Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 30 mars 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1950-03-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" AUHEVES ce Ji SUCVIIUB 8/8 M.ntolne Roy E:fifiom du Parlenent QUESEC B9Q.1111 Juin £9 \u2014 \u2014 EKCRIRE CE OUR L'ON PENSE EE rs FAMILLE PEMSER A Ci QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 M EE DIEU - GAIETTE = CAMPAGNES Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u201cAutorisés comme envoi postal de la seconde classe\u201d \u2018\u2019Ministère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN PATRIE - Jeudi le 30 mars 1950 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, (Kamouraska) A L'OCCASION de L'ANNEE SAINTE \u2014 1950 \u2014 La Cantoria Calixa Lavallée de Sainte-Anne de la Pocatière execute Les Dept Paroles du Christ CANTATE SACREE pour SOLI, CHOEUR et GRAND ORGUE de THEODORE DUBOIS Orgue: Choral, **O homme, pleure tes péchés\u201d J.Sébastian Bach\u2014 SOLISTES MARTHE FORTIN, SOPRANO Gérard DALLAIRE, M.D., TENOR HENRI GENEREUX, BARYTON.INTRODUCTION O vos omnes qui trainsitis per viam, attendite, et videte si est dolor sicut dolor meus.Posuit me Dominus desolatam, tota die moe- rore confertar; ne vocetis me Noemi, sed vocate me Mara.O vous tous qui passez par le chemin, considérez et voyez s'il est uné douleur comme ma douleur.Le Seigneur m'a posée dans la désolation, tout le jour il m'a accablée de douleur; ne m'appelez plus Belle, appelez-moi Amère.soLO DE SOPRANO PREMIERE PAROLE PATER, DIMITTE ILLIS, NON E- NIM SCIUNT QUID FACIUNT.Et dicebant omnes: Reus est mor- tis; tolle, tolle, crucifige eum.Sanguis ejus super nos et super fillios Crucifixerunt Jesum et num & dextris et alterum a siniatris.Père, pardonnez-leur, car_ils ne savent pas ce qu'ils font.Et tous disaient: il a mérité la mort, en- levez-le, enlevez-le, crucifiez-le.Que eon sang soit eur nous et sur nos enfantsl.Îls crucifièrent Jésus et les larrons, l'un à droite et l'autre à gauche.TENOR ET CHOEUR DEUXIEME PAROLE HODIE MECUM ERIS IN PARA- DISO, AMEN, AMEN, DICO TI- Bl.Domine, memento mei cum ve- neris in regnum tuum.Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis, en vérité, en vérité, je te le die.Seigneur, souve- nez-vous de moi quand vous serez arrivé dans votre royaume, TENOR, SOPRANO ET CHOEUR TROISIEME PAROLE MULIER, ECCE FILIUS TUUS.Stabat Mater dolorosa, Juxta cru- cem lacrymosa, Dum pendebat Filius.Qui est homg, qui non Fleret, Chrieti Matrem oi\u201d vederet În tan- to supplicio?Femme, voilà votre Fils.Elle se tenait, Mère pleine de douleurs, st couverte de larmes, au pied de la croix où son Fils était suspendu.Quel est l'homme qui ne pleu- en voyant la Mère du Christ dans un tel eupplice?BARYTON, SOPRANO, TENOR ET CHOEUR a L'église de SAINT-PASCAL, le 31 mars.L'église de L\u2019ISLET, Lundi Saint, le 3 avril.L'église de ST-ALEXANDRE, Mardi Saint, le 4 avril.Collège de STE-ANNE, Vendredi Saint, 7 avril.\u2014 à 8h.15 précises._ DIRECTEUR ARTISTIQUE: Jean ANCTIL COMMENTATEUR du TEXTE BIBLIQUE: Armand DUBE, ptre.ORGANISTE: Alphonse FORTIN, ptre.i QUATRIEME PAROLE DEUS MEUS, UT QUID DERE- LIQUISTI ME?.Omnes amici mei dereliquerunt me; praevaluerunt in- sidiantes mihi: tradidit me quem di- ligebam.Vinea mea electa, ego te plantavi; quomodo conversa es in amaritudine ut me crucifigeres?Mon Dieu, pourquoi m'avez- vous abandonné?\u2026Tous mes amis m'ont abandonné; leurs embûc ont prévalu contre moi: celui que j'aimais m'a tra Ma vigne chérie, je t'ai plantée; comment t'es- tu changée en amertume au point de me crucifier?SOLO DE BARYTON CINQUIEME PAROLE SITIO.Judaei praetereuntes blasphemabant eum, moventes ca- pita sua et dicentes: Vah?qui destruin templun Dei, ai tu es Chrintun, Filius Bei: descende nunc de cruce, ut videamus et credamua ti- bi.Si tu es Rex Judaenrum, sal- vum te (ac.J'ai noit?.Les Juife qui pna- saient le blasphémaient, remuant la tête et disant: Vah! toi qui détruis le temple de Dieu, si tu es le Christ, Fils de Dieu, descends maintenant de la croix; que nous le voyions, et nous croirons en toi.Si tu es le Roi des Juifs, sauve-toi toi-même.BARYTON, TENOR ET CHOEUR SIXIEME PAROLE PATER, IN MANUS TUAS COM.MENDO SPIRITUM MEUM.ba- ter meun es tu, Deus meus.sus.ceptor salutis meae.In manus tues commendo apiritum meum.Père, je remets mon âme entre von mains.Vous étes mon Père, vous êtes mon Dieu, vous êtes mon Sauveur.Je remets mon âme entre von mains, TENOR ET CHOEUR SEPTIEME PAROLE Et clamans Jesu voce ma dixit: CONSUMMATUM ES Et inclinato capite, tradidit ap Erat autem fere hora sexta; atus est aol, et tenebrae fac- tae sunt in universam terram; velum templi scissum est: omnis terra tremuit: petrae scissae et monu- menta aperta sunt\u2026 Prière: Adoramus te, Christe, et benedicimus _ tibi, quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.Et jetant un cri, Jésus dit d haute voix: Tout est consommél.Et inclinant ja tête, il rendit V'esprit\u2026 C'était à peu près la sixie- me heure; le soleil fut obscurci, et les ténèbres ee firent sur toute le terre; le voile du temple se déchira, toute la terre trembla, les pierres ve brisdrent et les aépulcres s'ouvrirent\u2026 Prière: Nous vous adorons, & Christ, et nous vous bénissons, parce que, par votre sainte Croix, vous avez racheté le monde.SOPRANO, TENOR ET CHOEUR FINALE CHOEUR Société Historique de Kamouraska Choses d\u2019Autrefois Nous commençons aujourd'hui la publication d\u2019un poème héroï-comique: \u201cLa Charliboyade\u201d, Cet écrit a été inspiré par un événement local: la lutte très vive que se sont livrée les marguilliers et loos notables de la paroisse de Kamouraska vers Ces derniers, dans un moment de ferveur démocratique, ont voulu supplanter les marguilliers dans leurs fonctions administratives.Leur projet, tout grand qu'il fit, rencontra une vive opposition de la part du sacritain Charlis Bois.Grâce au dévouement sans réserve à l'ordre ë- tabli dont fit preuve l\u2019illustre bedeau, la victoire resta aux marguilliers.M.Jean-Baptiste Dionne, notaire à St-Pascal, de 1830 à 1871, apprit les détails de cette lutte de son grand ami et protecteur.le curé Varin.Il y trouva tant de détails amusants qu\u2019il s\u2019ef- forca d'immortaliser le héros de la querelle, le dévoué fonctionnaire de l'autel, Charlis Bois,, dans \u201cla Charliboyade\u201d.POEME HEROI-COMIQUE EN TROIS CHANTS.LA CHARLIBOYADE, Ilustre Charlibois, aux fastes de notre âge rivons ta valeur et ton rare courage! Le mérite toujours a ses admirateurs Et la gloire partout couronne les grands coeurs! Jadis un grand prélat, décoré de la mitre, Fit placer dans un choeur un énorme pupitre, En dépit des efforts d'un chantre dangereux, Aidé de bataillons et vaillants et nombreux.Ses exploits près des tiens sont des jeux de l\u2019en- ; (fance; Ton bras vient de prouver ce que ma plume avance.Toi qui fis établir les droits des marguilliers, Défis une cabale et sauva tes paniers, La déesse aux cena voix te nomme et te proclame Au bruit de tes hauts faits je me sens tout de (flamme Muse des grands combats, du céleste séjour ds, dis-moi comment se passa ce beau jour: Qu'échauffé de tes feux, ravi de ton délire, Tout s\u2019émeuve et frémisse aux accents de ma lyre! Naguéres le pouvoir et tous les citoyens Laissaient aux marguilliers, aufant nouveaux (qu'anciens.Le droit d'administrer l'oeuvre de la fabrique, Sans que ce vieil usage efit causé de réplique; Mais voici qu\u2018en ces temps où l'on veut tout (changer Une si sage chose on tenta d\u2019abroger: Pour élire chaque an les officiers comptables, Avecque les anciens on voulut les notables, Le peuple en tout cela se serait démenti Si ce nouveau projet n\u2019eût trouvé son parti.On parcourt les maisons pour amasser des forces promet mer et monde, et l'on tend mille .