Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 23 octobre 1952, jeudi 23 octobre 1952
[" ,.PTE EEE a JUIVL 5 Gnu LA Vion 8/8 Le.n4o bre Lio: El1ficp du Parle: eut QUEBEC 299.crire ce que lon fense A AGRONOMIE CANADIENNE FRANCAISE (85 - suite) Sixième Congrès International des Herbages, au Collège d'Etat de Pennsylvanie, du 17 au 23 août 1952.par Jos.-E.Chevrette, B.A., B.S.A., Ph.D.4.PROGRAMME DU CONGRES Les travaux présentés au Congrés ont été groupés en 12 sections, couvrant chacune un aspect particulier de la culture des herbages dans le but de permettre aux spécialistes des différentes disciplines de se grouper et d'échanger leurs vues.Voici la liste des sections.A\u2014Génétique et amélioration des plantes.B\u2014Amélioration et gestion des pâturages, prairies et gazons.C\u2014fAmlioration et gestion des paturages naturels (range ands).D\u2014Ecologie et physiologie.E\u2014Gestion des sols et fertilisation.F\u2014Production et répartition des semences.G\u2014 Conservation des sols et des eaux.H\u2014Récolte et conservation des fourrages.I\u2014Emploi du fourrage dans l'alimentation du bétail.J\u2014Outillage.K\u2014Méthodes d\u2019expérimentation pour la recherche dans le domaine des herbages.L\u2014Amélioration et gestion des herbages tropicaux.En plus de ces sections, trois séances plénières d'une demi- journée chacune étaient inscrites au programme.Les sujets traités durant ces séances plénières ont été les suivants: \u201cNotre concept de l\u2019agriculture d'herbages\u2019\u201d - P.V.Cardon U.S.D.A., président du Congrès.\u201cRessources en herbages et possibilités latentes du monde\u201d F.T.Wahlen de O.V.A, \u201cLe problème de la surcharge des pâturages indigènes\u201d L.S.S.Kumar, Bombay, Indes.\u201cUtilisation des herbages pour conserver et améligrer les ressources des sols et des eaux\u201d - R.M.Salter, U.S.D.A,, Conservation des sols.\u201cGrassland farming is everyine's business - W.R.Garver, Chamber of Commerce of the United States.\u201cProblémes posés par la mise au point d'un programme d\u2019amélioration des herbages dans la zone tropicale américaine\u201d - C.A.Volio, Ministre de l'Agriculture de Costa-Rica.\u201cInterdépendance des herbages et du bétail dans la production agricole\u201d - C.P.McMeekan, Nouvelle-Zélange.\u201cUtilisation des connaissances relatives aux herbages\u201d.Watson J.S.et A.G.Williams, Angleterre.5.EXCURSIONS.Mentionnons encore qu'un certain nombre de visites extérieures ou excursions étaient aussi prévues au programme pour permettre aux congressistes de voir sur place le travail expérimental poursuivi par la Station Expérimentale de Pennsylvanie dans le domaine de la gestion des pâturages, de l\u2019hybridation des plantes fourragères, de la machinerie de récolte des fourrages, des silos et des séchoirs à foin.On nous fit aussi visiter deux fermes laitières de la vallée Limestone.6.LABORATOIRE REGIONAL DE RECHERCHE SUR LES PATURAGES.Sur le campus du Collège d'Etat de Pennsylvanie, le Ministère de l'Agriculture de Washington établissait il y a 15 ans un Laboratoire Régional de Recherche sur les Pâturages.Les buts de cette institution sont: lo Encourager le travail d'équipe dans l'étude des problèmes de pâturages communs aux 12 états du Nord-Est, 20 de poursuivre des recherches sur ces problèmes.Les dirigeants de ce laboratoire organisèrent immédiatement un Conseil des pâturages composé des représentants de chacun des 12 états en question et tinrent plusieurs réunions pour faire la revision des travaux en cours et établir un programme d'action.Ce Conseil, créé au début, continue de fonctionner, et de faire la revision et la coordination des divers projets de recherche sur les pâturages.Le résultat le plus net est que aujourd'hui tous les travaux de recherche sur les pâturages dans les 12 stations expérimentales concernées est sur une base coopérative.Et d'ici peu de temps, il en sortira des variétés nouvelles mieux adaptées.de meilleures méthodes de gestion et d'utilisation des herbages.Dans la rénartition du travail, on a concentré la recherche fondamentale au Laboratoire Régional, tandis que les stations de chaque état s'attaquérent surtout aux problèmes d'application.Les recherches du Laboratoire portent surtout sur la cytogénétique, la pathologie, la chimie des plantes, les sols et la physiologie, plus particulièrement la réaction des plantes aux divers agents climatiques.On a une idée des activités de ce Laboratoire en consultant la liste des articles de revues scientifiques qui en sont sorties depuis sa fondation et qui se chiffrent par près de 100.7.PENNSYLVANIA STATE COLLEGE, Le Collège d'Etat de Pennsylvanie, où se tint le Congrès est situé dans la petite ville de State College.Il fut fondé en 1859, en plein champ, et petit à petit un village, puis une petite ville s\u2019est développée autour de cette institution; rien d'étonnant que la ville en ait pris le nom.State College.De 69 qu'il était en 1859, le nombre d'étudiants est aujour- d\u2019hui de 11,500; le personnel résidant des diverses facultés se totalise à 1200.Le Campus occupe une superficie de 2994 acres; on y compte 100 bâtisses principales, d\u2019une valeur de $54,000,000.Les fermes du Collège ont une superficie totale de 2700 acres dont 500 en bois, 250 en parcelles expérimentales, 100 en vergers.On y garde un troupeau laitier de 400 tétes et un troupeau de boucherie de 125 têtes en plus de 350 moutons, d\u2019un bon nombre de porcs et d\u2019un poulailler consiérable.On est en train actuellement de construire une grange-éta- ble nouvelle flanquée de toute une batterie de séchoirs cy- lidrique verticaux et de silos de divers types.8.QUELQUES FAITS SAILLANTS DU CONGRES.Il est impossible de résumer ici les quelques 250 communications scientifiques et techniques qui ont été présentées, tant en séances plénières qu'en séances de Sections.D'ailleurs il était impossible à un même congressistz d\u2019assistér a toutes ces communications qui ont été présentées simultanément dans les diverses Sections.Et-c\u2019est pourquoi un compte-rendu complet des communications et des débats sera imprimé et paraîtra vers décembre de la présente année; il constituera une mine de renseignements sur toutes les questions d\u2019herbages.Pour ma part, j'ai surtout suivi les délibérations de la Section H, \u201cRécolte et conservation des fourrages\u201d.Cette section tint aussi une séance conjointe avec la Section J, \u2018\u201cMachieries*.Sans chercher en aucune manière à résumer les travaux rrésentés à ces sections, voici quelques faits qui me parais- swNt particulièrement intéressants à souligner.(suite à la page 2) Jeudi le 23 octobre 1952.Son Exc.Mgr Bruno Desrochers prône les récollections et l\u2019étude à ses Lacordaires.Ste-Anne de la Poc.\u2014 DNC.\u2014 Son Excellence Mgr Bruno Desrochers, évêque du diocèse de Ste-Anne assistait, dimanche dernier, à la première séance d'étude tenue à l'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste-Anne de la Pocatière, et portait la parole devant tous les chefs du mouvement Lacordaire et Jeanne d'Arc de son diocèse.Une centaine d'officiers supérieurs: les membres du Comité Diocésain, les présidents régionaux, les présidents de tous les cercles du diocèse ainsi que les propagandistes étaient présents.Son Excellence a félicité les Jeanne d\u2019Arc pour la façon admirable avec laquelle elles épaulent leurs frères Lacordaire dans le mouvement.I a encouragé tous les chefs à étudier davantage et à prier pour le succès de la campagne an- ti-alcoolique.\u201cVotre apostolat est nécessaire plus que jamais; par l'étude en équipes et les récollections dans vos paroisses, vous ravivrez vos convictions religieuses et y puiserez l'élan nécessaire dans votre travail apostolique.Nous insistons sur | importance des récollections pour garder à votre mouvement son sens religieux et son sens d\u2019apostolat.Prétez votre concours a toutes les organisations paroissiales; je vous encourage a faire partie des mouvements d'Action Catholique et des Ligues du Sacré-Coeur\u201d, Une messe spéciale avec instruction eut lieu au pieux Oratoire Saint-Louis de Gonzague, au Collège diocésain.Ml'abbé C.-E.Raymond, aumé- nier diocésain, a célébré la messe et donné l'instruction.Le groupe s'est ensuite transporté à l\u2019Ecole d'Agriculture pour la tenue des séances d'étude.Un programme très char- £é avait été préparé par le officiers du Comité Diocésain, Dans le diocèse, on constate un regain de vie bienfaisant; les officiers des cercles saisissent davantage la mystique et la technique du mouvement.L'étude en équipe et les récollections qui s'organiseront dans les paroisses pour faire suite aux voeux et résolutions du Congrès Diocésain et à la demande de Son Excellence Mer Desrochers consolideront nos cercles du diocèse.(suite à la page 8) Page 2 Sixième Congrès International.