudiante où il n\u2019y a pas d'échos des sports pratiqués par les étudiants n'est pas une page étudiante.Car & cet âge l\u2019homme se reconnaît et devrait s'identifier dans la pratique de ces jeux qui, du moral au physique, contribuent à la glorification de son corps d'homme.Ainsi, divers comptes rendus des parties de ballon-volant, des joutes de balle-molle, des tournois de tennis ou de tennis sur table, des combats de boxe, des rencontres au hockey, des randonnés en ski, etc, pratiqués en groupe par l'étudiant, seront communiqués au monde lecteur.Ce monde lecteur, de la sorte, reconnaîtra l'allure sportive de la gent étudiante.Il y verra, de plus, le comportement de toute une jeunesse en marche dans ses distractions.A l'extérieur à la ball-molle, le 2 octobre, le Collège remporta une victoire au compte de 14-9 sur les gars de l\u2018Ecole: Lavigne r.; Hébert L; Martineau 1b.; Simard 2b.; Laverdière a.-c.; Talbot 3b.; Michaud c d.; Therrien c c.; Gagnon c g., dans une partie arbritrée au marbre par R.Gilbert.Les bons coups de part et d'autre se multiplièrent, et le vainqueur ne sut vraiment qu'il avait pour lui la victoire avant les dernières minutes de jeu.Tableau sommaire de la partie: : 123456717TT Ecole: 0 5 3 0001 9 Collige: 8 0 3 0 3 0X 14 Comille L Ha 1 20 octobre 1949 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).5 A l\u2019école d\u2019agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière Du 11 au 13 octobre, les professeurs de l\u2019enseignement intermédiaire agricole suivirent des cours sur les sols à l'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière.Organisés par M.Jean Charles Magnan, directeur du Service de l\u2019Enseignement agricole, avec l\u2019aide de M.J.-P.Lettre, chef de la division des Ecoles d'Agriculture, ces cours dont la direction technique relevait de M.Auguste Scott, chef de la Division des sols et professeur à l'Ecole supérieure d'Agriculture de Ste- Anne-de-la-Pocatière, remportèrent un franc suc- cés.Ils se terminérent le 13 octobre au soir par un banquet somptueux offert gracieusement par les autorités de l'Ecole en collaboration avec le ministère de l'Agriculture.Des discours ont été prononcés par M.l\u2019abbé Joseph Diament directeur de l'Ecole, qui souhaita la bienvenue aux invités d'honneur, par M.le Chanoine Alphonse Fortin, supérieur du collège de Ste-Anne, par l\u2019hon.Laurent Barré, ministre de l'Agriculture, par Mgr Wilfrid Lebon, assistant-supérieur du Collège de Ste-Anne, par M.Alfred Plourde, député du comté de Kamouraska au provincial, par M.Nolasque April, directeur de l'Ecole Régionale d'Agriculture de Ste-Martine par M.l'abbé Laurenzo Angers, directeur de l'Ecole Moyenne d'agriculture de Chicoutimi, et par Mme La de Gonzague Fortin, vice- présidente du Cercle de fermières de Ste-Anne.M.l'abbé Diament rappelle le dévouement déployé par les prêtres pour maintenir l\u2019Ecole et déclare qu'en raison des développements modernes, elle compte de plus en plus sur le secours des autorités du gouvernement pour poursuivre son oeuvre.L'orateur apprend qu'il doit son amour de la terre au fait qu'il faisait dans sa jeunesse partie de l\u2019un des premiers jardins scolaires organisés dans le comté de Portneuf par M.Magnan.Il termine en démontrant ce que font les écoles d'agriculture \u2018pour former un homme de courage, de zèle, de grande droiture, bref, un parfait chrétien, un agriculteur ou un technicien agricole qui travaillera sans relâche au salut de l'agriculture québecoise.