Journal des campagnes, 25 octobre 1883, jeudi 25 octobre 1883
[" «shine eine sd ru di WT o i: REY ry 19 ots ti ct lh Che adie pe À 5 vies.sm.23 .NE .it 1 + \u201cyl = sl feet = vids A =o a.\u2018 FER He wpe lb ! 0: URNAL-\" 4 Mat Tad diss 4 asi I {: bh sinh JF 1198 EDITION HEBDOMADAIRE, ! -Paraissa nt tous les \u2018JEUDIS, et contenabt- sou, f; ;* .les nouvelles de la;semaine, .,.Prix} de l'abornemént-\u2014-UNB' PIANÈRE, 7 POUR:LA FRANCE 236 FMANON 3.) | 4 \"Strictement \u2018 payable (d'avance: : ha Imprimé et publié; par\u2018.LEGER BROS! EAU, Tr BDITEUB-PROPAITAMY oie \u2018 \u201cNos, Rue Buade, E | v.; Qube: a \u201cParis, 26 septembre, .La \u201c Fédétation française des groupes\u2019 socialistes de-la Libre.Pensée \u201d a\u2019 \u2018avert dimanéhe, a 1d salle Molière, | 169, rae Saint-Martin, \u2019 son * congrés universel \u201d.\u201d On\u2019 sait à la - suite de quels incidents ce cüngrès avait été réuni.\u2018Le (Congrès de 1881 avait décidé la coñvétatiôn d\u2019une notvelle assemblée universelle à i Rome, en 1882, et il ayait;\u2018à \u2018cet effet, nommé une commission \u2018spéciale d'organisation.Lors: du \u2018congrés de\u2019 1882, cette eommission avait demandé\u2018de remettre le congrèr au mois d'avril 1888, date qui, \u201c paraissait entrer dans les convenances des libres penseurs italiens\u201d.Ce-retard avait été accepté avec assez peu d'enthousiäs- me par les adhérents.Aussi le mécontentement devint-il manifeste lorsqu'on apprit que le congrès de | to Rome, reculé de nouveau pour des ai, raisons diverses, serait remplacé en- |: core, en 1888, par un congrès tenu à Paris.Cette série de mécontentements a eu un effet sensible sur le congrès inauguré hier, ealle Molière.D'abord, bien que le congrès fût qualifié \u2018d\u2019universel, le nombre des \u201c groupes \u201d représentés, était peu considérable.La \u2018vérification des pouvoirs, le matin, à dix heures, a été faite dans le sens le plus large, et, néanmoins, quarante ét un gronpes seulement se sont trouvés répré- sentés.La première séance publique a cu BOUT ve STL Le x / TE = d - TR \u201cE industrie 4 ve whore ertossto O4 ab \"2 Del dng | conti Se tel , = son aL == es me, rricole- doit to JIL oo igi dans i Hopi mid à deux\u2019 aii | res, sous la présidence dil citoy en DES.cAMPAcES E eoffroy, assisté des itôyens r- lette; Grosse = ee et des\u2019 hr > | citoyénnes Gérard et ,Chervin, salle était dép orée de drapery ol ges.frangées d\u2019or, portant es Jour criptions dési guet \u2018aprondiéecie int ou la localité \u201creprésentée.Les Tibres \u2018pentétits; \"Gutrd\u2019 tii \u2018brkssard \u2018fouge \u201cattaché da: bras gauche}! portaient\u2019 à 1a Vétioiinière de \u2018leur vêtement un morceau d'étoffe couleur sanguine.On dit qu\u2019on ne distingue le bon et ?lle mauvais libre penseur \u2018 qu\u2019à l\u2019ac-|.centuation plus ou moins écarlate de ées.insignès.! - Da La première question à à Vordre ah jour était : le compte-rendu - de - la |- -** commission: d'organisation du'con- rès de Rome'\u201d.Le secrétaire venait \u2018en commiehcer la lecturé-lorsque le | citoyen Morin} .ancién conseillér.mu- | nicipal de\"Paris, franc-magon, membre de Ja * Ligue- \u2018d\u2019enseignement \u201d, \u201cde \u201cla « Ligue anticléricale \u201d, veut \u2018s'installer sui l'estrade sans montrer de papiers \u2018qui l'acéréditent en quà- \u2018lité de délégué au congfès.: Malgré \u2018ses titres de\u2019 ligneur émérite\u201d, le \u2018citoyen Môrin est Evince.« On ne connaît que les pâpiers ! s\u2019est écrié le président avec dignité.Les papiers' seuls justifient les titres.\u201d\u201d\u2014 \u201c Mais c\u2019est dela bureaucratic ! * s'écrie le vénérable citoyen Morin \u2018indigné, pendant que le \u201c ligueur \u201d Le Grandais détourne l'attention de l'auditoire en venant faire le procès de la + commission d'organisation du congrès de Rome.\u201d Comme secrétaire de groupe du dix-huitième arrondissement, le-ci- toyen Le Grandais propose l\u2019ordre du jou r suivant : \u201c66 La Fédération française des groupes socialistes de la Libre Pengée, réunie en congrès, le 23.septe 1888, salle Moliére, adresse un blame aux membres de la commission chargée d'organiser le.ones de Rome, et les invite, en outre, comptes.* Elle décide également que, dorénavant, les membres chargés d'or niser le congrès, seront pris exclusivement parmi ceux qui font partie de la fédération.\u201d .:-.Cet ordre du jour a été voté par hl .n FIX suture far ed ir i; préfet d\u2019Avesnesrendre leurs | Lb.Assemblée Sood fe -nod'b soins! vi \u201cD gr i +, su 38.voix contre une, et doux sbalon- tique; 5 0 -rBüdis M.Schacre, jeune, \u201carchitecte dont mous avons eu occasion de sin le zèle libre penseur, a donné ote d'un rapport .aussi violent qu'iterminahle,et qui conclut, naturellement la ar \u201cde PE du:gon-! sort, isépsiration \"Eglise et | da Peay i Ja\u2018'snppression du dart des cultes, On s'ést: séparé en remet \", tant- au.lendemain.Jacsuite.ide da; discussion.ah + + PS PP Cut Eu © il 7 40; Bu 2.Éerel aération Paris ©! \u2014 a tt, i \u2018Le voyage: du roi, de Bruxelles ; Bi Paris, s'est effectué:dans le train: du: roi des Belges, imis:à- la, disposition d'Alphonse XI Jae! 4 Pao VC ~ A onze heures vingt-cing.minutes\u2019 \u2018du matin, le;jeune souverain- agrivait |, a la -gare-frontière de Feignies.Pendant les cinq minutes \u2018d'arrêt du train royal, il a été reçu sur -le quai.de la gare par M: Cambon.préfet du Nord, accompagné du secrétaire général ; de M.Praneuf, vice-président du conseil de préfecture ; de MM.de Joppé et Laporte, conseillers de préfecture, et de M.Paquet, sous- M.le général Hubert de la Hayrie, commandant la 1re brigade, M.le colonel Dufaud du 8e cuirassiers, et son oflicier d\u2019ordonnance, M.Lourdat, lieutenant au 48e de ligne, assistaient également à la réception.M.le colonel Lichtenstein, du 20e dragons, officier d'ordonnance du Président de la République, et M.Mathias, chef d'exploitation du chemin de fer du Nord s'étaientirendus à la frontière pour recevoir le.roi.Au delà de Feignies le convoi n\u2019a fait que traverser les gares.\u2026 ; Pendant que le roi d\u2019Espagne filait à toute vapeur vers Paris, voici.ce qui se passait aux abords de la gare u Nord : À deux heures de l'après-midi, un escadron du Te cuirassiers a quitté la caserne du quai d'Orsay pour se - { rendre à la-gare du Nord, traversant la place de fa Concorde, la rue Royale, le boulevard des Capucines, la .plac» de l'Opéra et la rue Lafayette.Immédiatement la foule a commencé pus YY LTT TAL ours s être.TH Tage.de i Figheisi à sh SATO | - dun, 2 50% étébré brë ; 1683 Légi«lative Ant, Pe I ~~ Feniaf AT Huo.ess Loon days Lin loves ur Lada sb tires or ! rl \u201cL \u201caoe HET na ETRE 1 fe is, sr à se porter : vers la gare, où Tosca cüi- Tassiers sont arrivés à deux \u201chetires et demie, en méme temps qu\u2019un bataillon à à pied de la garde républicaine.Plusieurs brigades de gardiens de la paix ont alors\u2019 fait Éva- \u2018éüer.l chaussée.Les cuirassiers se sont, masgés sur I le boulevard: Denain, \u2018êt Ta ligne\u201d a ops ipé les abords\u201d de la gate, ns lagu elle le jataillon.de.Ja garde; épubl Sane a; nétré- pour Icndfe \u2018les\u2019 \u201chonneurs- militaires à | l'arfivée du train.\u201d Les.membres du corps: diplomatique, les ministres, le goavérnement militaire de Paris, le oi préfet, de Poe le- personnel de \u2018ambassad Espagne, sont artivés Picken dh 4 partir \u2018de trois heu- tes et demie, \u2026 Jules Grévy, Prési: dents de la R publique, accompagné ges, Te bre 8 de la, maison \u201ccivile et aire, ést \u2018entré.dans le \u201d \u2018salon de pee la gare.1.0 1, : À l'arrivée du Président dela Ré- \u2018publique; di moment\u2019, méme ou la foule massée près dela\u2019 \u2018grande cour d\u2019arrivée grondait déjà-et essayait ses sifflets, il h\u2019est-lroduit un incident que la Paix, journal: de l\u2019Elisé, \u201d raconte non \u2018sans \u2018quelque aigreur à l\u2019adresse de M.\u2019 Jules Ferry, et qui ferait croire, dit ce journal,'\u201c:que l\u2019on a négligé, en réglant le cérémonial'de la: réception du roi d'Espagne, un cerlain nombre de mesures que commandaient cependant les circonstances \u201d.42 M.le Président de République est arrivé à la gare\u2019 trois heures trente-six minutes de l'après-midi : on avait probablement oublié d\u2019indiquer à M.le Président l\u2019endroït exact où il devait descendre, car la voiture dans laquelle il se trouxait s\u2019est dirigée vers la cour Est dela gare, connue sous le nom de \u201c cour d'arrivée\u201d.Il a fallu, dit la Paix avec un dépit mél dissimulé, toute l'obligeance du fils de M.Mollard pour remettre la voiture présidentielle dans le bon chemin, et l\u2019amener sous la marquise Qui se trouve auprès de-l'entrée principale de la gare du Nord.On a remarqué avec surprise qu\u2019au moment où le chef de l'Etat descendait de voiture, les troupes qu \u2018ont point rendu, les cie mmétrs militai ps De plus, M YY: est descendu \u2018dé voiture uy .Jules rite fa.+ PEGE ag, tr Ne.ws.Fêrry:causait dana;la gare avec\u2018des membres dn \u201cforps \u2018diplomatique, sans se soucier le moins du monde du devoir qu\u2019il avait à remplir, d'aller au devant du chef de I'Etat.Cependant, la foule grossissait toujours,et plus de 40 000 personnes encombraient la rue de Dunkerque, la place de la gare, le boulevard Denain, la rue Lafayette et le boule-, vard Magenta.Les crieurs de journaux vendaient ou distribuaient \u201c oratuitement \u201d des placards ignobles, remplis des injures les plus grossières à l'adresse du jeune souverain, et cela sous les yeux de plus de trois cents sergents de ville indifférents, appuyés cependant par de nombreux pelotons de gardes républicains à cheval et d\u2019un fort escadrons de cuirassiers.On distribuait également une \u201c pde \u201d intitulée, : Au voi d'Espagne, don Alphonse; colonel du régiment de uhlans de\" Strasbourg.La straphe que voici dontiers vne idée du morceau : Petit moñärque téméraire, ; Comme un laquais, vous avez mis Du Germain rogue et sanguinaire Le casque à pointe et les habits ; Vous avez pris cette livrée, Bravant le long deuil solennel .De Strasbourg trahie et livrée ; - Insultez l\u2019Alsace sacrée, Vive l'Alsace ! colonel ! .Mais revenons à la gare du Nord, où le cortège qui doit aëcompagner le roi\u2018à l\u2019ambassade d\u2019Espagne se réunit.La salle d'attente des premières (voyageurs de la banlieue), tendue de draperies rouge et or, avec faisceaux de drapeaux espagnols et français, avait été convertie en salon d'honneur.Dans le salon on remarquait M.Jules Ferry, le duc de Fernan-Nunez, portant en sautoir le grand cordon de la Légion d'honneur ; M.Mollard, introducteur des ambassadeurs, et son fils ; l\u2019amiral Peyron, .le commandant Dufour, le général Thomas, le baron Alphonse de Rothschild, sir Nathaniel\u2019 de Rothschild, M.Reynal, M.Tirard, M.Polo de Barnabo, le marquis de Guel y Bourbon, M.del Sagario, Roberto Dupuy de\u2019 Lôme, Mignel y Polo, M.Penalvor, comte de Morello, M.Montalvo,Rubia Guillen, Alvear, Camescasse, préfet de police.Enfin, voici M.Grévy.D'un air distrait, le Président serre la main de M.Jules\u201d Ferry ; puis, froidement, il reçoit les salutations des personnes.En attendant le train, les invités se répandent sur le quai de la gare, où un magnifique tapis rouge a été étendu.Le long de la voie, des gardes de Paris font la haie.Le cadran de I'horloge de la gare marque trois heures quarante-cing a l\u2019extérieur, et le sifflet de la locomotive amenant le train royal se fait entendre.Sor la place, la foule est agitée.Des marchands en guenille vendent des sifflets de cinq sous, deux francs et trois francs.On remarque, parmi les curieux qui ont été les plus exacts à venir occuper les abords de la gare, bon nombre de rôdeurs de barrière, mais aussi beaucoup de socialistes qui, réunis la veille au café Hollandais, avaient publiquement décidé de faire une manifestation hostile.La police était donc prévenue.Co : À trois heures cinquante minutes le train s'arrête.Aussitôt M.Mollard, le duc de Fernan-Nunez et-le personnel de l'ambassade s\u2019avancent sur le quai vers le wagon royal.M.Grévy ne croit pas devoir se déranger.11 demeure dans le salon d'honneur avec' ses ministres.Pendant que le roi descehd, suivi du \u2018marquis de la Véga, du général Blanco et du marquis d'Alcanices, la musique de la garde républicaine joue l'air natio- \u2018nal ol.Le souverain porte l'uniforme de capitaine général,tenue PA PACE Cot ae a.Ca K i SEEN 4 i fod SE, nf my = ifbest don e.de campagn pas dû Casque, Mais d dina.Sur la poitrine, Alphonse XII a le grand-cordon de la Légion d'honneur.Pas d\u2019autre décoration.Le roi descendu du train s\u2019avance entre une haie de soldats et la haie-des.invités, fronts inclinés ; le roi salue gracieusement en portant la main à son képi.Quand le roi a fait plusieurs pas, il semble éprouver un étonnement de ne pas voir le Président de la République.M.Mollard \u2018comprend la surprise du roi, se détache et rejoint rapidement M.Grévy : \u201c Monsieur le Président, dit-il, le roi a fait les trois auarts du chemin.\u201d M.Grévy ne répond rien ; et il reste en place sans bouger.C\u2019est seulement quand Alphonse XII est à deux pas e lui, que lé Président se résigne à en faire un.Froidement il .touche la midin du roi et lui souhaite la bienvenue.Le roi répond en quelques mots.M.Grévy présenté au roi MU ples Ferry, qui présente ensuite ses cpllégues.Puis le roi présente au Président le marquis de la Vega de Armijo, qui présente à son \u2018tour le général lanco.Cette scène, pendant aquelle tout le monde est visible- \u2018| ment embarrassé, dure à peine deux minutes.Enfin M.Grévy, tournant presque le dos à son hôte, le laisse gagner sa voiture sans l'accompa- ner.Seul, M.Ferry marche à côté roi, que précède M.Mollard.Derrière viennent les ministres, le.préfet de police, le personnel de l'ambassade d\u2019Espagne\u2014pas d\u2019escorte.La porte de l\u2019entrée principale de la gare est ensuite ouverte à deux battants, et le roi apparaît au public.On n\u2019entend ni clairons, ni tambours rendre les honneurs an souverain, mais une immense clameur.On siffle, on crie, on profère les plus laches insultes : \u201c À bas Alphonse:!.A bas le'uhlan! A bas le m\u2026.!:Vive la République ! * Alphonse: XIF, \u2018surpris, regarde la foule ; \u201cM: \u201cFerry s'avance vers'la voiture \u2018et se\u2019: tient sieur le président du conseil, : dit Alphonse XII, et placez-vous auprès de moi.\u201d M.Ferry ne se le fait pas dire deux fois.Il s'assied au fond de la victoria.Sur le devant prennent place le général Blanco et M.de Fernan-Nunez.La voiture du roi s'éloigne de quelques.pas.Il en résulte-un certain désordre.Le.cordon des agents est brisé, la foule \u2018entoure les voitures du cortège.\u2018Les insulteurs, se trouvent\u2018 à côté de leurs victimes et les criblent.d\u2019outrages.De peu s\u2019en est fallu :qu\u2019on allàt jusqu'aux voies de fait contre les aides de camp que leurs uniformes désignaient à la populace.Une femme brise son ombrelle en frappant contre la voiture du duc de Sesto.Pendant cette scène honteuse, les sifflets redoublaient, les invecti- Ves se croisaient plus nombreuses, plus grossières.Enfin, au milieu d\u2019un désordre.inexprimable et au bruit des vociférations de la foule, tous les invités arrivent tant bien que mal à prendre place dans les voitures.