Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 26 janvier 1950, jeudi 26 janvier 1950
[" AUHIVES ce 2: ZUOVINCE 2/6 Keantoine Roz EBcifiom du Parlerent QUEBEC B9Q.1111 Juin £S PENSER À CE QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 DIEU - PATRIE - \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L\u2019ON PENSE FAMILLE GALETTE = GARPAGNES Éditeurs-Propriétaires : FORTIN & FILS \u2018\u2019Autorisée comme envoi postal de la seconde classe\u201d \u2018Ministère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN Série II.Vol.9 \u2014 No 11 AGRONOMIE CANADIENNE-FRANGAISE (XLIX) La Centralisation des Ecoles Supérieures d\u2019Agriculture.N.D.L.R.:\u2014Lundi, le 23 janvier, l'émission radiophonique \u201cLe CHOC des IDEES\" portait sur \u201cLa CENTRALISATION des ECOLES Supérieures d'AGRICULTURE\"\u201d', Le directeur de ce journal avait été chargé d\u2019argumenter sur les \u201c\u2018méfaits\u201d d'une telle centralisation.On lira ci-a- prég le texte qu'il a donné.\u201cLa Gazette des Campagnes\u2019 recevra avec plaisir, d'abord le texte du confrère qui a argumenté en faveur des \u201cbienfaits\u201d d'une telle centralisation, ou toute expression d'opinion sur un sujet aussi important pour toute l'agriculture du Québec.LG.F.Annonceur (M, Roland Bélanger, CBV, Québec): \u2014M, Fortin, êtes-vous pour la centralisation des Ecoles Supérieures d'Agriculture?M, L.-de-G.Fortini\u2014Je serai pour la centralisation lorsqu'on m'\u2019aurs dit comment on la réalisera.Où sera située l'institution centrale?Qui en aura le contrôle universitaire?En quoi elle diffèrera des institutions actuellement prêtes à accomplir le rôle qu'on lui destine?Quel sera le coût de son organisation, et les frais annuels de son fonctionnement?., Annonceur:\u2014Mais, M.Fortin, vous avez l'air de me poser ces questions.Je croyais que mon vôle consistait & vous interviouer.FORTIN: \u2014Je suis peut-être entré un peu vite dans le coeur du sujet.Mais, lorsque vous apprendrez qu'on agite cette question depuis plus de 60 ans, vous comprendrez que j'aie raison de poser des questions auxquelles personne n'a encore répondu.ANNONCEUR:\u2014Je vois.Alors, si nous reprenions, une par une, les interrogations que vous avez posées, au début?.Ca Va\u2019.Je commence: Comment réalisera-t-on cette institution centrale?FORTIN:\u2014C'est probablement un secret des dieux, car on n'en a jamais rien su.On verra par la suite que ce n'est pas facile., ANN:Passons alors au deuxième point: \u201cOù sera-t-elle situé?\u201d FORTIN:\u2014Voyons si la géographie du Québec s\u2019y prète.Car on y trouve deux provinces agricoles nettement caractérisées: la première, la province de Montréal et des districts environnants; puis, Ja seconde, la province de Québec, de Gaspé à Lasarre, en Abitibi, en passant par le Lac St- ANN:\u2014.\u2026une province toute petite, et une autre qui n\u2019en finit pas! FORTIN:\u2014Dans la toute petite, il y a cependant lus de la moitié de la ulation entière de tout Québec: donc un peuplement dense; c\u2019est une région où le climat est, pendant tout le temps de la végétation, d\u2019une dizaine de degrés supérieur à celui du reste du Québec; les cultivateurs y jouissent d\u2019un marché proche et illimité; c\u2019est aussi l'endroit de la province où il y a plus de ca- itaux et d'organisation agricole; c\u2019est le lieu élection des cultures spécialisées.Etc.Ete.ANN:\u2014Je vois, monsieur Fortin.Mais où vou- lez-vous en venir avec ces distinctions?FORTIN:\u2014A constater qu\u2019il y a une institution agricole, l'Institut Agri d'Oka, située au coeur de ostte région favorisée.Lorsqu'on l'a fondée, il y a 55 ans, c'était justement en vue d'y instruire les cultivateurs du district de Montréal qui y trouveraient des méthodes et des cultures différentes de Ste-Anne.Aujourd'hui, L\u2019LA.O.est tout aussi bien placé que jamais,- et encore plus près qu\u2019il ne l'a jamais été \u2014 de donner son plein rendement scientifique agricole.Il y a la un capital qu'on peut apprécier à quelques millions, j'imagine, et qui n'attend que le moment de fructifier.ANN:\u2014Je vois, monsieur Fortin, que vous voulez faire une distinction entre l\u2019agriculture de la région de Montréal et celle du reste de la Province, des régions excentriques, comme vous l'avez déjà dit.Mais comment pouvez-vous placer Ste- Anne au centre de ces régions extrèmement étendues?FORTIN:\u2014J\u2019attendais cette remarque.L'Ecole de Ste-Anne a été fondée dans un coin où les terres, déjà cultivées depuis près de deux siècles, dès 1859, étaient ruinées et exigeaient une culture méthodique.Cette institution s\u2019est toujours occupé d'agriculture extensive, c\u2019est-à-dire d'une agriculture où l'élevage du bétail est la principale source de profits.On n\u2019y connaît que peu de cultures spécialisées, et qui sont les mêmes d'ailleurs qu'à Montréal.On y pratique donc la même agriculture que dans la