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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 17 janvier 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1952-01-17, Collections de BAnQ.

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[" ASIIVLS ce 2e sal V Eivu a/s Ke.ntoine lo; Eclfics du Parle: et QUEBEC 290.1111 Rnser à ce que lon ecrit t | p Directeur: L.-de-G.FORTIN Série IL Voi 11 \u2014 No 10 Bainte-ANNE-de-la-POCATIERE, (Kamoureeka) JUBILE D'OR SACERDOTAL A STE-ANNE-DE-LA-POCATIERE Ste-Anne-de-la-Pocatière (DNC).\u2014 Des fêtes grandioses ont marqué, samedi dernier, à Ste-Anne- de-la-Pocatière, le jubilé d\u2019or sacerdotal de M.l'abbé Georges-Noël Pelletier, prêtre retiré à Saint-Philippe de Néri, comté de Kanm:nuras- ka.De nombreux dignitaires ecclésiastiques, des parents et une foule d'amis et de paroissiens tant de Ste-Anne que de St-Philippe de Néri ont assisté à ces fêtes le la reconnaissance et du souvenir.Son Excellence Mgr Bruno Desrochers, évêque de Ste-Anne de la Pocatière assistait au trône, A la grand'messe c3lé- brée par le jubilaire à 9h.30 à la cathédrale de Ste-Anne, Son Excellence Mgr Desrochers était assisté de M.l'abbé Jos.Diament, directeur de l'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste-Anne et de M.l'abbé Clément Leclerc, professeur au col lège classique.Le jubilaire était assisté à l'autel par son frère, M.l'abbé Thomas Pelletier, curé de Saint-Philiope de Néri et par son cousin, M.l'abbé Pierre Pelletier, protesseur à l'Externat Classique de Rivière-du-Loup.Assistaient au choeur: Mgr Alphonse Fortin, supérieur du Collège de Ste-Anne; Mgr Auguste Boulet, du Collège de Ste- Anne; M.l'abbé Aurèle Hudon, curé à la cathédrale; M, l'abbé H.Paquet, curé de St-Roch-des-Aulnaies; M.l'abbé Wilfrid Dubé, curé de St-Onésime; M.l'abbé Pierre Fortier, c'tré de St-Pacôme; M, l'abbé Origène Boulanger, du College de Ste-Anne; M.l'abbé Lucien Pageau, curé de Saint-Bruno de Kamouraska; M.l'abbé Antonio Pelletier, vicaire à St-Pas- cal; M, l'abbé Maurice Bois, vicaire à Saint-Patrice de Riviè- re-du-Loup; MM.les abbés Léopold Ouellet, Paul-Emile Raymond, Dominique Gosselin, Roland Tardif, Lionel Mei.ier et nombre d'autres, La chorale paroissiale sous l\u2019habile direction de M.l'abbé Louis-Philippe Morneau, vicaire, exécuta la messe d'actions de grâces! Le sermon de circonstance a été prononcé par le Rév.P.Laplante, de Ste-Anne de Beaupré, neveu du jubilaice, Le prédicateur a montré les grands bienfaits du sacerdice et ses voeux au jubilaire a souligné les couronnes du vieillard, du prêtre et du pasteur qui auréolaient le front du jubilaire en cette fête du sacerdoce, La vie sacerdotale est pou- nous un exemple et une leçon.Le prêtre qui se sacrifie a droit à notre respect, à notre reconnaissance et à notre amour, Unissons-nous au jubilaire pour rendre grâce à Dieu de ses grandes merveilles opérées dans l'un des nôtres et remercions Dieu de tous ses bienfaits faits en nous par le ministère de ses prêtres.On trouvera de larges extraits de ce sermon en page 6.Après la Grand\u2019Messe, le banquet fut servi au Couvent des Rév, Sceurs de la Charité de Ste-Anne, dans leur grande salle qu'on avait artistement décorée pour la circonstance.De nombreux convives vinrent s'asseoir autour des tables bien garnies et rendues encore plus attrayantes par l'originalité d'un joli Menu qui égayait les esprits et ouvrait les ap os A ce diner, il y eut d\u2019abord les hommages de M.l'abbé Thomas Pelletier, frère cadet du jubilaire, hommages marqués d'une amitié et d'une admiration profondes comme d'une éloquence sobre, mais frémissante, Puis Mgr Alphonse Fortin, supérieur du Collège offrit les voeux de l'Alma Mater; M, l'abbé Joseph Diament parla au nom de la classe agricole que cette grande famille de chez-nous a toujours si bien servie; M.le curé Auréle Hudon, de Ste-Anne, a rendu lui aussi un témoignage vibrant au jubilaire et à sa famille qu'il connaît depuis si longtemps.Et enfin, une voix laïque, celle du Dr Thomas Thomas Michaud, de St-Pacôme, le seul confrère laïque survivant de cette classe de 1898, rappela avec beaucoup de charme, les jours d'autrefois, les jours d'écoliers du jubilaire., et les siens! Puis un neveu du jubilaire, fils de feu Eugène Pelletier, Jacques, finissant au Petit Séminaire de Québec lut l'adresse dont le texte suit: Les anniversaires heureux, dont le ciel éclaire notre route, brillent sur chacun de nous, comme un rayonnement des divines bontés.Ils invitent à la joie, à l\u2019action de grâce, à la prière.I font fleurir les hommages et les voeux, tout comme le soleil fait s'épanouir les fleurs qui embaument et réjouissent, qui parent et sourient.Aujourd'hui, c'est notre tour de saluer l'un de ces jours bénis! C'est notre foyer qui s'emplit des rayons d'un astre d\u2019or, nous versant le bonheur le plus pur, auréolant votre front, vénéré Jubilaire, de dix lustres de vie sacerdotale.Et, par une délicatesse de la Providence, c'est dans le sillage des Mages, que chacun accourt, les uns d'assez loin, pour vous offrir, bien-aimé Jubilaire, hommages, voeux et félicitations.C'est que nous avons besoin de nous presser autour de vous et de laissez jaillir notre félicité dans un hymne jubilaire, en votre honneur.Laissez-nous nous arrêter un instant devant la scène grandiose de vos splendides moissons dorées, alors que votre ciel prend tout à la fois l\u2019éclat ravissant d'un midi glorieux et les teintes si majestueuses et douces d'un beau soir.Permettez-nous donc de lire et méditer la page enluminée de votre demi-siècle d'or, Ah! ces cinquante ans! C'est tout un poème d'amour, de fidélité, de labeur et de dévouement au Maître des Moissons.Cette fête, c\u2019est le soir empourpré d'un long jour où se sont croisées les mélodies chantantes des heures joyeuses et les plaintives harmonies des jours sombres, C'est encore le souvenir sacré d\u2019une aurore lumineuse où vous gravissiez les degrés du sanctuaire pour offrir, pour la première fois, l'Auguste Victime dans une émotion que la parole ne peut traduire.Fort de vos jeunes années, connaissant l'austère langage du devoir et de l'obéissance, vous avez parcouru une longue carrière, Le demi-siècle de labeurs et de mérites que nous célébrons aujourd'hui a connu divers horizons, Votre ministère s\u2019ouvre d'abord à St-Jean Deschaillons, comme vicaire, puis professeur au Collège Ste-Anne, consacrant vos vacances au service d'une desserte de touristes à la Pointe de la Rivière-du-Loup.Viennent des responsabilités plus grandes: Curé de Ste-Germaine, aumônier des Institutions de Beauceville et de St-Pascal, où votre zèle d\u2019apôtre des jeunes trouve à s'exercer avec succès.Les paroisses de St-Isidore, de St-Eugène de l'Islet, de Ste-Hélène et de Notre-Dame de la Guadeloupe, demandent alors, pour les pasteurs épuisés par le travail, l\u2019aide d'un coeur dévoué, d'une main bienfaisante pour les ouailles de ces paroisses modèles, Enfin, les fatigues de ces divers labeurs, acceptées toujours avec un grand esprit de foi, et aussi la lassitude, la marche sur la route montante que l\u2019âge commence à assombrir, vous invitent à goûter les douceurs de la paix dans une oasis privilégiée, j'ai nommé le foyer du cher frère curé, si heureux de recevoir près de lui, l'aîné, son parrain, qui a tant travaillé, et n\u2019a jamais failli devant la tâche confiée à son zèle inlassable, Quelle joie pour nous tous de vous voir prendre un repos bien mérité tout en continuant de prodiguer aux âmes votre bonté si sympathique, Merci à vous, vénéré Jubilaire, vous dont la parole fut toujours pour tous une lumière, l\u2019exemple, un entrainement au bien.En vous voyant porter si allègrement le poids des ans, nous songeons à ces chênes de la forêt qui s'élèvent droits et fiers vers le ciel triomphant des bourrasques de l'hiver, comme ils ont su résister aux rafales de l\u2019automne.Notre merci cordial est la synthèse de nos voeux et de notre prière, appelant sur vous, les bénédictions du ciel, Et puisqu'on a chargé le benjamin de vous présenter, au nom de tous, ses hommages les plus sincères, j'ai pensé que le merci le plus cha- (suite à la page 2) Jeudi le 17 Janvier 1952.On nous écrit St-Fabien, Rimouski, 17 janvier 1952, Cher monsieur Gonzague, Vos bons mots en faveur de la \u201cclasse 1598\u201d dont 13 pré- tres en 1900, 1901 et 1902, Vous avez oublié de nommer notre doyen de classe et de prêtrise: Eloi Martin, ce bon Eloi, du diocèse de Chatam, dans le temps, était curé de St-André de Madawaska, quand, vers 1915, il décida d'aller voir le Pape, II mourut subitement en arrivant à Rome, dans le jardin du Collège Canadien, où il se promenait avec Mgr Lebon; il ne vit pas le Chef visible mais invisible de l'Eglise, Comme vous aimez la petite histoire, jo vous dis cela, Mgr Lebon pourrait, peut-être, corriger la date de Rome.La paroisse de St-André de Mudawaska (diocèse d'Edmuns ton) a une mission qui porte son nom: St-Elvi.Quant à votre curé de St- Fabien, votre appréciation de mes homélies du dimanche va m'obliger d'y apporter encore plus d'attention, Je vous remercie de votre charité bienveillante: il fallait dire quelque chose.Je suis de ln \u2018classe\u2019! Avec tout cela, vous nvez Bagné mon réabonnement de soutien de 1952 à 1953! Nous sommes forcés de lire \u201cLa Gazette des Campagnes\u201d.parce qu'elle est instructive ot éducative de la 1ère à la dernière page.Bonne et heureuse année, cher ancien de St-Fabien.En juillet 1954 nous ferons le Centenaire de notre église où vous avez été baptisé, ainsi que Mme Fortin, puis mariés.Vous y serez! Votre en N.S., Stanislas Roy, ptre, ruré.N.D.L.R.\u2014 Merci, M, le Chanoine Roy, pour le rappel de la mémoire de ce \u201cbon M.Eloi Martin; et merci pour l'abonnement de soutien comme du compliment qui l'accompagne; nous l\u2019acceptons mais à qondi- tion que vous acceptiez ce que nous avons dit du Chanoine S.Roy, dans notre dernier numéro.Quant au Centenaire de \u201cnotre église\u201d, comptez sur nous, M, le Curé; nous n\u2019aurons que 60 ans, et nous nous y rendrons avec nos coeurs d'autrefois! LG.F. Page 2 Sociiété Historique de Kamouraska, o { La PAROISSE St-ALEXANDRE : Notes historignes { .