(amorces! Aprés plus de six mois de préparation, À l'assemblée on va sans invitation, Les marguilliers craignant qu\u2019on défonce la porte Dedans la sacristie admettent la cohorte.Le notable escadron s'avance avec fierté, Exigeant qu'on le traite avec égalité, i L'un offre ses raisons et l\u2019autre sa supplique, GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, .ron un an.On argue, on riposte, on rétorque, on réplique; cun pousse son mot, chacun fait de son mieux, Et de mille arguments on se bouche les yeux, La Discorde à ce bruit vient mêler ses alarmes; Partout aux champions elle montre des armes; Dans sa rage de mal, elle veut qu\u2019un combat De l'objet discuté termine le débat.A ce nouvel aspect, presque tous ont frémi; Les notables, pourtant, ont un air affermi, Tandis que les anciens, ennemi du désordre, Veulent sans coup férir maintenir l'ancien ordre, Et que les plus peureux, appuyés sur le mur, Visent à se ranger du côté le plus sûr, O notabilités! vous comptiez sur le nombre; Vous n\u2019aviez donc pas de Charlis la grande ombre, Qui, ferme devant vous, narguant vos bataillons, Se moquait tout le temps de vos cris furibonds! Charlis! depuis trente ans, selon l'antique usage, Coupe le pain bénit, puis en fait le partage: C\u2019est de lui qu'on reçoit les morceaux, les cousins; A la part qu'il s\u2019en fait il a des droits certains.On ne peut du héros parler sans qu\u2019on mentionne Le beau lof de paniers que sa charge lui donne; Car Charlis sans paniers, c'est la Parque sans rouet, Cupidon sans son arc, Automédon sans son fouet! Les paniers de Charlis sont donc inséparables! Is sont là, voyez-les, arrangés sous les tables: Paniers pour les cousins, paniers pour les morceaux Paniers des grands galas, paniers un peu moins (beaux: Chacun a sa journée et chacun a sa place; Le maitre seul y voit.Qui donc aurait l'audace, Du plus petit des doigts, d'y toucher seulement?Tant Charlis, sur leur sort, veille jalousement.Toujours, depuis trente ans, on le trouve à son .(poste A tout contradicteur prét à donner riposte.Fidèle à ses amis comme à ses fonctions Il vit pour son devoir et nos traditions.Il verrait sans broncher crouler toute la terre! Quel nofable opposer à pareil adversaire?Décès de M.J.-B.Plourde Mercredi le 22 mars, décédait à l'Islet, chez son fils, le Dr Gérard Plourde, sieur Jean-Baptiste Plourde, époux de dame Régina Guy.M.Plourde était âgé de 81 ans, et 6 mois.Marchand à Rivière-Ouelle pendant de nombreuses années, M, Plourde demeurait à l'Islet depuis envi- M.Plourde avait été à Rivière-Ouelle un homme très influent et très estimé, Outre Mme Plourde, le disparu laisse pour pleurer sa perte cinq filles et trois fills: Mme Albert Hudon (Marguerite), de Malartic; Mère Ste-Léo- poldine, de la Congrégation Notre-Dame de St- Romuald; Soeur A.-M.Plourde, s.g.m., supérieure à l'hôpital Notre-Dame de Montréal; Mlle Gabrielle, de l'Islet Mme G.Fafard, (Blanche), de Windsor Mills; le Dr Gérard, chirurgien-dentiste, de l\u2019Islet; Guy, employé des C.N.R.; de Ste-Anne, et René, électricien, de Noranda; ses belles-filles, Mme Gérard Plourde, Mme Guy Plourde et Mme R.Plourde; ses gendres, M.Albert Hudon et M.G.Fafard.Lui survivent aussi dix petits enfants.Le service a été chanté lundi, le 27 mars, à l'Islet.Puis un convoi a transporté la dépouille à la Rivière-Ouelle où il y eut un libéra et inhumation au cimetière paroissial, Nos condoléances à la famille.On pourra entendre le célèbre choeur Les Disciples de Massenst au cours de cinq émissions spéciales que le réseau Français de Radio-Canada leur a offertes afin de les aider à défrayer leur prochain voyage en Europe.Ces cinq émissions seront entendues le dimanche soir, de Th.30 à 7h.45, à compter du jour A la fin de mai, grâce en- de Pâquescore à la collaboration de Radio-Canada, Les Disciples de Massenet participeront \u201c au grand Festival international de Lille, France.Le directeur du choeur, comme on le sait, est Charles Goulet (au centre).(Kamourasks).Jeudi le 30 mars 1950 Congrès des Hebdomadaires de Langue Française à Québec Une cinquantaine de journaux hebdomadaires de la province étaient représentés au congrès semi- annuel de l'Association des hebdomadaires de langue française au Canada, tenu à Québec vendredi et samedi les 24-25 mars, sous la présidence de M.Adrien Bégin, de Lévis.Trois séances d'études ont été tenues au Château Frontenac au cours desquelles les délégués ont adopté diverses résolutions, les rapports des divers comités et le texte de la nouvelle constitution de l'association.On a décidé de changer le nom du groupement qui était connu, depuis 1936 comme \u201cAssociation des hebdomadaires canadiens-français\u201d; cette association groupe les hebdos de langue française de tout le Canada et compte aujourd'hui 70 membres.Un véritable record a été connu cette année en groupant 99% des hebdos de la province dans l\u2019association.Le ministre du travail de la province, l\u2019hon.M.Antonio Barrette a reçu les directeurs de l\u2019association à un souper vendredi; peu après le groupe se dirigeait vers le bureau du premier ministre au parlement.CHEZ M, DUPLESSIS, L'Hon, M.Maurice Duplessis à reçu les journalistes avec beaucoup d'amabilité et la réunion n'eut rien d'officiel.Chacun conversa avec le premier ministre qui s'est dit heureux de ce contact avec les journaux hebdomadaires de la province, \u201cJe sais toute l'importance de la presse hebdomadaire, dit M.Duplessis qui ajouta aussi: \u2018on me souligne qu\u2019il s\u2019agit surtout de la presse rurale, c\u2019est dire que je peux vous comprendre davantage encore.\u201cLa presse hebdomadaire remplit un rôle indispensable et je m'intéresse à chacun de vos journaux suffisamment pour savoir que vous remplissez admirablement bien votre devoir.Vous avez le respect de l'autorité et c'est ce qui compte le plus dans les temps Présents, \u201cUn confrère avait glissé cette opinion que l'on peut aimer ou ne pas aimer l'autorité établie mais que l\u2019on devait la respecter, ce à quoi le premier ministre surehchérit: \u201cEn effet, dit-il, nous irions à l'anarchie totale si on devait accepter que l\u2019on Ne respecte ni l\u2019autorité des juges, ni de la police ni du gouvernement établi.Et a ce propos je tiens à féliciter la presse hebdomadaire qui manifeste toujours son respct à l\u2019autorité établie\u201d.A cette réunion au bureau du premier ministre, on remarquait les honorables Antonio Barrette, ministre du travail, Paul Sauvé, ministre de la Jeunesse et du bien-être social, MM, E.J.Chartier, député de St-Hyacinthe, F.Gatien, député de Maisonneuve, Daniel Johnson, député de Bagot et conseiller juridique de l\u2019association, les membres du bureau de direction, MM.Adrien Bégin, Lévis, président, Gérard Brady, Drummondville, premier vice-président, Gérard Légaré, Rimouski second vice-président, Lionel Bertrand, M.P.secrétaire- trésorier, Ernest Gagné, St-Justin, ex-président, Harry Bernard, St-Hyacinthe Aimé G é, Arvida, Dr.J.-E.Gervais, Joliette, Albert allot, Valleyfield, C.A, Robidoux, Waterloo Edouard Hains, Granby, Raymond Douville, Trois-Rivières, Trois concours seront organisés chez les hebdos cette année.Le premier accordera des trophées et prix aux meilleurs journaux, jugés selon leur présentation typographique et leur rédaction, ce pendant qu\u2019un trophée et trois prix en argent seront accordés par l'Association des Brasseries pour \u201cla meilleure initiative lancée\u201d au point de vue civisme, tourisine, artisanat etc, au cours de l\u2019année, Un troisième concours est ouvert pour le meilleur article en faveur de l\u2019entreprise privée.Les hebdos ont adopté une résolution de remer- clement à l\u2019endroit des officiels de T.C.A, pour la courtoisie accordée à l\u2019endroit des délégués de l\u2019association à Rome, le mois dernier.On a décidé que le prochain congrès annuel sera tenu dans la région des Cantons de l'Est, au cours de l'été ou au début de l\u2019automne\u2019 prochain, L'Association a chaleureusement félicité son secrétaire, M.Lionel Bertrand, M.P, qui a été élu vice-président de la presse catholique mondiale lors du congrès de Rome: Bertrand avait été choisi comme président de la délégation canadienne qui représentait dix sept des principaux journaux catholiques du pays, Gérard Brady, Drummondville. Jeudi le 30 mars 1950 GAZETTE des CAMPAGNES = Sainte-Anne, (Kamouraska).! 