Gaspésie, le Lac St-Jean, le Témiscamingue ou l\u2019Abitibi, agriculture vivrière tout d'abord.Et c\u2019est par nécessité.De plus, comme Ste-Anne est située comme sur une frontière climatologique séparant la région de Montréal qui est tempérée, des autres régions plus froides, elle se trouve en plein centre de ce genre d'activités agricoles; et les amis du Lac St- Jean, de la Gaspésie ou du Nord-ouest québécois y trouvent leurs manières de cultiver et d'atteindre des marchés lointains, difficiles, capricieux.surtout.Il y faut pratiquer une agriculture méthodique, prudente et bon marché, afin de compenser les frais de transport que le cultivateur doit payer à l'aller et au retour.ANN:\u2014Votre raisonnement est logique.Mais ne trouvez-vous pas que deux institutions semblables dans une seule province, c'est un peu trop?FORTIN:\u2014Allez donc demander cela aux universitaires agricoles britanniques.Pour couvrir un territoire beaucoup inférieur au nôtre, et probablement moins différencié, on ne trouve pas qu\u2019il y ait trop de 12 facultés d'Agriculture, là- bas! Vous trouverez à peu près le même état de choses partout ailleurs en Europe.Ce préjugé, \u201cque deux institutions agricoles dans le Québec, c'est trop\u201d, porte bien notre marque.\u2026.\u2026.ll est sentimental, fondé sur rien du tout, mais tenace.ANN:\u2014Et venons-en a votre autre interrogation, la troisième: \u201cQui aurait le contrôle universitaire de cette institution unique d'enseignement universitaire agricole?\u201d FORTIN:\u2014II y a déjà trois facultés; McGill, Montréal et Laval.Qui s'effacerait devant ses voisines?Ou bien, s\u2019effaceraient-elles toutes trois devant une université régie par l'Etat?ANN:\u2014 Avez-vous des objections à une université régie par l\u2019Etat?FORTIN:\u2014Oui, et plusieurs.Malheureusement, je n'ai pas le temps de les dével ici.Plusieurs agronomes, (plus qu'on ne To pense généralement), sont t de l'avis que la solution du problème serait là.Et si on en croit l\u2019at- = \u2014 terre ES 26 janvier 1950 titude de plusieurs universitaires non-agronomes qui s'acharnent à retarder le développement des Facultés hors-les-murs, plusieurs travaillent également, sans s'en rendre compte, & provoquer cette échéance, car il est visible que l'Etat manque de confiance dans les institutions actuelles, Seulement, J'ajoute ceci: lorsque l\u2019État prendra le contrôle de l\u2019enseignement universitaire agricole, je calculerai avoir fait ma part pour l'en empêcher, et je l'accepterai définitivement.Ce ne sera plus le temps de le prévenir, mais d'en faire profiter l'agriculture qui souffre de tous ces retards.Car, ne l'oublions pas, toutes ces discussions se font sur le dos, et au dépens du cultivateur d\u2019aujourd'hui; surtout celui de demain, qui nous demandera des comptes sévères.ANN:\u2014Voilà une opinion nettement exprimée; vous devez posséder des éléments que je ne connais pas pour la fonder.Et passons au point suivant: En quoi l'institut unique d'enseignement agricole supérieur différerait-il des écoles existantes?FORTIN:\u2014On y tâtonnerait pendant de nombreuses années, comme partout où l'on met un projet très nouveau à l'essai.Or, je calcule qu'on perd un temps précieux à négliger toute l'organisation actuelle, sous vapeur, pourrais-je dire, et à qui il ne manque qu'un peu de pression, (très peu), pour donner lo rendement entrevu.Pour montrer le dénuement de nog écoles, qu\u2019il suffise de savoir que leurs subventions n'ont pas changé depuis 1931, ce qui veut dire qu\u2019elles sont en fait diminuées de moitié, par l'augmentation des frais d'entretien, des salaires du personnel, des pièces de laboratoires, de livres de la bibliothèque, etc.etc.L'une d'elle reçoit une appropiation en tout et partout, de 385,000 et paie près de $110,000 de salaires.Il faut que ces choses-là soient connues et tout aussi bien que les déficiences dont on peut accuser nos écoles.On exige de ces institutions le miracle à jet continu, un miracle d'efficacité à base de renonciation et d\u2019expédients qui tiennent de la virtuosité.evens Voyez-voug l'institut unique fonctionner ainsi?.ANN:\u2014Nous sommes donc rendus sur le sujet posé par votre quatrième question: \u201cQuel serait le coût de son organisation et des frais de son entretien ?