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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 22 juin 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1950-06-22, Collections de BAnQ.

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[" AWHIVES CL 1.LU0VIICE a/& Meintolne oy E.1fiop du Parlerient QUEBEC B9o.CE QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU PATRIE \u2014 \u2014 ÉCRIRE CE QUE L'ON PENSE at FAMILLE GAZETTE = GARIPAGNES Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u201cAutorisée comme envoi postal de la seconde classe\u201d \u201cMinistère das Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, LA SOCIETE CANADIENNE D'ETABLISSEMENT RURAL A propos de vocation agricole, Il y a 75 ans, la population canadienne était aux trois quarts agricole.Depuis la première guerre et les développements industriels qu\u2019elle a provoqués, il y a eu un vrai renversement des proportions, malgré l'agrandissement constant du domaine agricole canadien, et nous avons à peine plus de 25 p.c.de notre population qui est restée e.Dans la province de Québec, spécialement, le développement des villes industrielles, minières et forestières a attiré vers les grands et moyens centres, une main d'oeuvre solide, ne boudant pas au travail et s\u2019accomodant bien de conditions modestes d'existence.Le développement de plusieurs industries a fait de notre province une sorte d\u2019Eden oii les hommes d\u2019affaires et les Sociétés bien pourvues de capitaux trouvent des matiéres premiéres en quantité: le Témiscamingue et l\u2019Abitibi, se sont les mines connues; dans le Lac St-Jean, des forces hydrauliques énormes et des produits forestiers; dans la Mauricie, de l\u2018électricité.et de la pulpe; sur la Côte-Nord, de riches réserves forestières et des industries de transformation du bois; et tout récemment, dans l\u2019Ungava, des gisements de fer et de titanium, sans oublier le riche dépôt de minerai de cuivre de la Gaspésie.Ces centres industriels et miniers attirent ces surplus de nos populations rurales que nous ne pouvons garder sur place, faute d\u2019emploi.Cet exode étant particulièrement inévitable dans les régions non industrialisées, nos jeunes gens et des familles entières s'en vont vers ces régions, ou bien vont s\u2019échouer dans les grandes villes, dans l'espoir de se faire un meilleur sort.Ce que les villes font des hommes.De propriétaire qu'elle était à la cam e, la famille agricole qui se transplante a la ville devient locataire et prolétaire.Les chanceux s'en tirent bien, pour une ou deux générations, mais après?Et les malchanceux?.Si on savait leur sort! Aux état-Unis, on a fait un parallèle statistique entre 10 personnes vivant à la ville et 10 personnes vivant à la campagne, Les 10 de la ville ne sont plus que 7 à la génération suivante; 5, à la deuxième, et de 3.5 à la quatrième.Non seulement la population urbaine ne se maintient pas naturellement, mais elle se contracte d'un quart, à chaque génération.Par contre, les 10 personnes de la campagne deviennent 13 à la génération suivante; 17, a la prochaine et 22 à la quatrième.Ainsi donc, tandis que les populations urbaines s'affaiblissent d'un quart à chaque génération, les populations de la campagne s'enrichissent d'un tiers à chaque génération.Et ce qui précède, vrai aux Etats-Unis doit 'étre également au Canada, où les campagnes sont les réservoirs et les villes, les cimetières des générations humaines.Notre population qui se vide ainsi dans les villes s'en va au suicide, et cela d\u2019une façon rigoureuse.De plus en plus, la ville n\u2019étant pas faite pour y susciter des générations humaines, on y sacrifie les individus de petite condition aux exigences du dieu de l'argent, tout puissant dans ses capitales! Il commence même d'en être ainsi dans nos petite villages, où l'enfant est loin d\u2019être considéré comme une valeur à comparer à l'argent.Les logis y sont étroits, les cours inexistantes; et les conditions économiques faites aux chefs de famille mombreuse ne sont pas précisément de la rigo- © Le village suit donc de loin \u2014 heureusement \u2014 la trace de la ville, sur lequel il a tendance à modeler sa vie, et la population n'y augmente pas comme dans les milieux agricoles, \u201cSur des terres sans hommes établissons des hommes sans terre\u201d.\u201cSur des terres sans hommes, établir des hommes sans terre\u201d, c'est ce qu'a compris une élite canadienne-française, lorsqu'en 1944 elle tint un congrès de colonisation à Boucherville, et qu\u2019elle y a jeté les bases de \u201cLa Société Canadienne d'Etablissement rural\u201d.Le 24 janvier 1947, cette dernière obtenait une charte fédérale :et le ler mai, elle ouvrait un secrétariat, à 422, ouest, ruc Notre-Dame, Montréal, 1.Son but est de \u201cfavoriser la multiplication normale des foyers ruraux en vue de stabiliser la vie religieuse sociale et économique de la nation\u201d.Son bureau d'administration est composé de neuf membres délégués; des Sociétés diocésaines de Colonisation; de l'U.C.C.; du Comité de le Survivance francaise; de la J.A.C.; de la Corporation des Agronomes; de I'Aide a la Colonisation; des Associations d'Education de l'Ouest canadien; Jeudi le 22 juin 1950.de l'Association d'Education canadienne-françai- se de l'Ontario et des Associations nationales des provinces maritimes, Son programme général est: \u201cd'éveiller les esprits à la fidélité du sol, à la colonisation-con- quête du pays par des éléments choisis; De préparer les migrations de familles eatholi- ques et d'orienter leur établissement rural\u2019.Son objectif est 1)\u2014\"\u201cd'établir une famille par paroisse rurale par année; et 2)\u2014 de donner 1000 terres par année au Canada français\u201d.Pourquoi cette société?.\u201cL'initiative privée a bien le mérite d'avoir développé certaines régions aujourd hui prospères du Québec, mais une action coordonnée de toutes les forces sera autrement rapide et efficace\".\u201cLa nation entière, menacée dans sa vitalité, doit prendre conscience de sa situation urbaine, organiser à fond l'établissement rural\u201d.Où établirons-nous ces familles?Il faut utiliser le \u201cdébouché normal naturel: Ja bonne terre canadienne, partout où elle se trouve.S'il est bon de fournir l\u2019espace vital à des immigrants désirables, il 1 est davantage de faire place à nos surplus de population et de les diriger vers des établissements stables dans tout le Canada.\u201d On voit assez nettement que le but de cette société n'est pas de se substituer aux organismes qui s'occupent de colonisation chez-nous; au con- (suite à la page 2) SOUSCRIPTION NATIONALE: IS septau ISocT.1950 = quate: le 25 {UN \u2014 obvecTiF: #250,000.La souscription en faveur de la Société Canadienne d'Etablissement Rural lancée par le Comité de la Survivance française avec le mot d'ordre: \u201cSUR LES TERRES SANS HOMMES ETABLIS- SONS LES HOMMES SANS TERRE!\u201d La maquette ci-haut est une illustration de cette tâche essentielle, et qui doit faire l'objet de nos méditations à l'occasion de notre Saint-Jean-Baptiste.Aider notre peuple, nos ruraux en particulier à s'emparer de la bonne terre partout où elle se trouve au Canada; décongestionner nos paroisses qué- becoises surpsuplées; multiplier nos familles et nos paroisses agricoles; assurer l'avenir de notre relève de la campagne; ne sont-ce pas là des gestes qui s'inspirent du patriotisme le plus vrai, le plus pratique, le plus méritoire?C\u2019est tout cela que veut accomplir la Société Canadienne d\u2019Etablissement Rural, pour peu qu'elle obtienne l\u2019appui moral et pécuniaire de notre population.Aussi bien, la quête dans les églises à l'occasion de notre fête nationale sera versée à cette oeuvre.La générosité de tous sera plus que jamais de mise en cette circonstance, car la survivance de notre civilisation franco-catholique est à ce prix. 2 GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, La Société Canadienne.