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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 24 janvier 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1952-01-24, Collections de BAnQ.

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[" AU IVES ce 22 wn GVILCD a/8 k.ntoine Roy cifiop du Parlezrient QUEBEC 29Q.111 Rnser à ce que lon À t \u2014- o- \u2026 2 re 4 Bl \u201cfacere ot docerd % \u2014 + Série IO.Vol 11 \u2014 No 11 Sainte-ANNE-de-la-POCATIRRE, (Kamouraska) AGRONOMIE CANADIENNE FRANÇAISE (LXXVD Il faut réhabiliter le lait.Le lait et quelques autres aliments solides.On donne bien peu d'attention à la valeur nutritive du lait, parce que sa matière sèche, ou solide, est à l'état de solution, ou fondue, donc inappréciable à l'oeil nu.Mais les procédés de dessication, de coagulation, d'analyse physique ou chimique démontrent que le lait est plus riche en solides que plusieurs aliments connus, comme nous le verrons bientôt.Le lait contient en gros 4, p.c.de protéines, 4 p.c.de gras, 4 p.c.de sucre, et 1 p.c.de matières minérales, en tout 13.p.c.de solides.Le concombre en cuntient: 3.6; laitue, 5.2; cantaloupe, 6.00; céleri, 6.3; asperges, 7.0; chou, 7.6; raves, 8.5; navets blancs, 9.5; chou brocoli, 10.1; fèves vertes, 11.1; Choux de Siam, 11.1; carottes, 11.9; oranges, 12.8; betteraves, 13.00; pois verts, 16.6; patates jeunes, 17.00; pommes 17.9, etc.Point n'est besoin d'insister: le lait se classe parmi les aliments raisonnablement riches en solides.Les protéines du lait.Le lait est relativement riche en protéines; en effet, ceux qui sont au courant des choses de l'alimentation rationnelle se rappellent que sa relation nutritive est de l\u2019ordre de 1: 3.4, c'est-à-dire, qu\u2019il y a 1 de protéine pour 3.9 unités d'autres substances nutritives réduites en unités caloriques.Il convient donc aux femelles portières, aux laitières, aux pondeuses, aux animaux en croissance, etc, donc aux animaux les plus exigeants en protéine, et dont la ration doit comporter au moins un quart de protéine, La quantité des protéines du lait étant établie, disons un mot de leur qualité maintenant, D'abord, elles sont parfaitement digestibles; ensuite, elles contiennent en grande quantité les acides amimés essentiels au développement du squelette et des muscles.Desséché, ou en poudre, le lait contient 25 p.c, de protéine, ce qui le classe d'emblée parmi les aliments très riches en protéines, en acides amimés, Rappelons ici une coutume de nos ancêtres, coutume qui n'était pas encore complètement disparue, dans mon jeune âge.Les écrémeuses domestiques n\u2019existant pas, on versait le lait, dès la traite, dans des terrines disposées en rangées sur des tablettes.On en faisait cailler une certaine quantité, pour la consommation, Avant chaque repas, la maitresse de maison faisait égoutter une terrine de ce ait caillé, et cette matière solide était ensuite versée dans une autre terrine de lait frais, ou non caillé, Résultat: ce lait apportait autant de protéine que la viande, sans travail de disgestion, avec tout son surplus d'acides aminés, et sans les toxines de la viande.Une pinte de lait ainsi enrichi et eaillé, devrait valoir, aux prix actuels de la viande, pas loin de $2.00 en matières nutritives, Mais comment avons-nous fait pour oublier tout cela?L'hypnotisme du pourcentage de gras.Au cours d'une conférence remarquable donnée à la Corparation des Agronomes, lundi soir, M.P.-E.Bégin, directeur des Etudes à l'Ecole de Laiterie de St-Hyacinthe, a établi, en quelques traits rapides d'histoire agricole, comment nous nous en sommes arrivés, en exaltant la production beur- rière et fromagère (et spécialement depuis que nous payons le lait d\u2019après sa teneure en gras de beurre), à ne plus considérer le lait que comme véhicule du gras de beurre, et à ne Plus compter comme valables les autres éléments solides du ait.Or, le gras de beurre ne constitue que le tiers de la matiére séche du lait.et les solides non gras, les deux tiers.Rien que cal.Les choses ont pu marcher, tant que la margarine (qui imite le beurre, et qui est après tout une matière grasse comestible, quoique d\u2019origine végétale) n'est pas venue se placer comme sa concurrente et gâcher toute l'affaire Nous reviendrons bientôt sur ce sujet particulier de la margarine; pour l'heure, contentons-nous de dire que depuis son Apparition sur tous les marchés avoisinant la province, (et clandestinement à peu près partout dans la province),la production du beurre diminue tragiquement; le nombre de vaches, dans tout le Canada, a baissé d'un demi million, peut- être plus.et la production de beurre aussi.Car les éleveurs ont vendu leur bétail laitier pour la boucherie.Afin de profiter de la hausse folle du prix de la viande debout, la production beurrière et fromagère prenant une mauvaise tournure., M.Bégin a établi que notre production laitière, fondée surtout sur le beurre, donc sur le tiers de la matière sèche lait, c\u2019est une pyramide reposant sur sa pointe.On sait l'instabilité d\u2019un tel joujou.Ca ne tient que si on passe son temps a l'accoter a droite et a gauche.La vraie base de la pyramide.La base normale de la pyramide est constituée par les solides non-gras du lait, qui comprennent les deux tiers de la matière sèche, mais qui apportent, physiologiquement, 80 p.c.de la valeur nutritive du lait.En calories, la proportion est un peu moindre, il est vrai.Mais voici l'explication: le gras de beurre est la partie la plus remplaçable du lait.Il contient bien les vitamines solubles dans le gras, A, D, E, et K; mais les fabricants de margarine les ajoutent artificiellement; et voilà le beurre imité parfaitement quant à sa valeur calorique, sa couleur, sa saveur, et son contenu en Vitamines, ne laissant à ce produit naturel, que des moyens de défenses bien faibles devant un produit artificiel qui l'imite à la perfection et coûtant moins cher\u2026 Mais si nous étudions maintenant la valeur des solides non- gras du lait, ce n\u2019est plus la même chanson.Il y a d'abord les protéines qui sont inimitables, parce qu'elles sont, cette fois, un produit fabriqué par la mamelle de la mère, exactement pour apporter au jeune les matériaux nécessaires à la constitution de ses tissus, Rien ne remplace, ni n'imite cela.J'ai déjà rapporté ici que les veaux nourris au gras végétal, en remplacement de la crème, sont tous morts en quelques semaines.Et il se peut que la poursuite de ces expériences en établisse la cause et remette au gras de beurre sa place, la première.Seulement, dans l'état d\u2019expérimentation actuelle, cette supériorité n\u2018est pas encore assez définitivement et irrévocablement établie.Il n\u2019en est point ainsi pour la caséine du lait: on peut presque garantir que les procédés de synthèse, les plus parfaits ne pourront jamais en imiter la saveur, la digestibilité, la richesse et la variété en acides animés.Il y a le sucre de lait.Ce n'ast pas un sucre ordinaire, qu'on peut enlever et remplacer par du sucre blanc ou jaune.Si on le fait, les jeunes animaux souffrent du pellagre, et de bien d'autres accidents de croissance.La liste est déjà trop longue.Pas plus que les protéines du lait, la lactose ne pourra de sitôt trouver de substitut passable.(suite à la page 6) ETE TTR ee SSE Tre ARE RER TE TTT Communiqué ds |'Cuiché © Par décision de Son Excellence Monseigneur Bruno Desrochers, l\u2019abbé MAURICE BOIS, professeur à l'Externat Classique de Rivière-du-Loup, est nommé vicaire coopérateur à St-Ps- trice de Rivière-du-Loup; l\u2019abbé PIERRE PELLETIER, est nommé prêtre auxiliaire au Collège de Ste-Anne pour l'Externat Classique de Rivière- du-Loup, Son Excellence Monseigneur Desrochers sera absent: samedi, le 26 janvier jusqu\u2019au lundi, pour un voyage d'affaires à Québec; et vendredi, le 1er février où il passera la journée à la Rivière-du-Loup.L.Blanchet, ptre.vice-chancelier.Jeudi le 21 Janvier 1952.Cours de grande culture à la Pocatière Pour la première fois, depuis l'inauguration de ses cours abrégés, le Service de l'Aide à la Jeunesse, avec la collaboration de l'Ecole d\u2019Agriculture de La Pocatière, uf- fre aux jeunes ruraux des cours spéciaux de grande culture; les leçons devant porter plus spécialement sur la production et l'administration des herbages, Ces cours s'ouvriront le 5 février pour se terminer le 15.Sont eligibles, les jeunes cultivateurs ages de 16 a 30 ans.On doit s'empresser de demander son admission en communiquant soit avec le Service de l'Aide à la Jeunesse, a 88 Grande-Allée, Québec, ou avec le département de la production vég:tale, à l'Ecole Supésieure d'Agriculture, de Ste- Anne, Cours d'initiation forestière offert aux jeunes ruraux En collaboration avec le Service de l'Aide à la Jeunesse et la Station forestière de Duchesnay, le Bureau dc Renseignements forestiers, ministe- re des Terres et Forêts, offre un cours d'initiation forestie- re aux fils de propriétaires forestiers cultivateurs ou non- cultivateurs désireux de se renseigner sur l'exploitation raisonnée d'une terre à bois et d'une érablière ainsi que sur le mesurage et le sechage des bois et l'affûtage des scies, Le cours sera donné à la station forestière de Duchesnay, comté de Portneuf, du 18 au 28 février Souls peuvent s'inscrire au cours les fils de propriétaires forestiers ayant 16 ans révolus et ne dépassant pas 30 ans, Malgré la gratuité du cours, les élèves auront à débourser $0.50 par jour pour couvrir l'excédent du coût de pension sur l\u2019allocation versée par le Gouvernement, Les intéressés doivent communiquer immédiatement avec le bureau de Renseignements forestiers de leur région ou avec le directeur, Bureau de Renseignements forestiers, Hôtel du Gouvernement, Quéce Page 2 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamourasks).Jeudi le 24 Janvier 1952.Sociiété Historique de Kamouraskaa ann MAMAMASAHASAMAMES.aan.