\u201d FORTIN:\u2014N faudrait au moins doubler, si on en croit les espoir, exprimés, l'étendue et la valeur des immeubles, meubles, laboratoires, sans compter le personnel.de nos Ecoles actuelles.Or, \u2018Ste-Anne et Oka possèdent déjà une organisation qu'on doit apprécier, d\u2019après les prix actuels, à peu près à trois millions, chacune.Et Qui oserait entreprendre de mettre sur pied, à ce prix, une organisation semblable à celle que possède l\u2019une ou l'autre?ANN:\u2014Et le coût d'entretien d'une telle institution, pouvez-vous nous en donner une idée?FORTIN:\u2014Oui, Nos deux écoles reçoivent ensemble une subvention annuelle d'environ $150,000, dont elles doivent se contenter pour une activité de 12 mois, j'imagine que ça devrait suffire pour couvrir les frais d\u2019un mois°de j'institution rêvée.ANN:\u2014Voyez-vous des inconvénients à ce que l\u2019Etat prenne la responsabilité d\u2019une dépense de cette envergure?PORTIN:\u2014Pas le moins du monde, s\u2019il le veut; car la classe agricole a bien mérité cela.Mais si le passé est garant de l'avenir, on ne voit pas encore la lueur du jour où ça se fera.Car, pendant 53 ans, de 1859à 1911, l'Ecole de Ste-Anne a re- qu $2,500 par année en tout et partout.Nonobstant la maigreur de la subvention, elle a dû se défendre Pas imprimé, trois fois; en 1868, en 1878 et en 1886.En 1889 on a failli l'étouffer, prétextant qu'il valait mieux ne posséder qu'une \u201cseule et unique école d'Agriculture, sur le modèle de Guelph en Ontario.\u201d ur eg \u2014 - GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, Nous Voilà (Kamouraska).26 janvier 1950 11 Page étudiante (Facultés d\u2019Agriculture et des l\u2019êcheries) LETTRE d\u2019ADIEU CHERS PARENTS, Quand vous irez ces lignes, j'aurai quitté ce bas-monde ingrat où pullulent la haine, l\u2019hypocrisie, ln tristesse, les déceptions d'amour et surtout les zéros d'examen.Oui, ces examens tueurs de personnalité, où les \u201csuiveux\u2019\u2019, les moutons, où tous ceux qui sont incapables d'accoucher des idées neuves, réussissent à percer et à atteindre les cimes du succès, des honneurs, des 100% à tout coup.Is sont légion, ces \u201csuiveux\u201d.Pour décrocher un vulgaire maximum, ils sont prêts à répéter, à ré-répéter \u201cplatement\u201d sur leurs copies, les paroles, les idées de leurs maîtres que ceux-ci avaient puisées précédemment chez leurs anciens professeurs, qui, à leur tour les avaient déterrées dans quelques vieux bouquins moisissant sur les rayons vermoulus d\u2019une bibliothèque branlante et délabrée.Ces zélés, ces \u2018\u201clèches-bottines\u201d, ces \u2018\u201cprima-don- na\u201d des points, ne sont en somme que de com- mung \u201cpick-up\u201d criant leur cacophonie théorique qu\u2019ils ne comprennent même pas, pour l\u2019insipide honneur de contempler leurs copies balafrées de compliments tels \u201ctrès bien\u201d, \u201cexcellent\u201d, et des autres signes conventionnels coutumiers.Au contraire des autres, j'ai osé penser par moi-même.Hélas le résultat en a été plus que funeste, même funèbre! Quand j'ai reçu mon résultat, il manquait le chiffre un (1) devant mon zéro: c'était un dix infirme.Tout était perdu même l'honneur! ° Adieu diplôme, adieu belle \u201cjob\u201d du gouvernement, adieu petite amie, adieu Père Noël, adieu Papa Daoust, adieu couventines, adieu! adieu! Tout est consommé, alors j'ai décidé de me pendre moi-même.Par chance que j'avais appri- noeud du pendu\u2026j'ai essayé d'appliquer la théorie, c\u2019est le seul examen que jo n'ai pas bloqué.Adieu, que mon âme reposs en paix.RIP.G.Bloqué (Maurice Hamel) Chronique étudiante La question d'orientation pour leg élèves de de pose un problème d'importance aussi capitale que le choix de vocation à la fin du cours secondaire et classique.Nombreuses, en' effet, se présentent les alternatives en agronomie; elles embrassent à peu près tous les genres d'activité humaine: sciences pures, agriculture, économie.diplomatie, spécialiste en ci, spécialiste en ça, etc.Il faut y songer deux fois avant de se lancer dans quel- qu'une de ces disciplines.On a enfin adopté d'une façon mitigée l'idée de la spécialisation prématurée, reconnue partout ailleurs.Les autorités de la Faculté ont, cette année, accédé aux désirs de certains étudiants de se diriger plus spécialement vers une branche, dès la 4e année.M.Alexandre Boudreau, commissaire du Service Civil Fédéral, corroborait le système tout récemment.Il disait en substance \u201cLa spécialisation dans les dernières années du cours affectent certainement quelque peu la formation générale des étudiants.Mais comme l\u2019étudiant doit satisfaire aux exigences de l'employeur nous devons admettre que, pour ce qui est du Service Civil du moins, le spécialiste est favorisé.La préférence est accordée à ceux qui terminent leurs études de B.Sc.Agr, avec spécialisation (majored in.) Les faits sont donc là pour donner pleine faveur à la spécialisation en 3e et 4e.Discutonsen un peu.Pour un service de longue haleine, réparti sur de nombreuses années, celui qui a d\u2019abord une formation générale adéquate donnera meilleure satisfaction, il aura une connaissance plus vaste de toute l\u2019échelle des problèmes agronomiques, en établira plus facilement j'interrelation, Par contre, la spécialisation prématurée, sauvera à son porteur quelques étapes d\u2019apprentissage, commandera dès le début de meilleurs salaires, ce qui semble plus avantageux et pour l'employeur et pour l'employé.Ce snécialiste cependant sera souvent affublé d'oeillères, pourra difficilement s\u2019aventurer dans les questions d'ordre agronomique général.