- Le cortège, escorté de cuirassiers, s'ébranle entre deux haies de populace grondante.Les bordées de sifflets se succèdent incessamment, mêlées au cri de: \u201c Vive la République ! \u201d La voiture du roi avance avec peine.Alphonse XII peut entendre toutes les 8- sidretés qu'on lui lance à la figure.Les cris des camelots : \u201c Demandez l\u2019arrivée de M.Alphonse, le - roi- uhlan ! \u201d\u201c viennent distinctement jusqu'à lui.Alphonse XIT est pâle et silencieux.Il regarde la foule à droite et à gauche, avec une physionomie calme.: Le, Voici la suite des incidents\u2018 du voyage du roi d\u2019Espagne à Paris, le 29 septembre.: .Au détour d'une rue il aper¢oit un voyou qui lance sur sa voiture une coiffé non- épi Léopolprès de la \u2018portière : \u201c Montez, mon- | & | JOURNAL DES:CAMPAGNES rr Ar = \u201d \u201ccroûte de phin,, Aussitôt Alphonse XII, avec un sourire, avance la main \u2018pour baisser une des glaces, qui est encore levée.M.Jules Ferry, devinant le désir du roi, baisse lui-même la glace.Puis, passant la tête à la portière, le président du conseil donne l'ordre à un officier.de cui- Tassiers de faire serrér de très près la voiture.Cet ordre étéit nécessaire.On le vit bien rue Lafayette.A la hauteur du numéro 80, un.éuirassier ayant été renversé sous\u2019 son cheval, la foule se précipite dans la tronée et la voiture du roi \u2018est séparée de celles qui viennent derrière.Ce n\u2019est que beaucoup plus loin que la file peut se reformer.; \u2018 On arrive enfin dans les quartiers du centre, où la population & une attitude meilleure.Alphonse XII n\u2019a Un homme qui criait: \u201c A bas le uhlan !\u201d a même 4té arrêté sur la réquisition, dit-on, de M.Lefèvre- Pontalis, ancien député.Si le roi a été insulté, les personnages officiels de la République n\u2019ont pas été mieux traités.M.Grévy, M.Ferry, M.*Oochery ont été hués.On criait sur le passage : * À bas le Tonkin! À bas les tripoteurs ! \u201d ; Après la traversée de la place et du pont de la Concorde et de l'esplanade des Invalides, où la réception à coups de sifflet s\u2019est continuée, le roi est arrivé à l'ambassade, où tout le monde ignorait ce qui s\u2019était passé.S'il faut en croire le Gaulois, M.de Miranda aurait dit au roi à son arrivée : \u2018\u201c Sire, Votre Majesté a été outragée.Je crois être l'interprète de tous mes compatriotes en vous suppliant de ne plus vous exposer aux violences que vous venez de subir.\u2014 11 faut avoir du sang-froid, dit le roi, et ne pas s\u2019exagérer la portée de ces intidents.Ce n'est pas la France ni Patis, chagongla | sp Après avoir.embrassé son père, le es .des ,., personnes ' -présentes, Alphonse XII partit pour l'Elysée dans une voiture.oo Pendant le \u2018trajet, sur l\u2019esplanade des Invalides surtout, les violences outrageantes recommencèrent de plus belle.On n'avait pas donné d'\u2019escorte au roi! .Il fallut, pour protéger sa voiture, que les agents de police, accourus dans un moment critique, donnassent des coups de poing.Voici en quels termes la République radicale, journal qui a .pour directeur M.Laisant, député, raconte cette scène abominable : \u201cDe joyeux gamins, \u201c bien Parisiens et bien Français, en \u201c ont profité pour accompagner la \u201c voituze de gala en criant: Voilà \u201cle uhlan ! À bas l\u2019Alboche !\u201d En \u201c arrivant à la rue de Bourgogne, les \u201c jeunes manifestants ont changé de \u201c manière, et ils ont lancé sur le \u201c véhicule d\u2019Alphonse des pierres \u201c qui, du reste, n\u2019ont fait de mal à \u201c personne, mais qui ont obligé le \u2018\u201c monarque à s'asseoir sur le stra- \u201c pontin, laissant aux officiers d\u2019or- \u201c donnance la bariquette de derrière \u201c parce qu'elle était la plus exposée,\u201d La réception à l'Elysée fat froide.M.Grévy ne trouva pas un mot d\u2019excuse pour les scènes indignes dont Paris venait d'être le théâtre.On comprend que le roi n'ait pas éprouvé le désir de prolonger cette Visite.À six heures, il était rentré à l'ambassade.Après le dîner, qui a été fort silencieux, on a discuté la question - du départ du roi.Beaucoup d'Espagnols auraient voulu qu\u2019Alphonse XII partit le 80 au matin.Le roi a craint qu\u2019on ne l\u2019accusât d\u2019avoir peur.En vain lui disait-on que le bravoure contre les injures n\u2019était pas nêces- -saire, le roi a été intraitable.* Je partirai en plein jour, a dit le roi.\u201d Le roi d\u2019Espagne est allé entendre, dimanche matin, à onze heures, une re pas été insulté sur la place de l\u2019Opéra.| roi.don François, et reou les homma- | 3441 \"NUE Qu 3 > «, > SE v es a messe a la chapelle des Catéchismes, située rue Las-Cases, à côté de l\u2019église Sainte:Clotilde.Il était accompagné de MM.Vega de Armijo, ministre des affaires étrangères, et du duc de Fernan-Nunez, ambassadeur ° d'Espagne.) Le clergé de la paroisse l\u2019a reçu sur le seuil dela porte de la chapelle.La cérémonie, à laquelle a assisté M.le colonel Lichstenstein, a duré vingt minutes.A l'issue\u2018\u2019dà service religieux, quelques personnes ont crié : \u201c Vive le roi ! Vive le roi d\u2019Espagne ! Alphonse XII s\u2019est rendu à l'ambassade où son père l'attendait.Un coupé a conduit Leurs Majestés à Epinay, où a eu lieu un déjeuner intime.L'ambassade d\u2019Espagne est aujour- d\u2019hui envahie par un grand nombre de personnes qui viennent s\u2019y ine- crire.Plusieurs registres ont dû être disposés à cet effet.ee ee ey Emigration Suisse : La durcher Post nous donne quelques chiffres assez curieux sur l'émigration en Suisse : \u201c L'émigration, dit ce journal, est devenue pour nos gazettes un sujet fort ennuyeux.Malheureusement, elle existe, et ceux qui trouvent les plaintes des journaux fastidieuses feraient bien mieux de faire cesser les causes de ce mal.Nous disons un mal, car l\u2019émigration enlève à notre pays des forces considérables, sans procurer aux émigrants au delà des mers une position favorable.\u201c L'année,1882 a vu 11 062, personnes quitter la Suisse, parmi\u201dlesquelles, il est vrai, se trouvaient 1 066 étrangers.\u201cLe nombre des Suisses qui émigraient se trouve donc réduit à 10.879 perconnes, dont 8 091 adultes (nés avant 1867) et 2 805 enfants : les tes comprennent 5 574 hommes et 2 517 femmes.\u2018 L'agriculture comptait dans ce nombre 5,456 représentants, l'industrie 2 840, le commerce 895, l'administration, les sciencés et les arts 175.Puis viennent 475 journaliers et gens de service, et 2 526 personnes sans profession.\u201c Parmi les adultes, il y en avait 2 456 mariés et 5 685 célibataires: \u201c Il ressort de ces chiffres et d\u2019autres encore que l'émigration augmente plutôt qu\u2019elle.ne diminue.\u201c Elle se recrute non pas tant dans la classe ouvrière industrielle, mais beaucoup plus parmi les populations productrices de la campagne.\u2026; \u201c Elle comprend, soit dans l'agriculture, soit dans l\u2019industrie, surtout des personnes dans la force de l\u2019âge.\u201c La répartition des émigrants par canton est la suivante : \u201cZurich 1 148,Berne 8 384, Lucerne 258, Uri 90, Schwytz 169, Obwalden 40, Nidwald 55, Glaris 850, Zoug 68, Fribourg 142, Soleure 845, Bâle-Ville 220, Bâle-Campagne 860, Schaffouse 362, Appenzell Rh.-Ext.178, Rh.-Int.28, Saint Galt 775, Grisons 449, Argovie 1158, Thurgovie 282, Tessin 461, Vaud 76, Valais 895, Neuchâtel 184, Genève 49.Je.\u2018\u2018 La principale destination était l'Amérique da Nord (10 047: émigrants), tandis que l\u2019Amérique centrale n\u2019en compte que 90, l\u2019Amérique du Sud 744, l'Australie 11 et l\u2019Afrique 4.\u201d ; \u2014\u2014 +» Un peu de science \u2018 La Terre est dans une \u2018période\u2019 de \u2018convulsions iritestines, quise traduit par de nombreuses et terribles castastrophe, et l\u2019on ne saurait penser ue les deux plus tragiques, celles de Casamicciola et de Java, soibnt\u2019 des faits isolés et sans lien entre eux.M.Delanney croit avoir saisi Ce \\ lien;:et il;rattache ces:accumulations de secousses terrestres, qui surgissent de temps en, temps, ces lempéles sismiques comme il \u2018les \u201cappelle, a l'influerice dé Jupitér et\u2019 de Saturne, passant à trävers des'essaims cosmi- ues situés aux , longitudes moyennes de, 1859 et de 265° .Le 28 octobre 1880, cet observateur, de plus.en plus confiant dans la justesse de la loi qu'il avait formulée, publiait dans le journal la Nature, sous: ce titre : Prévision des époques des grands tremblements de terre, une note dans laquelle il rattachait ces cataclysmes au passage de planètes à travers les essaims de météores, avec prédominance d\u2019action des grosses planètes, de Jupiter et de Saturne ; les planètes moyennes et les petites planètes, Vénus, la Terre et Mars, ne sont pas sans action surce phénomène, mais ne produisent que des tremblements secondaires principalement fréquents au mois d'août, que signale, on le sait, une pluie abondante de météorites.SL Il annançait que, conformément à cette loi, une tempête sismique, résultant de la rencontre de Jupiter et de l\u2019essaim d'août, s\u2019ouvrirait vers le milieu de 1888, et cette prévision: s\u2019est tragiquement réalisée.[| L'année 1886, est signalée par lui comme devant amener une nouvelle période de secousses terrestres.on veérra bien ; mais cette rencontre de la prévision avec les faits est au moins très remarquable.Au reste, le fortuit n\u2019est nulle part, la loi est partout, et attendu patiemment qu\u2019on la déchiffre.\u2014\u2014-#e\u2014\u2014\u2014\u2014 | \u2018Trois mois:sans manger rUn:journal de:New- York rapporte.une proposition bien étonnante, qui vient d'être, faite par un habitant d'Hoboken.Cet _ hom'mé / commente par informer le public qu'ilipèse 250 livrés;/\u2019êt qu\u2019il'e \u2018tiendrait \u2018qu\u2019à lui d'être \u2018un des * membres les plus re: marquables-' de l'Association hommes gres.-.= Co Il offre de s'installer, au commencement de l'hiver, dans un arbre creûx'et d\u2019ÿ rester trois Mois entiers sahs'boire\u201dni manger, sé'réservant seulement le droit'inaliénable:' de se lècher Ja graisse des mains e* des pieds.0\" .Tl fait remarquer qu\u2019au Canada les ours hivernent dé \u2018cette manière, et que, quand reviént le- printemps, ils sé trouvent en excellente santé, leur long \u2018jeûne'ayant pour unique effet de les débarrasser de leur ex- cés d\u2019embonpoint et de leur aiguiser lappétit.~~.{ Il est convaincu \u2018que\u2019 le résultat sera le mêmie pour'lui, et il tentera volontiers l'expérience dans le seul intérét de la science et de sa santé \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 A Aer Turquie LES EGLISES SCHISMATIQUES ET L'EGLISE ROMAÏNE.a yo L tan - \u2018On écrit de- Constantinople aux Missions ratholiques, le 30 août 1888 : La Communauté arménienne grégorienne est de nouveau en état d\u2019ébullition.Le patriarche, Mgr Nersès, qui, plus d\u2019une fois, avait \u2018\u2018ddjiné sa démission et était gemonté * surson trône, s\u2019est cru obligé de rèverir à sa première décision.\u2018Le parti \u2018de\u2019 la jeune Arménie exigeait de lui des actes énergiques capables d\u2019obtenir des réformes de la Sublime Porte, et saisissait toutes les occasions de lui rendre 'administration diffici- 18.\u201d \u2018On autre parti, qui voulait profiter des ressources du\u2019 patriarcat .pendant \u2018 la vacance du siège, ne \u2018cessait de-miner la position de Mgr Nergès.A ces deux partis, s'unissait encore Mgr Khoréne Nar-Bey, qui voulait se donner le titre de prince de Lusignan, titre que le patriarche n\u2019avait pas voulu reconnaitre.Mgr | Près du prélat, des motifs \u2018de sa dé- Pia pire | des réformes, et lui ne pouvant la : des, JOURNAL DES- OAMPAGNES Khoréne est un_ancien moine méki- tariste, passé au schisme grégorien.Enfin, la classe des fonctionnaires de la Sublime-Porte \u2018he\u2019 \u2018pardonnait pas à Mer Nersès d\u2019avoir, à l\u2019occasion du congrès de Berlin, poussé la natiofi arménienne vers -des idées d\u2019autonomie, .entraînant ainei vers des utopies un.peuple renommé de tout temps .pour sa fidélité envers le trône ottoman.\u2019 PT Tous ces faits préparaient une catastrophe ; elle a-eu lieu le 17 août à l\u2019occasion de l\u2019Assemblée générale.L'opposition, connaissant le caractère irascible du patriarche, a cherché à exciter son amour-propre par des propos plus ou moins blessants : elle est arrivée à son but.Mgr Nersès a perdu patience, et avec un emportement qué nul ne pourrait justifier, il a apostrophé les membres de l\u2019oppôsition avec un langage pen convenable dans la bouche d\u2019un patriarche, voire même d\u2019un homme poli.Alors un orage violent s\u2019est déchaîné dans le sein de l\u2019Assemblée : des propos injurieux ont été échangés de part et d'autre, et Mgr Nersès s'est vu dans la nécessité de sortir de la salle de réunion, déclarant qu\u2019il quittait le siège patriarcal.En effet il s\u2019est rendu au patriarcat, et, après avoir mis en \u2018ordre ses papiers personnels, il s\u2019est retiré chez lui.\u2018Dans la commuvauté, les uns condamnent l'opposition, les autres rendent, Mgr Nersés .responsable de cette crise.Le ministre de la justice\u2019 et des cultes a voulu.s'enquérir, au- mission ; celui-ci a répondu simplement que sa nation exigeant de gran- contenter, attendu que là Sublime Porte laissait en soufffance \u2018presque toutes ses demandes, il était.obligé de se retirer.\u2018 En \u2018attendant, S.M le sultan n\u2019a pas accepté cette dé: mission, et, dé par \u2018ordre\u2019 impétial, Mgr Nersès doit continuer de gérer le patriarcat.Loin donc de\u2019 diminuer, la \u201cdissension augmentera de plus en plus daus la communauté.Les lecteurs du; Bulletin doivent se souvenir combien le patriarcat arménien grégorien, ct Mgr Nersès en particulier, ont profité des troubles qui, il y a quelques \u2018années, désolaient la communauté catholique, pour nous discréditer et nous rendre suspects aux yeux, de la.Sublime-' Porte.| ° .~ ee ;, Lorsque Hussein Avni pacha, de, triste mémoire, nous persécutait et nous qualifiait d\u2019hassounistes révoltés, les arméniens grégoriens cherchaient a rendre notre position plus difficile et plus navrante,; deux de ses membres les plus marquants signaient le verdict par lequel Hussein Avni pacha, qui a été plus tard poignardé par le circassien Hassan en plein conseil des ministres, livrait au parti néo-schismatique, nommé alors ku- pélianiste, toutes les églises, couvents et établissements pieux du patriarcat arménien-catholique.Mgr Nersès lui-même ne cessait alors d\u2019inviter, soit les Kupélianistes, soit ceux qui étaient demeurés fidèles à Mgr Hassoun, à abandonner Rome et à-se rallier à Etchmiazin.Il n'hésita pas à recueillir quelques moines apastats et à les combler d\u2019honneurs ; il ena même autorisé un 'd°contracter mariage, chose qui n'avait pas eu d'exemple dans aucune Eglise orientale même non unie.Encore récemment Mgr Nersès présidait une distribution de prix, ayant à ses côtés doux \u2018moines apostats.Les rôlés sont maintenant intervertis.La Sublime-Porte a reconnu parfaitement-la loyauté de la communauté arméno-catholique, et l'a réintégrée dans ses droits et immunités ; elle l'a cbhsidérée même comme la plus dévèuée ail\u201d sultan, tandis qué \u2018le patriarcat arménien 4 grégorien est accusé, par, le.; gouvernement turéet la presse ottamane de nourrir des projets contre la Türquie.Les \u2018troubles\u2018\u2019d\u2019Erzerourn,\u2019 le langage plus ou moins déguisé 'de:la presse arménienne et la scène de la dernière assemblée générale, ne .font qu'accentuer de, plus en plus ses samgoons.Sr \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 sy ct oo.EnTriande \u201c:- *\" -A partir du ler octobre, un changement administratif aura lieu en Irlande.Ainsi que l\u2019annoncé une circulaire du Vice-Roi, les fonctionnaires qui résidaient dans certains districts, où ils étaient chargés de maintenir l\u2019ordre (special resident magistrats) seront,remplacés par quatre fonctionnaires divisionnaires (divisional).Tls seront spécialement chargés de surveiller la police et les patrouilles militaires, et pourront au besoin, réclamer la présence d\u2019un fonctionnaire | f: résident.Dans la situation où se trouve actuellement l'Irlande, les nouveaux magistrats sont, aux yeux du \u2018gouvernement, devenus nécessaires.; \" Co .La défunte Land League, qui revit maintenant sous le nom de National League, inspire de vives inquiétudes aux autorités anglaises.Elle va, cet hiver, entreprendre une campagne pour obtenir l'extension du home rule.