Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 31 octobre 1951, mercredi 31 octobre 1951
[" AUIIVES c+ 1.LGV LVL 2/8 Mo.nto Lie Roy Esfifice du Parlerent QUEBEC R9Q.# _\u201cfacere ec docerc\u2019 lol bo \u201cfa Directesw: L.-de-G.FORTIN Série IL Vol 10 \u2014 No: 52 Sainte-ANNE-de-la-POCATIERE, (Kamouraska) DEPUIS DIX ANS.Le 3 novembre 1941.Il y aura 10 ans, le 3 novembre prochain, que \u2018La Gazette des Campagnes\u2019 est revenue À la vie, après un sommeil de 45 ans.L'é- vênement est bien modeste et bien local, si on le place dans le cadre de ce qui se passe dans le monde et qui inquiète tant ceux qui redoutent une troisième guerre mondiale! \u2019 Mais nous vivons ici, et un dixième anniversaire, c\u2019est un dixié- me anniversaire.Si nous revivions un peu ce jour du 3 novembre 19417.\u201cCe que sera la Gazette des Campagnes\u201d.\u2018Tel était le titre de notre premier article.On y écrivait que la deuxième Gazette qui avait le même format que la première (le seul que nous permettaient nos moyens d'alors), en aurait aussi \u2018le mêé- me esprit\u201d.Si nous avons modifié le format en 1946, nous croyons en avoir conservé le même esprit, en Ce sens que nous avons fait du deuxième journal de Ste-Anne un journal rural, tout comme l'avait été le premier (1861-1895).\u201cNos articles seront documentaires, instructifs et rédigés par des personnes dont la valeur sociale n'est pas à discuter.Les mondanités, même les plus huppées n'auront pas de place chez-nous\u201d, y était-il encore écrit.Nous faisions exception pour signaler \u201cle passa- Be d'un visiteur pouvant faire progresser notre milieu rural.\u2019 Nous croyons avoir tenu parole, sauf sur le fait que nous avons écrit beaucoup plus d'articles que nous nous le proposions\u2026.Dame, sans cela, il n'y en aurait peut-être pas eu, des fois!'.> Nous écrivions également que ce journal n'était pas l'organe de l'Ecole ni du Collège.et que le seul responsable en était son directeur: ce qui fut très bien compris de tous.Il y était dit également que nous n\u2019aurions rien À faire avec la politique des partis: nous croyons avoir tenu parole sur ce sujet.Mais ça n'a jamais empêché d'être tenus au vert.probablement à cause d\u2019un péché originel.On ne sait jamais comment la théologie politique peut être compliquée.Enfin passons! \u201cLa seule politique que nous voulons suivre, y ajoutions-nous, c'est le progrès rural, matériel ou autre\u2019.Cet article du programme a été assez bien respecté, Croyons-nous; en tous cas, il a été beaucoup question de choses agricoles, à tous les degrés, ici, surtout sur les plans de l\u2019enseignement, de la propagande agricole, de la recherche, etc.Pour reprendre à notre façon une parole de 8.Em.le Cardinal Villeneuve: \u201cNous avons fait des erreurs, mais nous avons fait quelque chose\u201d.Nous parlions des annonces, même en nous proposant de tenir une ligne de conduite que notre expérience nous dictait contraire aux règlements postaux.Ca n\u2019a jamais eu de conséquences graves, car lorsqu'elles sont venues, nous avions eu amplement le temps d'apprendre ce qu'il fallait faire.Et nous soulignions les trois mots: Dieu, Patrie, Famille, ces trois phares qui nous ont guidés depuis.\u201cHistoire\u201d Sous cette rubrique, nous faisions un peu l'histoire de la première \u201cGazette des Campagnes\u201d, celle de Firmin-H.Proulx (1861-1805): et nous établissions le bilan sommaire du milieu où la nouvelle aurait à vivre.LI s\u2019est passé pas mal de choses, depuis, mais les détailler prendrait des articles.Passons.On y rappelait 1a mémoire de Michel Bélanger, ce premier agronome du Lac St-Jean, mort en pleine force, à Roberval, en 1920.En octobre 1941, l'Hon.Ministre de l'Agriculture, Adélard Godbout, lui conférait In Médaille du Mérite Agricole, à titre posthume, et M, Albert Sirois, nouvellement décoré lors de son 25e anniversaire de professorat en agriculture, représentait l\u2019Alma Mater au dévoilement d\u2019un plaque commémorative que les cultivateurs de Roberval, et les amis de feu Michel Bélanger, avaient offerts à sa mémoire, le 19 octobre.Ce même premier numéro relate le \u201cvoyage agronomique\u201d des finissants de 1941-42, à le Linerie-Ecole de Plessisville, aux divers établissements de commerce agricole (fruits, légumes, lait, bétail, épicerie, etc) de la ville de Montréal: aux établissements laitiers Laurentide de Ste-Anne-de-la-Pérade, à la Ferme-Ecole de Descham- Nuit et à le Laiterie Laval de Quétise.On y rappelait aussi que M.Albert Sirois et Mme Charles Gagné avaient été décorés du Mérite Agricole Provincial, en septembre précédent.Autres nouvelles.M.Roméo Latulippe.gérant de la Linerie (et que nous avions aurpris en pleine grippe, au lit), nous communiquait un résumé des opérations de cette coopérative des producteurs de Lin de 1a région, de 1938 à 1941.A l'Ecole, le Dr D.K.Tresaler, chef de l'expérimentation à la Station Expérimentale de Geneva, New-York, terminait ses cours théoriques et pratiques sur la réfrigération des légumes, fruits, viandes et poissons.A l'Ecole encore, réunion des Eleveurs de Bovins et Chevaux Canadiens, le 9 octobre.On y apprend la fondation d'une Fédération de Cercles de Fermières et Mme C.Gagné fait rapport d'une journée d'études tenue en septembre, comme elle signale l'apparition de \u201cLa Revue des Fermières\u201d alors à son premier numéro.A Ste-Anne, sous les auspices des Fêtes Champêtres, on y annonçait également un concours de poupées.(lequel fut un vrai succès.) En page huit\u2026 La page 8 contenait le début d'une lettre que Firmin-H.Proulx adressait à M.Auguste Béchard, auteur d'une biographie de M.Pilute, fondateur de l'Ecole d'Agriculture et de.la Gazette des Campagnes.L'autre colonne comprenait des notes sur la mort de l'abbé Maximilien Gendron, un enfant de la paroisse décédé à l'âge de 61 ans, et inhumé ici au cimetière des Pins.Autre notice nécrologique sur M.Roger Charbonneau, pendant plusieurs années assistant-régisseur à la ferme expérimentale, puis agronume régional de Montréal, décédé à la Nouvelle-Orléans, au cours d\u2019une voyage.Le 26 octobre, était fondé par le Dr Raoul Poulin, le Notaire Gédéon Roy, et M.l'abbé Blanchet, (tous de la Beauce}, un Cercle Lacordaire & Ste-Anne.Au Collège, le Quatuor Allouette venait de donner un concert.Et d'ici 10 ans?.Pendant quatre années, la Gazette des Campagnes fut semi-mensu- elle, Puis elle devint hebdomadaire; à chaque numéro elle à fixé un peu de l'histoire locale et régionale.Comparé à ce qu'ont produit en dix ans nos quotidiens, et d'autres hebdomadaires, c'est effarant de ce que c'est peu.Mais comparé à rien du tout, le bilan est encore intéressant.Le programme de l'avenir?Très simple.Continuer tant que ça voudra tenir.Merci À nos collaborateurs assez peu nombreux des dix dernières années, mais qui ont été de qualité.N'en nommons qu'un seul, le Commandant Beaugé, qui a quitté le Canada en 1951, mais non sans nous laisser une trentaine d'articles que nous conservons précieusement dans un tiroir spécial.où nous mettons les choses de prix\u2026Les autres collaborateurs qui ont tout été aussi cueillis du ciel que le Commandant Beaugé verraient leur modestie froissée si nous leur disions tout le bien que nous pensons d'eux et qu'ils nous ont fat.Merci aussi aux fidèles abonnés qui nous ont acceptés tels que nous étions en 1941 et dont l'obligeance ne s'est jamais démentie.Et, en route pour 1962! L.-de-G.FORTIN.\u2014EN LISANT\u2014 Héroïne sans uniforme.| perval: le T.R.P.Georges-Henri On vient de rendre les derniers devoirs, à Roberval, à une dame de chez-nous, décédée à l'âge de 74 ans.Epouse d\u2019un shérif, feu Georges Levesque, pour le district de Roberval, madame Lévesque, laisse dans le deull: sed fils, le Notaire Lécnes Lévesque, de Ro- Lévesque, o.p., doyen de la Faculté des Sciences Sociales de Laval; M, l'abbé Maurice Lévesque.vi- calre à St-Jacques d\u2019Arvida: Ml'abbé Ernest Lévesque, curé de 8t-Méthode; le docteur René Lé6- vesque, dentiste, de Kénogami; le docteur Georges Lévesque, de Nor- Mercredi le 31 octobre 1951 mandin; ses filles, la Rév.$.Ste- Jeanne de Chantal, (Jeanne), des Ursulines de Roberval, et la ft.Soeur Marie de la Protection (Yvonne), supérieure de l'Ecole Ménagère, au couvent des Ursulines de Roberval.Trois prêtres, deux docteurs, un notaire, et deux religieuses.Quelle belle famille, quelle bonne maman!.Nos hommages à ia mémoire de cette grande Canadienne-française et nos condoléances à se famille si distinguée.Massage du coeur.Un médecin belge était à pratiquer une césarienne aur une jeune femme.Une fois le bébé délivré, Ul s'aperçoit que le coeur de la mère ne bat plus.I! insinue alors sa main dans l'ouverture et, rejoignant le cour immobile, il pratique des massages pendant dix minutes.Aujourd'hui lu mère et l'enfant sont en parfaite santé.De plus en plus, pour les chirurgiens, le coeur n'est plus cet organe intouchable\u2026 et île prennent des risques, assez souvent heureux.La chirurgie est une science d'ar- Lion.et l'on ne compte plus les succès que n'auraient même jn- mais rêvé les pères des praticiens contemporains.Un beau geste.Nous avons lu le fait dans un journal du Bas-de-Québec; c'est une histoire de chasse, Kt une fort belle.M.X., un agent d'assurance, pas autrement identifié dans Je billet que publiait le Journal, était à la chasse avec trois amis.Lors d'une tournée, #1 voit un beau chevreuil.prend son fusil, épaule, vise.Mais i] ne tira pas! Et il revint vers ses amis, la tête basse, suns parler, = 1) n\u2019y avait donc rien au bout de ta mire?