(suite de la page 1) traire, elle leur apportera tout l'appui voulu, mais son but est plutôt de diriger des familles de chez- nous dans d'autres centres canadiens-français avant que des immigrants viennent s\u2019y établir \u201cfai re le relevé et estimer la valeur des fermes disponibles; acheter des terres et les revendre aux familles intéressées; orienter les familles transplantées vers une agriculture appropriée au nouveau milieu; et préparer l'introduction des petites industries régionales\u201d.Pour y arriver, on utilisera les moyens connus, publications, centres d'informations sur la vie rurale, causeries, cours, forums, etc.de manière à instruire le rural qui veut se déplacer sur les meilleurs endroits où il peut réussir, Le travail entrepris à date comprend des \u201cSéances spéciales aux retraites de formation sociale; des voyages de liaison rurale vers l'Ouest; l\u2019orientation de familles rurales et de jeunes ,agriculteurs vers l'Alberta, le Nord ontarien et autres régions.Une souscription de $250,000.00 Du 15 septembre au 15 octobre 1950, une souscription sera lancée, qui a l'approbation de l\u2019Assemblée de l'Episcopat du Québec par une lettre de son secrétaire, Mgr Ch.-Omer Garant, évêque- auxiliaire de Québec, en date du 9 mars 1950, et qui sera utilisée comme suit: \u201cLancer une campagne d'éducation visant à toucher du doigt les besoins et les possibilités d'établissement dans la paroisse, dans le diocèse et dans tout le Canada français; \u201cOrienter vers les autres diocèses ou provinces les excédents de familles aptes à s'y implanter; \u201cConsolider par étapes des paroisses existantes et ainsi éviter un éparpillement néfaste des établissements; \u201cProtéger et guider l'acheteur par un service de courtage en immeubles; \u201cAvancer les montants requis pour la transplantation de la famille; \u201cFaciliter l'enracinement au sol\u201d.Nous nous réjouissons de voir constitué et prêt \u201cà l\u2019action triomphante\u201d (Albert Lozeau) cet organisme quest \u201cLa Scciété canadienne d'établissement rural, limitée\u201d; ses promoteurs étudient depuis environ quatre ans les initiatives à prendre; et la plupart de ses dirigeants sont parfaitement au fait des questions qui seront de son ressort.Plusieurs d\u2019entre eux, que nous connaissons personnellement, ont parcouru le Canada des centaines de fois, de long en large, et connaissent aussi bien le Québec rural que le Nord-Ontario ou l'Ouest canadien, La Société Canadienne d'établissement rural existe pour rémédier aux insuffisances du passé; et la souscription de $250,000 qui sera lancée à l'automne ne sera employée qu'au seul \u2018\u2018bénéfice des familles agricoles à qui on offrira de meilleures conditions d'existence et de développement selon nos traditions, et cela partout dang le Canada\u201d, Cette société et ses oeuvres méritent tout notre appui.L.-de-G, FORTIN.Nouveau départ de Colons Une cinquantaine de défricheurs, dont 38 chefs de famille, ont quitté Québec lundi soir, 19 juin, en direction de I'Abitibi.Simultanément, 16 chefs de famille et 10 dépendants partaient de Montréal pour la méme destination, A Québec, les partants furent salués par le ministre de la Colonisation, l'hon.M.J.-D.Bégin, et quelques-uns de ses collaborateurs: l'abbé Arthur Fortier, directeur des services sociaux, M.Camille Roy, comptable, M.Paul-Eugène Boutin, chef du service de placement, M.Rosaire Dorval, chef du service de l'établissement, M Edouard Desroches, et autres.Le ministre serra la main à chacun; il eut des égards particuliers pour M.et Mme Almanzor Hervieux, de Chicoutimi, et leurs huit enfants, Le groupe parti de Québec se répartissait comme suit: du diocése de Chicoutimi: 3 chefs de famille et 1 famille complète; du diocèse de Québec: 14 chefs de famille; du diocèse de Rimouski: 20 chefs de famille, Le départ de la métropole réunissait de son oô- té:du diocèse de Montréal: 7 chefs de famille et 10 dépendants; du diocèse de Mont-Laurier: 3 chefs de famille; des diocèses de Saint-Hyacinthe et des Trois-Rivières: 1 chef de famille chacun.C'était le cinquième départ de défricheurs groupés en l\u2019espace de quatre r__._________________________________________- 9 L\u2019éducation Hôtelière en Gaspésie Québec.\u2014L'hôtellerie de Fort Prével du pare de la Gaspésie, que gère le ministère de la Chasse et des Pêcheries, a reçu, du 1 au 10 juin courant, un groupe de 40 candidats du personnel féminin attaché aux hôtelleries de la Gaspésie qui y suivirent un cours d'éducation hôtelière organisé conjointement par le Service de l\u2019Hôtellerie du ministère de l'Industrie et du Commerce et le ministère de la Chasse et des Pêcheries.Ce cours de spécialisation porta sur toutes les branches connexes à l'hôtellerie rurale et des experts y ont traité des sujets suivants: la préparation et la cuisson du poisson, le service de la salle à manger, le service et l'entretien des chambres, la confection, la réparation et l'entretien de la lingerie d'hôtel et la décoration intérieure.Dans la vaste cuisine de l'hôtellerie de Fort Prével, on démontra l'art de préparer des plats de pois- savoureux d'aprés les recettes publiées par le département des Pêcheries du Québec.Les chefs de service des deux ministères concernés, ont commenté avec satisfaction l'enthousiasme manifesté par les hôteliers de la Gaspésie à cette innovation dans un domaine aussi vital que l\u2019industrie touristique en Gaspésie.Le ministre de la Chasse et des Pêcheries, l\u2019'Hon, Dr, Pouliot, qui représente la Gaspésie au cabinet provincial, a souligné en même temps la signification de cette initiative pour toute la province en faisant remarquer que les touristes étrangers, pour se rendre en Gaspésie, doivent traverser toute la province avant d'atteindre cette région située à l'extrême nord-est du Québec, et si les hôteliers de la Gaspésie accueillent les étrangers avec des égards de bon aloi qu'on doit à tout étranger qui nous visite, ces étrangers retourneront dans leur pays pour faire une réclame bienfaisante dont toute la province profitera, Cette heureuse initiative a été prise sous les auspices de FEcole d'Apprentissage de Pécheries de Grande-Rivière, Gaspé, où des cours de formation professionnelle se donnent couramment dans tous les domaines susceptibles d'aider la vie économique de la péninsule gaspésienne et de nos régions maritimes, L'hôtellerie de Fort Prével, laquelle relève du même ministère de la Chasse et des Pêcheries, a été mise à contribution en raison du caractère technique de ce cours destiné à des hôteliers, Jeudi le 22 juin 1950 (Kamouraska).Le droit à la vie vaut mieux que le droit de passage.La saison d'été est revenue et nous invite au voyage.Les routes son accueillantes et les automobiles remplies de confort.Que la vie est belle! ; Chauffeur prends garde! \u2018Tu as la maîtrise de ta voiture et la route t'appartient; mais sois prudent.; ; Pour que tu maîtrises bien ta voiture, il faut qu'elle soit bien réglée.Les automobiles modernes sont très sensibles et elles obéissent à la moindre pression sur le volant, l'accélérateur ou les freins.tant qu\u2019elles sont bien en ordre.Astu fait vérifier tes freins, tes lumiéres?.Tes pneux sont-ils sûrs?.N'as-tu pas négligé de faire réparer telle pièce trop usée qui pourra mettre ta vie en danger?\u2026 Tu me répondras: \u201cQu'est-ce que ç'à peut faire, j'ai des assurances\u2019.C'est entendu que l\u2019automibiliste prudent doit posséder des assurances pour se protéger et protéger les autres.Très bien! Mais que vaut une police d'assurance à celui qui, par négligence, vient de trouver la mort?C'est à y penser deux fois.La meilleure police d'assurance est encore la 5 La route t'appartient comme à tous les autres automobilistes.Mais souviens-toi qu'elle est à eux autant qu'à toi.Si la route est divisée en deux parties par une ligne blanche, le côté droit t'appartient; il te conduira en sureté là où tu veux aller, Ne prends pas de chances, car tu risques ta vie.Dépasser les autres dans les courbes ou dans les côtes, zigzaguer au milieu du trafic, ne pas donner les signeaux requis, tout cela contribue à augmenter le nombre des accidents.Un conseil.ne prenez pas toute la voie pour vous seul.N'insistez pas sur votre droit de passage.Conduisez plus lentement s\u2019il le faut, et vivez plus longtemps! .La conduite d\u2019une automobile requiert toute votre attention.Ne vous laissez pas trop distraire par votre radio, par vos compagnons de voyage ou par un paysage attrayant.Surtout évitez de tourner la tête pour regarder les jupes des dames en bordure de la route.Un conducteur prudent a rarement d'accident parce qu'il embarque la prudence avec ui, Si vous êtes préoccupé, gatigué ou embrouillé par la boisson, donnez le volant à un autre ou arrêtez-vous en bordure de la route pour vous reposer.Surtout, si vous buvez, ne conduisez pas car vous risquez votre vie.Enfin soyez courtois envers les cyclistes et les piétons.