(Suite de la page 1.) a) Valeur comparée des principales méthodes de conservation des fourrages.On s'accorde à reconnaître que, dans les pays à climat humide, la déshydratation des fourrages est la méthode idéale de conservation, parce que c\u2019est elle qui réduit au minimum les pertes de valeur nutritive.Malheureusement, c'est un procédé de conservation qui, à l'heure actuelle, peut difficilement être appliqué sur le ferme.Parmi les autres procédés actuellement en usage, (fanage sur le champ, fanage partiel en grange, ensilage) l\u2019ensilage est de loin la meilleure méthode de conservation, particulièrement au point de vue économique.tant en Europe qu'en Amérique.Le procédé de séchage partiel en grange occupe le Ze rang, au point de vue de l'efficacité, et la méthode du séchage en plein champ, effectué dans d'excellentes conditions atmosphériques, donne lieu à plus de pertes de matière sèche, de ro- téine et de rarotène, que le séchage en grange ou l'ensilage.Ces pertes sont encore bien plus considéraples quand il s'agit d'une récolte endommagée par la pluie, et c\u2019est pourquoi le séchage en plein champ est une méthode largement inefficace.b) Qualité des ensilages.Les experts de différents pays qui ont discuté cette question, (Watson, Dijkstra, Bohsted, Jones, Axelsson) devant le congrés, sont unanimes a proclamer qu'il existe de grandes variations dans la qualité des ensilages, c'est-à-dire dans leur valeur nutritive, et que plusieurs facteurs déterminent cette variation.Les méthodes de faire l'ensilage - ensilage à froid ou à chaud, ensilage d'herbes fanées, ou fraîches, addition de préservatifs, ou non - influencent considérablement les modifications d'ordre chimique et bactériologique qui se produisent dans le silo, et partant les pertes de valeur nutritive qui en découlent.Quant aux préservatifs, leur usage s'imposent dans le cas des ensilages d'herbes fraiches, c'est-à-dire dépassant 70% d'humidité (Axelsson, Suède; Dijkstra, Hollande).De tous les préservatifs essayés, c'est la mélasse qui a donné les résultats les plus satisfaisants (Axelsson).Il est impossible dans un rapport de ce genre, d\u2019entrer dans plus de détails sur cette question; on devra référer aux travaux originaux dès qu\u2019ils seront publiés.Mais nous croyons qu\u2019il importe de souligner dès maintenant le fait qu\u2019il y a des différences appréciables dans la valeur nutritive des ensilages suivant le mode de fermentation qu'ils ont subi, parce que, d'une part, les observations que nous avons été a mé- me de faire sur les ensilages nous avaient fait toucher du doigt ce point, et que d'autre part, on ne paraît pas s'être soucié beaucoup de ce point de vue chez-nous jusqu'ici.c)\u2026Diffusion des connaissances acquises en matière d'herbages.Des travaux élaborés ont été présentés à la Section H et en séance plénière sur les méthodes employées dans les différents pays du monde pour diffuser auprès des cultivateurs les connaissances acquises par les expérimentateurs, en matière d'herbages.Les moyens ordinaires de propagande - causeries radiophoniques, forums, conférences, journées de pâturages, bulletins, articles de presse - sont employés un peu partout et ont évidemment leur utilité.Mais les moyens les plus efficaces semblent bien être les contacts directs du vulgarisateur et du cultivateur, soit par visite individuelle, soit par les cercles de discussion agricole où le nombre de participants est restreint.Car l'agriculteur ordinaire s'exprime bien plus volontiers en petit comité, au milieu de ses voisins, que dans une vaste assemblée d\u2019inconnus.Certains pays européens, notamment l'Angleterre et la Hollande, sous la pression des conditions économiques qui prévalent chez elles, ont grandement développé et perfectionné leurs services de vulgarisation agricole, de façon à réduire l'intervalle qui sépare la découverte de la mise en pratique.Par exemple, en Angleterre, en Hollande, au Danemark, on dispose d'un vulgarisateur (équivalent de notre agronome de comté) par 1000 fermes, sans compter les divers spécialistes auxquels celui-ci peut recourir.Autre fait, en Angleterre et en Hollande, les Services de vulgarisation ont à leur disposition et dirigent des fermes d'expérimentation ou des fermes pilotes.Ces mêmes services disposent aussi des laboratoires voulus pour fins de recherche appliquée.On peut s'en faire une idée en apprenant qu'en Hollande, 40,000 échantillons de fourrage et d'ensilage sont analysés annuellemet.9 VISITES DES LOTIERES RE LA REGION D'ALBANY.Sur le chemin du retour au pays de Québec, nous avons fait un bref arrêt à la ferme Cook, Preston Hollow, près d'Albany, où le lotier corniculé fut remarqué pour la première fois croissant à l'état sauvage par le professeur Johnstone Wallace de l'université Cornell.Sur cette ferme, on fait la récolte de la semence de cette plante sur une échelle assez importante.Malheureusement le propriétaire de la ferme étant absent, nous n'avons nu recueillir benucoup d'information sur ses méthodes de culture.Nous avons été Mieux servis à Delanson, N.Y., non loin de là, sur la Gage Stock Farm, où le propriétaire, M.Beresford, ne ménagen ni son temps ni ses explications sur ses méthodes de production du lotier.Cette ferme a une étendue (Suite à la page 5.) GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).M.Joseph Folliet.(Suite de la page 3.) M.Folliet rappelle qu\u2019à la première Semaine Sociale tenue à Lyon, dans Fourvières, il n'y avait pas un seul ouvrier, et pas.un seul curé, non plus! Mais assistants, malgré les prédictions \u2018sont venus, sont restés, et sont revenus\u201d.Aux Semaines Sociales ont succédé les Semaines Rurales, d'où est sortie la J.A.C., puis la section féminine, la J.A.C.F.Comme témoignage de reconnaissance, Marius Gonin a re- qu des diplômes d'agriculteur d'honneur de la part des paysans d\u2019un petit patelin, etc, etc.Il fonda aussi les Ecoles Normales Ouvrières, encore une idée d'un autre qu'il a mise en action.a Lyon en 1924.Une seule de ces initiatives suffirait à marquer la vie d\u2019un homme.Aussi Marius Gonin a été considéré comme \u201cun génie de l'apostolat\u201d, de l'apostolat efficace.À preuve encore, le fait que lui disparu toutes ces fondations ont continué de vivre.Mais il y a aussi un mystère Gonin; d'abord parce que, vrai Lyonnais, il était trés réservé, et peu expansif; puis, parce que, à partir de 1900, sa vie se confond avec son oeuvre; en effet, s'il a énormément écrit pour elles, il n\u2019a laissé que peu d\u2019écrits capables de dévoiler son âme.Même son biographe, (M.Folliet lui-même), n'a pu pénétrer au coeur de cette personnalité, de cette sainteté.D a été d\u2019abord, le \u201cgars de Lyon\u201d, un produit de la ville, une sorte de gavroche réservé, plaisant, ou déplaisant.Il aurait pu être un artiste, en musique, en peinture, écrivain, journaliste (il était excellent) et même romancier.\u201cIl 2 refusé la gloire comme il a refusé l'argent\u201d, ajoute M.Foliet.Il fut surtout homme d\u2019une volonté inflexible, et un fascinateur.Il s'était même découvert (vers la vingtaine), une vocation d'hypnotiseur, mais vû ses succès rapides, il a rom- à jamais avec cet art, qui lui faisait peur.pour lui-même.Bon orateur.jouissant d'une forte voix, il dut parler après peu d'années, avec une voix brisée, voilée.Orgueilleux de nature, il devint, par la magie de la grâce, modeste, humble, effacé, insistant même volontiers sur ses propres ridicules.A sa mort, on a trouvé des décorations qu'il avait fait voir à sa mère, puis enfouies dans l'oubli de ses tiroirs.Tl sut toujours écouter les jeunes, et a 50 ans, il discutait d'égal à égal avec des hommes de 20 ans: il les laissait se mirer en lui.Beaucoup on dit en parlant du bureau de Gonin, où ils n'avaient reçu que des conseils extrêment discrets, mais profonds: \u2018C\u2019est de là que vient ma vocation\u201d.Dès 1904, il rompt avec \u201cLe Sillon\u201d et se montre toujours aussi fidèle au bon sens qu\u2019à l'Eglise; on ne lui reproche aucune erreur, pas même des erreurs tactiques.\u201cOn ne connaît pas l'Eglise pleinement, disait-il, tant qu\u2019on n\u2019a pas connu les effets crucifiants de l'attachement qu'on lui doit\u201d.Il ne pratiqua pas de mortification, apparemment, mais toute sa vie terrifiante de travail en fut une.À un moment, il dirigeait 2 quotidiens, une revue, et ses semaines sociales! Son successeur sait également tout ce qu'il a dù recevoir et entendre de fâcheux, d\u2019importuns, de tapeurs, qu\u2019il n\u2019a jamais déçus.Il a été, a-t-on dit de Jui, \u201cun homme mangé\u2019.Sa seule récréation: prendre un café à une terrasse, regarder les gens, pendant dix minutes, et puis au travail!\u201d il n'a pas dormi jeune, parce qu'il n'a pas voulu, et vieux parce qu'il ne pouvait plus\u201d; une maladie l'obligeait même à dormir dans son fauteuil.11 fut un \u201crenoncé\u201d qui mit de côté les satisfactions de la gloire, des arts, de la vie religieuse (il aimait beaucoup la Grande Chartreuse), ou de la famille, car il resta délibérément célibataire, afin de se livrer totalement à l'action et à la formation de chefs parmi les hommes de sa génération.Di fit partie du Tiers-Ordre, qu\u2019il considérait, à juste titre, comme un vrai ordre religieux.Il a exalté le Christ-Ouvrier; et comme le Père de Foucauld et Ste-Thérèse de l'Enfant-Jé- sus, il a découvert par lui-même la spiritualité de Nazareth.Sa mort a été, comme sa vie, effacée.Il est mort seul alors que ses amis les plus intimes, retenus au loin, n\u2019ont même pas pu aller à son service.\u201cNous, avons passé notre temps à faire des choses difficiles, disait-il.J'ai mal fait ce que j'avais à faire; mais je ne m\u2019examine même pas sur ce point.\u201d \u2014Qui est-ce donc qu'on enterre aujourd\u2019hui disait une Lyonnaise, le jour de ses funérailles, alors qu\u2019il y avait foule: un Chanoine?.\u2014Non, répondit sa voisine; mieux que ça, on enterre un saint., Priez pour lui.car il est possible que l'on introduise, un de ces jours, un procès de canonisation, ceci dit sans vouloir devancer le jugement de l'Eglise.Et M.Folliet temine en apportant l'hommage de son admiration à celui qui l'a considéré comme un ami et qu'il a aimé comme un père.M.l\u2019abbé Paré remercie M.Folliet d'avoir brossé pour la communauté la silhouette d'un grand apôtre et d'avoir mis l'accent sur ce que chaque catholique peut faire, à son exemple.Il cite quelques paragraphes hautement inspirés d'un livre du conférencier où il est dit qu'il faut \u201cchoisir entre le Caucase ou le Golgotha\u201d; que l'élite doit révoir les problèmes, et faire quelque chose à tout prix, en perdant dans le Sauveur\u201d.Merci de nous avoir présenté Marius Gonin, et à travers Conin, M.Joseph Folliet.Les applaudissements prolongés qui ont souligné ces dernières paroles de M.le Supérieur, constituent par eux-mêmes un témoignage au maître et au disciple.L.G.F.4 a Jeudi le 23 octobre 1952.Retour de Toscanini.Arturo TOSCANINI qui revient diriger le célèbre orchestre de la NBC.Il porte allègrement ses 85 ans, comme le constateront les auditeurs du réseau Français de Radio- Canada, samedi ,à 6h.30, Toscanini dirigera 14 des concerts de cette série, et Guido Cantelli, en dirigera huit, au cours desquels on entendra \u2018Orphée et Eurydice\u201d de Gluck et \u2018La Messe en Ré\u201d de Beethoven.On de mandait un jour à la fille d'Aristote, nommée Pythias, quelle couleur lui plaisait davantage.Elle fit réponse que c\u2019était celle qui naissait de la pudeur sur le visage des hommes simples et sans malice, \u2014 J.Joubert.La Chambre de Commerce des Jeunes de Ste-Anne-de- la-Pocatière forme ses comité pour 52 et 53.Recrutement : MM.Lucien Sirois, président, Henri Lavoie, sénateur; Fernand Lebel, directeur; Trefflé Picard, St-Roch; P.