© Les , nationalistes ont déjà tenu plusieurs réunions, et lord Spencer a cru devoir interdire \u2018un méeting qui devait avoir liéu dans \u2018le comté de Clare.JS PI Jusqu'ici les parnellistes sont restés dans les voies légales, mais il n'est pas dit que plus tard les nationalistes ne prêcheront \u2018pas la révolte.C'est le danger que redoute le Times.TS.| Lorsque, dit la feuille anglaise, le National League aura :augmenté en force et,en nombre, et.qu\u2019elle aura établi partout des associations, nous nous refusons à croiré qu\u2019èlle conservera la même attitude.' Elle est sous la même direction .que la Land League.Elle est constituée dans le même but, et, nous ne pouvons en douter, elle emmploiera les mêmes moyens.Däns' l'agitation irlandaise, le rôle joué par les nationmalistes-est le même que celui des Land leaguers, Il n\u2019yja que.le nom de changé.\u201d | « Le Times invite le gouvernement à prendre immédiatement des mesures énergiques pour combattre\u2019 le danger.\u201c Il demande l'interdiction absolue du droit de réunion pour:les nationalistes.\u201c Car, dit-il, si un district est paisible .pourlé moment.ce n\u2019est pas une raison pour le laisser envahir par une bande d'agitateurs sans scrupules, qui feront tout ce qu\u2019ils pourront pour provoquer des désordres.Ce n\u2019est que par des moyens énergiques et non par un traitement à l\u2019eau de rose qu\u2019on à pu jusqu'ici faire respecter la loi en Irlande.Si on veut la maintenir en vigueur, ce doit être par le même moyen \u201d.Comme on le voit, le Témes n\u2019y va pas de main morte avec la National League.\u2026.oo Des fous furieux \u2018Nous lisons sous ce titre dans le Jonrnal de Rome : - Cu Certes, la manifestation orgonisée a Paris contre S.M.le roi Alphonse XII ne \u2018saurait engager la France entière.Le jeune roi a\u2019 pu voir au visage des insulteurs, et il a reconnu cette tourbe de factieux qui se ressemblent en tous paye, toujours prêts aux mauvais coups et aux entreprises antinationales.Non, ls France ne s'est Pas.associée aux outrages ignobléE-qiiii ont accueilli son hôte royal.= © Ce qui est greve, c'est l'importan- ce extré rpée dans la- mation frangaise | S| pa \u201c Ge arin Le gouvernement, républicain a favorisé leur insolence, on né saûrait'le \u2018nier, et ils tiennent depuis cing ans le haut du pays.\u2018= = C\u2019est en vain que les ministères successifs essaient de s'opposer aux exigences de cette tourbe dirigeante.\u2018| Ils cèdent l\u2019un après l\u2019autre ét\" som- | brent par leur propre faiblesse.* \" C'est à ce ramassis que fut concédé jadis le sac des couvents et l'expulsion des religieux.Pour complaire à cette.populace, M.Hérold fit jeter au tombereau les crucifix des écoles publiques.La crainte de déplaire au voyou souverain conduit seule la république française.Tant que ces foules turbulentes veulent bien se contenter de victimes françaises, accepter le sacrifice des religieux, des aumôniers et des frères instituteurs, le gouvernement républicain cède volontiers à ses in- âmes caprices.Mais il était facile de prévoir que la canaille parisienne exigerait un jour de plus grasses victimes que les pauvres religieux.Cette fois elle a hué, sifflé, insulté un roi, un hôte de la France ! Quel régal ! Et le gouvernement est devenu si faible, qu\u2019informé de tout, pnisque les préparatifs de l'outrage ont été publics, il n\u2019a rien su empêcher.I n\u2019a pu que prendre sa part des bordées de sifflets qui ont accueilli le roi Alphonse.: Mais, symptôme plus grave encore, cette populace avait été de longue date préparée, entraînée, comme on dit, aux excès de \u2018 cette lamentable journée.Une portion de cette bourgeoisie aveugle, qui fut toujours l'infatigable ouvrière des catastrophes qui l\u2019ont frappée, avait dans la presse donné le signal des outrages.Faut-il dire que c\u2019est le Figaro, organe favori de ces bourgeois sensuels et imprévoyants, qui le premier signala le roi ublan à la vindicte populaire, et M.Rochefort n'a eu qu'à suivre les traées de ses anciens camarades du boulevard.: \u2018 Que penser d\u2019une nation où, dans toutes les classes .sociales, la tenue et, l'on pourrait presque dire la pu- deur-publique font défaut ?Il'faut reconnaître aussi que cette impudence de la crapule parisienne n'est pas un grand signe de courage.Pour I\u2019honneur dela France, il est douloureux de se souvenir que les vrais uhlans étaient jadis plus silencieusement accueillis quand ils entraient dans les villes françaises, \u2018et que cette \u2018grade bravoure, \u2018après treize ans, ne s'estexercée que contre un colonel honoraire,-in \u2018uhlan en effigie, venant seul: à Paris, sans troupes, en hôte et en-ami.Nous n'avons pas à intervénir dans les \u2018affaires intérieures de la Francé.Mais comme le sort de la noble nation catholique ne saurait | être indifférent au.Saint-Siège, il nous est permis de regrettar qu\u2019elle soit ainsi compromise par la horde des factieux unis aux imbéciles.On fera si bien que la France, pays laborieux \u2018et- pacifique, va se trouver engagée contre son gré en de mouvaises aventures, et cela par une infime minorité.LL Pas plus que le peuple \u2018allemand, le peuple français ne désire là guerre Qui pourrait affirmer aujour- d\u2019hui qu'une guerre ne suiwra pas tant de ficheuses provocations ?En quelle situation la France est-élle pour en affronter méme la pénsée ?On ne fait pas impunément la guerre à Dieu.- Déjà souffle en France cet esprit d\u2019impudence et d\u2019erreur, avant-coureur des ruines.Puisse Dieu permettre que la part soit faite et bien faite en ces ruines, ét que seuls tonrbènt les édifices des méchants ! NOCÉS D'OR.i 2 Kampurasks,\" de 8t-Paschal et,d \"Hen; aT ER ES 0\" TIGA CF} Gi TE BANQUET.| Lo ul, Try ag) i ia pro Toad 110 pote tobre.H Grad banquet à wid, en Thon: neur du vénérable curé, de Kamouraska, dans la: grande salle de l'école modèle.a A la table d'honneur siégent Ba Grandeur Mgr l'Archévêque, ayant à sa droite, M.le curé.Hébert, et à la gauche, Mer D.Racine.Les membres du clergé \u2018et'quelques invités, au nombre desquels les journalistes représentant le Courrier et la Gazette des Campagnes, ont pris, place.autour, des tables somptueuses qu'on \u2018avait préparé en leur honneur.Vis-à-vis de la table d\u2019honneur, on lisait l'inscription suivante : - Post multos annos celum.Amour et reconnaissance à notre vénéré pasteur.Sur le mur de droite, on lisait ces-mots : Il a marché par des lieux inhabités-et a dressé des \u2018tenles dañs le désert.Sur celui de gauche : \u2026 Réjouissons-fious et- soyons pleins, d'allégresie.\u2018Ét-au fond de la salle : : Mini factus est rales fos.pitio.Les décorations de la salle avaient été confiées à des mains \u2018habiles.Téntures, guirlandes \u2018 et \u2018draperies aux couleurs variées, rien ne manquait.Rien .n\u2019a manqué à.ces agapes , fraternelles, sinon les toasts.{Tne bonne raison qui nous'a privés de l'aven-.tige de pouvoir: \u2018entendre dés.dis: | cours, était dû an fait, des.hôtes devaient 8 rendre.ala gare de.St-Paschal is Hal i i.Le Révérend : M; Hebekt seul\u2019 | pris \u2018Ta parole: a Ii les a remerciés en.des termes délicats .Jes: personnes; qui.s'étaient rendues à sa fête, entre \u2018autres Mer l\u2019Archevêque, Mer Racine etle clergé.Après avoif Tait honneur \u2018à \u2018Ce: \u2018banquet que les\u2019 personnes \u201cdp, spxe, les mieux posées dans.la société de) Kamouraska oht et l'obligeance - : de; servir la plupart des convives: ont pris des voitures dhi \u2018'deväirit les coi\u2019 duire à Ja \u2018station de St-Paschal, Entre temps, les: musiciens \u2018dè St- Agapit allaient demander M.le Maire Taché, le secrétaire du comité de réception, M.J.-B.Taché et M.Beaupre, propriétaire del\u2019hétel où ils avaient pris leur logement.M.P abbé Montniny a.félicité avec.à propos.le président et le secrétaire du comité de réception de leur généreuses hospitalité.MM.P.V.Taché et J.-B.Taché ont répondu en félicitant les instruments pour avois coneribué si hautement du succès de la fête.Ils ont joué avec beaucoups de talent.Ce corps de musique est le meilleur que nous ayons enttore enténdus dans les compagnies de la provides de Québecdignes d\u2019être notés.Le Révérend M: Baillsigeon; ; curé de\" \u201cSt: -Pascha), qui avait, eu Tobligeance.de mettre.des Voitores à à la disposition :des musiciens, fut séré.nadé à son-tour à leur passage dans cette paroisse.on Enfin, à 5.héures P.M., le \u201cSpuivoi | express de TlIntereolonial ramenait dans leurs foyers la plupart de ceux qui \u2018avaient \u201cpris part à cette dé- 2e la plapart Pa JOURNAL! DES-OAMPAGNES.midheträtion relipiétiée et'patriotique a1 a fois, 43°C] fi iM fr >.ous.élicltons, 164, citoyens ap bertville, - \u2018les dames: religieuses.du côûverit' de-la' cüngrégétion Notre: Daine, \u2018et fous \"eux\" it se se \u2018sont! occupés de rendre aussi.belles \u2018que bre.Si-celui qui\u2018\u2019én\u2019 était\u2019 bien\u2019 Tobjet niéritait bien l'honneur d'üine gra: diose démonstration, les personnes préposées a Yorganisation;du programme ont su rendre justice parfaite à à ce distingué vétéran du'sanctuaire.C\u2019est ainsi donc que M.\u2018le curé Hébert, qui avait accepté,.le 21 février dernier, le chanteau que lui avait passé M.le G.V.Poiré, lors de la célébration de ses noges d'or, à dû lui aussi fater son cinquantenaire de Prêtrise.Le seul regret.non.exprimé mais parfaitement senti, a été\u2019 : que le révérend M.Pilote fût dans un état de santé trop précaire pour i avoir pu.assister aux\u201d Joos\u2019 \u2018d'or de, celui qui, à son tour, Jui.\u2018aurait passer:le chanteau.re cu Ca For 1) Le révérend M.N.I.Séhert o cet, croyons-ngis, le onzièmé \u2018curé de Kamouraska, I Le Premier fat Philippe, Rageot, né à Québec.en 16178; et]: nommé curé en 1709.Il mourut deux aus après: à Kamourasks, en 1711: ; .obo 4.À \u201cDe: 11, à 1718 ols : A à Fills pu\u201d arriver à connaître 8 5 y \u2018ent mn curé-| en titre.anlage nbn append De 1718: ca \u201c1748, tle\" curd titälaite- (5 ft M E.\u201cAuclair \u2018Désuoÿêté, : ga | Oharlesboirg en en 1682, et.quipnourat là.Québec en 1748.Il fat, curé de.Kamourasks pendant.85 ans.: .-.Vint én 1748, M.Aug.Plante Gui qi, en 1155, lois de son.décès, fat fe n | placé par J.A.Truteau, Dé à à Mat réal, en 1781.Il mourut à Karén-! raska, en 1800, et co fut:M.Alexis! Pinet, natif de St-Jean; Ile d'Orléans; qui réoneillit, cette même année \u2018sa.succession., Il mourut en 1816, alors | p alors que M.N.Provencher, -né,à, Nicolet, en 1787, devint curé -de:| Kamouraska.Il n\u2019y séjourna:: que | deux ans, et fut remplacé en\u201d 1818 par M.Jacques Varin, né à Mont: révérend M.F.Delâge, encore, plein de vie.: : Le successeur de.M.\u2018Varin à la curé de Kamouraska, en 1848, fat'ce panvre Chiniquy, qui y fit un séjour de neuf ans.Ww Et en dernier lien, le révérend M.Hébert, devint curé de Kamouratka, en 1852.Voilà donc 81 ans que ce digne enfant de la paroisse de St: Grégoire, se dévoue a ses paroissiens de St-Louis de Kamouraska, après avoir consacré ses premières années de prétrise au service des paroissiens de St- Paschal.Il a été l\u2019homme selon le cœur de Dien ; son\u2019 ap tolat prolongé peut encore déter longtemps, car.le révérend , Hébert n\u2019est agé iencore -que de vs ons.SRE Espérons qu'il pivra encore assez Iongtempa, pour avoir la congolation suprême de voir se rallier anfour dé la vieille église de sa paroisse\u2018 ceux \u2018que des circonstances: malheureuses ig + de St-Louis de: Kamouréskai possibles ces fêtes, des\u201d 10 et 11 octo- | | réal, en 1777.Il eut pour vicaire le \u2026 ont! \u2019réndus inéonthis\"! À l'autorité {| ectlééisstiqu 1e.N pus Soyeria né; i» rol ol sters je fardera guère.\u201cdur D; h Te DR N.ÆDIONNE.ni) f= acto Bi tab | suits de, ls.ilete des (eadééux jr vrau Rév: M.T.Hébert, ptre:couré! \u20181'service à déjeuner @ en argent, par les prètres enfants de la paroisse, ;, | marinier \u2018en arg ent, par 8 réli- gieviges, \u2018de la Providence de Montréal, enfants de la paroisse.1 canne à poignée d'argent, par les jennes gens de la paroisse membres de la Société St-J.oseph., _ 1 smoking cap, per les jeunes filles de la paroisse, enfants de, Marie.1 plateau en cristal, à \u2018pied d\u2019argent, par M.et Mad.P.Chaloult, À vol.illustré, « La vie de la Ste Vierge, ?i; \u2018par.les Delles Chaloult.1 bénitier en pièrre par delle.Michaud.1 bénitier, par delle S.Dabuc.| 1 paire \u2018de : pantouffles \u2018par delle Marguerite Nolan.1 foulard \u2018de soie, par M.et.Mad AR.Hudon i 1 pot a à l\u2019eau en arge t, ar es paroissiens de St-Pasc AT P : 1'Caliée en Vermeil, avec t 1 timbre, par plugietits \u2018amis, \u2018ae ontréal, lus hôtes du curé, , pépdant\u2019 «| la vacance, des.bureites | on yernie) 1, par les sœûrs de là - Prov denco _1 portrait, an ora yon, y \u2018du Reva: Hébert, par Yes Sons dela\u2019 \u2018congrë-.gation.de Montréal, l autre \u2018portrait : ail crayon \u2018da Rey.M.\u2018Hébert ; ; par\u2019 M et mad.Fonti aine, Rivière dû Loup [en \u201cbas ].9 volume.\u201c La vie St-François de\u2019 Sales, \"par Revd, M Poiré :Outé de de St-Anme Lapocati fai î 1! vo Tome tie « 5 Jéfüsaloin, Ta moc Sats êt le\u201d Libgn;\u201d par\u2019 Revs Ti .N.Baû bbièn, I.H Montini forifminy, \u201cEr _compagn Ré à.M \u2018Hébert, \"dang son\u2019 eats en rope.'1 'bréviaire' par M et Mad.\u2018Kez, .| wiser de\u2019 \u2018Québec.: £P platéaû \u20ac en.argent, \u2018par\u2019 JB.Re- | ndnd! \u2018Eer , de Québèc ee \u201cx Wailior o en argent, Dar \u2018M.et Mad, | Eug.Blondéan, Québéc: (2 he Aa 1 photographie dela famille de Et, Hébért, de Québec.1 deinture en \u2018soié, par.M.é Md J.B: 0.Hébert, de Québec.1 egtivertde Brévihire én shag, par M.A.A.Marsan, Ecr, M Lévis.> .1 soutae, par M.et: Mad.'W.A Sleath; de l'Isle-Verte.\u2018:\"- : *:\".1 contéau à beure, 1 : \u2018anneau en ho a sérviette, par mad.Ve-Aug, Leblanc de St-Hugues: en argent, pir M.et Mhd; Béland, dé Québec.Souvenirs: offerts par.les Sœurs de la charité, les Dames.Dessane, de Québec, ainsi que \u2018pläsieurs cadeaux en argent, par des amis; en\u2018.tout uné'quarantaine « de, cadeaux.+ iv! .\u2014\u2014 a Mais leur: despotiame ?at! oS f, \u2018ry ; mn On \u2018'aécorde- aux!\u201d añciens ' rois db France, le talent d\u2019 aduiiniétrétion, | là gloire, des à armes, l'amour dés beaux: arts.Mais le despotisme, les \u2018lettres de cachet,lles prisons d'Etat, la Bas- : | tille ! que peut on \u201cpenser - dé: tout cèla ?\u2018II est \u2014 ang big Rovdmement était.très paissant, il \u2018 gardait l'ordre ; mais depuis longtemps le despotisme avait disparu.\u201c Dans aucun temps dit Rcedérer, dads \u201caucun pays la machine del administration n'eutun : quemment des: éntruves : 1 \u2018missél| '1 doz.de contaux à et \u2018de fourchiettes Etsitiabsolu\u2019 parla lettre ides lois; mléis'il-était limité pay là Pratique.\u201d \u201cD'après lès leftres dé éhdvalier Qu LI Or.{| d'ou, Li roi, avait, \u201czoins De; voir: qu\u2019un, avooat.dn roigu Châtelet.\u201d La \u2018royauté,\u2019 en effét, trouvait fré- d\u2019abord le Pärléitient, \u2018qui s'était \u2018acquis 2 2 droit de\u2019 vérifier les \u2018yolontés royales ;.