| La PAROISSE St-ALEXANDRE i Notes historiques 1 (suite) « ° 2\u2014 LA VIE RELIGIEUSE: LE MINISTERE PASTORAL (Suite) 3\u2014 L'abbé Joseph Matte (1822-1866) M.Joseph Matte était vicaire à Saint-Roch de Québec depuis son ordination sacerdotale en 1847 lorsqu'il fut nommé curé de Saint-Alexandre.Il prit possession de sa cure le 27 septembre 1852 et la quitta le 5 septembre 1856.Pendant les deux premières années, il desservit en même temps Sainte-Hélène tous les quinze jours.Son ministère pastoral à Saint-Alexandre révèle un prêtre zélé, un homme de devoir.M.Matte aime aussi le travail exécuté avec soin, l\u2019ordre avec lequel il consigne tout dans les régistres le prouve, Il eut encore le mérite d'avoir continué dans la mesure du possible l'oeuvre forcément incomplète de son prédécesseur dans l'organisation d\u2019une paroisse neuve.En janvier 1853, il fait entrer le premier chantre salarié dans l\u2019église.En décembre 1854, il y érige le premier chemin de croix.Mais la paroisse fait face tant bien que mal à des conditions matérielles ingrates.Le curé doit recevoir un supplément de cinquante louis pour vivre.Il est forcé de s'interdire des dépenses qui pourraient apporter des améliorations raisonnables au service du culte.Même, le chemin de croix qui vient d'être érigé est dû exclusivement au dé- voûment d'une équipe de dames de Saint-Alexandre qui ont tendu la main dans la paroisse et à Saint-André.Une dette pèse assez lourde sur l'église.En tout cas, Mgr Charles- François Baillargeon, qui approuve le premier rapport financier de la Fabrique à l'occasion de sa visite en juin 1854, recommande la prudence.En 1854, M.Matte fut chargé de la cure de Plessisville, où il mourut dix ans plus tard, le 18 août 1866, âgé de 44 ans, 4\u2014 L'abbé Joseph-Stanislas Martel, (1831-1894) M.Joseph-Stanislas Martel fut nommé tout jeune curé de Saint-Alexandre, Il n'avait que vingt-cinq ans.Dans les circonstances, on peut signaler le fait comme une marque particulière de confiance de l'autorité diocèsaine.Notons qu'il était né à Québec le 5 mai 1831, de Jean Martel et de Catherine Lépine et qu'il y fut ordonné prêtre le 23 septembre 1854.A la fin de septembre 1856, après deux ans à peine de vicariat à Saint-Roch de Québec, il venait prendre possession de sa première cure.Pendant l'exercice de sa charge, nous pouvons signaler deux faits importants de la chronique religieuse: le 26 mars 1857, un dernier décret, annulant tous les autres décrets précédents, érige canoniquement la paroisse sous le patronage de Saint Alexandre, martyr; à partir de janvier 1858, un corps élu de marguilliers remplace dorénavant les syndicts avec les titulaires suivants: Joseph Gauvin, Romuald Michaud et Firmin Bélanger occupent le banc, tandis que Canut Lévesque, Joseph Blier, Alexis Gagner de Bellavance, Célestin Deschènes et François Dufour sont nommées anciens mar- guillers.Un autre fait, qui touche de plus près à l'oeuvre pastorale, a dû marquer un renouvellement durable dans la vie chrétienne des paroissiens.Martel, apôtre convaincu, voulut faire entrer ses ouailles dans le mouvement de tempérance qui traversait le diocèse.Depuis une quinzaine d'années, l'abbé Edouard Quertier, curé de Saint-Denis secouait les âmes avec sa parole vibrante, les alertant contre le fléau de l'ivrognerie, Nul doute que la retraite qu'il précha à Saint- Alexandre du 10 au 13 janvier 1859 produisit des effets salutaires, Dans le domaine temporel, M.Martel a fait oeuvre solide.Il est intéressant d'observer la courbe suivie par les finances de la fabrique durant son administration.I lutte d'abord péniblement contre l'âpreté des temps, car le budget de 1857 accuse un déficit de 20 louis, celui de 1838, un autre de 13 \u2018louis.Mais dès le début de 1859, la situation se redresse et le rapport de janvier 1860 montre une réserve en caisse de 35 louis, En laissant Saint-Alexandre en 1860, M.Martel sera successivement curé de Saint-Aubert, de Sainte-Julie-de-Laurier ville, de Saint-Jean-Chrysostome, enfin des Grondines, où il décéda le ler juin 1894, Le \u201cPetit deuxième\u201d, qui porte aujourd'hui le nom de rang Saint-Stanislas, rappelle son souvenir, 5 L'abbé Joseph-Clovis Roy (1823-1896).Avec M, Joseph-Clovis Roy, le curé, poussent des racines profondes dans la mémoire des paroissiens de St-Alexandre.Il sera au milieu d\u2019eux pendant trente-six ans de sa vie féconde, dont trente et une furent consacrées au ministère actif et cing, vouées à l'apostolat de la souffrance.Chose curieuse, on a parlé très peu de lui.Dans sa monographie sur Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le Dr N.E, Dionne a simplement consigné son nom sur la liste des prêtres ori- inaires de la paroisse.A l'occasion de son décès et de ses unérailles, la Semaine Religieuse de Québec ne publie aucune note nécrologique, et l'annuaire du collège de Sainte- Anne, si attentive en tout temps à rappeler le souvenir de ses anciens, ne dit rien de sa carrière.: Pourtant, il fut un homme d'action remarquable, dont la vigilance a tenu l'oeil ouvert sur tout ce qui appartient en propre ou qui touche l'oeuvre pastorale.Du reste Mgr C.-F.Baillargeon consacrait son dévouement en 1868 en le nommant archi-prêtre des paroisses de Saint-Alexandre, de Saint- Antonin, de Notre-Dame du Portage, de Rivière-du-Loup et du Canton de Pohénégamook, L'abbé Clovis Roy est né à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le 9 août 1823, d'Henri Roy et de Louise Gagnon.Il y fit ses études secondaires au collège classique de septembre 1836 à juillet 1845.Après ses années de théologie, il était ordonné à Québec le 4 août 1850.Alors il passa un an vicaire à Chicoutimi, à Montmagny; il fut curé six ans à St- Victor-de-Tring; le premier curé de Saint-Aubert et en 1860, il venait à Saint-Alexandre où il passa le reste de sa vie.A son arrivée à Saint-Alexandre, il est question de détacher les familles groupées dans le village Saint-Antoine pour les incorporer à Saint-Antonin, Le curé Roy n\u2019est pas favorable à cette amputation.Peut-être allégua-t-il la modestie de la fortune publique, qui gênait l\u2019essor de la paroisse, Quoiqu\u2019il en soit, le démembrement est chose faite en 1865.Toutefois, Saint-Alexandre ne cessera pas de progresser.En 1879, il faut agrandir l\u2019église, Le couvent est construit en 1879, En 1881, le curé reçoit la collaboration d'un vicaire, l'abbé Georges-Thomas Pelletier.M, Clovis Roy a montré un grand zèle dans l'exercice du ministère.Très attentif à la santé morale de la paroisse, il n\u2019hésitait pas à intervenir franchement quand il s'agissait d'un abus à corriger, Dans une circonstance entre autres, sa sollicitude incomprise attira une vive sympathie de Mgr I'Archevéque.C'est sans doute sa fermeté et son esprit surnaturel qui expliquent la confiance qu'on eut toujours en lui.On raconte même à son sujet des troits qui touchent au merveilleux.Et au début de Saint-Eleuthère dont il encouragea fort les premiers développements, il franchit souvent la distance de vingt-quatre milles qui séparent les deux localités pour aller y missionner, St-Eleuthére doit encore à son dévouement la construction de sa première chapelle.Il fut aussi l'âme de la société de colonisation de Saint- Alexandre, comme l'atteste sa correspondance avec l'abbé François Pilote, Il semble avoir donné un soin particulier à la formation d\u2019une