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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 10 novembre 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1949-11-10, Collections de BAnQ.

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[" AWHIVES ct lu 20VINCE a/8 Meuntoine Roy Ezifics du Parlerent QUEBEC B9Q.1111 Juin a PENSER À CE QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU PATRIE \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L\u2019ON PENSE FAMILLE GAIETTE = GANPAGNES Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u201cAutorisée comme envoi postal de la seconde classe\u201d \u2018Ministère des Postes, Ottawe\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN Série I.Vol.9 \u2014 NO2 AGRONOMIE _ \u2014 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, (Kamouraska) CANADI ENNE-FRANÇAISE (XLVID Une histoire de recherche agricole et\u2026 sa leçon \u201cPas besoin de ce docteur en microbes!.Il n'a jamais rien rapporté!.\u2026\u201d A l'automne de 1941, alors qu'aux Etats-Unis, tout le monde visait un \u201ceffort de guerre total\u201d, un conseiller financier de l Université Rutgers, lors d\u2019un grand caucus, disait ceci en substance: \u201cPourquoi ne pas renvoyer ce petit docteur ukrainien qui perd son temps et l\u2019argent de l'Université à manipuler des microbes du sol, et qui n\u2019a jamais rien rapporté?Ca permettrait d\u2019économiser un salaire da $4,620.00 qui pourrait servir à des travaux urgents!\u201d + Le doyen de la dite Université ne voulut pas sacrifier le \u201cpetit docteur ukrainien\u201d.Et c'est lui qui eut raison.\u2018 L'hitoire du docteur inutile.Ce manipulateur de microbes est né aux environs de Kiev, en Ukraine.Il s'appelle Selma Abraham Waskman.Son père était ouvrier-chaudronnier, dans une petite ville voisine; et il ne s'occupa jamais beaucoup de son fils qui dut son éducation à sa mère, une femme d'humble condition.Très jeune, il manifesta une vive curiosité pour teywvecrets de la vie; chaque printemps, il était frappé par le renouveau auquel toute la nature se livrait sans compter, face au soleil.Et il désirait en percer le secret., Sa mère décédée en 1910, -il avait alors 22 ans- rien ne le retenait sérieusement en son pays.Il voulait étudier la médecine; et il ne lui était guère facile de le faire, en Russie.Il prit le parti, avec quelques compagnons, de tenter sa chance aux E- tats-Unis, où il vint se réfugier chez une cousine mariée à un immigrant comme lui.Or, cet immigrant, homme instruit, Jui conseilla d'entrer non pas dans une faculté de Médecine, mais dans une université agricole, où il pourrait étudier la biologie qu'il aimait tant.Il s\u2019ifscrivit donc à Rutgers en 1912, et passait sa thèse en 1915, sur des recherches qui avaient abouti à la découverte d'un microbes du sol qu\u2019il appela streptomyces griseus, ou fongus blanc tordu, suivant l\u2019étymologie du mot.Puis il oublia sa découverte, pour aller à l\u2019Université de Californie décrocher son doctorat és sciences, et revenir en 1918, à Rutgers, comme assistant en microbiologie des sols.Le point d'interrogation.Pendant tous ces travaux-il s'était attelé aux problèmes dont la science des sols avait le plus be- soin-il ne perdait jamais de vue, cependant, les mystères qu\u2019il voulait éclaircir: comment vivent les microbes du sol?Quelles sont les espèces qui le peuplent?Et quel comportement ces microbes ont-ils les uns envers les autres?.Il avait constaté que les corps des animaux morts de maladies infectieuses, une fois enterrés ne devenaient jamais plus un foyer d'infection.Le sol posséderait donc les éléments capables de neutraliser leurs sinistres effets sur les hommes et les animaux ?.Seulement, comment cela se faisait- il?Est-ce que des microbes du sol mangent les microbes qui ont fait mourir les animaux?S\u2019en nourrissent-ils simplement?Ou encore, est-ce qu'ils créent des réactions chimiques qui les empêchent d\u2019être désormais nocifs?René-Jules Dubos.En 1924, arriva au docteur Waskman.un jeune Français, qui s\u2019appelait René-Jules Dubos.Le Dr Waskman qui laisse beaucoup de latitude à ses élèves, permet à l'étudiant Dubos de donner des bactéries de différentes maladies humaines et animales comme \u2018\u2018diète\u201d aux bactéries du sol, afin de voir ce qui se passerait.Dubos inventoria d\u2019abord divers échantillons de sol puis il choisit plusieurs microbes pathogi- nes.Il constata que les microbes du sol \u2018\u2019engraissaient\u201d à ce régime assez étrange.Il finit par découvrir une sorte de drogue qu'il appela la gra- micidine, et qui était d\u2019une férocité sans égale contre les fermes de maladies humaines.Seulement, cette gramidicine était hautement toxique, elle- même.Rien à faire.Au moment de cette découverte, en 1939, le monde savant était déjà en émoi; car le Dr Fleming, en Angleterre, venait de découvrir la pénicilline; et la gramicidine fit psrler d'elle un peu partout dans le monde entier.A Rutgers, on entreprit donc de trouver à même la flore microbienne du sol, quelque chose d'analogue à la pénicilline.La streptomyces de 1915 fut une déception.Il ne produisait rien!\u2026.Mais les docteurs Waskman et Dubos étaient lancés sur une piste nouvelle, et qui allait mener loin!.L'occasion rare et providentielle.Le hasard allait faire tourner rapidement les évènements.Un autre professeur de la même Université, le Dr Frederick Beaudette, pathologiste aviaire, reçut un jour pour autopsie un poulet décédé d'une maladie étrange.Il ne trouva pas grand chose; mais tout de même, dans le gésier de la volaille, il discerna des taches blanches.et finalement des fongi blancs entortillés qui lui rappelaient singulièrement ceux que Waskman avait isolés en 1915.Il en envoya donc des échantillons à son collègue, le Dr Waskman, Le Dr Beaudette ne s'était pas trompé.Une couple de lignées de ces bactéries se sont montréees des antibiotiques très puissant.Et l'on put constater que le streptomyces de 1915, semblable à ceux trouvés dans le gésier du poulet, avait tout simplement perdu sa puissance d'action, puissance que le nouveau, lui possédait à un degré considérable!.La compagnie Merck, spécialisée dans les produits pharmaceuthiques, eût vent de la découverte, et procura les fonds nécessaires au perfectionnement et à la fabrication sur une base industrielle de la nouvelle drogue qu'on appela strepcomycine et qui avait la qualité assez exceptionnelle d'agir sur le bacille de la tuberculose humaine, On calcule de nos jours que sur les 500,000 tuberculeux qu\u2019il y a dans le pays voisin, sur quatre 10 novembre 1949 année, il a sacrifié tout droit sur sa découverte, et il a accepté un salaire annuel de $10,000.00 en disant: \u201cL'Université ne permettra jamais que je devienne dans le besoin\u2019.Le petit docteur ukrainien continue donc de vivre dans sa même résidence entouré de ses mêmes livres, tout comme dans son laboratoire d'Autrefois.Tout un département de biologie sera créé à H'Université aveo les revenus de la streptomycine, dont les $2,000,000.00 qu\u2019elle a rapportés déjà ne sont qu'un début.On remboursera la compagnie Merck des $500,000.00 qu'elle a mis dans le développement de la strepcomycine; et tout le monde sera content.Sauf peut-être le financier ignorant qui avait su- géré de renvoyer le Dr Waskman et ses microbes inutiles!.Et chez-nous?.Sommes-nous bien certain que,chez-nous, il n'y a pas de ces petits docteurs inutiles qui s'amusent avec des microbes, et qui pourraient peut-être, eux aussi, découvrir quelque