Àgissez toujours comme si le cycliste ou le piéton qui va devant vous était votre propre fils, Soyez prudent! La vie que vous protégez est peut-être la vôtre! Ca ne sert à rien Ca ne sert à rien d'embellir, ça ne sert à rien de nettoyer, ga ne sert à rien de planter des arbres, ça ne sert à rien de cultiver des fleurs.Non, tout cela ne sert à rien si le plus bel insignifiant peut détruire en une minute le fruit de plusieurs jours de travail Peut-on trouver des mots adéquats pour qualifier ces gens qui prennent un malin plaisir à détruire la beauté que d'autres s'efforcent de faire naître autour de leur demeure?I en coûte énormément en argent, en travail et en temps pour avoir un devant de porte convenable, avec une haie, quelques variétés de fleurs, un peu de gazon et trois ou quatre arbres.C'est vraiment trop peu, se disent probablement les vandales, ce sont là des choses inutiles.Ou plutôt non, ces gens-là ne sont pas assez intelligents pour penser un peu, leur seul plaisir est de tout saccager innocemment comme des bambins de trois ans.Et pourtant, on en rencontre qui ont vingt, trente et même cinquante ans, Jugez de la mine du propriétaire ou du locataire soucieux d\u2019avoir un terrain qui présente un beau coup d'oeil, de constater un beau matin la disparition des premières fleurs de la saison ou de voir sa haie toute massacrée, La propreté et l\u2019embellissement des demeures n\u2019est pas seulement le problème de quelques-uns, mais de toute.la population qui doit collaborer.Le respect de la propriété d'autrui semble une chose inconnue de plusieurs.Crest pourquoi, il peut noug arriver de croire que ça ne sert à rien de travailler à embellir sa propriété.Cependant, il ne faut pas perdre espoir.Des vandales actuels, les uns s'amenderont, les autres persévéreront dans leurs mauvaises habitudes.Continuons à travailler, à peiner pour faire de nos demeures et de notre ville des exemples de propreté et de beauté, sans oublier que les malapris existeront toujours, même si leur nombre diminue petit à petit.Peut-être, un jour, en viendront-ils à avoir honte, \u201cLE PEUPLE\u201d Jeudi le 22 juin 1950 LE CURE LABELLE NOTE DE LA REDACTION: Voici un très intéressant article presque inédit, écrit il y a quelque douze ans, et dù à la plume si alerte du regretté abbé Elie Auclair.Nous avons cru qu'il méritait d'être publié, car il contient des notes très intéressantes sur cette figure si illustre de notre région, Né à Sainte-Rose-de-Laval le 24 novembre 1833, le curé Labelle, qui fut en charge de la paroisse de St-Jérôme de 1868 à 1891, est mort presque subitement, a Québec, le 4 janvier 1891, a 57 ans, Depuis qu'il était à Saint-Jérôme, tout en remplissant avec zèle ses fonctions de curé, ce que l'on a souvent trop oublié, il s'était constamment occupé de colonisation et il avait ouvert et peuplé \u201cson nord\u201d.On l'appelait l'apôtre de la colonisation et le roi du nord, et il méritait ces deux qualificatifs un peu sonores.Sur la fin de sa Vie en mai 1883, Honoré Mercier en fit à Québec un sous-ministre d'Etat ou, si l\u2019on veut son titre officiel, l'assistant-commissaire du ministère de l\u2019agriculture et de la colonisation, et, l\u2019année d'ensuite, en juillet 1889, le Saint-Pére Léon XIII, vraisemblablement à la demande de Mercier, le créa prélat de Rome, au titre de protonotaire apostolique.Mais sous-ministre et monseigneur, il resta pour tout le monde, et i] reste devant l'histoire, le curé Labelle, nom qu'il a rendu à jamais illustre, L'exécution à Régina, le 16 novembre 1885, du chef métis Louis Riel, dont il serait trop long de rappeler la cause \u2014 la principale fut le fanatisme tory de certains éléments deg provinces anglaises \u2014 avait suscité dans notre province francaise un mouvement national qui prit vite de l'envergure.Grâce à Falliance des conservateurs mécontents et des libéraux, tous unis sous l'étiquette de nationaux, Mercier balaya la province aux élections d'octobre 1886, et, en janvier 188T, il prenait effectivement le pouvoir comme premier ministre à Québec.Il créa aussitôt un nouveau ministère de l\u2019agriculture et de la colonisation, dont il se réserva d'être le titulaire.A la session de l\u2019année suivante, exactement le 16 mai 1888, il annonçait à la Chambre qu\u2019il avait invité le curé Labelle à collaborer avec lui en qualité de sous-ministre et que celui-ci avait accepter.Le curé Labelle ne fut jamais un partisan politique.II pensait, il vivait, il planait au-dessus des divisions des partis.Il ne cherchait en tout et partout que l'intérêt de la colonisation et des colons.Mais il lui fallait bien se mouvoir, comme tous les mortels, au milieu des contingences et des fluctuations humaines.Lui qui, sans cesse, avait besoin de subsides, il était bien obligé de compter avec les puissants qui les octroyaient.Ses relations avec les chefs politiques de la province, et même de tout le pays, furent dons nécessairement constantes.Jusque-la, depuis la Confédération de 1867, c'était le parti conservateur qui s'était maintenu au pouvoir.Ses députés de Terrebonne, c\u2019étaient deux \u2018\u2018bleus\u201d, Masson à Ottawa et Chapleau à Québec.C'était aux \u201cbleus\u201d par conséquent, qu'il avait dû s'adresser.Voici que la fortune avait maintenant souri aux \u201crouges\u2019.Mercier, par intérêt politique sans doute, mais aussi, je le crois, dans l'intérêt public et pour l'avancement de la colonisation, venait a lui et lui disait: \u201cAidez-moi\u201d.Tout simplement, le curé Labelle se rendit à sa demande.\u201cCe n\u2019est pas moi qui accepte le programme de M.Mercier, écrivait-il à son ami le seigneur Globensky (11 mai 1888), c\u2019est lui qui veut exécuter le mien\u201d Et à ceux qui le blâmaient, il répondait à sa ma- niére originale: \u201cQue le cheval qui me mène soit rouge ou bleu, peu m'importe! Moi, je ne change pas de voiture\u201d.Il entendait dire par là qu'il travaillait toujours pour la colonisation et rien que pour elle .Tout le monde, il faut en convenir, ne pensa pas de même.Il ne réussit pas sans doute à Québec tout ce qu\u2019il aurait voulu.Les exigences politiques furent parfois plus fortes et le dominèrent jusqu'à un certain point.Les marchands de bois tenaient à leurs privilèges et ils étaient puissants.L'intention du curé n\u2019en fut pas moins droite et désintéressée toujours.Le curé Labelle dans un bureau de sous-minis- .amusé et non sans un sourire entendu.tre, c'était bien un peu comme une gageure! Pour Qui connaissait ses habitudes de vie au grand air, son goût et son entraînement pour les courses dans les bois, son besoin constant d action extc- rieure et de mouvement au dehors, il était difficile de se figurer qu\u2019il se sentirait à son aise rivé à un fauteuil de fonctionnaire, même si le fauteuil était ministériel et la fonction très élevée.Eh! bien pour son oeuvre, le brave curé s'imposa de s'y astreindre.Quelqu un qui l'a vu à la tâche lui rendait jadis ce témoignage: \"La vie monotone de bureau n'était guère faite pour cet enthousiaste de la belle nature.Et pourtant, il s\u2019y assujettit dès les premiers jours.Très assidu à son poste, en fidèle rond de cuir, il s\u2019astreignait de bon gré à sa besogne quotidienne, signait lui-même tous les chèques du département, recevait les quémandeurs de toutes sortes, avec généralement assez de patience mais pag toujours, surtout lorsqu il flairait l'exploitation derrière la demande apparemment raisonnable\u201d, Au cours de leur voyage en Europe en 1885, le curé Labelle et son compagnon de route M, Proulx, le futur vice-recteur de Laval à Montréal, s'étaient rendus à Rome.Ils s'y trouvèrent, pour les derniers jours de la semaine sainte, du 4 au 9 avril.Ils n\u2019eurent pas l'avantage d'être reçus en audience auprès de Léon XIII.Le Pape se faisait vieux \u2014 il avait 75 ans \u2014 et il devait se ménager.D'autre part, nos voyageurs canadiens étaient pressés par leurs affaires de rentrer à Paris.Mais ils furent reçus par le cardinal Simeoni, préfet de la Propagande, et par