bibliothèque paroissiale.Il laissa l\u2019administration temporelle en bon état malgré les améliorations diverses qu'il a introduites un peu partout, dont la dernière est l'achat d\u2019un orgue pour l'église, Mais l'oeuvre de prédilection de ses dernières années fut la fondation du couvent.Une grande école étant devenue nécessaire au village, il s'occupe de l'acquisition d\u2019un terrain.Les paroissiens acceptent d'élever la charpente de l'édifice et lui-même défraie les dépenses du reste de la construction, Aussi bien, il pourvoit à l'ameublement et à l'ornementation de la maison, De sorte qu'en octobre 1881 les cinq premières religieuses de la Charité peuvent venir y donner l'enseignement.Son travail ne s'arrête pas là, car la chronique de l'institution note avec une insistance touchante la sollicitude du curé Roy dans les années qui suivirent.Ces attentions, les Religieuses les lui rendirent bien.Car un jour vint où la santé robuste du curé dut céder à la tache.En 1891, il est frappé de paralysie et devient incapable d'exercer le saint ministère.Sa démission acceptée, il est reçu à bras ouverts au couvent et la communauté met à sa disposition un appartement de choix et des commodités de toutes sortes, La charité qu'il avait pratiquée à un haut degré pendant sa vie, fut la plus sûre des assurances pour les années de maladies.Il s\u2019éteignit le 17 décembre 1896.La personnalité du curé Roy montre au moral un vouloir énergique, de la ténacité, une hardiesse qui n'appréhende pas l\u2019imprévu, Au surplus, il fut un homme de Dieu, C'est avec ces dons de la nature et de la grâce que l'Eglise accomplit ses oeuvres durables, (à suivre) Maintenant que tu es assis, tu mangeras, oui?GAZETTE DES CAMPAGNES est publiée à Ste-ANNE-de-la-POCATIERE par FORTIN & FILS.Directeur: Ls.-de-G.Fortin.Abonnement: | an 6 mois le numéro $2.00 $1.25 $0.05 Notre héritage culturel LE FOYER, GARDIEN de nos TRADITIONS Le mécanisme méme de notre américanisation et la re- francisation de la province qui doit commencer d'abord au foyer, voilà les deux points principaux qui ressortent de la causerie prononcée le 13 janvier par M.Paul Gouin, conseiller technique du Consei] Exécutif de la province, sur le réseau français de Ra- dio-Canada.Nos pères étaient isolés dans leurs villages et même dans leurs maisons parce qu\u2019il n\u2019y avait à peu près pas de moyens de communications matériels ou intellectuels.Les bonnes routes, l'automobile, le chemin de fer, la radio, les journaux et les revues étaient choses inconnues.On peut donc dire que nos pères étaient isolés non seulement dans leurs villages et dans leurs maisons mais aus si dans leurs traditions.Ainsi, lorsqu\u2018un jeune homme, désireux de fonder un foyer, se construisait une maison, il ne pouvait pas copier un style d'architecture exotique pour l'excellente raison qu'il ne savait pas quel genre d'édifices l\u2019on construisait à l'étranger.Il était forcé de puiser son inspiration autour de lui, Il reproduisait la maison de son père ou celle qu\u2019il apercevait de l\u2019autre côté du Chemin du Roi; non pas servilement mais intelligemment, en y ajoutant une note, une touche personnelle dans le choix des couleurs, la disposition des cheminées et des ouvertures l\u2019encadrement des portes et des fenêtres, l'ornementation des contrevents et de la galerie.Et lorsque l'on examine\u2019 nos maisons d'autrefois, remarque M.Gouin, l'on ne peut s\u2019empêcher d'admirer la façon dont nos pères, simples paysans, ont su exprimer leur propre personnalité tout en conservant, tout en respectant la personnalité, c\u2019est-à-dire les traditions architecturales de leurs ancêtres, Cette personnalité individuelle, cette personnalité française collective, nos pères surent la faire ressortir dans I'ameublement de leurs maisons, Ici, encore, celui qui fondait un foyer, ne pouvait pas chercher son inspiration dans les pages d'une revue, d\u2019un journal, d\u2019un catalogue.Hi était forcé de fabriquer lui- même ses meubles, de repro- (suite à la page 3) Jeudi le 24 Janvier 1952, GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraskca).Page 3 Un gouverneur général canadien.Les rumeurs s'accréditent de plus en plus que le gouverneur général du Canada, lord Alexander de Tunis, ferait partie du cabinet britannique, et que le gouvernement canadien recommanderait pour le remplacer le nom de l'Hon.Vincent Massey, chancelier de l'Université de Toronto, et président de la Commission canadienne qui a porté son nom.Naturellement, les sociétés britanniques du Canada s'opposent avec beaucoup de bruit à cette nomination d'un gouverneur général canadien, Mais on doit se rendre à l'évidence que la nomination au poste de gouverneur général de l\u2019hon.Vincent Massey satisferait la grande majorité des Canadiens, Quant a la prétention que le gouverneur général canadien nommé par le gouvernement du pays pourrait devenir une créature politique du gouvernement qui l\u2019a nommé elle ne vaut pas cher\u2026 Si l\u2019on a cette confiance là dans le gouverneur général, que faudrait-il penser des juges et de tous les hauts fonctionnaires, tous nommés par des gouvernements?L'argument est inexistant, Et on espère bien que le gouvernement passera outre, tout simplement, Et vive un gouverneur canadien! Il aura encore bien des chances d\u2019étre trop britannique et pas trop canadien.Quant à la suggestion de prendre un gouverneur parmi les citoyens \u2018autres pays du Commonwealth, elle est d\u2019un ridicule achevé\u2026 LG.F.| En Corée.Les discussions semblent se gâter en Corée, Ca fait déjà quelques fois que des erreurs de l'aviation américaine du reste admises, viennent donner aux Nord Coréens des chances de s'obstiner\u2026 Est-ce que ça n'arrive pas trop souvent?Si ces erreurs sont involontaires, elles sont très malheureuses, et on devrait plutôt retenir au sol les aviateurs qui sont sujets à ces erreurs de pointage.Il est possible que les Coréens n\u2019attendent que ces incidents pour s\u2019obstiner, préparer leur guerre pendant qu\u2019on discute en tous cas, tenir les Américains occupés dans le lointain Orient; alors, pourquoi ne pas éviter comme le diable de leur donner raison ?On veut bien ne pas suspecter la bonne foi des aviateurs des Nations-Unies, mais, franchement, ça arrive souvent.LG.F.8 Les commumiqués.Beaucoup de revues, d\u2019organisations de toutes sortes et couvrant toute la province nous envoient des communiqués, des sommaires, et des appels assez souvent d'intérêt particulier a publier.S'il fallait ne rien laisser tomber, nous devrions faire, chaque semaine, 16 et 20 pages au lieu de 8.Certains appels doivent être entendus c\u2019est compris, Mais il nous est arrivé de demander l'échange entre ce journal et des revues dont nous publions les sommaires, les réclames, et d\u2019apprendre, en réponse, que nos publications n'étant pas du même genre, tout échange d'abonnement devenait impossible, Mais les demandes de publication de sommaires continuent d'arriver régulièrement.Pour agir ainsi, il faut qu'on soit bien convaincu qu\u2019on ne publie que du sublime et que les hebdos sont des poires à presser, Or, il n\u2019en est rien dans un cas comme dans l\u2019autre; et il n'y a pas telle chose que les uns sont les maîtres; les autres, des valets, .LG.F.SUPPORTS SPENCER e Pour tous vos problèmes de taille \u2014 consultez Ordonnances médicales exéautées aves attention Mme Ls-de-G.FORTI Spécialiste en corsetterie médicale Me-ANNE-de-la-POCATIERE © Tél.160.6-3 SPECIALITE *# Celatures chirurgicales, L'oeil et les maladies toxiques LES TOXIQUES d'origine minérale, végétale ou animale frappent l'oeil dans ses éléments anatomiques ou dans son système central ou périférique.Les principaux agents de l'intoxication d'origine minérale sont: le sulfure de carbone, le plomb, l'arsenic, le phosphore.l\u2019oxide de carbone, l'aniline, la robutine, le nitrobinzol et autres, Un scotome central (insensibilité d\u2019une partie de la rétine), un rétrécissement du champ visuel, des paralysies de l'accommodation et des muscles de l'oeil, des hémorragies rétiniennes, surtout si les reins sont atteints de néphrite.de I'oedéme et de l\u2019atrophie de la papille, sont des troubles ou lésions les plus communément observés.Parmi les agents d'origine végétale, on sait le rôle attribué à la quinine, à l'alcool! et au tabac dans le développement d'une amblyopie caractéristique avec scotome central, altération de la vision des couleurs et, parfois, héméralopie.La \u2018ougère provoque, elle aussi, de l\u2019amblyopie, de l'amaurose et parfois un myosis très accusé avec spasme de l'accommodation, Si