\u201cLe savant doit se mettre au-dessus de sa science, s\u2019il ne veut pas être écrasé sans elle\u201d disait judicieusement un auteur.La spécialisation est un danger.Elle raidit en quelque sorte, I'esprit.\u201cElle renferme très facilement l'esprit dans les limites qui la bornent elle-même\u201d.Cependant comme l'étude prépare à la lutte pour la vie, si celle-ci s'annonce plus facile, plus propice dans la spécialisation, épousons-en une avec discernement.Pour en éviter les dangers et les écueils, faisons la philosophie de notre science.comme l\u2019ont fait si admirablement De Broglie, Lecomte du Nouy, et tant d'autres.Marchons confiants, dans le soleil, vers ce quelque chose d'impalpable, l'avenir! Une autre observation me vient maintenant à l'esprit; il s\u2019agit des lettres de recommandation.On ne peut bien juger que ce que l\u2019on connaît bien.Je crains fort, vu le manque de relations en dehors 'des cours entre autorité et élèves, professeurs et élèves, qu\u2019il soit difficile pour le re- commandeur de parler caractère, activités, esprit de travail etc.Personne n\u2019est à blâmer, mais le problème mérite d\u2019être étudié.I! existe trop de compartiments étanches entre les éléments enseignant et enseigné.Nous nous sommes permis de par le passé d'avancer bien discrétement certaines suggestions; salle commune, etc.On nous en a assuré la réalisation.C\u2019est un travail de longue haleine qui, je l'espère, prendra vie et forme bientôt.On a créé, il y a plusieurs années\u2019 déjà, le Service Social Economique.Nombreux sont les services qu'il rend aux pécheurs, à la coopération en général.Que ne pourrait-on créer un Service de Relations entre Ecole d'Agriculture et eulti- vateurs des environs.| Certains professeurs se dévouent individuellement et bénévolement à ce service encore sans nom.Cette innovation serait en quelque sorte le barême de l'influence de l\u2019Ecole sur le milieu environnant.Son rayonnement à date m'a semblé fort restreint.On y a proba- lement songé, mais sa isation pose peut-être des obstacles\u2019 insurmontables, je ne sais! Les Examens sont finis .Les examens s'en viennent, les examens sont arrivés, les examens sont passés.Voilà en essence, à quoi se résume nos dix dernières journées.Ce qu\u2019il, demandent des heures de travail pour être bien préparés.Que de connaissances accumulées en un si petit cerveau en si peu de temps.Personne n\u2019en est fâché; tous s\u2019y sont mis avec fermeté, tous en sortent avec joie.Quelques incrédules se demandent: \u201cEn suis-je bien sorti?\u201d Nos finissants sont plus réalistes, ils en ont vu bien d\u2019autres.Pour eux, ils s'engagent dans leur dernier semestre d'étude à Ja Faculfé un semestre qui sera vite passé.Le dernier examen fini, plusieurs iront passer une fin de semaine à l'extérieur ou dans leur famille.histoire- de se changer les idées.Les adeptes du sky sont servis à souhait, ils pourront pratiquer leur sport favori.il ne reste qu'à leur souhaiter une belle température.Voilà notre carabin de nouveau libre comme l'oiseau des champs II laissera 4 regret ses volumes scientifiques pour quelaues jours, A bon droit, ses devoirs d\u2019étudiant remplis, il se doit d\u2019être fidèle à ses obligations sociales.Ce sont, sans exagération des æens qui réalisent cette pensée de Diderot: \u201cL'homme qui est tout entier à son métier, s\u2019il a du génie, devient un prodige; s'il n\u2019en a point, une apnlication opiniâtre l'élève au-dessus de la médiocrité\u201d.Jean-Louis Villeneuve.La Culture du Goût Au prologue d\u2019un livre, je lisais ces conseils qu\u2019un éducateur donnait à un jeune de mon âge.\u201cPrête-toi activement à l'éducation intégrale de ton coeur et de ton âme.Eléve-toi, affine-toi de plus en plus dans tes facultés, dans tes aspirations: cultive en toi tous les talents que la Providence t'a confiés, ne laisse aucun terrain en je- chère dans le champ de ta personnalité; fleuris, épanouis-toi, fructifie; donne toute ta mesure, et tu ne peux la donner qu'en te dépassant.\u201d Qui que nous soyons, par la naissance, l\u2019éducation, le milieu social, nous devons être un humaniste, c\u2019est-à-dire un individu d\u2019une curiosité toujours en éveil se plaisant à tout, ouvrant sa pensée, fécondant son coeur, fortifiant sa volonté de toutes les richesses de toutes les ressources du Bien, du Vrai, du Beau, La Beauté que l'on dit si rare est répandue partout.Nous pouvons la découvrir en tout.Le bon Dieu ne nous cache de façon complète aucun de ses attributs.Il nous les révèle, nous aide à les deviner, quoique nous ne puissions pas sur terre les approfondir et Jes comprendre, (suite à la page 4) On m\u2019a toujours dit que la critique constructive était de bon aloi.Je m'y suis prêté aussi discrètement que possible dans cette chronique.Je suis d'ailleurs convaincu qu'un effort appréciable se fait actuellement vers toutes ces