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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 2 août 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Références

Journal des campagnes, 1883-08-02, Collections de BAnQ.

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[" L'industrie agricole doit toujours £ Dites np duGPaiooe.À rl vom 2 Tu diy eh goals 6 gt , Di at atte! ov \"4 + & SO cbr: .\u201c rs 2eme ANNÉE =.IY Ail CH vet ty is.dy) EP aa \u2014;LvOHNToN u 60 \u2014\u2014\u2014- æsfpitisdqeom = fie PROS onp , Difie a de Cf PL 1 NL 0 être la base de la richesse des nations.JEUDI, 2 Aout 1883 qe ir RE Gora Roi vu ary Gila) > 31.15 gogindo 251) Ce =.» OYE : - \u2026 va Td on ae Xd fr Ja 173 FOSTER A Le oe (aslo in dL EE Or TY aggre ry DES CAMPAGNES LEGER BROUSS®AU, EDITION HEBDOMADAIRE, + ;, Paraissa ni,tousles JEUDIS et centeuait \u201ctout _ les nouvelles de la semgine, - Prix.de l'abonnement :-UNE PIASTRE \u2018POUR LA FRANCE : 16 FRANCS \u201d \u201d Strictement payable d\u2019avanse.Imprimé et publié par ÉDITROR-PROPRIÉTAIRE No 9, Rue Buade, H.V., Québec.a Le Dimanche Cle sixième Congrès des 'Associa- .Aioñs de \u2018commerçants chtholiques d'Allemagne, réuni à Fulda; a décidé dè soumettre au Reichstag la pétition : suivante, téndant a faire respecter la sanctification du dimanche: ; dont souffre l'époque actuellé, ét \u2018qui se font jour par un accroissement _ effrayant des parjures de l\u2019immoralité, des vols, des suicides et du mépris de toute autorité, engagent tous ceux ui aiment vraiment leur patrie à | d chercher les moyens d\u2019y remédier, et à faire les sacrifices qui sont en leur pouvoir pour faire renaître le peuple à une vie noûvelle.\u201cOn comprend de plus en plus * que ces tristes phénomènes sont dus - pour une large part a la préoccupation exclusive des intéréts matériels, et à l\u2019indifférence .l'ordre idéal, surtout pour le bien supréme de la religion, qui exerce lr \u201c Plüs grande influence sur la moralité -_ \u2018et l\u2019ordre de la vie du peuple.\u201c Bien qu\u2019il n\u2019appartienne pas à l'Etat de donner et de conserver la religion intérieure, et qu\u2019il ne dispose _ Pas des moyens qui y conduisent, il peut cependant embrasser par sa législation et favoriser les institutions et les rites par lesquels la religion se manifeste dans la vie extérieure, et +\" il sestimera obligé a le faire dans \u2018 \u201c lintérét de sa propre conservation, quand il s'agira d'institutions com- j vaunesa la grande majorité des ci- pour les biens de \u2018toyens, et propres à relever l\u2019ordre et la moralité publique.\u201cUne institution religieuse, commune à tous-les citoyens chrétiens sans distinction de confession, c'est la sanctification du dimanche par l'interruption du travail servile.La Cessation du travail du dimanche [rend possible la fréquentation des \u2018offices divins, qui sont pour bien des | hommes l\u2019uünique occasion d\u2019'enseignement moral, de consolation et d'exhortation.La réunion des diverses classes de là société dans la maison de Dieu fait oublier, au moins en passant, la distinction entre le pauvre et le riche, rappelle que tous étant enfants de Dieu, ne forment qu'une seule famille, pensée bien \u2018| Propre à donner des \u2018sentiments éle- | vés au pauvre, et à le rendre content {de sont sort.Le repos du dimanche, institué par Dieu comme reste du Tepos du paradis, perdu par le péché, et comme symbole du repos du ciel \u2018promis à l\u2019accomplissement ' fidèle ides devoirs \u2018d\u2019état, est/un puissant stimulant -pour- faire accomplir au \u2026\u2018.Les.grandes misères sociales [Chrétien son travail avec résignation \u2018et joie, - \u2018\u2018 Tandis que le repos du dimanche, compris dans le sens chrétien, exerce une influencebénie sur l\u2019ordre social et moral, l'expérience prouve ue le travail du dimanche a des suites diamétralement opposées.L'ouvrier qui ne dispose pas du dimanche pour reprendre de nouvelles forces physiques et morales, sera bientôt étranger à toute tendance idéale, et s'associera .facilement à ces éléments dévastateurs qui menacent de bouleverser l'ordre établi dans la société.Si, en général, le travail exerce sur l\u2019hommé une influence civilisatrice: en vertu du commandement ue \u2018Dieu a \u2018établi, le travail du dimanche, par suite de la défense que Dieu en a faite et d\u2019après les principes chrétiens, lui est d'autant plus faneste: Celui, en effet, qui s\u2019habitue à transgresser la loi de Dieu ne conservera pas longtemps le respect dû aux autorités humaines.\u201c Cette influence mauvaise du travail du dimanche doit se faire sentir à un plushaut point chez les catholiques qui ne sont pas \u2018 seulement tenus de s'abstenir des, œuvres .dites serviles, mais qu\u2019 doivent en- core assister, sous peine de péché grave, à la sainte messe, qui ne se dit que dans la matinée.L'expérience prouve qu\u2019à la suite des causes que nous venons d'indiquer, ce sont surtout, les ouvriers qui ne vont pas aux offices refigicux du dimanche matin, soit.par indifférence religieuse, soit par suite de travail, qui, le dimanche après midi, s\u2019abandonnent à l\u2019intempérance et à d'autres.vices ; les tendances malsaines du socialisme trouvent surtout un large champ là où le travail du dimanche est en honneur., \u201c Différentes dispositions légales règlent déjà, il est vrai, la question du repos du dimanche ; mais bien | des points de ces dispositions auraient besoin d'une revision, et dans.tous les cas, de ces prescriptions on: ne peut pasespérer beaucoup pour la grande masse du peuple, si elles ne sont pas appliquées dans toutes les classes de la société et dans toutes les branches du travail avec la plus grande uniformité possible.En conséquence, les soussignés adressent au Reichstag la prière d'appuyer, auprès du gouvernement impérial, la revision ainsi que l'application lu plus uniforme possible des dispositions légalés existantes en ce qui concerne le repos du dimanche.\u2018 Si l\u2019initiative à la présente pétition a été prise dans des cercles commerçants, la cause en est que l'observation du repos du dimanche est surtout désirable pour les commerçants, non seulement au point de vue sanitaire, mais plus encore an point:de vue social et religieux.Car, plus que dans n'importe quelle autre carrière, le jeune commerçant est exposé aux moyens et aux occasions de s\u2019enrichir d\u2019une manière déloyale, il est exposé à des tentations auxquelles il résistera difficilement sile vrai sentiment religieux n\u2019a pas donné des forces morales à son caractère.À mesure qu\u2019il avance dans la vie, le commerçant corrompu dans sa jeuncsse, par suite de la tendance presque exclusivement matérielle de son activité, reviendra plus difficilement à la religion et à la morale ; par contre, il , exercera facilement, en Conséquence de sa j'osition sociale, une influence fâchense sur d\u2019autres classes de la société: \u201c C\u2019est pourqüdi, il conviendrait encore de décider :que: le matin et l\u2019après-midi, durant les heures des offices, tous les magasins.doivent être fermés, et d'interdire pour ces mêmes heures tous - lés- \u2018travaux de bureau.D'autre part,» les\u2019 soussignés désirent exprimer la pensée que le monde commercial n\u2019a pas le droit de revendiquer une situation exceptionnelle dans la question du repos du dimanche, et qu\u2019il doit être prêt à subordonner les intérets privés du commerce aux intérêts généraux de l\u2019ordre social et religieux.* Catastrophe de Glasgow Nous avons signalé l\u2019épouvantable catastrophe qui a eu pour théâtre le port de Glasgow.Voici lès détails que nous extrayons des journaux anglais: | Te .On -procédait au lancement d\u2019an steamer, le Daphné, de 500 tonnes environ.L'opération avait marché à souhait, et c'est aux applaudissements - de la foule que le bâtiment avait quitté sa calede construction, Rien d\u2019anormal n'avait été remarqué par la majorité des assistants.Mais on dit que les hommes du métier n'étaient pas sans inquiétude dès les premiers mouvements du bâtiment.Comme il advient toujours dans ces circonstances, un certain nombre d'hommes étaient à bord.Mais en outre des marins chargés de la manœuvre, des ouvriers mécaniciens du chantier avaient pris passage pour se rendre à l'atelier des machines, afin d'aider à l\u2019embarquement des chaudières.On estime à environ 200 hommes le personnel qui était sur le pont du Daphné an moment de la catastrophe.Comme nous venons de le dire, l\u2019avant du steamer avait paré complètement l\u2019avant-cale, quand le navire s\u2019inclina tout d\u2019un coup sur bâbord, et en moins de temps qu\u2019on ne le peut écrire, il disparaissait dans les «aux de la Clyde.: Que s\u2019était-il passé ?On présume que ls chaînes destinées à arrêter le bâtiment.à amortir, son aire, n'ont pas agi avec la même tension sur les deux cotés.Ces chaînes étaient étalingués sur des ancres fixées à terre ; l'ancre de bâbord (gauche) a été déplacée d\u2019une cinquantaine de mètres, tandis que celle de tribord [droite] n\u2019a été entraînée que de cing 3 six mètres.Il est donc probable qu\u2019un effort considérable a été exercé surle côté de bâbord du bâtiment, et que, par suite de cet effort combiné avec l\u2019action du courant, le navire s\u2019est incliné sur le flanc d\u2019une façon dangereuse, qui a compromis sa stabilité à tel point qu\u2019il a chaviré.Il est un point que nous devons relever dès à présent, c\u2019est l\u2019imprudence de laisser 200 hommes sur le pont d'un bâtiment pendant son lancement ; un seul faux mouvement de ces 200 hommes, le navire donnant de la bande, suffisait pour ame- nerun désastre.\u2014.2\" \u2014eee\u2014ereee Le microbe de In flèvre typhoide Sous ce titre, M.le docteur Delbovier publie dans l\u2019Union scientifique l'intéressant travail que voici : On sait aujourd'hui qu\u2019un grand nombre de maladies ont pour cause l'invasion de l'organisme par de petits êtes vivants, des microbes, qui entrent en lutte avec les cellules.Le résultat de cette lutte dépend des forces respectives de l'organisme et des microbes.Quelquefois ces derniers sont plus ou moins facilement éliminés, quelquefois aussi ils parviennent à décomposer le sang et les tissus et à donner la mort.La fièvre typhoide est une de ces maladies zymotiques, parce que les microbes qui les engendrent agissent à la manière des ferments.Le microbe typhoïque a été rencontré par Klebs, dans la couche sous-muqueuse intestinale, sous forme de bâtonnets immobiles, caractéristiques de la fièvre typhoide.Klebs l\u2019a également retrouvé dans d\u2019autres organes, par exemple dans la pie-mère, quand il y avait des complications cérébrales, et que la maladie était mortelle, ou bien encore dans les alvéoles du poumon, quand il y avait pneumonie typhoïque.Ce microbe vit dans le corps humain comme sur un sol naturel, et y amène, comme conséquence de son développement, la fièvre et les désordres qui l\u2019accompagnent.L'organisme, dans sa lutte contre ce microbe, cherche à l'éliminer par l\u2019intestin.Lorsque l\u2019on ouvre l'intestin d\u2019an malade mort de la fièvre typhoïde après une courte maladie, on y voit les plaques de Peyer ou les follicules de Brumer épaissis et faisant saillie surla surface.En ces points, l\u2019intestin renferme entre ses tuni- ues une matière solide et élastique, blanc jaunâtre, ayant la couleur et la consistance du fromage mûr.La - muqueuse qui la recouvre est encore intacte à ce moment si la mort a été rapide, ct ce fait a de l'importance ; car il prouve que le mal ne vient pas de l'intérieur de l'intestin, mais au contraire qu\u2019il y aboutit.Peu à peu, en effet, la muqueuse se rompt, et chacune des plaques indurées qu\u2019elle portait devient un ulcète par lequel s\u2019élimine la matière - jaunatre où pullulent les microbes et leurs germes.Les déjections des malades contiennent donc en abondance le microbe typhoïque.Si l\u2019on songe à la puissance de reproduction des microbes,et aux 100 000 intestins humains qui, en France seulement, en vomissent des quantités notables, on comprendra facilement le stabilité et la dissémination de la fièvre typhoïde dans un pays qu'elle a une fois envahi.En effet, une fois le microbe amené Fe TRS SU Te ue PR causes concourent a sa dissémination parmi les poussières atmosphériques.Les matières excrémentielles exposées à l\u2019air se dessèchent et s'effritent en poussière.L'eau qui les tient en suspension peut les abandonner sur ses rives où elles se dessèchent encore.Les mouches peuvent _se poser sur ces matières, et de là se porter sur un aliment, sur du pain, de la viande, sur une portion de la peau excoriée, etc.L'air, les eaux et tous les objets haignés par l'air et par l\u2019eau, peuvent donc renfermer ce microbe, et cela d\u2019autant plus abondamment, qu\u2019ils sont plus voisins de la source où ils puisent.En résumé, les déjections des typhoiques contenant le microbe, et jouant par suite un rôle prédominant dans la dissémination du fléau, on peut formuler les déductions suivantes, toutes vérifiées par l\u2019expérience.1.La fièvre s'étend d\u2019autant plus facilement qu\u2019on prend moins de précautions pour empêcher les matières intestinales des typhoiques d\u2019infecter le sol et l'air des habitations.Là où ces précautions sont prises, la contagion est rare ou absente.2.Lacontagion est surtout facile dans la famille du malade, quand les lieux d\u2019aisance sont mal aménagés, ce qui est le cas général dans les campagnes, et l'exception dans les villes.3.En général, la distribution de la maladie sera différente.dans les campagnes et dans les villes.Dans les campagnes, où il n\u2019y a pas d\u2019é- goûts et où les déjections du malade s'accumulent autour de la maison, les cas de fièvre typhoïde apparai- tront en essaims rigoureusement limités.Dans les villes, où ces déjections sont envoyées souvent très loin par les égoûts, dont les ramificatians mettent en communication des habitations nombreuses, les cas de maladies seront largement disséminés.4.L\u2019isolement du malade n\u2019aura qu\u2019un effet incertain, s\u2019il n'est pas accompagné de l'isolement ou de la désinfection de ses déjections.On peut donc tracer en gros le cycle de l\u2019évolution du microbe typhoide.Parti de l'intestin d'un malade, il revient par des voies diverses dans un corps sain qu\u2019il infecte, et où il amène la maladie.Docteur A.DELBOVIER.Une singulière existence Sous ce titre : \u201c Le comte Georges de Leslie \u201d, un volume fort intéressant vient d\u2019être publié par le Père Richard, capucin.C'est le récit d\u2019une mission dans la Grande-Bretagne au premier siècle de la Réforme.Voici ce qu\u2019en dit le \u201c Bulletin bibliographique.\u201d Si la robe brune du P.Richard ne nous était une garantie de sa véracité ; si, dans la préface et pour ainsi dire} à toutes les pages du livre, il n'avait pris soin d\u2019indiquer ses sources et même de citer dans le texte originalf anglais ou italien, les autorités sur lesquelles il s'appuie, nous serions tenté, non pas de laisser là ce volume\u2014il est trop attractif pour cela\u2014mais de le classer parmi les meilleurs romans que l\u2019on puisse lire et recommander.Rien n\u2019est romanesque, en effet, comme cette existence du capucin- gentilhomme que son zèle, ou plutôt que la sainto obéissance conduit à la conquête des âmes à travers de si étranges aventures sur terre et suf mer.Nous le voyons tour à tour déshérité par sa mère, puis la convertissant à la foi ; hier jeté dans les prisons du roi d'Angleterre, aujourd\u2019hui \u2026 *JOURNE DES GAMPA à l'extérieur digorpe, pne foule de D on commensal et son ami ; \u2018 serviteur des\u2018pestiférés à Milan, prédica- \u2018cateur dé la cour de Paris, secrétaire d'une ambassade espagnole à Londres, grand seigneur en Ecosse, où il convertit plus d'âmes l\u2019épée que la croix en main.Quel rêve ! et cependant c\u2019est de l\u2019histoire.° C'est plus que de l\u2019histoire ; \u2018le livre du Père Richard est un excél- lent ouvrage de controverse.In % Que le mot ne vous effraie pas ! Georges de Leslie, tout grand théologien qu\u2019il fût, ne faisait point vain étalage de sascience.Il démasquait le protestantisme avec des arguments de sens commun accessibles à tous et que tous admettaient.Tel vous le trouverez en ce volume, où le fait revivre un religieux de son Ordre pour continuer son apostolat.N'ayez pas peur de la bure, le noble comte n\u2019est capucin que pour lui-même ; pour vous, comme pour ses contemporains, il redevient homme du monde, par ordre de ses supérieurs, et vous le trouverez d\u2019un commerce très agréable.\u2014_\u2014- ee Bref de S.S.Léon XEIX À la Fédération des Cercles catholiques et des Associations conservatrices de Belgique.Nous lisons dans la Patrie de Bruges : Le Souverain - Pontife, qui connaît parfaitement la fédération, et qui se tient au courant de ses travaux, a daigné lui adresser un-Bref, dont voici la traduction faite du latin : \u201c LEON XIII, PAPE.Chers Fils, Salut et Bénédiction Apostolique.\u201c L'adresse que vous Nous avez envoyée à l'occasion de votre nombreuse et solennelle assemblée, tenue au mois d'avril dernier, à Audenarde, Nous a été très agréable.Assurément, Chers File, il était digne de vos éminentes qualités d\u2019affermir, par de solides liens, l\u2019union si belle de vos cœurs, de ranimer à propos votre zèle, d'assurer votre constance, dans ce rude combat où vous défendez intrépidement la cause de l'Eglise et de la religion.\u201c Les enfants de ce siècle, vous le savez et vous le déplorez avec raison, emploient contre l'Eglise leurs forces et leurs armes avec un acharnement et une haine que rien ne ralentit ; il faut donc travailler uniquement, comme vous le faites, afin que les enfants de Dieu montrent dans la défense une ardeur égale à celle de l\u2019attaque.C\u2019est pourquoi, Nous désirons vivement, Ohers Fils, qu\u2019une ferme et inébranlable confiance dans vos œuvres et dans vos travaux vous anime, avec la pensée que toujours vous attend et vous est préparé le secours de ce - Dien tout puissant, qui commande aux flots de la mer, qui sait tirer le bien du mal, et qui a promis d'être avec nous jusqu\u2019à la consommation des siècles.\u2018 Pour Nous, Chers Fils, heureux des excellents sentiments que vous nous exprimez, Nous les accueillons avec amour, Nous entourons de Notre bienveillance et de notre paternelle sollicitude votre Fédération et vos pieux desseins, et soyez bien persuadés que notre appui cordial ne manquera jamais ni à votre zèle ni à vos travaux.\u201c Nous implorons donc de tout cœur pour vous les dons célestes de la grâce, afin que, spirituellement fortifiés et animés chaque jour davantage, vous puissiez, avec grand fruit, consacrer vos soins à la gloire de Dieu et à la défense de la Religion ; puis, comme gage de Notre affection et pour affermir votre courage, pour vous appuyer dans vos RE suCcès qu\u2019elles méritent, Nous, accordons très affectueusement dans\u2018 le Seigneur, à chacun de vous et à toutes les Associations que, sous la conduite légitime de vos Pasteurs, embrasse votre sollicitude, la béné- -diction apostolique.« Donné à Rome, près Saint- Pierre, le 5 juin de l'an 1888, de notre Ponitificat le Ge- #\u2019(eigné) LEON P.P.XIIL\" -e-#>e Au théâtre, 48 victimes Une épouvantable catastrophe a en lieu à Dervio (Italie), le dimanche 1er juillet.Un incendie a éclaté dans un petit théâtre où se donnait une représentation de marionnettes, et près de cinquante personnes ont été brûlées vives.Tout le' district est plongé dans le deuil.Les journaux italiens nous apportent sur cette catastrophe les détails suivants : C'était la foire de Dervio, un charmant village sur le lac de Come, près dela ville de ce nom.Les forains,acrobates et escamoteurs, avaient établi leurs baraques.Les villages voisins avaient envoyé un grand contingent de curieux.2 Un des principaux spectacles, c'était celui des marionnettes de don signor Sartirana ; à défaut d'un dans un établissement rustique à l\u2019extrémité du village.Le rez-de- chaussée comprenait une auberge précédant une grange.L'étage formait une salle spacieuse pouvant servir de salle aux divertissements publics, et au fond de laquelle Sartirana avait installé ses marionnettes.Dimanche, plus de 100 personnes assistaient à la\u2019 représentation, et c\u2019était excessif pour les proportions du local.Par malheur un tas de paille, des pièces de bois et du rebut de grenier qu\u2019on avait jugé inutile de transporter pour la circonstance, avaient été amassés dans un des angles, derrière la scène en miniature.La représentation avait commencé à 8 heures du soir, et on était à un épisode de l'incendie.simulé au moyen de feu de Bengale.Des étincelles tombèrent dans la paille et y mirent le feu.Sartirana, qui manipulait lui- même le feu d\u2019artifice, vit le danger que courait la foule compacte, et cria vigoureusement au feu.Mais les spectateurs, ne distinguant pas les lueurs de l'incendie qui allait les asphyxier du feu rouge allumé par Sartirana, applaudirent avec enthousiasme.Les cris de Sartirana avaient été entendus par les buveurs qui se trouvaient au rez-de-chaussée, et ceux-ci, ne se méprenant pas sur rent bruyamment vers l'escalier.Cette circonstance mit le comble à la fatalité ; les spectateurs de la salle crurent qu'on se battait dans I'auberge, et pour que les pertubateurs qu\u2019ils entendaient monter l'escalier ne pénétrassent pas dans la salle, les spectateurs du fond de la salle glissèrent devant l'unique issue une longue table massive.A ce moment le danger devint imminent, les flammes dépassèrent les décorations et une fumée opaque se répandit dans la salle.Les spectateurs d\u2019avant-scène se ruèrent vers l\u2019arrière ; les villageois qui venaïent de bloquer \u2018l'issue, pressés contre le mur et renversés sur la table, se trouvèrent dans l'impossibilité de la déplacer.Coincidences fatale de la panique ! Déjà les flammes lèchaient les parois latérales et le plancher de la salle ; lsbeuïs et oblenir à vos œuvres le - théâtre plus convenable, il s\u2019installa leur véritable caractère, se précipitè- 0 \u2018laj \u2018nisme, Administré au contraire RIRE VERRE An LAS IV SAM ANT IS TL hamid on suffoquait, et personne n\u2019avait pu se déplacer.Les cris des hommes et.des femmes devinrent déchirants, et .personne n'ouvrit une fenêtre.Une seule mère jeta son enfant à travers une croisée et c\u2019est le soul être de cette mêlée qui n\u2019ait reçu aucune blessure, car l'enfant tomba sur un tas de paille.L\u2019incendie avait envahi toute la salle avant qu\u2019une cinquantaine de spectateurs, résistant à l\u2019asphyxie eussent le temps de se frayer un passage vers le dehors en passant sur un monceau de corps inanimés.Tout ce qu'on put ensuite faire du dehors c\u2019était d'arrêter les progrès de la conflagration.: A 11 heures on avait suffisamment maîtrisé le feu pour pouvoir pénétrer dans la salle.Le spectacle qui s'offrit aux yeux des spectateurs était épouvantable.Un tas de cadavres carbonisés, méconnaissables, obstruait toujours l'entrée On en compta quarante- huit ! Le sauvetage et le transport des cadavres continuèrent pendant toute la nuit, et n'avaient pas encore été terminés lorsque le soleil éclairait déjà cette lugubre besogne.Signor Sartirana a échappé avec blessures ; mais sa mère et sa femme se trouvent parmi les victimes.+20 Fièvre typhoide La fièvre typhoïde, ditle docteur Auguste Delbovier, est une lutte entre les cellules vivantes de l\u2019organisme et les cellules envahissantes, lutte dont le résultat peut être influencé par des circonstances insignifiantes, car les deux ordres de cellules antagonistes sont également sensibles aux moindres modifications survenues dans les conditions du milieu ambiant Dès lors, on entrevoit la possibilité d'intervenir dans cette lutte et de favoriser les cellules de l'organisme : aux dépens des microbes, par une modification convenable du milieu où s'exerce la lutte.Les microbes morbifiques agissant à la manière des fermente, on a employé avec succès contre eux divers agents antifermentescibles, dits anti- septignes.Oes agents ne manquent pas: il s\u2019agit seulement de les choisir judicieusement.Après avoir soumis ces divers agents à des expériences comparatives, nous nous sommes arrêté, pour notre pratique médicale, à l'iode associé auxalcaloïdes sédatifs de l\u2019opium.Cet-antifermentescible est celui qui agit le plus efficacement, non seulement contre le microbe de la fièvre typhoïde, mais aussi contre ceux auxquels on attribue la rougeole, la scarlatine, la petite vérole et autres maladies zymotiques de nos pays.Il est même à croire, par analogie, que cet agent exerce une action analogue sur le microbe de la fièvre jaune, et autres maladies zymotiques des pays chauds.L'iode, administré à la dose voulue, dès les premiers jours de la maladie, le sûrement.Il n\u2019y a ni fièvre ni délire, la chaleur et le pouls restent normaux,et le malade n\u2019a même pas besoin de s\u2019aliter plus que d\u2019ordinaire.Il ne survient en outre aucune complication grave.Administré trop tard, l\u2019iode agit encore sur le microbe, mais ne pout réparer les désordres qu\u2019il a causés dans l'orga- ès les premiers malaises, il prévient complètement la maladie.Tous ces résultats s\u2019expliquent par l'action pernicieuse de l'iode sur le développement des microbes morbi- fiques.