| Louis XIV Pavait bien réduit ah gi- lence ; mais, au XVIIIe siècle, le Parlement prit sa-revanche \u2018 par son opposition, \u2018qui était'd\u2019ailleurs taquine, étroite et maussade.os Le gouvernement \u2018falminait, ia exilait le Parlement ; mais il finissait par céder, car les magistrats, comme bien d'autres fonctionnaires, avaient- une grande force : ils avaient acheté .leurs\u2019 \"places, ils les possédaient; et B.|on ne pouvait les leur rétirer, Cele\u201d :| inamovibilité - assurait leur indépendance : plus d\u2019une fois le gouvernement fut impuissant/à faire exécuter ses \u2018ordres\u2019; AU ayait- -inoins.de favéiirs a distribuer et par \u2018suite | une hol: dre influence.\" 224 Le roi avait devant luis son Conseil, devant lequel étaient portées et discutées toutes les affäifes, même : pour\u2019 des objets.peu importaiits où\u2019 tout personnels: au roi.On cite à ce sujet un fait Tethèr- \u2018quable.Louis XIV ayant envie à .\u2018quérirunejparure de diamants ,Bongeaà aliéner les pierreties d\u2019une cuirasse envoyée autrefois de Constantinople à François ler.Il fallut un arrêt du Conseil : la :vente- des \u2018pierreries fut {| autorisée, à condition \u2018 que le ;prix-en- serait.sppliqhe\u2019 a l'acquisition de la nouvel Ile, (patare \u2018de Aiamants, rc \u2018Dans: Ja plupart:des cas, la os du roï ne suffisant pès, le.conseil.1dé- \u2018cidait d'après dés règles cértaines: et des lois, car la France était \u2018coms: tituée sûr des bases solides \u2018dont\u2019 personne ne.pouvait s\u2019écartér.\u2018ost § Sous.| une idée.illusoire que.l\u2019assemblée .de \u2018de 1789 jura.de- ne pas se.séparer \u201c avaut d\u2019avoir donné une constitu- \u2018tion à la France.» La Prange avait tne\u2019 constituition ; ; il est vrai que cette constitution n'é tait pas écrite dans une charte, mais elle était séculaire, et s'était faite peu à peu, comme toutes les bonnes constitutions, et elle obligeait tout le monde, même le roi.- Voilà le despôtisme, bien à oupèèhé! On lit dans le Jänrnal de Québec.\u201c Notre nonveau gouverneur général, le marquis de Landsdowne, doit arriver par le Circassian.Le télégraphe annoncera l\u2019arrivée: de Son Excelle.{* Nous aimerions à voir\u2019 nos compatriotes Canadiens-français se joindre à la foule des citoyons qui\u2019 se préps t à venir soûhaitet 1a\u2019 bie: Vente an: représentant de la \u201cReine.: «Je marquis, de Landsdowne, est Frangais par: a.mère qui était la fille du coimte de Flahant' de la Billatdetie, 8 sncien Eénétil'de l\u2019Empire.Sang.obligé ; ; étla population fla: çaise de Québec sera heureuse, nous n\u2019 en doutons pas, de saluer presque un compatriote .en la personne du gouverneut-géhéral- du Canada r mouvement si \u2018doux et né fit si peu de bruit.\u201d\u2019\u2014 Le roi, dit Loyseau, | teat RETR ANY SPI I) if .13 jamb f : .Cte = LL. Le Le Nord-Ouest Son Excellence lé lieut - Gouv, ayant ERENT voyage dans le Nord-Ouest a envoyé le récit de son excursion au marquis de Lorne.- Voici'ce qu'il dit du Nord Ouest après ävoir énuméré ses avantages : \u201c La conclusion pratique que j'en ai tirée, au point de vue de la province de Québec, c'est que nous avons dans le Nord-Ouest, un moyen sûr La boue à Québec Les agronomes nous apprennent que les boues des villes constituent un très bon engrais pour les terres en culture : quelle richesse renferme donc alors la ville de Québec ! Voyez donc par exemple, la rue Saint-Paul, beaucoup trop étroite, hélas ! pour le mouvement qui s'y fait : marchez sur le trottoir nord : cial hier soir.vés en cette ville par un train spé- > \u2014 Depart de missionnaires.os a différents diocèses des Etatsnis : An diocèse de la Crosse.RR.A.Varnagiris, du diocèse d\u2019Augustow, \u2018en Russie ; J.Eisen et Joseph Ritz, du diocése de Bamberg ; Ign.Harrier du diocése de Munster.Au diocèse de Marquette Rév.J.H.Reynaert, du diocèse de Liège.Au diocèse de Saint-Paul du Minnesota.Rév.Jules de Vos, du diocèss de Bruges.Au diocèse de Nesqualy.Rév.J Le collège américain de l\u2019Immaculée Conception de Louvain, Belgique vient d'envoyer dix-sept missionnai- avec sa selle.Il faut attendre qu\u2019un moucre se présente pour lui remettre les rênes.9° Comme dans les escales, on cherche avec empressement à exploiter les voyageurs, il faut veiller à ne pas devenir les victimes de ces gens dont l\u2019avidité ne connaît pas de borne, se méfier des prix fabuleux qu'ils vous demandent d\u2019abord, et toujours convenir du prix d\u2019avance, avant d'accepter un service quelconque.100 Se charger le moins de bagage possible.Il cst alloué 110 lbs de bagage dans ler vaisseaux, et 70 Ibs pour les trajets à cheval, en sus de ce poids, il faut payer l\u2019excèdant à part.Dans ce poids n'est pas compris le cueillir la saccession de Mgr Sterckx en 1867, il fot ensuite honoré de la pourpre cardinalice.Il rempiit an Concile du Vatican un rôle très important.Parmi ses principaux ouvrages, citons : la Démonstration catholique: le Christ et I'Antechrist dans les Ecritures ; l\u2019Histoire et la Conscience ; la Question religieuse résolue par les faits ; Pie IX et les erreurs contemporaines ; la Divinité de Jésus-Christ ; la Nouvelle Eve etc.etc.La goélette anglaise Allum, lai- sant de la contrebande dans l'extré- me Orient, a été confisquée, et amenée à Pétropolowski Kamchatka).- op + Wi 6 = Arrivée de Son Excellence le Gouvernenr Général Québec, 28 oct 1888 Le vaisseau portant à son bord le marquis de Lansdowne, est entré en rade hier soir, à huit heures.Bien qu\u2019on sût que Son Excellence ne débarquerait pas hier soir, le marquis de Lorne et les ministres fédéraux s'entondirent pour se rendre à bord du steamer à son arrivée à Québec.: Le Druid fur donc tenu prêt, au quai de :a Reine, afin de conduire les visiteurs distingués à bord du Circassian.Dès qu\u2019on vit apparaître le vaisseau, on s'embarqua immédiatement, et le Druid quitta le quai aussitôt que le steamer fat arrivé en face de la ville.\\ Le pont sembla s'illuminer comme par enchantement.Des fasées volantes s\u2019élan- caient du pont du (Yircassiar et du Druid.Pendant jplus d'une heure, elles ne cessèrent de voler dans toutes les directions.Dès que le steamer eût accosté, on entendit sur le quai les hourras de la foule.Parmi les visiteurs que le Druide transporta au Circassian étaient Son Excellence le marquis de Lorne, le Colonel de Winton et le capt Bagot.Lord Alexander Russel commandant en chef des forces canadiennes et son état major ; Sir John A.Macdonnald, Sir Leonard Tilley, Sir A.Campbell, Sir Hector Langevin, Hon.John Carling, Hon.Frank Smith, Hon.Mackenzie Bowell, Hon.Mr.McLe- lan, Hon.A.P.Caron, Hon.J.A.Chapleau, Hon.John Costigan et Hon.M.McPherson,M.J.J.McGee, Greffier du Conseil privé, M.Jones, du département du Gouverneur-Gé- néral, M.J.White contrôleur de la police montée du N.Ouest.M.Gregory, M.Wainwright et M.Rufus Stephenson.Le Marquis de Lorne embarqua le premier à bord du steamer, et est immédiatement entré au salon avec Sir John A.MacDonald que Lord Lansdowne a reconnu de suite et auquel il a dit: \u201c Je suis heureux, Sir John, de renouveler notre ancienne connaissance.\" Les visiteurs se sont alors rembarqués sur le Druid.Le Marquis de Lorne est resté avec le nouveau Gouverneur jusqu\u2019à 11 heures et a été ramené au quai de la Reine par le Dolphin, Son Excellence a trouvé magnifique les paysages qui avoisinent le St-Laurent.Ce matin vers 9 heures, le Druid a amené Son Excellence au quai de la Reine Une foule compacte stationnait sur le parcours que devait suivre le convoi.Un escadron de cavalerie s\u2019était rendu au quai de la Reine et environnait la voiture portant Son Excellence le Marquis de Lansdowne et la Marquise de Lansdowne Puis venait la voiture où était Mle maire et les aides-de-camp de Son Excellence.La Batterie \u201c À \u201d, en grand costume et musique en tête, suivait le convoi.Les cloches de l'Eglise Anglicane, sonnaient à toute volée.Les soldats du 8ème bataillon sta- JOURNAL DES CAMPAGNES RE tionnajent devant le Palais du Parlement avec son corps de musique qui- à l\u2019arrivée du Gouverneur, a joué le God save the Queen.La cérémonie de la prestation de serment .d\u2019office a en lien a 9.30 heures dans la Bibliothèque du Parlement décorée avec beaucoup de goût.Un trône pour Son Excellence le gouverneur général avait été décoré au fond de la Salle.Autour de la table dans le milieu de la salle ont pris place Sir John A.Macdonald, et les honorables MM.Alexandre Camp bell, Bowell, Caron, Carling et Smith a gauche, Sir Hector Langevin, Sir L.Tilley, et les honorables MM.McLellan, McPherson, Costigan et Chapleau.Les juges Henry, Ritchy, Fournier et Guryme, de la Cour Suprême avaient leurs sièges réservés du côté gauche, tout près du trône.Son honneur le lieutenant gouverneur Robitaille, accompagné au capitaine Sheppard À.D.O.étaient à droite en arrière des ministres fédéraux.Parmi les spectateurs invités spécialement, nous avons remarquer la présence de l'honorable M.Moussean, premier-ministre, les honorables MM.Lynch, Würtele, Blanchet, Dionne, Starnes, Taillon, Boucher de Ja Bruère, les sénateurs Masson, Baillargeon et Pelletier, les députés fédéraux McGreevy, Amyot, Casgrain, Dr De St Georges, les jages Loranger, Tessier, Casault, le juge Chauveau, les consuls des Etats-Unis et de Suède et Norvège, les députés locaux Garneau, Brousseau, Shehynuet Rinfret, plusieurs citoyens de Québec, et une dizaine de journalistes.Le cortège du gouverneur-général, du Marquis de Lansdowne et leur suite ont fait leur entrée dans la salle vers 9.30.Alors a commencé la cérémonie de la prestation du serment, suivant la formule ordinaire d\u2019après laquelle le gouverneur-général jure fidélité au Souverain de la Grande-Bretagne, respect aux lois du Canada et est constitué gardien du Grand Sceau de la Confédération Canadienne.Après que Son Excellence eût apposé sa signature à ces trois serments, le juge Henry y inscrivit l\u2019attestation suivante : \u201c Les serments suivants ont été prononcés et signés par Son Excellence le*Gouverneur Général du Canada, en présence du soussigné, ayant le droit d'administrer les dits serments,\u2014à Québec, le 23e jour d'octobre À.D.1883.\u201d Le Greffier du Conseil, M.McGee remit alors le Grand Sceau au Marquis de Lansdowne, puis l'honorable M.Chapleau, Secrétaire d'Etat s\u2019est avancé et le reçut des mains de Son Excellence qui lui dit : \u201c Je remets à votre garde le Grand Sceau de la Confédération Canadienne ! \u201d Vingt et un coup de canon furent tirés, et la cérémonie était close.Son Excellence s'est ensuite rendu à la Salle de Musique pour rece- Voir l'adresse des citoyens de Québec.Une foule considérable composée en très grande partie de canadiens- français avait déjà envahi ls salle: Sur l\u2019estrade, le maire, les échevins et conseillers de ville, farent présentés.au nouveau gouverneur, et puis Son Honneur lut une adresse en anglais et en français, à laquelle Son Excellence répondit à peu près dans les termes suivants également dans les deux langues : Monsieur le Maire, Messieurs, Je vous remercie bien sincèrement pour l\u2019accueil cordial que les citoyens de Québec ont hien voulu me faire, et pour la réception enthousiaste dont je suis l\u2019objet aujourd\u2019hui.Permettez-moi de la regarder comme d\u2019heureux augure pour les relations qui devront exister désormais entre nous.J'accepte votre adresse au nom de Notre Glorieuse Souveraine qui m\u2019a confié l\u2019administration de ce pays et pour laquelle le peuple du Canada entretient des sentiments de loyauté aussi sincères que les sujets de l\u2019autre côté de l\u2019Océan.Je l\u2019accepte encore au nom du peuple anglais avec lequel vous tenez par des liens de mutuel respect et d\u2019estime.Quant à moi, si je reconnais la difficulté avec laquelle je remplacerai ces deux hommes d\u2019Etat dont vous avez mentionné les noms dans votre adresse ; si je ne me sens pas entièrement au-dessous de la tâche ui m\u2019incombe ; si je ne recule pas evant la responsabilité, c'est parce que j'apporte en Canada le plus grand respect pour sa constitution politique, et surtout parce que je viens parmi vous, pénétré du désir de mériter votre confiance, et de travailler pour votre pays que je regarderai comme le mien.Vous avez jeu la bonté de nous souhaiter un séjour au Canada non seulement utile, mais agréable! Nous conserverons, Lady Lansdowne et moi, le meilleur souvenir de la réception que nous a faite la vieille et historique cité de Champlain.Ce discours a été accueilli par les applaudissements et les bravos de la foule.Lorsque le Marquis a parlé en langue française il a été applaudi à outrance.Sa prononciation est très pnre et son langage est correct.Il fait bon d'entendre un Gouverneur Général anglais s'exprimer dans la langue que nous chérissons à tant de titres.Sen Excellence, lady Lansdowne, et leurs suites ont pris immédiatement le chemin de fer du Nord pour se rendre à Montréal où il aura réception, et de là à Ottawa\u2014\u2014\u2014\u2014 Ar l= AP \u2014 rer Le commissaire pontifical a Québec Lundi, 22 octobre, était un jour de fête pour la ville de Québec, comme aussi pour toute la catholicité canadienne.Le drapeau papal, flottant au-dessus de la vieille cité de Champlain, annonçait au loin quelque chose d\u2019extraordinaire,quelque grand évènement d\u2019un caractère religieux.C\u2019est que vraiment, il y a toujours dans l'apparition d'un envoyé du Saint-Siège, sur des plages lointaines, le caractère d\u2019un grand évène- ment.Puisque toutreprésentant du Siège apostolique, en pays étrangers, à la mission de Pierre, et que Pierre est Vicaire de Jésus-Christ, tout envoyé de ce même Siège est par là- même l\u2019envoyé de Jésus-Christ, l\u2019envoyé de Dieu ; et de même que le Seigneur, traversant autrefois la Judée, parsemait de bienfaits sa route, prodiguant à tous lumière, force et consolation, de même aussi n'est-ce que pour couvrir de bénédictions nos contrées qu\u2019un représentant de Rome, avec toute l\u2019au- Téole de l\u2019autorité et du prestige dont est ceint le front d\u2019un envoyé de Dieu, met le pied sur ce sol canadien, et traverse en triomphe notre catholique population.Pouvait-on trop faire, pour célébrer dignement l\u2019arrivée d\u2019un commissaire pontifical ?Son Excellence le très Rév.Dom Henri Smeulders, envoyé du Saint- Siège auprès de nous, a pu juger, dès son entrée dans notre ville, du respect que les Canadiens catholiques savent prodiguer, à l\u2019autorité de Romeet à ses légitimes représentants.Car la réception officielle, qui a été faite Lundi au commissaire Pontifical, n\u2019est pas demeurée, malgré tout l\u2019imprévu des circonstances de l'arrivée, au dessous d\u2019un si joyeux évènement.Tout d\u2019abord à 114 heures se faisait, au salon de l'\u2019Archevêché, la présentation à son Excellence des membres du clergé de l\u2019Archidiocèse.Au temps convenu, et quand la salle se fat remplie d\u2019un grand nombre de membres du clergé soit séculier, soit-régalier, le délégué apostolique est entré au milieu de l\u2019attente générale, accompagné de Mgr l'Archevêue et du grand Vicaire Monsieur Oyrille Légaré et suivi de ses deux secrétaires les Rév.M.M.Antoine Daidé, Pure, et Gerad Jr de Bie.dia- cro.Cette figure bell® et souriante, ce regard intelligent, cette noble et digne démarche, tout désignait déja et semblait recommander au respect des assistants le représentant de sa Sainteté.Son Excellence est allée prendre place au fauteuil d'honneur, ayant toujours à sa droite Mgr l\u2019Archevêque, puis de suite a commencé la présentation.Monsieur l'abbé Marois, secrétaire de l\u2019Archevêché, était chargé d'introduire à son Excellence un par un et par ordre d'ancienneté les membres du clergé.Tous sont venus s'incliner devant l\u2019envoyé de Rome, et pour tous Son Excellence a eucette bienveillante condescendance que le saint Père lui-même manifeste d\u2019une manière si touchante dans les audiences du Vatican.La présentation terminée, le Commissaire Pontifical prenant la parole à prononcé une savante et opportune allocution dont voici à peu près le résumé : \u201c C'est avec satisfaction que je vois ici réunis les principaux représentants du Olergé, tant régulier que séculier : car ce m'est déjà un signe de l\u2019union fraternelle qui règne, en ce pays, entre les deux classes du clergé catholique, de cette union des cœurs si nécessaire au bien de l'Eglise et au salut des âmes.En effet s\u2019il est vrai que l'union fait la force, l'Eglise a certes grandement besoin de cette union de ses prêtres et de ses ministres, de laquelle dépend l'édification des peuples.Soyons unis en tout et partout, et que toujours cette union se cimente dans la charité de celui quiadit.