améliorations et du sort des élèves et de celui de l\u2019Ecole.Benoît Lavigne, 4e Agr.N.D.L.R.Notre cher Benoit, nageant toujours dans Jes hautes sphères de la Philosophie, a oublié ou négligé de jeter les yeux sur les banales activités de notre vulgaire quotidien.Il n\u2019a donc pu le reproduire dans cette chronique comme c'était l\u2019usage.Il a préféré nous promener dang le jardin de ses pensées.Nous sommes certains chers lecteurs, que vous n\u2019êtes pas trop déçus.A tout évènement, la prochaine, notre Chronique Etudiante reprendra son ton ituel, 26 janvier 1950 Centenaire de Mme Vincent d\u2019Amours de Trois-Pistoles Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) Madame Vincent D\u2019Amours, née Hénédine Labrie de Trois-Pistoles, comptera, mardi le 24 janvier, cent ans.C'est non seulement l'une de nos braves familles Canadiennes Françaises qui se réjouira de cet évènement, mais tout le Bas de Québec.Madame D'Amours est la onziéme d'une famille de quatorze enfants, dont le père et la mère furent Joseph-Edouard Labrie et Catherine Roy, dit Desjardins, de St-Eloi.De grandes fêtes familiales marqueront cet évè- nement à Trois-Pistoles.Ses concitoyens se promettent bien des surprises à son endroit.La vénérable centenaire est l\u2019une de nos braves mamans les plus méritantes.Madame Vincent D'Amours, dans les premières années de ses activités dang la vie sociale, était couturière pour les hommes.Les collégiens, entre autres, se rappelèrent longtemps de celle qui confectionna un nombre quasi incalculable de re- dingottes (capots d'écoliers) pour l\u2019entrée au Séminaire, voire même des soutanes.Un grand nombre de ces jeunes gens furent dans la suite des hommes de marque dans presque toutes les classes de la société, Madame Vincent D'Amours se réjouit donc d'avoir pu être utile à ce point à ces personnes.Elle sait bien qu'en plug d'avoir gagner honorablement sa vie, son travail fut méritoire.A l\u2019âge de 46 ans, elle épousa M.Vincent D'Amours ayant à sa charge quatre enfants à l'âge de l\u2019adolescence et parmi lesquels se trouvait Mgr J.- Alph.D'Amours, V.G, du Diocèse de Rimouski, décédé il y a plus de deux ans.Devenue épouse, Mme Vincent D'Amours comprit de suite le rôle que la Providence lui assignait celui d'aider son époux dans la formation et l'éducation de ses enfants d\u2019adoption.Au point de vue travail, elle fut la femme forte dont parle l'Evangile: ses mains ne restèrent pas oisives et contribuèrent au bien-être de la famille.Etant d\u2019une nombreuse famille, on compte parmi ses neveux et nièces: Les Pères Yve, capucin; Gérard Labrie, eudiste; MM, les Abbés Hector Lafrance, R, Vaillancourt, Robert Godbout, Armand Labrie et Roland Labrie, diacre.Chez les Pères Blancs, Jean-Marc Lindsay, Clerc de St- Viateur: Fernand Lindsay.Au nombre de ses nombreuses nièces et petites-nièces dont nous ne connaissons pas tous les noms, mentionnons, Soeur Ste-Catherine de Sienne, S.S.R., âgé de 78 ans.Elle est aussi la tante de l'Hon.Adélard Godbout, aujourd'hui sénateur et du juge Alexandre Michaud de Rivière- du-Loup, du Dr Eudore Labrie.A l'occasion de son centième anniversaire de naissance, Mme Veuve Vincent D\u2019Amours reçut sur recommandation de Son Excellence Mgr Georges Courchesne, Archevêque de Rimouski, la Bénédiction Apostolique et la grande faveur de |'indulgence \u201cIn Articulo Mortis\u201d, accordée par Sa Sainteté le Pape Pie XII avec photographie de Sa Sainteté, Nous voyons dans ce grand geste du Père commun, la récompense du bien et du devoir accompli.La vénérable centenaire attend dans la solitude bénie du foyer paternel la récompense finale promise à ceux et celles qui servent le le Seigneur.A la vénérable jubilaire, nos meilleurs voeux de ole, santé et longue vie au milieu de ses parents et s.L'Ecole subit sa \u201c première défaite \u201cIl neigeait, on était vaincu par ja tempête, et pour la première fois\u201d, l'Ecole \u201c\u2018baissait la tête\u201d, St-Pascal pouvait se vanter d\u2019être la première équipe à venir à bout du puissant \u201cclub\u201d de notre Faculté.: Qu'ils en rendent grâce à la neige, et à leur assistance enthousiaste, pour ne pas dire fanatique.Cependant, les vainqueurs doivent être encore à faire sécher leur chandail, car ils l'ont suée leur victoire.L'engagement commença vers 2.30 heures.Après quelques minutes, les joueurs avaient constamment à deviner si la rondelle se cachait dans la boule de neige, qu\u2019ils poussaient au bout de leur bâton, ou dans celles qui roulaient autour d'eux, Hébert résolut la devinette en logeant le caoutchouc dans le but de St-Pascal, avant que le GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne.gardien adversaire eut le temps de se jeter à terre, selon son habitude, et d'avaler la rondelle.Mais il faut le dire, Laverdière et Chamberland lui avaient mis la main.Ainsi, nous menions un à zéro.Cette avance, nous l'avons gardée jusqu\u2019au milieu de la seconde période.Gilbert avait certain- nement garni de broches le devant de ses filets.Ca ne rentrait pas.