chose de grand?Il faut bien nous garder de dire non, et de prophétiser aussi sottement que le financier-conseil qui s\u2019est trompé comme le dernier venu, parce qu'il a parlé de choses qu'il ne connaissait ou qu'il ne comprenait pas! À moins d'admettre à priori que tous les Canadiens français qui se livrent aux travaux scientifiques sont une pocheté d'ânes \u2014 ce qu'ils ont parfaitement démontré être faux, lorsqu\u2019on les a envoyés étudier dans les universités étrangères \u2014 chaque fois qu\u2019on en détourne un de ce travail pour le lancer dans les bras reconnais- - sants de compagnies, nous risquons d'être aussi mauvais prophètes que le financier obtu qui n'a pas compris la valeur du Dr Waskman et de son travail scientifique.Nous avons déjà \u2014 ne l'oublions pas \u2014 nous avons des hommes qui tripatouillent les bactéries du sol, et qui ont trouvé à leur endroit des choses peu banales; il faut donc qu'ils restent à ce travail même s'ils sont des Canadiens français, et même si nous les jugeons avec notre mesure À nous qui est \u201cplutôt fausse et mal graduée!.Ceux-là.du moins, ils ne sont pas encore découragés! Pour l'amour de Dicu, ne les détournons pas de leur oeuvre!.On ne sait jamais!.LGF Nos futures étoiles ou cinq un devra sa guérison à la streptomy- : x cine: ce qui fait tout de même un total possible de 100,000 à 125,000 victimes que l\u2019on volerait a la peste blanche! La streptomycine s'attaque aussi à la dyssentrie.à la coqueluche, sans compter plu- *\u2019 sieurs autres maladies que guérit la pénicilline XL déjà si connue.Evidemment, ce n'est pas la panacée universelle: on a découvert depuis elle, la chloromycétine, l'auréomycine et la néomycine \u2014cette dernière n'ayant pas encore été mise à l'essai en médecine hu- maine\u2014 qui ont toutes leurs particularités intéressantes.Bref, on serait sur une veine de découvertes aus- 1W£ si importantes que celles de Pasteur, autrefois, en France: ce qui n'est pas peu dire.\u201cLe microbe qui ne rapportait rien\u2019.La compagnie Merck s'est engagée à payer une royauté de 2 sous par gramme (1/28e d'once) de streptomycine mise dans le commerce, \u2014soit 56 sous l'once.Or, à date, cette royauté sur ce \u2018\u2019microbe qui n'avait jamais rien rapporté\u201d à valu a valu à l'Université Rutgers rien qu'un peu plus de $2,000,000.00!.Quant au Dr Waskman, celui qu'on voulait renvoyer pour économiser son salaire de $4,620.00 par Elisabeth Benson Guy, soprano de Bridgewater, Nouvelle-Ecosse, et Gabriel Fecteau, ténor de Québec, seront les concurrents au concours de Nos Futus Etoiles que l'on entendra le dimanche 13 novembre à 9 heures du soir, au réfeau Français.Rappelons que ceux qui veulent participer au concours doivent s'inscrire avant le 15 novembre auprès du réalisateur de la série, Mme Berthe Lavoie, Société Radio-Canada, 1231 ouest rue Ste- Catherine, Montréal 25. 2 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne.(Kamoureska).10 novembre 1949 Page d'HISTOIRE REGIONALE Les terres de la GRANDE.ANSE et DES AULNAIES par Léon ROY (Suite) Période d'occupation lo Joseph Pelletier (& Ux), 1727-69 20 Jean-(François) Pelletier 1769-1800 3o Pierre-(Hippolyte, Pelletier 1800-30 40 Jean-Pierre Pelletier, 1830-60 50 Alphonse Pelletier, 1860-1903 (Amédée Pelletier, 1903-16 bo {Alphonse Pelletier, 1916-23 frère du précédent, C'est apparemment à la mort d'Ursule Saint-Pierre, veuve de Joseph Pelletier, en 1769, ou peu après, que cette terre passa à leur fils Jean-(François).Pierre-Hippolyte Pelletier, fils de Jean Pelletier et de Marie-Claire-Euphrosine Bernier, \u2018épousa peu après le 17 février 1802, date de son contrat de mariage (gr.Augustin Dionne).Maric-Josephte Dionne, fille de Joseph Dionne et d\u2019Angélique Paradis, de la Rivière-Ouelle.C'est par donation, insérée dans son contrat de mariage que la terre en question passa du père au fils, Au cadastre seigneurial (abrégé), clos le 31 janvier 1859.on voit que l'ancienne terre de Joseph Pelletier (1702-56) est alors divisée et bornée comme suit, du nord-est au sud- ousst: Pro- Nos du Propriétaires Ar- Per- Pieds fon- Cadastre pents ches deur de 1859 Jean Castonguay (1821-1905, 1 8 12 42 174 Jean-Pierre Pelletier, 1 6 16 42 173 \u201d \u201d \u201d 1 0 0 34 172 Joseph Marié, 2 5 0 61 171 Olivier Plet, 0.38 170 Frantois Pelletier 1 9 0 42 169 Eusèbe Pelletier, 1 0 0 42 168 (moitié de sa terre) Les propriétaires du reste de l\u2019ancienne terre de Pierre Saint- Pierre étaient: Eusébe Pelletier 1 0 0 168 (autre moitié de sa terre) Jean-Bpte Dupuis (député) 2 5 0 42 167 > \u201d \u201d 1 5 0 42 166 (Pierre Parent ) 42 165 ( 2 0 0 (Louis Chiniquiy (frère de l'apostat) 42 164 13 0 0 Jean-Pierre Pelletier, fils de Pierre-Hippolyte, avait épousé, en 1830, Adéline Mercier.Leur fils Alphonse, plus tard surnommé la médaille, épousa Arthémise Roy, en 1862 et garda la terre de 1860 à 1903.En 1908, il fut gratifié d'une médaille d'honneur, accordée à l\u2019occasion des fêtes du troisième centenaire de Québec, aux familles cultivant la même terre depuis 200 ans ou plus.Il aurait fallu 19 ans de plus; cependant la terre demeura entre les mains d\u2019un descendant direct de Joseph Pelletier (1702-36), de 1727 à 1923.Le 4 juillet 1916, Alphonse Pelletier père donnait à son fils Alphonse 27 perches de terre de front, sur la profondeur du rang, bornées au nord-est par Joseph Castonguay, et au sud-ouest par Luc Castonguay.En 1923, cette terre appartenait À une famille Castonguay.Cette terre de Jean-Philippe Castonguay, en 1935, portait sur les lots Nos 56 et partie de 57 et 58 du Cadastre de 1881.Terre (Nos 10e, 10f, etc,) de Jacques Pelletier.Nous savons par le terrier de 1743 que Charles Pelletier père (1671-1748) possédait, par sa femme, Barbe Saint- Pierre, 5 perches de terre de front (No 10f), qui leur revenait de la succession de feu Pierre Saint-Pierre, sur la terre de ce dernier.Lors de la donation de Charles Pelletier à s:n fils Gabriel, en 1746, co demi-arpent de front, enclavé dans la terre de feu Pierre Saint-Pierre, était réservé pour le légitime de ses autres enfants du second lit.Par partage entre les héritiers de feu Gabriel Pelletier etc, en 1766, ce lopin de terre passa à Jacques Pelletier (1721-post ).Au titre-nouvel du 10 août 1765(gr.Louet fils), ce 0 arpent de front (No 10f), borné au nord-est à Pierre Sain Pierre (fils), et au sud-ouest à Ignace Saint-Pierre, appartient à Jacques Pelletie?, tant pour luy avoir été cédé à titre de donation par Charles Pelletier et Barbe Saint-Pierre, ses père et mère, par acte passé devant Me (Joseph) Dionne, notaire, le ler décembre 1756 (sic, 1746), que pe 6 change fait avec Julien Pelletier (fils de Charles (1701.89) « Ce lopin de terre passa à Barthelemy Pelletier, fils de Jacques, avant 1785.Au contrat de mariage du dit Barthelemy Pelletier (1758-post 1816), fils de Jacques et de Marie-Anne Roy, avec Suzanne Marquis, fille de François Marquis, habitant de la rivière des Caps, le 30 janvier 1785 (gr.J.Colin), celui-ci possède un demi-arpent de front, sur 42 de profondeur, entre Jean-Marie Castondié (sic), et Ste- Marie Saint-Pierre.Ce demi-arpent de front, borné au- nord-est à Jean-Marie Castonguay et au sud-ouest à Jean- Bernard Pelletier, passa, par donation de Barthelemy Pelletier et de Suzanne Marquis, sa femme, à leur fils François- Jacques Pelletier, le 23 septembre 1813 (gr.Simon Fraser).D\u2019après le terrier de 1821, la portion (No 10e), qui appartenait à Pierre Saint-Pierre fils, entre 1743 et 1766, et à Jean-Marie Castonguay, entre 