( suite) \u201c ° 2\u2014La vie religieuse: le ministère pastoral.1\u2014Monseigneur Narcisse Doucet, (1820-1891).Mgr Narcisse Doucet n'a pas été curé de Saint-Alexandre, mais la paroisse lui doit beaucoup.Dès son arrivée à Saint- André, en 1849, il collabora ferme aux tractations qui ont abouti à la fondation de la paroisse.Pendant deux ans il attira chez lui la générosité populaire en faveur de la future église.Lorsqu'en septembre 1851, la construction de la sa- eristie, terminée avant celle de l'église, eut permis la célébration de l\u2019office divin, le premier, il offrit le saint sacrifice sur semaine, Nul doute que ses premières messes ont contribué pour une large part à faire germer les vocations dans Saint-Alexandre, qui a produit, comme on le verra dans la suite, une si riche floraison de prêtres et de religieux.L'abbé Doucet était né à Masquinongé, le 28 février 1920, de Michel Doucet et de Genevièvre Généreux, Il fit ses études à Nicolet et fut ordonné prêtre à Québec le 20 septembre 1842.Après avoir été successivement vicaire (1842-1844) et curé (1844-1849) à Percé, il fut curé de Saint-André de Kamouraska de 1849 à 1862, de la Malbaie de 1862 à 1891.Entre temps, il avait exercé la charge de Grand-vicaire de l\u2019évêque de Chicoutimi en 1879 et d'administrateur du diocèse, et avait été élevé à la dignité de Protonotaire apostolique.Ces faits décèlent une personnalité religieuse remarquable.Il mourut le 9 mai, 1891.2\u2014L'abbé Louis-Edouard-Adolphe Dupuis, (1823-1893).I fut le premier curé résident de Saint-Alexandre, Né, lui aussi, à Maskinongé, le 7 avril 1823, de Joseph Dupuis et de Théotiste Vanasse-Vertefeuille, il fit ses études à l'Assomption, à Nicolet et à Baltimore dans le Maryland.I fut ordonné à Québec, le premier octobre 1845, Premier curé de Saint-Ferdinand (184 -1851) et desservant de Saint-Gil- les (1846-1847), il vint à Saint-Alexandre pendant l\u2019année 1851-1852.Il passa ensuite à la cure de Sainte-Anne de la Pérade, où il rebâtit l'église en 1869 et appela les Frères du Sacré-Coeur en 1877.Il sera encore curé de Valmont (1882- 1885), de Saint-Stanislas de Champlain (1885-1892).C'est là qu'il se retire des travaux du ministère et décède, le 4 juillet 1893.M.Dupuis n\u2019a fait que passer à Saint-Alexandre, mais la vénération des paroissiens a voulu rappeler son souvenir en donnant son nom au \u201cpetit deuxième\u201d, le rang St-Edouard.(à suivre) N.B, Notre chronique sur la \u201ccroix à Tom\u201d, parue dans la GAZETTE le 31 octobre dernier a inspiré à un lecteur l'idée de nous faire parvenir un supplément d'information, Cette bonne fortune nous est venue de M.Napoléon Dumont, curé de Sainte-Hélène de Kamouraska.Nous l'en remercions vivement.Son exemple est à suivre, pour l'amour de l\u2019histoire de Saint-Alexandre, \u201cJe viens de lire l\u2019article de M, Jean Dumais, mon jeune coparoissien, sur \u201cla croix à Tom\"\u201d.\u2014 Je ne veux pas contredire M.Dumais; au contraire, je voudrais compléter cet exposé de l'histoire de la \u201ccroix à Tom\u201d, et, peut-être, corriger quelque peu l'exposé qu'il en fait.\u201d \u201cVoici donc ce que j'ai entendu raconter par mon père, \u201c(décédé il y a cinq ans à l'âge de quatre-vingt dix ans), \u201cl\u2019un des défricheurs du cinquième rang de Saint-Alexan- \u201cdre.Tl a donc eu connaissance de beaucoup de choses qui \u201cse sont passé il y a près de cent ans, particulièrement \u201cdans la route de Saint-Eleuthère, qu'il a parcourue très \u201csouvent.\u201cSelon mon père, Tom Fox un Ecossais catholique - a- \u201cvait-il raison - et excellent catholique.Les dimanches, de \u201cmême que matin et soir, il priait à genoux au pied de la \u2018croix, même souvent en plein hiver.\u201cTom Fox avait déserté quelques arpents de terre autour \u201cde sa cabane, jusqu\u2019à la route en construction tout près \u201cde laquelle il avait planté la croix au-dessus de la sour- \u2018ce, Plus tard, des bâtisses furent construites sur ce ter- \u201crain pour abriter hommes et bêtes.Ce fut bientôt un \u201clieu de relai, particulièrement lorsqu'on commença la \u201cconstruction du chemin de fer et bon nombre de mou- \u201clins à scie, l\u2019église en brique de Saint-Eleuthère, ete, la \u201ccroix à Tom étant à peu près à michemin entre les deux \u201céglises, J'avais alors moi-même environ huit ans, je crois, \u201c\u2019et je me rappelle très bien le trafic extraordinaire qu'jl \u201cy avait en ce moment dans la route par laquelle on char- \u201croyait nuit et jour les nombreux matériaux et pièces de \u2018mécanique nécessaire pour tous ces travaux.\u201cLa paroisse de Saint-Alexandre fut alors envahie par \u201cdes gens de toutes races, qui allaient travailler au chemin \u201cde fer et qui devaient nécessairement passer par cette \u201croute.Pendant les relais à \u201cla croix à Tom\u201d, où l\u2019on \u2018trouvait une belle source pour abreuver hommes et 9, \u201cles blasphémes les plus monstrueux y furent proférés.\"L'on en vint même jusqu\u2019à en écrire à la pointe du cou- \u201cGAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Jubilé d\u2019or à Ste-Anne\u2026 (suite de la page 1) leureux, le cadeau qui vous irait le plus au coeur, ce serait de vous annoncer officiellement la décision que je prends, au terme de mon cours classique, de prendre votre relève dans la vigne du Seigneur, comprenant, à votre exemple, toute la grandeur qu\u2019il y a de se donner à Dieu, pour les âmes et de se donner aux âmes pour Dieu, Avec les anges du sanctuaire, qui furent témoins de votre élévation au sacerdoce et de vos fidèles engagements, et qui aujourd\u2019hui recueillent jalousement les perles d'or de vos promesses solennelles, avec nos chers parents et cette partie de la famille que nous retrouvons au ciel, en particulier, mon cher père, dont votre bonté et votre charité inlassables ont adouci le poids des épreuves et qui, en ce jour, exultent en écoutant monter de la terre, les harmonies de votre Jubilé.Avec vous, vénéré jubilaire, avec tous ceux qui nous entourent, nous chantons aujourd'hui l'hymne de la reconnaissance au Seigneur.Louanges et merci! Merci pour les fleurs du matin, les rayons du midi comme pour les douces clartés du soir! Merci aussi pour les épines du chemin, aux caresses parfois sévères pour les croix qui ont jalonné vos sentiers, étendant sur votre âme, leur ombre bienfaisante! Pour tout, louanges et merci à jamais! Cette adresse produisit une émotion profonde dans l'auditoire, et son auteur en fut longuement applaudi.Puis, le jubilaire, M.l\u2019abbé Georges-Noël Pelletier se leva et s\u2019exprima en ces termes: Mon frère, l'abbé Thomas Pelletier, maître de cérémonies pour la circonstance, vient de souligner le bel hommage qui est rendu au jubilaire par la présence, ici, de dignitaires du clergé et de tous ceux qui sont venus prendre part à ce banquet, et aussi par la splendeur des décorations de cette salle, et l\u2019habile disposition des tables et du menu, que nous devons à l'extrême bonté et au dévouement des RR.SS.de la Charité et de la vénérable Mère Supérieure de Ste-Anne.Je ne m'\u2019attarderai pas à féliciter tous et chacun de ceux qui participent à cette fête, et à en proclamer mon entière satisfaction, \u2014 satisfaction qui va bien au-delà de ce que j'aurais pu désirer, et surtout de ce que je mérite.Cette fête est réellement belle et grandiose, grâce à cette belle collaboration de tous, et à la grande cordialité qu'on semble heureux et fier d\u2019y apporter.Soyez-en tous félicités et remerciés! et réjouissez-vous aussi à la pensée des précieuses grâces et bénédictions qui vont vous être données en retour, car vos hommages et vos sacrifices ne s'arrêtent pas à mon humble personne, mais ils s'élèvent, dans l'harmonie et la joie, jusqu\u2019au Coeur du Souverain Maître de toutes choses; c\u2019est Lui qui m'a appelé à son service et qui m'a envoyé parmi vous, pour faire du bien aux âmes et leur apporter lumière, grâces et consolations, Voilà 50 ans que je remplis ce ministère en son nom! Vous voulez, par la féte de ce jour lui en témoigner votre recon- maissance! Et cette reconnaissance, elle ne pourra que vous attirer de nouvelles faveurs.Je m\u2019en réjouis avec vous tous! Alors ma vie, comme vous le voyez, c'est la vie du Christ passant en faisant le bien.\u201cMihi vivere Christus est\u201d.Et tant que les forces m'en seront données, j'aurai à aider cette vie du Christ à se développer en chacun, Et dans mon expérience de la vie, je me sens incliné à faire quelques suggestions aux jeunes, pour les aider à bien vivre cette vie chrétienne, sans laquelle il n\u2019y aurait pas de récompense.Laissez-moi d\u2019abord vous rappeler que votre vie doit d'abord: a)\u2014Etre bien appuyée sur l'humilité, Car de nous-mêmes, nous ne sommes rien et nous ne pouvons rien, C'est Dieu qui nous a donné la vie et qui nous la conserve! Et il nous & faits pour Lui, avec une mission spéciale tracée à l'avance pour chacun.Chacun a reçu les aptitudes voulucs ur cette mission, Et il ne doit la remplir qu\u2019en vue de ui, pour son unique service, Pour ce service, il nous faut une aide constante de Dieu: c\u2019est Lui qui fait surgir en nous le vouloir, et qui aide à accomplir ce vouloir! Et le tout se fera par l'Action du saint Esprit en nous, en moins maintenant dans la grâce sancti- iante.(suite à la page 5) \u201cteau sur la croix, si bien qu'elle en fut bientôt toute cou- \u201cverte, du bas jusqu\u2019en haut.Ce serait alors, selon mon \u201cpère, que des \"durs à cuire\u201d, à la recherche de bois sec, \u201cauraient décidé: \u2018Brûlons le Christ!