plusieurs personnages éminents.Le journal de Rome signala en termes élogieux le passage du curé Labelle.Le Saint-Père, évidemment entendit parler de notre grand colonisateur, dont d'ailleur, il connaissait déjà les activités apostoliques.Au Canada, trois ans, après, le 5 mai 1588, Mercier venait de régler habilement en faveur des droits de l'Eglise la question de l'indemnité à accorder aux Jésuites pour les biens dont ils avaient été frustrés à la cession de 1763.Mercier se proclamait catholique et se montrait fier de l'être.Tout cela faisait qu\u2019il jouissait à Rome d\u2019un large crédit.C\u2019est lui, selon toute vraisemblance, qui demanda à Léon XIII, qui le lui accorda en passant par-dessus certaines formalités d'usage: un titre pré- latice pour son sous-ministre.Le bref papal nommant le curé Labelle protonotaire apostolique est daté du 3 juillet 1389.Le nouveau dignitaire ecclésiastique s incline avec respect devant la décision du Souverain Pontife et il accepta tout bonnement de devenir un \u201cmonseigneur\u201d.Mais il le fit avec modestie et n\u2019en perdit pas la tête.Dans ses armes de prélat, une simple gerbe de blé, il mit cette devise des humbles qui rappelait son amour du sol et l\u2019oeuvre de sa vie: Pater meus agricole \u2014 Mon pére est un agriculteur.Il continua, du reste, pour ses intimes et pour lui-même, à être encore, comme à s'appeler, le curé Labelle.Ses amis de Québec, ministres, députés et fonctionnaires, lui pré- sentérent bientôt, au cours d\u2019une sympathique manifestation, son costume violet, soutane et ceinturon, ses insignes et ses ornements prélatices, sa bague et sa mitre, car l\u2019on sait que les protonotai- res apostoliques ont droit d'officier pontificale- ment avec la mitre blanche.II recut tout cela avec gratitude sans doute, mais aussi d'un oeil Je tiens d\u2019un témoin de la scène \u2014 un ancien député devenu juge \u2014 que cette cérémonie de la présentation des cadeaux au nouveau \u2018\u201cmonseigneu.\u201d, sérieuse et digne pourtant, procura aux assistants, à un moment donné, une minute réjouissante: \u201cCe que ça va être embarrassant, disait le curé- prélat, de me vêtir de toutes ces belles affaires!\u201d A Saint-Jérôme aussi on fêta la prélature de Mgr Labelle, et ce fut son grand ami, le bon William Scott, qui lui adressa les compliments de circonstance.Au demeurant, le curé-prélat ne changea rien à ses habitudes, et il reprit sa vie en partie double de pasteur et de sous-ministre, revenant régulièrement, chaque quinzaine, à ses paroissiens de Saint-Jérôme, assidu le reste du temps à son bureau d\u2019affaires à Québec.Abbé Elie Auclair.\u201cLa Voix des Mille-Iles\" GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamourasks).3 Chronique d'art culinaire PAR Rita Martin PIQUE-NIQUES Les piques-niques, autant que les fleurs, font partie de 1'été.mais la question du panier de provisions est tout un problème de nos jours.Les piques-niques occupent une place grandissante dans notre alimentation estivale et, par conséquent, leur menu a dû subir des transformations.Les sandwichs, aliment traditionnel de ces agréables goûters sur l'herbe, ne répondent plus à nos besoins.Le menu doit constituer un repas complet vu qu'il remplace celui du midi ou du soir.Il doit donc inclure: légumes, fruits, produits laitiers: lait ou fromage, aliments protéiques: oeufs, viande, poisson ou fèves, aliments caloriques: pain, matière grasse.Les légumes crus, tels que céleri, carottes et autres y gagnent a tre préparés la veille et mis au frais dans un plat d'eau froide.Une salade aux fruits dont le jus a été légèrement épaissi avec de la sauce aux pommes se transporte bien dnns les bocaux de verre.Les viandes ou poissons peuvent être cuits à ln broche au dehors ou être emportés dans leur plat de cuisson.Des préparations avec sauce, telles que boulettes, ragoût, se transportent bien dans des pots à confitures.Des oeufs cuits dur ou farcis, une salade de pommes de terre avec oignons et oeufs sont aussi trés goûtés dans un pique-nique.Les bouteilles thermos sont tout désignées pour le transport des jus de fruits, lait, thé ou café.Au lieu de préparer les sandwichs la veille, emporter séparément le pain tranché, la mayonnaise, les garnitures à sandwichs, la laitue et faire les sandwichs nu fur et à mesure.Ceci vous épargnera du travail et les sandwichs seront plus appréciés.Pour simplifier le transport du café.préparer une infusion de café très fort en utilisant au moins trois fois autant de café que d\u2019habitude et diluer avec de l'eau bouillante au moment de servir.Pour empaqueter les fruits ronds tels que prunes, pêches, abricots, utiliser les boîtes vides d'oeufs.SPECIAL POUR PIQUE-NIQUE: Recouvrir de boeuf haché des bâtonnets de fromage et enrouler le tout d\u2019une tranche de bacon.Griller, cuire à la broche ou frire dans la poéle, servir avoc brioches et cornichons.Un SUPPORT SPENCER\u201d \u201cIL EST MAGIQUE\u201d disent les femmes en mettant leur support \u201cSPENCER.C'est que chaque \u201cSPENCER\u201d est dessiné, taillé et fait tout spécialement pour la femme qui le porte et il assure une belle ligne de taille et une meilleure santé.Done ELEGANCE et SANTE dans un même CADEAU.Téléphonez à 60 - s - 3 ou écrivez à casier postal 158 Ste-Anne-de-la-Pocatière La Farine 0 Robin Hood ad Ea ®, 4 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, Réunion des Eleveurs de Bovins et chevaux canadiens, le 14 juin Mercredi, le 14 juin, une trentaine d'éleveurs d'animaux canadiens se réunissaient à l'Ecole d'Agriculture et à la Ferme Expérimentale sous la présidence de M.Alexandre Fournier, de Montmagny.Le prcgramme débuta, par la visite du troupeau de vaches canadiennes de la Ferme Modèle, sous la direction de M.l'abbé Auguste Tardif, directeur de la Ferme, et de M.Norbert Crête, en charge du troupeau.Une démonstration fut donnée par M.Bruno Gaudet, agronome, et une série de conseils pratiques furent donnés par M.François Dionne, agronome, qui a été pendant 25 ans attaché au département d'industrie animale de l'Ecole.Après cette visite, une réunion eut lieu à l\u2019Ecole d'Agriculture.Outre les susmentionnés, nous remarquions la présence de MM.Bertrand Forest, ass.-surintendant dc la F.-E., L.-Joseph St-Yves, L.-de-G.Fortin, agronomes MM.Arthur Chamberland, J.-D.Langlais, Ferréol Dionne, Paul Boucher, De St-Philippe de Néri; MM, Louis Bernier, C.-F, Bernier, Grégoire Pelletier, de St-Alex- andre; James O\u2019leary, de Rivière-Bleue; Alphonse Richard, Odilon Duval, Flavius Langeliet, Etienne Lévesque, Euclide Ouellet, de St-Pascal; M.Alfred Desjardins, de St-André; M.Pierre Casgrain, de Rivière-Ouelle; M, L.-P.Dionne, de Ste- Anne; M.Lucien Garon, Magloire Garon, de St- Denis; M.Philippe Fortin, Louis Ouellet, de Cap St-Ignace; MM.Fernand Pelletier, Frs Chouinard, de St-Jean Port-Joli; M.P.-E.Nicole, Frs Gaulin, Eusèbe Moreau, de Montmagny, et autres dont les noms nous échappent.A cette réunion, MM.l'Abbé Tardif, M, Frs Dionne.L.-de.Fortin, et L.-J.St-Yves, por tèrent la parole brièvement la parole; et M.Bruno Gaudet, secrétaire exposa l\u2019ordre du jour qui fut discuté jusquau souper.Celui-ci fut donné gracieusement par la Ferme Expérimentale, sous la présidence de M.Rosario Pelletier, surintendant et de M.B.Forest, assistant, aidés du personnel de l'institution.M.Maurice Hallé, secrétaire des Sociétés d'Elevage, a donné les grandes lignes du travail accompli depuis l'assemblée générale de février et il insista surtout sur l'amélioration et le choix des taureaux et des méthodes les plus scientifiques qu\u2019il faudra appliquer à l'avenir, M.Marc Leclerc, propagandiste, fait un rapport succint de ses activités.Il dit que par les méthodes d'insémination artificielle, il devrait être réalisable d'augmenter la production de gras des croisés qui se tient à environ 250 livres, ce qui est peu économique, Il souligne que le rendement moyen du troupeau canadien de |Ecole est de 10,740 lbs de lait et de 748 lbs de gras.M.Rosario Pelletier souligne les 25 années de sacerdoce de M.l'abbé Tardif, un des prêtres les plus dévoués que les cultivateurs ont à rencontrer dans leurs travaux.C'est un homme qui ne sait rien refuser, et encore moins lorsqu'il s\u2019agit de son temps ou de ses peines.Les auditeurs lui font une sorte