1785 et 1813, était alors passée à François Pelletier.Terre (No 10j ou 11) de Pierre Piché (t)-dit-Dupré (1674- 1712) ou de Pierre Saint-Pierre fils (1694-1749) Lots cadastraux actuels Nos 64 à 69.C'est le 21 août 1708 (gr LaCétière) que Pierre Saint- Pierre (1643-ant 1725) et Marie Gerbert (1660-1749) vendirent à leur fils Pierre Saint-Pierre (1694-1749) une terre de 4 arpents de front, sur 42 de profondeur, en bois debout (No 10j et 11}, bornée au nord-est au restant de leur propre terre, et au sud-ouest aux terres non concédées, dont deux arpents de front (No 11) leur étant provenus par cession de Pierre Piché(t)-dit-Dupré (1674-1712), par billet sous seing- privé, daté du 11 septembre 1701, et déposé au greffe Chambalon - où nous ne l'avons cependant pas retraçé - que Md'Auteuil (es-qualité) aurait concédét au dit Piché (t), par acte sous seing-privé, le 8 septembre 1700.Au terrier de 1743, Pierre de Saint-Pierre possède 4 arpents de front, sur 42 de profondeur, bornés au nord-est par Ignace Saint-Pierre, son frère, et au sud-ouest par les 2 arpents joignant le moulin, et à lui appartenant (comme ci- haut), sur laquelle terre il peut y avoir de quoi semer environ 30 minots de grain, avec Maison et hangar en bois.Pierre Saint-Pierre possède en outre un demi arpent de front (No 10e), dont il a été question plus haut.Terre (No 12) attenant au moulin Lots cadastraux actuels Nos 75-80 Le terrier de 1743 mentionne une terre de 2 arpents de front joignant le moulin, et située entre celles de Pierre Saint-Pierre et de feu Pierre Dubé, que n'indique pas la carte de Catalogne, de 1709.Voici ce que mentionne le terrier de 1743, sous le No 17, au sujet de la terre en question: Pierre St-Pierre (1694-1749) a représenté un billet de concession de Mr d'Auteuil (es-qualité) en datte du 8 septembre 1700 de 2 arpents de terre joignant le moulin, lequel billet il dit avoir été adhiré pendant plusieurs années, a offert de payer 29 années d'arrérages, et en demande un Contrat mais il y a difficulté attendu que le moulin se trouverait sans aucune et tout à fait borné si cette concession a lieu.(Signé:)Boucault., Cette terre serait-elle finalement passée à Pierre Saint- Pierre, avant septembre 1749?C'est ce que nous croyons comprendre par les procès verbaux de la route du moulin, datées des 5 et 6 septembre 1749, où il écrit que le chemin (du moulin) passera au nord-est du bras (de la rivière Ferrée) et dans la ligne de séparation des terres de Pierre St- Pierre père (1694-1749) et de Jean Dubé (1721-post 1761) - propriétaire de notre terre No 13a - qui feront tirer leur ligne par un arpenteur, et ce incessamment, jusqu\u2019au moulin, où il y a une côte, etc (30).Pierre Saint-Pierre devait décéder deux mois plus tard.Cependant, si la route du moulin, au village des Aulnaies, longe bien la ligne ouest de cette terre (No 12) attenant au moulin, comme nous le croyons, la terre en question aurait eu environ 3 arpents et 3 perches de largeur, au lieu de 2 arpents, comme l'indique le terrier de 1743.C'est une déduction qui s'impose par nos calculs.80) Cf: Pierre-Georges Roy, Inventaire des Procés-Vervaux des Grande-Voyers, vol.1 (1938), pp.20 à 172; copies obligeamment fournies par M.Antoine Roy, Archiviste de la Province de Québec.(à ouivre) Le bain du bébé Bien plus encore que ses parents, bébé a besoin d\u2019eau et ce n'est pas un luxe que de lui accorder un bain quotidien.Quelques conseils pratiques indiqueront aux jeunes mamans la marche à suivre dans cette opération de chaque jour.Vous pouvez baigner bébé le matin pendant les premiers mois si cela est plus facile: ensuite, baignez-le de préférence le soir, avant la dernière bouillie.Le bain du soir assure le sommeil de la nuit.Baignez bébé dans une pièce chauffée et claire.Si vous avez un feu de bois, placez- vous devant; le bain sera plus gai.Utilisez\u2018 un gant de toilette doux ou une éponge pouvant être mise à bouillir.Chaque fois que vous ferez la lessive, vous y joindrez le gant ou l'éponge de bébé.Comment procéder.Lavez le visage d'abord; rin- cez-le et essuyez-le immédiatement.La peau du visage se gerce si elle reste mouil- Ie.Savonnez les cheveux une fois par semaine; commencez alors par eux; séchez- leg immédiatement en les frottant avec une serviette tiède.Retirez bébé de l\u2019eau et le plus rapidement possible; en- veloppez-le aussitôt dans une de talc avant de lui remettre ses vêtements.Ne donnez pas le bain à des heures irrégulières, selon vos propres commodités.Ne baignez pas bébé dans un cabinet de toilette mal chauffé, sous prétexte que le bain mouillera le parquet de la chambre.Température de Feau.Ne donnez le bain ni au- dessous de 68 degrés ni au- dessus de 69 degrés; vérifiez la température a l'aide d'un thermomètre.Ne lavez pas le visage avec l'éponge qui vient de servir pour le corps; vous mettriez du savon dans les yeux du bébé, ce qui lui donnerait l\u2019horreur du bain.Ne nettoyez jamais les oreilles de bébé avec un corps dur, mais avec un petit rouleau de coton hydrophile.Ne laissez pas l\u2019eau pénétrer dans les oreilles.Même si bébé proteste, ne le laissez pas dans le bain plus de 5 minutes: il prendrait froid.Les cris qu'il pousse quand vous le sortez de l\u2019eau prouvent qu\u2019il aime son bain! Après le bain, il suffira d'une bonne bouteille de lait pour qu\u2019il s\u2019endorme du sommeil deg justes.On aime plus quand on s\u2019ar- rète moins aux charmes extérieurs pour aller chercher dans l\u2019âme ce que l'on doit aimer.On aime mieux quand on met moins de sens et plus de coeur son amour.\u2014 P.Monsabré. 10 novembre 1949 GAEBTTB des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouraska).3 Nous Voila 11 Page étudiante (Facultés d\u2019Agriculture et des l\u2019êcheries) Régal\u2026 géologique Malgré la température sombre et humide, malgré l'absence de victuailles pour le diner, malgré le long voyage en perpesctive, les \u2018\u2019verts\u201d de lere Agronomie, sous la direction d\u2019un éminent géologue de la Faculté, M.A.Mailloux, laissaient Sainteone pour une excursion géologique.(22 octobre ) C'est vers la Rivière-du-Loup que le groupe se dirigea.Plusieurs arrêts s'effectuèrent aux endroits offrant le plus d'intérêts scientifiques, tout en illustrant le mieux possible le travail fait, aussi bien par la mer Champlain que par les glaciers, qui, il y a un million d'années, recouvraient une partie de notre continent.Ici, la conformation du sol, la forme arrondie des collines, les barrages de graviers, les blocs erratiques, les kames, ces bosses arrondies, disposées irrégulièrement, dues à l\u2019action des torrents qui s'engouffraient dans les crevasses, sont autant de témoignages à l\u2019appui du passage du glacier à l'ère quaternaire.Là, sur les bords de la rivière Ouelle, près de Saint-Pacôme, dans un dépôt de glaise bleue de plus de 15 pieds, nous retrouvons des Leda truncata et Saxicava artica, fossiles apparentés à des espèces vivant encore dans les mers artiques.C'est une preuve convaincante du passage de la mer Champlain qui selon les géologues avertis, atteignait une hauteur de 600 pieds environ au-dessus du niveau uctuel du fleuve.Poursuivant sous la pluie notre voyage, nous ralentissons pour mieux voir la tourbière qui semble placée sur une élévation.Au contraire, elle se trouve dans une immense cuvette formée de roches dures.Nous saluons une colline de quartzite.