8 Nous Page étudiante Voilà \"11 (Facultés d\u2019Agriculture et des l\u2019êcheries) Portrait de Benoit Lavigne Benoît Lavigne, ce nom en dit beaucoup plus long Que des lignes et des lignes d\u2019une éloquente description.Si vous ne voulez m'en croire, tous les salons Du grand Ste-Anne et des environs Diront avec fierté \u2018Voici un de nos habitués, notre plus beau joujou\u201d.Ne voulant pas laisser sous le boisseau un tel flambeau, Tous les étudiants l\u2019élivent à un poste bien haut.Eh! oui, vous le savez tous, de notre association il est le président.La classe de quatrième, fit donc pour une fois, grande preuve de jugement, Lorsqu\u2019aprés quelques jours à peine parmi nous, Elle le choisit, à l\u2018unanimité, son représentant.Enfin, lorsqu\u2019'au lendemain d\u2019une nuit de social labeur, Dès l\u2019Ave Maria, préludant à la classe le sommeil pressant, ferme sa paupière Avec une paternelle indulgence, notre bienveillant professeur Redit avec le poéte \u201cRien n\u2019est plus beau qu\u2019un enfant qui s'endort en faisant sa prière\u201d.Portrait de Benoit Lavigne 4 Nous doutons vous apporter du nouveau par la présente description, en effet, qui ne connaît pas et ses vastes activités sociales?C'est sous le signe du taureau que monsieur Jo- seph-Eloi-Benoit Lavigne perça parmi les astres.M.Lavigne a déjà à son crédit une grande renommée et je suis sûr que les citoyens de St-Edouard- de-Gentilly sont fiers d'avoir pondu un tel oeuf.Dès son jeune.âge, notre président a su puiser toute une mine de science, voici le résumé de ses études pré-universitaires: Après avoir fréquenté la petite école de son village natal, il poursuivit ses études scientifiques et commerciales chez les Frères du Sacré-Coeur à Granby.Il prit les Brevets Complémentaires et Supérieurs, nouveaux à l\u2019école normale du même endroit.À l\u2019âge de 17 ans, il endossa la toge de professeur pour une période de deux ans, et tout en enseignant, il fréquenta les cours du B.Péd, de l'Institut pédagogique St-Georges.Ensuite vinrent 6 mois d\u2019études philosophiques au Séminaire de Trois-Rivières, une job à la Bourse de Montréal, une autre job comme \u201cDébardeur\u201d, et voici qu\u2019il s\u2019invagine à la Faculté un beau matin de septembre 1946 sur les petites heures.(Entrainement qui lui fut très utile par la suite).Comme vous voyez, monsieur Lavigne a su se mouler dans la matrice scientifique, peu s\u2019en fallut pour qu\u2019on lui décerne son B.Sc.Agr.dès son arrivée à Ste-Anne.Notre as a dévoilé durant ces quatre dernières années, un esprit très avisé et habitué à saisir les reliefs.de la science.Aussi, il remporta royalement le prix de mathématiques et apporta une concurrence effrénée pour le prix de fumier, preuve que ses aptitudes sont très variées, Il céda au côté social et au sport une large partie de ses loisirs, aussi nous l\u2019avons vu souvent filer comme un bolide à la recherche d\u2019une planète inexplorée, et revenir au serein, avec un surplus d'affection, tout fier d\u2019avoir non seulement exploré le nouveau satellite, mais de jouer maintenant le rôle de planette principale, M.Lavigne prend cette année une spécialisation en économie; aussi doit-il sacrifier des crédits à Un témoignage dont nous sommes fiers Dimanche, le 26 mars, le Journal \u201cLa Patrie\u201d publiait le récit de \u201cl'Excursion de Botanique Marine à Trois-Pistoles\u201d sous le titre \u2018Les plantes marines\u201d.À cette occasion, l'abbé Ovila Fournier, directeur général des C.J.N, faisait l'éloge d'un de nos professeurs le Dr, Elzéar Campagna, D.Sc.Il nous fait plaisir de reproduire ici le texte de l'abbé Fournier.Nous sommes heureux de voir l'estime dont jouit à l'étranger ce vétéran de notre Faculté.Tous les élèves, il va sans dire, partagent l'opinion du directeur des C.J.N.; ils profitent de l'occasion pour témoigner leur reconnaissance à l'égard du Dr Campagna.Chers amis, Nous s\u201dmmes très heureux avec le concours de la \u201cPatr\".\u201d du dimanche d'offrir aux lecteurs de notre chronique le texte complet d'un rapport d\u2019excursion sur les grèves près de Trois-Pistoles (Témiscouata).Tous ceux qui vivent en Gaspésie ou le long des rives du Saint-Laurent, de même que les naturalistes qui connaissent le docteur Campagna, par ses écrits ou son enscigne- ment, reconnaîtront l\u2019action si pénétrante, comme si heureuse, qu'exerce ce pédagogue averti auprès de la jeunesse.Apôtre de l'histoire naturelle, M.Campagna est un animateur de grande classe, un \u201c\u2018allumeur d'âmes\u201d qui fait connaître par la parole et par la plume nos ressources naturelles et invite à les protéger.Nous suggérons aux membres des Cercles de conserver ce texte dans leur cahier de découpures.Ceux qui suivront les cours d'été de Grande-Ri- vitre ou feront des herborisations en cau saumâtre ou en eau sialée trouveront dans le texte de cette chronique des renseignements de première valeur.Les L'abbé Ovila Fournier, directeur général des CIN.(La Patrie Dimanche 26 mars 1950) Chronique étudiante C.H.G.B., Ste-Anne, ce soir, 21 mars, la Société d'Histoire Naturelle de la Pocatière présente son programme \u2018Histoire Naturelle sur les ondes\u201d.M.Camille Laverdière, étudiant, a l'honneur d'être le premier conférencier.Il en profite pour cclair- cir les mystères des \u2018cavernes de la Montagne du Collège\u201d.Avez-vous remarqué comme notre Camce soir-la avait une petite voix qui \u201cnous rendait mal\u201d.Sans doute, tous les croque-mitaines, tous les monstres créés par l\u2019imagination \u2018\u2018des petits vieux à dents jaunies\u201d s'enfuirent à jamais de \u2018ces cathédrales en petit\u2026 où les saints barbus de lichens, grelottent sous leur bure dans un calme vespéral\u201d.Chose certaine, en tout cas, Camille a mis à jour un de ses filons de poùsie dont nous parlait récemment Maurice.Le lendemain.nos yeux contemplaient une merveille d'un autre genre: une merveille de statistique.Le Secrétariat de la Faculté remettait enfin aux Finissants le résultat de leur premier semestre.Ce rapport était quelque chose de \u201cpensé\u201d.Pendant des semaines, on cssaya toute une série de classements.Un tel, premier aujourd'hui, se voyait rendu à la queue le lendemain.La justice avait tout simplement mis la hache dans les fausses bases d'appréciation de la veille.Pauvre justice, comme elle a dû \u201cbûcher\u201d.Il lui fallait trouver un barême équitable, permettant de mettre sur un pied d'égalité 12 élèves orientés dans 3 branches différentes.Heureusement, vint à son aide une autre grande vertu: la statistique, Elle permit la découverte du \u201c334\u201d.Ce chiffre, déclaré égal à la somme des points gagnés par les élèves de quatrième, au cours de leur première partie de l\u2019année académique 1949-50, donna lieu à l'ultime et immuable classement, père de Triplets de premiers de classe, Dire, que même après explications, on compte encore des entétés, s\u2019obstinant à ne pas reconnai- tre le bon sens et l'équité de ce chef-d'oeuvre statistique.Espérons, que l'heure d'électricité de Vendredi matin a produit un effet bienfaisant sur leurs cerveaux.S'ils ne sont pas mieux \u201calors\u201d, on leur fera diriger un petit combat Lacordaire.