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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 22 février 1951
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1951-02-22, Collections de BAnQ.

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[" A SUHIVES oe 1- 20 VIOL a/e M.ntoine Roy Béiftos du Parlevent QUEZEC BSQ.1211 PENSER À CE QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 \u2014 \u2014_ _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014s aa DIEU = \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L\u2019ON PENSE PATRIE - FAMILLE GAZETTE = CAMPAGNES Directeur: L.-de-G.FORTIN \u201cAutorisée comme envoi postal de la saconds classe\u201d \u2018\u2019Ministère des Postes, Ottawa\u201d Editeurs-Propriétaires : FORTIN & FILS \u2014 ram \u2014 \u2014 Série II.Vol 10 \u2014 Tel est le titre d\u2019un film en couleurs que rapporta M.l'abbé Laurent Gagnon, du Collège de Ste-Anne, de son voyage en Europe, été dernier, en compagnie de quelques confrères.Un de ceux-ci était M.l'abbé Rosaire Bélanger, dont nos lecteurs apprécient les chroniques de voyage bien documentées qu'il rédige à leur intention depuis de nombreuses semaines déjà.La photo en couleurs a tenté M.l'abbé Gagnon depuis assez longtemps.Le 2 avril 1948, il a su fixer, malgré des cir- donstances fort défavorables à la photographie, des scènes poignantes de l\u2019incendie de l'église paroissiale et qui resteront pour ceux des autres générations une documentation sans prix de ces jours sombres, à tout point de vue.; Donc, le cinéaste dont nous avions à apprécier le travail n\u2019en était pas a ses débuts, ni en cinéma, ni en photographie en couleurs.Nous pouvons bien dire, tout de suite.que tout comme son ainé, M.l'abbé M.Proulx, M.l'abbé Gagnon a l'art de la photo dans le sang et dans les doigts aussi, Son film, qui est extrait d\u2019une dizaine de mille pieds de pellicule exposée au cours de ce long voyage, est un documentaire des plus variés, car il nous promène dans une douzaine de pays.Lorsque nous devons voir un pays nouveau, une carte est jetée sur l'écran avec les indications majeures essentielles à la poursuite de l'itinéraire, et ensuite, se déroulent les scènes captées nendant Je voyage.Les voyageurs sont arrivés à Gênes, en Italie, après une longue croisière à partir de New-York.On y assiste à Rome, à la canonisation de Maria Goretti et naturellement, on nous fait voir beaucoup de choses de la Ville Eternelle.Puis, ce sont les villes et campagnes d'Italie, d'Autriche, d'Allemagne, où l\u2019on nous fait connaître non seulement le paysage enchanteur d'Oberrammergau, où l\u2019on joue la Passion, mais même des acteurs et actrices de ce drame tels qu\u2019ils sont \u201cen civils\u2019.On nous promène en funiculaire dans les montagnes, et on nous fait voir des fleuves, dans les vallées, comme de minces rubans clairs, tant on les voit de haut et souvent à travers les nuages.Un vrai pays de féé- rie! Puis, ce sont les Pays-Bas, Hollande, Belgique, et puis la France, Les auditeurs ont vu avec le même émoi, le Mont Obiou, de tragique mémoire; le lieu de pèlerinage de Celle qui pleure\u201d, la Sallette, et le cimetière où dormiront nos 50 compatriotes disparus en plein ciel, le 13 novembre dernier.Puis, c'est l'Espagne et enfin le Portugal, le pays de Fatima que nous visitons longuement et avec attention, puisque ce lieu a été le site de révélations bien troublantes en 1917, et que les évènements actuels confirment d'une façon non moins miraculeuse, De brèves visites dans les mileux paysans portugais, un coup d'oeil sur Lisbonne, et nous voici de retour.Evidemment nous ne donnons qu\u2019un aperçu de ce merveilleux voyage fait par la magie du cinéma qui sait adapter les manifestations de la vie des hommes et les fixer dans ses images mobiles, pour les faire revivre, alors même que les vivants ne sont plus.Et il est inutile, également, de vouloir rappeler par des mots ce que près de deux heures d'images vivantes peuvent nous apporter.Nous revoyons tout lement le- lecteur à.une prochaine projection du film de M.l'abbé Gagnon.Ca en vaut la peine.M.l\u2019abbé Gagnon a réussi une autre sorte de tour de force, en autant que nous avons pu en juger, à distance, car nous n'avons pas eu le temps d'aller nous renseigner auprès de lui: il a synchronisé au moyen de disques enregistrés les explications qui allaient de pair avec le film; (peut-être cette synchronisation a-t-elle été faite sur bande sonore?) En tout cas, si le procédé n'a pas apporté toute la perfection des scnorisations effectuées dans les studios spécialisés, il à tout de même été pas mal réussi, pour peu que l\u2019on songe A tous les problèmes techniques qu\u2019il fallait résoudre, non seulement pour l'enregistrement, mais pour la présentation même, la re-synchronisation du moment qui était, cette fois un autre re-problème à résoudre à chaque instant.On peut se demander si parfois l'auditoire n'a pas été un pos distrait par quelques irrégularités sonores, alors que les ges fuyaient quand même.belles, dignes d'intérêt, mais vides d\u2019une explication que la sonorisation ingénieuse, mais imparfaite, laissait attendre, Mais cela n'enléve aucune des qualités du film qui sont excellentes, autant par le choix des sujets que par la réali- salition, Film à revoir.LG.F.Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, Ste-Anne recoit M.Forbes A.Rankin Dimanche, le 18 février, la Chambre de Commerce des Jeunes de Ste-Anne avait le plaisir de recevoir, pour la première fois, depcs sa fondaton, le Président National des C.de C.des Jeunes, M.Forbes A.Rankin, actuellement en tournée dans l'Est du Canada, Originaire de St-Boniface, Manitoba, et gradué de l'Ecole Provancher, M.Rankin, président général des C.de Cdes Jeunes, depuis 1949, figure parmi nos plus éminents hommes d'affaires du Canada; jl est gérant de quelques-uns des grands hôtels de l\u2018Ouest canadien.Parmi les dons qui le rendent sympathiques à tous, il faut mentionner qu\u2019il entend et parle bien notre langue.M.Rankin n'a que 3% ans.Accompagné de M.André Bernatchez, président des C.de C, des Jeunes, de quelques menbres d de St-Jean de l'Islet et de Montmagny, M.Ran visite-éclaire a nos principales institutions et in cales sous l'habile direction de notre président local, M.Bertrand Forest.Après quoi, nos distingués visiteurs se rendirent à l'Hôtel de Ville où le maire, M.C.-E.Bouchard, et un groupe imposant de membres de la Chambre et de dignitaires de Ste-Anne les accueillirent chaleureusement.M.Bertrand Forest se fit le porte-parole de tous pour souhaiter la bienvenue à nos hôtes.Puis, dans un exposé bref mais bien documenté, il fit un court tableau de l\u2019histoire de la paroisse, de ses institutions et de ses possibilités.ainsi que des réalisations et projets de la Chambre de Commerte, Puis il invita M.Rankin a dire quelques mots.Celui-ci exprima son plaisir de visiter l'Est du Canada, où une chose le frappe par-dessus tout, la décentralisation de l\u2019industrie, chose inconnue dans l'Ouest où on ne la trouve que dans les grands centres.Et il cite plusieurs exemples qui l'ont frappé depuis son voyage au pays du Québec, dont il admire les villages et les paysages.Puis il expose les buts de sa visite dans toutes les Chambres de Commerce du Canada: faire valoir un idéal commun de croyance en Dieu, de foi en l'avenir du pays, de travail et d'honneur convenant à chaque groupe ethnique.Et ajoutant le geste à la parole, il extrait de ses dossiers la traduction littérale d\u2019un discours qu\u2019il offre à tous nos compatriotes de langue anglaise, et nous le donne en un excellent français.\u201cPas un mot n'y a été changé,\u201d dit-il, et les auditeurs ont été conquis par la belle élévation de pensée de ce message vraiment digne de la haute fonction que son auteur occupe dans cette association canadienne des Chambres de Commerce des Jeunes, M.A.Bernatchez, président régional, exprima les saluts des Chambres de la région et offrit toute la collaboration possible de celles-ci pour la préparation du congrès de l'été 1951, à Ste-Anne.MM, J.-M.'Fhéberge et J.-R.Pelletier ajoutèrent quelques mots, après quoi un cocktail fut servi, Deux artistes locaux, MM.Léonard Laplante et Richard Gosselin, interprétérent quelques bonnes chansons canadiennes, Puis, pour terminer ces assises tant instructives que récréatives, un diner-causerie fut servi à l'Hôtel St- Louis.Grâce à la verve proverbiale et au dynamisme rayonnant de notre maître de cérémonie, M.Aug.Mailloux, président du comité de recrutement, le diner auquel assistaient les dames se réroula dans une atmosphère de franche gaieté et de camaraderie.Chacun y fut de son allocution tantôt sérieuse, tantôt fantaisiste et enjouée.Après le souper, les invités montèrent au petit salon, où musique et chant recommencérent.Appelé à chanter, M.Rankin dit qu'il se contenterait de jouer du piano; il le fit avec tant d'art qu'on ne fut pas surpris d'entendre dire, plus tard, qu'il avait même dirigé un orchestre dans son coin de pays.Jo.