= elles sont les conclusions qui ressortent d\u2019un mémoire sur la pro- Dhylaxie et la thérapeutique de la fièvre anes oer Lt Telarc yo Tr eee eT 12 a TT > =n en { typhoïde, adressé \u2018par nous à l\u2019académie des sciences de Paris, à la Société Royale {de Londres, et à d'autres corps savants des plus autorisés.Dr AveusrE DELBOVIER.aver seat Etats-Unis Le cinquantième anniversaire de l\u2019établissement du catholicisme à Chicago a été célébré par d\u2019imposantes cérémonies dans l'Eglise de Sainte-Marie, en présence de Mgr l\u2019Archevêque Fechan, d'un nombreux clergé et d\u2019une foule considérable de fidèles.Le Rév.Riordan, dans un éloquent discours, à donné un intéressant récit de l'arrivée à Chicago, il y a un demi- siècle, du Rév.Irenœurs, de la construction d\u2019une petite chapelle, la première, et des progrès rapides que lareligion catholique a fait dans cette ville.On remarquait dans l\u2019auditoire M.Taylor, le charpentier qui bâtit cette chapelle.Chicago, la métropole de l'Ouest, possède aujourd\u2019hui cinquante splendides églises catholiques et est un des plus riches diocèses des Etats- | Unis.Le diocèse possède en tout 180 églises, 49 stations sans prêtres résidents, 212 prêtres, séculiers et 4 hôpitaux, 6 asiles, 4 écoles industrielles et de correction et - 255,000 catholiques.Le Saint Louis Republicain publie une déclaration du Rév.Saint-Cyr, aujourd\u2019hui défunt, qui fut le recteur de la première église catholique de Chicago.Ce digne prêtre avait souvent dit la messe, au début, dans la maison des parents d'Abraham Lincoln, qui étaient catholiques, et le jeune Abraham, alors enfant, lai servait la messe.+.Les destructeurs d>3 Arbres Les Egyptiens ont divinisé ot adoré le Nil, à cause de la fécondité de ses eaux limoneuses ; les Arabes divinisèrent et adorèrent un arbre qui s\u2019élevait au milieu des sables arides du désert, à cause de l'ombrage bienfaisant de ses rameaux toujours verts ; les premiers temples ont été bâtis dans des bosquets d'arbres touffas, et la mystérieuse profondeur des grandes forêts primitives a toujours inspiré une religieuse émotion au cœur recueilli et à l\u2019esprit méditif ; les bois ont toujours et partout été regardés comme sacrés ; et, comme tels ils ont été protégés centre les déprédations des profanes barbares : l\u2019architecture gothique n\u2019est que la reproduction imitative de la sombre et imposante grandeur de ces forêts sublimes.On éprouve, en entrant dans une de.ces foréts, ce que l'on éprouve en entrant dans Saint-Pierre de Rome,\u2014un saisissement impossible à décrire.Nous avons visité deux fois le maritime village de la Passe-Christi- ane ; dès la première fois, nous avons êté frappé du grand nombre d\u2019arbres qu\u2019on y trouve ; et nous en avons emporté la plus favorable opinion de ses habitants, qui ont évidemment l'amour et le respect des arbres ; ils n\u2019abattent pas même ceux qui sont diffornes, rabougris, et qui ne se tiennent plus debout, ne vivant que par un morceau d\u2019écorce et d\u2019aubier ; ils préférent les arbres altiers aux plats jardins ; et ils jouissent à la fois des avantages de la grande nature et de ceux d'un agréable village.Honneur et gloire à cette population exceptionnelle, si digne d\u2019admiration et de louanges ! Au milieu d'une des vastes prairies du Far-West, il y avait un pin gigantesque et solitaire, qui servait de phare et de guide aux voyageurs ; un barbare égoïste, dans un accès de démence.l\u2019abattit de sa haché ; la -_ JOURNAL DES CAMPAGNES | acl A ter vo not.- chute dece géant fut un coup de tonnerre ; le ciel en trembla:et la terre en gémit.Comment ce sauvage insensé a-t-il survécu uneseule heure à cet acte de démence ?Après la déplorable guerre civile, qui amena tant de changements ésastreux et causa tant de ruines irréparables, un homme du Nord acheta une des plus belles habitations sur le.bord du Fleuve ; entre la maison princière et le Fleuve majestueux, -il y avait plusieurs allées de pacaniers, dont la verdure massive formait un spectacle ravissant.Cet homme, ce vandale en démence, fit abattre ces magnifiques allées de pacaniers, pour les remplacer par des rangs de cannes à sucre.Est-ce que ce monstre hyperboréen n\u2019avait pas été allaité par une louve ou une panthère, dans quelque antre obscur et glacé ?Nous ne voulons pas le nommer, pour ne pas le vouer & l\u2019exécration d\u2019un public indigné.A.ROUQUETTE.\u2014\u2014.Respect aux arbres! Les arbres les plus beaux et les plus anciens de l\u2019Europe sont des -cèdres, qui s'élèvent, en Angleterre, réguliers, 2 collèges, 20 couvents, à une hauteur prodigieuse ; on ne sait pas leur âge ; ils sont gardés et soignés, comme des objets sacrés et nationaux ; celui qui les toucherait avec la pointe d\u2019une épingle, recevrait un coup de baïonnette ; et il serait poursuivi et puni comme un ennemi public, un vandale impie et sauvage.Que diriez-vous d'un homme, qui, pouvant le faire, arracherait les étoiles du ciel, comme on arrache les diamants d\u2019un diadême ?Eh bien ! cet homme serait moins coupable que: celui qui ravage les foréts par cupidité, par caprice ou bravade.Que nous voudrions avoir la plume de Louis Veuillot ou celle de Ernest Hello, pour sabrer, pour hacher ces coupeurs d'arbres, ces massacreurs \u2018de forêts : pour les bûcher, ces nains, comme ils büchent les géants des futaies.Il y a des arbres qui sont les uns plus sacrés que les autres.Quel audacieux vandale oserait parter une main meurtrière sar le magifique platane de l'Archevéché de la Nou- velle-Orléans, qui signale au loin l'antique et hospitalière demeure de l\u2019Ange du diocèse; qui a vu briller et qui rappelle des règnes de charité, tels que ceux d\u2019un Antoine Blanc et d'un Jean-Marie Odin ?Qui oserait toucher seulement, du coupant de sa hache menaçante, le palmier dattier de la rue d'Orléans?L'histoire et le roman s\u2019enlacent autour de son tronc penché, et ses fouilles frémissent le soir, au souvenir de la tragique scène qui lvi donna naissance.Et le cèdre du Liban du Jardin des Plantes de Paris ! Laissons parler Léon Gozlan : * Ce cèdre est grand comme un bois ; tous les oiseaux du Jardin trouveraient place sous ses branches, tous les tigres, tous les lions, tous les singes, tous les ours, toutes les panthères, tous les rhinocéros de la Ménagerie, tous les savants de la maison seraient à l'aise sous son ombrage.C'est un bois, dis-je ; ses rameaux sont des allées ; son tronc chaufferait un ministère ; on bâtirait avec les planches qu'il fournirait un vaisseau pour les fêtes juillet, les pavillons de l'industrie! Comme toute créature des siècles, il a son histoire, \u2014Imieux qu'une listoire\u2014sa tradition.Les mères ont dit aux mères, et elles nous l'ont répété, que le voyageur Jussieu, qui le planta, avait traversé dans son chapeau.Le voyage fat long, tempétueux, l'eau douce manqua, \u2014l\u2019ean douce, ce lait d\u2019ane mère pour un voyageur.À chacun oni mesura l'eau: deux verres pour le: 3 capitaine, un verre pour les braves matetots, un demi-verre pour les passagers.\u2018\u2018 Le savant, à qui appartenait le cèdre, était passager ; il n\u2019avait, comme lesautres, qu\u2019un demi-verre.Le cèdre ne fut pas même compté pour un passager, il n\u2019eût rien ; mais le cèdre était l'enfant du savant ; il le mit près de sa cabine, et le réchauffa de son haleine ; il lui donnala moitié de sa moitié d\u2019eau ; et il le ranima.Tout le long du voyaga, le savant but si peu d\u2019eau, le cèdre en but tant, qu\u2019ils furent descendus au port, l\u2019un presque mourant, l\u2019autre, superbe, haut de six pouces.\u201c Enfin, à la douane, l'employé da gouvernement voulut faire vider le chapeau, prétendant qu\u2019on y cachait des dentelles, des diamants, tout ce qu'un douanier peut imaginer.Dans son zèle, il voulut enlever la terre, arracher le cèdre, \u2014prétexte menteur d\u2019uné contrebande.Et le savant pleura, parla du cèdre en termes si poétiques, allégua si bien la Bible, cita tant et de si beaux passages, où l\u2019on voit le cèdre au berceau de Moïse, aux lambris parfamés de myrrhe de la reine de Saba, aux revêtements de l'Arche, dans les ornements du tabernacle, que le douanier fat attendri, reçut vingt louis, et n\u2019arracha pas le cèdre de son vase de feutre.Et le cèdre grandit, et il devint une forêt.\u201d Qu\u2019un vandale de Paris aille toucher a cecédre ! .et les lions, et les tigres, et les panthères, et toutes les bêtes féroces, briseraient \u2018leurs prisons de fer, pour le mettre en pièces et l'engloutir dans leurs caverneuses poitrines !.Et le Jardin des Plantes ne serait plus le Jardin des Plantes, le roi du Liban venant à manquer à ses autres merveil- es.A.ROUQUETTE.men = cel A ee L\u2019Industrie forestiere aux Etats-Unis Le commerce de bois aux Etats- Unis est excessivement considérable.O\u2019est dans l'Etat du Michigan que l'indvstrie forestière est la plus florissante.L'année dernière, les produits de la forêt aux Etats-Unis ont été de $230,000,000.L'Etat du Michigan seul a manufacturé 8,950,000,000 pieds de bois, y compris les bardeau x etc.Et la valeur des scieries et des limités à bois est évaluée, à $40,000,- 000 pour l'Etat du Michigan et à $180,000,000 pour tous les Etats-Unis réunis.Il y a aux Etats-Unis 90,000 hommes employés dans les scieries et 180, 000 hommes dans les chantiers.L\u2019année dernière le Michigan, le Minnesotaetle Wisconsin ont produit 7, 500,000,000 de pieds de bois.Le Nord-Ouest a produit 4,000,000,000 de bardeaux.Actuellement la quantité bois de pin debout est 7 milliards de pieds dans la péninsule du Michigan, le Minnesota et le Wisconsin, et l'énorme quantité de 221 milliards dans les États du Sud\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 > D TROMDE.\u2014Une trombe est passée jeudi dernier, sur la terre de M.Jules Laflè che, à Louisville,près du chemin public, et a produit un curieux effet.Le \u2018tourbillon a enlevé des meules de foin à une hauteur de pas moins de deux cents pieds.Elles se sont ensuite séparées en plusieurs morceaux, pour de là continuer à monter à une distance à perte vue.Heureusement que la quantité de foin entrainé-dans les airs n'est pas consisdérabie.- O-PS Pree, . aujourd\u2019hui en vacance.1 ets e d'Ottawa Dimanche 22 juillet 1885.Les sujets de chronique sont rares de ce temps-ci.Tout au plus pour- rais-je vous donner quelques détails sur Ottawa, mais je craindrais d\u2019ennuyer les lecteurs du Courrier ; car la capitale fédérale étant une ville comparativement jeune et qu\u2019un très grand nombre ont déjà visitée pen- pendant les sessions, il est difficile de trouver quelque chose d\u2019intéressant à en dire.Il est vrai que pendant la vacance du parlement la physionomie d'Ot\u2019 tawa est un peu différente de celle qu\u2019on lui trouve pendant les sessions.Autant les abords des édifices parlementaires sont animés pendant queles Membres siègent, autant ils paraissent mornes et déserts lorsque les députés ont déserté notre ville.Rien cependant de plus joli et de plus enchanteur que le coup d\u2019œil dont on y jouit.Les portes magnifiques qui entourent les édifices sont garnies de fleurs de toutes sortes, et la vue de la campagne environnante et des chutes des Chaudières est bien propre à récréer l\u2019esprit.Aussi à la veillée et le dimanche vcit-on nombre de promeneurs et d\u2019enfants qui vont respirer sur ce point élevé lair frais que nous envoient les chutes des Chaudières.Quant à l\u2019apparence générale de la ville, elle est charmante : rues larges, propres, soigneusement arrosées durant tout le jour, et abondance d\u2019arbres et de verdure dans un grand nombre.Ottawa n\u2019est pas une ville manufacturière ni commerçante avec l\u2019étranger, mais les affaires y sont bonnes.Le mouvement qui s\u2019y fait en ce moment pour assurer l'établissement des manufactures contribuera sans doute autant à sa prospérité que le choix qui en a été fait comme capitale.Presque tous les ministres sont Jusqu'à samedi, nous en avions encore quatre dans nos murs.Sir Hector Langevin vient de nous quitter pour Québec et les provinces maritimes ; il ne nous reviendra que le 22 août prochain.Pendant son voyage dans les provinces maritimes, Sir Hector assistera, le 15 août prochain, à la * célébration de la fête nationale des Acadiens.\u2018 ¥ x7 %k En parlant de Sir Hector, cela m\u2019amène à vous citer quelques chiffres intéressants tirés d\u2019un discours prononcé par lui à Hamilton, mercredi de la semaine dernière, lors de la pose de la pierre angulaire des nouveaux édifices publics à Hamilton.Sir Hector a été, à l\u2019occasion de cette cérémonie, l'objet d'une grande démonstration de la part des habi- .tants de Hamilton.Les autorités municipales avaient, en son honneur, déclaré ce jour un jour de fête publique, et les différentes sociétés nationales et de bienveillance, accompagnées de plusieurs fanfares, s'étaient formées en procession pour aller recevoir l'honorable ministre des Travaux Publics à son arrivée, et le reconduire au départ- Dans la journée, des adresses furent présentés à Sir Hector, de la part du' conseil de ville \u2018et des citoyens.Le soir, au banquet, lorsque la santé de Sir Hector.Langevin fat proposée aux accords joyeux de À la Claire Fontaine, les-convives firent à l'honorable ministre une ovation chaleäreuse: .Dans sa réponse,Sir Hector a remercié les organisateurs du banquet de cette délicate attention, et il les a assurés que ses compatriotes par le sang et par la langue sauraient apprécier l'hommage rendu à leur nationalité dans cette circonstance.Sir Hector n'avait pas à faire un discours politique, mais, comme il l\u2019a dit à ses auditeurs, que l\u2019on appartienne a un parti ou à un autre, on doit toujours se réjouir de la prospérité de la patrie, et c\u2019est avec confiance qu\u2019il s'adresgait à de véritables amis de leur pays que Sir Hector a cité, en cette occasion, des chiffres qui feront voir d\u2019une manière éclatante les progrès accomplis par le Canada pendant cing ans et l\u2019augmentation de la prospérité publique et individuelle.En 1878-79 les droits de demane ont produit la somme de treize millions de dollars ; en 1882-83, les mêmes droits s\u2019élevaient à vingt-trois millions, augmentation de dix millions en cinq années seulement.Cette augmentation de revenu a été employée en grands travaux publics de toute sorte, et il reste encore dans le trésor, pour cette année, un surplus de $6,000,000 et qui sera employé un paiement de la dette et à la construction de voies ferrées dans le pays.CL Les revenus de l\u2019année ont été en 1879, $6,065,608, en 1880, $4,925,125, en 1881, $5,104,108, en 1882, $6,590, - 725, en 1888, $6,820,872, un total de $80,505,940, dans les cing années.Vos lecteurs savent que ce revenu de l\u2019accise est formé pour la presque totalité par les droits imposés sur les spiritueux, le tabac, et les liqueurs maltées.Le nombre des bureaux de poste a augmenté de 1000 en 6 ans, et la quantité des lettres transmises s\u2019est élevée de 50,000,000 (en 1878) à 70,- 000,000 pour cette année, donnant pour revenu des postes une augmentation de 38 pour cent.Ces chiffres sont une preuve indéniable de l\u2019augmentation du commerce en Canada.Si on examine maintenant les dépôts faits par le peuple dans les caisses d\u2019épargnes du gouvernement, on y verra encore une preuve de grande prospérité.Le nombre des déposants qui n\u2019était que de 25,535 en 1878, est aujourd\u2019hui de 61,668, et les dépôts qui, en 1878, était $2,754,484 sont aujourd'hui six fois plus consi dérables, $12,026,691.Chacun de ces états que donnait Sir Hector était couvert par les applaudissements de ses auditeurs, de même que les chiffres qu\u2019il a donnés concernant la position financière du gouvernement.La vente des terres publiques dans le Nord-Ouest a produitlasomme de $7,432,000.Depuis 1872 les ventes ont atteint le chiffre de $11,000,000.Cette forte somme employée au paiement de la construction du chemin de fer du Pacifique, ct les autres reve nus sans cesse croissants du pays, vont exempter \u2018les habitants en Oanada de la nécessité d\u2019avoir à payer un seul sou'pour cétte grande voie ferrée.A son retour des provinces imari- times, Sir Hector ira visiter le Nord- Ouest et nul doute que ce voyage se1a aussi profitable aux Canada que ceux qu'il a faits jusqu\u2019à présent dans d\u2019autres parties du pays.\u2018 Je voulais m'abstenir de tout sujet politique dans cette correspondance, mais je m'aperçois que je me suis laissé entraîner par l'importance des chiffres que Sir Hector a cités.Si je ne me suis pas astreint au cadre que je m'étais tracé, j'espère cependant que les lecteurs du Courrier n'auront pas perdu au change, car les faits rapportés par l\u2019honorable ministre des Travaux Publics, sont de bien plus grande importance que tout ce que j'aurais pu écrire.PAUL-EMILE.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 rl Meer cr La patronne du Bas-Canada.Lorsqu'on voyage aujourd\u2019hui en Bretagne [France] par le chemin de fer qui va de Nantes à Quinper, on entend souvent parler, tout le long de la route, du sanctuaire connu \u2018| sous le nom de Sainte-Anne d\u2019Auray, dans le village du même nom, non loin de la vetite ville d\u2019Auray, située au fond d'une baie.Sainte Anne, mère de la très sainte Vierge Marie, est la patronne vénérée des Bretons, et même des marins de tous les pays catholiques.Le Sanctuaire se voit de loin en mer, et les vaisseaux qui passent ont, de vieille date, l\u2019habitade de saluer d'un coup de canon la bonne patronne des matelots.Dans l'histoire du passé, on comptait trois navires qui avait négligé ce salut à saint Anne ; parmi ces navires, on nommait /a Sémillante.- : : \u201c La Sémillante ! \u201d quel souvenir douloureux rappelle ce nom ! Chargée de conduire 600 hommes en Crimée en 1854, la \u201c Sémillante \u201d était partie de Toulon un\u2019 soir par un mauvais temps ; le lendemain, vets midi, par une brume épaisse et dans une tempéte furieuse, le navire se perdait complétement avec tout son monde au détroit de Bonifacio, entre les îles de Corse et de Sardaigne.| La grande Compagnie d'Orléans a eu l\u2019heureuse idée de placer en évi dence, au haut du bâtiment principal de la gare d'Auray, une grande et belle statue de sainte Anne.A Nantes, sur le territoire élevé de la paroisse Sainte-Anne, on a dressé une colonne spéciale portant la statue de la patronne de la Bretagne.Il est peu d'églises en Bretagne où sainte Anne n\u2019ait son autel et sa chapelle.Les colons bretons ne pouvaient manquer d\u2019établir en Canada une dévotion si ardente en Bretagne ; et l'élan que l\u2019on voit parmi les Oana- |?diens vers Sainte-Anne de Beaupré ou vers les autres églises du même vocable, rappelle l\u2019élan non moins remarquable des Bretons vers la magnifique basilique qui vient d\u2019être terminée près d\u2019Auray.Les auteurs nous apprennent que le nom Anna, en hébreu, signifie * gracieuse ; \u201d la sainte épousa saint Joachim, nommé Héli dans la généalogie du Christ par sa sainte Mère, Marie, dont la conception: imina- culée par privilège spécial, cominença la-série des merveilles, de la Rédemption.: EE Lo Les parents de- Marie ont'été honorés publiquement dès les premiers siècles ; saint Jean Damascène, qui fut, au VIIe siècle, gouverneur de Damas, puis prêtre et docteur éminent, donne de grands éloges à leur vertu.Vers I'an 550, \u2019empereur Justinien éleva une église à Constantinople en l'honneur de sainte Anne,et Justinien II en éleva une seconde en 710.La dévotion était donc grande envers cette sainte, et Dieu l\u2019a récompensée de tout temps par un grand nombre de miracles, dont le récit peut se lire dans les œuvres des Bollandistes.La grande gloire de sainte Anne est d\u2019avoir élevé Marie, sa fille bénie, \\ \u2018| appelée à devenir mère du Christ ; et c\u2019est par là que sainte Anne et saint Joachim sont devenus les patrons des parents chrétiens, lesquels, d\u2019après saint Paul, ne peuvent se sauver qu\u2019autant qu\u2019ils s'appliquent à bien élever leurs enfants.N\u2019est-ce pas 4 cette devotion spéciale que nous devons ces grandes, nombreuses et belles familles, qui font l'honneur et la prospérité des Canadiens-Français en Amérique, comme des Bretons en France ?Il est permis de le croire, et il est à désirer qu\u2019il en soit toujours ainsi.4 Rapatriement, Un confrére publiait récemment l\u2019entrefilet suivant : \u2018 Nous apprenons avec plaisir, que les canadiens mous reviennent en grand nombre, cet .êté, des Etats- Unis.Lo \u201cLe 19 du courant, deux chars chargés de nos compatriotes ont été vue à Saint-Albans, en route pour le Canada.;.\u201c Il y avait, en tout, une centaine de personnes, y compris les hommes, femmes et enfants.\u201c En conversant avec eux, celui qui nous communique ce détail important, a appris qu\u2019ils venaient de divers Etats de la Nouvelle-Angle- terre et qu'un grand nombre se proposaient de suivre leur exemple.\u201cIls disent que l'ouvrier, vu la cherté de la vie aux Etats-Unis, peut Vivre plus aisément en Canada, et que, du reste, l\u2019ouvrier peut maintenant trouver de l'occupation dans les manufactures du Canada comme dans celles des Etats-Unis.Ce rapatriement nous fait grand plaisir, d\u2019abord parce que nous aimons à avoir des canadiens au Canada, et puis parce que c\u2019est une bonne note pour notre système protecteur.2 rer rer La grève des télégraphistes continue ; mais les compagnies continuent de leur coté à recruter du personnel, et le télégraphe ne chôme as.Parmi les plaintes des grévistes, se .trouve celle-ci le plus haut salaire mensuel a été de 70 dollars par mois.M.Grant a fourni la preuve des salaires suivants par mois : 112 dollars, 100, 95, 80, 75,70, 65.60, 55, 50, 45, 40, 35, 80, 25,20, 15.Ce dernier s'applique à de petits messagers. Ouvriers ef Eetrens at ee : BE ré t p'afta > TEA Le «due ns 13 a YE on, Ia qustiorrais Hii avoué iftre les \u2019\u2019oüvriers êt 16k patrons est incontesta- | | \u201cÉlément, Tins, des.plus.importantes., iles Questions sociales.: C\u2019est d\u2019ailleurs: une\" \u2018question perpétuelle se posant à nouvési' ps \u201cUn \u2018pays.dans'üne industrie, dins tin a lier, |, lbraqu\u2019 elle est.résolue.ding d'autres pays, dans d\u2019autres industries, \u2018dans d\u2019autres ateliers ; \u2018se reprod'uisaïit à une époque lorsqu\u2019 elle a été résolue : antérieurement, puis négligée.Le Pourquoi, de nos s jours, devient-elle | .si généréle ?, C\u2019est que, presque \u2018partout, nous avons détrait le passé pour \u2018tout refaire a neuf: .Nous croyons: \u2018facilement de aps pres ne pouvai lent p pas.avoir.antant d'ésprit, de connaissances et d\u2019expé- Tience que nous; que; par \u2018suite, ce que nous ferons sers\u2018sûrement \u201cweil leur quo ce qu'ils ont-ÿ pu faire.a / Là\u2018dessüls,\u201d néus \u201cdétrai sons sans soûci des institutions séculaites, pour les remplacer par d\u2019autres, que nous calculons du jour au -lendembin.Comment cela ne: ' réussifait-il \u2018 pas.?C'est nos-Mênies qui réglons tont ! * L'Histoirs est 1a \u2018pourtant, l'Histoire vraie et non falsifiée, pour nous attester que le régime ancien des corporations chrétiennes a donné d'excellents résultats : il n'est pas, vrai que Pouvrier fût opprimé; ill.avait des garanties, soit, sur plâcé soit loraqu\u2019il changeait de résidence, | - A quoi tendons-nous aujourd'hui ?Qui règle les salaires ?.Qui règle la durée du travail?Qui commande enfin?Est-ce le patron: ?- \u2014Non .Est-ce J\u2019ouyrier =I Je croit.ot cependant, À \u2018cette question, nous répondrons encore: Non ! Ce sont quelques menéürs.- Voyez.donc ce qui se - \u2018passe.en ce moment parmi, les: opérateurs, télégraphistes : \u2018ils reçoivent.le mot d'ordre \u2018d\u2019un comité, d\u2019un syndicat, et ils sont tenus \u2018d\u2019obéif aux décisions qui leur sont signifiées quelque be- soin-qu\u2019ils puissent avoir de.:gagner paisiblement leur vie, il faut parader ex grève ; \u2018quelque désir qu'ils aient de rester en bons termes avec un patron qui lesa bienveillamment accueillis, il faut qu\u2019ils lui déclarent | la guerre.Est-ce là une condition normale ?Est-ce là une institution chrétienne ?