\u201cAlors\u201d ils verront la difficulté de donner des points et de notre mère \u2018Agronomie\u2019 pour instiguer les autorités vers sa belle-mère \u2018\u2018Pêcherie\u201d.Espérons qu'un tel bouleversement du fanatisme agronomique, lui ouvrira les portes d'une carrière remplie de succès.Sylvio Bourget, 4 agr.trouver des premiers.\u201cAlors\u201d, ils cesseront de critiquer, A propos de la soirée Lacordaire, je n'ai parlé que du combat.\u201cAlors\u201d, je vais parler du reste.En plus du débat \u2018en règle\", les cosaques du Général Popoff exécutèrent de très touchantes mélodies.Monsieur Coulombe étudiant au cours moyen, leur fit quelque peu concurrence, en interprétant de fort jolies chansons.Une troupe du cours moyen joua un sketch comique.Les rires et les applaudissements de l'assistance nous autorisent une appréciation des plus louangeuses à l'endroit des acteurs.M.l'abbé Bernier, finit la soirée en présentant deux films.L'un vantait notre Ecole d'Agriculture, et l'autre nous renseignait sur l'industrie du sucre d'érable.C'était un succès de l'abbé Maurice Proulx, Puis samedi matin, nous étions de nouveau dans les patates.Pour la dernière fois, puisqu'il s\u2019agissait de l'examen final, Excursion de botanique marine à Trois-Pistoles (suite) 2 \u2014 La zone démudée.La zone dénudée fait suite à la précédente; elle est caractérisée par l'absence de végétation.Les rares plantes qu'on y rencontre poussent dans des cuvettes d'eau protégées par les crans et oubliées par la marée descendante.C'est dans cette zone que l\u2019action des vagues se fait le plus sentir.Des erans de tuf lavés et polis ot une étendue de glaise vaseuse composent le substratum de cette zone.Dans les cuvettes nous avons rencontré des Enteromorphes, algues vertes en filaments, des bases de Fucus edentatus et de Fuous vesiculosus et quelques nutres algues telles que: Seytosiphon lomentaria (algue brun foncé formée de tubes en forme de fouets).Nemalion multifidum (algue de couleur noirâtre ayant l'apparence de vers, plus ou moins disposés en spirales).Petalonia Fascia (algue brune filamenteuse).Il y a enfin deux algues crustacées qui poussent sur les roches; ce sont: Lithothamnium Lenormandi (algue crustacée rose pastel), et Ralfs'a verrucosa (algue brun olive).3.\u2014 La zone des Fucus.La zone des Fucus, située entre la zone démudée et la zone des Laminaires, est caractérisée par deux sortes d'algues brunes: d'abord, les plantes de la famille des Fumacées qui la recouvrent sur sa plus grande partie; mentionnons Ascophyllum nodosum et divers Fucus, Fucus vesiculosus et Fucus eden- tutus; en second lieu viennent quelques espèces de Rhodophycées ou algues rouges.Signalons entre autres une plante ayant l'aspect de fines draperies: Porphyra umbilicalis; d'autres, incrustées de calcaires, telles Corallina officinalis et Lithothamnium Lenormandi.Mais les fucus sont toujours présents, ici et là; sur leur thaile, pousse une algue fine: Pylaiella littoralia.Mentionnons encore de beaux et nombreux spécimens que nous foulons au pied sur le sable: Phycadris rubens, provenant de la zone qui ne se découvre pas à marée basse; ils sont ici en dehors de leur habitat.À part les plantes déjà énumérées, on trouve une faune très intéressante que la pluie nous a empéchés d'observer à loisir.Les moules sont à l'honneur; on voit Mytilus edulis ou Becs de Corneilles; ensuite, les Littorines ou Littorina rudis ou encore les Bourgots dont la coquille est en forme de tire-bouchons, ceux-ci se tiennent dans les flaques d'eau salée, à marée basse.Les Fucus de la zone portent quantité de petits vers blancs ayant l'aspect de petits colimaçons; leur nom scientifique est Spirorbis boTealis.Ces petits vers ont à peu près Ya de pouce da dis-.mètre; ils appartiennent à la classe des Annéidées.On peut voir, en soulevant les roches, des colonies de vers aux mille pattes.Ce sont des sangsues, plus connues sous le nom de \u2018vers de mer\u201d dont le nom scientifique est Nereis virens.On marche souvent sur certaines coquilles; ce sont des moules connues sous le nom de Mya arenaria ou en français, Myé des sables, vulgairement appelées \u201c\u2018Coques\u201d.Cachés sous les Fucus, on peut voir des Cannarus ou Pucerons de mer, espèce de petites crevettes qui sont très communes.Toute cette zone était jonchée de plantes qui avaient été transportées de la zone inférieure: la zone des Laminaires que nous verrons à l'instant.\u2014 à suivre \u2014 GAZÆTTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi le 30 mars 1950 La Margarine, une menace Nous revenons sur cette question de la margarine et du beurre, bien à dessein, sans nous excuser, au risque même de nous répéter.Car il y a des faits nouveaux à commenter, des chiffres qui éclairent.Chaque bribe de statistique qui se publie confirme la chose: les cultivateurs canadiens, principalement ceux qui sont engagés dans l\u2019industrie laitière, se sont fait jouer un tour magistral.Voyons ces chiffres édifiants.Ils sont officiels.Le gouvernement les a donnés aux Communes, en réponse à une question d'un député.\u201cLes Cunadiens, a-t-on rapporté, ont mangé T1,992,000 livres de margarine en 1949,, et 75 pour cent au moins des graisses et des huiles utilisées pour les fabriquer ont été importées.La consommation de beurre a diminué au Canada de 370,153,000 livres en 1948 à 315,338,000 livres en 1949.\u201d Cette différence de 54,817,000 livres de beurre correspond à peu près à la quantité achetée par le gouvernement en vertu de sa politique de soutien des prix et dant une partie, environ 20, de livres, git présentement dans leg entrepôts en attendant d'être revendue à perte.Pour des raisons déjà données ici, nous ne pouvons en avoir contre cette politique de soutien des prix.Dans le cas du beurre, elle a prévenu une dégringolade spectaculaire.Mais nous continuerons de prétendre qu\u2019il n\u2019eût pas été nécessaire de l'appliquer au beurre si la margarine n\u2019était pas entrée en lice.Et nous prétendons aussi que.tant que l'industrie de la margarine jouira d'un traitement de faveur celle du beurre sera, d'une année à l\u2019autre, purement déficitaire.Et c'est ce qui est mauvais: qu\u2019un gouvernement s'oblige à soutenir une production des plus essentielles après lui avoir enlevé toute chance de se soutenir par elle-même.L'industrie de la margarine recoit bel et bien un traitement de faveur.Est-il besoin de le démontrer encore une fois?Le seul fait qu\u2019elle a réussi à écouler 71,992,000 livres de son produit au cours de sa première année d'opération l\u2019en accuse carrément.Cherchez une industrie qui puisse obtenir de tels résultats sans une protection toute spéciale.Dans un régime économique normal, toute industrie, quelle qu'elle soit, a la vie dure.Sur le plan local et social, elle doit faire face à une concurrence serrée.Telle firme n\u2019est pas censée profiter des bonnes grâces du gouvernement aux dépens d'une autre.Traitement égal pour tous, chacun pour soi.En matière d'importation ou d'exportation, l'industrie doit se plier aux règlements établis qui visent d'abord à protéger l\u2019industrie et le commerce des gens du pays.Il y a eu, récemment, une infiltration de produits.On l'a vite bloquée.Contre les importateurs qui pouvaient offrir des chemises de fabrication japonaise aux prix de 99 cents et $1.39 'unité, on a fait surgir la vieille loi anti-dumping qui éléve les droits de douanes & un niveau prohibitif.Nos chemisiers canadiens pourront donc, sans changer un iota de leurs méthodes de production, continuer de faire des chemises avec les moyens qu'ils ont, les vendre à $4 ou $5 pièce, payer à leurs ouvriers les salaires exigés, et faire un profit raisonnable.Tout cela est très bien, ct bien normal.Mais lorsqu\u2019il s'agit de beurre et de margarine, rien n'est moins normal.On change les poids et les mesures.Le gouvernement sait pertinemment