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ge - Ga Rue Poiré - Téléphone: 63 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE \u2014 \u2014 Jeudi 22 février 1951.Ces visites créent des amitiés réelles qui amènent d'heureuses suites.Souhaitons qu\u2019- elles se renouvellent souvent.Gerard Godbout, seccrétaire C.de C.des Jeunes.EN MEMOIRE DE Ludger Massé L'an dernier, à cette époque, la classe agricole voyait, avec douleur, un de ses grands amis Ludger Massé, fermor ses yeux et s'endormir dans la paix de Dieu.Ludger Massé n'avait Que quarante deux ans.Il laissait une épouse atterrée par la soudaineté de sa disparition, et plusieurs enfants d'âge à sentiir déjà tout leur malheur.Car Ludger Mnssé, devenu orphelin de bonne heure, reportait sur son jeune foyer toute l'affection dont il était capable, et y trouvait ce bonheur si ardemment souhaité au cours de ses jeunes années.Ses amis ne l'oublient pas, quoique depuis un an déjà, sa voix ne résonne plus parmi eux, que ses propos vivants ne les égaient plus, que sce avis ne viennent plus encourager ses grands amis les cul- vateurs; et depuis un an, surtout, une jeune famille est privée de son chef.C'est donc à nos tous de ne pas l'oublier, nous à qui le bon Dieu fait la faveur de voir son soleil luire, nous qui pouvons encore sympathiser aux malheurs de nos amis, Nous répondons à une demande de piété familiale, et nous obéissons également à un désir personnel, en sollicitant de tous ceux qui liront ces lignes, la faveur d'une priére pour le repos de son ame, et pour que fleurisse l'oetvre a laquelle il a doné sa vie: le bien de la classe rurale.Nous serons avisés bientôt de la date et du lieu de son service anniversaire, LG.F.Les Terres de la Grande Anse et du Port-Joly par Léon Roy, Archiviste.Ce livre que vient de publier M.Léon Roy, archiviste judiciaire à Québec, fait l\u2019histoire des seigneuries ci-haut mentionnées, de leurs premiers développements; puis on y trouve l\u2019histoire de chaque terre depuis aussi loin que 1676, et à venir jusqu'à - nos jours pour quelques-unes.Ce livre est en vente chez Fortin & Fils, à Ste-Anne, au rix de $2.50 l\u2019exemplaire.ranco, $2.65, Prix spéciaux par quantités. page 2 Sur les routes de l\u2019Europe (X) Tournée dans Rome: Quelques églises et endroits d'un intérêt particulier.Lorque notre guide bénévole et si intéressant ne pouvait nous accompagner, il ne manquait pas de nous indiquer des endroits intéressants, les plus importants qu'il ne faut pas manquer de visiter avant de quitter Rome.C\u2019est ainsi qu'en sa compagnie, et quelques fois seuls, nous avons visité quelques-unes des innombrables merveilles de Rome, Il y en a bien encore un très grand nombre que nous n'avons pas vues, mais qui peut se vanter de les avoir vues toutes?Dans cette tournée que je veux refaire brièvement, nous nous arrêterons à quelques églises et à divers endroits où nous avons observé des choses intéressantes, 1.\u2014 LES QUATRE BASILIQUES DU JUBILE.Les premières églises à visiter sont bien les basiliques majeures où nous allons faire les visites du jubilé.Nous y allons une fois pour faire notre jubilé, ce n'est pas le temps de visiter.Nous y retournons une autre fois pour prendre connaissance des trésors artistiques et religieux qu\u2019elles contiennent.St-Pierre.Nous avons déjà dans la description de la messe du pape, appris beaucoup de choses sur la basilique St-Pierre.Au cours de cette visite nous ne nous attarderons pas à la basilique elle-même: nous monterons plutôt dans la coupole, véritable chef-d'oeuvre tant au point de vue de l\u2019art qu\u2019au point de vue génie de la construction.Quand on songe que ce dôme est à une hauteur de 390 pieds au-dessus du plancher de la basilique, qu'il a 380 pieds de tour, et qu\u2019il a une apparence de légèreté surprenante, qui nous fait oublier la grosseur des piliers nécessaires pour supporter une telle masse; quand on considère un peu la richesse de ses décorations précieuses; quand on accède à la rie qui fait le tour de la coupole à sa base et à l\u2019intérieu@fbour nous donner une vue en piqué sur l'autel et le baldhquin; quand on pense à tout cela on ne peut s'empêcher d'être rempli d'admiration et de célébrer la mémoire des génies prodigieux qui ont accompli ces oeuvres.D y a un service d'ascenseur pour monter à la base de la coupole, mais comme il a la malencontreuse idée de ne pas fonctionner lorsque nous y allons, il nous faut faire l\u2018ascension \u201cpedibus cum jambis\u201d, ce qui nous prend une bon- Be demie-l .A mi-c in, nous pouvons sortir à la base du dôme sur le toit de la basilique, Nous y avons une vue sur la Place St-Pierre et les environs.Nous sommes étonnés de la grosseur des statues qui décorent la façade et qui, vues d\u2019en bas, nous paraissaient de grosseur normale: or vues de , ce sont des colosses dont les doigts, par exemple, ont la grosseur d'un bras normal; il faut dire aussi qu\u2019elles ont quinze pieds de haut.Pour monter au sommet de la coupole il nous faut prendre un petit escalier de pierre qui monte entre la double calotte du dôme: c\u2019est un ier à sens unique, il y en a un pour monter et un autre pour : l'espace est trop étroit pour faire des rencontres, et d'ailleurs il faut y prendre une certaine inclinaison qui épouse la courbure du dôme, et une fois qu\u2019on est engagé dans l'escalier il faut aller jusqu\u2019au bout; on ne peut retourner.Au sommet, la vue est magnifique sur toute la ville de Rome, sur les jard: 3 du Vatican, sur l'ensemble des constructions de St-Pierre; une petite galerie est aménagée pour permettre aux visiteurs de jouir u spectacle, D y a aussi à visiter à St-Pierre le trésor de la basilique: on y voit des oeuvres précieuses, surtout des ornements très anciens auxquels sont attachés des souvenirs précieux, des vases sacrés d\u2019une grande richesse, des reliquaires, et toute une foule de souvenirs historiques de caractère religieux.On y voit de ces genres de trésors dans presque toutes les grandes églises d'Europe.Ste-Marie-Mujeure.La seconde grande basilique, Ste-Marie-Majeure, s'appelait autrefois Marie-des-Neiges.a.en effet, été construite à la suite d'un événement miraculeux que nous rappelons dans la liturgie le 5 du mois d'août sous ce même titre.La Sainte Vierge apparut cette nuit-là au pape Tibérius et à un noble romain qui voulait accomplir un voeu agréable à la Vierge, pour leur d d'ériger une église sur l'endroit qu\u2019ils trouveraient couvert de neige le lendemain matin., C'était en 352.L'église fut construite, et, comme toutes les autres grandes églises de Rome, subit maintes transformations.ous admirons les richesses de peintures et d'architecture qui y sont accumulées, et surtout la magnificence de cette nef centrale comprise entre deux rangées d'imposantes colonnes monolithes, faites d\u2019une seule pierre.En face, notre attention a été attirée par une magnifique statue de la Vierge érigée sur une helle colonne de style corinthien, haute de près de 50 pieds.Un caractère extérieur de la basilique qui n\u2019a pas manqué de nous frapper ce sont les deux façades, car il y a une entrée aussi imposante à l'arrière de la basilique qu'en avant; la façade d\u2019en avant est un chef-d'oeuvre de goût artistique et de finesse, spécialement le large portique ou atrium très orné.St-Jean de Latran.Cette église fut construite à même la maison des Laterani que Constantin avait donnée au pape.Les Laterani étaient anciens patriciens romains dont les biens avaient été conf par les empereurs.On considéra pendant longtemps la ue de Latran comme la première église de la chrétienté.papes résidaient au palais de Latran, et c'est GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).dans leur église que se couronnaient les rois.Ce n'est qu\u2019au 14e siècle qu\u2019elle fut abandonnée définitivement par des papes qui firent de la basilique St-Pierre, érigée sur le tombeau du prince des apôtres, l\u2019église centrale de la chrétienté, et qu'ils firent du Vatican leur résidence, Toutefois, la basilique St-Sauveur du Latran a conservé le titre de mère et maîtresse de toutes les églises, Elle est comme les autres un trésor de grandes richesses artistiques; on y remarque surtout des chapelles secondaires très intéressantes! La majesté de l\u2019édifice ne manque pas de nous frapper et de nous impressionner., À côté de la basilique, il y a l\u2019ancien palais des papes, au- jourd'hui occupé par un musée ou plutôt plusieurs musées; un profane, un religieux, et un missionnaire, et le baptis- têre où Constantin aurait reçu le baptême, Un peu de côté et en face, on visite aussi la chapelle de la Scala Sancta, où se trouve conservé l'original d\u2019où sont inspirées les autres escaliers du genre, Nous gravissons à genoux les marches qu'auraient gravies N.