\u201d M.le Chanoine Fortin dit \u201cNotre Ecole d'agriculture en son 90ème anniversaire apprécie le grand honneur d'avoir reçu les professeurs de l\u2019enseignement, étudié le sol dans sa théorie et intermédiaire agricole qui ont dans sa pratique.En cela, ils marchent sur les traces de l'abbé Pilote dont la devise était \u201cLe sol, c'est la patrie, améliorer l'un, c\u2019est servir l\u2019autre\u201d.Continuez, messieurs les professeurs, conclut M.le Chanoine, votre travail scientifique et patriotique auquel vous vous êtes si bien préparés dans cette école qui, sous l\u2019égide de l'Eglise, s'est maintenue héroïquement, et qui avec la bienveillance et le secours de l\u2019état veut affirmer sa conviction de conduire le peuple vers les sommets de l'honnêteté et du savoir en prenant conscience de la portée patriotique et s0- ciale de son oeuvre.Co M.le député Plourde a dit toute I'admiration qu'il a à l'endroit du personnel enseignant des Ecoles d'agriculture.\u201cCe sont les professeurs, fait- il remarquer, qui contribuent, par la formation qu'ils donnent, à leurs élèves à réhausser le niveau intellectuel et social de notre peuple.M.Plourde souhaite en terminant que l'on organise dans la petite école du rang \u2018\u2018un système qui sera capable de promouvoir l'amour de la terre chez les jeunes qui poussent et ont intérêt à suivre l'exemple de leurs parents qui sont fiers de leur profession.\u201cNos jeunes, a-t-il dit, seront de vrais cultivateurs s'ils sont des hommes de devoir, des hommes prévoyants possèdent le sens des affaires et profitent de toutes les occasions pour acquérir les connaissances dont ils ont besoin pour exploiter une ferme\u201d.L'HONORABLE BARRE Dès le début de son discours, l\u2019honorable ministre de l'Agriculture parle des devoirs qui incombent aux professeurs dont \u201cla mission sublime, mais effarante est de former l'esprit et l\u2019intelligence de nos cultivateurs et de façonner l'âme des jeunes créée par le Créateur à son image et À sa ressemblance\u201d.II évoque ensuite l'héroisme de nos mères canadiennes qui, après la conquête, ne se sont pas laissé abattre, mais ont fait preuve un grand dévouement et un bel esprit chrétien pour élever leurs enfants dans l\u2018amour du devoir et du respect des traditions religieuses et rurales.M.Barré exhorte aussi les professeurs à comprendre leurs responsabilités, à ne rien négliges pour fournir à la terre ce dont elle a besoin, savoir, des jeunes à l\u2019âme vraiment canadienne et possédant non seulement la science abondante et sûre pour bien cultiver, mais aussi capables de pratiquer la charité et l'humilité, deux vertus qui ne sont pas incompatibles avec la dignité de le vie rurale .orable ministre assurant les pro! \u2018osseurs que our situation sera améliorée afin d'être moins inquiets devant les besoins de la famille leur parle ensuite de l'obligation de servir de leur mieux les cultivateurs, ce qu'ils réaliseront dit-il, s'ils ont le dévouement & leurs devanciers.Puis il conclut ainsi: \u201cJe demande pour mes frères, les cultivateurs, pour leurs enfants, de semer en ce siècle d\u2019orgueil.la semence de charité et d humilité comme le proposait l'Apôtre St-Jean qui répétait souvent: \u201cAimons-nous les uns les autres\u201d.M.Barré présenté par M.Magnan qui avait agi comme maître de cérémonie fut remercié par Mgr Wilfrid Lebon.L'orateur distingué rappela le rôle important joué par M.Barré dans la fondation de l'U.C.C.et il évoqua le souvenir de l'abbé Pilote \u201cqui, dit-il.s'il revenait dans son école accrochée au flanc de la montagne, constaterait avec fierté tout le progrès qu\u2019a accompli l'enseignement agricole organisé par ce pionnier dont l\u2019oeuvre est plus vivante que jamais, parce qu\u2019elle donne, chez la classe rurale, des fruits merveilleux\u201d.Outre les personnes déjà nommées, on remarquait à la table d'honneur: M.l'abbé F.