-E.Michaud, Riviére-Ouelle, Albert Cazes.Publicité et Relations Publiques: MM.Joseph Fortin, président; Ls-de-G.Fortin, sénateur; Dr Nelson Asselin, directeur; Jean Khazoom.Conférences et Réceptions: MM.Joseph Duncan, président; Dr Michel Pineau, sénateur; Gilbert Dubé, directeur; Yves Jean.Art oratoires et soirées publiques: MM.Gérard Ouellet, président J.-F.Dumais, sénateur Ernest Pageau, directeur; Henri ois.Assemblées et Convocations: MM.Maurice Fortin, président; Adrien Hudon, sénateur; Gérard Godbout, directeur; J.- Paul Lizotte.Enquêtes: MM.Auguste Mailloux, président; Dr Charles Richard, sénateur; Joseph Laforest, directeur; Joseph Massé.Agriculture, Commerce et Civisme: MM.Fernand Gauthier, président; Joseph Thiboutot, sénateur; Antoine Lemay, directeur; Alphonse Gauthier, (civisme); Philippe Anctil, (agriculture); Ls-P.Banville, (commerce).2 ra MAÉ oem mettra ist à amas ata 4 Ae tian GAZETTE des Jeudi le 23 octobre 1952.CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).M.Joseph FOLLIET, au Collège M.l\u2019abbé Marius Paré, supérieur, présente en M, Joseph Folliet, le secrétaire des semaines Sociales de France, un journaliste de carrière, un écrivain, un scout (La spiritualité de la route), un moraliste, \u201cfrère Genièvre\u201d, un ancien visiteur de la maison en 1948; \u201cun homme que nous admirons, lisons et entendons avec plaisir et auquel nous nous attachons de plus en plus\u201d.M.Folliet exprime le regret que la neige qu\u2019il avait vue en janvier 1948) ait devancé son rendez-vous canadien et ait fait disparaître les beaux paysages d'automne qu\u2019il aurait tant aimé voir.Mais il espère ne pas repartir sans un souvenir de la saison dorée.Il parlera de Marius Gonin, secrétaire des Semaines Sociales de France, un homme qui est venu à son heure et à son lieu, un apôtre et un saint laîque, laique par choix.Marius Gonin a pratiqué à un haut degré l'humilité, l\u2019effacement volontaire et le désintéressement complet.Il est né à Lyon, de parents venus de la campagne, encore religieux mais fort pauvres.Son père qui était cocher n\u2019a même pas pu avoir de son patron congé d'une demie journée pour assister à la première communion de Marius.Ca donne une idée de l'injustice sociale qui régnait alors à Lyon, comme de l'irréligion qui y fleurissait chez les grands.Né en 1873, Marius Gonin avait 18 ans lorsqu'il entendit, pour la premiére fois, Sébastien Faure ce commis-voyageur de l\u2019anachisme et de l'anticléricalisme, ancien élève des Jésuites, dans une conférence où il étalait les \u201c12 preuves de I'inexistence de Dieu\u201d.Evidemment, aprés de tels propos, les jeunes les discutaient entre eux, et essayaient d'y trouver une réponse.\u201cQu'est-ce que l\u2019Eglise a fait pour les pauvres?\u201d leur disait-on encore.Finalement, un groupe de jeunes, et parmi eux Gonin, décida \u201cqu'il fallait faire quelque chose:\" étudier pour réfuter ces anachistes, ces anticléricaux, et pour redresser aussi la condition des classes laborieuses.On sait que c'était, en France, l'époque glorieuse du républicanisme, (un des produits de cette école a été Georges Clémenceau); c'était aussi l'époque où la Franc-Maçonnerie, qui sait mener le combat dans les coulisses surtout, avait ses prophètes parmi les Libres-Penseurs qui eux, parlaient, écrivaient, et luttaient.La lutte ira en s\u2019augmentant pendant plus de dix ans encore, pour aboutir à la Séparation de l'Eglise et de l'Etat, en 1905, lutte qui se continuera même jusqu'après la première guerre, Les catholiques, éternels perdants de ces luttes, auront un complexe d'infériorité, seront comme des exilés de la littérature, des sciences.Ils croiront avoir à s'excuser de prendre place dans la vie.Mais \u201cla coupole de marbre noir ou de plomb\u201d qui cachait à la France la vue du soleil (suivant l'expression de Claudel, commençait à se fissurer.Il y avait déjà Rimbaud que découvrira Claudel, un futur converti lui-même; et dans un collège, Ch.Péguy; et dans les lettres \u201cl\u2019invendable Léon Bloy\".En philo, les jeunes Henri Bergson et Blondel; et des gentilshommes sociaux, comme Léon Harmel, Albert de Mun, etc.Tout était prét pour \u201cRerum Novarum\u201d et la grande génération de catholiques sociaux parmi lesquels un chef de file; Marius Genin.Né en 1873, Marius Genin fréquentera l\u2019école primaire, puis ces écoles presbytérales tenues alors par les prêtres pour les enfants de choeur qu'\u2019on-initiait en latin, à un degré équivalent de troisième à versification environ.Il ne fréquentera plus aucune école; ses parents n\u2019étant pas capables de lui payer d\u2019autres études, il s\u2019engagea comme dessinateur (dessinandier) dans une des soieries de Lyon, Il connût là le monde du travail, comme chez ses parents il avait connu des victimes de l'injustice sociale.Il y trouve des hommes grossiers, batailleurs et licensieux et qui se moquent de tout.Îl y découvre le besoin d\u2019une presse catholique pour com'oattre celle qui avait déjà ainsi déformé le peuple ouvrier.Et il se lance dans les oeuvres; catéchisme dans les patronages, dans la banlieue, et même chez les forains, (les bohémiens!).Et il colporte le journa! \u201cLa Croix\u201d, couchant dans les champs, sous un arbre au bescin.Providentiellement, il rencontre un homme riche, aimant le peuple et généreux; Victor Berne, de beaucoup plus âgé que lui mais qui voudra faire de ce jeune homme un \u201cprofessionnel de l'Action\u201d.Marius Gonin qui n\u2019a que 19 ans, fonde donc des comités de presse (comités d\u2019études) dans sa région du sud-est de la France.Son \u201cBulletin\u201d deviendra \u201cla Chronique Sociale et vivra encore après 60 ans.Ils eurent, comme tous les hommes qui avaient pris \u201cRerum Novarum'\u2019 au sérieux, des déboires, et subirent des abandons; s'ils se faisaient mettre à la porte comme de vulgaires religieux\u201d leur disaient leurs amis pour les taquiner.Gonin s'instruit par lui-même; dans ses groupes d'études (cercles d'études) on travaille en commun à sa formation intellectuelle, religieuse, et sociale, Gonin se fait alors l\u2019a- nôtre des Retraites Fermées, alors une grande nouveauté.Son Secrétariat social de Lyon (qui durera de 1891 à 1901) sera un centre de propagande et d'enseignement, un vrai syndicat d'initiative.x pour répondre à ce manque de pensée catholique qui le frappe, il fonde en 1904, sur une idée de Adéodat Boissard, les Semaines Sociales de France.(Suite à la page 2) L'alcoolisme en France.Un congrès international sur l'alcoolisme vient d'avoir liew en France.Les journaux en ont profité pour donner des statistiques sur l'alcoolisme dans leur pays.Elles étonneront au moins à l'étranger, car que de fois on a répété: \u201cLe vin est l'ennemi de l'alcoolisme; c'est parce que les Français en boivent habituellement que la France n\u2019est pas un pays alcoolique\u201d.Or, voici les statistiques que donne la croix de Paris: \u2018Quelques chiffres rappelleront la gravité du problème de l'alcoolisme.En 1950, on enregistrait, dans les principaux hôpitaux ordinaires, environ 6,000 cas de cirrhose du foie d\u2019origine alcoolique.Cette même année, 4,250 personnes étaient hospitalisées pour psychose alcoolique proprement dite.Depuis ces chiffres n'ont fait que croître.Des spécialistes estiment au- jourd'hui, après des enquêtes sérieuses, qu'il y a en France un alcoolique sur 27 adultes.Sur trois aliénés, un l'est devenu à cause de l'alcool.En 1949, la Cour des comptes estimait que nos 77,000 assistés mentaux alcooliques avaient coûté plus de 11 milliards de francs à l\u2019Etat.L'année suivante, le déficit de la Sécurité sociale s'élevait à 37 milliards, 15 de ces milliards avaient été dépensés pour soigner les alcooliques.Les bénéfices réalisés par quelques trusts de l'alcool sont évalués entre 200 et 500 millions par an.(La Feuille d\u2019Erable).© La bombe atomique britamique.M.Churchill vient d'annoncer aux Communes \u2018dans un silence parfait\u201d, soulignent les dépêches, qu\u2019une bombe atomique construite en Grande- Bretagne, par les savants britanniques, a explosé avec succès au large des côtes d'Australie.Elle aurait volatilité, (à l'exception de quelques débris rougis qui auraient mis le feu à une ile voisine), une frégate de 1,450 tonneaux, la \u201cH.M.3.Plym\u201d, et aurait élevé la température des lieux à environ 1,000,000 de degrés.La chaleur développée pour produire 1,000,000 de degrés équivaut à 3,000 la chaleur du fourneau de cuisson, et 1,450 tonnes, ça représente 3,000,000 de livres, ou encore tout un train à marchandises de 60 wagons bien remplis, plus la lovomotive., Les Britanniques sont fiers de leur exploit, malgré le fait que depuis 1946, ils aient trouvé les Américains bien réticents sur leurs secrets.Ca prouve qu\u2019un après l'autre chaque pays découvre la bombe atomique.Est-ce que ça prouve que chaque pays, l'un après l'autre, évitera de s'en servir?.Peut-être, si Dieu le veut.L.G.F.Page 3 L\u2019Hon.Juge Thomas Tremblay réélu Président de l\u2019Amicale de Ste-Anne.Ste-Anne-de-la-Pocatière, \u2014.Les Anciens du collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière, ont réélu pour un deuxième terme l'hon juge Thomas Tremblay, juge en chef de la Cour des Sessions de la Paix, président de l'Amicale du collège Ste- Anne de la Pocatière.Des centaines d'anciens venus de tous les coins de la province de Québec