-S.lui-même au palais de Pilate, Cet escalier fut transporté par les soins de Sainte Hélène, On y voit aussi une image du Christ qui n\u2019aurait pas été faite de main d'homme.St-Paul-hors-les-murs.L'église consacrée à l'apôtre des Gentils, est sans contredit la plus belle de toutes les églises de Rome, On y accède par un portique très vaste fait de 150 colonnes monolithes qui lui donnent un caractère d'intimité spéciale, avec cette magnifique statue de Saint-Paul qui nous accueille.La basilique est de construction récente, ayant été entièrement détruite par un incendie en 1823.Elle fut consacrée par Pie IX en 1854.Mais elle est dans le style ancien, et d\u2019une richesse comparable aux plus riches églises de Rome.La façade est ornée de magnifiques fresques, un très riche plafond surplombe la nef centrale qui est décorée d'une frise portant en médaillons le portrait de 261 papes; les murs portent des fresques illustrant la vie de S.-Paul, l\u2019abside nous fait voir de très belles mosaïques faites par des artistes de Venise, Située en dehors des murs de Rome, elle est près du Tibre et sur la voie d'Ostie.IL\u2014 EGLISES D'UN INTERET PARTICULIER.Nous ne pouvions pas voir toutes les églises de Rome.Sur les indications de notre guide ou en sa compagnie, nous en avons visité quelques-unes qui, pour une raison ou pour une autre, méritaient une visite.C'est ainsi que près de Ste- Marie-Majeure, nous avons été dans la petite église Ste- Praxède, elle contient un fragment de la colonne de la flagellation.Nous avions eu un peu de difficulté à trouver cette église, car, comme plusieurs églises de Rome, son extérieur est très pauvre et ne ressemble pas du tout à une église, Très souvent, les églises ont été construites dans des ruines de palais ou de maisons dont on a gardé l'extérieur.C\u2019est le cas en particulier de Ste-Marie-des-Ânges aux Thermes, titre du regretté Cardinal Villeneuve.Cette église, dont l'intérieur est d'une grande magnificence, a une façade décevante, elle a été faite dans les ruines des Thermes de Dioclétien, construction très vieille et pas très belle.On a conservé l\u2019apparence extérieure, c\u2019est une vieille construction de brique et la porte est en bois brut et s'ouvre en grinçant.Mais à l\u2018intérieur quelle splendeur! les plans de cette église sont le fruit du prodigieux génie de Michel-Ange.C'en est assez pour dire qu'elle est magnifique.Une autre église dont l'extérieur n'est pas prometteur mais qui est d'une grande richesse et surtout au point de vue historique: la petite église St-Clément.Di n us faut, là aussi, chercher la porte d\u2019entr'e.Nous y trouvons deux églises superposées, construites elles-mêmes sur des maisons anciennes, l\u2019une du premier siècle, avec un autel du dieu Mithra, et l\u2019autre à l'époque de la république romaine, trois siècles avant J.-C.L'église haute date du XIIe siècle, elle nous offre de beaux spécimens d'oeuvres médiévales; le choeur, les ambons, le candélabre portent la marque de l'art liturgique du Moyen-Age.Une magnifique mosaique orne aussi l\u2019abside, et dans une nef latérale on voit un tableau remarquable du crucifiement.L'église inférieure, découverte et déblayée par des fouilles du siècle dernier est une basilique des premiers siècles.Cette église St-Clément est une véritable mine au point de vue historique, mais elle pose aux chercheurs de très sérieux problèmes qui ne sont pas encore résolus et auxquels s'appliquent les archéologues et les savants qui scrutent l'histoire des origines du christianisme.Il y a une foule de monuments de ce genre à Rome, et rien n\u2019est plus remarquable, lorsque nous passons pas ces endroits, d'entendre les guides nous laisser soupçonner par quelques mots très nuancés les problèmes historiques qui y sont posés.(à suivre) Rosaire Bélanger, Ptre.N.-B.\u2014 Dans le numéro du 15 février il faut lire \u201cSur les routes de l'Europe 1X et non VIII.Sirois, Caron, Renaud, Coriusas & Cie.Comptables Agréée JONQUIÈRE, P.Q.RIVIÈRE-du-LOUP.P.Q.QUÉBEC, P.Q; - MONTMAGNY, P.Q.- 06, Rue St-Pierre, Québec.Tél.: 85-7104 Jeudi 22 février 1951 - Mémoire de la Cde C.des Jeunes sur la Nécessité d\u2019un Plan d\u2019Aménagement et d\u2019un Parc Public a - Ste-Anne \u2014 La beauté d'une ville ou d'un village ne dépend pas seulement du site et d\u2019éléments naturels pittoresques, ni de l'existence de quelques belles maisons, vieilles ou neuves, plaisantes à regarder et dont l'ensemble donne une impression de fraicheur et d'harmonie, ni de quelques belles rues ou avenues remarquables par les arbres d'ornement plantés en bordure.Une belle ville ou un beau village, c'est un endroit où il fait bon vivre, et qui progresse d\u2019après un plan défini, économique et bien étudié.C'est un endroit où le citoyen prend intérêt à améliorer et enjoliver sa propriété, assuré qu'aucun développement imprévu et indésirable ne viendra détruire ou amoindrir le résultat de son travail et de ses économies dans l'avenir.C'est un endroit où la population peut, après des journées de dur labeur, prendre un contact bienfaisant avec la nature dans une atmosphère de beauté, d'ordre, de paix et de repos, grâce à des parcs publics qui sont reconnus comme une nécessité de la vie, tout autant que les rues, l'eau, etc., et sont un élément de permanence servant a déterminer la valeur réelle des propriétés avoisinantes, Considérant que Ste-Anne se développe et progresse rapidement et que si nous voulons que notre village soit beau, il faut de l\u2019ordre et un plan défini pour s'assurer que es changements soient des éléments de progrès et prévenir des développements désagréables, non éconamiques et insalubres; Considérant qu\u2019il faut prévoir pour l'avenir afin que notre village ne subisse pas de transformations non contrôlées et ne souffre pas au point de vue esthétique et au point de vue financier pour cette imprévoyance, , Considérant qu\u2019il est urgent d'étudier et de surveiller le développement de notre village et de'nvisager pour le bien de la collectivité, l\u2019utilisation rationnelle et fonctionnelle des espaces libres afin que notre population puisse avoir sa part de lumière, d'air et d'espace.Tl est proposé par la Chambre de Commerce des Jeunes de Ste-Anne de la Pocatière que l\u2019on étudie un plan d'aménagement ednotre village et un programme d'améliorations pour faire de Ste-Anne un village attrayant et bien aménagé. Jeudi 22 février 1951.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kameuraska).sv .$ D'Irlande à Terre-Neuve, en 4 heures 45 minutes! , Un bombardier vient de faire la traversée de l\u2019Atlantique, est-ouest, en un temps inimaginablement court, quatre heures et quarante-cinq minutes! C\u2019est un avion capable de maintenir la vitesse de plus de 450 milles à l'heure, à 40 000 pieds dans les airs.Son équipage, a-t-on dit, doit porter un vêtement spécial.On n\u2019en sait guère plus, sauf qu'il est bien possible que le Canada devienne intéressé à la construction d'avions de bombardement de cette catégorie.Naturellement, la Grande-Bretagne se loue d'avoir gardé le pom dans cette course à la vitesse aérienne.Avouons qu'elle a de quoi être fière; ses ingénieurs aussi.Ca arrive À pic, au moment où nous apprenions que des avions russes sur le front coréen ont échappé, par leur vitesse supérieure, à la poursuite des avions américains de combat.LG.F\u2014 Les bons immigrants.et le mauvais! Les américains viennent de relâcher une quarantaine de criminels allemands condamnés pour des atrocités commises dans les camps de concentration, pendant la dernière guerre.On ne voit guère comment ces hommes-là vont pouvoir habiter en Allemagne, après un tel passé!\u2026 D'autre part, on apprend, par le même journal parlé, qu'ici au Canada, le Ministère de l'Immigration reçoit jusqu'à 2000 demandes de la part d'Allemands qui veulent s'établir au Canada.On apprend aussi qu'on refuse.ceux Qui n'ont pas d'argertt!.Comment en un or si pur ce vil plomb allemand s'est-il changé?Mais le même ministère ne se gêne pas pour refuser le droit d'asile à un Français, le comte de Bernonville contre qui pèse l\u2019accusation \u2014même sujette à révision, dit-on\u2014 d'avoir collaboré avec l'Allemand, mais même pas avec les criminels qu\u2019on relâche! Est-ce que ça été pour faire plaisir à M.Pleven qu'on lui a fait le cadeau du comte de Bernonville, quelques jours après sa visite au Canada?Ou bien ç'a été pour lui signifier de garder ses gens en France?Qui expliquera cela.au grand jour?Oui, au grand jour?LG.F.Ti-Coq a encore ses plumes.\u2018Tout le monde admet que Gratien Gélinas fait une oeuvre théâtrale originale, méritoire et comprise par le public de son patelin.Ti-Coq a battu tous les records des pièces de théâtre, à Montréal.Je n'ai connu cette de pièce que par la lecture; il faut admettre qu'il y a pas mal de vie canayenne là-dedans; et des problèmes universels, mais peut- être trop traités à la canayenne.En tous cas, il paraît que la traduction a trahi la piéce.On peut discuter longtemps là-dessus.Mais des centaines de milliers de Canadiens français n\u2019auraient jamais accepté un Ti-Coq qui ne \u2019auralit pas mérité.Or, à Montréal, on n\u2019est pas à New-York.Et, à New-York, il y a le Broadway.Et cette semaine- là, sur le Broadway, il y avait en tout 25 spectacles, si on en croit une agence de renseignements théatraux qui se sert du New-York Times, comme médium pour atteindre ses clients éventuels.Parmi ces 25 spectacles, il y avait au moins six \u201cshows\u201d en frais de battre tous les records, par exemple \u201cSouth Pacific\u201d \u201cAnnie, get your gun\u201d, \u201cCall Me Madam\u201d, etc.etc, que n'importe qui peut recomander les yeux fermés, pour diverses raisons.Que voulez-vous que Ti-coq, le 23e en liste, ait pu faire parmi tant de monde et tant de \u201cShows\u201d?