au myosis succède la mydrias, la mort est imminente, L'intoxication alimentaire peut être d'origine végétale ou animale, dans l'intoxication par le riz avarié \u2014 plus communément connu sous le nom de béribéri \u2014 on observe des paralysies variées, de l\u2019amblyopie \u2014 parte de la vision \u2014 et de l'amaurose avec ou sans névrite optique; le seigle ergoté amène des troubles passagers de la vision et, souvent, un trouble du cristallin.Quant au maïs avarié, auquel est due la pellagre, il frappe plus sévèrement le nerf optique et les membranes profondes; de même il peut amener l'opacification du cristallin et la nécrose de la cornée.L'intoxication d'origine animale reconnaît surtout pour cause l'absorbtion de viandes, de conserves, de poissons, d'huîtres aitérés.Les troubles visuels sont ordinairement passagers et consistent en amblyopie, cécité temporaire, paralysie de l'accommodation, ptosis, et le reste, \u2014Eugène Bernatchez, o.d.Tournée de propagande au tour du poisson Après avoir fait circuler son film \u201cDe l\u2019eau à la bouche\u201d autour de la péninsule Gaspésienne ainsi qu'aux Iles-de-la- Madeleine, le Département des Pêcheries continue sa propagande dans les villes.A Québec, le film est actuellement projeté dans toutes les maisons d'enseignement et d'hospitalisation de la vieille capitale avec le concours du gérant des Pécheurs-Unis, M.Chas Savard.A Rimouski, des séances cinématographiques avec le film \u201cDe l'eau à la bouche\u201d ont été préparées par M.Gérard Bourret, du département des Pêcheries, pour appuyer la semaine de propagande organisée avec le concours de la compagnie Le Poisson de Gaspé Ltée, en collaboration avec le Département dont les diététiciennes donneront des démonstrations sur la manière de faire cuire le poisson.De semblables démonstrations suivront à Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières, etc, au cours du mois de février.A chacune de ces démonstrations, la nouvelle brochure bilingue de recettes de poisson \u2014Pour une Saveur Exquise \u2014 Fish Dishes are Delicious \u2014 est distribuée gratuitement à chacune des ménagères qui assistent à ces séances culinaires sur la préparation du poisson.Pendant que cette proagande se fait dans notre rovince, le Ministre des Pêcheries, l'Hon, Dr Camille-E, Pouliot, annonce que son gouvernement vient de conclure une entente avec une grande firme américaine pour donner au cours de 1952 dans les états de l'est, un total de 1,200 représentations de la version anglaise du film \u201cDe l'eau à la bouche\u201d intitulée \u201cFood for Thought\u201d.Le minitre a ajouté que nos producteurs de poisson seront tenus au courant des endroits.aux Etats-Unis, où se fera cette propagande intensive afin d'y activer la vente de notre poisson.Sincis, Caron, Remasd, Corrinens & Cie.Comptables Agréée QUÉREC, PQ.- JONQUIÈRR, P.Q.MONTMAONY, P.Q.- RIVIÈRE-du-LOUP, P.Q.76 Rue St-Pierre, Quédes.Tél.5-704 Notre héritage.(suite de la page 2) duire l'armoire où sa mère pla- où elle serrait les vêtements d'étoffe du pays, le coffre qui contenait les chaudes couvertes de laine aux vives cou- çait religieusement la lingerie de la maisonnée, la commode leurs, la table de cuisine sur laquelle s'alignaient les mets succulents de chez-nous, la chaise berçante sur laquelle s'assoyait la grand'mère ou le grand'père, à la veillée, pour raconter les histoires, les contes et les légendes du terroir ou pour chanter les chansons de l'ancienne et de la Nouvel- le-France.Tous ces meubles, et M.Gouin insiste sur ce fait, tout en rappelant les traditions ancestrales, n'étaient pas, eux non plus, des copies serviles; on savait en varier la ligne, la décoration, la sculpture, la mouluration.Comme nos mai sons, ils étaient des preuves tangibles, simples, familiéres mais combien émouvantes de la diversité de notre génie français.Peu à peu, insensiblement, l'américanisme a pénétré dans notre foyer.Petit à petit, les bonnes routes, l'automobile, les journaux, les revues, la fabrication en série mirent fin à notre isolement.Nous avions vécu une vie de labeur, de privations, de sacrifices.Toutes les facilités de la vie moderne, le monde entier, apparaissait tout à coup à la portée de notre main.Qui pourrait nous blamer de nous être jetés, avec l'appétit d'un nouveau riche, sur toutes ces richesses, ou plutôt sur toutes ces pseudo-richesses ?Comme il fallait s\u2019y attendre, cette vague d\u2019américanisme, une fois nos foyers envahis, a déferlé à l'extérieur.Le visage de notre province s\u2019est transformé au point qu'il a fallu, il y a vingt-cinq ans, y entreprendre une campagne de refrancisation qui dure encore.De tout ceci, il faut conclure, dit M, Gouin, que le foyer a êté le gardien naturel de nos traditions et que c'est parce qu'i] a cessé de l'être que notre province a perdu ses curacté- ristiques françaises.Comment pouvons-nous re- franciser nos foyers?Tout simplement en y introduisant, ici et là, un tableau, une gravure, un bibelut, un tapis, un meuble, un livre, une revue ou un disque, créé ou composé par l'un des nôtres.Et c\u2019est ainsi que, petit à petit, maille par maille, nos foyers redeviendront les gardiens de nos traditions, la source d'où elles jailliront naturellement pour se répandre à l'extérieur.HOROSCOPE Pour les natifs du Verseau Sous le signe du Verseau - (Caractère intéressant).Vous êtes patient, philosophe, humain, intellectuel, généreux, Vous avez une bonne mémoire, de l'intuition et aimez le contact avec le monde en général. Page 4 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi le 24 Janvier 1952.Et pi j'vous en souhaite \u201canne\u201d bonne! Me voilà, j'entre, Il faut bien que je parle de moi, parce que je suis le principal personnage.Bon, je suis entré.Mon oncle, ma tante, ma cousine, la bonne, grand\u2019papa, grand\u2019 maman, un autre oncle, une autre tante, (une belle hypocrite celle-là), mes autres cousins et mes autres cousines sont là pour me souhaiter la \u201cbien.venue\u201d.Une belle bande de.?\u201d qui me sourient en me demandant comment ça va, tout comme s'ils ne le savaient pas, Après être passé au travers de ce barrage humain, j'enfile l'escalier à la course pour aller me déshabiller dans la chambre de mon autre tante (encore une autre) où il y a déjà une vingtaine de manteaux empilés les uns par dessous les autres.Il faut que je vous dise que j'ai beaucoup de tantes, toutes vieilles filles, depuis plusieurs années déjà.Puis, après m'être battu avec mon peigne pour réparer les dommages de mon chapeau trop petit je vedescends a la course et je m'oriente vers le salon où une dizaine de marmots hurlent à qui mieux mieux, et je me dis: \u201cLes chanceux, ils ont déjà eu leurs étrennes.\u2019 En constatant le crime, je prends un air innocent en me dirigeant vers ceux qui sont condamnés à donner des cadeaux vu leur position dans l'arbre généalogique de la famille.Si vous saviez comme je n'ai pas hâte d'être grand'père; ça m'a tout l\u2019air d\u2019être dûr de donner des cadeaux.Après avoir glané dans les principales branches de l'arbre, je voltige candidement vers le mari de ma cousine (il est gradué de la Faculté de Médecine), et alors nous abordons un sujet passionnant.l'urine.Tiens, voilà la soprano qui s\u2019amène, la gorge lui démange, elle étouffe, elle jacasse et va mourir de honte si personne ne lui demande de chanter.Je crois bien que je n'aurai jamais besoin d'aller au purgatoire, je répare mes fautes à venir durant l\u2019année et cela au jour de l'an quand mademoiselle, j'aurais dû dire madame car elle a épousé \u201cl'urine\u201d l'an passé, se met à mjauler comme un éléphant pris dans le chas d'une aiguille, Et ça crie et ça hurle en s'imaginant chanter.Le petit dernier de mon autre tante se met alors à chanter, sur un autre air, qu'il a humecté la paroi caoutchoutée qui le sépare du plancher.Quelques bonnes âmes le consolent alors jusqu'à ce que sa digne maman vienne dessécher la paroi concernée, Bon, ça y est, l'amateur de concertos qui commence à faire hurler le vieux \u2018grafignephone\u201d de musique barbare à en épeurer les enfants.La plus jeune des vieilles filles bien conservées, vient nous annoncer alors que le souper est servi (si on veut bien s'avancer).Comme je suis le plus jeune des plus vieux, on ne me laisse pas avancer bien loin.J'hérite comme à chaque année, de la fameuse place dans la porte d'arche où tout le monde passe à mes dépens, car je suis obligé de me lever à chaque fois que quel- qu\u2019un se sent mal.Là, ça y est, je suis assis.Après m'être levé une douzaine de fois, je reçois enfin la traditionnelle assiette de dinde