\u201d.Inmédiatement, la \u201csource se serait gâtée et presque tarie, Peu de temps a- \u201cprés, on constata que la source avait aussi changé son \u201ccours et qu'elle sourdait maintenant en\u2018 pleine route.\u201cJe me rappelle très bien, pour y être passé à plusieurs \u201creprises, que, il y a une trentaine d'années au plus, la \u201csource coulait dans la longue côte de la \u2018\u2019croix à Tom\u201d, en \u201csorte que même en temps de sècheresse, il était impossi- \u2018ble de passer sans salir les voitures de promenade.ua fallu des travaux de drainage assez considérables pour \u2018 routs\u201d, Jeudi le 17 Janvier 1952.Enfant perdue et retrouvée à la Rivière-Ouelle La petite Jeannette Ouellette, 9 ans, de Rivière-Ouelle, a causé tout un émoi, vendredi dernier, avant qu'elle soit retrouvée a trois milles de chez elle, dans un champ enneigé cherchant la demeure de ses parents.Les bruits avaient d\u2019abord couru qu'elle avait été enlevée par un automobiliste.Or, cet automobiliste n'\u2019était autre que | Dr Clément Germain, de Sie-Aune.Fn bon samaritain, le Dr Germain, voyant l'enfant revenir de la classe en compagnie de ses petits frères qui s'amusaient à lui lancer de la neige, s'offrit à la reconduire chez elle, et la fit monter dans son auto.Il lui demanda son nom et où elle allait, mais il ne put en tirer d'informations précises, vu la difficulté de langage de l'enfant, Il la fit descendre de sa voiture à l\u2019endroit indiqué par elle-même, d'après ce qu\u2019il put saisir de ce qu\u2019elle avait expliqué, soit au pied du \u2018rocher\u2019 chez M, Gendron, a Ste-Anne-de-la-Pocatière, Puis il continua sa route.Croyant l'enfant en lieu sûr, le bon Docteur fit du bureau et ne s'occupa plus de sa protégée.Pendant ce temps, la fillette, toute désorientée, s'engagea dans les champs enneigés et marcha ainsi durant quatre heures.A un moment donné, M.Lionel Bérubé qui travaillait sur sa ferme, vit venir à lui la fillette qui était gelée.Il la fit entrer chez lui et la soigna, Par la suite, il entendit parler de la disparition d\u2019une enfant et constata que c'était bien d'elle qu'il s'agissait.Il alla alors la reconduire chez ses parents, M.et Mme Paul Ouellet, de Rivière-Ouelle, On imagine facilement la surprise du Dr Germain lorsqu'il apprit qu'il avait été mé- lé, bien involontairement, à cete affaire, alors que son seul but avait été de rendre service à cet enfant! Connaissez-vous?\u2014Une compagnie d'assurances qui offre une réduction de prime aux ivrognes?\u2014Un homme qui ait perdu sa position parce qu'il était tempérant ?\u2014Une femme qui puisse dire: \u201cMon homme ferait le meilleur des maris.si seulement il était capable de prendre un coup!\u201d \u2014Un chauffeur qui conduise plus siirement son automobile lorsqu\u2019il est en boisson?\u2014Un contremaitre plus populaire auprés de ses employés parce qu'il boit?\u2014Un enfant qui se plaigne parce que son père n'entre pas ivre à la maison?\u2014Un meurtrier qui avoue que l'abstinence l'ait conduit à son crime?LS.C.\u201cLa langue que nous parlons - au Canada français est bien la langue française du Grand Siècle\u201d (Tardivel) \u201cC\u2019est notre doux parler qui nous conserve frères\u201d, (Gustave Zidler) Jeudi le 17 Janvier 1932, GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Page 3 et LA.oS M.Churchill est ven.M.Churchill, le personnage important de l'Empire Britannique, (qu'il croit et dit être une noble chose), est venu au Canada, entre deux séjours aux Etats-Unis, s'est repose a Rideau-Hall; a fait venir de Grande-Bretagne celui qu'il a chargé de commander aux armées britanniques d'Orient: enfin, il semble avoir pris Ottawa pour un chez-soi où l\u2019on peut travailler à son aise au bien de l'Empire, \u2014Je ne suis pas venu demander d'argent, a-t-il dit à Ot- \u201ctapa.On semble l'avoir cru, Mais aux Etats-Unis, lorsqu'il a répété la même chose devant les deux Chambres réunies, ce fut un immense éclat de rire.Les Américains connaissent probablement mieux que nous leur demi-frere.\u2014Le Gouvernement ne prêtera pas d'autres sommes à la Grande-Breagne, nous ont fait savoir les dépêches.Tant mieux! Si maintenant, on ne s'avise pas de lui en faire cadeau!\"'.Alors, tout serait encore bien.On n'aurait pas fait de prêt.C'est si beau les distinctions! Peut-être aussi que le gouvernement canadien qui vient de repêcher un dollar à peu près au pair avec le dollar américain, tiendra à conserver ses avantages!\u2026.On n\u2019est pas habitué à ces choses sensces, Mais tout est possible.L.G.F.Les pourparlers en Corée.Il y a belle lurette qu\u2019il n'en a pas été question ici.Ca ne change pas grand'chose, puisque les nouvelles sont à peu près les mêmes qu\u2019il y a deux mois; et rien ne laisse prévoir Qu'on pourra arriver à une entente pour une trêve véritable.Des malins commencent à douter de la bonne foi, non seulement des nord-coréens, (lisez, des Chinois, et de Moscou) mais dos Nations-Unies.Une guerre qui s\u2019arréteraient subitement pourrait causer bien du désordre dans l'économie des pays actuellement en passe de fabriquer fiévreusement des moyens de défense.En vérité, l'état de nervosité actuelle favorise tellement les activités industrielles, commerciales, financières et autres!\u2026 \u2014Si nous n'avions pas eu la guerre de Corée, disait récemment un gros industriel de la forêt, nous aurions perdu beaucoup.Ce n'est que partie remise; ça se produira au jour où il y aura vraiment la paix.Comme ça, paix serait synonyme de crise économique\u201d.Voila de quoi ne pas renforcer les démocraties libre L.G.F.L'indice du cout de la vie baisse de un dixième de point.Voilà qui est consolant: l'indice de la vie baisse de un dixième de point, et tout de suite, on se réjouit avec le même enthousiasme que si l'on avait appris que la viande est revenue à 50 sous la livre.et le charbon à S18.00 la tonne.Ca veut exactement dire que ce qui vaut $10.00 et que l'on payait $20.00, on le trouvera désormais pour S19.99, absolument comme dans les réductions offertes par Sol Abrahamdans son magasin de l'Ami du Peuple.Mais l'indice du collet-blanc est toujours le même: il a la corde serrée autour du cou, comme dans le bon temps, et il se demande sérieusement pendant combien de mois ou d'années encore, il pourra continuer à respirer avec le sifflet diminué des deux tiers de sa capacité normale, à cause de l\u2019étranglement qu'il subit depuis des lustres et des lustres! On ne lui à pas augmenté son revenu, pour la raison qu'on redoute une crise, et que si son salaire restait augmenté.voyez-vous la catastrophe\u2019.Pauvre et éternel tondu, qui ne peut manger a sa faim qu'en temps de crises!.L.G.F.Statistiques Lacordaires.Dans la province de Québec, le nombre de Lacordaire est passé de 47,760 a 51,139 en 1951, soit une augmentation de 3,379.Quant aux Jeanne d'Arc, elles sont passées de 46,- 907 à 52,225, soit une augmentation de 5,318.539 ont quitté les rangs, contre 9,236 qui les ont rejoints, laissant une augmentation nette pour la province, de 8,697 abstinents, au total de 103,364.Le diocèse de Ste-Anne qui comprend 35 cercles, a 2,096 Lacordaire, 2,262 Jeanne d'Arc, et a conquis 118 nouveaux membres en 1951 pour totaliser 4,358 abstinents des deux sexes.Que deviendrons-nous?Cette question se trouve sur les lèvres et dans l'esprit de milliers de personnes, de toutes les classes de la société, et l'on ne veut pas toujours assumer le rôle de prophiète pour y apporter une réponse.Problème épineux s\u2019il en est un.Que va-t-on devenir avec cette hausse constante du coût de la vie, et qui met l'incertitude en face de l'avenir, En ces dernières années, la crainte de l'avenir a rendu plus attrayantes que jamais, les promesses nébuleuses des démagogues.La période de prospérité actuelle dûc en une large mesure à cette menace d'une guerre globale, a pour ainsi dire poussé les hommes à rechercher moins d'heures de travail, plus de vacances afin de mieux jouir, ct ainsi a affaiblir chez le travailleur, la véracité de l'écrit biblique, à l'effet que \u201cl\u2019homme doit gagner son pain à la sueur de son front\u201d, Les dépenses gouvernementales se multiplient malgré un budget incapable de boucher tous les trous, Le budget familial est grevé de taxes, malgré cela le travailleur n\u2019a plus peur de s'endetter, de dépenser son argent avant de le produire.Malgré la tendance des idées vers le socialisme ou le communisme, l'ombre de la paix n'est pas encore apparue, Nous devrons croire longtemps aux diverses théories qui s'imposent aujourd'hui avant que le soleil d\u2019une prospérité stable se lève sur notre labeur quotidien, Que dire de l'exode rural, où les gens tannés d'être maître chez-eux s\u2019en vont en ville, esclaves devant un guichet, où la plupart changent leur nom pour un numéro, augmentant ainsi le nombre des prolétaires, qui en cas d'années sombres, deviendra un peuple affamé qui sera une porte béante à l'entrée facile du communisme en notre pays.Les abus alcooliques sont aujourd\u2019hui une plaie nationale.Nous engloutissons ainsi dans ce gouffre toutes les économies nécessaires à la sécurité de l'avenir, Le capital humain et argent de notre pays s\u2019en va disparaître dans cet abime.Les récits de crimes remplissent les colonnes de nos journaux, Notre jeunesse même, l'espoir de demain, se livre à ces passions, à ces folies et se prépare ainsi un bien triste avenir, Partout on délaisse la lecture sérieuse, on voudrait les rapports de deux années condensés dans une seule page.Les magazines et les digestes deviennent la seule alimentation intellectuelle de notre population et indique bien un besoin de relèvement spirituel.Tant de jours sombres s\u2019annoncent à l'horizon, l\u2019angoisse étreint les coeurs parce que l\u2019on a mis de côté la charité et l'amour, qu'on a substitué par une barrière de bombes atomiques, et qu'on les croit les armes les plus fortes pour vain- ere l'ennemi, Sacrifice et renoncement ne se retrouvent plus dans le vocabulaire des orateurs d'aujourd'hui.Il apparait donc évident que si nous ne changeons pas notre mode de vie, afin de nous préserver des dangers clairement indiqués sur notre route, nous courons vers un désastre certain.