- I y avalt une belle mére.Mais son petit était en frais de téter!.Et I'histoire laisse entendre que ce chasseur aurait eu pitié du jeune animal.Comme quoi, il y à encore des chasseurs qui ont du coeur! Souhaitons qu'ils aient des imitateurs.LaF. Page 2 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Mercredi, le 31 octobre 1951 (Note de la Société historique).La croix \u201cà Tom\u201d Sur la route 51, à une dizaine de milles environ au sud de Saint- Alexandre, s'élève une croix du chemin appelée communément \u201cla croix à Tom\u201d, Elle rappelle la mémoire de Tom Fox, un Irlandais catholique, trappeur célèbre, qui fut un pionnier de Saint-Eleuthère.La croix de cèdre que nous voyons aujourd'hui, haute de 20 pieds et fixée sur une base de ciment est la troisième qu'on a construite en cet endroit.Cette croix du chemin a son histoire.Nous devons le récit que l\u2019on va lire à la plume de M.Jean Dumais, élève de philosophie junior au collège de Sainte-Anne.I raconte le fait d'après les souvenirs de son père, M.Emile Dumais.Tous les gens de Saint-Alexandre connaissent cette croix blanchie à la chaux se profilant modestement sur le fond sombre des sapins, cette humble croix qui étend pieusement ses bras dans la solitude des bois.Les citoyens d'âge avancé connaissent son histoire, mais la nouvelle génération l'ignore sans doute.C'est pour ces jeunes surtout, qui seront demain les chefs de famille, qu\u2019est écrit ce bref article.C'était lors de la construction de la route reliant Saint-Eleuthère et Saint-Alexandre.Les manoeuvres ne progressajent qu'au prix de multiples efforts dans leur besogne de défrichement et de terrassement.Ils devaient transporter d'énormes quartiers de roc sans les moyens dont nous disposons aujourd'hui.Chaque jour, monsieur l'abbé Roy, curé de Saint-Alexandre leur rendait visite.L'entreprise lui tenait à coeur, à lui aussi: car à cette époque il était desservant de Saint-Eleuthère et l'absence de route lui rendait difficile le contact avec ses ouailles.Un jour, Tom Fox, chef de l'équipe des travailleurs, aborda le curé et d'un ton découragé lui dit: \u201cMonsieur le curé, les hommes refusent de poursuivre leur travail.La chaleur est suffocante et il n'y a pas une goutte d'eau potable\u201d.Le curé, qui était un homme de grande foi, répondit après un moment de réflexion: \u2018Envoyez-moi trois ou quatre de vos meilleurs hommes, et qu\u2019ils apportent des barres de fer.\u201d Le prêtre fit alors déplacer trois grosses pierres qui étaient près de là, et, au grand étonnement des ouvriers, une source jaillit pure et limpide; l'eau en était fraiche et potable et certains lui attribuaient même une vertu curative.C'est Alors que Tom Fox, bon Irlandais catholique, prit la décision de dresser une croix en gage de reconnaissance.Monsieur l'abbé Roy, lui- même procéda à la bénédiction.Cette premiére croix resta debout durant plusieurs années jusqu\u2019à ce qu'un jour un groupe de bâcherons en provenance du Nou- veau-Brunswick cherchèrent du bois sec afin d'allumer un feu pour \u201créduire\u201d leur whisky.Les tristes individus, qui certes n'étaient pas les catholiques les plus fervents, virent dans la croix le bois désiré, et bientôt leurs haches convertirent en bois à brûler ce qui avait été jusque là le symbole d'une foi et le témoignage de la faveur divine.Dès lors, l'eau sans qu'on en sût la cause devint nauséabonde et impotable.Le Radio-Théâtre de l\u2019histoire Le Radio-théâtre de l\u2019histoire, l'une des émissions de Radio-Collège Passera au réseau Français tous les mardis à 5 heures, On voit ici André Audet (à gauche) auteur des textes sur Champlain, et Marc Thibault, réalisateur, en train de consulter un document historique réduit sur micrefilm.Sur le site de la première croix, M.Joseph Lamontagne de Saint- Eleuthère à la demange de son curé M.l'abbé Chenard, en construisit une seconde.Cependant, l'eau de la source, jadis si rafraîchissante, resta mauvaise.Le temps fit son travail, l'humidité, les intempéries assaillirent la deuxième croix qui, la base pourrie, s'affai- sa dans le bols.LA, recouverte par les broussailles, elle fut longtemps ignorée de tous, jusqu'à ce qu'un jour on décidât de construire la troisième croix \u201cà Tom\u201d, d'après le nom de l'homme qui avait dressé la première.MM.Georges Bérubé, Ovide Bérubé et Emile Dumais, tous trois de Saint-Alexandre se chargèrent de ce travail.Au cours de la construction, un membre de l'équipe s'étant enfoncé d\u2019une quinzaine de pieds dans la forêt qgeusa légèrement le sol humide, A six pouces de profondeur l'eau jaillit; une nouvelle source s'était formée, pure comme la première et ne gelant jamais.Cette dernière croix fut bénie par M.le curé Castonguay en 1933.Telle est l'épique histoire de la croix \u201cA Tom\u201d, qui de ses bras tendus protège la forêt et invite le passant à la prière.Jean Dumais.LA MAISON D'AUJOURD'HUI Tout en combinant une apparence extérieure ordinaire avec un nouveau plan d'aménagement intérieur qui devient de plus en plus populaire au Canada, cette elle maison de trois chambres à coucher comprend un vaste salon- salle à diner qui occupe la partie arrière de tout le premier étage.Cette disposition, tout en ajoutant à l'intimité du salon et de la salle à diner, permet de jouir davantage du terrain situé à l'arrière de la maison.En traçant le plan de cette maison, les architectes ont pris en considération plusieurs exigences importantes d'une construction économique\u2014des fondations rectangulaires, un toit à lignes non brisées et l'installation concentrée du plombage, en pla- cant la cuisine et la salle de bain presque directement l\u2019une au- dessus de l\u2019autre.L'on a accès à la cuisine, qui est amplement éclairée par deux fenêtres, soit par la porte latérale de service ou par le couloir qu communique avec le vestibule, L'escalier a été construit d\u2019une façon compacte et il comporte des paliers qui, au point de vue sécurité, sont prélérables à un escalier urnan Les trois grandes chambres à coucher situées au deuxième étage, sont éclairées par de grandes fenêtres et comportent des garde-robes suffisamment grandes.Elles sont toutes à proximité de la salle de bain, Cette maison mesure 26 pieds 11 pouces par 21 pieds 3 pouces ss pour fins d'évaluation, l\u2019aire de parquet pour chaque étage est de 57: pleds earrés, soit un total de 1,144 pieds carrés pour toute la maison, u volume intérieur est de 16,016 pieds cubes.Le propriétaire de cette maison, résidant à Ottawa, & changé la position de la cheminée, du côté gauche de la maison au côté droit, et en vue de diminuer la hauteur apparente de la maison, il a utilisé deux genres de revêtement extérieur\u2014la Brique pour la partie inférieure et un revéte- ment en bois posé horizontalement pour la partie supérieure de la maison.& L'on peut se procurer les épures de ce plan, qui est désigné sous le no Joss, oimperte quel bureau de la Société Centrale d'Hypothèques au um.TOTO L\u2019ANON.Par Jean Loup.2 \u2018a, - Ais ~~ - AJ ISN 3 a\u2014 \u2014 GAZETTE DES CAMPAGNES est publiée à Sto-ANNE-de-la-POCATIERE par PORTIN & FLE Directeur: La.-de-G.Fortin Abonnements | = 6 mois 92.00 91,25 la numéro $0.05 \u201cAutorisée comme envoi postal de in seconde classe\u201d \u201cMinistive des Postes, Ottawa\u201d Le \u201cchat sauvage\u201d n\u2019est pas un chat Ce noctambule de raton laveur (vulgairement appelé \u201cchat sauvage\u201d au Canada, bien qu\u2019il ne soil pas un chat) est, malgré toute sa graisse, l'une des intelligences les plus vives du monde pnimal.D'après certains tests psychologiques faits en laboratoire, le raton laveur est à peine un petit peu moins malin que le singe, Par la lourdeur et la lenteur de sa démarche, il rappelle un peu son cousin, l'ours.Mais il compense cet inconvénient par la merveilleuse adresse de ses pattes: il peut ouvrir la porte des poulaillers, grimper aux poteaux métalliques et même dévisser les couvercles des pots de miel! Un article du numéro d'octobre de SELECTION du Reader's Digest donne une foule de détails intéressants sur les habitudes de ce voleur nocturne.La famille de Raton est répandue dans toute Amérique du Nord, depuis le Mexique jusqu'au sud du Canadapartout où se trouvent des bois.des marais et dls cours d'eau à sa convenance.Peu d'animaux se laissent aller à manger autant et à prendre aussi peu d'exercice.Il faut qu'il goûte à tout.Aux périodes d'abondance, 11 se bourre tant et plus, fait Un somme d'une demi-heure et recommence À goinfrer.De tels excès ne sont pas pour améliorer sa ligne ni Je qualifier pour la course de fond: un raton qui mesure 32 pouces, depuis le museau jusqu'au bout de la queue, pèse souvent plus de 30 livres.Les arbres fruitiers, les carrés de baies et les champs de mals lui fournissent sa nourriture préférée.On a vu, lit-on dans SELECTION, des parents ratons grimper dans un prunier et en secouer les branches pour faire tomber les fruits que leurs petits dévorent avec délectation.Cependant, la majeure partie de l'alimentation de Raton lui est fournie par les eaux peu profondes des ruisseaux, des étangs, des rivières et des marécages.Les gre- noullles qui Je fuient comme la peste, vont se réfugier dans la vase, où, avec son admirable doigté, Raton n\u2019a pas de mal à les attraper.Les palourdes qu'il ouvre avec l'habileté d'un écall- ler professionnel, font également partie de son menu.Combattant extrêmement courageux, il est capable de faire lâcher prise à un chien déux fois plus lourd que lui.Ses dents pointues ont mis en pièces plus d'un adversaire. Mercredi, le 31 octobre 1951 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamourssks).Radio-Collège entre dans sa onzième année.Radio-Coliège dont on ne dira jamais assez de bien entre déja dans «a onzième année, tout comme notre journal.C'est leur seul point de comparaison.hélas! Nous avons cru comprendre, par des bribes d'émissions cuelllies en passant, que l'ho- faire de cette année serait étendu dans la soirée.Franchement, pour plusieurs émissions instructives, surtout pour les adultes, ce sera une amélioration considérable sur les années passées.Car il est souvent impossible de quitter ses occupations à 4h.30 pour se mettre aux écoutes, encore que nombre de conférences sont tellement formatrices que personne ne peut se trouver en conscience d'y consacrer même des heures précieuses.Mais quand c'est impossible.Radio-Collège en veillée corrigera cela.Félicitations aux directeurs de ces émissions qui anoblissent la radio.L.G.Fe Montréal fait un accueil triomphal à leurs Altesses\u2026 L'accueil de la Métropole aurait dépassé, semble-t-il, tout ce qu'on aurait vu et entendu ailleurs au Canada.Tant mieux! La simple politesse exigeait que nous recevions ainsi ces visiteurs distingués, et espérons que nos souverains de demain reçoivent la même réception, partout au Québec, d'ici la fin prochaine de leur fatiguant voyage.La politesse est une chose; la politique une autre.Avec M.Churchill au gouvernail de la Grande-Bretagne, nous pouvons nous attendre à quelques \u201cbargains\u201d; or ceux de la dernière guerre ont été décevants\u2026 Le même M.Churchill ne se veut pas comme le liquidateur de l'Empire.Et c'est son droit, Alors?Ca doit être notre droit à nous aussi, de ne nous pas laisser em berlificoter.On peut \u201ccollaborer\u201d sans être dupe.L.G.Fe 2,000,000 de minots de pommes à manger.On a organisé la culture fruitière dans une région du sud du Québec; fort bien.Pendant ce temps-là.le reste de la province, dont personne ne s'occupait, a négligé l'entretien des pommiers, et a mé- me oublié le goût des pommes.celles-ci se vendant à un prix prohibitif pour les familles de petit revenu.Or, le grain semé a produit ses fruits.On a 2,000,000 de minots de pommes en stock, car\u2026 les belles pommes produites pour l'exportation ne trouvent plus preneur, même chez-nous.Cependant, dans des vergers de la région de Rimouski, on produit de bons et beaux fruits, un peu tardifs peut-être, mais bien colorés, bien savoureux.Quand on les montre aux experts, ils demandent: \u201cOù as-tu acheté cela?