\u201c Alter alterius onera portate.Sachez vous supporter les uns les autres.\u201d Et ici, comme si Son Excellence eut déjà voulu toucher du doigt, dans les termes les plus délicats, le germe des funestes dissensions reli- TOURNAL DES CAMPAGNES >.uo #51 sa\u2019 \u2014 EE \u2014 gieuses qui .déchirent notre pays, après avoir recommandé l'union des cours dans la méme charité, Elle a signalé la nécessité de l'union des esprits dans la même doctrine, sous le même enseignement romain, puisque le défaut d\u2019études sérieuses et de ralliement doctrinal sous l'étendard de la vérité est la source naturelle non seulement de l'ignorance, mais et de tous les maux qui s\u2019ensuivent.\u201c Cette union dans le bien, continuait Son Excellence, s'obtiendra par l\u2019union des esprits dans le vrai, par des études profondes et suivies, sous l\u2019enseignement catholique.Et cet (enseignement catholique, il a pour base, pour fondement la doctrine de saint Thomas, telle que recommandée par Léon XIII, sous lequel les intelligences semblent prendre un nouvel essor intellectuel.Cultivons donc la doctrine saine et pure de l\u2019Ange de l'Ecole, qu\u2019on peut interprêter de différentes manières, à raison de la diversité naturelle des esprits, mais qu\u2019on ne saurait négliger sans détriment pour l'Eglise.De nos jours, une philosophie malsaine, toute subjective,bouleverse la science jusque dans ses bases.Recourons à saint Thomas.Sa philosophie basée, enracinée dans l\u2019objet sera notre ancre de salut et notre sauvegarde contre les faux systèmes.\u201c Je ne doute pas du reste de la bonne volonté avec laquelle on s\u2019est empressé ici de satisfaire, sur ce point, au désir de Léon XIII ; puisque plusieurs ici présents, après être allés chercher leurs diplômes à Rome même, sont maintenant prêts à faire (bénéficier les jeunes lévites de l'enseignement Thomiste qu'ils ont eux-mêmes reçu.Travaillons donc d\u2019un commun accord à la culture des intelligences, comme au salut des âmes, et Dieu bénira nos efforts.\u201d Telles sont, en snbstance, les nobles paroles prononcées par son Excellence à l'adresse du Clergé réuni autour d\u2019Elle.Comnte on le voit,c\u2019est un écho fidèle des sublimes accents, qui, partis un jour du fond du Vatican, ont fait retenti le monde du nom de l'Angélique docteur Thomas d\u2019Aquin, et ne cessent encore chaque jour et a chaque occasion d\u2019éveiller dans les âmes l\u2019amour de la science et de la vérité.: Sa Grandeur Mer l\u2019Archevêgne prenant aussitôt la parole à son tour, et voulant rendre un juste témoignage à Son Clergé, attira l\u2019attention de son Excellence sur l'ardeur et le zèle vraiment apostolique, dont les prêtres de l'Archidiocèse savent faire preuve dans l'exercice de leurs fonctions respectives.Aussi le Déléguée, satisfait de ce témoignage répliqua que quand l\u2019Evêque lui- même n'a qu\u2019à se louer de son Clergé, il faut s'en tenir à sa parole, puisqu'il est le Pasteur, et que le Pasteur connait.ses brebis.\u201cSui- Vons toujours l\u2019Evêque, a ajouté Son Excellence, et comme il tient la \u2018place de Dieu, en suivant les ordres de I'Evéque, on suivra les ordres de Dieu lui-même.\u201d C'est alors que le Commissaire Pontifical invité par M#r l\u2019Archevêque donna aux assistants la bénédiction apostolique.Quelques instants après, sonnait l\u2019heure du diner.Tous les prêtres présents se rendirent à l'invitation qui leur fut faite de prendre part, à l'Archevêché même, aux modestes agapes de la table chrétienne.Comme il fait bon de rompre le pain , quotidien aux côtés d\u2019un délégué apostolique, dans cette union fraternelle des cœurs.A 1} b., le Commissaire Pontifical montait au grand salon de l\u2019Archevêché à la suite de cinquante à soixante membresdu clergé et des séminaristes de Québec.C'était pour assistés à la lecture solennelle du bref apostolique, en vertu duquel le très révérend dom Henri Smeulders est constitué, chargé de pouryoirs du Saint-Siége en Canada.Avant la lecture,le commissaire s'étant revêtu de ses habits pontificaux et ayant pris place avec la mitre et la crosse au siège d'honneur, Mgr l'Archevêque portant la Cappa magna se plaça à sa droiteet le vicaire général de l\u2019Archevêché M.©.E.Légaré, s'étant mis à la gauche donna lecture de l'important document au milieu du plus respectueux silence.Voici la teneur textuelle du bref.A Notre Cher Fils, Henri Smeulders, Abbé de l'ordre des Cisterciens, Docteur en Théologie.LÉON XIII PAPE Cher Fils, salat ot bénédiction apostolique.Dans le cours de cotto année, par Noire ordre, un décrot a été émis, le 28 Février, relativement aux affaires de la succursale à Montréal de l\u2019Université Laval érigée dans la ville de Québec.Par ce décret on commandait à tous les fidèles, de quelque ordre et de quelque dignité qu\u2019ils fussent, :de reconnaître et d'accepter lu dite Université succursale instituéo par notre prédé cessour de sainte mémoire, Pie IX ; on commandait aussi à chacun de contribuer dans.la mesure de scs forces à l'avantage et au développement de la même Université on lui prêtant aide et sccours ; et de plus on imposait un silence absolu sur Cette affaire et les questions qui s\u2019y rattachaient.Mais, quelques difficultés étant survenues, Nous, en vertu du ministère Apostolique, quo Nous remplissons comme successcur de Saint-Pierre, ct aussi do l'avis de Nos Vénérables Frères, les Cardinaux de la Sainte Eglise Romaine, préposés à la propagation du nom chrétion, avons résolu d\u2019onvoyer dans cette contréo un porsonnage ecclésiastiquo très estimé, qui étant présent.sur les lieux -puisso so rendre un compte exact de ces mêmes difficultés, ainsi que les résoudre et les dirimor, et régler compiètement cetto affaire ; Nous avons voulu en même temps lo charger de traiter quolques autres affaires ecclésiastiques qui rogardent la même contrée.; Voulant donc, cher Fils, vous donner des marques particulières de bienveillance, à vous, que Nous savons tout à -| fait recommandable par le zèle pour la religion, par une piété singulière, par la science, la prudence et l\u2019habileté dans le traitement des affaires ; et, vous absolvant et vous réputant absout, mais seulement pour la fin des présentes, de tonte excommunication et iaterdit, et de toute autre censure et neine ecolé- siastique, de quelque manière ou pour quelque cause qu\u2019elles aient été portées, si peut-être vous en avez encouru ; en vertu de Notre pouvoir suprême, par ces lettres, Nous vous faisons, instituons et députons Commissaire Apostolique dans la mème contrée, et cela à Notre bon plaisir et à celui du siège Apostolique.En outre, cher fils, nous vous donnons et concédons l\u2019honneur de la préséance, et Nous vous conférons et accordons, même avec le privilège d'officier partout pontificalement, tous et chacun des droits et facultés nécessaires et opportuns à l\u2019accomplissement de Votre charge.Nous ordonnons strictement à toutes personnes, soit ecclésiastique soit laïque, de quelque ordre et dignité que ce soit, en vertu de 4 7 la sainte obéissance, de vous rendre, cher fils, l'hommage de la soumission qui vous est due dans l\u2019accomplissement le votre charge de Commissaire Apostolique, et de vous favoriser et: de vous prêter en tout aide et secours.Nonobstant toute chose à ce contraire, même digne de mention et dérogation spéciale et individuelle.Donné à Rome, à St-lierre, sous l\u2019anneau du Pêcheur, le 11 septembre 1883, Je notre Pontificat l\u2019année VIe.TH.CARDINAL MERTEL.La lecture du bref terminée, la procession s\u2019est riise en marche dans l\u2019ordre suivant : lo La croix et les acolytes, [précédés du thuriféraire et du porte- bénitier.20 Les chantres.30 Les séminaristes.40 Le clergé.50 Le Vicaire Général en chape.60 Le commissaire et ses deux assistants.To La croix archiépiscopale.80 L\u2019archevéque et ses deux assistants.90 Les porte-insignes.A la porte de l\u2019archevéché, eut lieu une touchante cérémonie.Monsieur le Vicaire Général ayant présenté le crucifix, au commissaire pontifical, celui-ci à genoux sur un coussin, le baisa, puisant ainsi dans la charité et les lumières de la croix ces lumières et cette charité dont son âme doit être éminemment pénétrée pour bien remplir une mission difficile et délicate.Le Délégué a baisé la croix pour demander lumière et force : que tous donc la baisent aussi de cœur, pour demander obéissance et soumission sincère à ses volontés.Après cette cérémonie, la procession:se, dirigeait vers la Basilique par la rue Buade.Qui pourra redire I'imposant spectacle, se déroulant alors aux regards chrétiens dans des moments si solennels ! Les plus belles décorations, les drapeaux, les couleurs nationales et pontificales semaient partout le long du parcours, et attestaient bien haut la foi et l\u2019amour des fidèles ; des milliers de têtes se courbant respectueusement sous les bénédictions d\u2019an envoyé apostolique ; les religieux carillons des cloches sonnant à toute volée ; le chant majestueux de l\u2019antienne Ecce Sacerdos Magnus, tout cela était bien propre a consoler, a rejouir le cœur de celui qui vient au nom de Rome sonder la foi de nos âmes.Aussi le Canadien peut-il se demander, avec un légitime orgueil, dans quel coin du monde, dans quel pays voit-on, comme ici, la terre offrir au ciel I'ineffable spectacle d'un peuple entier, rassemblé en un clin d\u2019œil pour baiser la poussière des pieds d\u2019un délégué pontifical ?Ce pays est unique, il s'appelle le Canada, et voilà pourquoi Satan, l'ennemi juré du bien, cherche depuis si longtemps à y semer la zizanie.La procession s'avançait donc comme un cortège triomphal vers la Basilique.A l'entrée da Commissaire dans l'Eglise, un signal donné par le cérémoniaire fit tourner vers lui tout le Clergé.Alors le vicaire général lui ayant présenté le goupillon, son Excellence, après s'être aspergée elle- même, offrit l'eau bénite à Mgr l\u2019Archevêque, puis aspergea le Clergé et le peuple.Signe touchant de cette rosée céleste de grâces, qui descendait alors sur notre population ! Le Vicaire général fit ensuite bénir l\u2019encens, et encensa.l -même le Commissaire Apostolique de la manière la plus solennelle._ Enfin, pendant que la procession se remettait en marche, et se rendait au chœur, on chanta avec entrain quelques strophes du \u201cVeni Creator\u201d, de cette hymme sublime que l'Eglise propose et qui monte spontanément aux lèvres dans les grandes circonstances, à la veille des grandes faveurs du'Ciel.Depuis l'entrée de la Basilique jusqu\u2019au sanctuaire, on conduisit son Excellence sous le dais, porté par MM.les marguilliers en fonction.Arrivé au chœur, le clergé prit place dans les stalles.Alors le Vicaire général se rendit au côté de l\u2019Epitre, et là, la face tournée vers le commissaire apostolique qui se tenait au pied du maître autel, il chanta alternativement avecle chœur les versets « Protector noster etc.\u201d si bien adaptés à la cérémonie, dans lesquels le peuple demande à Dieu de protéger son envoyé, son serviteur, de le secourir du haut des demeures éternelles, de le garantir contre ses eunemis et contre les fils de l'iniquité etc.Puis, l\u2019oraison chantée par le Vicaire général, tout le monde s'étant levé, les chantres entonnèrent l\u2019antienne de la Patronne de la Basilique.Pendant le verset,le commissaire avec ses assistants est monté à l\u2019autel, puis, après l'avoir baisé, s'est renduau coin de l'Epitre pour chanter dans le Missel l'oraison de la patronne.Ce chant terminé, le commissaire revint au milieu de l\u2019autel, et donna la bénédiction solennelle avec indulgence de quarante jours à toutes les personnes présentes.Après quoi, il y eut bénédiction du Saint-Sacrement par Son Excellence elle-méme.Enfin la bénédiction donnée, le commissaire alla déposer ses habits au trone, qu'on lui avait érigé en face du trône archiépiscopal, puis l\u2019on est revenu à l\u2019archevêché comme au jour des grandes fêtes pontificales.Inutile de louer ici en- passant l'exquise délicatesse avec laquelle les bonnes Dames de la Charité avaient su préparer au Délégué Apostolique un Siège digne de sa haute mission.Les décorations du trône correspondaient à l'éclat de la fête, comyne aussi les harmonies majestueuses de l'orgue, touché par M.G.Gagnon.Le Rév.M.Gagnon de l'Archevêché agissait comme maître des cérémonies auprès de son Excellence, et Mons.l'abbé Marois, Secrétaire de l'Archevêché, remplissait le mème rôle auprès de sa grandeur Mgr l\u2019Archevéque.Les assistants de Mgr Taschereau étaient M.le Grand Vicaire Hamel et Mons.le curé Hébert, de Kamouraska ; ceux du commissaire Pontifical étaient ses deux secrétaires.Ainsi s\u2019est terminée dans l'union des esprits et l'allégresse des cœurs une de ces belles fêtes religieuses, telle que les canadiens catholiques savent en faire aux plus hauts représentant de l\u2019autorité pontificale. ADIEUX Samedi dernier à trois heures et demie Son Honneur le maireet MM.les membres du conseils se soit rendus sur la Terrasse pour présenter au Marquis de Lorne une adresse d\u2019adieux, oo ! Il y avait un assez grand nombre de personnes, mais il y en aurait en plus si on l\u2019eût annoncé plus tôt.La tribune de circonstance était tout simplement le Kiosque des musiciens.Des pavillons flottaient à tous les Kiosques., A 33 heures précises, Son Excellence arrivait surles lieux.Le Marquis était accompagné de ses deux aides de camp, les colonels Bagot et de Winton, de son secrétaire privé et de Lord Harvey.Le maire lui a d'abord présenté tous les membres du Conseil de ville et lui a ensuite donné lecture de l'adresse suivante : \u2018 À Son Excellence le Très Honorable Sir John Douglas Sutherland Campbell Marquis de Lorne, Chevalier du Chardon, Grande Croix de l\u2019Ordre de St-Michel et de St-Georges, Gou- verneur-Général du Canada, et 4 Son - Altesse Royale la Princesse Louise.Excellence, Altesse Royale, Il y a cing ans, nous apprenions la nomination de Votre Excellence au poste de Gouverneur Général du Canada.Si nous étions justement flatté de l\u2019honneur que rious faisait Sa Majesté en nous envoyant poir la représenter un membre de sa famille, les hommes politiques.redoutaient l'essai d\u2019une vice - royauté prise sur les marchesdu Trône et dont le titulaire venait si jeune encore, remplacer un des plus brillants gouverneurs qu\u2019ait vus notre pays.Mais à peine aviez-vous passé quelques mois au milieu de nous, que ces craintes étaient dissipées.Le \u2018témoignage des hommes d\u2019état étaient aussi favorable au nouveau gouverneur-général que celui des gens du monde l'était à sa royale épouse.Votre Excellence nous montrait que le tact, le jugement, l\u2019assiduité et le talent peuvent suppléer à l\u2019âge.Et