farcie, agrémentée de petits pois et parfois de blé d'Inde, La plus jeune de mes cousines est assise \u2018\u2019tout près de moi\u201d.Tout en guettant ma chance de mettre de l'eau dans sa sauce ou du poivre dans son café, j'écoute avec un intérét marqué les histoires qui se content en francais en anglais et même en latin (vous comprenez, les médecins\u2026) Pendant que les enfants se lancent des olives (farcies) ou des branches de céleri, tout en se barbouillant consciencieusement avec des \u201cbettes\u201d, on entend sauter en cadence les bouchons des bouteilles de champagne, de vin rouge, de cointreau et de crème de menthe qu\u2019empiffrent ces messieurs forts de l\u2019expérience qu'ils ont prise dans leur jeunesse, Le repas, fini, tout le monde repu va s\u2019affaler dans les fauteuils roses du salon, La, la situation internationale est tournée sens dessus-dessous par les connaisseurs qui s\u2019imaginent tout changer en disant c'est ceci ou cela, Après le souper se trouve l'heure la plus reposante de la journée par- Ce que tout le monde dort (sans le faire savoir à personne) et il n\u2019y a que les plus jeunes qui font du bruit parce que leurs jouets sont déjà brisés.Moi, oui, moi, je suis le technicien des poupées à tête cassée ou bras disloqué.Un autre de mes oncles à l'autre bout du salon, est à quatre pattes sous le piano et joue avec le train électrique de son petit garçon, ce qui confirme très bien le proverbe: \u201cIl faut bien jue jeunesse s\u2019en passe\u201d, Tiens, la maison tremble, uno des vieilles filles (\u2018\u2019heavyweight\u2019') saute et gesticule comme un boeuf qu'on mène à l\u2019abattoir, elle danse un \u201cPaul Jones\u201d.Il devrait y avoir des assurances contre ces mastodontes, on ne sait jamais, la maison peut s'écrouler, Et ces trembte- ments de terre continueront teute la soirée jusqu\u2019à ce que le monde soit fatigué de boire, de manger (du prochain}, et de sauter.Alors, chacun s\u2019en va chez-soi pour se reposer jusqu'au surlendemain où ils recommenceront.Bon, je m'en vais moi-aussi, Bonsoir, Jacques Brousseau, lère Pâch.AEH OL NOUS cas Responsable: J.-Jacques Tremblay, Ile Agro, Richard.L.Chronique étudiante 13 Janv.\u2014 Les saints du ciel ont tressailli.d'horreur ce matin en écoutant un cantique cacophonique à la fin de la messe.Chaque exécutant Température idéale et chutes élégantes: tels sont les commentaires de ceux qui nous sont revenus enchantés.Toutefois, Lessard a été lent à prendre son essor pour tenter une descente sans user ses nouveaux skis à ressort.Heureusemènt, les skis de la mar- se croyait dans l'obligation de donner son interprétation personnelle.Quel contraste avec le chant grégorien souple et mélodieux interprété par la J ; chorale des étudiants sous la| 14 Janv.\u2014Les étudiants qui direction de notre menu mais |Mangent au collège ont failli dynamique maître de chapelle |n\u20ac Pas manger \u2018ce midi.gré- celui-là même qui a fait sen-|©\u20ac au nouveau règlement, sation dans les buts à Ste-Anne cet après-midi! que de commerce \u201cChalet\u201d ne sont pas encore en vogue chez les étudiants de l'Ecole.15 Janv.\u2014 Pluie, verglas, pirouettes sur les rues! Les Une dizaine d'étudiants ac-|amateurs du patinage de fan- compagnés de quelques gen-|taisie se pâment d'admiration tilles demoiselles sont allés ac-|à la vue des prouesses d\u2019acro- complir des prouesses sur ski |batie réalisées par certains cet après-midi au 3e Rang.(piétons.A qui de droit Vous savez tous que l\u2019homme est un être essentiellement sociable.En consultant l'histoire, nous apprenons que partout et toujours l\u2019homme a vécu en société et que les solitaires ne sorit que de rares exceptions, D'ailleurs l'humanité n\u2019en fût jamais constituée et pour ceux qui le pensent ce n'est qu'un produit d'imagination.L'universalité du fait social et de l'aide mutuel ne peut pas s'expliquer si l\u2019on supprime dans l'homme une tendance naturelle à la vie en société, N'oublions pas qu'il y a là une indication de la volonté du Créateur.Et pour que cette dernière soit entièrement accomplie, il faut que ceux qui vivent en société sachent que l'union et la coopération sont les facteurs de base et de succès, Alors les clans, les rancunes, les reportages et j'ajouterai même les petites médisances et calomnies doivent disparaître.Intéressés, coiffez votre chapeau et après réflexion vous verrez qu'il faut souvent sacrifier l'intérêt personnel pour le bien d\u2019un groupe.Homo Sapiens.Le Choc des idées Agriculteurs 21 janvier la profession agricole.Laquelle doit primer dans le cerveau de l\u2019agriculteur, la mystique ou l'économique?28 janvier la propagande agronomique.Fonction essentielle de l'Etat ou de l\u2019Université?A la recherche de l'efficacité! 4 février les prix de parité, Qui doit les fixer, l\u2019Etat ou les producteurs organisés?11 février le transport des denrées.Qui doit en assumer le coût?Les agriculteurs seuls ou aussi les consommateurs?le notaire de campagne.Ce que le notaire apporte à la campagne et vice versa, les cercles de jeunesse rurale.Fusion ou confusion; la multiplication des allégeances! le poisson et le gibier.Puiser sans épuiser; aider l'animal à se protéger lui-même, 18 février 25 février 3 mars pêcheurs 10 mars les chalutiers, Petits chalutiers versus trawlers; a la recherche du bateau de pêche idéal.atelier artisanal ou usine moderne.Avantages économiques et inconvénients de la centralisation, pour la préparation et la conservation du -poissonl'avenir de nos pêcheries.Ce qui peut ou doit se faire; tour d\u2019horizon, 17 mars 24 mars \u201cAg Seguin, IVe Pécheries.16 Janv.\u2014 Existe-t-il par hasard des finissants en agronomie cette année?C'est l'énigme que tâche de résoudre certains coeurs meurtris de Ste-Anne\u2026 une autre année bissextile, hélas! 17 Janv.\u2014 Deux représentants du Syndicat des Etudiants en Pêcheries ont parcouru à cheval les rues du village cet après-midi pour faire la livraison du poisson, Lucien, fatigué de conduire cet animal rétif, s\u2019est promis de livrer de la viande chevaline en plus du poisson à la prochaine occasion.Læ vengeance est douce au coeur.de cheval, mais l'estomac s\u2019en ressent, Ce soir, on nous présente une comédie musicale, \u201cLa Folle Parade avec Tyrone Power et Alice Faye.Thème: déboires et succès des artistes de la scène.18 janvier \u2014 Les étudiants vont se mesurer au club de hockey de St-Pacôme pour constater une résistance égale à la leur; le pointage: 3 à 3.19 janvier \u2014 En Ile Agronomique, on compose en minéralogie.Ce qu'en pense le professeur, M.Mailloux?\u201cLes résultats sont très bien, mais vous n\u2019avez oublié qu\u2019une chose; vous avez oublié d\u2019étudier.\u201d Une atmosphère fièvreuse existe dans l'Ecole à l\u2019'approche immédiate des examens.C'est sans doute pour calmer cette fièvre que le directeur a arraché plusieurs étudiants de leurs bouquins (pour ne pas dire de leurs lits) et les a priés de se rendre immédiatement à l'infirmerie pour se faire \u201c\u2018piquer\u2019\u2019 contre la grippe.Ce seul mot de \u2018\u201c\u2018piqure\u201d a évoqué un sentiment de torture chez plusieurs, Mais d'autres, moins récalcitrants, ont su profiter de l\u2019occasion pour obtenir une consultation gratuite du médecin (ce n\u2019était pourtant pas le Docteur! Knock) et se faire sonder le: coeur, Les prescriptions du médecin sont irrévocables: yeillées tardives dans les salons interdites afin d'éviter toute commotion du système cardio-gastrique, Toutefois, la faveur de prendre une petite marche le soir en ayant bien soin de se coiffer avec une tuque.blepe., leur fut accordée, Jean E Assé Nouveau responsable La page étudiante, \u201cNous voilà!\u201d, a un nouveau responsable en la personne de M.Jean-Jacques Tremblay étudiant de Ile Agr.Notre con.frére Jean-Jacques fera tout en son possible pour que la page étudiante continue à être un réel succès, Nous lui souhaitons d'excellentes réalisations et une coopération étroite de la part \u2018de tous les étudiants, La rédaction, Jeudi le 24 Janvier 1952.Sur les routes de l\u2019Europe (XL) Le petit village de Pontmain (1 août) Pontmain est un petit village de Normandie dont le nom est certes très peu connu, et plusieurs se demandent qu'est- ce qui a bien pu nous y attirer.Un grand écrivain français contemporain, Gaétan de Bernoville, dans un article publjé dans \u201cL\u2019Action Catholique\u201d de Québec sous le titre: Les apparitions de la Vierge dans le hameau de Pontmain explique et décrit l'origine de ce pèlerinage, Je me permets de reproduire intégralement cet article car je ne saurais mieux vous faire connaître ces évènements merveilleux.Le Hameau de Pontmain.