\u2014Non certes ! Et le mot de \u201c fraternité \u201d dont vous vous \u2018parez, n \u2018est qu\u2019une ironie.Essayez donc - d'appliquer votre système de \u201c fraternité \u201d à l'équipage d'un vaisseau, aux soldats d\u2019une compagnie, aux élèves d\u2019une classe ! Ce serait le- monde renversée, n\u2019est-ce © pas! Eh bien ! vous n\u2019êtes.pas loin de mettre aussi, dans votre sphère d\u2019activité, tous les rôles à l'envers.Vous \u201c ferez.marcher \u201d le patron, vous le découragerez ; cet homme que jadis vous avez prié, supplié peut-étre, de vous admettre dans son industrie, vous 'expulserez de chez lui, vous achèterez collectivement son industrie, croyant que vous allez tous être maîtres ; mais bientôt vous serez dominés par l\u2019un de vous, et vous n\u2019aurez fait que changer de maître.L'expérience à été faite: les établis- ÆOURN WE DES: CAMPAGNES sements mis én coopération\u2019 comme.\u2018direction bd mii A\u201d pas 4 se une senile téte.Le \u2018Que.le.patrons soit pourises \u2018ouvriers comme pu-père.de famille : pour: ses! enfants; et- quelles ouvriers | soumis, ef'tout bueiipés de bien fai ce aif] Loire a cinfle \u201cvoilà ce\u2019 que.doit\u201d ire, £ 5 og; op il.\u201cde Dien, \u2018an ttier chréti emi cos ip SU, + us én.duree» Louis Blanc | parlait \u2018des corporations au moyen |.âge.: \u2018La frateriiité, dit tt l'origine des communautés: des Mmarchänts et d'artisans.The passion, qui: west | plüs aujourd'hui dans les mœurs \"et dans les choses publiques; \u2018Thppro; .chait: alors les conditions et les hom: mes : c\u2019est:la charité.lise était le centré de tout; et quand la cloche de Notre-Dame sonnait l'Arigelus, les métiers cessaient de battre.- © «iL Le législateur chrétien: suit de: | fendu aux taverniers \u2018de ne\u2019 jamais | hausser le prix du gros vin, commune boisson du menu peuple ; et les marchands n\u2019avaient\u2019 \u2018après tous \u2018 les autres \u2018habitants, Ty \u2018permission d\u2019à-;|: .cheter-des vivres sur le marché, afin que le pauvre \u2018pêt avoir \u2018sd part a meilleur.prix.C'est ainsi que: Tesprit | de charité avait pénétré au fond de cette société naïve qui _Voyait saint\u2019 Louis venir s\u2019asseoir a coté d\u2019Etienne\u2019 Boileau, \u2018quand: le prévôt des mat- chands rendait la Justice.\u201d Mu DE ii ! i : Un petit mot La Vérité, dans un entrefilet où elle parle de notre article sur, la \u2018situâtion, trouve bon que nous soyons opposé à à l\u2019alliance de M.Trudel avec MM.Mercier et Laflamme.Mais elle ajoute que nous\u2019 combattons contre les moulins à veint, que cette alliance n\u2019existe pas.Mais, grands, dieux, qui.nous en assure.- Voici les paroles de La Vérité : \u201cIl est-vrai que MM.Trudel.\u2018et \u201c Laflamme \u2018combattent, ensemble \u201cla candidature de M.Mousseau \u201cà Jacques-Cartier.Cela a lair \u201cun \u2018peu singulier; de prime \u201c abord; nous l\u2019avouionis, mais\u2019 nous « avons trop\u2019 de \u201cconfiance dans la \u201c force des convictions et la solidité \u201c des principes de M.Trudel .pour \u201c croire, un seul instant, qu'il .ait \u201cformé une alliance, même (tacite, \u201c avec l'avocat du défunt Guibord.\u201d Nous sommes très heureux de voir La.Vérité penser comme nous en théorie., Reste le fait: y atl alliance tacite entre MM.Trude, Laflsiime et Mercierous avons.mille raisons de le croire, ainsi.que nous le disions dans notre article da 28 juillet.S'il n\u2019en est pas ainsi tant mieux.Mais le terrain est glissant : et nous croyons que M.Trudel sera en- trainé par Ja logique des faits à s\u2019allier aux Libéraux.Car que ce soit par dépit \u2018ou par conviction que M.Mercier, .Lsflamme et Trudel combattent M.Mousseau, le fait est palpitant d'évidence, et il est bien difficile de croire qu'après.avoir combattu si amicalement côte à côte, ils ne prolongeront pas le traité.Pour la question que nous pose la Vérité qu\u2019elle nous permette de la \u2018renvoyer à nos articles de l\u2019année ~ wl Aare + A CAL CAVE ad RY OGAWA FSIS TEL, LETHE 94 iis.ad dernière sur l'entrée ded: Starnes ir |\u20184w\u2019 cabifibt! Ofte ing.nel 0} 130% fe wy il; hot a Ere gto a.x*, ab Jad eo x Enfin pour.forming.bod souhai-; tons à La Vérité longue viewt prospé- té.+ À Els entre au ori nj ahs 8 | tFpisièime à srinéé d'existence.| Nous n\u2019avons pas toujours \u2018 été d'ac- \u201cre | cord;avec elle, mais cela ne hous em- |, pêche pas de la voir-avec respect: \u2018et |: de lui faire nos souhäits les - plus \u2018giricdres.UT Les excentricités du capitaine Ln Un homme qui avait la manie.de| faite \u2018parler de.Tn, c'est le capitaine Webb.À cette fin il.résolut de \u2018sauter 14 chute Niagara.La vie vaut bien bien quelques éolgjities « sur Jes , foimanix de.Toni | Vers.jue | tro Le fait.est gue,\u2019 imarili dernier, a 8:20 hj P.M, il s'embarquait- avec Hh riominé MeOIGy.\u2018 RE Quand il\" est arrivé, de Buffais à Hi Falls, mardi .après midi, on -ne voulait pas croire qu\u2019il donnerait sûite-à son projet ; il se faisait con-| \u2018duifé ala rividre, dans laquelle\" il \u2018entra sans autre vêtement que de caleçon de soie qu\u2019il portait lorsqu'il traversa la Manche.À 300 verges au- dessus du vieux pont suspendu, il -| plonges, et en revenant à la surface, il commença à nager en gagnant les rapides.Lorsqu'il eut atteint ceux- ci, et au moment de s\u2019y engager, il faillit être emporté par la force du courant à cet endroit.Il y avait/denx dangers à redouter.Il lai fallait éviter deux bords terribles de rocs pointus qui s'avancent en saillie, du rivage .dans lé tourbillon.D'un autre côté il ne pouva it prendre le.milieu.de la.rivière, car là était le tourbillon, © 'est-à-dire la mort certaine.En arrivant au tourbillon, | on Te vu nager de toutes ses forces Pour tâcher d'é viter le trou aspirant ou :suçoir du, centre.\u2018Pois.tout à coup.il la disparu et on ne l'a plus revu, 11 | avait calculé qu'il lui faudrait deux |: ou trois heures pour sortir du cercle d'attraction du tourbillon, qui a environ un quart de mille de long.Une fois hors de ce .rayon, il devait |' s'efforcer de prendre terre sur le sol canadien, et si le courant était trop | : impétueux, se laisser flotter vers Lewiston,\u2019 sur la plage américaine- Un constable voulaitl'arrêter pour tentative de suicide.Il se \u2018prétendait capable de rester sous l\u2019eau pendant deux minutes.Le capitaine Webb n\u2019est pas sans fortune.Ses exploitslui ont mérité $25,000, dont il a mis $16,000 de côté.C'est un homme de 5 pieds.84 pouces et pesant 190 livres.Il y avait environ 600 personnes sur le pont et une foule compacte le long du fivage.C'est Ini qui traversa' als nage la Manche en 1875, de Calais à Dover, dans l\u2019espace de 21.30 heures, après une lutte terrible contre les vents et la marée.C'est une distance de 20 milles.En octobre 1882 il rests 128} heures dans l\u2019eau.Comme on le voit.il avait une al 5 grande hätifleté ; iiäis s\u2019il avait en antant de jugement que de bravoure, in \u2018aurait, pas fait la folie de risquer 88 vie dans cet endroit, en se: basant \u2018sur le fait qu'un chien avait dé¢ja \u2018fait.le sant de la chute- Niagara s sans se, ner, A 1 ge iy.\" , + \u2018oy 0 HE à ° A eV - LR ; Ua Le choléra Nôus publions \u2018avec plaisir la lettre sûivante de M.le Dr Marsden, [qui a eù l'obligeance de nous la communiquer.Comme on le voit, la quarantaine n\u2019a pas besoin d'être très sévère.Il'est \u2018donc trés facile de prévenir le choléra pourvu que le gouvernement et\u2019 \u2018Tofficiel fassent observer le règlement mieux que cela se fit autrefois.Le Dr John Simon, titre.tout a fait dans les idées de M: Marsden sur \u2018la période d\u2019incubation du choléra limitée à cinq jours : et ce n\u2019est que par précaution qu\u2019il \u2018l'a étendue à ;| sept jours.Ordinairéméuit l\u2019apparition se mani- 7! | feste le second \u2018et lé troisième jour, rarement lé \u2018quatrième, et presque jamais le cinquième.a Que l'on se rassure donc.Voicila lettre de\u2019 notre savant ami \u2018M.le Dr \u2018Marsden :' A M.I\u2019Editeur du Courrier du Canada.M.l'Editeur, En conséquence de l\u2019agitation de l'esprit public, par rapport à l\u2019apparition probable ou possible du choléra asiatique dans le Canada et comme l\u2019initiative du système de quarantaine p>ur le choléra asiatique A ÉTÉ UNE OPÉRATION PLEINE DE SUCCÈS, dans ces dernières années,dans plusieurs états de l'Union Américaine j'assure avec confiance le public QU'UNE QUARANTAINE RÉELLE MAIS COURTE EMPÉCHERA ; LE CHOLERA ASIATIQUE.DE S'INTRODUIRE 1CI.La période d\u2019incubation du choléra asiatique, il y a quelques années je la fixais à 5 jours, et je n\u2019ai aucune raison suffisante, pour changer d'opinion.Cependant la plus haute autorité britani- que, John Simon, officier médical \u2018dy, Conseil:Priyé l'a, par précaution, fixée à a apres un \u201cirayersto de pas moins de \u2018sept jours et n'ayant.aucun cas de mort par le choléra asiatique n'ont pas besoin d'être retenus à la quarantaine.\u201c Mais y eût-il abord dès cas du choléra \u2018asiatique ou de mort, le vaisseau n\u2019a pas besoin d\u2019une longue détention, (seulement le temps convenable pour d'in.fecler,) et pour les passagers une période n\u2019excédant pas cinq à dix jours.Avec la connaissance avancée que nous avons à présent et l'expérience acquise dans la conduite et le traitement des maladies infectueuses\u2014pesti- lentielles, ce serait un crime pour le gouvernement ou l'officiel de permettre au choléra asiatique de prendre terre sur nos rivages.W.ManspEen, M.A.M.D, Place d'armes.Québec, 26 juillet 1883.M.Stears, conservateur, a été élu par acclamation mercredi, à Halifax, pour remplir le siège laissé vacant au parlement fédéral par la nomina- .tion de M.Richey au \u2018poste de lieu- tenant-gouverneur de la Nouvelle- Ecossere WD me mae 81 LU 44 51 1 Stenographie; hr ay +2 Lia Sténograplie Daploÿyé,'qüi'permet d\u2019écrite'avec'tine räpidité'appro- \u2018chant de celle dela parole.est déjà -i fort répandue\u2018en Canada.\u2019 Des livres \u2018et des journanx sont imprimés'en cette écriture rapide ; mais jusqu\u2019à présent, le genre .d'impression était difficile et coûteux.Les essais\u2018pôûr arfiver à reproduire la Sténographie.en_ caractères mobiles ont été longtemps ponrsuivis, et M.E.Duployé nous annonce qu\u2019il tient enfin la solution.Voici, en traduction, un extrait du Journal de.Sténographie publié à pare numéro.du 28 juin 1888.C'est M.Duployé qui parle.* soe semen ray afore \u201cLe: probideué \u201cest enfin résoln, entière nographie Duployé peut s'imprimer typographiquement, à l\u2019aide de caractères mobiles, qui ne la\u2019 dénaturent EU Ra 3 5! ni.ne la mutilent-d\u2019aucune façon.+ , \u201c Tous mes caractères sténographiques sont fondus sur\u2019 corps 4 [perle], et grâce à la ténuité de ce joli petit caractère, mes monogrammes rsténo- graphiques ne sont.pas plus grands us ceux de cet article [M.Daployé fait allusion à l'écriture sténographique de son journal.__,.\u2026\u2018 On voit comme ce sera joli.et gracieux, car la typographie donnera à notre écriture une netteté et une.pureté de traits auxquelles l'autogra- |\u2019 phie ne peut pas prétendre.' Ma découverte va produire pour la Sténographie, ce que l'invention de I'Imprimerie a produit pour Pécriture ordinaire.Tous les livres sténographiques dont je vais entre, prendre l'impression seront reproduits d\u2019une manière identique, leur |-+-: lecture sera \u2018excessivement facile.\u201c La fonté de mes caractères sté- nographiqués\u2019 et l'impression \u2018: des volumes que je vais éditer, nécessiteront des sommes importantes, Jo sersi donc \u2018réconnaissant à l'égard des personnes qui me viendront en aide dans cette nouvelle.phase de notre œuvre, en me prêtant de l\u2019argent aux conditions suivantes :5 pour cent en espèces, ou bien'10 pour cent en volumes de la bibliothèque sténographique, on en abonnemerits | aun Journal des Sténographies.3 .* E.Duployé.\u201d Co (28, Quai de 'Horloge, a Paris.) Nous pensons que cette bonne nouvelle va réjouir tous les \u201c Duployens, \u2018\u2018 et même tous les hommes de progrès, tous les amis de l'avancement des arts.-Nous saluons M.Duployé et sa belle invention, et nous souhaitons que se répande de en plus un art si bien adapté aux) besoins de notre époque et [Prière aux journaux amis de reproduire.) Historique du Saguenay I HISTOIRE PRIMITIVE .L'histoire du Saguenay remonte aux pemiers temps dela colonie frañ- caise en Amérique les relations des \u2018premiers européens qui ont exploré le St-Laurent en font mention, Cartier, Champlain, Charlevoie, Lescar- \" bot, Michaux et beaucoup d'autres parlent de ses richesses minérales et des coutumes des indigènes qui l'had'Hudson.1°\"; ment, complètement : la Stés 18e \u201cjui lv s La grande famille montagnaise qui la peuplait était divisée en neuf oe bus.Les deux d\u2019entre elles qui nous sont seules été consérvéés sont \u2018là tribp -montagnaise proprement \u2018dite \u2018dont: les débris habitent le comté de Saguenay, surtout Betsiamis, et le lac t-Jéan,et Jes NesKapig qui, Ta baie la hauteur'dès \u2018terres jusqu\u2019à la.\u2026 Les Tadoussacciens, \u2018les Ghikoutimiens, les Chamouchouanistes sont disparus comme tribus spéciales, reculant sous le nom de Montagnais devant le flot envahissaut de la colonisation.Co : Cent et quelques fomilles au plus sont restées an milien de la population agricole qui a remplacé leurs frères, vivant de chasse et de pêche ; inaisice ne sont \u2018plus des sauvages dans leurs forêts, quelques-uns fiême vivent par la culture de.la-terre.II wo ou Les premiers missionnaires qui évangélissrent le Saguenay farent les \u2018Jésuites.Dès les premiers temps de la colonie, ils se rendaient à Tadoussac et en 1698, le père de : Orépieul visitait la mission, de .St-François Xavier de Ohicontimi.Bien avant.lui \u2014 en 1661\u2014les PP.Druillettes et 'Dablon remontaient le Saguenay, \u2018traversaient.le lac'St-Jean \u201cet se rendaient à la hanteur des terres.Dix; ans plus'tard,: le P.Albanel faisait à' Pen près le même trajet et se rendait; la baie d\u2019 Hudson.On a donné son nom à un township situé à plus de 26 lièues de Chicoutimi \u2018et \u2019aujour-' -d'hui en voie de se coloniser.:- \u201d : Le-P.-Albanel établit des chapelles à Chicoutimi et au lac St-Jean.L\u2019emplacement de celle de Chicoutimi.se \u2018trouÿé enfermé pâr les dépendances: des moulins Price, et un \u2018enclos en\u2018 marque l'endroit au voyageur.Les \u2018derniers jésuites qui ont évan- nélisé le Saguenay sont les.PP.Cpequart et Labrosse., 711,1.| NY Br Brag ox ole ELV Sineved fr.0) TCT GD SRI DE 50 GS Le Saguenay, sous, la ;dominatio française, était affermé, comme, pays o chasse ét de péche.~~ \u2018\u2019 Sous la domination \u2018anglaise: le même système d\u2019affermage se - continua, mais le bail était renouvelé tous les 21 ans.in Les bailleurs ayant intérét.a cacher la richesse des pays\u2014comme pays agricole\u2014jusqu\u2019en 1820 on ne connaissait rien du Saguens \u2026 Mais en 1828, la lumière se ft et la légis-: lature ordonna une exploration.::.** =ToPOGRAPHIE DU SAGUENAY La riviére .Saguenay sart du'Jac St-Jean par un double canal, :da:petite et la grande Décharge qui forment: l\u2019ile d\u2019Alma.Le pers Pendant dix lieues, son cours est accidenté \u2018dè chôtes, de rapides gui, en rendent la navigation impossible autrement que par le canot sauvage.À sept milles de -Chicoutimi, \u2018elle devient navigable sans interruption jusqu\u2019à son embouchure.\u201d Sa\u2019largeur varié de\u2019 un à trois\u2019 milles et sa profondeur de \u2018quelques pieds à 800 pieds.Les bords un sont: escarpés.et la hautenr des montagn qui le-bordent \u2018varie.de 1000 à 2000 pieds |\": ot Depuis ,sa\u2018source jusqu\u2019à'son embouchure, de nombreux tributaires l'alimentent.La rivière Chicoutimiest le plus important, vu que sur ses bords sont établies les grandes scieries de MM.Ptice, Broset Co.\" *\" - Depuis Tadoussac jusqu\u2019à la grand- Baie, l'étendue de terrain arable est assez limitée.Quelques groupes de population sont échelonnés ça là gur les rives du Saguenay, et Tadoussac etl'Anse St-Jeansont les seuls endroits qui méritent le nom de paroisse.- C'est à la grandé Baie que les ter- es- res, commencent, À être.oultivables.Deux grandes et.belles paroisses sont situées sur les bords de cejte Paie.Au nord de la rivière Saguèney \u2018trouvent-lä/péroikse \u201cdé\u201c\u201cSt-Fi qui renferme:les scieries \"de | MM: \u2018A.Fraser et Qie, et St-Anne qui; idb' ce; cannoniquement et civilement,- .ll Au sud, bornées à l\u2019est\u2019 par St-AI- Pplhonse se trouvent la paroisse \u2018ét\u2019la ville de Chicoutimi, du sud\u2019 ôueét de celles-ci N.D.de.Laterriére et à l\u2019ouest St-Dominique de, Jonquière, \u2018deux grandes\u2019 paroisses qui ne cèdent en rien par la richesse a celles''des environs de Québecdistauce de-18 milles\u2014on ne rencontre.que quelques- colons échelonnés sur les bords du lac sKinogami, .long de.21 milles.;! A VOS 6 f , .- Hébertville est Ja parpisse - Héh la plus populense \u2018de la:yallée dulac St-Jean et le.premier centre de colonisation dans cette partie du pays.Les premiers colons, y arrivèrent en: 1851.+ Les paroisses.environnant Hébertville sont St-Joseph d'Alma ét St- -Gédéon de Grandmonts, cette :der- -nière.située sur:les bords dû lac.:c .\u2026 Sur le littoral du lac St-Jean; viennent ensuite St-Jérôme où aboutit:le chemin.de colonisation de Québec au Jérôme ;par le:rivière/Métabetchouan et \\où se trouvera probablement le terminus du chemin de.fer; : Notre- Dame du lac St-Jean, :après -Hébert- -yille la plus anciennè paroisse et le.second centre: de colonisation.-1-Les Dames Religieuses Ursulines de Québec, y ont fondé, pn.couyent, l\u2019année dernière, et les commencements de cette institution font prévoir un ave- Dir des plus prospéres., .* La dernière paroisse du lac St-Jean \u2018est St-Prime qui 'ne compte guére plus que 1B ans d'existence.\u2018A partir de Notie-Dame, le.terrain, jusqué 1a accidenté, ne présente plus qu'un immense plaine.Çà et là des.paroisses 8'établissent et bientôt quelques- unes d\u2019elles auront des populations assez nombreuses pour qu\u2019an \u2018prêtre puisse y résider.St-Félicien, Normandin, Albanel sont de ce nombre.En arrière des provinces qui bordent le Lac, il y a des étendues de terrains propres à la culture qui sè chiffrent par des\u2018 centaines dé \u2018 mille \u2018acres.Avant peu d'années peut-êlre un chemin.de colonisation, sinon un chemin de fer, longera dans - toute son étendué lés bords du lac St-Jean, |» CHICOUDIMI ÆÆT SES ENVIRONS.! | Movement de\u2019 la\u2019 popillation.\u2014 Proa: grès du comté au point de vue agricole - lion et autres,\u2014 |! Là péroisse St F.X.dé Chicoutimi, située sûr les bords de \u2018la rivière Saguenay, date de 1845, au moins' comme établissement agricole.Bien \u2018une des plus anciennes dy comté, JL 4°! u | die compte au nombre de ses.habitants quelques-uns des premiers défricheurs de son sol.Malgré sa position géographique, malgré le manque de communications faciles, cette paroisse a fait des progrés étonnants.Ici pas de chemins de fer à.proximité, pas même, avant 1870, de bateaux à Vapeur qui se rendissent à cet endroit.La navigation se\u2019 faisait alors en goëlettes.Ge RY Pendant les\u2019 premidres années, lès employés de MM.Price à Chicoutimi et à la Grande Baie absorbaient en entier les produits agricoles, mais plus tard ilÿ eut éxcès par \u2018rapport aux foyers de consommation et le colon dut alors vendre son grain pour des effets que le marchand lui donnait en retour à un prix très élevé.Ce genre de commerce retarda beaucoup le développement du Saguenay en général.Le comté de Chicoutimi n\u2019a pas s e\u2018l'dire toujours.Le 5 mg e| di\u2019 \u2018méme - mols\u2019 1870\u2019 De St-Dominique à'Hébertville,uné | Pro Jac St-Jean ; .St-Louis, séparée derfit- | \u2014 Etablissements industriels, d'éduca- | d'ailleurs été\u2018ekoitpt\u201d plus que les autres de catastrophes dont les effets se font sentir longtemps, ponr ne pas oujoits.Lo 5 mah 1640 a Ip 19 : is 1870 font époques \u2018dans les - annales\u2019 \u2018du \u201cSégnenay.Ce \u201csont lesidates de:deux grands: \u2018iniéen- on.dont Pun .défruisit St:Alexid et P di St-Alphonse presque èn entier, c:à.d.Ia plus grande partie, des .établissements d'alors.L'autré s'étendit de la Grande Baie aux\u2018confins du \u201cke \u201cSt- Jean, balayant tout'éur' sofi passage, lajssant la ruine aprés-élle.ts Mais la voix de la presse.se:fiten- tendre et raconta ces lugubres drames avec toutes leurs péripéties.La vinée\u2018de \u2018\u2019 Québec \"et méme celle -d'Ontario répondirent à \u2018l'appel que l'on fit à leur charité et.réparèrent en partie les domm causés par \u2018élément destryctepr.Aussi les citoyens de \u201cneo.font-ils heu- rèux que l\u2019occasion leur soit offerte de receoir leurs bieiifaiteurs, \u2018ou an moins ceux: qui leur: : ont ° succédé et qui se sont donné la mêmee- mission ; lairer le peuple, le faire compatir aux malheurs qui assiègent ceux qui s\u2019emparent du\u2019 sol'et reculent les li- \u2018mites dela foragi-\" +o: 708 7500 Ca VIE 55 fat - Les paroisses St-Alexis et St-Al phonse farent établies en, 1887: N.D.de Laterrière date de dix ans plus tard.C'est sans la direction des Revds Péres Oblats que les premiers établissements s\u2019y - rent.Leur propriété d\u2019alors.est aujourd\u2019hui celle de M.Jules Gauthier et de ses deux fils.L'intelligence et l\u2019activité de ces Messieurs \u2018leur ont acquis une belle fortune, 'Lour forme est une des plus belles du Saguenay\" \u2018ét leur\u2019 expérience a plus d'uneé'fois servi à leurs \u2018Co-paroissiens, © ti- \u2018a 2 1.2 Les premières tentatives de colonisation à St-Dominique' \u2018datent de 1848.Une sopiété de :colonisdtion fondée à la Malbaie fournit les premiers colons de cette.paroisse.C'est une des plus florissantes du comté, etl'on\u2018y remarque une fromagerie qu\u2019un marchand intelligent êt éntre- prenant de l'endroit, M.Joseph Brassard, y a fondée cette année même.M.Brassard et ses deux frères Xavier et Onésime font presque à eux seul: le commercè de cette \u2018paroisse.: Léuf libéralité dans les affaires a beau coup aidé à son développement.Ste-Anne et St-Fulgence ont.été colonisées à peu près en même temps à Oodle 05 TE Youll T4 41 0 vo I saiar + : EXTRA AITS DES RECENSEMENTS DE > 1861,71,81 : EXTRAITS DES RACENCEMENTS DE 1851-71-81, Van Le rb Cae Ch ; ve \u2014prsétdre EEE PS EEL Looe ada 1e : Population | Min.de blé \u201crécolté: c'e Ma 1851 1871/1881 1871 ; 1881.Coif Ly | \u2014]\u2014 \u2014 ee Chicoutimi- par.3 | «eee| coe 2687! \u2026 | 18,330 Sm } 12004300] [29,768 .\u2018do ville sesvece|conc0e 1935 setecoses 1,981 \u20188t-Alphéiise.ee 1598/1579/12,642 | 9,921 Î dû fe mulet] poccee 130 + 1749 8,848 8,242 Ste-Anne.[RR casese | enonee 1260 9,104 5,804 NN NE À] SO7IISBE i St-Fulgence.,.000000 Jian 848 2.600 3,303 St-Dominiquu.\u2026| \u201882/1290/1511|12,726 | 10,530 Grand Brûlé \u2026\u2026\u2026,| 367|1319/1320/13,164| 9,001 Héhertville., } [vers wees | 2501] cetera 19,255 St GOdÉON wesouvce 7 [0000 2129] 654/24,141 | 5,025 Alma.\u2026.we cee J |s0000s l soccer TOUcn00sss | 2,467 St-Jérome \u2026 \u2026 \u2026 .|s0.\u2026\u202611018;1803\" 3,778 | 17,374 St-Louis ~) reer} 1087].8,442 Roberval e000,q 0000 .jecveco fos0+ L186 so0ces ees 14,185 Co Lae) es 67h] St-Prime.bob | teste sess.956 ses voass 6,889 St-Félicien.seccoo J Jeune oe oo 530 soc.2,103 La quantité d'autres grains recol tés:dans le comté de Chicoutimii, en 1871, est de 445,405 minots et en 1881, de 564, 992 minots, soit une augmentation de 119,687.! VILLE DE CHIGOUTIMI Chicoutimi, situé au confluent de la rivière Saguenay et de.la rivière Chicoutimi, date, comme fondation, de 1840.Incorporé én ville en 1879, il est, depuis, 1878,: le -siège |.el \u2018dont SG.Mgr.Dom.