Votre Altesse Royale nous donnait la preuve que l\u2019élévation de la naissance peut s\u2019allier à celle de l\u2019esprit sans exclure aucune qualité du cœur.Plus vous avez vécu parmi nous, et plus s\u2019est confirmé co témoignage favorable des premiers jours.Mais, s'il est une ville au Qanada qui ait pu apprécier les hautes qualités de Votre Excellence et de Votre Altesse Royale, c\u2019est certainement la nôtre.Vous avez montré pour elle une prédiloction à laquelle nous ne pouvions manquer d\u2019être très sensibles.Aussi, lorsque vous passiez au milieu de nous une grande partie de la belle saison chaque année, vous avez pu voir sur toutes les figures, en même temps que la marque d\u2019un profond respect, l'expression de la plus vive sympathie pour Vos personnes.Duns quelques jours vous laissercz nos rivages.Sa Majosté, qui \u201csait si bion apprécier los talents, no saurait les méécon- naître dans sa famille, ot nous sommes sûrs qu'elle ne laissera pas oisifs ceux dont Votre Excellence a donné ici la preuve.Quelque position que vous occupiez plus tard, dans quolque partie de l\u2019Empire que vous soyez appolé à servir Sa Majesté, nous.nous flattons do l'espoir que vous n'oublierez pas cette ancienne capitale, berceau de ce qui sera bientôt un grand peuple, ot témoin des plus remarquables péripéties de la lutto do deux grandes nations pour la suprématie en Amérique.Veuillez croire que nos vœux et nos souhaits les plus sincères vous accom- \u201cem pagoerout, et que nous suivrons avec le plus sympathique intérêt votre future Carrière.Nous ne renonçons même pas à d\u2019espoir de vous voir revenir an jour parmi nous, ne fit ce que pour voir les progres faits par la Société Royale que vous avez fondée, et constater le déve- loppement du peuple dont vous avez depuis cinq ans suivi de près la forma- ion.y Dans cet espoir, nous, vous disons non pas adieu, mais au revoir.Québec, octobre 1883.Le marquis de Lorne, avec le tact et la courtoisie qui le caractérisent, à répondu à cette adresse, dans la langue que parle la grande majorité des Québecquois, c\u2019est-à-dire en français.Sa réponse a été réellement remarquable, et nous ne saurions mieux faire que la publier àn extenso : Monsieur le maire, Messieurs les citoyens de Québec, Nous sommes heureux que nos dernières relations officielles nous permettent de passer ces heures au sein de la vie canadienne.Votre charmante ville a été chaque année, pendant quelque mois, notre séjour de prédilection, et soyez en persuadés, nous apprécions du plus profond de nos cœurs la bienveillance de tous ses citoyens.Nous avons admiré les merveilles de cette partie de la province dont la beauté semble s\u2019être réfléchie dans la satisfaction et le bonheur de sa population, qui s'épanouit sous le gouvernement libre du Canada et la douce protection de l'Empire.Lorsque les lois, la langue et les institutions de chacune des provinces comprises dans notre grande Confédération, sont sauvegardées par une constitution dont la force réside dans le maintien des priviléges respectifs, est-il étonnant d\u2019y rencontrer partout le progrès et la prospérité ?L\u2019Anglais, l\u2019Iclandais ou l\u2019Ecossais trouve ici les traditions de son pays.Le Canadien-Français jouit de la libe r- té la plus absolue, de la sécurité la plus complète sous le drapeau qui lui apporte ainsi qu'à tous les ciioyens des autres provinces, la commune garantie d\u2019une vie nationale, objet de l\u2019aspiration naturelle et légitime des \u2018peuples qui se développent dans cet immense pays.De l\u2019ouest, l\u2019agrandissement territorial permet aujourd\u2019hui aux colonies de se donner la main elles commengent à découvrir l\u2019étendue prodigiéuse de leurs possessions.Elles comprennent l\u2019importance d\u2019une cohésion nationale et le respectdû aux privilèges d\u2019une administration locale.Leurs habitants sont fiers de se donner le glorieux nom que vous avez les premiers conquis, celui de Canadien.ae Vous me connaissez suffisamment, maintenant, comme votre ami, \u2018pour qu\u2019il ne me soit pas nécessaire de faire unéloge de votre physionomie nationale.Bien que nous nous éloignons, notre souvenir nous ramènera toujours à vous et nous aurons pour la vie le désir de vous aider.Il m\u2019a été facile de vous exprimer la sincérité de mes regrets.Il est plus difficile de donner des suggestions utiles.J\u2019espère qu\u2019aucune partie de la Puissance ne cherchera à s\u2019isoler de l\u2019influence générale.Ceux qui ne connaissent fqu\u2019eux- mêmes et évitent de se trouver en rapport avec les autres, rétrogradent ; ceux-là avancent qui peuvent recevoir les impressions nouvelles.Recevez à bras ouverts les immigrants qui vous arrivent, pendant que vous vous efforcez de rapatrier vos propres compatriotes.Il y a place ici pour tous.Continuez à reculer les bornes des fertiles contrées qui sont au nord de votre province, et dirigez vers l'Ouest une partie de la jeunesse de votre pays.Je constate avec Donheur, que partout en Canada, vous êtes dans la bonne voie ; vous n\u2019aurez qu\u2019à n\u2019en pas dévier.Avec cotte devise: « Nos droits et notre union,» vous serez toujours, Dieu aidant, un peuple prospère, et vos fils seront fiers de leur petrie.Puissent vos triomphes contiauer à être toutefois les triomphes de la paix, vos récompenses celles de l'industrie, de la loyauté et de la foi ! Lorne.A quatre heures, cette dernière démonstration d'estime était passée dans le domaine des faits accomplis.\u2014\u2014\u2014_e>e-a>\u2014menne Le feu a détruit le village d\u2019Alégéro, près Brescia.=._-_ JOURNAL DES: CAMPAGNES .Le Gouverneur Général LE \u2018MARQUIS DE LANSDOWNE Québec, 22 oct 1888 Le nouveau Gouverneur Général, successeur du Marquis de Lorne, arrivera à Québec cette après-midi, entre quatre et six heures.Nous lui souhaitons la plus cordiale.bienvenue et nous espérons que son séjour au milieu de nous lui sera toujours agréable.Les Canadiens-français sont de loyaux sujets de Sa Majesté : ils \u2018en ont donné des preuves non équivoques dans temps où leur loyauté a été mise à de rudes épreuves.Aujourd\u2019hui que l'atmosphère politique est sans nuages, que la mère-patrie montre des égards envers eux, il serait ingrat de leur part de ne pas accepter avec bonheur et.gratitude ses bienfaits.L'arrivée d'un nouveau Gouverneurest un événement qui a toujours \u2018fait époque dans les annales du peuple canadien-français On se demande encore comme autrefois : Serat-il favorable ou hostile à notre race ?Depuis Lord Elgin, cet homme qui a laissé tant de bons souvenirs parmi nous, jusqu\u2019au marquis de Lorne, nous n\u2019avons guère eu raison de nous plaindre de la conduite des gouverneurs généraux à notre égard | Lord Dufferin et le gendre de la Reine que nous voyons partir avec regret, nous ont donné même des preuves tangibles de leur sympathique dévouement.Il ont favorisé l\u2019éducation de toutes manières ; ils ont aussi travaillé au développement matériel du Canada dans la plas grande mesure des forces.Lord Lansdowne devra marcher \u2018sur les nobles traces de ses prédécesseurs, s\u2019il désire obtenir d\u2019emblée cette popularité qu'il est du devoir de tout bon gouverneur de désirer, à cause des excellents.résultats qui en dérivent.Notons en passant que notre nouveau Gouverneur est le petit-fils du comte de Flahaut, d\u2019extraction française.Il est né le 14 janvier 1845, et reçut son éducation à Eten et puis a Oxford en Angleterre ou les jeunes gens de grande famille, et princiérement riches, ont toujours la tentation de rester oisifs'et de jouir de leur fortune à leur guise, sans se préoccuper le moins du monde de se rendre utiles.Le Marquis de Lansdowne s'appliqua a l'étude des sciences politiques, et il entra dans le gouvernement en 1868, a l'agede 23 ans.Il y fit preuve de toutes les qualités d\u2019un homme d'Etat, et montra par son application aux affaires qu'il n\u2019était pas entré dans la Chambre pour la forme seulement.Les Landsdownes ont appartenu de tout temps aux grandes familles du parti whig, qui sont les piliers du parti libéral, et le jeune marquis n\u2019a pas voulu déroger aux traditions de sa famille.Il est libéral en politique.On dit qu\u2019il est un excellent compagnon, de mœurs simples et rigides.Il est juste et généreux à ses heures.Sa richesse est considérable, ses rentes annuelles s\u2019élevant au chiffre de 58,000 louis sterling.Il fut Commissaire de l\u2019Echiquier pour la Grande Bretagne et du Trésor de l'Irlande de 1868 à 1872, et occupa la position.de sous-sevrétaire d'Etat pour les Indes de.1872.à 1874, et fut créé (sous-secrétaire d'Etat pour le même endroit sous le gouvernément Gladstone.Il résigna cette position en 1880, quelques mois après la résignation du duc d\u2019Argyle.Le noble Lord parle très bien 'le français, et son épouse, lady Maud Evelyn Hamilton, fille cadette du duc d\u2019Abercorn, est une personne très distinguée.La marquise est aussi de noblesse française.Son père est le seul descendant et représentant du Régent Arrant premier duc de Chatelhérault, en France, titre qui a été décerné par Napoléon III à son allié le12ème Duc d\u2019Hamilton, petit filsdu Grand Duc de Baden, qui était un Beauharnais.Lady Lansdowne a trois frères qui sont députés à la Chambre des Communes.L\u2019ainé, le marquis de Hamilton, représente Donegal et les deux autres, Lord Claude et Lord George Hamilton le bouræ de Lyne Regis et l'important comté de Middlesex.Le dernier était vice président du Conseil durant la dernière.administration du comte de Beaconsfield\u2014\u2014 Atlee Lanch ASpencer Wood Québec, 22 oct 1888 Son honneur le Lieutenant-gouverneur Robitaille a donné hier un lunch avec personnages distingués que Québec a l'honneur de posséder aujourd\u2019hui.S.E.le marquis de Lorne, les ministres fédéraux et provinciaux, les juges de la Cour supré- me, l'orateur de l'assemblée législative, plusieurs députés, le Maire de Québec, et plusieurs citoyens de cette ville avaient été invités à ce goûter.Son Honneur le Lieutenant-gouverneur a pris occasion d\u2019exnrimer au Gouverneur général les regrets éprouvés par tous les citoyens de son départ du Canada.Son Excellence a exprimé ses remerciements en des termes de la plus haute bienveillance.' \u2014\u2014\u2014 lorem Présidence da Sénat Sir John A.Macdonald a quitté le ministère de l'Intérieur-pour la présidence du Conseil.L'honorable Sénateur Macpherson a accepté le porte-feuille de l'Intérieur, et le Sénateur Miller, du Cap-Breton, est nommé Président du Sénat à la place de I'honorable M.Macpherson.Il nous semble qu'un Canadien francais n\u2019aurait pas été déplacé sur le fauteuil présidentiel au Sénat.Sa Sainteté Léon XIII, dit une dépêche, est à préparer une allocution sur la situation présente de l'Eglise.Au Tonkin, on signale une attaque sur Bac-Ninh, et l'on croit à une guerre avec la Chine.Des pirates menacent Haïphong; ils campent aux environs au nombre de 1000.Le Tonkin est dans l'anarchie.La Chine se tient sur ses gardes et l'on redoute de sa part une guerre d\u2019extermination des étrangers.>> JOURNAL DES: : CAMPAGNES 9 Les histoires de M.Suite RÉPLIQUE Sixième lettre VI - _, Ouaona, 6 octobre 1883.M.le Rédacteur, Les deux paragraphes qui vont suivre sont les plus féconds de tout le réquisitoire de A Sulte ; d\u2019après ce qu'on à vu, ce n\u2019est pas peu dire, et pourtant il faut en laisser, parce qu\u2019il serait trop long de répondreà tout, parle détail, selon son expression.! Dix-septième paragraphe de la réponse aux critiques: ++ Avec M.de Lauzon, les pères J'ésui \u2018Les eurent en main le gouvernem en \u201cdela colonie.On leur accorda une + pension annuelle, prise sur les revenue de la traite, c\u2019est-à-dire du Canada \u201c en général, ce qui \u2018montre bien qu\u2019ils \u201cne vivaient pas plus que les récollets > \u2018 des ressources particulières de leur.¢¢ ordre.lls continuaient de desservir \u201c Montréal, malgré la résistance des \u201c habitantsde l'île, tes Trois-Rivières, \u2018\u201c* où ils étaient à couteau Liré avec les \u201c habitants au sujet des terres, et Qué- \u201c bec, qui ue parait les avoir génés en \u201c aucun temps.Les missions étaient \u201c réduites à néaut ; Sillery et I'ile d'Or- \u201c léans, OÙ s'étaient réfugies dus sauva \u2018ges de plusieurs nations, et quelgnes * visites à Tadoussac constituaient l\u2019en- * semble et le champ de leurs travaux.\u201c Toute la colonie française se compo- \u201c sait de six cents âmes ; les pères jésui- \u201ctes étaient au nombre d'une qua- * rantaine, sans compter trente frè- \u201c yes ou serviteurs à leur service.Les \u201c Iroquois coimmettaient journellemen t « des massacres jusque sous ls canon * des forts, mais les Cent-Associés ne \u201c nous envoyaient pas de troupes pour \u201c* chasser ces barbares.M.de Lauzon prenait des seigneuries qu\u2019il ne peu- \u201c plait jamais.* Les \u201c Relations de jésuites \u201d racon- \u201c taient lessauvagevies commises par les Iroquois, et comme fiche de «ousola- \u201c tion, disaient que les dangers et les *\u201c* alarmes continuelles entretenaient la \u201c piété parmi les colons.\u2018 \u201cJe le demande à tout homme *\u2018 sensé, est-il possible de faire le \"4 récit de ces temps douloureux sans \u201c examiner par le detail les événements qui les composent ?La petitesse et + l'étroitesse de vues des gouvernants, \u201c le rôle singulier des jésuites, les souf- \u201c frances des colons, sont choses qui \u2018 gveillent l\u2019attention et appellent un \u201c jugement.Ceux qui prétendent que P ** je fais acte de mauvais Français en \u201c racontantles épisodes de.cette époque, \u201c qublient que je suis Canadien, et que it gi l'Histoire n\u2019était pas à ses heures \u201c vengeresse des abus du passé, elle ne \u2018* serait pas l\u2019Histoire.M.J.-C.Taché, \u201c qui, depuis plus de trente ans, est ** toujours en colère et promet de démo- \u201c lir Garneau, devrait bien savoir que \u201c Garneau (et d\u2019autres écrivains) est \u201c irréfutable lorqu\u2019il dit précisément ce \u2018 que je repète.Je n'ai pas inventé ces \u201c lamentablas faits ; l\u2019école des intimi- \u201c dcteurs cherche à les mettre à mon ** crédit ! elle croit y parvenir par la * violence de son langage.Allez! j'ai \u201c eu sous les yeux un gros album dans * lequel M.Garneau empilait vos inju- \u2018 res, et J vous reconnais à vos atta- * ques d'aujourd'hui comme si je vous \u2018t pratiquais depuis trente ans ! \u201d on, pas plus que les récollets, les jésuites ne pouvaient vivre de l'air de leurs résidences ; et certes, ils n'auraient pas pu vivre, non plus, de ce qui leur venait de la traite des fourrures, sans les dons généreux des personnes charitables de France.\u201c Les jésuites conti nuant de desservir Montréal malgré les habitants \u201d et\u2018 à conteau tiré avec les habitants de Trois-Rivières?