d'ovation, bien méritée du reste.M, Pelletier ajoute un mot à l'égard de M.B.Forest, son assistant, et de son personnel toujours à la tâche et toujours dévoué à la classe agricole, remarque que les auditeurs applaudissent vigoureusement, M.Pelletier trace ensuite un tableau documenté de la situation agricole actuelle, et en tire des conclusions pratiques -pour les cultivateurs et éleveurs présents: pas trop mécaniser, bien alimenter les troupeaux, bien sélectionner le bétail etc.M, l'abbé Tardif, appelé à dire quelques mots, se dit très touché qu\u2019on ait souligné son 25e anniversaire d\u2019ordination; il accepte ce qu'on a dit de lui: il a fait ce qu\u2019il a pu, et il remercie la Providence de lui avoir donné une santé qui n'a ia- mais fait défaut.Mais à côté des devoirs matériels et agricoles, il y a les devoirs spirituels et les grandes responsabilités du prêtre, dont la vocation concerne les âmes à guider et à sauver.Il promet à Dieu de travailler encore plus et mieux et termine en disant son réel plaisir d'être parmi tant de braves gens.Puis M.Bruno Potvin, agronome au Service de \u201cla Carrière de Deschambault\u201d, présente un film sur \u201cle chaulage des terres\u201d, réalisé par M.Herménégilde Lavoie, et dont une partie des vues ont été prises dans les établissements de \u2018la Deschambault Quarry Corporation\u201d.M.Potvin commente lui-même les scènes dont le découpage n\u2019est pes encore terminé.M.L.-de-G, Fortin, appelé à remercier, souligne l'excellence du film et souligne, aux applaudissements de tous, que M.i Mongeau, président de la Carrière de Deschambault est dans l'assistance, alors qu'il revient d'une première visite prolongée dans le Bas de Québec, en compa- L\u2019agronome et l\u2019électrification rurale Conférence prononcée au Poste C.H.G.B.de Ste- Anne, mercredi, 8.45 p.m.le 8 mars sous les auspices de la Corporation des Agronomes Filiale de la Pocatiére, Depuis quelques années, I'électricité envahit la campagne québecoise.Les ruraux peuvent maintenant beneficier de ce service au méme titre que les citadins.Dang certaines régions de notre province, il n'est pas exagéré de dire qu\u2019à peu près SO\u2018« deg fermes ont accès à des lignes d'électricité.Malgré ces faits, cependant, l'électrification rurale c\u2019est-à-dire l'application de l'électricité au milieu rural, est loin d'être à son apogée; elle est encore à son berceau.Il ne suffit pas, en effet, que des ingénieurs jalonnent nos campagnes de poteaux reliés entre eux par des fils, il faut que l'électricité entre sur chaque ferme et qu'elle s'y introduise de la bonne façon.Plus que ça, il faut non seulement que le cultivateur se serve de l'électricité, mais surtout qu\u2019il sache l'utiliser, Et actuellement l'électrification rurale n'en est pas encore à ce stage., L'électricité est versatile et d\u2019une souplesse peu commune.Il ne faut donc pas s'étonner que son rôle soit tout différent à la campagne et à la ville.Si les mêmes applications se répêtent à peu près de la même façon dans chaque foyer urbain, il n'est pas ainsi sur chaque ferme.Chaque exploitation agricole, de par son caractére, sa localisation, le nombre et la disposition de ses bâtisses, sa main d'oeuvre disponible, possède des besoins qui lui sont propres.Le cultivateur rêve de confort, mais il brûle surtout de production accrue, de travail mcins pénible, d'épargne de temps et d'argent.Une mécanisation toujours croissante en est bien la meilleure preuve.Et qui dit mécanisation dit également électricité, L'agronome, quelles que soient ses fonctions, ne peut pas se désintéresser des problèmes de la classe agricole.Les soucis du cultivateur sont siens.Or est-il un besoin plus pressant que d'augmenter la production d\u2019une ferme tout en abaissant le prix de revient de chacun de ses produits?Estil un endroit où le besoin de confort, de facilité de travail, de main d'oeuvre est plus urgent que chez le cultivateur?Il n\u2019est pas non plus de classe qui sente plus le besoin d'être rivée à sa profession par une foule de petits moyens qui rendent la vie des champs moins rude et plus rémunératrice De tous ces moyens, l'électricité est sans contredit le principal.II appartient à l'agronome, plus spécialement à celui qui s'occupe d'électrification rurale, qu\u2019il soit au service de I'Etat ou d'une compagnie d'électricité, d'adapter l'électricité aux besoins bien particuliers de chaque ferme.Il est particulièrement préparé à reconnaître ces besoins, propres à chaque ferme, qui requièrent l'utilisation de l'électricité.Tel cultivateur qui fait de la production avicole n'a pas les mêmes besoins d'informations que tel autre qui s\u2019adonne à l\u2019industrie laitière De même, celui-là qui expédie sa crème à la beurrerie, n'aura pas les mêmes appareils électriques que celui-ci qui vend son lait en nature.C'est toujours à l\u2019agronome que revient de recommander tel appareil électrique plutôt que tel autre parce que plus durable, plus économique et mieux adapté aux besoins de telle exploitation agricole.Son rôle ne s\u2019arrête pas là.Il doit s'ingénier à découvrir de nouveaux modes d\u2019utilisation de l'électricité introduisant les nouveaux appareils à cette fin, toujours en vue de relever le niveau économique et social du cultivateur.Par exemple, sur telle ferme, il peut être économique de nettoyer l\u2019'étable au moyen de l'électricité, idée à laquelle très souvent le cultivateur préoceu- Be par d'autres problèmes ne se sera pas arrêté, our telle région un centre de conffres froids peut opérer économiquement, favorisant une meilleure alimentation humaine et contribuant par là à relever le niveau de santé de la classe agricole, gnie du propagandiste de la Corporation, M.Bruno Potvin, Une journée des éleveurs d'animaux Canadiens aura lieu le 11 juillet, à la Ferme expérimentale, alors que l'on fera la visite des champs en détail, comme l'an dernier, avec des amplificateurs, afin que chacun des visiteurs puisse bien comprendre ce que dira l'expert préposé aux explications sur les expériences, L.G.F.(Kamouraska), Jeudi le 22 juin 1950 Le temps où on songeait à l'électricité en termes d'éclairage est maintenant passé.L'agronome doit maintenant considérer l'électricité comme \u201cUn engagé à tout faire\u201d, comme une main d'oeuvre qui offre ses services pour son entretien, enfin, comme une source de bien-étre et un facteur de stabilité.L'électricité sur la ferme peut accomplir facilement toutes les petites \u2018besognes ennuyeuses et fatiguantes qui autrement serait un problème sans solution.Elle pompe l'eau nécessaire au bétail à l'heure où les bras de l'homme sont déjà alourdis par le travail.Elle produit le froid nécessaire à la conservation du lait, des viandes et des oeufs.Elle fournit la chaleur indispensable à l\u2019éclosion ou à l'élevage des poussins.Par la production de rayons ultra-violets, elle se charge de détruire les germes nuisibles à la santé de l'homme ou des animaux.Toutes ces opérations s\u2019accomplissent souvent automatiquement sans que l'homme ait à s\u2019en occuper.Employée avec intelligence, elle n\u2019est pas un luxe.Non seulement elle se paye elle-même, mais encore elle laisse des profits assez substantiels.Par exemple, l'emploi de l'éleveuse électrique peut sauver un ou deux porcelets par portée.C'est bien là, semble-t-il, un profit raisonnable.C'est encore à l'agronome que revient le devoir d'informer le cultivateur relativement à une fi- lerie de ferme adéquate, sûre et efficace.Personne mieux que le technicien agricole ne peut \u201c prévoir les besoins futurs d'une ferme.En conséquence, nul mieux que lui n\u2019est plus en mesure de conseiller une entrée électrique et des fils capables de répondre à ces besoins.Ce faisant, il fournit au cultivateur l'occasion d\u2019économiser souvent des centaines de dollars.En effet, une file- rie électrique inadéquats est toujours trop chère si après une dizaine d'années elle s'avère insuffisante pour fournir l'électricité à toute la ferme.Il faut alors doubler ou même tripler le coût initial pour refaire cette installation.Sans compter que durant cet intervalle la première installation a fonctionné à bas rendement: le voltage est tom- \u2018bé en bas du normal et conséquemment les appareils n'ont donné souvent que 755 ou même moins de leur