\u201d Or, de Lévis à Gaspé, je ne connais qu'un instructeur en culture fruitière.I] s'occupe de la production des Choux de Slam de table, de classification des fruits, et que sais-je?On pourrait bien lui a- Jjouter le territoire du Lac St-Jean, et de la Côte-Nord\u201d.On se surprend ensuite qu\u2019on ait perdu le gofit des pommes!.LG.F.Ralliement Lacordaire à St-Paul de Montmagny Ste-Anne-de-la-Poc.\u2014 (DNC) ~ Un grand ralliement des officiers et officières des Cercles Lacordaire et Jeanne d'Arc de tout le comté de Montmagny, Vicariats Forains I et IT, aura lieu, dimanche prochain, le 4 novembre, à St- Paul, Cté de Montmagny.Les membres qui voudront se joindre à leurs officiers seront les bienvenues.Cette journée d\u2019étude sers sous les auspices du Comité Diocésain Lacordaire de Ste-Anne de la Pocatière.Des séances d'étude auront lieu dans l'après-midi et une grande soirée populaire clôturera cette journée à la salle paroissiale de St-Pau] de Montmagny.L'ouverture des séances d\u2019étude à 2,30 heures sera marquée par les allocutions de Monsieur l'abbé Bernardin Lemay, curé; de M.le Maire, du président Local des Cercles Lacordaire; des présidents régionaux: MM.Paul Pouliot et J.- Théo.Desrochers, Il y aura ensuite forum et étude des méthodes d'action du mouve ent dans le nouveau diocèse de Ste-Anne de la Pocatière.Le président et l'aumônier diocésain dirigeront les séances d'étude.Le soir, il y aura diner-causerie pour tous les congressistes.A la grande soirée populaire, il y aura sketchs, initiation et changement de décoration, conférence, chants et piano.C'est également au cours de cette journée qu'on fera connaître les noms des nouveaux présidents régionaux des vicariats forains I et IT.Tous les Lacordaire et Jeanne d'Arc du comté de Montmagny seront les bienvenus à cette journée d'étude qui promet de remporter le plus éclatant succès.INSTRUIRE et AMUSER INSTRUIRE ET_AMUSER Lomi }+ es abeill [ELLE es men: 8 abeilles A Hacent-elles leu Hs TOIRES Quel est le raté da paix le plus ancien ?A va vient l'expression te un coup de jernec ?Com livres imprimes Qu se trouvent les A de \u2018Hadepolemet Calicot ?n Coulaiers les premers Chataigneraie, se battirent en duel, dans la forêt de Saint-Germain.Jarnac moins aguerri que son adversaire allait succomber, quand il porta & ce dernier, un coup vio- REPONSES SCIENCES: Comment les abeilles träcent-elles leur route?Quand une abeille, au matin, découvre un groupe de fleurs, elle s'empresse aussitôt d'en extraire le pollen et ensuite reprend sa route vers la ruche.Mais afin de retrouver ce groupe de fleurs, elle trace dans l'air, une sorte de silla- Be laissé par l'odeur émise par des glandes qu'elle possède dans l'abdomen, Elle entraîne ensuite ses compagnes dans ce sillon aérien.LOCUTION: D'où vient l\u2019expression \u201cc\u2019est un coup de Jarnac\u201d?Sous le règne de Henri II, deux seigneurs de la cour: Jarnac et La lent et imprévu, au mollet.La Chataigneraie mourût quelques jours plus tard.On emploie l'expression pour désigner un coup qui n'est pas régulier, pas correct.HISTOIRE: Quel est le traité de paix le plus ancien?C'est sans doute celui qui fut retrouvé au cours de foullies exécutées en Mésopotamie et qui mit fin à la guerre entre deux cités rivales: Lagath et Umma.II fut tracé sur un bloc d'argile, en forme d'oeuf, 2,000 ans avant Jésus- Christ.GEOGRAPHIE: Où se trouve les villes de \u201cMadapolam et Calicot?\u201d Ces deux villes qui ont donné leurs noms à deux étoffes de coton, se trouvent dans les Indes; C'est dans ces villes qu\u2019étaient fabriquées originairement ces cotonnades.VARIETES: Combien coûtaient les premiers livres imprimés?Les premiers livres imprimés, coûtaient aussi cher que les manuscrits.La cherté des premiers livres imprimés tenait aux difficultés de la composition et aussi à ce qu'ils furent impri_6e sur peau ue veau.Leur prix baissa instantanément dès qu'on employs le papier de chiffon.Page 3 Dixième anniversaire de la Cantoria Calixa-Lavallée .avec Raoul Jobin et Jean Beaudet Vendredi, ls 26 octobre, Ia Cantoria Calixa-Lavallée fétait son dixième anniversaire de fondation par un concert extraordinaire.À cette occasion.on avait retenu les services d'artistes non moindres que Raoul Jobin, le ténor québécois de réputation internationale et de Jean Beaudet, pianiste et chof d'orchestre également connu \u2018at large\u201d.Aux premiers rangs, Son Exc.Mgr Bruno Desrochers.Mgr W.Lebon, ass.-supérieur du Collège: M.Jean Lesage, député de Montmagny aux Communes - de retour de Gendveet Mine Lesage; M.et Mme Alfred Plourde, député de Kamouraska À la Législature; M.et Mme C.-E.Bouchard, maire de Ste-Anne: M.l'abbé Aurèle Hudon, curé de Ste-Anne; Ml'abbé F.-X.Jean, Doyen de la Facuité d'Agriculture; M.l'abbé Diament, directeur des Ecoles d'Agriculture et des Pécheriea; M.l'abbé L.-Ph.Morneau, premier directeur artistique de la Cantoria, et nouvellement incardiné dans le diocèse de Ste-Anne; M.Edmond Boucher, et madame Boucher, de Boston; M.J.Caouette, de Québec, impressario de Raoul Jobin; M.l'abbé Léon Deatroismaisons, prof.de musique au College, ete.Dans l'assistance, beaucoup d'anciens membres de la Cantoria, car tout au plus une vingtaine de membres fondateurs, sur $0 sunt encore membres actifs.Les absents nombreux sont loin d'indiquer qu'il y a eu des abandons volontaires et non motivés.Au contraire: lis ont dû tout simplement se plier aux exigences de la vie, qui est venu cueillir pour les transplanter ailleurs beaucoup de dames ot de messieurs.M.Henri Généreux, président de la Cantoria, à fait un court lus torique de la société chorale dans les termes suivants: «Lire en page 4, dernière colonne) M.et Mme Epiphane Thériault ont fait parvenir à la Cantoria un message, malheureusement reçu trop tard pour être communiqué, le voici: Québec, 26 octobre 1851 A la Cantoria Calixa Lavallée.Nos sincères félicitations à l'occasion de son dixième anniversaire, et voeux de longue vie.signé) M.et Mme Epiphane Thériault.Raoul Jobin, premier ténor de l'Opéra de l\u2019aris, du Metropolitan de New-York, de l'Opera de Buenos-Ayres, etc, et artiste de la con:- pagnie de disques Columbia où il a enregistré deux opéras sur disques, était accompagné par Jean-Marie Beaudet, ex-éléve de feu l\u2019abbé Alphonse Tardif du Collège de Lévis, prix d'Europe, ancien directeur général des programmes de Radio-Canada pendant plusieurs années, et revenu exclusivement à la pratique de son art, (le piano et la direction d'orchestre) pour son plaisir et.le nôtre! Nous nous attendions à beaucoup de deux artistes de cette Lrempe.Et nous en avons reçu beaucoup.L'air de \u201cUnis dès la plus tendre enfance\u201d de \u201cIphigénie de Tauride de Gluck, et \u201cAir de la fleur\u201d de \u201cCarmen\u201d (Bizet) nous rappelèrent l'artiste que la radio et ie disque nous avaient fait bien connal- tre.Mais Raoul Jobin gagne encore à être vu, car il se présente admirablement bien.Au piano, Jean Beaudet a réussi, par la perfection et l'intelligence de sun jeu, À faire oublier qu'il remplaçait tout un orchestre.L'autre groupe: \u2018\u201cEchelonnement des haies\u201d de Debussy.\"Le Manoir de Rosemonde\u201d de Duparc; \u201cLa Chanson du pêcheur\u201d de Fauré et \u201cLe Printemps\" de Rachmaninoff ont témoigné chez le chanteur comme chez le pianiste d'un art consommé et que nous ne connaissions pas, ne les ayant jamais entendu en concert.L'association du chanteur et du pianiste fut pure merveille de technique, d'expression, de conscience musicale.Et dire que ces deux hommes sont des notres.! Après l'intermède, nod elimes le plaisir rare de connaltre \u201cThree songs of the West Coast\", chants indiens mis en musique par Bir Ernest Macmillan; d\u2019abord \u2018Bpirit Song\u201d, sorte de chant religieux, au rythme barbare, de tonalité très curieuse, et d'une grandeur rappelant celle de la forêt ou de Ja mer.\u201cLullaby\u201d, berceuse tout aussi barbare, mais douce, comme tout chant maternel.Quant au \u201cChallenge\u201d, c'est une vantardise de Peau-Rouge, saccadée, puissante, que le chanteur et le pianiste ont pleinement mise en valeur, tout comme les deux premières pièces que l'un n'oubliera pas de aitôt.Que du folklore indien, embelli par un musicien de culture anglo-saxonne, soit présenté par deux artiates de culture française.voilà qui témol- gne de la richesse poétique du Canada qu'il ne s'agit que de mettre en valeur.Léo-Paut Morin (disparu dans le tragique accident qui a causé le mort de l'abbé Morin, de Louis Francoeur et de Tony Leclerc, 11 ya dix ans) avait mis en musique deux chants canadiens du folklore, - & moins qu\u2019il n'ait réussi ce coup extraordinaire de créer de toutes pièces ces deux petits chefs d'oeuvre, \u201cVoilà la récompense\u201d et \u201cOh, toi, Belle Hirondelle\u201d où Raoul Jobin et Jean Beaudet ont excellé, naturellement ! \u2014 Puis, il y avait quelques chevaux de bataille du répertoire de chanteurs d'opéra: \"Ef lucevan le stelle\u201d* de Puccini, et \u201cO paradis\u2019 de \u201cl\u2019Africaine\u201d de Meyerbeer.Quelques auditeurs auraient préféré entendre autre chose.C'est affaire de guût.Mais pour qui aime les bons chevaux de bataille.Personnellement.j'ai eu bien plaisir d'y entendre Jobin nous servir quelques-uns de ses plus beaux effets vocaux.Nous étions aJlés l'entendre dans tout son repertoire.et nous l'avons entendu dans de fort beaux passages, dans de belles notes que peu de chanteurs au monde peuvent égaler.Kt ça valait le coup.En rappels: \u2018Monsieur Noé\" de Lionel Daunais, ce compositeur de chez-nous qui a du talent comme quatre et qui compose encore (cuite à la page 4) Page 4 La campagne française.Aspects pittoresques.Les vieilles pierres Commandant Lucien Beaugé (\u201cRéveil Rural\u201d, août 1951) Annonceur:\u2014 Depuis le temps que vous habitez le Canada, vous avez votre opinion faite sur notre pays, Voudriez-vous la communiquer