\u2014Qu'il crevat?\u2014 C\u2019est ce qui est arrivé.Mais New-York, ce n'est pas la fin du monde, et l'avenir ce n\u2019est pas rien que demain.Cela, Gélinas l'a compris.D a secoué la poussière de ses souli a payé ses déficits de ses économies, s\u2019est mis la main sur la bouche pour ne pas dire de bétises à personnes, et revenu à Montréal et s'est remis au travail La province de Québec est remplie d\u2019auditeurs qui vou- t connaitre Tit-Coq et qui en comprenne le sens thé- tral ou social.Peut être que sans oette cuite, nous eus- pions perdu Fridolin, Tit-Coq et Gratien Gélinas par-dessus le marché.La vie est belle.Nous attendons Tit-Coq.LGF MON JUBILE 1951 Le Centre Catholique publie un feuillet de huit pages contenant: la prière de l'Année Sainte dont la récitation est recommandée par Pie XII, les conditions requises pour gagner l'indulgence plénière et un cantique inédit sur l'air du-Canada \u2018\u2019.Mettez ce feuillet entre les mains de tous les paroissiens et de tous les écoliers.Ce feuillet se vend: $0.03 l'unité; 82.00 le cent; $15.00 le mille.Adressez vou $15.00 le mille.Adressez immédiatement votre demande de feuillets a la: Librairie du Centre Catholique, 1, rue Stewart, OTTAWA, Ontario.\u201cPour que s'intensifient et s'étendent les fruits de l'Année Sainte\u201d il faut que les âmes prient en leur pays comme elles ont prié à Rome! Chronique (suite de la page 4) deux chefs militaires de la Deuxième Grande Guerre Mondiale: Rommel et Montgomery.16 février.\u2014 Les activités théâtrales sont au ralenti pour laisser la place aux activités sportives.Une bonne pratique de hockey prépare nos porte-couleurs à une future victoire sûrement.17 février \u2014 Il fait réellement beau.Demeurer enfermer est un crime contre la nature.De part et d'autres, le sport est de rigueur.Les uns s'aventurent en tobaggan; d'autres préfèrent évoluer en ski, et ce, en de bonnes compagnies, Nos porte-couleurs remportent une éclatante victoire - la première de la saison mais non la dernière, contre le formida- dable club de Rivière-Ouelle, au compte de 10 à 2, Félicitations! \u201cTour d'Europe\u201d, film de l'abbé Gagnon du Collège de Ste-Anne est très apprécié.Il est réellement unique et tout- à-fait merveilleux.R.-L.Séguin, Ile Pêch.En URGENT! \u2014 \u2014\u2014 ATTENTION: B manque des à 700 petits tempesairement hébergés à le Caèohe Seint-Vincsnt-de-Paul suméss 080.Chemin Sainte-Foy, Quéhes POUVEZ-VOUS REMPLACER LEURS PARENTS INCONNES ?Mt veus puojoten coûte incompecahle charité ce geste héroïque et sauveus eozue première faites venir et remplisses LE QUESTIONNAIRE DES PARENTS ADOPTIFS .Sarives antud\u2019hal Société Historique de Kamouraska.La Pêche aux Marsouins dans le fleuve St-Laurent Précis historique.\u2014 Moeurs et capture du marsouin.\u2014 Préparation de ses dépouilles, \u2014 Huiles et Cuirspar l'abbé CASGRAIN vil suite et fin L'opération du dépècement se fait immédiatement sur le sable du rivage.Le marsouin est tourné sur le dos, et quatre dépeceurs.armés de longs couteaux, le fendent depuis la queue jusqu\u2019au cou.Une coupe transversale est faite autour de la tête.De larges incisions séparent le lard de la chair.Le squelette est ensuite rejeté de côté et le capot, ainsi, séparé, est fendu en deux dans sa longueur.On enfonce des crochets de fer aux extrémités de chacune des parties qui sont trainées par des chevaux jusqu'à proximité des hangars.Un plan incliné reçoit ensuite le capot que des crochets, fixés à un rouleau, retiennent par l'extrémité inférieure.Un dépeceur détache le lard de la peau qu'on replie autour du rouleau.A mesure que le lard retombe sur le plan incliné, on le coupe en larges morceaux auxquels on donne le nom anglais de \u2018flake;\u2019 et on les jette dans des vastes cuves, L'huile qui coule sur le plan est reçue dans des auges.Les pauvres ne manquent jamais de venir quérir leur part de la pêche; et la charité proverbiale de la société ne les renvoie jamais les mains vides; chacun s'en retourne avec une \u2018flique\u2019 dans sa chaudière, ou accrochée au bout d\u2019une petite branche.Les associés sont convaincus que le succés de leurs travaux dépend des largesses qu\u2019ils font à Dieu; et leur générosité mérite réellement ses bénédictions, Les morceaux de graisse sont subdivisés en petites parties au moyen d'une machine et jetée dans les bouilloires.L'hu- le qu'on en retire est fort recherchée à cause de sa limpidité, et surtout de ses qualités lubréfiantes.Elle est encore excellente pour l'éclairage; un lampion flottant brûle jusqu'à soixante-douze heures sans s'éteindre.À défaut d'un nombre suffisant de futailles pour recueillir les huiles, on se servait autrefois d\u2019une espèce d'outres confectionnées avec l'estomac des marsouins préparé à cet effet, et qu\u2019on nommait \u2018ouiskouis\u2019, sans doute d'après un mot sauvage.Un marsouin donne jusqu'à trois cents pots (une barrique et demie) d'huile, Dans les années de grande abondance, quand il y avait deux et trois cents marsouins étendus à la fois sur le sable de la grève, une quantité énorme d'huile se perdait.et coulait en ruisseaux dans l\u2019anse du Grand Dégras et dans celle du Petit Dégras qui l'avoisine.On aura une idée des profits que la poche de la Rivière- Ouelle a rapportés à ses actionnaires par le fait que l'huile s'est vendue à un prix qui a varié de cent à deux cents piastres la barrique.Au reste, il y aurait un article à écrire sur les richesses côtières de la Pointe, dont ils sont les propriétaires.Outre le marsouin, le poisson de différentes es- pices y abonde.On attribue cette fertilité à la situation de ce promontoire qui s'avance dans le fleuve entre des anses profondes; il projette à une lieue environ au large de celle de Saint-Anne La peau de marsouin, dont il nous reste à parler, est revêtu d'un limon ou couche gélatineuse qui s'enlève facilement par la macération.Ce limon est lui-même recouvert d'une pellicule transparente et délicate assez semblable à de papier de soie; elle se détache aisément, La peau du marsouin est très épaisse et d'une force extraordinaire, qu\u2019elle soit verte ou corroyée.Comme ce cuir n'a pas de grain, il acquiert un poli superbe.Le corroyage et le tannage de ce cuir sont dus à l\u2019esprit de recherches et d'entreprises de feu M.C.Têtu, de la Ri- vière-Ouelle.Les premiers essais de ce procédé furent faits il y a une vingtaine d'années, et obtinrent un plein succès.L'invention de M.Têtu a été breveté et a reçu l'honneur d\u2019une médaille et d'une mention honorable aux expositions universelles de Londres et de Paris.15 juin 1873.DONS A LA SOCIETE HISTORIQUE Le numéro de décembre de la revue \u201cL'Eclair\u201d.Bulletin de la Société St-Jean-Baptiste de Sainte-Anne- de-la-Pocatire.\u201cLes terres de la Grande-Anse des Aulnaies et du Port- Joly.\u201d par Léon Roy.Don de M.La.-de-G.Fortin.Principes de Diction française.Publication très utile à ceux qui ont à parler en public.par M.l'abbé Armand Dubé, professeur de Diction. Page 4 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi 22 février 1961 NOUS VOILA (Faculté d'Agriculture et des Pêcheries) Page Etudiante nl Jean Fréchet IVe Pêcherie Tous le connaissent bien.Il a partagé son enfance entre nos deux capitales: mais à Québec revient l'honneur de lui avoir fourni, bribes à bribes, les connaissances primaires et secondaires, il y obtint son B.A.au Séminaire, 1 appartenait à l\u2019Ecole des Pêcheries de parfaire une oeuvre si bien commencée.Ici il mêne de front, avec grand succès, les domaines scolaires et social.La plupart des activités étudiantes reçoivent sa collaboration et maints salons pourraient dire, mieux que nous sans doute, jusqu'où s'étendent les ramifications de sa sociabilité.C'est un service extérieur qui dépasse largement les murs paternels de notre Ecole, On dit \u2014 ce ne sont que des \u201con dit\u201d \u2014 on murmure donc en certains milieux que les vacances lui fourniront l'occasion d'étendre son apostolat.R est un sportif accompli.Nul n'est surpris d'apprendre même s\u2019il l\u2019ignorait auparavant, que, champion provinci de natation vers 1945-46, il s\u2019est classé le 3e pour le Canada.L'eau est son élément; ce n\u2019est pas un poisson, mais presque, Il est marin et par surcroît, élève en Pécheries.