À quelques arpents plus loin, nous stoppons pour admirer des dépôts schisteux rouges, posés verticalement, résultat des nombreux mouvements de l'écorce terrestre.Puis nous apercevons le tombolo de Saint-André, faisant dans le fleuve une large tache verte relie à la rive une bande de terre assez marécageuse.Et maitenant, nous voici, face a la chute de la Rivière-du-Loup.Spectacle grandiose s'il en est un, où l'on voit la rivière cédée à un caprice de l'homme et permettre à une partie de son eau de lui fournir l'énergie électrique.Sur les hautes parois de cette gorge creusée par la rivière; nous voyons se coudoyer les synclinaux et les anticlinaux, ces plissements énormes dus à des mouvements tangentiels très lents de la croûte terrestre.La pluie saluait chaque arrêt; mais elle était loin de diminuer l'ardeur et l'intérêt des étudiants.Les explications étaient écoutés religieusement et les notes prises en dépit d'elle.On sentait chez tous un profond intérêt à se renseigner sur la formation du sol, \u2018cet inconnu\u201d, qui nous porte de la naissance au trépas, nous nourrit, et à l'heure \u2018\u201ch\u201d, s\u2019augmentera de nos cendres.Lionel Lachance lere agr.Chronique étudiante Les vacances de la Toussaint, impatiemment attendues depuis le 15 septembre, sont déjà chose du passé.Tous les étudiants sont revenus très joyeux, mais aussi très fatigués: on croit qu'il faudra au moins quinze jours pour \u201créparer des (vacances) lirréparable outrage\u2019.Il serait trop long de raconter ici toutes les pérégrinations des étudiants en vacances, car la Province en a rencontrés dans tout ses coins et recoins.méme chez les \u201cMicmacks\u2019\u2019, dans une petite bourgade aux environs de Québec! La région du Nord a été particulièrement favorisée, puisque 1/7 du corps agronomique a pris cette direction: \u201cLe coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas\u201d.Le bilan tragique de ces dernières vacances est assez élevé: vingt-sept coeurs brisés, cinq nouvelles idylles huit conquétes.aucun mort, aucun blessé! N'entrons pas dans le détail, car il s\u2019agit de quarante nouveaux romans-fleuves! Jeudi matin, huit heures: quatre professeurs pleins de bonne volonté essaient d'enseigner à quarante-cinq présences de corps\u2026mais les absences d'esprit s'établissent à 99.99% .les romans se continuent dans un décord féérique où l'obscurité règne en maître: qui oserait nier la puissance du souvenir?Mais, laissons donc ces moments de douce quiétude pour revenir à la réalité: n'est-ce pas jeudi soir que les étudiants de quatrième et de troisième années ont festoyés.A deux heures précises les démarches sont faites pour obtenir le lieu du festin, puis, tous se mettent à l'oeuvre pour préparer quelque chose de convenable.En un rien de temps, tout ce monde s'improvise, soit cuisinier, soit commissionnaire, soit enfin \u2018directeur du service\u201d.A six heures, tout est prét et a la suite des distingués hôtes, chacun y va à pleines dents, goûtant tous les mets confectionnés par les étudiants eux-mêmes.(Les jeunes filles sont priées de prendre note que nos talents de cuisiniers ont été retenus dans un but scientifique seulement, et non pas en vue de les remplacer dans leur fonction si féminine!) Un imposant contingent de jeunes est venu envahir l'Ecole pendant les vacances.Maintenant, adieu les grasses matinées, car cette jeune population se lève à bonne heure et défile comme un régiment devant les chambres, réveillant tous les bons \u2018\u2018vieux étudiants\u2019; heureusement que nous avons gagné une heure de sommeil avec le retour à l'heure solaire.C'est samedi que les étudiants de quatrième et de troisième ont atteint leur \u201cFreezing point\u201d, en subissant leur examen de réfrigération.Ceci marquait la fin d'un cours donné par un professeur des États-Unis, Monsieur Clarence Dubois.Tous ont apprécié la personnalité et la compétence de ce dernier; malheureusement, M.Dubois donnait ses cours en anglais; néammoins, ce fut un très bon exercice et plusieurs surent en profiter, car depuis quelque temps on se croirait dans une université américaine en entendant les étudiants se parler dans la langue de Shakespeare.La semaine s\u2019est écoulée avec une rapidité fan- tastioue, à ce point que certains songent déjà à Noël: il y a peut-être quelques jeunes qui ont hate de pendre leur bas\u2026c'\u2019est si beau l'enfance! Jean-Marie Fortin, 3ème Agr.Nos études agronomiques Je me suis trouver pris un jour, pour causer avec une de mes vieilles tantes.Comme elle ne savait pas trop quoi dire, elle fit semblant de s'intéresser à moi, et me demanda une question, la première du bord.\u201cTu étudies pour être agornome (lire agronome),quand est-ce que tu vas être requ\u2019.Dans quatre ans, lui répondis-je, puisque j'étais alors en première.Quatre ans, s'écria la bonne femme, en levant les bras au ciel.\u201cMais qu'est-ce que tu peux bien apprendre pendant tout ce temps Oui, qu\u2019est-ce qu'on peut bien apprendre pendant tout ce temps là?Voilà une question posée mille et mille fois, et toujours avec la même naïveté étonnée.Car voyez-vous, dans l'esprit des gens, un agronome n\u2019est pas un puits de science; et l'agronomie est une profession que l'on choisit, soit parce qu'on n'a pas assez d'intelligence ou d'argent pour prendre la médecine; soit parce qu'abandonnant le grand séminaire, on y trouve pas de refuge plus adapté à sa bourse, Donc, dans une école d'agriculture on ne doit pas s\u2019attendre à trouver des intelligences au-dessus de la moyenne.Aussi, n'y enseigne-t-on des choses pas trop compliquées: Quelques cours sur les vaches, sur la manière de faire les récoltes; et probablement, montre-t-on, à faire des conférences aux fermières, et à signer des formules de prêts agricoles, ou des demandes d'octrois au gouvernement.Puis, au bout de quatre ans, les étudiants reçoivent leur diplôme, et sont placés à l\u2019emploi du ministère pour $1800.00 par année.Pour eux- autres, ce n'est pas si mal après tout.Mais.que l'on prenne quatre ans pour en arriver la, cela reste toujours le plus incompréhensible des mys- téres! Pourtant, rien n'est si facile à comprendre.Il suffit de jeter un coup d'oeil dans le prospectus de la faculté d'agriculture, et l'énigme se résout par enchantement.D'abord, vous lisez toute une liste de matières affublées de noms, tous plus baroques et incompréhensibles, les uns que les autres.Puis, si la curiosité vous pousse à les compter, vous arriver au total de cinquante-deux.Si nous ajoutons les branches non inscrites, nous atteignons facilement soixante sciences différentes.Rappelez-vous-le nous avons seulement quatre ans pour passer à travers, ce n\u2019est pas trop long.Mais procédors à l'examen plus attentif du programme.Un fait saute aux yeux dès l'abord: au cours des deux premières années, on ne parle pratiquement pas d'agriculture.Vous semblez septique?Eh bien, pour votre pénitence, avalez la liste suivante: PREMIERE ANNEE Mathématiques générales Physique générale Chimie inorganique .Chimie analytique .Microtechnique .Microbiologie .\u2026 Botanique .