À chaque attaque, un nuage de néige poudrait devant la cage des buts, quelques corps s\u2019étendaient par terre, mais le pointage restait toujours un à zéro.Et notre gardien, souriant, cheveux au vent semblait défier l\u2019adversaire, Celui-ci prit la provocation au sérieux, redoubla d'ardeur: plusieurs fois notre cerbère, comme dirait Miche] Normandin eut à faire face à deux ou trois ennemis à la fois.I succomba soug le nombre, et après 40 minutes de jeu, St-Pascal avait enregistré 2 points comptés par Diament et Gagnon.La troisième période débuta dans une extrême tension de nerfs.Personne ne pouvait dire de quel côté se rangera it la victoire.Pour un oui, pour un non, on était prêt à se battre.Rien d'étonnant, si l\u2019orage éclata à deux reprises.Mais en bons sportifs, on faisait vite la paix.Laverdière en fut quitte pour aller se rafraichir le sang au banc de punition en deux circonstances.Harcelé comme il l'était, il aurait pu faire pire, Il a joué un beau jeu d'homme.Stimulée, électrisée par ces heurts de caractère, la joute devenait rude et rapide.L'avantage du jeu nous revenait, | Malheureusement, nous oubliions de protéger notre gardien.Quant les équipiers de St-Pascal réussissaient à sortir de leur zone, ils avaient le chemin libre jusqu'à l'autre bout.Ce qui leur valut trois points sur des lancers de Dancause et Chouinard.Notre équi- Pe comptait le dernier but de la joute.Le crédit en revenait à Anctil.Le pointage resta St- Pascal 5, Ecole 2, En résumé, cette partie mérite d'être classée comme intéressante.Les joueurs nous ont fourni du beau jeu des deux côtés.Il est impossible ici de rapporter tous les \u201cbeaux coups\u201d; car nous en finirions plus de raconter les exploits de Timmons, des Lavigne, des Dancause, deg Diament et enfin de tous et chacun.Nous sommes aussi heureux d\u2019avoir perdu que d\u2019avoir gagné.Ce que nous voulions c'est une belle joute et nous l'avons eue.1.\u2014Ecole: Hébert (Chamberland- Laverdière) 2.\u2014St-Pascal: Gagnon, 3\u2014St-Pascal: Diament.Punitions: Chouinard, et quelques autres de St-P.4 \u2014St-Pascal: Dancause.5.\u2014St-Pasca]: Chouinard.6.\u2014St-Pascal: Dancause.7 \u2014Ecole: Anctil Marc (Anctil Marcel, Thériault).Punitions: Lavoie, Gagnon maj.Laverdière minet maj.Chouinardlère période: 2ème période: 3ème période: Culture du goiit.(Suite de la page 2) De cette beauté de lui-même il a mis quelque chose jusque dans l'acte moral le plus obscur, et jusque dans la plus humble fleur.En tout homme, et pour l'honneur de l\u2019humanité, un artiste sommeille, c'est-à-dire un homme capable de s\u2019émouvoir devant la beauté, capable de l'aimer et d\u2019y tendre.Etre artiste c'est cultiver le goût, savoir regarder et savoir sentir.C'est prendre, garder et répandre cette mentalité fière de l'humble tailleur de pierre dans un chantier de construction, à qui l\u2019abbé Thellier de Poncheville demandait ce qu\u2019il faisait, et sans se \u2018déconcerter, répondait avec une belle flamme dans les yeux: \u201cMoi\u201d?Je bâtis une cathédrale.\u201d Ainsi, modestes étudiants, nous ne faisons pas simplement aligner des chiffres, chercher des composés, nous essayons d'élargir nos horizons et comprendre mieux tout ce qu'il y a de grand dans les oeuvres divines.Et la ménagère en son foyer ne réalise-t-elle pas le vrai sens de la Beauté: Faire régner l'harmonie, donner du bonheur, élever l'âme de ses enfants?Les faire se pencher sur la fleur qui s'ouvre.Les faire mieux entendre le gazouillis des oiseaux.Et par les beaux soirs, faire lever leurs purs regards vers la voûte étoilée\u2026.La beauté, elle est près de nous.nous nous mouvons en el- \u2026La chercher, la découvrir.pour cela point besoin d'être artiste, vouloir simplement du fond de notre coeur.Et cultiver le goût.Miguelle Litotte.(Kamouraska).3 Les Concerts Symphoniques Tous les ans, durant la saison qui va d'octobre à avril, le réseau Français de Radio-Canada, de concert avec le réseau Dominion, diffuse le mardi soir, de 8h.30 a 9h.30, de grandes auditions interprétées tour à tour par les Orchestres symphoniques de Montréal et de Toronto.Ci-dessus, l'orchestre de la Société des Concerts Symphoniques de Montréal dirigé par son chef attitré Désiré Defauw, Claire Duchesneau, soprano de Saint-Lambert, et Roland Gosselin, basse de Québec, seront les prochains concurrents du concours national Nos Futures étoiles que l'on entendra au réseau Français de Radio-Canada, dimanche le 29 janvier, à 9 heures u soir.Lois Marshall, soprano de Toronto, et Robert Savoie, baryton-dramatique de Montréal, seront les rochains concurrents du concours national Nos \u2018utures étoiles que l'on entendra au réseau Franais de Radio-Canada, dimanche, le 5 février, à heures du soir. Sur le chantier.Vous n'aurez pas de nouvelles à donner sur l'extérieur, disait un pince sans