à nos auditeurs?Beaugé:\u2014 Diable! C'est un sujet un peu vaste.Ne pour- rions-nous pas ciconscrire un peu la question.Est-ce l'aspect pittoresque que vous désireriez que nous nous entretenions?A.:\u2014 Exactement, Je voudrais que vos souvenirs de France vous amènent à des comparaisons, C'est le point de vue du visiteur qui m'intéresse, le coup d'oeil d\u2019un touriste, d\u2019un artiste.B.:\u2014 Je vous avouerai que je ne suis pas sorti de la province de Québec.Mais c'est peut-être ce qui me met le plus à l'aise, car c'est la région, qui rappellerait le mieux, climat à part, la France que je préfère, celle de l'Ouest, le pays de la mesure, de l'ordonnance heureuse, de la vie agricole abondante et facile, .i A.:\u2014 Alors, allons-y, Cette Framce la nous est chére, C est celle de nos ancêtres, Trouvez-vous ici quelque chose qui lui soit, je ne dis pas comparable, mais équivalent?B.:\u2014 S'il s\u2019agit du pittoresque, vous n\u2019avez rien à envier à la vieille Europe.Je connais peu de pays au monde qui soient plus richement doués que les deux rives dy Golfe, du Saguenay à la Gaspésie, A.:\u2014 Par exemple\u2019.B.:\u2014 Je n\u2019aurai qu'à citer au hasard car j'y ai couru en tout sens bien des fois.L'île d'Orléans avec ses vieux manoirs, le délicieux village de Sainte-Pétronille en été.La Baie Saint-Paul avec le cirque des Laurentides boisées qui la domine, le débouché étourdissant de la route de Québec sur la vallée du Gouffre, la côte du Ha! Ha! la nénétration dans le parc des Laurentides au début de l'automne, les côteaux verdoyants de la Malbaie, une vraie Suisse, qui fait penser à la région de Neufchâtel à Bienne et au Jura, les innombrables petites criques, où l'on s\u2019abrite si bien après avoir bourlingué toute une journée sur les eaux vite agitées du fleuve: Port au Saumon, Port au Persil, Baie des Roches, St-Siméon et sa belle plage, l\u2019inoubliable Tadoussac et le prestigieux Saguenay avec ses crêtes couvertes de sapins et ses sommets écrasants comme le Cap Trinité, Et Bersimis, et baie Comeau, où j'ai noté des paysages d'une coloration irréelle, que l'on dirait jaillis de la palette d\u2019un primitf.Tout près de là c\u2019sst le fjord St-Pancrace, unique avec ses falaises, de huit cents pieds dominant un chenal de cinq cents pieds de large; le ravissant petit fond de Godbout, avec sa rivière encombrée de pylones de drave; les Sept Iles, ce point remarquable, où la nature semble s'être donné la tâche de préparer un cadre incomparable à un futur grand port.Et la rivière Moisie, dont le bassin inférieur avec ses méandres au milieu des arbres, n'a pas manqué d'attirer pouf l'été une colonie nombreuse d'Américains avides de fraîcheur, de beaux ombrages et de pêche au saumon.Et le chapelet des Iles Mingan depuis les rochers des Perroquets jusqu\u2019au Hâvre Ste-Geneviè- ve, ilots sauvages, inhabités, mais si admirablement disposés par la nature pour les heures de détente, les excursions faciles, les parties de canotage d'été.Au delà la Côte Nord se fait plus austère, plus rude; on y sent déjà la lourde emprise du froid; la végétation se rabougrit en même temps que les collines s\u2019abaissent.C'est un dédgle d\u2019iles, de fjords, de défilés resserrés, aux courants violents, que je ne pourrais mieux comparer qu'à la Norvège septentrionale, au-delà du cercle polaire, vers Hammerfest, On ne croirait jamais que l'on est par 50 degrés de latitude, celle de Dunkerque.Mais je vous garantis que c'est un morceau de cote qui ne manque pas de grandeur.Il faut voir un coup de soleil sur ces roches dénudées, luisantes, ou couvertes de mousses verdatres, de lichens gris, qui semblent jaillir, comme des monstres marins aux formes imprévues, de ces eaux sournoises et fuyantes, plombées ou vertes, Quelle beaute, plus attirante d'être encore mystérieuse et presque inconnue, dans ces innombrables criques et passages, qui se prolongent sans fin, sur des dizaines de milles jusqu\u2019au lointain Bras d'Or, et au détroit de Belle-Isle.Du pittoresque, monsieur, mais vous en avez - à revendre, à la pelle.A.:\u2014 Dites-moi donc! Mais vous m'avez l'air de pas trop mal connaître la côte Nord du Golfe.B.:\u2014 Je l'ai tant parcourue! A.:\u2014 Et la côte Sud?La Gaspésie?B.:\u2014 Jusqu'à Matane, elle est plus riante, plus accueillante, plus humaine si l'on peut dire, qui sa rivale d\u2019en face.Mais pas moins pittoresque, et si favorable au tourisme, au yachting, avec l'abri de ses iles, comme les groupes de Kamouraska, du Pèlerin, ses mouillages abrités, comme St-A- drien ou Cacouna et l'île Verte, et l'Ile aux Basques devant cette perle qu'est Trois-Pistoles, Au-leda, de l'Ile du Bic à St-Barnabé, il y a ces jolies petites baies du massif de St- Fabien, de la baie de l'Orignal au petit port du Bic, où foisonne la crevette et je crois pas que nos côtes françaises aient rien de plus attrayant pour capter l\u2019estivant et le tenir sous le harme pendant tout un été, Et que dites-vous de la Gaspésie?Mon cher ami, quand on a passé Matane et qu'on pénétre vraiment dans la Gaspésie on se trouve en face d'une combinaison étonnante de nos Vosges et de la Côte Nord de notre Bretagne.Le chapelet des sites bien réussis s'égrène sans défaillance de Cap-Chat ou de l'anse Pleureuse à Mont- Louis, Rivière au Renard et Gaspé et chaque petit port voudrait un séjour prolongé.Mais il y a des points culminants dans cette succession incomparable, Après la grimnette de Rivière aux Renards jusqu'au sommet de la dernière crête des Albères, il y n la descente vertigineuse sur la Pointe Percée et Bonaventure, Si vous arrivez là un matin d\u2019été, GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraslca).Dixiéme anniversaire.(suite de la page 3) mieux qu'il ne chante.\u201cLa Juive\u201d de Halévy, romance à effet donnée encore dans le meilleur style; \u201cPrière\u201d, une fantaisie de Maurice Franck, et enfin \u2018Je t'ai donné mon coeur\u201d: Ce dernier chant, la seule concession à la musique d'opérette, du reste excellente.Les écoliers qui formaient \u201cl'aile droite\u201d de l'auditoire ne cessaient d'applaudir, Les artistes durent revenir (car Raoul Jobin a eu la £énérosité de présenter souvent son accompagnateur au public qui l'A toujours salué très chaleureusement, comme il le méritait): et les dignitaires durent donner le signal du départ.C'est assez embarrassant, Pour un profane, de louer comme il \u2018convient le fini artistique dont ont fait preuve les deux artistes.Chacun possède une longue expérience du concert, après de très longues et complètes études.Rien ne leur a paru difficile.La musique mé- me la plus compliquée coulait comme coule l'eau limpide d'une source limpide.Nulle concession à la virtuosité pure: franchement, un concert inoubiable.En sortant de là, le mélomane éprouvait surtout une impression de reconnaissance pour ces deux compatriotes qui avaient consenti à venir, dans notre petit coin de pays, nous donner une performance artistique tout aussi complète, tout aussi consciencieuse que sl elle avait été faite devant un auditoire de grands ducs., L'auditoire compact \u2014 pas un siège libre! \u2014 avait pressenti un é- vènement extraordinaire; il ne s'est pas trompé.\u2014 Mais vous n'avez pas encore dit un mot des pièces rendues par la Cantoria Calixa Lavallée, qui était tout de même au programme?C'est exact.Mais cette hésitation a deux raisons: a)\u2014 it! faut parler de la visite avant de parler des gens de la famille.b)\u2014 ce n'est pas facile, Les auditeurs ayant été à méme de faire la distine- tion entre la richesse d'une voix naturellement riche et si longuement façonnée et celle de voix appartenant à M.et Mme Tout le monde.Le critique, même d'occasion, ne peut pas l'oublier.Et d'une! Comment parler de l\u2019art méritoire et intéressant dont sont capables des amateurs, en face de l'art dont nous ont gratifié les artistes de réputation internationale, laquelle réputation a été chèrement acquise?Et de deux! Enfin ceci: pour célébrer le 10e anniversaire avant que la Cantoria ait ses onze ans, le concert fut donné au mauvais bout de la saison, au début au lieu de la fin.Etla Cantoria n'a pas donné la performance dont elle à prouvé, maintes fois, sous MM.Morneau, Thériault et Anctil, être capable.Les voix manquaient de fondu, les chants de nuance, principalement dans les pièces de folklore trop longues et uniformes.Deux pièces ont montré, cependant, que nos chanteurs et chanteuses avaient du fond, de l\u2019acquis: \u201cPrès du fleuve étranger\u201d de Gounod et \u201cAlleluia\u201d de Haendel.En général M.Anctil met beaucoup de soin à préparer les pièces difficiles, genre oratorio (qu'il semble préférer) et qu'il réussit à faire bien donner.Et nous nous plaisons à rendre à notre directeur, à nos amateurs cet hommage qu\u2019ils méritent, Nous différons complètement d'avis cependant sur la façon de présenter la \u2018\u201cBerceuse\u201d de Noyon; le tempo trop rapide et trop uniforme lui fait perdre son caractère de berceuse\u2026 En tous cas, ça a fini tellement vite.que l\u2019auditoire s'y est trompé et attendait encore.lorsque la dite berceuse était bel et bien terminée.Autre remarque à propos du folklore.Dans un concert, il risque d'être fort ennuyant, à cause qu'il se prête très peu aux développements, ses thèmes étant trop souvent impossibles à exploiter, même par des musiciens consommés.Une chanson de Folklore, c\u2019est une belle fille sauvage à qui on met des oripeaux de ville, des falbalas, de la- dentelle, et même du rouge à lèvres.Ca paraît bien tant qu'on garde la fausse princesse immobile.Mais du moment qu'elle bouge, parle ou danse, il n'y a plus de princesse, et la réalité de la sauvageonne réapparait.On peut employer le folklore, pour débroutller les voix, mettre les chanteurs en conflance, et assurer le directeur que son orchestre vocal fonctionne bien.Ou en rappel.mais pour deux ou trois coupets- au plus.Le programme aurait dû débuter par un de ces chants, et ensuite se continuer par la \u2018\u2019Berceuse\u201d de Noyon, pour faire contraste.Comprenons-nous bien.Le critique ne boude pas la Cantoria, ni son directeur.Au contraire, il à déjà écrit, ici même, que la Cantoria pourrait figurer à Radio-Canada, et il le maintient.Mais s'il veut que ses écrits passés aient quelque valeur au chapitre des compliments, Il Jui eat impossible d'écrire, cette fois, qu\u2019il a aimé le concert, non pas en son entier, mais dans plusieurs de ses parties.Nous croyons la direction et l\u2019ensemble de la