capacité.Malgré qu'on ait dit que la filerie soit la base d\u2019une bonne utilisation de Télectricité, encore trop de fermes sont mal filées et le travail à faire dans ce domaine reste considérable.L'agronome par ses connaissances techniques en électricité et en agriculture aide le cultivateur.TI contribue à accroître la production de la ferme, à lui épargner de la main d'oeuvre, du temps et de l'argent.Mais ce serait là la moindre contribution si tout ce travail n\u2019avait pas, en définitive, pour but d'élever le standard de vie de la classe agricole.L'agriculture dans le passé a souffert de l'exode rural.Ce délaissement des campagnes eut plusieurs causes dont l\u2019une des principales fut sans contredit l'attrait irrésistible d'une vie facile et remplie de confort.Avec l'électricité bien adaptée aux travaux de la ferme, le mal est enrayé dans sa racine: on obtient ce confort chez-soi, sur la ferme.Fini le travail épuisant d\u2019une étoile à l'autre.La ménagère veut- elle faire son lavage ou encore nettoyer les ustensiles de laiterie, en un tour de main l'électricité lui fournit l\u2019eau chaude ou l'eau froide à discrétion.C'est encore l'électricité qui remplace la cor- \u2018vée a l'heure de la traite et permet d'obtenir un lait plus propre, mieux conservé et plus sain.Toute la famille, au moyen de l'électricité, peut s'alimenter de viande fraiche en été ou de légumes frais en hiver grâce au congélateur domestique.On peut profiter du temps où les produits se vendent moins bien pour s'en approvisionner, Tel est en résumé le rôle de tout premier plan que remplit l\u2019agronome dans le domaine de l'électricité auprès de la classe agricole.Si l'ère est à l\u2019électrification rurale, il ne faut pas oublier qu\u2019elle sera ce que l\u2019agronome l'aura faite.Nous nous devons de la rêver aussi complète que possible.Plus vite sera réalisé le programme d'électrification des campagnes plus tôt l\u2019agriculture québecoise atteindra son plein épanouissement.Clément Héroux, agronome, La \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, par Fortin & Pils, Imprimeure: Abonnement: 1 an $2.00 6 mois $1.25 Le numéro 30.05 Directeur: L.de-G.Fortin, \u2014Ells paraît le jeudi de chaque semaine.\u2018 Jeudi le 22 juin 1950 GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, en t Sb Fraises hâtives, neige tardive Voici une note qui s\u2019explique par elle-même et que nous devons à M.Josaphat Bilodeau agrono- me-instructeur en Grande Culture au bureau de Ste-Anne: Lundi après-midi, le 12 juin, avec l'aide de M.Jean-Paul Gravel, étudiant en agronomie à l'institut Agricole d'Oka, j'étais à mesurer la ferme de M, Raymond Blais, Berthier, Cté de Montmagny, lorsqu\u2019a quelque 25 arpents de la maison et à l\u2019orée d'un bois du côté sud, nous avons trouvé des fraises de champ de grosseur absolument normale et très bien miiries.Ce nous fut une agréable surprise, à cette date de l'année; et il y en avait suffisamment pour que nous puissions les déguster.De plus, pour démontrer à M.Blais, à notre retour à la maison, que nous ne voulions pas le blaguer M.Gravel lui en a apporter dans un casseau de fortune, confectionné en papier pour la circonstance,\u201d Or, le journal de mardi soir faisait voir, dans une photo prise le 18 juin, dans les Laurentides, une intéressante bordée de.neige!.Qui prétendra, ensuite, que notre climat n'offre pas une gamme extraordinaire de variété.LG.F.L'oeuvre d\u2019un siècle au Royaume du Saguenay Dans un Bloc-Note du \u201cDevoir\u201d, cette semaine, M.Omer Héroux écrivait: \u201cLa semaine dernière, M.le Chanoine Victor Tremblay (le président de la Société historique du Saguenay) parlait devant la Société Historique de Montréal.Au cours d'une conférence, bourrée de faits, de chiffres et d\u2019intéressantes réflexions, M.Tremblay fournissait sur l'état actuel des choses, au royaume du Saguenay, des statistiques qu'il faut retenir: 200,000 âmes; 91 paroisses, 4 comtés, 11 villes, 107 municipalités, 6,000 fermes, 380,000 acres en culture, 6 papeteries, 1 métallurgie, 1 évêché et demi, 330 prêtres, 1 communautés, 1 séminaire, 7 maisons d'enseignement classique, 3 écoles normales, 1 collège classique féminin, 1300 écoles rurales, des écoles spécialisées, 7 journaux, des routes et des chemins de fer; l\u2019aqueduc ne manque nulle part, non plus que le téléphone, Or, il n\u2019y a pas un siècle, (car c'était en 1851) l'abbé François Pilote, du Collège de Ste-Anne, publiait une brochure sur \u201cle Haut Saguenay et le Lac St-Jean\u201d, pour démontrer au public que ce n'était pas là, la région inculte et au climat impossible que l\u2019on avait toujours représentée, mais au contraire, un domaine immense, très fertile et tempéré, comme en faisaient foi de nombreuses observations météorologiques qu\u2019il y consignait.Il y racontait aussi l'odyssée des premiers colons, sous la conduite de l'abbé Hébert, et la réussite de ces premiers établissements.Si on avait écouté les exploiteurs de la forêt, qui décourageaient toute tentative colonisatrice depuis déjà longtemps, il n'y aurait peut-être pas de royaume du Saguenay, et ce serait vraiment dommage Si tout cela n\u2019est l'eouvre que de trois générations d'hommes au coeur bien placé, c\u2019est surtout l'oeuvre de fondateurs prévoyants et acharnés à leur idée féconde.\u201cLes idées mênent le monde\u201d.L.G.F.48,000,000 de tonnes de cuivre, en Gaspésie.Dans son rapport annuel, le président de la Noranda Mines, M.James-Y.Murdock, évalue les gisements du canton Holland en Gaspésie, à 48,000,000 de tonnes de cuivre.C'est une découverte telle qu\u2019on l'a qualifiée\u201d d\u2019as dans le trou\u201d, suivant l'expression du jeu de poker, Ce gisement peut produire 5,000 tonnes de minérai par jour: Cette exploitation nécessiterait la construction d'une route entre la mine et Mont-Louis, où il y a un petit port de mer pouvant abriter les bateaux ne tirant pas plus que 25 pieds.II n'est pas impossible, non plus, que dans l'avenir il y ait un chemin de fer et un quai à eau profonde, pour les océaniques, Il faudrait construire un barrage sur la Rivière- Madeleine.Et il n'est pas impossible qu'un petit smelter soit érigé à Mont-Louis, pour traiter le minerai avant de l\u2019expédier aux raffineries de Montréal.La teneur du minerai varie entre 0.9 et 2.p.c., ce qui est comparable au minerai des gisements les plus riches du monde, Le cultivateur nest plus seul \u201cJamais, je ne permettrai que la classe agricole de ma province soit exploitée par qui que ce soit!\u201d Des mots, toujours des mots; l\u2019éternelle promesse qui restait sans lendemain.Chaque fois, le cultivateur espérait avoir enfin trouvé la solution de ses problèmes.Chaque fois il éprouvait la même déception amère! Perdu dans la masse, isolé sur sa ferme, incertain de l'avenir, il ne trouvait rien de mieux à faire que de maugréer et d'attendre des jour meilleurs.qui ne venaient jamais.Pour Philorum Larouche, comme pour les autres cultivateurs, la vie n'avait rien de trop gai.Sans doute les récoltes n'étaient pas trop mauvaises, mais les produits se vendaient à un prix si dérisoire que ça ne valait presque plus la peine de travailler le sol.II lui avait fallu retenir les services de deux hommes engagés, parce que ses fils étaient partis un à un, vers les grandes villes, vers une rémunération plus adéquate.Avec ¢a que certaines des machines aratoires étaient hors d'usage, et l\u2019on manquait de crédit pour les renouveler.Décidément, les choses n\u2019allaient pas bien! Bien souvent Philorum se sentait découragé et abattu.