rire, rencontré aujourd'hui, jeudi.Hélas, non! Les alternances de pluies, de vents, de froid ont empêché leg couvreurs de terminer leur travail, À l'intérieur, on est par le fait même empé- ché de terminer le plâtre du plafond, dans cette travée du portique non encore assurée d'une étancheté parfaite.Mais tout le pan sud est garni de pierre artificielle, jusqu'à hauteur des fenêtres; le coin de l\u2019orgue, (la main droite, en entrant) est assez avancé.On a commencé aussi dans le coin gauche, où il y aura un petit jubé pour les fidèles.Les travaux en plâtre sont presque terminés dans Ja sacristie et les appartements attenants.On est avancé aux colonnes, dont il ne reste plus, aujourd'hui jeudi, que quelques-unes à terminer.La pierre artificielle donne un be] effet, soit sur les longs pans, soit encore aux encoignures où elle imite une vraie maçonnerie.Elle est posée, du reste, impeccablement.Les travaux des prochaines semaines porteront surtout sur ce revêtement des murs extérieurs et intérieurs.La vente des Pierres.Dimanche, le 23, M, l'abbé Aurèle Hudon, curé, annonçait une grande vente de pierres de l'é- Elise nouvelle.a $2.00 la pièce\u2026pour les petites.; car un sort un peu différent est réservé aux grosses.Par exemple, un paroissien te- nai* mordicus 4 acheter Ja pierre angulaire.a $100.00.Un autre.paraît-il ne retenait non moins que la croix, à $500.00! Comme les reçus sont de $2.00 chacun, on signera autant de reçus qu'il y aura de fois $2.00 compris dans l'achat\u2026\u2026 De cette façon, toute personne fut-elle la moins fortunée, peut se porter acquéreur d'une pierre.Un croquis de l'église est là, au presbytère, qui attend sur chaque pierre l'inscription du nom d'un acheteur.Naturellement, cet achat de pierres a été annoncé pour la paroisse de Ste-Anne: mais nous nous sommes assuré que tout acheteur de l\u2019extérieur sera le bienvenu, et recevra autant de reçus que sa largesse lui en donnera le droit.Chaque reçu numéroté correspond un talon numéroté.Ainsi donc on pourra à tout moment exercer un contrôle parfait, et éviter toute erreur.On ne sait jamais! Il y aurait environ 8000 pierres disponibles! A la Faculté d\u2019Agriculture le 18 février.Mlle Evangeline Garant pianiste de concert, soliste de J'orchestre symphonique de Québec, Présidente de l'Ecole de Musique de l\u2019Université Laval, sera l'artiste invitée, avec M.J.Ls.Rousseau violoniste.d\u2019une magnifique soirée, à l'Ecole Supérieure d'Agriculture, le dix-huit février, Vous pourrez y entendre une présentation complète des aspects géologiques de la Province de Québec.Cette soirée, présentée par les élèves de Troisième année d'agronomie et de pé- cheries, sera sous la présidence du directeur de l'Ecole, Monsieur l'abbé Joseph Diament.Billets en vente au restaurant JL.Daoust Ste-Anne-de-la-Pocatière, Tél: 186, ou à l'Ecole d'Agriculture.GAZETTX des CAMPAGNES, Sainte-Anne, - 1 Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d Les Lacordaires de Ste-Anne Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) La réunion générale des membres Lacordaire et Jeanne d'Arc de Ste-Anne-de-la-Pocatière eut lieu, vendredi soir dernier, en la magnifique salle municipale.Près d'une centaine de membres étaient présents.Monsieur Thomas D'Anjou, professeur au Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatiè- re et vice-président régional, était présent.Au cours de la soirée, on a procédé aux élections pour l'année 1950, Monsieur Félix Bélanger, délégué du Cercle de Ste-Anne lors des grandes fêtes du 10e anniversaire du Centre Canadien, le 8 décembre dernier, à Québec, a raconté brièvement tout ce qu'il avait entendu et vu.M.Bélanger est resté bien impressionné; il a compris davantage la grandeur du mouvement Lacordaire par l'assistance considérable des plus hautes personnalités religieuses et civiles du Québec et du mouvement Lacordaire, Monsieur Yvon Lévesque de Cacouna, étudiant à l'Ecole d'Agriculture, fut l'animateur du Forum et du Cercle d'Etude du Journal \u201cRéaction\u201d.La partie récréative fut des plus intéressantes.La Salle Municipale, avec sa note si gaie, se prêtait très bien a une partie récréative.Quelques membres avaient demandé de faire quelques \u201cTours de Bingo\u201d.Des prix avaient été four- nig par des Lacordaire et des Jeanne d\u2019Arc de la paroisse.Le président du cercle M.Roland Martin présenta M.Thomas D'Anjou, vice-président régional.Il lui rendit hommage pour tout le dévouement qu'il porte au mouvement Lacordaire dans la région et l\u2019invita à donner ses conseils aux membres du Cercle et à présider l'élection.M.D'Anjou félicita les Lacordaires et Jeanne d'Arc de leur beau travail de l\u2019année écoulée, les invitant à faire davantage et mieux au cours de l\u2019année nouvelle.MM.Félix Bélanger et Louis- G.Dionne furent choisis comme scrutateurs, et M.Yvon Lévesque, comme secrétaire d\u2019élection.Chez les Lacordaire, le résultat du scrutin fut le suivant: M, Roland Martin, réélu président; M.Jos.