\u201cS'il est un village de France qui semblait voué à l\u2019obscurité et a l'oubli, c\u2019est bien Pontmain.Cinq cents habitants répartis par groupes de fermes ou demeures artisanales, en un pays dit du Petit Maine, perdu au bout du département de la Mayenne, aux confins à la fois de la Bretagne et de la Normandie, voilà qui n\u2019attire pas beaucoup l'attention.Seulement il se passa ceci, le 17 janvier 1871, que la Sainte Vierge y apparut à plusieurs enfants, La situation au moment des apparitions.\u201cCe jour-là, la famille Barbedette vaque, comme a l'accoutumée, à ses occupations champêtres.Mais comme il en va dans tout village, une angoisse poigne le coeur de ces braves gens.D'abord, depuis plusieurs mois c'est la guerre entre la France et l'Allemagne, et l'ainé des garçons s\u2019y trouve en qualité de mobile, Et puis le danger se rapproche du village jusqu'alors si paisible.L'armée allemande victorieuse est aux portes de Laval et tout indique qu'elle va forcer la ligne de la Mayenne et déferler sur la région.\u201cIl n\u2019en faut pas moins faire la besogne de chaque jour.Le père et la mère Barbedette s'y emploient consciencieusement, en bons paysans de chrétienté qu'ils sont.Les deux plus jeunes garçons, Eugène, qui a douze ans, Joseph, qui en a dix, les aident, non sans avoir, dès l'aurore, servi la messe à Monsieur le curé, car ce sont de fervents chrétiens que les Barbedette, ainsi d'ailleurs que tous les gens du village.La journée passe ainsi, la nuit survenue, le père et les deux enfants travaillent dans la grange.Vers les six heures, le petit Eugène, profitant de la visite d'une bonne femme qui interrompt le travail, pousse la porte de la grange qui donne sur la cour \u2018\u2018tout seulement pour voir le temps\u201d comme il dira plus tard.Il reste figé d'admirative stupeur.Le premier tableau des apparitions.\u201cLes toits sont blancs, la campagne est blanche, car il a neigé tout le jour.Dans le ciel maintenant dégagé, les étoiles brillent d\u2019un vif éclat.Mais ce n'est pas de cela que s\u2019émerveille l'enfant.A vingt pieds environ au-dessus du toit de la maison d'en face, il aperçoit une belle grande Dame.Elle porte une robe d'un bleu foncé, où étincellent des étoiles d'or qui tombent du cou jusqu'aux pieds.Les chaussons bleux aussi, portent un ruban d\u2019or noué en rosette, Un voile noir dissimule les cheveux et les oreilles, mais laisse à découvert un visage d\u2019une beauté ravissante.Sur la tête est une couronne d'or cernée d\u2019un liseré rouge, et affectant la forme d'un diadème, Les mains sont étendues et baissées.La Dame regarde Eugène et sourit.Il n'est vu que par des enfants.\u201cAu bout d'un quart d'heure de contemplation, comme la bonne femme en visite va se retirer, Eugène lui demande:\u2014 \u2018\u2019Regardez donc sur la maison si vous ne voyez rien.\u201d Elle regarde dans la direction indiquée:\u2014 \u201cMa foi mon pauvre Eugène, répond-elle, je ne vois absolument mien.\u201d \u2018\u2019Le père Barbedette ne voit et ne verra rien, ni la mère qu'on appellera, ni les Soeurs qui tiennent l'école, ni le curé, ni les habitants du village l\u2019un après l'autre accourus, Seuls verront l'apparition, outre Eugène et Joseph Barbedette, Jeanne-Maria Lebossé et François Richer, qui ont respectivement onze et douze ans, et que les soeurs ont amenés.Comme elle a fait à Lourdes et à La Salette, la Vierge ne se ré- vèlera qu'aux enfants, \u201cL'apparition durera jusque vers neuf heures, trois bonnes heures par conséquent.Un grand cercle du même bleu que la robe entourait la Dame, Quatre bobèches avec quatre bougies, placées à l'intérieur du cercle, étaient situées, deux à la hauteur de ses épaules, et deux à la hauteur de ses genoux, Une petite croix rouge figurait sur la poitrine, à gauche, Puis, tandis que sur l'injonction du curé, la foule récitait le rosaire, la Dame grandit jusqu\u2019à deux fois sa taille primitive, tandis que le cercle autour d\u2019elle s'agrandissait en proportion.La tête, disaient les enfants, se trouvait au milieu de trois étoiles disposées en triangle qui devaient disparaître avec la Vierge.D'autres étoiles se multipliaient sur la robe de la Dame, d'autres se groupaient à ses pieds.Le Message.\u201cLe point culminant de l\u2018évènement fut l'apparition, au- dessous de la Dame d'une banderolle blanche, sur laquelle surgirent des lettres que les petits voyants épelaient une à une à haute voix, et qui formérent peu à peu la phrase suj- vante: \u201cMAIS PRIEZ MES ENFANTS, DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS, MON FILS SE LAISSE TOUCHER.\u201d Un cantique monte alors de la foule et la Vierge, plus que jamais souriante, semble rythmer le chant de ses doigts lentement agités.Changements dans l'apparition.\u201cAu bout de dix minutes, l'inscription s'efface et l'expres- GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).sion de la Vierge change soudain: \u201cVoilà qu'elle retombe dans la tristesse\u201d, disaient les enfants, Et auseitôt de s'écrier: \u201cVoilà encore quelque chose qui se fait\u201d.\u201cCe \u2018quelques chose\u2019 c'est une croix rouge sur laquelle est étiré un Christ de même couleur.Au sommet de la croix un écriteau blanc porte, en lettres rouges: \u201cJESUS-CHRIST\".La Vierge se saisit de cette croix, qui est à ses pieds, et la tient de ses deux mains, un peu inclinée vers les enfants.Elle est triste et recueillie.D'au-dessous de ses pieds une étoile monte en flèche, allumant au passage les bougies du cercle, vient se placer au-dessus de la tête de la Dame et y demeure suspendue, \u201cUn temps encore, et sur chacune des épaules de la Vierge, deux petites croix blanches se posent.De nouveau, le visage de la Vierge s'éclaire d'un beau sourire; une sorte de nuage blanc monte alors qui couvre l'apparition jusqu'à la ceinture, puis jusqu'au cou.Le visage à son tour dispa- rait ainsi que le cercle, les bougies, les étoiles du triangle.\u201cC'est tout fini\u201d font les enfants, Confirmation du message.\u201cOr dans cette même nuit du 17 au 18 janvier, alors que la marche de l\u2019armée allemande sur Laval est décidée, l'ordre parvient au général Von Schmidt qui la commande, d'arrêter son mouvement, Aucune opération militaire n'aura plus lieu de ce côté, jusqu'au 2S janvier 1871, jour de l'armistice.\u201cDieu vous exaucera en peu de temps\u201d avait dit la Dame, r \u201cCependant ce serait erreur de limiter la signification de l'apparition à cette émouvante circonstance.Dans l'évène- ment de Pontmain, il est aisé de reconnaître les thèmes universels évoqués par Lourdes, La Salette, Pellevoisin: nécessité de la pénitence, soulignée par le Christ sanglant, nécessité de la prière, puissance médiatrice de la Mère de Dieu.Le fait de Pontmain et son sens spirituel se sont trouvés sanctionnés après une enquête canonique extrêmement sévère et prolongée, par le jugement favorable de l'autorité diocésaine.Le Saint-Siège a concédé un Office et une messe propres à Notre-Dame de Pontmain, Le pèlerinage.\u201cUne belle basilique s'élève au coeur d'un verdoyant paysage, parmi les arbres et les prairies.A l'entour, sauf quelques établissements religieux, le village, toujours habité par une population de vie profondément patriarchale et chrétienne, n'a pas changé, La petite église paroissiale est là comme autrefois.Les pélerinages qui se succèdent à Pontmain, graves et fervents, prennent ainsi un ton de simplicité agreste.Par là les pélerins sont bien accordés à l'humble foule pleine de foi qui, en 1871, béait vers le ciel, vers la Mère de l'Espérance, surgissant d\u2019un buisson \u2018\u2019d'incandescentes étoiles\u201d, (Act.Cath, 17 oct.1950)._\u2026_ Notre visite à Pontmain, C'est vers cinq heures de l\u2019après-midi que nous pénétrons dans le village, sous la pluie La première chose que nous remarquons est une petite affiche: \u2018Musée Marial\u201d, Nous sonnons à la porte de ce musée: une petite vieille apparait à la fenêtre supérieure et nous dit qu\u2019elle va nous ouvrir.Nous entrons: ce n'est pas riche, mais il y a là des trésors accumulés.C'est une oeuvre à caractère privé, une bonne vieille fille a essayé de recueillir des documents, images, me- dailles, statues, publications, etc.sur la dévotion à la Sainte Vierge dans toutes les parties du monde, et dans tous les pays.Il y a là des choses que l\u2019on chercherait longtemps ailleurs, tous les sanctuaires où la Sainte-Vierge y est honorée y ont leur mention: on note les mentions de Notre-La- me du Cap, Une partie du musée est particulièrement