|- d'un évéché, dont 8.G.: acine 3 premier titulaire.C'est lui qui, pendant qu'il était curé de l'endroit, a fait construire\u2019 la Oathédrale, qui: promet d'être ui véritable monument.: 11104 2 En, 1868; c'est.aussi lui qui fonda le couvent dirigé par les Sœurs.du Bon-Pasteur, et, en.1872, un séminaire dirigé aujourd'hui par sept prêtres | et 19 ecclésiastiques, affilié - à \u2018 l'Uni-i versité Laval et déjà au rang des\u2019 premières institutions du pays.Chicoutimi est aussi le chef-lieu du district judiciaire de Chicoutimi.De 1848 à 185%, il n\u2019y avait qu\u2019une Cour de Circuit, présidée par feu l'hon.Juge Roy, qui fut nommé en 1857 Juge de la Cour Supérieure et remplacé en 1870 par l\u2019hon.Juge Elz.Taschereau, maintenant de, la Cour Suprême.Depuis 1878 la justice \u2018est administrée par l\u2019hon.Juge Routhier.C\u2019est à Chicoutimi que\u2018 se trouve le principal établissement de la maison Price, l'un des plus considérables.de la Province.Cette maison chargée, en moyenne, de-35 à 40 bâtiments par année a Chicoutimi.: An primtemps de 1882, un citoyen entreprenant de,Québec, M.Siméon |.Fortier,se rendait à Chicoutimi pour exploiter l\u2019industrie laitière La population se rendait à son appel, en partie du moins, et \u2018elle comprit.bientôt que la nouvelle industrie était avantageuse.et une source de richesse.Cette année l\u2019exploitation sera double de celle de l\u2019an passé ! Le même citoyen a-établi en même temps à St-Alphonse une deuxième fromagerie qui, de même que celle de Chicoutimi,n\u2019a cessé de prospérer.Chicoutimi possède maintenant -un hôpital de marine dont besoin se faisait sentir depuis longtemps, vu le nombre qe navires océaniques qui fréquentent le ports de cette ville.L'hôpital de marine a été bâti par le-gonvernement fédéral, qui, comprenant l'importance d'un pays qui, à lui seul peut faire une province, y dépense chaque année des sommes considérables.C\u2019est ainsi qu'il a.doté Chicoutimi d\u2019une ligne télégraphique, construit des quais à différents endroits, réparé et agrandi ceux qui existaient déjà et qu\u2019il fait actuellement creuser le chenal en aval de Chicoutimi, ce qui permettra aux bateaux à vapeur et aux voiliers d'y arriver à maréé basse.Lè gouvernement fait encore faire beaucoup d\u2019autres travaux qui, moins considérables, ne sont pas moins importants.En face de l'hôpital, on\u2018 remar le monument Price, \u2018érigé par les citoyens de Chicoutimi et des paroisses environnantes, ala.mémoire de cette famille dont le chef a été juste- surnommé le Pére du Saguenay.Le comté de Chicoutimi \u2018ne forme un comté séparé gue\u2019 depuis 1858.Depuis cette date jusqu\u2019en 1864, il a été représenté à l\u2019Assemblée législative du Canada uni par :l\u2019honorable.sénateur D.E.Price, excepté de 1854 à 1855, pendant lesquelles années il i a eu pour représentant 'hon.juge.A.-N.Morin.En 1864, M.Price, qui venait d\u2019être élu conseiller Législatif pour la division des Laurentides, fut remplacé à l'Assemblée Législative par M.P.-A.blay, qui représenta le comté jusqu'à Ja Confédératiôn._ Depuis 1867, le comté a eu pour représentants : : site TS A LA CHAMBREÏDES COMMUNES Ta Se 1867 a 1872\u2014P.:A: Tremblay (décédé en 1879.) + - Ru à 1874\u2014W.E.Price (décédé en 1874 à 1882\u2014Ernest Cimon (Maintenant Juge de la O.Supérieure.) 1862-7 A.Gagné.© + 1867.4 1874\u2014P.A, Tre ., \"Tout ce qui prétêde dôit siiffire , ON\u2019 Témarque.A L'ASSEMBLEE LEGISENMVE DE .QUEBEC.LL UE, JE bla ; ési-, gua son siège lors\u2019 de Ventas d ouble\u2019 inandat.) ! 7 tA A 1874 à 1876\u2014Willi Baby.' 1875 à 1880\u2014WuE.Price: : - - Pal 1880 à 1881-Blisée Beaudet.a 1881 \u2014 je, Saint-Hilaire, .44 hie Ie a démontrer ée'que\u2018l\u2019avenir réserve A ce vaste territoire du Saguenay, qui, à peine connu il y a 40 ans, est arrivé aujourd'hui à un aussi haut degré de prospérité.Si, malgré tous les désavantages qu'offrent 'éloignement et le défaut de communications, il a pu progresser aussi rapidement, que serait-ce s\u2019il était relié au reste de la province par une magnifique voie ferrée 2 Il ne nous reste donc plus qu'à exprimer l'espoir de voir ce rêve se réaliser bientôt : aller à Québecen chemin de fer.Ai! aboard for the West.CRSA DTN Sandwich 25 juillet 1888.Au nombre des déplorables conséquences; qui sont résultées de la situation faite à la nationalité , canadienne, apres le.changement de drapeau du pays, on a souvent signalé et regretté cet excès de timidité personnelle dans lequel sont tombés les Canadiens à l'égard des nouveaux maîtres de la colonie.L'arrogance des vainqueurs \u2018la suffisance qu\u2019ils montraient en tout, l'air de supériorité qu'ils affectaient, l'éloignement de toutes les affaires dans lequel pendant bien longtemps on aeu grand soin de tenir les vaincus, ont été autant de moyens abusifs pour déterminer nos compatriotes isolés ou éloignés les uns des autres, à se reconnaître enfin comme inférieurs aux Anglais.D'un mal il est rare qu\u2019il n\u2019en résulte pas quelque bien.Si le Proverbe nous dit qu\u2019aux grands maux il faut de grands remèdes, nous pensons que de ces vexations, que de ces abus, dont les Canadiens ont été de nobles victimes, il en: est.ré-, sulté pour notre race un bien, un avantage immense,sans qu\u2019ait pu s\u2019en douter le nouveau gouvernement.L'effet contraire à celui qui était en vue, a été justement - obtenu.A notre avis, ces moyens employés.pour affaiblir notre influence, notre force nationalé,ont tourné contre leurs auteurs: : 5 CATs Lt dooce.dD to Gn lege nn \u201cEn effet : \u2018inéprises\u201d ainsi; tonus éloignés de' toutes les affaires, \u2018les Canadiens ont compris que .pour le moment il leur était prudent d'\u2019ac- \" cepter la position, et n\u2019ayant plus | alors d\u2019autres chances pour exister dans le pays, ils se sont fortemenit | 24 5 J Que de :fois on a accusé l'Eglise déterminés à vivre du sol.Heurenise à Été cette détermination : si le Canadien a trouvé jamais une planche de salut, c'est bien celle-là.Si aujour- d\u2019hui nous pouvons faire en face de de tout \u2018le nouveau continent une \u2018manifestation telle que celle du 25 juin dernier à Windsor, pas de doute que c'est à l'élément de l\u2019homme du sol qu'est dû notre triomphe national : à lui seul appartient le privilège des aspirations capables de produire ces sortes de manifestations pacifiques, mais en même temps qui frappent les peuples voisins, et inspirent le respect et l'admiration.Disons-le, si la nationalité canadienne avait pu prendre part aux affaires, si elle avait pu aspirer aux emplois, nous aurions aujourd'hui moitié moins d'hommes des champs, par conséquent moitié moins d\u2019hommes vertueux par excellence, moitié moins de ces mères de familles fortes qui font nos foyers inépuisables de JOUNNATS RS CAMPNANES 10 BIL ACA IT à 0 9 TL 6 cale mb eds donc dard Soo alia 3) GE 7 RAA charmes et de ressonrces,en tous genres.Nous aurions pour domaine national :que moitié moins de: terres; \u2018champs qui nous appartiennent, et, où \u2018 nous trouvons \u2018une existence enviéé -par bien des personnages du commerce et de l\u2019industrie.Ces \u2018quelques considérations que nous soumettons à nos lecteurs nous donneront l\u2019occasion d\u2019un article prochain où mous nous- réservons de montrer le bonheur de l'homme des champs, sujet souvent traité sans doute,mais sur lequel on ne peut trop revenir, pour garder nos familles agricoles de cette maladie ou plaie sociale qui se manifeste aujourd'hui surtout parmi les.jeunes gens qui prétendent courir après la fortune en quittant la ferme.7 \u201c Nouvelles d\u2019Essex |\u2018 - - Le mercredi, 15 août prochain, dans la cour ou dépendance de l'église de \u2018| Sandwich, aura lieu un grand pique nique, au\u2019 bénéfice de la paroisse.Les considérables dépenses \u2018faites pour l\u2019achèvement et la restauration de l'église paroissiale n'ont pu encore.être liquidées, malgré tous les généreux sacrifices qué-se sont imposés les Révérends Pères Basiliens qui en ont Ja mission.wae : Nous faisons un religieux appel à toutes les populations d\u2019Essex, en particulier pour que chscan \u2018 s\u2019empresse d'apporter son concoûrs\u2019à une œuvre qui a droit à toutes.les sympathies du pays.L'église de Sand wich est l\u2019église mère de tout le comté.Pas une famille, à vingt milles à la ronde, qui n'ait reçu autrefois les services du culte de la part des Pères qui y ont été attachés dès la fondations de notre colonie sur les bords de la rivière de Détroit.Bapiémes, communions, mariages,enterrements, etc, ont été demandés bien longtemps par toutes nos familles dans cette -princière maison du Bon Dicu.À ce titre l\u2019église de Sandwich a bien quelque droit de primauté à la reconnaissance du pays., Nous aimons à croire que \u2018l\u2019appel de nos vénérés Pères Basiliens \u2018trouvera de l'écho dans le cœur'de toutes nos populations, et que le pique dans la magnifique et verdoyante.place de l'église tout ce que nous avons d'âmes\u201d véritablement \u2018-chrétiennes vraiment jaloüses dé la loire.du temple.de Dieu élevé par nos | Pères.dont.:nous ne saurions trop \u201cmous montrer ; dignes, en achevant \u2018œuvre qu'ils Ont si_ généreusement commencé ayant beaucoûp moins de ressources que\u2018nous en avons nous- mêmes.Tan re ., +.HTE GIRARDOT.- + Gen ; ;( :.Fanatisme-! - romaine de fanatisme ! Sous combien de formes n\u2019a-t-on pas reproduit et répété cette accusation ! On nous permettra, pour une fois, de retourner.'cette ayme contre les.\u2018notre tour au fanatisme.Ne faut-il \u2018envoyer par,le câble transatlantique [une dépêche comme celle-ci, que .nous lisons.dans un journal anglais \u2018de Toronto, du 80 juillet 1888.*\u201c Les Jésuites de nouveau en faveur \u201c à Rome.\u201c Une Jettre-câble au Sum parle \u201c d\u2019une lettre adressée au Kolnische \u201c Zeitung, d\u2019une source exceptionel- \u201c lement digne de foi, disant que les \u201c Jésuites reprennent leur vieil as- \u2018\u2018 cendant sur le Vatican.Les Puisun | moitié moins de ces, habitations des |.lancés dans les tdrbulentes affaires nique du 15 août prochain réunira |.ennemis da l'Eglise, et de -crier à | -pas en avoir,une forte dose pour |.» - oT.TONI \u201c sances, dit l'écrivain, devront bien- \u2018\u201c\u201c tot reconnaitre que le chef réel de « l'Eglise est le général des Jésuites \u201cet non le Pape, celui-ci ayant ache- \u201c té jadis son- élection par des arran-.\u2026gements combinés avec les Jésuites avant Je Conclave.La plupart des « derniers actes du Vatican, l\u2019importance toujours\u2019 croissante de la \u201c Congrégation des Jésuites depuis \u201c l'accession de Léon XIII, et le ré- \u201c tablissement une fois de plus de \u201c l'administration de ce fameux Ordre \u201c à Rome, sont bien faits pour con- \u201c firmer notre allégation.\u201d _ Voyez-vous tout cela ?Nous serions donc menacés d\u2019être écrasés sous des influences tyranniques, venant d\u2019un vieillard octogénaire, un belge, s\u2019il vous plaît, le Père Beckx ?= Et le Pape Léon XIII, cet homme dont toutes les puissances admirent - la science et la sagesse, le voici transformé en un simple instrument, un simple exécuteur des volontés d'un tiers, ayant à sa disposition et à ses ordres une : Congrégation -répandue partout 2: °° - : - Et-ce pape ne serait.même qu\u2019un- intrus, ayant acheté son élection par des arrangements avec la célèbre société ?1e : - : Et cette société elle-même ne serait qu'une ténébreuse association de conspirateurs ?Pauvre correspondant ! On voit bien que vous sevez ce que c\u2019est qu\u2019une société de conspirateurs ; vous connaissez le système d'élection basé sur des arrangements préalables ; vous savez qu\u2019il y a des présidents des princes, des rois, des empereurs condamnés, par leurs antécédents, à n'être que les exécuteurs des ordres d'une société secrète.Vous connaissez ce milieu-là.Mais vous vous trompez d\u2019adresse quand vous attribuez à 1'Eglise catholique le système que vous pratiquez dans votre monde à vous.Nous ignorez ce que c\u2019est qu\u2019an jésuite, vous ne savez pas ce que ,c'est qu'an»pape, un -évêque, un prê- tre même; 742 8, \u2026 Si vous croyez ce que \u201cvous dites, vous êtes-pui insensé digne des peti- tes-maisons ; si vous né le croyez croyez pas, vous êtes un être malfaisant digne la prison: - _ , .Si vos allégations\u2019 étaient tant soit peu fondées, ces malins Jésuites vous | feraient probablement mettre au-ca- chot,.et ce serait bien fait.Mais vous verrez qu\u2019ils dédaigneront vos sornettes, vous en serez pour vos frais d'imagination, et votre dé- \u2018couverte d'une vaste conspiration jésuitique ne vous rapportera rien, \u2018sinon le mépris des hommes de bon sens.Cherchez autre chose.\u2014 il tle Le recensement de l'Egypte, commencé l'an dernier par sir Auckland Colvin, et qui vient de se terminer, montre que la population du pays est de 6,798,280 habitants, dont 3,898,- 818 appartiennent au sexe masculin.Le Caire a une population de 368,108 ; Alexandrie, 208,775 ; Port Saïd, 16,- 560 ; Suez, 10,913; Tantah, 33,725 Mansourah, 26,784 ;Zagazig, 19,046 : Rosette, 16,671.' * . La Saint-Apellinaire .; ve.; oh Ta tpn Kl J a SAINFEDOTARD D LOTBINIÈRE, | \u201c>.\u2014 Le 22 jnillet céurant,\u2018 au - retour nes, le \u2018Révd.M: Gingras, ' curé\"de Saint-Edouard, a été l\u2019objet- d\u2019utie- manifestation tout à fait touchante Ses braves paroissiens avaient gracieusement \u2018profité de son absence pour se préparer à chômer avec éclat la fête de St-Apollinaire, patron de leur curé : drapeaux, arcs de verdure chant et musique, rien n\u2019avait été épargné.Aussi, la paroisse de Saint- Edouard se rappellera longtemps la * Saint-Apollinaire \u201d de 1888.À plu-|, \u201c sieurs reprises, pendant l'allocution du curé, la joie et l'enthousiasme se sont traduits par des larmes, ce langage qui ne ment pas parce qu\u2019il vient du-cœur.A-l\u2019issue de la messe, le maire de la paroisse, M.Avila Lord, lut au nom : de ses concitoyens une adresse des plus sympathiques et il présenta au curé une superbe montre d\u2019or, sur laquelle était gravée l'inscription suivante : Au Révérend M.Apollinaire Gingras Saint-Edouard reconnaissant.M.le curé, profondément ému lui- même, répondit à l\u2019adresse par une de ses-plus heureuses improvisations.On sait avec quel bonheur.le Rév.: M.Gingras se tire d\u2019affaire, quand il faut parler avee, éloquence, délicatesse et à propos.pr lr reney Sommé de prouver la double accusation portée par M, Trudel contre MM.Chapleau et Moussean d'avoir.~~ livré la province aux libéraux et même d\u2019avoir offert le .porte-feuille de Premier-ministre à M.Mercier, l\u2019Etendard est resté jusqu\u2019à présent muet.A propos de ces rumeurs de coalition et de porte-fenille .qui ont à juste titre ému l\u2019opinion publique, nous trouvons dans la Minerve d'hier un exposé des faits que nous avons, lieu de croire exact.Nous avons admis, dit-elle, qu'il y eut des pourparlers entre amis.des deux partis pour faire entrer quelques libéraux dans le cabinet dont la majorité reposait sur une \u2018demi- douzaine de voix, mais Ces pourparlers n\u2019eurent jamais de caractère bien formel ou définitif.Les chefs conservateurs n'acceptèrent pas les condi- tionsYoffertes, et les négociations avortèrent.Voilà en deux mots ce qui s\u2019est passé.Nous le répétons,-il n'est jamais venu à l'esprit de M.Chapleau ou de M.Mousseau de livrer la province aux rouges, et d'offrir à M.Mercier la place de premier ministre, ce qui est tout autre chose et ce qui serait condamnable à tous égards.Mais à qui fera-t-on croire que, si pareille offre avait été faite, elle aurait été refusée, quand M.Mercier aurait été si heureux de devenir simple ministre ?Ce qui est certain, c\u2019est que la coalition ne s'est pas faite et\u2018 qu\u2019il eit été facile à M.Chapleau de la faire s\u2019il eût voulu accepter les propositions offertes.Maintenant que l\u2019Etendard prouve | sicela lui est possible les accusations qu'il porte contre nos chefs conservateurs ; c\u2019est bien le meilleur parti qu\u2019il lui faudrait prendre.Mais il est douteax que M.Trudel soit en état de prouver des faits qui n\u2019ont jamais existé.telle école.! -| mieux que l\u2019école se forme, - sous une \u2018les moyens pécuniaires dont \u2018il dis- | ce genre, et toutes sont florissarites.\u2018compétence exceptionnelle.J _JORRNALIDES A pre de l\u2019école «> ris et SN EE Po 1 metiers pes ST CA Ry miro N otre intention première était'de ne\u2019 Poss Props; A notre avis, Je: Canadien et guerre entreprise contre le cher Frère nuira certainement sa \u201cprojet qui\u2019 n\u2019était que remis.CT Lo On sait que le gouvernement Chapleau,à force de sollicitation, avait ac cordé:unsubside de $1,000 pour la fon: dation d\u2019une école d'arts et métiers.Les Frères de la Doctrine Ohrétienne furent alors priés de se mettre à la téte de la nouvelle institution, mais à la condition tacite que cet octroi insuffisant serait augmenté.Or, le gouvernement n\u2019a pas voulu donner plus d'aide, et le frère Aphraates est allé remercier le premier-ministre de ce qu\u2019il avait bien voulu faire, et lui\u201d dit qu'il ne \u2018pourrait pas ouvir une école d\u2019arts et métiers; avec des ressources aussi.\u2018précaires, Voici le fond.de I affaire.H Il paraîtrait que l\u2019Université-Laval | serait prête à ouvrir: bientôt une L'Evénement essaie de faire croire au \u2018public que le frère Aphraates est dans la constérnation et qu'il fait de ses pieds et de ses mains pour empêcher l'Université de réussir Notre confrère se trompe du tout a au tout.va - Le cher.Frére ne demande pas direction intelligente toujours.Mais, quant a lui, il ne pourra jamais; avec pose, prendre la responsabilité.d\u2019ouvrir une école pour dE voir former deux ans après: | yr Pad une œuvre de ce genre-là, surtout\u2019 si l\u2019on veut lui donner un fonctionnement solide et une direction éclairée.L'Institut des Frères possède en.France de nombreuses institutions'de {Mais il convient de dire que Tes hommes qui\u2019 les dirigent sont d'une On ne pourrait pas arriver à Québec : du premier coup à donner \u2018l'éducation requise, parce que les études spéiig- les font généralement défaut.Il n\u2019y, s pas de doute que la Communauté de Québec,en faisant venir de France | trois ou quatre professeurs de haute qualification, se serait placée d\u2019emblée sur un pied bien supérieur à toute autre institution qui aurait l'intention de se mettre à la tte de l\u2019entreprise projetée.- CE Nous connaissons personnellement jusqu'à quel point \u2018le cher \u2018frère Aphraates s'est dévoué pour obtenir la fondation d\u2019une école que le public' réclame à grands cris ; et quoique le dernier mot ne soit pas encore dit, sachons cependant lui accorder le témoignage qu\u2019il a agi plutôt: par \u2018patriotisme que par des motifs\u2019 d\u2019intérêt matériel où de vaine gloité., M.l'abbé Charest, ancien curé de Stoke-centre, vient de se retirer momentanément dans sa famille à Sain- te-Anne de la Pérade, pour cause de santé.anis 4 '| pas nous immiiscer das une! uérellé ] | que viénnent\u2019 de\u2019 \u2018susciter, ! fort mal à d\u2019ane vacance de deux ou trois tétini- l\u2019Evénement au frère Aphraates.Cette | \u201cOn sait ce qu il encoûte potir créer, \u2018 CAMRAGNERO.3, poone; hommes 1 Il est rare, dit l\u2019autenir de I'l ita- \u2018tion, \u201cque Ton se sanctifie \u2018par, Tes longs.polerinages on par.les longues \u2018maladies.Les longnes maladies, \u2018en effet, on cesse.dé s'en'éffrayét, on: se éontente de s'eñ-plaindre, 'on'en \u2018fait son état.Les longs pèlérinages sont \u2018ane véritable entreprise, avec tous lee détails et tous les: incidents de Ja |.\u2018 vie, avec ses misères Comme avec ses joies ; il est impossible de lés accomplir avec cette émotion.que ous aimons à concevoir daris les grands actes de la vie : l\u2019émotion ne peut durer, c\u2019est une vague qui s'élève, et \u2018qui \u2018doit inévitablement: s labaissér \u2018aussitôt, et s'apaiser.Aujourd'hui, avec la vapeur, les.pèlerinages ordinaires sont\u2019 courts : tout est fait\u2019 dans une journée ; ; la joie du départ, le plaisir de l'arrivée, lémotion de la fête proprement dite, se succèdent, sans discontinuité et sans ennui, ot l'on revient le &dour content, l'esprit rempli d'agréables \u2018souvenirs., Voilà comment s'est passé, le dimanche 29 : juillet 1885, sous la conduite du'R.P.Désy, le pélérinage | en des horimes formant la Congrégation de Saint-Roch de Québec, à\u2018 Sainte- Anne de Beaupré, sur\u2018la côte- nord du fleuve Saint-Laurent.Dans le bateau à vapeur Sainte- Croix, rétenu spécialement .pour la circonstance, n\u2019ont été reçus.que les porteurs d\u2019une carte délivrée par M.Langlais, préfet de la Congrégation ; 600 cartes seulement.ont, été distribuées, et de 5 heures.et demie à 6 heures \u2018le bateau s'est .empli d'hommes.C'est.uri bean spectacle de \u2018voir \u2018tous « ces \u2018hommes, joyeux et graves ont : à la: fois, se distribuant paisiblement dans les.différentes parties du bateau, et-se tenant prêts à cette \u2018grande manifestation de la foi de nos jours.Le.\u2018reverend Père Désy dirige le pèlerinage, Anquel ont daigné prendre part .M.le grand-vicaire \u2018Legaré, M.- le- ,grand-vicaire Hamel supérieur du\u2019 Séminaire.de Québec, David Gosselin, chapelain de l'église :de la Congrégation ; M.l\u2019abbé Prémont, du séminaire de Rimouski, et: Plusieurs ecclésiastiques des séminaires de Rimouski et de Chicoutimidétache du quai Champlain, et le chœur des Congréganistes chante.majestueugement 'hymme Ave Maris Stella, , Oh ! notre bateau n\u2019est pas simplement un batean de voyage ou da passage : © \u2018est un vrai sanctuaire, ou du moins c\u2019est une nef d'église ayant son sanctuaire, où les Congréganistes récitent, avec.une piété joyeuse, l\u2019office de la très sainte Vierge, comme ils le font chaque dimanche dans leur église ; puis, entre les Tepos, on chante des cantiques.De plus cette église transitoire a aussi ses confessionnaux, ou du moins ses confes- \u2018 | seurs, et la grâce divine se répand là Êsur les eaux comme sur terre.Nous croyions d\u2019abord exagérer en disant qu\u2019il y avait des confessionnaux : c\u2019est littéralement vrai ; chaque pre.tre avait sa chambre de confession et \u2014\u2014\u2014\u2014 == Ameerson nom sur la porte; et pour chaque leR.P.Beaudevin, jésuite ; M.l\u2019abbé |, À 6 heures précises, le bateau se\u2019 chambre aussi il: yao uid \u201cpetit\u201d hass \u201c sis niobile a claire-voié; \u2018partie\u2019 éssbn-\u2019 tielle' du n confessional.\u2019 Bt cela £ aie partie, du mobilier \u2018da bateau.Cah \u2018Cela montre jusqu\u2019 où M.le;capi-:.taine Boisvert pousse les attentions» bienveillantes, \u2018et l\u2019on: ne s\u2019étoläners pas \u2018que lé SE \u2018organisateurs\u2019 \u2018du pèleri- nagé 16) baclent de a Tni'c qu'avec estime et gratitude.Le > * Cependant, \u201cnous voici bien en marche, ayant\u201ddevarit''nous, à une -belle distance, le bateau Laurentides, qui condait\u2019s aussi des pèlerins à Sainte \u2018Anne; | Nous admirons sur notre gauche, l\u2019imposante cascade de Montmorency, et.le \u2018village qui se déroule en bas, formant cotnme \u2018une ligne de sous- bassement à la belle et longue pa- roisee de Beauport.À droite nous avons .vu successivement: : passer Lévis,.: Saint-Joseph, Sainte-Pétro- nillé de Tile d'Orléans, püis Saint- Pierre, Sainte-Famille, et tous ces bouquets et ces tapis de verdure: \u2018qui se montrent successivement, et\u2019 qui font de cette ile comnie une corbeille fleurie au milieu du grand fleuve.Sur notre.gauche nous admirons encore l\u2019Ange-gardien et Château-Ri- cher/dont le territoire est contigu avec celui de > Saint-Anne.\u2018de \u2018Bean: {pie cet.nous: Let Laurentides., a déjà dé barqué ses pèlerins, et nous accos: tone à notre tour: Sur le long quai de débarquement on se met en rang de procession ; en tête se trouve la magnifique bannière acquise récemment \u2018par \u2018la Congrégation ; puis messieurs les grands: vicaires,les prêtres qui accompagnent le pèlerinage, et la statue de saint François-Xavier.\u2026 CL Cette statue inérite une \u201cmention spéciale ; monsieur N.-S.Hardy, libraire à Québec, l\u2019a importée d\u2019une des meilleures maisons de Munich, [Bavière].C\u2019est un don que fout à l'église Saint-Anne de Beanpré, io congrégations dirigées par les ER.EP.Jésuites à Québec.\" Ci Les Pères Rédemptoristes dose - Anne ont ajouté à leur église \u2018ue double\u2019ligne de _ chapelles latérales ; il était naturel que l\u2019ane de ces cha:: pelles fût -dédiée à.saint François- Xavier, honoré au Canada d'une manière spéciale.Par une attention délicate, les RR.PP.Rédemptoristes ont facilité aux RR.PP.Jésuites l'occasion d'honorer ainsi le célèbre disciple de saint Ignace.Pendant la procession, on chante les litanies de la très sainte Vierge et le cantique \u201d Vers son sanctuaire.\u201d .A 8 heures et demie, tout le monde est réuni à l\u2019église en compagnie des pèlerins libres venus par le \u201c Laurentides, \u201d et des Associées du Sacré- Cœur, venues par.\u2018le \u201c Brothers, ** qui fait le service spécial de Sainte- Anne ; ce dernier pèlerinage est conduit par M.l\u2019abbé E.Moisan, anciennement de la basilique.Trois messes \u2018Vasses ont été dites simultanément,et pendant toute leur durée, et plus encore, deux prêtres n\u2019ont pas discontinué de distribuer aux pèlerins la sainte communion.On s'est ensuite répandu od.et là pou afin; sf bev: ds ov sions spportécs, soit dan: les .hôtels ou les maisons-bôtels:.On.dit qu\u2019il ne faut pas voir faire la'cuisine : on pent ajouter qu'il ne faut pas voir manger dans ces hôtels de circonstance [et peut-être \u2018auissi'daîns les autres].Les premiers servis, d'est bien ;'mais gare aux autres tablées: T'arde venientibus, osst et cetera.N'y regardez, pas trop, s'il vous plaît.4.~ 4.Voici 10.heures.On se retrouve à l\u2019église pour la grand\u2019messe, \u2018célébrée par M.le vicaire-général Legaré, assisté de MM.les abbés Gosselin et Prémont.Cette solennité de la fête de sainte Anne reporte naturelle ment l'esprit aux temps passés.Ces plages de Beaupré,encore désertes ou sauvages il y a trois siècles, retentissent des beaux chants de l\u2019Eglise : de puissantes voix font entendre la .messe-royäle de Diimont harmonisée; ces voix'prennent un charme particulier lorsqu'elles s\u2019adoucissent soudain, et l\u2019on sent la présence divine | au chant de ces paroles : Suscipe de- precationem nostram.Le R.P.Didier, qui donne le ser- -mon de circonstance, parle sur le courageichrétien.