Îl est marin et ce n'est pas une métaphore.Membre de la marine Royale, il a eu l'avantage de visiter le littoral atlantique canadien et américain.Il est aussi un adepte fervent du yachting et menbre du club de yacht de Québec.Le Fleuve Saint-Laurent n'a pas de secrets pour lui; il l\u2019a parcouru maintes fois et comme sportsman et comme océanomatographe.Il peut vous dire là-dessus plusieurs petite sécrets assez surprenants.N'a-t-il pas entendu parler les marsouins du Saguenay?Que se disent-ils?Ce n'est pas là son secret, les bélugas l'ont gardé.Ds peuvent donc continuer à se conter fleurette sans craindre les indiscrétions des humains.Peut-être en souhai- terait-il autant.?L'eau est son domaine, et la neige, en fait c'est de l\u2019eau gelée.Ti est donc naturel qu'il soit un as du ski.Vous aves eu le plaisir de le voir évoluer, n'est-ce pas?N'avez-vous pas souhaité pouvoir esquisser ce que, lui, il fait aisément.sans tomber.C'est un sportif et un marin; et, parce que marin sans doute, un artiste.Il aime la musique, et ses talents de dessinateur ont souvent été mis à contribution.En un mot, c\u2019est l'étudiant accompli: studieux à ses heures, serviable, sociable, un peu Don Juan.Tel est mon confrére Jean Fréchet.J.-M.Bellemare, IVe Pêch.C était assez beau.Oui, c'était assez beau.Un soleil radieux; une neige douce, glissante, éblouissante; une température de mai, ni trop chaude ni trop fraiche; ajouter à cela la présence de charmantes jeunes filles.C'était assez beau.Oui c'était assez beau, qu\u2019il a fallu cêder.L'appel de la neige se faisait si pressant que, tobaggan et skis sur le pa- nier-avant du Bombardier, nous entreprenions l'ascension du contre-fort des Appalaches pour aller à la conquête des espaces libres.Une franche gaieté se mélait au tangage de notre \u201cvaisseau à chenilles\u201d.C'était assez beau.C'était assez beau de laisser sur les \u2018\u201c\u2018pagées\u2019\u201d de clôture los quelques vétemetns trop lourds, causes de grandes sueurs, et de se lancer à l'asaut des pentes.C'était moins beau d\u2019enfoncer dans la neige aux genoux tout en trainant la lourde toboggan; mais comment résister à cette neige de cristal quand les coeurs sont si joyeux, C'était assez beau.C'était assez beau de voir, une fois parvenu au sommet, ce paysage d'hiver, objet de notre admiration et de notre émerveillement, Dans le lointain, les Laurentides avec leurs sommêts blancs contrastant avec le vert sombre des forêts attachées à leurs flancs; au centre du tableau, un bleu tacheté de blanc, le fleuve et ses glaces flottantes; plus près, les collines de Kamouraska chargées de neige, entre lesquelles s'égrènent des pâtés de maisons.C'était assez C'était assez beau de dévaler les pentes, en tobaggan évidemment, de recevoir en plein visage la neige que soulevait notre \u201c\u2018traine\u201d et d'aller piquer, téte première, dans un banc de neige, aprés une descente en serpent.C'était asses beau de voir nos Don Juan skieurs surgir de l\u2019érablière à une vitesse folle pour aller se perdre quelques instants dans un tourbillon de neige soulevé par leur ute, C'était assez beau d\u2019admirer la grâce, la souplesse et I'élégance de ces jouvencelles au visage épanoui et au sourire vainqueur.C'était assez beau.C'était assez beau que tous et toutes ont, d'un commun - accord, décidé d'y retourner.Il fait tellement bon s'évader des livres, des formules de toutes sortes, des textes à écrire, de la cuisine, de la vaisselle à laver, (n'est-ce pas, Lili?) et de tout le travail de la vie trépidente du village, pour aller vivre, je dis bien vivre, dans la nature, avec naturel.Que de repos pour l\u2019 t, que de délassements pour le corps, et que de jons pour le coeur\u2014tu es de cet avis Jacques\u2019.Oui c'était asses beau., asses beau.Lionel.Le Mexique nous visite Le père Quiros.Pendant une quinzaine de jours, l'Ecole a le bonheur de posséder dans ses murs un Père Jésuite mexicain venu ici puiser aux sources que sont nos professeurs, un peu de science agricole et surtout quelques applications pratiques qui lui seront spéialement utiles dans son travail auprès des indiens qu\u2019il ira évangéliser.Le Révérend Père Jesus Quiros est encore étudiant, Ordonné prêtre l'an dernier à Montréal, où il poursuit depuis trois ans ses études de théologie au scolasticat de l'Imma- culée-Conception, il termine cette année le long cycle d'étude par lequel les Jésuites se préparent à exercer leur remarquable ministère.Il retournera au Mexique à l'été, après avoir passé ses derniers examens, Et de retour dans son pays, il sera missionnaire chez les Tarahumara, indiens du nord du Mexique._ J'ai eu le plaisir de causer, ces jours derniers, avec notre distingué visiteur, et j'ai appris beaucoup de choses sur son travail et sur son beau pays, choses qui m'ont intéressé au plus haut point, tellement que je ne puis m'empêcher d\u2019en faire part aux lecteurs de la \u201cGazette\u201d, Les missions des Jésuites mexicains.Nous avons causé d'abord de ses missions.Son territoire de missions couvre une étendue de plus de 10,000 milles carrés, et ils sont à peine quinze prêtres missionnaires pour s'occuper des quelques 40,000 indiens dispersés à travers ces montagnes.Car en plus d'être immense, ce territoire couvre une région excessivement montagneuse dont l'altitude moyenne est de 10,000 pieds.C'est pourquoi, en dépit de sa situation vers le sud, son climat est très rude, et on y a de la neige, moins qu'ici cependant; et on n\u2019est pas protégé contre ce froid.Les indiens qu'il a à évangéliser sont une petite partie du tiers de millions de paiens qu\u2019il y a encore au Mexiquegens sont très bien disposés et ils attendent qu\u2019on aille leur parler du bon Dieu.Mais ce n\u2019est pas chose facile; ils sont dispersés très au loin dans la montagne, les villages sont très petits.Les missionnaires font consister leur travail principalement dans l'éducation des enfants.Ils vont mis- sionner dans la montagne, et en revenant, ils amènent avec eux les enfants des indiens qu'ils se font confier par les parents.Ces enfants sont réunis dans des pensionnats qui peuvent en loger une centaine; les bonnes soeurs s'occupent des petites filles, et les pères et les frères, des petits gars, Is les éduquent, les instruisent de la religion et des sciences profanes, puis ils leur montrent un métier: on leur montre à cultiver la terre, et c'est précisément en vue de cet enseignement que notre visiteur est venu prendre quelques éléments de science agricole, et ils sont très habiles aussi dans la menuiserie et la cordonnerie.Lorsque ces enfants sortent de la maison d'éducation, ils sont en mesure de gagner leur vie.On favorise les mariages entre les jeunes gens des deux pensionnats ,et on les établit dans de petits villages où ils méneront une existance heureuse et paisible ayant acquis des moyens de subsistance, Comme on le voit, c'est un apostolat civilisateur qu'on ne saurait assez louer.Le pays du Mexique Et on en vint tout naturellement à parler du Mexique dont je ne connaissais pas beaucoup de choses.De façon très aimable, il m'a démontré que le Mexique était un magnifique pays.De peu d\u2019étendue, il possède cependant de grandes richesses; ce sont même ces richesses qui lui ont amené ses plus grands malheurs à cause de la convoitise dont il a été l'objet de la part de ses puissants voisins.| Le Mexique a plusieurs régions montagneuses; deux chaînes de montagnes en forment les côtes: la Sierra Orientale et la Sierra Occidentale.Ces montagnes sont très élevées, puisqu'elles sont en somme une continuation de nos Rocheuses, et nombreux sont les pics couverts de neiges éternelles.Entre ces deux chaînes de montagnes, il y a un plateau central qui, dans sa partie la moins élevée, (au centre, dans la région de la capitale, Mexico), est d\u2019une grande fertilité; c'est une région très riche où se trouve près de la moitié de la population du pays.Il y a ensuite la région du Yucatan, isthme et péninsule à un niveau plus bas, région riche aussi, mais malsaine à cause des marais et du paludisme.(suite à la page 5) Hommage à la Vie Ecolière 11 est une couture très noble d'offrir, avec ses félicitations, ses meilleurs voeux de longue vie à l'occasion d\u2019un anniversaire.C'est ce que veulent faire, par l\u2019entremise de \u201cNous Voilà.les anciens du Séminaire de, Rimouski, étudiants à la Faculté d'Agriculture et à l'Ecole les Pêcheries, à l'occasion du quarantiéme anniversaire de fondation de \u201cleur journal \u201cLa Vie Ecolidre\u201d, Jean-Marie Fortin et Gérard Roy, de 4e Agr.; Lionel Lechance et Pierre-Paul Tardif, de 2e Agr.; Jean-Mhurice Beilemare, de 4e Pêch.; Adolphe Michaud, de 3e Pêch.; et Marcel Gagnon, de 2e Pêch.; sont heureux de se joindre à la direction de cette page pour exprimer à \u201cLa Vie Ecolière\u201d, franc succès et longue vie.Que ce journal demeure le trait d'union solide entre tous les anciens.NOUS VOILA.Chronique Etudiante Croyez-le ou non, la semaine du 11 au 18 février s'est terminée comme toutes les autres.Pour faire diversion elle ne leur ressemble pas.11 février \u2014 Monsieur l\u2019abbé R.Bélanger, finissant en agronomie, présente des diapositives de son voyage en Europe, l'été dernier.C'est une mine de renseignements pour le spectateur et une documentation de première valeur pour celui qui apprécie le u, 12 février.