-H.Gagnon, élu vice-président en remplacement de M, L.-P.Banville; MM.Charles-François Darveau, Roger Gagnon et René Raymond furent élus conseillers en remplacement de MM, Jos.Fortin, Jos Gagnon et Laval Labrie.Furent choi- sig secrétaire et conseillers M.Yvon Lévesque et M.Laurent Ouellet, Madame Léon Grenier fut réélue présidente; Mme Emile Dumais fut réélue vice-présidente; les conseillères élues sont: Mile Marthe Maurais et Mille Jeanne-Mance Thiboutot; Madame Auguste Lacombe fut choisie comme secrétaire et e Nelson Asselin comme trésorière, Le scrutin terminé, M.Thomag D'Anjou procéda à j'installation des nouveaux officiers.Ml\u2019abbé Eugène Bernier, aumônier régional de Kamouraska, et M.l'abbé Roland Michaud, aumônier Local, ont assisté à cette soirée Lacordaire, Le président a ensuite porté la parole pour remercier les membres de leur marque d'estime et de confiance.En retour, il a demandé à tous leur sympathie pour la besogne à accomplir au cours de l'année qui débute.Un cercle Lacordaire ne peut donner un rendement efficace sans la coopération et la bonne volonté de tous les membres.Cette coopération et cette bonne volonté, nous voudrions la trouver dans chaque membre Lacordaire et Jeanne d'Arc, Il nous faut un cercle fort, des membres forts, convaincus, fiers de leur organisme et désireux de le voir grandir toujours.Dans quelques jours, dit-il, les membre, du Conseil traceront un amme d'activités pour l\u2019année.Ste-Anne-de-la-Pocatiére, de par la volonté des autorités Lacordaire, sera encore un leu de pélerinage Lacordaire.Nous aurons nos journées d'étude ou congrès.La besogne ne manquera pas.Il a terminé en demandant à chacun des membres du Conseil de prendre son rôle au sérieux, de remplir son rôle à 100%.Il a signalé que dans quelques jours les Equipes Lacordaire seraient sur pied et pourront accomplir un travail merveilleux, Madame Léon Grenier a aussi adressé la parole ainsi que M.l\u2019abbé Eugène Bernier, aumônier régional.M.l'abbé Roland Michaud, invité à tirer les conclusions de la soirée, a formulé ses voeux les meilleurs aux nouveaux officiers et officières qui ne manqueront pas, dit-il, de rencontrer des croix sur leur route, mais qui, en retour, goûteront les vraies joies aux apôtres du mouvement Lacordaire.(Kamourasks).26 janvier 1950 Agronomie Canadienne.(suite de la page 1) En 1911, il y eut amélioration, puis en 1915 et en 1930; or, je viens de dire que la subvention actuelle n'arrive pas à couvrir les salaires du Bor sonnel.Ce qui n'a pas empéché Ste-Anne et Oka, depuis 1938 surtout, d\u2019améliorer considérablement le niveau de leurs études.Devant ces faits qui embrassent presqu\u2019un siècle, je n'imagine pas qu\u2019on soit disposé d'ouvrir toutes grandes les portes du trésor aux exigences, depuis longtemps criantes, de la science agricole.ANN:\u2014Que suggérez-vous de pratique pour utiliser le potentiel actuellement existant?FORTIN:\u2014Un octroi de 3 sous par 100 piastres de la production agricole du Québec, laquelle est de l\u2019ordre de $300,000,000 annuellement.ANN:\u2014Que produirait cette accumulation de trois sous par 100 dollars de production agricole?FORTIN:\u2014Cela permettrait de donner à chaque école supérieurs une subvention supplémentaire de $100,000 par année.J'ai déjà proposé la chose il y a cing ans\u2026lors d\u2019une conférence\u2026.dans la capitale, sans autre succès qu'un rabrouage public et un silence non moins public de la part des journaux qui y étaient représentés.J\u2019avais proposé un programme d'essai de dix ans.ANN:\u2014Et après.FORTIN:\u2014Après dix ans, nous aurions eu trois bonnes écoles, une science agricole autonome en progrès.plusieurs hommes de science nouveaux, et l'on n\u2019aurait plus entendu parler de cet éteignoir de la science agricole, l'institut unique d'enseignement universitaire agricole, qui sert depuis au moins 60 ans, de prétexte à ne rien faire de mieux avec ce que l'on a.La \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte-Anne-de-la-Pocatière.par Fortin & Fils, Imprimeurs.\u2014Elie paraît le jeudi de chaque semaine.Abonnement: | an $3.00 6 mois 01.25 Le numéro $0.03 Dirseteur: L-de-G Fortin.Un SUPPORT \u201cSPENCER\u201d \u201cIL EST MAGIQUE\" disent les femmes en mettant leur support \u201cSPENCER.C\u2019est que chaque \u201cSPENCER\u201d est dessiné, taillé et fait tout spécialement pour la femme qui le porte et il assure une belle ligne de taille et une meilleure santé.Donc ELEGANCE et SANTE dans un même CADEAU.Téléphonez à 60 - s - 3 ou écrivez à casier postal 158 Ste-Anne-de-la-Pocatière J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ets.- Ete Rue Poiré _ Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE FERNAND SIROIS, M.S.C., C.A.GERARD RENAUD, M.8.C., CA.FERNAND SIROIS a CIE.COMPTABLES AGREES 76, Rue St-PIERRE, QUEBEC.Til: 5.7104 "]
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