\u201c Soyez fort,et s6yez homme.\u201d Tel était le souhait supréme de David a .son fils.; Le courage Chrétien, c\u2019est la résolution de faire son devoir en tout et malgré tout.Tout nous dit.que nous\u2019 devons\u2019 avoir ce courage\u2018: \u2018notre origine sur le Calvaire, notre chef Jésus, nos traditions catholiques.L'orateur cite l'exemple de saint François-Xavier, .comme un modèle de ce courage, et-des grandes œuvres - qu\u2019il peut faire accomplir.Où trouverons-nçous ce courage ?ajoute-t-il 2 Ce n'est päs'en nous-mêmes, qui ne sommes que faiblesse, mais dans les convictions de la foi, d'une foi vive; entière, complète ;: dans:la fréquente réception dés sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, dans la pridre enfin.= Le-courage chrétien, sainte Anne nous le prêche par\u2018son exemple ; et elle est toute prête à nous aider dans l\u2019accomplissement des devoirs \u2018de notre condition : \u201cprions-la donc avec ferveur et avéo confiance ; demandons son intércession, pour.obtenir toutes les grâces dont nous pouvons avoir besoin.5 Pour encourager à la confiance, \u2018l\u2019orateur cite un trait «tout actuel.Hier, soir, dit-il nous est arrivée, par \u201cune goélette,une pauvre femme infirme, percluse depuis huit ans, qui a été portée à cette église ; elle s\u2019est confessée, elle a communié ce matin: et sa confiance en sainte Anne a été récompensée par une guérison complète; elle s\u2019est relevée en pronon- gant le mot de la reconnaissance, et .elle est repartie délivrée, à la grande satisfaction de tous les témoins de la bonté de notre sainte Patronne.Après la Consécration, a.en lieu une cérémonie touchante : la récep- \u2018tion de onze nouveaux; congréganistes.- Les chants divers exécutés pendant la grand\u2019messe.sont conduits par M.Léon Dessanne, organiste de la Congrégation.L'office est clos par le chant du promenade, JOU: Te Deum et par la vénération des reliques de sainte Anne, cérémonie\u2019 qui dure ine bonne demi-heurs.On aensuite un repos-d'une petite heure, pendant, lequel on.fait un tour de on visite l\u2019ancienne église, et l\u2019on, se \u2018munit dé divers objets de piété à faire bénir.À 1 heure, on se retrouve à l\u2019église pour le salut solennel.Au début, l\u2019un des révérends Pères Rédemptoristes de Saint-Anne bénit les scapulaires, les chapelets, croix et médailles, puis M.le vicaire-général bénit la statue de saint François-Xavier.Au Salut, on chante un O salutaris en chœur, un Ave Maria solo, le Parce et le Tamtum ergo.\u2018 Aussitôt après la bénédiction, le R.P.Fiévez adresse des paroles de félicitation et de remerciement à toutes les personnes: présentes, et spécialement aux mein- bres'de la Congrégation, qui laissent à l'église un précieux souvenir.Immédiatement après ; on se remet en procession pour se rendre au quai d'embarquement, au chant du Mgni- | ° ficat, de \u2018l\u2019Ave Maris Stella, du Te Deum et de divers cantiques.Le retour s'effectue paisiblement par la hante-mer, ; et la chaleur du jour | est tempérée par une bonne brise à l'avant.Vers 4 heures, au bruit des chants des pélerins, on abordait à Québec, et chacun, se retirait enchanté detout ce qui s\u2019était passé dans -cette belle journée.Un Serpent monsire GRANDE EXCITATION A LA MALBAIE - Le 23 juillet, M.le Dr Dawson, de Toronto, avec M.J.W.McKnight, traversait de Kamouraska dans un petit bateau à vapeur, L\u2019Allouette, appartenant à M.Wharen.Ils aperçurent une longue ligne noire immobile sur les flots.Les ouvriers qui étaient sur le quai aperçurent en même temps ce monstre qui était immense serpent ayant environ 100 pieds de long et de la grosseur de deux hommes.Effrayé du bruit du petit bateau, il leva la tête à une hauteur de 15 pieds.On aperçut alors qu\u2019il avait sur la tête et le cou de longues \u2018raies noires.Il lança un sifflement aiguë, comme celui de la vapeur, et plongea avec rapidité.- Les trois personnes ci-dessus nommées ont fait leur déclaration \u2018 sous serment devant le maire M.Duberger\u2014\u2014\u2014 er => rer Le drame du Niagara A propos du drame dont le- capitaine Webb a été le héros et la victime dans les rapides du Niagara, un reporter de la Tribune a fait rencontre d\u2019un sceptique.qui « exprimé son opinion en ces termes : \u2018 Je ne crois pas que Webb se soit jeté à l'eau.Rappelez-vous la grande excitation de New-York au sujet d\u2019un fait semblable il y a quelques années, avant qu'on eût fait sauter le récif Hallett, de la rivière de l\u2019Est.\u201c Il y avait un tourbillon dangereux dans Hell Gate, au point de rencontre de la marée du Sound et des eaux- des rivières de l'Est et de Harlem, et un nageur se risqua dans ce tourbillon et disparut.Deux jours.durant il ne fut question que de sa mort à New-York.Mais on découvrit ensuite que le noyé était un mannequin, avec lequel le nageur avait jagé prudent d\u2019expérimenter avant de se harsarder lui-même.Je crois que Webb a fait la même chose.Il fA He hr AK IMAC TAROT IOS dd 0s Be dS SAL ATLL He n\u2019avait pas un dollar à gagner ce jour-là, et il ne se serait pas exposé à a mort-pour le roi de: Prusse.\u2018* Supposez maintenant qu\u2019il vienne à être retrouvé quelque part le long du rivage en aval du tourbillon.De quelque façon qu\u2019il s\u2019y soit rendu, quel succès ! Et alors'il annoncera une seconde teiitative, qui attirera 50,000 on 100,000 curieux, et il gagnera une pile d'argent.Notez bien ceci : un de ces jours Webb reparai- tra vivant.Je sais comment on arrange ces choses-là.\u201d .Ces doutes seraient parfaitement raisonnables si l'affaire avait été lancée par Barnuim, ce vieux mystificateur des badauds américains.En l\u2019état actuel, ils n\u2019ont sans doute aucun fondement, quoiqu\u2019ilne faille jurer de rien, Barnum ayant fait école.Suivant les dépêches de Niagara Falls l'impression est très répandue que le capitaine Webb se tient caché quelque part pour donner le temps à ses amis de faire et de gagner des gageures importantes.Ily a déjà une multitude de paris engagés au pair et à deux contre un, que M.Webb sera revu vivant dans les cinq jours.Le Monde.Agriculture LES FOURRAGES EN MOYETTES Pour les cultivatears qui ne \u2018veulent pas encore cssayer \u2018de la conser- \u2018vation en silos des fourrages, il est- bon, au moment de la coupe, d\u2019indiquer un moyen infaillible de les .| bien récolter, même par un temps de Pluie, car tout fourrage mal récolté constitue une perte sensible pour le.producteur.Ce moyen, c\u2019est la mise en moyettes, qui n\u2019a d'abord été accueilli qu\u2019avec méfiance, mais ui se généralise ajourd\u2019hui.Plusieurs des agriculteurs l'ont expérimenté, et l\u2019un d'eux a tellement eu à s\u2019en félicitèr, qu\u2019il nous disait dernièrement dans un langage imagé : Celui qui a découvert cette manière de récolter les fourrages mérite une statue\u201d.Indiquons donc cette méthode employée'et préconisée par un grand nombre d'agronomes : Aussitôt que la plante est fauchée | on la prend par poignées, qu'on dresse en petite moyettes, auxquelles on | donne du pied en liant le sommet avec de lé liens ou de longues herbes.En deux heures, les fourrages de ces moyettes sont séchés, si le temps est beau ; s\u2019il pleut, l\u2019eau glisse à leur surface et ne compromet nullement le foin ; on attend alors des éclaircies favorables pour la rentrée.Quelques heures suffisent pour que la dessication soit bonne ; on charge alors rapidement les moyettes sur les voitures, et la récolte se trouve engrangée dans un parfait état.Avec ce procédé, on évite le fanage et le râtelage qui font perdre au trèfles, sainfoins et luzernes, une certaine partie de leurs fenilles qui en sont la partie la plus nutritive et la plus re- cherhée par les animaux.- Le procédé de récolter en moyettes, ne demande pas plus de temps que le procédé ordinaire, au contraire, et \u2018les fourrages sont toujours d\u2019une belle couleur verte, qui en fait leur valeur marchande ; comme résultat, on obtient donc supériorité en qualité ar les baux temps, et meilleure qua- ité par les mauvais temps.; En cas de bo ues, on appuie les moyettes contre des cordes fixées horizontalement et en double à des piquets fichés en terre ; on arrive aiusi à atteindrele but cherché, c\u2019est-à- dire: faire sècher le fourrage debont.On peut donc employer la méthode de mise en moyettes par tous les temps.oo coy +, .SOINS AUX JEUNES POULETS.Du moment que les poulets sortent de la coquille jusqu'à ce qu\u2019ils soient à la moitié de leur ovosseur, ils ont besoin de soins constants.Lorsque la poule est prêt- à sortir Avec sa couvée, qui ne devrait jamais être de plus de 10 ou 12 poulets, ceux-ci n'ont besoin de rien pendant les premières vingt-quatre heures, au bout desquelles vous pouvez leur donner des miettes de pain trempées dans du lait, et c\u2019est ce qu\u2019il y a de mieux pour les poulets.Donnez à manger trois ou quatre fois par jour d\u2019abord, si vous voulez qu\u2019il grossissent vite.Lorsqu'ils sont un pen plus vieux donnez de la patée cuite, avec du son de blé, et aussitôt qu\u2019ils pourront en manger, donnez leur du blé-d\u2019inde et des criblures de blé ; aussi des os préparés.Ils passent une période critique, lorsqu\u2019ils commencent à faire leurs plumes, et ils auront alors besoin de toute la force qu\u2019il pourront obtenir.Il ne sera \u2018pas bon de les laisser devenir mouillés.Le meilleur plan est de les tenir confinés dans des enclos jusqu\u2019à six semaines.J\u2019en ai eu 50 4 100 mangés par les faucons l\u2019an dernier.Je m'en vais mettre mes poulets dans des enclos lattés.Les rats contitnent une autre nuïssance ; ils viennent par troupeaux là où il y a des poulets.Une année javais 65 poulets, confinés la nuit dans un poupulailler, et sortant - pendant le jour.Ces poulets étaient tous séparés de la mère.Au bout d\u2019une semaine ou deux, il en manquait 30.Je savais qu\u2019ils entraient la nuit et je m\u2019aperçus, que les rats venaient par un trou sous les étais.Je le bouchai et guettai pour voir d'où venaient les rats.Il y en arrière de ma maison une aile où je garde la nourriture.Le plancher en est volant, et les poules y allaient pondre quelquefois.Là, je trouvai une demi-douzaine de grands trous, dont chacun n\u2019avait pas moins d\u2019un minot de terre amassée à son ouverture.Je mis du \u201c poison \u201c près -de de ces trous, et les rats dispararent.Les poulets éclos eu mai, sont ceux avec lesquels je réusis le mieux.Je me débarrasse de tous ceux qui me restent de trop avant décembre.A, F.WILLIAMS.\u2014\u2014\u2014 pe permanence Echo du Nord-Ouest Les Sauvages'de la Butte de l'O irs, après avoir terminé leurs semailles, sont partis pour la chasse.Les provisions font défaut.Ils ont été obligés de s'éloigner dans l'espoir de trouver près des lacs assez de canards pour les nourrir jusqu\u2019aux prochaines récoltes.Les sauvages ne se corrigent pas.Ils sont toujours imprévoyants et en général ne s'approvisionnent point pour l\u2019été ou l'hiver.Léopold \u2014Le nom si poétique de ** Chapeau de la Médecine \u201d (Medecine Hat) a été changé.Cet endroit s\u2019appellera désormais Léopold.Pourquoi ne pas lui conserver le nom de \u201c Peguiapi \u201d qui lui fat donné par les ioux et qui signifie le \u201c Chapeau à la Main\u201d.Il y a une jolie légende Indienne qui se rattache à ce*nom.Les Pieds Noirsont volé 38 chevaux à fourche de la rivière La Biche, cinq deces chevaux apparte- najent & Pierre Léveillé et vingt- sept à une veuve.Ces sauy venaient de la Montagne Cyprèseton désespère de pouvoir reprendre les animaux volés.La police montée s\u2019est mise à leur poursuite, mais trop tard, pour les atteindre de ce côté-ci de la frontière.\u2014\u2014\u2014\u2014- llr: M.Barco, ambassadeur d\u2019Espagne .aux Etats-Unis, s\u2019est donné la mort dimanche, à la suite de chagrins domestiques. 10 otes commerciales Notes FET DA VN PAST NES IMPORTATIONS \u2014 Depuis l\u2019ouverture de la navigation nous avons regu 174,812 sacs de sel ; 54, 728 tonnes de charbon, 777 tonnes de fer en guense et 189,000 briques réfractaires.Les briques continuent .fermes de $30 a $82 pour la marque Cart le fer en gueuse est à $28 la tonnes, en détail pour le Suammerlee et à $21 pour l'Eglinton.Le marché est ferme.Le sel est sans changement à environ 45c le sacau détail et sans autre changement annoncé.à INDUSTRIE.\u2014 Les fabriges de chaussures sont très occupées.Les voyageurs sont revenus de l\u2019Est et de l'Ouest et annoncent avoir pris assez d'ordres pour donner de l'occupation aux ouvriers pendant plusieurs mois.La fabrique de caoutchouc de Québec a des ordres considérables en chaussures pour femmes et les tanneries et les fabriques de tabac travaillent à plein temps.GRÈVE DES OPÉRATEUES.\u2014 Québec a peut être moins souffert de cette grève que n\u2019importe qu\u2019elle autré ville.L'autres opérateurs ont pris la place des grévistes, et à part quelques délais impossibles à éviter, aucune plainte ne s\u2019est fait entendre.Les grévistes ont passé devant le Recorder ce matin pour désertation de services, le jugement sera rendu probablement samedi prochain.COMMERCE LOCAL.\u2014Le commerce de la ville est à son moment le plus brillant de la saison, malgré le grand nombre de nos citadins qui se sont éloignés de la ville pour éviter la saison des chaleurs.Les récoltes sont très belle en ce moment ; le foin est récolté en quantité et sera certainement à bon marché cette année.L'avoine et le blé sont en bon état.Les pommes de terres seront moins \u2018abondantes cette année que l'année dernière.MARCHÉS.\u2014Ls marché est ferme, mais peu actif.Les avoines se sont .relevées en partie de la baisse récente.La farine est sans changement.BOIS.\u2014Il n\u2019y a peu de chose à dire du commerce des bois.Le pin blanc d\u2019environ 50 pieds en moyenne a été vendu 19c.ditoique la qualité en fut très ordinaire ; il n'y a aucune vente de bois durs à enregistrer et en colombage les ventes principales ont eu lieu à Montmorency, em bateau.Un lot de 40,000 colombage de pin, provenant de la saison de 1883 des scieries de Montmorency, a été vendu $108, 872, $36 et $24 pour 1er, 2nd, 2me et 4me respectivement.Les scieries de Montmorency quoiqu\u2019achetées par M.Sénécal sont toujours sous la direction de Messrs G.B.Hall & ie.t Résumé des dépêches EUROPE Paris, 26 juillet 1883.M.de Lesseps a reçu de M.Gladstone, une lettre le réMerciant de la déclaration de non urgence pour la soumission du traité au Parlement anglais.- On sait que M.de Lesseps va poursuivre quand même l'exécution du second canal, sans compter sur l\u2019allocation que M.Gladstone voulait demander pour la Compagnie.Paris, 26 juillet 1888.Les nouvelles de Tamatave sont du 18 juillet ; l\u2019état de siège est maintenue ; il y a 4 vaisseaux français dans le port d'autres sont attendus.- JOURNAL,DES C .Paris, 27 juillet 1888.On dit'que le commandant de la flotte \u2018anglaise a demandé à l'amiral Pierre la levée de l\u2019état de siège à Tamatave ; l'amiral n\u2019a pas cru'pouvoir accéder à ce désir.- _ Paris, 28 juillet 1888, À la Chambre des Députés, M.Laisant accuse la Chambre d\u2019être vendue aux compagnies de chemins de fer.La Prusse manifeste des intentions pacifiques à propos des relations entre la France et la Chine.Le 19 juillet, le colonel Baden, commandant du fort d'Hanoï a fait une sortie heureuse, ayant tué un grand nombre d\u2019ennemis, et n\u2019ayant perdu que onze hommes.Paris, 30 juillet 1888.On parle de propositions faites par la Chine pour négocier un.traité avec la France.: On est toujours sous l'impression des accusations de corruptions finan- ciéres dont M.Laisant accuse la majorité des Députés.ANGLETERRE ; Londres, 25 juillet.Les Volontaires anglais ont donné un banquet aux Tireurs américains et canadiens.Une dépêche de Durban confirme la nouvelle d\u2019une défaite subie par Cétivayo.; Nouvelles du choléra : le 24, il y a eu 367 décès au Caire et 71 à Ohirbine.Londres, 26 juillet.Les tireurs américains ont été \u2018admis a visiter le château de Wind- SOT.On apprend qn\u2019il y eu 11 décès par le choléra dans les \u2018troupes anglaises.Les vaisseaux anglais \u201c Dragon et LDryde \u201d sont à Zanzibar.s troupes anglaises d'Egypte vont être'transférées à Ohypre Le gouvernement accepte l'amendement proposé par Sir Northcote sur la question du canal de Suez.On \u2018annonce la mort d\u2019O'Connor, député de Sligo [Irlande).°°.Décès causés par le choléra en Egypte, pendant la journée du 25 juillet : 422 au Caire, 71 à Chirine, 56 à Méhalleh, 55 à Ghiseh, Londres, 27 juillet 1888: 25 décès par le choléra se sont \u2018produits jusqu\u2019à ce jour dans les armées anglaises.CL | y a eu-à Londres un décès par le choléra aux docks ; à Llangfelthen [Galles], un malade a éte emporté en- 6 heures ; un autre cas s\u2019est montré à Kensington.Le consul américain à Liverpool a chargé un doctenr d'inspector les Passagers et les colis embarqués pour les Etats-Unis.OTERCS OR Nouvelles du choléra en Egypte ; décès dans la journée du 26 juillet : 311 au Caire, 48 à Chirbine, 80 a Tantah, 20 à Mehallah, 16 à Chizeh 12 à Mansourah ; parmi les victimes du Caire se trouve 9 soldats anglais .M.Dilke a dit aux Communes que le choléra asiatique n\u2019a- pas encore atteint l\u2019Europe.La quarantaine est regardée comme impraticable en Angleterre ; mais chaque navire sera soumis à une inspection médicale: - l'Inde payât de sa part des frais de l'expédition d'Egypte M.Gladstone a déclaré que le vote d\u2019une telle proposition entraînerait la retraite du ministère, ce que, personnellement il ne regretterait pas.La motion a êté rejetée par 220 voix contre 55.Londres, 29 juillet.Aucun cas de choléra n\u2019a été constaté sur les vaisseaux en partance pour l'Amérique.Un nommé Jerril est parti le 28 50 à Damiette, 28 à Tantah, 25 à'[ Méhat, 12 à Mansourah, 7 a Sama- | noud, 6 à Chobar, 3 à Menzaleh.| M.Onslow ayant recommandé que | 4 CAMPAGNES, wR NRE aN CR CAT TT EC TIE 0 ANTISOCIAL REIT Xu juillet au matin de Douvres, sur un objet flottant.pour traverser la Manche.sont repartis pour New-York le 28.ur le règlement de la \u2018dette congo: idée.| ue y a eu jusqu\u2019à présent 50 décès par le choléra.Il ya eu aucun cas dans la garnison d\u2019Alexandrie.Dans la ville d'Alexandrie, il y a eu, le 20, deux décès par le choléra.- Décès par le choléra en Egypte le 28 juillet: 822 au Caire, parmi lesquels 3 soldats anglais ; 87 à Chirbine, 84 à Mehallah 51 à Ghizch, 46 à Tantah, et 260 en divers autres endroits; Beaucoup de personnes ont quitté Le Caire, Londres, 30 juillet.M.Gladstone annonce que les négociations sur le second Canal de Suez ne seront pas reprises immédiatement.\"Sir Northcote a proposé une motion contre le droit exclusif de la Compagnie de Suez; cette motion a été rejetée par 382 voix contre 183.James Carrey, le délateur s'était: ambarqué à Darmouth, sous le nom de Power : il était accompagné de sa famille, ot devait être transporté à Port-Elisabeth [Afrique].De Madère, il a écrit aux autorités, disant qu\u2019il était en mer sur le \u201c Melrosé,\u201d lors- mort peu après.\"O'Donnell, qui avait suivi.Carey depuis Dublin, et qui s\u2019est laissé mettre aux fers sans résistance.2 Cette nouvelle a donné lieu, à Dublin, à des démonstrations de joie.Le Pére Patrick, aumônier catholique de l\u2019armée anglaise au Caire, est mort le 80 juillet du choléra.: Dimanche, il y a eu au Caire 380 décès par le choléra ; on projette de brûler certains quartiers infectés.Plusieurs : Egyptiens réfagiés en Syrie sont morts du choléra.À Alexandrie, il y a eu 4 décès par le choléra.ITALIE.- \u201c Rome, 26 juillet.Le Pape est indisposé.\u2026.\u2026 , - Rome, 29 juillet Le Saint-Père est mieux; on dit \u2018qu\u2019une nouvelle encyclique se prépare sur le divorce.une mine de la Sicile, par une explosion._ L'île d'Ischia, située à l'entrée du golfe de Naples, et peuplée de 24 000 habitants, a été bouleversée le 28 juillet, à 9 heures et demie du soir, par un tremblement de terre qui a tué environ 1 000 personnes ;les blessés sont en grand nombre, et les hôpitaux de Naples en sont déjà remplis.L'ilea des eaux thermales, où beau- tre ont pu se sauver ; l'édifice, qui étaiten bois, s'est disloqué.La secousse s\u2019est fait sentir en mer, et jusqu\u2019à Naples même.Plusieurs villes de l\u2019île d'Ischia sont détruites._ Naple, 80 juillet.\u2014On estime à 18,000 le nombre des victimes de la catastrophe d'Ischia ; dans une seule sonnes ont péri.\u201d - 2,000 soldats sont occupés aux ouilles ; dimanche et landi ils ont soldats occupés aux fouilles ont été grièvement blessés le 80.Le comte Séréjardi a sauvé onze personnes, en recherchant sa sœur, qu'il n'a pu trouver.Des souscriptions pour les victimes survivantes se font dans l\u2019Italie ; on a déjà 350,000 francs, dont 100,- Un syndicat s\u2019est formé à Londres Dans l'armée anglaise d'Egypte, il |- # s\u2019efforcerait d\u2019oublier l'Irlande.Il | qu\u2019il a reçu un coups de :feu';-il est Le coup a été tiré par un nommé .| de Leadville [Colorado]._\u202685 personnes ont été tuées dans |.coup d'étrangers s'étaient rendus :les | personnes qui se trouvaient au théa- chambre de l'hôtel Piccola, 87 per- | sauvé un millier de personnes ; trois.000 souscrits par le roi et.la reine.V D'après le professeur Palmiri, il y un Lu ,, - -| a ew; & I'ile d'Ischia, effondrement du Beaucoup de tireurs, américains.gol ; & Cas&micèièla; 5 -maisons\u2019 séule- mientsont restées: debout.! \u201c!07 =: |: QUE te , Chstontinople, 27 juillet.La Turquie cherche, à s'allier aux puissances européennes, Trois vaisseaux \u2018 dé g envoyés à Rhodes, pour ver les quarantaines.= En Egypte, le Nil.croît:très rapidement 1; la récolte des .colons est ravagée par des vers.uerre sont\u2019 faire \u2018obser- ALLEMAGNE Berlin, 25 juillet.Grande sentation a la nouvelle, du suicide du doctenr-Zuputlitz, professeur d'Economie politique a \u2018I'Oniversité de Berlin.: RUSSIE Saint-Pétersbourg, 25 juillet.On signale quelques cas du cholé- raed Russie ; il y a des cas de dysenterie à Charkoff.| Le gouvernément de la Sibérie orientale demande un suppiément: de troupe pour faire face aux garde ° de la frontière chinoise.- nee oo RUSSIE ~~ 1 Saint-Pétersbourg,:26 juillet.11 personnes suspectes-:ont été arrêtées dans, les environs du, Pasie + 4 à .lais.Co h SUISSE.> [ © Genéve, 30, juillet., Le 29 juillet grande assemblée de.socialistes ;discours' violent son some me le gouvernement de donner de l\u2019ouvrage au peuple.La police a dû faire Plusieurs arrestations.AFRIQUE., _ Zenaïbex!97 juillet, L'expédition \u2018des Sociétés géographiques au lac Victoria-Nyanza a dû revenir sur ses.pas, à cause des indigènes.Lo On annonce la faillite de la banque À Joliette [Illinois], 100 personnes qui prenaient part à un banquet ont été gravement indisposées .après avoir mangé de la crême à la glace.Dans un concours qui a eu lieu à Syracuse le 26 juillet, entre MM.anlan, Hosmer, Lee et Fulton, Hanlan a gagné de 4 longueurs en 9 minutes et demie.1 1x0.Le fou a détruit presque - complètement la fabrique de machines à coudre de M.Howe, à Bridgeport [Connecticutt] ; 400: personnes : y étaient occupées ; perte 815 mille dollars.La grève des opérateurs télégraphistes côntinue toujours ; beaucoup \u2018affaires sont en retard, et l'on s\u2019at- \\ tend à des procès.Les vignes des bords.de 1'Hudson \u2018promettent une belle récolte.\"- A Baltimore, on a enterré le 26 juillet, les derniéres victimes de l'accident de Tivoli.: On prend des mesures contre le danger des chiffons venant des ports ou sévit le choléra.rs à Nouvel Agent M.Elzéar Bédard est le seul agent de Québec autorisé à recevoir des abonnements au Journal des Campagnes, à percevoir de l'argent des souse cripteurs et à leur délivrer des reçus etc, etc.M.A.Langlois a définitivement résigné son agence.Co Adresse: Elzéar Bédard 9 Rue Buade, Québec. NR NETS ; te ï BOLT SEE.oe abel - Tate to.à je: .; .o KDbt de faiyole vin a TEA se Se à Nope, Ayons à traiter sous comme pour la vigne, nous n\u2019émet- ATons rien qui ne:soit puisé dans les - enseignements des hommes compé- .tents, des -vrais \u2018 praticiens dans cet art.Nous prévoyons: d'avance - que nous'allons\u2018noustoüvar quelque pen: - \u2018en'contradiction avec Ceux dé nos vigherons qui pensent avoir : le: dernier mot, la dernière, perfection - pour faire les, yins de.nos pays.nos procédés, qui vont-paraître nou-' - Veaux, rien qui soit \u2018une critique déplacée.Quoique l\u2019on puisse\u2019 se flatter d\u2019un bon commencement pour les vins daüñs Ontario, nous sommes de (coux qui prétendent .qu\u2019aucune méthode suivie jusqu\u2019à: présent ne répond au besoin ; et pour étre sincère, nous devons avouer qu'il \u2019 est \"pressant que nos vignerons modi- ient leur manière de faire leurs vins s'ils sont déterminés à leur\u2019 donner une réputation qui ne peut s\u2019acquérir | que par.