\u201d \u2026 sont d'odieuses inventions de M.Sulte, dites dans un style de mal-appris.L'époque dont M.Suite veutici parler est celle qui est comprise entre les années 1649 et 1656, puisqu'il fait allusion à la destruction des missions huronnes et à l\u2019administration de M.le gouverneur de Lauson.De quel limon est donc pêtri ce M.Sulte, pour décrire comme il le fait une des plus émouvantes et des plus éminemment glorieuses ériodes de notre histoire ! Nous, catho- ques canadiens-français, avons au Contraire, toutes les raisons possible de bénir la Providence, dont la main s'est \u2014 si clairement montrée dans les événe- ments douloureux, touchants et féconds à la fois, de ces heures sanglantes, mais saintes, de notre vie nationale.C'est cette période qui a vu, particulièrement, I'héroisme de M.Duplessis Bochart et de ses compagnons, le courage et le dévouement des premiers de notre petit peuple, qui préludait ainsi aux faits d\u2019armes du sénéchal de Lauson et de Collard des Ormeaux.C'est cette période qui a donné, dès l\u2019abord à notre po- ulation, cette trempe qui a fait sa force jusqu\u2019à nos jours.Comme tous les autres peuples, nousavons eu depuis, nous avons encore des apostats, des traîtres, des renégats, des lâches et des sots ; mais à nous, véritables héritiers de la foi et des traditions de nos aieux des temps héroïques du Canada, de défendre ces précieux trésors et la mémoire de ceux qui nous les ont transmis, contre toutes les attaques, qu\u2019elles viennent du dehors ou qu\u2019elles se produisent au dedans.Notre nationalité est faite de catholicisme sañs défaillance, sans faiblesses, sans honteux compromis ; elle est sortie des entrailles de là France monarchique et chrétienne, et le sang \u2018qui coule | ST dans nos veines «a été ennobli par le martyr! honte à qui forligne.Elle a pour langage ie français à la façon dont on le parlait et l\u2019écrivait au siècle de Louis XIV.Tenons à tout cela, avec l'énergie et le dévouement dont les commencements de notre histoire nous fournissent l\u2019exemple, car c\u2019est en cela seul que alr.dane chaque ordre, la garantie de e notre salut comme .peuple, pour le temps, et de notre salut comme individus pour l'éternité.M.Sulte nomme la moralisation par l\u2019épreuve, qui est de plan divin, une fiche de consolation ; il insinue qu\u2019à moins d'être Benjamin Sulte onne peut s\u2019appeler l'Histoire.Il est moraliste comme Scapin et philosophe comme Polichinelle.\u201c* Les missions étaient réduites à néant : Sillery et l'ile d'Orléans quelques visites à Tadoussac constituaient l'ensemble et le champ de leurs travaux dit le même M.Sulte.Les missions du nord, aux grands lacs, furent dévastées pendant cette période mais la desserte de la population française à Québec, à Trois-Rivières, à Montréal et celle des campagnes, avec les missions sauvages qui en dépen daient mais les missions du Cap Breton de Miscou, de Betsiamits, de Tadoussac du lac Saint-Jean, mais les courses d\u2019évangélisation chez les Micmacs, chez les Montagnais, chez les Abénaquise chez les Algonquis, chez les Attikamègues n\u2019avaient point été interrom- ues.Pendant toute cette période, les ésuites étaient seuls desservants des rançais, seuls missionnaires des sauvages ils étaient encore ambassadeur du gouvernement canadien d'alors ils se faisaient, \u201c tout à tous \u201d selon le mot de I'apdtre.En 1651, le père Druillètes était envoyé en ambassade auprès des colonies de la Nouvelle-Angleterre en 1662, le pêre Butaux était tué par les Iroquois, en se rendant chez les Attikamègues ; en 1653 le père Poncet fut fait prisonnier dans l'exercice d\u2019un noble acte de charité ; la même année, par l\u2019entremise des hurons chrétiens réunis aux Iroquois et l'influence des jésuites pour une grande part, une paix artielle et temporaire, fut congue avec es cantons ennemis ; en\u2019 1654, le père Lemoine était envoyé comme ambassadeur vers les cantons iroquois ; en 1655, les pêres Dablon et Chaumonot allaient commencer les missions chez cesmém es Iroquois.Le collège des jusuites continuaient à donné l\u2019éducation classique, pendant que les pères entretenaient une école primaire, confiée à un laïque, pour les enfants et les enfants et les jeunes garçons qui ne pouvaient pas ou ne voulaient pas faire des études complètes.Qu'est-ce donc que M.Sulte ?(A suivre) A Gibraltar on a ressenti trois secousses de tremblement de terre dans la nuit du 19 aa 20 ; une violente secousse est signalée également le 21,des provinces espagnoles de Cadix et de Suelva.Une explosion s\u2019est produite dans une houillière près de Barnsley ; 25 ouvriers s\u2019y trouvaient ; 5 ont pu se sauver, les 20 autres ont péri.CORRISPORDEBCE ONTARIO Sandwich 22 octobre 1888.Si notre Société Saint-Jean-Baptis- te a accompli, le 24 juin dernier, un de ces faits publics dignes de figurer dans les fastes de notre histoire, et de passer glorieux aux générations de l'esprit profondément religieux et national qui anime les Canadiens- Français d'Ontario, incontestablement nous avons acquis un titre de plus pour nous encourager tous à marcher résolument en avant et poursuivre sans relâche l\u2019œuvre spéciale de notre association.Notre devise, Religion ét Patrie est décidément un mot d'ordre auquel pas un des nôtres ne restera étranger : les Canadiens si dispersés qu'ils soient sauront répondre bientôt et de partout à cet appel religieux et patriotique qui leur vient de ceux qui veillent à notre véritable andeur nationale tout en nous gardant nos institutions et notre liberté dans le concert des nationalités qui vivent avec nous sans le drapeau de la jeune Confédération canadienne qui prend la forme la plus admirable du gouvernement qu\u2019un peuple puisse se donner.Nous aimons à redire aux nôtres combien nous avons lieu d\u2019être fiers de notre constitution et des lois qui nous régissent.Nous voudrions citer tous les témoignages d'admiration dont notre démonstration publique est l\u2019objet de la part des étrangers qui nous visitent, pour convaincre nos nationaux que nulle part ailleurs, ils ne peuvent trouver l'indépendance et la liberté dont nous jouissons en Canada sans pour cela qu\u2019aucune affaire publique en souffre.Ajoutant à cette avaniageuse situation sociale, la richesse de notre sol, l'immense développement de notre industrie, de notre commerce, nous sommes en droit de conclure que nous nous trou- \u2018vons dans des conditions qu\u2019aucun pays du monde ne peut offrir dans d\u2019aussi larges proportions à l\u2019homme religieux, paisible et laborieux, nos familles nombreuses, nos foyers vier- @es des passions qui troublent la vie de l'homme voulant se mêler aux révolutions sociales, sont des cachets de bonheur que nous envient de nombreux voisins qui ont cherché la satisfaction ailleurs qu\u2019à la vie des champs.Comprenons-le, notre salut est dans notre courte et expressive devise, Religion et Patrie, que tous nos efforts tendent à nous tenir serrés sous cet égide dont nos vertueux ancêtres ont fait leur glorieux drapeau.Rangeons nous sous la bannière de l'association Saint-Jean-Baptiste dont les rameaux s'étendent partout dans le nouveau-monde où se trouvent quelques groupes de Canadiens français.L'œuvre de cette société est éminemment religieuse et patriotique elle est approuvée par l\u2019église, NN.SS.es Arche véques et Evéques n'ont pas dédaigner de donner tous les encouragements possibles à une organisation puissante de cette associations déclarée par Leurs Grandeurs des plus louables et des plus utiles pour le maintien de nos belles traditions.Nous comptons sur le plus grand empressement de la part de tous nos nationaux, quelle que soit la classe à laquelle ils appartiennent pour suivre les assemblées publiques qui vont reprendre et se tenir régulièrement tous les quinze jours d'ici à la fête patronale du 24 juin prochain, fête pour laquelle, il sera pris toutes les mesures nécessaires pour qu\u2019elle réponde aux vœux dn pays.HT .A l\u2019occasion de nos réunions ci- Ce, dessus annoncées, nous sommes autorisé de la part,de M.L.Brousseau propriétaire du Journal des Campaes, à porter à la connaissance de nos lecteurs, que cing cents brochures contenant les détails \u2018de notre dernière convention, sont mises à notre disposition, pour être distribuées à nos abonnés anciens et nouveaux du comté d\u2019Essex, comme prime graduite.C'est un hommage de gratitude dont nous honore M.Brousseau, va l'accueil bienveillant qu\u2019a reçu le Journal des Campagnes chez le plus grand nombre de familles Canadiennes du comté.Ces brochures sont des plus intéressantes.Rien n\u2019a été négligé pour qu\u2019elles soient la parfaite expression de tout ce qui s'est passé à l\u2019occasion de notre éclatante convention.Nos familles canadiennes auront à cœur de garder religieusement dans leurs modestes bibliothèques ce petit livre comme souvenir historique d\u2019un événement qui a été un succès, un triomphe dont notre nationalité peut s\u2019énor- gueiller à juste titre.Nouvelle d\u2019£ssex L'affaire Pierre Robinet, dont il a été question dans le numéro précé- dent, a paru devant le juge du Comté le mardi 16 courant, ainsi que nous l\u2019avions annoncé.Les maraudeurs ont fait preuve d\u2019habileté en tournure de dépositions ; le public a soupçonné des souteneurs suspects, pour ces sortes de gens, dans des vues bien peu délicates.Qu\u2019importe, la vérité s\u2019est fait jour par le témoignage loyal des témoins de Mr Robinet et par l'attestation du médecin qui a soigné le blessé.Le juge a rendu un verdict qui fait honneur à l\u2019habileté avec laquelle il a su discerner le vraisemblable de tout ce qui pouvait être des témoiguages de pure complaisance, et de combinaison officieuse.\u2018 Mr Robinet a été acquitté, sans réserve, et sa sortie de la Cour a été un vrai triomphe pour lui.A cette occasion il a reçu les plus vives félicitations de la part de tout le public qui avait vu dans cette affaire une Cause intéressant tous les propriétaires de la ville.Ce fait sera une leçon salutaire aux maraudeurs assez impudents pour faire du pillage dans les enclos en plein jour.x*% Le mercredi matin 17 octobre cou rant, le nommé Patrick Mathieu, employé à la gare de Windsor, voulant enjamber d'un train en repos sur un train en mouvement, manqua le pas et dans sa chiite se trouva les deux jambes sous les roues du char.Il fut horriblement broyé.Le Docteur Coventry de Windsor fut appelé sur le champ et le malade transporté dans un hôpital de Détroit, l\u2019état du malheureux laisse peu d\u2019espoir, cela se conçoit.Si de pareils accidents étaient capables de porter les ouvriers publics à ne point jouer leur vie avec si peu de prévoyance, nous leur demanderions, au nom de l\u2019humanité, d\u2019être plus attentifs, mais il paraît que chez eux comme partout ailleurs les résolutions de mieux faire sont de peu de durée.xx Le dimanche 14 courant, on a retiré.le corps d\u2019un nègre de la rivière dv Détroit lequel avait disparu depuis quelques jours de la famille paternelle.Le noyé était porteur d'une somme de $15.96 dans sa poche, et d\u2019un anneau d\u2019or au doigt sur lequel était écrit le nom d'une demoiselle que l\u2019on suppose être sa fiancée.Un nommé Charles Jackson affirm que ce nègre est du Township Chatam qu'il a connu sous le nom de ($- Harris.Des témoins entrevus attestent que le malheureux était posses- 10 seur de $40.00 au-moment où il a disparu.L'autopsie faite par M.le Docteur Chas Casgrain, porte à supposer un crime ; le témoignage de la Demoiselle dont le nom est sur l\u2019anneau donnera des éclaireissements sur cette affaire.#Fx : Les nombreux accidents qui arrivent aux voyageurs en voitures nous ont porté à faire une remarque en faveur des dames.Tout le monde sait qu\u2019en Canada les voitures d'agrément ou buggie sont autant conduites par les Dames que par les hommes, peut-être même plus souvent.Or, il est cependant prouvé que les accidents de chevaux emportés arrivent généralement au sexe fort.Il est inoui qu\u2019un carosse conduit par un Dame où une demoiselle vienne à être culbuté par les cheveaux emportés., D'où vient cette différence ?Jusqu'à preuve de contraire nous pensons que les Dames ont la main plus douce, et qu'elles apportent beaucoup plus d'attention à la bonne tenue des guides de leur équipage.Notre température est toujours capricieuse.Des journées douces succèdent à des jours froids.Quelques ondées de courte durée rafrai- chissent de temps en temps la surface du sol sans jamais tremper la terre assez pour les labours profonds.Tout est anormal, dans les derniers jours de l\u2019été 1883, qui restera comme .un des plus néfastes qui se soient observés depuis longtemps.Malgré la température peu favorable, les vendanges se sont faites dans d\u2019assez bonnes conditions.Le raisin a méme suffisamment donné une bonne qualité aux vins d'Essex, qui seront en bien petite quantité toutefois.Une demi récolte est le rendement définitif.HTR GIRARDOT.Assises criminelles 18 octobre 1888.Octave Lortie est accusé d'avoir causé la mort d\u2019un nommé Honoré Turgeon en avril dernier en lui faisant boire de la boisson avec excès.GeorgianaSylvestre, demeurait chez Turgeon, le 17 avril dernier.Il était bien le jour de sa mort, il est sorti à trois heures malgré sa femme ; environ trois quarts d\u2019heures après cinq personnes l\u2019ont rapporté.Il était sans connaissance.On l\u2019a lavé avec de l\u2019eau froide.Le soir, à 9 heures,on a envoyé chercher le Dr.Garneau, car il ne reprenait pas connaissance.Il est mort le lendemain, à 7 heures, sans avoir dit un seul mot.George Sauviat, commis de Laurent Tessier, hôtellier.Il donne les détails que l\u2019on connaît déjà.- Le défant était un ivrogne fieffé.Le samedi précédent, il avait pris dix à douze verres de boissons fortes.Le prisonnier a fait prendre au défunt six verres de whisky, de la bière et de vin mélangés en lui offrant la moitié d'une gageure qu\u2019il avait faite s\u2019il la gagnait.Le défunt revenait trois ou quatre fois par semaine en boisson.Le docteur lui avait dit qu\u2019il mourrait.Dr Garneau dit qu'il a constaté des traces d\u2019alcool dans toutes, les parties du corps.La mort est certainement causée par la boisson prise à l\u2019excès.Le Dr Samson confirme ce témoi- age.M.Chs Langelier faitalors l'adresse aux jurés en faveur de l'accusé, et M.G.Amyot prononce un vigoureux discours au nom de la couronne.Le juge fait quelques -remarques dont voici le résumé succinct.Les JOURNAL DES CAMPAGNES | faits sont clairs :, le prisonnier a offert à boire an défant.Le fait de boire entre amis n\u2019est pas mal en soi, et si l'un des buveurs y trouve la mort, les autres n\u2019en sont pas responsable.Mais si un homme profite de la faiblesse d\u2019un autre pour lui faire prendre de la boisson, c\u2019est illégal : ce fait Étant illégal, si celai qui le commet.a intention de faire mourir l\u2019autre, c'est un meurtre ; si c'est pour s'amuser, il y a au moins homicide.La loi et le sens commun sont d'accord ici.Les jurés ont été enfermés pour la nuit.Ce matin, ils ont rendu le verdict de \u201c Non coupable.\u201d On a commencé le procès de Sougraine.MM.F.X.Lemieux et R.P.Vallée occupent pour la défense.LOUIS SOUGRAINE Québec, 20 oct 1888 Sergent Harpe.Je reconnais le prisonnier que j'ai arrêté le 7 septembre, à N.-D.des Anges.