À mesure que s\u2019accentuaient et leg sou- cig financiers, il devait s'imposer une charge plus lourde de travail et de privations.Il ne cessait de penser à sa famille, de se demander ce qu\u2019il adviendrait de chacun deux.Ses deux plus jeunes n'avaient pas encore quitté la terre, mais ne feraient-ils pas comme leurs aînés?Et les filles qu'il faudra marier?Et Fleur-Ange qui voudrait continuer son cours au couvent?.Il avait benu examiner le problème sous tous ses aspects, il ne trouvait aucune solution.Et pourtant, il n'était pas seul dans cette situation, car toute la classe agricole du Québec souffrait du même malaise économique.Puis un beau jour, Philorum entendit parler de l'Union Catholique des Cultivateurs.Une union de cultivateurs.Une union de cultivateurs?Pourquoi pas?Peut-être qu'avec le concours de celle-ci ils pourraient augmenter leur revenu, résoudre leurs problèmes financiers.Peut-être qu\u2019enfin ils auraient quelque chose à dire dans le prix des légumes et des autres produits de la ferme.Philorum comprit que c était la solution par excellence le seul moyen de faire entendre leurs revendications, Et puis, vingt-cinq ans ont passé.L'Union Catholique des Cultivateurs est devenue une force imposante, un organisme indispensable au bon fonctionnement de l'agriculture dans la province.Grâce à l'UCC., Philorum et bien d'autres ont pu moderniser leur équipement, augmenter leur revenu, améliorer le standard de vie de leur famille et garder leurs fils sur la terre.Parce qu\u2019ils ont su s'organiser, les cultivateurs du Québec peuvent dorénavant regarder l'avenir bien en face.Cultivateurs, fils de cultivateurs, bûcherons, colons ne sont plus aujourd'hui des travailleurs isolés, sans liens les uns avec les autres.Ils possédent, au contraire, leur organisation professionnelle, leur caisse de crédit, leurs magasins coopératifs, leurs comptoirs d'achat et de vente.Réunis de temps à autre en congrès régionaux ou nationaux, ils discutent en commun leurs problèmes particuliers, lls se rendent compte que ces problèmes particuliers sont aussi ceux, non seulement de leurs voisins, mais de tous les cultivateurs du Québec.Désormais les fils ne quitteront plus la campagne; Grâce à I'U.C.C., Philorum et bien d\u2019autres ont pu Non, la campagne canadienne n'est plus la même depuis que l'UCC s'est répandue à travers le pays! Le documentaire Montée, un compte-rendu cinématographique du travail accompli par l'Union Catholique des Cultivateurs, est une réalisation de l'Office national du film.Nous nous réjouissons de cette découverte importantes, et nous souhaitons que tous les projets annoncés dans les journaux soient mis à exécution, sans tarder.Ce n'est pas la première fois qu\u2019on leur promet des merveilles, à ces chers gaspésiens! L.G.F.(Kamouraska), 5 Investiture de Mgr J.-E.Boucher a St-Pascal.St-Pascal, Kamouraska, 19\u2014 (D.N.C.).\u2014 De grandioses démonstrations religieuses ont marqué, hier, en la paroisse de St-Pascal de Kamouraska l'investiture de Mgr J.-Evariste Boucher, récemment nommé prélat domestique de la maison de Sa Saintoté le Pape.L'imposante cérémonie fut présidée par Mgr Georges-Etienne Grandbois, P.A,, V.G., délégué de Son Excellence Mgr Maurice Roy, archevique de Québec, Cette journée qui revétait le caractire d'une féte véritablement paroissiale commençait hier matin, par une communion générale de tous les ligueurs de la paroisse.A neuf heures et demie, le temple paroissial se remplissait de nouveau pour la grand'messe qui fut célébrée par M.labbé Alain Boucher, neveu de Mgr J.-E.Boucher; l'officiant était assisté de MM, les abbés D.Boucher et Antoine Després, comme diacre et sous-diacre.La prédication de circonstance fut donnée par Mgr Wilfrid Lebon, P.D., supérieur du collège de Ste-Anne-de-la-Pocatiére.Sous la direction de Ml'abbé B.Rochette, vicaire à la paroisse, la chorale des hommes ct des enfants de St-Pascal exécuta avec beaucoup de succes le propre et le commun de la messe, C'est au cours de l'après-midi à quatre heures, qu'à eu lieu la cérémonie proprement dite de | investiture; elle fut précédée d'une procession et de l'entrée solennelle à l'église des personnalités ecclésiastiques et civiles.Près d'une heure avant Ja cérémonie les paroissiens s'étaient rendus nombreux pour accueillir leur dévoué curé, Au commencement de cette bolle cérémonie, Ml abbé Charles Frève, principal de l'Ecole Normale, de St-Pascal de Kamouraska, donna la lecture de la lettre par laquelle Sa Sainteté le Pape Pie XII élevait M.l\u2019abbé J.-Evariste Boucher au rang de prélat de la maison de Sa Sainteté.Mgr Gcorges- Etienne Grandbois bénit ensuite les ornements du nouveau prélat et les lui remit.Pour cette cérémonie Mgr Grandbois était assisté de M.l'abbé G.Boucher.Au nom de Mgr L'Archevêque, Mgr Grandbois présenta les hommages et les voeux à Mgr J.-E.Boucher, P.D.De son côté, M, Prudent Martineau, maire du village de St-Pascal, se fit le porte-parole de toute la paroisse pour présenter au nouveau décoré les hommages et les félicitations de la population de St-Pascal de Kamouraska.M.Martineau était accompagné de M.Luc Landry, maire de la paroisse, et de M.Thomas Michaud, marguillier en charge, ce dernier présenta à Mgr J.-E.Boucher le cadenu des paroissiens, En termes très émus, Mgr Boucher, P.D., adressa des paroles de remerciements à Sa Sainteté le Pape qui par l'intermédiaire de Son Exc.Mgr Roy, archevêque de Québec, lui avait conféré un grand honneur.Il exprima aussi sa profonde reconnaissance envers ses bons parvissiens qui lui manifos- taient tant de collaboration depuis qu'il exerçait son ministère à St-Pascal.Au choeur on remarquait: Mgr Georges-Etien- ne Grandhois, P.A.V.G., Mgr W.Lebon, P.D., assistant-supérieur du collège de Ste-Anne-de-la- Pocatière, M.le Chanoine S.Théberge; MM.les abbés A, Létourneau, G.-E, Rivard, Charles Frève, A.Fortin, C.-E.Hudon, G.-A.Hudon, Napoléon Dumont, T.Pelletier, G, Lévesque L.Pageav, J.Hudon, C.-E.Raymond, D.Boucher, Robert Hudon, L.Millot, O.Richard, G, Boucher, A, Després, B.Rochette, A.Dionne; les RR.PP.L.Lavoie, s.j.M.Dupuis, P.B,, et leg RR, FF.Paul-Marie et Paul-de-la-Croix, Dans la nef, on remarquait plusieurs parents et amis de Mgr J.-Evariste Boucher, P.D.M, et Mme O.Boucher et leur famille, M.Victor Boucher et sa famille, Mlles Catherine et Alma Collin, les Rév.Soeurs St-Jean-Baptiste et Ste-Photine, toutes deux des Soeurs de la Congrégation Notre-Dame.On remaryuait également quelques anciens marguilliers: MM.T.Michaud, Joseph Dionne et Albert Hudon et leurs épouses; MM.les maires des municipalités de St-Pascal, les échevins, les officiers et les membres des différentes associations paroissiales, accompagnés de leurs épouses, Cette seconde manifestation religieuse s'est terminée par un salut solennel donné par Mgr J.-E.Boucher, P.D., MM.les abbés D.Boucher et A.Boucher; ses neveux étaient diacre et sous-diacre.La chorale des enfants de Marie dirigée par Mle T.Dumais s'acquitta brillamment du chant.A l'orgue Mlle 1.Hudon.A six heures, un grand banquet de famille, servi à l'Institut Chanoine Beaudet, réunissait un grand nombre de dignitaires et de parents, GAZETTE des CAMPAGNES.| Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi le 22 juin 1950 Nouvelles de Retraite Paroissiale.Depuis dimanche, le 18, les fidèles des rangs sont en retraite; celle-ci se terminera dimanche; le même jour commencera une retraite semblable cette fois pour les paroissiens du village.Cette retraite est prêchée par les RR.PP.Jésuites, Décès de M.le Chanoine O.Guimont.Dans la journée de mercredi, nous arrivait la nouvelle du décès de notre ancien et vénéré curé, M.le Chanoine Alfred-Odilon Guimont, qui dirigea la paroisse de Ste-Anne, de 1929 à 1947.Depuis sa retraite, il demeurait a la maison des RR.SS.Dominicaines, de Québec.Il est décédé à I'Hotel-Dieu de Québec, mardi soir, \u201cPrêtre éminemment accueillant et sympathique, dit \u201cL'Action Catholique\u2019, M.le Chanoine Guimont laisse à tous ceux qui ont eu le bonheur de l'avoir pour directeur spirituel le souvenir d\u2019un e de Dieu dont la vie spirituelle s'alimentait constamment à la source d'une science théologi- ue siire et d'une connaissance profonde de la trine évangélique et des plus grands maitres de la vie ascétique et mystique.