\u2019 des \u2019qualités capables de \"souténir avantageusement la conéar- rence de la production étrangère.\"Une des Précaitions essentielles et trop oubliées, c'est pour nous, comme partout, la parfaite maturité du raisin.- \u2018J'avoue'que cette\u2019 condition est \u2018négligée\u201c sans! raison \u2018chez la plapart de nos vigierons du pays.Dès que l\u2019on voit la grande partie des grappes suffisammentd'un rouge foncé on se hâte de cueillir, dans la crainte, dit-on \u2018qu\u2019en attendant les grappés paresseusès, les premières s\u2019égrénent ou soient .dévorées par les.oiseaux.Cette précipitation est la seule cause de l'âpreté de nos vins, aprété.qui - s\u2019adoucit momentanément par une addition de' sucre, mais qui revient pe à.peu, et \u2018qui finit- par nous donner un produit laissaïit singulièrement , À désirer, quand on esf assez heureux pour ne point le perdre entièrement.Qu\u2019on le sache, d\u2019aucun fruit mal mûr, on ne peut faire une préserve de durée.Les pommes, les poires, les cerises, les pêches, etc, peuvent achever leur maturité étant cueillies plus ou moins avant d\u2019étre usagées ; mais le raisin: est pressé à\u201d l\u2019instant \u2018même de 1a récolte ; le sutre ne, pent continuer a 'se former ; \u201cde la sorte, le principe apre s'introduit naturellement dans.le liquide ou il domine plus ou moins, et d\u2019où .il n\u2019est plus possible\u201d de le faire disparaître.: Il n\u2019est plus nécessaire d\u2019avoir une intelligence distinguée pour comprendre les conséquences qu\u2019il en résulte pour la qualité du vin.Que l\u2019on fasse l\u2019essai comparatif d\u2019une grappe de raisin bien mûre avec le ût d'une grappe moins\u2018 avancée ; es mélangeant pour les goûter : l\u2019Apreté de la dernière absorbera complètement la douceur de la première et somme toute on.trouvera que lo tout ne vaut.rien.Voilà par un.exemple bien simple ce que peuvent être -nos vins pour lesquels on aura négligé la précaution dont nous venons de parler.LL Faire d'excellents vins ne consiste pas à obtenir naturellement un haut degré d'alcool, par la maturité, ou par l'addition de sucre ; nous prétendons qu\u2019il faut en outre éviter soigneusement d'y introduire des principes nuisibles au goût et à la conser- Vation, tels que ceux que produit dans le vin tout ce qui n\u2019est pas complètement mûr, ou tout ce qui pourrait être tant soit peu moisi ou pourri.(A suivre) .HTE GIRARDOT.La gréve des télégraphistes continue; toutefois, 7 grévistes sont retournés au travail.|.Petites noimellés\u201d ce titre: - - Cn Be un sujet bien important, sur lequel,| Nous espérons que personne ne verra dans|- ain vp tte oo erm emer ree vet STATISTIQUE: Btat coriparé des'triva ges et duitonnage an port de Québec ponr es années 1882 «t 1883\u2019 dépuis l\u2019ouverture de la navigation jusqu\u2019aù 26 juillet, ,inclusivement\u2026 - PE CT Cr Vaisseaux\u2018: Tonnes: Le 1882 - :.285 - 1-7 217,223 \u201c1883 350- oc 287259 = Plus 5 70,036 .Le nombre des steamers est\u2019 \u201caussi beaucoup augmenté.Lh \u20ac | Steamers Tonnes: 1882 97 160,603 A883 133 215,436 Plus 36 \u201c54,833 '.ACCIDENT DEPLORABLE.\u2014Avant hier matin, il est arrivé un bien pénible accident à Cacouna.La victime est\u2019 la femme d\u2019ua nommé Louis Lévesque, brave citoyea de l\u2019endroit, et qui à reçu une balle dans la poitrine par l'imprudence d\u2019un.de ses enfants, âgé seulement de neuf ans.Habitué comme la plupart des enfants de son âge à tirer de-ces petits pistelets qui ne sont que des Joujoux ordinaires, il s\u2019est emparé, à l\u2019insu de ces parents d'un revolver ren fermé dans une valise.d\u2019un de ses frères: 11 fit jeuer la gacheta et la balle, après avoir traversé les chairs du bras au tiers moyen de l\u2019humérus, a transpercé la poitrine, et est allé se loger quelque part dans la colonne vertébrale a paralysie presque complète des membres inférieurs donne à supposer qu\u2019il,y a eu lésion grave de quelque nerf important.ae Le Aux dernières nouvelles quo nousavons pu recueillir, la femme Lévesque est dans un état critique.\u2018_ Les doctours Campbell, de Montréal actuellement en villégiature A Cacouna, les docteurs Grandbois ct Hudon ont donné leurs soins à la malade, ot ont cssayé vainement de trouver l\u2019endroit où lu balle, cst allé se loger.Il est probable que toute tentative du même genre sera inutile.Le repos complet a été preserit et si\u2019 lo projectile est dans le poumon, son enkys- temont n\u2019est pas impossible.Espérons que cette pauvre mêre de famille ne succombera pas aux suites d\u2019un accident arrivé dans d'aussi pénibles circonstances, et laignons ce pauvre enfant qui pourrait vien être le meurtrier de sa mère sans l\u2019avoir voulu.MORT D'UN JAPONAIS CÉLÈBRE.\u2014La légation japonaiso à Washington est informée, que M.Iwakura, \u2018 second premier ministre \u201d\u2019 du Japon, est mort à Kioto samed dernier.- Lo défunt qui appartenait à la -vieille noblesse, était un homme d\u2019Etat d\u2019une haute intégrité.en même temps que d\u2019une habilité consommée.Nul n\u2019a joué un aussi grand.rôle que lui dans les événements éxtraordinaire qui se sont és au Japon avant et depuis 1868.était le chef de l\u2019ambassade japonaise qui a visité les Etats-Unis le Canada et l'Europe en 1872.,[ , NOUVELLE DE NEWBURYPORT \u2018MASS.\u2014Un ami nous .écrit de Newburyport : * Que te dirai-je aujourd\u2019hui?Parlons du temps.D'abord il fait une chaleur excessive : il n\u2019est pas tombé une seule goutte de rosée depuis huit jours tu peux juger de l\u2019état des champs et des rues.Figure toi une de ces journées de notre vieux Québec où, après une longue sérheresse par un vent très fort, la poussière emportée au loin, aveugle les passants, et tu en auras une petite idée.\u201cA, Québec au muoins on arrose les rues, ici ce procédé \u2018est inconnu au) rand détriment des piétons et mêmes es appartements qu\u2019il est bien difficile de tenir en bon état à moins qu\u2019ils ne soient hermétiquement fermés.Mais alors c'est à être suffoqués.\u201c* La population est d'environ 16 000 âmes ici.°-: FR \u201cLe coton est a peu près le seul commerce de la ville.LES ENFANTS DE SOUGRAINE.\u2014Ces enfants que l\u2019on a été cherché, chez les Abenakis, la semaine dernière ont été énvoyés à l'hospive St-Joseph, Lévis.lls étaient avec leurs parents, dans la nuit du mr v, Eh 1 meurtre et-ilsdisent'quie \u2018lerir père a \u201c[\u2018tué leur mère.SUICIDE.\u2014 Le suicide est de, mode aa pas encore;pu-identifier hier soir :8'esL suicidé hier après midi, djune manière.assez originale.- A environ deux milles A'Vouest de la station de l\u2019Ancienne Loretts.l'indi- l'vidu s\u2019est couch le con sur \u201cune des rails de la ligne-du chemin de fer de la Rive Nord au passage du train de 4 hrs.Le convoi allait à tout vitesse à cause de la montée rapide de la ligne en cet endroit.Quand le conducteur aperçut cet être disposé à se faire guillottiner il fit jouer le sifflet de la machine, mais en vain ; il ne pu maîtriser le convoi et les roues des:lourds wagons vinrent séparer complètement la tête du corps.On a transporté le cadavre et la tête à Bélair, personne n\u2019a pu reconnaitre quel était ce triste individu.-11 n\u2019y avait encore aucun détail ce matin.TRISTE ACOIDENT\u2014Nous empruntons au Canadien los détails d\u2019un pénible accident qui vient de Jeter le deuil dans la paroisse de St-Paul, Baie des Milles Vacheset dans celle du Sault au Cochon.Le matin du 24, la femme d'un M.Antoine Pâquet, employé dans l\u2019établissement de M.G.W.Forrest quittait le Sault au Cochon avec deux des ses enfants qu\u2019elle conduisait prier Ste-Anne, à la Baie des Milles Vaches.Elles s\u2019embarquèrent, elle ot ses deux petites filles dans une petite barge que conduisaient deux résidents de St-Paul, Baie des Milles \u2018Vaches, 'Bphrem Martel ct Louis Tremblay.soufflait en sens -contraire, c\u2019est-à-dire du nord-est, de sorte qu\u2019il était imprudent, il faut 'admettre, de s'embarquer par un temps pareil dans une embarcation aussi légère.\u201c - Lo _ Ces Darges ici ne mesurent guère plus dè15 à 18 pieds de longueur.Nos marins comprirent qu\u2019il fallait tenir le large afin d\u2019éviter d\u2019être renversés par la mer qui déplie à terre.C'est ce qu\u2019il firent jusque près du banc de sable en face de Portneuf.Malheureusement voyant, une fois en cet endroit, qu\u2019ils ne pourraieut peut être pas doub r la pointe du banc ils tentèrent de mettre à terre à l\u2019endroit où commence le banc.Mais là, probablement, que l\u2019embarcation fut remplie d\u2019eau par une vague qui déferla ou qu\u2019elle chavira.Cès cinq malheureux sont tous noyés- Le cadavre de deux hommes ont été retrouvés immédiatement.On espèrait pouvoir.retrouver la femme et les deux enfants la nuit suivante à marée basse.INAUGURATION D'UN ORGUE.\u2014Dimanche, - 19 août aura lieu à l\u2019Eglise des Ecureuils, comté de Portneuf, la cérémonis de l'inauguration d\u2019un orgue magnifique sorti des ateliers de M.Déry, de Québec.Le vapeur \u201c Ste-Croix \u201d fera une excursion spéciale ce jour là, à l'occasion de cette fête.NOUVELLE RELIGIEUSE.-On nous annonce que le révérend Père Shaemaker, fondateur d'une maison de la compagnie de Jésus, à la mission de Kansas, est dangereusement malade.Depuis plus d\u2019un demi siècle, ce véné rable prêtre évangélise les Sauvages.Il est âgé de 95 ans.C\u2019est certainement le plus vieux prêtre de l'Amérique et probablement aussi de l\u2019Europe.ACCIDENT.\u2014M.Pierre Laforce, entrepreneur de monuments funéraires qui tient un Chantier de tailleur de pierre à St-Roch, sur le terrain de l\u2019ancien cimetière a été,lundi après-midi, la victime d\u2019un pénible accident.Tl était à conduire un lourd camion aujourd\u2019hui.Un individu que l\u2019on| La mer était grosse et baissait et le vent |.PCT TELE chargé de pierres dans la rue de la Couronne quand passa un-convoi de chemin de fer du Nord.Uu coup de.sifflet \u2018de la locomotive effraya-le cheval \u2018qui:pris le-mors aux dents et wélangai\u2019 \u2018dans ing\" Course effrénée.CA \u201cM.Laforce s'efforça \u2019en.vain d'arrêter son cheval et même dans ses efforts \u2018pour le maîtriser il perdit l\u2019équilibre et üne des roues du charridt lui passa sur le corps.I fut transporté chez M.E.Blais, rue de la Couronne où le DrGarneau ayant été mandé constata -que le malheureux avait trois côtes enfoncées., On put le transporter à sa demeure, rue Plessis, guartier Montcalm.Le Dr Watters a fait mander le prêtre.La charge était de deux mille livres.La voiture a été mise en pièces,aux coins des rues la Couronne et N.D.des Anges SUICIDE AUX TROIS-RIVIÈRES.-La semaine dernière une jeune fille employée à l'hôtel Dufresne s'est suicidée en se jetant au fleuve.On l'a retrouvée samedi.Son nom est Denise Rivard.LA CONSOMMATION DE BIERE AUX ETATS- unis.\u2014Il a été brassé dans l'année finissant le 1er mai 1883, 17,359,424 barils de 35 gallons.C'est une augmentation ds 755,062 barils, ou de 4.41 par.cent, L'Etat de New-York vient en premier rang avec 5,342,254 barils ; puis la Pennsylvanie avec 1,706,946 ; l\u2019Ohio avec 1,585,352 ; le Wisconsin avec 1,268,183; I'Illinois avec 1,071,403 ; le Missouri avec 1,022,652; le Massachusetts avec 857,710 ; le'New-Jersey avec 853,205.MORT SUBITÉ.\u2014Samedi M.P.H.Clarke de Montréal est entré au St-Lawrence Hall et a demandé la clef de sa chambre disant qu\u2019il allait mourir.\u2018En se rendant a son appartement rencontra M.Hogan à qui il serra la main en disant : \u201c Oh ! Je me meurs.\u201d Il se jeta sur son lit et déclara qu'il n'avait besoin de rion.' 11 descendit à la salle à dîner et s'affaissa dans le corridor pour expirer un instant après.LE CHAMPION DES JOURNALISTES MEN& TEURS.\u2014Qui est-il ?Un Japonais.Pendez-vous, américains.Eh! bien donc un Japonais mottait en vogue l'histoire suivante il y a quelques semaines.Il s'agit d\u2019un philosophe de Kakadodi, Japon, qui aurait découvert la méthode de matérialiser son fme.: Il s\u2019assiod dans une vaste chair de bambou, et semble devenir insensible.Puis une petite flamme bleue s'échappe de sa bouche et prend la forme d\u2019un petit mannequin de cinq ou six pouce de haut, C\u2019est son Ême.Le Elle cause avec les assistants, mange, boit, écrit et agit comme un homme parfaitement civilisé mais n'ose pas s\u2019éloigner du corps do notre philosophe.Un jour qu'on l\u2019en arracha de force le pauvre homme faillit mourir.Est-ce surpassable qu'une telle histoire?Non, son inventeur est un journaliste fieffé.LE CADAVRE DU CAPITAINE WEBB RE TRouvE.\u2014Le cadavre du capitaine Webb a été trouvé- flottant dans la rivière Niagara à peu de distance en bas de Lewiston, N.J.Le cadavre porte une- lègère blessure au front.Une enquête a été tenue et le jury du coroner a rendu un verdict de trouvé noyé.Le corps a été envoyé à Boston où madame Webb réside actuellement.MORT SUBITE\u2014Hier, un M.Michel Savard, est mort subitement à sa résidence, à St-Ambroise.\u2014\u2014\u2014 mere: ell rere, R ~~ YL Petites nouvel ess aus IBS ' \u201d tes nouvelles te = ot eu NOUVELLE DE COHOES, N.-y.\u2014M.l'abbé Dugast, a df faire commencer' ces jours: derniers lu construction d\u2019une maison de grande dimension qui servira aux classes u collègo commercial.C'est un grand sacrifice que s\u2019imposc M.l'abbé\u2014sacrifice \u2018d'autant plus grand \u2018qu\u2019il ne rapportora sucun profit à son auteur.Cet acte de générasité de la part do Ml'abbé est bien de natare à lui concilier l'estime et la reconnaissance de tous les Canadiens de Cohoes.\u2019 MORT D'UN ELEPHANT DE BARNUN\u2014 Prince, \u201d le mieux dressé des éléphants de Barnum vient de mourir 3 amilton, Ont., On s'aperçut, en arrivant dans cette ville, qu\u2019il était malade, et on lui donna tous les soins nécessaires.Son gardien dit que la veille de sa mort, il eut un accès de délire et qu\u2019il fallut l\u2019enchaîner À des pieux plantés en terre.Lundi midi, il \u2018tombait lourdement sur le sol et expirait.20° Cet éléphant était âgé de 28 ans et avait été importé en 1871 par M.Barnum.On l\u2019avait exhibé depuis.Il paraît que cet l\u2019éléphant était le mieux dressé de l'Amérique et qu\u2019on ne l\u2019aurait pas vendu pour $20,000.TERRIBLE ACCIDENT.\u2014Lundi,un terrible accident est arrivé au haut fourneau de Geddes à Cyracuse.Huit hommes ont jerdu la vic.Ils étaient entrés dans le ourneau pour y faire quelques réparations à l\u2019intérieur lorsque la voute s\u2019effondra tout à coup et les ensevelit tous sous les débris de chaux et de mortier.La mort a été instantanée.Les victimes sont des pères de famille.On compte que le fourneau avait une han- teur de soixante pieds.'LE 'TERNINUS DE L'INTERCOLONIAL A LÉvis\u2014Le conseil de:ville de Lévisa e u mercredi soir, une entrevue avec M.Archibald, ingénieur, représentant le gouvernement fédéral relativement i la: vente des-lerrains nécessaires à la station de I'Intercolonial en :ette ville.Voici les faits : le, gouvernement offre à la corporation, pour le droit de passage et les terrains nécessaires à là station centrale, la somme de $28,000.00 ou environ 50 cts.du.pied.Ces terrains comprennent tout l\u2019espace qu\u2019il y a au sud de la voie ferrée en construction, y compris la halle jusqu\u2019aux étaux ou magasins de légumes.Il va sans dire que le gouvernement devra acheter les propriétés Thompson, Samon, etc., etc, mprises dans les limites ci-haut indiquées, s\u2019il en a besoin.ll laisse aussi à la corporation la propriété et l'usage du petit quai qui su trouve dans l'an£e Labadie.Tous.les terrains de grêve situés en dehors de la voie ferrée jusqu\u2019à eau profonde demeurent \u2018également la propriété de la corporation, qui pourra en tirer bon parti plus tard.La somme est exiguë mais néanmoins on se prononcera en faveur de l'acceptation plutôt que de s\u2019exposer à perdre le station.°°?\" B0Is\u2014On évalue à 500,000, le nombre des pièces de bois qui ont descendu le St-Maurice depuis ie commencement de la saison.Ce bois est à l\u2019heure qu\u2019il est entassé pour la plus grande partie dans les estacades des divers stations du Maurice.: ACCIDENT.\u2014Lundi vers onze heures, A.M., un accident grave a eu lieu au chantier de M.Russell, Lévis.Quatre personnes travaillaient sur un échafaud à calfater un navire de M L'échafaud était appuyé d'un bout sur une corde qui se rompit et les quatre ouvriers furent précipités sur le en sol, faisant une chute de vingt-sept pieds.Jacques Villeneuve a eu la figure presqus complétement meurtrie et plusieurs côtes enfoncées.Joseph Drouin a eu une côte enfoncée.Le nommé Jean Létourneau n\u2019a aucun ma M.Ferdinand Dompierre s'est fait fracturer la jambe droite.Sous l\u2019échafaud se trouvaient deux autres calfats, un nommé Nicolas Laointe et Marselle Bélanger.Ils ont été ortement blessés, le premier aux reins et l\u2019autre se plaint de douleurs atroces NALD By VRP EE RMN INL CED TE CHARIS RAN Fe NT Te dans gout le corps.I perdait beav- coup de sang apres sa blgssure.,-,.Lo Dr Lacorte füt mandé, immédiatement.LL © Tous sont mariés.re : .Co edt gee TRTATIVE DE MEURTRE.\u2014LA police du rta arrêté mercrdi après midi un vagabond nommé Pat McGarry, pour tenta- ve d\u2019assassinat sur un: peti \u201cgarçon: Il avait essayé de.lui couper -la:gorge à Montréal.ge À peiue avait-il été mis en cellule, qu'il essaya de se suicider en se précipitant tête baissée contre le mur.On suppose qu'il est en proie à un .| acces de delirium tremens.GRÈVE PROBABLE\u2014Un cerlain mouvement est en effervescence chez les ferblantiers, 4 Montréal.On veut réduire les heures de travail.De dix qu\u2019elles sont actuellement, on les veut à huit.Si les patrons ue consentent pas à cette réduction d\u2019ici à lundi prochain, les ouvriers compagnons fer blantiers se mettront en grève.L'AFVAIRE BOUTET-TREMBLAY.\u2014 L'en- uédte du coroner ad -hoc s'est lerminée ier.claré que Célina Guay, Madame Boutet, est morte le 10 juillet par suite d'une dose dé poison administré le 9 juillet malicieusement et féloniepsement par Eusébie \u2018Tremblay, qui s\u2019est enfuie deux jours après.L\u2019OUVRAGE A WINNIPEG\u2014Les charpentiers gagnent $2 à -$2.50 \u2018par jour à Winnipeg.Ily en a beaucoup sans ouvrage.: Les maçons $2.50 à $2.00 par jour et suffisent amplement à l'ouvrage qu\u2019il y a à faire.: Les tailleurs de pierr+ gagnent $3.50 à $4.00 par jour.Le nombre en est suffisant.- ( Les ouvrier gagnent $1.50 à $1.75 par jour.Beaucoup sont sans emploi.Les employés des fermes gagnent $20.00 à $30.00 par mois, nourris.On pense qu\u2019on en manquera bientôt.Les servantes gagnent $12.00 4 $15.00 avec pension.On en manque.les forgerons gagnent $2.50:à $3.00.\" Comme on le voit.si les gages, sant élevés, les ouvriers ne manquent pas.Comme partout ailleurs ce sont les employés e ferme qui semblent faire aut.: PHÉNOMÈNE.\u2014Un curieux phénomène s\u2019est produit, samedi, à Ghicago.Une masse d\u2019eau s\u2019est précipitée subitement sur la plage nord est du lac et a déterminé un contre-courant rapide dans les rivières Chicago et Calumet, dont.le niveau s\u2019est élevé de 4 tpieds en\u2018 20 minutes.L'eau s\u2019est retirée\u2019 presque aussi rapidement qu\u2019elle s'était avancée, et quelques minutes après le.même phénomène s'est produit.La cause n\u2019en est pas connue.Lé vent soufflait du sud-ouest.1° ee suiorns.\u2014Lun di_matin,un cultivateur nommé William F.Fox, alias Beackbean s\u2019est noyé volontairement eri se précipitant dans le fleuve, au quai de la compagnie Allan à Montréal.S Des matolots qui l'avaient aperçu se je- tèront immédiatement dans une chaloupe ur se porter à son secours, mais le mal- euroux plongea aussitôt et disparut.Cet individu cultivait un terrain appar- \u2018tenant 3 Jos Beef et situé à la Longue- Pointe.Il laiese une fomme et plusieurs enfants.Avant do se jeter à l\u2019eau, il avait ôté sos bottes très tranquillement et allumé un cigare.NOYADE.\u2014Maudi dernier un pénible accident a ou liou à Matane.Joseph Hays, premier second agissant comme capitaine, Moose G.Hays maître de bord et Albert Gordon matelot tous de l'équipage du brigantin \u201c Ohio \u201d étaient débarqués la veille par affaire.Il 1 rent une partie de la journéo dans le village et le soir malgré les sollicitations de leurs amis, ils s'embarquérent sur une potite embarcation-pour retourner à bord à 11 heures du soir.: La mer était très grosso.Le matin on trouva leurs cadavres sur © rivage nvco les débris de l\u2019embarcation.: \u2018Le Coroner Dr Pelletier à tenu une enquête : lo verdict rendu conformément aux faits a été: \u201c Noyés accidentellement.\u201d ES 8 Les jurés, dans leur verdict, ont dé |\u2019 :surpassé en beauté et qualité.passè- | avec le tailleur J.J.Millo \u201c CAN TE GNES no LEP À Sa EAE 1 SIO AAR FTC ACCIDENT, = Dimanche eer un etit enfant de huit ans:a été écrasé par fo chars a fa ston e\u201c]a Chaudière.C'était durant l\u2019orage et l\u2019on présume.er Te que l'enfant avait cherché là un abri | ACCIDENT PÉNIBLE.\u2014Vers cinq heures, hier soir,.un accident pénible a eu lieu sur la rue d\u2019Aiguillon, chez M.Gagnon, corroyeur.: aoe Un de ses neveux, un bambin' de quatre ans parait-il, était à jouer sur la alerie du deuxième étage dont, malgré es avis de sa grande maman, il escaladait la garde.Enfin il fioit par tomber de cette hauteur dans une cuve d\u2019eau qui se trouvait dans la cour, en se fracturant la jambe et le bras droit sur les bords de cette cuve.Le \u2018Dr Morin fut immédiatement appelé et fit la réduction des fractures.TRISTE ACOIDENT\u2014Samedi vers une heure après-midi,uno foule nombreuse se pressait \u20183 Ia porte du Bureau de poste de la rue St-Jean.M.Joseph Bilodeau, facteur, venait d\u2019être ramassé nageant dans son sang en dedans du bureau.Voici les faits.Pendant que M.Bilodeau était; gardien |.du bureäu il fut frappé d\u2019une foudroyante attaque d'épilepsio.Co Il tomba la tête dans un vitreau qui ost 3 droite 'de la porte on entrant.; La vitre vola en morceaux, mais ne cassant pas régulièremont un des morceau fendit la tête en arrière de l\u2019oreillé droite sur une longueur de plusieurs ponces.L\u2019orcille elle-même est fortement attaquée- M.Tanguay, fils du scellier, qui \u2018passait là entendant ce bruit entra immédiatement et donna l'alarme.On courut avertir le \u2018Dr Waters qui lui donna les premier soins én lavant la plaie et légaturant la blessure.Le docteur Morin arriva bientôt sur les lieux ainsi que.M.le curé Plamondon.Avec l'aide de quelques personnes les médecins cousurent les lèvres do la plaie : 1se chairs étaient enlevées jusqu\u2019à l'os.Le malheureux n\u2019a pas été longtemps sans connaissance la porte de sang l'ayant sauvé.\u2026 Cy Ce matin nous avons rendu.visite; au blessé que nous avons trouvé debout.ot: gai à sa demeure, No 16, rue Steivart quartier Montcalm.Il n\u2019y, a quo l'inflammation à craindre ; un repos absolu peut cepondant la pre venir.: 1 C'est la seconde fois que M.Bilodeau est frappé d\u2019épilepsie.M.le docteür Mori, environ cing minute avant l'accident, avait dit à M.Bilodeau qu\u2019il venait de douner ses soins à un jeune épicier qui était tombé d\u2019épi- lepsio chez M: V.- Desplats, barbier de la rue St-Jean, où il s\u2019était fait\u2019 raser, 1'éva- nouissoment;ayant duré une heure.BEAU TABAC\u2014 M.Benoit Tremblay, menuisier de Joliette, a sans contredit le plus beau tabac des environs de Joliette.Ce tabac mesure déjà quatre pieds de hauteur.\u2019Les feuilles \u201cont 28 pouces de longueur ot 18 pouces de largeur; M.Tremblay est un habile cultivateur de cette plante, et son tabac n'a jamais été On sait que lo comté de Joliette ost \u2018celui qui produit le plus de tabac de toute la province.L'année dornière, à lui seul, il en a plus fourni au-comimerce que le reste de la province.AccipeNT.\u2014Mardi soir un M.Cauchon, de Montréal, étant monté à bord \u201c l\u2019Amicus,\u201d au Cap-Rouge est tombé à fonds' de cale.e Il s\u2019est cassé les reins, enfoncé deux côtes et infligé de graves blessures à la te.FIN TRAGIQUE.\u2014On se rappelle l'arrestation, dernièrement, d\u2019un marchand d'épices bien connu, à Montréal M.W.A.Campbell, 2 la suits de difficultés au sujet d'un habillement.Les amis de M.Campbell constatèrent alors qu'il avait des attaques d\u2019aliénation mentale.M.Campbell avait perdu beaucoup d\u2019argent dans le commerce depuis quelques années et c'est croit-on, ce qui lui avait troublé l'esprit.Samedi après-midi, M.Campbell, qui logeait au \u201c St Lawrence Hall\u201d, dit à un ami qu\u2019il partait pour Lachine.Lundi matin, on retirait son cadavre du fleuve, près de Laprairie.Les habits étaieat au complet et les bijoux que ra portaient le défantr'evaien pas été en- evés, éè'qui portérait à \u2018croire à croire à un suicide ou à un accident.