que personne ne peut faire de la margarine sans importer des huiles et des graisses végétales de certaines contrées du sud où la main-d'oeuvre et de coût de production en général, sont excessivement bas.It réalise bien que s\u2019il permet la fabrication de la margarine ce produit pourra se vendre à bas prix.Il peut deviner.que le consommateur, dont on a habilement travaillé l'opinion, se jettera sur la margarine pour économiser quelques sous, Enfin, il est à même de prévoir \u2014 on le lui a assez dit \u2014 que la margarine fera un tort considérable à l\u2019industrie laitière et aux milliers de cultivateurs qui en vivent.Va-t-il invoquer la loi anti-dum- ping ou quelque autre règlement?Pas du tout.H efface la seule ot dernière barrière qui est l'article de la vieille loi de l'industrie laitière proscrivant toute importation, fabrication et vente de margarine au Canada.Et il se garde bien d\u2019imposer des droits spéciaux sur les importations d'huiles et de graisses végétales destinées à entrer dans la fabrication de la margarine.On dirait qu'Ottawa se livre sciemment à une expérience sur le dos des cultivateurs.Il essaie le poison pour voir s\u2019il est mortel.Après un an, il a en mains tous les chiffres qu\u2019il faut pour tirer des conclusions: \u2018Les Canadiens ont mangé 71,992,- 000 livres de margarine en 1949, 75 pour cent au moins des graisses et des huiles.etc.\u201d Mais il hésite encore.Les officiers du ministère de l'Agriculture commencent à admettre, en parlant du beurre, qu'il y a \u201cune ombre au tableau\u201d: la margarine.Le ministre lui-méme hésite: \u201cEn temps et lieu, dit-il, nous verrons a protéger les cultivateurs contre la menace de la margarine\u201d.Notre conclusion a nous, cultivateurs, est bien tranchée.La margarine est plus qu\u2019une menace, elle a ébranlé pour longtemps le secteur le plus stable de notre industrie agricole.Et, à moins que, à l\u2019instar de Québec, les provinces n\u2019usent de leur pouvoir pour protéger les cultivateurs, ou à moins qu'Ottawa ne fasse courageusement machine arrière, nous n'en sortirons pas de sitôt.Il ne nous reste qu\u2019à presser nos syndicats, et tous les groupements agricoles en général, de protester encore vigoureusement auprès d'Ottawa et de leurs gouvernements respectifs, tant et aussi longtemps qu'ils n\u2019auront pas emporté le morceau.Allonsy rondement.Nous ne demandons pas de faveur, mais un traitement équitable.Georges-Noël Fortin (La Terre de Chez Nous) Radio-Canada se.prépare activement à la télévision.Elle espère pouvoir diffuser ses premiers programmes à Montréal au début de l'automne de 1951.Florent Forget (à gauche) qui était réalisateur à Radio.Collé lège a été nommé Directeur des programmes de TV, Charles Frenette (au centre) qui était attaché au Poste CBV à Québec, devient Directeur des services tcchniques, et André Ouimet, des services techniques de Montréal, devient Assistant du Directeur de la télévision, Aurèle Séguin.Conférence de l\u2019abbé Bélanger Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) _ La population de Ste-Anne-de-la-Pocatière et des paroisses de la région avait le plaisir, dimanche soir dernier, d'assister à une magnifique conférence donnée par M.l'abbé Léon Bélanger, professeur au Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière.Ml\u2019abbé Bélanger a eu le privilège d'assister en décembre dernier à l'ouverture de l'Année Sainte à Rome, Fait digne de mention, c'est aussi l'un des premiers pèlerins de la paroisse et de la région a gagner l'indulgence du jubilé, La soirée était sous les auspices de la Société St-Jean Baptiste, filiale de Ste-Anne-de-la-Poca- titre.Aux premiers rangs, on pouvait remarquer M.le Dr Elzéar Campagna, président et professeur à l'Ecole Supérieure d'Agriculture; M.l'abbé Roland Michaud, vicaire de la paroisse, MM.Albert Alarie, Eugène Martin, tous deux anciens présidents de la Société; M.Paul-Emile Hudon, secrétaire et tous les directeurs de la Société, anciens et nouveaux.A la partie musicale, l'assistance a eu l'avantage d'entendre \u201cLa Chorale des Hirondelles\u201d, ensemble mixte de 50 voix d\u2019enfants, dirigé par M.Raymond Gagné, annonceur à C.H.G.B.Mille Blandine Boulet était au piano d\u2019accompagnement.Les directeurs de cette Chorale de jeunes méritent beaucoup d'encouragement pour tout le dévouement et l\u2019esprit de sacrifices qu\u2019ils déploient afin d\u2019inculquer dans les âmes toutes neuves des jeunes le goût de la bonne musique.Monsieur l'abbé Léon Bélanger, en prenant la parole, souligne que c'est presque providentiellement, qu'il a pu accomplir ce voyage.C'est, dit- il, grâce au dévouement de certains prêtres de la maison que le voyage a pu s'organiser.C'est ensuite grâce à des moyens de transport modernes et d\u2019un bon confort qu'il a pu se rendre par étapes de Montréal à New-York, puis à Shannon (Irlande), à Londres, puis à Paris, puis à Dijon, pour arriver en Italie et à Rome.La vue de Rome, le 23 décembre, déjà achalandée par la foule des pèlerins qui affluaient pour la cérémonie de l'ouverture de la Porte Sainte, a créé chez le conférencier une impression de grandeur et de majesté.C\u2019est à raison, \u2018nous disait-il, qu\u2019on peut prononcer encore aujourd\u2019hui la parole de l'hymne \u201cO Roma felix\u201d.Rome, en effet, avec ses débris des civilisations antiques et tous les vieux souvenirs qu'elle évoque, Rome avec le siège de la chrétienté et la figure rayonnante du représentant du Christ, n\u2019est-ce pas I'heureuse Rome.M.l'abbé Léon Bélanger a également exprimé l\u2019expression que lui a faite \u2018sa Sainteté le Pape Pie XII \u201cC\u2019est une grandeur qui attire, nous a- t-il dit; durant la célébration du Saint Sacrifice, Pie XII est l'Homme de Dieu extraordinairement recueilli\u201d.Le conférencier a eu l'immense faveur de célébrer sa messe sur les tombeaux des martyrs et des saints à Rome même, puis sur les tombeaux de saint François à Assises, dans la grotte des apparitions à Lourdes et dans la chapelle d'Ars, en face du confessionnal où le saint curé d\u2019Ars a tant fait de conversions.Le prêtre qui célèbre la sainte messe sur des monuments en des lieux aussi privilégiés, nous disait l'abbé Bélanger, n'a pas besoin du spectacle des foules pour ressentir une vive et profonde émotion.L'assistance a senti pendant tout le temps de l'entretien la somme d'enrichissement spirituel que procure le pèlerinage de l\u2019année Sainte.L'abbé Bélanger a donné à tous le désir de voir Rome.Monsieur le Dr Campagna a présenté le conférencier en termes élogieux et M.le Dr Albert Alarie, ancien président, a bien voulu le remercier, soulignant qu \u2018il avait gardé les prémices de ses impressions pour les membres de la Société St- Jean-Baptiste qu\u2019il admire et pour la population de Ste-Anne et de la région qu\u2019il estime.Tous garderont de cette soirée le meilleur des souvenirs.Il est à souhaiter que la Société 8t-.Jean-Baptiste tienne plus souvent des réunions de ce genre; le public aura l'avantage de mieux connaître le travail qu'elle poursuit chez-nous, et partant mieux en mesure d\u2019épauler les réalisations.roam a p\u2014 ®, Jeudi le 30 mars 1950 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska), Page d'HISTOIRE REGIONALE Les terres de la GRANDE - ANSE et DES AULNAIES par Léon ROY Joseph (1693-post 1748), qui épousa une fille de Jean-Nico- las Durand.Jean-Baptiste (1695-post 1727), le deuxième fils, semble être demeuré célibataire.Deux autres fils contractèrent mariage à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, où ils s'établirent: Etienne (1704-post 1748) et Joachim (1703-72), Jean Leclerc-dit-Francoeur père décéda au Port-Joly, a I'age de 50 ans, et fut inhumé à l\u2019Islet, le 11 janvier 1709.La carte de Catalogne, dressée l\u2019année même de la mort de notre colon, situe la terre de la Ve le Clert, entre celles de Nicola Duran, au sud-ouest, et de Chaignan (sic, Jacques Chouinard), au nord-est.En 1723 (72), un nommé Francoeur d.leClert, sans doute un fils du premier concessionnaire, possède là 6 arpens de front, sur 40 de profondeur, chargés des mesme\u201d cens et rentes (que les autres), avec maison, grange, étable, 28 arpens de terre labourable et 4 ar- pens de prairie.I devait s'agir soit de l'ainé de la famille, Joseph, ou de son frère Jean-Baptiste, car les deux autres frères se fixèrent à la Pocatière, Cette terre de Jean Leclerc- dit-Francoeur paraît correspondre aux numéros cadastraux actuels suivants: 321, moitié ouest; 322 à 330; et 331, moitié est.