Cantoria capables de faire mieux, et de beaucoup.Ecrire le contraire serait plus a- Bréable, mais comme Ça ne pourrait que conduire à de mauvais résultats, nous en resterons sur ce que nous avons dit, et que nous croyons représenter la vérité.Mille mercis tout de même à la Cantoria et & son directeur qui nous ont valu ce concert remarquable, LG.F.peu après le lever du soleil, quand la lumière est encore horizontale et colorée, pas trop blanche, vous pourrez marquer une croix sur votre calendrier.Ce n'est pas: tous les jours qu'on vous offrira une pareille merveille, Tout a été combiné, l'harmonie des lignes, les coloris contrastés, sans heurts violents, l'ampleur du ciel et de la mer, la courbe gracieuse des plages, le mélange heureux des frondaisons sombres des pins ave leurs grandes masses veloutées et les déchirures incisives des roc que le soleil souligne d'un trait de feu, d\u2019un accent mordant, comme les assures des plis dans un velours somptueux, (A suivre) Mercredi, le 31 octobre 1951 Allocution à l\u2019occasion du Concert du 26 oct.1951 Il y a dix ans, la Cantoria Calixa avaliée était fondée par un groupe de mélomanes de Ste-Anne, Depuis sa fondation, notre Société Chorale à donné diverses auditions à Ste-Anne et dans la ré- Elon et s'est efforcée de faire oeuvre utile auprès de ses membres et du grand public.De plus il est passé 225 personnes À la Chorale depuis dix ans.Qu'il me soit permis de souligner que la Cantoria Calixa Lavallée est le seul ensemble vocal du genre dans le Bas St-Laurent.Diverses sociétés chorales existent dans la Province, mals peu d'agglomérations comme celle de Ste- Anne peuvent compter un aussi fort groupement.Nous pouvons affirmer que tous, membres anciens et actuels, ont apporté bénévolement leur concours À l'édification de cet élément culturel.Par une heureuse coincidence, ce dixième anniversaire correspond de près à la célébration du cinquantenaire de la mort de notre musicien national, Calixa Lavallée On croit aisément que Lavallée n'a écrit que 1'\"'O Canada\u201d.Par bonheur, aujourd'hui, l'on signale une liste de pas moins de 100 compositions attribuées à Calixa Lavallée.II nous plait de rendre hommage ici, ce soir, à ce grand musicien dont notre Chorale s'attribue le nom.Nous voulons exprimer notre reconnaissance à Mgr Bruno Desrochers, qui.par un geste spontanée, a daigné rehausser de sa présence l'éclat de cette fête.Veuillez agréer, Excellence, nos hommages respectueux et nos voeux pleins d'harmonie, Les membres actuels de la Cantoria désirent exprimer leurs remerciements aux anciens directeurs, à l'abbé Louis-Ph.Morneau, le pilier de la première heure, à M.E.Thériault, son dévoué successeur et au directeur actuel, M.Jean Anctil, qui, par son dévouement et un souci constant de continuité s'est appliqué à faire apprécier notre Chorale dans la région.Nous vouions dire un sincère merci aux autorités du Collège et de l'Ecole Supérieure d'Agriculture de leur précieuse coopération.Nous offrons nos remerciements aux donateurs et aux annonceurs de notre programme-souvenir.Nous disons merci aux anciens meembres qui, de près ou de loin, participent À cette fête intime.Merci aux dignitaires et au public de Ste-Anne et de la région de leur précieux encouragement.Par un geste quasi réciproque, nous absorbons, ce soir, une subs- tancielle taxe d'amusement.Un sincère merci enfin à notre Compatriote, M.Raoul Jobin, qui, malgré ses nombreux engagements, a daigné offrir conjointement au public de la région, un concert de choix, Henri Généreux, président.Intronisation de M.l\u2019abbé Armand Proulx, à St-Adal- bert, le 4 novembre M.l'abbé Armand Proulx, vicaire à la cathédrale, récemment nommé curé de St-Adalbert par Mgr Bruno Desrochers, évêque de Ste-Anne, sera intronisé dans sa paroisse, le 4 novembre, M.l'abbé Armand Proulx laisse dans Sainte-Anne d'excellents souvenirs.Il est un Zénéalogiste trés compétent ayant fait le relevé complet de tous les mariages ui ont eu lieu dans les comtés llechasse, Montmagny et I'Islet, et aussi de Kamouraska, mine de renseignements précieuse au possible.Vous donniez le nom de vos père et mère et \u2026douze heures plus tard, il vous rendait (Buite à la page 5) Mercredi le 31 octobre 1951 ML GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).P ous (OLA PECHERTES NZ Notre évêque C'est avec une joie profonde que nous avons connu notre évêque Mgr Bruno Desrochers.Ii nous avait été donné de le voir'dans diverses cérémonies, de remarquer son sourire paternel et d'observer la bonté de son regard en même temps que la fermeté qu\u2019on y sent: mais le 26 dernier, nous avons enfin rencontré notre pasteur.Après nous avoir confié, dans une alllocution à la salle, tout ce que son coeur d'apôtre et de père de ce nouveau diocèse attendait de ses universitaires, Mgr Desrochers rencontrait les étudiants à la salle des professeurs.Avec une gentillesse exquise, son Excellence causa aver nous tous, interrogeant les uns sur les conditions de vie à l'Ecole, expliquant À d'autres un point de doctrine (ceux qui se réclamaient de d'autres diocèses) et écoutant avec obligeance toutes les questions imaginables.Son Excellence nous a tous conquis tant par cette simplicité que par cette noblesse de manière qui lui est naturelle.Elle a conquis & ce point notre amitié et notre estime que l'un de nous lui a demandé une ceinture rouge pour notre modérateur, Devant l'énumération de ses nombreux mérites que chacun se chargaient de faire à sa manière évidemment, Mgr Desrochers nous a promis de prendre notre demande en grande considération.Pour les étudiants, 11 convenait que cette visite devienne l'occasion d\u2019un congé.Le benjamin de la Classe de Iére Agronomique, Yves Paradis, demanda, rtimidement il faut l'avouer mais avec beaucoup d'adresse) une suspension de cours a son Excellence.Son plaidoyer fut sans doute solide, car le congé nous fut octroyé.Nous vous en sommes trés reconnaissants, Excellence, S'il nous était permis d'exprimer un voeu qui fût en même temps une invitation cordiale, nous dirions simplement que de telles visites sont tellement riches à tout point de vue; éducatif, moral, social et qu\u2019elles devraient être plus fréquentes.Jusqu'à ce jour, nous étions étudiants d'une Faculté un peu orpheline, une sorte de faculté en dehors du monde universitaire.Votre présence nous a fait apprécier ce que la routine et le manque de réflexion nous avaient habitués à considérer comme une maison de pension qui se chargeait de donner des cours.Grâce à vous, Excellence, nous aimerons mieux notre Ecole, et nous comprendrons mieux notre rôle.Notre travail sera désormais encore plus sérieux afin de devenir comme \u2018vous nous le disiez: \u201cdes hommes savants, des hommes complets et des apôtres qui sauront faire rayonner la bonne odeur du Christ\u201d.Lionel Lachance, Ille Agr.Chapeau neuf.Il vous est sûrement arrivé, mesdemoiselles de réver d'un nouveau chapeau.d'y rêver si fort que le dit chapeau, un beau jour, se pose comme par enchantemient sur votre chef, Vous étiez heureuse, vous exultiez.Vous consullicz tous les miroirs.Sur la rue, vous souriez à tout le monde dans l'espérance que l'on remarque votre nouvelle \u2018attraction capitale\u201d.Que de joies alors, que d'émotions et\u2026 que de salive!!! Hé bien! ce n'est pas notre cas.Le travail, je devrais dire, la collaboration qui s\u2019est concrétisée dans l\u2019entête de notre page que vous avez pu admirer la semaine dernière pour la première fois, est le fruit d\u2018une longue méditation et surtout d'échanges de vues entre les responsables de \u201cNous Voilà!\u201d Comme présentation, vous admettrez, chers lecteurs et lectrices, que ce n'est pas banal.La direction est heureuse de voir sa page ainsi coiffée et se félicite d'avoir confié à M.Léonce Chénard, de IVe Pêch., la réalisation d'une oeuvre si.parfaite.Notre ami Léonce a su exécuter, avec la maîtrise que nous jui connaissons, le projet préparé par mon collaborateur très dévoué, Richard Séguin, de IVe Pêch.La disposition est très heureuse, de même que la présentation des mots AGRONOMIE ET PECHERIES, le premier avec des épis de blé, le second par des poissons.Les deux écussons confèrent à notre page son caractère universitaire.Je crois que tous les étudiants ont raison d'être fiers de leur page, car ils en sont les artisans.Voila! C'est ainsi coiffé que la jeune \u201cNous Voilà\"! continue son petit bonhomme de chemin.Elle n'a que trois ans, et out, trois ans, bien comptés; mais voyez, comme elle est robuste.Elie sait passer des propos badins À de grandes considérations scientifiques.C\u2019est beau de sa part, ne croyez-vous pas?Mais laissons-la, dans l'admiration que lui procure son nouveau chapeau.Lionel Lachance, Rédacteur.Géologie.mystère Pierre Thermier, dans une conférence à Louvain en 1919, s'exprimait ainsi: \u201cla Géologie est une science particulièrement énigmatique.comme toutes les sciences, c'est un jardin d'énigmes: on s'y promène à j'ombre des mystères, et chaque fieur que l\u2019on y cueille est un système nouveau\u201d.Vérité profonde qu'ont pu toucher du doigt, les étudiants de Ile Agr, lors de leur excursion géologique annuelle à Québec.1ls y ont rencontré des savants qui ont pour eux soulevé un très petit coin du grand mystère qui entoure les ori- fines de la Terre.MM.René Béland, professeur à Laval, et Carl Faessier, géologue de grande réputation de même que l'abbé Laverdière, se sont succédés à la tribune pour donner les grands traits de la géologie du Québec, Une excursion, sur le terrain a permis Chronique étudiante 21 Octobre:\u2014 A l'occasion du dimanche des missions, le Rev.P.Jacques Gilbert, O.M.L, donne le sermon de la grand'messe sur les missions et les missionnaires.Le Père fait In narration de quelques incidents de sa vie d'apostolat chez les noirs d'Afrique.Profitant d'un magnifique dimanche ensoleillé, d'automne, plusieurs étudiants ont pris leurs ébats \u2018lans différentes sortes de voyages.Les Ie Agr.se permettent le luxe d'une excursion Hévlogique dans la région de la Rivière-Chaudière et Luvis, M, l'abbé Rosaire Bélanger et Lionel Lachance profitent de l'après-midi splendide pour une reconnaissance générale dans la parvisse de St-Alexandre afin d'étudier brièvement les traits physiques du paysage.