\u2026\u2026 Agriculture (initiation) Religion DEUXIEME ANNEE Chimie organique .Biochimie générale .Minéralogie, géologie .Zoologie \u2026 \u2026 Bibliographie \u2026 .Economie politique .Agriculture (initiation) Religion .Comme vous pouvez le constater, il v a de tout, excepté de l'agriculture.On a bien inscrit quelques heures d'initiation à l'agriculture, car c'était un peu génant de ne pas en souffler mot.Mais avant tout, nos deux premières années sont des années de science.Les étudiants doivent faire la connaissance avec la géométrie analytique, la trigonométrie, le calcul différentiel et intégral, bref ils apprennent à compter.La chimie.sous toutes ses formes, leur décrit les 92 éléments de la nature et leur donne les moyens de découvrir, même au sein des combinaisons les plus compliquées.Ils sont vite convaincus que le fer n'existe pas toujours sous forme de clous, et le cuivre, à l\u2019état de vieux sous noirs frappés à l'effigie du roi d'Angleterre.La physique de son côté, donne une idée du mécanisme de la nature ot de toutes les forces activant ce mécanisme.Puis vient tout le groupe des sciences naturelles.Par la géologie nous connaissons un peu mieux la la terre où nous posons les pieds.La botanique et la zoologie aident à nous orienter dans le règne végétal et animal.Enfin, la microbiologie, assistée de la microtechnie, nous met en présence, d\u2019une population infinie d'êtres vivants, dont nous ne soupçonnions pas même l'existence.Ici se pose une autre question.\u201cPourquoi en apprendre tant, à quoi cela vous sert-il?Vous vous cassez la tête pour rien\u201d.La réponse est bien simple, cela nous sert à pouvoir continuer nos études.L'agronomie est une science appliquée, ou plutôt, une application de toutes les sciences, Sans la chimie par exemple, comment étudier la composition du sol, des plantes, des animaux?Comment comprendre l'explication du- phénomène de fixation de l'azote de l'air, par les rhizobium des légumineuses, si nous sommes d'abord obligé de chercher dans le dictionnaire, les mots azote, rhizobium et légumineuse.La ferme voyez-vous, est un laboratoire compliqué, où se produisent les phénomènes plus variés.Ces phénome- nes, l agronome doit en connaître les causes, s\u2019il veut les controler, et mener à bien l'exploitation agricole.Ceci exige une maîtrise parfaite de presque toutes les sciences.Cette base scientifique.nous mettons deux ans à l établir; et c\u2019est encore bicn peu.Mais tout de même, en troisième année, nous nous lançons dans l'agriculture pour de bon.\u2018Tout y passe, depuis la manière de creuser des fossés, jusqu'aux méthodes d'analyse des moulées, et la détermination du gras du lait.La liste suivante vous en convuincra.TROISIEME ANNEE Economie agricole .Chimie physique et biophysique Pédologie \u2026\u2026 Alimentation .Hygiène animale \u2026 Conservation du sol Physiologie végétale Pathologie végétale Céréales \u2026 Engrais chimiques .(Suite à la page suivante) - Ce ed n° 4.GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, (Kamouraska).10 novembre 1949 NOS ETUDES AGRONOMIQUES (suite de la page 3 Méthodes statistiques .\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026 - Boeuf-Mouton\u2014Cheval .\u201c- Apiculture .Engrais organiques Droit rural .Zootechnie rural Religion .Séminaires .QUATRIEME ANNEE Economie régionale .Constructions .Sociologie \u2026 Comptabilité \u2026 Rotation, grains de semneces p ragères et industrielles .Porcs et viandes .Aviculture .Préparation du sol Zooéconomie .Entomologie .Taxonomie végétale Génétique animale .Vache laitiére et lait .Rationnement du bétail .Génie rural et mécanique agricole Sylviculture .cccoeeveunn Organisations agricoles .Coopération et marchés Religion .Séminaires .\u2026 Evidemment, impossible de définir chacun des articles de la précédente énumération.On en finirait plus.Vous pouvez le constater, la matière au point de vue agricole, le sujet est assez bien couvert.Au sortir de nos études, nous avons au moins entendu parler de la plupart des matières agricoles.Aussi, se présente-t-il des questions du sol, d'alimentation, de grande culture, d'économie; nous avons suffisamment de renseignements en main pour les régler.Et voilà tout ce qu\u2019on apprend en quatre ans.Nous sommes peut-être un peu paresseux, mais la quantité, nous semble raisonnable pour le temps accordé.Cette revue de notre programme d'\u2019études, contribuera, espérons-le, à remonter l'agronomie dans l'estime populaire, Comparez nos études à celles des autres facultés, y compris la médecine, et vous constaterez qu'elles exigent autant d'intelligence et d'ouvrage.Quant au travail suivi par l\u2019agronome, il se compare au point de vue science et utilité, à celui de n\u2019importe quelle autre profession.Et le salaire; C'est ici que leg \u201cchats se peignent\u201d comme l'on dit.Sur ce terrain nous arrivons bon derniers.C'est à peine si nous pouvons soutenir la comparaison avec les ouvriers: deux mille dollars par année, c'est assez facile à décrocher, même en salopette.A ces conditions, l\u2019agronome doit renoncer à la richesse.Ceci est très grave.Aujourd\u2019hui, la valeur d\u2019un homme se mesure à l\u2019argent, qu\u2019il a dans ses poches.Aussi, regarde-t-on |'agronomie comme une profession de pas grand chose puisqu'elle ne paie pas.En conséquence, nos institutions agronomiques se voient peu fréquentées; et leurs étudiants reçoivent des sourires de pitié et des haussements d'épaules.Mais ceux-ci restent fiers et joyeux; car, ils s'adonnent à une science digne de la plus haute intelligence; et se préparent à une carrière, pauvre peut-être, mais très honorable, et surtout, indispensable à leur patrie et à leur nation.Jean-Louis Dionne 4eme agro.Réunion des Agronomes La Section de Ste-Anne-de-la-Pocatière de la Corporation des Agronomes ouvrit sa session d\u2019hiver 1949-50 à la mi-octobre par une assemblée régulière à l'Ecole Supérieure d'Agriculture sous la présidence de M.Henri Généreux.Au-delà d'une trentaine de membres assistaient à cette réunion.Nous avions le plaisir de compter parmi nous Monsieur le Président général de la Corporation, M.Nolasque April, agronome, directeur le l'Ecole d'Agriculture de Ste-Martine et le 2e vice-président général, M.Roland Lespérance, du Service de la Grande Culture au Ministère de l'Agriculture de Québec.Après la présentation de trois nouveaux membres de notre section, MM.Joseph Duncan, agronome- entomologiste au Service des Sciences du Fédéral, M.A, Hamel agronome-botaniste, au Laboratoire Fédéral de Phytopathologie et le Dr L.Dessureault, agronome, spécialiste en amélioration des plantes de la Station Expérimentale Fédérale de Ste- Anne, il y eut délibérations sur les affaires courantes de la Section telles que les possibilités d\u2019obtention d\u2019un local permanent, banquet aux huîtres annuel et collaboration à des émissions radiophoniques.M.le président de la Section nous laisse ensuite entrevoir une partie du programme des activités à venir.Notons entre-autres la première d'un film de l\u2019abbé Maurice Proulx et des conférences de MM.Pierre Dansereau, botaniste canadien français de grande réputation et Pierre Labrecque, directeur du Service de l\u2019Industrie Animale au Ministère Provinciale de l'Agriculture.M.Généreux nous donne comme thème d'étude pour nos assemblées régulières: \u201cL'action agronomique dans le milieu économique\u201d.Invité à prendre la parole Monsieur N, April nous fait remarquer que le congrès annuel à Shawinigan nous a révélé que l\u2019agronomie du Québec était à un tournant de son histoire.Il nous invite à bien se remémorer les travaux présentés à ce congrès et à les mettre en pratique dans nos rapports avec nos confrères et aveo les cultivateurs.Il nous incite à étudier avec sang-froid et mesure toute proposition concernant l\u2019amélioration de notre profession, des services à rendre à l'Agriculture, qui sont ou seront portés à notre attention.M.April nous révèle aussi que le conseil administratif a décidé de former divers comités d'études, tels les comités sur le lin et la betterave à sucre.Monsieur Florian Champagne, agronome du comté de Kamouraska remercie M.le président-géné- ral des directives très pratiques qu\u2019il vient de nous donner.Un cidre d'honneur vint clore cette réunion pleine d'entrain et de promesses d'avancement pour l avenir de l\u2019agroncmie dans notre région, La \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte-Anne-de-la-Pocatière.par Fortin & Fils, Imprimeurs.