\u2014 Parait-il que * les gars de lère et 2e agronomique veulent suivre l'exemple de leurs ainés de 3e qui anticipent la spécialisation.Certains parlent de spécialisation en \u201cHerbicides\u2019\u2019 et se pâment devant une série chiffres et de lettres, tels que 2,4-D et 2-4-5-T.Pourtant ils ne devraient pas s'en faire avec ca; c'est une invention qui va passer de mode avant la fin de leur cours, (Ceux qui suivent cCs cours à leur chambre en profiteront peut-être davantage).13 février \u2014 \u201cIl peut donner la foi à un troupeau d\u2019ânes\u201d, parole que l'on peut tirer du film; \u201cLe sorcier du Ciel\u201d pour qualifier le saint euré d\u2019Ars.C'est un film très émouvant.Il permet de constater la valeur d\u2019un de convictions.(Certains spectateurs ont même versé des larmes.Toutefois on ne peut dire si c'était causé par la nature du film ou par la nature végétale.En effet, des oignons, ça fait pleurer.I y a peut- être des gens qui voulaient ajouter du pathétique à l'atmosphère), ,14.\u2014 Séminaire de deux finissants.Salle comble\u2026 de vides.! Monsieur J-M.Fortin a soutenu un sujet tellement conservateur avec l'érosion et la conservation des sols qu'il n'a réservé que quelques minutes à son confrère, R.Raymond, Celui-ci a traité du phosphore radioactif, Pour conserver la notion de résumé je ne puis en traiter plus longuement car c'était déjà un résumé de résumé de résumé.de recherches a ce sujet.En'soiré, divertissements i la salle du Collège avec \u201cLes Com ns la Musique\u201d, La chanson animée fut or ciée à sa juste valeur par l'enthousiasma de.l'auditoire.(Est-ce que les jolies femmes de l'assistance se sont ignorées durant cette soirée?oui, juelle abnége ation ntanée 3 leur part!) wo 15 février.\u2014 8i vous voulez des renseignements sur la grenouille, demandez-les aux élè ves de lère et de 20, Ls en savent quelque chose.- Le Ernest Hess quitte l\u2019Ecole Pêcheries après avoir fait tre chez les élèves de 3e et de le goût du poisson en serves.Vive le poisson frais.Ce soir avec \u201cLes cine s- crets du Désert\u201d nous avons été en mesure de connaître (suite à la page 3) $sèty a a Jeudi 22 février 1951.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Le Mexique nous.(suite de la page 4) Le Mexique posséde aussi de grandes ressources minié- res: on dit qu'il a les puits de pétrole les plus riches du monde.On y trouve de l'or, des pierres précieuses, du charbon.Ses forêts, jadis très riches, ont été pillées; ce qui reste de belles forêts est très difficile d'exploitation.On a dit, avec raison.que le Mexique était un pays de contraste: dans un territoire restreint, il a des montagnes très élevées, \u20act tout à côté des plaines basses et fertiles.A travers la verdure d'une végétation luxuriante, on aperçoit un sommet couvert de neige, non loin d'un volcan.Une température très agréable, uniforme à l'année dans la plaine, fait place à un climat extrême dans la montagne.À côté des plaines fertiles et très riches, il y a la montagne souvent aride et des plateaux déserts.Et ces contrastes physiques se retrouvent, paraît-il, dans l\u2019âme du peuple et dans le pays tout entier: on le retrouve même au long de son histoire.Un tout petit peu d'histoire contemporaine.Sur l'histoire ancienne et même moins ancienne du Mexique, nous ne nous sommes pas attardés, mais nous avons causé longuement de l'histoire du dernier siècle qui est celle du martyre de ce beau et riche pays très catholique.Le début des malheurs se situe entre les années 1840 et 1850, alors que les Etats-Unis s\u2019annexérent le Texas et la Californie.Le gouvernement américain convoitait les richesses du Mexique, et il avait souvent fait des propositions d'annexion au gouvernement du pays qui s'y était toujours refusé, car le pays étant assez riche pour se suffire à lui-même préférait garder son indépendance.On en vint alors, avec l'aide de la franc-maçonnerie, à croire que cette obstination venait de ce que le pays était catholique; et les francs- maçons, avec l'approbation des Etats-Unis entreprirent de détruire cette religion.On plaça à la tête du pays des créatures diaboliques qui entreprirent cette oeuvre.La persécution commença avec des périodes de hausses et de baisse, mais elle se continua toujours et toujours sous le regard protecteur des Etats-Unis et avec leur secours plus ou moins important, selon les ambitions du président.C'est ainsi que le célèbre Wilson s'acquit chez le peuple du Mexique une réputation tout à fait unique, son nom y est devenu synonyme d'abomination.Mais la position des communistes était solide et le gouvernement .C'était le mot d'ordre chez les catholiques: \u201cn\u2019achetez pas\u201d.Les marchands catholiques eux-mêmes entre- rent dans le mouvement, et plusieurs furent ruinés; et la misère et les privations étaient très grandes dans le peuple.On tint ainsi pendant au-delà de six mois; après quoi on apprit que le gouvernement recevait une cinquantaine de millions mensuellement pour soutenir sa politique; les sacrifices avaient été inutiles, Après avoir épuisé tous les moyens pacifiques, les catholiques avec l'approbation de l\u2019épiscopat prirent les armes et firent une offensive de guerillas.Les sacrifices et les dangers étaient encore immenses, mais le succès couronna ces efforts; après quelques-années, le gouvernement était presque réduit à l'impuissance vis-à-vis ces guerilleros.On parla de négocier une paix.L'épiscopat, qui désirait toujours la paix et était toujours disposé à entendre les propositions, accepta les conditions et l'entente fut signée devant les représentants américains, Mais vojzi que la \u2018trahison suprême fut accomplie; les catholiques ayant déposé les armes et étant revenus au foyer, les 600 chefs qui avaient dirigé l'offensive furent lâchement assassinés.II ny avait donc pas de paix possible avec les suppôts du père du mensonge.Cependant il y eut accalmie jusqu\u2019à ce que les communistes, favorisés par les Américains, s\u2019établirent au pays.Avec eux la persécution reprit; ils s\u2019emparèrent des industries essentielles, délogèrent même les compagnies ameri- caines, et surtout s\u2018emparérent des écoles, Il y eut encore des heures très sombres, mais la résistance catholique s'organisait.Aussi certaines réalisations de cette organisation qui était tenue secrète, donnèrent à réfléchir aux gouvernants communistes; et ils souffrirent sans réagir la violation de certaines lois injustes qu\u2019ils avaient établies.v.g.la fermeture des églises.Ces actes de résistance donnèrent confiance aux catholiques, et on allait entreprendre une lutte ouverte quand la guerre se déclara en 1939, Aussitôt l'attitude du gouvernement et des Etats-Unis changea; la liberté fut redonnée aux catholiques car on réalisé qu\u2019ils constituaient une force qui dont on pourrait bien avoir besoin.Mais la position des communistes était solide et le gouvernement se fichait bien maintenant des Etats-Unis.Le chef actuel se tient pour ainsi dire sur la clôture; il fait bonne figure à tous, et quand la balance penchera d\u2019un côté ou de l'autre, il accordera ses sympathies au bon côté.Il s'ensuit une situation politique excessivement confuse, et les Catholiques ont une lutte très serrée à mener dans ce domaine, Aperçu de la situation actuelle.La situation actuelle de l'Eglise est meilleure que celle qui a prévalu depuis un siècle; les catholiques sont libres, même favorisés.C'est même ce que l'on considère comme un danger; les catholiques demandent la liberté tout simplement, pour le reste ils s'en chargeront; et cette sympathie intéressée n'est pas sans leur donner quelqu\u2019inquiétude.C'est pourquoi on s'efforce de profiter de la situation heureuse qui est faite à l'Eglise pour faire l'éducation du peuple.L'école est le champ d'action qui presse le plus et où il manque le plus d'ouvriers; ce ne sont pas les moyens qui manquent.ce sont les éducateurs pour fonder et tenir les collèges.Les pères Jésuites par exemple, ont six collèges avec au-delà de 8,000 élèves au total, et ils ne peuvent mettre plus que 15 religieux par maison: il leur faut avoir recours à des professeurs laïques peux combler les vides.On fait aussi un travail très considérable dans le domaine social, Par une heureuse coïncidence nous recevions la semaine dernière la visite de deux autres prêtres mexicains, On nous écrit.Sturgeon Landing, Manitoba, 13 fev.1951.M.L.