- Les \u201ctennismen\u201d, de leur côté, sont favorisés par une saison excessivement clémente, Ils font bien d'en profiter, car c\u2019est un des uniques sports dont ils sont favorisés à Ste-Anne avant la neige.D'autres se per- melt une envolée duns des beaux pays de rêves, Il ne nous reviennent que de corps\u2026 Quant an plus rassis, ils se plongent, avec je d'un enfant, dans r'étufe du drainage.Cette matière cause de graves ennuis.22 Octobre: \u2014 Le lundi matin, les têtes sont toujours plus lourdes et les idées ténébreuses\u2026.l'ourquoi\u2026 C'est un peu mieux le lundi après-midi.Les Ille et IVe Agr.se trouvent enchantées d'aJ- ler visiter la ferme de M.Joseph Pelletier, du troisième rang «de Ste-Anne.Ils trouvent très utiles les deux \u201cFord\u201d niises a leur disposition, même si elles sont d'âges différents.Ils observent avec avantage la prospérité résultant de la mécanisation de la ferme.Les IVe Pêch., absents depluis plus d'une semaine, ont peine À se remettre À la routine journalière des cours.C'est compréhensible.La diversité des paysages durant le voyage en tenaient toujours quelques-uns éveillés pour faire remarquer aux autres lea belles choses alors qu'au cours personne ne peut constater une variation dans le paysage.Excursion de botanique marine pour les Ière Pêvhaux Iles de Kamouraska.Pour cette fois, ils ont pris le temps d'étudier leur table des marées pour ne pas faire un voyage blanc.Ca n'a pas empêché Alphonse G.de tomber à l\u2019eau et de recevoir sa première initiation aux pécheries\u2026 Les IVe Pêch., voient enfin le jour où le Frigo, sera mis en ordre.Vont-ils en manger des huîtres et du poisson après ce temps-ci!!!! 23 Octobre: \u2014 Les Ille et [Ve Agr.profitent toujours d'une température clémente pour poursuivre leurs visites de quelques fermes.Cette fois-ci ils jettent un rapide coup d'oeil sur la ferme d'un cultivateur progressif, M.Picard, de St-Gabriel.1] y a 37 ans, certains pâturages ne \u201cfournissaient pas assez d\u2019herbes pour nourrir un crapaud\u201d selon son expression.Les [éres Agr.et Péch., font les malins.Ils se permettent d'enfumer tout I'Ecole.lls doivent subir aisément l'influence du temps sombre pour ainsi se chlorurer l'esprit.Ce soir, dure pratique avec la Cantoria.N'est-ce pas, Marcel?24 Octobre: \u2014 Pluie, brume, froid humide et pénétrant.Moins d'activités extérieures.C'eat pcut-être la raison pour laquelle Ti- Mand s'est permis de faire du trouble autour de la table, Il lui faudra sûrement une volumineuse bavette\u2026.A 5 cing heures p.m., le modérateur de la Faculté, M.l'abbé Diament, convoque au \u2018\u2018troisième- centre\u201d les étudiants pour des remarques à puint.Aures habent et audient.25 Octobre: \u2014 Dernière pratique de la Cantoria, avant le concert.Il est heureux que le directeur se soit aperçu à temps que l'auditoire ne pourra pas voir le beau Armand lors du concert.On à résolu de lui construire deux escabeaux.-\u2014 Durant la soirée, les élèves ont eu l\u2019heureuse occasion de rencontrer leur évêque, son Excellence Mgr Bruno Desrochers, en la salle des promotions de l'Ecole.Après, on leur a accordé.la.faveur.de.briller par leur présence, cette fois, au généreux goûter.Ils font bien les choses quand ils veulent, n'est-ce pas\u201d\u2026 Ils pourront être invités de nouveau?26 Octobre: \u2014 Les gars de Ile Agr.partent en excursion géalo- gique à Rimouski.Quant à Jacques, personnage dont les occupations sont fort nombreuses, i] doit retarder son voyage pour le concert.C'aurait ét¢ malheureux pour.tout le monde s\u2019il n'avait pu chanter car on sait que c'est un excellent baryton-\u201cMartin\".Et que dire de ces gentils petits boutons bleus qui ornaient sa chemise!\u2026 Par esprit de sacrifice, il a du s'absenter au milieu de la magnifique réception après le concert pour rejoindre ses confrères à Rimouski.Sa devise est sûrement \u2018le devoir avant le plaisir\u201d.l'lusieurs élé- ves ont eu le bonheur d'entendre l'excellent ténor canadien-français, Raoul Jobin, dans l'interprétation de nombreuses pièces de son répertoire, et Jean Beaudet, son accompagnateur si compétent.27 octobre: \u2014 Pour plusieurs le lendemain de la veille est un peu éreintant, C'est pourquoi il n\u2019y a pas grande activité, cet avant- midi.Qui aurait dit que Léonce tenait mordicus à dormir quand même ses huit heures?EF dormirait peut-être encore si son compatriote Lucien ne l'avait pas ramené à la réalité, vers midi.- Rarement on entend un cri de femme sur le troisième étage, mais cet avant-midi il y a une des balayeuses qui a mis sur pled tout le monde.C'est ainsi quand on entre dans une chambre lorsque c'est marqué \u201cDanger\u201d a la porte.On risque de prendre des chocs.nerveux.électriques.Ainsi le temps passe A la Faculté.Richard-L.Séguin, IVe Pech.aux jeunes étudiants d'assoir les connaissances acquises sur du concret: l'écorce de notre mère la Terre, Koana, A biiches perdues La semaine dernière, nous avions la visite de M.l'abbé C.-E.Cliche, ancien surveillant et vieil ami des Anciens de I'Ecole.L'abbé Cliche est maintenant aumo- nier A la Jemmaraje, dans les en- virong de Québec.11 semble bien que le \u201cPére\u201d aime sa nouvelle charge, Il nous a confié, avec un brin de malice.que son séjour a l'Ecole lui avait été d'un précieux secours.M.Claude Hayes B.Sc.Agr.49) à l'emploi du Centre d'Insémination artificielle de St-Hyacinthe, était de passage à l'Ecole, le 24 dernier.M.Hayes poursuit actuellement une tournée dans quelques centres d'insémination À titre d'instructeur.A l'occasion du grand concert de la Cantoria, notre ami Paul Simard (B.Sc.Agr.51) faisait une courte visite à l'Ecole, sans doute pour revoir son vieil ami Pouliot, laul à fait couper en une brosse élégante ses longs cheveux qui ont souvent fait l'objet de caricature de la part d'un du \u201cLapalme\u201d de l'Alma Mater, Maurice Hamel.(B.Sc.Agr.50.) La classification des sols est maintenant terminée, et le class- ficateur \u201cassistant\u201d, René Raymond (B.Sc.Agr.51), nous est revenu nt plus gras ni plus rou- Reaud qu'à son départ.Une seule chose & changé: l\u2019état de ses finances.Devant les membres du Club Hchelieu de Rimouski, M.Gérard Bourret (B.Sc.I\u2019.42) pronongait récemment une conférence très «oûtée sur la réfrigération, son histoire et sou application pratique au service dus pêcheurs par la mise en opération d'un entrepôt frigorifique à Rimouski meme, On sait que M.Bourret est technicien au service du Ministere des Pécheries el maintenant en charge de l'entrepôt frigorif- que du Gouvernement provincial à Rimouski.II fut durant plusieurs années à 'emploi de la Canadian Cod.Liver Oil, de Rimousmouski également.M.Piva de Rome Italie, à Ste-Anne L'Ecole d'Agriculture recevait, la semaine dernière, la visite d'un haut personnage de l'Education en ftalie.En effet, Monsicur Piva Inspecteur général des Ecoles d'Italie, et délégué par l'Unesco, passaitqquelques jours A notre Etole pour étudier, sur place, le rouage de notre enseignement agricole.Par la même occasion, il s'est vivement intéressé au programme d'étude de même qu'à l'organisation du cours ménager agricole nuivi par cinquante jeunes filles durant la période den vacances d'été.M.Piva a profité de son passage pour assister & la réception offerte à Mgr Desrochers par le personnel enseignant et lex étudiants de la Faculté, Koana.INTRONISATION.(suite de la page 4) toute votre lignée jusqu\u2019au premier ancêtre.même si vous ou- bllez de le récom Nos meilleurs Page 6 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Mercredi, le 31 octobre 1951 Pour vous Mesdames! Cette superbe robe en sole-taffeta noire tire son originalité de son large coliet qui encadre la figure.Cette création Miltmount est à remarquer par la frange à pompons de velours sur les bords du collet, des revers et des poches sur les hanches.SOUPE AUX POMMES DE TERRE (4 personnes) chopine de bouilion maigre, !z livre de pommes de terre, un ole Ænon, un peu de persil, 4 c.à table rase de beurre, 4 c.à table rase de farine, 1 jaune d'oeuf, du sel, poivre, une tasse de crème et % livre de carottes.Couper en petits morceaux, les pommes de terre épluchées et les carottes grattées, et les faire cuire dans le bouillon, avec la moitié du persil.Passer le tout.Mélanger le beurre et la farine.Assalsonner avec du sel et poivre suivant le goût.Battre l'oeuf avec la crème dans ls soupière et, verser la soupe chaude dessus, en tournant émergiquement.Baupoudres de jersit hâché fin et servir avec des cFoutons de pain sautés.TOUJOURS LA MEILLEURE! \u201cLa santé des dents\u201d Réponses à de fréquentes questions Q.- Je suls intéressé à connal- tre la compositlon chimique des dents humaines ?R.-L'émail couvrant la couronne de la dent est le tissu le plus dur de tout le corps humain.I est extrêmement calcifié, contenant à peu près 98% de sels inorganiques et 27% de matières organiques et d'eau.Environ 90% des sels inorganiques consistent en phosphate de tricalcium et les 10 autres pour cent comprennent du carbonate de calcium, du phosphate de magnésium, de la fluorure de calcium et de petites quantités, enfin, de sodium et de potassium, Les composants organiques sont l'eau, dans la proportion de 1.5% et la kératine dans celle 4 peu prés de 0.5%.La dentine, qui compose la majeure partie de la dent, ressemble quelque peu à l'os.Elle est faite d'à peu près 70% de sels inorganiques, comme ceux de I'émall, sont composés de phosphate de tricalcium et d'autres sels de calcium et de magné- slum.Les parties constituantes organiques de la dentine sont l'eau et la matrice dentaire, qui contient une matière collagène très fine, un peu semblable à une gelée.La matrice dentaire est identique à la matrice osseuse et, comme cette dernière, se transforme en une matière gluante à l'ébullution.\u201cLa Ligue d'Hygiène Dentaire de la Province de Québec Inc, 1469 rue Drummond, Montréal 25, est heureuse de répondre gratuitement, par lettre personnelle, à toutes les questions qui lui seront posées sur la santé des dents et des gencives des enfants et des grandes personnes.Elle offre, gratuitement, d'envoyer sur aimple demande, aux futures et Aux jeunes mamans, des brochures illustrées traitant de leur alimentation rationnelle dans l\u2019attente d'un bébé et des soins spéciaux alimentaires et dentaires à prendre par elles et à donner à leurs enfants pour sauvegarder leur propre dentition et as- aurer de bonnes dents à ces derniers.Bien donner son nom et adresse postale exacte et com- pléte.La Bible vous parle.Charges-vous de mon joug et mettez-vous & mon école, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouveres soulagement pour vos âmes.Venez à moi, vous tous qui peinex et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai.(Mat, 12, 28-29.) (Texte préparé par la Société Catholique de la Bible.) Nocturne de novembre Les lumières s'allument, la ville revêt son manteau noir.Au reste du jour qui se consume succède le gris des grands soirs.Sur les allées humides où l\u2019ombre combat la lumière, les pas résonnent un son lugubre que l'écho seul ne veut taire.Entre les massifs sévères que forment les épitaphes, le regard s'enfonce dans le mystère avide d'en creuser la surface.Dans le ciel lourd, triste et austère, la lune révèle son langoureux chagrin et les arbres pleurent le long des pierres de grosses larmes, sans fin.Enivrée de silence, j'écoute pensive, la complainte modulée par la bise et il me semble entendre murmurer à travers les branches dénudées, des regrets en soupirs exprimés.Mais soudain, un mince rayon s'allonge, gliase dans linfini et, avec grâce se plonge dans un amas de feuilles flétries, véritable hécatombe.\u2026 Sa chaude clarté enbrasse la feuillaison et lui donne un reflet de charme profond.Sous son souffle, l'on devine bien, la puissance de mourir pour renaître plus fort.Ainsi dans notre sphère; espoirs contruits, fièvres d'un jour, humaines folies, rêves et retours, connaîtront la fin d'un nom de éphémère.11 leur faudra la mort pour renaître vêtues du sceptre de la foi; voués À la rançon de l'éternelle Joie! Magdeleine Ouellet, Rédactrice au journal \u201cLe Saint-Laurent\u201d.i La veilie de la Toussaint est célébrée à travers le monde sous le nom d'Hallowe'en et fait revivre une vieille légende du retour sur la terre des âmes à la recherche de consolation.La grande vedette noire de l'écran et de la radio américaine, Hattie McDaniel, est en train de préparer la citrouille traditionnelle pour son jeune fila. Mercredi le 31 octobre 1951 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Page 7 \u201cLa seule réponse au communisme: des familles authentiquement chrétiennes\u201d \u2018Invité à faire une excursion dans la brousse au cours d'un voyage au Sénégal, notre groupe, un moment donné, atteignit un coin sauvage, vierge de toute influence de la civilisation.Au grand étonnement de chacun, les excursionnistes aperçoivent un groupe d'indigènes rassemblés autour d'un appareil de radio, Ils étaient à écouter une émission en provenance de Moscou où le speaker, dans leur dialecte, les exhortait à se libérer du joug des blancs.\u201d Ce fait, précise le fondateur de la J.O.C, mondiale, Mgr Cardijn, au cours d'une visite au Centre national de la L.- O.C., indique comment les agents du communisme travaillent: Ils ne négligent personne; le plus petit groupe comme la grande foule est un objectif à conquérir à la cause du communisme, L\u2019A C.FAMILIALE SPECIALISEE Le travail des forces adverses est favorisé par l\u2019état dans lequel se trouve la famille actuellement.Les effets néfastes de l'industrialisation se font sentir sur la vie familiale.Le confort moderne est dangereux parce qu'il rend égoïste, qu'il nous fait oublier la situation des autres, Les mouvements familiaux d'Action catholique spécialisés sont absolument nécessaires actuellement: ils sont les seuls véritablement aptes à lutter contre le communisme parce qu'ils créent des responsables.A la culture moderne \u2014 diffusée par la radio.la presse à sensation, et le cinéma \u2014 qui transforme l'homme en robot inconscient, ils opposent une culture humaine basée sur le christianisme et le sens des responsabilités personnelles.Au lieu d'abaisser l'homme et de le rendre dépendant de ceux qui pensent pour lui et qui le font agir comme ils l\u2019entendent, les mouvements d\u2019Action catholique élèvent l'homme en l\u2019obligeant à se pencher lui-même sur ses problèmes et en le créant responsable des gens de son milieu.Mer Cardijn a conclu cet entretien en exhortant chacun à croire que tout homme a droit à une vie vraiment familiale, \u201cEn travaillant à sauver la famille, vous apportez la seule réponse au comunisme: des familles authentiquement chrétiennes.\u201d (Front Ouvrier) A méditer.\u201cFaire des hommes complets et des chrétiens convaincus\u201d -\u201cTâchez de créer le climat qui fasse aimer ce qui est ardu\u2026 tâchez de rendre vos écoles attrayantes, souriantes, efficaces, qu'elles soient un livre où l'on s'aime, où l'on aime revenir.L'école étant un \u201cclimat\u201d, le prolongement de la famille, elle doit étre le centre social le plus rayonnant de la municipalité.\u201d Le rôle de l'école est de faire des hommes complets, pas des enfants qui auront appris des pratiques de piété mais des chrétiens convaincus qui sauront mettre à la base de leur vie l'honnêteté et le don de soi, qui accepteront le problème social de demain, qui sera beaucoup plus grave que celui d'aujourd'hui.\u201d (Mgr Léger, Archevêque de Montréal.) Vous ne pouvez pas le tenir en laisse, non% Visiteurs d\u2019Angleterre, à Ste-Anne Mardi.le 30 octobre.M.Pierre Labrecque, Directeur du Service de l'Industrie Animale, et M.J.- J.Gautreau, chef de la division des chevaux, au Ministère de l'Agriculture accompagnaient à Ste- Anne deux officiers supérieurs du Ministère britannique de l'Agriculture.C'étaient M.Tom Allsop.Livestock Officer.British Ministry of Agriculture, et M.GC.Smith, du même ministère.Ces visiteurs commençaient une tournée d'observation au Canada.A la Ferme Expérimentale, ils furent guidés par M.J.-P.Lemayassistant en Industrie animale, qui les mit au courant des projets d'expérimentation sur le bétail laitier, les moutons Leicester, Northen Cheviot et leurs croisements.sur les expériences conduites en ir- dustrie porcine, chevaline, etc.Il semble que ces zootechniciens d'outre-mer aient été très bien impres- slonnés par les lignées laitières produites à la Ferme Expérimentale, et par les rendements des vaches à leur premier ou deuxième vélage.Toujours accompagnés de MM.Labrecque et Gautreau, ces mé- mes visiteurs firent une bréve visite à l'Ecole d'Agriculture et à la Ferme-Modète où ils furent très intéressés par ce qu'ils y trouvèrent, car le troupeau Ayrshire de l'Ecole, en particulier, compte parmi les meilleurs au Canada, et aussi parce qu'ils y trouvèrent un troupeau de vaches Canadiennes, inconnues là-bas, bien qu'elles soient parentes aux races Jersey et Guernesey des Iles de la Manche (sous domination anglaise) et qu\u2019ils connaissent bien.Ces messieurs et leurs officiers du Ministère de l\u2019Agriculture provincial retournèrent le même jour à Québec.Conseils pratiques Pensez à l\u2019avance ce dont vous avez besoin dans le re- frigérateur.Cela vous évitera bien des pas inutiles dans la préparation d'un seul repas.Epargnez-vous également des va-et-vient au petit déjeuner en transportant sur la table.à l'aide d'un plateau, tous les bols et les boites de céréales.Vous les servirez vous-mêmes ou chacun en prendra selon ses goûts.Vous pouvez améliorer la saveur du jus d'orange en boites ou le jus préparé à l\u2019avance, en le transvidant d'un verre dans un autre au moment de le servir.Il est toutefois préférable de préparer le jus d'orange à la toute dernière minute, car dès que les oranges sont coupées, elles commencent à perdre leurs vitamines, Quand vous épluchez des légumes ou que vous pelez des fruits, ayez soin de le faire sur une serviette en papier ou un papier journal.Le travail fini vous n'avez qu\u2019à envelopper les épluchures dans le papier sans devoir rien nettoyer.\u2018Exploitation prochaine des richesses de la Gaspésie L'industrie qui a changé la face des choses dans plusieurs régions excentriques du Québec, tend à.se développer en Gaspésie, où le gagne-pain de la population s'appuie partout sur la coupe du bois et la pêche.Pendant 250 ans, la Péninsule a vécu une vie isolée, bordée qu'elle est à l'est par le vaste entonnoir du golfe St-Laurent, au nord par le fleuve même, très large à cet endroit, au sud par la baie des Chaleurs, qui la sépare du Nouveau- Brunswick, a y a moins de 25 ans, une nouvelle route dirigea vers la péninsule le flot des touristes.Elle donna aux Gaspésiens de la côte sud d'entrer en relations avec ceux de la côte nord.Depuis lors.des milliers de touristes sont venus apporter à la population gaspésienne des revenus supplémentaires.Quatre cents ans après que Jacques Cartier eut planté une croix sur la terre que les Micmacs avaient appelé Gaspé (extrémité), l'industrie fait son apparition pour tenter d\u2019extraire les richesses naturelles qui se cachent sous une su- perfigie de 9,221 milles carrés, La Noranda Mines Limited prend les devants avec l\u2019installation d'une usine de traitement du cuivre au village de Gaspé, port de mer naturel.Des dépôts de plomb et de zine ont également été découverts et l'on recherche maintenant du pétrole, selon les avis des géologues du gouvernement provincial, On parle du pétrole gaspésien depuis que Sir William Logan en trouva des traces en 1843.Le gouvernement de Québec a décidé aussi d'électrifier entièrement la péninsule.Gaspé est bien placé pour recevoir des iudustries.Le village est situé à l'extrémité d'une pointe qui s'avance dans le golfe St-Laurent, à seulement 180 milles de Sept-Iles, terminus de la zone minérale de l'Ungava.Le charbon du Cap-Breton n'en est distant que de 350 milles et ce fait pourrait devenir significatif dans l'avenir.Le développement industriel de la Gaspésie modifiera considérablement le mode de vie de ses habitants, non pas d'une façon brusque, mais selon les données d'un développement progressif.Matane, à l'oréa de la péninsule est déjà une ville pourvue de toutes les commodités modernes.(Information) Quel bonheur de pouvoir se la couler dauce à 65 ans !.GRÂCE AUX RENTES SUR L'ÉTAT Quand sonne l'âge de lo retruite, il es* bien légitime qu'un homme veuille enfin so reposer, sam trocas, à l'abri de fout sauci matériel.Les rentes sur l'État peuvent justement lui apporter cette tranquillité d'esprit.C'est le moyen le plus sûr et le plus simple d'assurer son ovenir.Aucun esamen méd.cal requit.Les purements sont Minimes et un retard dans les versements n'entrainé pos \u2018a rupture du eontres De plu.le Gouvernement canadien te porte gorant de votre argent et.VOTRE REVENU CONTINUERA TANT QUE VOUS VIVREZI Procurez-vous dès maintenant une rente sur l'Etat! CELA VOUS COÛTERA TRÈS PEU PRIME MENSUELLE D'UNE RENTE DI $100 PAR MOIS PAYABLE À 65 ANS 60 ANS Age Hommes Femmes Hemmer Fommet 21 $1284 $1500 $184 $2112 _25 1334 1764.2208 2320 720 1096 \u201c2200 3000 732.06 36 24.12 \"20060 2606 41.08 40 3144;\"26.60 ; 4968 \u201d S6.00 49 4260 Tavés _ 7176\u2018 8200 s0 : 61.46 7144 7110.40, 132.20 SERVICE DES RENTES MINISTÈRE OU TRAVAIL CANADA [= me mt re em mm em me ae a vo nm \u2014\u2014 | Le directeur, Service des rentes sur l'Etat, I Ministère du Travail, Ottawe.