jntéressante, celle qui se rapporte aux apparitions de la Vierge: plusieurs apparitions sont repgoduites avec des personnages de cire; celle de la médaille Mÿraculeuse est particulièrement réussie, de même que celle de Pontmain, Et devant cette reproduction la bonne demoiselle nous relate en détail les merveilleux évènements de Pontmain, elle nous dit, avec beaucoup d'émotion, comment la Vierge est venue redonner I'esperance aux Francais a la fin de la terrible guerre avec la Prusse, comment elle est apparue aux enfants Barbedette qui pilaient des ajoncs avec leur pére dans la grange, (les ajoncs sont une sorte de plante rugueuse a piquants que l'on sert aux animaux après avoir brisé ces piquants au moyen de pilons), comment un jeune enfant de deux ans battit des mains en voyant la belle Dame, Son récit nous intéresse vivement, et nous la remercions en lui souhaitant de beaux développements dans son oeuvre mariale qui est très belle et très méritoire, car ses moyens sont des plus restreints.Nous allons ensuite visiter le sanctuaire et ses environs, la grange des Barbedette transformée en oratoire et où l'on voit des statues de la Vierge dans les diverses positions qu'elle a prises durant l'apparition.La basilique est très belle, spacieuse, élancée, simple, pieuse.Tout près se trouve la petite église de Pontmain avec sa voûte bleue étoilée d'or.La vieille fille du musée nous disait que la Sainte Vierge avait voulu apparaître avec un manteau bleu étoilé d'or pour récompenser la piété du bon curé qui avait orné ainsi son église, Après ces visites et une courte prière aux divers sanctuaires, nous prenons le souper dans ce petit village intéressant.Un incident peu banal accompagna le souper qui nous fit rigoler.Un d'entre nous expliqua à la serveuse que, parce que nous étions Canadiens, nous prenions tout en même temps sur la table, légumes et viandes, et non pas un mets après l'autre comme c'est la coutume en France.Et la demoiselle de lui demander avec un petit air narquois: \u2018\u2019Doisje vous apporter le dessert tout de suite.\u201d Rosaire Bélanger, ptre.Page $ L'Evangile chez les pécheurs LES BERGERS Dans la campagne avoisinant Bethléem, des bergers veillent à la garde de leurs troupeaux, La nuit est belle, le ciel tout en étoiles, et un calme parfait s'étend sur la région, Ces bergers sont des hommes de moeurs intègres, et d'une foi vive en la venue du Messie.Aussi auront-ils l'honneur d'être les premiers visiteurs de l'Enfant-Dieu.Rompant soudain le silence de cette nuit mystérieuse, des chants harmonieux se font entendre.Un choeur d'anges chante à l'unisson: Gloire à Dieu au plus haut des cieux; paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.Etonnés, saisis de crainte, hésitants, les bergers se demandent ce que signifie ce concert et cete éblouissante clarté qui fait le jour un peu partout, quand Un Ange s'avance vers eux ct leur dit: Ne Craignez pas.Je suis venu vous annoncer une bonne nouvelle.Sachez qu'aujourd'hui même, il vous est né un Sauveur, dans la cité de David.Vous le reconnaitrez a ce signe: un Enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche.Vous éprouverez alors une grande joie et tout le peuple se réjouira avec vous.Après quoi l'Ange rejoignit la troupe céleste, et les chants à la louange du Nouveau-Né, continucrent encore longtemps.Puis ce fut de nouveau le silence, les Anges s'étaient envolés dans les hauteurs du ciel azuré, et la clarté d'aurore qui avait dissipé les ténèbres de la nuit disparut à son tour.Revenant à eux après le départ des Anges, les bergers se disent: rendons-nous à Bethléem et voyons de nos yeux si ce message nous vient du ciel.Est-ce Dieu qui nous fait connaître un évènement russi extraordinaire?Quittant à l'instant méme leurs troupeaux, ils se rendent en toute hâte au lieu indiqué.Ils ont la grande joie d'y trouver l'Enfant dans une crèche et près de lui: Marie et Joseph, Ils se prosternent, l'adorent, le reconnaissent pour le Fils de Dicu, le Sauveur du monde, Après avoir satisfait leur dévotion envers le divin Enfant, les bergers retournent à leur village, et racontent avec force détails tout ce qu'ils ont vu et entendu, Ceux qui les écoutent sont dans l'admiration et remercient Dieu d'avoir eu pitié de son peuple en lui envoyant un Libérateur.Pendant les années qui suivirent, toujours à la garde de leurs troupeaux, les bergers ne cessent de méditer sur le mystère de cette première nuit de Noël où il leur a été donne d'entendre: Gloire à Dieu paix aux hommes.Marthe de Gaspé.A l'une des soirées de Rossini, une dame, invitée à chanter, faisait beaucoup de manières pour s\u2018y décider.Elle devait chanter un air de la Sémiramide.\u201cAh! cher mai- tre, que j'ai peur! s'écriait-elle.Et moi donc!\u201d dit Rossini, Page 6 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u2019 M.Pamphile Lemieux, Comptable en Chef à la Centrale On annonce le départ de M.Jean-P.Labelle, c.a., qui a été pendant cinq ans Comptable en Chef à la Centrale des Pécheurs-Unis de Québec, à Montréal, M.Labelle était bien connu des pécheurs surtout a l'occasion des conventions générales des Syndicats de Pécheurs.I! a tenu les livres de la Fédération avec une conscience professionnelle et une application qui lui ont mérité l\u2019estime et la considération de ses supérieurs et de tous les pêcheurs.Nous souhaitons à M, Labelle tout le succès possible dans l'exercice de ses nouvelles fonctions.M.Pamphile Lemieux lui succède, Gradué de l'Ecole Supérieure des Pêcheries en 1946, M.Lemieux est aussitôt entré a le'mploi des Pêcheurs- Unis, comme assistant de M.Labelle, Travailleur infati- guable et passionné pour sa nouvelle fonction, dans laquelle il a déjà six ans d\u2019entraine- ment, M, Lemieux rendra de grands services à la Centrale et saura se mériter l'estime de tous les pêcheurs.C\u2019est lui qui donnera la lecture et les explications du bilan de Pê- cheurs-Unis, lors de la prochaine Convention, Il a bien hâte d'y rencontrer les pê- cheurs, de leur serrer la main et de les mieux connaître, \u201cA PLEINES VOILES\u201d et tous ses Lecteurs souhaitent bonne chance à M.Lemieux, et- lui offrent leurs félicitations.(A Pleines Voiles).Modifications aux règlements sur le crédit Ottawa, \u2014 Le ministre des Finances, 'hon Douglas Abbott, a annoncé certaines modifications aux réglements sur le crédit aux consommateurs, applicables dès le lundi 14 janvier.En voici les principales: 1\u2014La durée de crédit maximum de toute vente à tempérament ou de prêt est portée à 18 mois, Jusqu'ici, elle était de 12 mois, Restent inchangés les premiers versements minimums de 50 p.100 sur les automobiles et d'un tiers sur tous les autres articles, ainsi que les versements minimums de $10 par mois ou $2.50 par semaine, 2\u2014Les règlements ne sont plus applicables aux pianos ni aux autres instruments de musique.3-Le louage d'articles pourra se faire pour une durée maximum de douze mois sans être assujetti aux règlements.Auparavant, il était réglementé lorsque la durée en dépassait six mois, 4\u2014Tous les articles, sauf les automobiles et les motocyclettes, loués pour usage exclusif dans un commerce, un métier ou une profession sont dorénavant exclu de l'application des règlements, Conférence de Jacques Hébert, au Collège Jeudi soir dernier, Jacques Hébert, qui achevait en juin 1951 le tour du monde de l'Orient à l'occident, donnait une conférence devant les autorités, les élèves du Collège et quelques centaines d\u2019auditeurs venus de Ste-Anne et des paroisses environnantes, A la porte du Collège, \u201cl'Alouette IT, la Jeep qui a encerclé le globe avec deux petits Canadiens, Jacques Hébert et Jean Phaneuf, de Montréal.Voiture respectable dont la réputation nous enlevait même toute idée d'aller coller notre oeil à la portière.Mgr Alphonse Fortin, supérieur, a présenté Jacques Hébert, le digne fils d\u2019un digne père, M.le Dr L.-Ph.Hébert, originaire de St-Pascal de Kamouraska et ancien élève de la classe 1914.Jacques est venu souvent passer des vacances près de sa grand'maman et de ses tantes, sous le toit paternel, dans le village de St-Pascal, et connaît bien notre région, Dès ses premières paroles, le conférencier dit qu'il a tellement entendu parler de Ste-Anne, par son père.Et souvent, ce même papa lui disait, alors qu'il fréquentait son collège dans ia métropole: \u201cOn ne faisait pas comme ça à Ste-Anne!