\u201cA \u2018Le verdeit a été Trove noye\u201d OG Uh NEN.TRS J WILT A abo e Srl Ta ss (PRÉTENDU VOL-DE DiANANTS Lundi matinideux individus sont \u201centrés!dans le.mont-de:piété de M.-J:: Iii Moss, irue Notre Dame Montréal; pourclii .vendre une certaine quantité de- bijoux et.de amants.Le.prilour el bo les.ssoup- çons sur l\u2019honnétété de ces clients et fit mander les agents de sûreté Ricliardson et Robinson.Ces' derniers arrêtèrent les personnes qu\u2019on leur indiquait.En les fouillant au poste central,lilstrouvè- sent en leur possession une quantité de diamants et de bijoux évalués à environ $2,000.Par certaines lettres, les fagents constatèrent que les prisonniers avaient une compagne, Mary Clarke, et ils arrë- tèrent celle-ci, quelques minutes.après, à l'hôtel Richelieu.\u2019 Elle avait sur-elle pour $800 de diamants, et dans sa valise -On'trouva de soieries très\u2019richès.\u2019 Des informations roguos de Boëtôñ'tan- daient qu'un \u2018vol de diamants et de bijoux ayait été commis en cette: ville.: Lin description des bijoux correspond à colle:des articles trouvés sur los.prisonmiers.des prisonniers ont déclaré se, nommer \u2018Wii Hanley alias Tingle, 25 ans, Ferdinand Desmit alias Hackett, 25, tous deux comptables, et Mary \u2018Clark, 21 ans, Tis se disent de-Boston; ot d'après léur aparence et leùfs habits, ou lés\u2018\u2018pfendrait pour des gens de la meilleare société.\u2019 : ».! - Les prévenus ont.paru hier \u2018matin de vant.le, magistrat -de, pôlice : et ont été écroués pour huit jours.afin do donnen au propriétaire.des, bijoux Te temps de venir onner ung déposition contre eux., ., En .15 L'Elendard: .Voici des.détails de leui, protès, \u2018venus par dépêches télégraphiques.1.1.1 °* Montréal, 25 Lis amérifains arrêtés hiér'sous uccusation d\u2019avoir \u2018 volé des bi- Youx et des diamants qu'ôn a\u2018 trouvés'en eur.\u2018possession, \u2018ont'été \u2018traduits\u2019 dévant la coûr.aujourd\u2019hui.§ © voor TEL .Ja preuve établit que ces bijoux étaient la propriété de la meére de William A.\u2018Hanly, l'un des prisonniers, et qu\u2019il se les \u2018était appropriés dans le dessein dé se pro- cureï de l\u2019argent.pour.se Tagrier avoc,une Pa va : 3 Jéüne \u2018Alle qui \u2018l\u2019a suivi jusqu'en cotte ville.\u2018 Lie \u2018béau-frère du \u2018prisonnier comparut de ls part de la mère et il retira la 'plainte.Les :parties:s'en'retournèrent.° ery ta FABRIATION DE PORMES.\u2014Plui \u2018de \u201c10, 000 paires\u2019 de formes en fer: ont été faites 3 Worcester, Massachusetts, \u2018depuis: quelques mois.L'inventeur :et le fabricant ont vendu, leur.brevetà la.compagnie: de New-York, qui va établir ~ des briques de formes, à Chicago, à Sah Francisco, et dans-d\u2019autres centre de \u201cpopulation qui se \u2018livrent a cette\u2019! industria.Worcester deviendra 'la premiers.manufacture\u201d de ce ;- genre, dans la > nouvelle-Angleterre.C'est une nouvelle industrie qui \"va.s'établir et fleurir'dans cette partie des Etats- Unis.FIP ETD BCI sor dycuces OF HOLLOWAY.\u2014juériton, des indigestions-L'indigestion, 1a.constipa- \u2018tion,avec I'epgourdjssement du foie sont la cause de milliers -de maladies\u2018: elles peuvent être guéries par:les pilüles de Kolloway, qui donnent:de\u2018la force et de la vigueur aux fonctions sécrétives et nutritives.L'action est éssentiellément purifiante et- renforçarite: \u201cPas, besdin de diète quand oni'les prend.Elles éloignent prompterhement les bourdon nements de tête.Ces pilules balsamiques guérissent sans affaiblir les systèmes, bien au contraire, elles conservent et augmentent la force en \u2018changeant le sang.1e LA LE « AGUE CURE D'AYER »\u2014Aucun remède pour la fièvre n\u2019a été prouvé être aussi universellement certain que le Ayer\u2019s Ague Cure, .: .PE LAE Mariage Lundi, & la chapelle St-Jean-Baptiste par le Révd M.A.O.Godin, M.Victor Lefebvre, typographe au \u201c Courrier du Canada, \u201d conduisait à l'autel, mademoiselle Maria Zéôlia Barry.Durant la messs le chœur de l'Union M usionie à fait entendre :es morceaux,Jes.mieux choisis pour la circonstance.: cc Nos souhaits de bonheur à l\u2019heur ux couple _ Feuilleton du Jonrnal des Campagnes Quèbec, 2 Août 1888.\u2014N 18 , LA FILLE .: \u2018DE NOTRE- DME On lui dvait enlevé les ornements dont'la dévotion des siècles l'avait couverte.On espérait que ce traitement dédaigneux satisferait la haine des révolutionnaires, tandis que cette Conservation consolerait la piété des autres bourgeois, des marins surtout.On l'avait portée dans une des salles de l'hôtel du District.: Le portier de l\u2019hôtel était un parent de Gothon, farouche en paroles, bon .homme au fond, qui, aux heures où \u2018lé District se reposait, et moyennant finance, permettait volontiers à la Fille de Notre-Dame de venir prier aux pieds de sa mère délaissée.Quand elle arriva à la porte, elle n\u2019eut pas besoin de dire le moindre mot au gardien.Elle entra, lui donna silencieusement un billet de confiance de 20 sols, économisé au prix de tout un jour de jeûne.Le bonhomme jura quelque peu pour s\u2019entretenir la gorge, regarda vivement autour de lui et fit un signe de tête.Marie-Berthe : passa rapidement, traversa deux grandes salles vides, et entra dans un petit bureau, où, contre un des chambranles de la cheminée, la Vierge Noire était] .appuyée.; Le jour déclinait, et le soleil, avant de disparaître à l'horizon, perçait le .ridean de brume qui l'avait couvert presque toute la journée.- Il envoyait un pâle et triste-rayon autour du bois béni, et il détachait quelques reflets doux et luisants du visage de l\u2019Enfant-Jésus, dont le corps était porté par le bras gauche de la Vierge.Bientôt le rayon blanchâtre monta jusqu\u2019à la figure de la .Dame, et.creusant des ombres sous les paupières, il donnait à tout le visage une sorte de vie qui augmentait l'expression de majestueuse sérénité si caractéristique de la Patronne du Boulonnais.J Marie, Berthe s'agenouilla, baisa humblement.le bas de la tunique, et restant agenouillée et la tête courbée, elle se mit à fondre en larmes, avec de ds sanglots.amais elle ne s'était sentie ni aussi désolée, ni aussi abandonnée.Il lui sembait que c'était le dernier rayon de soleil qu'elle dût apercevoir, et quoi qu\u2019il fût bien sombre, elle le regardait avec angoisse : elle ressentait l'impression d\u2019un être qu\u2019on va enterrer vivant.\u2014 Jusqu'ici sa vie avait été une vie de solitude, de rêve et de silence Tout cela allait se changer en une agonie horrible, l\u2019agonie du vivant attaché au cadavre pourri, et dévoré lentement par les vers qui s'en échappent.Encore, ce supplice purement physique, elle l\u2019eût prétéré.Elle avait vécu uniquement.d\u2019une existence intellectuelle et spirituelle ; son Ame y avait acquis une délica- _ tesse et une sensibilité extrêmes, qui lui donnaient, à l'idée de cette union intime avec l'ignoble, avec le féroce, avec l\u2019impie Louis-Marie,des dégoûts inexprimables.Le colossal capitaine avait suivi la jeune fille, il était entré pen de temps après elle dans l'hôtel.\u2014Citoyen portier, dit-il de sa grosse voix, tu as sans doute entendu parler de .diverses choses qu\u2019on nomme Gouvernement Révolutionnaire, Convention, Représentant du uple, Joseph Lebon.et André Dumont.| Le citayen portier palit.\u2014Or donc, triste gamelle ! re- garde-moi bien, Jacques-Oazin-Ma- zinghem, \u2018autrement dit le Beau Dragon, autrement Trois-Idoles ou Trois-Déesses, ou, si tu aimes mieux, le.Vaillant Cavalier ; capitaine aux Dragons de la République,et por-teur d'or-dres du \u2018re-pré-sen-tant André DUMONT.Ce dernier mot éclata comme un | d tonnerre.Le portier devint .blême.Tu viens de recevoir ici une jeune fille.C'est parfait.Mais tu as reçu d\u2019elle quelque argent.Or, suis bien mon raisonnement, car je ne suis pas moins remarquable par la subtilité de mes raisonnements que par ma vaillance et ma beauté.Si tu as raison d\u2019avoir introduit ici cette jeune fille, tu as eu tort de lui prendre de l'argent.Si tu as eu tort de la recevoir, tu as cu plus tort encore de te faire payer._ Il donna au portier épouvanté un soufflet qui le jeta sur un.escabeau.Puis il le releva et lui dit doucement : \u2014 J'avais un vieux camarade qu'on appelait Mark, que j'aimais de tout mon cœur et que j'aime encore, quoi- wil y ait six ans que je ne l'aie vu.Il était convaincu que le meilleur moyen de s'attacher les gens, c'est de | N' commencer par leur offrir une volée de bois vert.C\u2019est un bon principe, je l\u2019ai expérimenté.Sois donc heureux, et vois dans ce soufflet le désir de cuiiiver ton amitié Tu vas commencer par être muet comme un hareng saur sur ce qui va se passer.Tu ne laisseras entrer personne,quand ce serait le maître du pays, Louis- Marie Luillier.Tu nieras toujours que tu m'aies vu entrer ici.Tu jureras que Mlle Deladame n\u2019y à pas mis les pieds depuis trois jours, quand même elle affirmerait le contraire.À moins toutefois que tu n\u2019éprouves un grand désir de savoir au juste ce que c\u2019est que la guillotine, auquel cas je t'accorde le droit de dire tout ce que tu veux.Seulement, ce sera le chant du cygne.Tu ne sais pas ce que c\u2019est que ce chant- là ; prends garde, conclut-il en le fixant avec des jeux terribles, de l\u2019apprendre à tes dépens.Il laissa le portier étourdi, écrasé, et il se dirigea vers l\u2019intérieur de l\u2019hôtel en marchant à pas de loup.Il ne tarda pas à arriver à la porte de la petite pièce où se trouvait Marie-Berthe.Illa vit agenonillée à quelques pas de la statue miraculeuse.dernières lueurs avaient quitté l\u2019Enfant et la Vierge, elles se jouaient autour du corps élégant de la jeune fille.Elles détachaient quelques rayons de sa belle chevelure noire, rayons qui semblaient sortir de son cerveau et monter au ciel comme les étincelles d\u2019ame auréole.Le pâle soleil déclinant, pâlissait encore ses joues blanches ; et, en renforçant les ombres du côté du visage noyé dans l'obscurité, il détachait le profil en vigueur.: Il y avait ainsi, dans.sa physionomie, un mélange de l'ange et de l\u2019ascète, qui était encore- rendu plus saisissant par l\u2019état d'extase où elle se trouvait.Les yeux regardaient fixement la statue.Sa tête, légèrement inclinée sur l'épaule droite, et son \u201coreille tendue vers la gauche indiquait qu\u2019elle écoutait et entendait une Voix mystérieuse.Parfois, ses lèvres remuaient comme si elle conversait avec la voix et toute sa figure respirait une telle intensité de joie céleste que Jacques en fut touché au delà de l'expression., Ce dragon endiablé, goguenard, au cerveau compliqué ; cet hercule moitié soudard, moitié diplomate, avait trouvé, dans le platonisme de ses bizarres amours et dans ce culte de la rêverie, un extrême développe- ment de sensibilité.Il était facile à exalter comme une dévote du diacre Pâris, ot enthousiaste comme un collégien.De grosses larmes avaient succédé su sourire sur le visage de Marie- Berthe, mais des larmes sans sanglots et sans secousses.La jeune fille voyait sans doute un spectacle horrible, mais d'une ouleur qui ne l'atteignit pas personnellement.Elle suppliait évidemment pour que cette horreur ne fût pas.Puis sa face prit un air de résignation, et le joli sourire gracieux et angélique reparut sur ses lèvres palissantes.Elle s'inclina jusqu\u2019à terre, s'approcha de la statue, baisa cette main droite que la Vierge tenait levée.Elle s'éloigna les yeux baissés, distraits et noyés, comme quelqu\u2019un qui sort brusquement d\u2019un rêve.Jacques se mit tout doucement à uartier.La jeune fille passa a cété e lui, caché dans l'ombre de la porte, et elle disparut sans le voir.\u201cLe dragon entra dans la petite pièce et vint, tout ému, tout exalté, prendre la place qu\u2019avait quittée Marie-Berthe.Il resta là un instant debont, le regard fixé sur la Viergeoire.Le flot des souvenirs d\u2019enfance monta peu à peu à son cerveau, fort excité par la scène précédente, et mille images représentèrent à son esprit attendri les plus saisissants récits de ces douze cents ans de miracles.Il avait, comme presque tous les enfants de la bourgeoisie provinciale, été élevé très pieusement.Les leçons de philosophisme que M.Deladame n'avait manqué, en aucune occasion, de donner à ses commis, lui avaient paru pédants comme le patron lui- même.Les railleries impies qui faisaient le fond de la politique et de la causerie révolutionnaires, dans les armées surtout, inondées officiellement de journaux comme celui du Père \u2018Duchéne, lui avaient semblé répugnantes, accompagnées qu\u2019elles étaient d\u2019obscénités, révoltant son instinct naturellement chaste.Il tomba à genoux, et comme si une puissance subtile se fût échappée de l\u2019âme et des nerfs de Marie-Berthe et eût guetté la venue de Jacques, il se sentit peu à peu saisir par une ivresse surhumaine qui paralysait tous ses membres, en donnant à son cœur et à son esprit une activité jusqu'ici inconnue: Il éprouva une impressien qu\u2019il rendit plus tard en disant que son âme s'était déshabillée de son corps, et que\u2014toute nue, toute ardente pour- tant\u2014elle allait à travers le temps et l'espace sans que rien lui parûât impossible ou extraordinaire.Avant de tomber complètement dans cette abstraction, il eut un sourire\u2014cela il se le rappela\u2014un sourire, en se disant qu\u2019il prenait la même : position que là jeune fille avait prise.Il avait comme elle les yeux ardemment fixés sur l'image que les ombres du crépuscule commençaient à enhavir.Il lui sembla en outre que quel- qu\u2019un l\u2019espionnait d\u2019une salle voisine.Mais il n\u2019eut ni la volonté, ni le pouvoir de se lever.Enfin, il constata que, comme Marie-Berthe encore, il avait la tête penchée sur l\u2019épaule droite et l'oreille uche tendue pour écouter des voix \u2018en haut.Ce fut le dernier rayonnement de connaissance et de réflexion.Il ent ensuite conscience qu'il existait ; il savait que ce qu\u2019il voyait et entendait n'était pas un rêve.Mais rien ne l\u2019étonnait, et il n'avait nul retour sur lui-même.Le visage de la Statue s'anima d'une manière intérieure qui ne changeait rien eux traits du visage sculpté par l'Evangéliste, mais qui donnait à cette face brune, à chaque trait de cette physionomie, une expression de vie charmante et céleste.- .De ces yeux immobiles s\u2019échappaient des rayons qu\u2019il devinait bien être les reflets du paradis, et ces lèvres muettes parlaient un langage doux, caressant, persuasif, qui le ravissait comme la musique d\u2019un cœur de Séraphins.Il ne put jamais rendre que l\u2019esquisse mince et le sens sec de ce wil vit et de ce qu\u2019il entendit.Mais alors il voyait pleinement, il comprenait complètement et avec une volupté qu\u2019il ne trouva jamais non plus de mots pour exprimer.Il commença donc par voir se dérouler toute la série des grandeurs et des merveilles de la\u2019 Vierge-Noire, depuis l\u2019heure où elle vint aborder en Boulonnois jusqu'à l'heure actuelle.Il comprit que la situation où il se trouvait et l\u2019état où il venait de voir Marie-Berthe, représentaient le dernier miracle de Notre-Dame ; car la Statue allait quitter cette terre bou- lonnoise.Il apprit que cette terre avait été particulièrement protégée jusqu'ici, parce qu'elle avait été exposée plus que toute autre aux attaques des divers ennemis de la France et de l'Eglise.Il entrevit, comme en une perspec- pective idéale, une suite de tableaux célestes représentant les combats que la virginale patronne de cette province vaillante et pieuse, avait livrés contre l'Esprit du mal.Il comprit que les conditions de l'antique lutte venaient d\u2019être changées par ane nouvelle incarnation de cet Esprit du mal.C'est pourquoi la protection spéciale devait maintenant tomber sur un autre pays.Il vit encore que la connaissance de tout cela venait d'être donnée à Marie-Berthe, mais que celle-ci avait lutté,au nom du privilège même que le Seigneur avait accordé aux Enfants de la Dame.Il comprit alors que ces inflexions de physionomie qu'il avait pu saisir sur le visage de la jeune fille, représentaient les diverses phases de ce tendre et mystérieux combat qui avait eu lieu entre la douce Vierge et le dernier représentant du sang de Luc l\u2019évangéliste.Touchée par ces supplications dont la chasteté, la patience, la charité et l\u2019invincible foi de Marie-Berthe centuplaient la puissance, la Vierge- Noireavait cédé, et elle avait promis qu'elle ne disparaitrait pas tout entière.Il lui sembla alors que les yeux divinement lumineux s\u2019arrêtaient sur lni avec une tendresse infinie, et lui parlaient un langage dont les mots venaient s\u2019imprimer en son âme : \u201c Je t'ai choisi\u2018 parce que tu es resté pur et bon.\u201d , Voilà ce qu\u2019il entendit.Pour quelle œuvre l\u2019avait-on choisi ?Il ne le put voir.La lumière intérieure commençait à s\u2019éteindre.Bientôt un voile de nuées bleuâtres -et diaphanes couvrit la statue miraculeuse ; mais pas toute entière.La main droite s\u2019abaissait et sortant de la nuée céleste se tendait vers lui.Il voulut y poser les lèvres.La main s\u2019éloigna.Deux autres fois, elle s\u2019approcha jusqu\u2019à lui toucher I'épaule.Il ne comprenait plus ce que signifiait ce geste.Alors il revint à lui et bondit comme s\u2019il était réveillé brusquement.Les dernières lueurs du soleil d'hiver venaient frapper les vitres.Le verre illuminé envoyait une flèche aiguë sur la main dressée de la Statue, tandis que tout le reste était enveloppé dans l'obscurité.La vision qui lui avait fait apercevoir tant de tableaux étranges avait duré quelques minutes.Il frisson- a CE .> Le Tole Ast ee Ae chests ey Thy LA NA TY ry Sed rT LTT eT hee TM Let e\u201d ad [OE i A AN - a PE Es nt HERA PUS Th, .Fc ~~ IN .wd : : .Ll DE - Te wo Phe TA Es SH 42% \u2019 14: a des La JOERNAL-DES CA GE | MPAGNES.M mAs tL da, nait.De grosses larmes roulaient sur Son épaisse moustache et ce fat en trébuchant qu'il s'approcha de la Vierge- Noire.: - Il s\u2019agenouilla comme il l'avait vu faire à Marie-Berthe, et baisa avec une humble tendresse le bas de la tunique.Puis, se relevant, il essaya d\u2019approcher ses lèvres de la main qui venait d'échapper trois fois à son hommage.Mais il fit un bond en arrière.La main lui avait semblé tressaillir sous ses lèvres.11 s\u2019'agenouilla encore.Cette fois, il pria avec cette ferveur naive que sa mère lui avait apprise quand il venait, petit enfant, admirer les pierres brillantes suspendues au manteau d\u2019or de la Vierge alors Triomphante.La vision avait bien disparu.Ia Vierge-Noire restait dans l\u2019ombre du crépuscule, mais la main apparaissait toujours dans le petit rayon de lu- miére, comme si elle eût (té détachée du corps.Il tressaillit cette fois plus vivement.Il venait de comprendre l'ordre qu\u2019il avait reçu.Il tira son sabre, le posa à terre devant la Douce Dame, comme un vaincu qui incline ses armes devant le vainqueur.Il se releva, et froidement, sans hésitation, en esclave qui obéit à une volonté indiscutable, d\u2019un coup de sabre, il détacha cette main du corps.Il la prit, la cacha sous sa veste et tranquillement, comme un soldat qu\u2019on vient de relever de son poste, il quitta la pièce.\u2014Tu n'oublieras pas que tu n\u2019as rien vu et que tu ne sais rien, dit-il gravement au portier.Personne n\u2019est entré ici depuis une heure, hein ?\u2014Par cette porte-ci, mon citoyen (Porteur-d'ordre.Mais il y en a une autre.Il me semble que j'ai vu le citoyen Chuppin Belamy et un citoyen parisien se promener sur la place de la Fédération, et je ne les ai plus vus.Je crois qu'ils sont entrés par l\u2019autre porte.Jacques haussa les épaules.\u2014A la grâce de Dieu, pensa-t-il.Mais on ne prendra pas Jacques Cazin comme un sot.Il alla s\u2019asseoir un instant sur un parapet en pierre qui séparait la Pluce de la Grande-Rue.Il voulait essayer de réfléchir à tout ce ce qui venait de lui être montré, et dont la trace s\u2019effaçait déjà dans son esprit.Il désirait surtout voir si les deux personnages indiqués ne sortiraient pas de l'hôtel.\u2018Son attention fut bientôt distraite par un grand bruit qui montait du bas de la rue.Il regarda plus attentivement.Une masse noire, grouillante, hurlante, s\u2019avançait.Des cris indistinets, des chants de victoires, des chansons patriotiques, des appels aigus auxquels des voix féminines répondaient par des lazzis grossiers, sortaient de cette masse.Les crépuscule n\u2019était pas encore assez épais pour qu\u2019on ne distinguât pas à peu près les traits des personnages.Cette masse se composait d'une notable partie \u2018de la population maritime, race de grands enfants, avons- nous dit, de grands enfants braves, criards, généreux, enthousiastes, exubérants, grossiers, et surtout très faciles à émonvoir.Plusieurs centaines d\u2019hommes, de femmes et d'enfants escortaient, en gesticulant et en dansant avec toutes les marques d'une liesse indicible, un petit groupe de vieux matelots et de vieilles mate- lottes qui, graves comme s'ils eussent tenu le Saint-Sacrement, portaient triomphalement sur leurs épaules un étrange trio d'individus, les moins faits pour triompher ensem- e.C'était d\u2019abord le capitaine Bromoe ee era retrait 2 mi quant-Bannière, se prélassant sur les épaules de Thueux, du cousin Broquant et uutres loups de mer qui le trouvaient trop lourd et abusant de la situation ; puis, le capitaine américain, sur les épaules de Loulou.Le capitaine américain se montrait avec un flegme aussi imperturbable que s\u2019il eût été sur le pont de son navire ; enfin, parut une troisième personne dont la vue fit tressaillir le capitaine de dragons.- Son visage hâlé pâlit, et une chaleur nouvelle envahit son cerveau, en chassant les nuageuses pensées qui venaient de le remplir.Il s\u2019avança vivement et presque machinalement.Mais c'était bien elle.C\u2019était bien cette troisième idole à laquelle, après l\u2019avoir à peine aperçue, il vouait un culte depuis tant d'années.C'était bien Mary-Ann Penrose.Il avait, nous l'avons déjà dit, une nature timide, modeste, rêveuse.Il joignait à une activité folle des bras et des jambes, l\u2019inertie d\u2019une âme qui se trouvait suffisamment heureuse, pourvu qu\u2019on lui permît de bâtir des Châteaux dans le pays de Tendre.Du reste, paresseux d'idées, fataliste d\u2019instinet, il attendait patiemment, en courant par monts et par vaux, en distribuant de grandes estocades, en folatrant et en goguenardant a propos de tout, que la Providence en- voyit sur son chemin le véritable amour.Les yeux d'Olympe avaient parlé d'amour à son cerveau, le visage de Marie-Berthe avait pa-!é d\u2019amour à son Ame.Il n'vait jamais voulu revoir ces yeux pleins de promesses d\u2019un amour grossier qui répugnait à sa délicatesse.Il n'avait pas non plus cherché à revoir cette physionomie angélique de la Fille de Notre- Dame.Il pressentait en elle quelque chose d\u2019exagérément idéal, qui ressemblait trop au rêve et qu\u2019on chérissait suffisamment en rêve.Alors, fuyant la flamme et lasse du songe, sa pensée cherchait à reconstituer les traits de la physionomie de Mary-Ann Penrose, physionomie malicieuse et mutine, d\u2019une dignité non plus céleste, mais vraiment féminine, et il s\u2019efforcait de deviner tout ce qu\u2019il pouvait y avoir de tendresses à la fois chastes et souriantes derrière ces yeux gais et dédaigneux, sur ces lèvres rouges, si minces et si fermes en leur dessin délicat.Et c\u2019était bien elle qui s\u2019offrait à Jui au milieu de ce groupe de mate- otes.Elle lui remuait profondément le cœur, plus profondément que n'avait fait la pauvre Olympe quand il l'avait revue la veille de son supplice, que n\u2019avait fait la belle Marie-Berthe quand il venait de la voir toute brillante d\u2019un éclat surnaturel.Il revoyait Mary-Ann au moment même où il croyait que sa destinée venait de lui être clairement montrée, au moment où il s'imaginait qu\u2019il venait d\u2019être mystérieusement et irrévoca- ment fiancé à la Fille de Notre- Dame ! Il remua le front à plusieurs reprises comme un barbet sortant de l'eau et secouant les gouttelettes qui l\u2019aveuglent.