\u2014Elie paraît le jeudi de chaque semaine.Abonnement: | | an $2.00 6 mois $1.25 Le numéro 30.05 Directeur: L.-de-G.Fortin.Aussi peu que $65.0 | (2 D'UN aRÛLEUR AUTOMATIQUE À L'HUILE FAIRBANKS-MORSE JOS LAFOREST Ste-ANNE-de-la-POCATIERE Garanti par 119 années d\u2019expérience en génie mécanique == Solde Payable en 24 versements mensuels incluant Police d'Assurance Vie, couvrant la balance due en cas de décès prématuré, sans frais supplémentaires.\u2014_\u2014_\u2014 \u2014\u2014 Société Historique de Kamouraska.Visite de Rameau de Saint-Pére au Collége de Sainte-Anne Le Collège de Sainte-Anne s\u2019honore d\u2019avoir reçu en 1860, la visite de Rameau de Saint-Père, cé- lébre auteur de la \u201cFrance aux Colonies\u201d et de \u201cUne colonie féodale\u201d, deux ouvrages qui, les premiers, contribuèrent beaucoup à la renaissance du peuple acadien.Cet historien avait fait la connaissance de M.Pilote à Paris, alors que le fondateur de notre Ecole d'Agriculture projetait l\u2019établissement de son ins titution.Aussi Rameau de Saint-Père est-il heureux d'écrire dans son beau livre \u201cLa France aux Colonies\u2019: (Iléme partie, chapitre XI, note 4), \u201cEsprit aussi distingué que modeste et affable, possédant une grande expérience des hommes et des choses, M.Pilote est certainement appelé à rendre de grands services à sa patrie, Le seul document qui nous prouve que Rameau de Saint-Père est venu plus tard au Collège de Sain- te-Anne, c'est son journal que publie actuellement la \u201cRevue de | Université Laval\u201d.C'est ainsi qu\u2019- il v écrit laconiquement, le 13 novembre 1860: \u201cJe suis allé, voir mon ami l\u2019abbé Pilote et visiter avec lui son Collège à Sainte-Anne dont il est bien fier à juste titre\u201d.Comme il y a au Collège de Sainte-Anne trois étudiants acadiens et qu\u2019il s\u2019intéresse beaucoup au sort de l'Acadie, Rameau de Saint-Pére les fait demander au parloir, et il écrit dans son journal, qu'il a vu \u201ctrois jeunes gens acadiens de Memramcook: Beliveau, Cormier et Leblanc\u201d.\u201cJ'ai été heureux, continue-t-il, de faire leur connaissance et de parler un peu avec eux.,ils m\u2019ont semblé tous les trois fort intelligents, et j'espère qu'ils seront dignes des sacrifices que font pour eux leurs compatrictes afin d'en faire des hommes capables, instruits et chrétiens.Je leur ai donné un livre sur l'Acadie (La France aux Colonies), en mettant ces mots sur la page de garde: \u201cSouvenez-vous toujours des devoirs que vous avez à remplir à l'égard de vos compatriotes et de la race à laquelle vous appartenez\u201d.Leur professeur me dit alors: \u201cPeut-être, dans vingt ans, l\u2019un d'eux viendra frapper à votre porte cn France pour vous dire: \u201cMe voici: j'ai accompli votre voeu, je suis membre de la Chambre du Nouveau-Brunswick.Les trois jeunes gens dont parle Rameau de Saint-Père furent élèves de Sainte-Anne de septembre 1859 à juillet 1863.Deux entrèrent au Collège de Memramcook après leur versification à Sainte-Anne.Ce sont MM.F.-X.Cormier qui devint prêtre, et Honoré Lblanc, qui fut imstitu- teur.Quant à André Belliveau agriculteur, il alla à Memramcook après sa quatrième faite à Sain- te-Anne.L'abbé F.-X.Cormier fut un acadien célèbre.Premier président de la Société Saint-Jean Baptiste qui fit tant pour le relèvement des Acadiens, il devint dans là suite un bienfaiteur insigne du Séminaire de Memramcook fondé par le célèbre Père Lefebvre.(Voir: Le père Lefebvre et l\u2019Acadie, par Pascal Poirier).: L'abbé Cormier fit ses études théologiques au Grand Séminaire de Montréal et fut ordonné prêtre en août 1870.D'abord vicaire à la cathédrale de Saint-Jean (N.-B.) (1870-72), à Frédéricton (1872-76), il devint ensuite curé de Saint-An- selme de Westmoreland (1876-78), de Richibouc- ton-Village (1878-85).de Cocagne (1885-95), de Haute-Aboujaganc (1895-1906) où il décéda en 1906.Inhumé à Memrameook.\u201cDans ses paroisses et les missions qui en dépendaient.l'abbé Cormier a construit ou considérablement restauré treize églises, chapelles ou presbytères, sans jamais obérer son peuple.Etant très économe, il lui fallait en effet fort peu pour fire beaucoup.C'est cette qualité qui lui permit en outre de léguer à sa mort la somme de $14,000.00 & son collège de Memramcook (Abbé Allaire), En 1885, dit Pascal Poirier, une aile avait été ajoutée à l'édifice collégial de 1875.Les frais en furent supportés mi-partie par le collège de Memramcook et mi-partie par l'abbé F.-X.Cormier.(Le Père Lefebvre et l'Acadie, p.236).Dans son journal, publié par la \u201cRevue de 1'Université Laval\u201d, no.d'octobre 1949, Rameau de Saint-Père mêle les souvenirs de ses visites.Les trois jeunes acadiens nommés plus haut, il laisse entendre qu\u2019il les-a rencontrés au Collège des Frères à Kamouraska, tandis que c\u2019est bien à Sainte- Anne qu\u2019il les a vus, puisque en 1860, ce collège des frères avait déjà fermé ses portes (1857 d\u2019après l'abbé Paradis , p.m.e.) et que les noms de ces étudiants figurent au Catalogue des Anciens de Sainte- Anne pour les années 1859-1863.W.Lebon Ptre.+ 10 novembre 1949 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).La petite truelle d'argent.Lors de la pose solennelle de la pierre angulaire de I'Edifice des Nations-Unis, au Etats-Unis, on a déposé dans le coffret unc copie de la Charte de St-Francisco.De cela, tous les journaux ont parlé.Mais il est un autre fait dont seul un chroniqueur de la radio, à notre connaissance a fait état.Et c'est qu'on a aussi déposé dans la pierre angulaire, une petite truelle d\u2019argent\u2026\u2026 Une truelle, c\u2019est peut-être pour signifier qu'il faut reconstruire tout le gâchis que n'a pu prévenir la défunte Société des Nations.Mais on peut douter qu'on ait eu cette idée! Alors, est-ce que ce ne serait pas la truelle qui accompagne un certain tablier, au cours de rites occultes?.H n'y aurait rien d'étonnant.D'abord la défunte S.D.N.de Genève était fille de la Franc-Maçonnerie, tout comme le traité de Versailles en a été le fils chéri, de l\u2019aveu des loges les moins suspectes!\u2026 Tout comme le timbre maçonnique anglais qu'on a lancé, à l'effigie du Roi.et qui prétendait être le signe de la Victoire de la dernière guerrel.\u2014Encore un qui voit des F.-M.partout!.dira le lecteur sceptique.