\u2018Trois choses seraient spécialement nécessaires pour apporter une amélioration sensible.D'abord c'est qu'il devrait y avoir un renversement dans la présente tendance dans l'ampleur toujours plus étendue du gouvernement, deuxièmement, c'est qu\u2019il devrait y avoir un raffermissement dans la morale, Troisièmement, on devrait reconnaître le besoin d'accepter une mesure de renoncement et de sacrifice dans des temps ou la liberté elle-même est en jeu.Joseph Deschénes.Sirois, Caron, Renaud, Corviveass & Cie.Comptables Agréés JONQUIÈRR, P.Q.MONTMAGNY, P.Q.- RIVIBRE-du-LOUP, P.Q.QUÉBEC.P.Q.- 7\u20ac Rue St-Pierre, Québes.Tél: B-7104 SUPPORTS SPENCER © te © Ordonnances médicales maternité, Spécialiete en coreetterie avec médicale orthopédiques, AE bressidres, exécutées supports attention Ste-ANNE-de-la-POCATIERE © Téd.:60.6-3 e SPECIALITE Caintures chirurgicales, Le troisième Congrès de la Langue française Un bulletin bi-mensuel Le Comité du Troisième Congrès de la Langue française vient de lancer un bulletin bi-mensuel, Il lui a donné un nom bien significatif: \u201c Le Congrès\u201d, Cette modeste revue comprendra une douzni- ne de pays.Elle sera envoyée chaque quinze jours, de janvier à juin, Aux comités diocésains du Congrès, nux journaux, aux postes radiophoniques aux revues de langue française du Canada et des Etats-Unis, Elle permettra d'établir un lien entre le Comité Central du Congrès et les nombreux comités régionaux, Elle mettra ces derniers nu courant du Travail qui s\u2019accomplit et leur transmettra les instructions du comité général, Le premier numéro n paru le quinze janvier.Il contient une description générale des Assises de juin 1952 ninsi que la biographie du président de Ja Survivance Française, Ml'abbé Adrien Verrette.Celuici présidera comme on le snit les assises do juin 1952, La publication est envoyée grn- tuitement à tous les groupements qui s'intéressent nu troisième Congrès de In Langue française.Les caprices du baromètre A l'heure où vous projetez une promenade ou un court voyage, consulter le baromètre n'est que sagesse, Si vous n\u2019entendez rien à son langage, les directives suivantes vous éclaireront, 1o Quand le baromètre descend avec une lenteur régulic- re lors d'une période do benu temps, il n'y a pas lieu de redouter un changement de temps avant l'instant où il recommencera à remonter.2o Mais, au contraire, si la baisse est brusque et profonde, c\u2019est l'indice d'un temps pluvieux, peut-être d'une tempête.Ro Lorsque la baisse est rapide, mai peu profonde et que la température est très élevée, Un orage est presque certain.Toutefois, si la température n'est que moyenne, il ne faut craindre qu\u2019un grain ou tourbillon de vent, 4o Une baisse lente ct peu accentuée ne doit généralement pas inspirer de cruinte.50 Lorsque l'ascension du mercure est lente, régulière et durable, on peut être assuré d'une assez longue période de beau temps.fo Quand en hiver, le baro- mêtre monte, le temps se met à la gelée, si pendant la gelée, il descend, c\u2019est le dégel, parfois la pluie, mais s'il monte, c'est souvent la neige, To Le vent se maintient-il à l'est, au nord ou nord-est, avec un baromètre élevé, on peut- être certain d'une période de beau temps, Page 4 M eee.RGRONQMIE NOUS GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamourasie).OLA! Az Jeudi le 17 Janvier 1952.TENA + \u2014\u2014\u2014= PÉCHERIES TES Responsables: Lionel Lachance, ille Agr, Richard-L.Séguin, IVe Pécheries.La pêche chez les tribus antiques Remerciements Chronique \u201cNous Voilà!\u201d vient de perdre l'un de ses collaborateurs étudiante L'Histoire de la Pêche, c\u2019est, en somme, celle de l'Homme lui-même (1).Car les peuples anciens, ne vivant que de chasse, considéraient la pêche comme la chasse appliquée aux animaux aquatiques.Pour comprendre son évolution, passons sous silence le Pithécanthrope de l'époque tertiaire, sujets de vives discussions, et commençons plutôt par une revue des modes de vie de l\u2019homme véritable à partir de l\u2019époque quaternaire, Pêche à l\u2019époque paléolithique: Remarquons d'abord qu\u2019une grande partie des stations paléolithiques ont été rencontrées sur les berges des cours d'eau.Que fut la pêche en ces temps reculés?Pour ces races sauvages bien musclés et agiles, la pêche a dû commencer par la capture directe, à la main.Puis la grosse proie devenant sans doute plus rare, l'homme a dû perfectionner son outillage.Il a taillé des silex en forme de pointe pour s'en servir à la main ou emmanchés à l'extrémité d\u2019une hampe de bois.La pointe de lance devait se fixer difficilement sur la hampe et par conséquent se détacher avec facilité; alors l'Homme a peu à peu perfectionné son outillage de péche pour en arriver aux os de Renne se fixant aisément sûr la tige et se prétant à la fabrication des harpons à \u2018\u2019cran\u201d latéral.L'homme qui a connu le harpon s\u2019en est servi, d'abord, en le lançant vigoureusement à la main, puis s\u2019apercevant sans doute que la force de pénétration ne suffisait pas, il a cherché un moyen propre à augmenter la puissance du jet; alors il a inventé le propulseur, prédécesseur de l'arc, indispensable à la capture des gros poissons.Mais l'homme préhistorique a dû chercher à s'emparer des poissons plus petits par la ruse; donc, apparition de l\u2019hameçon rudimentaire, composé de morceaux d'os ou de silex en forme de croissant.Pêche à l'époque méolithique: La pêche prend, à cette époque, un dévelopement considérable et les engins se perfectionnent sensiblement.Les hameçons prennent à peu près la\u2018forme connue au- jourd'hui, c\u2019est-à-dire en forme de J.De plus, on a trouvé dans les ruines des villages lacustres des filets que prouvent un progrès considérable dans l'art de capture du poisson.Ces filets devaient être des sortes de \u201csennes\u2019 permettant de cerner le poisson et de le ramener vers le bord.C'est l'engin le plus simple et que l\u2019on retrouve partout encore, même chez des populations extrêmement primitives.On a rencontré aussi dans ces stations lacustres de nombreuses pointes de flèches fixées sur un bout de hampe.Elles étaient lancées à l'aide d\u2019arcs véritables, qui font ici leur apparition et qui permettaient d'atteindre la proie, à des distances déjà reapectables.Pêche à l'âge de bronze: Le passage de la pierre polie au bronze s\u2019est effectué lentement, TI a fallu des siècles.Aussi trouve-t-on dans les stations de cet âge, un mélange d'instruments en pierre et en bronze.Au point de vue de la pêche, un gros progrès est réalisé dans la fabrication des filets, grâce à l'emploi de la navette.Instrument semblable à une fourchette à trois brins et qui permettait de fabriquer le filet à eu près exactement comme on le fait de nos jours.La présence de métal permet maintenant de perfectionner la forme des harpons et des hameçons destinés à la pêche.Les instruments utilisés pendant la période du bronze n\u2019évoluent pas énormément dans les temps historiques.Il s\u2019y ajoutera simplement d\u2019autres engins plus ou moins primitifs selon l\u2019ingéniosité des diverses races qui se sont succédées sur la terre, Pêche à l'âge du fer: A l\u2019âge du fer, on ne trouve plus de cités lacustres; elles sont remplacées par des villages de pêcheurs, situés à terre, sur les bords des lacs, des étangs et des cours d'eau.On a trouvé, dans les usines de ces agglomérations, toutes sortes d'engins de pêche, lances, harpons, tridents, hameçons, cordes, ancres, flotteurs, poids, filets, pièges et enfin des bateaux de pêche, véritables pirogues, creusées au feu dans un tronc d'arbre.La première pirogue vraie devait être un simple demi-tronc d'arbre coupé carrément à ses deux extrémités et creusé en forme d'auge, Puis les usages ont dû r le redressement des extrémités et l'allongement de l'em- cation.La propulsion obtenue d\u2019abord s'effectuait avec les mains et les pieds, puis par l'utilisation de morceaux de bois aplatis, d'où sont sortis les rames actuelles.Ainsi fut obtenu le maximum de développement des méthodes de pêche en cette période préhistorique, grâce à ces hommes primitifs luttant pour leur subsistance.Si, en notre ère de modernisme, nous jouissons de l'un des sports les plus appréciés, la pêche, nous en sommes redevables en partie à ces rudes ancêtres, qui, dans les siècles précédents, nous ont laissé leur ingéniosité et leurs découvertes.Marcel Danneau, Ile Pécheries.le plus actif depuis près de deux ans.M, Lionel Lachance, Ille Ar, qui n\u2019a pas manqué de dévouement et de désintéressement, a cru bon devoir démissionner de son poste de premier responsable de la page étudiante à cause d'un surplus de travail tant scolaire que personnel.Au nom de tous les lecteurs assidus à la page étudiante, au nom des étudiants, nous tenons à remercier chaleureusement ce confrère de tous les services rendus à la fois à la \u201cGazette des Campagnes\u201d, à la Faculté d'Agriculture et aux étudiants.Nous sommes cependant assurés de sa collaboration par des articles qui sauront plaire au lecteur, La Rédaction.Un type parmi tant d\u2019autres Azarias est un type doué d'un physique attirant, d'une intelligence moyenne.Né à St-André de l\u2019Epouvante, le dix- septième de la famille, d'un père à la fois bedeau et postillon, il en a gardé l'air et l\u2019accent métropolitain.Il poursuit ses études à Montréal et est déjà allé en voyage à New-York, Inutile de vous dire qu'il n\u2019est pas riche, ses parents non plus.Toutefois, de son habit et de ses manières on déduit que c'est un prince: chaque jour, il change de plumage.C\u2019est qu\u2019Azarias est fier.Le manteau de son voisin le fait rougir du