-de-G.Fortin, Ste-Anne, Mar Langevin n'est pas mort! Le six janvier nous avons eu l'aimable visite de son Excellence Monseigneur Martin Lajeunesse, O.M.l.Il est venu nous raconter son pèlerinage de l'Année-Sainte à Rome.Parti de Dorval à bord du Pelerin Canadien, la première escale se fit à Terre-Neuve.L'avion fit la grande traversée de Terre-Neuve à Paris durant la nuit par-dessus les nuages, sous un beau clair de lune.La prudence la plus élémentaire voulait informer les passagers qu'en cas de descente forcée, il fallait garder son sang froid.L'avion pouvait rester sur la mer au moins vingt minutes et il y avait à bord quatre bateaux en caoutchouc, capables de porter vingt personnes chacun TI s\u2019agissait de diviser les passagers en quatre groupes de manié- re à pouvoir effectuer une manoeuvre rapide.Mais pour bien expliquer cela, il était convenable qu'au moins un membre de l'équipage sache parler le français.Depuis le pilote jusqu'à l'hôtesse, tous les employés à bord ne savent pas parler français.Celui en charge, de faire les recommandations cherche quelqu'un capable de l\u2019interpréter.Plusieurs des passagers avaient déjà remarquer I'avarice d'une telle compagnie de transport.Monseigneur Martin Lajeunesse voyait bien faire tout cela et entendait bien ce discoureur malsonnant au milieu des passagers cent pour cent canadiens-français, Quand vint scn tour, Mgr feignit ne pas comprendre.Aussitot notre camarade appelle son interpréte: \u201cThis gentleman does not understand my english\u2019 La soupape du tempérament ne pouvait pas manquer de s'ouvrir: (Sir, T understand very well what you say.but one thing I do not understand it is why your Company cannot have some crew members on the ship able to tell these explanations in french.One hundred per cent cf the passengers are French Canadian and half of them do not know a word in english; in case of emergency what can you do?Another thing that 1 do not understand it is that permanent lie written on your ship: Le Pelerin Canadien in french, because this suppose that your company is able to give service in french.I unters- tand this is not your fault personnaly, but the mistake of your organisation.) (Monsieur, je comprends ce que vous dites, mais ce que je ne comprends pas, c'est que vous ne puissiez pas avoir parmi le personnel de votre avion quelqu'un capable d'expliquer ces choses importantes en français; cent pour cent des passagers sont canadiens-français.Que pourriez-vous faire en cas de descente forcée, la moitié des passagers ne comprendraient pas vos ordres?Je ne comprends pas non plus ce mensonge permanent écrit sur votre avion: le Pèlerin Canadien en français pour faire une fausse réclame puisque vous n'êtes pas capable de donner le service en français.Je le comprends, cet état de chose n'est pas votre faute personnellement, mais une erreur de votre organisation.) Un passager de Québec, non loin de Monseigneur, fit cette exclamation: Hein! Mgr Langevin n'est pas mort! C'est comme cela que l'on sert Jes Canadiens; pas un mot de français avec des employés à bord tous protestants, durant un voyage aussi religieux que celui d'un pèlerinage à Rome à l'occasion de l'année Sainte.Vous direz peut-être: bah! c'est rien qu'un accident! Les accidents dc ce genre sont trop nombreux.Celui dont on vient de parler a conduit a la catastrophe du Mont Obiou.Les autres harcellent sans cesse la race canadienne et sont la cause d\u2019autres pertes.Trop nombreux sont les nôtres qui n'ouvrent pas les yeux, ni les oreilles ou qui s'endorment devant l'attaque qui mé- ne à la défaite, On conte environ trente milles Canadiensfrançais qui nous échappent chaque année en s'anglicisant et perdent la foi dans les milieux protestants de l'Ouest et de l'Ontario; fruits de mariages mixtes, d'ignorance, de,négligence envers l'idéal de la race.L'espoir mensonger d'un gain plus tangible ou de la vie plus facile les emporte jusqu'à sacrifier leur langue et leur foi.Proportionnellement à la population le pourcentage de nos pertes serait plus considérables au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta.Le clergé seul n'arrive pas à retenir les négligeants.Il faudrait un peu partout des organisations laïques, des apôtres qui tiendraient toujours bien haut l'étendard glorieux de la race; des apôtres qui par leurs paroles et leurs bons exemples contribueraient à garder noble le sang des ancêtres; des apôtres partout; aussi bien dans les campagnes que dans les villes, pour démasquer les fourberies et les cingler avec un fouet de justice en même temps que de charité.Non seulement les Mgr Langevin, mais aussi que les Lafontaine et les Cartier ne meurent pas! Hector Thiboutot, O.M.I.ouvriers sociaux qui travaillent au secrétariat national du travail social.Ils faisaient une tournée au pays pour prendre contact avec nos organisations sociales et coopératives.Invitation.En terminant cette entrevue avec le R.P.Quiros, point n'est besoin de vous dire que je fus très cordialement invité à me rendre au Mexique.Après avoir appris tant de choses intéressantes sur ce beau pays une telle invitation était fort bienvenue, et c'est avec joie que je promis d'inscrire le Mexique dans mes prochains projets de voyage, Et je crois que vous, qui avez l'intention de voyager, trouveriez au Mexique un pays dont la visite vous enrichirait et vous charmerait et où vous pourriez nouer des relations des plus intéressantes pour le plus grand bien de notre propre pays.Rosaire Bélanger, ptre.GAZETTE DES CAMPAGNES || | ont publiée à | Me-ANNE-de-la-POCATIERE par PORTIN & FILS Abonnements Len $2.00 i 6 mois $1.28 le aumére $0.03 | \u2014 Directeur: he.-de-G.Fortin.Echos de la semaine guide A l'occasion de la semaine qui s'écoule entre les 18 et 25 février, toutes les Guides s'unissent dans une même pensée de paix, de joie et de fraternité.C'est la semaine Guide nationale, Dans le diocèse de Québec et partout dans les endroits où le mouvement est plus répandu, de belles et grandioses manifestations ont lieu, qui donnent à cette semaine un air de joie et de sérénité et semblent adoucir l'atmosphère tendue par les idées obscures de guerre.de grèves etc.Le 22 février, jour de la \u201cPensée guide internationale\u2019 était spécialement dédié à la mémoire du regretté fondateur du Scoutisme Lord Robert Baden Powell et en hommage a sa digne épouse Lady Baden Powell, actuellement Chef Guide du Monde.A Ste-Anne, les Guides s\u2019unissent de tout leur coeur aux soeurs de la Fédération et du monde Guide, elles avaient leur jour dédié à la Paroisse.Elles ont profité de cette circonstance pour rendre un hommage de filial attachement à leur dévoué aumoônier, M.le Curé Hudon, et l'assurer de leur appui et de leur dévouement à la cause paroissiale, Jeudi, elles assistaient en groupe à la messe et samedi elles partiront passer quelques heures de détente en pleine nature.Les Guides Catholiques de la Pocatière se font un plaisir a l'occasion de cette semaine guide, de saluer leurs amis dans le mouvement et tous ceux que le Guidisme intéresse.Elles tiennent aussi a rendre un hommage spécial a M.le Maire et ses collègues, aux Messieurs de la Commission Scolaire et les assurer de leur support et de leur dévouement.\u201cFranc-jeu Guides ca- toliques de Ste-Anne-de-la-Po- caticre.\u201d On nous écrit.Presbytère de St-Rédempteur, Matane, 3 février 1951 Cher monsieur, Pour insérer dans votre journal, \u201cLa Gazette des Campagnes\u2019\u2019, au tirage de janvier Je billet chanceux portait le No 28397 et est au nom de Oliva Lemieux, de Ste-Anne- de-la-Poc, Le vendeur M.Bertrand Ross.Le montant en- ore à M.Lemieux est de Bien votre en N.-S, Zénon Soucy, ptre curé. GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamoureska).- Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u2019 Lettre de Rome (suite) A midi, nous reprenons I'autobus pour Amalfi, par Salerno.Nous traversons la ville \u201cmoderne\u201d de Pompéi.C\u2019est un trou d\u2019une saleté sans nom; ce qui jusqu'ici est la caractéristique de toutes les petites villes sans relief.Nous nous enfohcons dans les terres et les montagnes pour arriver à Salerno, l'endrcit où Montgomery a dirigé la 4e armée.Il y a, paraît-il un cimetière canadien.Salerno a elle aussi son Golfe.Il s'agit donc, maintenant de revenir au Golfe de Naples en suivant la côte: joli problème solutionné au XIXe siècle, en \u201caccrochant\u201d, c\u2019est le terme, une route au flanc de la montagne.Cette route suit toutes les sinuosités des baies; donc, plus de mille courbes et trois heures de voyage.A certains moments, je me demande ou nous conduirait une mauvaise manoeuvre du chauffeur.Les villes sont agrippées au flanc du roc calcaire, très friable, que j'aurais toujours \u2018peur de recevoir sur la tête.On y cultive le citron, en échelonnant de petites terrasses de quatre ou cinq pieds de lar- £e, jusqu'aux bords des pires précipices.Ces gens-là doivent avoir bon coeur.Ils vivent de pêche surtout, Pour celui qui passe en autocar, rien de plus pittoresque! Sur cette côte, on voit plusieurs forteresses qui dominent la mer et qui \u2014 selon le guide \u2014 auraient été construites par les Normands pour se protéger contre les Turcs.On \u2018les reconnaît à leur style.Mais cependant, il fallait que ces gens fussent puissants pour y avoir construit des choses semblables si loin de leur propre pays.