\u2014Mieux vaut en voir un de trop que de risquer de n'en distinger deux vrais, répondra le lecteur qui n\u2019est pas du même avis.Pour en arriver à quelque chose de vraisemblable, cette petite truelle d'argent doit avoir une signification.Et ce ne doit pas pour révéler aux générations futures que nous nous servions d'une truelle por étendre le mortier sur les pierres.même internationales!., Alors?.L.G.F.Tito, Staline et compagnie.A l'occasion du 32e anniversaire de la Révolution russe, tous les pays satellites de Moscou ont envoyé des voeux.Le maréchal Tito, dont la Russie mettait dernièrement la tête à prix, n'a pas jugé bon de s'abstenir; et il a fait comme tous les autres dictateurs fantoches, à la dévotion de Moscou.Cela donne une singulière apparence à la querelle Tito-Staline.Et cette apparence, assez cocasse, durera tant que durera la contradiction entre les paroles et les actes de Staline et de Tito qui s\u2019en veulent à mort, et qui s'envoient des compliments aux jours de fétes!.Il y a un fait assez étrange en toute cette querelle d'amis: et il consiste en ceci: que cette querelle sert bien à la fois la Russie et la Yougoslavie.La Russie parcc que les Nations-Unies du bloc de l'Ouest se fient sur la dite querelle pour laisser à découvert une frontière très longue entre la Yougoslavie et lItalie,\u2026.ce qui serait évidemment commode le jour où lu Russie voudrait piquer une pointe vers l\u2019Adriatique\u2019 Commode aussi pour la Yougoslavie qui est \u2018en frais de recevoir des millions, des armes, et la bénédiction des Alliés du Pacte de l'Atlantique, sans compter un siége aux Nations-Unis.Mais alors, prétendent les uns, ce serait une comédie comme on n\u2019en a jamais vue?.Très probable.Quand est-ce qu'on a vu une nation se servir de ses diplomates pour mystifier tout le monde autant que le fait la Russie communiste\u201d.Il y a même plus: et c\u2019est que Tito ne serait pas Tito, mais un général russe installé là, tout simplement pour jouer le jeu de ses maitres! II jouerait le jeu de la querelle qui rapporte tellement\u2026\u2026 car il permet de gagner du temps sur les Alliés, de leur faire oublier qu\u2019il n'y a aucun traité de signé, et que Moscou continue à faire tache d'huile sur les Balkans!.Ce jeu-là vaut bien une mise en scène compli- uée.Et m'est avis qu\u2019on nous sert un scénario ont l'histoire parlera.En tout cas, ce n'est pas T'enguelade Tito-Staline qui, a elle seule, peut détruire tout probabilité qu\u2019il en soit ainsi.Rusves ont déjà fait plus et mieux que cela.LG F L'hiver insiste\u2026 Nous sommes au 10 novembre.Or, depuis la Toussaint, à bien dire, le ciel se plait à nous envoyer de la neige, et le froid se charge de l'entretenir, Nous avons déjà eu à deux reprises des routes et des trottoirs glissants, pendant des journées.Et voilà que ¢a recommence.Le rédacteur, qui revient justement d\u2019un vaya- ge à plus de 100 milles d\u2019ici, a rencontré des routes glacées, des trottoirs tout aussi peu rassurants que la grande route et une neige qui continue de tomber.Serait-ce l\u2019hiver?En 1926, si nous avons bonne mémoire, le première bordée de neige, tombée le 12 octobre, n'est jamais complètement disparue.Nous avons tout lieu de croire que l\u2019on n'attendra pas la Ste-Catherine pour nous mettre au régime d'hiver!.\u2026\u2026 Heureusement que les routes restent ouvertes- les grandes du moins à la circulation automobile! Nous pourrons donc bénéficier des grands services de transport, comme par les hivers passés, quoi qu'il arrive! L.G.F.Le R.P.Joseph Dubeau, o.m.i., et le recrutement missionnaire.Notre co-paroissien, le R.P.Dubeau, O.M.I, est revenu dans le district pour environ un mois.À ce temps-ci de l'année, ses ouailles, de l'Ouest canadien, les Cris, sont partis pour la chasse; comme les lacs ne sont pas encore gelés, il est impossible au missionnaire de les visiter.Il est venu dans la province de Québec faire du recrutement missionnaire.Les missions oblates ont un pressant besoin de Frères-missionnaires, tel que l'établit une lettre que lui adressait Mgr Martin Lajeunesse, en date du 27 octobre, et dans laquelle il expose les besoins de son vicariat en frères-missionnaires, où il explique aussi ce qu'est ce même frère-missionnaire dans la communauté: un vrai religieux soumis aux voeux voeux de pauvreté, chasteté et obéissance, et soumis aussi à la règle, tout comme ses frères en religion les missionnaires-prêtres.Nous nous ferons un devoir de reproduire cette lettre la semaine prochaine, non seulement parce qu\u2019elle es.adressée à un prêtre qui nous est sympathique, mais par l'intérêt qu'elle offre a toutes les familles de chez-nous, si généreuses lorsqu'il s\u2019agit du don de leurs enfants au service du Seigneur.Le R.P.Dubeau passera environ un mois dans la province, après quoi, il retournera dans sa mission avec, espérons-le une belle moisson de futurs frères-missionnaires, L.G.F.La hausse des loyers, Le coût de la vis.Il semble bien que M.Abbott, en annonçant une hausse sur les loyers, par le moyen d'un arrêté ministériel, ait commis une gaffe d\u2019importancë dont il semble prendre lla large responsabilité, jusqu'au jour où il rejettera la faute sur le cabinet fédéral tout entier.L annonce soilennelle et simultanée d'une baisse de un dixième de point sur l'indice du coût de la vie a soulevé, dans bien des milieux, un édlat de rire assez considérable.Car l'erreur probable dans le calcul de cet indice est de beaucoup plus considérable que la baisse annoncée, \u2014qui n\u2019a donc été perceptible qu'à ceux qui veulent absolument annoncer une baisse\u2014\u2026 On commençait à se déshabituer un peu de voir le gouvernement fénéral se moquer ouvertement de tous: est-ce que ça va recommencer?L.G.F.Anciens élèves de l\u2019Ecole présents à la réunion du 23 octobre à Ste-Martine Comme indiqué la semaine dernière, nous donnons, grâce à l\u2019amabilité du secrétaire de l\u2019amicale section Ste-Martine, des Anciens Elèves de l'Ecole d'Agriculture de Ste-Anne \u2014M.Geo.-Noél Fortin, agronome\u2014 la liste des Anciens et des \u2018\u2018Anciennes\u2019\u2019 qui furent présents à cette occasion: et Mme Nolasque April - \u201814, Ste-Martine.et Mme Jean Bégin, - \u201829, Montréalet Mme G.-H.Reid - \u201817, Vaudreuil.et Mme André Paris - \u201820, St-Hyacinthe, et Mme L.-Omer Dubé - '34, St-Hyacinthe.et Mme Gérard Ampleman - '25, Ste-Martine.et Mme Jean-Paul Perron - *25, St-Jean.et Mme Ernest Mercier - 43, St-Hyacinthe.et Mme Peter Nadeau - '35, Valleyfieldet Mme Fernand Godbout - '25, Montréalet Mme Gérard Sanfaçon - '34, Iberbilleet Mme J.-N.Petit - \u201834, St-Hilaire.et Mme Oscar Albert - \u201835, Verchèreset Mme Roger Beaudet - '35, St-Valentin.et Mme A.-A.Beaulicu - '33, St-Hilaire.et Mme Henri Girard - '27, St-Lambert.et Mme Paul Gaudet - '36, Montréalet Mme Omer Dubois - '42 Otterburn Parket Mme Jules D'Astous - 42, Ste-Rose.et Mme Lionel Cing-Mars - '44 Montréalet Mme Dollard Cordeau - \u201845, St-Hyacinthe.et Mme J.-N.Emile Blais - \u201831 Jolietteet Mme Gilbert Dionne - '34, St-Hilaire.et Mme Syl, Hébert - \"42 Montréalet Mme Daniel Pomerleau - '25, Sherrooke.Léo Raynault - '42, Ste-Martiñe, et Mlle Hébert.J.-P.Labelle - '47, Iberville, et Mlle Constance Crochetière.Sauveur Gosselin - \u201815, Valleyfield.J.-R.St-Arnaud - '15, St-Luc.G.-N.Fortin - *43 Montréal.Omer Michaud - '27, Montréal.Michel Laliberté - '40, Ste-Martine.Gérard Lagacé - '38, Farnham, .Hercule Robert - '23, Montréal.J.-B.Maltais - '23, St-Jean.Fernand Laliberté - \u201840, Montréal., L.-A.Gosselin - \u201814, Ste-Philomène.RERERSRERE SRRRRINERESRZERRERAERKZEERZE TE Les PETITES SYMPHONIES BRUIT Tous les dimanches soirs presque sans interruption depuis deux ans, le réseau Français de Radio-Canada présente une émission intitulée Les Petites symphonies qui vise à retracer l'évolution de la musiquesymphonique depuis l'école de Mannhein jusqu\u2019à Beethoven et même Schubert.L'orchestre, dont le nombre d'instrumentistes varie, suivant les oeuvres, de 20 à 40, est dirigé par Roland Leduc, célèbre violoncelliste et professeur à Radio-Collège et auConservatoire de musique de la province de Québec- Lu À 6 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).10 novembre 1949 Au presbytère.Il y a deux semaines, alors que nous passions par là, nous avons vu, près du presbytère, M, le Curé qui charroyait des pierres, en brouette, comme le sait faire un fils de cultivateur.Devant nos sourcils en point d'interrugation, Mle curé, souriant nous dit: \"Je suis à me faire des étrennes\u2019.: Les deux points d'interrogations se firent encore plus nets probablement, car M.l'abbé Hudon ajouta en substance ceci: \u201cAyant désiré qu il y ait au presbytère un solarium ou de temps a autres les prétres de la cure puissent aller lire leur bréviaire ou se reposer, tout en faisant la promenade, ou même tout simplement fumer la pipe avec des visiteurs, j ai mis le pére Noel au courant.