\u2019 \u2018 Faute de chirurgien au Port-Joly, Marie-Madeleine Lan- Blois, veuve de Jean Leclerc-dit-Francoeur, agissait comme sage-femme (17).De quinze ans moins âgée que son mari, elle lui survécut 32 ans et décéda au Port-Joly.âgée de G7 ans.Elle fut inhumée à l\u2019Islet, le 5 septembre 141.Les Leclerc et les Francoeur ne descendent certes pas tous de Jean Leclerc-dit-Francoeur et de Marie-Madeleine Langlois, mais on peut être certain que tous les Leclerc-dit- Francoeur et de Marie-Madeleine Langlois, mais on peut être certain que tous les Leclerc-dit-Francoeur (et vice versa) descendent de ces ancêtres, Le dernier domrine seigneurial des de Gaspé L'acte de concession, en 1698 (dont il sera question ci- après), de la terre de Jacques Chouinard, joignant au sud- ouest aux terres qui conduise(nt) à l'habitation de \u2026 Francoeur, ne laisse-t-il pas entendre qu\u2019il y avait un espace libre entre ces deux terres?Mais la carte de Catalogne, de 1709, et l'aveu et dénombrement de 1723 (72) semblent situer la terre de feu Jean Leclerc-dit-Francoeur immédiatement au sud-ouest de celle de Jaoques Chouinard, sans espace entre elles.Et la comme Chouinard et Leclerc entrèrent en procès, en 1705, au sujet des fossés d'égouttement (80), on pourrait croire que leurs terres étaient voisines.L'acte de concession de la terre de Jean Leclerc-dit-Fran- coeur, vers 1697, n\u2018a pas été retracé, il est vrai, mais nous savons, par l'aveu et dénombrement de 1723 que la terre de son fils (Joseph), qui lui succéda, était alors de 6 arpents de largeur.Nous savons aussi, par les actes de concession et par ce même aveu et dénombrement, que les terres étaient situées comme suit, du sud-ouest au nord-est, entre les (embouchures des) rivières Trois-Saumons et du Portoly: Durand, 8 arpents Leclerc-dit-Francoeur, 6 \u201d Jacques Chouinard 9 \u201d Total: 23 \u201d Cependant on compte environ 28 arpents (1 mille), en ligne droite, entre les embouchures de ces deux rivièrs.Il reste donc environ 5 arpents dans ce secteur, dont l'aveu et dénombrement de 1723 ne fait pas mntion.Nous croyons qu'une réserve du seigneur se trouvait immédiatement au sud-ouest de la terre de Chouinard.Nous écrivons: réserve, mais on pourrait dire aussi bien: domaine, car il s'agissait comme nous allons le voir, de la tranche principale du dernier domaine seigneurial des de Gaspé (c'est-à-dire les 3% est du lot cadastral actuel No 321).N'est-ce pas cette réserve que Charles Aubert de la Chenaye voulut mentionner, en 1696, lorsqu\u2019il concéda une terre à Jacques Soulard, située (à 19 arpents) au dela du domaine que le Seigneur se reserve, de même qu\u2019en 1701, lorsqu'il reconcéda cette même terre à Charles Bélanger?Charles Aubert de la Chenaye décéda en 1702, à peu près ruiné.Son fils Pierre Aubert de Gaspé (1676-1731) lui succéda, en 1709, mais ne s'occupa guère de sa seigneurie.Lorsque furent arpentées les terres du Port-Joly, en 1725, si Leclerc fils occupait plus que ce qui lui appartenait, Pierre Aubert de Gaspé dut tout simplement reprendre les 5 arpents de terre en question.Et, plus tard, Ignace-Philip- Pe Aubert de Gaspé (1714-87), son fils, le premier des seigneurs du Port-Joly qui se fixa dans sa seigneurie - après la conquête, qui l'avait ruiné - aurait obtenu de Leclerc ou de ses représentants, la moitié nord-est des 6 arpents que ce dernier possédait en 1723.Dès lors le dernier domaine des de Gaspé (lot cadastral actuel No 321), situé entre le reste de la terre de Jean Leclerc-dit-Francoeur et l\u2019ancienne terre de Jacques Chouinard, cut ses 8 arpents de largeur telle qu'indiquée au cadastre seigneurial (abrégé), de 1859, et au plan cadastral officiel de 1881.Pierre-Ignace Aubert de Gaspé (1758-1823) succéda à son père, comme cinquième seigneur du Port-Joly.Son fils Philippe-(Joseph) Aubert de Gaspé (1786-1871) fut le dernier et le mieux connu des seigneurs du Port-Joly.L'auteur des Anciens Canadiens et des Mémoires n'a-t-il pas lnissé entendre que son grand-père, c\u2019est-à-dire: Ignace- Philippe Aubert de Gaspé (1714-87) \u2018échangea l\u2019ancien do- (Suite) maine, situé au contre de la seigneurie - le domaine réservé, de 12 arpents de front, en 1723 - pour le domaine actuel, afin de se rapprocher de son moulin de la rivière des Trois Saumons (17)?Ft quand il acquit le (dernier) domaine des de Gaspé, en 1895, Moise Leclerc ne disait-il pas qu'il retournait sur le bien des ancêtres (17)?Jacques Chouinard-dit-Sanssouey (1663-17 21} Le 27 octobre 1698 (gr, Chambalon), le seigneur Charles Aubert de la Chenave concédait a \u201cJacques Chouinard dit Sansoucy, habitant de isle aux Oyes, une terre de 9 arpens de front, sur 50 de profondeur, au Port-Joly, bornée au Sud Ouest aux terres qui conduise(nt) a Labitation de Pierre (?) Francoeur et au Nord Est a la Petite Riviere de Labitation de defunt Jean t7) Langlois (c'est-à-dire la petite rivière du Port-Joly), laquelle Riviere luy servira Seullement de Borne, la Propriété d'Icelle Restant audit Seigneur (76)\", Il s\u2019agit évidemment ici de Noël Langlois-Traversy et de Jean Leclerc-dit-Francoeur.Nous avons vu que Jacques Chouinard est mentionné avec les colons de Traversy, sur une liste, dressée en 1701, var le missionnaire de Bonsecours.Il n'habitait pourtant pas, encore régulièrement sa terre du Port-Joly, puisque son cinquié.me enfant, Pierre puiné (1702-90) naquit à l'île aux Oves (Cf: acte de baptême, ler mars 1702, au Cap Saint-Ignace).Notre copie de la carte de Catalogne, de 170%, situe cette terre de Chaignan (sic) immédiatement au nord-est de celle de lu Ve le Clert, ot n'indique pas la petite rivière du Port-Joly, qui se ictait au fleuve au nord-est de la terre de Chouinarda Jacques Chouinard mourut en 1721.En 1723 (72), les héritiers *\u2018Chouinas posséde(nt), entre le nommé Francoeur d.le Clert, au sud-ouest, et Pierre Jean pere.nu nord-est, 9 arpens de front, sur 50 de profondeur, chargés des mesmes cens et rentes (que les autres censitaires}, avec maison, grange et étable, 46 arpens de terre labourable ¢t 10 ar- pens de prairie\u201d.(17) Cf: Gérard Ouellet.Ma paroisse (1916).