-X.Jean, doyen de la faculté d'Agriculture, M.J.-E.Laforce président de la Commission du Servica civil, M.Stanislas Bégin, sous-ministre de la Colonisation, M.Eloi St-Germain, commissaire de l'Office du Prêt Agricole, M.Albert Sirois, doyen des professeurs de | Ecole Supérieure d'agriculture de Ste- Anne-de-la-Pocatière, et M.Rosario Pelletier, régisseur de la ferme expérimentale de Ste-Anne- de-la-Pocatière.Une autre table d'honneur présidée conjointement par Madame Laurent Barré et Madame Alfred Plourde était occupée par Mme J.-E.Laforce, Mme Donat-C.Noiseu, les épouses des professeurs de l'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste-Anne- de-la-Pocatière qui assistaient à cette fête où l\u2019agriculture fut glorifiée.H.Lacourcière, agronome.Rédacteur au Service de l'enseignement agricole Message de Son Exc.Mgr Celso Constantini.SECRETAIRE de la SACREE CONGREGATION de la PROPAGANDE MALEDICIMUR et BENEDICIMUS (1 cor 4,12) (Ills nous maudissent, et nous répondons par des bénédictions).L'apostolat missionnaire progresse en Afrique à un rythme accéléré et vigoureux et récolte une moisson toujours plus abondante.Partout floris- sent les oeuvres de charité et d'éducation, en particulier les séminaires, qui préparent les prêtres indigènes, fondement des plus belles espérances.Dans l'Inde également, l\u2019apostolat chrétien recueille le fruit le plus ardemment désiré et longuement mûri qu'est le passage des Missions étrangères à l'Eglise indigène, Cependant les missionnaires étrangers demeurent sur place, pour apporter leur concours aux évêques Indiens.Magnifique succès, dans lequel semeur et moissonneur.c\u2019est-à-dire missionnaire étranger et prêtre indigène, participent à la même joie, selon la parole de l\u2019apôtre St-Jean: (Ut et qui seminat si- mul et gaudeat et qui metit\u201d (Joan, 4.36).Mais en certaines régions de l'Extrême-Orient, l'Eglise missionnaire souffre et saigne comme l'Eglise des Catacombes, Un cri de douleur se lève de ces terres dévastées.un cri de foi et une demande instante de secours spirituels et matériels.C\u2019est le corps (mystique) du Christ qui souffre; et si un membre est blessé tous les autres s\u2019en ressentent, Nous vivons des heures, où plus que jamais nous devons avoir un vif sentiment de solidarité chrétienne et aider nos héroïques messagers de l'Evangile par la prière, les aumônes et les inscription a I'Oeuvre Pontificale de la Propagation de la Foi.\u201cMaledicimur et benedicimus (1 Cor.4,12) Gloriamur in tribulationibus\u201d (Rom 5.3), disait St- Paul: ces nobles paroles, nos missionnaires les vivent aujourd'hui; nous sommes maudits mais nous bénissons; les tribulations sont notre joie.Ecoutez ce qu'écrit un vieil évêque missionaire: \u201cNous ne savons pas quel sera notre sort ni celui de nos oeuvres.Nous sommes dans les mains de Dieu.J'avoue que l'espoir du martyre sourit à beaucoup.Si cette grâce devait m'être réservée, je promets de prier au Ciel pour vous tous, directeurs et bienfaiteurs des Oeuvres Pontificales Missionnaires.Un autre évêque écrit: \u201cJusqu\u2019ici une partie de notre diocèse était encore assez libre.Aujourd'hui, il est tout entier aux mains des ennemis, Que la Divine Providence aît pitié de mes enfants éprouvés, missionnaires et chrétiens.Dieu est pour nous le meilleur des Pères, et tout ce que l'on souffre pour Lui ne peut rester sans récompense, Que le Seigneur soit toujours béni.Les prêtres, d'abord confinés dans leurs résidences ne pouvaient plus avoir de contact avec los fidèles ni exercer le