{Fronce) | Veuillez me faire parvenir tous détaile sur la protection économique que peuvent | me procurer les rentes sur l'Etat.| Mon nom est \u2014 | (Mm.Mme / Mile} ! Je demeure à .Cen | Dete de noisance me rs 1 | entrer on vigueur - Téléphone \u2014- | 11 est entendu que cos ronstignements sont confidentiels.lis nue css ces um eue au ni us es A a TR PE EF GD a sie Be Page 8 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d Son Exc.Mgr Desrochers, à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture A .et des Pêcheries Jeudi soir, le 25 octobre, Son Excellence Mgr Desrochers était l\u2019hô- te de l'Ecole d'Agriculture et des Pêcheries.Tous les directeurs et professeurs religieux étalent présents, ainsi que les professeurs laïques et leurs dames, En tout, une soixantaine de personnes, les élèves en plus.A 8h.30, Son Excellence entrait dans la salle des promotions où l'attendait l'auditoire, accompagné de Mgr Alphonse Fortin, supérieur, Avec eux, M.l'abbé Joseph Diament, Directeur, M.l\u2019abbé F.-X.Jean, Doyen de la Faculté, M.Charles Gagné, secrétaire de la Faculté, M.Louis Bérubé, secrétaire de l'Ecole des Pécheries, et M.Albert Sirois doyen des professeurs, allèrent prendre place sur la scène.M.l'abbé Diament fit un bref historique de l'Ecole d'Agriculture, fondée en 1859, avant toute autre au Canada, par un prêtre de vision, l'abbé Frs Pilote, secondé en cela par la Corporation du Collège.11 raconta comment le fondateur dut aller en Europe se renseigner sur l\u2019organisation des études agricoles, inconnues ici; comment il re- wint de là avec des données bien claires, et avec l'assurance du succès.M y eut d'abord.trois élèves.Les cultivateurs d'autrefois étaient d'avis qu'on en sait toujours trop pour cultiver.Or, la vérité exige, au contraire, qu'on sache tout: chimie, physique, biologie, économie, sociologie, bref, tout ce qui regarde les activités humaines.Dès 1877 un groupe de citoyens de Ste-Anne publiaient une circulaire pour répondre aux prétentions des citoyens de Montréal qui auraient voulu que l'Ecole de Ste-Anne soit réorganisée dans leur propre.ville.L'Ecole continua son chemin, tant mal que bien, mais si bien tout de même qu'en 1912, on l'affiliait à la Faculté des Arts de Laval, et elle organisait un enseignement conduisant au grade de bachelier en agriculture, En 1937, affiliation à la Faculté des Sciences de Laval; en 1938, fondation de l'Ecole Supérieure des Pécheries, ten ses murs), et en 1944, fondation par Laval de la Faculté d\u2019Agriculture dont I'Ecole a la charge depuis.\u201cVous connaissez les prêtres qui y font de l'enseignement, continue M.l\u2019abbé Diament; je vous présente les professeurs laïques qui travaillent avec dévouement et parfois dans des conditions pénibles.Beaucoup parmi eux ont le grade de docteur et sont capables de figurer dans les congrès et réunions scientifiques.A l'OCFAS, récemment, sur 8 travaux présentés dans une section, sept l\u2019étaient par des hommes de l'institution.De plus, nos professeurs sont religieux d'esprit et savent communiquer non seulement l'idéal humain, mais aussi l'idéal chrétien dans l'accomplissement du devoir quotidien\u201d.M.Diament présenta ensuite les élèves de Pêcheries et dAgro- nomie, \u201ctous très intéressants, et qui obéissent au moindre désir des autorités.(Rires) Il en est venu de tous les coins de la province, du pays, et même de plusieurs pays étrangers.Tous ont le désir de servir la classe rurale, celle qui nourrit l\u2019humanité et qui alimente en ressources humaines les villes mangeuses d'hommes\u201d.Et M.Diament rappelle comment, après 1870, la France (26 millions d'habli- tants), (alors en grande proportion agricole.) a su se relever de sa défaite, tandis qu'après la guerre de 1939, bien que plus populeuse (40,000,000 et plus) mais étant surtout industrialisée, elle a eu bien du mal à retrouver un peu d'équilibre, L'Ecole a donc pour but de former au Québec des hommes qui travailleront à as stabilité rurale, agricole et maritime.Et M.Diament conclut en invitant Son Excellence \u201cà revenir souvent\u201d.Mgr Desrochers remercie M.le Directeur qui vient de lui faire un \u201cdoux reproche\u201d en l\u2019invitant de venir \u201csouvent\u2019, dès sa première visite, \u201cIl me tardait de venir, ajoute Son Excellence, mais les circonstances ont été peu favorables\u2019.S'adreasant d'abord aux élèves, S, Exc.leur dit que s\u2019il est important d'approfondir les sciences profanes pour en faire bénéficier nos concitoyens, il est surtout important de se former une âme plus complètement humaine, en ce sens qu'elle doit comporter une plus grande formation morale et spirituelle.Et elle ajoute que l\u2019élément rural, moins nerveux, plus sage, plus prudent et méditatif que l\u2019élément urbain doit être conservé, car il est le pourvoyeur d'hommes des cités où les générations s\u2019éteignent les unes après les autres.\u201cOn nait à la campagne et on meurt À la ville\u201d.Le distingué visiteur rappelle ensuite cette parole du fondateur, l'abbé Frs Pilote: \u201cLe sol, c'est la Patrie; améliorer l'un, c'est servir l\u2019autre\u201d.Et il recommande aux élèves d'enrichir leur coeur, d'observer la discipline de l\u2018institution, comme entraînement à cette tà- che de ruralisation qui les attend.\u201cEt si l'on n'avait pas ri, ajoute- t-il malicieusement, lorsque M.l'abbé Diament m'a dit que vous o- béjssiez à son moindre désir, je l'aurais cru sur parole.Car j'étais bien enclin à le croire.\u201d \u2018\u201c\u2019Trempez vos caractères, brillez par vos qualités d'hommes entiers, capables d'entraîner et de rayonner.Soyez, sans in lettre peut- être, des hommes d'action catholique, mais à votre façon, chacun en faisant rayonner son christianisme.\u201d \u201cCe programme que devraient s'imposer les étudiants trace bien un peu celui des professeurs.Car ceux-ci doivent communiquer tout ce qu\u2019il y a de bon en eux, science et qualités d'âme.Même dans les limites du diocèse, Il y a encore beaucoup à faire.Mgr Boulet faisait remarquer, il y a quelques heures, qu'il y à encore plusieurs paroisses nouvelles à consolider.Il faudra enquêter, trouver ce qui manque et continuer cette oeuvre désirable et pressante.Des efforts considérables ont déjà été faits, à Ste-Anne, par le Doyen actuel Communiqué de l'Evôché © Par décision de Son Excellence Monseigneur Bruno Desrochers, Monsieur l'abbé Jean-Charles HUDON, curé de St-Alhanase a été nommé curé de St-Clément de Tourville, Monsieur l'abbé Armand PROULX, vicaire à la Cathédrale, a été nommé curé de St-Adalbert, (L\u2019Isiet).Monsieur l'abbé Louis-Philippe MORNEAU, vicaire à St-Augustin, a été incardiné À notre diocèse et nommé vicaire à la Cathédrale.Monsieur l'abbé Wilfrid Dubé, curé de St-Onésime, a été nommé aumônier diocésain des associations d'institutrices catholiques.Monsieur l'abbé Robert HUDON, du Collège de Ste-Anne, à été nommé assistant-aumônier de l'Union Catholique des Cultivateurs.Son Excellence Monseigneur Bruno Desrochers chantera sa p mière pontificale à la Cathédrale, le jeudi premier novembre, J de la Toussaint.Cette messe célébrée à neuf heures et demie sera précédée du chant de Tierce.Albert Noilet, ptre.(M.l'abbé Jean), mais cet effort doit être continué de manière à rendre le diocèse florissant jusqu\u2019en ses coins les plus reculés.Avant de terminer, Mgr Desrochers explique que les élèves réguliers sont bien ses diocésains puisqu'ils séjournent ici plus de six mois, et qu'ils entrent dans la catégorie des \u201cquasi-résidents\u201d sujets à l'évêque du lieu, sans pour cela cesser d'être sous l'autorité de leur propre évêque, À leur retour au foyer.Et il se compte heureux de compter les élèves de l'Ecole parmi ses fidèles, Et venant à parler de l\u2019Ecole comme institution, il ajoute qu\u2019il étudie présentement ce qui la regarde, et que pour suivre le conseil de feu S.Eminence le Cardinal Villeneuve, il agira: \u201cFaites des erreurs, disait cet homme d'action à ses jeunes prêtres, mais faites quelque chose.\u201d Et Mgr Desrochers dit qu\u2019il fera \u2018quelque chose\u201d.\u201cJe bénis de tout coeur votre institution et vous tous\u201d dit-il en terminant, alors que toute l'assemblée s'agenouille devant lui.Puis il invite chacun des assistants à venir le rencontrer au sortir de la salle.C'est ainsi que toute la communauté au complet, prêtres, professeurs laïques, leurs dames et les élèves purent causer familièrement avec celui qui devient ainsi le père de l'institution, et partager avec lui les agapes dues à l'initiative de M.Je Directeur et dee dames de céans.LG.F.Sinoës, Caron, Renaud, Corriveass & Cie.Comptables Agrééa QUÉBEC, P.Q.- JONQUIÈRE, P.Q.MONTMAGNY, P.Q.- RIVIÈRE-du-LOUP, P.Q.76, Rue St-Pierre, Québec.Tél.1 8-7104 MAMAMAGAABHGAMAAGSSAMAMSMMAMASAGAME GRAND CONCERT par L'OPERA NATIONAL DK QUEBEC.\u201cLe Barbier de Séville\u201d, de Rossini AU COLLEGE, MERCREDI, 14 NOVEMBRE.| VUVVUUUUVVUUVUVUUVVUUVUVOVUVTUVUVOVUU Jo C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ete.+ Kite ° Téléphone: 83 Ste-ANNE-dele-POCATIERE Rue Potré -\u2014 Mercredi le 31 octobre 1961 AAMAMAMHHGAMAMAS ANA AA.: Logements à louer Deux logements à louer, en face de l'Ecole d\u2019Agriculq ture, coin Route Nationale {et rue de l'Entr'Aide, Le logement du premier étage, très spacieux, com- 1 prend plusieurs pièces et est {très confortable.Celui du (rez-de-chaussée a été refait {à neuf et muni des commodités modernes, Ces deux logis sont disponibles pour le ler no- { vembre, © Argent Demandé Les RR.SS.de la Charité du Couvent de Ste-Anne invitent toutes les personnes qui auraient de l'argent à prêter à communiquer avec elles.Bon taux d'intérêt.Capital remboursable à 60 < jours d'avis, Ecrire ou vous adresser à : RR.SS.de la Charité, Ste-Anne-de-la-Pocatière, C, de Kamouraska.A, M.J.-C.Dubeau, Membre du Club Ducharme M.J.-C.Dubeau, s'est qualifié de nouveau, et pour la quatorzié- me année consécutive.Membre du CLUB DUCHARME de la sauvegarde, (2e degré) M.Dubeau qui s'occupe d'assurances générales a réussi à écrire au cours du mois de juillet le magnifique chiffre d'affaires de $120, 000.00 d'assurance-vie.Nos plus sincères félicitations à M.Dubeau, CEST LE Panda rvveveeevveve C'EST LE Panda Camille MORAD MARCHAND de NOUVEAUTE Gts-ANNE-de-la-POCATIERE r "]
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