(72) Aveux et dénombrements, régime français, cahier 1, 1 121, conservés aux Archives de la province de Québec, (à auivre) Les \u201cCompagnons™.p (suite de la page 6) de la région auront le privilège d\u2019applaudir le 10 avril prochain, au Collège de Sainte-ANNE, Les Compagnons savent bien, cependant, qu'une large part de leur énorme succès revient à lour ami Molière.Car Molière signifie du rire, du rire et encore du rire! I! n\u2019y a rien de plus vivant que Molière, il n'y a pas de style qui fuse plus dru que le sien.Qu\u2019après trois cents ans on retourne toujours a lui, qu'on s\u2019en remette encore à lui de la tâche de faire rire les gens, témoigne de sa constante actualité et de sa force comique.Qu'on n'oublie pas que c\u2019est Mnlière mourant qui écrivit \u201cLe Malade Imaginaire\u201d! Quelle jeunesse pourtant dans cette satire des médecins, quel mordant.C'était un diable d'homme, décidément.Personne ne voudra manquer cette soirée de rigolade en perspective et nous sommes sûrs que les spectateurs se presseront en foule afin de venir applaudir cette troupe remarquable, au COLLEGE de Sainte-ANNE, le 10 AVRIL, à Sh.35, pm.Une des scones les plus cocasses du \u2018Malade Imaginaire\u201d de Molière que Les Compagnons présenteront en la salle du Collège le 10 avril prochain, & 8.30hrs p.m.Argan au milieu des Docteurs./ Le lavage des lainages Ce n'est pas tout de donner aux lainages tous les soins quotidiens, car il importe aussi qu'ils soient lavés, nettoyés, repassés ou pressés régulièrement.On le fera plus ou moins fréquemment, selon la qualité du lainage qu'on a en mains, sa finesse, sa couleur, son utilité, Les lainages lavables demeureront beaux, si vous suivez quelques règles très simples: Examiner le vêtement pour découvrir s'il est taché.Faire disparaître ces taches avec un bon produit.Repriser immédiatement les endroits troués, décousus, ou évorchés, afin qu\u2019ils ne s'accroissent pas.Tremper la laine dans l'eau savonnée aussi longtemps qu'il lui faudra pour être saturée par la mousse, Mais pas plus.L'eau du lavage comme celle du rinçage, doit être tiède, environ 90 à 100 degrés, jamais plus, c'est-à-dire plutôt fraiche pour les mains.Eviter l'eau chaude ninsi que les changements subis dans la température de l'eau, comme par exemple une eau chaude pour le lavage et froide pour le rinçage.Utiliser un savon neutre ou un savon doux pour la laine, un savon qui produit beaucoup de mousse, et l\u2019employer généreusement.Si deux savonnages sont requis, pour rendre la laine parfaitement nette, les donner.Il est préférable de presser délicatement chaque pièce avec les mains, pour rincer, plutôt que de tordre fortement.Si vos lninages peuvent se laver à la machine, ayez soin de ne pas en mettre beaucoup à la fois et de la faire fonctionner très lentement, et pas longtemps.fa URGENT! ATTENTION: Il manque des parents & 700 petits délaisués temporairement hébergés à la Crèche Saint-Vincent-de-Paul numéro 680, Chamin Baints-Foy.Quabeo POUVEZ-VOUS REMPLACER LEURS PARENTS INCONNUS ?Ba vous projetez cette incomparable charité ce geste héroique et sauveus comme premiére formalité faites venir et remplissez LE QUESTIONNAIRE DES PARENTS ADOPTIFS &crives aufrmned'haë \u2014 ss 45 as Vous connaissez l'emblème le\u2018la vérité; un soleil derrière an nuage, avec la devise: \u2018\u2019nu- pila vincet, il triomphera des nuages\u201d, Comme le corps du Christ s'était agrandi dans les tortures, la doctrine du Christ se développe et resplendit dans les contestations. GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi le 30 mars 1950 À l'Eglise.Cette semaine, les ferblantiers ont terminé le revêtement métallique de la rampe du clocher.On y a posé du cuivre.Tout est donc prêt pour recevoir le \u201cpont des cloches\u201d, lorsqu'il y en aura\u2026 des cloches.A l'intérieur, les polisseuses électriques ont fait de la grosse besogne.La plancher du choeur, la ballustre, les jubés sont maintenant prêts à recevoir le revêtement de prélart qui les attend, en beaux gros rouleaux, Des menuisiers font des retouches aux bancs; ici, c\u2019est une \u2018\u2018patte\u2019\u2019 qui est restée dans l\u2019ancienne église; là, une sculpture qui s\u2019est \u2018\u2019écartée\u201d, lors du dernier voyage.Là les planches de séparations.Aucune inquiétude à avoir, nous avons les menuisiers capables de tout faire oublier.Les poseurs de tuiles sont au travail depuis une semaine et ils y vont rondement.Les plâtriers sont à faire les dernières retouches.Tous les escaliers de ciment durci sont en usage.Bref, les travaux à la truelle tirent à leur fin.La charpente de l'autel central est faite: on attend la boiserie qui est préparée dans une usine de l\u2019extérieur, par un contracteur, Mgr Alphonse FORTIN, P.D.Nous apprenons avec beaucoup de plaisir qu'il a plu à Sa Sainteté le Pape Pie XII de nommer Mle Chanoine Alphonse Fortin, supérieur du Collège de Ste-Anne, Prélat domestique de Sa Sainteté.M.le Chanoine Fortin a passé toute sa vie au Collège de Sainte-Anne, depuis qu\u2019il y est entré comme écolier, au début de ce siècle à l'exception de deux années passées à Rome, de 1922 à 1924, années au cours desquelles il a obtenu le titre de Docteur en Théologie.La carrière de Mgr Fortin est bien connue de tous nos lecteurs, et jamais distinction ecclésiastique ne pouvait être plus juste et mieux accueillie La Gazette des Campagnes offre à Mgr Fortin l'expression de son respect et ses félicitations les plus sincères, Sans compter que, par les encouragements fréquents qu\u2019il lui a prodigués, et de toute façon, Mgr Fortin a hautement encouragé ses ouvriers à poursuivre leur oeuvre modeste mais onéreuse quand même, Ad Multos Annos! La Direction.La Corporation des Agronomes Lundi soir, le 27 mars, réunion de la corporation des Agronomes, sous la présidence de M.Henri Généreux, Dès l'ouverture M.C.-A, Langlois fait la lecture du procès-verbal de la dernière séance.Puis M.Généreux présente le conférencier d'honneur, M.Pierre Labrecque, agronome et directeur du Service d\u2019Industrie Animale au Ministère de l\u2019Agriculture de Québec, M, Pierre Labrecque est originaire d\u2019une famille d'agriculteurs, à St-Nérée de Bellechasse.Il a fait ses études classiques au Collège de Lévis, où il a obtenu son diplôme de B.A.Après quoi, il a fait ses études agronomiques à Ste-Anne, où il décrocha \u2018son parchemin B.S.A., en 1931.Incidemment, il y fut gagnant de la \u201cBourse des Filles de l\u2019Empire\u201d donnée à l'élève de 3e année se classant premier aux examens annuels.M.Labrecque s\u2019en fut étudier pendant deux ans à l'Iowa State College, où il obtint son M.Sc.; puis il entra au Service de l'Industrie Animale, en 1933, comme spécialiste en industrie chevaline.Il y a une dizaine d'années, il fut chargé du cours d\u2019hip- podogie à l'Ecole Supérieure d\u2019Agriculture de Ste- Anne.En 1946, il fut nommé directeur du Service de l'Industrie Animale, au Ministère de l'Agriculture de Québec.Il est commissaire de l\u2019Exposition Provinciale de Québec, directeur de la Royal Winter Fair, de Toronto; membre de plusieurs comités nationaux d'élevage, il fut désigné comme représentant de l'élément canadien-fran- çais dans la \u201cHigh Level Mission\u201d qui a visité les Iles britanniques en 1949, : M.Labrecque décrit brièvement son voyage Ottawa, New-York, le Queen Elisabeth\u201d, Southampton, et Londres, d\u2019où lui et ses six compagnons de voyage (tous triés sur le volet dans les principales provinces agricoles du Canada) rayonnèrent dans les Iles Britanniques, à l\u2019exception de l\u2019Irlande du Sud.M.Labrecque fait l'éloge de l\u2019Anglais, travailleur, entreprenant, stoîque, et qui \u2018se serrerait la ceinture plutôt que de labourer un parc de fleurs ou une pelouse Il ajoute que ce qui se passe à Whi 1 et Downing Street devrait nous être plus connu.oo \\ Puis, le conférencier commence à se défendre d\u2019être un économiste, ce personnage qui part \u201csans savoir où il va, arrive sans savoir où il est, et s\u2019en va sans savoir d\u2019où il revient\u201d, pour tout de mé- me entrer dans des détails assez fournis sur l\u2019étendue territoriale et agricole des Iles Eritanniques, du Canada et du Québec; il fait ensuite le rapport entre les populations humaines de chaque entité géographique et les territoires agricoles pour en arriver à situer le vrai problème britannique.Il rejoint en cela ce que le Dr Cabot nous avait révélé, (quoique sous un autre aspect), il y a quelques mois, preuve que M, Labrecque a fait de justes observations, et a pris des notes sensées.Qu'il suffise de dire que sur un territoire de moins de 200,000 milles carrés, (le Canada dépasse 3,500,000 milles) il y a une population humaine de 50,000,000 (Canada, 13,000,000), sensiblement la même population bovine huit fois plus de moutons, environ le mêmé nombre de porcs et de volailles, un peu moins de chevaux.Quoique ne constituant que le tiers du territoire de la province de Québec, la G.