et même d'outre-frontière, ont célébré dans la joie et la reconnaissance le 125 e anniversaire de fondation de cette vénérable maison d'enseignement secondaire qui a fourni à l'Eglise et à l'Etat tant de personnalités, Les principaux responsables de toute cette floraison de chefs sont les Painchaud, les Boulet et les Fortin de même que ces nombreux prêtres qui se sont dépensés, corps et âme, à la cause de l'enseignement secondaire.Les autorités du collège ont profité de ce glorieux anniversaire pour tenir un grand rassemblement de tous les anciens à une réunion de l\u2019amicale qui n\u2019avait pas été tenue depuis deux ans.Le mot de bienvenue fut prononcé par le nouveau supérieur, M.l\u2019abbé Marius Paré.Tous les anciens élèves ont décidé au cours de l\u2019Assemblée générale de l\u2019Amicale de conférer le titre \u201cd\u2019ancien élève\" et de membre honoraire de l'Union Amicale\u2019, au premier évêque de Ste-Anne de la Pocatière, S.Exc.Mgr Bruno Desrochers.Ils ont également adopté à l'unanimité les nouveaux règlements de la constitution que l'exécutif de l'Amicale a fait préparer et adopter dans une incorporation qui donne une existence juridique à l\u2019Amicale des Anciens du collège de Ste-Anne.On a également décidé que I'Amicale s'affilierait à la fédération des maisons d'enseignement secondaire de la province de Québec, qui compte deux sections, celle de Québec et de Montréal.Cette fête du 125e anniversaire a commencé lundi midi, par un grand diner des anciens présidé par M.l\u2019abbé Marius Paré, supérieur qui était entouré à la table d'honneur de Son Exc.Mgr Desrochers, de NN.SS.Stanislas Théberge, vicaire général du diocèse, Auguste Boulet, p.d., ancien supérieur et considéré par les Anciens comme le second fondateur du collège; Wilfrid Lebon, p.d., Alphonse Fortin, p.d., anciens supérieurs; MM, les chanoines Mgr Ernest Dumais, directeur de l'Action Catholique; A.Lessard, ancien curé de Montmagny; les honorables juges Thnmas Tremblay et Joseph Bilodeau; l\u2019hon.Camille Pouliot, ministre provincial de la Chasse et des Pécheries; Me J.-François Pouliot, député de Témiscouata à la Chambre des Communes.etc.Le distingué professeur d'histoire au Collège des Jésuites a aussi évoqué les commencements du sanctuaire de Ste-Anne qui sont dûs à la dévotion de Mgr Lebon pour la Vierge de Fatima.Les anciens ont profité de la circonstance pour renouveler à la Sainte Vierge l'hommage de leur foi et de leur espérance.L'ussemblée générale de l\u2019Amicale a été tenue au grand amphithéâtre sous la présidence de Mgr Desrochers qui a remercié les anciens de l'honneur qu'ils lui faisaient de l\u2019accepter comme un ancien de cette maison.I] a donné de paternels conseils aux jeunes qu'il invita à suivre les traces des aînés et aux moins jeunes, il souhaita qu'ils restent toujours jeunes et filialement attachés à la maison qui les a faits ce qu'ils sont.L\u2019hon.Juge Thomas Tremblay a été réélu président pour un deuxième terme, de même que les autres membres du conseil exécutif; le R.P.Albéric Dionne, o.p., vice-président et M.l'abbé Origène Boulanger, secrétaire-trésorier.Les présidents honoraires sont Mgr J.-M.Lemieux, évêque de Gravelbourg, et l\u2019hon.Onésime Gagnon, ministre des Finances dans le cabinet provincial; les vice-présidents honoraires sont Mgr J.-Alfred Chamberland, P.D., curé de Jacques-Cartier; Me J.-F.Pouliot, et le notaire W.Lévesque, de Montréal.NOUVELLE CONSTITUTION Une nouvelle constitution, dont les réglements ont été lus à l'assemblée par Me Benoit Pelletier, C.R., chef du Contentieux de la cité de Québec, et approuvés à l'unanimité, veut maintenant que le nombre des directeurs soit de trente.Ont été choisis par le comité de nomination: Mgr G.-E.Grandbois, P.A., vicaire général, à Québec; Mgr Georges Bernier, l'hon.juge Eugène Marquis, le Dr Charles Richard, Me Benoît Pelletier, les honorables docteurs Camille Pouliot, député de Gaspé-Sud, Arthur Leclerc, député de Charlevoix.les docteurs Maurice Giroux, E.Latulippe, L.Deschesnes, Rosario Potvin, Alphonse Couturier, Clément Germain, M.l'abbé Aurèle Hudon, curé de Ste-Anne de la Pocatière, M.l'abbé Arthur Beaudoin, du collège, le notaire Louis Baillargeon, et M.l'abbé Marius Paré, supérieur, membre ex-officio du bureau de direction.L'hon.juge Tremblay a rendu hommage aux distingués disparus depuis la dernière réunion et a souligné les honneurs attribués, dans la même période, à plusieurs anciens, tant religieux que civils, H a évoqué le nom de Mgr Boulet que tous considèrent comme le deuxième fondateur du collège.De son côté, le nouveau sup.rieur, M.l\u2019atbbé Marius Paré, s'est dit très heureux d'accueillir autant d anciens.I] a aussi rendu hommage à Mgr Boulet, à ses successeurs et aux prêtres et professeurs qui n'ont rien ménagé pour donner des âmes à Dieu et des collaborateurs aux hommes.Durant le Diner et au cours de l'assemblée générale, la société Ste-Cécile et l'harmonie de Ste-Anne ont érayé les anciens dans l'exécution de programmes de chants et de musique de choix, sous l'habile direction de MM.les ablës J.-P.Roussel et Alphonse Fortin.La réunion s\u2019est terminée par le salut du Très Saint-Sacrement présidé par Mgr Wilfrid Lebon, 8.Exc.Mgr Bruno Desrochers assistait au trône.« Page 4 Nouvelles de Paroisses Saint-GABRIEL Funérailles de M.Armand Lévesque: St-Gabriel, \u2014 (DNC).\u2014 15 octobre \u2014 Les obsèques de M.Armand Levesque, époux de dame Marie Levesque, décédé à l'âge de 68 ans, ont eu lieu le 29 septembre à St-Gabriel et ont été l'occasion d\u2019une touchante manifestation d'estime et de condoléances des citoyens en vue; et de nombreux amis figuraient dans le défilé, La levée du corps a été faite par M.l'abbé P.-Emile Paquet, curé de St-Roch-des-Aulnaies; M.l'abbé Arthur Levesque, curé de Kamouraska et frère du défunt, chanta le service assisté de MM.les abbés Pierre Fortier, curé de St-Pacôme, et Paul-Emile Paquet, respectivement diacre et sous-diacre.Assistaient au choeur Mgr Evariste Boucher, curé de St-Pascal; MM.les abbés Rolland Pelletier, de Québec, Albert Dionne, et beaucoup d'autres dont les noms nous échappent.Conduisaient le deuil, ses fils et belles-filles: M.et Mme Alfred Levesque (Maria St-Onge) de St-Gabriel; M.et Mme Elisée Levesque (Alfréda Levesque), de St-Gabriel; M.et Mme Lucien Levesque (Lucia Dubé), d'Escourt, Témiscouata; M.et Mme Robert Levesque (Aline Levesque), de St-Gabriel; M.et Mme Rolland Levesque (Eva-Rose Levesque), de Montréal; M.et Mme Hervey Levesque (Isabelle Levesque), de Montréal; M.et Mme Arthur Levesque, (Rachel Bouchard) de St-Gabriel; M.Armand Levesque, de St-Gabriel; Ses filles et ses gendres: Lucienne Levesque, de Montréal; Anne, et M.Paul Argencourt, de Montréal; Jeanne d\u2019Arc Levesque, de Québec; Marcelle et M.Fernando Rousseau, de St-Gabriel; Olivine, et M.Paul Nadeau, de Québec; Marie, St- Gabriel.Ses frères: M.l\u2019abbé Arthur Levesque, curé de Kamouraska; Thomas et Joseph Levesque, de West Warwick; Léonidas, de Montréal; une soeur, Mme Georges-Emile Levesque, (Anna), de Montréal.Ses beaux-frères et belles-soeurs: MM, Pantaléon Pelletier, de St-Pacôme; Joseph D'Anjou, St-Gabriel; Donat Bilodeau, Nashua, U.S.A., et Mme Vve Démétrius Levesque, de St-Pacôme; sa grand tante, Mme Vve Ferréol Levesque, de St-Pacôme.Funérailles de M.Joseph Levesque: Le 6 octobre, eurent lieu les funérailles de M.Joseph Levesque, époux en secondes noces de Mme Hélène Levesque.Il était âgé de 83 ans.Baptêmes: Lise-Céline, enfant de M.Arthur Levesque et de Rachel Bouchard; parrain et marraine; M.et Mme Oliva Bouchard, St-Onésime, grands-parents de l'enfant.Porteuse, Mme Robert Levesque, de Ste-Anne, tante de l'enfant.Marilaine-Gaétane, enfant de Félix Levesque et de Jeannine Milliard.Parrain et marraine: M.et Mme Euclide Milliard, grands-parents de l'enfant.Porteuse, Mme Wilfrid Chenard, tante de l'enfant, Emilienne, enfant de Paul Bossé et de Rollande Levesque.Parrain et marraine: M.et Mme Antoine Parent, de St-Denis, -oncle et tante de l'enfant.Marie-Arlette, enfant de Emile Levesque, et de Jeannine D'Anjou.Parrain et marraine, M.et Mme Bernard Bélanger, grands-parents de l'enfant.Porteuse, Mme Pierre Levesque, tante de l'enfant.Lucette-Renée, enfant de Fortunat D\u2019Anjou, (Rémi) et de Adrienne Pelletier.Parrain et marraine, M.et Mme Rémi D'Anjou, grands parents.Porteuse, Léonnette D'Anjou.Micheline-Céline, enfant de Auguste Bélanger, et de Alexanre Levesque.Parrain et marraine, M.et Mme Bernard Bélanger, grands parents de l'enfant.Porteuse, Mme Pierre Levesque, tante de l'enfant.GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).Va et vient.M.et Mme Evangéliste Lavoie et ses deux fils, de Québec, étaient en promenade chez leurs beau-frère et belle-soeur, Met Mme L.-Philippe Ouellet, dimanche.M, et Mme Emile Lavoie, de North Grosvenordale, Conn., étaient à St-Gabriel, pour les funérailles de M.Joseph Levesque, èt en visite chez des parents, M.et Mme Alfred Levesque.M.et Mme Adalbert D'Anjou, Léandre Lévesque, et Hélias Levesque de l'Ontario, en visite dans leur famille.M.et Mme Arthur D\u2019Anjou et leurs deux fils et leurs amies de St-Grégoire étaient en visite, chez des parents, dimanche dernier.M.et Mme Léo Pelletier, d'Escourt, étaient en visite chez leurs oncle et tante, M.et Mme Oscar Levesque.M.Alfred Boucher est parti pour une promenade à Québec chez sa fille, Mme Vve Albert Viel.Mme Alfred-H.Levesque, Courriériste.MLLE M.-LOUISE PAQUET FLEURISTE FLEURS peur TOUTES OCCASIONS RIVIERE-DU-LOUP PRES de Js ROUTE LEVIS - RIMOUSKI J.-C.DUBEAU, BS.A.CL.U.CAAA.Assureur-Vie Agréé Courtier d'Assurance Agréé ASSURANCES GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOSILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDOUTE Rue Poiré \u2014 Téléphone: 63 STE - ANNE - DE - LA - POCATIBRE, Ksæ.Cenfies vos problèmes d'anvurances à un spécialiste diplômé.Sirois, Caren, Renaud, Corviveasn & Gee.Comptables Agréés Sirols Fernand, C.A.Renaud Gérard, C.A.Caron Bertrand, CA.Corriveau Liomel, CA.Pouliot J.