sien.Un élégant veston suffit pour le rendre malade, Il n'y a que ses souliers, payés $22, à New-York dont il soit vraiment satisfait.Tout le monde le dit aussi: \u201cAzarias, il est très chic et il frappe aussi\u201d.Evidemment, à la première occasion vous l'aborderez pour causer.D'une voix délicate avec je ne sais quel accent, il débite des phrases toutes ronflantes et toutes \u201cmodernes\u201d, S'il sait une nouvelle expression à consonnance anglaise, il vous la sort aussitôt.Qu'il est allé à New-York, il vous le fait savoir de façon non équivoque, Il vous énumère lesquels de ses parents tiennent de la noblesse (ses ancêtres ne sont pas tous nés à l\u2019Epouvante).On décèle vite que le \u201cmoi\u201d est à la base son inspiration; au moins indirectement, tout converge vers ce grand thème romantique qu'est le \u201cmoi\u201d égocentrique, Que des gens lui soient supérieurs, sans doute, il a le minimum d'intelligence pour ne pas l'ignorer; mais dans son langage il se garde bien de le laisser soupçonner.Avez-vous fait ci, dit ça?Lui aussi (à défaut, son père ou son grand-père) a déjà fait ci, dit ça et c'était mieux fait et mieux dit; tout au moins c'était aussi bien.Le naif ouvre alors de grands yeux et une large bouche, pâmé d'admiration, mais l'intelligent démasque vite ce \u201cblagueux\u201d (et habilement, sans que celui-ci s\u2019en aper- goive) et l'endure tant bien que mal jusqu'à la fin de son récit.S'il en faut de la patience et de la délicatesse pour souffrir des gens de cet acabit! Par ailleurs, la nature l'a doué d'un esprit merveilleusement équilibré, toujours selon lui! Aussi, son grand tort est de croire à la primauté de ses idées sur celles des autres: il règle tout et frappe tout.de sa critique inopportune, Ainsi, êtes-vous dans une impasse quelconque?Habitué qu\u2019il est, il vous en sortira facilement, car lui-même se met les pieds dans les plats plus souvent qu'à son tour, Il résoudra votre problème en spécialiste, tout en vous faisant remarquer que vous êtes des imbéciles (sens latins); lui-mè- me, probablement plus imbécile que vous, d'un air sarcastique vous énoncera avec aplomb que votre erreur a été de.que vous n\u2019auriez jamais dii.mais que vous auriez di.enfin que si vous l'aviez consulté auparavant, tel incident ne se serait pas produit.; en un mot que vous auriez réussi.AÂza- rias est couronné du laurier d'Apollon; alors obtenir avec lui le dernier mot ce serait se condamner au supplice des Danaides, Notre parvenu est aussi dévoué au possible: s'il prévoit qu'il pourra ensuite vous couper en quatre, il se hachera lui- même en deux pour vous rendre service, Il stimule d\u2019aimer tous les hommes pour en tirer quelque profit.Evidemment, en aimant tous les hommes, Azarias embrasse toutes les femmes aussi, Somme toute, Azarias est un homme de peu de valeur; il le sait bien; c'est pourquoi il cherche à se grandir en.se couvrant d\u2019une surnature, Erreur toutefois, puisque le naturel, même si on veut le chasser, revient au galop.Malgré cela, n'allez pasc croire que c\u2019est un mauvais garçon, car chez-lui c\u2019est une manie presqu'inconsciente, bien plus ridicule que méchante.Si ce portrait vous a plu, je m'en étonne fortement; s'il ne vous a pas fait plaisir, je m'en étonne également.De toute façon, si vous cherchez à reconnaître Azarias, c'est un mauvais signe, car plus vous chercherez plus vous conviendrez qu'Azarias c\u2019est un peu vous même, Jean-Jacques Tremblay.7 Janvier:\u2014 Et voilà que les vacances sont déjà du passé.A notre départ en décembre, nous souhaitions à 1951 de vivre encore longtemps, le plus longtemps possible, Néanmoins, au joug austère du Temps, comme tous les autres, il s'est soumis et a cédé sa place, Sans doute, nous avons souri à la naissance de 1952, mais nous craignions que, dans l'élan de sa jeunesse, il aurait tôt fait de nous saisir et nous ramener à nos études, C'est bien ce qui est arrivé, Oh! certes, quitter un foyer où l'accueil a été si chaleureux, des êtres chers, hier souriants, au- jourd'hui les yeux rougis de peine, pour s'orienter vers les examens, c'est pour le moins contrariant.Mais Ste-Anne nous réservait des charmes: tous recevaient un accueil sympathique, un second foyer prêt à les servir, quelques privilégiés des êtres non moins chers.En plus de cela, quelques confrères, arrivés depuis quelques jours, étaient là pour amoindrir le contraste qui accompagnait notre retour.Soulignons que ces braves gens, spontanément et dans un élan irrésistible, brûlaient de tenter une expérience: à savoir, si une adaptation prématurée au milieu était favorable à l\u2019étude.Nous vous en ferons connaître les résultats à mesure que les renseignements nous parviendront.8 Janvier:\u2014 Depuis quatre heures ce matin, tous les étudiants sont de retour.Les cours débutent à huit heures.Comme les examens approchent, on se propose d'être bien attentif pour finir en beau té le premier terme de l'année scolaire, A la première heure, tous tiennent bon, Le sommeil cependant cherche des victimes.Peu à peu, on en voit faiblir, A la deuxième, on succombe.Malheur! ce sont précisément ceux qui sont arrivés depuis dim Est-ce dû à leurs soirées, à un brusque surcroît de travail?Nous verrons.9 Janvier:\u2014 La température se maintient toujours idéale.Aujourd\u2019hui, les souvenirs de vacances sont tous effacés et l'année se poursuit, toute normale, Pour la 3e et 4e Agronomie, c'est une soirée (quelle différence!) de cheval: examen demain matin, S'il en faut du cran pour se concentrer ainsi toute une veillée! Le soir, un groupe d'étudiants se rend jouer une partie de hockey à Rivière-Ouelle, 10 Janvier:\u2014 Plusieurs commencent à feuilleter leurs notes en vue des examens, Au contraire, ceux qui ont abrégé leurs vacances pour venir étudier ont sans doute pris de l'avance; alors ils se permettent d'aller patiner et de faire des visites au grand scandale de leurs confrères, Nous pro- (suite à la page 6) Jeudi le 17 Janvier 1952, GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kameouraska).Jubilé d\u2019or à Ste-Anne.(suite de la page 2) Vous devez donc rester à Dieu et à son service, comme un instrument intelligent qui sait ce qu'il a à faire, et qui veut le bien faire! Et alors, l\u2019orgueuil, la vanité, l\u2019ambition resteront dans l\u2019ombre, et ne viendront pas gâter votre vie.b)\u2014Il y a en second lieu le détachement des biens de ce : \u2018 Ces biens, nous ne les apporterons pas dans la tombe, Ils ne sont pas à nous et nous n'en avons ici-bas que l'administration, C'est Dieu qui les donne, et c\u2019est Lui qui les ote, sans nous consulter; et il veut que nous ne les employions Qu'à son service, et pour ses oeuvres.e)\u2014D'\u2019où, en troisième lieu, la nécessité pour chacun de s'ouvrir à la Charité.On ne doit pas vivre comme si l'on était seul dans le monde, mais il nous faut vivre avec les autres et pour les autres; sentir leurs besoins et chercher à y subvenir; être réellement des frères fraternisant ensemble et heureux de s\u2019entr\u2019aider les uns les autres, Et cette charité, loin d'appauvrir ne fera qu'attirer de nouvelles bénédictions du ciel, Comme preuve, je veux signaler ici quelques exemples, Voyez la famille du notaire Dupuis, qui a toujours été si assidue à rendre service, et dont les nombreux entants continuent à faire leur marque dans la vie religieuse et la vie civile.Voyez celle du Docteur Pageau qui n\u2019a pas hésité à ajouter à ses 14 enfants deux orphelines restées sans père ni mère, et que Dieu continue à bénir d\u2019une manière bien visible, «se.Voyez aussi notre propre famille dont notre père, après avoir élevé 12 enfants, s'est apitoyé sur le sort d'une famille tombée dans l'extrême besoin, et a adapté du coup 4 autres jeunes enfants qui sont aujourd'hui mariés et heureux.Et que d'autres familles continuent à prospérer, en se donnant au soulagement des autres, C'est pourquoi, vous tous de la jeune génération, je sais vous rendre service en vous recommandant fortement d'ancrer votre vie dans l'humilité, le détachement des biens de ce monde et la pratique d'une charité toujours attentive et secourable, Et vous grandirez ainsi dans le bon service du Christ et l'assurance de ses bénédictions sur vos entreprises.Citons parmi les assistants: M.l'abbé G.-Noël Pelletier, jubilaire; Mgr Alphonse Fortin, supérieur du Collège; Mgr Auguste Boulet, ancien supérieur, \u2018constructeur de pays\u201d; M.l'abbé Aurèle Hudon, curé de Ste-Anne; M.l'abbé Thomas Pelletier, frère du jubilaire et curé de St-Philippe de Néri; le Rév.P.Georges Laplante, C.S.S.R., neveu et prédicateur du jour; M.l'abbé Pierre Pelletier, petits cousins; Ml'abbé Joseph Diament, Directeur de l'Ecole d'Agriculture de Ste-Anne; M.l'abbé Ernest Proulx, prêtre-assistant au Lac St-Eleuthère.Aussi, la Rév.Mère St-Joseph de la Croix, supérieure du Couvent de Ste-Anne; la Rév.Mère Ste- Georgie, soeur du jubilaire; la Rév.Sr Marie de l'Assomption et Sr Ste-Clarence, ses cousines, et Sr Ste-Béatrix, sa nièce.Les invités d'honneur: Son Honneur M, Ch.-E.Bouchard, maire de Ste-Anne, et Mme Bouchard; M, François Jean, maire de St-Philippe; M.Florian Champagne, agronome, et Mme Champagne; Mme Vve Joseph Lebel, de St-Roch des Aulnaies, autrefois institutrice du jubilaire, à l\u2019école rurale.La famille du jubilaire: Ses frères William Pelletier, de Ste-Anne et M.François-Xavier Pelletier, de Québec; son beau-frère, M.Jean-Bte Laplante, de St-Germain; ses belles- soeurs, Mmes Joseph-Félix Pelletier, de St-Roch des Aulnaies, et Mme Vve Eugène Pelletier, de Québec; ses neveux M.et Mme Georges-Noël Pelletier, et leur fils Georges.M.et Mme Hubert Pelletier, et leur fils Roger; M.et Mme Henri Pelletier et leur fille Henriette; M, Jean-Paul Pelletier, tous de Ste- Anne; dame Simone Pelletier et son époux, Go.