-B.produit énormément plus.Rien que 7 p.c.de sa population totale, cependant, est engagé dans la production agricole, car on est dans la nécessité de pousser a son maximum la production industrielle d'exportation, afin de pouvoir obtenir (à même les profits réalisés) les denrées essentielles à l'alimentation humaine et à la production.La G.-B, est donc prise dans un rouage industriel dont elle ne peut sortir que par la victoire ou que par la faillite.On opte pour la victoire, actuellement.On est à se demander tout de même, si la population ouvrière n'y devient pas exigeante, car à plusieurs reprises la Mission canadienne a dû constater, (et faire remarquer également), que le coût de production des machineries que la G.-B, destinait à l'exportation est prohibitif et bien au-dessus du prix de vente des mêmes machines produites au Canada ou aux Etats-Unis.(On sait que ce point a été maintes et maintes fois signalé, par ailleurs, lors des entretiens commerciaux.La baisse de la monnaie anglaise a corrigé ce défaut, mais partiellement.Le problème demeure encore.) Quant à l'éducation agricole scientifique ou autre, M, Labrecque rapporte plusieurs témoignages (canadiens et autres) où il est dit \u201cqu\u2019il n\u2019y a pas d'endroit au monde où l'on y est mieux préparé que dans le Québec\u201d.Ailleurs, il cite un témoignage émanant d'une autorité internationale canadienne de l'Ouest à savoir que \u201cles étudiants du Québec, outre leur intelligence, possèdent de plus leurs humanités classiques et qu\u2019ils sont plus prêts Que quiconque À s'engager dans les carrières scientifiques\u201d., Après cette expression de confiance dans l'avenir de la science agricole de chez-nous, M.Labrecque rapporte que dans les différents pays qui composent le Royaume-Uni, on fait l'échange de professeurs, afin d'entretenir non seulement le feu sacré scientifique, mais aussi les bonnes relations entre divers groupements raciques, car il y a aussi de ces problèmes, la-bas.Il explique le rouage scientifique, éducatif et de propagande agricole britanniques, (construit comme on en trouve déjà un semblable dans Phistoire contemporaine agricole du Québec), car on tend la-bas à une régionalisation très poussée non seulement de l'application des faits scientifiques mais même de la recherche scientifique elle-même.On pose quasi en principe que chaque professeur doit se livrer, concurremment À son enseignement, à des recherches qui éclairent non seulement son propre entêtement, mais le font pénétrer plus avant dans le coeur des questions à résoudre, entraînant aussi les étudiants.Il y a évidemment une grande coordination entre les divers groupements de recherche, d'éducation scientifique et de propagande proprement- dits.Et c'est ce qui fait le succès des plans à long termes d'amélioration et d'augmentation de la production agricole, qui est maintenant reconnue là-bas comme un besoin national urgent.On ne fait la recherche que sur des sujets importants; on y évite la duplication des travaux; ony tend sans cesse À améliorer la situation présente; on dirige les efforts où jugés les plus nécessaires; on attire les jeunes vers les carrières agricoles; on y oriente les hommes là où ils peuvent rendre les meilleurs services; et on y entretient les relations avec les nations-soeurs du Commonwealth, Le conférencier rappelle en quelques mots l'his- \u2018toire des plus anciennes institutions agricoles, Cambridge, Oxford, Rhotamatead, où.depuis 150 ans, en collaboration depuis avec les 13 facultés agricoles du pays, on fait de vraies recherches agricoles et où l\u2019on pratique une science reconnue dans le monde entier, Enfin, M.Labrecque dit quelques mots sur les principales politiques actuellement poursuivies en G.-B, pour rendre la production agricole aussi efficace que possible et où l\u2019on poursuit une admirable politique d'adaptation des plantes et du bétail au sol.En somme, sur une terre arable exiguë, on entreprend une production maxima et on mécanise le plus possible, (même À perte), en vue d'économiser la main-d'oeuvre pour les besoins industriels d'exportation.Bref, on va de l'avant, et on y va les yeux rivés sur les besoins à combler.Pays à imiter (Note \u2018du chroniqueur).Après des réponses brèves et adéquates à diver- seg questions, concernant l'agriculture en Grande- Bretagne, M.Labreeque répond à un désir général en disant quelques mots de son récent voyage dans l'Ouest, comme conférencier invité à la Réunion générale de l\u2019Association des Eleveurs d\u2019Animaux de race pure des provinces de l'Ouest, devant environ 800 personnes.Il y loue la réception cordiale dont il a été l\u2019objet tant chez les Canadiens de langue anglaise que chez les Canadiens de langue françaises; il y dit que la Province de Québec y jouit d\u2019une excellente réputation dans bien des domaines, spécialement dans celui de l'hospitalité.I] fait la remarque que dans plusieurs points du pays, on sait y pratiquer cette politesse de gentilhommes à un degré éminent et que nous devrions avoir comme idéal de ne pas nous laisser dépasser \u2014 ce qui pourrait bien arriver, si nous n'y faisons pas attention \u2014.M, J.-R.Pelletier rappelle que M.Labrecque s\u2019est signalé par plusieurs initiatives de grand style depuis qu\u2019il est chef de l'Industrie Animale au Ministère de l'agriculture, entre autres, par l'organisation d\u2019un centre d\u2019insémination artificielle et la popularisation de cette méthode moderne qui devient de plus en plus populaire, et par une politique de rénovation de l'élevage du mouton dans la rovince.Il suggère qu\u2019une troisième grande initiative pourrait bien être tentée dans le Bas-de-Québec: la création d'une société analogue a \u201cla Société de Production Animale\u201d du Cté des Deux Montagnes, qui a remporté un si grand succès, sous la direction des professeurs de l'LA.O.Il ajoute que M, Labrecque nous a représentés à maintes reprises dans des comités où il s\u2019est mis en vedette; qu\u2019il est un aviseur recherché, et en toute occasion, un conférencier concis et très goûté.M.Pelletier ajoute un mot sur la culture à base d\u2019herBages; et il termine en rappelant plusieurs anecdotes où l'hospitalité s'est montrée non seulement une vertu traditionnelle, mais aussi un placement extraordinairement heureux.Tout a ici-bas sa récompense, LG.F.Les \u201cCompagnons\u201d nous visitent Voici, pour tous, une bonne nouvelle! Les Compagnons, dont la réputation n\u2019est plus à faire, viendront nous présenter, le 10 avril prochain, \u201cLe Malade Imaginaire\u201d de Molière.Signalons, en passant, que cette pièce leur a valu, tout dernièrement, le trophée français au Festival dramatique régional de l\u2019ouest du Québec.M.Maxwell Wray, juge du Festival, a déclaré en parlant de cette organisation que c\u2019était un travail de professionnels.Le R, P.Legault s'est vu décerner un trophée pour la meilleure mise en scène, tandis que Guy Hoffmann, qui interprète le rôle d\u2019Argan, fut déclaré le meilleur acteur français et Yvette Thuot, rôle de Toinette, la meilleure actrice française.Renée David qui interprète le rôle d'Angélique a également décroché le deuxième prix d'interprétation pour ce rôle.C'est donc une oeuvre du grand siècle montée et interprétée de façon magistrale que les spectateurs (suite à la page 5) J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Rte.- Et.Rue Poiré Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE FERNAND SIROIS M.S.C., CA.GERARD RENAUD, M.8.C., C.A.FERNAND SIROIS a CIE.COMPTABLES AGREES 76, Rue St-PIERRE, QUEBEC.Td: 8.7104 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.