-Lucien, C.A.Racine Robert, C.A.Lausier Gérard, C.A.QUÉBEC, P.Q.- JONQUIÈRE, P.Q.MONTMAGNY, P.Q.- RIVIÈRE-du-LOUP, P.Q.Nouvelle Entreprise Funéraire à Ste-Anne de la Pocatière M.Marc-André RIOUX, directeur de funérailles, embaumeur diplômé, avec 15 ans d\u2019expérience dans l\u2019embaumement et la chirurgie plastique, offre à la population de Ste-Anne et des environs un service de premier ordre: Ornements de chambre de bon goût; Corbillard Cadillac, récent modèle, à partir de lundi, le 27 octobre.M.Rioux, en coopération avec M.Antoine Lavoie, taxi, de Ste-Anne, qui en aura charge, offre aussi, un service d\u2019ambulance, à toute heuredu jour ou de la nuit.Adresser toute demande de renseignements à Marc-André RIOUX à Ste-Anne, tél.: 125 ou à Riv.du-Loup, 176, Lafontaine, tél.: 2668.Jeudi le 23 octobre 1952.KAMOURASKA Baptêmes: Joseph-Louis-Yvon, enfant de M.et Mme Gérard Dionne (Marie-Paule Pelletier).Parrain et marraine: M.et Mme Thomas Pelletier, de Ste-Anne de la Pocatiére.Porteuse: Mlle Yolande Michaud.Marie-Jeanne-Irène, enfant de M.et Mme Maurice Gagnon (J.d\u2019'Arc Ouellet).Parrain et marraine: M.et Mme Léo Gagnon, de Montréal.Porteuse Mme Lionel Boucher.Mariages: Récemment a été béni le mariage de Mlle Carmen Anctil à M Gérard Landry de St-Pas- cal.Aussi le mariage de Mlle Madeleine Alexandre à M.Gérard Ouellet, de St-Pascal, Le 6 septembre a été béni le mariage de Mlle Jeanne d'Arc Raymond à M.Jean-Paul Ouellet, de St-Philippe de Néri.Va-et-vient: Mme Rodrigue Labrie, Mlle Denise Martin, Mme Albert Martin, de Riviére-Ouelle, en promenade à la Rivière-du- Loup chez M.et Mme Emile Ouellet.M.et Mme Joseph Morneau, Julien Morneau, en promenade à Hébertville chez M.et Mme Albert Maltais.M.Roger Morneau de l'Ile d\u2019Anticosti de passage dans sa famille.M.Léopold Michaud en visite chez M.Willie Labrie récemment.M.et Mme Fernand Michaud et leur fillette Diane en visite chez Mme J.Michaud.Mariage Gagnon Laframboise.A St-Pacôme, samedi, le onze octobre, avait lieu le mariage de Mlle Denyse Gagnon, fille de M.et Mme David Gagnon, de St-Pacôme, avec M.Pau] Laframboise, fils du Dr et Mme Henri Laframboise, d'Ottawa.La bénédiction nuptiale leur a été donnée par Ml\u2019abbé Pierre Fortier.Pendant la messe, un programme de chant fut exécuté par Mlle Michelle Michaud, de St-Pacôme.A l'orgue, Mlle Yvette et André Gagnon, soeur et frère de la mariée.Mlle Rita Gagnon, soeur de la mariée, agissait comme Dame d'honneur, et M.Gerry Brindamour, d'Ottawa, comme garçon d'honneur.Parmi les invités de l\u2019extérieur, on remarquait: Dr et Mme J.-Henri Laframboise, Dr et Mme Georges Laframboise, M.et Mme Jean-Marc Charlebois, M.et Mme Narcisse Lacourcière, Mme Germaine Lauzon, Roger, Gérald et Denis Laframboise, Dr et Mme Guy Laframboise, André Laframboise, é.e.d., Pierre Larochelle, Raymond Lauzon, LP., Gerry Brindamour, et André Lauzon, d'Ottawa; M.et Mme J.-H.Fugère, de Québec, M.et Mme Gérard Lajoie, M.Raymond- M.Gagnon, Robert-D.Gagnon, Gaston Lavoie, de Rimouski, Réjane Dionne, é.g.m.de Tr- Rivières, Madeleine Couture, de Charny, Paul Prémont de St-Jean, 1.0, De St-Pacôme, outre les parents, frères et soeurs de la mariée de St-Pacôme, on remarquait: M.et Mme J.-J.Power, Dr et Mme A.Royer, Met Mme A.Lajoie, M.Dém.Pelletier, M.ot Mme Jos.-E.Ouellet, Mlle Elsie McCarron, Mile Michelle Michaud, M.Roch Santerre, M.et Mme Roser Gagnon, et Claude Gagnon. Jeudi le 23 octobre 1952.Sixième Congrès Internationale\u2026 (Suite de la page 2) de près de 1000 acres qui ont été formées par l'achat successif de fermes avoisinantes.Comme le sol y est de qualité médiocre et d'égouttement difficile, à cause de couches imperméables à faible profondeur, les récoltes ordinaires y réussissent mal, et c'est ainsi que les premiers propriétaires de ces fermes ont consenti à s'en départir à bas prix en faveur du propriétaire actuel.Par la culture du lotier, qui pousse très bien sur ces terrains, M.Beresford est en train d'en rendre l\u2019exploitation très profitable.Ses sources principales de revenu sont l'élevage d'animaux de boucherie Hereford sans cornes, tant pour la reproduction que pour le marché de la viande.la graine de lotier, et l\u2019utilisation des sous-produits de ces deux entreprises.Le traitement du sol consiste principalement dans l'emploi de chaux pour relever le pH, aux environs de 6; M.Beresford Ne tient pas à rehausser le pH de son sol au-delà de cette limite de crainte de voir les tréfles s'introduire et concurrencer trop fortement le lotier.Les fumures consistent en superphosphate et en fumier de ferme.Aucun effort spécial ne paraît avoir été fait jusqu'ici pour améliorer l'égouttement u sol, M.Beresford, en observateur attentif, constate ce qu\u2019il appelle des cycles dans la production du lotier.Cette plante s'établit d\u2019abord lentement, augmente d'année en année dans la prairie, pour atteindre un maximum vers la 5e année; puis elle disparait assez rapidement, soit sous l'effet de la compétition de certaines graminées, soit à la suite d'une grosse récolte de graines, pour reparaître spontanément plus tard.Ce phénomène apparaît aussi bien dans les pâturages que dans les prairies à foin, même si le lotier lui paraît pousser plus GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamourasia).sbondamment dans les pâturages que dans les champs de oin.Chaque année, sur cette forme, on consacre environ 200 acres à la production de la graine de lotier.Et pour répartir les risques provenant de l'influence des conditions de température sur la formation et la maturation des graines, on procède de la manière suivante.Un tiers des champs destinés à produire de la semence ne sont pas touchés durant la saison.Un autre tiers est pâturé du printemps à la mi-juin, après quoi les animaux en sont retirés pour permettre à la Plante de former ses graines.Le dernier tiers n\u2019est pas pâturé, mais fauché pour foin ou ensilage au tout début de juin.Les rendements en graine sont très variables d\u2019une année à \u2018autre.Lorsque la majorité des gousses ont atteint la maturité, on fauche au moyen d'un faucheuse mûnie d\u2019une andaineuse; on laisse faner une journée ou plus suivant les conditions atmosphériques; puis on ramasse ces andains au moyen d'une moissonneuse-batteuse (combine).On trouve aussi sur la ferme Gage un déshydrateur au moyen duquel on fabrique de la farine de lotier qui est vendue pour la fabrication des moulées normalisées, tout comme la farine de luzerne, dont elle se rapproche sensiblement d'ailleurs par sa composition.De même une partie des déchets de criblage de la graine, déchets formés surtout de feuilles et tiges fines brisées au cours du battage, est vendue pour les mêmes fins.Durant les mois d'hiver, on utilise le déshydrateur pour faire sécher du fumier, qui est moulu, ensaché de façon attrayante et vendu aux jardiniers et aux fleuristes amateurs sous le nom de \u201cOrganic Manure.J-E.Chevrette, Professeur de Grande Culture.Avezvotre part de ces 93,494 4607 Depuis leur première émission, les Obligations d'Epargne du Canada ont rapporté à leur million de détenteurs quatre-vingt-treize millions et demi en intérêts.Cela représente environ $100 à chacun.Les uns ont reçu davantage, les autres moins, mais tous conviennent, d'un commun accord, que le rendement de leurs Obligations est des plus intéressants si l\u2019on considère que ce sont des valeurs qui peuvent être encaissées en tout temps, à leur prix d'achat plus les intérêts.Les Obligations PLUS AVANTAGEUSES QUE JAMAIS Obligations d'Epargne du Canada, Te émission.Echéance: 10 ane et 9 moin.Rendement: 341% par année si conservées jusqu'à l'échéance.Encaissement: en tout temps à leur prix d'achat plus les intérêts à n'importe quelle banque an Canada.Coupons: à chaque Obligation sont attachés dix coupons d'intérêt de 3347, le premier payable le ler août 1954 (l anet 9 après la date d'émission); les neuf autres payables le ler août de chaque année de 1955 à 1963.Si une Obligation est en- cainaée avant que le premier coupon roit payable, elle rapporters 2.14% d'intérêt simple par année, calculé sur une base mensuelle.Le rendement augmente d'une année à l'autre et atteint une moyenne de 3.44% par année, à l'échéance, Les Obligations de la septième Émission sont offertes en coupures de $50, $100, $500, $1,000 e1 $5,000.Tout particulier peu en posséder jusqu'à concurrence de $5,000.Les Obligations sont enre gistrées aux noms de leurs détenteurs.Elles ne peuvent être ni cédées ni transférées, Les Obligations d'Epargne du Canada sont en vente ches les courtiers de placement, dans les banques et au moyen de retenues sur le » .Elles s'encaissent en tout temps, à leur prix d'achat plus len 81s.a Hl y va de votre intérêt ACHETEZ vos Obligations aujourd\u2019hu w \u201c f/ i.facilitent l\u2019épargne et font fructifier les économies \\ Les Obligations d'Epargne de la nouvelle émission sont maintenant en vente.Elles sont plus avanta- Ç geuses que jamais puisque leur rendement sera de 3.44% en moyenne par année si elles sont conservées jusqu\u2019à l\u2019échéance, 10 ans et 9 mois.Les Obligations d\u2019Epargne de la septième émission \u2014' comme les précédentes \u2014 peuvent être encaissées en tout temps à leur prix d'achat plus les intérêts à n\u2019irhporte quelle banque au Canada.# # ; ® ~ Page 5 GAZETTE DES CAMPAGNSS ost publiée à Sts-ANNE-de-le-POCATIERE par PORTIN & FILS.Directeur: Le.-de-G.Fortin.Abonnement: | am $2.00 6 mois 91.25 le auméro $0.05 \u201cAutarisée comme envoi postal de la seconds classe\u201d \u201cMinistire des Postes, Ottana\u201d Elocution à Ste-Anne.