ministère; par la suite; ils furent chassés de chez eux et jetés en de dures prisons; finalement, ils se virent expulsés de leurs territoires.Quelques-uns sont morts en prison par suite des privations; un prêtre indigène a donné courageusemcat ça vie, en martyr, au milieu d\u2019atroces tortures.Nos séminaristes ont été dispersés, mais ont magnifiquement résisté à toutes les tentatives faites pour les amener à apostasier, \u2018Quelques prêtres indigènes, cachés peuvent encore faire un peu de ministère.De nos quarante résidences, six ont été brûlées et presque entièrement détruites, trente et une saccagées et pillées à tel point qu'il ne reste plus que les murs.Tout ce qui appartenait à l'Eglise a été volé.Mêëme les livres et les régistres ont disparu.Les réfugiés sont dans une misère exrême.Mais nous avons confiance en Dieu et dans | aide de nos frères plus heureux.Dans nos prières et dans nos jeù- nes nous ne cessons de demander que finisse ln tempête pour que nous puissions reprendre notre travail et relever tant de ruines.\u201d Un autre évêque écrit: \u2018Tous, prêtres et soeurs, nous resterons à notre poste tant qu'il sera possible.car c'est la volonté du Saint Siège et partant la volonté de Dieu.\u201cPresque tout le diocèse est aux mains des ennemis, qui volent tout ce que le peuple possède.\u201cHuit de nos prêtres sont en territoire occupé et rencontrent de nombreuses difficultés.Alors qu\u2019il donnait une mission en territoire ennemi, il v a quelques semaines, un jeune prêtre indigêne excellent fut arraché de l'autel avant la consécration, traîné au poste de commandement et accusé de trahison.Îl se défendit si bien qu'il fut finalement relaché.Que les prêtres, les soeurs et lvs séminaristes de Rome prient pour nous.\u201d Jai tenu à citer les paroles mêmes de trois évêques, mais je n'en finirais pas si je voulais transcrire les rapports terrifiants qui parviennent à la Propagande, Dévastations, exodes, déportations dispersion des séminaristes et des chrétiens pillages, massacres, morts dies aux privations, etc.Cependant si la chair est faible, l'esprit est prompt.Sur les ténèbres de cette vaste et cruelle persécution brille la lumière de l'esprit.Pas une seule parole de haine ou de découragement n'est parvenue à la Propagande, mais seulement des paroles de profonde pitié: \u201cNous sommes maudits et nous bénissons.A la Propagande nous sommes cn contact non seulement avec le naturel mais aussi avec le surnaturel, L'Eglise souffre et prie, espère ct résiste.Pour pouvoir demeurer au milieu de ses fidèles, un évêque indigène s\u2019est fait marchand de \u201ctoufou\u201d, sorte de fromage fait avec le soja; d autres pri- tres exercent les métiers les plus communs, marchand ambulant, coiffeur.etc.La nuit, ils rassemblent les fidèles en quelque lieu écarté et administrent les sacrements.Sa Sainteté le Pape Pie XIT, qui en son coeur paternel souffre de la grande pitié de l'Eglise missionnaire, a concédé de larges facultés pour la célébration de la Messe.L'on revit exactement les temps des Catacombes.J'ai le devoir et la joie de me faire l'écho de la supplication de nos chers missionnaires.Jamais, autant qu'à l'heure actuelle, ils n'ont mérité notre assistance.Je m'adresse à | Union Missionnaire du Clergé, et je salue respectueusement, au nom de la Propagande, les évêques, les directeurs des Oeuvres missionnaires et le clergé, car ils sont les soutiens providentiels des Oeuvres de coopi- ration missionnaire.Et, au nom de tous les missionnaires, je leur exprime, à tuos les chrétiens, ma gratitude émue pour leur inépuisable charité en prières et en aumônes.