\u201d Né au Cap-St-Ignace, le ler juin 1872, M.le oine Guimont avait fait ses études classiques, philosophiques et théologiques au collège de Ste- Anne-de-la-Pocatière et au Grand Séminaire de Québec.Il était ordonné dans sa paroisse natale par Son Eminence le Cardinal Bégin, le 22 décembre 1901.La même année de son ordination, M.le Chanoine Guimont était nommé professeur au Collège de Ste-Anne, poste qu'il occupa jusqu\u2019en 1902, Prêtre exceptionnellement actif et dévoué, Mle Chanoine O, Guimont désirait de tout son coeur s'adonner au ministère paroissial.Cette faveur, il se la vit accorder en 1902, lorsque ses supérieurs ecclésiastiques le nommaient vicaire à Rivière-à-Pierre; l'année suivante, il devenait vicaire à la paroisse de St-Joseph de Beauce, à St- Denis de la Bouteillerie en 1903, à St-Casimir de 1903 à 1906.Nommé vicaire à la paroisse de St-François de Montmagny, il était en même temps, soit de 1906 à 1908 aumônier des Frères Maristes.M, le Chanoine O.Guimont fut également vicaire dans les paroisses de Fraserville et de St-Roch de Québec.Pendant sept ans, de 1910 a 1917, il dirigea les destinées spirituelles de la paroisse de Ste-Apolline.De 1917 à 1929, date où il se voyait confier l\u2019importante cure de Ste- Anne-de-la-Pocatière, M.le Chanoine Guimont fut nommé curé de St-Pamphile de l'Islet.A Ste- Apolline, c'est à M.le Chanoin Guimont que les paroissiens doivent leur magnifique église et leur presbytère actuels, M.le Chanoine O, Guimont fut aussi un des grands \u2018bienfaiteurs de l'Action Sociale Catholique\u201d La dépouille mortelle est actuellement exposée au salon mortuaire des RR, 88, Dominicaines, chemin St-Louis.Jeudi matin, un premier service sera célébré dans la chapelle du monastère.Immédiatement après, les restes seront transportés au Collège de Ste-Anne, où ils reposeront jusqu'à dimanche, à 4 heures alors qu'aura lieu la translation des restes à l\u2019église paroissiale.Le service sera célébré lundi, à 9 heures 30, et l\u2019inhumation se fera au cimetière Painchaud, au Collège, _ Lui survivent deux frères: MM.Samuel Guimont de Montréal, et Georges-Sifroid Guimont, de Beauport; ses sosurs: Mmes Vve Joseph Bélanger, de Cap-St-Ignace, et Joseph Fortin, également du Cap; deux belles-soeurs: Mmes Samuel et G.Sifroid Guimont; ainsi que plusieurs neveux ot niéces; parmi ceux-ci, MM.les abbés Amédée Fortin, curé de St-Cyrille de l'Islet, et Gérard Labbé, vicaire à Montmagny.Tous les paroisgiens de Ste-Anne devraient bien avoir pour celui qui leur a voulu \u2014 et leur a fait \u2014 tant de bien, une pensée reconnaissante et une prière fervente, afin que le bon Dieu, qui aime les âmes sincères, l'ait en son Saint Paradis, où il contntiera encore de nous aimer et de nous vouloir u ae \u201cchez nous.\u201d \u201cTETE-FOLLE\u201d Le 6 juin, les membres de la Chambre de Commerce Junior donnaient à Ste-Anne la représentation de la comédie-bouffe \u2018\u201cTête-Folle\u201d, d\u2019Antony Mars.Cette pièce a été d'abord sous la direction artistique de M.Auguste Mailoux, puis sous la surveillance de M.Henri Bois, lorsque M.Mailloux fut appelé à se déplacer pour des raisons professionnelles.On ne peut pas dire que cette représentation fut du dernier fini artistique; mais telle qu'elle, elle out un mérite assez spécial: celui de nous faire connaître plusieurs acteurs nouveaux, et parmi eux plusieurs types fort intéressants, M.Albert Payette, dans le rôle titre, a campé une \u2018\u2018Tête Folle\u201d bien originale, bien Payette, et bien dans la tradition aussi.Son vis-à-vis, M.Pierre Leclerc, (Gustave), se tira admirablement de son rôle de garçon de bureau raisonnable, qui fait une gaffe, et qui en supporte bravement les \u201cconséquences.M.Henri Bois nous a donné un bon M, Pastourel, le chef de bureau des deux étourdis.M.Bois a une longue habitude des planches, et il connaît bien les trucs du métier, M, Roger Laforest a fait un excellent Pinguet, sans gestes inutiles.et avec des jeux de physionomie qui en disaient parfois long sur ce qu'il pensait de ses maîtres, et en particulier du fameux Achille, la Tête Folle, M.Jean Khazoom, qui tint le rôle de Durandeau, était un autre débutant.Il a su tirer un excellent parti de la scène où il affronte le com- Mmandant Crochard, le terrible \u201cSabretache\u2019, personnifié par M.Richard Gosselin, un nouveau venu, lui aussi.M.Gosselin avait le physique de l'emploi.Pour des raisons personnelles, on nous permettra de ne pas faire de remarques additionnelles sur l'irascible commandant, que nous rencontrons trop souvent dans la vie privée.S'il fallait qu'il coure dessus à son beau-père comme il l'a fait avec ses deux épées au pauvre professeur de violon de la pièce, Brrr!!!.A l'entr'acte M.Roger Paquin, agronome, exécuta deux pièces de chant, accompagné au piano par Mlle Thérèse Boutet.Puis trois amateurs: MM.le Dr Gérard Dallaire, Maurice Arsenault, pharmacien et Arthur Chamberland, barbier présentèrent un sketch fondé sur une erreur de date pour un mariage.Les rires de l'assistance et les applaudissements ne laissèrent pas de doute sur le plaisir qu\u2019elle ya pris malgré quelques longueurs, M.Bertrand Forest agissait comme maître de cérémonies.L'assistance, très nombreuse, fut enthousiaste et manifesta souvent sa satisfaction.Nos félicitations aux organisateurs de cette amusante soirée dramatique, Jeune homme électrocuté St-Rédempteur, 9 (Spé.).\u2014 Un tragique accident est survenu mercredi à St- Rédempteur, comté de Lévis.Un jeune homme M.Robert Deschènes est mort électrocuté le long des lignes de la Shawinigan Water and Power.M.Deschênes travaillait pour son frère Ernest, qui est propriétaire d'une machine pour creuser les puits artésiens.Le jeune homme était en train d'installer cette machine pour commencer un nouveau puits, quand en dressent le mâtereau de celle-ci, la superstructure heurta les fils de la Shawinigan Water and Power, de 4,000 volts.La victime de ce tragique accident était âgé de 25 ans et 9 mois et demeurait à la Rivière-Ouelle, Kamouraska où réside sa famille.Il laisse dans le deuil son père et sa mère: M.et Mme Thomas Deschène (Léopoldine Bélanger); ses frères: Fernand, Ernest et Marc ainsi que ses soeurs: Mmé Clément Chouinard (Rita), Mme Roger Pelletier (Simone), Mme P.-Rosaire Pelletier (Cécile), tous de St-Pamphile, I'Islet; Sr St-Jean-de-Marie (Rachel) , de la Congrégation Notre-Dame, et Milles Jacqueline Bérénice, Gemma, Jeannine, Gilberte, Denise et Marie-Paule Deschénes.La Gazette des Campagnes offre à la famille éprouvée par cette tragédie ses plus sincères condoléances, ' SOUMISSION POUR CHARBON ET COKE (Edifices fédéraux\u2014Province de Québec) Des soumissions cachetées.adressées au soussigné et portant sur leur enveloppe, en sus de l'adresse, les mots \u201cSoumission pour du charbon, Province de Québec\", seront reçues jusqu'à 3 heures p.m.(heure avancée de l'Est), le jeudi 29 juin 1950, pour la fourniture de charbon et de coke pour les édifices du Dominion dans la province de Québec, excepté Montréal, P.Q.On peut obtenir les devis et formule de soumission en s'adressant À l'acheteur en chef du ministère des Travaux publics, Ottawa: à monsieur Roland Simard, Architecte surintendant, 150, rue Saint-Paul-ouest, Montréal et à monsieur J.-A.Drolet, Architecte des Travaux publics, édifice de la Douane, Québec, PQ.Les soumissions devront être faites sur les formules fournies par le ministère et en conformité des conditions et devis ministériels qui y sont incorporés.La soumission devra porter le numéro du permis des marchands de charbon.Le ministère se réserve le droit, au moment de donner la commande, d\u2019exiger de tout soumissionnaire à qui un contrat aura été adjugé un dépôt de garantie sous forme d'un chèque visé par une banque à charte canadienne, payable à l\u2019ordre de l'honorable ministre des Travaux publics, et égal à 10 pour cent du montant de leur soumission; ou * des bons au porteur du Dominion du Canada ou de la compagnie de chemin de fer Natio- nal-Canadien et de ses compagnies constituantes, garantis sans conditions par le Dominion du Canada quant au capital et à l'intérêt: ou les bons susdits et, s'il y à Heu, un chèque visé pour compléter le montant.Par ordre, ROBERT FORTIER, Secrétaire intérimaire.Ministère des Travaux publics, Ottawa, le 13 juin 1950, J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ew - Bre Rue Poiré = Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE FERNAND SIROIS, MS.C., CA.GERARD RENAUD, MS.C., C.A.FERNAND SIROIS a CIE.COMPTABLES AGREES 76, Rue St-PIERRE, QUEBEC.Tôl: 8.7104 MAISON a VENDRE à Ste-Anne-de-la-Pocatière Résidence confortable et magnifiquement située; TERRAIN DE GRANDES DIMENSIONS.PRIX RAISONNABLE Pour renseignements, adressez-vous à MADAME VITAL VEILLEUX Ste-Anne-de-la-Pocatière, Kam.P.Q.MAISON à VENDRE à St-Philippe-de-Nérie Maison de 12 appartements, située près de l'église, Propriété de Mme Omer Frève, à St-Philippe-de-Néri, S'adresser à Maurice Fortin, Ste-Anne, ou téléphones à No 111, Ste-Anne."]
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