-Henri DeRoy, de St-Omer; M.et Mme Joseph-H.Pelletier, M.et Mme Philippe Sirois, de Ste-Anne; M.et Mme Gérard Pelletier, de Québec; M.et Mm Noël Pelletier; M.et Mme Maurice Pelletier, .Jean-Charles Pelletier, M.Thomas Pelletier, Mlle Madeleine Pelletier, de St-Roch des Aulnaies; M.et Mme Thomas Rossignol, leur fille Andrée; Mlles Marguerite, Alice et Berthe Rossignol, Bernadette Levesque, Mme Veuve Louis- Emile Levesque et sa fille Solange, de St-Denis; M.Joseph Laplante, et Mlle Marguerite Laplante, de St-Germain; Mme Théo.Maheux (Suzanne Pelletier) et M, Jacques Pelletier, de Québec; Mme Auguste Corbin, de St-Pacôme; M.et Mme Albert Hudon, de St-Pascal; Mme Adélard Landry (Marie Voisine) de Rivière-du-Loup; M.et Mme Emile Voisine, de M.et Mme François Morin, (Emilia Lafrance) et leurs enfants: Jean-Marie, et sa soeur, de Rivière-Ouelle; M, et Mme A.Martin (M.-Louise Lafrance) de St-Modeste, Et parmi les amis: M.et Mme Dr Thomas Michaud, de St- Pacdéme, confrére de classe du jubilaire; Mme Dominique St-Pierre (Lucienne Hudon) de Ste-Hélène et compagne de classe de Rév.Sr Ste-Georgie; M.le Not.L.-A, Dupuis; Met Mme Chs.Gagné; M.et Mme L.-de-G.Fortin; M, et Mme Dr Cl.Germain; M.et Mme Raymond St-Cyr; M.et Mme Philippe Anctil; M.Ludger Pelletier; Mme Vve D, Ouellet (Juliette Pelletier); Mlle Yvonne Pelletier (Alfred); Mile Alma Dionne; Mlle Simone Michaud, M.et Mme Albert Alarie; M.et Mme Paul-Emile Hudon, tous de Ste-Anne; M.Joseph-H, Pelletier, de Rivière-Ouelle; M.Rosario Lebel, de St-Roch des Aulnaies, et quelques autres dont les noms nous échappent.Fait digne de mention, la famille Pelletier a donné trois prêtres à l'église: le jubilaire, .l'abbé Georges-Noël Pelletier, son frère M.l'abbé Thomas Pelletier, curé de St-Philippe de Néri; un autre frère, malheureusement absent pour cause de maladie, le Rév.P.Henri Pelletier, des Pères du St-Sacre- ment, à Shawinigan.Madame Joseph Lebel, de Saint-Roch des Aulnaies, comté de l'Islet qui fut autrefois l\u2019institutrice du jubilaire à l\u2019école rurale était présente aux fêtes religieuses et familiales, Avant de se retirer à St-Philippe de Néri, M.l'abbé Geor- £es-No\u201c] Pelletier avait été vicaire à St-Jean Deschaillons de 1902 à 1904; professeur au collège de Ste-Anne de la Pocatière, de 1904 à 1920; curé de Ste-Garmaine de Dorchester, de 1920 à 1929; aumônier à Beaucrville, Saint-Pascal et St-Michel Archange de 1929 à 1934; assistant à St-Isiaore de Dorchester, de 1934 à 1936; aumônier au collège de Benuceville de 1936 à 1945; assistant à St Euvène de l'Islet de 1945 à 1949; retiré à St-Philippe de Néri depuis 1449, | GAZETTE DES CAMPAGNES est publiée à i Ste-ANNE-de-la-POCATIERE par FORTIN & FILS, Directeur: Ls.-de-G.Fortin.Abonnement: | an 6 mois le numéro $2.00 $1.25 $0.05 | \u201cAutonisée comme envoi pastel de La covonde sinese\u201d \u201cQue d'exploits étonnants.que dimmortels héros\u201d (LOUIS FRECHETTE) : .NICOLAS PERROT fut un des plus illustres explorateurs de intérieur du continent.Interprète, traitant, commandant, médiateur ofl! auprès des Indiens, Perrot fut l\u2019un des plus fidèles serviteurs de la colonie naissante.C'est grâce à l\u2019inlassable dévouement de tels pionniers et éclu- reurs que le Canada est devenu une grande nation.Ce sont des hommes animés d'un pareil esprit d'aventure et de dévou- verte qu'il faut dans les rangs du C.A.R.C., pour perpétuer unc glotieuse tradition et porter jusqu'au bout du ruonde le prestige du Canada.La jeunesse est faite pour l'audace et l'action.Le Corps d'Aviation vllre le débouché idéal aux Énergies des jeunes citoyens dont les yeux sont tournés idéal, tout en protégeant vos libertés vers l'avenir.Emules de nos aleux, éclaireurs de la liberté et défenseurs de nos droits, vous pourrez enfin vous tailler une carrière à la mesure de votre civileset religieuses contre les ] Le 3 nes Tetigieuses ce doctrines | Contres de recrutement du C.A.R.C.i pernicieuses des dictatures athées, | 1470, ven Marstieid, Monirèal PC 141 4A vr | dont le seul objectif est l\u2019anéan- | BE a Wiad tissement de la démocratie et de la | Movies Sronveoree, guns obligation de me part, tous | chrétienté.Vous aurez aussi 'occa- | emefeis eciveloment vacans dom lo CALC.| sion d'apprendre un métier, et | NOM (ister medion) ! bénéficierez d\u2019avantagesinexistants | A = i rer vus PROVINCE dans la vie civile.Jeunes gens, ee | soyez d'aujourd'hui! Optez pour | Ace ! l'aviation.[I or +] _ Corps d'Aviation Royal Canadien Page 6 Sermon du R.P.Georges Laplante Excellence, Cher et vénéré Jubilaire, Messieurs les membres du clergé, Mes chers frères, La fête qui nous réunit au jourd'hui est une fête bien touchante: nous venons tous célébrer le cinquantenaire d'ordination d\u2019un vénérable prêtre de cette paroisse.Les docteurs et les Pères de l'Eglise nous enseignent qu'il n'y a pas de dignité plus grande et plus merveilleuse que le saverdoce.I! convient donc de célébrer avec allégresse votre jubilé sacerdotal pour remercier Dieu de ses bienfaits pendant ces cinquante années d'un sacerdoce heureux et fécond.Il convient aussi de nous presser autour de vous pour vous offrir notre reconnaissant hommage et remercier le Seigneur de tous les bienfaits que nous avons reçus par le ministère dévoué de ses prêtres.Excellence, mon premier mot est un mot de remerciement pour la grande bonté que vous manifestez à l'heureux jubilaire en venant participer à cette fête, en assistant à cette messe d'action de grâces.Votre présence parmi nous console grandement le jubilaire de l'absence de son frère Henri, retenu au loin de cette fë- te par une grave maladie.Comment vous remercier, Excellence?Nous demandons à Jésus de vous combler de ses graces, de vous donner joie, consolation et succès, dans la réalisation des grands projets que vous entretenez au sujet de ce jeune diocèse confié à vos soins.Cher et vénéré jubilaire,., il nous plait de voi: en vous, ce prêtre du Seigneur qui, pendant 50 ans, fidèle à ses engagements pris devant Dieu, au pied des saints autels, y revient au soir de sa vie, déposer au pied de ce méme autel une longue vie sacerdotale chargée de mérites, une âme sacerdotale qui s'est dépensée au service des âmes.En louant en vous, ce matin, les grandes miséricordes du Seigneur nous admirons sur votre front une triple couronne: celle du vieillard, celle du prêtre, celle du pasteur.Nous voyons sur votre front la couronne du vieillard, car la vieillesse est une dignité et une royauté.Touchant aux frontières de l'éternité, vous êtes tout prêt du Dieu qui s\u2019appelle L'Ancien des Jours, et qui conversait si familierement avec les saints patriarches, \u2018 Dans tous les pays, chez tous les peuples, les vieillards ont la premiére place dans les assemblées, les poétes les chantent dans leurs vers, les jeunes les approchent pour en recevoir des conseils et des directions, Durant ces longues années de travaux et de peines, de prières et de sacrifices, vous avez acquis une expérience très grande.Vous avez, pour ainsi dire, passé par toutes les charges de la vie sacerdotale, et vous avez acquis là un trésor d'expérience qui vous donne le droit de dire, aujourd'hui, comme un roi qui laisse à des mains plus jeunes les soucis de sa royauté: \u201cVenez, mes enfants, je vous enseignerai le secret des longs jours paisibles et heureux: ce secret, c'est la loi de Dieu et de l'Eglise fidèlement gardée.\u201d Ces premières paroles, vénérable jubilaire, satisfont mal votre piété, Vous en attendez d'autres qui répondent mieux à l'objet principal de vos pensées et qui rendent plus parfaitement vos impressions et vos joies, Ce n'est pas la reconnaissance du vieillard qui vous conduit aujourd\u2019hui à l\u2019autel, c'est la sainte allégresse du prêtre, Oui, le sacerdoce, c'est la grande merveille qui ravit le ciel et la terre.Après Jé- sus-Christ et sa sainte mère, Dieu n'a rien fait de si grand que le prêtre.\u2018Parler du prêtre, dit St-Denys l'Aréopagite, c'est éveiller l'idée d\u2019un étre divin\u201d.Et c'est bien la nos sentiments a nous tous, quand nous voyons se dérouler devant nos yeux des cérémonies comme celle d'aujourd'hui, une fête d'ordination ou de première messe.Et si nous remontons à l\u2019Evangile, nous voyons bien que toutes ces paroles des saints sont bien vraies, \u2018Qui vous écoute, m'écoute, qui vous méprise, me méprise.Vous ne serez plus mes serviteurs, mais mes amis, Il n'y aura plus de secret entre vous et moi\u201d dit Jésus, Donc, cher et vénéré Jubilaire, achevant tout à l'heure le Saint-Sacrifice, vous les direz avec un coeur ému d\u2019une bien vive reconnaissance, ces paroles de la liturgie: \u2018Quid retri- buam Domino?\u201d Que rendrai-je au Seigneur pour ce don insigne du sacerdoce dont il m'a doté?Voilà donc un demi-siècle que par la grâce du Tout-Puissant, s\u2019est accomplie pour vous cette grande merveille.Voilà un demi-siècle que vous avez été fait prêtre pour l'éternité.Maintenant, jetant un regard sur ces années écoulées, vous ne voyez que des jours pleins, parce qu'il n'en est pas un seul que vous n\u2019ayiez rempli et comblé par l'oblation qui vaut le monde tout entier, qui vaut un prix infini, l\u2019adorable sacrifice de la messe, Alors, c'était la foi, la piété dans sa fleur; maintenant, c\u2019est une dévotion qui a grandi, et qui a pénétré jusqu\u2019au plus profond de votre âme, une dévotion plus intense, plus ferme, car elle a la solidité du vieux chêne.Alors, vous apportiez au Seigneur la sainte allégresse du jeune séminariste qui s'était sanctifié sous l'oeil de Dieu durant les longues années de son séminaire, Maintenant, c\u2019est la confiance du serviteur qui a vieilli à la table de son maître qui lui a parlé tous les jours, qu\u2019il a consulté tous les jours, qui a sans cesse travaillé, combattu et souffert pour lui.En ce temps-là vous disiez d\u2019une voix pleine de candeur et qui réiouissait les anges: \u201cJentrerai à l'autel de mon Dieu, du Dieu qui réjouit ma jeunesse\u201d.Aujourd'hui, vous répétez la même parole, mais avec plus d'émotion, parce que vous la répétez sous des cheveux blancs, et en ayant la conviction qu'il est une jeunesse à laquelle les années ne peuvent rien enlever, celle qui a pour attribut le pouvoir suprê- GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).me, le pouvoir de créer, sur l'autel, comme Dieu lui-même a créé le monde.: Il est une troisième couronne, celle du pasteur dévoué.Comme pasteur d\u2019âmes, le prêtre appartient à tous.Il est de la famille de tout le monde.Il se fait tout à tous; il est le grand bienfaiteur de tous.Est-ce que l\u2019on pense souvnt, mes frères, à tout ce que le prêtre fait pour nous?Le prêtre confesse; on en voit dont la vie se consume en un ministère épuisant.