\u2014 La Société Painchaud du collège de Ste-Anne de la Pocatière a repris avec octobre ses activités pour l'année académique 1952-53.Cette société a pour but de former les étudiants à la parole publique.Les officiers élus pour le premier terme sont: pour la section philosophie: Président : Guy Lavoie; secrétaire: M.Gilles Côté; dans la section Lettres: Président: M.Pierre Garceau et M.Clément Pelletier, secrétaire.Dans son discours d'ouverture le président a d'abord souligné la nécessité pour les futurs professionnels de s'initier à la parole publique; en deuxième lieu, il a rappelé les conditions du bon fonctionnement d\u2019une telle société tant chez 'orateur que chez 'auditeur.Dans son mot de la fin, le directeur de la Société, M.l\u2019abbé Robert Côté, a corroboré les paroles du président, en faisant voir l'intérêt que peuvent apporter ces séances du jeudi soir.En terminant, Ml'abbé Côté invita tous et chacun à faire de leur mieux dans un but comme vers le succès.St-Eleuthère reçoit la statue de son Patron.\u2014 La paroisse de St-Eleuthë- re est fondée déjà depuis plus de soixante-et-quinze ans; et, si curieux que la chose puisse paraître, aucune statue, aucune image représentant le saint patron de cette paroisse n\u2019existaient encore dans l\u2019église.Grâce aux démarches faites par M.le Dr R.Monette, de St-Eleuthère, lors de son passage à Rome l\u2019an dernier, le portrait de saint Eleuthère, 14e pape, et patron de la paroisse, tel qu'on le voit sur un médaillon en mosaique dans la basilique de St-Paul hors les murs, a été rapporté dans la paroisse de St-Eleuthère.M.l'abbé Léopold Plante, curé de la paroisse a fait réaliser une belle statue, suivant les traits reproduits par une photographie du médaillon plus aut mentionné.La statue est très belle et fera sans aucun doute l'admiration de tous les paroissiens.La cérémonie de la bénédiction de la statue de St-Eleuthère eut lieu récemment à l'occasion de la retraite paroissiale.Cette statue rappellera, outre le saint patron de la paroisse, le souvenir de la retraite de 1952.Lu | Page 6 adresser au dépôt des effectifs le plus rapproché.GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).Pour établir fermement son réseau défensif, le Canada a besoin de coordonner ses mouvements au moyen d\u2019un système ultra-moderne de communications.Or, il n\u2019y a rien de plus moderne, dans ce domaine, que le Corps des Transmissions de l'Armée.Le soldat des Transmissions, appelé communément le \u201c\u2018signaleur\u201d\u2019, est donc un véritable gardien de la paix.Vous aimez l\u2019électricité, la radio, la télégraphie, l'électronique?.Vous vous cherchez un métier passionnant et bien rémunéré?.Alors, songez au Corps des Transmissions de l\u2019Armée canadienne.Si vous avez au moins 17 ans et pas plus de 45, et pourvu que vous soyez en parfaite santé, on vous acceptera dans les Transmissions et vous aurez l\u2019occasion d'apprendre un métier vraiment moderne.Pour plus de renseignements, veuillez svp vous Ecoutez \u201cTambour Battant\u201d les mercredis et vendredis soir de 7h30 à 7h45\u2014 réseau de Radio-Canada.AS2.468F a Dépdt des effectifs No Casernes Cogggugl House, ongle Ch, lotte ef COLLIER NGI TE DL Jeudi le 23 octobre 1952.Mort du Chanoine A.Boulet.La mort vient d'enlever a l'estime de ses fidèles le curé de la paroisse de St-Calixte de Plessisville, le chanoine Alfred Boulet.Le regretté disparu était né à St-François de Montmagny, le 18 juillet 1873, du mariage de feu Vilmer Boulet, cultivateur, et de dame Delvina Blais.Après avoir fait ses études classiques au collège de Ste-Anne de la Pocatière et à Québec où il fut ordonné par Mgr Bégin, le 17 mai 1903, il était pendant six ans professeur au collège de Ste-Anne de la Pocatière.L'année suivante et pour un an, il devenait vicaire a la paroisse de Ste- Anne et en 1910 vicaire a St- Joseph de Beauce, poste qu'il occupa durant quatre ans.De 1914 a 1916, il fut vicaire a St-Joseph de Lévis et curé de St-Louis de Courville de 1916 à 1921.En 1922 ses supérieurs ecclésiastiques le nommaient curé à St-François de Montmagny, sa paroisse natale, où il fut deux ans.En 1924, il était nommé à la cure de St- Ferdinand d'Halifax.Charge qu'il occupa jusqu'en 1936 alors qu\u2019il devait prendre en main les destinées spirituelles de la paroisse de Plessisville.La toilette de l'église de St- Calixte, la construction de la chapelle de Notre-Dame de Fatima, le congrès eucharistique régional de 1945, l\u2019agrandissement du cimetière, l\u2019aménagement d'un superbe centre d'étude, sont autant d'activités que M.le Chanoine Boulet laisse derrière lui.Les enfants qu\u2019il aimait tant et les déshérités de la vie qu'il a si charitablement secourus se souviendront tout particuliére- ment de lui.Parmi les organismes paroissiaux et même diocésains dont il s\u2019est grandement occupé, mentionnons les cercles Lacordaire, l\u2019U.C.C., les ligues du Sacré-Coeur et Catholique féminine, les syndicats ouvriers et les coopératives agricoles.Mgr Boulet fut pour ainsi dire le fondateur du mouvement Lacordaire dans le diocèse de Québec.Il fut aussi le premier à amener les syndicats catholiques ouvriers dans les entreprises commerciales de sa paroisse, M.le chanoine Boulet laisse dans le deuil, outre son frère, Mgr Auguste Boulet, une soeur Mlle Alice Boulet, de St-Fran- çois de Montmagny.Il était l'oncle de MM.les abbés Ernest et Antonio Arsenault, curé et vicaire à St-Camille de Bellechasse, Luc Arsenault, vicaire à St-Pamphile; Joseph Campagna, curé de Ste-Lucie; Chs-Auguste Boulet, curé de Parent, Abitibi; du R.P.Joseph Arsenault, o.p., et le cousin de M.l'abbé Antonio Boulet, du collège de Ste-Anne.Les funérailles ont été faites jeudi dernier à Plessisville.A la famille en deuil nos plus vives condoléances.Dans les classes sans éducation, les femmes valent mieux que les hommes: dans les classes distinguées, au contraire, on trouve les hommes supérieurs aux femmes.C'est que les hommes sont plus susceptibles d'être riches en vertus acquises, et les femmes en vertus natives.\u2014 J.Joubert, Jeudi le 23 octobre 1952.Pourquoi mangeons-nous ?Pour bien choisir ses aliments, il faut en tout premier lieu connaître le rôle de lalimentation.En fait, pourquoi man- geons-nous?Parce que nous avons faim me direz-vous, oui mais pourquoi éprouvons-nous cette sensation de faim?Tout simplement parce que les aliments que nous avions mangés précédemment ont été utilisés par notre organisme soit pour réparer les tissus usés par l'usage que nous en avons fait ou encore, utilisés pour fournir l\u2019énergie nécessaire afin d'assurer le fonctionnement de notre organisme et surtout pour favoriser et stimuler toutes nos activités.Il ne faut pas oublier que même si nous sommes des humains, nous avons besoin pour fonctionner normalement d\u2019un ravitaillement journalier qui répondra à nos besoins tout comme les voitures, les engins ou tout autre machine.À vivre tous les jours, nous nous usons, nous dépensons une plus ou moins grande quantité d'énergie suivant nos activités.Nous devons donc prendre considération de tous ces facteurs lorsque nous choisissons nos aliments; car nous mangeons tout spécialement pour nous conserver en bon état et pour remplir nos fonctions quotidiennes.Ceci vous aménera à comprendre que l'alimentation de chaque personne peut être différente, suivant qu\u2019elle est en croissance c\u2019est-à-dire jusqu\u2019à l'âge de 21 ans et pour les adultes, suivant l\u2019état de santé et surtout suivant les activités.Etudions le squelette humain qui est constitué de 20 os; eh bien, ces os sont fabriqués de minéraux, de calcium et de phosphore; d'un peu de protéines et de substances grasses, tout ceci relié par un peu de liquide i.e.par de l'eau.Le calcium est la substance la plus importante dans la fabrication des os.907% de la substance osseuse est faite de calcium.C\u2019est pourquoi nous insistons tellement pour que les enfants qui grandissent reçoivent leur apport quotidien de calcium, car les os grandiront et se développeront en autant que nous leur fournirons les substances qui les forment.Vos garçons et vos filles, à qui nous avons expliqué ce développement des os à l'aide d\u2019un squelette, ont bien compris que s'ils veulent grandir il faut nécessairement qu\u2019ils ingèrent du calcium; j'espère que vous les mamans vous comprenez bien maintenant la nécessité pour eux de recevoir quotidiennement la ration de lait nécessaire à leur développement car vous êtes maintenant convaincues que seul, le lait, peut fournir suffisamment de calcium pour répondre aux besoins de la croissance des enfants, et surtout ne dites pas, \u2018moi je suis trop courte, mon mari n\u2019est pas très grand, alors les enfants ne peuvent pas devenir grands\u201d.Détrompez-vous, les facteurs héréditaires ne sont pas si influents.Je soutiens qu'on peut développer le physique d'un enfant en santé comme on veut.Donnez à vos enfants une alimentation rationnelle et vous verrez les résultats.Le lait occupe la première place dans toute alimentation, les adolescents et les enfants doivent consommer quotidiennement 30 onces et les adultes au moins 10 onces.France Doré, Nutritioniste.v ° Propos de Décoration Soyez votre propre décorateur et votre intérieur n'en sera que plus agréable.Pour une première expérience, vous pouvez utiliser votre chambre.Cela vous permettra de faire une décoration bien personnelle.Le grand secret d\u2019une décoration intéressante est toujours que la pièce soit conçue en regard des goûts et des occupations de son occupant.L'atmosphère de la chambre à coucher doit être à la fois agréable et reposante.Vous obtiendrez cette impression par l\u2019utilisation judicieuse des couleurs et des textures.Choisissez des couleurs douces et des tons grisés pour vos murs, des tissus léger mais gais pour vos draperies et vos couvre-pieds, des tapis en coton très lavables.Si vous ne savez par où commencer, voici un moyen très simple.Choisissez une cotonnade gaie pour vos draperies.Pas nécessaire que ce soit un tissu coûteux: les tissus à robe de maison sont \u2018excellents.Puis, vous basant sur les couleurs de vos draperies, coordonnez le reste de votre ensemble.Par exemple, si votre draperie est fleurie, le vert des feuilles peut servir d'inspiration pour la couleur du tapis, le rose des fleurs pour les murs, avec le ton le plus léger pour le plafond.Peignez vos boiseries de la même couleur que le fond de vos