\u201cJe l'avais bien prevenu de ne pas s'aventurer dans cette eau polluée par les déchets de ia manufacture! 8 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).20 octobre 1949 tt the he tis me = \u2018 Les travaux de l'église.Les ouvriers sont à parachever le revêtement de papier et goudron qui est appuyé sur deux doubles de planches.Le travail de la pierre est terminé sur tout le partour de l\u2019église, sauf aux transepts où- il reste encore quelques rangs, et à la facade où l\u2019on se prépare à travailler bientôt.On a fait les coffrages intérieurs des murs qui s\u2019éléveront jusqu'à une vingtaine de pieds au moins, au centre.À l'intérieur de l\u2019église, on fait du nivellement et à l\u2019occasion on coule une section du plancher.Depuis une semaine, on n\u2019a pas enlevé de formes dans le sous-bassement proprement dit.Il y avait amplement de besogne à faire ailleurs, et on a profité de l'occasion pour laisser \u201cprendre\u201d le \u2018béton à satiété.Cà et là, à l'extérieur on est à la veille d'enlever les échafauds; les joints de pierre sont tirés au mortier, et il ne reste plus qu'à poser le dernier revêtement en bois en dessous des corniches.On a aussi épandu l'isolant \u2014de la tourbe \u2014 entre a Souvertirs et le plancher de béton de la future La roulotte anti-tuberculeuse.Cette semaine, la roulotte du Ministére de la Santé portant les appareils de rayons X employés pour la détection de la tuberculose a passé une journée à Stte-Anne, en avant du Collège.On n\u2019y a pas perdu de temps, car si la rumeur est juste, plus de 1,400 élèves, professeurs, citoyens et citoyennes y auraient soumis leurs poumons à l'oeil magique du radioscope.Une journée record, paraît-il dans les annales de la roulotte.11 faut dire que le travail a été expédié rondement, et avec méthode, les \u2018\u2018patients\u2019\u2019 étant envoyés suivant leur rang de taille.afin de n'avoir à déranger les appareils que le moins possible d\u2018un client à un autre.Prions la Providence que tous les poumons examinés soient saïns et vigoureux.Et rendons grâce au Ministère de la Santé de mettre à la disposition du public un outillage aussi perfectionné et aussi utile.Il ne reste au public, devant une telle organisation, qu'à faire sa minime part, c'est- à-dire se présenter de temps à autre et obtenir l'assurance que tout va bien, chacun chez soi.Que de vies ces cliniques vont nous conserver, que nous perdions autrefois; il mourrait chaque années, une personne par paroisse.Dieu veuille que cette holocauste désormais évitable soit épargnée dans toutes les paroisses non seulement de \u2018chez-nous, mais de la province entière.Cela ar- Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u2019 rivera, lorsque chacun de nous s'occupera de chacun de soi.Et qui y gagnera, sinon chacun de nous?.Il va de soi que le personnel de Notre Unité Sanitaire était au travail.ce jour-là.Nous les en remercions.Le 24 septembre, mariage de Henri Lévesque, menuisier de Mont-Carmel, fils de Thomas Lévesque, et de Eugénie Lebel; et de Gertrude Gendron, Inatitutrice, fille de feu Julien Gendron et de Rose udon, Le 26 septembre, mariage de Adrien Lévesque, agronome, de St-Antoine de Padoue, (Madawaska) fils de Félix Lévesque et de Bertha Laforge; et Thérèse Tremblay, fille de Michel Tremblay et de Joséphine Dubé.Le 26 septembre mariage de J.-P.Tremblay, conducteur de Taxi.de St-Romuald, fils de Léopold- Tremblay et de Alma Lambert, de St-Ro- muald; et M.-Rénée Tremblay, fille de Michel Tremblay et de Joséphine Dubé.Le 29 septembre, mariage de Réné-Marcel Soucy.fils de Auguste Soucy, cult.de St-Onésime, et d\u2019Adélia Lizotte; et Rita Pelletier, fille d\u2019Albert Pelletier, cult., Ste-Anne.et de feu Lucie Ouellet.Le ler octobre, mariage de Léopold Plourde, teinturier.fils de Chs Plourde, cult., et de Aurore Pelletier, de Riv.