\u201d Puis le conférencier raconte comment il a relevé ce défi entre journalistes: Gérard Fillion lui proposant de faire le tour du monde, d'écrire un article chaque jour au Devoir\u201d\u2019 et de ne pas dépasser un an, pas même d'un jour.Le conférencier a tenu parole jusqu'à revenir le 24 juin 1951, un an jour pour jour, après son départ vers l'Ouest.A San Francico, premier incident: on hésite tellement à leur vendre un billet de troisième classe.Songez donc! Faire la traversée avec des Jaunes, eux des blancs! Enfin ça s'arrange, et on finit par débarquer au Japon.L'impression de ce premier contact avec des hommes de culture é- trangére, est que tous les peuples sont semblables, si parfois leurs maîtres diffèrent, les uns bons, les autres méchants.En Corée, en Indo-Chine, et jusqu\u2019à Singapour: de la guerre, des soulèvements, des dangers réels! Les Américains les protègent, les Francais les escortent et les reçoivent comme des frères; mais les Britanniques, probablement satisfaits d\u2019avoir à régler leur propre sécurité laissent à nos voyageurs d'assurer la leur.Suivent des journées fort inquié- antes! On arrive enfin aux Indes.Merveilleux pays.Puis ce sont des contrées immenses et désolées jusqu\u2019en Iran (Perse) où l'on arrive quelques semaines avant le déclenchement de la campagne de nationalisation des pétroles de l'Anglo-Ora- nian.Puis c\u2019est la Jordanie, la Palestine, les Lieux Saints, cette patrie de \u2018tous les chrétiens par les souvenirs bibliques et évangéliques qui la baignent; ensuite, on se dirige vers la Grèce, le pays d'Homère, de Socrate, d'Aristote, de Platon et Phidias, cette patrie de la pensée gréco-latine dont nous avons hérité; et enfin l'Italie, autre centre historique important, la patrie de tous les gouvernements modernes, de l'organisation et du droit civiles.Et pour couronner la visite des 24 contrées, la France et l'Angleterre, point d'embarquement pour le retour à Québec.Jacques Hébert s\u2019exprime facilement, sans recherche de style, mais en plaçant ça et là le mot qui compte, résumant une pensée, soulignant un doute, masquant un désappointement.Style sobre, personnel, paroles sans détour d'un homme d'action, pensée d'une maturité étonnante chez un homme de son âge.Ses épaules fortes, et déjà un peu voûtées, semblent porter encore le poids de ces longues randonnées et des inquiétudes qui ont dû se multiplier pendant 365 jours d'incertitudes, de luttes contre les éléments, de prudence envers les hommes.Un film pris au cours de cette randonnée extraordinaire vient compléter par sa couleur et sa variété un récit sobre, mais beaucoup plus reposant que ces images saccadées et, émanant d\u2019un novice, un peu maladroites.Mais puisqu'elles décrivent des gens habitant aux antipodes du monde matériel et spirituel que nous connaissons, ces images sont acceptées comme elles le méritent, avec admiration, Mme Hébert, elle même fille d'un ancien du Collège, le Dr O.Desjardins, pratiquant à Montréal, ajoutait le charme de sa jeunesse et de sa distinction aux qualités éminentes dont a fait preuve son époux de quelques mois, le courageux et très personnel voyageur Jacques Hébert.Aux époux, nos voeux de bonheur; au conférencier, les nombreux auditoires qu'il mérite, L, G, F.J.C-DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDSLITE - Ree Rue Poiré _ Ste-ANNE-de-la-POCATIERE Téléphone: 83 Jeudi le 24 Janvier 1952, Il faut réhabiliter le lait\u2026 (suite de la page.1) Quant aux minéraux, ils sont sous la forme et dans les proportions les plus acceptables pour les jeunes animaux, les enfants.Il peut arriver que dans l'alimentation des adultes, on soit obligé de suppléer à l'absence de fer, de cuivre, de manganèse, de magnésium.Mais duns l'alimentation des jeunes, ces déficiences sont compensées par les réserves que ces animaux en croissance ont faites au cours de la vie foetale.Les solides non-gras du lait sont riches en vitamines B, C.et en toutes les autres vitamines hydro-solubles.Remarquons également que le lait n\u2019est jamais écrémé à 100 p.c., sauf dans les fabriques scientifiquement entretenues; il passe alors dans le lait écrémé domestique, et dans celui des petites fabriques, suffisamment de gras pour qu'il constitue un véhicule acceptable des vitamines À, D, E, et K, Remettre la pyramide sur sa base; réhabiliter le lait entier et écremé.Nos conceptions en industrie laitière doivent joliment être modifiées car nous en sommes rendus, ici, dans la province de Québec, donnée à l'industrie laitière comme industrie principale de l'agriculture, à faire la réhabilitation du lait entier et du lait écremé comme scurce importante de protéines, d'éléments anti-rathiciques, d'éléments minéraux, etc.Pendant que nous nous échinons à sauver une industrie fondée sur l'utilisation de la partie la plus imitable du lait, le gras, \u2014le tiers de ses solides\u2014 nous abandonnons à l\u2019initiative privée et aux grandes organisations industrielles laitières l\u2019utilisation des deux autres tiers \u2014les solides non- gras\u2014.Pour la consommation, nous utilisons le lait entier, ou rien du tout, sauf du lait écremé en poudre, que du reste nous ne faisons que commencer à fabriquer, Le lait entier, avec toute sa richesse nutritive, coûte environ 2 cinquièmes de sou l\u2019once.Tout le monde crie qu\u2019il est trop cher, pendant qu'on paie un sou l'once des lavasses\u2014ou liqueurs douces\u2014-dont le mieux qu'on puisse dire est qu\u2019elles ne valent rien, sauf encourager les enfants à devenir des consommateurs de liqueurs moins douces.Et personne ne se plaint du prix exhorbitant de ces liqueurs!.Quant au lait écremé, qui se vend aux fabriques de lait en poudre 40 sous par 100 livres, donc 40 sous pour 1,600 onces, on pourrait en obtenir 40 onces pour un sou à comparer aux liqueurs à un sou l\u2019once.On lui préfère les protéines des viandes à chiens.C'est du jolil.Le plus triste est que ces choses, qui sont la vérité méme, sont classées comme incroyables.En vérité, c'est tellement en travers du sens commun que ces n\u2019est pas trop croyable.\u2026.On a du chemin à refaire pour remettre le lait, ou ses composants, à leur vraie place On peut compter que nous ferons notre part de cette tâche ingrate .L.-de-G.Fortin.NEUVIEME COURS ABREGE SUR LES POMMES DE TERRE L'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste-Anne de la Pocatière, est heureuse d'annoncer, qu'en collaboration avec le Service de l'Aide à la Jeunesse, elle donnera du 25février au 7 mars 1952, des cours spéciaux sur les pommes de terre.Ces cours dureront douze jours et sont offerts aux jeunes producteurs de pommes de terre de 16 à 30 ans.Si les inscriptions n'étaient pas assez nombreuses, les cours n\u2019auront pas lieu.De même, s\u2019il y avait trop de demandes, les derniers inscrits ne seront pas acceptés parce qu\u2019il n\u2019y a de la place que pour 50 élèves.Le Service de l\u2019Aide à la Jeunesse paiera les frais de transport par chemin de fer ou autobus aller et retour, pour les élèves régulièrement admis, ainsi que la plus grande partie de leurs frais de pension à Sainte-Anne, Les élèves inscrits devront toutefois ajouter un dollar ($1.00) par jour pour frais d'hôtellerie.Ces cours sont de portée pratique et ont pour but de former une élite de jeunes cultivateurs capables de produire des pommes de terre de belle qualité ot exemptes de maladies.Les principaux sujets à l'étude sont: le sol, la culture, les maladies et les insectes, l'entreposage, la distribution et le commerce des pommes de terre.Il y aura 40 heures de classe, 15 heures de laboratoire et 15 heures pour les cercles d\u2019étude, les discussions et les vues animées.Les professeurs de l'Ecole d'Agriculture, des spécialistes des ministères Fédéral et Provincial de l'Agriculture et de la Coopérative Fédérée seront invités à donner ces cours.Les autorités de l'Ecole feront tout leur possible pour rendre le séjour des élèves instructif et intéressant.IMPORTANT\u2014 Il est essentiel qu'un certificat de naissance, soit attaché à chaque formule d'inscription, Aucun can didat ne doit se rendre à ces cours sans avoir reçu l'avis officiel d'admission du Service de l'Aide à la Jeunesse à Québec.Le responsable des cours refusera toute personne qui me pourra présenter cet avis.Il faut remplir la formule avec soin et ne pas oublier de la signer.Les formules d'inscription pourront être obtenues du: Service de l'Aide à la Jeunesse, 88 Grande Allée, Québec, ou en s'adressant à: Ecole Supérieure d'Agriculture, à Ste-Anne de la Pocatière Kamouraska, Québec.Comme le nombre des élèves est limité à cinquante (50), et que les formules d'inscription dûment remplies doivent parvenir au Service de l'Aide à la Jeunesse au plus tard, le 18 février, il est important de s'inscrire le plus tôt possible."]
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