(.) Le curé d\u2019Ars confessait 14 heures par jour.Le prêtre préche: c'est une tâche nécessaire, écrasante, qui tue, avant l'âge, les constitutions les plus robustes.Le prêtre conseille; et quel conseiller, plus discret, plus indulgent, plus judicieux?Le prêtre visite; il entre dans le salon du riche, mais ce qu'il fréquente surtout, c'est la maison du pauvre travailleur.Ce qu'il cherche chez tous, ce sont les âmes faites à l'image de Dieu, et travaillées des mêmes besoins, I visite les riches, pour ouvrir leurs coeurs et leurs trésors à l'humilité, à la bienfaisante charité, Il visite le pauvre pour y apporter la parole qui console, l'espérance qui soutient, l'affection qui encourage, et quelquefois, le secours matériel qui comble les vides causés par la mort, le chômage, la maladie, Le prêtre visite les malades, soigne les pauvres, recueille les orphelins, donne du peu qu'il a et ayant souvent épuisé sa bourse, mais n'ayant pas épuisé son coeur, il se fait mendiant pour ceux qui manquent de tout.St-Vincent de Paul, le Pére Seitz.Le prêtre est le médiateur entre Dieu et les hommes; il est le sel de la terre; il sauve la gloire de Dieu en ce siècle de corruption et de blasphèmes.Il bénit le berceau de l'enfant, qui vient de naître; le foyer de la famille qui se prépare: la tombe du vieillard arrivé au terme de ses jours, Il organise les oeuvres de sanctification, de zéle.Il administre le hien de l'église à lui confiée (.\u2026) Presque toujours l'administration spirituelle entraîne avec elle des intérêts matériels de grande importance, soit des pauvres qu\u2019il faut assister, des écoles qu'il faut bâtir, soit une église qu\u2019il faut réparer ou entretenir, des pauvres cultivateurs qu'il faut organiser\u2026 Pour sukvenir à tous ces besoins, le pasteur qui a l'ambition de mener à bien tout cela, se fera importun, téméraire, il usera sa vie.Et remarquons-le, c'est au nom de Dieu que le prêtre distribue la grâce comme la vérité, Aussi les plus grands génies ont compris cela, les plus puissants des rois se sont courbés vers le prêtre, devant cet homme, si modeste fut-il, car ils ont eu assez de sagesse pour reconnaître en lui l\u2019oint du Seigneur, son représentant parmi nous.(\u2026.) Et partout où vous avez passé, vous avez laissé la réputation d\u2019un prêtre pieux, zélé, et surtout d'une grande bonté, d'une charité débordante, d\u2019une charité pour ainsi dire excessive qui vous a fait sacrifier loisirs, repos, argent, santé au bénéfice des pauvres, et des affligés.; et disons-le, c'est cette soif de dévouement, cette ambition de faire le bien qui a amené la grande croix de votre vie (.) Ces quelques paroles suffisent pour faire mieux connaître dans nos mémoires la multitude de vos oeuvres de charité et de bienfaisance.Et je termine par une réflexion morale, Cette vie sacerdotale si bien remplie est pour nous un exemple et une leçon, (.) En ce jour de cinquantenaire, oli nous sentons d'avantage les grandeurs de ce bienfait de Dieu, unissons-nous pour remercier Jésus, le souverain prêtre, et Marie, la mère et le soutien des prêtres, de tous les bienfaits accordés au vénéré jubilaire pendant ces cinquante ans, Je ne voudrais pas retarder la hâte que vous avez de monter à l\u2019autel et d'offrir cette messe en action de grâce de tous ces bienfaits reçus au cours de ces cinquante ans.Que cette vie sacerdotale, belle et riche en féconds travaux, se continue encore et toujours plus sainte, plus fructueuse, plus saintement heureuse, sous le regard de Jésus-prêtre et de sa sainte Mère, Et après le sacerdoce dans le travail et la peine, viendra le sacerdoce dans la récompense: Tu est sacerdos in ae- ternum.,, Mais avant, beaucoup d'années sur la terre, au nom des fatigues que vous avez endurées et les épreuves que vous avez traversées; beaucoup d'années de la part de votre vénérable évêque qui a bien voulu rehausser de sa présence cette fête jubilaire; beaucoup d'années de la part de vos anciens confrères du Collège ou du ministère qui viennent prendre part à votre fête et remercier Dieu avec vous pour tant de grâces reçues; beaucoup d'années de la part des membres de votre famille si singulièrement méritante auprès de Dieu et de l'Eglise, au nom de vos deux frères prêtres, de votre soeur religieuse; beaucoup d'années de la part de tous ces hommes honorables empressés à vous apporter le témoignage de leurs sympathies et de leurs consolations; beaucoup d\u2019années de la part de tous les paroissiens de Ste-Anne, grands et petits ,jeunes et vieux, qui vous ont connu et aimé, tout le cours de cette longue vie, Et lorsqu'après avoir servi Dieu, de tout votre coeur, avec les dernières forces de votre corps et de votre âme, avec ce zèle dévorant qui vous caractérise encore, l'heure de la récompense sera venue, l'heure du \u2018\u201cNonc Dimittis\u201d, nous vous souhaitons de le redire ce chant avec l'enthousiasme et la conviction du grand prophète.Et nous vous souhaitons la grande récompense du bon serviteur, du saint prêtre, la gloire éternelle dans le ciel et la splendide couronne du véritable pasteur d\u2019âmes, Jeudi le 17 Janvier 1952.Nouvellesde St-Pacôme BAPTEMES:\u2014 Le 11 novembre, Joseph-Phi- lippe-Robert, fils de M.et Mme Léo Lamarre (Jeanne Lizotte.Parrain et marraine M.et Mme Pierre Lumarre, oncle et tante de l\u2019enfant.Le 19 novembre, Marie-Cé- cile-Françoise-Rita, fille de Met Mme Alphonse Guy, (Cécile D'Anjou).Parrain et marraine: Joseph-Amable D'Anjou, et Cécile D'Anjou, oncle et tante de l'enfant, Le 24 novembre, Joseph-Flo- rent-Bertrand, fils de M.et Mme Paul-Emile Ruest (Lucia Dumais), Parrain Florent Martin, marraine Alice St-Lau- rent, Le 2 décembre, Joseph-Fran- ¢ois-Albert-Michel, fils de Met Mme Jean-Paul Bérubé, ¢- lectricien, (Francoise Caty), de St-Pascal.Parrain et marraine: M.et Mme François- Albert Bérube.Le 16 décembre, Marie-Joan Francine, fille de M.et Mme Omer Lamarre (Alina Pelletier).Parrain et marraine: Armand Pelletier, oncle de l\u2019enfant et Liliane Bard.Le 28 décembre, Joseph Wil- brod-Gaétan, fils de M, et Mme Gérard Beaupré, (Malvina Guimond).Parrain et marraine: M.Wilbrod Gagnon, et Monique Lévesque.SEPULTURES:\u2014 Le 12 novembre, fut inhumée le corps d'Alice Sisoir, épouse de François-Paul Lévesque, décédée le 8 novembre, à l\u2019âge de 71 ans et 6 mois.(suite à la page 7.) Chronique.(suite de la page 4) testons énergiquement contre cette tactique, vu notre nature fragile au retour de vacances.A quatre heures, on donne une représentation spéciale aux enfants du charmant film de Walt Disney: \u201cBambi.\u201d D\u2019une réalisation panfaite, d'une simplicité, d\u2019un naturel et d'un art qui rappelle le grand Fabuliste, ce technicolor a intéressé les jeunes, Dans la soirée, on présente de nouveau le spectacle aux moins jeunes.S'il est des adultes qui se considéraient trop sages pour voir ce film, ils peuvent avoir la certitude morale que Jean de La Fontaine y aurait assisté avec plaisir.11 Janvier:\u2014 Voici le\u2019 résultat final de l\u2019expérience de nos confrères: revenir avant le temps pour les études, c\u2019est néfaste; pour d\u2019autres choses, ce peut étre excellent.Laboratoire de chimie pour les étudiants de lére année; on ne les distingue plus dans la fumée.Seraient-ils revenus plus \u201cfumistes\u201d que chimistes?12 Janvier:\u2014 Dans l\u2019après- midi, quelques amateurs de ski vont constater que la neige n'est pas des plus favorables: chutes regrettables sur une surface durcie.Du plaisir tout de méme, dit-on, Et c'est ainsi que janvier s'en va.A petits pas, selon quelques malins, Pour se consoler, ils font dire a Lamartine: \u201cO temps, hâte ton vol! Et vous, heures de supplice, Activez votre cours.\u201d Jean-J.Tremblay. Jeudi le 17 Janvier 1952, Sur les routes de l\u2019Europe (XXXIX) Départ de Paris, Lisieux.