À la cour de police, il m'a dit qu\u2019en traversant à St-Jean.Deschaillons, sa femme lui avait engendré chicane.Elle.n\u2019a pas voulu manger.Après le souper, elle l'a frappé avec un aviron.Il est allé chercher du bois pour en faire un autre, et à son retour, sa femme avait disparu.Il a traversé le fleuve de nouveau ; il a fait coucher ses enfants et a encore cherché son aviron.Léon Deveau, cultiv:.teur de Batiscan.Le prisonnier est arrivé chez moi le samedi matin.Il m\u2019a dit qu\u2019il arrivait de St-Jean Leschaillons, où il avait eu chicane avec sa femme qui l\u2019avait frappé sur l\u2019épaule avec un aviron.Il est parti le dimanche matin de chez nous pour les Trois- Rivièzes.Il m'a donné son canot que je ne voulait pas acheter.Je n\u2019ai revu le prisonnier qu\u2019une dizaine de jours après.Il avait avec lui Elmire Audet.Il est arrivé à 7.80 du soir.Il | à dit que c'était sa femme.Ils ont passé la nuit chez nous.Désange Dénis, épouse de Louis Deveau.Sougraine a dit que sa femme était jalouse d\u2019une jeune fille qu\u2019il avait traversée sur la petite rivière.Il est allé plusieurs fois sur la grève le samedi: il avait l\u2019air préoccupé.Elmire Audet.Elle demeurait à un arpent de chez Sougraine.La femme de Sougriine lui avait demandé d\u2019aller avec eux quand ils partjrent vers la Toussaint.Sougraine a dit que lorsqu\u2019ils seraient à Ste-Anne, il irait la chercher.Elle n\u2019a pas revu la femme du prisonnier depuis ce temps.Elle avait des relations avec Sougraine depuis un mois.Ils sont parti le soir et ont couché dans une grange à Ste-Ubalde.Chez Deveau, Sougraine a dit que sa femme était aux Trois-Rivières.Sougraine chez Leroyer paraissait craintif.Lorsqu'il est parti de chez Campagna, il a dit u\u2019il reviendrait dans quinze jours.Il a passé une journée et deux nuits chez Campagna.Transquestionnée par M.Lemieux.La jeune Elmire Audet dit que lorsque son père alla la chercher, Sougraine ne s'opposait pas à son départ.Mais elle n\u2019a pas osé suivre son père, elle avait honte de paraître devant le monde.Avant de artir, la femme de Sougraine vouait l'emmener avec elle pour faire des habits, etc, sans que sa mère le sit.Elle voulait la faire déserter.Quand elle est partie, elle croyait tout simplement aller aux Trois- Rivières où elle rencontrerait la femme de Sougraine.Elle ne savait pas où étaient les Trois-Rivières.En arrivant à Richmond, un homme qui se disait homme de police, lui ayant demandé où était Sougraine, qu'il devait l'arrêter parce qu'il avait enlevé une jeune fille, elle l\u2019avertit et il se sauva.Il la faisait passer pour sa servante.Aux Etats- Unis, Desroyers ayant fait des reproches à Sougraine, il dit qu\u2019il allait se marier.Il parlait souvent de ses enfants dont il était inquiet, mais jamais de sa femme.: Pierre Antoine Thomas, de Bécancourt.Il connait le prisonnier et sa femme depuis longtemps.Il les a vus la dernière fois ensemble au 8iéme portage de la Batiscan, quel- ues jours avant la Toussaint.La emme venait des environs de la rivière St-Jean, en bas.Elle était grande et forte.Trois semaines après, il à vu arriver le prisonnier chez lui avec ses deux enfants.Sougraine lui à demandé de les garder, il voulait aller s'engager dans les chantiers du St-Maurice.Le lendemain, il alla aux Trois-Rivières et dit qu\u2019il s'était engagé.Le témoin lui a demandé où il avait laissé sa femme.Sougraine a répondu \u201c qu\u2019elle était désertée et au désespoir \u201d.Quand quelqu'un est au désespoir il * perd son esprit et déserte.\u2019 Quand il revint ce printemps, il paraissait inquiet et demanda ce que l'on disait de lui.Le témoin répondit : \u201c Le monde dit que tu as ôté la vie à ta femme \u201d à quoi Sougraine répondit : \u201c Tu connais que je n\u2019ai jamais pensé à cela.\u201d Le lendemain il partit au petit jour et revint le soir.Il partit de nouveau en disant qu\u2019ils ne se reverraient pas de sitôt.Le témoin lui dit de se rendre s\u2019il n\u2019était pas coupable.Il a répondu qu\u2019il en avait l\u2019idée quelquefois, mais qu\u2019il serait également puni à cause de cette fille qu\u2019il avait volée.Il a voulu emmener ses enfants avec lui, mais le témoin ne l\u2019a pas voulu.Transquestionné par M.Lemieux, le témoin dit que Sougraine disait qu\u2019il ne savait pas \u201c quelle idée il avait eu de s'amouracher avec cette jeune fille\u201d Il parlait généralement en sauvage avec sa femme.Ils vivaient en bon accord.Le petit Sougraine a dit que sa mère avait voulu faire verser le canot et que Sougraine lui avait dit de ne pas le faire du moins pour l'amour des petits.Joseph - Louis - Metsalah - Banlè (qui est pris par l\u2019ennemi et parvient à s'échapper) chef des Abénakis, cultivateur.Quand Sougraine est venu chez moi, il était en boisson.Je lui ai demandé où était sa femme : il a répondu qu'il n\u2019en savait rien.Je ne l\u2019ai pas interrogé davantage, il était trop en train.Ila dit qu'elle avait eu un désespoir et qu\u2019elle s'était peut-être s\u2026.à l'eau.Qu'elle avait cherché à le faire mourir.Pierre Leroyer, de Hustice, comté de l\u2019état du Maine.Vers la fin de mars, Sougraine est arrivé chez moi avec Elmire Audet.Je ne lui ai fait aucune question sur sa femme.Il me demanda la permission de rester chez moi : Je le lui permis.Ma femme et moi lui ayant demandé des nouvelles de sa femme, il dit qu\u2019elle était morte d\u2019un érésypèle et qu'elle était enterrée dans le cimetière de St-Jean Deschaillons.Quand le père d'Elmire vint pour la chercher Sougraine ne s\u2019y opposa pas mais la honte la retint.Sougraine avait dit auparavant qu\u2019ils s'étaient mariés à N.D.des Anges.Je lui ai fait des reproches.Il a dit alors qu\u2019il n\u2019était pas marié.Je lui dit qu'ils ne pouvaient pas rester ensemble : lui me répondit qu\u2019ils ne pouvaient pas se séparer.Je lui dis de se marier après avoir obtenu un extrait mortuaire.Il ne s\u2019en souciait pas.J\u2019'écrivis au curé de St-Jean.J'avais la réponse vers le 20 de mai.Avant que la réponse vint, Sougraine me dit que sa femme n\u2019était pas enterrée.Le curé donnait les détails tels que répétés ici.Je communiquai la lettre à Sougraine qui dit : \u201c \u2018Tu sais bien que je n'ai pas tué ma femme.\u201d Il est parti le lendemain, disant, comme je le lui avait conseillé conduire sa fille aux maisons et aller à la recherche de sa femme.Il passa six jours dans le bois.Il parlait souvent de ses enfants.Il a dit qu\u2019ils dormaient pendant la chicane.Quand il entrait quelques hommes de chantier chez moi, il s\u2019en allait de suite et s\u2019en revenait à leur départ.Transquestionné par M.Lemieux.\u2014 Je ne connais pas le prisonnier particulièrement.Si j'avais su qu\u2019il n\u2019eut pas été marié je ne l'aurais pas reçu chez moi.Il passait pour un bon sauvage.Il paraissait inquiet de ses enfants.Il chassait près de chez nous.Je n'ai vu Sougraine qu'une fois avec sa femme, ils parlaient français mais savaient le sauvage.C\u2019est l'habitude d\u2019étendre des pièges et de les visiter que plusieurs mois après.Sougraine paraissait beaucoup plus inquiet après la visite du père de la fille Audet et du bailli (huissier).\u2018Menville Cayen de N.-D.des Anges.J'ai arrêté le prisonnier chez moi.Il m'a demandé à manger !et je l'ai arrêté ; alors quand on l\u2019a attaché il a dit \u201c je suis un homme mort, et je ne crois pas qu\u2019il y ait aucun moyeg de m'échapper.\u201d Je l\u2019ai remis au sergent Harpe.Etant sous ma garde il m\u2019a dit que sa femme était disparue à St-Jean-Deschaillons- Transquestionné.Je l\u2019ai serré fort et c\u2019est alors qu\u2019il a dit : je suis un homme mort.Ré-examiné.Je ne sais pas en quel but il disait cela ; c\u2019est après ces paroles que j'ai dit : Vous pourriez Vous sauver.SOUGRAINE.\u2014Le jury n\u2019a pu s'entendre sur un vordict malgré la charge- extrême- nent forte et énergique de son honneur le juge Ramsay.Les jurés ont en conséquence été libérés Sougraine subira son procès aux prochaine assises de la Cour Criminelle.22 octobre.L\u2019honorable juge Tessier remplace l'honorable juge Ramsay.Au banc des accusés sont Philippe Drolet et Jean Lortie accusés d\u2019avoir fait feu sur Napoléon Bédard et l\u2019avoir blessé dans la nuit du 8 juin 1888 à Charlesbourg.M.T.Chase Casgrain est l'avocat du défendeur.Napoléon Bédard jure qu\u2019il a été blessé dans la nuit du 8 juin par un coup de fusil tiré à l'entrée de la grange de Pierre Lortie qu'il gardait.F.X.Renaud beau frère de Pierre Lortie.L'accusé lui avait loué une terre.Ils en cultivaient chacun la moitié.Le 7 mai il notifia Jean dore d'abandonner les lieux sous 8 heures parce que Pierre Lortie lui ayant passé son bien, il voulait l\u2019ensemencer.Renaud a pris une action de contrainte.Le 16 mai le procès était commencé.Le 13 mai le témoin avec 13 hommes est allé chez Lortie où il a couché.Il lui a dit que s\u2019il ne faisait pas attention il les mettrait tous dehors.Après avoir passé un bail avec Pierre Lortie il lui a fait nommer un conseil judiciaire.L'accusé est acquitté.28 octobreau matin.A dix heures, l'hon.juge Ramsay monte sur le banc et prononce les sentences suivantes : Lépine et Brunet, pour vol de rand chemin.\u2014Une année chacun e prison commune.Olontier, pour vol avec effraction \u2014Quatre mois de la même peine.Sebeare pour assaut sur un gardien de la paix.\u2014 Dix piastres d'amende.Et le terme a été déclaré clos.a ae rire \\ » i Agriculture.- [De notre correspondant d'ONTARIo | L'ART DE FAIRE LE VIN\u2014|[Suite} s Bt, En discutant sur les abus qui tendent à détruire tout ce qu\u2019a d\u2019hygiénique la production des vins naturels, pour les convertir en une boisson qui ne peut prendre de nom générique, attendu que la base ne veut être déterminée, nous comprenons que nous avons prêché dans le désert.L'amour des bénéfices prodigieux l\u2019emportera sur nos arguments, d'autant plus que les goûts de la généralité des populations du nouveau monde sont dépravés par les arômes des liqueurs falsifiées dont tout le monde s\u2019abreuve, avec une témérité qui ne s'explique que par l'insouciance avec laquelle la génération actuelle va aux jouissances d\u2019une vie brutale, sans s'inquiéter des funestes conséquences qui peuvent en résulter.En face d\u2019une si regrettable décadence dans l\u2019art de faire le vin, constatons que l'Eglise, protectrice de tout ce qui est providentiel, reste heureusement la gardienne du vin scrupuleusement fait de raisin, dont l'usage est indispensable au saint sacrifice de la messe.C'est là une infaillible garantie sur laquelle peuvent compter les producteurs consciencieux, qui sauront mettre l\u2019amour de la vraie production au- dessus de l\u2019appât d\u2019un lucre qui ne s\u2019obtient qu\u2019aux dépens de la santé publique.Il est vrai que nous entendrons des producteurs alléguer comme excuse, que l\u2019Europe elle-même a donné l'exemple\u2019 des vins frelatés.S'il est vrai, il faut savoir que cette falsification est devenue une sorte de «Nécessité, vu les demandes de la consommation à la production insuffisante, par suite des terribles mala- .dies qui;ont.détruit bien des vignobles.Louis XIX a mangé sur sa table royale, du pain fait de son grossier, est-ce à dire que c'était par.goût ?Personne ne l'admettra.De même, çi dans l\u2019Europe on boit des vins Esbriqués, peut-être sans qu\u2019il y ait un seul élément de raisin, peut- on admettre que les consommateurs le font par goût, et non par nécessité ?Non, sachons-le, personne ne sera jamais assez sot pour rejeter le vin de raisin et y préférer celui qui se fait dans les maisons de fabrication.Si nous voulons du vin, plantons la vigne, puisqu'elle prospère admirablement en Amérique, et soignons-en la culture dans tout ce qui s\u2019y rattache.(À suivre) PATATES ATTEINTES DE POURRITURE.Dans plusieurs endroits, on se plaint que les patates sont considérablement attaquées par la pourriture.Là où cette maladie se fait apercevoir, il faut apporter un grand soin à l\u2019encavement des patates.Une cave sèche, pourvu qu'elle soit bien ventillée est meilleur endroit pour y mettre les patates.Il serait avantageux, s\u2019il y a apparence de pourriture, de saupoudrer les patates avec de la chaux éteinte et sèche.Cette chaux arrêtera l'effet de la pourriture et permettra de conserver les patates pendant l'hiver.On peut aussi se servir de paille hachée que l'on répand sur les patates, en ayant soin d\u2019en mettre à une épaisseur d\u2019un pouce à chaque rangée.De cette manière, on prévient considérablement la pourriture des patates.\u2014La Vigueur de Cheveux d\u2019Ayer nettoie et active le cuir chevelu : guérit la teigne etles démangeaisors.Supérieur pour la toilette.JOURNAL DES CAMPAGNES eS Résumé des dépéches EUROPE FRANCE Paris, 17 octobre 1883.MM.James Mackay et James Cordon Bennette viennent de signer un contrat pour la pose de deux nouveaux câbles trunsatlantiques.Dans le manifeste radical dont il a été question hier, il y avait 17 signatures fausses.Paris, 19 octobre 1888.Une bataille a été livrée à Madagascar entre les Hovas et les Sakalaves ; les Hovas ayant réoccupé des postes d'où ils avaient été chassés, l\u2019amiral Galiber va se remettre en campagne.les.M.Waddington est retourné à Londres, où il est ambassadeur de la République.Paris, 21 octobre 18883.La récolte du blé en France est évaluée à 100 millions d\u2019hectolitres 3 millions de minots.Le ministre des Postes et Télégraphes a donné, le 21, un \u2018banquet aux membres de la Conférence internationale des câbles sous-marins.La nouvelle d\u2019une indémnité au missionnaire Shaw produit une grande effervescence dans la presse radicale ; le Tempsimet en doute cette affirmation.Au combat de Hué, les annamites ont été bloqués dans un village en flammes, tous ont péri.Paris, 22 octobre 1888.Le gouvernement est décidé, dit- on, à rejeter toute demande tendant a expulser les princes d'Orléans.D'après le Gaulois, le prince Napo- Les Anglais sont hosti- léon prépare un manifeste.La commission dn Budget ne se montre pas en faveur du projet de M.Tirard.ANGLETERRE Londres, 17 hotobre O'Donnell est déclaré poursuivi comme meurtrier ; son procès est fixé au 21 novembre.Dans le Lancashire, 3 000 mineurs demandent que leurs salaires soient élevés de 15 pour cent.Des manifestations se produisent en faveur du libre-échange; beaucoup de conférences libérales sont tenues.Londres, 19 octobre.- Le 18, le tunnel sous la Severn a été envahi par les eaux ; 2 hommes ont péri.On attribue à des eaux de cimetière l'apparition du choléra dans un village des environs d\u2019Alexand rie [Egypte].- , À la colonie du Cap, des mineurs en grève ayant fait une démonstration tumultueuse, la police a dû tirer, et deux indigènes ont été tués.On apprend que M.de Molke, ministre de la Guerre en Allemagne, est dangereusement malade.On organise en Angleterre des souscriptions en faveur des victimes des tremblements de terre dans le bassin de l\u2019Archipel.120 cadavres ont été trouvés près d\u2019un village ; près d'un autre village, la terre s\u2019est entr'ouverte, et a englouti des maisons habitées.Londres, 21 octobre.12 cadavres ont été retirer de la houillière de Warlcliffe (Carleton.) On apprend qu\u2019an traité de paix vient d'être signé entre le Chili et le Pérou.Lord Rosemore grand maitre des Orangistes de Monaghan, dit que si le gouvernement n'interdit pas les réu- pions parnellistes, il lui sera\u2018impossible de contenir l\u2019irritation des Orangistes, et que la guerre civile pour- tait s\u2019ensuivre.Exposition de St-Agapit L'exposition paroissiale annuelle de St-Agapit de Beaurivage a eu lieu mardi dernier.C'est la seconde fois que les cultivateurs de cette paroisse sont appelés à exposer les produits de leurs fermes et de leurs industries, et ceux-ci ont fait encore mieux que l'année dernière et par le nombre des produits et par leur qualité.Le département des légumes avait été arrangé avec goût, et il a tout spécialement attiré l'attention.Les cochons, les moutons, les bêtes à cornes étaient bien représentés.La partie industrielle, comprenant les travaux à l'aiguille et au métier, ont attiré l'attention des visiteurs étrangers.Parmi ceux-ci, il y avait MM.les abbés PotvinScuré de St-Aubert, Méthot, curé de St-Eugène, M.le Dr Rinfret, député de Lotbiniére, et M.Barré, de Ste-Marie de la Beauce.Ces trois derniers ont félicité publiquement les cultivateurs de Saint- Agapit de leurs succès.Ils ont para enchantés de cette exposition paroissiale.C\u2019est une innovation due à l'énergie et au talent de M.Montminy, curé de la paroisse.Il y avait 586 entrées en tout.Les concurrents les plus heureux ont été MM.Gabriel Lemieux, Stanislas Bergeron, Modeste Bergeron, Olivier Pâquet, Louis Olivier, Théodore Paquet, Louis Rogers, Louis Demers, le notaire Tremblay, François Fréchette, Rémi Croteau, Ambroise Simoneau, Amable Côté, Charles Fréchette, Mlle Adéline Allard.Le lendemain de l\u2019exposition, mer-
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