\u2014Sainte et douce Dame, murmura- t-il en pressant pieusement la main qui reposait sur sa poitrine, vous me conduirez ; je vais m'agiter de mon mieux, car je crois le moment venu d'ouvrir les yeux, et je vois une demi-douzaines de braves gens, sans me compter, en grand danger.L'\u2019homme s'agite et Dieu le mène.Encore une fois, je vais m\u2019agiter, comme un capitaine de Dragons, un peu fou parfois, peut le faire.Menez-moi.Il sourit en voyant l'air solennel de Broquant-Banniére,qui triomphait conscienciensement.Il envoya une grimace au commodore américain \u2018qui n'avait pas paru lé voir, et sans oser regarder une seconde fois Mary- Ann, il se joignit an cortège.AU CONSEIL GENERAL DE LA COMMUNE La troupe joyeuse et hurlante con- tinusit sa marche.Elle allait vers la Maison-Commune.Elle -entrs.Le Conseil-Général était plus nombreux qu'à la séance du matin.L'obscurité, mal combattue par quelques quinquets, donnait à cette réunion une physionomie lugubre.Le visage des notables était bien en rapport avec l'apparence d'\u2019antre infernale que présentait la salle.La prochaine arrivée d'André Damont n\u2019annonçait rien de bon.Comme alors tout le monde était suspect, ou sur le point de l'être, chacun tremblait.L'on trembla un peu plus en entendant le bruit d\u2019une manifestation populaire.Car, si ce peuple était le peuple des Sans-Culottes, il allait demander des horreurs ou des sottises que ces demi-terroristes n'avaient pas grande envie d'accorder ; si c'était le peuple conservateur, il allait se plaindre de quelque énormité que ces demi-poltrons n\u2019avaient aucune envie de corriger.Quand le maître distillateur aper- cut les bonnets rouges des matelots, il respira un peu.C'était le peuple en Culottes qui paraissait, et celui-là on pouvait le berner avec moins de danger.\u2014Que voulez-vous citoyens marins ?demanda solennellement Saddet.On avait posé sur le plancher les trois triomphateurs et la foule se groupa serrée derrière eux.\u2014Pour lors, dit gravement le ci- devant porte-bannière, il y avait eu, comme ça des mots entre moi et quelques faillis chiens, novices mate- luches, moussaillons, - gendarmes, volontaires et autres dragons comme on en voit sans avoir besoin de chausser ses bésicles.Il s'était fait comme ça, que Broquant s'était rouillé à porter la bannière de St-Pierre.C'est bon.Je dis à cousin Broquant, à cousin Thueux, et autres vieux capitaines connaissant les choses, que je faisais un pari.Quel pari ?me diras-tu, maire Saddet.20° J'avais parié que je m'en irais visiter tous les petits ports de la côte anglaise pour voir les préparatifs qui se faisaient là contre nos côtes.Il était dit, dans mon marché, que je ne me rendrais pas, mais que j'avais le droit de couler ou de me faire sauter sans perdre mon pari.\u2014Citoyen, rien ne nous étonne de la brave population boulonnaise, dit avec la même solennité le maire Saddet.' \u2014O'est bon.Moi, j'en vois bien ici à quije ne me serais pas adressé pour m'asccompagner.Nonobstant, je n\u2019eus qu\u2019un mot à dire pour compléter mon équipage.Pour lors je visitai cinq ports.Le tour de Margate arriva.J'avais rencontré une voisine avant mon départ, qui m'avait dit : \u201c \u2014En passant, dites-donc, capitaine, vous pourriez prendre à Margate une jeune fille qui a besoin, pour ses affaires de venir à Boulogne.Vous la reconnaîtrez à ci et à ça.\u201d J'avais répondu : \u201c J'ai réfléchi.) C\u2019est dit.\u201d } Zabelette et Zaqueline et la moitié de l'assemblée pleuraient de joie et de fierté d'entendre si bien parler.\u2014Hier au soir, donc, j'étais par le travers du port de Margate, et je louvoyais, et j'allais entrer dans le port, lorsque je vis un petit batelet caché derrière la jetée qui s'avance vers ma vieille Etoile-de-la-Mer.Ah ! j'avais oublié.Faut vous dire que j'avais mis quelques canons, espingoles et pistolets, \u2018pour faire un peu de musique, sur la mer jolie.Je reprends.Dans ce batelet, il y avait une jeune fille, belle comme un petit ange du bon Dieu et brave \u2018| comme un vrai matelot.\u201c \u2014O'est mioi, qu\u2019elle me dit, que vous venez chercher,et que je vais à Boulogne pour voir.mon amie Marie-Berthe Déladame,.qui\u2019 a! été élevée avec moi, ét'queé je m\u2019ennnie d'elle.Seulement motus et filons.J'ai embrassé papa et maman (car elle est trop honnête pour décampa- tivos sans qu'on lui ai graissé les bottes d\u2019un peu de bénédiction paternelle) ; en avant marche.\u201c Vous avez dans votre ville un gredin qui a découvert le pot aux roses : et pour vous empêcher de me ramener à Boulogne, il a fait assavoir, par un contrebandier, que vous avez intention de venir jusqu'ici.Adoncques, il y a un navire de guerre ici quelque part qui vous guette.\u2018* \u2014 Mais, dis-je à la belle fille, il n\u2019y a pas de traître et de vaisseau à trois-ponts qui tienne ; j'ai dit que j'entrerais dans le port de Margate, et j\u2019entrerai.Vous, la jolie fille regagnez la maison de papa et maman.\u201c \u2014Eh bien, moi, qu\u2019elle\u2018m\u2019a dit comme ça, j'ai dit que j'irais voir mon amie Marie-Berthe et les braves matelots boulonnais, et j'irai.\u201d Naturellement, le bon peuple applaudit avec fureur, et le Conseilgénéral témoigna -par des sourires qu\u2019il prenait intérêt à la narration.\u2014J\u2019entrai donc, je visitai tout de mon mieux et je ressortis.Mais voilà que, le grand matin venu, je vis une corvette de 86 canons qui accourait sans crier gare.Elle cria bientôt.La vieille Etoile des Mers se conduisit bien, parce que, naturellement, aves six canons, j'avais commencé à prendre chasse.J'arrivai bien en face des côtes du bon pays.Mais la corvette avait gagné.Vous \u2018avez entendu le canon.Que pouvais-je faire ?Je rendais bien coup pour coup six fois, et puis j'en recevais trente sans riposter.Ils attendaient que je me rendisse ; vous comprenez, ces gens, ils ne savaient pas que j'avais parié.Dame.je n'avais plus qu\u2019une moitié de mât.Ils envoyèrent deux chaloupes pour m\u2019amarrer.J'en braisillai une avec un de mes petits canons, et nous regimes si bien l\u2019autre, qu'ils s\u2019en retournérent un peu plus légers qu\u2019ils n'étaient venus.Alors la canonnade continua.J'avais déjà quelques boulets dans ma coque.Je dis à la jolie fille : \u201c \u2014Nous gouvernons mal, nous n\u2019avançons plus beaucoup.Les cousins boulonnois ne viendront pas assez tôt à motre secours.Nous commençons à embarquer.La moitié de l'équipage est occupée à pomper\u2019 Dans une demi-heure, ure heure au plus.Vous avez encore une demi- heure a regarder ce beau soleil du bon Dieu.\u201d Elle palit bien un peu, et sans rien dire et sans pleurer, felle se mit à prier.Puis elle me dit: \u201c \u2014Je ne suis pas heureuse, j'aime quelqu\u2019an que je ne connais -pas beaucoup ; je meurs sans trop de regrete, père Broquant.\u201d Jacques Cazin, qui était perdu dans la foule, tressaillit en entendant ces paroles.On eùt dit qu'elles s\u2019adressaient à lui.En tout cas, elles lui apprenaient que Mary-Ann n\u2019était pas mariée.\u2014Tout à coup, continua l'orateur, je fis \u201coh!oh!\u201d Je voyais deux corsaires sortir du port de Boulogne.Mais ils devaient arriver trop tard et puis ils n'étaient pas de force.\u2018 Oh ! oh !\u201d\u2019 fis-je encore.Cette fois-ci c'était le bon coup.Ah! vous comprenez bien, vous autres gens de terre et de cemmerce, la joie qu'il y a à sauver sa peau, continua le vieux marin en regardant avec mépris les Conseillers communaux.Mais vous, camarades, dit-il en se tournant vers le peuple- . Le + PUL Tee ae ERT AE et : .+ - AA Hi JOURNAL DES CAMPAGNES 16 matelot, vous comprenez le bonheur dè sauver son pauvre navire .qui craque sous vos pieds, et les braves ens qu'on commande, et qui ne disent rien parce que ce sont de braves gens, mais qui pensent à leur mère, à leur fiancée et à la vie aussi que le bon Dieu nous a donnée pour en jouir.Ah !ah! quand j'ai vu le drapeau du pays (blanc ou tricolore, ça ne fait rien) sortir de la jetée, porté par un beau chasse-marée canonniére, je pleurai, oui.Je n\u2019attendais pas un navire de guerre dans le-port de Boulogne, et de fait il n\u2019y en pas avait.Mais ce brave-là s\u2019est dit : * C'est les Français qui se sont battus il y a quinze ans pour l\u2019Amérique, je vais le leur rendre.\u201d\u2014\u201c Allons, matelots, que je criai, laissez l\u2019eau monter ; aux canons, nous ne coulerons pas avant deux heures d'ici.\u201d Ah! je me remis à pointer de and cœur.Mais, bernique ! quand es faillis chiens virent la - petite flottille qui s'avançait, adieu ! Plus de corvette.Et voilà.\u2014Le Conseil-général de la commune de Boulogne vous vote, a vous et à votre équipage, capitaine Broquant, les félicitations de la patrie.otre belle conduite sera affichée et mention sera faite au procès-verbal.\u2014Et chaque fois que l\u2019Etoile-des- Mers se mettra en route, continua le ci-devant porte-bannière avec un sourire austère, Saddet lui offrira une demi-ancre de geniève non baptisé ! Mais ce n'est pas ça.Voilà ce que nous avons décidé de réclamer, le peuple de la Beurrière, les cousins et moi.Et d\u2019un, vous allez rechercher le traître, le gueux, l'argousin qui a voulu livrer à l\u2019Anglais un brave navire français avec ses mateluis et son capitaine.Quand on l'aura retrouvé, ce chien- là, quand-ce serait le plus huppé de vous trois\u2014car le contrebandier a dit ue c'était un des principaux de la publique en ville\u2014on n\u2019a qu\u2019à .nous le prêter pour une heure, hein, voisins, nous enlèverons à tout jamais, à n'importe qui, le goût d\u2019en faire autant.Une acclamation féroce d\u2019applaudissements sortit de toutes les lèvres.\u2014Vous pouvez être tranquille, dit Saddet, la République ne laissera pas un tel crime impuni.\u2014Numéro deux : nous voulons que ce brave Américain qui nousa sauvé la vie et qui s\u2019est jeté courageusement en avant pour la défense de la marine beulonnoise soit honoré, et qu'il reçoive une récompense de la ville.Vous chercherez-ça.\u2014Citoyens, dit solennellement le maire, vous devancez nos vœux les plus chers et les obligations les plus sacrées.\u2014Alors ¢a va bien.Mais jo vais finir.Cette belle .fille-1a, que nous avons portée en triomphe, qui a tenu bon, qui s'est exposée pour m'avertir, qui n\u2019a pas voulu nous quitter, qui s\u2019est fiée à la parole des marins boulonnais, vous n\u2019allez pas - lacoffrer, comme le reste de ses compatriotes.Tous les regards se portèrent sur la jeune fille, qui était restée presque aussi impassible que l\u2019Américain son compagnon de triomphe.Ils n'avaient pas échangé un seul regard entr'eux deux depuis qu\u2019ils étaient arrivés dans cette salle.Mary-Ann fixait sur les notables ses claires prunelles où la malice et le dédain se succédaient vivement, mais qui laissaient toujours deviner le fond énergique et ardent de son âme, comme ces petits nuages que la brise d\u2019été promène sur le soleil sans parvenir à en cachet la splendeur.Elle évitait obstinément de tourner ses yeux du côté de la salle où Jacques dominait, de sa grande taille, le groupe qui l\u2019environnait.Lui, non trats à y manquer.moins obstinément la dévoraient da regard.Il admirait avec quelle grâce la jeune fille s\u2019était développée et comme son corps plus souple, ses gestes plus aisés donnaient plus d'attrait encore à ce teint d\u2019une fraîcheur incomparable, et à cette rondeur de formes qui avait remplacé la maigre gentillesse de l'adolescence.La demande du capitaine Broquant embarrasseit siugulièrement l\u2019aréopage municipal., La prochaine arrivés de Dumont et l'état de suspicion où ils se savaient les engageaient à éviter soigneusement toute fausse démarche.\u2014Brave capitaine, dit le maire, et vous, mes amis, représentant cette classe éminemment patriote de la population, vous avez l\u2019âÂme trop civique, trop pénétrée du respect dû aux lois de la République pour vouloir y manquer, ou forcer vos magis- Or, que disent les décrets de l\u2019Assemblée nationale et du département : Tout étranger sera incarcéré, ses papiers et ses effets seront saisis\u2026 \u2014Comment saisis ! comment saisis.! s\u2019écria Broquant en frappant un grand coup de poing sur la table du maire.Vous allez lui prendre ses effets maintenant.Ce n\u2019est plus le moment de réfléchir ! Comment ! voilà une honnête jeune demoiselle qui laisse son pays, son père et sa sa mère, pour venir avertir des matelots français qu\u2019on les a trahis ! Et le traître se promènerait dans .Boulogne ! il est peut-être ici ! et la jeune fille serait emprisonnée, et on lui prendrait ses effets ! \u2014Faudra-t-il pas aussi que nous aidions le Conseil-général à la déshabiller,hurla Zabelette,dont les paroles farent couvertes d\u2019applaudissements pour le capitaine et de menaces pour les notables, qui hésitaient de plus en plus.\u2014Eh bien ! moi, s\u2019écria Chuppin en s'avançant, je m'oppose, au nom de la Société Populaire.La municipalité n\u2019est rien sans le Conseil de Surveillance, qui n\u2019est rien sans la Société Populaire, dont j'ai été le vice-Président.Je m\u2019oppose à ce qu on accorde le privilège demandée demande que cette fille-]là soit emprisonnée sévèrement.Si la place manque dans les prisons, on peut choisir la maison d\u2019un honnête patriote, et je mets la mienne à la disposition de la patrie\u2014à qui on pourra confier l'oiseau.Qu'est-ce qui nous dit que cette fille là n\u2019est pas un espion de la perfide Albion, qui a surpris la bonne foi du brave capitaine Broquant ?Regardez-là ! Si on ne dirait pas, à la manière effrontée dont elle se tient dans ce sanctuaire auguste, illustré par notre présence, oui, ne prouve-t-elle pas bien qu\u2019elle n\u2019est qu\u2019une aventurière, une coureuse.Un coupde poing qu'il recut surla téte coupa la phrase, et envoya l\u2019orateur sur le pavé.Le capitaine de dragons se baissa, le regarda et le repoussa du pied.Puis, se retournant du côté du Conseil, assez ému de cette exécution sommaire, il dit tranquillement : \"Respectable maire, auguste aréopage, qui honorez ces lieux de votre présence, ces lieux où je me permettrai toutefois de dire\u2019 qu\u2019il manque quelques quingaets.On ne lui laissa pas continuer son discours.Trois ou quatre individus, sur un signe de Poussaton\u2014il était, en effet, sorti du District après Jacques, et il ne l\u2019avait pas, depuis lors, erdu de vue\u2014se précipitèrent sur ui.Il s\u2019en débarrassa avec une facilité qui l\u2019étonna, et avant que personne eût eu le temps d'intervenir en sa faveur.Il se tourna vivement du côté ou les agresseurs, seconés par lui, se réfugiaient tous également \u2014 ce qui augmenta son étonnement.\u2014 Il vit l'un d'eux dire deux mots à l\u2019oreille d'un autre \u2018personnage que l'obscurité ne lui permit pas de bien distinguer.: _\u2014Hé ! pensa-t-il, voilà des gens qui ont l'air de vouloir bien plutôt me tâter que me battre, et qui vont rendre compte de leur expédition.11 se garda bien de porter la main a sa poitrine, mais en se cabrant et en rapprochant ainsi la veste du corps, il sentit qu\u2019il avait toujours la précieuse relique.: À ne s'était pas trompé, Au reste, et I'un de ses assaillants avait dit vivement à l'oreille de Poussaton : \u2014J\u2019ai passé mes mains de haut en bas.Il a quelque chose comme un morceau de bois ou de métal sous sa veste.Je n'ai pas pu l\u2019enlever.Veste trop bien boutonnée.Tout cela s'était passé fort vite.Chuppin restait étendu.La crainte de toute autorité brutalement révolutionnaire était si servile que ni le maire, ni aucun des conseillers- généraux n\u2019avaient osé porter secours à un homme blessé par les mains d\u2019un ami d\u2019André Damont.\u2014Enlevez-moi cet imbécile-là, dit Jacques.Donnez-lui un verre d'ean- de-vie.Cela le fortifiera pour recevoir de nouvelles pichenettes.Main: tenant je reviens à mon affaire.La générosité d\u2019une âme républicaine, vénérables conseillers, et le respect qu\u2019on doit avoir pour les braves et honnêtes femmes,\u2014 n'est-ce pas, vous autres ?continua-t-il en se tournant vers le populaire, \u2014ne m'ont pas permis d\u2019entendre dire qu\u2019une jeune fille qui s'était volontairement confiée à la magnanimité de la démocratie française, une courageuse fille qui avait risqué sa vie pour sauver des marins français, fût traitée de coureuse.Triste gamelle ! .Un applaudissement à faire trembler les murailles prouva que l\u2019orateur avait touché juste.\u2014Maintenant, conclut-il, l\u2019affaire me paraît décidée.Le colomniateur a été puni.Rien n\u2019empêche cette hôte de la République (vous ne confondrez pas hôte avec ôtage) d\u2019aller où bon lui semble.Pour prouver à l'Europe entière et aux tyrans coalisés, ainsi qu\u2019à leurs vils séides, que toutes les vertus sont bien à l\u2019ordre du jour en France, pour démontrer à l'humanité que nous avons dressé des autels à la Pudeur, je propose de décréter : \u201c Le capitaine Broquant, pour récompense de sa belle conduite, sera \u2018autorisé à conduire la jeune étrangère jusqu\u2019à la porte de son amie.\u201d Ce décret fera rugir sur son trône l\u2019infâme Georges d\u2019Angleterre.Je propose oncore un autre décret : \u201c Le citoyen capitaine de dragons, porteur-d\u2019ordres du représentant André Dumont, sera prié d'\u2019escorter pendant l\u2019espace de cinq cents pas le commodor américain.Le capitaine sera prié de se rappeler quelques mots d'anglais pour converser avec le héros étranger.\u201d Ce second décret fera tressaillir les mânes de l'illustre républicain Washington.Ce ne fut plus de l'enthousiasme, ce fut du délire.Broquant, très fier de faire rugir l'infâme Georges et de faire tressaillir les mânes de Washington, sortit solennellement.Il conduisit Mary-Ann jusqu\u2019à la rue Saint-Jean.Jacques avait salué Mark avec autant de gravité que s\u2019il eût été en présence de tout le congrès des Etats-Unis.\u2014OCapitaine, dit-il en Anglais, la ville de Boulogne, pour vous remercier du grand service que vous aviez l'intention de lui rendre et pour vous faire honneur, a désrété.que j'aurais l'avantage de vous accompagner.\u2014Bien.Je remercie la ville, comme je le dois, dit le flegmatique Américain.Jacques regarda du coin de l'œil dans la direction de Pous-aton.Il vit se détacher du groupe deux individus qu\u2019il soupçonna être chargés de l'espionner.Il quitta,en réfléchissant, la maison commune, suivi de l'Américain toujours austère et silencieux.: Poussaton, après avoir donné à ses deux espions l'ordre deviné par l'officier de dragons, se mit à parcou- Tir les groupes qui assiégeaient la porte de la maison commune.Il parvint à rencontrer Inglevert, qu\u2019il cherchait.\u2014Je sais que l'on peut compter sur toi, dit-il, d'autant plus que tu travailles en faveur de la Révolution peur ta satisfaction personnelle et sans idée de récompense.,Ç \u2014Et pour faire cogner ces bourgeois, qui se moquaient de moi et me battaient avant que je fasse devenu méchant.\u2014Sois tranquille, le peuple les exterminera.Mais réponds-moi.Il y à six ans, quand je me sus laissé berner comme un sot par Olympe de Gouges, par Gengulphe Deladame et par quelques autres que je n\u2019ai pas oubliés, tu avais des relations avec l'hôtel Dambron.Et maintenant ?\u2014Maintenant je suis de la maison ; on m'y loge depuis que la Pau- Vresse m\u2019a chassé, et on m\u2019y nourrit quelquefois pour les services que je rends.\u2014Peux-tu aisément voir et savoir ce qui se passe dans les chambres des voyageurs.Inglevert fit un signe affirmatif en éclatant de rire.\u2014coute, lui dit tout bas l\u2019agent parisien, sache si le capitaine de dragons dépose, ce soir, en se déshabillant, un objet dur, en bois ou en métal, quelque part dans sa chambre et dans celle qu\u2019il a retenue pour le représentant, et qui est voisine.\u2014Et le représentant emmènera-t-il en prison 400 bourgeois, comme il l\u2019a fait dans son dernier voyage ?\u2014J\u2019en réponds, va te mettre aux aguets.Tu demanderas, en récompense, ce que tu voudras.Jacques et l'Américain avaient gardé le silence aussi longtemps qu\u2019ils avaient traversé les petits groupes de la foule, qui s'écoulait entement.Quand ils furent sortis des portes de la Haute-Ville, et arrivés à la grande place qu\u2019on nomme l\u2019Esplanade, ils ralentirent le pas.\u2014Capitaine, dit brusquement l\u2019Américain, toujours en anglais.Jacques se pencha vivement à son oreille et lui dit à voix basse : \u2014Commandant, si vous n\u2019avez pas deviné que nous sommes espionnés, vous êtes un triste compagnon de voyage.Et retenez pour votre gouverne que, tout étant changé en Révolution, le meilleur moyen de se cacher, c\u2019est de se mettre en pleine lumière.Il l\u2019entraîna vivement jusque sous le reverbère du haut de la Grande- Rue ; et ils vinrent s'appuyer contre | une muraille.\u2014Lâ, dit-il avec son bon sourire \u2018goguenard.Les imbéciles se diront naturellement que si nous nous mettons en pleine lueur, c'est que nous n\u2019avons rien à dissimuler.Quant à ceux qui, plus malins, chercheront à savoir l'idée saugrenue qui nous amène là-dessous, eh ! bien, les reflets les retiendront hors de la portée de la voix, et ils n\u2019entendront que ce que je voudrai bien leur laisser ouir.Tenez, il faut que j'en aie le cœur net.Il faut que je sache si j'ai pour espion un homme fort.(4 suivre.) \u2014re{m\" i 36 Heder wr pe .Nouvel Agent M.Elzéar Bédard est lo seul agent | de Québec autorisé a recevoir des abonnements au Journal des Campa- \u201c £nes, à percevoir de l'argent des souscripteurs et à leur délivrer des reçus, etc, etc.M.A.Langlois a définitivement résigné son agence.Adresse : Elzéar Bédard 9 Rue Buade, Québec.ee e\u2014 La Consomption guérie Un missionnaire des Indes Orientales ayant communiqué à un vieux médecin, retiré de la pratique la recette d\u2019un «simple remède végétal pour la guérison prompte et permanente de la consomption, de la bronchite, du catarrhe, de l\u2019astme, et de toutes les maladies de la gorge et des poumons, ainsi que d\u2019un remède pour la guérison sure et radicale de la débilité générale et des maladies nerveuses.Ce dernier aprés avoir fait l\u2019expérience dans des milliers de cas des pouvoirs curatifs étonnants de ces -remèdes sont qu\u2019il est de son devoir de la faire connaître au public.En conséquence la recette avec tous Jes détails.la manière de préparer le remède et de s\u2019en servir, et toute instruction ou avis nécessaires pour obtenir vousmÿme votre guérison, vous sera envoyé gratis, au retour de la malle, sur réception d\u2019un timbre ou d\u2019une enveloppe timbrée à votre adresse.S\u2019adresser au Dr J.C.Raymon, 164, rue Washington, Brooklyn, N.Y.Québec, 19 octobre 1882\u2014Ian.664 MARCHES DE QUEBEC.Farine et Grains.Québec, 31 juillet 1883.Farine.\u2014sup.extra, baril, 196.$5.40 a 5.60 BXra eee sevcceses or \u2026.\u2026 530-a 540 Forte pour boulanger.5.60 a 6.60 Extra du printemrs.\u2026.5.15 a 5.25 Superfine No.2.~ 4.40 a 4.70 FING 0000 sossossaes a0000 4.25 a 4.40 } sines en poches, de 100 livres.2.55 a 2.60 « de seigle en quart.0.00 a 0.00 Maïs ou blé d'Inde blanc, par 200 livres.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.3.60 a 370 \u201c Mais ou blé d'Inde jaune, \u2019 200 livres.c.coeeeree 3.50 6 3.60 Grninn\u2014Blé de semence (rouge par 60 livres\u2026.0.003 0.00 Pois * sive.1,03 a 1,10 Faves le minot \u2026 2.00 a 2,50 -Avoine 32 livres .042 a 043 Son par 100 livres.0.75 a 0.80 Gruau par 200 livres.5.75 a 6.00 Poin par 100 bottes.8.00 a 10.00 Paille par 100 bottes,.3.00 a 4.50 Orge par minot.«.0.85 a 0.70 .Provisions, Etc., Etc.' \u2019 Québec, 31 juillet 1883.Beurre frais par livre.\u2026\u2026.$0.18 a 0.19 \u201c salé «© \u2026 0.15 a 0.16 Patates par minot.50 a 0.60 @Eufs par douz.«.16 a 0.18 Sucre d'érable par liv \u2026 0.08 a 0.10 fromage, par livre.0.15 a 0.15 Oignons par Caisse.\u2026\u2026\u2026.=.3.00 a 3.00 Pommes par baril.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.4.00 a 5.00 Oranges par baril.sc.00010000.13.00 @ 14.00 Citrons par baril.wn 8.00 a 10.00 Lards, Jambons, Etc, Etc.Québec, 31 juillet 1883.Lard frais par 100 livres.$10.00 a 11.50 \u201c frais par livre.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.- 011 a 0.14 woggld Haines 0.13 a 0.13 dambons frais par livre.0,10 a 0.10 fumést \u2018 cancocvesscss » 014 6 0.14 Lard Mess, 200 livres.21 50 a 22.00 \u201c Mince, oo 1850 u 19.00 \u201c Prime Mess, \u2018* * .18.50 a 1900 \u201c Engl.P.Mess, \u201c\u201c \u2014 .20.50 a 21.00 \u201c Extra Prime, : + \u2026 17.00 a 18.00 Saindoux en SCeAU.ccereameccecnenes 2.75 à 2,75 Poissons.Québec, 31 juillet 1883.Poissons\u2014Séché le quintal\u2026\u2026\u2026$5.C0 a 5.50 Moruoverte le baril \u2026\u2026 5.00 a 5.00 Saumon No.1, baril de 200 1ÏVROS .\u2026\u2026.20.00 a 20.00 Seumon N.1,la livre.0.13 a 00.14 Hareng du Labrador.4.00 a 6.25 Volailles.Québec.31 juillet 1883.Dindes couple.see tes ces cscs $2.00 a 4.00 Volailles © @° eee esesnessstowecsens 0.90 a 1:00 Poulets « morcoasce éstoe00e os 0.30 a 1.00 Oies « vescucos vostucoe00se 1.50 a 2.00 Perdrix « vocncosesseusog oou0es 0.00 a 0.00 Canards « 000880 000080 Se000000s 0.78 a 1.00 + 18e at ae i .Sh .* C4 CE OA i it.DHE \u2018| Repos et confort pour 16s\u2019 inalndes.LA PANACHE 0x8 PAMILLES DE BROWN n'a us d'égul pour guérir les douleurs tibterb-» et externes.Elle guérit les dou leurs dans le côté, le dos ou.les instes- tins, le wal de gorge, le rhumatisme, le mul de dents, le mal'de reins etc.atc Elle purifiera le sang promptement car son action est puissante La panacée domestique de Brown, est reconnue comme le meilleur remède, possédant double force d'aucnn autre élixir ou liniment dans le monas et devrait se trouver dans toutes les familles afin de l'avoir sous la main en tout temps, car c'est le meilleur remède dans le monde pour les crampes dans l\u2019estomac et douleurs de tontes sortes.' 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