(31 juillet) Nous avons dit nos dernières messes à Paris au très pieux et inoubliables sanstuaire de la Médaille Miraculeuse, C'est le souvenir le plus important que nous puissions apporter de la Ville-Lumière et nous avons tenu à ce que ce soit notre dernier geste en groupe à Paris.Le reste de l'avant-midi est occupé à des courses; chacun utilise son temps comme il l'entend et profite des dernières heures de séjour pour voir à des affaires personnellès, visiter des endroits qui l\u2019intéressent particulièrement, rencontrer des connaissances et des amis.Tous sont de retour a la maison de la Fraternité Sacerdotale sur la rue Babylone pour notre diner d'adieu.Comment ne pas souligner l'hospitalité extraordinaire que nous avons reçue à cette maison tenue par des prêtres charmants, et excessivement dévoués pour nous rendre tous les services possibles?Nous nous sommes vite faits des amis parmi eux, entr\u2019autres le bon Père Guillemette, qui a nom Rosaire, le P, Lallier, agent extérieur, le P.Pelletier, qui nous ouvre la porte avec une amabilité toujours nouvelle, et tous les autres qui ont été si bons pour nous.Il convient de leur en garder une vive reconnaissance.Départ.Il est deux heures lorsque nous réussissons à plier bagages; il a fallu nous dépêcher sur les dernières heures pour tout\u2019 ramasser, expédier des paquets, des souvenirs, écrire quelques lettres, etc.Un arrêt sur la Place de la Concorde, au bureau du Club Automobile, nous apporta du courrier du pays: il est bien agréable de recevoir des lettres d'outre-mer: la séparation des siens donne à leurs lettres un charme incomparable et ce n'est pas sans une vive émotion qu'on reconnaît la main qui a écrit l'adresse et qu\u2019on brise l'enveloppe, Nous prenons le temps de lire nos lettres avant de continuer la route.Enfin nous disons adieu ou plutôt aurevoir à Paris et nous mettons le cap sur Rouen.Simple coup d'oeil dans Rouen, A mesure que nous avançons en Normandie, les dégâts de la guerre se font plus nombreux et plus importants.A Rouen, ils sont à leur comble: quelles ruines! La cathédrale est affreusement mutilée; on est à la réparer et on ne peut y entrer: chantier interdit.Et tout autour et partout dans la ville, des ruines et des ruines: une zone porte même, d'après le Guide, l'indication: \u201czône détruite\u201d, Cette zône se termine heureusement près de la Place du Vieux Marché, Cette place est tristement célèbre pour avoir été Je théâtre du martyre de Sainte Jeanne d'Arc.On y voit, pour commémorer cet évènement glorieux pour la France et ignominieux pour l'Angleterre qui l'a fait, une statue bien impressionnante de la sainte dans les flammes.Le monument est de plain-pied sur la place, adossé à un mur; Je vie sage de Jeanne réflète une âme qui ne tient plus à la terre, tandis que l\u2019on voit les flammes qui montent en tourbillon à ses pieds, Et c'est ainsi qu'elle a été brûlée, non pas sur un bûcher élevé, comme nous le font croire certaines images, mais là tout simplement, sur la place, entourée de la foule.Nous ne faisons que passer à Rouen, car nous nous dirigeons vers Lisieux où nous arrivons à sept heures, Lisieux est une autre ville très endommagée: on y a fait beaucoup de reconstruction, mais il reste encore des ruines, La partie de la ville la moins endommagée, et celà grâce à une protection certaine de la Petite Thérèse, est celle où se trouve le Carmel; mais même là il y a des ruines: des maisons en face du Carmel ont été détruites alors que le monastère ne subissait aucun dommage.Lisieux La journée que nous avons passée à Lisieux compte parmi les plus doux souvenirs de notre voyage.G'est d\u2019ailleurs un des pèlerinages les plus émouvants que nous ayons faits.Tout y est imprégnée du souvenir et du parfum de la petite fleur qui s'est épanouie sur cette terre bénie.Nous avons dit nos messes dans la chapelle du Carmel tout près de notre petite sainte.C'est une chapelle fort simple, mais où il y a beaucoup de piété, La châsse de Sainte-Thérèse est l'endroit où nous revenons presqu'instinctivement prier; nous«y sommes comme attirés par une force mystérieuse.Le corps de sainte Thérèse n\u2019est pas conservé miraculeusement comme celui de sainte Bernadette de Lourdes: elle l\u2019avait d\u2019ailleurs annoncé, elle avait dit que rien ne la distinguerait extérieurement des personnes ordinaires.Le masque de cire qui la représente est fort expressif: mais on a revétu ses ossements d'un habit\u2019 de soie doré.Il semble que ceta ne soit pas très heureux: on a voulu évidemment exprimer par là la vénération que l\u2019on a pour elle, mais n'aurait-on pas été davantage conforme à sa Petite Voie si on l'avait revé- tue simplement de l'habit ordinaire de la Carmélite?Les Buissonnets.Une de nos premières visites au cours de notre séjour à Lisieux fut pour la maison qui abrita les jeunes années de la petite Thérèse au foyer familial dont elle a décrit avec tant de bonheur les douceurs et les joies intimes dans \u2018\u201cl\u2019Histoire d'une Ame\u201d.Nous avions vu auparavant, dans le cimetière de la ville, le monument de la famille Martin.Une croix de pierre portant sur le socle l\u2019incription suivante: \u201cFamille Martin, \u2014 O Crux ave, Spes Unica, \u2014 La race des justes sera bénie.\u2014 .catholique, GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Sur la façade, une plaque de marbre représente la guérison de la petite Thérèse par la Vierge du Sourire, A l'intérieur, on nous amène d'abord à la salle à manger où Thérèse a pris son dernier repas avec son père, avant d'entrer au Carmel.Puis nous montons à l'étage où il y a trois pièces remplies de souvenirs touchants.Il y a la chambre où eut lieu la guérison miraculeuse: on se rappelle qu'à l'âge de 10 ans, la petite Thérèse fut guérie par une faveur de la Sainte Vierge.Dans son autobiographie, Sainte Thérèse nous raconte qu'alors qu'elle était très gravement malade, la statue de In Vierge qu'elle avait dans sa chambre, au pied de son lit, s'anima.La Sainte Vierge s'approcha d'elle, elle lui sourit; et sa maladie se trouva instantanément guérie, La statue miraculeuse occupe encore la même place, au pied du lit.À côté.on voit la chambre de M.Martin avec son mobilier complet; et, donnant sur le jardin, il y a la chambre des soeurs de Thérèse où des religieuses nous vendent des souvenirs du pèlerinage et où on conserve, derrière une vitrine.différents objets dont la sainte enfant s\u2019est servi.On remarque ses jouets, ses livres de classe, sa corde à danser, sa cage d'oiseau, sa petite chaise, ete.Dans le jardin, un magnifique groupe de marbre représentant Thérèse demandant à son père, un soir de Pentecôte, la permission d'entrer au Carmel à l'âge de quinze ans, nous impressionne vivement: les statues de marbre blanc sont d\u2019un réalisme touchant, et il ¥ a tout autour un parterre de fleurs rouges qui en font encore ressortir l'éclat.Le Trésor du Carmel.4 À onze heures, nous nous reposons de nouveau au Carmel pour visiter le trésor où sont conservées d'autres reliques très précieuses.Ce trésor est placé derrière une vitrine, cachée elle-même derrière un panneau de métal qui s'ouvre automatiquement tous les jours à onze heures et se referme à midi.Il faut donc y être à temps si nous voulons voir ces souvenirs précieux, Nous voyons là différents habits que sainte Thérèse a portés: sa palisse de baptême, sa robe de première communion, une robe de Fête-Dieu, sa robe de profession, une robe de bure avec chapelet et petit voile, son tablier de travail; il y a encore des bouquets de fleurs qu'elle a elle-même assemblés, la palme toujours verte que l'on a retrouvée dans son premier cerceuil, sa belle chevelure blonde \u2018de quinze ans, parée des lis de sa vêture, ses instruments de pénitence: croix et bracelet de fer, cilices et disciplines, On voit aussi le godet et la cuillère de bois qu\u2019elle utilisait au réfectoire, sa pnlette et ses pinceaux et une de ses peintures, et bien d'autres objets encore.Au centre de tout cela, un magnifique tableau, grandeur natuerelle, de sainte Thérèse peint par Roybet.La Basilique.Le pèlerinage de Lisieux sera doté d'ici quelques années d'une des plus belles et des plus grandes basiliques du monde La construction de ce monument est déjà très avancée; on est à terminer la façade à l'extérieur, et à l'intc- rieur on travaille à l'achèvement de l'église: la crypte est terminée et sert au culte.Cette basilique est très grande et bien décorée: elle nous rappelle un peu Domrémy.Ses dimensions sont impressionnantes: 270 pieds de longueur, 150) de largeur et 150 pieds de hauteur sous la coupole, La croix du dôme est à plus de 300 pieds du sol.C'est un monument tout blanc qui porte diverses décorations de pierre, des clochetons, des dentelles, etc.Malgré que la guerre ait accumulé des ruines dans toute la ville, In basilique elle-même n\u2019a pas trop souffert: on voit ici et là, sur la pierre, des traces de balles et d'éclat d'obus.Une très belle statue de Sainte Thérèse nous montrant le ciel dont elle nous a tracé la voie nous accueille à sa basilique.Il y a aussi une statue bien belle dans la cour du Carmel: elle est faite d'après une photographie authentique de la sainte carmélite Après sa profession, Un cimetière de guerre ranadien à Bretteville.Et ainsi notre séjour à Lisieux s'écoula très rapidement, dès après le diner nous partions en direction de Pontmain, un petit village où Ja Sainte Vierge est apparue en 1871, En cours de route, nous faisons un détour pour visiter un cimetière de guerre canadien.Le cimetière de Bretteville, en Normandie, compte 5,001) croix et nous pouvons'y lire beaucoup de noms Canadiens- Français.Il est très bien entretenu par un Polonais auquel nous disons quelques mots.Nous notons aussi que les inscriptions et les informations à l'entrée du cimetière sont bilingues, Et nous reprenons notre route heureux d'avoir rendu hommage à nos compatriotes et d'avoir fait une petite prière sur la tombe de nos soldats morts au champ d'honneur.Rosaire Bélanger, ptre.Jo C.DUBEAU ASSURANCES - GENBRALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Be.- Ete.Rue Poiré \u2014 Téléphone: 83 Ste-ANNE-de-la-POCATIERE Page 7 Nouvelles de St-Alexandre St-Alexandre \u2014 (DNC) \u2014 Les membres des Cercles Lucordaire et Ste-Jeanne d'Arc ont teny leur réunion mensuelle, jeudi soir, le 10 janvier.La soirée débuta par la pric- re récitée par M.l'abbé Louis- Nazaire Thibault, aumonier.M.Gérard Ouellet, président, souhaita la bienvenue membres, à tous il souhait: Bonne, Heureuse et Sainte Année 1952, M.Albert Côte, président régional, donna en abrégé lecture du programme des activités pour l'année 1:- 52, On procéda au choix des officiers pour In nouvelle année.Les élections aux cone scils des Lacordaire et Ste- Jeanne d'Are ont été quelque peu contestées, L'élection a Été présidée par M.Ludzer Ouellet, assisté de MM.David Bélanger, François-8.Bélanger comme scrutateurs ot Leopold Bérubé, comme secretaire d'i- lection, M.Gérard Ouellet a été réélu président, M.Oriréne Dumont fut élu vice-presi- dent.Les conseillers élus sur proposition dûment secondes sont MM.David Bélanger, Roméo Lapointe, Ovila Ouellet, Arthur Landry, François Plour de, Léopold Ouellet, Francois- S.Bélanger, Laurent Ouellet, Gaston Chouinard; M.Chri
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