draperies.Et voilà, vous avez un ensemble charmant, conçu par vous et pour vous.LA CHAMBRE DU BEBE A six mois, bébé commence à reconnaître les couleurs primaires, surtout le rouge et le jaune.Il n'est donc pas tout à fait indifférent au décor qui l'entoure.Ce décor même contribue directement à son développement intellectuel, si vous le concevez du point de vue de l'enfant.Choisissez des couleurs gaies, du jaune, du rose, du pêche.Et malgré la tradition, évitez ce bleu soi-disant \u201cbébé\u201d \u2014 couleur triste qui absorbe la lumière, qui devient en quelques semaines un gris sale sans intérêt.Vos meubles seront très simples, émaillés, lavables et de couleurs claires.Pour vos fenêtres, pas de rideaux à volants! C'est très joli des volants, mais votre bébé n\u2019a nullement besoin de ces ramasse-poussière, collecteurs de microbes.Des rideaux en cotonnade sont bien plus pratiques, tout en étant plus décoratifs.Puis, pensez au temps que vous aurez pour jouer avec votre enfant au lieu de laver et repasser des volants! Les manufacturiers de papier-tenture vous offrent une foule de papiers charmants pour votre chambre de bébé, dessins de jouets, contes de fées, etc.Ces papiers sont à l'épreuve de l'eau; plusieurs sont finis plastique et font du lavage des murs un plaisir.Désirez-vous que votre petit apprenne très jeune à ranger ses jouets?Au lieu de tiroirs qu'il ne peut ouvrir, donnez- GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).Pour la fête de l\u2019Halloween Des petites citrouilles confectionnées de fromage à la crème seront très attrayantes sur une tarte en cette belle fête de l'Halloween.Octobre est le mois du Festival du fromage mais c\u2019est aussi le temps des citrouilles et des pommes - Il est facile de combiner ces trois aliments en merveilles gastronomiques - Nous vous suggérons une tarte Chiffon à la Citrouille - des petites Citrouilles au fromage - La confection de ces mets est trés simple et vous aurez vite préparé le repas approprié à cette brillante fête de l\u2019Halloween.PTS EE En cette fête de l'Halloween, servez à votre famille une attrayante tarte Chiffon à la Citrouille décorée de petites citrouilles de fromage à la crème - elle en sera épatée .TARTE CHIFFON A LA CITROUILLE Timbale de 8 pouces, 14 tasse de sucre, 114 tasse de citrouille, fraichement bouillie ou en conserves 14 tasse de lait, LA tasse d\u2019eau froide, 14 c.à thé de sel, 15 c.à thé de gimgembre, 14 c.à thé de muscade, 1 c.à thé de canelle, 1 ce.à table de gélatine, 3 jaunes d'oeufs battus, citrouilles au fromage.3 blancs d'oeufs, Mélanger L4 de tasse de sucre, de citrouille, de lait et das- saisonnements dans la partie supérieure d'un bain-marie.Chauffer.Ajouter une partie du mélange chaud aux jaunes d'oeufs battus, mélanger parfaitement et remettre au bain- marie.Cuire le mélange jusqu'à épaississement - Tremper la gélatine dans l'eau froide et ajouter au m lange de citrouille épaissi.Mélanger parfaitement, laisser refroidir.Lorsque le mélange commence à épaissir, battre les blancs d'oeufs ferme.incorporer dans la balance du sucre soit 14 de tasse et enfin dans le mélange de citrouille.Verser dans la timbale et refroidir.Avant de servir garnir de boulettes de fromage leur donnant la forme de petites citrouilles (recette ci- dessous).Citrouilles au fromage.Séparer un paquet de 4 onces de fromage en 6 portions.Former une boule avec chaque portion.Incorporer un clou de girofle au milieu du dessus de chaque boule.À l\u2019aide d\u2019un cure-dent, creuser des nervures pour donner l'apparence d\u2019une citrouille en accentuant les creux avec du colorant jaune.Refroidir avant de servir.lui une bibliothèque basse, garnie de boîtes à chaussures que vous aurez recouvertes de papier-tenture semblable ou s\u2019harmonisant au décor de la pièce, l'enfant peut y déposer lui- même ses trésors.J'ai connù un bébé de dix mois qui rangeait ses jouets de cette manière, à la grande satisfaction de sa maman.CES ARMOIRES DE CUISINE.Il n'y a aucune règle de décoration ou d'économie qui décrète que vos armoires de cuisine doivent être blanches.Quel travail que d'essayer de les conserver propres! Incorporées à la décoration de vos murs, ces terribles armoires deviendront un avantage au lieu de continuer à faire votre désespoir.Et ces armoires antiques de nos maisons anciennes, qui semblent vous défier de rajeunir votre cuisine à moins de tout reconstruire?Votre cuisine paraîtra plus claire et plus grande si vous pei- £nez vos armoires de la même couleur que vos murs; mais pour garder la note intéressante, décorez-en l'intérieur d'une couleur contrastante.Par exemple, dans une cuisine turquoise très clair, vous pouvez avoir vos comptoirs et l\u2019intérieur de vos armoires rouge ou tangérine.Page 7 Prendre le dessus n\u2019est pas facile.Dans l'administration du budget familial, il n'est pas facile de prendre le dessus, Il survient toujours quelque imprévu qui ruine les plus fermes résolutions.Les spécialistes en économie domestique sont d'avis que la seule façon de faire face aux imprévus, c'est d\u2019avoir toujours de l'argent de côté.Et pour avoir toujours de l\u2019argent de côté, il n\u2019est pas de formule plus commode que I'Obligation d'Epargne du Canada achetée par retenues sur le salaire.Economiser par déductions à la source même du revenu, c\u2019est le seul moyen pour bien du monde de se constituer une réserve.Ces retenues sont presque imperceptible, et elles mènent sans qu'on s\u2019en rende compte à une petite réserve appréciable et très appréciée quand survient quelque événement imprévisi- e.Aujourd'hui, les salaires sont plus élevés que jamais.Mais le coût de la vie est plus élevé qu'auparavant, et le régime de la semaine de travail de cing jours, qui se répand de plus en plus, offre des occasions plus nombreuses de dépenser.Aussi l\u2019épargne-salaire est-elle reconnue par un grand nombre de gens comme le seul moyens de s'amasser des sous.D'autant plus que l'émission 1952 des Obligations d\u2019Epargne rapportera en moyenne du 3.44 p.100 à ceux qui garderont leurs titres jusqu'à maturité.Jamais les Obligations d'Epargne n'ont rapporté autant.Vos bas Nylon veulent des soins.Savez-vous que le numéro inscrit sur le revers du bas indique le nombre d\u2019aiguilles du métier sur lequel il a été tissé?Mais la résistance du bas est marquée sur l'étiquette qui l'accompagne et porte un chiffre en deniers.Un denier équivaut à un demi décigramme et donne le poids du fil.Donc, pour des bas d\u2019extré- me finesse mais moins résistants, chiffre du revers très élevé et chiffre de l'étiquette peu élevé.Pour les bas de marche, le contraire.Vous conserverez vos bas longtemps si vous avez pour eux certains égards indispensables: \u2014Trempez vos bas neufs dans l\u2019eau tiède avant de les mettre.\u2014Mettez des gants pour enfiler vos bas.Une bague, un ongle, une simple peau sèche suffit à les \u201cérailler\u2019\u201d\u2019 ou à faire filer une maille.Si vous n\u2019avez pas de gants.enlevez vos bagues et lavez vos mains pour ramollir les peaux sèches de vos ongles, véritables dangers pour vos bas.\u2014Lavez vos bas tous les soirs dans l\u2019eau fraiche, vous les retrouverez secs le lendemain matin.\u2014Lavez toujours vos bas avant de les donner à ramailler, la poussière, la transpiration sont les ennemis d\u2019un remmaillage impeccable.Evitez, autant que possible, l'obligation d'un remmaillage sur la largeur de plusieurs mailles, il est coûteux et les points dar- rêt en sont forcément très visibles.\u2014Dès qu'une maille a la- ché, arrêtez-la avec un fil.Ne vous servez jamais de colle ou de vernis à ongle, qui rendent ensuite les réparations défectueuses, sinon impossibles. Page 8 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).- \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 | qu'elle développe chez eux la vocation sacerdotale ou reli Nouvelles de \u201c\u201cchez nous.\u201d S.Exc.Mgr Bruno Desrochers au Couvent de Ste-Anne.Mardi, le 21 octobre, & 3h.p.m., Mgr Bruno Desrochers, évêque de Ste-Anne, était l'objet d'une magnifique réception au Couvent de sa ville épiscopale; on y inaugurait une superbe salle académique, partie des constructions encore en cours.A côté de Son Excellence, avaient pris place: Mère St-Jo- seph de la Croix, supérieure des RR.SS.de la Charité, à Ste- Anne; Mgr Wilfrid Lebon, du Collège; MM.les abbés Aurèle Hudon, curé de la paroisse; Robert Campagna, prof.au Collége et aumônier du Couvent; Gérard Gariépy, chancelier; G.- Henri Roy, Adrien Lévesque, Armand Dubé, professeurs au Collège; Gilles Bernier, secrétaire de son Excellence; le R.Frère Cléophas, directeur de l\u2019Académie du Sacré-Coeur, à Ste-Anne, et trois représentantes de la communauté des RR.SS.de la Sainte-Famille.Parmi les invités: M.le notaire et Mme L.-A.Dupuis; le Dr et Mme Gérard Dellaire; M.et Mme Auguste Scott, prés.de la Commission Scolaire du Village; M.et Mme Léonard Dubé, président de la Société St-Jean Baptiste; M.et Mme L.-de-G.Fortin, \u201cLa Gazette des Campagnes\u201d; M.et Mme J.-H.Dumas, Mme C.