\u201d Et il ajouta qu\u2019en usant des mêmes ressources, il faisait édifier une vérandah qui couvrirait toute la galerie du nord.Il ne nous reste donc plus qu\u2018à souhaiter que M.le Curé se fasse de fort belles étrennes, pour son avantage et celui de la paroisse! À l\u2019église.La fournaise centrale est installée et déjà les principales \u2018courses\u2019 sont en place! la semaine prochaine tout probablement, arriveront les soudeurs qui pratiqueront les raccordements de distribution, Une entrée en cuivre relie toute la plomberie à l\u2019acqueduc du village; elle passe sous le presbytère ou dans la construction nouvelle.On est actuellement À peinturer les cadres des ouvertures en rouge indien \u2014 très foncé \u2014 .Les volets sont déjà peints en cette couleur vitrés et mastiqués; ils seront mis en place dès qu'on aura terminé le badigeonnage à l'extérieur.Les panneaux en contre-plaqué, qui font le lien entre la maçonnerie et le toit reçoivent actuellement le même traitement que les fenêtres.L\u2019ensemble aura le contraste volu, devra être très joli.Ces travaux sont réalisés par les peintres du col- lèse, M.Paul Théberge, et son aide, M.Arthur ubut.Les maçons travaillent depuis quelques jours à la maçonnerie de la façade.Jusqu'à hauteur d'homme environ, ces pierres sont a surface lisse.Au-dessus, on emploiera de la piesre bosselée,\u2014la pierre de l\u2019ancienne église.Le portique central sera assez élaboré.Le reste de la façade est très simple; seules les lignes verticales offrent de la variété.Là encore, l'effet d'ensemble permet d'être excellent.La température, un peu refroidie, ne retarde nullement les maçons.D'abord.ils travaillent du côté sud-ouest, le plus éclairé par le soleil d'automne; et de plus, les procédés nouveaux permettent de réussir le mortier aussi bien en hiver qu'en été, La couverture n\u2019était pas faite encore au-dessus de la travée de l'entrée.Depuis que les maçons ont commencé à poser les pierres on a tout simplement devancé les événements, pris les hauteurs, et l'on travaille actuellement, de chaque côté du portique, à faire la toiture.Les soliveaux sont déjà en place.Dans une dizaine de jours de travail, peut-é- tre moins.les ouvriers seront presque complètement à l'abri des courants d'air qui balaient actuellement l'intérieur de la construction et qui ne sont pas de tout repos.Comme on ne peut pas poser plus de 2 rangs de piewre, chaque jour, afin de ne pas surcharger la maçonnerie nouvelle, les travaux de la façade doivent aller au rythme des jours, et non pas à celui au\u2019on pourrait leur donner si l'on voulait y mettre plus de hâte que de prudence.Car en tout, on tient à observer un grand facteur de solidité, qui est de trois à quatre fois celui requis.\u2014\u2014\u2014\u2014 Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d A PEcole d\u2019Agriculture Une soixantaine de jeunes gens de la région, fils d\u2019agriculteurs pour la plupart sont arrivés, la semaine dernière, à l'Ecole Supérieure d\u2019'Agriculture de Ste-Anne pour suivre le cours des agriculteurs.Vingt-cinq élèves se sont inscrits en première année et trente-cingq, en deuxième.Le cours des agriculteurs, d'une durée de deux ans, développe surtout le côté pratique de l\u2019epsei- gnement agricole, au moyen de nombreuses \u2018 démonstrations dans chacun des départements de la ferme-modèle de l\u2018Ecole d\u2019Agriculture.Comme couronnement à leurs deux années d\u2019étude, les étudiants qui conservent les deux tiers des points sur l\u2019ensemble des examens et des travaux pratiques reçoivent un brevet de Capacité Agricole ou de compétence agricole.Voici la liste des élèves qui se sont inscrits au Cours moyen: DEUXIEME ANNEE Henri Belzile, de St-Pierre, Montmagny; Guy Bossé, Rivière-Ouelle, Kam; Ambroise Chabot, de St-Bernard, Dorchester; Antoine Chamberland, 105, des Meules, Québec; Marc Cormier, Richmond, Îe-du-Prince-Edouard; Jean Marie Côté, St Augustin, Portneuf; Jean-Pierre Coulombe, St-Fabien, Rimouski; Réjean Dubé, Ile-Verte, Rivière-du-Loup, Vincent Fillion, Ste-Apolline, Montmagny; Hen- ri-Claude Garneau, Québec; Jean-Pierre Giguere, Québec; Louis-Marie Leclerc, St-Jean Port-Joli; Antoine Martin, St-Jérôme, Lac St-Jean; Roger Matte, Québec; Paul-Emile Mercier, St-Damien, Bellechasse; Gérard Moreau, St-Pascal, Kam; Guy Pelletier, St-Paul-de-la-Croix, Témiscouata; Jean Mare Plante, St-Lazare, Bellechasse; Julien Pomerleau, St-Georges Est Beauce; Raymond Roseberry, West-Broughton, Mégantic; Jean-Marie Roy, West Broughton, Mégantic; Roger Roy, St-Henri Lévis; Narcisse Sirois, Cacouna; Crescent Thériault, St- Denis, Kam et Paul- André Thibault, Armagh Station, Bellechasse.En première année, suivent les cours: Victorin Arsenault, de Mont-Carmel, Ile Prince-Edouard; Ernest Bélanger, Ste-Louise; Paul Bolduc, Beauceville; Eugène-Guy Bouchard, de St-Luc de Matane; Antoine Boucher, Ste-Anne-de-la-Pocatière; Robert Boucher, l'Islet; Gilles Boutet, Québec; André Buteau, Lévis; Pierre-Paul Caron, St-Cyrille; Yvon Courcy, St-Onésime, Kam; Jacques Dancause, St- Marcel; Laurent Dubé, Grand Sault; Jacques Ferland, St-Pierre LO.; Normand Fontaine, Granby; Gérard Fortin, Beauceville; Roch Fournier, St- Pamphile; Michel Gaboury, Ste-Aurélie; Robert Gagné, St-Anselme; Raymond Laberge.Ste-Foy, Québec; Marcel Lagacé, Ste-Perpétue, l\u2019Islet; Oscar Langlois, Armagh, Bellechasse; Jean-Claude Leblanc, St-Adalbert, l'Islet; Georges Leclerc, Ste- Christine, Portneuf; Chs.Eug.Legendre, St-Ro- muald, Lévis; Gérard Michaud, St-Ludger, Riviè- re-du-Loup; Jacques Moreau, Québec; Gérard Morency, St-Damien, Bellechasse; Rémi Naud, Notre- Dame-de-Lourdes; Cyrille Jacques Paré St-Fran- çois; Jean-Louis Rouleau, Sacré-Coeur-de-Jésus, .Beauce; Georges St-Hilaire, Lévis; Loic Talbot, Tle-Verte, Rivière-du-Loup; Gervais Tardif, St-E- mile d'Auclair, Témiscouata; Aubert Thiboutot, Ste-Hélène, Kamouraska; Florent Vignault, Plessisville, J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE En Ca.Rus Poiré ._ Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE Pourquoi ne pas faire partie de la Chambre de Commerce des\u2019 Jeunes dans vos districts respectifs P meet \u201cAU MARTINET \u201d Restaurant MODERNE ouvert jour et nuit Repas complets et légers Service de gazoline Impérial Btationnement gratuit.Propriété: HUDON & FRERES Ste-ANNE-de-la-POCATIERE, Résidence: 241, Jottre.Tél: 7-2807 FERNAND SIROIS.vLsc.cGA COMPTABLE AGREE 76, Rue St-PIERRE, QUEBEC.kA CEUX OUI AIMENT L'ORIGINALITE | dans leur CORREPONDANCE nous OFFRONS un ASSORTIMENT de CARTES IMPRIMEES à votre CHOIX.et à de TRES BONNES CONDITIONS Dau tirage d\u2019un magnifique \u201cPRESTO\u201d le 24 dé-f Vous devrez répondre à la question suivante: [ [ DEPUIS COMBIEN DE TEMPS FORTIN &f{] FILS opèrent-ils à Sainte-Anne.el ra\u2014\u2014 Ne TARDEZ-PAS!!! PLACEZ votre COMMANDE immédiatement aux ATELIERS de FORTIN & FILS Ste-ANNE de-la-POCATIERE.Kamouraska.P.O."]
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