-Ouelle; et Marie-Paule Voyer, fille d\u2019Ernest Voyer, journalier, et de Anna Anctil.Le ler octobre, mariage de Roger Morin, dentiste de St-Esprit, Québec, fils de Ernest Morin, agent C.N.R., de I'Islet; et de Jacqueline Martel, fille de Elzéar Martel, Gérant B.C.N.et de Juliette Jobin.Le 8 octobre.amriage de L.-Ph.Pelletier, menuisier, veuf de Germaine Lévesque, de St-Jean Port- Joli; et de Cécile Lévesque, modiste, fille de Ernest Lévesque, et de M.-Anne St-Onge.Le 10 octobre, mariage de Bertrand Rochefort, agronome.de Ste-Anne, fils de J.Rochefort, agent C.N.R., et de Rose-Anna Bourque, de Aston Jonction; et Françoise Sirois, fille de Albert Sirois, agronome-professeur, et de Georgette Verreault, Le 10 octobre, mariage de Léopold Ouellet, cult, fils de Auguste Ouellet, cult, et de Amanda Choui- Nos futures étoiles Les deux premiers concurrents au concours national Nos TOILES diffusé par le réseau Français de Ra- dio-Canada seront Marguerite Laliberté, soprano dramatique de Québec et Napoléon Bisson, baryton de Montréal.La série sera entendue tus les dimanches soirs, de 9 heures à 9h.30 à compter du 23 octobre.Les candidats qui désirent FUTURES s'inscrire à ce concours ont jusqu\u2019au 15 novem faire.Ils doivent adresser leur dem Mme Berthe Catherine ouest, Mon \u2014.ande au réalisateur, Lavoie, Société Radio-Canada, 1231 pue Stero Me JEAN-PIERRE HOULE, journaliste de Montréal, sera encore l'animateur de l'émission Les Idées en marche que le réseau Français de io- Canada présentera le mardi - soir à 8 heures, à compter du 18 octobre.Ce forum hebdomadaire est réalisé en collaboration avec la Société d'é- Jucation des adultes du Quépour je Les idées en marche.nard.de St-Jean Port-Joli; et Aurore Guy, fille de feu Joseph Guy, et de Marie Guay.Le 15 octobre, mariage de J.-P.Alphonse Thiboutot, cult., fils de Jos.Thiboutot, cult.et de MA.Grondin; et M-Berthe Albertine Thiboutot.fille de Chs Thiboutot.cult., et de M.-Louise Lemieux.Le 15 octobre, mariage de Joseph Thiboutot, cult.fils de Chs Thiboutot, cult., et de M.R.Lemieux; et Alice Thiboutot, fille de Jos.Thiboutot, cult.et de M.Anna Grondin.Le 28 septembre, J.-L.Marcel, enfant de Alf.Bourgelas journalier et de Léa Pelletier; parrain, L.-P.Bourgelas, oncle, et R.-Alma Lizotte, g.mam.Le 18 octobre, Marie-Hénédine-Thérése, enfant de Ch.-Ed.Rioux, cult., et de Cécile Raymond; Parrain, Elisée Pelletier; marraine Hénédine Caron.Le 18 octobre, M.-Madeleine-Fernande, enfant de Alph.Lizotte, journalier, et de Laurette Minville.Parrain et marraine, Fernand Minville, et Rachel Lévesque.SEPULTURE d'ENFANT Le ler octobre, sépulture de M.-Françoise-Ger- maine, enfant de Alfred Robichaud et de Annette Hudon; elle était âgée de 3 mois et 13 jours.En voyage aux Etats-Unis.M.J.-C.Dubeau Chevalier ler degré Club Ducharme.Nos plus sincères félicitations à M.J.-C.Dubeau, courtier en assurances générales.de Ste-Anne-de- la-Pocatière, Kam., qui,encore cette année, s'est qualifié Membre du \u2018Club Ducharme de la Sauvegarde, a titre de Chevalier ler Degré, et a mérité par sa magnifique production de participer à la Convention de cette compagnie, tenue à New- York et Atlantic City, du 17 au 24 octobre.Nous souhaitons donc à M.et Mme Dubeau, un heureux voyage.\u201cAU MARTINET \u201d Restaurant MODERNE ouvert jour et nuit Repas complets et légers Service de gazoline Impérial Stationnement gratuit.: HUDON & FRERES Ste-ANNE-de-la-POCATIBRE, CS "]
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