-E.Bouchard, mairesse, et Mme Paul Dumont, ce dernier, conseiller municipal; Mme François-Xa- vier Lambert, (épouse du constructeur décédé il y a quelques mois seulement avant de voir la fin de son entreprise), et Mlle Lambert; beaucoup de parents d'élèves, et d'amis.Un ensemble de quatre pianos joua d\u2019abord \u201cOlga\u201d, une fantaisie de Décevé.Etaient aux pianos: Mlles Huguette Gourde et Jacqueline Plourde; Claire Baribeau et Cécile Gamache; Jeanne d'Arc Bouchard et Anita Mercier; Reine Bélanger et Monique Chouinard.Puis un chant de circonstance fut exécuté par la grande chorale des Elèves, sous la direction de R.Mère Ste-Thérèse-Marie, maîtresse de musique.Mlle Mirelle Dumas était au piano.Mlle Jeannine Beaupré exprima éloquemment les sentiments de tous et de toutes envers notre premier pasteur; puis elle fit place à Mlle Mariette Pelletier qui présenta saint Pierre, venu tout exprès du ciel, et tout un palmarès de fondateurs d'ordres religieux et de saints \u201cauthentiques\u201d.On y reconnu saint François d'Assises, personnifié par M.Gilles Lavoie, fils de M.et Mme Antoine Lavoie; saint Ignace de Loyola, par Claude Lavoie, frère du précédent; saint Dominique, par Jean Dallaire, fils du Docteur et de Mme Gérard Dallaire; saint Alphonse de Liguori, par Louis Dumont, fils de M.et Mme Paul Dumont: le saint curé d'Ars, par Mlle Louisette Drapeau, fille de M.et Mme Alfred Drapeau; Monseigneur de Laval, par Gilles Bérubé, fils de M.et Mme Robert Bérubé; et saint Pierre, par Camille Dubé, fils de M.et Mme Philippe Dubé.Il est juste que nous signalions les noms de l'auteur de cette délicieuse présentation, M.l'abbé Emile Théberge, jusqu'à ces derniers temps professeur au Collège, et de Mère Ste-Mariette, qui a admirablement bien dressé ces enfants, chacun en son rôle.Tout le programme était fort bien conçu, mais on peut bien affirmer que ce pageant de fondateurs fut le plus attachant.En tous cas, une photo prise après la séance, montrera à la postérité Son Excellence Mgr Desrochers souriant uu milieu de cette cohorte, momentanément émigrée des cieux et quelque peu rajeunie pour le voyage.Mlle Violette Lebel, (fille de M.et Mme Fernand Lebel, agent C.N.R.), présenta ensuite un rochet au nom de la communauté, et la minuscule Héléne Sirois (pas encore 5 ans, fille de M.et Mme Omer Sirois), demanda un congé avec une telle éloquence qu\u2019il füt accordé sans la moindre hésitation.Son Excellence dit que, prenant elle-même grand congé pour venir ici, il n\u2019est que juste de récompenser par un jour de repos ceux et celles qui ont répété et fait répéter à maintes reprises ces excellentes choses qu'elle venait de voir et entendre.Elle se doutait bien un peu de ce qui devait arriver parce que les révérences des enfants qu'elle rencontraient étaient un peu plus profondes.que d'habitude! ; Mgr Desrochers félicita les maîtresses d'enseigner à leurs élèves les belles manières et il encouragea les enfants à soigner leur éducation tout comme leur instruction.Et il exhorta les enfants à bien choisir leur vocation de demain; \u201cIl y aura beaucoup de vocations religieuses parmi vous; demandez à Dieu la force de cultiver cette vocation qui sera la vôtre.Priez la Sainte Vierge, pendant le mois du Rosaire, non pas d'une dévotion de routine, mais d\u2019une dévotion personnelle, d'une dévotion qui offre quelque chose à Dieu?Et, ici à Ste-Anne, pourquoi, les jours de congé, ne pas aller en groupe prier à Fatima, ce sanctuaire nouveau dédié à la Sainte Vierge?\u201d (Ici Mgr Desrochers souligne discrètement la part qu'a prise Mgr W.Lebon dans la création de ce lieu de pèlerinage déjà aimé de toute la population).Puis il termine en soulignant que le respect de la loi du travail est quelque fois pénible, quelquefois consolant; mais depuis la faute originelle, i] est notre partage, et N.-Seigneur est venu lui redonner sa noblesse que les peuples anciens avaient oubliée et négligée.Et quoi de plus méritoire que le travail quotidien offert à Dieu! \u201cIl faut donc travailler.non pour la gloriole, mais pour la Bloire de Dieu; même si le travail n\u2019est pas apparent, son Mgr Desrochers, chante la messe pour les élèves de la Paroisse.Le 17 octobre, Son Excellence Mgr Bruno Desrochers, cé-| lébrait une messe basse devant les élèves des Ecoles primaires et du Couvent.Il était assisté de M.le Curé Aurèle Hudon, de M.l\u2019abbé Robert Campagna, de M.Gilles Bernier, secrétaire de Son Excellence et cérémoniaire, et de M.l'ab-, bé Maurice Langlais, vicaire de la paroisse.Après la messe Son Excellence prit brièvement la parole ieuse.C\u2019a été son rôle, à la inte Vierge, de préparer le Christ à sa mission; elle prépare, de même les prêtres, les religieuses.Notre-Seigneur a été le premier prêtre; et depuis tous les prêtres ont été ses continuateurs, et comme lui ils peuvent absoudre les péchés: \u2018Je vous absous\u2018\u2019, prononcent-ils, à la confession, comme le dirait le Christ lui-même.Le chrétien doit garder la grâce sancti- fiante en son coeur, et aussi lez éle de prêcher l'évangile.\u201cNous ne pouvons pas ne pas près avoir reçu le Saint Esprit.\u201cQue vous soyiez des apôtres, que vous ayiez la grâce sanctifiante tous les jours de votre vie, voilà la prière que je porte en mon coeur; et je l'appuie sur mes plus ferventes bénédictions.\u201d pour exprimer aux enfants sa ee à joie d'être avec eux.I leur| Le chant a été fait par les recommanda de faire leur ac- élèves pensionnaires et exter- tion de grâces avec la Très nes des classes finissantes du Sainte Vierge Marie, et de lui, Couvent, sous la direction des adresser des supplications ar-, Révérendes Soeurs.M.Ls-dedentes pour qu\u2019elle les garde G.Fortin, professeur à I'Ecole toujours en état de grâce, pour était à la console des orgues.mérite est toujours là, et les satisfactions du devoir accompli, toujours les plus pures.\u201d Et il bénit la communauté qui s'est agenouillé à ses pieds.A la sortie, quatre pianos ont fait entendre une oeuvre de Carl Bohm, \u201cRosetta\u201d.Au clavier, Mlles Anne-Marie Gosselin et Marthe Bernier; Colette Plourde et Reine Beaulieu; Pierrette Caron et Mirelle Dumas; Lise Janelle et Thérése Grenier.Une absence se fit sentir, en cette circonstance; et ce fut celle de M.F.-X.Lambert, I'entrepreneur général des constructions nouvelles du Couvent, l'ouvrier de la construction de 1927, et le généreux donateur de l\u2019ancienne chapelle 1927- 1945.On se rappelle que M.Lambert est décédé dans le cours de l'été, et qu'il n'a pu voir le couronnement de son oeuvre qu'il a faite avec autant d'amour que d'habileté.L.G.F.EN RETARD Avez-vous obtenu votre licence de radio L'obtention d'une nouvelle licence de radiorécepteur est exigée le ler avril ou aussitôt que possible après cette date.En vertu de ta Loi de la Radio, 1938, le ministère des Transports est non seulement autorisé À faire la perception de la taxe de licence de tous les propriétaires de radio mais peut intenter des poursuites lorsque nécessaire pour faire observer ladite Loi.Nous donnons avis que des enquêtes et poursuites sont déjà commencées dans les cas où les licences de radio-ré- cepteur n'ont pas été obtenues à cause de négligence, malentendu ou intention volontaire.MINISTÈRE DES TRANSPORTS Ottawa (Ontario) AIMEZ-VOUS LA MECANIQUE DEVENEZ un EXPERT MECANICIEN SPECIALISTE sur tous les MOTEURS à GAZOLINE et DIESEL En étudiant chez vous durant vos heures de loisir, sans aucune dépense de transport, sane pension à payer et surtout sens vous déplacer de votre chez-vous.Le saul cours français au Canada à prix raisonnable et à termes faciles.Si cela vous intéresse et que vous êtes sérieux vous pou- ver vous créer un avenir à gro: « en mettant ce coupon à la poste et notre Avi Educationnel vous expliquera lee avantages que nous vous offrons lors de son passage dans votre distriet prochainement.Chicago Vocational se tt + et re ve Training Corp.Ltd NOM .65 Jean Talon Street West Montréal Québec Jeudi le 23 octobre 1952.Conférence à la Pocatière.Ste-Anne de la Poc.\u2014 DNC.\u2014 A l'occasion du dimanche missionnaire, le Rev.P.Laramée, S.J., était l'invité du col lège diocésain, à Ste-Anne de la Pocatière pour y prononcer une causerie en marge des problèmes missionnaires de la Chine où il a passé 14 ans.M.l'abbé Marius Paré, supérieur du Collège, présenta et remercia le conférencier qui suscita un vif intérêt par son tact et son humour.Le grand problème missionnaire en Chine est de s'adapter aux moeurs si différentes des nôtres.Et cette adaptation est fondamentale pour inspirer la confiance au chinois et lui prouver que le missionnaire l'aime vraiment, La langue présente aussi une difficulté spéciale à cause de sa complexité.L\u2019individu aussi est un \u2018mystère ambulant\u201d et le missionnaire doit user d'une psychologie toute spéciale pour l'attirer à lui et le comprendre.En terminant, le Père Laramée a rappelé la résistance hé- hoique de la jeunesse chinoise aux doctrines perverses du gouvernement rouge.S.Exe.Mgr.(Suite de la page 1) M.Paul Pouliot, chef du Bureau diocésain; M.Roland Martin, président diocésain; M.le Dr Sarto Sirois, vice- président Diocésain et M.Philippe Dubé, propagandiste diocésain, ont fourni des renseignements précieux pour que la tenue des livres se fasse avec le moins de difficultés possible et que les cercles soient à l'honneur dans tout le diocè-' se.Il a été également décidé que la perception des contributions se feraient dans les mois de décembre et janvier.Un diner-causerie fut servi à la salle municipale.M.l'abbé Clément Leclerc, professeur au collège diocésain et aumônier du cercle Lacordaire, dans une éloquente causerie, a traité du \u201crôle apostolique du chef\u201d faisant ressortir de quelle façon nous devons pratiquer \u201c la charité, une charité délicate\u2019.M.le Dr Sarto Sirois, vice-président diocésain, dans ses remerciements au conférencier à su gagner tous les coeurs.Au cours de la séance de l'après-midi, M.l'abbé C.-B, Raymond, aumônier diocésain, a traité du rôle et des fonctions des présidents régionaux.Les grandes lignes du Programme d'Action pour 1953 ont été tracées; la visite de M.Albert Vézina, propagandiste général, dans le diocèse a été préparée.Les dates et endroits des 4 congrès régionaux de 1953 ont été fixées.Lors du congrès diocésain de 1953, à St-Jean Port- Joli, il y aura une grande exposition anti-alcoolique.Au programme d'action de l\u2019an prochain, il y aura encore un concours pour tous les enfants des écoles rurales.Le Cercle Local verra à récompenser les meilleures copies de sa paroisse et en transmettra deux au Comité Diocésain pour être jugées et primées lors du Congrès diocésain.Des semaines anti-alcooliques seront organisées à l'automne 1953.La journée d'étude s\u2019est terminée en beauté par les mots d'ordre de l'aumônier diocésain et la vue en couleur du Congrès Diocésain de Québec en 1951 tenu à Ste-Anne de la Pocatière."]
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