\u2014 Nous passons à Ravello là où Wagner aurait écrit \u201cParsifal\u201d, et malgré le charme du paysage, qu'un soleil intermittent vient éclairer, nous sommes heureux de rentrer à Sorrento, la petite ville plus industrieuse, renommée par ses orangers tous récou- verts d\u2019un tapis de petites baguettes \u2014 je ne sais pourquoi \u2014et par ses travaux de sculpture sur bois.Par tempérament, je n'aime pas à cotoyer les précipices.Ce midi, pendant le diner à Amalfi, dans un Hôtel qui fut jadis un couvent de Capucins, que Garibaldi a volé, et qui est situé à plusieurs cents pieds au-dessus de la mer qu'il domine, des musiciens sont venus nous égayer avec leurs chansons napolitaines \u201cSanta Lucia\u201d etc.etc.Le plus intéressant de l'affaire, c\u2019est que la demoiselle était acompa- gnée par deux guitares et une \u2018\u2018cruche\u201d.Je m'explique: pour faire la basse, imiter la contrebasse, un garçon tient dans ses mains une urne de terre cuite, dans laquelle il souffle comme dans un tuyau d'orgue.Naturellement, il n\u2019a qu\u2019une note à sa disposition.En variant la durée, en essayant de la jouer à temps, le plus souvent possible, ça produit un effet pas trop désagréable.Moi, personnellement, j'engagerais trois \u2018\u2018cruches\u2019\u2019, une qui jouerait: do, l\u2019autre sol, et la troisième fa.Ce serait moins pénible pour les auditeurs étudiants en harmonie! Evidemment, on passe le chapeau.Car le pauvre touriste du mois de février, étant rare de son espèce, on le tape sans répit, au point de lui rendre le voyage désagréable sur ce point.Par ailleurs, il a tous les autobus et les hôtels à sa disposition.Là-dessus, je vous quitte pour me coucher.Le vent souffle de la mer, plutôt froid.Comme double fenêtre, il y a une sorte de \u2018\u201c\u2018broche\u201d pour arrêter les mouches! Audiamo al letto \u2014 (Au lit).Naples, lundi, 5 février \u2014 Drôle de journée que celle qui s'achève.Je suis content sans l'être.Pour commencer, nous avons dit la messe dans une cHhpelle, une petite église qui touche à l\u2019hôtel Ce semble être une desserte pour le dimanche, On peut dire, pour le moins, que ça manque d'entretien: c'était sale et abandonné.J'ai lu la messe dans un vieux missel de je ne sais quel siècle; les \u201cs\u201d étaient é- erits comme des \u201cf\u2019\u2019 et on voyait les empreintes digitales de plusieurs générations! Comme porte-missel, deux coussins; comme cartons, de vieux manuscrits illisibles.Et les ornements?Et ça, à côté d\u2019un hôtel de première classe, où tout reluit, tout est propre! Voilà qui fournit un bon sujet de méditation.\u2018 À dix heures, nous prenons le bateau pour l'Ile de Capri; un voyage de trois quarts d'heure.La mer est très mauvaise, et plusieurs sont malades.Je m'en exempte ainsi que mes confrères, Comme toujours, on nous conduit à des ma- gesins de souvenirs.Quelle peste! On visite d\u2019abord Anacapri, une petite ville située en haut de Capri (du grec \u2018\u201cpna\u2019\u2019 qui veut dire en haut.Rien de bien sensationnel, Apart les points de vue et maison de l\u2019auteur du \u2018Livre de San Michele\u201d, Axel Munthe, qui s'était biti là un petit sur les ruines d\u2019une ancienne villa de l'empereur ibére, L'église où l\u2019on est à faire les Quarante-Heures, m'a paru une église fervente, bien tenue, un peu comme les nôtres.Quant au reste, de la propagande d\u2019hôteliers! L'endroit me paraît idéal pour ceux qui ne savent que faire de leur argent.Après le diner, on descend à Capri, où l\u2019on montre les jardins de l'empereur Auguste.Ils sont jolis, en face d'un mont escarpé qui borne l'Ile.Je trouvais le style des maisons un peu oriental.Tout s'explique ici, com- Aidez votre Chambre de Commerceme en terre Sainte, on est obligé de recueillir l\u2019eau de pluie pour boire: alors, les toits sont organisés à cette fin.Quand il ne pleut pas, on fait venir l'eau de Naples! A cause de la grosse mer, nous n'avons pu visiter les fameuses Grottes d'Azur, attraction de l'Île, et pour la même raison, le bateau est reparti à trois heures.Un court arrêt à Sorrento, et nous abordons à Naples, à cinq heures, en passant à côté du porte-avion américain \u2018President Roosevelt\u201d et sa compagnie de croiseurs.C'est imposant.Tl ne faisait pas beau pour revenir.Le plus drôle, c'est que des marins américains, qui faisaient l'excursion, ont été malades'!.Il ne nous reste plus qu\u2019à retourner à Rome, demain, en passant par Monte Cassino, le monastère célèbre des Bénédictins et le champ de bataille tristement célèbre de 1943 ou 1944 ce que je vous raconterai dans une autre lettre.d'aurais bien aimé avoir à mes côtés aujourd'hui une professionnelle des arts domestiques; car à Sorrento, on fabrique de très belles choses en soie, laine, lin, etc.Ce n\u2019est pas beaucoup ma spécialité; j'ai tenté tout de même quelques petits achats.\u2018 Je termine cette partie de journal que je mettrai à la poste, demain soir.Pour ne pas scandaliser personne, je rappelle qu\u2019à Rome, les écoles pontificales ont congé pendant les Jours Gras.Quant à ces notes, je les rédige avec beaucoup de plaisir et de profit: car ça fixe mes souvenirs, sans me nuire outre mesure, puisque chaque jour, je réussis à les écrire, à anticiper mon bréviaire ,et à me coucher de bonne heure.Le voyage fait du bien à plusieurs points de vue.Il change les idées, comme les habitudes de l\u2019estomac; il nous fait apprécier davantage la beauté de Rome, et les avantages du Collège Canadien.Malgré toutes ces belles et bonnes distractions, j'ai toujours hâte d'avoir de vos nouvelles.Avec mes meilleurs salutations et mes excuses si je vous ai ennuyés.Bien vôtre in Xto, Alphonse.(Fortin) ptre.On nous écrit.CORPORATION MUNICIPALE Ste-Anne-de-la-Pocatiére, le 1 février 1951.M, Ls-de-G.Fortin, , Rédacteur du Journal \u201cLa Gazette des Campagnes\u201d, Ste-Anne-de-la-Pocatière, Québec, Monsieur, L'Ingénieur Divisionnaire de la Voirie me fait tenir une lettre relativement aux chemins d'hiver, Auriez-vous l'obligeance de la publier dans votre prochain numéro si vous le jugez bon.Et me la retourner afin de la soumettre à no tre prochaine séance du il.Votre dévoué, C.-E.Bouchard, maire.MINISTERE DE LA VOIRIE DEPARTMENT OF ROADS QUEBEC L'Islet, le 15 février 1951.Monsieur, Chs.-E.Bouchard, maire, Ste-Anne-de-la-Pocatiére, Kamouraska, Re: Entretien d'hiver Monsieur le maire, Je demande votre coopération et celle de votre conseil pour nous aider à éduquer les gens afin que l'on cesse de renvoyer dans le chemin, la neige que les charrues accumulent sur les bords de la route, en faisant le nettoyage de celle-ci, pour l\u2019entretien d'hiver.C'est un grand trouble pour entrepreneur, qui a laissé son chemin en très bonne condition, c'est-à-dire à pleine largeur et à deux pouces du pavage, de constater des épaisseurs de neige dans le centre et même dans les bords de la route, quelques minutes après le passage des charrues, C'est une cause d'accidents, ça en a déjà causé et il va falloir sévir par amende si les gens ne comprennent pas mieux.J'espère que vous collaborerez avec nous dans ce sens, je demeure, Votre tout dévoué, Paul Nadeau, Divisionnaire.Faites-en partie.Jeudi 22 février 1951 Réunion des Dames Fermières Mardi, le 20 février, à 8h.p.m., se tenait à l'Ecole Supérieure d'Agriculture la réunion mensuelle du Cercle des Fermières, à laquelle assistaient une centaine de dames et jeunes filles.Ce soir-la, dans l'assistance, nous avons reconnu Mme Albert Hudon, présidente du Cercle de Fermiéres de St-Pascal, qui fut la bienvenue parmi nous et que nous invitons a revenir nous visiter.La conférencière choisie parmi les membres était Mme Gérard Dallaire qui nous offrit un travail intitulé: \u201cLa Chambre du malade\u201d.elle a su nous faire comp: qu'avec de la bonne volonté et quelques connaissances utiles, combien il est facile de rendre agréable la chambre d'un malade à la maison.Le comité récréatif offrit un programme varié: Déclamations \u201cLa Fermiére\u201d, par une future fermiére, Mlle Violette Lebel, agée de 10 ans.Solo de piano, par Mlle Théré se Boutet.Chant, par Mlle Marthe Fortin, accompagnée au piafio par Mlle Suzanne Sirois.Il fallait aussi donner une note pratique à notre réunion; ce fut un concours de \u201cdessert au tapioca\u2019, trés réussi, et un service de diner à l\u2019occasion de la St-Valentin, Sur une table bien décorée, nous trouvions de tout: \u201cValentins\u201d, plats des plus appétissants de viande, desserts, etc.A cause du grand jeûne du carême, personne n'ont pu s'en régaler, mais Mme Fernend Gauthier a su nous y faire \u201cgoûter\u201d par ses claires explications, Mme Henri Généreux se chargea de faire l'historique de la St-Valentin.A cette réunion, un grand nombre de fermières ont pris une part active aux discussions, études, etc, de sorte que les directrices se sentirent heureuses de l'intérêt apporté par tous les membres du cercle, Nos fermiéres ayant promis d'étre actives, de donner leur bonne volonté, de répondre généreusement aux moindres désirs de celles qu\u2019elles ont chargées de les diriger, elles font honneur à leur promesse; l'entendre dire ne suffit même pas; il faut les voir à l'oeuvre! Et pour cela, assistons à toutes les réunions mensuelles de notre cercle.Toujours de l'avant! Une fermière.Le Règlement du Carême Les règlements du Carême pour 1951 sont ceux qu'exige le Code de Droit Canonique.JEUNE: Tous les jours du Carême, excepté les diman: ches pour tous ceux qui ont vingt et un ans révolus et qui n\u2019ont pas encore commencé leur soixantième année.ABSTINENCE pour tous les mercredis et vendredis du carême et le Samedi des Quatre- Temps.AUMONE DU CAREME: el- Jo est obligatoire pour tous ceux qui sont dispensés du jeûne.Soyez actifs."]
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